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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2012-04-10, Collections de BAnQ.

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[" Peter MacKay connaissait le coût réel des F-35 Page A 3 Facebook rachète l\u2019application Instagram pour un milliard Page A 4 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.ClII N\u201c78\t?LE MARDI 10 AVRIL 2012 1,09$ + TAXES = 1,25$ ÉTUDIANTS Des semaines de grève en vue ?Une offre de dialogue était attendue de la part de la ministre Beauchamp, mais elle ne viendra pas MARCO BÉLAIR-CIRINO Les leaders étudiants appellent les dizaines de milliers d\u2019étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité à se serrer les coudes alors qu\u2019ils s\u2019engagent dans une neuvième semaine de grève générée illimitée.Alors que le conflit s\u2019enlise, des représentants étudiants attendaient durant le congé de Pâques un appel téléphonique de la part de la garde rapprochée de la ministre de l\u2019Education, Line Beauchamp, mais en vain.«On a contacté le cabinet la semaine dernière.Us nom ont dit qu\u2019on aurait des réponses avant mardi [aujourd\u2019hui], donc au courant des prochaines heures.On espère être capables dans le meilleur des mondes d\u2019avoir une rencontre mardi [aujourd\u2019hui], ou sinon mercredi oujeudp>, répétait hier en début d\u2019après-midi le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin.Pourtant, un appel du Devoir à l\u2019attachée de presse de la ministre Line Beauchamp aura suffi pour fuer dans l\u2019œuf fouf espoir de résolution de conflif à brève échéance: le gouvernemenf se refusera à engager le dialogue avec les représenfanfs éfudianfs aussi longfemps qu\u2019ils revendiqueronf l\u2019abolition de la hausse de droifs de scolarifé de 1625 $ sur cinq ans pourfanf au cœur de ce bras de fer historique.D\u2019ailleurs, quelque 170 000 étudianfs refusenf de plier l\u2019échine devanf le gouvernemenf libéral, Msanf le pari qu\u2019une prolongation de la grève le contraindra à revenir sur sa décision de majorer les droits de scolarité de 325 $ par année pendant cinq ans à compter de 2012-2013.«Je peme que si on est capable de faire durer cette grève-là encore quelques semaines, la porte, on va l\u2019ouvrir au complet», a souligné l\u2019un des deux porte-parole de la Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, 56 jours après que les premiers étu- VOIR PAGE A 8: GRÈVE Les étudiants veulent «élargir la lutte» en tenant une grande manifestation populaire samedi ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Des manifestants réunis à la place Emilie-Gamelin, à Montréal, écoutaient hier les discours des leaders de la grève, mais aussi ceux de dirigeants syndicaux et d\u2019artistes opposés à la hausse des droits de scolarité.La grève étudiante en est maintenant à sa neuvième semaine.ENTREPRISES La confiance est en hansse, selon la Banqne du Canada À Hre en page A 4 ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR CULTURE Mort de Serge Grenier, ancien membre du groupe d\u2019humoristes Les Cyniques À Hre en page B 8 INDEX Annonces.B\t2\tIdées .A 7 Avis publics.B\t6\tMétéo.B 5 Culture.B\t8\tMonde .B 1 Décès.B\t2\tMots croisés.B 5 Économie.B\t3\tSudoku.B 4 Éditorial .A 6 Télévision.B 7 P0INT CHAUD 1982: «Un coup d\u2019État» Trente ans plus tard, le professeur Frédéric Bastien se dit d\u2019accord avec René Lévesque au sujet du rapatriement unilatéral de la Constitution ANTOINE ROBITAILLE Québec \u2014 Un «coup d\u2019État»: voilà comment René Lévesque avait qualifié l\u2019opération de rapatriement de la Constitution de 1982 par Rerre Elliott Trudeau, rappelle Frédéric Bastien.La première fois qull avaif lu les propos du premier ministre du Québec de l\u2019époque, le professeur d\u2019histoire les avaif classés dans la cafégorie des «exagéra-tiom», de la rhétorique politicienne.«Aujourd\u2019hui, avec toutes les recherches que j\u2019ai faites, je ne pense pim que c\u2019était une, exagération.Je peme sincèrement qu\u2019il y a eu coup d\u2019État», affirme-f-il.Le «rapatriement» \u2014 donf on soulignera les 30 ans le 17 avril \u2014, Bastien en esf devenu un expert H y a quelque sepf ans que ce docfeur en relations internationales ef enseignanf au Collège Dawson enquête pour reconstifuer avec force défaüs les événemenfs qui onf conduif à ce que cerfains quali-fienf de «refondation» du Canada.Des entrevues, mais surtout des jours de travail dans les archives britanniques, fédérales, québécoises ef alberfaines; aucun historien jusqu\u2019à mainfenanf n\u2019avaif accompli un tel travail sur cet épisode clé de l\u2019histoire canadienne, fait-il remarquer.Bastien avait lait le même type d\u2019exercice en 1999 sur les rapports franco-qué bécois (Relatiom particulières: La France face au Québec après de Gaulle, Boréal, 1999), une somme fouillée confenanf quelques révélations-chocs.Revenons à 1982.Pour Bastien, il n\u2019y a pas de doute, «le Canada est bien pire qu\u2019il ne l\u2019était avant» l\u2019adoption de la Constifution de Trudeau.Le document devait faire l\u2019unité de la fédération canadienne, rappelle-t-il, mais l\u2019a plongée dans 10 ans à\u2019«ob-session comtitutionnelle», deux référendums, dont le JACQUES NADEAU LE DEVOIR Frédéric Bastien, docteur en relations internationales et enseignant au Collège Dawson, enquête depuis sept ans sur le rapatriement unilatéral de la Constitution.NQN gagnant n\u2019a rien réglé: 1992 sur Charlottetown et 1995 sur la souveraineté du Québec.Puis, la crise d\u2019illégitimité s\u2019est incrustée dans la vie politique canadienne, marquée pendant 20 ans par la présence d\u2019un parti antisystème au parlement fédé ral, le Bloc québécois.D y a 30 ans, plusieurs fédéralistes du Parti libéral du Québec n\u2019étaient d\u2019ailleurs pas enchantés.Leur chef à l\u2019époque, Claude Ryan, avait refusé de participer à la Cérémonie de proclamation du 17 avril 1982.A ses yeux, la loi constitutionnelle de 1982 est VOIR PAGE A 8: COUP ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE Le pétrole passe sous le radar Les techniques pétrolières de fracturation envisagées au Québec ne seront pas examinées ALEXANDRE SHIELDS Même si son mandat lui permet de traiter de toute «question pertinente relative à l\u2019exploration et à l\u2019exploitation des ressources pétrolières et gazières», le comité qui dirige l\u2019évaluation environnementale stratégique de l\u2019industrie du gaz de schiste ne prévoit pas inclure le pétrole dans le cadre de ses travaux.Plusieurs projets de recherche de cette ressource fossile sont pourtant en cours au Québec, dont certains qui exigeront des opérations de fracturation.«Pour le moment, on n\u2019a rien mis dam le plan qui touche directement les ressources pétrolières», a admis au Devoir \\e président du comité, Robert Joly.«On s\u2019est concentré sur le gaz [de schiste] dam le shale de l\u2019Utica.» Ce plan de réalisation, dévoilé la semaine dernière, prévoit notamment des travaux d\u2019analyse en laboratoire qui permettront d\u2019étudier la fracturation hydraulique, mais aussi des démarches pour évaluer l\u2019impact de l\u2019industrie gazière sur le milieu.Mais aucune recherche spécifique au pétrole n\u2019est au menu.«On n\u2019a pm le mandat d\u2019étudier la question pétrolière», a affirmé M.Joly.H a toutefois précisé que le gouvernement permet au comité responsable de l\u2019évaluation environnementale stratégique (LES) de traiter de l\u2019épineuse question de l\u2019exploitation de l\u2019or noir.Celle-ci devrait se concrétiser d\u2019ici quelques années au Québec, vu l\u2019intérêt grandissant des pétrolières pour les ressources québécoises.Le comité qui dirige TEES devra d\u2019ailleurs produire «un rapport servant à bonifier le cadre législatif et r^lementaire québécois en matière de mise en valeur des ressources gazières et pétrolière», selon ce que précise son mandat.Mais pour le moment, le comité envisagerait En Gaspésie, plusieurs citoyens redoutent les impacts des projets pétroliers VOIR PAGE A 8: PETROLE Syrie Le plan Annan apparaît de pins en pins compromis Le secrétaire général des Nations unies.Ban Ki-moon, s\u2019est dit hier soir «alarmé» par la poursuite des violences en Syrie et a déploré les incidents qui se sont produits en territoires libanais et turc à quelques heures d\u2019une date butoir de l\u2019QNU pour un retrait de l\u2019armée en vue d\u2019un cessez-le-feu qui paraît de plus en plus compromis.Ban Ki-moon a lancé un dernier appel au régime syrien pour qu\u2019il cesse ses attaques contre des civils, alors que 105 personnes, en grande majorité des civils, ont été tuées hier, rapporte l\u2019Qbservatoire syrien des droits de l\u2019Homme (QSDH), faisant état également de bombardements aériens sur la province de Hama (centre).D rappelle également que «la date butoir pour la cessation complète de la violence approuvée par le Cornell de sécurité doit être respectée par torn sam condition».Ce plan préparé par Kofi Annan, envoyé spécial conjoint de TQNU et de la Dgue arabe, et entériné à Tunanimité la semaine dernière par le Conseil de sé curité des Nations unies, enjoint à l\u2019armée syrienne VOIR PAGE A 8: SYRIE ¦ La commémoration de la «journée des martyrs» est réprimée en Tunisie, page B 1 77831302830015 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 10 AVRIL 2012 ACTUALITES NUIT TECHNO ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR LE BAL EN BLANC s\u2019est terminé peu après midi, hier, au Palais des congrès de Montréal.Selon les organisateurs, la nuit de musique techno s\u2019est déroulée sans anicroche.Ils évaluent à 15 000 le nombre de personnes venues danser toute la nuit au son de rythmes trans, house et électro.Une quinzaine de DJ se sont relayés aux platines des deux salles pendant les quinze heures de musique ininterrompue.Comme chaque année, le Service de police de la Ville de Montréal était présent.Deux personnes ont été arrêtées et pourraient faire face à des chejs d\u2019accusation de possession de stupéfiants dans le but d\u2019en faire le trafic.Les cols bleus lavallois en grève dès jeudi?Laval \u2014 L\u2019impasse persiste dans les négociations entre la Ville de Laval et ses cols bleus, qui ont accordé un mandat de grève à leur syndicat avec 96 % d\u2019appui.La convention collective est échue depuis février 2010.Martin Gagnon, président du sjmdi-cat, a indiqué qu\u2019aucune avancée n\u2019avait été possible jusqu\u2019ici à la table des négociations, puisque la partie patronale avait changé à maintes reprises de représentants, forçant à reprendre les discussions du départ à chaque fois.Les syndiqués manifestent des signes d\u2019impatience devant la lenteur des avancées.Le déclenchement de la grève est prévu pour le 12 avril, ce qui coincide avec le début de la Coupe Dodge des Championnats provinciaux de hockey, à Laval.Martin Gagnon soutient que l\u2019objectif des cols bleus n\u2019est pas de nuire à l\u2019événement.Au contraire, dit-il, l\u2019avis de grève a été déposé le 30 mars, mais la Ville n\u2019a pas été en mesure de trouver un moment pour fixer une rencontre avec le syndicat avant le 10, voire le 12 avril.Le syndicat soutient qu\u2019il réclame une série de négociations intensives et de bonne foi afin de commencer à régler des éléments de la convention.Toute progression, à cette étape-ci, pourrait faire lever la menace de grève.La grève pourrait notamment avoir pour effet d\u2019annuler les heures supplémentaires et de fermer les arénas, en plein événement sportif sur le territoire lavallois.Environ 500 salariés exerçant différents métiers d\u2019entretien et de service aux citoyens sont visés par le litige.La Presse canadienne E N BREF Pétrole: Fidel Castro critique Harper Ottawa\u2014L\u2019ancien président cubain, Fidel Castro, affirme que le premier ministre Stephen Harper et son gouvernement causent du tort à l\u2019environnement en permettant l\u2019exploitation des sables bitumineux en Alberta.Le père de la révolution communiste survenue à Cuba il y a plus d\u2019im demi-siècle a lait ce commentaire dans un essai de 1200 mots sur les aflâires de l\u2019hémisphère, publié le week-end dernier sur le site Web du gouvernement cubain.Dans son dernier message, intitulé «Les illusions de Stephen Harpeç», Fidel Castro soutient que les Etats-Unis forcent le Canada à produire du pétrole, activité qui cause des dommages irréparables à l\u2019environnement 11 accuse aussi les sociétés minières canadiennes de faire du mal à des millions de personnes en Amérique latine.-La Presse canadienne SONDAGE Les pharmaciens veulent en faire plus AMELIE DAOUST-BOISVERT Les pharmaciens croient qu\u2019ils pourraient contribuer davantage à la première ligne et à la prévention dans le système de santé.Mais difficile de passer aux actes.Manque de temps, d\u2019incitatifs financiers, de coordination avec les médecins, de ressources.ils estiment que de nombreuses barrières creusent le fossé entre leur idéal et la réalité, révèle un sondage.Pour les pharmaciens, il y a la pratique rêvée, et il y a la réalité derrière le comptoir, a en effet constaté la chercheuse Marie-Claude Laliberté.«Ils considèrent qu\u2019ils devraient jouer un rôle important, mais, dans la pratique quotidienne, plusieurs barrières freinent leur implication», explique la doctorante en science pharmaceutique à l\u2019Université de Montréal.Elle a soumis 571 pharmaciens communautaires de Montréal, de Laval, de la Mon-térégie, de l\u2019Estrie, des Lauren-tides, de Lanaudière et de l\u2019Ou-taouais à un sondage détaillé entre décembre 2010 et février 2011.Du lot, environ 30 % étaient propriétaires de leur officine.La majorité travaillait pour une chaîne.Ses résultats sont publiés en ligne sur le site de la revue scientifique BMC Public Health.Presque tous les pharmaciens ont dit souhaiter être «très impliqués» ou «impliqués» dans la prévention et la promotion de la santé auprès de leurs patients.Mais pour plusieurs d\u2019entre eux, c\u2019est simplement impossible, constatent-ils.Par exemple, la totalité d\u2019entre eux voudrait aider les patients à écraser la cigarette pour de bon.Dans cette même catégorie «style de vie», la majorité voudrait faire la promotion de l\u2019activité physique, de saines habitudes alimentaires ou encore de la santé dentaire et d\u2019une consommation d\u2019alcool modérée.En réalité, seulement la moitié des pharmaciens se disent réellement impliqués dans cette prévention axée sur le style de vie.Le sondage révèle que les activités préventives dans lesquelles les pharmaciens sont le plus impliqués sont l\u2019arrêt du tabagisme et le dépistage du diabète et de l\u2019hypertension: ils s\u2019en mêlent presque tous, à différents niveaux.Plus difficile toutefois pour eux de s\u2019occuper de santé dentaire ou de risque suicidaire \u2014 30 % environ disent ne rien faire de particulier à ce chapitre dans leur pratique quotidienne.Selon Mme Laliberté, les pharmaciens pourraient être aux premières loges de la prévention et du dépistage: «ils voient les patients souvent, les pharmacies sont omniprésentes, elles sont ouvertes le soir et les fins de semaine», souligne-t-elle.Or, ils partagent l\u2019impression d\u2019être sous-utilisés, observe-t-elle.«Ils sont très formés, et on les utilise essentiellement pour renouveler des prescriptions», explique-t-elle.Le sondage révèle aussi qu\u2019environ la moitié des pharmaciens peuvent compter sur les services d\u2019une infirmière quelques heures par mois.Plusieurs barrières Ce qui les empêche d\u2019en faire davantage?Ils évoquent presque tous le manque de temps.Mode de rémunération inadéquat, communication difficile avec les autres professionnels de la santé ou manque de ressources sont autant de barrières évoquées.Propriétaire de la pharmacie du petit village de Saint-Denis-sur-Richelieu, en Montérégie, Philippe Desmarais se considère comme très chanceux «d\u2019être un pharmacien de famille» qui connaît les trois générations de patients.Et même dans ce contexte, 11 opine du chef devant les constats de Mme Lall-berté.«Oui, on aimerait en faire plus, les contraintes évoquées sont réelles.Les pharmaciens sont très absorbés par la distribution des médicaments, alors qu\u2019ils veulent être plus proactijs, surtout pour tout ce qui se mesure, comme le diabète et l\u2019hypertension», dlt-îl.11 explique qu\u2019il aimerait par exemple assumer plus de prise en charge globale.Mais comme le volume des ventes de sa pharmacie ne justifie pas que deux pharmaciens y travaillent en même temps, il doit écarter l\u2019idée de passer deux heures par jour en consultation, dans son bureau, pendant que les autres clients attendent.De plus, comme la rémunération est essentiellement axée sur le renouvellement d\u2019ordonnances, la dimension financière joue un rôle.n y arrive en partie, et un véritable canal de communication s\u2019est installé entre lui et les médecins de la cooi^rative de santé du village, ce qui aide particulièrement à s\u2019intégrer dans les soins, observe-t-il.«Nous ne sommes pas toujours bien intégrés au système de santé», juge celui qui a également travaillé à Montréal.Pour lui, la nouvelle loi élargissant le pouvoir des pharmaciens aidera certainement, mais c\u2019est également aux pharmaciens d\u2019aller de l\u2019avant.«Je dis aux jeunes que c\u2019est à eux de faire bouger les choses, de prendre des initiatives et de ne pas juste penser en termes de salaire!» Bien que rien n\u2019indique qu\u2019on soit à la veille d\u2019une entente, les négociations se poursuivent entre l\u2019Association des pharmaciens propriétaires du Québec et le gouvernement, sur la question des honoraires professionnels notamment.En outre, la loi 41, adoptée en décembre, accorde de nouveaux pouvoirs aux pharmaciens.Le Collège des médecins, l\u2019Ordre des pharmaciens et Québec doivent s\u2019entendre sur les modalités précises d\u2019application, avant que des changements concrets ne s\u2019observent dans les officines.Le Devoir Actifs en première ligne Pourcentage des pharmaciens impliqués ou très impliqués dans des activités de première ligne et de prévention.L\u2019aide d\u2019infirmières ou d\u2019autres professionnels de la santé présents dans la pharmacie est incluse.Dépistage de l\u2019hypertension\t92\t% Dépistage du diabète\t79\t% Santé sexuelle\t68\t% Style de vie\t47\t% Maladies infectieuses et vaccins\t42\t% Dépistage du mauvais cholestérol\t33\t% Des obstacles à lenr implication Comme barrière à l\u2019implication, les pharmaciens évoquent le manque de: Temps\t86\t% Coordination avec les autres professionnels\t61\t% Ressources et d\u2019employés\t57\t% Compensation financière\t51\t% Outils cliniques\t46\t% DIABETE Une application pour déchiffrer les kiwis MELISSA GUILLEMETTE Le téléphone sonne chez la famille César de Boucherville.«Papa, c\u2019est quoi la quantité de glucides dans un kiwi?», demande Geneviève, la fille de 14 ans de Mario César, qui appelle de chez une amie.Dix ans après que sa fille eut reçu un diagnostic de diabète de type 1, «papa» décide que c\u2019en est assez.Comment permettre à sa fille de faire elle-même ses calculs pour savoir quelle quantité d\u2019insuline s\u2019injecter ensuite?Comment la sécuriser et la rendre plus autonome?«Depuis cet été, elle a un téléphone inûlligent Android, raconte M.César.Donc quand elle m\u2019a appelé ce soir-là pour le kiwi, par curiosité, je suis allé voir sur le market d\u2019Androïd pour voir s\u2019il listait une application pour ça, et ce n\u2019était pas le cas.» Informaticien de profession, il l\u2019a tout simplement créée pour sa fille.Et dans la foulée, il l\u2019a mise sur le marché pour toutes les personnes qui pourraient en bénéficier.Depuis quelques semaines, l\u2019application GluRef est vendue pour le prix d\u2019un café aux propriétaires de téléphone Android.Qfferte uniquement en français, elle recense 1800 aliments, du pâté chinois à la tarte aux pommes, en s\u2019appuyant sur les informations alimentaires du fichier canadien sur les éléments nutritifs de Santé Canada.La version «pro», bilingue, se vend 4,99 $ et répertorie 3800 aliments.Un outil qui peut aider à trouver rapidement la teneur en sucres d\u2019un aliment et qui peut simplifier la vie de nombreux parents, puisque le diabète de type 1 apparaît généralement pendant l\u2019enfance, à l\u2019adolescence ou encore chez les jeunes adultes.«Je voulais surtout le rendre disponible aux nouvelles familles qui commencent à vivre avec ce diagnostic-là, explique Mario César qui, après dix ans de calculs pour contrôler la gfycémie de sa fille, connaît par cœur les informations nutritionnelles de la plupart des aliments./\u2019cm vois beaucoup qui se posent toujours ces mêmes questions de repas en repas, de collation en collation.» À l\u2019aide du moteur de recherche de l\u2019application, la teneur en glucides apparaît à l\u2019écran en quelques secondes, sans avoir besoin d\u2019une connexion à Internet De quoi sécuriser Geneviève César, où qu\u2019elle soit Une version pour les produits Apple est en création et sera offerte au cours des prochaines semaines.Plus de 760 000 Québécois souffrent de diabète, selon Diabète Québec.Environ 10 % d\u2019entre eux sont atteints du diabète de type 1.Le Devoir LA PART D'OMBRE Retour au Cambodge encore hanté par un passé horrible.Télé Réalité Mardi 21h LE DEVOIR, LE MARDI 10 AVRIL 2012 A 3 ACTUALITES PLC : dur retour à la réalité Chantal Hébert sauveur libéral La publication en rafale de plusieurs sondages sur les intentions de vote fédérales a confirmé ce que tout le monde soupçonnait déjà: pour les libéraux, la victoire au leadership de Thomas Mulcair constituait le pire scénario.Le plus récent coup de sonde, réalisé par Léger Marketing et publié par Le Devoir samedi, place le NPD à égalité (statistique) avec le Parti conservateur à l\u2019échelle canadienne.Le PLC est affecté au premier titre par l\u2019effet Mulcair.H est retombé au niveau plancher de 19 % enregistré au scrutin de mai dernier.L\u2019issue de la course néodémocrate a porté un coup d\u2019autant plus dur au moral des troupes libérales qu\u2019elle ne semblait pas nécessairement écrite dans le ciel.Le mois dernier, les observateurs du PLC ont débarqué au congrès du NPD en prédisant haut et fort la défaite du candidat Mulcair, et la désintégration des fragiles fondations québécoises du parti.Dans le même esprit, dix ans plus tôt, l\u2019entourage du chef progressiste-conservateur de l\u2019époque, Joe Clark, avait parié que Stockwell Day conserverait son titre de chef de l\u2019Alliance canadienne à Tissue du match qui l\u2019opposait à Stephen Harper.On connaît la suite.En politique, il est déconseillé de miser sur la bêtise de ses rivaux.?Pour le PLC, l\u2019arrivée d\u2019un chef digne de ce nom à la tête de l\u2019opposition officielle constitue un retour brutal à la réalité de raprès-2 mai.Au cours de la dernière année, la disparition de Jack Layton et une longue course à la succession avaient permis aux libéraux de prendre une place plus importante aux Communes que celle que leur rôle de deuxième opposition leur aurait normale-Ce n\u2019est pas ment dévolue.La prestation de Bob Rae tant d\u2019un comme chef intérimaire a été pour beaucoup dans ce succès d\u2019estime.Mais, dorénavant, le niip 1p Parti P^^^i et M.Rae sont arrivés au ^\tl)out de la logique de cette tran- sition.H n\u2019y a pas que dans les intentions de vote que le PLC a besoin que régresse; c\u2019est également le cas ,,\t.aux Communes, a un miroir Depuis la victoire de Tho- nour se\tMulcair, Bob Rae tire sur ^\ttout ce qui bouge.En réaction regarder\tau rapport du Vérificateur gé- néral sur le projet d\u2019acquisi-en face\ttion d\u2019avions de chasse E-35 la semaine dernière, il n\u2019a réclamé rien de moins que la démission de Stephen Harper comme premier ministre.Dans un même élan, il a traité son nouveau rival néodémocrate de «mini-Harper».La semaine précédente, il avait engagé son parti à rétablir Tâge de l\u2019admissibilité à la sécurité du revenu à 65 ans \u2014 une promesse normalement trop conséquente pour être faite par un simple chef intérimaire.Ceci expliquant cela, des libéraux s\u2019impatientent de plus en plus ouvertement de ne pas entendre Bob Rae faire la lumière sur ses intentions.Dans les faits, la confusion des genres entre son rôle de concierge en chef et celui d\u2019aspirant en chef au leadership qu\u2019on lui attribue est en voie de devenir intenable.Il est de plus en plus difficile de départager les interventions du leader intérimaire de celle du possible candidat à la direction du parti \u2014 surtout depuis que l\u2019idée d\u2019une candidature éventuelle de Justin Trudeau reprend du galon, à la faveur de ses exploits récents dans le ring.?Cette dernière idée, tout comme l\u2019illusion désormais anéantie d\u2019un retour en force rapide du PLC, tient beaucoup de la pensée magique.Pour imputer le mal de vivre libéral à une carence de leadership, il faut regarder les choses par le mauvais bout de la lorgnette.Si le PLC est revenu à la case départ dans les sondages depuis la victoire de Thomas Mulcair, ce n\u2019est pas faute d\u2019avoir le chef le plus performant possible en la personne de Bob Rae, mais plutôt parce qu\u2019il est impossible de transformer de l\u2019eau en vin à même une source tarie.D\u2019un bout à l\u2019autre du Canada, le fonds de commerce libéral a rarement été aussi malmené qu\u2019actuellement.En Ontario, il ne fait pas particulièrement bon être libéral au moment où le gouvernement de Dalton McGuinty se prépare à mettre la hache dans ses dépenses.En Alberta, le duel qui oppose les progressistes-conservateurs d\u2019Alison Red-ford à la Wildrose Alliance de Danielle Smith pourrait coûter aux libéraux leur titre d\u2019opposition officielle lors du scrutin du 23 avril.En Colombie-Britannique, la coalition libérale dirigée par la première ministre, Christy Clark, est menacée d\u2019implosion.Son flanc droit s\u2019effrite sous les coups de boutoir d\u2019un Parti conservateur déterminé à prendre sa place sur la scène provinciale.A la lumière de l\u2019absence désormais chronique du PLC à l\u2019ouest de l\u2019Ontario, son salut passerait forcément par le Québec aux prochaines élections.Or, les antécédents libéraux et le profil fédéraliste de Thomas Mulcair ont tout pour nuire à cette opération.Ce n\u2019est pas tant d\u2019un sauveur que le Parti libéral a besoin que d\u2019un miroir pour se regarder en lace.Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star chebert@thestar.ca MacKay connaissait le coût réel des F-35 Le ministre sait depuis deux ans que le coût d\u2019achat des avions est plus élevé que prévu Le ministre de la Défense, Peter MacKay, savait depuis deux ans que le coût d\u2019achat des nouveaux chasseurs P-35 s\u2019élèverait à près de 25 milliards, soit près de 10 milliards de plus que ce qu\u2019il répétait depuis des mois.M.MacKay Ta confirmé lui-même à l\u2019émission Question Period du réseau CTV.Pourtant, le gouvernement conservateur maintenait que l\u2019achat de 65 appareils ne dépasserait pas les 15 milliards.Le ministre attribue cette somme supplémentaire à de nouveaux éléments comptables, qui incluent le salaire des pilotes, l\u2019approvisionnement en carburant et les frais d\u2019entretien de l\u2019actuelle flotte de chasseurs CP-18.«On me l\u2019a expliqué précisément de cette façon, à savoir que les 10 milliards additionnels étaient une somme que vous pourriez qualifier de coûts irrécupérables, c\u2019est ce que nous payons pour notre personnel, le carburant pour les CF-18 et celui des avions de chasse, les frais de maintenance, ce que nous dépensons à l\u2019heure actuelle.Cela ne fait donc pas partie d\u2019une nouvelle acquisition», a souligné le ministre MacKay, faisant valoir que ces chiffres étaient de notoriété publique.«On a toujours dit que 9 milliards de dollars, c\u2019est le coût de l\u2019appareil.Il y a un coût additionnel de 5,7 milliards pour la maintenance, les armes à bord, l\u2019équipement, etc.Mais les 10 milliards de dollars, c\u2019est un montant que nous payons maintenant», a-t-il ajouté, se défendant CHRIS WATTIE REUTERS Le ministre de la Défense, Peter MacKay d\u2019avoir toujours privilégié le fait de répéter «le coût réel de nouveaux équipements».Dans son rapport cinglant, publié la semaine dernière, le vérificateur général Michael Pergu-son reprochait vivement aux autorités militaires d\u2019avoir tu aux parlementaires le vrai coût de l\u2019achat des P-35, estimant que la facture du projet devrait frôler les 25 milliards.M.Perguson a également laissé entendre que les ministres fédéraux auraient dû savoir que le véritable coût d\u2019achat des nouveaux chasseurs était beaucoup plus élevé que les montants discutés publiquement.Le gouvernement de Stephen Harper a essuyé des attaques en règle de la part de l\u2019opposition la semaine dernière, notamment avec des appels à la démission de certains ministres.Le ministre MacKay a toutefois dit que cette controverse ne l\u2019amènera pas à démissionner.«Cet argent n\u2019a pas été dépensé.L\u2019argent ne s\u2019est pas évaporé», a-t-il ajouté.Des députés de l\u2019opposition ayant été interviewés lors de la même émission ont rejeté du revers de la main les explications du ministre de la Défense.Le néodémocrate et porte-parole de l\u2019opposition officielle en matière de défense, Jack Harris, a accusé le gouvernement d\u2019avoir délibérément induit en erreur les Canadiens sur la véritable facture à prévoir pour les P-35, notamment pendant la récente campagne électorale.«Ils ne peuvent pas s\u2019en débarrasser, cette histoire va les hanter», a lancé M.Harris.Le député libéral Ralph Goodale a abondé dans le même sens.«L\u2019explication de M.MacKay ne tient pas la route.Et très franchement, cette affaire ne s\u2019arrête pas au ministre.Le problème relève du premier ministre.C\u2019est le premier ministre qui connaissait chacun des détails de ce dossier.» Le Canada recevra les P-35 d\u2019ici six à dix ans, a souligné M.Mackay à CTV.D\u2019après La Presse canadienne JAPAN m Image captée depuis la Station spatiale internationale (SSI), montrant un astronaute maniant le bras canadien Canadarm 2 en mars 2011.Le programme de la SSI en cours ne serait pas menacé par les compressions à venir à l\u2019Agence spatiale canadienne.Agence spatiale canadienne Inquiétudes sur les compressions à venir PETER RAKOBOWCHUK Les compressions annoncées dans le dernier budget fédéral ont suscité leur lot d\u2019angoisses, et l\u2019industrie de l\u2019aérospatiale n\u2019est pas en reste.Les représentants de ce secteur craignent ainsi que les compressions à venir au sein de l\u2019Agence spatiale canadienne (ASC) ne touchent des programmes de première importance, en plus de forcer des mises à pied parmi les employés, ingénieurs et scientifiques travaillant pour le compte de l\u2019agence fédérale.Ces derniers s\u2019attendent à avoir une meilleure idée de leur sort dans les prochains jours.Le budget du ministre des Pi-nances.Jim Plaherty, exige que les ministères et agences fédérales \u2014 TASC incluse \u2014 retranchent 10 % à leurs dépenses d\u2019ici trois ans.Les documents budgétaires montrent qu\u2019on a demandé à TASC de retrancher 29,5 millions d\u2019ici Tannée financière 2014 2015, avec des objectifs de compressions plus modestes pour les deux années précédentes.Les coupes à venir toucheront à coup sûr TASC, l\u2019agence n\u2019ayant connu pratiquement aucune augmentation de ses budgets depuis 12 ans, a déploré le président de l\u2019Institut aéronautique et spatial du Canada, Ron Holdway.Le budget de base de TASC, qui relève d\u2019industrie Canada, se chiffrait à quelque 300 millions au cours des dernières années.M.Holdway s\u2019attend par ailleurs à des mises à pied dans les prochains mois, bien qu\u2019on ignore encore pour l\u2019instant quels programmes seront visés par les compressions.«D\u2019après ce que je comprends, le gouvernement a demandé aux ministères de se concentrer sur la réduction des frais généraux, et pas seulement sur la réduction des activités», a-t-il estimé lors d\u2019une entrevue avec La Presse canadienne.Industrie Canada a indiqué dans un courriel que les fonctionnaires fédéraux et leurs syndicats seraient avisés des détails des changements à prévoir «au cours des prochaines se- compressions fédérales entraîneraient des licenciements au sein de l\u2019entreprise.Elle n\u2019a toutefois pas précisé le nombre de travailleurs à qui on devra montrer la porte.MDA a développé des technologies spatiales et satellitaires pour plusieurs missions, notamment le «bras canadien» installé sur la SSI.Du côté de l\u2019Association des industries aérospatiales du Canada (AIAC) \u2014, qui représente 400 compagnies d\u2019aérospatiale au Canada \u2014, on s\u2019inquiétait plutôt du fait que les compressions réduisent l\u2019engagement du gouvernement fédéral dans des projets d\u2019envergu- Les coupes pourraient affecter des programmes de première importance, en plus de forcer des mises à pied maines et des prochains mois».M.Holdway a prédit que la mise en application du budget Plaherty ne se ferait pas aux dépens des programmes actuels, soulignant toutefois que l\u2019agence spatiale manquerait d\u2019argent dans les prochaines années pour financer de nouveaux programmes.«Ils ont encore des obligations à remplir dans le programme de la Station spatiale internationale (SSI).Et le système de radar satellite Radarsat est toujours en cours, tout comme le télescope spatial James-Webb.» La firme MacDonald, Dettwi-1er and Associates (MDA), qui a travaillé sur le satellite Radarsat, a déjà fait savoir que les re, tels la SSI.«Bien que nous soutenions cet engagement, nous sommes inquiets face à l\u2019absence de nouveaux fonds pour le renouvellement», indi-quait-on dans le communiqué del\u2019AIAC.Le ministre de l\u2019Industrie, Christian Paradis, a récemment déclaré que le Canada demeurerait engagé dans la SSI jusqu\u2019en 2020, soit la fin prévue du projet.Le ministre avait toutefois ajouté, lors de l\u2019annonce du 29 février, que les détails de l\u2019accord n\u2019avaient pas encore été ficelés.Le secteur manufacturier et celui des services de l\u2019aérospatiale produisent plus de 22 milliards au Canada, et embauchent 80 000 travailleurs.La Presse canadienne La CAQ mise sur son congrès Le parti de François Legault connaît une baisse de popularité JOCELYNE RICHER Québec \u2014 En baisse dans les sondages, la Coalition avenir Québec (CAQ) mise sur son congrès de fondation, les 20 et 21 avril à Vic-toriaville, pour retrouver un peu de tonus et galvaniser les troupes, à l\u2019approche du prochain rendez-vous électoral.Car cette toute première rencontre entre 500, voire 600, militants caquistes pourrait bien aussi être la dernière avant le déclenchement des élections générales, ce qui en fait un événement doublement déterminant dans la courte histoire du parti créé par Prançois Legault en novembre.La présidente du parti, Dominique Anglade, est d\u2019ailleurs bien consciente de l\u2019importance «cruciale» de Tenjeu, dans un tel contexte.La CAQ ne peut pas rater sa «mise au jeu» officielle, convient Mme Anglade, au cours d\u2019une entrevue à La Presse canadienne, autour d\u2019un café, dans le décor lambrissé du restaurant Le Parlementaire.Au cours des dernières semaines, Mme Anglade est allée sur le terrain, de région en région, sonder les reins et les cœurs de quelque 400 membres de la nouvelle formation, afin de dessiner les contours du programme à adopter lors du congrès.\tDominique Elle est revenue de sa tour- Anglade née avec en poche une liste de 302 propositions sur une foule de sujets, qui seront fondues en une cinquantaine de résolutions à débattre en ateliers lors du congrès.Ce sera donc l\u2019occasion pour les membres de mettre un peu de chair autour du plan d\u2019action sommaire présenté en novembre par Prançois Legault, et d\u2019annoncer les couleurs de la CAQ sur différents enjeux.Le développement régional et la décentralisation des pouvoirs vers les paliers locaux et régionaux seront du nombre.La régionalisation de l\u2019immigration, actuellement essentiellement centrée à Montréal, pourrait aussi faire partie des thèmes abordés.Il faut aussi s\u2019attendre à voir le parti prendre position sur la protection de l\u2019environnement, l\u2019exploitation des ressources naturelles et sur une politique de soins et services destinés aux personnes âgées.«On peut difficilement passer à côté de ça», dit Mme Anglade.L\u2019efficacité est le mantra de Prançois Legault et le congrès de son parti sera à son image.On nous assure qu\u2019il sera mené rondement et de plus courte durée que ceux des autres partis: il débutera le vendredi soir et prendra fin le samedi après-midi.Une inconnue, cependant: comment se comportera la base militante, issue de la défunte Action démocratique, du Parti québécois ou d\u2019autres formations?Osera-t-elle affronter son chef sur certains enjeux, à la manière péquis-te?Ou sera-t-elle en symbiose parfaite avec son chef, à la manière libérale?Réponse le 21 avril.Un des défis de la Coalition sera donc de présenter un front uni, ce qui ne va pas nécessairement de soi pour une formation toute nouvelle à l\u2019identité encore floue.Quoi qu\u2019il en soit, Mme Anglade assure que la Coalition est fin prête à vivre sa première campagne électorale.«On met les bouchées quadruples pour être prêts», dit cette mère de trois jeunes enfants.Et malgré les sondages qui indiquent une baisse de popularité constante depuis quelques mois, «ça va bien, le moral est bon» au sein de l\u2019équipe, assure-t-elle.La Presse canadienne A 4 LE DEVOIR, LE MARDI 10 AVRIL 2012 ACTDALITES Carney souhaite une exploitation durable des ressources naturelles HEATHER SCOEEIELD Ottawa \u2014 Les ressources naturelles représentent une des solutions pour accroître les exportations canadiennes, mais se contenter de pomper du pétrole ne suffira pas, a affirmé le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney.H a récemment critiqué les entreprises canadiennes pour ne pas avoir lait assez d\u2019efforts pour pénétrer les marchés émergents depuis la récession de 2008.Selon M.Carney, les occasions pour exporter des ressources naturelles canadiennes abondent, mais elles doivent être exploitées de façon rapide, efficace et.durable.Dans une entrevue accordée à La Presse canadienne, le gouverneur de la Banque du Canada soutient qu\u2019en raison de la concurrence mondiale, ces occasions doivent être exploitées efficacement.Il ajoute que les entreprises canadiennes doivent pouvoir compter sur le prix des ressources et une devise canadienne relativement forte à long terme.Elles peuvent alors mieux prévoir leurs dépenses et leurs revenus.L\u2019emploi du mot «durable» peut être surprenant dans la mesure où cela ne représente pas la principale préoccupation du gouvernement conservateur.Dans ses directives prébudgétaires, le premier ministre Stephen Harper avait abandonné la notion de développement durable pour la remplacer par une exploitation «responsable» des ressources.Mais pour profiter le plus possible de la situation internationale, l\u2019industrie des ressources naturelles doit trouver des moyens pour obtenir un prix global pour ses produits, a soutenu M.Carney.Pour l\u2019instant, les consommateurs de l\u2019est du pays paient plus que ce qu\u2019obtiennent les producteurs de l\u2019Ouest pour des raisons de transport de l\u2019essence et du mazout.En investissant dans les infrastructures et les pipelines, on peut réduire cette différence au bénéfice de tout le monde.«Construire des infrastructures pour les ressources énergétiques nous aidera à nous débarrasser de cette différence», dit M.Carney.Marchés émergents Il recommande de garder un œil ouvert sur les marchés émergents qui recherchent des techniques et des produits leur permettant une meilleure utilisation de l\u2019énergie.«La demande marginale pour les ressources naturelles ne provient plus des États-Unis.Cela ne l\u2019est plus depuis longtemps et cela ne le sera plus jamais.» S\u2019entendre sur des contrats à long terme avec leurs clients pourrait aussi aider les exportateurs canadiens à réduire les risques reliés à l\u2019instabilité des prix, poursuit-il.Mais, au bout du compte, les exportateurs doivent réfléchir à la façon dont fonctionneront les lignes d\u2019approvisionnement à l\u2019avenir.«Les lignes d\u2019approvisionnement mondiales sont en transformation», dit M.Carney, qui estime que les entreprises canadiennes sont bien placées pour s\u2019emparer d\u2019une part importante des nouveaux réseaux commerciaux.Les exportateurs doivent également s\u2019entraîner à trouver les occasions d\u2019affaires dans un plus vaste monde, et pas seulement aux Etats-Unis, car, estime M.Carney, la demande américaine ne croîtra pas assez rapidement pour assurer la prospérité aux producteurs canadiens.La Presse canadienne E N BREF AOL : 1,06 milliard en brevets vendus New York\u2014AOL obtiendra 1,06 milliard de dollars américains de la vente de plus de 800 brevets à Microsoft à la suite d\u2019une mise aux enchères majeure de la propriété intellectuelle.AOL a indiqué qu\u2019elle remettrait une «portion significative» des recettes à ses actionnaires une fois l\u2019entente conclue.L\u2019entreprise de services en ligne obtiendra un permis pour continuer de faire usage des brevets étant vendus à Microsoft et comptera encore 300 brevets dans son portfolio.Le président et chef de la direction d\u2019AOL, Tim Armstrong, a affirmé hier que l\u2019entente permet de générer une valeur nette pour les actionnaires et permettrait à AOL de continuer à exécuter de manière dynamique sa stratégie pour créer un rendement à long terme.La transaction, qui est sujette à l\u2019approbation des régulateurs aux Etats-Unis, doit être conclue avant la fin de 2012.- La Presse canadienne 29 avril 2012 Élection Montréal ville.montr0al.qc.ca/election ELECTION PARTIELLE \u2022 DIMANCHE 29 AVRIL 2012 AVIS PUBLIC DU SCRUTIN Arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie District du Vieux-Rosemont Avis est donné aux électeurs du district du Vieux-Rosemont de l\u2019arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie que : 1.\tUn scrutin sera tenu le dimanche 29 avril 2012 afin de combier ie poste de conseiller de la ville dans le cadre de l\u2019élection partielle du disblct du Vieux-Rosemont 2.\tLes personnes mises en candidature au posie de conseiller de la ville sont : -\tMichel BENOIT 1652, rue Panet, Montréal -\tHélène DAGENAIS 5753, M'Avenue, Montréal ÉQUIPE HAREL - VISION MONTRÉAL -\tÉrika DUCHESNE 2581, rue Salnt-Zotique Est, Montréal PROJET MONTRÉAL -\tDenise LAROUCHE 4368, rue Ernest-Gendreau Montréal ÉQUIPE TREMBLAY - UNION MONTRÉAL 3.\tLes bureaux de vote seront ouverts le dimanche 22 avril 2012, jour du vole par anticipation, de midi à 20 h, aux endroits Indiqués sur la carte de rappel qui sera transmise aux électeurs du district du Vieux-Rosemont de l\u2019arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie dans la semaine du 16 avril 2012.4.\tLes bureaux de vote seront ouverts le dimanche 29 avril 2012, jour du scrutin, de 10 h à 20 h, aux endroits indiqués sur la carte de rappel qui sera transmise aux électeurs du district du Vieux-Rosemont de l\u2019arrondissement de Rosemont-La Pelite-Ralrie dans la semaine du 16 avril 2012.5.\tLe recensement des votes sera effectué le 29 avril 2012, à compter de 20 h, au bureau du président d\u2019élection, situé au 2575, place Chassé, Montréal.Montréal, le 10 avril 2012 Le président d\u2019élection Me Yves Saindon 514 872-VOTE (8683) ville.montreal.qc.ca/election History instagrag.facebooK Plus de cinq millions de clichés sont mis en ligne sur Instagram chaque join-.JUSTIN SULLIVAN AFP Facebook se paie Instagram L\u2019acquisition de l\u2019application de photos s\u2019élève à un milliard CHARLOTTE RAAB New York \u2014 Le géant des sites communautaires sur Internet Eacebook a annoncé hier qu\u2019il achetait un milliard de dollars l\u2019application de photographie pour appareils mobiles Instagram, confirmant sa puissance financière avant même son entrée en Bourse.Le fondateur de Eacebook Mark Zuckerberg a lui-même fait part de la nouvelle sur sa page publique, précisant qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une opération exceptionnelle: «C\u2019est la première fois que Facebook fait l\u2019acquisition d\u2019une entreprise avec autant d\u2019utilisateurs.Nous ne prévoyons pas en faire beaucoup d\u2019autres de la sorte, s\u2019il y en a d\u2019autres.» Instagram permet de prendre des photos à un format carré, à l\u2019image d\u2019un vieux Polaroid, d\u2019y ajouter divers filtres ou effets spéciaux, et de les mettre en ligne sur divers réseaux sociaux.Les chiffres de l\u2019entreprise dont le siège est situé à San Erancisco sont impressionnants: en 551 jours, cette application a séduit plus de 30 millions d\u2019utilisateurs inscrits, et 430 000 mobi-nautes étaient en liste d\u2019attente pour l\u2019utiliser sur un appareil sous Android, avant le lancement de la version adaptée la semaine dernière.Plus de cinq millions de clichés sont mis en ligne sur ce service chaque jour.Enfin, avec un prix d\u2019achat de 1 milliard de dollars obtenu en 551 jours d\u2019existence publique, l\u2019entreprise, qui ne semble pas avoir de chiffre d\u2019affaires puisque l\u2019application est gratuite et n\u2019offre pas de publicité, aura produit quelque 1,8 million de dollars par jour.Pour autant, c\u2019est encore une toute petite entreprise, à en croire son blogue, qui ne cite que 14 employés.Lors d\u2019un entretien avec un journaliste de Forbes en décembre, le directeur général et cofondateur, Kevin Systrom, avait affiché ses ambitions, disant vouloir toucher 50 puis 150 millions d\u2019utilisateurs.«Blanc de peur» Pour certains, comme l\u2019investisseur Om Malik, cette ambition, et le formidable attachement des mobinautes à cette application, avaient de quoi inquiéter Eacebook, qui était «blanc de peur» devant cette progression \u2014 même s\u2019il compte de son côté plus de 850 millions d\u2019utilisateurs dans le monde.«Les photos sont l\u2019application la plus utilisée sur Facebook, elles sont essentielles [.] et Facebook ne voulait pas perdre sa domination» dans ce domaine, a souillé pour sa part l\u2019analyste spécialiste des médias sociaux Lou Kerner, sollicité par l\u2019AFP.Il remarque que Eacebook héberge «environ 5 % de toutes les photos prises dans le monde depuis le début de l\u2019histoire de la photographie».«La valorisation est certes astronomique», a ajouté M.Kerner, mais l\u2019implantation d\u2019Instagram sur les appareils mobiles sera un atout majeur pour Eacebook et devrait lui permettre de «monéti-ser le trafic Internet mobile mieux que toute autre entreprise de médias mobiles, donc avec le temps la valorisation pourrait ne pas sembler tellement excessive».Sans compter que M.Zuckerberg s\u2019assure au passage qu\u2019Ins-tagram ne filera pas chez un de ses principaux concurrents, comme Twitter ou Google.L\u2019analyste Rob Enderle a aussi noté qu\u2019Instagram permettait à Eacebook de se protéger contre l\u2019essor du nouveau venu Pinterest, sorte de tableau d\u2019affichage virtuel qui compte déjà plus de 13 millions d\u2019amateurs.«L\u2019acquisition d\u2019Instagram pourrait valoir des dizaines de milliards de dollars si elle permet à Facebook de garder l\u2019avantage et de neutraliser Pinterest», a-t-il dit.Enfin, à l\u2019approche de l\u2019entrée en Bourse que Eacebook prépare pour les semaines ou mois qui viennent, une opération de cette envergure est une façon insolente d\u2019afficher sa puissance, de dire qu\u2019à son échelle «un milliard de dollars représente une somme modeste», ajoute M.Enderle.Le montant que Eacebook entend lever lors de son entrée en Bourse est estimé à près de 10 milliards de dollars, avec une valorisation totale du site attendue autour de 75 à 100 milliards de dollars.Agence France-Presse Sony va supprimer 10 000 emplois Tokyo \u2014 Sony va supprimer quelque 10 000 emplois, soit environ 6 % de ses effectifs mondiaux, d\u2019ici la fin de l\u2019année, rapporte le journal Nikkei, précisant que ces mesures toucheront la division chimique du géant électronique japonais ainsi que celle fabriquant des écrans LCD de petite et moyenne taille.Le journal précise qu\u2019il est difficile de dire à ce stade de quelle manière ces suppressions de postes se répartiront entre le Japon et le reste du monde.Le nouveau directeur général de Sony, Kazuo Hi-rai, est sommé de remettre le groupe sur la voie de la rentabilité, après quatre exercices déficitaires.Début février, Sony, distancé au cours des dix dernières années par des concurrents plus innovants comme l\u2019américain Apple ou le sud-coréen Samsung, a dit s\u2019attendre pour l\u2019année 2011-2012, clôturée le 31 mars, à une perte annuelle de 220 milliards de yens (1,95 milliard de dollars canadiens).Sony a décidé la cession d\u2019une filiale fabriquant des produits chimiques et le regroupement de ses activités pour écrans à cristaux liquides avec ses compatriotes Hitachi et Toshiba afin de lutter plus efficacement contre les rivaux asiatiques.Reuters et Associated Press Les entreprises gagnent en confiance Les perspectives de ventes et d\u2019embauches ont progressé, selon la Banque du Canada JULIAN BELTRAME Ottawa \u2014 La confiance des entreprises a fait un bond marqué au pays, alors que la morosité des mois d\u2019hiver semble laisser place à de meilleures projections de ventes, d\u2019embauches et d\u2019investissements, laissent croire les résultats d\u2019une enquête rendue publique hier par la Banque du Canada.Le coup de sonde trimestriel de la haute direction de 100 entreprises représentatives, mené sur une période de quatre semaines en février et mars, montre des perspectives de ventes parmi les plus solides depuis la récession, a indiqué la banque centrale.Selon l\u2019enquête, 58 entreprises parmi celles qui ont été in-terrogées s\u2019attendent à des ventes supérieures lors des 12 prochains mois, alors que 23 d\u2019entre elles projettent un recul.La mesure clé de la confiance des entreprises a été de 35, un important revirement par rapport à celle de moins 4 enregistrée en janvier.Le rapport de la Banque du Canada fait suite à la publication, la semaine dernière, de meilleures statistiques que prévu en ce qui concerne l\u2019emploi.Statistique Canada a annoncé que 82 000 emplois avaient été ajoutés en mars, à la suite de quatre mois de faible variation.«Les bonnes nouvelles canadiennes se succèdent», a affirmé Derek Holt, économiste chez Scotia Capitaux, hier.La poussée d\u2019optimisme parmi les entreprises, bien qu\u2019elle soit encourageante, augmente le risque que la Banque du Canada hausse ses taux d\u2019intérêt, plus tard cette année, même si rien ne presse, a quant à lui indiqué Douglas Porter, économiste en chef adjoint à la Banque de Montréal.Pour que cela arrive, la confiance accrue des entreprises devra se traduire par une croissance plus soutenue, a-t-il ajouté.Selon l\u2019enquête de la Banque du Canada, 43 % des entreprises du pays prévoient ajouter des employés à leur effectif au cours de la prochaine année, soit à peu près la même proportion qu\u2019en janvier.Davantage d\u2019entreprises ont dit vouloir augmenter leur niveau d\u2019investissement dans la machinerie et l\u2019équipement au cours des 12 prochains mois \u2014 un bon signe pour la productivité et la croissance économique.La Banque du Canada tiendra probablement compte des résultats de cette enquête, entre autres facteurs économiques, dans ses prochaines perspectives quant à l\u2019économie du pays, qui seront rendues publiques la semaine prochaine.La Presse canadienne Camps d\u2019été ^\t2412 Résultats des tirages du : 2012-04-07 02 13 16 32 39 44 DEPUIS 1983 CAMPS D\u2019IMMERSION EN ANGLAIS Prochain gros lot (approx.) : 3 DDD DDD $ 09 10 21 22 41 45 Eitra 8999045 Résultats des tirages du : 2012-04-06 \u2014 2296345 Prochain gros lot (approx.) : ID DDD DDD$ En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité Pour étudiants de 7 à 17 ans Centre-ville de Montréal et Toronto Pour information: Centre-ville de Montréal et Toronto à Toronto: (416) 921-6998 Camp de jour et résidence\tà Montréal: (514) 531-4193 www.mwscamps.com office(gmwscamps.com Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Isabelle Sanchez au 514 985-3454 ou à isanchez@ledevoir.c()ni Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 LE DEVOIR LE MARDI 10 AVRIL 2012 A 5 ACTUALITES La grogne dans les médias sociaux force Lassonde à faire son mea-culpa L\u2019entreprise va rembourser les frais juridiques d\u2019une PME qui a gagné sa cause Le fabricant de jus Industries Lassonde a reconnu hier que le mécontentement exprimé dans les médias sociaux l\u2019avait incité à rembourser les frais juridiques d\u2019une petite entreprise dans une affaire de propriété de marque de commerce.Le chef de l\u2019exploitation, Jean Gattuso, a admis que l\u2019entreprise québécoise aurait un travail à taire pour retrouver la confiance des consommateurs.11 s\u2019est dit «désolé que ce soit rendu jusque-là», ajoutant que le groupe était «au début de la compréhension des médias sociaux».Lassonde avait poursuivi Deborah Kndzman pour avoir utilisé le mot «Oasis» pour vendre des savons à base d\u2019huile d\u2019olive («Olivia\u2019s Oasis»).Un tribunal de première instance avait donné raison à Mme Kndzman et ordonné même au fabricant de jus de rembourser les frais juridiques de la défenderesse s\u2019élevant à plusieurs dizaines de milliers de dollars.Toutefois, la Cour d\u2019appel a jugé plus tard que Lassonde n\u2019avait pas à rembourser les frais de Mme Kndzman.Cette bataille judiciaire a fait l\u2019objet d\u2019un reportage publié dans le quotidien La Presse, samedi, et les effets ne se sont pas fait attendre.Les internautes ont inondé la page Face-book de la marque Oasis de messages désapprobateurs.Un message mis sur le site samedi et indiquant que Lassonde «compte compenser adéquatement Mme Kudzman pour ses frais juridiques» a suscité la mention «aime» de 231 internautes, en plus de 328 commentaires.M.Gattuso a dit que l\u2019entreprise était «désolée de la situation».que «sans doute ïly a à revoir dans l\u2019ensemble ce qui s\u2019est passé».«Les réseaux sociaux, ce sont les consommateurs.On a réagi aux consommateurs, il est important de les écouter, a-t-il énoncé.D\u2019un point de vue légal, trois juges de la Cour d\u2019appel ont dit qu\u2019il n\u2019y avait pas eu d\u2019abus.Indépendamment de cela, on a écouté [les gens]», a ajouté le chef de l\u2019exploitation.11 a réitéré que «l\u2019intention n\u2019avait jamais été de nuire à une autre entreprise québécoise, mais bien de protéger notre marque».Litige de 2005 M.Gattuso a soutenu qu\u2019il y avait eu des tentatives de règlement à plusieurs reprises.Les médias sociaux ont «ouvert la porte à la négociation après plusieurs années de tentative», a-t-il fait valoir.«C\u2019est monnaie courante de vouloir protéger ses marques.Mais à travers les négociations qui ont eu lieu, l\u2019aspect humain a été mis un peu de côté», a avancé le chef de l\u2019exploitation.11 a dit trouver dommage qu\u2019on n\u2019ait pas réussi à régler le dossier avant, le litige remontant à 2005.«On a un travail à faire pour retrouver une confiance des consommateurs [.] Ce serait dommage que les gens nous laissent pour des entreprises américaines, a-t-il affirmé.Nous sommes au début de la compréhension des médias sociaux.Oui, il y a une leçon à tirer de cela.» L\u2019action de Lassonde a baissé hier de 1 C à la Bourse de Toronto, où elle a clôturé à 68,50 $.La Presse eanadienne «U - - - L ^ a V i \u2022«f \u2022 A M.f\u2019-A ¦jV\u2019Vmt PHILIPPE HUGUEN AEP Des soldats ont défilé devant le Monument canadien de Vimy.La bataille de Vimy commémorée Près de 3600 Canadiens y ont trouvé la mort en 1917 Vimy \u2014 Les cérémonies commémoratives du 95® anniversaire de la bataille de la crête de Vimy, un moment déterminant de l\u2019histoire militaire du Canada, ont eu lieu hier à Ottawa, mais aussi en France, en présence là-bas du gouverneur général, David Johnston.Pendant la Première Guerre mondiale, les militaires canadiens ont pris d\u2019assaut la crête de Vimy, dans le Pas-de-Calais, et l\u2019ont repris des mains de l\u2019armée allemande, mais au prix de près de 3600 morts.M.Johnston a visité hier les champs de bataille, le Mémorial de Beaumont-Hamel, un site qui commémore les Terre-Neuviens qui ont pris part à la Première Guerre mondiale, ainsi qu\u2019Ypres, cette ville belge médiévale qui a joué un rôle important pour les Alliés durant la guerre de 1914-1918.De jeunes Canadiens ont participé aux cérémonies de Vimy.Cependant, aucun ancien combattant canadien de cette époque n\u2019est encore en vie; le dernier, John Babcock, a rendu l\u2019âme en février 2010 à l\u2019âge de 109 ans.David Johnston est de ceux qui estiment que la bataille de la crête de Vimy a joué un rôle clé dans la transformation du Canada de colonie à nation indépendante.Lors de cette bataille, le lundi de Pâques 1917, quatre divisions du «Corps canadien» ont combattu côte à côte pour la première fois de l\u2019histoire.Le premier ministre Stephen Harper a lui aussi salué la bataille comme un tournant dans l\u2019histoire politique canadienne.«Les quatre divisions du Corps canadien ont pris bien plus qu\u2019une colline ce jour-là.En effet, leur éclatante victoire a contribué à la définition d\u2019une identité canadienne nouvelle et plus forte», a-t-il indiqué par voie de communiqué.Le ministre des Anciens Combattants, Steven Blaney, était lui aussi hier en France au Monument canadien de Vimy.11 a encouragé la jeunesse «à faire connaître l\u2019histoire des Canadiens qui se sont sacrifiés pour remporter la victoire lors de la bataille de la crête de Vimy par l\u2019entremise de Twitter, Facebook ou tout autre réseau social», a indiqué son attaché de presse, Jean-Christophe de le Rue.À Ottawa, une cérémonie a eu lieu hier au Monument commémoratif de guerre du Canada et à la tombe du Soldat inconnu.Le chef d\u2019état-major des Forces armées canadiennes, Walter Natynczyk, l\u2019adjudant-chef Bob Cléroux et la secrétaire parlementaire du ministre des Anciens Combattants, Eve Adams, ont assisté au dépôt de couronnes.La Presse eanadienne E N BREF Les demandes de subventions affluent pour le jubilé Ottawa\u2014Le ministère du Patrimoine a été inondé de demandes de subventions pour souligner le 60 anniversaire d,e l\u2019accession au trône de la reine Elisabeth 11, selon im document obtenu par La fVesse canadienne.Les entreprises, les écoles, les municipalités et les groupes communautaires souhaitant organiser leur propre fête pour souligner le Jubilé de diamant peuvent présenter ime demande afin de toucher leur part du fonds de 2 millions $ réservé par le gouvernement fédéral pour l\u2019occasion.Un rapport du comité consultatif sur le Jubilé de diamant datant du 26 novembre révèle que, l\u2019automne dernier, le ministère avait a reçu 232 demandes durant le premier cycle de financement, dont 180 étaient admissibles.De ce nombre, 78 provenaient de l\u2019Ontario, 50 des provinces de l\u2019AÜan-tique, 49 de la Colombie-Britannique, de l\u2019Alberta et du Yukon, et 39 de la Saskatchewan, du Manitoba, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut Seulement 16 demandes provenaient du Québec.-La Presse canadienne Réflexion sur l\u2019État du Québec Des artistes et intellectuels ont pris part samedi q une réflexion interactive sur l\u2019Etat du Québec et la démocratie.Ce rassemblement nommé «Nous?» empruntait dans sa forme le modus ope-randi du Moulin à paroles, qui avait réuni plusieurs personnalités publiques sur les plaines d\u2019Abraham à Québec, en septembre 2009.Le «Nous» 2012 a vu défiler samedi de midi à minuit sur les planches du Monument-National, à Montréal, plus de 70 universitaires, artistes, scientifiques et politiques qui ont tour à tour récité leur texte.- Le Devoir \\ \\ 2 000 nouvelles raisons d\u2019aller à Toronto porter raffinée sur toute la ligne Accumulez 2 000 points bonis VIPorter à chaque aller-retour Montréal-Toronto : 1 000 points à l\u2019aller, 1 000 points au retour.Ces points s\u2019ajoutent aux points VIPorter que vous gagnez déjà à chaque vol.Ainsi, en deux aller-retour, vous pouvez obtenir un aller gratuit vers la destination Porter de votre choix.Réservez entre le 1®' avril et le 30 juin et voyagez entre le 15 avril et le 30 juin.Adhérez à VIPorter à flyporter.com.Vols au depart de Montreal.Reservation avant le 18 avril.Tarifs aller simple incluant les taxes, les surcharges et les frais obligatoires \t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t CHICAGO\tMYRTLE BEACH NEW YORK\tWASHINGTON À partir du 16 avril 381 $ 641 $ 297 $ 371 $ Taxes et frais compris Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris Réservez en ligne, appelez au 1 -888-619-8622 ou contactez votre agent de voyages.flyporter.com 'Réservation avant le 18 avril 2012.Voyage avant le 17 juin 2012.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Porter peut exiger un achat à l\u2019avance dans certains marchés.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires.Ces montants peuvent aller jusqu\u2019à 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.Les tarifs sont fonction de la disponibilité.Certaines conditions (incluant des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage, et les frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent changer sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Renseignez-vous auprès de Porter ou de votre agent de voyages. A 6 LE DEVOIR LE MARDI 10 AVRIL 2012 EDITORIAL Crise alimentaire Banalité du mal De passage à Montréal, l\u2019essayiste et ex-rapporteur de l\u2019ONU pour le droit à l\u2019alimentation Jean Ziegler a souligné, et non révélé ou confié, que le nombre d\u2019affamés dans le monde va grossissant.Après d\u2019autres économistes, l\u2019auteur de Destruction massive - Géopolitique de la faim édité par Le Seuil ne cesse de vitupérer contre l\u2019origine d\u2019une sous-alimentation gigantesque: la spéculation.Bienvenue dans l\u2019univers de la désensibilisation au mal.L e monde compte actuellement un milliard de personnes sous-alimentées qui se répartissent entre les pays de la Corne de l\u2019Afrique, de l\u2019Amérique centrale, de l\u2019Amérique du Sud et même dans certaines enclaves de villes européennes.Fait singulier?Toutes les 15 secondes, un enfant de moins de dix ans succombe.Cette lèpre a produit des dégâts que l\u2019on sait monstrueux alors que l\u2019infrastructure agricole de la planète Terre pourrait nourrir, selon les études chiffrées de la FAO, pas moins de 12 milliards d\u2019être humains.Les raisons officielles établies par l\u2019ONU sont les suivantes: production de biocarburants, dumping des produits agricoles, achats et locations de terres ici et là dans le monde par les fonds souverains et les multinationales, endettement des pays pauvres et, enfin, la spéculation.Selon la hiérarchisation effectuée par les agences de l\u2019ONU, cette dernière figure en tête de liste loin devant les autres.Il en est ainsi parce qu\u2019en 1999 les banques de Wall Street ont obtenu de l\u2019administration Clinton la déréglementation des marchés des contrats à terme leur accordant de fait le pouvoir de détenir des participations importantes dans les sociétés du secteur.En 2004, elles ont convaincu l\u2019administration Bush de leur accorder un autre chapelet de déréglementations.Ensuite?En 2008, dans la foulée de la faillite de Lehman Brothers, Goldman Sachs, J.P.Morgan ainsi que des fonds spéculatifs américains, britanniques et allemands ont décidé une chose toute simple: plaquer les recettes et les instruments conçus pour le marché immobilier, les subprimes en particulier, au monde agricole.En moins de deux, c\u2019est le cas de le dire, les assauts spéculatifs menés avec une agressivité telle qu\u2019elle révélait un appât du gain démesuré ont fait exploser les valeurs des matières premières.Résultats?En moins d\u2019un an, l\u2019indice des prix des aliments augmentait de 40 %, celui des céréales de 74 %.Quoi d\u2019autre?La concentration conséquente à cette friria boursière s\u2019est traduite par ceci: 40 multinationales contrôlent 85 % du commerce des aliments.Selon une étude réalisée par Heiner Flassbeck, économiste en chef de la CNUCED, une agence de l\u2019ONU, la situation qui prévaut aujourd\u2019hui relève de l\u2019irréel.Plus précisément, les prix imposés sont autant d\u2019échos au dysfonctionnement d\u2019une industrie en proie à la spéculation la plus folle qui soit Exemple parmi d\u2019autres: l\u2019Ethiopie compte un contingent imposant d\u2019affamés alors que la superficie des terres fertiles et cultivées suffirait amplement à nourrir tous ses habitants.Comment se fait-il?Le pays exporte une part des denrées alimentaires vers les nations choisies par les spéculateurs.Depuis l\u2019amorce de la flambée des coûts, les politiciens sont abonnés au silence même s\u2019ils savent pertinemment que la mécanique mise en place est sjmonyme, pour reprendre le titre de Ziegler, de destruction massive.Leur attitude est une autre illustration de la banalité du mal.Aide internationale Indigne du Canada Serge Truffaut l\\ Bernard Descôteaux e Canada n\u2019a jamais été parmi les pays les plus généreux du monde en ce qui a trait à l\u2019aide au développement.Les premiers de classe se trouvent parmi les pays d\u2019Europe du Nord.Plusieurs y consacrent plus de 0,7 % de leur J PIB.Le champion est la Suède avec 1,02 % de son PIB.Le Canada apporte bien sûr sa contribution.Dans une juste proportion?Cela est à voir.Alors qu\u2019elle était en 1991 à hauteur de 0,49 % de son PIB, elle n\u2019est toutefois plus aujourd\u2019hui que de 0,31 %.En chiffres absolus, on ne constaterait pas de diminution, sauf que, l\u2019économie ayant fait des bonds importants en 20 ans, l\u2019effort consenti a considérablement diminué.Ce sera encore plus marqué les prochaines années puisque le programme budgétaire du gouvernement Harper prévoit des diminutions des sommes consenties à l\u2019aide au développement.Il n\u2019y a certes pas de quoi être lier.On est loin de ce qui pourrait être qualifié de juste part.Il y a toutefois plus préoccupant.Il y a ce que le gouvernement conser-^\tvateur veut qu\u2019il soit fait de cet argent.À travers les décisions prises ces dernières années se dé-.gage une frame qui consiste à contraindre les or->\tganismes non gouvernementaux qui se consa- Æ\t4^ crent à l\u2019aide internationale à coller étroitement H\t^ aux priorités gouvernementales qui sont nette- H\\\t\\ 1 ment colorées idéologiquement.Cette volonté nouvelle des conservateurs remet en cause la fradition humanitaire canadienne faite d\u2019abord d\u2019engagement personnel de citoyens qui consacrent temps ou argent aux causes qui leur tiennent à cœur.Ainsi sont nées la plupart des ONG vouées à l\u2019aide humanitaire qui, au fil des années et des décennies, ont développé des expertises que les gouvernements ont reconnues en en faisant des partenaires.Ce sont elles qui, partout dans le monde, incarnent la générosité canadienne.Or, ces partenaires, le gouvernement de l\u2019heure veut qu\u2019ils soient des exécutants.Plus question d\u2019indépendance et d\u2019autonomie.Les cas suivants illustrent bien ce changement de cap: celui d\u2019Al-ternatives, qui a vu son soutien financier réduit comme une peau de chagrin parce que l\u2019organisme était jugé frop militant en faveur de la cause palestinienne.Celui de Développement et Paix, qui n\u2019a rien d\u2019extrême sauf, aux yeux des conservateurs, sa préoccupation pour la défense des droits de la personne.Il a vu ses budgets abaissés des deux tiers.Puis celui de Droits et Démocratie, qui sera tout simplement aboli.Il avait été créé par une loi en 1988 par le gouvernement Mulroney, qui voulait ainsi garantir son financement et son indépendance.Son tort?Avoir trop mis l\u2019accent sur la promotion des droits et pas assez sur la démocratie.L\u2019argent économisé servira très probablement à financer le futur Bineau des religions, dont la création a été annoncée l\u2019an dernier, qui servira à promouvoir la liberté de religion à travers le monde.Des années d\u2019efforts et d\u2019argent investis par des militants sincères de l\u2019action humanitaire seront ainsi réduites à néant On ne ferait pas mieux si l\u2019on voulait décourager l\u2019engagement des citoyens.Ceux qui recevaient lein aide ne comprendront pas.Ils ne sauront pas que cela est la conséquence de choix idéologiques dont ils n\u2019ont rien à faire.Cela est indigne d\u2019un Canada qui se prétend généreux.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO lA MÎwBTRe BfAviCHAfWP,,, \u20223 TAXA6t c «mbEmênT Contre fMSÂ I_________ J\u2019aime moins la télé publique qu\u2019avant Etant un fervent amateur de télévision publique, de journalisme d\u2019enquête et d\u2019analyse, et non abonné au câble ou au satellite, les compressions du gouvernement Harper à l\u2019endroit de Radio-Canada devraient normalement me désoler.Mais devant ce qu\u2019est devenue ma télé publique, je suis moins triste, le deuil ayant déjà été fait.Tous les jours à la radio de Radio-Canada on m\u2019annonce le programme de Grands reportages à RDI.Mais ma télé publique hertzienne et gratuite me propose plutôt des émissions légères, quiz, variétés et talk-shows.Les beaux dimanches, lieu de création artistique, ont fait place à une mé-gaplogue de variétés qui s\u2019offre le luxe de tasser le téléjournal.Au moment oû les conservateurs annoncent leur budget, Radio-Canada prépare un nouveau talk-show.Ces coupes seront-elles l\u2019occasion pour Radio-Canada de se recentrer sur sa mission, ou de sabrer tout ce qui coûte de l\u2019argent et de l\u2019intelligence pour se replier sur des émissions de variétés comme la télé privée en produit déjà, elle aussi bien souvent à même les fonds publics et autres crédits d\u2019impôt à l\u2019insignifiance?Luc Le Blanc Montréal, le 5 avril 2012 Hors de l\u2019anglais, point de saint! L\u2019expression «Hors de l\u2019Eglise, point dç salut!» a, dit-on, longtemps été utilisée par l\u2019Église catholique afin de consolider son pouvoir et son influence.Le gouyernement québécois et son ministère de l\u2019Éducation de même LETTRES que les universités québécoises francophones en mal de sous-financement proposent maintenant, globalisation oblige, un nouveau slogan inspiré du précédent: «Hors de l\u2019anglais, point de salut!» Trente-cinq ans après l\u2019adoption de la loi 101, notre gouvernement et nos universités semblent de moins en moins enclins à reconnaître sa nécessité ou, pire encore, son utilité.Or, quelle était la véritable raison d\u2019être de cette loi, sinon de faire pro^essivement du français la langue de travail au Québec, à Montréal surtout, en l\u2019établissant solidement comme la langue de communication entre les Québécois de toutes origines ou, selon le discours officiel, la langue commune de tous les Québécois?N\u2019est-ce pas la situation de l\u2019anglais dans les autres provinces et territoires canadiens?Devant cette quasi-abdication de notre gouvernement, des milliers de parents francophones inquiets de l\u2019avenir de leurs enfants emboîtent le pas et se disent effectivement: «Hors de l\u2019anglais, point de salut!» Le bon sens devrait pourtant leur rappeler que la réussite de leur progéniture tient d\u2019abord et avant tout à la qualité de nos institutions d\u2019enseignement et à la compétence qu\u2019ils auront acquise dans le domaine qu\u2019ils auront choisi.D\u2019autant plus que le vieil argument du contrôle de notre économie par les Anglo-Montréalais a cessé de correspondre à la réalité.On a l\u2019impression que nos soi-disant «élites dirigeantes» se fichent de plus en plus de notre réussite collective pour privilégier la réussite individuelle.Si le Québec était un pays, comme Israël, par exemple, qui a fait renaître l\u2019hébreu de ses cendres et l\u2019a Imposé à tous ses citoyens, sans pour autant faire obstacle à l\u2019apprentissage de l\u2019anglais, nous cesserions peut-être d\u2019agir en minoritaires soucieux de ménager la majorité anglophone du Canada ou, plus grave encore, de nous inscrire peu à peu dans la mouvance du rouleau compresseur américain.Pour cela, il faudrait évidemment que nos «élites dirigeantes» en aient envie.Manifestement, ce n\u2019est pas le cas.«For English, press nine.» Louis Garou Québec, le 4 avril 2012 Grève étudiante: pour un vote électronique La Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal vient de fournir le modèle pour résoudre la crise étudiante.On a utilisé le procédé le plus démocratique et le plus intègre: le vote électronique dûment contrôlé.Plus question de palabres dans des assemblées dominées par des groupuscules amerris aux techniques d\u2019interférence ou d\u2019influence.Non, chacun est appelé à marquer son choix électroniquement, en pleine intégrité, en totale liberté, en pleine lucidité.C\u2019est ce qui fait que le vote (référendum) électronique réalisé ce 2 avril 2012 à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal a entraîné une particîpation record de 92 % d\u2019étu-dîants touchés par la grève, qui se sont prononcés à plus de 62 % en faveur de la reprise des cours et en faveur de la cessation de la grève.Le bon sens a prévalu.Au lieu de se donner l\u2019îUuslon de gérer la province, au lieu de multiplier les actions de vandalisme, au lieu de faire perdre leur temps à la majorité sérieuse et de nlalser et de parader dans les rues, que les groupuscules manipulateurs des diverses associations utilisent le même processus pour laisser vraiment à chacun et à chaome la pleine liberté de se prononcer par référendum électronique et les faits parleront: la crise sera résolue dans la pleine liberté des choix éclairés et non pas téléguidés.Gilles Beaudet Montréal, le 2 avril 2012 LIBRE OPINION Des oubliées : les études supérieures et la recherche VINCENT LARIVIERE Professeur à l\u2019Ecole de bibliothéconomie et de sciences de l\u2019information de l\u2019Université de Montréal et chercheur associé à l\u2019Observatoire des sciences et des technologies de l\u2019UQAM Dans la foulée de l\u2019augmentation des droits de scolarité décrétée par le gouvernent du Québec \u2014 qui passeront de 2168 $ en 2011-2012 à 3793 $ en 2016-2017 \u2014 et de la grève de quelque 200 000 étudiants collégiaux et universitaires, la plupart des observateurs ont discuté de l\u2019effet négatif de telles hausses sur l\u2019accès aux études de premier cycle.Dans Le Devoir du 23 mars, Pierre Do-ray et Amélie Groleau nous rappelaient qu\u2019à la suite du dernier dégel des frais de scolarité, les universités francophones avaient subi une baisse de plus de 26 000 inscriptions entre 1992 et 1997.Peu d\u2019observateurs ont toutefois noté l\u2019effet délétère d\u2019une telle hausse sur l\u2019accès aux études de cycle supérieur et, par conséquent, sur la capacité de recherche des universités québécoises.Les données de l\u2019Association canadienne pour les études supérieures nous montrent que les inscriptions dans les programmes de doctorat furent également touchées, avec un certain décalage compte tenu du temps né- cessaire au passage des études de premier cycle aux études doctorales.Pour les trois principales universités de recherche du Québec (Laval, McGill et Montréal), qui comptent pour plus des trois quarts des doctorants en 1995, les inscriptions au doctorat sont passées de 6792 à 5880 entre 1995 et 2001, soit une baisse de plus de 13 %.Certaines universités furent également plus touchées que d\u2019autres: les programmes de doctorat de l\u2019Université de Montréal, par exemple, ont subi ime baisse de plus de 22 % (2865 en 1995 contre 2229 en 2001).Effet pervers De récentes données sur le rôle des étudiants de doctorat dans le système québécois de la recherche montrent fortement qu\u2019une réduction de l\u2019accès aux études supérieures aura un effet négatif important sur les activités de recherche des universités.En effet, bien qu\u2019en phase d\u2019apprentissage, les étudiants de doctorat comptent pour une part importante de la main-d\u2019œuvre en recherche des universités.Le nombre d\u2019articles scientifiques \u2014 indicateur fiable de l\u2019activité de recherche fondamentale des universités \u2014 auxquels au moins un étudiant de doctorat a contribué est passé de 1500 à 3000 entre 2000 et 2007, et représente, en 2007, le tiers du total des publications des universités québé- coises.Dans certaines disciplines, ce pourcentage est encore plus élevé: en 2007, les doctorants québécois ont contribué à 50 % des articles en physique, 43 % en recherche biomédicale, 40 % en chimie, 37 % en biologie et, finalement, 35 % en psychologie.Et ces chiffres ne concernent que les doctorants: l\u2019inclusion des étudiants de maîtrise les augmenterait encore davantage.Une baisse de l\u2019accès aux études de cycles supérieurs et, par conséquent, du nombre de doctorants, non seulement réduirait la capacité de recherche actuelle des universités \u2014 qui perdraient ainsi l\u2019accès à une main-d\u2019œuvre relativement «bon marché», stimulée et désireuse de contribuer à l\u2019avancement des connaissances \u2014, mais hypothéquerait également celle de demain, en réduisant le nombre de nouveaux chercheurs formés.En somme, en réduisant l\u2019attrait des études aux cycles supérieurs, toute hausse importante des droits de scolarité aurait aussi pour conséquence d\u2019influer sur la capacité de Recherche des universités québécoises.A l\u2019heure oû les universités et les gouvernements n\u2019ont que les mots «société du savoir» et «innovation» à la bouche, on peut se demander s\u2019ils ont réellement songé aux effets pervers de leurs décisions. LE DEVOIR LE MARDI 10 AVRIL 2012 A 7 IDEES 30 ans du rapatriement de la Constitution Réhabiliter le mot « constitution » BENOIT PELLETIER Professeur titulaire à la faculté de droit de l\u2019Université d\u2019Ottawa et ancien ministre desJ^faires intergouvemementales canadiennes e 17 avril prochain, cela fera trente ans que Sa Majesté Elisabeth 11 a promulgué la Loi constitutionnelle de 1982.Cette loi constitue l\u2019annexe B de la Loi de 1982 sur le Canada, par laquelle le rapatriement de la Constitution canadienne fut accompli.Le rapatriement était lui-même le fruit d\u2019un compromis politique intervenu entre le fédéral et neuf des dix provinces en novembre 1981.Le gouvernement du Québec n\u2019y a jamais souscrit.Tant le Parti libéral du Québec que le Parti québécois \u2014 partis qui se sont succédé au pouvoir depuis 1981 tout en ayant une vision différente de l\u2019avenir des rapports entre le Québec et le reste du Canada \u2014 ont réitéré leur opposition à ce rapatriement.Pourtant, le Québec est l\u2019une des provinces fondatrices du pays, le foyer principal de la francophonie en Amérique du Nord et la province de plus de 23 % de la population canadienne.Qu ne peut être démocrate dans l\u2019âme ni fédéraliste de cœur sans éprouver un profond malaise face au coup de force de 1981-1982 et à la non-adhésion du Québec.La Constitution est le pacte fondamental d\u2019un pays, une espèce de contrat solennel entre ,des partenaires travaillant à la construction d\u2019un Etat.La modification substantielle de ce pacte ou contrat sans le consentement de l\u2019une des parties constitue un affront et entache l\u2019acte constitutionnel d\u2019une certaine illégitimité, pour ne pas dire d\u2019une illégitimité certaine.Les aspirations du Québec La Charte canadienne des droits et bbertés, qui constitue la partie 1 de la Loi constitutionnelle de 1982, a indéniablement affaibb la spécibcité québécoise.De fait, en matière de langue, toutes les décisions de la Cour suprême du Canada rendues dans le cadre d\u2019attaques contre la loi 101 ont annulé ou dilué des dispositions de cette loi.En matière de droit civil cette fois, le loup est dans la bergerie, ainsi que le démontre notamment la décision de la Cour d\u2019appel du Québec dans l\u2019affaire Eric \u2018 Lola, dans laquelle l\u2019article 585 du Code civil du Québec a été invalidé pour cause d\u2019incompatibibté avec le paragraphe 15(1) de la Charte de 1982.Certes, beaucoup peut être accompb pour faire progresser le Québec à l\u2019intérieur du Canada, et le Canada lui-même, par des voies non constitutionnelles.Mais le Québec ne doit pas pour autant abandonner ses aspirations constitutionnelles.Après touf la blessure, c\u2019est-à-dire le rapa-triemenf étant d\u2019ordre constitutionnel, il est normal que la réparation le soit aussi.Renoncer à la réforme constitutionnelle, c\u2019est donner raison aux artisans du rapatriement et condamner le Québec à une exclusion permanente du giron constitutionnel canadien.En 2017, le Canada célébrera le 150e anniversaire de la fondation du pays et de l\u2019adoption de l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord britannique, 1867.11 serait hautement souhaitable que, d\u2019ici là, le Québec ait pleinement adhéré à la Constitution canadienne.Sujet tabou Je ne suis toutefois pas sans savoir que la réforme constitutionnelle est devenue un sujet tabou.Dans le reste du Canada, on parle du «c word» comme si le mot constitution était honni.Au Québec même, le sujet ne peut être abordé qu\u2019avec beaucoup de prudence.Le milieu fédéraliste y est généralement réfractaire et quand le milieu souverainiste en parle, cela est éminemment suspect.«Cachez cette constitution que je ne saurais voir!», voilà ce que nous disent à Tunis-son un grand nombre de Canadiens, parmi lesquels se trouvent maints Québécois.Je suis conscient par ailleurs que la procédure de modification constitutionnelle prévue dans la Loi constitutionnelle de 1982 ne peut être mise en œuvre que très difficilement.Sans compter qu\u2019elle est alourdie par un certain nombre d\u2019exigences de nature paraconstitutionnelle, comme des référendums obligatoires, des audiences publiques et des veto régionaux.11 n\u2019en reste pas moins qu\u2019un groupe minoritaire, comme le sont les francophones à Tintérieiu du Canada, a besoin de protections.Qr, qui dit protection dit «enchâssement» constitutionnel.En effet, il n\u2019y a que la Constitution qui offre de réelles protections contre les faits et gestes de la majorité.Ce type de protections me semble d\u2019ailleurs être d\u2019autant plus important que les francophones en général, et les Québécois en par-ticuber, sont en proie à une minorisation constante au sein du Canada.Poiu beaucoup trop de Canadiens, ils forment une ethnie parmi d\u2019autres, plutôt qu\u2019une nation en boime et due forme.Nécessaire discussion L\u2019appétit vient en mangeant.Si Ton ne parle jamais de la réforme constitutioimelle, elle ne viendra pas.Poiu justifier leur absence de volonté politique d\u2019entreprendre une réforme de la Constitution, les gouvernements preiment prétexte du fait que les citoyens, même s\u2019ils jugent qu\u2019une telle réforme est importante, ne la réclament pas à hauts cris parce qu\u2019ils estiment qu\u2019il vaut mieux la mettre de côté pour s\u2019attaquer à des problèmes plus immédiats et concrets.Les gouvernements ne font rien poiu encoiua-ger le débat ni le dialogue sur cette question.Cela est regrettable.Pour pallier quelque peu cette lacune, un colloque sera tenu à Montréal du 12 au 14 avril 2012 par l\u2019Association internationale des études québécoises, sur le thème 30 ans après le rapatriement: l\u2019état des beux.Quel bilan?Quebes perspectives?Des chercheius, des pobti-ciens, des journalistes et autres observateurs de la scène publique s\u2019y donneront rendez-vous et exambieront le rapatriement et la Charte et leurs conséquences encore actuelles.www.rapatriementSOans.ca CINEMA Le cinéma français en «déclin» au Québec C SERGE LOSIQUE Président du Festival des films du monde es dernières années, il a souvent été question dans les médias du déclbi de la présence du cinéma français au Québec.Si j\u2019écris ces lignes, ce n\u2019est pas pour critiquer, mais, tout simplement, pour exprimer une opinion sur un sujet qui est très bnportant poiu la culture cinématographique au Québec.Tout le monde sait que le cinéma français, à part quelques grosses pobitures, est en perte de vitesse chez nous.Cette situation a commencé dans les années 1980 et s\u2019est accélérée dans les années 1990 et 2000.11 y a plusieius raisons pour cela, dont voici quelques-unes.1.\tQn ne peut pas parler du fdm L\u2019artiste, qui connaît ime beUe carrière au Québec, comme étant un film typiquement français.C\u2019est im fibn lait avec de l\u2019argent français, des acteius principaux français, et réabsé par un Erançais, mais c\u2019est un fibn toiuné en anglais (au départ), poiu rendre hommage au cinéma holfywoodien d\u2019une certame époque.D\u2019aüleurs, ü n\u2019est pas nouveau cet engouement des Erançais pour le cinéma américabi.La Nou-vebe Vague française était aussi admirative de la façon américabie de faire du cbiéma.«De l\u2019action, toujours de l\u2019action», disait Truffaut.C\u2019est Truffaut lui-même qui a su, le premier, recoimaître au cbiéma d\u2019Hitchcock une signature d\u2019auteiu.Chabrol s\u2019est aussi énormément inspfré du cinéma d\u2019Hitchcock.Dans A bout de souffle de Godard, Jean-Paul Bebnondo est admfratif devant une affiche sur laquebe on voit Humphrey Bogart.Les plus grands réalisateurs de la Nouvelle Vague se sont inspirés des films de Howard Hawks sans avofr réussi à produfre de véritables films d\u2019action à l\u2019américaine.Qu\u2019on le veuüle ou non, c\u2019est la Nouvelle Vague française qui a détruit le système de studios français.Qr ce sont ces studios qui produisaient des fibns mobis «intellectuels» pour le grand public et étaient très conciurentiels du cinéma américain.2.\tC\u2019est vrai que les films français sont plus «bavards» que les films américains, mais cela s\u2019explique par des raisons culturelles: l\u2019énorme influence bttérafre et théâtrale dans le cbiéma français qu\u2019on ne retrouve pas dans le cbiéma améri-cabi, qui est basé avant tout sur le divertissement.Le français est une langue analytique alors que l\u2019anglais est une langue sjmthétique.Mais quand les fibns français sont bien faits, cela ne dérange pas le public cinéphile québécois.Même notre plus grand cbiéaste, Denys Arcand, se rattache à cette tradition du dialogue {Le déclin de l\u2019empire américain.Les invasions barbares).3.\tLe cinéma français, comme le cinéma améri-cabi, a toujours été lié aux vedettes.Malheiueu-sement, aujourd\u2019hui, les vedettes au cbiéma doivent être aussi très connues à la télévision, comme c\u2019est le cas des vedettes québécoises chez nous.Qr les nouvelles vedettes françaises, n\u2019apparaissant pas souvent à la télévision québécoise, demeurent inconnues ici.Elles sont donc étrangères à notre public.Nos jeunes sont exposés quotidiennement aux vedettes américabies.Cela a un effet pervers: la culture cbiématographique universebe est en chute bbre.L ALLIANCE FILMS Le film L\u2019artiste, n\u2019est pas un film typiquement finançais.Bien qu\u2019ii soit fait avec de i\u2019argent français, des acteurs principaux français, et réaiisé par un Français, au départ, a été au départ tourné en angiais pour rendre hommage au cinéma hoiiywoodien d\u2019une certaine époque.4.\tAu moment où le cinéma québécois a commencé à émerger, cette émergence s\u2019est faite aux dépens du cbiéma français, car nos gens étaient plus proches de leurs vedettes et de leurs propres réalités traitées au cbiéma.C\u2019est aujourd\u2019hui le cas de toutes les cbiématographies à travers le monde.11 y a le cinéma national et le cbié-ma américabi et, entre les deux, ü y a une sorte de no man\u2019s land pour les autres cbiémas.5.11 ne faut pas oublier non plus que la loi 109 sur le cbiéma n\u2019a pas aidé le cbiéma français.Dès qu\u2019on a forcé les majors américaines à sortir la version doublée en français de leurs films en même temps que la version originale anglaise, c\u2019était le commencement de la fin de la distribution indépendante du cinéma international sur nos écrans et le déclbi accéléré du cinéma français sur nos écrans.J\u2019ai déjà écrit dans les pages de La Presse que ce serait catastrophique pour d\u2019autres cinématographies d\u2019exister au Québec si on procédait à l\u2019application de la loi sur le doublage des fibns américabis.Hélas, le temps a justifié mes crabites.Auparavant, nos distributeurs avaient six mois pour fafre la promotion du cbié-ma français et international avant la sortie des versions doublées en français des films américains.La version doublée d\u2019un film est la pue chose pour la culture cbiématographique.6.\tLa perte de la distribution indépendante au Québec, avec les mauvaises politiques de nos agences gouvernementales dans les anqées 1990, a également nui au cinéma français.À un moment donné, on a voulu subventionner uniquement quatre ou cinq «grands distributeurs» en tuant tout le reste qui vivait surtout du cbiéma français (et biternational) et qui se battait pour sa promotion.Parmi ces quatre ou cbiq «grands dis- tributeurs», il n\u2019y en a que deux qui sont restés en activité et qui ont été vendus à des bitérêts anglo-saxons (équité), et pour eux, à part les fibns porteurs, le cbiéma français n\u2019est pas rentable.7.\tDans les années 1990, on avait étabb un système d\u2019aide par la SQDEC par l\u2019entremise d\u2019Unifran-ce, pour soutenfr la promotion du cbiéma français au Québec.Certabis Erançais croyaient que c\u2019était l\u2019Eldorado pour le cbiéma français au Québec, ce qui était frréabste.Ils n\u2019ont alors jamais fait de gros efforts financiers pour la promotion de leurs films chez nous.D\u2019après ce que j\u2019ai appris, la SQDEC a supprimé cette aide Tannée dernière.Grâce à Téléfilm et à la SQDEC, le battage pubbci-tafre est énorme pour le cbiéma québécois, ce qui n\u2019est pas le cas pour le cbiéma français.Qr la pubb-cité joue un grand rôle auprès du pubbc en général.8.\tAujourd\u2019hui, nos distributeurs indépendants, et même les deux boîtes importantes, ne peuvent rien contre les Américains, qui font du chantage pour acheter les meilleurs films français (et étrangers) commerciaux pour le Québec.Pour les Américains, le Québec et le Canada font partie de leur domestic market, point.Pour cela, ils ont la compbcité totale des agents de vente français: les Américains d\u2019abord, ensuite les «cou-sbis» pour les films margbiaux.Les Américabis trouvent toujours un représentant québécois (ou une «boîte postale» québécoise) pour sortfr leurs films au Québec, mais les gros morceaux de la tarte, ce sont les Américabis qui les obtiennent sur notre propre petit marché.Et pourtanf cette mainmise totale américaine va à l\u2019encontre de l\u2019esprit de la loi 109 et de l\u2019entente Valenti-Bacon, qui doit normalement laisser à nos distributeurs tout le cinéma international et les films français dont les Américains ne sont pas producteurs.La loi 109 est caduque et le gouvernement du Québec doit s\u2019y pencher d\u2019urgence.9.\t11 faut aussi due que le Québec ne contrôle pas les salles de cbiéma sur son propre territoue.Les Américains bnposent leurs conditions et ces mêmes salles ne peuvent pas résister aux exigences des package deals.10.\tNos télévisions d\u2019Etat ont pratiquement abandonné le cbiéma français et étranger au profit du cinéma américabi.Notre gouvernement devrait examiner sérieusement cette question qui va à l\u2019encontre de la culture cbiématographique.11.\tÀ cause de toutes les raisons énumérées en vrac, aujourd\u2019hui il y a un autre obstacle qui s\u2019est ajouté: Tère de l\u2019Internet et du numérique n\u2019aide pas le cinéma français et biternational à paraître davantage sur les grands écrans du Québec.Le danger qui nous guette au Québec, si le cbiéma français continue à chuter, est de nous retrouver en face du cbiéma américabi (et surtout de ses gadgets technologiques) et de nos comédies po-pubstes qui marchent mieux que le cbiéma d\u2019auteur.11 vaudrait mieux alors trouver un moyen pour assurer la présence du cinéma français en tant qu\u2019allié culturel et naturel que de le perdre.Einalement, il faut admettre que le seul cinéma, sur le plan international, qui résiste encore au cbiéma américain, c\u2019est le cbiéma français.11 a donc une valeur culturelle unique et particubère.Ce cbiéma nous aiderait aussi à préserver notre spécificité culturebe dans un océan anglo-saxon.Le traité de bbre-échange qui protège l\u2019exception culturelle canadienne et interdit le «dumping» des produits étrangers chez nous n\u2019est pas respecté par les compagnies américabies.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Marie-Andree Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Belair-Cinno (general), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quehec)Y^\\&ci D&gh.s&(societe), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Dsa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amelie Daoust-Boisvertf'stïw^eJ , information politique Michel Dav\\A(chroniqueur), Helene Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côte et Kathleen Levesque (reporters) , information culturelle Michel Belair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Fredenque Doyon et Isabelle Pare (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gerard Berube (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Eric Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy 'TaûXeier (reporters) ,A&axi-V\\eTr& Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Precourt (responsable des pages thématiques), Emilie Eohe-Boivm {pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andreanne Bedard, Michele Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Erappier et Genevieve Tremblay (commis internet) , Amelie Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettino-ParazeUi et Sophy Lambert-Racme (commis a la redaction) DOCUMENTATION GiUes Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTE , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Stephanie Deziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amehe Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal RauiviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Berube (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Obvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Monn, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(RaxiseX Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxun-Ohvier Leclerc (responsable par interim service a la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Eihon, Marie-Lune Houde-Bnsebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Büyakova (reponsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Celme Euroy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Page, Monique Proteau A 8 LE DEVOIR LE MARDI 10 AVRIL 2012 ACTUALITES PETROLE SUITE DE LA PAGE 1 d\u2019étudier le volet pétrolier uniquement si les entreprises menaient dans les prochains mois des opérations de «fracturation hydraulique» y a expliqué Robert Joly au cours d\u2019un entretien la semaine dernière.Cela exclut d\u2019autres méthodes d\u2019extractions controversées déjà utilisées au Québec.Pétrolia, qui mène des travaux d\u2019exploration pétrolière dans la région de Gaspé, a déjà évoqué la possibilité d\u2019utiliser la fracturation, ce qui serait une première dans la province.Mais l\u2019entreprise a plutôt mené l\u2019automne dernier deux «tests d\u2019injectivité» y dont un sur un puits nommé Haldimand n\" 1.Elle a ainsi injecté un mélange de pétrole sous haute pression dans le sousrsol gaspésien.Selon la vice-présidente de Pétrolia, Isabelle Proulx, ces travaux ont surtout servi à faire «casser» la roche en profondeur.Mais elle a refusé de parler de «fracturation».«Dans les faits, ces essais d\u2019injectivité visaient à identifier le niveau depression à laquelle la roche se fracture» y a-t-elle précisé dans une lettre publiée dans un journal de la région de Gaspé.Les tests auraient aussi permis de remettre en état un puits endommagé lors de travaux précédents.Selon les informations dont dispose Robert Joly, les
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