Le devoir, 31 mars 2012, Cahier H
[" MONTREAL GRAND PRIX DU CONSEIL DES ARTS Louise Roy prêche la bonne gouvernance Page 3 Le territoire à conquérir de Danielle Sauvage Page 4 F;' v: '\u2018-K 'f¥f\tT'A Pour Helen Fotopulos, Montréal est une ville de cuiture Page 5 CAHIER H > LE DEVOIR, LES SAMEDI 31 MARS ET DIMANCHE I AVRIL 2012 Grand Prix 2012 Et il projette toujours! Le Festival du nouveau cinéma convainc avec ses quarante années de mise en écran Récipiendaire en 2012 du Grand Prix du Conseil des arts de Montréal, le Festival du nouveau cinéma voit l\u2019ensemble de son œuvre, sa programmation hors du commun et aussi sa durée être soulignés: l\u2019édition de cette année marquait son 40® anniversaire.Deux points de vue, deux piliers: Claude Chamberlan et Nicolas Girard Deltruc, nous parlent de ce qui s\u2019est fait et de ce qui se fera.MARIE-HELENE ALARIE e qui forge un festival comme celui-là, ce sont l\u2019équipe et les rencontres», nous dira Claude Chamberlan, cofondateur et fier directeur du Festival du nouveau cinéma.Une formule qui peut paraître simple, mais qui a quand même fait ses preuves.H faut remonter jusqu\u2019en 1971 pour assister à la naissance de ce qui portait à l\u2019époque le nom de Festival international du cinéma en 16 mm.Ce projet complètement fou, de Claude Chamberlan et Dimitri Eipidès, a pour but d\u2019offrir un lieu et un espace à des films qui ne cherchent qu\u2019à être distribués.C\u2019est parti au Musée des beaux-arts pour ce festival, qui déjà présente les films de Werner Schroeter, de Frederick Wiseman et de Werner Herzog.Après avoir accueilli Marguerite Duras l\u2019année précédente, en 1982 pour la 11® édition, le festival, qui porte désormais le nom de Festival international du nouveau cinéma, invite Forcier, Wenders, encore Schroeter, Morrissey et de nombreux autres.Dans cette édition, une nouvelle section est consacrée à la vidéo, une forme d\u2019expression novatrice.Jim Jarmusch est là avec 31 minutes de Stranger Than Paradise.On fête les 20 ans du festival en 1991.Longs et courts métrages, vidéos, tout est là, et même les deux premiers épisodes d\u2019une mythique série télé: Twin Peaks, de David Lynch.Dix ans plus tard, plus les années passent et plus la programmation se diversifie, et, pour ses trente ans, le festival fait la fête en compagnie de Wim Wenders.Aujourd\u2019hui, à 40 ans, le festival a déjà reçu les plus grands réalisateurs du monde entier.Il est maintenant doté d\u2019un volet professionnel.Open Source, et d\u2019une nouvelle section.Locus Québec/Canada.Une fois sa pérennité assurée, rien n\u2019empêche plus le festival de fêter ses 50,60 et même 80 ans! Après le Parallèle en 2001 Déjà lauréat d\u2019un Grand Prix du Conseil des arts de Montréal en 2001 pour la fondation du Cinéma parallèle, Claude Chamberlan est fier de remporter en 2012 ce prix qui vient honorer le Lestival du nouveau cinéma: «On a toujours voulu servir les cinéastes et leur vision d\u2019abord, en présentant des films en 16 mm.Puis sont arrivés le 35 mm et la Quand il regarde vers l\u2019avenir, Claude Chamberlan souhaite une vidéo, des films et souvent des formats jamais montrés dans les festivals traditionnels», explique Claude Chamberlan.Le festival réussit à rejoindre un public très varié, et c\u2019est vrai depuis sa création.«On a voulu tout ça très disponible pour tout le monde, et les gens sentent qu\u2019ils sont les bienvenus.Il n\u2019y a pas de vérité absolue sur la manière de diffuser les films, mais ça demeure essentiel de montrer ces œuvres-là et que ça serve de lieu de rencontre.Comme une réunion de famille.Éclatée, mais nécessaire.» Quand il regarde vers l\u2019avenir, Claude Chamberlan souhaite une présence à l\u2019année et des collaborateurs dans le monde entier et aussi au Québec.presence à l\u2019année et des collaborateurs dans le monde entier et aussi au Québec Quand la fiction devient science Nicolas Girard Deltruc, directeur général avec Claude Chamberlan, collabore au Lestival du nouveau cinéma depuis 2005.Avant d\u2019atterrir à Montréal, il est passé par MK2 à Paris et par le Lestival des films de Toronto.Nicolas Girard Deltruc observe avec attention le développement des nouvelles technologies et l\u2019évolution des plateformes de diffusion «des images en mouvement».Dans cette direction bicéphale, Claude Chamberlan est le spécialiste du contenu: c\u2019est lui qui sélectionne les films.De son côté, Nicolas Girard Deltruc se considère comme le spécialiste du contenant: «Mon travail consiste à voir comment orienter et organiser les choses pour que le festival s\u2019adapte en jonction de l\u2019évolution du milieu.Ce qui fait notre force, c\u2019est la flexibilité et notre adaptabilité.» S\u2019il fut un temps où le film indépendant trouvait difficilement un distributeur, aujourd\u2019hui, avec Internet, la télé et le cellulaire, c\u2019est l\u2019inverse.Chacun peut faire un film, le diffuser et tout un chacun peut le visionner, mais encore faut-il trouver ce film, et c\u2019est là que réside tout le défi de l\u2019organisation d\u2019un festival.«Aujourd\u2019hui, avec toute la production, c\u2019est comme si on ouvrait la porte de la bibliothèque de Babel à quelqu\u2019un; il serait complètement perdu.Pour ne pas perdre son temps, on a besoin d\u2019un guide», explique Nicolas Girard Deltruc.Incontournable Peu importe la forme qu\u2019il prendra, un festival sera toujours un incontournable.C\u2019est un lieu où les spectateurs peuvent découvrir et échanger, partager cette expérience collective.A JACQUES NADEAU LE DEVOIR Dans cette direction bicéphale du Festival du nouveau cinéma, le fondateur, Claude Chamberlan, est le spécialiste du contenu: c\u2019est lui qui sélectionne les films.De son côté, Nicolas Girard Deltruc, directeiu général, se considère comme le spécialiste du contenant.quoi tout ça ressemblera dans 10 ans?«Peut-être serons-nous dans une salle 360, les gens seront au milieu à regarder le film autour.Ou encore, ce sera une salle toute ronde avec un film qui se déroulera au centre en images de synthèse ou en hologrammes.» Les possibilités techniques sont nombreuses et elles l\u2019ont toujours été.On ne doit pas oublier que le cinéma a été inventé par des ingénieurs et que ce sont les artistes qui se sont emparés de lui.Nicolas Girard Deltruc regarde ce qui se fait présentement au MET, à Berkeley: «On a montré des films à des cobayes, on a répété et répété l\u2019envoi des images et, grâce à un scanneur, on a été capable d\u2019aller rechercher les images dans le cerveau des cobayes.C\u2019est un peu effrayant parce que, de cette manière, on peut passer de l\u2019immersifà l\u2019intrusif», s\u2019inquiète et s\u2019émerveille à la fois Nicolas Girard Deltruc.D\u2019autre part, on apprend qu\u2019on a aussi réussi à rendre la vue à des aveugles: on s\u2019est rendu compte que certaines terminaisons nerveuses de la langue sont directement reliées à la partie du cerveau qui visualise les images et qui les passe directement au nerf optique.Une caméra existe déjà; elle prend la lumière, transpose le tout en impulsions électriques, que le corps est capable de capter par la langue et de faire réapparaître dans le cerveau.On est là, ces technologies existent et on est à la fois fasciné et inquiet.Souvent, ce sont les artistes qui, les premiers, apprivoisent la technologie: «Les entreprises qui développent de tels projets ont souvent des problèmes de contenu.Elles font alors affaire avec des artistes à qui elles demandent de développer un projet pour faire un démo.C\u2019est arri- vé avec les premiers écrans tactiles d\u2019Apple: avant qu\u2019ils ne soient sur le marché, on les a vus dans Minority Report», rappelle Nicolas Girard.Au Lestival du nouveau cinéma, on se prépare dès aujourd\u2019hui pour les quarante années à venir.Mais on n\u2019oublie jamais que, «dans le cinéma, c\u2019est d\u2019abord le propos qui fait réfléchir et qui confronte l\u2019être humain à ses questionnements.Peu importe le support.Depuis son invention, le cinéma, c\u2019est une prise de recul, c\u2019est un outil.» Collaboratrice du Devoir H 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 31 MARS ET DIMANCHE I®*^ AVRIL 2012 ARTS MONTREAL MUSIQUE «Pour l\u2019ensemble du milieu musical montréalais» L\u2019Orchestre métropolitain et son chef Le Conseil des arts de Montréal a tenu à distinguer l\u2019Orchestre métropolitain «pour la passion, l\u2019originalité et la virtuosité de son chef et directeur artistique, Yannick Nézet-Séguin, ainsi que pour la qualité artistique des interprétations inspirées et les valeurs d\u2019accessibilité et d\u2019engagement auprès de la communauté».CHRISTOPHE HUSS Il est logique que cette distinction souligne le travail effectué en 2011-2012, puisque cette saison marque un tournant dans les activités de l\u2019orchestre dirigé par Yannick Nézet-Séguin.En migrant à la Maison symphonique, l\u2019Orchestre métropolitain a augmenté quantitativement son offre de concerts: «Nom avions la possibilité d\u2019augmenter le nombre de concerts et, donc, pour la première fois depuis mon arrivée, f avais la possibilité de diversifier les programmes», dit Yannick Nézet-Séguin en entrevue au Devoir.Il poursuit: «C\u2019est en fait une des missions du Métropolitain: faire découvrir le répertoire.Mais, en revenant aux racines, dam les premières années, il faut se souvenir qu\u2019il y avait autant de missiom que de personnes qui s\u2019exprimaient à ce sujet.Selon les uns ou les autres, il fallait faire découvrir du répertoire, faire des liens avec d\u2019autres formes d\u2019art, aller vers les jeunes, etc.Ma PIERRE DURY Yannick Nézet-Séguin propre mission était de développer l\u2019orchestre.En six ou sept programmes par saison, nous étiom trop limités pour parvenir à tout faire.Donc, nous sommes parvenus à créer des hybrides qui fonctionnaient plus ou moim bien.» Lors de la saison en cours, augmenter le nombre de programmes à dk par an a permis à Yannick Nézet-Séguin de cibler et distinguer davantage «les concerts pleinement grand répertoire, les concerts de découverte et les concerts plus populaires».Le directeur musical du Métropolitain note qu\u2019«associer le tango et Chavez fait découvrir du répertoire tout en attirant un public différent».Il voit, dans cet élargissement de l\u2019offre, un moyen de «réaliser plus pleinement la mission de l\u2019orchestre».Le défi des prochaines années sera de consolider la présence de l\u2019orchestre dans les arrondissements: «Le paysage a changé, malheureusement.Il y a de moins en moim d\u2019arrondisse- ments qui ont les moyens de se permettre d\u2019avoir l\u2019orchestre.Par contre, pour certaim arrondissements \u2014 et je peux citer Verdun en exemple \u2014 le succès est de plus en plus grand.A Verdun, l\u2019arrondissement cherche à faire des liens avec les commerçants, les associations caritatives.Ce que le Métropolitain devra faire désormais, c\u2019est de prendre un leadership dans les arrondissements qui fonctionnent moins bien, afin de montrer la voie.» Yannick Nézet-Séguin note que si le Métropolitain va rencontrer son public, c\u2019est aussi pour que ce public, ensuite, se déplace davantage au centre-ville: «Nous ne travaillom pas que pour nous; nous œuvrom pour l\u2019ememble du milieu musical montréalais.Cet effet est difficile à mesurer.» Yannick Nézet-Séguin et l\u2019Orchestre métropolitain viennent de rendre publique leur prochaine saison.Outre les symphonies de Mahler, de Bruckner et de Dvorak proposées dans les concerts du directeur musical, Simon Leclerc dirigera des œuvres emblématiques du cinéma, Jean-François Rivest, le nectar de la musique américaine, Mathieu Lussier, les Quatre saisons de Vivaldi, et Jean-Michael Lavoie, un concert avec de jeunes solistes.Cinq chefs québécois en une seule saison à la tête du Métropolitain! Qui l\u2019eût cru, il y a dk ans?Le Devoir La bourse pour le secteur de la musique est offerte par David Sela.O^M Présenté par ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Hydro Québec CONCOURS OSM STANDARD LIFE ^\"Aen.lre COMPETITION Ml.PIANOS PERCUSSION LE CONCOURS NATIONAL , j)\u2019INTERPRETATION 73® EDITION DU 21 AU 24 NOVEMBRE 2012 OSM.CA/CONCOURS NOUy^U! LA NOUVELLE RESIDENCE DE UOSM.LE SAMEDI 24 NOVEMBRE LES FINALES A LA MAISON SYMPHONIQUE DE MONTREAL 'McGül Schuüch School of Music École de musique Schulich iSSh MUSIQUE DIFFUSEUR OFFICIEL PRÉSENTÉ PAR Standard Life^ KATSU MIYAUCHIR Le chorégraphe et danseur Paul-André Fortier DANSE «M\u2019intéresse toigours seulement le prochain projet» Les 30 années de la Fondation Paul-André Fortier soulignées Le chorégraphe et danseur Paul-André Fortier vit, à 64 ans, des années professionnelles riches et belles.Après avoir fêté l\u2019an dernier les 30 ans de sa compagnie, il a mérité, il y a quelques semaines, le Prix du gouverneur général pour les arts du spectacle, afin de souligner ses réalisations artistiques.CATHERINE LALONDE Et c\u2019est la troisième fois que la Fondation Paul-André-Fortier se retrouve finaliste au prix du Conseil des arts de Montréal.Vrai que son solo 30 X 30, où le danseur s\u2019incruste dans une ville pendant 30 minutes à la même heure pour danser 30 fois, sur 30 jours, le même morceau, s\u2019est inscrit dans le paysage urbain.D\u2019abord l\u2019année de sa création, en 2006, alors que Fortier hantait le no man\u2019s land à l\u2019angle de Clark et Sainte-Catherine, puis en septembre dernier, dans le hall tout revampé de la Place des Arts.Cette année, le chorégraphe a passé son solo Bras de plomb, de 1993, au jeune danseur Simon Courchel, dans une scénographie signée par feu l\u2019artiste visuelle Betty Goodwin.«J\u2019ai un souci pour le patrimoine, indique Paul-André Fortier en entrevue.Il faut s\u2019occuper de notre histoire, sinon la danse est trop éphémère», confie le chorégraphe dans ses minuscules bureaux, où s\u2019empilent des boîtes de notes et de films prêtes à être envoyées aux Archives nationales.«Mon paysage chorégraphique est plus large derrière que devant moi, je dois m\u2019en rendre compte, poursuit Fortier sans aucune amertume, plutôt fier.J\u2019ai l\u2019immeme bonheur de pouvoir damer encore et j\u2019en jouis profondément.Je suis tourné vers l\u2019avenir, m\u2019intéresse toujours seulement le prochain projet.» Ce prochain projet, c\u2019est Vertiges, un duo avec le compositeur Malcolm Goldstein, 75 ans.«Je crois profondément à la poésie du corps vieillissant.On voit alors tout le parcours, indique Fortier.Pour moi, quand il y a des croisements générationnels dam un projet artistique, c\u2019est un signe de santé.» En ces années-bilans marquées d\u2019anniversaires et de prix, Paul-André Fortier ne cesse de répéter à quel point ü est redevable à son équipe.Petit détour, donc, par le bureau du directeur général, Güles Savary.Quels objectifs encore pour la compagnie?«A ce point, il nous reste à trouver les moyens pour que Paul-André puisse réaliser les projets qui sont encore sur sa table.Vertiges, on va y arriver financièrement.Ensuite, ce sont des points d\u2019interrogation.C\u2019est le paradoxe d\u2019arriver à cet âge où on a encore le goût de faire des choses, mais qu\u2019on sait que ça achève.On est tous très comcient qu\u2019il reste sept, peut-être huit am à la compagnie.Emuite, on va arrêter, car l\u2019énergie aussi change.Même si Paul-André roule plus qu\u2019il ne l\u2019a jamais fait.En 2006, il a dansé cinq fois 30 X 30 dans l\u2019année.» Comptez donc 150 représentations, et en extérieur s.v.p.«L\u2019an dernier, il a fait 115 représenta-tiom.Ce sont des rythmes très internes.» Là encore, un simple constat de réalité, du temps qui passe, car, comme le dit Paul-André Fortier, avec toute sa sagesse cachée derrière ses yeux moqueurs, «il faut apprendre à vieillir et à bien vieillir.C\u2019est important.» Le Devoir La bourse pour le secteur de la danse est offerte par Alvin Segal, C.M., des Vêtements Peerless.Une programmation riche et diversifiée Un site incontournable pour les grands festivals Des aires publiques rénovées et animées Une expérience culturelle unique au cœur du Quartier des spectacles LE DEVOIR LES SAMEDI SI MARS ET DIMANCHE 1\u201c AVRIL 2012 H 3 ARTS MONTREAL Présidence du Conseil Le Conseil aussi a reçu son prix ! La bonne gouvernance devient une façon de bien faire En 2009, le Conseil des arts de Montréal s\u2019est lancé le défi de restructurer son modèle de gérance et d\u2019améliorer celui des organismes culturels qu\u2019il soutient.Trois ans plus tard, le Conseil a le vent dans les voiles.L\u2019expérience est concluante, les projets vont rondement et il a reçu le prix Korn/Ferry International - Les Affaires, en février dernier, pour l\u2019excellence de sa gouvernance.Entrevue avec la capitaine du navire.JESSICA NADEAU NOUS sommes très fiers de ce prix, répond la présidente du Conseil des arts de Montréal, Louise Roy.C\u2019est vraiment un encouragement à continuer, et je pense que cette reconnaissance est susceptible de dégager encore plus de confiance sur la façon dont on fonctionne comme organisme subventionnaire.» Les changements apportés au mode de gouvernance du Conseil des arts de Montréal se sont principalement articulés autour des comités pour l\u2019évaluation des dossiers de demandes de subvention.Jusqu\u2019en 2009, ce sont les 25 membres du conseil d\u2019administration qui évaluaient les projets présentés.Ces derniers devaient voir un grand nombre de spectacles et s\u2019engager dans leur domaine respectif afin d\u2019être capables de formuler une opinion sur les projets qui devaient être subventionnés ou non.Mais, malgré toute leur bonne volonté, ils n\u2019y arrivaient tout simplement pas, explique Louise Roy.«Dans certains secteurs, que ce soit en cinéma ou en littérature, on n\u2019avait pas forcément autour de la table un nombre suffisant de spécialistes.On ne pouvait pas, avec si peu de gens, couvrir tous les champs.C\u2019est ce qui nous a amenés à solliciter une soixantaine de personnes, des gens reconnus dans leur domaine, pour venir former les comités d\u2019évaluation.» Mandatés pour une période de trois ans, les nouveaux membres du comité d\u2019évaluation regardent chaque projet, jugent de la pertinence d\u2019accorder ou non des subventions en fonction de l\u2019enveloppe budgétaire et d\u2019un certain nombre de critères préétablis par le Conseil.Le président de chaque comité fait ensuite part de ses recommandations au conseil d\u2019administration, qui prend la décision ultime.Pour Louise Roy et ses collègues, ce fut une véritable révélation.«Ça nous a apporté beaucoup d\u2019ouverture, de l\u2019oxygène et plein de nouvelles idées.Ça nous a mis en contact avec des gens qui nous ont beaucoup nourris de leur expérience de terrain.C\u2019est notre troisième année et c\u2019est très concluant.» Liens arts-affaires Maintenant que le conseil d\u2019administration est libéré de ses fonctions d\u2019évaluation, il peut se consacrer davantage aux grandes orientations stratégiques.Et l\u2019une des priorités est de développer les liens entre le milieu des arts et le milieu des affaires.C\u2019est dans cette optique que le programme GO C.A.a vu le jour l\u2019an dernier.Cette nouvelle initiative, imaginée par Ginette Noiseux, du théâtre Espace Go, et par Jacques Dostie, de la firme Ernst & Young, avait pour but de faire bénéficier les compagnies théâtrales d\u2019une expertise provenant du milieu des affaires.C\u2019est ainsi qu\u2019est né un concept qui fait des petits au Conseil des arts de Montréal.«Ils nous ont demandé de les accompagner et de faire en sorte que ça se multiplie, s\u2019emballe Louise Roy.Mors, ça se multiplie!» Le concept s\u2019inspire de celui du speed dating.Le Conseil organise des rencontres de réseauta-ge entre les créateurs et des gens d\u2019affaires issus de quatre entreprises: la firme Ernst & Young, le bureau d\u2019avocats McCarthy Tétrault, la Banque Scotia et l\u2019agence de communications Bleublancrouge.Dix organismes culturels d\u2019un secteur donné font une petite présentation aux gens d\u2019affaires et vont par la suite s\u2019asseoir à leurs tables respectives, où banquiers et avocats vieqnent leur poser des questions.A la fin de l\u2019exercice, chacun fait part de sa préférence et le conseil relève les coups de cœur.«C\u2019est étonnant, lors des exercices que nous avons faits, pratiquement tout le monde a eu son premier choix».se réjouit la nouvelle entremetteuse culturelle.Louise Roy est emballée par le projet GO C.A.La première expérience avec les compagnies de théâtre l\u2019an dernier a été un véritable succès.Elle a renouvelé l\u2019expérience avec le milieu de la musique en janvier et s\u2019apprête à le refaire avec celui de la danse au printemps et celui des arts visuels à l\u2019automne.Le programme jouit d\u2019un grand succès et déjà de nouvelles entreprises se manifestent pour prendre part à l\u2019expérience.À l\u2019école de la gouvernance Pour le Conseil des arts de Montréal, le programme GO CA permet de créer des liens entre le milieu des arts et le milieu des affaires, mais srutout il aide les organismes cultruels à se doter de nouveaux éléments poru améliorer leur gouvernance.«Au terme de ces soirées de ré-seautage, les organismes se retrouvent avec quatre nouveaux membres dans leur conseil d\u2019administration, qui ont chacun une expertise très pointue.Sur le plan créatif, ils ont déjà des artistes qui sont autour de la table, mais souvent, ce qui leur manque, c\u2019est de l\u2019aide pour résoudre d\u2019autres types de problèmes, que ce soit pour assurer leur croissance ou sur le plan juridique ou financier.» Pendant que le programme GO C.A.prend son envol, le Conseil des arts de Montréal développe un autre projet pour améliorer la gouvernance des PEDRO RUIZ LE DEVOIR La présidente du Conseil des arts de Montréal, Louise Roy organismes culturels, par l,e biais d\u2019un cours spécifique à l\u2019Ecole des hautes études commerciales (HEC).«Nous sommes en discussion avec HEC pour mettre sur pied un cours qui serait destiné aux organismes culturels, aux directeurs généraux et aux membres des conseils, pour leur permettre de mieux comprendre le rôle d\u2019un conseil, son fonctionnement, leurs responsabilités et le genre d\u2019information à produire.» Le projet est dans l\u2019air depuis un certain temps, mais Louise Roy a bon espoir de le voir arriver à terme dans la prochaine année.«Comme nous accueillons beaucoup de nouveaux organismes, nous croyons que ça pourrait les aider à grandir et à se solidifier.» D\u2019ici là, la présidente du Conseil des arts de Montréal garde le cap sru les défis à relever: soutenir les petits organismes qui sont un bouillonnement créatif, assurer la relève et augmenter le porucentage de fonds privés pour les organisations culturelles en misant sur un engagement soutenu du milieu des affaires.«Ça reste un défi, mais on progresse!» Collaboratrice du Devoir THÉÂTRE Sept dans un même lieu ! Aux Écuries incarne enfin une solution originale aux problèmes de la relève Tout commence avec une ancienne boulangerie du quartier Villeray occupée par une compagnie de théâtre, qui, signe des temps, est d\u2019abord axée sur la tournée internationale: le Théâtre des Deux Mondes.On est quelque part à la fin du XXe siècle, bien avant Twitter, Facebook ou même le I-Pad, c\u2019est tout dire.L\u2019ancien monde, en quelque sorte.d\u2019idées de fou, comme celle de Carte Premières.Bref un jeune trentenaire persuadé de l\u2019importance capitale de la culture en général et du théâtre en particulier.Tous les éléments sont presque là.Il ne reste plus qu\u2019à ajouter le nom de Pierre Mac-Duff qui joue ici le double rôle le plus difficile de sa carrière: celui de l\u2019étincelle et du mélan-geru.MICHEL BELAIR \\ Aune même époque vivotaient une grouillante demi-douzaine de compagnies de théâtre de la «relève», qui en avaient jusque-là de s\u2019éparpiller partout à travers la ville et qui cherchaient des lieux pour déposer leurs affaires quelque part, travailler et montrer, sim-plemenf ce qu\u2019ils savent faire: la Pire Espèce, le Grand Joru, L\u2019Activité, I.N.K, les Porteuses d\u2019aromates et le festival du Jamais Lu.Très vite apparaît aussi, au beau milieu d\u2019eux, une autre figure, plutôt exceptionnelle: celle de David Lavoie, devenu, depuis directeru général des Écuries.Un oiseau rare, adminis-trateru de son état.Un fou plein ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Olivier Ducas pose fièrement près de la récente devanture du théâtre Aux Écuries.À contre-courant C\u2019est précisément ce dont il s\u2019agit: mêler tout cela en étant conscient d\u2019aller à contre-courant, puisque tout le monde a l\u2019habitude de surveiller ses seules propres billes.Ce qui donne tout de suite sept directeurs artistiques (les Pires Es- pèces et les I.N.K.sont deux, les Porteuses et le Jamais Lu, une seule même) pour un même lieu, ce qui ne va pas de soi.Puis, vous attendez jusqu\u2019en 2005 pour que la pâte lève suffisamment et que «les pouvoirs publics», comme on dit, acceptent l\u2019idée qu\u2019on puisse fonctionner différemment.et ça y est! Vous avez conçu un hybride performant! En coulisses, il faut encore ajouter beaucoup de salive, d\u2019huile de bras et de plans à refaire, tout en se faisant chaque fois beaucoup plus clair et beaucoup plus précis, en recommençant encore une fois et même deux, en insistant encore plus.en présentant même des spectacles pendant les travaux.Au fout du compte, ça donne Aux Écruies.Mais ce n\u2019est pas tout.Il aurait fallu décrire les embûches techniques devant le projet dire aussi à quel point le lieu est solidement ancré dans le quartier et parler des conférences qu\u2019y donne l\u2019Université populaire de Montréal.Du lieu de création aussi, de l\u2019incubateur qu\u2019est devenu Aux Écuries et des rencontres en tous genres qui s\u2019y produisent déjà.Des cinq salles du lieu, à tarifs accessibles.De son ouverture aux projets de l\u2019extérieru.De sa programmation aussi, diversifiée, différente, déjantée.Tout cela est vrai, on le constatera tout de suite en visitant le site In-ternet {www.auxecuries.com), mais il y a plus.Ce projet formidable \u2014 on dirait «utopique» s\u2019il ne s\u2019était pas réalisé \u2014 repose depuis le départ sur de vraies rencontres entre de vraies personnes qui l\u2019ont construit à bout de bras.Difficile de trouver une plus belle façon d\u2019assurer la transmission d\u2019une même commune passion.Le Devoir La bourse pour le secteur du théâtre est offerte par Pierre R.Desmarais.BRAVO AU FESTIVAL DU NOUVEAU CINÉMA et félicitations à tous les finalistes Je suis heureuse de m'associer au Grand Prix du Conseil des arts de Montréal pour rendre hommage aux organismes qui se sont démarqués au cours de l'année par l'excellence de leur travail.La culture renforce le sentiment identitaire et contribue à la santé socioéconomique des collectivités.Il est essentiel de récompenser les organisations qui permettent aux artistes de joindre leur public.Depuis un demi-siècle, le gouvernement du Québec tient d'ailleurs le pari de soutenir la culture.À cet égard, j'ai eu le plaisir de lancer l'Agenda 21 de la culture, un cadre de référence qui établit les principes à respecter et les objectifs à réaliser pour intégrer la culture dans le développement de la société québécoise.Bravo aux finalistes et chaleureuses félicitations au Festival du nouveau cinéma.La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine Christine St-Pierre QuébecSH LA QUESTION DE L' AVRIL 2012 À MARS 2016 AlSflfAêfMN OEUVRES DE LA COLLECTION PAmWIK PRINCIPAL Québec S I Collection Loto-Quéliec ŒUVRE : PAUL-ÉMILE BORÜWÎ-CHATOIEHENT.1956 AU MAC 185, RUE SAINTE-CATHERINE OUEST MONTRÉAL (QUÉBEC) H2X 3X5 MÉTRO PLACE-DES-ARTS WWW.MACM.ORG ¦a, MUSEE D\u2019ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL QuébecS H 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 31 MARS ET DIMANCHE I AVRIL 2012 ARTS MONTREAL Direction du Conseil Occuper le territoire, tout le territoire « 2011 a été une grande année pour la culture à Montréal » Si nous avons assisté à la remise du Grand Prix du Conseil des arts de la Ville de Montréal mardi dernier, il faut rappeler que, les 364 autres jours de l\u2019année, l\u2019organisme est bien présent auprès des artistes, à travers une foule de programmes mis en place pour stimuler leur rayonnement et bien plus encore.Danielle Sauvage en témoigne.MARIE-HELENE ALARIE O a été une grande an-née pour le Conseil des arts, mais 2011 a été aussi une grande année pour la culture à Montréal, riche sur le plan immobilier avec la mise en place de nombreux équipements: des salles de concert, le 2-22, le Quartier des spectacles, l\u2019ouverture des Ecuries, qui accueillent de nouvelles compagnies de théâtre, et, en arts visuels, on a assisté à l\u2019inauguration de l\u2019Arsenal Toutes ces nouvelles infrastructures vont servir de décor à de nouvelles activités culturelles de plus en plus nombreuses», nous dit d\u2019emblée Danielle Sauvage, directrice du Conseil des arts de la Ville de Montréal.Du côté du Conseil des arts, l\u2019accent a été mis cette année sur les résidences.«Les résidences permettent de répartir dans tous les quartiers de Vile de Montréal, auprès de publics très différents, des éléments de création et de production artistiques», Danielle Sauvage rappelle Mme Sauvage.Parmi ces résidences, un projet qui tient particulièrement à cœur à Mme Sauvage est celui qui se nomme «Libre comme l\u2019art»: «Ce projet permet d\u2019envoyer des compagnies de création travailler auprès des jeunes dans les écoles primaires et secondaires de cinq commissions scolaires, qui couvrent tout le territoire montréalais.» C\u2019est une initiative originale, dans le sens où des artistes ne font pas que se présenter à l\u2019école, mais ils investissent les classes et créent avec les élèves.Les jeunes sont donc très engagés dans le processus de création et ils y participent à fond: si une compagnie de danse est présente, les jeunes participent à la création de la chorégraphie, aux costumes, à la mise en scène.Si c\u2019est une compagnie en arfs visuels, c\u2019est la même chose.A la fin, tant au primaire qu\u2019au secondaire, les jeunes auront vécu une véritable expérience artistique et le résultat ne sera pas une œuvre d\u2019amateur, mais bel et bien une œuvre professionnelle, présentée dans un lieu professionnel.«Ce projet est appelé à se développer, on aimerait l\u2019amener au cégep et même dans les universités, parce que c\u2019est essentiel pour permettre l\u2019apprentissage des arts et de la culture.» Le poète, le cinéaste et la danseuse Depuis 2011, Montréal possède son poète.Cette autre résidence du Conseil des arts se nomme «Poète dans la cité».C\u2019est le 26 mai dernier que la présidente du Conseil des arts, Louise Roy, en présence de Monique Proulx, présidente du comité de littérature, et de Sylvain Campeau, président de la Maison de la poésie, a dévoilé le nom du premier «Poète dans la cité».Il s\u2019agit de Claude Beausoleil, un poète qui a déjà consacré plusieurs de ses œuvres à Montréal.M.Beausoleil organisera des activités poétiques dans la ville tout en invitant les Montréalais à y participer.Dans les villes anglo-saxonnes du Canada et en Grande-Bretagne, on rencontre de ces poètes, mais Montréal est la première ville francophone au monde où réside un «Poète dans la cité».L\u2019invitation d\u2019un cinéaste en résidence est elle aussi un tout nouveau projet du Conseil des arts.C\u2019est le cinéaste Richard Jutras qui vient tout juste d\u2019entreprendre sa résidence.Ce projet se fait avec la collaboration de l\u2019arrondissement Ville-ray-Saint-Michel-Parc Extension, dans le cadre d\u2019un programme qui s\u2019appelle «Hors les murs».«Le cinéaste en résidence travaille dans l\u2019arrondissement et y rencontre les citoyens, et son projet de scénario se fera en collaboration avec les résidants du quartier», précise Mme Sauvage.Le Conseü propose aussi cette année comme nouveauté un projet-pilote de résidence en danse.Ce projet vise à favoriser les rencontres avec le public montréalais et les artistes de la danse.Cette fois, le Conseil s\u2019associe au réseau Accès culture de Montréal et aux maisons de la culture.Cette première résidence sera assurée par la compagnie de danse Louise-Bé-dard.De La Havane au Saguenay Comme autre nouveauté, on inaugure aussi cette année une résidence à La Havane.Mis en place avec la collaboration du Regroupement des centres d\u2019artistes autogérés du Québec et de la fondation Ludwig de Cuba, ce projet permettra à des artistes de Montréal d\u2019aller passer du temps à Cuba afin de participer à des activités de formation et de réseautage en arts sonores, vidéos, installations photo et arts web, en lien étroit avec les nouvelles tech- nologies numériques.L\u2019année prochaine, ce sera au tour des artistes cubains de venir ici pour travailler dans ces centres d\u2019artistes en arts numériques à Montréal.La résidence des Amériques existe, quant à elle, depuis trois ans, et ce projet propose d\u2019amener des artistes ou des commissaires d\u2019exposition des Amériques à venir travailler à Montréal, à la fonderie Darling.Cette résidence leur permettant de prendre connaissance de tout ce qui se fait à Montréal, ces artistes retournent dans leur milieu et aident ainsi à faire connaître le travail des artistes montréalais.Le programme «Ecrivain en résidence» remporte beaucoup de succès depuis quelques années.«Depuis quatre ans, on a eu une douzaine d\u2019écrivains qui sont allés travailler dans les bibliothèques de leur quartier, ce qui leur a ainsi permis de se faire connaître des résidants.Cette année, c\u2019étaient Hélène Manette, qui était à la bibliothèque Rose-mont-Petite-Patrie, et deux bé-déistes, Sylvie-Anne Ménard et Iris Boudreault, qui ont travaillé à la bibliothèque de la Maison de la culture Frontenac», explique Danielle Sauvage.Pour la seconde année, on procède à un échange d\u2019atelier-résidence avec le Saguenay.«Le côté très intéressant de cet échange, c\u2019est que l\u2019artiste montréalais est issu de la diversité, ce qui permet aux immigrants de connaître autre chose du Québec que la grande ville et de prendre contact avec des artistes d\u2019ailleurs.» Initiatives Même si le Conseil des arts touche à toutes les disciplines, c\u2019est traditionnellement aux arts de la scène que sont attribuées le plus grand nombre de subventions: «Ces secteurs se sont énormément développés depuis les 50 dernières années, parce que Montréal possède plusieurs écoles d\u2019art en théâtre, en danse et en musique.Chaque année, les diplômés de ces écoles s\u2019ajoutent â la foule de créateurs qui continuent de travailler ici â Montréal.» Toutefois, le secteur des arts visuels demeure très actif.En plus des grands musées montréalais, tous les centres d\u2019artistes sont très dynamiques.Le Conseil en subventionne d\u2019ailleurs une trentaine.Un autre secteur qui fait la renommée de Montréal est celui qui touche aux arts numériques et auquel le Conseil participe.«Dans quelques semaines, on pourra assister â la première biennale d\u2019arts numériques organisée par Electra.Cet événement, qui aura un rayonnement international important, saura démontrer que Montréal est une plaque tournante pour le développement des arts numériques.» Mais, pour offrir des subventions, on a besoin d\u2019argent.«Depuis les dernières élections municipales, M.Tremblay avait promis de maintenir l\u2019indexation de nos budgets, ce qui fait que, depuis trois ans, on a eu 500 000 $ de plus.Le Conseil des arts va aussi chercher des fonds via des partenariats avec d\u2019autres organismes, comme la Conférence régionale des élus, les ministères ou même auprès du secteur privé.Tout ça nous permet de donner vie â ces nouveaux projets et â ces nouvelles initiatives.Dans les années â venir, on va continuer â travailler très fort pour assurer l\u2019inclusion de la relève et de la diversité, deux piliers de notre plan stratégique pour les quatre dernières années.» Collaboratrice du Devoir Littérature «L\u2019opposition officielle, c\u2019est toujours la littérature» Liberté conclut avec L\u2019écrivain dans la cité son 50' En 1959, une poignée d\u2019écrivains ont fondé la revue Liberté.Les Gilles Carie, Jacques Godbout, Jean-Guy Pilon, Michel van Schendel et consorts se servaient de ces pages pour entrelarder politique et littérature.Parmi ses consœurs de l\u2019époque \u2014 Cité libre, La Barre du jour, plus tard Mainmise \u2014 seule Liberté a survécu.CATHERINE LALONDE Situation difficile, ü y a eu.«En 2000, liberté a failli fermer.Des membres du comité de rédaction ont décidé plutôt de passer le flambeau â la relève», explique Pierre Lefebvre, qui se joint alors à l\u2019équipe pour relever la vacillante flamme.«La revue, au fil des ans, avait délaissé ce qui, je crois, fait sa grande force: l\u2019alliage d\u2019une sensibilité et d\u2019un amour de la littérature avec une préoccupation po- litique.Le fait de passer par la littérature pour aborder le politique rend le regard contemporain», estime celui qui en devient en 2006 le rédacteur en chef.Olivipr Kemeid, Robert Richard, Evelyne de la Chenelière et Jean-Philippe Warren entourent désormais Pierre Lefebvre à la rédaction.Avec ses quatre numéros par année, le magazine a retrouvé son élan.«On invite des écrivains â signer pas tant des articles que des essais.La voix et le ton comptent, poursuivre les tribulations d\u2019une idée, d\u2019une pensée qui se déploie.liberté est un lieu où la parole a le temps de se chercher.» En 2009, la revue a célébré son 50® anniversaire, étiré jusqu\u2019à la publication en 2011 de L\u2019antholo- gie Liberté.L\u2019écrivain dans la cité (Quartanier), avec des textes de Jacques Eerron, Erançois Ricard, Gilles Marcotte et André Major, entre autres.Un vent de sympathie a soufflé avec ce cinquantenaire, et les ventes ont augmenté de 20 %.Refonte Prochain tournant, en septembre, avec une refonte graphique.Le Pierre format s\u2019agrandira, afin Lefebvre de permettre de jouer davantage dans la mise en pages.«On avait ce fantasme de changer ce format recto tono, afin que l\u2019objet reflète notre diversité, aussi ce côté baveux et pamphlétaire, ces - CO cciture O E STRATEGI \\ >\tUn profil gagnant : Marketing et Management des arts, des industries cuitureiies et des médias >\tUn passeport pour une carrière comme chercheur, professeur, consultant ou dirigeant de haut niveau Information : François Coibert, 514-340-6827 hec.ca [MOUVEMENT CITOYEN POUR LES ARTS ET LA CULTURE MONTREAL Devenez membre ou faites un don www.culturemontreal.ca Félicitations au Festival du nouveau cinéma, lauréat du 2T Grand Prix du Conseil des arts de Montréal, ainsi textes grinçants de mauvaise foi assumée» présents depuis ceux lancés par Hubert Aquin dans les an-_ nées 1960.Le prochain numéro, d\u2019ici là, a pour thème «Les régions à nos portes», «car il y a ce que je n\u2019ose pas appeler un retour du régionalisme, mais cette sortie de la ville en littérature».En seront des textes de Samuel Archibald, Raymond Bock, Samuel Mercier, Matfldeu Arsenault Cette nomination au prix du Conseü des arts de Montréal est déjà une bénédiction pour Liberté.«Les autres finalistes sont formidables, mais, sincèrement, on est les plus petits et les plus cassés de la gang», de dire M.Lefebvre en souriant «Dans un lieu comme liberté, la culture et la littérature sont des contre-pouvoirs.L\u2019opposition officielle, c\u2019est toujours la littérature.C\u2019est toujours elle qui parie â côté du pouvoir», termine le rédacteur en chef Le Devoir La bourse pour le secteur de la littérature est offerte par Peter McAuslan, de la Brasserie McAuslan.sutvez-nous f b qSébecgg Montréal?CRG CIRQyE DU SOLEIL Comeri deê artB etdwtedras Québec IJ ta CONCERTS LMMC W saison 2012-2013 SALLE POLLACK 555, rue Sherbrooke Ouest Le dimanche à 15 h 30 9 sept.ARNALDO COHEN, piano 30 sept.EMERSON STRING QUARTET 21 oct.PIETERWISPELWEY, violoncelle 11 nov.TAKACS QUARTET, cordes 2\tdéc.MARIE-RiœLE LEMIEUX, contralto 10 fév.RACHEL BARTON PINE, violon 3\tmars FAURÉ QUARTEH, piano et cordes 24 mars ANDRÉ LAPLANTE, piano 14 avril PAVEL HAAS QUARTET, cordes 5 mai SETZER-flNCKEL- WU HAN T1RIO, piano et cordes Abonnement 235$ Étudiants (26 ans) 75 $ Billet 35$\tBillet 15$ ft\tNon-remboursableA'Eixes incluses LMMC Tél.: (514) 932-6796 lmmc@qc.aibn.com www.immc.ca Nouvelles pratiques artistiques «Tout est flou» PME-AET définit l\u2019indéfinissable Théâtre sans en être un, spectacles-performances ou installations interactives, les projets visuels, sonores et vivants du collectif PME-ART portent dans l\u2019âme cette identité floue qui caractérise les «nouvelles pratiques artistiques».JÉRÔME DELGADO Dans le cadre du 27® Grand Prix du Conseil des arts de Montréal, le groupe fondé en 1998 a été désigné finaliste, dans cette catégorie impossible à décrire, pour «son exploration unique et intelligente de l\u2019interdisciplinarité et Ipourl sa démarche innovatrice qui font naître des performances insolites combinant la musique, la littérature, les arts visuels, la poésie et la philosophie».Depuis près de quinze ans, depuis cinq sous son appeUation actuelle, le «groupe interdisciplinaire» fait bouger tout ce qui est scène alternative, du Studio XX à l\u2019Usine C, du bistrot Cagibi au centre MAI, et dans des festivals tenus à Toronto, au Japon, en Croatie, partout.Et, il y a quelques mois, en octobre, PME-ART a reçu une sorte de consécration en étant invité à la Triennale québécoise du Musée d\u2019art contemporain.C\u2019est même avec la cinquième version de son projet «Hospitalité», volet intitulé «Le DJ qui donnait trop d\u2019information», que le collectif a eu l\u2019honneur d\u2019inaugurer la série «live» de la Triennale.Cette performance, qui sera reprise en mai lors du Off-ETA, vibre au rythme de commentaires parfois bien cyniques à propos d\u2019une vaste coUection de vinyles.Géométrie variable PME-ART n\u2019est ni une petite ni une moyenne entreprise.Il s\u2019agit plutôt d\u2019une entité à géométrie variable, dont la forme varie selon le projet artistique, selon le lieu de diffusion.L\u2019entité possède ses trois têtes \u2014 deux directeurs artistiques, Jacob Wren et Sylvie Lachance, un directeur administratif, Richard Ducharme \u2014 mais un VOIR PAGE H 5 PME LE DEVOIR LES SAMEDI SI MARS ET DIMANCHE 1\u201c AVRIL 2012 H 5 ARTS MONTREAL Une ville et son conseil Par la culture, Montréal est et sera « On doit l\u2019associer à tout ce qu\u2019une ville et ses partenaires font » Le Conseil des arts et la Ville de Montréal travaillent en harmonie.De toute évidence, s\u2019il est un secteur d\u2019activité où la métropole peut se targuer de présenter une vitrine alléchante et un inventaire bien garni, celui de la culture figure à un rang plutôt enviable.Responsable du dossier de la culture et du patrimoine au Comité exécutif de la Ville, la conseillère Helen Fo-topulos en témoigne.REGINALD HARVEY Depuis le sommet de 2002, informe Helen Fotopu-los, il s\u2019est développé une complicité et une solidarité entre la Ville et le Conseil, qui sont accompagnées de toute la convergence des différents milieux.Les gens se parlent et travaillent ensemble.Il existe une complémentarité et une harmonisation dans ce que l\u2019un et l\u2019autre font; il y a des élus qui siègent au conseil d\u2019administration du Conseil et d\u2019autres qui en font également partie.Sur le plan politique, sa présidente, Louise Roy, et moi-même nous voyons régulièrement; c\u2019est très constructif parce que, lorsqu\u2019on se parle, on apprend beaucoup de choses; on aborde des petits détails qu\u2019on ne retrouve pas dans les mémos savants et qui nous aident à mieux Helen Fotopulos intégrer ces informations dans les gestes qu\u2019on pose.» Elle livre cette vision d\u2019une culture prise au sens large : «De nos jours, en réalité, si celle-ci doit être considérée comme un vecteur de l\u2019essor de Montréal, il est nécessaire qu\u2019elle se situe au-delà des sentiers battus qu\u2019on connaît; elle doit s\u2019intégrer dans la planification urbaine, dans le développement économique, voire dans l\u2019approvisionnement; on doit l\u2019associer à tout ce qu\u2019une ville et ses partenaires font.» Et elle se montre satisfaite de voir que des moyens sont pris pour tendre vers cet objectif: «Malgré la situation économique difficile, on a quand même réussi à augmenter, comme promis, le budget du Conseil des arts.Au chapitre de l\u2019harmonisation de nos différentes actions, on a regroupé cette année la présenta- tion des Prix de Montréal pour les arts et la culture et celle des Prix du Conseil, qui est chargé d\u2019orchestrer cet événement encore plus rassembleur.» Il en résulte une meilleure utilisation des fonds publics.Les nombreux lieux de manifestations culturelles Le Quartier des spectacles retient particulièrement l\u2019attention, sur le plan de la vitalité culturelle que connaît actuellement Montréal.La conseillère de l\u2019arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce en convient, mais elle attribue surtout celle-ci à d\u2019autres facteurs: «Ça fait les manchettes et c\u2019est très important, mais il y a aussi toutes les réalisations autour des actions et des activités qui se déroulent dans les quartiers de la ville; de nombreuses initiatives sont prises dans les bibliothèques et dans les maisons de la culture; toutes celles-ci passent et sont facilitées par des me- sures d\u2019accessibilité et de soutien à la création.» Elle se tourne vers un autre des attributs urbains: «Il ne faut pas oublier le patrimoine et le design.La population est au rendez-vous lors des manifestations publiques tenues dans les arrondissements autour de concours de design; c\u2019est une façon de démocratiser l\u2019accès non seulement au produit final, mais aussi à tout le processus de conception et de réalisation.» Montréal conduit également des projets dans le domaine de l\u2019aménagement paysager et pour la mise en valeur du patrimoine, qui suscitent d\u2019année en année la participation d\u2019un plus grand nombre de personnes.Mme Fotopulos illustre à quel point les citoyens eux-mêmes sont les premiers responsables de ce dynamisme culturel: «Au moment de préparer leurs budgets, certains arrondissements pensaient qu\u2019il leur serait plus facile de faire des coupes dans la culture et les bibliothèques; la réaction de la population a été tellement féroce qu\u2019on a assisté à un net recul sur de telles propositions de la part des fonctionnaires et des gens qui travaillent sur les budgets.» Elle apporte cette touche politique: «Tous partis confondus, les élus sont beaucoup plus sensibles à l\u2019importance de la culture et aux réactions à des aménagements budgétaires qui la pénalisent» Montréal, ville modèle à l\u2019international.Une des forces de la ville est d\u2019avoir atteint une réputation qui la situe à l\u2019avant-garde de la scène culturelle à l\u2019échelle internationale: «Quand je voyage dans des villes comme Barcelone, qu\u2019on tient comme un summum à titre de cité culturelle exemplaire, je m\u2019aperçois que les gens de là-bas regardent attentivement tout ce qui se passe chez nous quand ils nous visitent; ils trouvent qu\u2019on est complètement avant-gardiste sur certains plans et que nous sommes devenus un pôle de référence.En Chine, je constate qu\u2019il s\u2019est publié dernièrement toutes sortes d\u2019articles sur nos festivals et tout le reste; le feedback qui nous parvient d\u2019Austin (Texas), c\u2019est que les gens de là-bas souhaitent devenir le Montréal numéro deux.» Pour autant, Helen Fotopulos croit que le travail doit se poursuivre: «Il ne faut pas se dire \u201cMission accomplie\u201d, parce que la culture est toujours en évolution; on doit demeurer constant dans les interventions et il est toujours nécessaire que la relève prenne les choses en main.» Les acquis ne sont pas à négliger pour autant: «Ce qui a changé, c\u2019est que ce rayonnement est devenu une source de fierté, ce qui aide à nous placer sur la carte à l\u2019international, du point de vue de notre attractivité et de notre compétitivité.» Elle en veut pour preuve que Montréal a fracassé des records d\u2019achalandage, en 2011, dans le domaine du tourisme.Du même coup, les Montréalais se montrent de leur côté fidèles aux propositions culturelles: «Les gens des régions, nos artistes et nos citoyens sont les premiers à fréquenter les billetteries et à se rendre aux manifestations culturelles; on n\u2019importe pas cet engouement qui affiche son caractère de durabilité.Il en résulte que nos efforts collectifs, qui culminent avec le 375\u2018 anniversaire de Montréal, renferment un grand nombre de projets qui ont été annoncés dernièrement.» Collaborateur du Devoir ARTS VISUELS « On ne doit pas craindre de se remettre en question » Sa Triennale sourit au Musée d\u2019art contemporain Sa Triennale québécoise est devenue une exposition attendue.De celles qui font jaser, en mal ou en bien, peu importe, mais qui animent les discussions.Tout le monde n\u2019en parle peut-être pas, mais les chroniqueurs-vedettes, si.Le Musée d\u2019art contemporain (MAC) semble avoir trouvé la bonne formule pour promouvoir l\u2019art d\u2019ici.Ce qui lui vaut sa première nomination en 20 ans dans la course pour le Grand Prix du Conseil des arts de Montréal.JÉRÔME DELGADO La Triennale, c\u2019est plus qu\u2019une expo, s\u2019exclame une fort heureuse Paulette Gagnon.C\u2019est une manifestation d\u2019envergure, importante pour nos artistes.» La directrice du MAC croit sincèrement qu\u2019une bonne part des artistes de la première Triennale, en 2008, ont pu bénéficier de cette fête locale pour s\u2019exporter.Sans pouvoir s\u2019appuyer sur des exemples concrets, elle estime que l\u2019impact d\u2019une telle manifestation dépasse nos frontières.Pour sa deuxième édition, tenue à l\u2019automne, la Triennale québécoise est apparue plus solide.Ils étaient même cinquante artistes à en faire partie, soit une quinzaine de plus qu\u2019en 2008.La manifestation était toujours aussi vaste, à la grandeur du musée, et même plus: une antenne dans la Place des Arts et une intervention en plein air \u2014 dans le ciel, en fait \u2014 à partir de la place des Festivals.Le MAC signait ainsi son retour dans l\u2019espace public, ce qui ne s\u2019était plus produit depuis l\u2019expo Artcité en 2001.Selon Paulette Gagnon, cette présence dans la rue pourrait prendre de l\u2019importance lors de la prochaine Triennale, en 2014.«La formule n\u2019est ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Paulette Gagnon, directrice du Musée d\u2019art contemporain pas encore décidée, tout reste à être déterminé», dit-elle au sujet de l\u2019expo, tout en admettant vouloir «explorer plus d\u2019espaces».Elle considère aussi le nombre de cinquante artistes comme le maximum possible.Dans ce sens, il serait étonnant que la Triennale grandisse encore.Ouvrage de référence La deuxième édition de cette méga-expo s\u2019est aussi démarquée sur deux points: une publication de 500 pages, véritable ouvrage de référence sur l\u2019art contemporain au Québec depuis quinze ans, et le programme «Live», qui réunissait des artistes de la performance, une discipline jamais très bien représentée dans les musées.Le MAC a aussi profité de la tenue de la Triennale 2011 pour signer une entente importante avec Loto-Québec, qui s\u2019est engagé jusqu\u2019en 2016 à ver- ser 100 000 dollars par année destinés, entres autres, à l\u2019acquisition d\u2019œuvres d\u2019art Les premières d\u2019entre elles seraient parmi celles exposées lors de la Triennale.Fort de son succès public et critique, la Triennale est-elle là pour rester?En 2014, oui, elle le sera, à l\u2019automne encore une fois.Pour la suite, Paulette Gagnon n\u2019est pas prête à s\u2019engager.«J\u2019ai toujours dit qu\u2019il fallait en faire au moins trois, rappelle-t-elle.Après trois, il faut évaluer.On ne doit pas craindre de se remettre en question.On ne peut pas faire la même chose ad vi-tam æternam.» Collaborateur du Devoir La bourse pour le secteur des arts visuels est offerte par Maurice Forget, de Fasken Martineau.PME SUITE DE LA PAGE H 4 nombre indéfini de bras, de jambes, de voix.A l\u2019instar de son acronjnne, qui signifie tout et rien.«Pretty Much Everything» est la définition préférée de Jacob Wren, «Pour des mondes égaux», celle de Sylvie Lachance.Porté par la pensée sociale, ouvert et sans frontières artistiques, PME-ART est né sur des bases théâtrales.Wren, metteur en scène et auteur à ses heures (Le Génie des autres.Le Quartanief), en est l\u2019âme créatrice, et sa collègue, ancienne directrice du MAI, est sa véritable défricheuse, elle qui a commencé sa carrière dans les années 1980 avec les défunts «Les 20 jours de théâtre à risques».Les deux se posent néanmoins loin de l\u2019art dramatique.«J\u2019ai commencé à écrire parce que tout ce que je voyais au théâtre ne me plaisait pas.J\u2019ai voulu le faire à ma manière, dans une attitude punk, confie Jacob Wren.Ce ne sont pas des lectures de textes.C\u2019est quelque chose plus près de la performance, où les gens peuvent parler.» Pour Sylvie Lachance, leurs propositions reposent sur «un travail de réflexion plus proche des arts visuels», un travail critique, difficile à saisir \u2014 elle ne s\u2019en cache pas.C\u2019est ce qui plaît.«C\u2019est comme un savon dans le bain qu\u2019on a envie d\u2019attraper», résume-t-elle.Jacob Wren arrive habituellement avec une idée à laquelle se greffent des collaborateurs.La création se fait en collectif, mais aucune ne suit le même processus.«Tout est flou», admet Wren, tout le monde fait tout, y compris jouer de la musique, même si personne n\u2019est musicien.Et, surtout, l\u2019œuvre n\u2019est jamais un ensemble fini et immuable.«Hospitalité», le projet qui les occupe depuis 2008 et qui les a menés à se produire autant en Europe occidentale qu\u2019en Estonie, a commencé par une simple mise à l\u2019épreuve des capacités de composition d\u2019un collectif musical.Le cinquième volet poursuit sur la même passion pour la musique et sur cette invitation à s\u2019ouvrir à l\u2019autre.Collaborateur du Devoir La bourse pour le secteur des nouvelles pratiques artistiques est offerte par Luc Plamondon.TREAL CREATEURS IL\\iiO NUMÉRIQUE Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 Bibliothèque et Archives nationales > I\tES ES Québ6c ES ES "]
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