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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2012-01-30, Collections de BAnQ.

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[" Syrie : les violences se rapprochent de Damas Page B 1 Le bédéiste Guy Delisie couronné à Angoulême Page B 8 w w w .1 e d e V 0 i r.c 0 m LE DEVOIR Vol.ClII N\u201c18\t?LE LUNDI 30 JANVIER 2012 I,09$ + taxes = 1,25$ Sondage Léger Marketing-L^ Devoir-The Gazette NPD et Bloc maintenant à égalité LARS HAGBERG REUTERS Mohammad Shafia, sa femme Tooba Mahommad Yahya et leur fils Hamed quittent le palais de justice de Kingston après avoir été condamnés à 25 ans de prison pour les meurtres de quatre femmes de la famille.Procès Shafia Coupables de meurtres prémédités « 25 ans de prison, c\u2019est un message assez puissant», dit une militante des droits de la personne MARCO BELAIR-CIRINO Le verdict du jury est tombé, hier après-midi, après à peine 15 heures de délibérations échelonnées sur deux jours.«Coupables.» Les 12 jurés ont reconnu coupables Mohammad Shafia, 59 ans, sa femme Tooba Mahommad Yahya, 42 ans, et leur fils Hamed, 21 ans, des meurtres prémédités de quatre membres de leur famille.Les trois filles du couple, Zaïnab, Sahar et Geeti, ainsi que la première femme de M.Shafia, Rona Amir Mohammad, 53 ans, ont été victimes de «meurtres honteux commis de sang-froid», a insisté le juge Robert Maranger.«E est difficile de concevoir un crime plus ignoble et plus haineux.La raison apparente de ces meurtres honteux commis de sangfroid est que ces quatre victimes totalement innocentes avaient outragé votre concept complètement tordu de l\u2019honneur, lequel n\u2019a absolument pas sa place dans une société civilisée», a déclaré le magistrat de la Cour supérieure de LOntario.VOIR PAGE A 8: SHAFIA PRESIDENTIELLE FRANÇAISE Nicolas Sarkozy est quasi candidat ¦ À lire en page B 1 INDEX Annonces.B 4 Avis publics .B 6 Convergence.B 7 Culture.B 8 Décès.B 4 Économie .B 3 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Météo.B 5 Monde.B 1 Mots croisés.B 5 Religions.B 6 Sudoku.B 6 Télévision.B 7 GUILLAUME B O U RG AU LT-C ÔTÉ Il est visiblement temps que la course au leadership aboutisse au NPD: le vide actuel contribue à un nouveau recul des appuis du parti au Québec, révèle un sondage Léger Marketing qui place le NPD et le Bloc québécois à égalité dans les intentions de vote.Si des élections avaient eu lieu la semaine dernière, le Nouveau Parti démocratique aurait ainsi obtenu 28 % de la feveur populaire dans la province.Désormais mené par Daniel Paillé, le Bloc québécois maintient ses appuis et récolte 27 %.Suivent ensuite les libéraux (22 %) elles conservateurs (15 %).Par rapport à la dernière élection générale, le NPD enregistre un recul de près de 15 points, au profit du Bloc (+ 4 %) et surtout des libéraux (+ 8 %).Les conservateurs avaient quant à eux obtenu 16,5 % des votes en mai au Québec.Le dernier sondage fédéral réalisé par Léger pour Le Devoir et The Gazette \u2014 en décembre \u2014 accordait 33 % au NPD, 26 % au Bloc et 17 % aux libéraux.VOIR PAGE A 8: NPD PQ : UN CONSEIL NATIONAL SOUS LE SIGNE DE L\u2019UNITÉ \u2022if r \\ JACQUES NADEAU LE DEVOIR La chef du Parti québécois, Pauline Marois, applaudie par les délégués après avoir prononcé le discours de clôture du conseil national, hier, à Montréal.Marois finit par dire oui au « RIP » Mais le « référendum d\u2019initiative populaire » devra être soumis à d\u2019« importantes balises » ANTOINE ROBITAILLE AU terme d\u2019un conseil national marqué par Lunité et X «urgence» de préparer le prochain rendez-vous électoral, Pauline Marois a paru embêtée par une résolution mise en avant par Bernard Drainville (Marie-Victorin) et le SPQ libre: le référendum d\u2019initiative populaire (RIP).La chef péquiste s\u2019est dite maintenant d\u2019accord avec le principe de ce type de référendum déclenché par une pétition recueillant un nombre de signatures déterminé par la loi.Elle a toutefois soutenu que les modalités seraient précisées plus tard, après l\u2019élection d\u2019un gouvernement péquiste, par l\u2019Assemblée nationale en collaboration avec le Directeur général des élections, qui «consultera la population».Dans son discours de clôture du Conseil national qui portait sur le thème «Changeons la politique», la chef péquiste a déclaré qu\u2019avec le RIP, sa formation envoie «un autre signal: nous avons confiance en la sagesse populaire».VOIR PAGE A 8: MAROIS Ottawa: Duceppe contre-attaque, page A 3 ¦ La chronique de Stéphane Baillargeon, page B 7: Le bruit péquiste et ses échos P^INT CHAUD L\u2019art de « taxer intelligemment » L\u2019économiste de l\u2019Université de Sherbrooke, Luc Godbout, se fait un malin plaisir à débusquer et à contredire les idées reçues sur la fiscalité au Québec.Sa dernière étude plaide pour une mesure souvent qualifiée de régressive, consistant à réduire les impôts sur le revenu en échange d\u2019une hausse des taxes à la consommation.ÉRIC DESROSIERS L es Québécois ont choisi de s\u2019ofMr plus de services publics en échange d\u2019un fardeau fiscal généralement plus lourd que celui de ses voisins et concurrents nord-américains.Soit.«Mais tant qu\u2019à taxer beaucoup, aussi bien taxer intelli- gemment», dit Luc Godbout, professeur à la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l\u2019Université de Sherbrooke.Comme dans plqsieurs pays anglo-saxons, tel que les Etats-Unis, le Canada et l\u2019Australie, les recettes fiscales au Québec reposent beaucoup plus sur les impôts sur le revenu personnel que sur n\u2019importe quelle autre forme d\u2019impôt ou taxe, commence-t-il par rappeler dans sa dernière étude, cosignée par MatÛiieu Arseneau et Ngoc Ha Dao.Le niveau de cet impôt sur le revenu est toutefois plus élevé que celui de ses concurrents immédiats et même de la plupart des autres pays développés, fi s\u2019élevait ainsi à 14 % de son produit intérieur brut (PIB) en 2007, contre une moyenne de 12,3 % au Canada et 10,6 % aux Etats-Unis, mais aussi 25,3 % au Danemark, 14,6 % en Suède, 9,7 % en Norvège, 9 % en Allemagne, 7,7 % aux Pays-Bas et 7,2 % en Prance.En comparaison, ses taxes à la VOIR PAGE A 8: GODBOUT JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019économiste Luc Godbout Ü THERINE PERRIN en semaine 9H AUJOURD'HUI Trouver un emploi à un itinérant: discussion avec ceux qui s'occupent de leur réinsertion.Réalisation : Bernard Michaud FM #95,1 PREMIÈRE CHAÎNE Radio-Canada.ca/mediumIarge 77831302829405 A 2 LE DEVOIR LE LUNDI SO JANVIER 2012 ACTUALITES Le SCRS montré du doigt par des groupes sociaux CLAUDE LEVESQUE Une soixantaine d\u2019organisations communautaires et sjmdicales ont décidé d\u2019un commun accord de refuser tout contact avec les agents secrets du gouvernement canadien afin de rendre le SCRS (Service canadien du renseignement de sécurité) «inefficace».C\u2019est la multiplication des visites impromptues et parfois nocturnes reçues par des membres de groupes populaires, surtout à l\u2019occasion des réunions du G8 et du G20 dans la région de Toronto en 2010, qui a motivé le lancement de cette «campagne de non-coopération».Selon les organisateurs de cette initiative, qui sont regroupés au sein du Réseau de la Commission populaire, les renseignements recueillis par ces moyens visent Ces moyens moins à assurer la sécurité des Canadiens visent moins qu\u2019à créer un climat de ,\t, peur et de suspicion, à ® assurer la diviser les communau-tés et à dissuader les ^ecunte qu a citoyens de participer créer un à la vie associative.«Le but de la cam- climat de pagne est de délégitimer\t, les tactiques du SCRS peur et de et de démontrer la soli-darité» des membres P des groupes vjsés, a indiqué Marie-Eve Lamy, porte-parole du Réseau de la commission populaire, hier en conférence de presse.«Les gens ne connaissent pas leurs droits, estime Marie-Eve Lamy.Or c\u2019est un droit de ne pas collaborer avec le SCRS.» Le SCRS a été créé en 1984 à la suite de scandales ayant éclaboussé le défunt service du renseignement de la Gendarmerie royale du Canada, dont les agents avaient rédigé de faux communiqués du ELQ, volé des documents et incendié des bâtiments, entre autres méfaits.Contrairement aux différents co^s de police, il n\u2019a pas le pouvoir d\u2019arrêter ou de détenir des citoyens.«Dans leur pays d\u2019origine, les immigrants sont souvent obligés de collaborer avec la police et avec les autorités en général.Le SCRS mise sur cette crainte», croit Dolores Chew, du Centre communautaire des femmes sud-asiatiques.«Les syndicats sont ciblés depuis toujours», a affirmé Erancis Lagacé, vice-président du Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN, rappelant la longue infiltration de la centrale par une taupe de la GRC et du SCRS pendant les années 1980 et 1990.«Le SCRS partage ses informations avec plusieurs services de renseignement étrangers, dont ceux d\u2019Israël, d\u2019Egypte et du Maroc», a pour sa part affirmé Amy Dawish du groupe Tadamon!, tandis que Jaggi Singh, de Solidarité sans frontières, a rappelé que le jeune Omar Kadr avait été interrogé par un agent du SCRS dans la prison de Guantanamo.En tout, ce sont 68 organisations, surtout québécoises, qui recommandent à leurs membres de ne pas coopérer avec les agents secrets canadiens.Quelques-unes ont pignon sur rue en Qntario, en Nouvelle-Ecosse ou en Colombie-Britannique.Non seulement le Réseau de la Commission populaire recommande aux gens de ne pas parler aux ^ents du SCRS, réputé selon lui pour déformer les propos recueillis, mais il leur déconseille de les écouter dans l\u2019espoir de connaître le but de leru visite: «Les agents sont bien entraînés: ils ne vous diront que ce qu\u2019ils veulent que vous sachiez», peut-on lire dans im communiqué.Le Réseau de la Commission populaire se définit comme un «espace permettant aux individus et aux groupes qui font face à l\u2019oppression au nom de la \u201csécurité nationale\u201d \u2014 comme les autochtones, les immigrants, les communautés radicalisées, les organisations politiques radicales, les syndicats, les queers\u2014 [.] de défendre leurs droits et leur dignité».Le Devoir EN BREF Khadir en faveur d\u2019un moratoire sur les compteurs intelligents Iles-de-la-Madeleine \u2014 Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, appuie la demande de moratoire sur l\u2019installation des compteurs intelligents d\u2019Hy-dro-Québec.11 a accepté de parrainer une pétition en ce sens sru le site Internet de l\u2019Assemblée nationale, lancée par la Coalition québécoise de lutte contre la pollution électromagnétique.M.Khadir dit comprendre l\u2019inquiétude des citoyens face aux radiations électromagnétiques qui émanent de ces compteurs numériques de nouvelle génération, potentiellement cancérigènes selon l\u2019Qrganisation mondiale de la santé.Amir Khadir soutient qu\u2019Hydro-Québec n\u2019a pas su démontrer la pertinence d\u2019investir un milliard de dollars d\u2019ici 2017 pour remplacer tous ses compterus résidentiels par des appareils numériques de fabrication américaine.La Coalition québécoise de lutte contre la pollution électromagnétique entend tenir des manifestations dimanche prochain, devapt le siège social de la société d\u2019Étafi à Montréal, devant le bureau de comté du premier ministre Jean CharesL à Sherbrooke, et devant l\u2019Assemblée nationale, à Québec.- La Presse canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les entreprises qui auront réduit suffisamment ieurs émissions poiiuantes pourront vendre des crédits de GES à ceiies qui ne i\u2019auront pas fait par i\u2019entremise de ia bourse du carbone.GES : Charest relativise les craintes des entreprises SYLVAIN LAROCQUE Davos \u2014 Jean Charest reconnaît que la réglementation plus stricte sur les émissions de gaz à effet de serre entraînera des coûts supplémentaires pour les entreprises, mais cela ne l\u2019empêche pas de relativiser les craintes des milieux d\u2019affaires sur le sujet.«Le secteur privé sait très bien que sur la question des changements climatiques, il faudra poser des gestes», a déclaré le premier ministre dans une entrevue accordée la semaine dernière à la Presse canadienne à Davos, en Suisse, où il prenait part au Eo-ruip économique mondial.A partir du 1®\" janvier 2013, Québec imposera un plafond de pollution à environ 75 grandes entreprises qui émettent plus de 25 000 tonnes de gaz à effet de serre (GES) par année.Ce sont surtout des ^umineries, des cimenteries et des minières.Les entreprises qui aruont réduit suffisamment lerus émissions poiu-ront vendre des crédits de GES à celles qui ne l\u2019auront pas fait La Eédération des chambres de commerce du Québec s\u2019est dite «inquiète» de la création de cette forme de boruse du carbone, la jugeant «prématurée».Le regroupement y voit une menace à la compétitivité des entreprises québécoises, puisque la province sera la seule juridiction nord-américaine, avec la Californie, à aller de l\u2019avant avec une telle mesure.D\u2019autres provinces canadiennes, dont l\u2019Ontario, devaient participer à l\u2019initiative, mais elles ne seront pas prêtes poru 2013.M.Charest soutient que son gouvernement a suffisamment tenu compte des critiques des diverses industries touchées et que le moment est maintenant venu de passer à l\u2019action.«Les entreprises doivent inclure dans leur planification un élément qui tient compte de ce que les changements climatiques amènent des coûts additionnels que nous devons assumer pour aller vers une économie plus verte, mais qui va être plus rentable aussi, a-t-il insisté.Parce qu\u2019ultimement, en modernisant nos méthodes de production, on va également économiser et devenir plus productife.» Jean Charest Pluies acides Jean Charest donne en exemple les efforts qu\u2019Ottawa et Washington ont menés dans les années 1990 pour réduire les émissions de dioxyde de soufre (SOfi, ^andes responsables des pluies acides.«Une fois les mesures mises en place pour réduire les SO2, U y a des secteurs industriels qui ont fait des économies très substantielles dans leurs méthodes de production, a-t-il rappelé.On va voir la même chose pour le CO^ Je veux que le Québec soit un leader en termes de développement de l\u2019économie verte et c\u2019est pour ça qu\u2019on met en place le système d\u2019échange [de crédits de carbone].Ça va marcher et ça va bien marcher.» Jean Charest a profité de son séjour à Davos pour rencontrer la secrétaire exécutive de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Christiana Eigueres, et pour participer à une table ronde de l\u2019organisme international The Climate Group.11 a également pris part à une rencontre de haut niveau visant à préparer le prochain Sommet de la Terre (Rio-i-20), qui aura lieu en juin à Rio de Janeiro, au Brésil.Dans le cadre de cet événement, M.Charest présider^ une réunion de dirigeants d\u2019Etats fédérés particulièrement actifs dans le domaine des changements climatiques.«On va travailler pour que notre présence se fasse sentir à Rio», a-t-il indiqué.La Presse eanadienne ¦ La chronique de François Brousseau, page Bl: Les angoisses de Davos Plus de procureurs pour les délinquants Le directeur des poursuites criminelles et pénales annoncerait mercredi la création d\u2019une équipe de procureurs spécialisés dans les dossiers des délinquants juvéniles.Selon les informations diffusées hier par Radio-Canada, 33 nouveaux procureurs seraient embauchés pour aider les 26 autres qui s\u2019occupent déjà des cas des jeunes contrevenants.Le diffuseur cite M® Annick Murphy, qui sera appelée à diriger le Brueau des affaires de la jeunesse.Selon elle, cet ajout de personnel n\u2019est pas dû à une hausse de la criminalité chez les jeunes, mais plutôt à la façon dont les ressources étaient utilisées.Si la Ville de Montréal est privilégiée avec sa Chambre de la Jeunesse qui compte des procureurs spécialisés, il en va tout autrement ailleurs au Québec, où les dossiers des jeunes sont confiés à des procrueurs qui doivent aussi s\u2019occuper d\u2019autres types de dossiers.«Le droit criminel se complexifie année après année, et ça devient de plus en plus difficile pour les procureurs en région d\u2019être multitâches et de procéder dans tous les domaines», a déclaré M® Christian Leblanc, président de l\u2019Association des procurerus aux porusuites criminelles et pénales.«Ça, c\u2019est un problème à l\u2019heure actuelle, les gens sont dispersés à travers le Québec.Ils n\u2019ont pas de collègues pour discuter, pour échanger», a poursuivi M® Murphy.La création de l\u2019équipe spécialisée va donc faire en sorte de réunir les procruerus qui se consacreront aux dossiers des jeunes.«Ça permet aux procureurs d\u2019Abitibi, de Val-d\u2019Or à Rouyn, de procéder comme ceux de l\u2019ouest, de l\u2019est et du sud, d\u2019uniformiser les pratiques», a soutenu M® Leblanc.La Presse eanadienne AMPHITHÉÂTRES Québec fait pression sur Ottawa SYLVAIN LAROCQUE Davos \u2014 Le premier ministre Jean Charest presse Qttawa de verser sa juste part au Québec dans le domaine des infrastructures, mais reste prudent sur l\u2019épineuse question des amphithéâtres.11 réagissait ainsi à la décision du gouvernement de Stephen Harper de retirer son appui financier au projet d\u2019amphithéâtre multifonctionnel à Laval du fait qu\u2019une équipe de hockey professionnelle pourrait en faire son domicile.«Nous nous attendons à ce que le gouvernement fédéral fasse sa contribution aux projets d\u2019infrastructures au Québec», a-t-il déclaré au cours d\u2019un entretien téléphonique avec La Presse canadienne, alors qu\u2019il quittait Davos, en Suisse, où il a participé au Eorum économique mondial.«Si [le fédéral] ne le fait pas pour l\u2019amphithéâtre à Laval, pour l\u2019ensemble de ses investissements, le Québec doit aller chercher sa part», a-t-il ajouté.M.Charest a assrué que son gouvernement allait maintenir sa contribution financière de 45 millions $ au projet quoi que fasse Qttawa.«Notre engagement n\u2019était pas conditionnel et nous allons le respecter», a-t-il affirmé.Un projet retardé En 2009, le gouvernement Harper s\u2019était engagé à verser 15 millions pour le futur amphithéâtre lavallois.11 menace d\u2019annuler cette contribution depuis que le quotidien La Presse a révélé, plus tôt cette semaine, que l\u2019édifice pourrait accueillir le club-école du Canadien de Montréal, les Bulldogs, qui joue actuellement à Hamilton, en Qntario.11 convient de préciser que le projet lavallois a pris beaucoup de retard: il devait en effet être construit entre janvier 2010 et décembre 2011.Qr, l\u2019an passé, dans le cadre du débat sur le nouvel amphithéâtre de Québec, qui doit servir à ramener une équipe de la Ligue nationale de hockey dans la Vieille Capitale, le gouvernement fédéral a décidé qu\u2019il ne participerait plus au financement d\u2019installations destinées principalement à des équipes de sport professionnel.Plus tôt cette semaine, la controverse entourant le projet lavallois a entraîné la démission du secrétaire régional du Parti québécois à Laval, Pierre Castonguay.Celui a tenu responsable la députée péquiste Agnès Maltais, qui avait vertement dénoncé Qttawa dans ce dossier, de la volte-face fédérale.Dans la région de Québec, nombreux sont ceux qui n\u2019ont toujours pas digéré le refus du gouvernement Harper de contribuer au projet d\u2019amphithéâtre.La Presse eanadienne LE TELEJOURNACV DÈS CE SOIR 22 H\t1 AVEC CÉLINE GALIPEAU L\u2019ABC DU PLAN NORD .ET LES BONS ET MOINS BONS COTES D'UN BOOM MINIER UNE SÉRIE DE REPORTAGES DE RAYMOND SAINT-PIERRE RÉALISATION-COORDINATION: ERIC LE RESTE LE DEVOIR, LE LUNDI 30 JANVIER 2012 A 3 ACTUALITES Stephen Harper à la rescousse ?Chantal Hébert A quelque chose malheur est presque toujours est hou.Ainsi pourrait-il en être au final, pour Pauline Marois, de la descente aux enfers du Bloc québécois.Depuis huit mois, le PQ et sa chef ont payé le prix fort pour les pots cassés du scrutin fédéral.Mais dans le scénario d\u2019élections québécoises en 2012, les débris du naufrage bloquiste pourraient encore se transformer en planche de salut pour le PQ.?Pour bien des électeurs québécois, l\u2019avénement en mai dernier d\u2019un gouvernement conservateur majoritaire constituait le scénario du pire.A la victoire conservatrice s\u2019est rapidement ajoutée la disparition de Jack Layton.Depuis, la performance anémique du NPD dans son nouveau rôle d\u2019opposition officielle et une course au leadership qui ne lève pas au Québec sont venus compléter un portrait de moins en moins reluisant.A l\u2019échelle de la vigueur politique, la représentation du Québec au Parlement traverse actuellement un creux historique et les sensibilités québécoises sont évacuées comme rarement auparavant des calculs fédéraux.Les sorbes du ministre de la justice Jean-Marc Fournier et du premier ministre Jean Charest au sujet du fédéralisme tel qu\u2019il se pratique à Ottawa ces derniers temps témoignent d\u2019une détérioration du climat qui commence à inquiéter bien des fédéralistes.L\u2019adoption à répétition de politiques qui heurtent de front des consensus québécois et la faiblesse chronique de l\u2019opposition fédéraliste au Parlement ne sont certainement pas étrangères au raffermissement de l\u2019appui à la souveraineté observé dans certains sondages de début d\u2019année.Plus marquée que n\u2019importe où ailleurs au Canada, l\u2019opposition aux orientations du gouvernement Harper trouve également davantage d\u2019échos au sein de la classe politique québécoise que dans les autres capitales provinciales.La nouvelle dynamique parlementaire y est pour quelque chose.Au cours des vingt dernières années, le Bloc a finalement davantage servi d\u2019amortisseur entre Ottawa et le Québec que d\u2019amplificateur des différends entre les deux capitales.La forte présence du parti souverainiste a entraîné un déplacement de la première ligne des affrontements Canada-Québec du terrain québécois à la colline parlementaire.Le Bloc a également fourni aux partis fédéralistes un phare braqué sur des écueils québécois dont sinon, ils n\u2019auraient souvent pas soupçonné l\u2019existence.Depuis le 2 mai, la classe politique fédérale navigue à vue.Selon le premier ministre Stephen Harper, le bruit négatif ambiant au Québec occulterait un appui important à ses politiques.Ce ne sont ni les sondages ni les courtes antennes du Parti conservateur au Québec qui peuvent inspirer cette conclusion.Le vrai test de cette affirmation du premier ministre est imminent.D\u2019ici quelques semaines, le gouvernement fédéral va renouer avec l\u2019austérité avec la présentation d\u2019un budget structurant.On prévoit qu\u2019il s\u2019attaquera à des vaches sacrées comme les régimes de retraite publics ou encore Radio-Canada.Pour la première fois depuis 2004, l\u2019opposition \u2014 tous partis confondus \u2014 va pouvoir se déchaîner sans craindre de provoquer des élections fédérales hâtives.Dans le climat Ottawa-Québec actuel, le budget fédéral pourrait également donner le ton à la prochaine campagne québécoise.C\u2019est un terrain sur lequel le PQ dispose, en principe, d\u2019un double avantage sur la Coalition avenir Québec.Contrairement à François Legault, Pauline Marois n\u2019a pas besoin de marcher sur des œufs quand il est question de fédéralisme et de souveraineté.D\u2019autre part, les positions de centre-gauche du PQ en font un contrepoids plus évident par rapport aux conservateurs fédéraux.?Il n\u2019y a rien ,de très bon dans cette conjecture pour le PLQ.A titre de parti le plus identifié au fédéralisme, la formation de Jean Charest est plus souvent qu\u2019autrement tributaire de l\u2019humeur québécoise à l\u2019égard de son partenaire fédéral.Aux élections de 1998, une entrevue de Jean Chrétien dans laquelle il iermait à double tour la porte constitutionnelle avait mis du plomb dans l\u2019aile de Jean Charest au beau milieu des manœuvres de décollage de la campagne électorale.Si le premier ministre fédéral avait été partant pour la guerre en Irak en marge des élections provinciales de 2003, le PLQ ne se serait peut-être jamais installé au pouvoir.Avec un budget axé sur le déséquilibre fiscal en 2007, Stephen Harper a contribué à sauver in extremis la mise du PLQ.Le scrutin de 2008, en revanche, a eu lieu sur fond de crise parlementaire à Ottawa, et à l\u2019époque, les sorbes virulentes du premier ministre fédéral contre le Bloc québécois avaient donné des frissons aux stratèges du PLQ.Le premier ministre Charest préférerait sans doute aller aux urnes avant que les audiences de la commission Charbonneau ne remettent le sujet de la corruption à l\u2019avant-plan, l\u2019automne prochain.Mais des élections pendant la première moitié de 2012 pourrait bien voir Stephen Harper s\u2019inviter malgré lui dans la campagne québécoise, avec son budget.S\u2019il le faisait, le PQ aurait de bonnes raisons de lui dérouler le tapis rouge.Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.chebert@thestar.ca Duceppe contre-attaque L\u2019ex-chef bloquiste dit avoir un avis juridique qui le blanchit HELENE BUZZETTI Ottawa \u2014 L\u2019ex-chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a entre les mains un avis juridique qui avalise selon lui l\u2019utilisation qu\u2019il a faite de son budget parlementaire.D demande aux membres du Bureau de régie interne de la Chambre des communes, qui étudieront son dossier aujourd\u2019hui, d\u2019en prendre connaissance avant de poser un jugement «Durant toute la semaine qui vient de se dérouler, j\u2019ai consulté mes anciens collaborateurs ainsi qu\u2019un avocat, Af François Gendron.Ce dernier a rédigé un avis juridique qui sera envoyé au Bureau de régie interne lundi matin [aujourd\u2019hui! afin que les membres du comité puissent prendre des décisions éclairées et fondées en droit» Selon M.Duceppe, cet avis «va au-delà des accusations fausses et partisanes, des rumeurs et des on-dit Cet avis juridique soutient complètement les arguments du Bloc québécois sans aucune réserve.» Rappelons que la semaine dernière, alors que M.Duceppe semblait prêt à remplacer Pauline Marois à la tête du Parti québécois, des journalistes ont révélé que le directeur général du Bloc québécois, Gilbert Gardner, avait été rémunéré à même le budget parlementaire de Gilles Duceppe entre 2004 et 2011.Son salaire annuel frisait les 100 000 $.Devant le tollé, M.Duceppe avait renoncé à tout retour en politique.Gilles Duceppe soutient dans son communiqué de presse, avoir agi à l\u2019époque «conformément aux règlements» de la Chambre des communes.«Les membres du Bureau de régie interne ne peuvent pas juger de la situation en fonction des règles qu\u2019ils souhaiteraient mais en fonction de celles qui sont écrites.» Il s\u2019agit d\u2019une allusion au fossé qui semble exister entre la règle parlementaire telle que rédigée et l\u2019interprétation qui en a été faite depuis 10 jours.La règle stipule que le budget consacré à un député ou un chef sert à l\u2019aider à remplir ses «fonctions parlementaires», celles-ci étant décrites comme «les obligations et activités qui se rattachent à la fonction de député, où qu\u2019elles soient exécutées, y compris les affaires publiques ou offkieïles et les questions partisanes».Comme l\u2019avait déclaré la porte-parole de la Chambre des communes au Devoir, Heather Bradley, «l\u2019utilisation des fonds qui leur sont données est laissée à la discrétion des chef».Les autres parfis po- Cet avis juridique «va au-delà des accusations fausses et partisanes» litiques ne l\u2019entendent pas ainsi.Selon eux, cette référence au travail partisan renvoie à la nature partisane du travail du député, mais n\u2019ouvre pas pour autant la porte au financement de n\u2019importe quelle activité de sa formation.Le député néodémocrate Joe Comartin, également porte-parole du Bureau de régie interne, voit dans ce salaire une transgression des règles et a évoqué la possibilité que M.Duceppe doive rembourser à la Chambre des communes près d\u2019un million de dollars.«H est possible qu\u2019on ait une cause contre le député \u2014 dans ce cas-d M.Duceppe \u2014 et qu\u2019on le force à rembourser cet argent», avait-il déclaré.Le Bureau de régie interne se réunit ce matin.D étudiera l\u2019avis juridique de M.Duceppe ainsi que toute information qui aura été soumise par l\u2019administration de la Chambre des communes, a-t-on expliqué au NPD hier.Ce bureau, dont les activités se déroulent toutes à huis clos et restent secrètes, est composé de députés représentant chacun des partis politiques reconnus à la Chambre des communes.Le Bloc en est exclu, n\u2019ayant que quatre députés.La demande du Bloc d\u2019assister à la rencontre a été rejetée.Personne au NPD ou au Parti conservateur ni au Parti libéral n\u2019a souhaité faire de commentaires hier.M.Duceppe diffiisera son avis juridique après la rencontre.L\u2019ex-député bloquiste Pierre Paquette a soutenu au cours des derniers jours que M.Gardner n\u2019était pas seulement directeur général de parti politique.Il agissait, selon lui, un peu comme un chef de cabinet adjoint de M.Duceppe, passant de deux à trois jours par semaine à Ottawa, notamment pour assister aux réunions des caucus.D avait donc droit à un salaire de la Chambre des communes.Notons que M® François Gendron n\u2019est pas le député péquiste, mais plutôt l\u2019avocat auteur du livre de référence L\u2019interprétation des contrats publié en 2002.C\u2019est M® Gendron qui avait représenté\u2014jusqu\u2019à sa victoire en cour d\u2019appel en 2002 \u2014 la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) dans la cause des «traîtres».En 1981, la SSJB avait traité de .Le sondage a été mené en ligne auprès de 1001 personnes entre le 23 et le 25 janvier.Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d\u2019erreur de plus ou moins 3,1 %, dans 19 cas sur 20.Le Devoir ¦ Les données complètes du sondage sont disponibles au www.ledevoir.com MARDIS SUITE DE LA PAGE 1 A la mi-mars 2008, lors d\u2019un autre conseil national, elle avait fermement rejeté ce mécanisme.A cette époque, elle travaillait à libérer le PQ de l\u2019obligation de tenir un référendum durant le premier mandat.Or, avec le référendum d\u2019initiative populaire, «on recommence à débattre du quand et du comment de la mécanique» de la souveraineté, avait-elle déploré.Autres temps, mêmes protagonistes.Celui qui proposait cette mesure en 2008 et que Pauline Marois avait affronté en duel sur le plancher du conseil national était nul autre que le président du SPQ libre, Marc Laviolette.Ce dernier disait il y a une douzaine de jours : «la madame, il faut qu\u2019elle parte».En 2008, il avait obtenu trois maigres votes sur quelque 500, et Le Devoir, comme d\u2019autres journaux, y avait alors vu une preuve que Pauline Marois avait imposé son «autorité» sur le parti.Hier, le secrétaire du SPQ libre, Pierre Dubuc \u2014 qui s\u2019est rallié du bout des lèvres à Mme Marois vendredi soir \u2014 se rappelait avec plaisir, au sortir de la salle du conseil national, que le RIP avait été proposé par son groupe en 2008.Quant à la chef péquiste, elle a admis en conférence de presse qu\u2019elle avait eu une position sinueuse sur le sujet: «On peut remonter dans le temps.C\u2019est plutôt une idée qui me plaisait au départ Elle avait été portée par les jeunes du Parti québécois.Et puis, en réfléchissant, je me suis dit: 'Elle comporte des risques.\u201d Alors j\u2019ai été plus frileuse à l\u2019idée de cette possibilité-là.Ensuite, on a rouvert le débat, et quant à moi, je crois qu\u2019il s\u2019est bien fait [.].Et je suis d\u2019accord avec cette orientation.» A ses yeux, toutefois.A\u2019«importantes ba- lises» doivent être adoptées.Pourrait-il y avoir des RIP sur des questions fiscales?«On sait qu\u2019en Californie, ça a eu des impacts.On sait qu\u2019en Colombie-Britannique, on a dû \"désharmoniser\u201d la taxe provinciale et la taxe fédérale», a-t-elle souligné.De plus, un «pouvoir ultime» devrait peut-être être réservé à «VAssemblée nationale et à ses membres» avant le déclenchement du processus référendaire.Le plaidoyer de Drainville C\u2019est Bernard Drainville qui, au mois d\u2019août, avait relancé l\u2019idée du RIP.En plénière hier matin, il a fait valoir qu\u2019un RIP aurait permis aux citoyens en 2009 de se mobiliser et d\u2019obtenir «beaucoup plus rapidement» une commission d\u2019enquête sur la corruption.De même, si ce mécanisme avait existé au début des années 1990, au lendemain de l\u2019échec de l\u2019accord du Lac Mee-ch, «lorsque la souveraineté était à 65% dans les sondages», les citoyens auraient pu se mobiliser pour forcer le gouvernement Bourassa à tenir un référendum.«On l\u2019aurait eue, notre majorité, notre pays pour lequel on est ici aujourd\u2019hui», a insisté le député.Toutefois, il faut éviter les abus observés en Californie, notamment l\u2019instrumentalisation du RIP par des lobbys et des règles de financement peu contraignantes, a-t-il dit.Il suggère le seuil très élevé de 15 % des électeurs inscrits pour les déclencher un référendum, ce qui signifie près de 850 000 signatures.L\u2019Action démocratique, à l\u2019automne 2010, avait aussi proposé l\u2019adoption du RIP, mais suggérait un beaucoup seuil plus bas: 3 %.Certaines voix se sont élevées contre l\u2019adoption de cette résolution.Patrick Neko Likongo, ancien candidat dans Jean-Talon, a soutenu que le RIP contredisait le programme.Dans celui-ci, c\u2019est le gouvernement qui détermine le «moment oppor- tun» pour déclencher un référendum sur la souveraineté.En ces matières, il faut «laisser les mains libres au gouvernement», a-t-il dit.Maurice Goyer, de Bourget, a aussi souligné que le jour où la souveraineté allait «tomber en bas de 30 %» dans les sondages, les adversaires de la souveraineté pourraient «s\u2019en servir contre» l\u2019indépendance.Élections à date fixe Par ailleurs, dans son discours de clôture, Pauline Marois a réclamé une loi sur les élections à date fixe «dès maintenant» afin de mettre fin au pouvoir discrétionnaire du premier ministre sur la date des élections.Elle a mis «au défi le tandem Charest-Legault» d\u2019adopter une loi sur les élections à date fixe «dès la rentrée parlementaire» à la mi-février.L\u2019abaissement de l\u2019âge du vote à 16 ans a été adopté après un vif débat.Pauline Marois l\u2019a appuyé.Plusieurs autres résolutions ont été adoptées et viendront s\u2019ajouter au programme du PQ adopté en avril.Bouleversés par les nombreux changements d\u2019allégeance récents dans la députation péquiste, les délégués ont suggéré l\u2019adoption d\u2019une loi qui «interdit le passage d\u2019une affiliation à un parti politique vers un autre pour tous les élus de l\u2019Assemblée nationale au cours d\u2019une législature».Du reste, le PQ suggère désormais la création d\u2019une Chambre des régions.Notons enfin que la vedette instantanée du débat des chefs fédéraux d\u2019avril, la citoyenne Muguette Paillé, a été invitée samedi au conseil national à titre d\u2019observatrice.Elle a soutenu qu\u2019elle soutenait Mme Marois et songeait à être candidate du PQ.Le Devoir ¦ Tout sur les débats de la fin de semaine au conseil national du PQ à www.ledevoir, com GODBOUT SUITE DE LA PAGE 1 consommation, comme laTVQ, apparaissaient beaucoup moins lourdes, à 5,5 % de son économie, soit bien moins que dans tous les pays européens.Ce chiffre est légèrement supérieur aux moyennes canadienne (4,6%) et américaine (2,2%).Or, la théorie économique dit que les taxes à la consommation nuisent moins à la croissance économique que les impôts sur le revenu.Cela tiendrait entre autres au fait que les impôts sur le revenu décourageraient les individus à fournir des efforts sup plémentaires pour gagner plus d\u2019argent qui serait, de toute manière, taxé.Cette ponction sur les revenus des particuliers a également pour effet de réduire d\u2019autant leur capacité d\u2019épargne et d\u2019investissement dans l\u2019économie.En revanche, les taxes à la consommation auraient l\u2019avantage de frapper tant les produits locaux que ceux qui sont importés.De plus, les taxes à la valeur ajoutée (TVA), comme la TPS et la TVQ, se prêteraient beaucoup moins à l\u2019évasion fiscale que les autres formes d\u2019impôts.Pour ou contre Toutes ces théories sont bien connues.Elles expliquent pourquoi plus de la moitié des pays de l\u2019Union européenne ont relevé leur taux de TVA depuis la fin de la crise pour favoriser leur retour à l\u2019équilibre budgétaire sans trop nuire à la faible reprise.Dans son étude, Luc Godbout et ses complices cherchent à évaluer le gain économique à long terme d\u2019une baisse d\u2019impôt sur le revenu qui serait compensée par une hausse équivalente des taxes à la consommation.Ils se basent sur l\u2019expérience vécue par 21 pays développés entre 1972 et 2007.Ils arrivent à la conclusion qu\u2019une hausse d\u2019un point de pourcentage de la TVQ (environ 1,5 milliard) accompagnée d\u2019une baisse équivalente des impôts sur le revenu augmenterait le PIB québécois de 0,12 point de pourcentage, soit un total de 4,3 milliards au bout de 10 ans ou 511 $ par habitant Luc Godbout entend déjà le chœur des critiques dénoncer le caractère profondément régressif de taxes à la consommation dont les taux restent les mêmes, qu\u2019on soit riche ou pauvre.«Le Canada et le Québec ont montré comment on pouvait annuler cet effet régressif notamment en détaxant les biens de première nécessité, en accordant des crédits de taxes, crédits de solidarité.» Quand même.Les chercheurs de l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ne disaient-ils pas justement, la semaine dernière encore, que les taxes à la consommation pouvaient aggraver le problème de l\u2019au^entation des inégalités?«Le problème avec ces petits coquins là, c\u2019est qu\u2019aucun pays de l\u2019OCDE, sauf le Canada, n\u2019a de mesures directement destinées à rMuire l\u2019impact négatif des taxes à la consommation sur les gens à plus faële revenu.Vous me faites penser qu\u2019il faudrait qu\u2019on leur envoie nos dernières études sur le sujet», ajoute-t-il en riant Science et politique Les politiciens auront aussi besoin d\u2019être convaincus.Le gouvernement de Stephen Harper s\u2019est fait élire, la première fois, avec la promesse non pas d\u2019augmenter, mais de réduire la TPS.«Ça été un bon coup politique pour Harper, mais une décision économique douteuse.» De mémoire, Bernard Landry a été le seul ministre des Einances à jamais annoncer ici des baisses d\u2019impôt sur le revenu en échange d\u2019une hausse des taxes à la consommation.C\u2019était il y a presque 15 ans.C\u2019est aussi ce que fait aujourd\u2019hui, par la bande, le gouvernement Charest en augmentant la TVQ quelques années après avoir baissé les impôts, observe Luc Godbout L\u2019économiste de 42 ans a l\u2019habitude de composer avec le facteur politique.Il a travaillé, au début de sa carrière, à la fameuse Commission sur le déséquilibre fiscal et comptait, plus récemment, parmi les quatre experts du comité consultatif que s\u2019était donné le ministre des Einances, Raymond Bachand, pour élaborer son premier budget II siège aujourd\u2019hui au nouveau comité d\u2019experts sur l\u2019avenir des régimes de retraite présidé par l\u2019ex-président du Mouvement Desjardins, Alban D\u2019Amours.Il collabore aussi depuis une dizaine d\u2019années à des projets de coopération en Afrique à titre d\u2019expert en politique fiscale.Contre les idées reçues Luc Godbout n\u2019a pas peur de prendre à contre-pied les idées reçues.Auteur de plusieurs ouvrages, dont un portrait du Québec économique publié chaque année aux Presses de l\u2019Université Laval, ainsi que de plusieurs dizaines d\u2019articles scientifiques ou destinés aux journaux, il a notamment montré comment l\u2019État-providence québécois avait su résisr ter aux pressions inégalitaires croissantes du marché ou comment le fameux «modèle québécois» a été le contraire du fr*ein économique que certains disent.Comme sa dernière étude sur les taxes à la consommation le laisse entrevoir, son travail porte souvent sur les réformes qui pourraient être apportées à ce modèle québécois pour l\u2019adapter aux nouvelles contraintes économiques auxquelles il fait face, mais sans qu\u2019il y perde son âme.En ce qui trait à cette idée d\u2019augmenter la TVQ pour réduire les impôts, il admet d\u2019emblée qu\u2019on se cognerait rapidement le nez contre la réalité du contexte nord-américain.«Les taxes aux Québec sont déjà plus élevées que celles en Ontario et aux États-Unis.E n\u2019en faudrait pas beaucoup plus pour que les gens commencent à faire leurs achats importants de l\u2019autre côté de la frontière, ce qui nous laisserait perdants sur les deux fronts.» Les deux dernières hausses de laTVQ de 1 point de pourcentage chacune laissent tout au plus, selon lui, la place pour des augmentations supplémentaires de 1 ou 2,5 points de pourcentage.Cela équivaudrait, au maximum, à une augmentation de 0,3 % du PIB québécois, soit un total de 10,8 milliards au bout de 10 ans sur un PIB qui approchait les 320 milliards en 2010.Est-ce que tout cela en vaut bien la peine?«Ce n\u2019est pas rien.C\u2019est ça, plus d\u2019autres choses, qui va faire qu\u2019on va s\u2019en sortir, qu\u2019on va payer nos services publics, qu\u2019on va s\u2019enrichir.E n\u2019existe pas de solution unique.» Le Devoir Luc Godbout eu cinq dates 2002 Membre du secrétariat de la Commission sur le déséquilibre fiscal présidée par Yves Séguin.2004 Obtention du doctorat en économie de l\u2019Université d\u2019Aix-Marseille III (mention très bien avec félicitations du jury).2004 Entrée au département de sciences comptables et fiscalité de l\u2019Université de Sherbrooke à titre de professeur.2010 Membre du Comité consultatif sur l\u2019économie et les finances publiques du ministre des Einances, Raymond Bachand.2012 Membre du Comité d\u2019experts sur l\u2019avenir des régimes de retraite présidé par Alban D\u2019Amours.«Je suis très soulagée et heureuse du verdict», a déclaré la députée Fatima Houda-Pepin SHAFIA SUITE DE LA PAGE 1 Mohammad Shafia, Tooba Mahommad Yahya et Hamed Shafia ont tour à tour répliqué qu\u2019ils étaient innocents.«Nous n\u2019avons pas commis ces meurtres.Ceci est injuste», a affirmé M.Shafia.Mme Yahya a quant à elle lancé au juge que «votre honorable justice est injuste», avant de répéter qu\u2019elle n\u2019était pas une meurtrière, mais une mère.Hamed, lui, s\u2019est adresr sé au magistrat pour dire qu\u2019il n\u2019avait pas noyé ses sœurs, «nullepart».Les trois Canadiens d\u2019origine afghane, qui avaient tous plaidé non coupables, écopent d\u2019une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle pendant 25 ans.Soulagement «Je suis très soulagée et heureuse du verdict», a confié au Devoir la députée de La Pinière et vice-présidente de l\u2019Assemblée nationale, Eatima Hou-da-Pepin.«J\u2019étais constamment hantée par cette image de ces trois jeunes et belles filles dont on a écourté la vie.De cette première épouse, aussi, qu\u2019il avait fait venir ici sous de fausses représentations comme un membre de la famille.E vivait en situation de polygamie illégalement au Canada», a affirmé la seule élue musulmane à l\u2019Assemblée nationale, après avoir précisé avoir suivi le «procès Shafia» dans un état de «grande inquiétude».A ses yeux, la décision du jury envoie un «signal de la part du système de justice qui conclut que ce type de pratique d\u2019un prétendu \"crime d\u2019honneur\" est en fait un déshonneur».En 2006, Mme Houda-Pepin, qui est d\u2019origine marocaine, soutenait qu\u2019une «propagande haineuse», un véritable «cancer», se dissémine dans notre société depuis 25 ans, «sous couvert de religion»: l\u2019islam «réductionniste».L\u2019année précédente, prenant le contre-pied des défenseurs du projet d\u2019instauration d\u2019un tribunal d\u2019arbitrage islamique en Ontario, elle avait réussi à faire adopter à l\u2019unanimité une motion stipulant que le Parlement du Québec s\u2019opposait «à l\u2019implantation des tribunaux dits islamiques au Québec et au Canada».«Vingt-cinq ans de prison, c\u2019est un message assez puissant», a indiqué pour sa part la militante des droits de la personne Sally Armstrong.«Puisque nous sommes si fiers de notre multiculturalisme, dès que quelqu\u2019un nous dit: \u201cÇa, c\u2019est ma culture, c\u2019est ma religion, ce n\u2019est pas de tes affaires\u201d, nous avons tendance à faire un pas en arrière», a déclaré à CBC News la journaliste et écrivaine qui a vu son travail salué notamment par Amnisr tie internationale.Mais, vous savez, ceci n\u2019est pas culturel, c\u2019est criminel.E est à peu près temps qu\u2019on prenne ces actes pour ce qu\u2019ils sont.Ce n\u2019est pas piétiner la merveilleuse culture du peuple afghan, c\u2019est appeler des actes criminels des actes criminels.» Etonné de la «rapidité» des 12 membres du jury à s\u2019entendre sur un verdict, l\u2019avocat criminaliste Jean-Claude Hébert s\u2019est dit en revanche «pas surpris du tout» des verdicts de culpabilité qu\u2019ils ont rendus à l\u2019encontre des trois membres de la famille Shafia.«Vous aviez une preuve circonstancielle quand même assez étanche qui enfermait les accusés dans une boîte carrée.C\u2019était difficile d\u2019en sortir.Et de l\u2019autre côté, [.] vous aviez une preuve de défense dite \u201cthèse de l\u2019accident\u201d qui était extrêmement fragile et cousue de fil blanc», a-t-il affirmé sur les ondes de RDI hier.Enregistrements Les corps de Zaihab, 19 ans, Sahar, 17 ans et Gee-ti, 13 ans, ainsi que celui de Rona Amir, 53 ans, ont été retrouvés le 30 juin 2009 dans une voiture immergée dans l\u2019écluse du canal Rideau de Kingston.Les accusés ont toujours soutenu qu\u2019elles avaient été victimes d\u2019un bête accident de voiture alors que la famille rentrait à la maison après des vacances à Niagara Ealls.La fille aînée, Zaihab \u2014 qui n\u2019avait pas de permis de conduire \u2014, aurait pris le volant de la Nissan, menant les occupantes tout droit dans le canal Rideau, selon eux.Selon la Couronne, Mohammad Shafia, Tooba Mahommad Yahya et Hamed ont tué les quatre femmes avant de placer leurs corps dans le véhicule qu\u2019ils ont ensuite poussé dans le canal à l\u2019aide de la deuxième automobile de la famille.Les forces policières avaient découvert que Hamed avait saisi sur Google la formule «où commettre un meurtre», en plus d\u2019avoir étudié sur Internet différents plans d\u2019eau dans les environs de Montréal, Ottawa et Kingston.Elles sont également parvenues à enregistrer le père de la famille traitant ses filles mortes de «traîtresses» et de «putains» et soulignant que «rien n\u2019est plus précieux que notre honneur», ainsi que la mère laissant tomber: «Que le diable aille déféquer sur leurs tombes.» «[M.Shafia] n\u2019a pas été reconnu coupable pour ce qu\u2019il a fait, il a été reconnu coupable pour ce qu\u2019il a dit», a déploré son avocat, Peter Kemp.Selon lui, ces enregistrements ont pesé davantage dans l\u2019esprit des jurés que les preuves physiques.M\"^ Patrick McCann, l\u2019avocat de Hamed, a fait savoir que son client interjettera appel de la décision.Il s\u2019est dit persuadé que ses collègues lui emboîteront le pas.Avec la collaboration d\u2019Antoine Robitaille Le Devoir D\u2019après la Presse canadienne et l\u2019AFP LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel Bureau de Québec 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 418-643-1541 La publicité Au téléphone\t514-985-3399 Par 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