Le devoir, 21 avril 2012, Cahier A
[" *¦* La page Jardins est de retour: à vos truelles, prêts, partez ! ë Cahier Plaisirs www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.CIII N°88\t?LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 AVRIL 2012 2,61S+taxes=3,00 Émeute à l\u2019extérieur, sarcasme à l\u2019intérieur Le PQ, la CAQ et les fédérations étudiantes dénoncent les blagues de Charest au Salon Plan Nord JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pendant que Jean Charest s\u2019adressait à des centaines d\u2019hommes d\u2019affaires au Palais des congrès, une protestation étudiante a complètement dégénéré hier dans les rues de Montréal.ALEXANDRE SHIELDS Alors qu\u2019il discourait devant un parterre de gens d\u2019affaires acquis à son Plan Nord réunis au Palais des congrès de Montréal, le premier ministre Jean Charest n\u2019a pas manqué l\u2019occasion hier de railler les étudiants qui luttaient au même moment contre des policiers de l\u2019escouade antiémeute à quelques mètres de là.Les propos du chef libéral ont d\u2019ailleurs soulevé un tollé, alors que son gouvernement est empêtré dans un conflit qui Top-pose toujours à une bonne partie de la jeunesse québécoise sur la question des droits de scolarité.Jean Charest devait simplement s\u2019adresser à un parterre de plus 1000 personnes issues du milieu «A ceux qui frappaient à notre porte ce matin, on pourrait leur offrir un emploi, et dans le Nord autant que possible, ce qui va tous nous permettre de continuer à travailler fort» qui souhaitait faire de son Salon Plan Nord un important rendez-vous d\u2019acteurs du secteur privé attirés par les retombées économiques escomptées au nord du 49® par^èle.des affaires pour vanter encore une fois son «chantier d\u2019une génération» articulé autour de l\u2019exploitation minière.Le premier ministre avait été invité par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Mais le conflit étudiant est venu voler la vedette quelques minutes avant l\u2019allocution de M.Charest.Au moins une cinquantaine de manifestants se sont alors introduits dans le Palais VOIR PAGE A 12: CHAREST ¦\tCoût des manifestations: 4 millions, page A 2 ¦\tIngrédients réunis pour un cocktail explosif, page A 12 ¦\tLe Plan Nord : pages C 1 et C 5 ¦\tL\u2019éditorial de Bernard Descôteaux: Assez!, page B 4 ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR théâtre Évelpe de la Chenelière adapte pour l\u2019Espace Go un roman de Marie Cardinal Cahier Culture INDEX Jour de la Terre La manif du grand ras-le-bol LOUIS-GILLES ERANCŒUR MÉLISSA GUILLEMETTE est demain qu\u2019aura lieu un grand ras-semblement à Montréal pour le Jour de la Terre, qui semble mobiliser davantage de forces environnementales qu\u2019au cours des dernières années en raison de l\u2019importance des enjeux qui se sont multipliés au cours des derniers mois.Si plusieurs voient dans cette manifestation l\u2019occasion d\u2019exprimer aux gouvernements Harper et Charest leur ras-le-bol sur leur manière Actualités.A 2 Annonces.C 11 Avis publics C 10 Bourse.C 2 Carrières.C 4 Décès.C11 Dossier.A10 Économie.Cl Éditorial.B 4 Idées.B 5 Monde.C 8 Mots croisés.D 4 Météo.C 2 Perspectives.B 1 Sports.C 7 Sudoku.D 4 d\u2019exploiter les richesses naturelles, la manifestation a néanmoins gardé le cap depuis décembre dernier sur les enjeux environnementaux de ces dossiers.C\u2019est en pleine conférence de Durban sur les changements climatiques que la coalition Kyoto pour l\u2019espoir a voulu donner aux citoyens une occasion de se démarquer de la décision, déjà prise en secret par le gouvernement Harper, de retirer le Canada du protocole.Ce premier appel à la mobilisation citoyenne avait alors été lancé par plusieurs groupes, à l\u2019initiative de l\u2019Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), avec l\u2019appui de Greenpeace Québec, de Nature Québec, du Regroupement québécois des groupes écologistes (RQGE) et de plusieurs autres, dont, déjà, les comités de citoyens mobilisés depuis des mois dans le dossier des gaz de schiste avec le réalisateur Dominic Champagne.Cette amorce de mobilisation a incité plusieurs juristes à contester le décret fédéral qui autorisait le retrait du Canada de Kyoto.Une «Equipe Kyoto» s\u2019est alors constituée autour du professeur Daniel Turp, qui a porté le débat dqvant la Cour fédérale.Cette «Equipe» a lancé de plus VOIR PAGE A 12: TERRE Trois manifestes en page B 5 Karel MAYRAND là ?1 COMMENT JE ME SUIS ENGAGÉ POUR NOTRE PLANÈTE KAREL MAYRAND COMMENTJE ME SUIS ENGAGE POUR NOTRE PLANÈTE r.oiîP/J- essai 280 pages \u2022 24,95 $ ÉGALEMENT EN 1^ FORMAT NUMÉRIQUE Boréal www.editionsboreal.qc.ca 77831303093816 A 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 21 MANIFESTATIOÏ Actions étudiantes Une facture de plus de 4 millions pour les services policiers BRIAN MYLES Le printemps rouge coûtera quatre millions de dollars au bas mot aux bleus et aux verts réunis.Selon des informations colligées par Le Devoir, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a dépensé jusqu\u2019à présent prés de deux millions de dollars en heures supplémentaires pour encadrer les quelque 165 manifestations étudiantes survenues sur son territoire depuis la levée des cours il y a deux mois.De son côté, la Sûreté du Québec (SQ) a dû débourser 1,5 million, comme le révélait jeudi La Presse canadienne.Total?Environ 3,5 millions de dollars, et le conflit n\u2019est toujours pas terminé.Les violents affrontements survenus hier au Palais des congrès en marge du Salon Plan Nord, oû Jean Cha-rest a attisé la colère des étudiants par ses commentaires cinglants, ont mobilisé les escouades antiémeute du SPVM et de la SQ pour une grande partie de la journée.Les policiers montréalais n\u2019ont toujours pas remis toutes leurs feuilles de présence, si bien que la direction du SPVM s\u2019attend à ce que la facture finale grimpe encore de plusieurs milliers de dollars.La SQ dispose de données plus complètes.Selon les informations livrées en commission parlementaire par le directeur général de la SQ, Richard Deschenes, le conflit étudiant a occasionné 28 000 heures de travail supplémentaires depuis le début du boycottage des cours.Tous les calculs portent sur les heures supplémentaires seu- lement.Ils ne tiennent pas compte des opérations courantes.Au lendemain de la manifestation monstre du 22 mars, alors que plus de 100 000 personnes avaient défilé de façon pacifique dans les rues du centre-ville pour protester contre la hausse des droits de scolarité, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, avait exprimé sa volonté de tenir des discussions avec le gouvernement du Québec sur les coûts importants assumés par le SPVM.Avec l\u2019escalade des coûts, Montréal sera tentée de frapper un peu plus fort à la porte de Québec, d\u2019autant plus que les débordements sont le résultat d\u2019une décision politique prise par le gouvernement Charest.Le Devoir ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR L\u2019escouade antiémeute du Service de police de la Ville de Montréal a dû de nouveau être utiisée hier pour maîtriser une nouvelle manifestation étudiante.AIR CANADA L\u2019Amérique du Nord est en solde.C\u2019est la saison des belles économies.« 2jsji ^Jres Réservez d\u2019ici ie 22 avril 2012 sur aircanada.com, en nous appeiant au 1888 247-2262 ou encore, en communiquant avec votre agent de voyages.CANADA I exemples de prix ALLER SIMPLE au départ de Montréal.Les voyages doivent être effectués durant les périodes indiquées ci-dessous.HALIFAX 5 MAI-IS JUILLET 2012 WINNIPEG 5 MAI-18 JUILLET 2012 ST.JOHN\u2019S (T.-N.-L.) | EDMONTON 5MAI-18JUILLET2012\t5MAI-1S JUILLET2012 VANCOUVER 5 MAI-18 JUILLET 2012 CALGARY 5 MAI-IS JUILLET 2012 TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS QC $ TAXES/FRAIS/ OU SUPPLÉMENTS Q\"7 $ TAXES/FRAIS/ O / SUPPLÉMENTS QQ $ TAXES/FRAIS/ OO SUPPLÉMENTS æ$ TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS nn $ TAXES/FRAIS/ SUPPLlMENTS 194 269 ETATS-UNIS I exemples de prix ALLER SIMPLE au départ de Montréal.Les voyages doivent être effectués durant les périodes indiquées ci-dessous.FORT LAUDERDALE NEWYORK 2 MAI-18JUILLET2012\t4 JUIN-18 JUILLET 2012 SAN FRANCISCO 2 MAI-18 JUILLET 2012 LOS ANGELES 2 MAI-18 JUILLET 2012 HOUSTON 6 MAI-18 JUILLET 2012 RALEIGH-DURHAM 6 MAI-18 JUILLET 2012 QQ $ TAXES/FRAIS/ O^ SUPPLEMENTS QQ $ TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS Q /| $ TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS QC $ TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS QC $ TAXES/FRAIS/ Z70 SUPPLÉMENTS 1 Q1 $ TAXES/FRAIS/ iUl SUPPLEMENTS 188 199 314 (U ÉQUIPES OLYMPIQUE ET PARALYMPIQUE CANADIENNES AIR CANADA TRANSPORTEUR OFFICIEL aircanada.com Service aux personnes malentendantes (ATS ): 1800 361-8071.Les prix Indiqués Incluent maintenant les taxes, frais et suppléments et sont basés sur des vols sans escale.Là où Air Canada n\u2019explolte pas de vols sans escale, le prix total peut varier selon l\u2019Itinéraire.Certaines destinations peuvent nécessiter des correspondances; dans ces cas-là, le prix total peut être différent ou plus élevé en raison de la variabilité des taxes, frais et autres suppléments.Vcyages intra-Canada: des frais allant jusqu'à 20$ CA l\u2019aller sont ^igés pour un 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est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux heures et aux jours peuvent s\u2019appliquer.Destinations canadiennes: à moins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d\u2019Air Canada ou des transporteurs aériens Air Canada Express^^^ (Jazz Aviation LP, Central Mountain Air, Sky Regional Airlines Inc., Air Georgian ou Exploits Valley Air Services Ltd.) Destinations américaines: à moins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d\u2019Air Canada ou des transporteurs aériens Air Canada Express*^^ (Jazz Aviation LP, Central Mountain Air, Sky Regional Airlines Inc., Air Georgian ou Exploits Valley Air Services Ltd.).Les vols peuvent également être assurés par des appareils de United Airlines, membre du réseau StarAlliance^^, ou des transporteurs aériens United Express (SkyWest Airlines, Chautauqua Airlines, Shuttle America, Trans States Airlines, GoJet Airlines ou Mesa Airlines).Continental Airlines ou Continental Express (ExpressJet).'^®Air Canada Express est une marque de commerce d\u2019Air Canada.'^^Star Alliance est une marque déposée d\u2019Air Canada au Canada.'^'^Aéroplan est une marque déposée d\u2019Aéroplan Canada inc. ET DIMAPfCHE 22 AVRIL 2012 A 3 AU SALON PLAN NORD Un premier établissement annule la session des étudiants en grève MELISSA GUILLEMETTE Des universités touchées par le mouvement de grève des étudiants contre la hausse des droits de scolarité tentent d\u2019apaiser le climat.Et un premier établissement d\u2019enseignement annule la session des étudiants en grève.Le Conservatoire de musique de Montréal, où la grève dure depuis quatre semaines, a annoncé que la session des étudiants qui avaient cumulé deux absences et plus dans chaque cours était annulée.Les cours seront repris à la prochaine session, sans remboursement et avec la mention «incomplet temporaire».L\u2019Association étudiante du Conservatoire de musique de Montréal a dénoncé la décision jugée «discriminatoire» pour les personnes qui «ont choisi de respecter le boycott des cours».L\u2019Université du Québec en Outaouais a quant à elle décidé de suspendre de nouveau les cours lundi.La direction avait décidé de fermer l\u2019établissement hier pour permettre aux étudiants de tenir leur assemblée générale, mais elle a bnalement été reportée à une date ultérieure.La direction estime néanmoins «qu\u2019une pause additionnelle est nécessaire avant de pouvoir reprendre l\u2019offre des cours», après une semaine particulièrement mouvementée au cours de laquelle plusieurs centaines de manifestants ont été arrêtés.Le syndicat des professeurs de l\u2019université a d\u2019ailleurs dénoncé hier le «climat de peur» sur le campus.Le syndicat s\u2019inquiète de la présence massive d\u2019agents de police et du fait que certains professeurs et étudiants se sont retrouvés coincés dans des immeubles ou dans les stationnements ces derniers jours.Les professeurs dénoncent particulièrement le cas de la centaine d\u2019arrestations survenues dans la cafétéria de l\u2019université, jeudi.«Les professeurs ne peuvent pas être tenus d\u2019enseigner dans des «Les professeurs ne peuvent pas être tenus d\u2019enseigner dans des conditions anormales» conditions anormales ne permettant pas une relation pédagogique», afbrment-ils.Les professeurs de l\u2019Université de Sherbrooke, où une injonction obtenue par des étudiants forçait théoriquement un retour en classe jeudi, ont aussi fait part de leurs craintes à leur employeur hier.Les cours n\u2019ont toujours pas repris pour les facultés en grève.La direction de l\u2019Université de Montréal GJdeM) a pour sa part décidé de ne pas déposer de demande afin que soit renouvelée l\u2019injonction qu\u2019elle avait obtenue il y a une dizaine de jours et qui obligeait les étudiants à ne pas bloquer les entrées de l\u2019établissement.La direction s\u2019est entendue avec la Lédération des associations étudiantes du campus de l\u2019UdeM, qui s\u2019est engagée à défendre auprès de ses membres le respect des règles et l\u2019esprit de l\u2019injonction.C\u2019est après l\u2019obtention de cette injonction que le pavillon Roger-Gau-dry avait été vandalisé.Les cours visés par le débrayage sont toujours suspendus à l\u2019UdeM.Par ailleurs, le site du ministère de l\u2019Éducation a de nouveau été bloqué hier pendant plusieurs heures.Des étudiants étaient parvenus à bloquer le site Web du ministère et du Parti libéral il y a une semaine.Les étudiants du cégep Saint-Jean-sur-Richelieu, où la direction a tenté de forcer un retour en classe lundi dernier, ont reconduit la grève hier, tout comme ceux du cégep régional de Lanaudière.La direction du cégep de Saint-Jean s\u2019est engagée «à respecter le vote».Les étudiants inscrits aux études supérieures à l\u2019Université Laval ont pour leur part voté une grève générale illimitée hier, deux semaines après avoir voté contre une reconduction de leur mandat de grève.Le nombre d\u2019étudiants en grève serait légèrement en hausse, établi à 176 000 personnes.Le Devoir m pîl JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des manifestants ont fracassé les portes vitrées du Palais des congrès de Montréal, où le premier ministre Jean Charest prononçait une allocution sur le Plan Nord.Au gouvernement d\u2019ouvrir le dialogue Pour la première fois, la direction d\u2019un cégep met de la pression sur Beauchamp MELISSA GUILLEMETTE Ly administration du collège ' Édouard-Montpetit demande au gouvernement d\u2019ouvrir un dialogue «le plus rapidement possible» avec les étudiants.11 s\u2019agit du premier établissement d\u2019enseignement à mettre de la pression sur le gouvernement plutôt que sur les grévistes.Dans une résolution adoptée par le conseil d\u2019administration (C.A.) du collège longueuillois jeudi et envoyée hier à la ministre de l\u2019Éducation, line Beau-champ, la direction invite le gouvernement à «dénouer la crise actuelle et [à] favoriser le retour en classe des étudiants dans les plus brefs délais, et ce, dans les meilleures conditions possible».Les étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité de 1625 $ sont en grève depuis 10 semaines, dans certains cas.Ça suffit, «la guerre de sémantique», affirme en entrevue le directeur général du cé- gep, Serge Brasset, en référence à la condition de la ministre que la Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) dénonce la violence pour avoir droit de participer à la table de négociation.Cette condition bloque la tenue de négociations, puisque la Lédération loguer et de prendre les moyens pour le faire», surtout après une journée comme celle d\u2019hier, où la tension a été des plus vives autour du Palais des congrès.11 croit que la ministre doit mettre les actes répréhensibles de côté et ouvrir grand la porte.«Il y a trois-quatre semaines, il n\u2019y en avait pas [de casse], mais il n\u2019y avait tout de La direction invite le gouvernement à « dénouer la crise actuelle et [à] favoriser le retour en classe des étudiants dans les plus brefs délais» étudiante universitaire du Québec refuse d\u2019entrer dans les discussions sans la CLASSE.La résolution du C.A indique bien que la clé pour résoudre l\u2019impasse est de trouver une solution «qui conviendrait à toutes les parties concernées».«C\u2019est au gouvernement à régler le problème, dit Serge Bras-set II a la responsabilité de dia- même pas de discussions.Quand il y a des conflits dans les écoles, même au niveau primaire, on a des pacificateurs.On dit aux parties qu\u2019il faut qu\u2019elles se parlent» Le C.A.d\u2019Édouard-Montpetit souligne par ailleurs la «démarche responsable, démocratique et transparente» de son association étudiante, l\u2019Association générale des étudiants du collège Édouard-Montpetit.L\u2019administration précise qu\u2019elle ne veut pas se mêler au débat sur la hausse des droits de scolarité et prendre position.Mais elle a tenu à alerter la ministre et remplir son devoir en tentant d\u2019éviter des «drames humains», explique Serge Brasset.Le temps fde et les chances de pouvoir réaménager le calendrier scolaire sans affecter la prochaine rentrée se réduisent chaque jour.«Il y a des jeunes qui, si ça ne se règle pas, ne seront pas diplômés en juin et ne pourront pas entrer dans les programmes contingentés.Ils risquent de rater l\u2019occasion.On est inquiets pour nos étudiants.» Le collège se donne la mission de valoriser l\u2019enseignement supérieur et juge que la situation fait tout le contraire en ce moment., Les étudiants du cégep Édouard-Montpetit sont en débrayage depuis sept semaines et la dernière assemblée générale a reconduit la grève jusqu\u2019au 30 avril, à moins d\u2019un règlement d\u2019ici là.Le Devoir Mrnm^ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les policiers de Montréal ont été forcés de faire les manifestants et de réclamer l\u2019assistance de la Sûreté du Québec.FORUM PLAN NORD 2012 NE PERDONS PAS LE NORD! 2-3 MAI 2012 - Hôtel Delta, Québec Inscrivez-vous dès maintenant www.forumplannord.com «418 843-9999 buiibber^ _£ CHAIRf DE (UCHEB.CHE DU CANADA SUR LA GOUVERNANCE AUTOCHTONE DU TERRITOIRE CSN ctuiaUr clKftfrn*r«rn!inar tlu»i*b.c««dulobtoito naiKra «r 9u.b« 'T Québ ec e AIRTRAHSAT 3839$ AIRTRAHSAT VILLES D\u2019ART ET BOHÊME DU SUD BUDAPEST «VIENNE \u2022 SAL2B0URG \u2022 BOHÊME DU SUD \u2022 CESKYKRUMLOV ^12 JOURS/24 REPAS ^2JUILLET,3Eri7SEPT.JOYAUX DE nUNCE PARIS* MONT ST-MICHEL> BAYEUX'VALLiEDELALOIRE .^9 JOURS/12 REPAS ^20MAI.9SEPT.70CT.12819$ [2709$ >)-AIR TRANSAT TOUR D\u2019EUROPE CLASSIQUE BRUXEU.es \u2022 RHÉNANIE \u2022 LAC LUCERNE \u2022 VENISE \u2022 ROME \u2022 MONTECATINI \u2022 RMERA FRANÇAISE* LYON «TORIS *^14 JOURS/20 REPAS *^26 MAI,16 JUIN.14 JUILLET ET8SEPT.^AIRFRANCE 13049$ TRAFALGAR >l'AIRinANSAT Club^l^voyages 1866777-0608 clubvoyages.com Departs do MonlrâaL Prix par persoirs en ccopaticn double tiasés sir les doparfâ siivants ; Le Panoramique ; 8 jiillet / Le fil d\u2019Arbira ; 24 juin / VHIes d'art et ÛDltôme du Sud ; 2 Juillet / izyaux de Francs ; 20 mal / Toir d\u2019Eiiope classique ;16 Juin, Incluant les taiœs et toutes les prcmoUons calculâes, ainsi que la prints de fldéltlé.Prix en vigueur au moment de rimpressicn d valables poir les rtauvelles réservations Individusiles erflectuées du 21 au 23 avril 2012, sous réserve de dsponlDlIité.Certaines cortiiticns s'appllquenL Peur les délalls et concilions générales, veuillez vous référer a la brcctriie Transat Découvertes Édrtlcn 2011-2012.Transat Décounrtes est uns divisicn de Transat Tours Canacb Inc., tttublre d'un permis du Québec ÿr 025121).\tftTTrrvrrfrtfrfTirTOrftPf rrm Prix excluant le 2.00$/1000$ de services touristiques achetés qui représente la contribution des clients au Fonds d'indemnisation des ¦\t¦ QUEBEC Les clients d\u2019un hôtel auraient été épiés par un agent de la SQ MARTIN OUELLET Québec \u2014 La Sûreté du Québec (SQ) mène une enquête au sujet d\u2019un de ses agents qui aurait utilisé une caméra de surveillance de l\u2019Assemblée nationale pour se rincer l\u2019œil à travers les fenêtres d\u2019un hôtel voisin.Selon les allégations d\u2019un exemployé de r/^semblée nationale, rapportées plus tôt cette semaine par le quotidien Le Soleil, le policier voyeur se serait servi d\u2019une caméra juchée sur le Parlement pour observer les ébats et autres activités intimes de clients de l\u2019hôtel Hilton, situé tout près.La manipulation illicite de la caméra de surveillance provenait du poste de contrôle de la SQ, a raconté l\u2019ancien employé, qui travaillait comme gardien à l\u2019Assemblée nationale pendant la dernière année.Son contrat n\u2019a pas été reconduit.D\u2019après son témoignage, corroboré par deux anciens collègues, la caméra 81 du Parlement aurait été braquée sur les fenêtres éclairées de l\u2019hôtel Hilton «à plusieurs occasions» pendant les quarts de nuit.Des activités généralement pratiquées dans la plus stricte intimité auraient alors été observées.Au Canada, le voyeurisme est un crime passible d\u2019une peine d\u2019emprisonnement pouvant aller jusqu\u2019à cinq ans.(Domme les allégations visent l\u2019un de ses membres, la Sûreté du Québec a demandé à son service des affaires internes de la direction des normes professionnelles de faire enquête.«La sécurité du Parlement est assurée en grande partie par la Sûreté du Québec et les allégations concernent un membre de la SQ.Nous avons ouvert une enquête hier [jeudi] et nous en sommes encore à l\u2019étape des vérifications», a confirmé, peu loquace, le porte-parole de la SQ, Richard Gagné, hier.L\u2019affaire est embarrassante pour l\u2019Assemblée nationale.«On a jugé les allégations assez sérieuses pour demander à la Sûreté du Québec de faire enquête sur la mauvaise utilisation présumée de la caméra.Quant à la personne en cause, on ne sait pas c\u2019est qui.Je n\u2019ai pas de nom.C\u2019est pour ça qu\u2019il y a une enquête», a dit le conseiller en communication à l\u2019Assemblée nationale, Jean-Philippe Laprise.Champ visuel restreint Entre-temps, des mesures ont été prises pour restreindre le champ visuel de la caméra de surveillance en question de façon à ce que les chambres de l\u2019hôtel soient hors de portée.Le directeur de l\u2019établissement hôtelier, Dany Thibaulf s\u2019est dit satisfait des assurances que lui ont données les responsables de la sécurité de l\u2019Assemblée nationale.«Ils ont pris des procédures pour empêcher que le Hilton soit espionné par les caméras.Et d\u2019après ce que je comprends, c\u2019est probablement un incident isolé.Que voulez-vous que je fasse de plus, je ne peux pas déplacer l\u2019hôtel, je peux juste dire à nos clients que je suis désolé, que c\u2019est hors de notre contrôle», a déclaré M.Thibaulf manifestement agacé par l\u2019intérêt des médias pour cette affaire.La Presse canadienne PARTENAIRE DES CONCERTS 9 et 10 mm \\ \\ - \\ ORCHESTRE \\ MÉTROPOLITAIN V YANNICK NÉZET-SÉGUIN \\ Desjardins '\"^PARTENAIRE EN TITRE _ CHEF Yannick Nézet-Séguin _ violon Benjamin Beilman SAMEDI 9 JUIN, 19 H 30 _ Symphonies n' ISt 2 DIMANCHE 10 JUIN, 16 H _ CONCERTO POUR VIOLON Symphoîiics lï\" 3 6t 4 À la Maison symphonique orchestremetropolitain.com LE DEVOIR A 12 LE DEVOIR, LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 AVRIL 2012 ACTDALITES Manifestation au Salon Plan Nord Ingrédients rénnis pour nn cocktail explosif LISA-MARIE GERVAIS Une grève étudiante qui s\u2019éternise depuis deux mois.Un stérile dialogue de sourds.Des manifestations qui s\u2019accumulent.Et un Salon Plan Nord, pour parler de grosses affaires.Tous les ingrédients étaient réunis pour que le cocktail soit explosif.Dans des affrontements d\u2019une rare violence, une protestation étudiante a complètement dégénéré hier dans les rues de Montréal.Dans un jeu du chat et de la souris, l\u2019escouade antiémeute du Service de police de Montréal a mis plusieurs heures pour mater les manifestants qui ont allumé de petits feux et monté des barricades pour bloquer des rues.A des tirs de roches et de morceaux de béton, les policiers ont riposté en lançât des bombes lacrymogènes et assourdissantes et tirant des balles de caoutchouc.Bilan de cette houleuse escarmouche: plus d\u2019une dizaine de voitures vandalisées, un Palais des congrès passablement saccagé, au moins six blessés, dont quatre policiers, et 17 arrestations.«Je ne peux pas dire que la manifestation d\u2019aujourd\u2019hui [hier] a été pacifique»y a dit avec prudence lan Lafrenière, le porte-parole du Service de police de Montréal.Toutefois, il a clairement laissé entendre que les débordements n\u2019étaient pas l\u2019œuvre seule des étudiants.«On n\u2019est pas capable d\u2019attribuer tout ce qui s\u2019est passé au mouvement étudiant Ey a des gens qui étaient là avec une intention criminelle» y a poursuivi le sergent Lafrenière, en comparant ces affrontements aux émeutes qui ont parfois lieu lors des finales de hockey.«On a arrêté des gens et 100 % d\u2019entre eux n\u2019avaient même pas vu le match.Est-ce qu\u2019il y avait des manifestants qui avaient de mauvaises intentions et qui étaient loin de la cause étudiante?C\u2019est très possible.» Un groupe d\u2019individus portant des drapeaux vert et noir à l\u2019effigie du mouvement anarcho-primiti-viste a été aperçu sur les lieux.Les adeptes de ce mouvement prônent le rejet radical de la civilisation industrielle, source principale d\u2019aliénation.Le mouvement de protestation étudiante avait pourtant démarré pacifiquement.Répondant à l\u2019appel de la Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), quelques centaines de manifestants s\u2019étaient réunis vers llh à la place Emilie-Gamelin au métro Berri-UQAM.Le peloton s\u2019est mis en branle, portant une banderole noire sur laquelle était peint en blanc «la grève est étudiante, la lutte est populaire».Scandant les traditionnels slogans, les étudiants, gonflés à bloc, avançaient à grandes enjambées, déterminés à aller se faire entendre au Palais des congrès où le premier ministre Jean Charest avait convié des gens d\u2019affaires intéressés par le Plan Nord.Arrivés aux abords du Palais des congrès, les étudiants se sont mis à courir.Des policiers sous de lourdes armures les attendaient.Pendant que des étudiants manifestaient bruyamment à l\u2019extérieur et frappaient dans les fenêtres, d\u2019autres ont profité d\u2019une brèche créée par la sortie d\u2019une voiture du garage pour s\u2019engouffrer dans l\u2019édifice.Ils ont été repoussés par un contingent de sécurité, qui a notamment utilisé du poivre de Cayenne, et l\u2019allocution du premier ministre Charest a été retardée.A l\u2019extérieur, le chaos régnait.Des objets, comme une poubelle, ont été lancés et des vitres ont également été fracassées.Les policiers ont corn- CHAREST LE DEVOIR www.ledevoir.corn Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 mencé à vouloir disperser la foule avec du poivre de Cayenne et des bombes fumigènes.C\u2019est à ce moment que l\u2019attroupement a été déclaré illégal et que la plupart des étudiants sont partis.Mais un noyau dur de manifestants bien déterminé à résister a tenu tête au corps policier intimidant.Ont suivi des affrontements «action-réaction» d\u2019une violence déstabilisante.L\u2019agent Lafrenière parle «d\u2019assauts».«Dans une manifestation de milliers de personnes, il y a un seul acte, mais là, c\u2019était des assauts.On a vu des gens attaquer des policiers et partir en courant», a-t-il soutenu.Les policiers n\u2019ont pas raté l\u2019occasion de charger les manifestants à plusieurs reprises.Réactions d^indignation Le coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Na-deau-Dubois, a qualifié la situation d\u2019inquiétante.«On franchit des limites qui sont dangereuses à franchir, je crois.E va certainement avoir des débats et des réflexions de fond à notre congrès dimanche», a-t-il noté.Pour lui, ce ne sont pas les associations étudiantes qui peuvent lancer un appel au calme.«On n\u2019a pas le pouvoir de freiner l\u2019augmentation de tension à laquelle on assiste.Je crois que ce pouvoir de calmer le jeu est entre les mains du gouvernement.La ministre [Line Beauchamp] et le premier ministre Charest devraient prendre la situation au sérieux.» La Lédération étudiante universitaire (LEUQ) déplore l\u2019escalade de violence et de l\u2019intimidation constatées envers des manifestations étudiantes pacifiques.L\u2019attitude du gouvernement, qui a incité les administrations universitaires à obtenir des injonctions et à tenir coûte que coûte les cours, n\u2019a fait que jeter de l\u2019huile sur le feu.«C\u2019est une attitude qui est indigne d\u2019un gouvernement au Québec», a fait savoir Martine Desjardins, la présidente de la LEUQ.Elle a appelé au calme, tout comme le président de la Lédération étudiante collégiale (LECQ), Léo Bureau-Blouin.«On invite les étudiants à rester pacifiques et le gouvernement pourrait faire la même chose avec les policiers», a-t-il déclaré.La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a accusé le premier ministre de jeter de l\u2019huile sur le feu en voulant maintenir la hausse des droits de scolarité.«C\u2019est lui qui doit tendre la main.Ce qu\u2019il a proposé aux étudiants est inacceptable, une hausse inacceptable, alors c\u2019est lui qui est responsable actuellement des dérapages que l\u2019on connaît, et qui sont bien sûr condamnables, mais c\u2019est lui qui en est le premier responsable», a-t-elle affirmé.Il est temps que le conflit se règle, a dit un étudiant du cégep de Saint-Jérôme.«Je suis surpris de la résilience des étudiants, mais découragé du temps de réaction du gouvernement à entamer un dialogue», a-t-il indiqué.«Les deux parties sont désespérées.ùs étudiants sont tannés de simplement protester avec des pancartes.Et comme rien n\u2019est fait, c\u2019est pas étonnant de voir que ça dérape», a-t-il conclu.La CSN, qui a pris part à la manifestation organisée par la CLASSE, a pour sa part montré du doigt les forces de l\u2019ordre pour expliquer l\u2019escalade de la violence.«La manifestation a été pacifique jusqu\u2019à ce qu\u2019un policier, sans raison, décide d\u2019asperger un jeune avec des gaz lacrymogènes.Du coup, ils ont sorti l\u2019artillerie lourde et s\u2019en sont pris violemment aux manifestants pour les faire reculer, les tabassant à coups de matraque même s\u2019ils reculaient sans résistance.Le comportement des forces policières n\u2019a été que provocation», a dénoncé Jean Trudelle, le président de la LNEEQ-CSN, par voie de communiqué.Avec la collaboration de Mélissa Guillemette Le Devoir Tzeporah BERMAN AVEC MARK LEIREN-YOUNG Vii?ou LA VIE d\u2019une écologiste PAS COMME LES AUTRES «Un récit enlevant qui nous entraîne dans les coulisses de quelques-unes des plus grandes batailles environnementales au Canada.Ce qui m\u2019a surtout étonnée, c\u2019est que Tzeporah Berman ne jouisse pas encore de la célébrité qu\u2019elle mérite.» Nicola Ross, The Clobe and Mail TZEPORAH BERMAN avec mark leiren-younc wm ou LA VIE D\u2019UNE ÉCOLOGISTE PAS COMME LES AUTRES \u2022OttAl fiaRiHAL 464 pages \u2022 29,95 $ Boréal www.editionsboreal.qc.ca ^ également en format numérique SUITE DE LA PAGE 1 des congrès, attendus de pied ferme par autant de policiers antiémeute.Les heurts qui ont suivi ont retardé le déroulement des activités pendant une heure, en plus de semer une certaine commotion parmi les participants et les organisateurs du Salon Plan Nord.Le premier ministre n\u2019a d\u2019ailleurs pas manqué de marquer le coup en raillant les étudiants repoussés à coups de matraque et de bombes assourdissantes à quelques mètres de là.«Le Salon Plan Nord, que nous allons ouvrir aujourd\u2019hui est déjà très populaire; les gens courent de partout pour entrer», a-t-il laissé tomber au milieu de son discours, esquissant alors un large sourire.Des propos qui ont déclenché des éclats de rire dans la salle, y compris chez certains des Journalistes présents pour couvrir l\u2019événement «A ceux qui frappaient à notre porte ce matin, on pourrait leur offrir un emploi, et dans le Nord autant que possible, ce qui va tous nous permettre de continuer à travailler fort», a poursuivi Jean Charest au cours d\u2019une allocution où il a aussi invité les convives à faire du Plan Nord un «héritage pour nos enfants».Les propos du premier ministre ont été rapidement dénoncés par les regroupements étudiants et les partis de l\u2019opposition.La Lédération étudiante universitaire du Québec s\u2019est dite «sidérée par l\u2019arrogance» du premier ministre.«En dénigrant la plus vaste et importante mobilisation étudiante de l\u2019histoire du Québec, Jean Charest, qui est aussi ministre de la Jeunesse, a dévoilé tout le mépris que ce gouvernement a envers la jeunesse québécoise.Avons-nous affaire à un clown ou à un premier ministre à l\u2019écoute de la jeunesse?C\u2019est indigne d\u2019un chef d\u2019État et il doit s\u2019excuser pour ses propos», a fait valoir sa présidente, Martine Desjardins.«Alors que le gouvernement Charest démontre quotidiennement son incapacité à régler le conflit qui l\u2019oppose aux étudiants sur la question des droits de sco- larité, le premier ministre, à l\u2019occasion du Salon Plan Nord, a jugé bon de s\u2019improviser humoriste et de railler les étudiants qui manifestent et qui font face à une répression policière déplus en plus brutale.E doit cesser de s\u2019amuser aux dépens des étudiants, reprendre ses esprits et régler le dossier», a-t-elle ajouté.La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a elle aussi décrié les propos du premier ministre.«Je crois qu\u2019il a envenimé le conflit.Il a jeté de l\u2019huile sur le feu et c\u2019est complètement irresponsable.Il avait commencé cette semaine, vous remarquerez à l\u2019Assemblée nationale, à faire des blagues de très mauvais goût.Mais aujourd\u2019hui, ses blagues ne sont pas seulement de mauvais goût, ellçs sont provocatrices à l\u2019endroit des étudiants.» A Victoriaville, où s\u2019ouvrait le congrès de fondation de la Coalition avenir Québec, son chef, Lrançois Legault, a fait une sortie virulente contre Jean Charest.«Vous en connaissez beaucoup de chefs d\u2019Etat qui font des blagues alors qu\u2019il y a une émeute à l\u2019extérieur?» a lancé le chef ca-quiste dans un point de presse.«C\u2019est triste à dire, mais je pense qu\u2019aujourd\u2019hui [hier], le Québec n\u2019avait pas de premier ministre.» Lrançois Legault estime «totalement inacceptable» que Jean Charest ait ainsi fait «preuve d\u2019arrogance».Réagissant au tollé soulevé par ses propos, le bureau du premier ministre a publié un communiqué en début de soirée hier.«Le gouvernement prend la question de l\u2019intimidation et de la violence très au sérieux.D\u2019autant plus que la manifestation d\u2019aujourd\u2019hui a sans aucun doute été l\u2019une des plus dures depuis le début du conflit», y a d\u2019abord souligné M.Charest «Les propos que j\u2019ai tenus lors de mon discours ont été cités hors contexte et interprétés par certains comme si je prenais la situation à la légère.Ce n\u2019est pas le cas.Les gens dans la salle l\u2019ont très bien compris.D\u2019ailleurs, plusieurs d\u2019entre eux ont été brusqués à leur arrivée», a-t-il ajouté.Hausse «raisonnable» Au cours d\u2019un point de presse suivant son discours au Palais des congrès, le chef libéral a aussi répété que la «violence» était «inacceptable pour la société québécoise».«Ce n\u2019est pas le reflet de nos valeurs au Québec.On ne peut pas accepter de vivre dans une société oû on cherche à faire avancer ses intérêts avec l\u2019intimidation, avec la violence, la haine.Comme premier ministre du Québec, je n\u2019accepterai pas ça.Les Québécois ne l\u2019accepteront pas non plus.» Sur la question de la hausse des droits de scolarité, son gouvernement demeure toujours aussi intraitable.«On a une position qui est très, très, très raisonnable», a-t-il insisté.Mais est-ce que Québec pourrait consentir à un moratoire, le temps de négocier une solution avec les étudiants?«L\u2019avenir du Québec n\u2019est pas dans les moratoires et les gels», a fait valoir Jean Charest.Il a aussi réaffirmé que la grève étudiante serait en fait un «boycott».«L\u2019Etat québécois n\u2019est pas l\u2019employeur des étudiants et les étudiants ne sont pas nos employés.» Chose certaine, les manifestations d\u2019hier ont volé la vedette au grand happening organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) pour les gens d\u2019affaires intéressés par le Plan Nord.Tous les accès au Palais des congrès \u2014 protégé par une imposante présence policière \u2014 ont été bloqués par les forces de l\u2019ordre pendant une partie de l\u2019après-midi.Même les participants au Salon ne pouvaient ni entrer ni sortir du vaste immeuble.Plusieurs d\u2019entre eux ont semblé passablement ébranlés par l\u2019ampleur des événements.Règle générale, les personnes avec qui Le Devoir a discuté ont condamné les actions des étudiants.Par ailleurs, la CCMM a diffusé un communiqué pour signaler que les activités de son Salon Plan Nord étaient «maintenues», et ce, malgré les «perturbations».Il doit être ouvert au grand public aujourd\u2019hui toute la journée.Avec la collaboration de Robert Dutrisac et Mélissa Guillemette Le Devoir TERRE «Je ne suis pas un grand militant d\u2019ordinaire, mais là, je trouve que c\u2019en est trop.C\u2019est une action citoyenne, peu importe nos convictions.» SUITE DE LA PAGE 1 une pétition sur Internet qui fait le pendant à une autre, en cours sur le site Internet de l\u2019Assemblée nationale.Des représentants de plusieurs formations politiques, canadiennes et québécoises sauf celle des conservateurs, tiendront d\u2019ailleurs dimanche vers 13h, juste avant le départ de la manifestation, une séance de signatures pour marquer leur adhésion à l\u2019atteinte des véritables objectifs du protocole.Le projet de faire une manifestation pour la Terre, d\u2019une ampleur que les organisateurs espèrent sans précédent, a pris forme sous la poussée du réalisateur Dominic Champagne, qui a élargi le mouvement en janvier, et mobilisé plusieurs artistes qui entendent traduire maintenant à leur façon un «non» collectif autant envers la manière québécoise d\u2019exploiter ses ressources minières, gazières et énergétiques, que celles d\u2019Ottawa dans le dossier des sables bitumineux.«Ce n\u2019est pas toutes les années que le Canada se retire du protocole de Kyoto, qu\u2019on lance un projet d\u2019envergure comme le Plan Nord, qu\u2019on parle du pétrole à Anticosti, qu\u2019on parle de gaz de schiste, de la réfection de la centrale nucléaire Gentilly-2.Et on n\u2019est même pas encore tout à fait remis de l\u2019erreur boréale», explique Dominic Champagne.C\u2019est pourquoi l\u2019édition 2012 du Jour de la Terre constitue un appel plus large à la protection des ressources naturelles, autant du côté de Québec que d\u2019Ottawa.D^autres forces sociales Mais aux citoyens qui ont ces enjeux à cœur s\u2019ajouteront demain de nombreux groupes: des employés de Rio Tinto Alcan en lockout, des étudiants en grève, des autochtones qui ne se sentent pas écoutés, etc.Une trentaine de femmes innues ont réalisé une longue marche de 900 kilomètres pour venir participer à l\u2019événement de demain.«On demande la reconnaissance de nos droits», explique la porte-parole des femmes, Clémence Simon, qui a encore le projet de complexe hydroélectrique de la rivière Romaine sur le cœur.«Et on est contre le Plan Nord, parce que notre territoire, c\u2019est notre seule richesse.Nos grands-parents nous ont dit de ne jamais le vendre.» L\u2019idée qui réunit tout le monde, c\u2019est celle du «bien commun», dans la lignée des indignés, explique Dominic Champagne: «La formule des indignés, c\u2019est l\u2019opposition du 1 % de la population qui est le plus riche et des 99 % qui restent.On sait que la principale source d\u2019appauvrissement des collectivités, c\u2019est l\u2019exploitation des ressources.Les étudiants ont posé une question importante ce printemps, c\u2019est à nous de participer du même printemps en posant la question de l\u2019utilisation de nos richesses naturelles.» Le directeur général de Piknic Llectronik, Nicolas Cournoyer, qui prend part à l\u2019événement pour une quatrième année, fait partie de ceux qui ressentent ce ras-le-bol.«Je ne suis pas un grand militant d\u2019ordinaire, mais là, je trouve que c\u2019en est trop.C\u2019est une action citoyenne, peu importe nos convictions.Chaque citoyen aura une cause à cœur.» Les organisateurs s\u2019attendent à ce que des dizaines de milliers de personnes se retrouvent à côté de la Place des Arts, d\u2019où la manifestation s\u2019ébranlera à 14h.Des autobus et voitures doivent partir d\u2019au moins une cinquantaine de villes.Déjà plus de 40 000 personnes ont signé la Déclaration du Jour de la Terre en ligne.Ils espèrent battre le dernier record de mobilisation autour d\u2019enjeux environnementaux au Québec: celui de 2005, lors de la Conférence de l\u2019ONU sur les changements climatiques, qui avait réuni environ 30 000 personnes.«Ça va montrer aux décideurs que les citoyens ont de réelles préoccupations pour l\u2019environnement, pense Sidney Ribaux, cofondateur d\u2019Equiterre.Une fois réunis à la place des Lestivals, les participants prendront part à une gigantesque chorégraphie.En bon metteur en scène, Dominic Champagne espère recréer un arbre géant avec tous les manifestants présents.Après une marche de moins d\u2019un kilomètre, dont la destination reste un secret, les participants arriveront à l\u2019endroit où le créateur de L\u2019homme qui plantait des arbres, Lrédéric Back, aura justement planté un arbre.Un grand concert en plein air leur sera offert.Au menu: Mes Aïeux, Diane Dufresne, Eisa LeBlanc, Betty Bonifassi, Samian et plusieurs autres.A 14 heures précises, les clochers des églises devraient sonner dans la plupart des municipalités du Québec.L\u2019équipe du Jour de la Terre invite les personnes qui ne peuvent se rendre à Montréal à se réunir sur les perrons d\u2019église pour manifester leur appui aux enjeux environnementaux.Le Devoir ¦ Lire aussi notre cahier spécial Jour de la Terre Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel Bureau de Québec 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 418-643-1541 La publicité Au téléphone\t514-985-3399 Par télécopieur\t514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514-985-3344 Par télécopieur\t514-985-3340 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone\t514-985-3322 Par télécopieur\t514-985-3340 Les abonnements Au téléphone\t514-985-3355 du lundi au vendredi de\t7h30 à 16h30 Par télécopieur\t514-985-5967 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Extérieur de 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