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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2012-02-04, Collections de BAnQ.

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[" LE DEVOIR, LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 EEVRIER 2012 DE VISU La brocante à nulle autre pareille de Lyne Lapointe Page E 9 CINEMA ^\tLe cinéaste Tran Anh Hung adapte un roman de Murakami à\tPage E11 CULTURE oie vx X otce de tral ¦àJ¥- - \u2019 ;.\u2022\u2022\t-¦\t-.-Aw.\t\u2022''_ i#y >î RAPHAEL OUELLET Daniel Brière et Alexis Martin nous invitent à une petite marche en raquettes dans les sous-bois de notre histoire.dao* de de\\»\u201c >\\oiave Atttv WMtî tvous^' esC®' >tvtetv' cote» MICHEL BELAIR La neige, la poudrerie, le manteau blanc; la sloche et les autos ensevelies sous les bancs de neige.sans compter les enfants mangés par les souffleuses.Y a-t-il quelque chose qui nous définisse plus que l\u2019hiver?Gilles Vigneault a répondu clairement à la question il y a longtemps, mais voilà qu\u2019Alexis Martin et Daniel Brière se lancent à leur tour dans l\u2019aventure avec le plus ambitieux projet jamais formulé par le Nouveau Théâtre expérimental O^TE): Invention du chauffage central en Nouvelle-France.Une vaste fresque en trois volets programmée au rythme d\u2019un spectacle par saison, jusqu\u2019en 2014, dont nous verrons dès la semaine prochaine la première partie: L\u2019histoire révélée du Canada français, 1608-1998.Une sorte de petite marche en raquettes dans les sous-bois de notre histoire.Le froid identitaire 11 y a plus de deux ans déjà qu\u2019Alexis Martin amasse du matériel pour son grand portrait échevelé qui sera mis en scène par Brière.«fai tout lu ce que fai trouvé sur les débuts de a\" \\e la colonie dans la bibliothèque de mon père et un peu partout dans les vraies librairies qui nous restent encore, raconte Martin.Les voyages de Champlain, les fameuses Relations des Jésuites, des livres racontant les petits métiers, des magazines d\u2019histoire et d\u2019anthropologie aussi.Je me suis imprégné de tout cela en en parlant régulièrement avec Daniel.» Martin insiste pour dire qu\u2019il n\u2019a aucune prétention d\u2019historien, mais sur le site Internet du NTE, on trouvera une «bibliographie géographique et commentée» de la documentation dont il s\u2019est servi pour écrire son texte.Des références pas seulement historiques puisqu\u2019on y trouve aussi, pour mieux résister à l\u2019hiver.L\u2019homme rapaillé de Miron, les scènes de la vie quotidienne de Proven-cher, les discours de Papineau, le Henri Bourassa de Rumilly et même les oeuvres complètes de Denis Vanier.Rappelons que c\u2019est loin d\u2019être la première fois que le NTE fait appel au thème de l\u2019Histoire puisqu\u2019on a vu là des spectacles centrés sur des personnages comme Sade, Hitler ou même les grandes figures sacrées de l\u2019hindouisme.«Ici, enchaîne Brière, vous le savez, on fait du théâtre en nous \\es tve amusant à en remettre les formes et le sens en question.Ce qui ne veut surtout pas dire qu\u2019Alexis peut se permettre d\u2019écrire n\u2019importe quoi: vous verrez, il a déniché des trucs incroyables et de fabuleuses légendes indiennes autour de l\u2019hiver.Mais les spectateurs seront d\u2019abord frappés par le caractère ludique de la remise en question, comme toujours, et c\u2019est précisément ce que nous souhaitons.» Le théâtre dans la joie! Dans le jeu.L\u2019histoire révélée du Canada français, 1608-1998 \u2014 mier volet, donc, f Invention du chauffage central en Nouvelle-France \u2014 s\u2019étend sur une période très large qui va de la fondation de Québec en 1608 par Champlain jusqu\u2019à la crise du verglas en 1998.Les trois pièces abordent donc toutes la même tranche de notre histoire, que l\u2019on scrutera sous trois angles différents mais toujours à laÊçonNTE.Partout, au cœur de la saga mais surtout ici, on retrouvera une même constante préoccupation: le froid qui est là ou qui le sera bientôt.La métaphore du froid, du gel, à l\u2019intérieur comme à l\u2019extérieur.La nécessité de se rapprocher pour y résister.D\u2019inventer les rapports avec les autres tout autant que des outils.Et son contraire aussi: le feu.Pour résister au froid.Pour survivre ici.Le froid comme allégorie de ce que nous sommes.Le froid identitaire.Les étrangers de l\u2019intérieur On saisit tout de suite la richesse du thème et sa justesse puisque le froid raconte \u2014 à travers les réponses que l\u2019on s\u2019est vus forcer de formuler pour y résister \u2014, l\u2019histoire de notre adaptation à un milieu d\u2019abord hostile.«Ix froid a vraiment forgé notre identité, reprend Alexis Martin.Et c\u2019est encore et toujours vrai.Il nous a, par exemple, fait tisser dès le départ des alliances avec les Amérindiens, ne serait-ce que pour réussir à \u201cpasser l\u2019hiver\u201d: les colons ont intégré les Amérindiens qui les entouraient tout comme ils ont dû intégrer certains de leurs modes de vie pour survivre.Ce n\u2019est que beaucoup plus tard, lorsque sont arrivés ceux qui venaient exploiter le territoire, que les choses ont commencé à changer.J\u2019ai d\u2019ailleurs trouvé une légende, wendate je crois, qui me fait beaucoup penser à nous: celle du pays des mots gelés.C\u2019est un pays où tout ne reprend sa place que lorsque les mots fondent et qu\u2019on les entend enfin.» Les Amérindiens et certaines de leurs coutumes, comme celle VOIR PAGE E 3: CHAUEEAGE E 2 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE EEVRIER 2012 CULTURE Pèlerin de la nuit y Odile Tremblay ardi, sinon à la barre du jour, du moins au petit matin, j\u2019ai bondi chez Acham-bault acheter Old Ideas, le nouveau disque de Leonard Cohen.Nul besoin de réclamer l\u2019aide d\u2019un commis, ou même de couvrir du regard les rayonnages, pour trouver l\u2019album en question.On en voyait des piles partout, au comptoir, sur des présentoirs: best-seller assmé avant probation.Le magasin offrait un solde de lancement en ce premier jour de mise en vente.Mais les clients seraient venus de toute laçon, sans songer à pirater le CD, avec ce besoin de tenir l\u2019objet en main, par une sorte de respect, en somme.Cohen réconcilie les deux solitudes québécoises.Yivre à Montréal, c\u2019est se vanter de sortir du même terreau que sa poésie, mais OU Ideas devrait s\u2019écouler également comme des pains chauds à New York, à Londres et à Paris.Il possède l\u2019élégance ironique de celui à qui ni la gloire ni l\u2019amour n\u2019ont retiré les doutes.Ses admirateurs sous toutes les latitudes lui en savent gré.Vraie consolation, cet engouement universel jamais démenti pour un poète qui se contente de plonger en lui-même pour trouver l\u2019inspiration, sans suivre aucune mode; seule façon, bien évidemment, de ne pas se démoder.Il dit toujours la même chose, ce lady\u2019s man de 77 ans qui sait poétiser l\u2019amour mais lui indiquer d\u2019un même souffle la porte de sortie.Ce pèlerin de la nuit en quête d\u2019une transcendance toujours en dérobade, par-delà le dégoût de lui-même, qui éclatait dans sa noire complainte au miroir Dress Rehearsal Rag, domine la mêlée, sous son complet de monsieur qu\u2019il porte en hommage à son père.Il a beau se décrire dans Going Home, une des chansons d\u2019OW Ideas, comme un bâtard paresseux vivant dans un costume, on refuse de le croire.Les achats des disques de Cohen ont jalonné et rasséréné bien des vies, des vinyles aux CD.Tant d\u2019autres icônes musicales sont tombées au combat, même Dylan a perdu beaucoup de sa vogue, mais Cohen demeure dans le paysage universel avec sa voix rauque, ses mots de caresses et d\u2019abîmes, ses arrangements musicaux si soignés, nourris au gospel, au folk, au blues, au bluegrass, mais aussi aux violons classiques, avec derrière ces voix angéliques des Leonard\u2019girls, reprenant ses paroles ou lançant des Ouh ouh Baby, qu\u2019on trouverait kitsch dans tout univers musicà moins raffiné que le sien.Pas de révolution au palais pour son douzième album solo, remarquez! Les chansons d\u2019OM Ideas, comme en témoigne le titre, évoquent ces vieilles connaissances aimées depuis longtemps, retrouvées ici avec reconnaissance.Le temps qui passe, il le sait compté: «I got no future/1 know my days are few», chante-t-il.Son Amen fait écho à l\u2019inoubliable Allelujah, sur des accords à\u2019I\u2019m Your Man.Old Ideas ne collectionne pas les futurs tubes; ni Famous Blue Raincoat ni First We Take Manhattan au programme, mais la même exquise qualité des textes et des arrangements, le hl d\u2019incurable mélancolie et l\u2019invocation aux dieux, où qu\u2019ils soient quel qu\u2019ils soient en appel d\u2019inOni.Cohen, né dans une famille de confession juive, plus tard converti au bouddhisme, a toujours multiplié les références au christianisme, ayant de toute évidence compulsé le Nouveau Testament jusqu\u2019à s\u2019en approprier tous les symboles.Sa mystique n\u2019est pas sectaire.Le Christ, les anges et les saints se mêlent aux figures d\u2019autres traditions religieuses.Il cherche la voie étroite partout où il sent filtrer une lumière.Même si la noirceur rattrape le vieux chantre dépressif au détour: «I caught the darkness/Drinking fom your cup».Cohen semble parfois dans ses complaintes d\u2019amour payer son écho à son statut d\u2019éternel séducteur, tout en appelant sur le retour à la fin de la guerre des sexes.Le musicien en lui cherche aussi dans l\u2019art sa rédemption.«There\u2019s something that I\u2019m watching / Means a lot to me / It\u2019s a broken Banjo bobbing/ On the dark infested sea», lance sa voix crépusculaire, en retrouvant dans Banjo les ELOY ELONSO REUTERS Leonard Cohen mêmes angoisses et fulgurances créatrices que dans Tower of Song.Parfois, dans notre monde un peu perdu, en mal de repères, on a envie de remercier Cohen d\u2019inviter son monde à regarder ailleurs, en perpétuelle inquiétude, sans illusion, sur une ligne brisée, avec une lumière vacillante qui nous guide pourtant.Alors, on écoute son nouvel album, reconnaissants que nous sommes au plus internationaliste de nos chantres montréalais de garder le cap dans son brouillard, insensible au vent du jour, hanté par quelque chose de plus profond que ses gouffres et ses amours successives.«Behold the gates of mercy / In arbitrary space / And none of us desserving the cruelty of the grace», chante-t-il en jonglant jusqu\u2019au bout avec les énigmes.otremblay@ledevoir.corn â LE NTE PRESENTE LH STO RE REVELEE DU CANADA FRANÇAIS \u2014 1608-1998 \u2014IVOLET I à vm TEXTE : ALEXIS MARTIN | MISE EN SCENE : DANIEL BRIERE AVEC: ËMILIE BIBEAU, BENOÎT DROUIN-GERMAIN, LUC GUÉRIN, PIERRE-ANTOINE LASNIER, ALEXIS MARTIN,CARL POLIQUIN, DANIELLE PROULX,MARIE-ËVE TRUDEL ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE MARIE-H f I \u2014^-^DECOR OLIVIER UNDREUILIE COSTUMES STEPHANIE CLÉROUX» ' / ÉCLAIRAGES ANDRÉ R|OUX MUSIQUE ÉRKFORGEtJ 7 FEVRIER AU 8 MARS 2012 ^\t^ ^ S\tACCESSOIRES PATRICIA RUEL 4559 Papineau, Montréal / theatrelalicorne.com / Billetterie: 514 523.E246 ^\t1\t^ ^ja *1 * \\\tDE MONTRÉAL \\ jtl- Q Q\tConseil des Arts Canada Council\t'\tk a\t___ JUcDQC^3-D .\tdu Canada\tthe Arts\t.\"Tfél 1945 RUE FULLUM RESERVATION : 514 521-4191 | WWW.NTE.QC.CA GazMétro MONTR^ , .Conseil des Arts Canada Council du Canada ^r the Arts Cofisetf des arts atdasMtrts \u2019\t\u201e\u201e /-\\.XI_____QQ DU GRAND THÉÂTRE!\u201d lapresse \u2018CE QUE RÉUSSIT BRIGITTE HAENTJENS C\u2019EST UN VÉRITABLE TOUR dFfORCE r C\u2019EST BIEN MEILLEUR LE MATIN, RADIO-CANADA SIBYLLINES^ A COMPTER DU 24 JANVIER 2012 A L\u2019USINE C BILLETTERIE :: 514 521.4493 UNE CRÉATION DE PRODUCTIONS SIBYLLINES WWW.SIBYLLINES.COM H ^DAT'SOi2S DE :: BERTOLT BRECHT + KURT WEILL TRADUCTION :: JEAN MARC DALPÉ DIRECTION MUSICALE :: BERNARD FALAISE MISE EN SCÈNE :: BRIGITTE HAENTJENS AVEC :: Sébastien Ricard, Eve Gadouas, Jacques Girard, Kathleen Fortin, Marc Déland, Céline Donnier, Ève Pressault Pierre-Luc Brillant, Xenia Chernyshova, Larissa Corriveau, Francis Ducharme, Bernard Falaise, Maxim Gaudette, Alexandre Grogg Sharon James, Émilie Laforest, Nicolas Letarte, Marika Lhoumeau, Nicolas Michon, Frédéric Miliaire Zouvilannicko N'Doua, Mani Soleymanlou PHOTO ANGELO DARSETTI + DESIGN : STUDIO T DONE Théâxre du Nouveau NIonde NOUVELLE SUPPLÉHENTAIRE SAMEDI 18 FÉV.20 H + VENDRED117 FÉV.«oh / SAMED118 FÉV.« Sur la scène du TNM, c\u2019est la fête ! Seize comédiens en liesse font rouler cette machine infernale.Chacun a son moment de gloire ! » - Le Tél^oumàl, R-C « Comédie festive, débridée, à l\u2019ironie mordante.redoutable mécanique offerte par une flamboyante distribution ! » - Marie-Christine Thtttier, Espace Musique, R-C NORMA Sffi rniwi avec RÉMY GIRARD + CARL BÉCHARD / ADRIEN BLETTDN / NORMAND CARRIÈRE / JEAN-PIERRE CHARTRAND / VIOLEHE CHAUVEAU / GUILLAUME CYR / ALEXANDRE DANEAU / ROGER LA RUE / MARIE-PIER LABRECQUE / VÉRONIQUE LE FLAGUAIS / CATHERINE LE GRESLEY / DANIÈLE PANNETON / SÉBASTIEN RENÉ / LINDA SORGINI / ALAIN ZOUVI À L\u2019AFFICHE! / TNM.QC.CA / 514.866.8668 http://theatrelalicorne.com/lic_pieces/orphelins/ LE DEVOIR, LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 EEVRIER 2012 E 3 CULTURE DANSE Boom chorégraphique de la diaspora africaine québécoise Six organismes de danse mettent en vitrine le travail chorégraphique de la diaspora africaine dans Ascens/Danses FRÉDÉRIQUE DOYON Une comédie musicale sur le mariage, une réflexion sur le souffle, un solo de résistance à rintention du Zimbabwe, un conte sur la séduction, une exploration des impalpables de la vie \u2014 amour, perte, destin.Les thèmes varient autant que les esthétiques de la diaspora africaine du Québec, réunies pour la première fois dans la série Ascen/Danses, dans le cadre du Mois de l\u2019histoire des Noirs, jusqu\u2019au 26 février.Le titre de la série souligne l\u2019influence grandissante de ces expressions artistiques sur les scènes d\u2019ici.D\u2019ailleurs, mieux vaut parler des danses africaines, tant elles sont multiples.«C\u2019est une mosaïque dans une mosaïque», met en garde Dena Davida, directrice artistique de Tangente, un des six organismes partenaires d\u2019As-cen/Danses.Certains traits les caractérisent tout de même.«C\u2019est un courant toujours engagé socialement et/ou politiquement, et qui reste associé à la danse traditionnelle, aux anciens», explique Dena Davida, qui a promu l\u2019idée de cette série thématique, ralliant sous une même bannière les spectacles déjà prévus au programme des théâtres en y greffant d\u2019autres activités.Leur énergie physique est une autre caractéristique.» Elle aime bien se référer au livre de Salia Sa-nou Afrique, danse contemporaine, qui défend une danse d\u2019aujourcj\u2019hui, d\u2019hier et de demain.Après les Ballets d\u2019Etat, fondés dans le sillage post-colonial des années 1940-1950, les Africains se sont nourris des danses de rue, des folklores et des courants de musique locaux, tout en s\u2019ouvrant au monde.Le mini-événement débute ce soir au Studio 303, qui réunit sur scène les deux pôles générationnels de la danse «africano-québécoise».Jeune artiste émergent le Zimbabwéen Gibson Mu-riva offre son solo Rebel comme un appel à son peuple à se tenir debout pour retrouver sa liberté d\u2019expression bafouée par des ferres intestines.En première partie de soirée, Zelma Badu-Younge, pionnière de la diaspora avec Zab Ma-boungou, explore les zones invisibles de nos vies: solitude, amour, mort, au-delà, dans Spirituals Things.Son solo fait le pont entre les danses contemporaines africaines et les techniques de plusieurs groupes aborigènes d\u2019Australie et d\u2019Afrique.Ghislaine Doté, nouvelle voix Entre ces deux pôles s\u2019inscrivent trois autres productions, jusqu\u2019au 26 février.Pendant longtemps, Zab Maboungou \u2014 et sa vénérable compagnie Nyata Nyata \u2014 a incarné la «scène» afri- \\v THIERY MICHEL Merry Age, de Ghislaine Doté caine contemporaine d\u2019ici.Depuis quelques années, les propositions d\u2019artistes venus de plusieurs pays d\u2019Afrique se multiplient.Vue jusqu\u2019ici sur les scènes plus émergentes, la jeune chorégraphe Ghislaine Doté fait le saut à l\u2019Agora de la danse, dès le 15 février.«En expérience scénique, elle est l\u2019aînée d\u2019une deuxième vague d\u2019immigration avec Rhodnie Désir» (qui sera au MAI [Montréal Arts interculturels] dès la semaine prochaine avec la pièce multidisciplinaire Vi [Rec]), indique Mme Davida.«Elles se sont toutes deux dirigées vers une contemporanéité plus affirmée.» Née en République centrafricaine, Ghislaine Doté a grandi en Côte d\u2019ivoire, pratiquant la danse, le chant et les arts martiaux.Elle a complété son baccalauréat en danse à l\u2019Université du Québec à Montréal en 2002.Elle présentera Merry Age, une pièce en forme de comédie musicale sur le mariage \u2014 inspirée du sien \u2014 impliquant six danseurs-chanteurs.Le lien danse-musique est «indissociable» pour celle qui signe toutes les mélodies de ses chorégraphies.«Je crée la musique avant la danse parce qu\u2019elle m\u2019aide à définir les émotions que je veux mettre en mouvements, dit-elle./af composé plus de musique que jamais.Il y a beaucoup de parties chantées qu\u2019il a fallu apprendre aux danseurs.un gros défi pour moi et pour eux.» Merry /\\ge se divise en deux actes: l\u2019enchantement (tomber amoureux, préparer le mariage) et le désenchantement (la vie à deux).En filigrane, la chorégraphe se permet quelques observations sur sa société d\u2019accueil, qu\u2019elle a aimée d\u2019emblée pour son ouverture, son multiculturalisme et surtout sa liberté d\u2019expression.«Je parle des dynamiques que je vois dans la société québécoise, explique la jeune femme.Je trouve que les femmes sont très fortes au Québec.En Afrique aussi.Mais la réaction des hommes par rapport à ça diffère: ici, ils ne savent pas quoi en faire, ils perdent un peu leur identité, alors qu\u2019en Afrique, les hommes demeurent macho.» Le dernier rendez-vous scénique d\u2019Ascen/Danses se passe à Tangente avec Nora Chipaumire, basée à New York mais originaire du Zimbabwe, et Souleymane Badolo, du Burkina Easo.Ils présentent Lofc, un duo sur la séduction, et chacun un solo, Voodoo de la première et Yaado du second.Cette diaspora artistique fertile est toutefois loin de se comparer à la danse afro-américaine, selon Dena Davida, qui remonte «jusqu\u2019à trois, parfois quatre générations en arrière, dit-elle.Et il y a eu une vraie fusion entre l\u2019histoire de la danse moderne américaine et africaine.» Qn trouvera la programmation complète de l\u2019événement sur le site www.ascendanses.ca.Le Devoir CHAUFFAGE de la «tente tremblante», seront très présents dans le spectacle.Brière et Martin soulignent toutefois que ce sera encore plus évident dans le deuxième volet de la saga, qui sera consacré à l\u2019eau et aux rivières: Les chemins qui marchent, dont la création est prévue en 2043 \u2014 le troisième, qui devrait voir le jour en 2044, s\u2019intitulera Le pain et le vin.Avec ce sourire de jeune ado émerveillé qu\u2019il porte parfois, Martin raconte qu\u2019il a fait traduire des passages de la pièce en langue amérindienne par la poétesse Joséphine Bacon.«De nombreux passages de L\u2019histoire révélée du Canada français, 4608-4998 font référence à ce choc de deux mythologies sur un même sujet: l\u2019hiver et le froid.Nous voulions souligner très concrètement cet héritage qui nous a permis de survivre ici et qui est trop souvent occulté, sinon méprisé.» Les deux hommes insistent et s\u2019enflamment même devant le sort des Amérindiens d\u2019aujourd\u2019hui alors que le projet de Champlain était, disent-ils, beaucoup plus ouvert et intégrait les deux sociétés en voulant créer ici un peuple métis.Ils invitent d\u2019ailleurs les spectateurs à discuter de tout cela avec eux autour d\u2019une table ronde le 40 février après le spectacle présenté pour l\u2019occasion à f 8h30 et encore le jeudi 46 février après le spectacle de f9h.Alexis Martin bouclera la boucle en disant des Amérindiens qu\u2019ils sont nos «étrangers de l\u2019intérieur».Un ange passe.Avec un arc, même.Daniel Brière est le premier à reprendre son souffle.11 raconte que le spectacle tout entier se déroulera dans une cabane RAPHAEL OUELLET Alexis Martin et Daniei Brière de verre entourée par les gradins et dans laquelle on verra force personnages se mesurer aux éléments et dire la folle histoire d\u2019habiter ici, sur une terre empruntée.Ce qui nous fait une conclusion de la meilleure eau.Le Devoir L\u2019HISTOIRE REVELEE DU CANADA ERANÇAIS, 1608-1998 Premier volet f Invention du chauffage central en Nouvelle-France, un texte d\u2019Alexis Martin mis en scène par Daniel Brière avec une équipe de huit comédiens.Une production du NTE présentée à l\u2019Espace libre du 7 février au 8 mars.On trouvera des textes, photos, vidéos et notes de mise en scène sur le site Internet www.nte.qc.ca La mise en scène minimaliste de Fbissant lend justice à la voix singulière de l\u2019auteure.Constmile comme un susœnse, d'un souffle puissant diffijsant son effet hypnotique et élciutent comme un parfum de soufre, la table tragique et grinçante de Hilling réussit un mariage insolite entre les musiques des corps et des âmes.Du théâtre exigeant qui renouvelle le genre et tait vivre de ces rares erpériences artistiques qui font littéralement perdre pied.Eisa Pépin, Voir Claude Ftoissarrt se nrmtre parfaitennent à l'écoule de ce texte limpide et profond en proposant une mise en scène extrêmement dépouillée ancrée dans les corps et les mots.\\foilà du théâtre habité Alexandre VigneauH^ La Presse Qaude Poissarrt se montre sensible à cette écriture délicate, qu'il met en scène sobrement.Un travail très léché et pointilleux, malgré la sobriété de l'ensemble.La narration, pas de doute, tah miroiter différentes facettes du drame.Voilà qui est d'une grande intelligence.Philippe Coulure, Le Devoir Toute la distribution fart preuve de retenue dans le ton et le jeu.Toute la séquence de l'Incendie est prenarrte.Daphnée Bathalon, monthealie.(qcxa Un jeu poignant et teniblement vrall Chapeau à David Boutin.Son duo avec Pascale Desrochers louche à l'âme directement Rarement a-t-on vu un texte aussi riche, incisif et beau, porté à la vie par des voix aussi vraies.Audrey Neveu, quebecspoLcom Cest joué de très brillante façon.Il taut y aller, ne serait-ce que reconnaître le maestro de Claude Foissant iiyne Lefebvre, Bouillant de culture, Radio-Canada THÉÂTRE ESPACE GO 4890, BOUL.SAINT-LAURENT, MONTRÉAL | BILLEHERIE :514845-4890 ESPACEGO.COM exHBffdaaft Québec c a\" Hydro Québec transat i E 4 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE EEVRIER 2012 Partenaire de production QUEBEC Compï©^ Ï6S 8 9 et 10 présente le retour d'un succès du 24 janvier au 11 février 2012 LA NOCE DE BERTOLT BRECHT \\ Traduction Magali Rigaill Mise en scène Gregory HIady «Si vous n'ovez pas vu ce spectacle (.) précipitez-vous-y!» Michel Bélair, LE DEVOIR, 17 janvier 2012 « Une vision artistique forte [.] le repas de noce le plus déchaîné auquel vous assisterez.» LE DEVOIR « Performance d'acteurs admirable [.] c'est une approche ludique, surréaliste à voir.» RADIO-CANADA « Une distribution énergique dans laquelle brille tout particulièrement Paul Ahmarani.» LA PRESSE Avec ::: Paul Ahmarani ::: Alex Bisping ::: Enrica Boucher ::: Stéphanie Card! ::: Denis Gravereaux ^\tFrédéric Lavallée ::: Isabelle Leclerc et Diane Ouimet THÉÂTRE PROSPERO BILLEHERIE 514.526.6582 RÉSEAU ADMISSION 1855.790.1245 WWW.THEATREPROSPERO.COM LE DEVOIR F f-\u2019 A CHANTE AVEC MOI F Olivier Choinière / Montréal y USINE C/25 +26-H 27'MAI^ « Olivier Choinière a frappé en plein dans le mille.» aqct -Z' C J' vJi J EN ATENDANTWaLV^^^M Anne Teresa De Keersmaeker / BruxeÜes^^E iiiiiiii \"Il III «La grâce surgit du chaos par la seule force de la danse j et de la musique.» Le soir, \u2022c# CESENA ^\t^ J Anne Teresa De Keersmaeker + Bjôrn Schmeizer / ^ Bruxelles + Anver^ - JHÉATRE MAISONNEUVE, PLACE DES ARTS / 1 + 2 JUIN «Un délice.(.) Un maalstral exploit.» LeMona, rÇ» V N C ti\tI "]
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