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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2012-03-28, Collections de BAnQ.

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[" Rouvrir le dossier constitutionnel n\u2019intéresse guère Québec Page A 4 Éthique : Christian Paradis risque une autre enquête Page A 3 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.ClII N\u201c68\t?LE MERCREDI 28 MARS 2012 1,09$ + taxes = 1,25$ Plan Nord Québec renonce à la transformation du diamant Stornoway confirme que la pierre brute sera entièrement vendue à l\u2019étranger ALEXANDRE SHIELDS entreprise Stornoway Diamond Corporation s\u2019apprête à exploiter la première mine de diamants en sol québécois grâce à des centaines de millions de dollars de soutien gouvernemental.Mais les diamants bruts produits seront exportés sans aucune transformation, a confirmé hier au Devoir un porte-parole de l\u2019entreprise.Les libéraux de Jean Charest ont pourtant déjà promis, investissements pubücs à l\u2019appui, de faire de Matane l\u2019une des capitales mondiales du diamant «Ce qu\u2019ont fait, comme société d\u2019exploitation minière, c\u2019est qu\u2019on va extraire des diamants bruts qu\u2019on va vendre sur le marché international.Notre rôle s\u2019arrête là», a expliqué hier le vice-président aux affaires publiques de Stornoway, Ghislain Poirier.Les diamants tirés du sol qué bécois vont suivre le même chemin que la vaste majorité des pierres précieuses exploitées dans le monde, a-t-il ajouté.Environ 80 % des diamants bruts de la planète sont vendus à Anvers, en Belgique.Et comme plusieurs autres industries soumises aux diktats des marchés internationaux, celles de la taille et du polissage des diamants se sont déplacées en Asie, surtout en Inde et en Uiailande.«En Inde, il y a plus d\u2019un million de tailleurs.C\u2019est une grosse industrie», a souligné M.Poirier.C\u2019est donc probablement là qu\u2019ils seront transformés avant de revenir dans les comptoirs des bijoutiers.Le premier ministre Jean Charest a pourtant déjà rêvé de faire tailler et polir des diamants canadiens au Québec.En 2004, son gouvernement s\u2019était même vanté d\u2019avoir attiré au Québec une société internationale spécialisée dans le traitement du diamant Séduite par des incitatifs fiscaux, une entreprise indienne basée en Belgique, Diarough, avait annoncé son intention d\u2019investir 20 millions de dollars dans une usine de traitement à Matane.Elle espérait ainsi augmenter ses ventes sur le marché nord-américain.«C\u2019est un changement très important dans la façon dont le gouvernement aborde les projets de développement», avait alors déclaré le premier ministre.«Pendant trop longtemps, on a extrait des matières premières et la tran^ormation s\u2019est faite ailleurs.[.] On n\u2019attend pas que quelqu\u2019un ouvre une mine pour en- VOIR PAGE A 10: DIAMANT Les diamants québécois seront taillés et polis en Asie, surtout en Inde FETHI BELAID AGENCE FRANCE-PRESSE TUNISIE Les islamistes renoncent à inscrire la charia dans la nonvelle Constitution À lire en page A 6 INDEX Actualités.A 2 Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Carrières.B 5 Culture.B 10 Décès.B 6 Éditorial.A 8 Idées.A 9 Météo.A 7 Monde.A 6 Mots croisés.A 7 Sudoku.B 7 Économie .B 1 Télévision.B 9 \\ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Etudiants et policiers devant le siège social de Loto-Québec, rue Sherbrooke, à Montréal.Des manifestations ont été tenues dans plusieurs villes, hier.« Nous sommes toigours à l\u2019écoute » Jean Charest évoque la possibilité d\u2019améliorer encore le régime des prêts et bourses, mais les étudiants n\u2019entendent pas négocier sur ce terrain ROBERT DUTRISAC LISA-MARIE GERVAIS Des discussions ont cours au sein du gouverna ment Charest pour trouver un moyen afin que cesse le mouvement de débrayage des étudiants avant que la session de milliers d\u2019entre eux soit compromise.Interrogé hier pour savoir si un compromis avec les quelque 180 000 étudiants en débrayage était possible, le premier ministre Jean Charest, tout en présentant le régime québécois de prêts et bourses comme «le plus généreux en Amérique du Nord», a évoqué la possibilité d\u2019y apporter des améliorations.«Est-ce que c\u2019est possible de le rendre meilleur?La réponse sera toujours oui, peu importe le jour où vous me poserez la question.» «Nous sommes toujours à l\u2019écoute des étudiants, nous n\u2019avons jamais arrêté d\u2019écouter et nous sommes sensibles à ce qu\u2019ils expriment», a-t-il ajouté.Lors du huis clos du dernier budget, la semaine dernière, le ministre des Einances, Raymond Ba- chand, en défendant avec fermeté la décision du gouvernement de hausser les droits de scolarité, avait lui aussi abordé la possibilité de bonifier le régime de prêts et bourses.Tout juste avant la période de questions à l\u2019Assemblée nationale, la vice-première ministre et mi- VOIR PAGE A 10: CHAREST ¦ Droits de scolarité: ITRIS lance une alerte à la bulle, page A 5 SOURCE: COMMISSION DE LA CAPITALE NATIONALE Dessin représentant la nouvelle plage de l\u2019anse au Foulon, à Québec, avec ses jets d\u2019eau et son miroir d\u2019eau, non loin de la piscine.Le projet devrait être réalisé d\u2019ici 2016.Québec L\u2019ancienne plage de l\u2019anse au Foulon renaîtra 100 millions seront investis dans la troisième phase du prolongement de la promenade Samuel-De Champlain ISABELLE PORTER Québec \u2014 Emballé par le succès de la promenade Samuel-De Champlain depuis 2008, le gouvernement de Jean Charest en remet et investit 100 millions de plus dans son prolongement vers l\u2019est.«A mon avis, c\u2019est le legs que la population s\u2019est approprié le plus spontanément», a déclaré fièrement le premier ministre à propos de la première phase de la promenade réalisée pour les célébrations du 400®.«On annonce une nouvelle étape.» Le maire de Québec, Régis Labeaume, estimait pour sa part qu\u2019il avait eu une très bonne semaine avec, coup sur coup, l\u2019annonce d\u2019un investissement de 30 millions dans la salle de spectacle d\u2019Ex Machina, le bouclage du cadre finan- cier de l\u2019amphithéâtre et cette nouvelle annonce.«Je ne veux pas être flagorneur, mais jamais la capitale n\u2019a été aussi bien servie par un premier ministre», disait-il.D\u2019une distance de 2,5 kilomètres, la troisième phase de la promenade est située entre la côte de Sillery et la côte Gilmour.Les travaux sont imposants et requièrent la destruction d\u2019un viaduc ainsi que le déplacement de l\u2019autoroute et de la voie ferrée pour les rapprocher de la falaise et libérer de l\u2019espace aux abords du fleuve.Mais c\u2019est probablement de la nouvelle plage de l\u2019anse au Foulon qu\u2019on parlera le plus.Cette plage, qui attirait les foules durant les années 1950, devrait renaître d\u2019ici 2016.VOIR PAGE A 10: PLAGE Une société malade de son travail Le sociologue Marcelo Otero pose la dépression comme malaise social CAROLINE MONTPETIT AU Canada, 14 % des citoyens feront une dépression majeure au cours de leur vie.En 2001, l\u2019Organisation mondiale de la santé désignait la dépression comme étant «le cancer» du XXI® siècle, et considérait qu\u2019elle était la première cause d\u2019incapacité sociale.Et si la dépression était, plutôt qu\u2019une simple dysfonction du cerveau, l\u2019expression d\u2019un malaise lié à l\u2019obsession moderne pour la performance sociale?C\u2019est ce que suggère le sociologue québécois Marcelo Otero, qui vient de signer un livre sur le sujet chez Boréal, L\u2019ombre portée.VOIR PAGE A 10: TRAVAIL ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Dans la société actuelle, « le travail n\u2019est pas un gage de santé, c\u2019est un gage d\u2019existence», constate le sociologue Marcelo Otero.77831302831713 A 2 LE DEVOIR, LE MERCREDI 28 MARS 2012 ACTUALITES /vd JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019enquêtrice du Collège des médecins Louise Charbonneau a notamment dévoilé que 109 cancers n\u2019ont pas été diagnostiqués en raison d\u2019une erreur de lecture d\u2019une mammographie.Relecture de 22 500 mammographies : les conclusions AMELIE DAOUST-BOISVERT Elles étaient plus de 22 500, anxieuses, à attendre qu\u2019on leur confirme si leur mammographie avait été bien interprétée.Pour 109 d\u2019entre elles, la nouvelle redoutée est tombée: une erreur de lecture a passé sous silence un cancer du sein.La quasi-majorité d\u2019entre elles, soit 96, ont été victimes des erreurs d\u2019un seul et même médecin, qui s\u2019est retiré depuis.Au terme d\u2019une vaste enquête, le Collège des médecins du Québec a dévoilé hier un rapport qui souligne également les améliorations que Québec devra apporter à l\u2019assurance qualité des tests diagnostics pour éviter qu\u2019une situation pareille se reproduise.«Toutes les patientes ont été prises en charge et traitées», a assuré le président du Collège des médecins, le D\u2019 Charles Bernard, en conférence de presse hier.Aucune n\u2019aurait perdu la vie.Le Raymond Bergeron a pris sa retraite en octobre 2010.Comme il ne pratique plus, le Collège estime qu\u2019il ne peut rien faire de plus pour sévir à son endroit.Le médecin fautif, Raymond Bergeron, pratiquait aux cliniques de radiologie Fabreville, Jean-Talon-Bélanger et Domus medica.Des trois cliniques en cause, deux ont changé de propriété et une a fermé depuis.L\u2019enquête avait été élargie en août dernier à d\u2019autres médecins oeuvrant dans ces cliniques.11 s\u2019avère que 13 cancers leur ont échappé, sur près de 5000 dossiers.Ils ne seront pas inquiétés, car aucun n\u2019a une pratique «déviante», selon le Collège.Les mammographies étant sujettes à interprétation, il est normal qu\u2019une relecture at- tentive révèle environ 1 erreur par 1000 patientes.«Les radiologistes québécois sont compétents», assure le secrétaire du Collège, le D\u2019Yves Robert.Amélioration à apporter «On ne pourra jamais avoir 100 % de fidélité», avertit le D\u2019Robert.Mais il croit tout de même «qu\u2019on peut faire un tour de roue additionnel pour l\u2019assurance qualité».11 souhaite réduire considérablement les délais qui peuvent s\u2019écouler avant qu\u2019un médecin ait une rétroaction sur son travail.Parmi les 25 recommandations présentées dans ce rapport, c\u2019est celle qu\u2019il estime prioritaire.Le Collège des médecins souhaite aussi que la numérisation complète des examens radiologiques devienne une réalité dans la prochaine année.L\u2019Association des radiologistes du Québec a bien accueilli ces recommandations et les croit réalisables.«Nous n\u2019avons pas attendu le rapport pour agir», précise son président le Frédéric Bastien.Entre autres, les cliniques de radiologie doivent dorénavant obtenir un agrément.Le D\u2019Bastien croit également qu\u2019il faut briser l\u2019isolement professionnel, qui met les médecins, particulièrement les plus âgés, à risque.Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, croit aussi qu\u2019«î7 faut mettre en place les mécanismes [pour qu\u2019il y ait le moins d\u2019erreurs possible], a-t-il dit à la période de questions hier.Et naturellement, ce qu\u2019on vise, c\u2019est d\u2019avoir un programme qui est encore amélioré.Malgré le fait, il faut le reconnaître, qu\u2019on a un des meilleurs programmes de dépistage du cancer au monde.» Le Devoir \u2022% ROLEX COMPTEURS INTELLIGENTS Hydro minimise Fhypersensibilite Le Parlement européen recommande pour sa part à ses pays membres de la considérer comme une maladie LOUIS-GILLES ERANCŒUR Selon le D\u2019 Michel Plante, conseiller médical d\u2019Hydro-Québec depuis des années, les personnes qui se disent hypersensibles aux champs électromagnétiques ont un problème que la science ne reconnaît pas.Au moment où le D\u2019 Plante affirmait devant la Régie de l\u2019énergie que «les études qu\u2019on a devant nous montrent que ce n\u2019est pas les champs magnétiques qui sont impliqués là-dedans», le Parlement européen recommandait toutefois aux 25 pays membres dans une déclaration officielle dî «inclure la sensibilité chimique multiple et l\u2019hypersensibilité duns leurs propres classifications statistiques des maladies et dans leurs listes des maladies professionnelles».Le Parlement européen proposait aussi à l\u2019Qrganisation mondiale de la santé d\u2019inclure cette maladie dans la liste ClM-11 qu\u2019elle établira prochainement.De plus, le Parlement européen a demandé «instamment» aux 25 pays «d\u2019appliquer strictement le principe de précaution» à ces deux maladies «en prenant des mesures sanitaires et environnementales efficaces afin de protéger immédiatement les patients affectés, dont le nombre augmente de façon exponentielle».A la Régie de l\u2019énergie, interrogé sur la pertinence d\u2019appliquer dans ce cas-ci la Loi sur le développement durable du Québec et son article sur le principe Une option ni rejetée, ni recherchée Hydro-Québec a déclaré hier devant la Régie de l\u2019énergie qu\u2019elle n\u2019avait jamais rejeté l\u2019option de mise en dormance du modem-émetteur qui équipera ses compteurs intelligents.Vrai, a répliqué le directeur général de Varitron, Mar- de précaution, le médecin-conseil n\u2019y a vu aucune raison impérative de le faire, puisque la loi cible des cas sérieux.Le D\" Plante avait affirmé plus tôt qu\u2019on applique des mesures préventives «quand on a des preuves raisonnables qu\u2019il peut y avoir un problème».Dans ce cas-ci, si Hydro-Québec le faisait, «on créerait plus de peurs».11 a insisté sur le fait que la plupart des normes européennes actuelles sont très semblables à celles en vigueur au Canada.Par rapport à ces normes, les émissions des compteurs-émetteurs qu\u2019Hydro-Québec demande l\u2019autorisation d\u2019acheter et d\u2019installer dans 3,8 millions de résidences sont, dit-il, environ 100 000 fois plus basses.11 admet toutefois que cette norme est une moyenne d\u2019exposition pendant six minutes et que dans ces six minutes, il peut y avoir des émissions ponctueÛes qui dépassent de beaucoup les 50 microwatts par mètres carrés de la norme.Le Devoir tial Vincenf mais c\u2019est parce que cette option n\u2019était pas demandée dans son appel d\u2019offres.Hydro n\u2019étant visiblement pas intéressée par une solution de ce genre.Par contre, en rejetant la soumission de Varitron, a expliqué M.Vincenf Hydro-Québec a écarté un compteur-émetteur qui a la particularité de pouvoir être activé ou mis en dormance à distance la majorité du temps, ce qui dispenserait Hydro de les relever visuellement et de facturer cette démarche.Les bénéfices d\u2019Accenture La brme Accenture, qui «accompagne» le projet de compteurs intelligents d\u2019Hydro-Qué-bec, a reconnu hier avoir une relation d\u2019affaires avec au moins un fournisseur de services d\u2019Hydro-Québec lié à ce projef qu\u2019elle refuse d\u2019identi-ber, a admis le responsable de cette firme internationale, Bruno Lafeytaud.Ce dernier a reconnu avoir fourni à Hydro-Québec ses connaissances du marché, que plusieurs procureurs de différents groupes s\u2019acharnent à miner depuis deux jours.L\u2019Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et Stratégies énergétiques (SE) ont durement critiqué cette entreprise en signalant que son rapport d\u2019évaluation contient une mise en garde qui aurait dû «susciter de la prudence» chez Hydro, écrivent-ils.Accenture y précise qu\u2019elle est «habilitée à revendre divers produits et services et/ou à recevoir divers bénéfices ou compensations de ces fournisseurs, que ce soit sous la forme de frais ou autrement».Hydro aurait reconnu que ces «alliances peuvent être bénéfiques à Accenture», mais s\u2019en accommode.Ce qui n\u2019a pas été le pas du gouvernement des Etats-Unis qui a poursuivi Accenture en 2007 sous une cinquantaine de chefs d\u2019accusation, lui reprochant d\u2019avoir conseillé à des ministères et organismes publics des systèmes ou équipements de sociétés commerciales qui la récompensaient par en arrière en argent en actions, en réductions, etc.Accenture a réglé cette poursuite à l\u2019amiable pour 63 millions sans reconnaître de culpabilité.Politique de répression des drogues Des médecins s\u2019en prennent à C-10 BRIAN MYLES Une coalition de médecins rejette la logique répressive du gouvernement Harper en matière de politiques sur les drogues dans une étude publiée aujourd\u2019hui.Les médecins hygiénistes en chef de la Colombje-Britannique et de la Nouvelle-Ecosse (Perry Kendall et Robert Strang) et deux chercheurs (Evan Wood et Moira McKinnon) signent une étude dans Open Medecine qui s\u2019en prend durement à la loi C-10, assortie de peines minimales pour la culture de marijuana.Au cours des 30 dernières années, l\u2019interdiction de fumer de la marijuana n\u2019a pas entraîné une réduction de la demande, ni de l\u2019accessibilité de cette drogue moins néfaste que l\u2019alcool ou la cigarette, notent les auteurs.Les pays qui criminalisent les utilisateurs de drogue ont échoué dans leurs tentatives de diminuer la consommation.Les auteurs citent en exemple le Portugal, qui a décriminalisé toutes les drogues en 2001, sans qu\u2019il y ait d\u2019effets négatifs.Les taux de consommation enregistrés au Portugal demeurent parmi les JERRY DAMPEN REUTERS plus bas des pays membres de l\u2019Union européenne.Dans l\u2019esprit de la Déclaration de Vienne, un énoncé qui mise sur l\u2019intégration de preuves scientibques dans l\u2019élaboration des politiques sur les drogues, les chercheurs invitent le gouvernement Harper à réévaluer la pertinence des sentences minimales.L\u2019étude, réalisée par le Centre d\u2019excellence sur le VIH de la Colombie-Britannique, reçoit l\u2019assentiment du Réseau canadien pour la santé urbaine, qui regroupe les médecins hygiénistes en chef d\u2019équivalent d\u2019un directeur de la santé publique) de 18 grandes villes du Canada.Le Devoir Une clé pour réduire la douleur chronique Des chercheurs ont découvert pourquoi, alors qu\u2019elles souffrent d\u2019une même pathologie, certaines personnes ressentent des douleurs insupportables et d\u2019autres ne souffrent pas PAULINE GRAVEL Des chercheurs des universités McGill et de Toronto viennent de découvrir la raison pour laquelle certaines personnes sont aux prises avec une douleur chronique insupportable, alors que d\u2019autres individus atteints des mêmes pathologies ne souffrent pas de douleurs aussi intenses, voire n\u2019éprouvent aucune douleur.Cette découverte, qui fait l\u2019objet d\u2019une publication dans la revue Nature Medicine, a aussi permis de déterminer une cible à viser pour atténuer les douleurs chroniques, dont souffre une personne sur cinq, et pour lesquelles il n\u2019existe actuellement peu ou pas de traitements efficaces et exempts d\u2019effets secondaires.L\u2019équipe de Jeffrey Mogil, du Alan Edwards Centre for Research on Pain de l\u2019Université McGill, et de Michael Salter, de l\u2019Hôpital de Toronto pour enfants, a montré chez la souris que le gène codant pour le récepteur P2X7 se présentait sous deux formes légèrement différentes (appelées variants) qui sont associées à des niveaux de douleur chronique différents.Ils ont ensuite repéré les mêmes variants du gène chez des femmes souffrant de douleurs chroniques à la suite d\u2019une mastectomie ou en raison de la présence d\u2019arthrose.Les chercheurs ont observé que les variants du gène se distinguaient par l\u2019altération d\u2019un seul nucléotide (une seule brique) dans la séquence d\u2019ADN, et que cette altération n\u2019affectait qu\u2019une seule des Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 deux fonctions qu\u2019assume normalement ce gène codant pour un récepteur appelé P2X7.Très grosses molécules «Comme tous les autres récepteurs présents dans la membrane d\u2019une cellule, le P2X7 assure le passage des ions entre l\u2019intérieur et l\u2019extérieur de la cellule [et par le fait même une différence de potentiel qui est présente dans toutes les cellules vivantes].Or, cette fonction demeure intacte avec les différents variants du gène», précise Jeff Mogil de McGill.Par contre, l\u2019altération entrave la seconde fonction du récepteur P2X7, qui consiste à former dans la membrane cellulaire des pores permettant le passage de très grosses molécules, telles que des protéines.Ainsi, selon le variant porté par un individu, le récepteur P2X7 induisait la formation d\u2019un nombre plus ou moins grand de pores, voire d\u2019aucun pore.Et les personnes chez lesquelles aucun pore n\u2019était percé dans la membrane étaient celles dont les douleurs étaient les plus faibles.Parmi les patients étudiés par les chercheurs, 45 % étaient porteurs d\u2019une copie du variant qui empêche la formation des pores et d\u2019une copie du variant la permettant, ce qui réduisait modérément l\u2019intensité des douleurs éprouvées.Chez les 6,5 % des sujets qui étaient dotés de deux copies du variant inhibant la formation des pores, aucun pore n\u2019avait pris forme et l\u2019intensité des douleurs ressenties était encore moindre.Par contre, les personnes porteuses de deux copies du variant favorisant la formation des pores étaient celles qui souffraient des douleurs les plus intenses.«Les molécules qui traversent ces pores semblent causer la douleur», avance Jeff Mogil.«Cette découverte nous montre que si nous mettons au point un médicament qui bloque sélectivement ces pores tout en épargnant les canaux à ions, nous parviendrons à éliminer la douleur.Un tel médicament aura beaucoup moins d\u2019effets secondaires qu\u2019un autre qui viserait le récepteur et l\u2019em-pécherait de fonctionner, et donc bloquerait aussi les canaux à ions», affirme Jeff Mogil, dont les expériences ont montré chez des souris que l\u2019application d\u2019un peptide qui bloque spécifiquement les gros pores membranaires faisait disparaître les comportements associés à la douleur.Ce peptide ne pourra toutefois pas être utilisé comme traitement chez l\u2019humain, car il n\u2019est assimilable que par voie intraveineuse, souligne le chercheur avant d\u2019ajouter que les compagnies pharmaceutiques détiennent désormais la cible à viser pour réduire les douleurs.Le Devoir LE DEVOIR, LE MERCREDI 28 MARS 2012 A 3 ACTUALITES Lavis budgétaire Manon A CORNELLIER imanche, lors de son passage à Tokyo, le premier ministre Stephen Harper a affirmé que le budget qui sera présenté demain «cadrera avec les attentes créées durant la campagne électorale».On veut bien, mais lesquelles?En campagne, les conservateurs ont promis d\u2019effacer le déficit en 2014-2015 grâce à im examen des dépenses qui devrait générer 4 milliards de dollars en économies annuelles récurrentes.Est-ce la cible de 2014-2015 pour atteindre l\u2019équifibre qui sera maintenue, au prix de compressions plus sévères?Ou est-ce le montant des économies à trouver qui sera respecté?Depuis les élections, l\u2019objectif de 4 milbards est devenu 8 milliards et l\u2019échéance pour effacer le déficit a changé.L\u2019automne dernier, le ministre des Einances, Jim Elaherty, annonçait par exemple que l\u2019atteinte de l\u2019équilibre budgétaire était reportée d\u2019un an, même en procédant aux compressions de 4 milliards.Puis, le président du Conseil du Trésor, Tony Clement, a tait comprendre que le gouvernement chercherait à couper davantage.Le pire est que c\u2019était écrit dans le ciel.Même s\u2019ils n\u2019en ont pas parlé en campagne électorale, les conservaterus ont toujorus eu dans lerus cartons un scénario où les dépenses de programmes seraient réduites, non pas de 4 milliards, mais de 8 milbards.Dès mars dernier, les 67 ministères et organismes soumis à l\u2019examen stratégique annoncé dans le budget se sont fait demander de soumettre deux plans de réductions, un représentant une amputation de 5 % de lerus dépenses de programmes et un second, de 10 %.Les documents budgétaires ne soufflaient mot de cette deuxième cible.Ce sont les fonctioimaires qui ont apporté la précision aux quelques joruna-bstes qui ont songé à poser la question.Druant la campa^e, le même silence a persisté autoru de ce scénario des 8 milliards.Le premier ministre Harper se voulait au contraire rassruant en affirmant que l\u2019essentiel des économies poruraient être obtenues grâce à des changements technologiques et une réduction par attrition du personnel.En juin, au moment de la présentation du même budget (qui n\u2019avait pu être adopté avant les élections), peu de choses avaient changé et le ministre des Einances affirmait en entrevue qu\u2019un ménage comme celui aimoncé dans l\u2019appa-reb fédéral ne serait pas vu comme une grosse affaire {«no big deal») dans le secteur privé.Depuis, le ton a changé.La cible de réduction de 10 % semble s\u2019être imposée puisqu\u2019on parle surtout d\u2019elle.Et les ministres font des déclarations contradictoires sru ce qui attend les Canadiens ou la sévérité de l\u2019exercice.Dans la fonction publique, l\u2019inquiétude est à son comble.L\u2019ampleur des compressions porurait toutefois être atténuée, si tel est le vœu du gouvernement, car le déficit fond plus rapidement que prévu.M.H^er a lui-même dif à la mi-mars, qu\u2019b s\u2019attendait à ce que le déficit de cette année et celui de l\u2019année prochaine soient de 25 % inférieur à ce que prévoyait le dernier budget.Les données de la revue financière mensuebe du ministère des Einances semblent lui donner raison.Selon la dernière édition, le déficit mensuel de décembre atteignait 400 mibions, comparativement à 1,4 milliard pour le même mois l\u2019année précédente.Et pour les neuf premiers mois de l\u2019exercice 2011-2012, le déficit cumulatif était de 17,7 milliards, comparativement à 27,4 milbards pour la même période un an plus tôt.Il faut noter que le déficit, en 2010-2011, a atteint 33,4 milliards.Selon l\u2019énoncé économique de l\u2019automne dernier, celui de 2011-2012 devait atteindre 31 mbbards, soit seulement 2,4 mibiards de moins.Or, il est déjà inférieur de près de 10\tmibiards.Les chiffres de décembre montrent donc qu\u2019b est fort probable que le gouvernement fasse mieux que prévu.En profitera-t-b pour accélérer l\u2019élimination du déficit ou pour adoucir sa médecine budgétaire?11\tprendra surtout avantage de sa majorité et, de cette marge de manœuvre poru soumettre l\u2019Etat fédéral à la cure minceru dont les conservateurs rêvent depuis longtemps et qu\u2019bs n\u2019avaient pu \u2014 ou même tenté \u2014 imposer durant leurs années de gouvernement minoritaire.En faif ils se sont révélés dépensiers.Depuis leru accession au pouvoir en 2006, les dépenses fédérales ont grimpé jusqu\u2019à 276 mibiards, une augmentation de 30 %, et pas seulement sous le coup du plan de relance économique.Sous leru gouverne, Ottawa a renoué, non seulement avec les déficits budgétaires, mais avec les déficits de fonction-nemenf ce qu\u2019on n\u2019avait pas vu depuis la fin des aimées 1980, ni même durant la récession du début des années 1990.Et b y a la table de la fonction pubbque qui, durant la même période, a augmenté de 32 000 employés, en excluant la GRC et le personnel mbitaire.(La rumeur veut que presque autant de postes pourraient disparaître.) Il y a longtemps que la base conservatrice critique cette situation.Ebe sera ravie de voir le gouvernement passer Tappareb fédéral à la moubnette.Mais si faire le ménage n\u2019est pas nécessairement une mauvaise idée \u2014 il y a toujours des programmes qui perdent leur pertinence ou s\u2019avèrent mal gérés \u2014 les choix à laire demeurent, eux, matière à débat.On ne les connaîtra cependant qu\u2019une foîs le budget présenté, un budget qui bouleversera les façons de faire, aux dires des conservateurs.LTA.'- it* r, r- *\t\u2022 CHRIS WATTIE REUTERS Le ministre Christian Paradis a dû défendre hier son séjour chez Marcei Auhut.«Jamais, en aucun cas, M.Auhut n\u2019a fait du iohhying à mon égard avant ou pendant ce voyage», a-t-ii notamment affirmé.Paradis menacé d\u2019une nouvelle enquête de la connnissaire à l\u2019éthique Le ministre a séjourné au camp de chasse de Marcel Aubut en pleine campagne de financement de l\u2019amphithéâtre de Québec MARIE VASTEL Ottawa \u2014 Le ministre et lieutenant québécois du gouvernement conservateur, Christian Paradis, pourrait de nouveau se retrouver sous la loupe de la commissaire à l\u2019éthique, cette fois-ci pour avoir séjourné au camp de chasse de Marcel Aubuf ex-entraîneur des Nordîques et grand défenseur de l\u2019amphîthéâtre de Québec.Le hîc, c\u2019est que ce séjour s\u2019est déroulé alors qu\u2019Ottawa faisait l\u2019objet de lobbjtisme pour financer l\u2019amphithéâtre sportif de la Vieibe Capitale, notamment de la part de M.Aubut.Le ministre Paradis \u2014 aujourd\u2019hui à l\u2019Industrie \u2014 a reconnu avoir participé au voyage de chasse d\u2019octobre 2009 alors qu\u2019il était responsable des Travaux pubbcs.Mais il soutient n\u2019avoir rien fait de mal.
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