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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2012-04-04, Collections de BAnQ.

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[" Registre des armes d\u2019épaule : Québec s\u2019adresse aux tribunaux Page A 3 Louise Beaudoin choisît de réintégrer le caucus péquiste A Page A 3 www.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.C1IIN°74 4 LE MERCREDI 4 AVRIL 2012 I,09$+taxes= 1,25$ Ottawa saborde Droits et Démocratie La décision fait partie d\u2019un plan longuement préparé, selon l\u2019opposition GUILLAUME B O U R G AU LT-C ÔT É C> est la fin pour l\u2019organisme Droits et Démocratie: le gouvernement a annoncé hier qu\u2019il mettra im terme aux activités du centre fondé en 1988 et pris dans la toiumente depuis deux ans.Une décision vivement contestée par l\u2019opposition, qui accuse les conservateius d\u2019avoir créé eux-mêmes la crise qui sert argoiud\u2019hui de prétexte au sabordage.Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a scellé le sort de Droits et Démocratie en expliquant que «depuis un certain temps, les nombreux problèmes auxquels est confronté le centre ont été ^posés sur la place publique.Il est maintenant temps de tourner la page et d\u2019aller de l\u2019avant», a indiqué le ministre dans im communiqué de presse.Le gouvernement déposera donc «très bientôt» im projet de loi poiu transférer les fonctions du centre vers son ministère.Le Centre international des droits de la personne et du développement démocratique\u2014 le nom au long de Droits et Démocratie \u2014 a été mis sur pied par le gouvernement Mulroney en 1988.Une loi fédérale définit son mandat et son indépendance.Exclusivement financé par le Parlement (11 millions), l\u2019organisme non partisan travaillait siutout à «encourager et appuyer les valeurs universelles des droits humains et à promouvoir les institutions et les pratiques démocratiques partout dans le monde».Son action se concentrait dans une quinzaine de pays.La décision du gouvernement a indigné l\u2019opposition.«Les conservateurs ont miné la crédibilité et l\u2019organisation du centre, voilà maintenant qu\u2019il le ferme: VOIR PAGE A 10: OTTAWA LUC GNAGO REUTERS EMBARGO Les Maliens se préparent au pire et font des réserves À lire en page A 7 FERMETURE AVEOS Air Canada reçoit une mise en demeure de Québec Moody\u2019s abaisse la note de crédit du transporteur ¦ À lire en page B 1 INDEX Actualités.A 2 Annonces.B\t6 Avis publics.A 6 Carrières.B\t4 Culture.B 10 Décès.B\t6 Economie .B\t1 Éditorial.A 8 Idées .A 9 Météo.A4 Monde.A 7 Mots croisés.A 4 Sudoku.B 7 Télévision.B 9 mm CHRIS WATTIE REUTERS Dès 2006, le ministère de la Défense et les Forces canadiennes étaient décidés à acheter l\u2019avion de combat F-35 de Lockheed Martin, constate le nouveau vérificateur général, Michael Ferguson, dans son premier rapport présenté hier à Ottawa.F-35 : une gestion aveugle Le gouvernement Harper a sous-estimé les coûts et les risques liés à l\u2019achat des chasseurs, conclut le vérificateur général MARIE VASTEL Ottawa\u2014Le choix des fameux avions de chasse F-35 était celui de la Défense, et pour s\u2019assurer que son appareil favori vole un jour au sein de l\u2019équipement militaire canadien, le ministère a pris des moyens détournés: coûts sous-estimés, risques camouflés, décisions prises sans documents ni approbations à l\u2019appui.Le constat du tout premier rapport du nouveau vénficateur général est sévère.Le ministère de la Défense avait choisi dès 2006 le F-35 de Lockheed Martin pour remplacer les CF-18 qui achèvent leiu vie utile.Et il s\u2019est organisé pour que son souhait devienne réalité.«La décision d\u2019acheter le F-35 était déjà bien amorcée quatre ans avant toute annonce officielle», a argué Michael Ferguson en point de presse.Ce n\u2019est qu\u2019à l\u2019été 2010 que les conservateurs ont confirmé, publiquement, qu\u2019ils iraient de l\u2019avant en se proouant 65 appareils.Non seulement la hauteiu des coûts anticipés a-t-elle VOIR PAGE A 10: E-35 ¦ La chronique de Manon Cornellier, page A 3 : Esquiver la vraie question ¦ L\u2019éditorial de Josée Boileau, page A 8 : Indécente insouciance ¦ Autres textes sur le rapport du vérificateur général, page A 2 «La Défense n\u2019a pas fait preuve de la diligence nécessaire pour un engagement de 25 milliards» Pirates sans ordinateur La philosophie du hacking sort doucement de son cadre technologique pour contaminer le reste de la société La menace d\u2019un black-out global d\u2019Internet annoncé pour samedi dernier par les Anonymous afin de dénoncer les dérives du capitalisme n\u2019a finalement pas eu lieu.Or, si les pirates informatiques ont décidé de ne pas sévir dans le cyberespace, difficile d\u2019en dire autant de leur philosophie, celle du hacking, qui tend de plus en plus à se matérialiser ailleurs que dans les univers informatiques.EABIEN DEGLISE En novembre dernier, le dramaturge Olivier Choinière a orchestré un acte de «piratage artistique» étonnant dans la salle duTTiéâtre du Nouveau Monde (TNM), un soir, à l\u2019occasion de la dernière représentation de L\u2019école des femmes de Molière.Planifié dans le plus grand secret et sans l\u2019accord de l\u2019institution théâtrale, «Projet blanc» \u2014 c\u2019est le nom donné à la chose \u2014 a pris la forme d\u2019un texte critique diflûsé pendant le spectacle dans les oreilles de 80 personnes rassemblées par l\u2019artiste au dernier balcon du théâtre.Choinière y dénonçait le caractère poussié-reqx du théâtre et sa mise en marché de la culture.A l\u2019exception des participants \u2014 réunis plus tôt par l\u2019artiste dans les alentoiu-s du théâtre, sans savoir oû cela allait les conduire \u2014, personne ne s\u2019est rendu compte de l\u2019intervention.Pas de cri.Pas de heiu-t.Pas de trace.à l\u2019image de la majorité des actes de piratage informatiques perpétrés dans les mondes virtuels par les «chapeaux blancs», ces hackers bien intentionnés dont Choinière avoue s\u2019être largement inspiré.VOIR PAGE A 10: PIRATES ^ V SOURCE YVES RENAUD Au TNM, la dernière représentation de L\u2019école des femmes de Moiière fut ia cibie cet automne d\u2019un acte de «piratage artistique» inspiré par ia cuiture du hacking informatique.Effervescence immobilière à Montréal Le maire Tremblay a annoncé hier dix projets pour le centre-ville totalisant plus de 628 millions JEANNE CORRIVEAU Les projets immobiliers se multiplient au centre-ville de Montréal.Le maire Gérald Tremblay en a annoncé dix d\u2019un coup hier.S\u2019ils se réalisent, ces projets se traduiront par des investissements totalisant 628,2 millions de dollars.La maison Louis-Hip-poljûe-LaFontaine pourrait profiter de cette effervescence puisque le développement de l\u2019îlot Overda-le dont elle lait partie est conditionnel à la restama-tion de l\u2019immeuble patrimonial laissé à l\u2019abandon depuis ime vingtaine d\u2019années.L\u2019ambiance n\u2019était pas au pessimisme hier matin dans les locaux de l\u2019arrondissement de Ville-Marie oû l\u2019éqitipe de la Direction de l\u2019aménagement urbain dévoilait les projets immobiliers qui devraient voir le join- au cours des prochaines années.Parmi les plus ambitieux figure le projet de la maison Ogilvy, à l\u2019angle des rues Sainte-Catherine et de la Montage, qui prévoit la démolition de l\u2019hôtel de la Montagne, l\u2019agrandissement du magasin Ogil-yy et la construction d\u2019un nouveau complexe hôtelier et résidentiel.Le tout pom la coquette somme de 140 millions.Plus au sud, le Roccabella viendra remplacer un stationnement de siu-face bordé par le boulevard René-Lévesque et la rue de la Montagne.Les deux toiu-s jumelles de 35 étages abriteront 516 condos ainsi que des locaux commerciaux et nécessiteront des investissements de 117 millions.Dans le Quartier des spectacles, le Peterson, avec VOIR PAGE A 10: PROJETS 77831302831714 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI AVRIL 2012 ACTUALITES Anciens combattants Des mesures pour réduire la paperasse Halifax \u2014 Le ministère des Anciens Combattants apporte des changements à sa façon de payer certains services arrx ex-militaires des Forces ca-nadiermes.De passage à Halifax hier, le ministre Steven Blaney a annoncé la mise en place pour les vétérans d\u2019un paiement forfaitaire unique qui couvrira les coûts des services d\u2019entretien ménager et d\u2019entretien du terrain.Les bénéficiaires du Programme pour l\u2019autonomie des anciens combattants (PAAC) n\u2019auront plus à soumettre de reçus pour ces deux services, a souligné M.Blaney Certains ex-militaires devaient patienter plusieurs semaines avant d\u2019être remboursés par le ministère.Le ministre a mentionné que les prestataires empocheraient à l\u2019avance l\u2019argent pour ces services, ce qui leur évitera d\u2019avoir à fournir systématiquement leurs reçus pour l\u2019entretien ménager et l\u2019entretien de leur terrain.Seuls ces deux services sont visés par les changements, et le montant maximal offert aux anciens combattants pouvant s\u2019en prévaloir est de 9991 $ par année.Le fait de diminuer le temps de traitement des demandes permettra de libérer les ressources nécessaires pour offrir un soutien constant aux anciens militaires, a souligné le ministre Blaney.Les modifications sont apportées dans le cadre d\u2019un exercice de réduction de la paperasse, a-t-il expliqué, ajoutant que cela faciliterait l\u2019accès des anciens combattants à ces services.Mais de tels changements pourraient se traduire par une restructuration des ressources humaines, a-t-il poursuivi.Des rencontres sont prévues au cours des prochaines semaines avec le personnel afin de faire le point sur le plan prévu par le ministère, a ajouté M.Blaney.Les prestations \u2014 qui seront versées deux fois par année à compter de cet automne \u2014 seront calculées selon les besoins du prestataire et les tarifs en vigueur dans sa ville.Un ancien combattant.Hank Einarson, a applaudi à l\u2019annonce du ministre Blaney.«J\u2019ai parfois entendu des plaintes de couples qui étaient dans le rouge de 300 $ ou 400 $ avant de recevoir leur remboursement», a-t-il expliqué.La Presse canadienne CHRIS WATTIE REUTERS Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a défendu hier les mesures contenues dans son budget dévoilé jeudi dernier.Budget fédéral Les amendements sont rejetés par la majorité conservatrice MARIE VASTEL Ottawa \u2014 L\u2019opposition n\u2019aura pas son mot à dire sur le budget fédéral.L\u2019amendement des néodémocrates et le sous-amendement des libéraux ont tous deux été rejetés par la majorité conservatrice aux Communes, hier soir.Après avoir monopolisé le temps de débat pendant trois jours, à la Chambre, le NPD a finalement cessé son monologue en après-midi pour déposer son amendement à l\u2019énoncé économique présenté par le ministre des Finances, Jim Flaherty, jeudi dernier.Les néodémocrates y dénoncent le manquement du gouvernement à créer de l\u2019emploi et à protéger l\u2019environnement; la réduction des transferts en santé aux provinces; la hausse de l\u2019âge d\u2019admissibilité à la sécurité de vieillesse de 65 à 67 ans; et les coupes dans la fonction publique qui se traduiront par des réductions de services à la population de même qu\u2019à Radio-Canada.La stratégie néodémocrate avait été dénoncée par les libéraux, qui s\u2019étaient vus contraints d\u2019écouter la tirade du député Peter Julian et de patienter pour pouvoir à leur tour s\u2019opposer au budget dans l\u2019enceinte parlementaire.Le néodémocrate parlait sans relâche, lorsque les travaux parlementaires portaient sur le débat du budget, depuis vendredi midi.Au total, c\u2019est environ une douzaine d\u2019heures qu\u2019a passées M.Julian à énumérer les critiques de son parti, sans permettre à aucun autre parti d\u2019intervenir et de taire valoir ses préoccupations à son tour.Avec son sous-amendement, le Parti libéral a de son côté tenté d\u2019ajouter aux critiques néodémocrates ses propres récrimi- nations voulant que le premier ministre doive lui aussi accepter de reporter de deux ans une allocation de retraite spéciale qui lui sera disponible dès l\u2019âge de 65 ans, par solidarité avec les Canadiens auxquels il impose de retarder leurs prestations de Sécurité de la vieillesse.Le bureau de Stephen Harper a cependant indiqué lundi que, dans le cadre de la révision des pensions de retraite offertes aux députés fédéraux, la prestation spéciale \u2014 qui équivaut aux deux tiers du salaire de premier ministre, soit environ 100 000 $ \u2014 pourrait elle aussi faire l\u2019objet de changements.Les propositions néodémocrate et libérale ont toutes deux été rejetées, en soirée, à l\u2019issue de votes qui se sont soldés par le même résultat; 135 voix pour et 153 voix contre.Le Devoir E N BREF Mont-Royal: le «député fantôme » quitte son poste Un employé du gouvernement fédéral décrit par le libéral Irwin Coder comme étant le «député fantôme» de sa circonscription montréalaise a quitté son poste.Dans une brève entrevue téléphonique accordée à La Presse canadienne hier, Saulie Zadjel a confirmé qu\u2019il avait abandonné son emploi au sein de la fonction pu- blique fédérale sans toutefois dire pourquoi.L\u2019ancien candidat conservateur dans Mont-Royal avait été embauché par le gouvernement de Stephen Harper après avoir été défait par M.Colter lors des élections de mai dernier.Irwin Coder avait plus tard exprimé son inquiétude concernant M.Zadjel, affirmant qu\u2019il était payé par les contribuables pour exercer des fonctions ressemblant à celles d\u2019un député dans sa circonscription.- La Presse canadienne Rapport du vérificateur Transports Canada doit resserrer sa surveillance de la sécurité aérienne Ottawa\u2014Transports Canada doit resserrer sa surveillance de la sécurité aérienne, estime le vérificateur général.Si le ministère fédéral a développé un système de sécurité aérienne rigoureux et conforme aux normes internationales, son inspection des vols à haut risque est nettement moins reluisante, a affirmé hier Michael Ferguson.M.Ferguson, qui présentait son rapport aux Communes, a appelé à plus de diligence de la part de Transports Canada dans sa supervision des systèmes de sécurité des compagnies aériennes.Au cours des dernières années, la surveillance est passée d\u2019une approche traditionnelle à la mise en place de systèmes de gestion de la sécurité, entraînant du même coup un transfert des responsabilités aux compagnies aériennes.Transports Canada doit s\u2019assurer que les compagnies observent des politiques et des procédures de sécurité adéquates.Mais le vérificateur général estime qu\u2019à certains égards, le ministère manque à ses devoirs.M.Ferguson a notamment déploré que l\u2019information utilisée par Transports Canada pour identifier les compaguies à haut risque ne soit pas toujours disponible ou maintenue à jour.Transports Canada reconnaît ses lacunes à ce chapitre et s\u2019est engagé à y remédier pour améliorer sa surveillance de la sécurité, indique-t-on dans le rapport du vérificateur général.M.Fer^son rappelle toutefois que l\u2019aviation au Canada demeure, somme toute, sécuritaire.La Presse canadienne Santé Canada et TASFC doivent mieux collaborer Ottawa \u2014 L\u2019Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) affiche une bonne performance en matière de contrôle des importations de biens de consommation potentiellement risqués, mais elle doit collaborer davantage avec Santé Canada pour repérer certains envois problématiques, a plaidé le vérificateur général.Dans son rapport déposé hier aux Communes, Michael Ferguson soutient que l\u2019Agence fait un bon travail d\u2019identification des envois à haut risque.11 n\u2019existe toutefois pas d\u2019entente formelle entre l\u2019ASFC et Santé Canada en ce qui a trait à la vérification des importations de biens se trouvant sous la responsabilité du ministère, tels les appareils médicaux et les produits antiparasitaires.E N BREF Économie cachée L\u2019Agence du revenu du Canada doit faire plus pour éliminer l\u2019économie clandestine, selon le rapport du vérificateur général du Canada, Michael Ferguson.Les personnes et entreprises ne déclarant pas d\u2019impôt sont considérées par l\u2019Agence comme l\u2019un des plus grands risques auxquels elle doit faire face.«La Les agents des services frontaliers n\u2019ont pas d\u2019instructions précises sur les procédures à suivre pour la surveillance de ces produits, a écrit M.Ferguson dans son rapport, ajoutant qu\u2019un accord officiel pourrait remédier à la situation.L\u2019ASCF et Santé Canada ont fait savoir qu\u2019ils collaboreraient afin de conclure un tel accord, qui déterminera la responsabilité de chacun pour les divers types d\u2019importations.Par ailleurs, M.Ferguson a déploré la pauvreté de la documentation produite par les douaniers à la suite de leurs inspections des importations, avec 40 % de rapports qui sont incorrects ou incomplets.L\u2019Agence a déclaré que ses procédures à cet égard seraient resserrées.La Presse canadienne combinaison du ralentissement économique et du nombre croissant de travailleurs autonomes fait augmenter le risque que des revenus ne soient pas déclarés ou qu\u2019ils soient sous-déclarés et que l\u2019assiette fiscale en souffre», note le rapport déposé hier.L\u2019Agence doit s\u2019assurer de l\u2019efficacité que ses laçons de laire pour retrouver les non-déclarants sont efficaces.-Le Devoir HOPITAL VÉTÉRINAIRE LE DEVOIR, LE MERCREDI 4 AVRIL 2012 A 3 ACTUALITES Esquiver la vraie question Manon I CORNELLIER A Le 30 janvier dernier, le ministre associé à la Défense, Julian Fantino, était catégorique aux Communes.«Nous collaborons avec nos alliés pour remplacer nos aéronejs vieillissants par des F-35 à la fine pointe de la technologie.» Les inquiétudes exprimées par l\u2019opposition n\u2019étaient que «l\u2019œuvre du désespoir».Le ministre et ses collègues connaissaient pourtant les conclusions dévastatrices du rapport du vérificateur général.Ils savaient que le processus ayant mené au choix sans appel d\u2019offres de l\u2019avion de chasse F-35 avait été entaché de multiples irrégularités.Que mensonges et cachotteries avaient été la norme.Ils le savaient parce que, comme le veut la pratique, le vérificateur général soumet toujours une première ébauche de son rapport au gouvernement afin de valider les faits.Cela fut fait dès novembre dernier.La version définitive, fournie par la suite pour obtenir la réponse du gouvernement, a été transmise le 24 janvier.Ce n\u2019est pourtant que le 13 mars que le ministre Fantino a finalement dit, en comité, que «la décision définitive, à savoir si nous allons, ou pas, effectivement acheter, acquérir les F-35, n\u2019a pas encore été prise».Les problèmes publics du programme ne laissaient plus le chok au gouvernement.Et il y avait ce rapport accablant qui lui pendait au bout du nez.?Selon le nouveau vérificateur général, Michael Ferguson, le ministère de la Défense a caché aux décideurs et au Parlement des données importantes quant aux risques et aux coûts de ce programme.Le ministère a entre autres offert aux députés une réponse réfutant les chiffres du Directeur parlementaire du budget, dévoilés juste avant les élections, alors que les militaires avaient des évaluations similaires dans leurs cartons depuis plus d\u2019un an.Des décisions cruciales ont été prises avant d\u2019obtenir les autorisations requises.D\u2019autres, sans documents appropriés à l\u2019appui.En décembre 2006, le ministère de la Défense a, sans mettre Travaux publics dans le coup et sans informer les ministres des conséquences, engagé le Canada dans un protocole d\u2019entente qui liait pour ainsi dire les mains du gouvernement Bref, des années avant la décision de juillet 2010, les militaires avaient ouvert la voie à l\u2019avion de leur choix.Le gouvernement avait une réponse toute prête à ce chapelet de critiques: gel des fonds pour l\u2019acquisition des E-35, mise sur pied d\u2019un Secrétariat du E-35 au sein du ministère des Travaux publics plutôt que de celui de la Défense, supervision du Secrétariat par un comité de sous-ministres, obligation pour le ministère de la Défense d\u2019offrir des mises à jour annuelles au Parlement et des séances d\u2019information régulières sur l\u2019échéancier et les coûts.De plus, aucun projet ne sera approuvé et aucun contrat signé avant que le Conseil du trésor ait obtenu un examen indépendant des hypothèses du ministère de la Défense, examen qui sera rendu public, ni avant qu\u2019il se soit assuré du respect des politiques d\u2019approvisionnement.Rien dans le communiqué du gouvernement ne dit cependant qu\u2019on pourrait choisir un autre appareil.Iæ Secrétariat est créé pour superviser le pro-^amme du E-35, et rien d\u2019autre.Malgré les amé-Eorafions apportées au chapitre de la gestion et de la transparence, ce plan évite par conséquent le fond de la question.D escamote ce qui devrait être la première étape du processus, soit la réévaluation de deux décisions fondamentales: le refus de procéder par appel d\u2019offres et la sélection des avions E-35 pour remplacer les CE-18.Ces deux décisions ont été prises à partir d\u2019informations trompeuses ou incomplètes et sans débat public.Ainsi, pour se soustraire à un appel d\u2019offres, la Défense a dû s\u2019y reprendre à deux fois pour trouver une exception acceptable, mais n\u2019a jamais fourni à Travaux publics Canada les informations à l\u2019appui.Ce ministère s\u2019est finalement contenté d\u2019une simple lettre pour justifier l\u2019absence de compétition.Les militaires préféraient le E-35, ce qui transparaît dans la conclusion d\u2019une évaluation de cinq appareils rédigée avant la signature du protocole de 2006.Le E-35, y lit-on, «est non seulement l\u2019aéronef qui satisfait le mieux aux exigences des Forces canadiennes en offrant la durée de vie la plus longue, mais il est aussi le plus abordable».Or, des cinq avions, il était le seul alors toujours en développement, donc au prix incertain.?Les révélations d\u2019hier renforcent l\u2019impression déjà bien ancrée que ce gouvernement se laisse aisément charmer par le ministère de la Défense.En octobre 2010, le vérificateur général avait fait état de problèmes similaires survenus dans le cadre du programme d\u2019achat d\u2019hélicoptères militaires Chinook, que les conservateurs avaient choisi d\u2019acquérir sans appel d\u2019offres.Là encore, le ministère de la Défense avait minimisé les risques et les coûts, qui ont fini par exploser.Il est difficile aussi de ne pas voir dans cette minimisation des risques et des coûts une manœuvre délibérée du ministère de la Défense pour obtenir ce qu\u2019il veut.Et qu\u2019il pourrait encore avoir si le programme ne dérape pas, car rien dans les mesures annoncées hier ne vise à les priver de leur avion favori.Dans ce contexte, on peut prédire que la méfiance persistera.Du moins tant que le gouvernement n\u2019acceptera pas de débattre du choix du E-35 et de la justesse ou non de procéder sans appel d\u2019offres.mcornellier@ledevoir.corn Registre des armes d\u2019épaule Québec fait appel aux tribunaux Le gouvernement dépose une requête pour récupérer les données québécoises ANTOINE ROBITAILLE Québec \u2014 Jugeant Ottawa en «infraction» avec «l\u2019esprit fédéral» dans le dossier du registre des armes à feu, Québec s\u2019est résolu à réclamer l\u2019intervention des tribunaux pour en récupérer les données.«E nous faut \u201cencore\u201d répéter nos attentes face à la nécessaire collaboration dans notre système fédéral», a expliqué le ministre Jean-Marc Eournier, sur un ton exaspéré.Congés parentaux, procréation assistée, valeurs mobilières, etc., depuis 2003, Québec a multiplié les recours devant les tribunaux pour faire respecter les principes du partage des pouvoirs prévu dans la loi constitutionnelle de 1867.Depuis l\u2019élection d\u2019un gouvernement majoritaire conservateur en mai 2011, s\u2019est ajoutée une «manifestation fédérale de ne pas avoir la collaboration comme première valeur», selon les mots de M.Eournier.Cet hiver, il s\u2019était rendu \u2014 en vain \u2014 à Ottawa réclamer des modifications au projet de loi C-10 sur la justice criminelle.Hier, M.Eournier a aussi mis en relief le cas récent de l\u2019aérogare de Neuville \u2014 dont la construction se fait en totale infraction avec les lois du Québec, mais dans un vide juridique créé par deux jugements de la Cour suprême \u2014 cas oû «la collaboration [du ministre des Transports Denis Lebell tarde à venir».Quant au registre des armes à feu, le fédéral a aussi fait la «sourde oreille» aux demandes répétées du Québec de le conserver et de le récupérer sur son territoire afin de lutter contre la violence conjugale et le suicide, notamment.L\u2019Assemblée nationale a adopté ces dernières années pas moins de huit résolutions contre l\u2019abolition du registre des armes à feu.Destruction imminente Il y a «péril en la demeure», a insisté M.Eournier.La loi adoptée récemment par la Chambre des communes prévoit la destruction «quasi immédiate» des données dès après son entrée en vigueur.Or elle sera votée sous peu par le Sénat, après quoi elle recevra la sanction royale.Par conséquent, dans sa requête déposée lundi et présentée hier aux médias, Québec réclame deux types d\u2019injonction, interlocutoire et permanente, ainsi que des «mesures conservatoires».La constitution du registre, dans les années 1990, avait été le fruit d\u2019une collaboration entre les provinces et le fédéral, a insisté le ministre Eournier, qui parlait hier d\u2019un registre «commun», payé entre autres par les contribuables du Québec.Or, à l\u2019inverse, avec l\u2019article 29 de la Loi sur l\u2019abolition du registre des armes d\u2019épaule, on «outrepasse ses compétences», évacue toute celle des provinces et nie le droit à celles «qui le souhaitent de maintenir» un registre.Québec fait aussi valoir que les données qu\u2019Ottawa veut détruire sont sous l\u2019application de lois québécoises protégeant les renseignements personnels.Son application aurait des effets sur le ministère de la Famille, qui se sert du registre, ainsi que sur les municipalités.La destruction des données pourrait empêcher l\u2019application de la loi Anastasia, adoptée par Québec dans la foulée de la fusillade du collège Dawson.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre de la Justice, Jean-Marc Foiu-nier La ligne dure Les récriminations du Québec laissent de glace le gouvernement fédéral, qui maintient la ligne dure.Les provinces peuvent faire ce qu\u2019elles veulent, mais Ottawa ne va pas les aider à créer leur propre registre, a prévenu hier Mike Pat-ton, directeur des communications du ministre fédéral de la Sécurité publique.Vie Toews.«Je ne peux pas commenter la procédure judiciaire, mais je peux affirmer que notre gouvernement est déterminé à détruire une fois pour toutes les données inefficaces et inutiles du registre des armes d\u2019épaule», a dit M.Patton.La Presse canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Dans le domaine de la construction, le projet de loi permet de sanctionner les entrepreneurs dont les pratiques de travail ne respectent pas les normes de sécurité.Modernisation à la CSST Les domestiques seront protégées contre les accidents de travail ROBERT DUTRISAC Québec \u2014 La ministre du Travail, Lise Thériault, a déposé, hier le projet de loi 60 qui étend à 14 000 entreprises l\u2019obligation de se doter d\u2019un programme de prévention de santé et de sécurité au travail et qui garantit aux domestiques une protection contre les accidents de travail.Le projet de loi 60, intitulé Loi visant principalement la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail et son application aux domestiques, est une première révision du régime depuis sa création il y a 31 ans.lise Thériault en a dévoilé les détails, hier en conférence de presse, avec le nouveau président du conseil et chef de la direction de la Commission de la santé et sécurité au travail (CSSJ), l\u2019ancien ministre libéral Michel Després.En 1980, seulement deux des six groupes d\u2019entreprises jugés prioritaires étaient visés par l\u2019obligation de mettre sur pied un programme et un comité de santé et de sécurité au travail (la construction, l\u2019industrie chimique, la forêt, les mines, la fabrication de produits métalliques.notamment).Avec l\u2019ajout des quatre autres poupes, deux millions de travailleurs seront touchés dans 14 000 entreprises comptant 20 travailleurs et plus.Ainsi, les commerces, les services financiers, les communications et les papeteries, pour ne nommer que ces activités, devront se doter d\u2019un programme de prévention.Permis suspendus Dans le domaine de la construction, le projet de loi permet de sanctionner les entrepreneurs négligents en suspendant ou annulant leur permis de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) sans lequel ils ne peuvent pas remplir des contrats.Le projet de loi prévoit diverses dispositions pour assurer un traitement rapide des accidentés du travail afin de .Résultat, quand le gouvernement a officiellement annoncé son intention d\u2019acheter ses avions de chasse à Lockheed Martin en 2010, «le Canada était trop engagé dans programme JSF et le développement du F-35 pour lancer un processus concurrentiel équitable», conclut le vérificateur général.Le Devoir Ferguson n\u2019est toujours pas bilingue La nomination du nouveau vérificateur général avait été fortement critiquée, dans l\u2019opposition fédérale et à Québec, car Michael Fer^son ne parle que peu français.Pour calmer le jeu, il avait plaidé pouvoir devenir bilingue en un an.Six mois après sa nomination, et à mi-chemin de cet échéancier, il a toutefois reconnu hier qu\u2019il avait encore «beaucoup de choses à apprendre».Il suit des cours à raison de 10 heures par semaine, et s\u2019assure de ne jamais annuler.Questionné à savoir s\u2019il relèverait son pari d\u2019être bilingue d\u2019ici six mois, il a répondu \u2014 en anglais \u2014 qu\u2019il y travaillait.«Je vais continuer d\u2019y plancher jusqu\u2019à ce que j\u2019y arrive, que cela prenne un an ou que cela me prenne plus de temps.» PROJETS SUITE DE LA PAGE 1 ses 280 logements et ses balcons en coursives, s\u2019élèvera sur 34 étages le long de la rue de la Concorde, au sud de la rue Sherbrooke.Certains projets impliqueront la revalorisation d\u2019immeubles existants, comme dans le cas du Saint-Dominique, qui prévoit la transformation et l\u2019agrandissement de l\u2019ancienne brasserie Ekers du boulevard Saint-Laurent Ces projets, a tenu à préciser le maire Tremblay, s\u2019ajoutent aux 29 autres qui sont en cours de réalisation au centre-ville: «On est en train de réhabiliter des bâtiments qui sont vacants et de faire disparaître de grands terrains de stationnement de surface.» Cette effervescence témoigne de la confiance des promoteurs dans la vitalité du centre-ville, a-t-il souligné en rappelant que depuis 2006, la population qui réside dans ce secteur stratégique a grimpé de 6 %.Le cas de la maison LaFontaine Le maire fonde beaucoup d\u2019espoirs dans le projet de développement de l\u2019îlot Overdale qui permettra, outre la construction d\u2019un complexe résidentiel et commercial, la restauration de la maison de l\u2019ancien premier ministre du Canada-Uni LouisrHippolyte-LaFontai- SOURCE VIELLE DE MONTREAL Uimmeuble Peterson, dans le Quartier des spectacles, comptera 34 étages et 280 logements.Il sera érigé rue de la Concorde, au sud de la rue Sherbrooke.ne.L\u2019homme d\u2019affaires Kheng Ly qui a fait l\u2019acquisition du terrain de 140 000 pieds carrés en septembre dernier pour 28 millions, se serait engagé à remettre l\u2019immeuble et état et à restaurer le jardin adjacent.«Il faut absolument que le promoteur, à ses frais, rénove la coquille [de la maison LaFontaine] pour qu\u2019on puisse accueillir un centre d\u2019interprétation afin de reconnaître la contribution exceptionnelle de Louis-Hippolyte LaFontaine, a expliqué le maire./(^ vais m\u2019assurer, avec mon équipe, que ce sera une des conditions de l\u2019émission du permis.» La vocation future de la maison LaFontaine n\u2019est pourtant pas encore confirmée.Le sénateur Serge Joyal, qui milite activement depuis des années avec Phyllis Lambert pour la sauvegarde de l\u2019immeuble, dit avoir bon espoir de voir le projet de lieu de commémoration de l\u2019histoire canadienne se réaliser.Hier, le sénateur a indiqué au Devoir avoir rencontré à deux reprises au cours des derniers mois les représentants du nouveau propriétaire du terrain.«Ils nous ont donné tous les signes de bonne foi et de coopération», a-t-il dit.M.Joyal croit que le propriétaire devrait solliciter l\u2019aide de Parcs Canada dans le cadre des travaux de restauration de l\u2019édifice et l\u2019élaboration d\u2019un projet de commémoration.La maison LaFontaine pourrait alors être intégrée au circuit historique de Montréal, qui comprend la maison de Georges-Etienne Cartier, de la rue Notre-Dame, celle de Louis-Joseph Papineau et d\u2019autres monuments, comme la prison des Patriotes.«H n\u2019est pas nécessaire que Parcs Canada fasse l\u2019acquisition de la maison.Il existe toutes sortes de formules.On pourrait par exemple signer un bail emphytéotique de 60 ans ou plus», a-t-il suggéré.Logements sociaux et abordables Les projets immobiliers au centre-ville de Montréal comporteront-ils des logements sociaux et abordables comme le prévoit la Stratégie d\u2019inclusion de la Ville de Montréal?«Certains projets en hauteur ne sont pas susceptibles d\u2019accueillir des logements sociaux», a reconnu le maire Tremblay.Des discusr sions seront toutefois entreprises avec les promoteurs pour qu\u2019ils versent une contribution dans un fonds dédié à la réalisation de projets de logements sociaux.Mais cette contribution est volontaire, a-t-il rappelé.Le Devoir OTTAWA SUITE DE LA PAGE 1 tout ça faisait visiblement partie d\u2019un plan de longue haleine», a commenté la critique du NPD en matière d\u2019affaires étrangères, Hélène Laverdière.Son collègue libéral, Dominic Leblanc, a soutenu que «les conservateurs ont tout fait pour tenter d\u2019utiliser Droits et Démocratie afin de promouvoir leur programme idéologique.Et quand ça s\u2019est avéré un échec, ils lui ont mis des bâtons dans les roues pour finalement l\u2019éliminer sous prétexte de faire des \u201céconomies\u201d.» M.Leblanc voit une «grande contradiction» dans la décision de sabrer Droits et Démocratie quelques mois après le printemps arabe et l\u2019intervention canadienne en libye.Lui comme Mme Laverdière \u2014 et le Bloc québécois \u2014 ne croient pas que le ministère des Affaires étrangères pourra suppléer au mandat rempli depuis 24 ans par Droits et Démocratie.«Le budget des Affaires étrangères va être coupé [8,9 %], de même que celui de l\u2019enveloppe de l\u2019aide internationale [9,7 %], note Mme Laverdière.C\u2019est déjà un ministère où les coutures craquent de partout E me paraît impossible qu\u2019on libère subitement des fonctionnaires pour remplir la mission de Droits et Démocratie.» Autre problème, souillent les porte-parole de l\u2019opposition: l\u2019organisme était indépendant, une liberté que n\u2019ont pas les fonctionnaires des Affaires étrangères.Selon nos informations, l\u2019annonce de la disparition de Droits et Démocratie a été reçue avec surprise par les employés de l\u2019organisme, dont le siège social est établi à Montréal.Le budget déposé jeuÆ dernier indiquait certes que «le Canada se penchera sur sa participation à certaines organisations internationales pour s\u2019assurer qu\u2019elle demeure pertinente à ses intérêts et priorités», mais rien de précis ne concernait le centre.Encore la semaine dernière, le président Gérard Latulippe défendait la pertinence du centre au Ottawa Citizen, tout en se disant «d\u2019accord avec la volonté du ministre Baird de revoir le mandat».Dans le rapport annuel 2010-2011, M.Latulippe indiquait que l\u2019année écoulée avait «permis de jeter les bases d\u2019une r^orme qui permettra au centre d\u2019être encore plus actif et efficace, et ainsi d\u2019entrevoir l\u2019avenir avec beaucoup d\u2019enthousiasme».Personne de l\u2019organisme n\u2019a voidu commenter la situation hier.Crise Les «nombreux problèmes» dont le ministre Baird a parlé hier en Chambre ont effectivement fait couler beaucoup d\u2019encre tout au long de l\u2019année 2010.Au point de départ de la crise: la nomination par les conservateurs d\u2019Aurel Braun comme président du conseil d\u2019administration en mars 2009.L\u2019arrivée d\u2019un homme connu pour son militantisme sans nuance pour la cause israélienne a été perçue en interne comme le début d\u2019un virage idéologique imposé à l\u2019organisme.Des tensions ont rapidement éclaté avec le président de l\u2019organisme à l\u2019époque, Rémy Beauregard.M.Braun et deux de ses alliés au sein du conseil d\u2019administration reprochaient à M.Beauregard l\u2019octroi de trois subventions à des groupes engagés au Proche-Orient.On le soupçonnait aussi (à tort) d\u2019avoir voulu participer à la Conférence mondiale sur le racisme qui se tenait à Genève en 2009 et que le gouvernement conservateur jugeait antisémite.Un rapport de la firme Deloitte et Touche publié en décembre 2010 a conclu qu\u2019il n\u2019y avait eu aucune mauvaise gestion durant le mandat de M.Beauregard.Fin 2009 et début 2010, les tensions internes ont atteint des sommets: le conseil d\u2019administration a été noyauté par de nouvelles nominations de gens proches de M.Braun; des administrateurs ont démissionné en protestation; les 47 employés de l\u2019organisme ont rédigé une lettre demandant la démission de M.Braun et de ses principaux alliés.Outre des problèmes de relations internes, on en voulait à la nouvelle politique jugée trop pro-israélienne de l\u2019organisme, en droite ligne avec celle du gouvernement conservateur.Pour ajouter à ce contexte tendu, M.Beauregard est décédé subitement en janvier 2010, après une réunion houleuse du conseil d\u2019administration.C\u2019est Gérard Latulippe \u2014 un ancien militant de l\u2019Alliance canadienne \u2014 qui l\u2019a remplacé et qui dirigeait l\u2019organisme depuis, n avait recentré la mission de Droits et Démocratie vers le «développement démocratique».Le Devoir PIRATES SUITE DE LA PAGE 1 «La filiation est évidente, a-t-il indiqué au Devoir'Ay a quelques jours.Projet blanc fait un clin d\u2019œil à ces pirates informatiques.C\u2019est un hacking théâtral», qui transpose dans le monde bien réel, loin de son cadre purement technologique, cette culture de la corruption des contenus, de l\u2019intrusion, de la critique, de la remise en question, de la revendication par le pied de nez.Et la contamination, loin d\u2019être anecdotique et localisée, tend même à se répandre un peu partout dans plusieurs strates des sociétés contemporaines.Par la faute du présent «Le terreau est fertile, lance à l\u2019aufre bout du fil Frédéric Bardeau, coauteur d\u2019un livre sur le mouvement Anonymous (Editions FYP) et spécialiste des pirates informatiques.Aujourd\u2019hui, on a l\u2019impression de vivre la fin d\u2019une époque.Ey a ce sentiment général que les modèles actuels ne fonctionnent plus et qu\u2019ü faut en inventer d\u2019autres.Les années 60 ont eu leur contre-culture.Les années 90 ont fait émerger les altermondialistes.Le pèsent, lui, donne des ailes aux valeurs et à la culture du hacking».Une culture née avec l\u2019informatique dans les années 70, qui s\u2019est répandue au même rythme qu\u2019internet dans les vies quotidiennes et qui, désormais, a tout ce qu\u2019il faut pour sortir de son œuf numérique.Art, politique et piratage Le monde de l\u2019art y est plutôt réceptif, comme l\u2019a LE DEVOIR www.ledevoir.corn Les bureaux du Devoir sont situes au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 a 17h Renseignements et administration 514-985-3333 démontré Olivier Choinière, mais également d\u2019autres avant lui, ici comme ailleurs.Bankzy, artiste britannique, est dans la liste.En 2005, il s\u2019est fait remarquer en piratant plusieurs grands musées du monde pour y faire entrer ses œuvres: il les accrochait tout simplement au mur, en se cachant des gardiens.Le MOMA de New York a été une de ses «victimes».A Montréal, l\u2019artiste Roadsworth a fait mieux au milieu des années 2000 en détournant plusieurs éléments de l\u2019environnement urbain avec ses pochoirs et sa peinture, transformant ici un passage piéton en empreinte de pied géante, donnant là des allures de fils électriques aux lignes jaunes ou faisant sortir des personnages fictifs des trous d\u2019homme, avant de se faire arrêter, puis condamner à des travaux communautaires.Ce piratage n\u2019est pas seulement mis au service de la création, peut aussi trouver écho dans l\u2019univers de la contestation politique, et le Britannique Scott Morgan vient d\u2019en faire une amusante démonstration.En janvier dernier, sourire en coin, il s\u2019est en effet servi du site des pétitions en ligne du gouvernement britannique, ouvert à tous les citoyens, pour.dénoncer l\u2019héritage politique et social de Margaret Thatcher.Comment?En réclamant la privatisation des obsèques nationales à venir de la «dame de fer», qui a été ramenée sous les feux de la rampe par le film biographique de Phyllida Lloyd.A ce jour, 32 000 personnes ont signé le document numérique.A100 000, la Chambre des communes va être obligée de débattre publiquement de la question, comme le veut la loi britannique sur les consultations publiques.Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone Par telecopieur Par courriel Bureau de Quebec 514-985-3333 514-985-3360 redaction @ledevoir com 418-643-1541 La publicité Au telephone\t514-985-3399 Par telecopieur\t514-985-3390 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 363-0305 Cet esprit du pirate est contagieux.Il a aussi inspiré un brin les étudiants en grève au Québec et surtout leur «Grande mascarade» tenue jeudi dernier dans les rues de Montréal.L\u2019idée?Un défilé déguisé, planifié à quatre endroits différents de la ville.Pour surprendre, mais aussi pour mettre une presr sion excessive sur l\u2019encadrement policier auquel les manifestants doivent se conformer.Une pression qui n\u2019est pas sans rappeler ces perturbations de connexions exploitées par les pirates informatiques dans le cas d\u2019attaques par déni de service visant à faire «tomber» des sites Internet La science succombe La culture du hacking, avec son idéologie de liberté, de transparence, d\u2019ouverture des codes informatiques au bénéfice de tous \u2014 entre autres \u2014 se répand donc un peu partout, y compris dans le monde de la recherche académique avec l\u2019apparition du bio hacking,^ des laboratoires indépendants qui font la promotion d\u2019une science citoyenne, pour mieux s\u2019inscrire en faux contre la science institutionnelle, de plus en plus au service de grands intérêts financiers et commerciaux.«Pour le moment, il est difficile de dire si c\u2019est un phénomène de mode ou une tendance lourde, résume Thierry Bardini, professeur au Département de communication de rUniversité de Montréal, qui suit de près le phénomène.Ces bio hackers évoluent en marge des institutions scientifiques, ils utilisent le Web pour des levées de fonds et, surtout, estiment qu£ la culture des cellules, le sé-qumçage du génome humain ne doit pas foire l\u2019objet de li- cences à payer.» Selon eux, la recherche biologique appartient finalement à tous et elle est pervertie actuellement par les institutions tant publiques que privées.En émergence, le bio hacking conjugue au temps de la recherche scientifique les principes du partage des données, en format libre, du travail collaboratif en réseau, de la mise en commun de la connaissance qui a fait les beaux jours des pirates informatiques dans les années 70 et qui, dans les dernières années, a participé à la construction d\u2019Internet, et désormais de nos vies en réseau.«C\u2019est une idéologie qui touche finalement beaucoup de monde, dit M.Bardini.Et forcément, à une époque où beaucoup d\u2019idéologies sont mortes ou en train de mourir, il y a un agenda porteur» pour favoriser son expansion, loin de son cadre originel, oui, tout comme très certainement dans la prochaine intervention artistique du dramaturge Olivier Choinière.«L\u2019impact qu\u2019a eu le Projet blanc m\u2019incite à reproduire l\u2019expérience, dit-il.J\u2019en ai marre de dire que je veux changer les choses uniquement autour d\u2019une bouteille de vin avec mes amis de gauche.Je ressens le besoin de poser des gestes, de créer une dimension, d\u2019être dans l\u2019action.» Où prendra forme son prochain acte de piratage?Le créateur sourit, et ne dit rien de plus.A l\u2019image de ces cousins du Net, le pirate artistique veut «agir plutôt que subir», certes, mais il veut aussi le faire avec surprise en allant là où on ne l\u2019attend pas.Forcément.Le Devoir Les avis publics et appels d\u2019offres Au telephone\t514-985-3344 Par telecopieur\t514-985-3340 Par courriel\tavisdev@ledevoir corn Les petites annonces et la publicité par regroupement Au telephone\t514-985-3322 Par telecopieur\t514-985-3340 Les abonnements Au telephone\t514-985-3355 du lundi au vendredi de\t7h30 a 16h30 Par telecopieur\t514-985-5967 Par courriel\tabonnements@ledevoir corn Extérieur de Montreal (sans frais) 1-800-463-7559 L\u2019agenda culturel Au telephone Par telecopieur 514-985-3346 514-985-3390 Le Devoir peut a 1 occasion mettre la liste d adresses de ses abonnes a la disposition au samedi par Le Devoir Inc dont le siege social est situe au 2050 rue De Bleury 9 1 imprimerie du Journal de Quebec 450 avenue Bechard Quebec qui est la propriété d organisations reconnues dont la cause les produits ou les services peuvent intéresser 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