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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2012-03-14, Collections de BAnQ.

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[" / Le gouvernement Harper promet d\u2019accroître les pouvoirs d\u2019Elections Canada Page A3 WWW.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.ClII N°56 LE MERCREDI 14 MARS 2012 1,09$ + TAXES = 1,25$ Ottawa attaque l\u2019évaluation environnementale Un rapport propose d\u2019abolir l\u2019obligation d\u2019étudier les scénarios les moins polluants LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le rapport publié hier par le Comité permanent des Communes sur l\u2019environnement et le développement durable propose d\u2019édenter radicalement la Loi canadienne sur l\u2019évaluation environnementale (LCEE) au moment où le gouvernement Harper se propose d\u2019accélérer le développement des sables bitumineux et des oléoducs d\u2019im océan à l\u2019autre.Les conclusions du comité ne sont toutefois pas unanimes, néodémocrates et libéraux ayant décidé de déposer des rapports dissidents.Les néodémocrates estiment d\u2019ailleurs nécessaire de reprendre l\u2019exercice parce que trop d\u2019experts et de gestion- naires expérimentés n\u2019ont pas été entendus, surtout du côté de ceux qui auraient voulu renforcer le système en place.La LCEE prévoit que le Parlement doit, tous les cinq ans, faire le point sur l\u2019état de la loi par un débat parlementaire.Mais \u2014 ce qui a été dénoncé vertement l\u2019automne dernier autant par les partis d\u2019opposition que par les groupes sociaux et environnementaux \u2014 après avoir entendu l\u2019essentiel des points de vue favorables à un assouplissement des règles d\u2019évaluation, le comité, majoritairement conservateur, a décidé de poursuivre ses travaux à VOIR PAGE A 10: OTTAWA Fournier / \u2022 se resigne a construire des prisons Le ministre québécois tente toutefois de protéger la justice pour adolescents des assauts de C-10 ROBERT DUTRISAC HÉLÈNE BUZZETTI AU lendemain de l\u2019attribution de la sanction royale au projet de loi GIO sur la justice criminelle, le gouvernement Charest a annoncé ime série de mesures pour atténuer la dureté de cetté loi fédérale envers les jeimes contrevenants, mais rien qui réduira la note de plus de 1 milliard que reiise d\u2019assumer Ottawa pour envoyer davantage de criminels en prison.A Montréal, le ministre de la Justice, Jean-Marc Eournier, a présenté, hier, une série de mesures concernant l\u2019administration de la justice, une compétence du Québec, relativement à l\u2019application des dispositions de C-10.Or Québec n\u2019a pu réduire de façon significative l\u2019impact de la loi Hé aux peines minimales imposées pour le trafic de drogue et l\u2019accroissement des peines minimales pour les agressions sexuelles contre des mineurs.Tout au plus, le ministre a dévoilé un nouveau programme judiciaire de traitement de la toxicomanie qui permettra à VOIR PAGE A 10: FOURNIER GIANLUIGI GUERCIA AGENCE ERANCE-PRESSE LA HAYE Un premier coupable à la Cour pénale internationale À lire en page A 7 INDEX Actualités.A 2 Annonces.A4 Avis pubiics.B 6 Carrières.B 4 Cuiture.B 10 Décès.B 4 Éditorial.A 8 Idées .A 9 Météo.B 7 Monde.A 6 Mots croisés.B 8 Sudoku.A 6 Économie .B 1 Télévision.B9 La lutte étudiante se poursuit avec l\u2019appui des syndicats I ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Les étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité ont manifesté à nouveau hier au centre-ville, après avoir reçu l\u2019appui de la CSN, de la CSQ et de la FTQ.Ils tiendront cet après-midi une marche qui les mènera de rUniversité de Montréal jusqu\u2019aux bureaux du ministre des Finances, Raymond Bachand.Page A 2 Le vent dans les voiles inuites Le paraski est devenu un moteur inattendu de socialisation et de développement durable dans le Grand Nord ISABELLE PARE Dans la baie de Kan-giqsujuaq, il fait moins 20 degrés Celsius.Quand le vent se lève sur Wakeham Bay, il pourrait déplacer des montagnes.Mais dans quelques jours, en plus du va-et-vient des véhicules tout-terrain et des motoneiges tirant les kamu-tik chargés de gibier, de drôles d\u2019oiseaux multicolores feront irruption dans l\u2019horizon de cette mer de neige et de glace.Ces drôles d\u2019oiseaux, ce sont les voiles rayées du paraski, un sport pratiqué depuis 15 ans au Québec mais récemment introduit au sein des communautés nordiques.Ce «cerf-volant venu du sud», implanté grâce à un fou des sports de gHsse, est en passe de changer la vie de plusieurs jeunes du Nunavik qui habitent les viUages reclus à plus de 1000 kilomètres de Montréal.«Depuis sept ans, j\u2019ai entraîné 100 à 150 jeunes dans 14 commu- GUY LAELAMME ARCTIC WIND RIDERS Wayne Putulik, un jeune garçon du Nunavut, pratiquant le paraski à Whale Cove.nautés du Nanuvik et du Nunavut Ça fait donc plus de 1000 personnes qui ont été initiées à ce sport et le mouvement continue de se propager», se réjouit Guy Laflamme, fondateur du programme de dé- veloppement responsable du projet jWctic Wind Riders.Malgré son nom, le paraski, pratiqué par grand vent sur une VOIR PAGE A 10: PARASKI Analyse de LIRIS Le Plan Nord ne serait pas rentable pour Québec ALEXANDRE SHIELDS Non seulement le Plan Nord si cher à Jean Charest ne représente pas l\u2019eldorado que son gouvernement vante depuis des mois, mais ce vaste chantier de développement industriel a toutes les chances d\u2019être déficitaire pour l\u2019État québécois.C\u2019est ce que soutient Hnstitut de recherche et d\u2019informations socio-économiques dans une anatyse obtenue par Le Devoir.«Selon notre scénario le plus optimiste, le manque à gagner entre les revenus et les dépenses prévues par le gouvernement est de 2,3 milliards de dollars sur 25 ans, a calculé Bertrand Schepper, auteur de cette anaVse et diplômé en administration des aflaires à HEC Montréal.Cependant, nous constatons aussi que le gouvernement sous-estime grandement certaines dépenses liées au Ran Nord.Par ^cemple, il ne s\u2019attarde VOIR PAGE A 8: PLAN NORD AUJOURD'HUI SEMAINE 9 H Découverte d'une fresque inachevée de Leonard de Vinci à Florence: l'ancien policier spécialisé de la Sûreté du Québec et expert en oeuvres d'arts Alain Lacoursière nous explique.\tpremière chaîne Réalisation: Bernard Michaud\tRadio-Canada.ca/medîumlarge #95,1 FM 778313028317 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI 14 MARS 2012 ACTUALITES Hausse des droits de scolarité Appui syndical aux étudiants La CSQ, la CSN et la FTQ se rangent aux côtés des protestataires Les étudiants qui combattent la hausse des droits de scolarité ont reçu, hier, l\u2019appui officiel de deux centrales syndicales qui ont des membres dans l\u2019enseignement, la CSQ et la CSN, et celui de la FTQ.Des dirigeants des deux premières centrales se sont présentés aux côtés du président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Léo Biu-eau-Blouin, au collège de Rosemont, à Montréal, pom appuyer la cause.«Im lutte des étudiants, c\u2019est la lutte de tous les citoyens du Québec», a résumé le président de la Centrale des syndicats du Québec, Réjean Parent.Même si la ministre de l\u2019Education, Line Beauchamp, a invité les enseignants à donner leurs cours puisque ce ne sont pas tous les étudiants qui les boycottent, le dirigeant syndical, lui, a livré un tout autre message à ses membres.Je lem demande «d\u2019être très à l\u2019écoute de leurs étudiants, de ne pas jouer le jeu que le gouvernement veut leur faire jouer.Je trouve que c\u2019est un manque de courage; c\u2019est du couilbnngge de la part de la ministre de l\u2019Education de mettre de la pression sur les personnels de l\u2019éducation, de leur dire: \u201cprésentez-vous\u201d et d\u2019essayer de semer la zizanie ou de créer une attitude conflictuelle entre les membre du personnel et les étudiants», s\u2019est exclamé M.Parent.11 a invité Line Beauchamp à respecter «la voix démocratique des étudiants».«Le dialogue manqué doit maintenant reprendre» entre le gouvernement Charest et les représentants étudiants, a pour sa part plaidé Denise Boucher, vice-présidente de la CSN.La FTQ a donné son appui aux étudiants par voie de communiqué, se désolant du «peu d\u2019écoute du gouvernement» quant aux revendications des étudiants.«Qui voudrait une augmentation de 75 % de ses coûts d\u2019épicerie ou de loyer?Pourtant, c\u2019est à cela que le gouvernement convie les étudiants et les étudiantes en haussant ainsi les droits de scolarité jusqu\u2019en 2016.Une attitude responsable serait d\u2019engager le dialogue avec eux et de trouver un règlement acceptable avant que le climat ne se gâte davantage», a déclaré le président Michel Arsenault Des artistes Les étudiants ont aussi reçu l\u2019appui de plusieurs artistes.Le 22 mars prochain, après une grande manifestation nationale, un spectacle aura lieu au Métropolis.Chloé Sainte-Marie, Jérôme Minière, Martin Léon, Dan Bigras et Paul Piché seront des invités qui appuient le mouvement étudiant.Depuis des semaines, des étudiants d\u2019universités et de cégeps protestent de toutes les manières possibles, notamment par un boycottage de leurs cours, contre la hausse des droits de scolarité annoncée dans le budget Bachand de l\u2019an dernier.Les droits doivent ainsi être augmentés de 325 $ par année pendant cinq années consécutives, à compter de l\u2019automne prochain.Ils passeront ainsi de 2168 $ en 2011-2012 à 3793 $ en 2016-2017.La Presse eanadienne Avee Le Devoir ¦ lit n ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le président de la Centrale des syndicats du Québec, Réjean Parent, était de passage hier au collège de Rosemont, à Montréal, pour offrir son appui aux étudiants.«La lutte des étudiants, c\u2019est la lutte de tous les citoyens du Québec», a affirmé le dirigeant syndical.Si -tO LE -.AU^ P/'S m ^ it.1 1 ù La manifestation du jour s\u2019est déroulée dans le calme Quelques milliers d\u2019étudiants ont de nouveau pris la rue à Montréal, hier après-midi, pour protester contre la hausse an-noqcée des droits de scolarité à l\u2019université.À l\u2019invitation de la Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), les étudiants se sont rassemblés à 13h au square Victoria, avant de se mettre en marche vers une destination qu\u2019ils n\u2019ont pas voulu dévoiler et en sui- vant un parcoms qu\u2019ils ont tout autant gardé secret.La manifestation visait à souligner le caractère international de lem lutte, alors que les droits de scolarité augmentent aussi ailleiu-s dans le monde.11 y a eu quelques pétards lancés par quelqu\u2019un dans la foule au coms de la marche et des bruits de détonation; il y a eu aussi quelques balles de peinture lancées sm des immeubles, mais la manifestation s\u2019est ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR déroulée dans le calme.Elle s\u2019est terminée vers 17hl5, a indiqué la police de Montréal, faisant état de l\u2019arrestation d\u2019un individu qui refusait de quitter la chaussée lorsque la police a sommé les étudiants de quitter le sectem.La plupart des manifestants avaient choisi de se disperser dans l\u2019ordre vers 16h30, après un rassemblement devant les biu-eaux du Conseil du patronat du Québec, rue Sherbrooke Quest.Campagne «Vous n\u2019entrez pas chez nous» 26 000 portes fermées aux gazières LOUIS-GILLES FRANCŒUR En trois mois, 25 823 résidants de la Montéré-gie ont signé un document refusant l\u2019accès à leur propriété aux sociétés gazières d\u2019exploration des gaz de schiste.Et près de 1000 de ces propriétaires ou locataires possèdent des propriétés de plus d\u2019un hectare, a révélé hier le Regroupement régional de la Montérégie sur le gaz de schiste.Ce dernier s\u2019est lancé à fond dans la campagne «Vous n\u2019entrez pas chez nous», lancée au début de l\u2019hiver dans toute la vallée du Saint-Laurent.Dans certaines régions, expliquait hier la porte-parole du regroupement, Danielle Lavoie, c\u2019est presque la totalité du territoire municipal qui a été bloquée, si l\u2019on peut dire, par les refus de laisser passer les entreprises gazières.Par exemple, précise Mme Lavoie, près de Sainte-Julie, ce sont près de 9000 propriétaires qui opt refusé par écrit de collaborer avec les gazières.À Qtterburn Park, ajoute-t-elle, ce sont 96 % des propriétaires qui ont fermé leurs portes au développement du gaz de schiste.Qn en trouve presque autant dans la région agricole de Saint-Hyacinthe.Certes, reconnaît la porte-parole du groupe, Québec pourrait toujours utiliser la Loi sur les mines et exproprier un propriétaire qui refuse de négocier un droit de passage avec les entreprises gazières.Mais il suffit d\u2019imaginer le tollé que susciterait une expropriation.Alors, dit-elle, imaginez ce à quoi Québec ferait face s\u2019il se lançait dans l\u2019expropriation de dizaines, voire de centaines de résidants de la Montérégie.La liste des quelque 26 000 noms contient aussi un certain nombre de locataires qui ont acquis la jouissance d\u2019un bien immobilier.La porte-parole du groupe reconnaît qu\u2019un propriétaire pourrait donner accès à son terrain à une société gazière, mais son locataire aurait alors un recours judiciaire contre lui du fait qu\u2019il change les conditions du bail.La question, dit-eUe, a été vérifiée en droit.Jusqu\u2019ici, quelque 70 comités de citoyens se sont formés pour faire échec aux sociétés d\u2019exploration et d\u2019exploitation gazière qui ont acquis des droits sur le sous-sol de la vallée du Saint-Laurent.Et, dit-elle, il s\u2019en forme de nouveaux chaque semaine, du Saguenay à la Gaspésie.Le Devoir L\u2019abbaye d\u2019Oka est vendue LISA-MARIE GERVAIS Après cinq ans de tergiversations, l\u2019abbaye d\u2019Qka aura im nouveau propriétaire.La Famille Marie-Jeunesse, une congrégation religieuse des Cantons-de-ffist, a finalement vu accepter son offre d\u2019achat par la Corporation de l\u2019abbaye d\u2019Qka (CAQ), qui gère depuis 2007 l\u2019ancien domaine des moines trappistes.Cette congrégation catholique, ainsi que ses bailleurs de fonds qui souhaitent garder l\u2019anonymaL se réjouit de la nouvelle, d\u2019autant que l\u2019intérêt ne datait pas d\u2019hier.Depuis au moins cinq ans, la communauté d\u2019une centaine de jeunes qui grandit sans cesse se cherchait de nouveaux espaces.Une première offre laite à la Corporation en 2009 avait été rejetée.La rumeur veut qu\u2019elle ne fût pas suffisamment généreuse.«On est très content, c\u2019est une belle page qui se tourne, même si on sait qu\u2019il y a encore bien des démarches à faire», a dit le père Francis Gadoury, l\u2019im des porte-parole de la Famille Marie-Jeunesse.L\u2019inspection des bâtiments étant encore à faire, il estime que la vente pourrait être finalisée d\u2019ici l\u2019automne, au mieux à l\u2019été.Le prix de la vente n\u2019est pas divulgué pour l\u2019instant.Toutefois, le prêt sans intérêt de 1,5 million sur cinq ans qu\u2019avaient consenti les moines cisterciens à la CAD se termine le 1\" mai.«Je pense qu\u2019on va être remboursés en totalité, mais pour le P mai?J\u2019en doute, a dit le père trappiste André Barbeau.Les intérêt vont commencer à courir.» Dom Barbeau se réjouit de voir que ce domaine patrimonial sera repris par ime commimauté religieuse.«Elle va maintenir l\u2019esprit dans lequel on a vécu pendant 128 ans», a-t-il souligné.Toutefois, des gens d\u2019affaires d\u2019Qka voyaient d\u2019un mauvais œil l\u2019installation d\u2019un organisme sans but lucratif, qui ne paye pas de taxes.«Je sais que Marie-Jeunesse était intéressée à l\u2019exploitation agricole des terres.Cette communauté draine une quantité impressionnante de jeunes.Je pense qu\u2019il va y avoir des retombées économiques réelles», croit dom Barbeau.Le père Francis Gadoury réitère l\u2019intention de sa congrégation «qui rayonne dans l\u2019ensemble du Québec» d\u2019en faire un «projet qui dépasse le cadre des membres de Marie-Jeunesse».Fin d\u2019une saga C\u2019est ainsi que se dénoue lentement une saga qui aura duré cinq ans.Forte d\u2019un prêt de 3 millions du gouvernement du Québec, la CAQ n\u2019aura pas réussi à rentabiliser le domaine.En plus d\u2019exploiter un magasin qui vendait des produits du terroir des moines, elle louait parfois les lieux pour des tournages de films d\u2019horreur et le bâtiment principal à un collège privé de hockey dont Le Devoir avait révélé en janvier dernier les problèmes, notamment financiers.La Famille Marie-Jeunesse entend respecter le bail de l\u2019école, mais sans plus.En fin de semaine, l\u2019agence QMl écrivait que le Conseil de bande de Kanesatake avait manifesté son intention, malgré des finances déficitaires, d\u2019acheter l\u2019abbaye pour en faire une école spécialisée pour les enfants en difficulté.Selon le chef Serge Qtsi Simon, la CAQ n\u2019aurait même pas voulu prendre connaissance du dossier des Mohawks, encore moins lui accorder un délai de quelques jours pour consolider son montage financier.Qutre la publication d\u2019un communiqué, la Corporation n\u2019a pas commenté cette vente.Le Devoir ¦ Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 E N BREF Profilage racial à Toronto Toronto \u2014 Le plus haut tribunal ontarien a statué, hier, qu\u2019un policier de Toronto a fait preuve de profilage racial lorsqu\u2019il a soupçonné à tor t un facteur noir livrant le courrier dans un quartier aisé, alors qu\u2019il était en fait à la recherche de deux suspects blancs.Le lacteur.Ronald Phipps, portait un uniforme et une sacoche de Postes Canada et livrait le courrier à pied.L\u2019agent Michael Shaw, qui patrouillait dans le quartier, recherchait des hommes blancs, à bord d\u2019un véhicule.Selon des documents déposés en cour, le policier a intercepté et interrogé M.Phipps, a effectué une recherche informatique à l\u2019aide de son identité, et s\u2019est adressé à un résidant et à un autre facteur, blanc, pour obtenir des informations sur lui.11 n\u2019a rien découvert et le facteur a pu reprendre sa livraison.- La Presse canadienne LE DEVOIR, LE MERCREDI 14 MARS 2012 A 3 ACTUALITÉS Le confort du voyageur Manon CORNELLIER ier soir, les députés fédéraux se sont lancés dans un marathon pour adopter un projet de loi spéciale destiné à imposer un mode de règlement des conflits de travail qui opposent Air Canada à ses pilotes, à ses machinistes et employés d\u2019entretien.Pour la deuxième fois en moins d\u2019un an, le gouvernement conservateur a décidé de s\u2019immiscer dans les relations de travail du transporteur aérien au lieu de laisser libre cours à la libre négociation et à ses pendants, les droits de grève et de lockout Et comme l\u2019automne dernier dans le dossier des agents de bord, le gouvernement a eu recours à un stratagème pour empêcher les parties de passer aux actes avant l\u2019adoption du projet de loi.Depuis la semaine dernière, le Conseil canadien des relations de travail a été saisi du dossier.Il doit déterminer si un arrêt de services peut porter atteinte à la santé et la sécurité des Canadiens.Et comme le prévoit la loi, personne ne peut interrompre les services tant que cette décision n\u2019est pas rendue.Or, il y a très peu de chances qu\u2019elle soit rendue avant le dernier vote au Parlement.Voilà qui soulagera les voyageurs, surtout ceux des provinces où les écoles sont actuellement en semaine de relâche.C\u2019est d\u2019ailleurs une des raisons que la ministre fédérale du Travail, Eisa Raitt, a données pour justifier son intervention, l\u2019autre étant la fragilité de l\u2019économie.Mais les travailleurs, eux, seront en droit de se demander ce qui advient de la libre négociation et de leur droit de grève.Une question que pourront aussi se poser les employés d\u2019autres entreprises soumises au Code canadien du travail.Air Canada est après tout une compagnie privée qui a des concurrents capables de prendre la relève sur une grande partie de son réseau.?Une grève causerait des inconvénients, mais c\u2019est le propre d\u2019une grève de déranger.C\u2019est un des rares moyens légaux mis à la disposition des syndiqués pour établir, un rapport de force avec la partie patronale.Si l\u2019État intervient chaque fois, aussi bien dire que ce droit de grève est fictif, et la libre négociation collective une comédie.Le gouvernement va même plus loin et met indirectement en doute le droit des syndiqués de se prononcer sur un accord de principe conclu entre un comité de négociation et la partie patronale.Comme elle l\u2019avait fait dans le dossier des agents de bord, la ministre Raitt a tenu à souligner que les machinistes avaient refusé un accord de principe \u2014 ce qui est leur droit, le comité de négociation étant au service des syndiqués \u2014, mais la ministre en déduit qu\u2019il y a impasse et que le temps est venu de forcer un règlement.Mme Raitt avait laissé entendre l\u2019automne dernier qu\u2019il était peut-être temps de procéder à une révision du Code du travail fédéré pour faire en sorte que les conflits ne puissent s\u2019éterniser.Elle citait souvent ce problème des ententes de principe rejetées par les employés.?Si le gouvernement veut limiter le droit de grève ou encore le droit des employés de se prononcer sur de tels accords, qu\u2019il cesse d\u2019utiliser des détours, modifie le Code canadien du travail et affiche sans détour ses couleurs.Car il a beau s\u2019en défendre, son parti pris en faveur des employeurs est évident depuis l\u2019élection du 2 mai dernier.Ce n\u2019est pas parce que la ministre Raitt interdit le recours au lockout et à la grève qu\u2019elle est neutre, comme elle le prétend.Le contenu de son projet de loi la contredit.Il exige de l\u2019arbitre qu\u2019il impose l\u2019offre finale d\u2019une des deux parties.Il doit aussi choisir des conditions de travail «qui sont compatibles avec celles d\u2019autres transporteurs aériens et qui fourniront à l\u2019employeur la souplesse nécessaire à sa viabilité économique et à sa compétitivité à court et à long terme [et] à la viabilité de son régime de pension, compte tenu de ses contraintes financières à court terme».Nulle part il n\u2019est fait mention des préoccupations des employés.Dans ces conditions, quel intérêt peut avoir l\u2019employeur de retourner à la table de négociations?Il n\u2019y est d\u2019ailleurs pas retourné depuis que le projet de loi est dans l\u2019air.La ministre répond que la viabilité de l\u2019entreprise et du régime de pension profite aux employés.Et l\u2019arbitre peut choisir l\u2019offre finale du syndicat, a-t-elle ajouté en point de presse.On veut bien, mais cela ne s\u2019est jamais produit.Les employés se sentent tout simplement trahis, raconte le président du syndicat des machinistes et du personnel d\u2019entretien, Marcel St-Jean.Et ils ont raison.Quand, en 2003, la compagnie s\u2019est mise sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers, les syndiqués ont accepté de faire des concessions très importantes.Ils l\u2019ont même aidée à obtenir un délai pour combler le manque à gagner du régime de pension.Depuis, certains dirigeants de la compagnie et les actionnaires ont empoché des millions.Et maintenant, déplore M.St-Jean, la compagnie en demande encore à ses employés.Tout cela, dit-il, mènera Air Canada vers une défaite à plus long terme.«Rs vont se retrouver avec environ 20 000 employés insatisfaits qui auront perdu leur sentiment de fierté et d\u2019appartenance.Ce ne seront pas de belles relations de travail.» En prétendant favoriser le règlement de ce conflit, le gouvernement est en train de créer un terreau fertile pour les prochains.mcornellier@ledevoir.corn rx Üf TOM REYNOLDS LOCKHEED MARTIN/REUTERS Le F-35 de Lockheed Martin a connu des problèmes de conception et certains pays ont réduit leur commande, ce qui engendrera des augmentations de coûts.Les conservateurs ont jusqu\u2019à maintenant affirmé vouloir acheter 65 avions de chasse et prévoient pour ce faire une enveloppe totale de 9 milliards de dollars.Ottawa pourrait abandonner les chasseurs F-35 Le ministre responsable du dossier affirme que « la possibilité de se retirer du programme » n\u2019a pas été écartée MARIE VASTEL Ottawa \u2014 Ils ont martelé pendant des mois que les E-35 étaient l\u2019unique solution pour remplacer les avions de chasse de l\u2019armée canadienne qui arrivent en fin de vie, mais voilà que les conservateurs semblent avoir changé d\u2019idée.Le ministre responsable du dossier, Julian Eantino, a laissé tomber hier qu\u2019il n\u2019y avait rien de décidé.«Nous n\u2019avons pas écarté la possibilité de nous retirer du programme», a indiqué le ministre associé à la Défense, en comité parlementaire.«Le Canada demeure engagé dans le programme d\u2019avions de chasse» (le Joint Strike Lighter Program), mais «la décision ferme n\u2019a pas encore été prise quant à savoir si nous allons ou non réellement acquérir, acheter les F-35».Aucun des neuf alliés du Canada dans ce programme d\u2019acquisition militaire ne s\u2019en est retiré et le gouvernement de Stephen Harper n\u2019en est pas encore là.Mais le ministre Eantino a insisté à plusieurs reprises sur le fait que le contrat d\u2019achat n\u2019était toujours pas signé.«Nous allons simplement devoir y réfléchir au fur et à mesure que le temps passe.» Pourtant, quand l\u2019opposition sommait le gouvernement de revoir son plan pour changer d\u2019appareil puisque les P-35 semblaient déraper, les troupes de M.Harper accusaient leurs rivaux de vouloir imposer des frais de dizaines de milliers de dollars en rupture de contrat Un plan B Coup de théâtre donc de la part d\u2019un gouvernement qui a scandé sans relâche que le P-35 de Lockheed Martin était «le bon avion», «le seul avion qui remplit tous les critères et qui est un avion de nouvelle génération».Les conservateurs estiment toujours qu\u2019il s\u2019agit du meilleur appareil, mais maintenant ils reconnaissent qu\u2019ils étudient également un plan B.Le ministère de la Défense compte une «petite équipe de planification» qui surveille depuis 2005 les options offertes dans le monde.Mais il n\u2019y aurait pas d\u2019équivalent au P-35, selon le sous-ministre responsable des matériels.Dan Ross.«Nous ne voyons vraiment pas de changement quant à ce qui est disponible.» Le ministre Eantino vient de tenir une rencontre avec ses alliés membres du programme d\u2019acquisition à Washington au début du mois.Le projet de Lockheed Martin a connu des problèmes de conception et certains pays ont réduit leur commande, ce qui engendrera des augmentations de coûts.Si M.Eantino a reconnu qu\u2019il avait été question de ces variations de prix, aucun chiffre précis ne lui aurait été fourni.Les conservateurs ont annoncé vouloir acheter 65 avions de chasse et prévoient une enveloppe totale de 9 milliards de dollars.Au départ, ils parlaient d\u2019une facture de 75 millions par appareil; mais le directeur parlementaire du budget.Kevin Page, parle plutôt de 128 millions par appareÜ.La volte-face du ministre Pan-tino est la preuve que les nouvelles étaient mauvaises à Washington et que les conservateurs sont maintenant au pied du mur, selon l\u2019opposition.«R semble que la rencontre d\u2019urgence n\u2019ait servi qu\u2019à mettre un vernis de respectabilité sur ce qui semble être un programme désastreux», a dénoncé le néo démocrate Matthew Kellway.Le chef libéral intérimaire.Bob Rae, a de son côté accusé le gouvernement de manquer de transparence dans toute cette affaire en avouant, sans préavis et après des mois de déni, envisager un changement de plan.Le Devoir APPELS ROBOTISES Davantage de pouvoirs à Elections Canada Le gouvernement Harper s\u2019engage à donner suite à la motion du NPD HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa \u2014 Pour la première fois depuis une semaine, le gouvernement conservateur s\u2019est engagé hier à donner suite à la motion du NPD de mandant plus de pouvoirs d\u2019enquête pour le Directeur général des élections.Le projet de loi promis contiendra toutefois d\u2019autres réformes électorales souhaitées par les conservateurs et dont l\u2019acceptation par l\u2019opposition reste à déterminer.Lundi soir, la Chambre des communes a adopté à l\u2019unanimité la motion néodémocrate visant à resserrer la Loi électorale et à éviter d\u2019autres scandales à propos d\u2019appels robotisés en campagne électorale.La motion revêt même un caractère rétroactif, afin que les nouveaux pouvoirs réclamés pour Élections Canada s\u2019appliquent à la dernière élection pendant laquelle des appels frauduleux ont été faits.«Nous avons voté pour cette motion et nous allons donner suite à cette motion», a déclaré hier le ministre responsable de la Réforme démocratique, Tim Uppal.Le gouvernement avait jusqu\u2019à présent refusé de donner cette garantie.Car en soi, une motion adoptée à la Chambre des communes n\u2019est pas contraignante pour le gouvernement.Le gouvernement doit déposer et faire adopter une loi pour que les changements réclamés soient instaurés.Le projet de loi promis sera déposé d\u2019ici six mois.Andrew McDougall, le porte-parole du premier ministre, a indiqué qu\u2019il contiendra autre chose en plus des demandes néodémocrates.«R y a un certain nombre de choses que nous voulons changer dans la Loi électorale.» Il n\u2019a pas voulu préciser lesquelles.Reste à voir si ces autres changements seront acceptables aux yeux de l\u2019opposition ou si au contraire elle se retrouvera dans la situation inconfortable d\u2019avoir à s\u2019opposer à ce qu\u2019elle avait elle-même réclamé.La motion néodémocrate demande qu\u2019Élections Canada puisse réclamer des partis politiques les preuves justificatives en appui à leurs dépenses déclarées dans leur rapport de campagne.A l\u2019heure actuelle, les partis n\u2019ont pas à fournir ces preuves pour démontrer qu\u2019ils ont respecté la loi.La motion demande également que les entreprises de télécommunications ,Msant des appels électoraux s\u2019inscrivent auprès d\u2019Elections Canada et lui fournissent une liste de leurs clients politiques.Le Devoir Les appels du PLC Le Parti libéral a remis à Élections Canada hier quatre enregistrements d\u2019appels roboti-sés-types qu\u2019il a utilisés pendant la dernière campagne électorale, de même que le script utilisé pour ses appels faits par des personnes.Le PLC a rendu le tout public.Il espère démontrer qu\u2019il n\u2019a rien à se reprocher.Il invite le Parti conservateur à faire de même.Le porte-parole du Parti conservateur, Lred DeLo-rey, a indiqué que le PC avait déjà «proactive-ment» contacté Élections Canada pour «offrir de les aider», ce qui comprend le fait de fournir les documents qu\u2019Élections Canada pourrait réclamer.Il n\u2019a pas voulu préciser lesquels \u2014 et encore moins les rendre publics \u2014 «pour ne pas compromettre l\u2019enquête».Une facture de 812 000 $ pour rhommage aux militaires de la mission libyenne MARIE VASTEL Ottawa \u2014 La cérémonie à grand déploiement organisée pour rendre hommage aux soldats canadiens de la mission en Libye a coûté plus de 800 000 $ \u2014 le double du budget qui avait d\u2019abord été approuvé par le Bureau du Conseil privé.En novembre dernier, la colline parlementaire avait été prise d\u2019assaut par l\u2019appareil militaire venu célébrer ses membres qui ont été déployés, au sein de la mission de l\u2019OTAN, pendant le soulèvement en Libye qui a mené à la chute du régime de Mouammar Kadhafi.Quelques semaines avant la fin de la mission canadienne, un hélicoptère Sea King et une panoplie d\u2019avions ont survolé le parlement, et le gouverneur général David Johnston, le premier ministre Stephen Harper ainsi que son ministre de la Défense, Peter MacKay.Coups de canon et fanfare militaire étaient aussi au rendez-vous pour fêter les soldats canadiens et le lieutenant-général Charles Bouchard, qui a dirigé la mission sur le terrain.Le défilé aérien Au départ, c\u2019est une enveloppe de 396 000 $ qui avait été approuvée par le Bureau du Conseil privé.Puis, ce montant a rapidement été revu à la CHRIS WATTIE REUTERS La cérémonie du 24 novembre, à laquelle participaient notamment David Johnston, Stephen Harper et Peter MacKay, a duré environ une heure.hausse pour atteindre 474 000 $.Mais au final, c\u2019est une facture de 812 000 $ qui a été soumise par les Lorces canadiennes, selon des dossiers obtenus par VOttawa Citizen en vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information.C\u2019est que le coût du défilé aérien n\u2019avait pas été pris en compte dans le premier calcul, a-t-on expliqué.Puisque les pilotes et les membres d\u2019équipage doivent de toute façon effectuer des heures de vol dans le cadre de leur formation.ces heures de vol \u2014 qui font partie du budget déjà alloué \u2014 n\u2019avaient pas été comptabilisées.Ce qu\u2019a par la suite corrigé le bureau du ministre de la Défense et qui a fait gonfler la facture de la cérémonie d\u2019environ une heure.Accusé par les néodémocrates en comité parlementaire d\u2019avoir permis des «dépenses hors de contrôle», le ministre MacKay a rétorqué qu\u2019elles étaient toutes prévues et «précieuses», car elles faisaient partie de l\u2019entraînement des forces de l\u2019air.«En plus, la couverture médiatique de cet événement en a aussi fait un exercice utile de recrutement et a mis l\u2019accent sur le travail important qui est fait par l\u2019Aviation royale canadienne», a défendu le ministre hier.La cérémonie du 24 novembre s\u2019est déroulée sous un ciel gris, en matinée, et environ 75 personnes s\u2019étaient arrêtées derrière les barrières pour y assister.Parmi les quelques individus questionnés par Le Devoir, presque tous se trouvaient sur la colline parlementaire par hasard ou pour participer à un autre événement.Une seule jeune femme, née en Libye et ayant immigré ensuite au Canada, était venue précisément pour remercier les soldats pour leur mission.Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LE MERCREDI 14 MARS 2012 ACTUALITES Le PQ accueillera ses dissidents à bras ouverts Bernard Drainville PATRICE BERGERON Québec \u2014 Le PQ accueillera à bras ouverts ses dissidents, ceux-là mêmes qui ont pourtant rejeté l\u2019autorité de Pauline Marois.Le député Bernard Drainville a indiqué hier qu\u2019il était volontiers prêt à faire de la place à ses anciens collègues, comme Pierre Curzi et Lisette Lapointe, qui ont claqué la porte en juin dernier.M.Drainville répond ainsi à l\u2019appel de l\u2019ex-premier ministre Bernard Landry, lancé dans l\u2019édition d\u2019hier du Devoir.L\u2019ancien chef du parti, pourtant très critique envers Pauline Marois, appelle maintenant tous les souverainistes à se rallier sous la bannière péquiste.Il croit que le comité souverainiste créé par la chef péquiste a remis le cap sur l\u2019indépendance.II estime que le retour au bercail de Louise Beaudoin, Pierre Curzi, Lisette Lapointe et Jean-Martin Aussant est nécessaire.Bernard Drainville trouve que refaire l\u2019unité des forces souverainistes est une «excellente idée».«E [Bernard Landry] dit qu\u2019il faut se rallier autour du Parti québécois de Pauline Marois, a déclaré M.Drainville en conférence de presse à l\u2019Assemblée mûonaïe.Je pense qu\u2019il a raison.[.] Effectivement, tous les souverainistes et le plus grand nombre de nationalistes possible doivent se rallier au Parti québécois.» Et pourtant, les obstacles sont nombreux.Jean-Martin Aussant a fondé son propre parti indépendantiste, Option nationale.Pierre Curzi avait déjà affirmé qu\u2019il reviendrait au PQ si Mme Marois partait.Lisette Lapointe a déjà indiqué son intention de se retirer de la vie politique, ainsi que Louise Beaudoin.Mais cette dernière n\u2019exclut pas un retour au PQ et elle a annoncé qu\u2019elle ferait connaître sa décision début avril, à l\u2019issue d\u2019une consultation dans sa circonscription, Rosemont.«Mme Marois a toujours dit que les portes sont grandes ouvertes: tous ceux et celles qui veulent venir au Parti québécois sont les bienvenus, a répondu M.Drainville quant à savoir s\u2019il accueillerait les députés dissidents qui ont le plus ouvertement contesté la direction de Pauline Marois.Alors, tous ceux et celles qui veulent venir au Parti québécois sont les bienvenus.» Il y a un mois et demi, M.Landry avait publié une lettre ouverte qui critiquait la stratégie de gouvernance souverainiste de Mme Marois qui, à son avis, offrait un contenu inapproprié, à l\u2019origine des difficultés du PQ dans les sondages.Cette sortie de M.Landry avait été vue par plusieurs comme une attaque contre la chef au moment où plusieurs souhaitaient son remplacement par Gilles Duceppe.La Presse canadienne Le budget Bachand va épargner les riches et les minières, selon le PQ MARTIN OUELLET Québec \u2014 Le gouvernement Charest va refiler de nouvelles factures à la classe moyenne en épargnant les riches et les minières, a prédit hier le Parti québécois (PQ) à une semaine du dépôt du budget du Québec.Le député péquiste Nicolas Marceau tire cette conclusion des propos du ministre des Finances, Raymond Bachand, tenus à Là Presse canadienne en fin de semaine dernière, selon lesquels les Québécois doivent accepter de «payer leur juste part» des services publics.«De deux choses l\u2019une: ou il présente les choses de façon très sombre pour mieux claironner qu\u2019il nous a épargnés ou il veut augmenter les taxes et les tarifs.Si je me fie au passé, ce sera la deuxième option», a analysé le porte-parole du Parti québécois en matière de finances.Le signal envoyé par le ministre Bachand est de bien mauvais augure puisque jusqu\u2019ici, selon M.Marceau, l\u2019expression «juste part» a servi à justifier un chapelet de hausses de taxes et de tarifs frappant les familles de plein fouet.«La seule chose que ce gouvernement a été capable de faire jusqu\u2019à maintenant, c\u2019est d\u2019augmenter les taxes et les tarifs.E est très efficace en cette matière.E n\u2019a pas livré la marchandise sur le contrôle des dépenses, mais toutes les hausses de taxes ont été au rendez-vous.Là-dessus, il est très bon», a-t-il ironisé.La taxe santé De plus, le porte-parole péquiste juge que le ministre des JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre des Finances, Raymond Bachand, présentera son budget la semaine prochaine.Finances est bien mal placé pour évoquer la notion de justice avec sa taxe santé uniforme de 200 $ par année appliquée à tous les adultes, qu\u2019ils soient riches ou à revenu modeste.«Est-ce qu\u2019on peut parler de justice quand on demande à des gens qui gagnent 30 000 ou 40 000 $ de payer le même montant que quelqu\u2019un qui en gagne 100 000 $ de plus?Je ne peux pas m\u2019imaginer que M.Bachand puisse s\u2019autoriser à parler de justice», a laissé tomber le député.Le Parti québécois s\u2019engage de son côté à réserver la taxe santé \u2014 qui doit rapporter plus de 950 millions de dollars au Trésor public \u2014 aux seuls contribuables dont le revenu annuel dépasse les 130 000 $.Hasard ou pas, la formation de Pauline Marois n\u2019a cessé d\u2019accroître sa cote dans les sondages d\u2019opinion depuis cette promesse de «faire payer les riches».Quant au gouvernement libéral, il n\u2019a jamais cessé de braquer son tir sur les familles de la classe moyenne depuis son accession au pouvoir en 2003, a avancé M.Marceau.«Aucune mesure adoptée par ce gouvernement ne demande un ef fort plus grand à nos concitoyens les plus fortunés.TVQ, taxe sur l\u2019essence, droits de scolarité, taxe santé, hausse de tarifs à Hydro-Québec, ce sont des affaires qui heurtent plus la classe moyenne que les gens fortunés.Tous les choix faits par ce gouvernement ont été plus lourds de conséquences pour la classe moyenne», a soulevé le député de Rousseau.Mais il n\u2019y a pas que les contribuables les mieux nantis qui profitent de la bienveillance de l\u2019Etat a poursuivi M.Marceau.Les entreprises, surtout celles qui exploitent les ressources naturelles, semblent elles aussi être à l\u2019abri de la notion de
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