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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2012-05-05, Collections de BAnQ.

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[" Maxim Vengerov se remet au violon avec rosM Page E 7 Luc Besson porte le personnage d\u2019Aung San Suu Kyi à récran Page eu CULTURE CAHIER E .LE DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 MAI 2012 P MUSEE NATIONAL PICASSO PARIS PICASSO ESTATE SODRAC (2012) Pablo Picasso, Buste de femme, 1931.Bronze.MUSEE NATIONAL PICASSO PARIS PICASSO ESTATE SODRAC (2012) Pablo Picasso, Autoportrait, 1906.Huile sur toile.Toronto Le Musée des beaux-arts de l\u2019Ontario expose 147 pièces de la collection privée du peintre espagnol CATHERINE LALONDE Je peins comme d\u2019autres écrivent leur autobiographie, confiait Picasso à son amoureuse de 1946, Françoise Gilot.Mes toiles, finies ou non, sont les pages de mon journal, et en tant que telles elles sont valables.L\u2019avenir choisira les pages qu\u2019il préfère.Ce n\u2019est pas à moi de le faire.» En exposant tout l\u2019été 147 oeuvres, c\u2019est donc autant de pages de journal intime picassien que le Musée des beaux-arts de l\u2019Ontario (AGO) nous invite à revoir et à découvrir.Les pièces sont venues de la collection privée du peintre, part désormais du Musée National Picasso de Paris.De sa naissance en 1881 à sa mort en 1973, Pablo Picasso est un des rares artistes qui auront complètement traversé le XX® siècle.11 l\u2019aura dévoré, même, et marqué au fer de ses périodes roses, bleues, cubistes, africaines inspirées, etc.On retrouve bien sûr dans ce Picasso à Toronto des chefs-d\u2019œuvre, détour incontournable.L\u2019acrobate (1930, Deux femmes courant sur la plage (1922), les Figures au bord de la mer (1931) si pleines de libido, le Portrait de Dora Maar (1937), les bronzes L\u2019homme au mouton (1943) et La chèvre (1950).Mais refaire le parcours des talents de Picasso, de ses essais et ruptures, voir par Massacre en Corée (1951) l\u2019actualité qui lui travaille l\u2019imaginaire, voir les figures de ses amoureuses, successives ou simultanées, déformées sur les toiles, tel est l\u2019angle, intime, intéressant, que propose cette collection.Les «Picasso de Picasso» Si l\u2019exposition est essentiellement constituée de peintures, on y trouve aussi plusieurs dessins, quelques sculptures de papier ou de métal, une dizaine de bronzes.Toutes ces œuvres viennent des 70000 pièces que le très prolifique créateur a laissées à ses héritiers, et certaines sont tirées de la collection privée du peintre.Pourquoi Picasso conservait-il ces pièces plutôt \"G r % -q MUSEE NATIONAL PICASSO PARIS PICASSO ESTATE SODRAC (2012) Pablo Picasso, Jacqueline aux mains croisées, 1954.Huile sur toile.que d\u2019autres?La réponse sera laissée à l\u2019imagination.Parce qu\u2019il en était fier ou parce qu\u2019il avait encore quelque chose à y régler?Par pur souvenir ou souci de legs artistique ?Nul ne peut désormais le dire.C\u2019est donc un peu les « Picasso de Picasso » que présente Toronto.Chose certaine, ce n\u2019est pas que l\u2019artiste avait du mal à vendre.Picasso aura eu la chance de se voir étiqueter génie de son vivant, de se nommer même lui-même ainsi, de devenir riche de sa peinture.La valeur de ses œuvres depuis ne cesse d\u2019augmenter.Son Nu au plateau de sculpteur (1932), le Garçon à la pipe (1905) de sa période rose et Dora Maar au chat (1941) sont de l\u2019étrange palmarès des dix plus grosses enchères en vente de peintures, ayant chacune atteint une valeur de près de 100 millions de dollars.L\u2019exposition de Toronto débute avec le Café-concert du Pa-ralelo et La mort de Casagemas, d\u2019inspiration impressionniste, peintes vers 1900.C\u2019est l\u2019année où Picasso, pour la première fois à Paris, avec une de ses toiles à l\u2019Exposition universelle, découvre l\u2019avant-garde française.11 l\u2019absorbera, comme il bouffera plus tard l\u2019iconographie brute et naïve de l\u2019art ancien, africain et d\u2019Océanie, comme il transformera et récupérera tout ce qui l\u2019intéresse, sans fausse vergogne, dans le cannibalisme joyeux de sa création et de sa grande, grande liberté.«Je ne cherche pas, je trouve, » disait-il encore.Une seule pièce, La Célestine (1904), est symbolique de la période bleue, aucune aussi typique de la rose.La grande salle de la plongée dans le cubisme, VOIR PAGE E 3 PICASSO E 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 MAI 2012 CULTURE.CHRONIQUE Trois étudiants en colère.sous Duplessis y Odile Tremblay On est nombreux à avoir appuyé la jeunesse étudiante debout, par-delà les gros problèmes que leur grève occasionne.Pour Pénergie de la chose, pour la chape d\u2019inertie enfin soulevée, pour leur apprentissage de la solidarité, de l\u2019organisation, de la stratégie acquis sur le tas, éprouvé sur le macadam.Avec les défis qui les attendent, du moins ne se laisseront-ils pas tondre comme des moutons.Dans notre Québec si longtemps assoupi, un vent qui souffle, ça grise! Assez pour redon- ner de l\u2019espoir.Ces étudiants auront mis en lumière l\u2019incurie d\u2019un gouvernement qui a laissé s\u2019envenimer toute cette crise.Pas fameux, les casseurs cagou-lards, mais dans cette affaire, qui d\u2019eux ou du premier ministre aura avancé vraiment masqué ?En écho aux manifestations des carrés rouges, reste à déterrer les racines des mouvements étudiants au Québec.Car des précurseurs à nos manifestants ont existé, avant même la Révolution tranquille.Voyons voir! Un documentaire de Jean-Claude Labrecque, L\u2019histoire des trois, tourné en 1990, reprend l\u2019affiche au cinéma du Parc aujourd\u2019hui et demain, en guise d\u2019aide-mémoire, invitant à tisser un tas de parallèles.Le Québec, en plus de 50 ans, a viré cul par-dessus tête, soit, mais parfois, c\u2019est bien pour dire, on s\u2019y croirait encore.Le film nous replonge en 1958, avec de précieux documents d\u2019archives et des interviews plus récentes à l\u2019appui.Trois étudiants de l\u2019Université de Montréal dans la vingtaine : Francine Laurendeau (notre ancienne critique de cinéma), Bruno Meloche (plus tard avocat) et Jean-Pierre Goyer (qui deviendra ministre sous Trudeau) avaient été mandatés par leur assemblée, au lendemain de grèves étudiantes dans les universités du Québec, pour livrer leurs griefs au premier ministre Maurice Duplessis.Ils réclamaient l\u2019abolition des droits de scolarité afin de rendre l\u2019enseignement supérieur accessible à tous.Transplantées dans la vieille rue Couillard durant trois mois, jour après jour, nos trois colombes allaient faire antichambre auprès du Chef, qui HÉATRE DU NOUVEAU IVIONDE i RACONTE LES TRACHINIENNES « ANTIGONE * ÉLECTRE ^¦ROXS HISTOIRES DE jT.i .hT TRADUITES PAR ROBERT DAVREU \\ \\ \\ 1 ÉVÉNEMENT UNIQUE X 3 PIÈCES X 3 OFFRES t\\ COmET LES 2 PREMIERES SEMAINES ! SU mnS À L\u2019AFFICHE JUSQU\u2019AU 6 JUIN! / TNM.QC.CA / 514.866.8668\tM* UNE PRODUCTION AU CARRÉ DE L\u2019HYPOTÉNUSE - FRANCE / ABÉ CARRÉ CÉ CARRÉ - QUÉBEC / COMPAGNIES DE CRÉATION n\u2019accepta jamais de les rencontrer.Faut dire qu\u2019il regardait l\u2019éducation de travers, Duplessis.Des Québécois instruits lui semblaient beaucoup moins malléables qu\u2019un troupeau d\u2019ignorants.«Pas de temps à perdre!», disait-il en évinçant ces jeunots, toisés de haut.Jean Charest, qui envoya tant de fins de non-recevoir aux leaders étudiants, a de qui tenir.Jean-Claude Labrecque est le compagnon de Francine Laurendeau.Il me raconte avoir découvert lors d\u2019un déménagement les scrap hooks d\u2019un frère de Francine qui avait collé des coupures de presse, des photos, etc., de cette aventure.File était la fille d\u2019André Laurendeau, rédacteur en chef du Devoir, lequel appuyait les étudiants ; mais ça compliquait leurs rapports filiaux.Tout ça passionna le cinéaste, qui trouva des images à Radio-(^anada et ailleurs pour ressusciter ladite mission.Dans son film de 1990, il fait reprendre aux trois ex-contestataires le même train Montréal-Québec en compagnie du journaliste Guy Lamarche du Devoir, qui avait couvert leurs revendications à l\u2019époque.Celui-ci se sentait de plain-pied avec les étudiants, partageant leur rêve de bouter Duplessis hors du trône.Ces étudiants-là se battaient en 1958 en un temps où seuls les élèves dont les parents avaient les moyens de payer (mis à part certains boursiers) pouvaient faire leur cours classique, seul Sésame pour l\u2019université.Le clergé demeurait omniprésent en matière d\u2019éducation.Bien des livres étaient à l\u2019index.Des étoiles brillaient dans la Grande Noirceur, mais pour pa^ grand monde.A regarder dans le film le trio estudiantin repoussé par Duplessis, on croit voir en filigrane nos trois leaders étudiants.Sauf qu\u2019à l\u2019époque, il était presque osé d\u2019inclure une fille dans le trio, tellement les femmes constituaient des citoyennes de seconde zone.On voit la Francine de 20 ans donner à la télé un petit exposé féministe pas piqué des vers.Mais les médias étaient pas mal moins présents qu\u2019aujourd\u2019hui.Quant au combat pour la gratuité des droits de scolarité, il demeure, plus de 50 ans plus tard, toujours d\u2019actualité, comme la CLASSF le démontre.De fait, c\u2019est bien pour dire.Ah oui! les trois étudiants de 1958 avaient perdu leur année scolaire, mais l\u2019expérience a changé leur vie.otremblay@ledevoir.com ONF Bruno Meloche, Francine Laurendeau et Jean-Pierre Goyer OFFTA 6e édition Festival d'arts vivants 25 mai - 3 juin 2012 théâtre I danse I performance La programmation complète est en ligne ! > WWW.0FFTA.COM F > Billetterie centrale Théâtre D'Aujourd'hui 3900, RUE Saint-Denis 514-282-3900 Crédit photo > Jacynthe carrier \t- ^ \t \ti ^ y* ^ \t \t s.\t .A n VEILLÉE PRESENTE DE JOYCE CAROL OATES Du 24 avril au 19 mai 2012 Mise en scène Carmen JOLIN Traduction Maryse WARDA 4^__________________________ .AndrteL.cl.p.n.,«.b|ugu.nte,étonnante.An.leS.M.-tln(.)unebell.découverte » M C Trottier, SRC E Castiel, Revue Sequences .L,dte,xde.aDANSË La chorégraphe Louise Bédard a participé à l\u2019échange international BCN_MTL, avec les artistes de La Caldera, de Barcelone.Girc1li^Ëst, 25 ans et toutes ses danses PHOTOS ELODIE MALROUX FREDERIQUE DOYON Il a rêvé, grandi et appris à maîtriser ses capacités.Le centre chorégraphique Circuit-Est (CE) a 25 ans et toutes ses danses.Des quatre compagnies de danse qui ont constitué ses membres fondateurs, il est passé à six, puis tout récemment à neuf joueurs.Et il a investi le magnifique espace chorégraphique de feu Jean-Pierre Perreault.On appelle ça la maturité.Et maintenant?«On a envie d\u2019aller plus loin, de se développer encore, d\u2019offrir plus d\u2019espaces pour accueillir de nouveaux membres», se permet de rêver Erancine Gagné, fondatrice et directrice de CE, alors qu\u2019elle sort à peine d\u2019une période d\u2019expansion intense.Méconnu du grand public, CE est pourtant essentiel au milieu de la danse.Cours de perfectionnement et de res-sourcement, résidences artistiques, échanges artistiques internationaux, programmes de mentorat sont offerts dans quatre studios.Des exemples ?Deux interprètes de la compagnie belge Eastman de Sidi Larbi Cherkaoui sont venus donner un atelier sur les idées qui ont guidé la création de la pièce Babel.La jeune chorégraphe Karine Denault bénéficiera cet été de deux semaines de résidence gratuites pour préparer sa nouvelle création.Quelques activités publiques s\u2019y greffent ponctuellement: répétitions publiques, portes ouvertes pour les Journées de la culture et les Visages de la danse, ces entretiens de fond avec un acteur important du milieu.la semaine dernière, lors de la Journée internationale de la danse, Danièle Desnoyers levait le voile sur sa nouvelle création.Sous la peau, la nuit, prochainement au ETA.Culture de partage CE est aussi un lieu habité puisque désormais neuf compagnies et artistes y ont leurs bureaux et peuvent y créer leurs œuvres dans un lieu unique.Au départ, il y a eu Louise Bédard Danse, Syvlain Emard Danse, Eortier Danse-Création, Le Carré des Iximbes (Danièle Desnoyers).Puis, au début des années 2000 se sont ajoutés les artistes alors émergents Emmanuel Jouthe et Catherine Tardif.Ces dernières années ont aussi fait place à Marie Béland (maribé, sors de ce corps), Erédérick Gravel, Mélanie Demers (May Day).«On veut des artistes impliqués dans le milieu, qui ont un potentiel d\u2019émulation et qui offrent une diversité des approches artistiques», explique M\u201c® Gagné.Mais surtout, il faut avoir une «culture de partage», la clé du modèle collectif si cher à l\u2019organisme, qui n\u2019a pas beaucoup d\u2019équivalents ailleurs dans le monde.Triptyque, un autre programme d\u2019échanges internationaux de Circuit-Est, a réuni en septembre les chorégraphes Jacques Poulin-Denis (Québec), Silvia Gribaudi (Italie) et James Gnam (Colombie-Britannique).Chacun paye son loyer, mais profite de tarifs préférentiels pour la location du studio Jeanne-Renaud, trois semaines par année.Ils ont aussi le premier choix des horaires de location.Ils peuvent aussi unir leurs ressources pour accueillir des diffuseurs étrangers.Pour le reste, une fois casées les activités offertes par Circuit-Est, les trois autres studios demeurent à la disponibilité des artistes du milieu.L\u2019année 2007 a marqué un PICASSO SUITE DE LA PAGE E 1 découvert avec Georges Braque, est une des plus belles, par sa scénographie et son équilibre.Elle donne une idée des coupures radicales que l\u2019artiste pouvait poser, tandis que les dessins de la fin de sa vie rappellent la finesse de sa plume.Les œuvres sont exposées pour elles-mêmes: un minimum de textes et de mises en contexte s\u2019ajoutent à l\u2019enrobage, à la demande du Musée national Picasso qui préfère «laisser les œuvres parler d\u2019elles-mêmes».Et parce que, pour le maître lui-même, la peinture est un langage, entier, complet, suffisant.«Je suis comme un fleuve qui continue à couler, roulant avec lui les arbres déracinés par le courant, les chiens crevés, les déchets de toutes sortes et les miasmes qui y prolifèrent.J\u2019entraîne tout cela et je continue», a écrit Picasso, qui ne dédaignait pas jouer aussi des mots, allant jusqu\u2019à dire qu\u2019«flM fond, [il est] un poète qui a mal tourné».On pourra préparer la visite de ce Picasso à Toronto en furetant sur le très beau site www.picasso.fr.Le Devoir PICASSO.CHEFS- , D\u2019ŒUVRE DU MUSEE NATIONAL PICASSO DE PARIS Au Musée des beaux-arts de l\u2019Ontario, à Toronto, jusqu\u2019au 26 août.tournant majeur pour CE.En plus de rénover ses deux studios défraîchis de la rue Saint-André, Circuit-Est a aussi installé ses pénates dans les anciens quartiers de Jean-Pierre Perreault.Il est passé de deux à quatre studios, a vu son budget tripler et son tandem administratif faire place à une véritable équipe de dix personnes.«C\u2019est un lieu qui a un énorme potentiel; tous les gens qui viennent sont sidérés.Ça nous a permis de développer de nouveaux projets», précise la directrice chevronnée.Notamment, les résidences et les échanges avec des artistes internationaux.CE offrait déjà des cours et des ateliers auparavant, mais au compte-gouttes, car ses deux uniques studios étaient presque toujours accaparés par les membres.Un projet interculturel et intergebefationnel comme BCN_MTL [Barcelone_Mon-treàl] a ainsi pu voir le jour en collaboration avec La Cal- dera de Barcelone, seul autre lieu connu de M\u201c® Gagné, qui a un modèle similaire à celui de CE.Articulé autour de résidences artistiques, BCN_MTL fait dialoguer des artistes expérimentés et émergents des deux villes.L\u2019immense studio Jeanne-Renaud, tout équipé, est aussi un atout.«Ça permet d\u2019améliorer la qualité du travail chorégraphique, estime la meneuse de troupes.Les artistes arrivent mieux préparés à leur soirée de première.» Pour marquer le coup de ses 25 ans, CE combine sa fête à une soirée-bénéfice inédite : les 10 directeurs artistiques (neuf membres et Erancine Gagné, elle-même ancienne danseuse) monteront alors sur scène avec trois musiciens complices (Pierre Tanguay, Diane La-brosse, Michel F.Côté) pour 25 minutes de spectacle.Un exploit qui permet de rêver aux 25 prochaines années.Les récents engagements financiers du gouvernement (6 millions en cinq ans), que Francine Gagné considère comme un nécessaire rattrapage historique, permettent d\u2019y croire.Surtout parce qu\u2019ils sont le fruit d\u2019un travail justement collectif du milieu de la danse.«Fini le temps ou chacun tirait sur la couverture!», dit-elle.Le Devoir © PICASSO ESTATE SODRAC (2012) © RMN/JEAN-GILLES BERIZZI Deux femmes courant sur la plage (La course), 1922 ThéAxre du Nouveau IVIonde Hydro GRAND PARTENAIRE 12 2U13 \\ 66.8668 ill E 4 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 6 MAI 2012 CULTURE'MEDIAS Prêcher pour des convertis Dis quel média tu préfères et la professeure Durand te dira pour qui tu votes.Et vice versa.STEPHANE BAILLARGEON Le candidat de la gauche ou le candidat de la droite ?François Hollande ou Nicolas Sarkozy?On saura demain soir qui devient ou demeure président de la République française.Le vote dépendra de l\u2019opinion, et l\u2019opinion est alimentée en partie par les médias.Jusqu\u2019à quel point au fait ?Une intéressante étude permet de différencier le vote en fonction des médias consultés par les électeurs.La presse quotidienne et hebdomadaire, les journaux télévisés et les radios ont été passés au crible au bénéfice du magazine Marianne.Les Français ont été sondés après le premier tour le 21 et le 23 avril pour finalement comparer les votes aux habitudes de consommation médiatique.ABONNEZ-VOUS Étienne Lepage I SONT f I SAISON 2012- Olivier Kemeid Sarah Berthiaume S iervatîons 3700, rue Saint-Denis, Montréal QCH2W 2M2 514 282-3900 www.theatredaujourdhui.qc.ca PARTENAIRES DE SAISON jQl&tHqKjfmnDdur Be|| GiiJl\u2019aSbec LE DETOIII.\t^ SSiS\"\" SaïS cnsiLæun Débat télévisé entre les candidats à l\u2019élection présidentielle française, François Hollande et Nicolas Sarkozy Les résultats confirment les croyances, les évidences: choisir un média, c\u2019est aussi choisir un candidat, et vice versa.Tout se tient dans cette structure po-liticomédiatique.On apprend par exemple que les téléspectateurs fidèles au journal de 20 heures de TFl ont voté plus à droite (Iç quart pour Marine Le Peu).A l\u2019inverse, ceux de France 2 optent pour la gauche (à 36% pour le socialiste).De même, les lecteurs du journal de droite Le Figaro ont largement choisi le président sortant (aux deux tiers) alors que trois abonnés sur cinq du quotidien de gauche Libération votent pour François Hollande.Ceux du Parisien ont à peu près reflété le verdict populaire, avec 31% au challenger, 27% au président sortant, 17% à M\u201d® Le Pen et 10% au centriste Bayrou comme au gauchiste Mélenchon.«En France comme ici, mais beaucoup plus qu\u2019ici je pense, il y a une relation entre l\u2019écoute média et le choix politique», commente Claire Durand, professeure au Département de sociologie de l\u2019Université de Montréal.Et ici ?Le sujet l\u2019intéresse d\u2019autant plus qu\u2019elle vient de publier sa propre enquête liant les choix politiques et médiatiques au Québec.La sociologue s\u2019est particulièrement intéressée aux radios, alors que l\u2019Action démocratique du Québec (ADQ), l\u2019ancienne formation de Mario Dumont, attirait les faveurs populaires, il y a cinq ans.Elle a mené des sondages auprès d\u2019environ 750 personnes 10 jours avant le scrutin du 26 mars 2007.Elle a comparé les intentions de vote « [En France], beaucoup plus qu\u2019ici je pense, il y a une relation entre l\u2019écoute média et le choix politique» aux choix réels dans l\u2019isoloir.Elle a lié les résultats au type de radio le plus souvent écouté par ce même échantillon.Le rapport savant peut être consulté dans la revue en ligne Communication (vol.29, n\u201c 2).Et alors?«Ce que montre mon étude finalement, c\u2019est que les auditeurs de ces chaînes ne sont pas plus influençables et qu\u2019ils sont aussi intéressés par la politique que les auditeurs de la radio d\u2019information », résume la chercheuse.Concrètement, les auditeurs des stations d\u2019information (comme la Première chaîne) accordaient quatre fois plus leur faveur au Parti québécois (PQ), au Parti libéral du Québec (PLQ) et à Québec, solidaire (QS) qu\u2019à l\u2019ADQ.À l\u2019inverse, les auditeurs des radios parlées ou d\u2019opinion (comme les chaînes du Groupe Radio X ou le 98,5 FM de Montréal) boudent plus le PQ.De même, l\u2019auditoire des stations d\u2019info a moins voté pour l\u2019ADQ tandis que les fidèles de la Radio X ont opté trois fois plus pour cette formation que pour le vieux parti in-dépendantiste.A peine 2% de cet auditoire a finalement changé d\u2019option entre l\u2019intention déclarée et le vote exprimé, alors que les transfuges forment 14% du lot sondé.«Il y a de fait une relation entre les postes de radio écoutés et les choix politiques, résume la professeure Durand.Reste à savoir si les gens sont influencés par cette écoute.J\u2019ai découvert que l\u2019auditoire des radios d\u2019opinion se distingue par ses choix politiques, mais les résultats ne laissent pas penser que ces choix ont changé.En fait, ce sont les électeurs qui changent le moins entre la campagne et l\u2019isoloir.Ces résultats laissent croire qu\u2019au fond, les postes de radio d\u2019opinion répondent à une clientèle disponible, sans la créer.» % Et alors ?De même, aux Etats-Unis, des recherches ont montré que les médias de droite prêchent aux convertis en les confortant dans leurs opinions.Normal: on choisit son média comme on choisit son parti.«En général, mes données montrent que le poste de radio que vous écoutez est le plus compatible avec vos idées, poursuit la spécialiste.Ça ne veut pas dire que les auditeurs ne changent pas de poste parfois.» Ce qui fera encore de la peine aux leaders d\u2019opinion, qui s\u2019imaginent pouvoir, sinon transformer le monde, du moins l\u2019influencer.Ce qui force aussi à s\u2019interroger sur les rapports aux médias des observateurs de la société.«Je me rappelle la soirée des élections en 2007, poursuit la sociologue.La deuxième place de l\u2019ADQ a constitué une surprise pour beaucoup.Je me suis dit qu\u2019au fond, on ne regardait pas le bon poste.Comme universitaires ou comme journalistes, si on se branche sur Radio-Canada, on n\u2019entend pas la même chose que les gens branchés sur les radios d\u2019opinion.Il faut faire attention à ces choix qui biaisent finalement la vision.» Elle fait aussi remarquer que les radios X et le 98,5 FM l\u2019ont tous appelée pour parler de son étude après que Le Soleil a publié un premier compte rendu.Mais pas Radio-Canada.«Ça me fascine et j\u2019ai eu de longues interviews avec les quatre chaînes d\u2019opinion, conclut la professeure Durand.Elles sont régulièrement attaquées.On leur reproche d\u2019influencer les gens.Elles s\u2019en défendent et s\u2019auto-exami-ment.Elles sont dans la discussion, l\u2019opinion et elles sont prêtes à débattre.Il faut mettre de côté ses préjugés et regarder objectivement la situation.» Le Devoir L\u2019éros n\u2019est pas toujours saisissable, clair et sain, mais c\u2019est cette pulsion qui nous empêche de sombrer dans l\u2019inertie et qui nous garde vivants.Création et interprétation Paul-Patrick Charbonneau, Stéphane Crête, Ciara Furey, Gaétan Nadeau, Nancy Tobin Conception Nancy Tobin, Lino, Alexandre Pilon-Guay Production Aiexandre Brunet, Colette Drouin, Lucie Mineau 1^'AU 19 MAI 2012 BILLETTIRIE 514-521-4191 ACHATS EN LIGNE espacelibre.qc.ca theatremomentum.ca ^juAct Lfér* LE DEVOIR momentum LES BILLETS DU CONCERT ANNULE LE 30 AVRIL DERNIER SERONT VALIDES LE 9 MAI ANDRE LAPLANTE PIANO MERCREDI 9 MAI 20 1 2.20H A LA MAISON SYMPHONIQUE, PDA Mozart, Beethoven et Lizst Une présentation Hydro Québec GÇ Québec d MUSIQUE loa?\u201c STANDARD LIFE Mu^ Renseignements / Abonnements [promusica.qc ca] ou [514.845.0532] Billets à l'unité disponibles ©laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 LE DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 MAI 2012 E 5 ITHEATRE 7 mai à 20h U ^icoir\t.Playtime! 514 5214191 www.espacelibre.qc.ca Fantômes d\u2019amour UNE VIE POUR DEUX Texte d\u2019Evelyne de la Chenelière, d\u2019après le roman de Marie Cardinal.Mise en scène d\u2019Alice Ronfard.A l\u2019Espace Go, jusqu\u2019au 19 mai.MARIE LABRECQUE Trois fantômes, plutôt qu\u2019un seul, hantent la nouvelle création d\u2019Evelyne de la Chenelière.Dans cette pièce où un couple tente de redonner vie à un amour déclinant en ressuscitant l\u2019histoire d\u2019une inconnue morte, flotte aussi le souvenir de Jean-Pierre Ronfard et de Mqrie Cardinal.A travers leurs avatars fictifs, dans la coupe au carré de Violette Chauveau, dans les inflexions vocales de Jean-François Casahonne, surtout, on a parfois la confondante impression de voir renaître un peu les regrettés artistes.Singulière entreprise qui exerce une fascinante séduction.Sous-titrée La chair et autres fragments de l\u2019amour, la pièce que la dramaturge a tirée du roman éponyme de Marie Cardinal s\u2019avère d\u2019ahord une hrillante dissection d\u2019un amour, dans sa force, sa précarité, sa complexité.L\u2019amour comme un territoire à redécouvrir constamment.Une vie pour deux pose aussi les questionnements propres au féminisme : les rôles à redéfinir, le besoin de liberté versus la néces- La pièce s\u2019avère une brillante dissection d\u2019un amour, dans sa force, sa précarité, sa complexité saire communion amoureuse, les contraintes de la maternité.Même pour des créateurs, difficile de révolutionner le concept du couple, de réinventer la vie conjugale, quand la jalousie s\u2019en mêle, quand l\u2019intimité quotidienne vient user le désir.Mais rien ne semble vraiment banal dans ce beau texte poétique, à la construction circulaire, tissé d\u2019une écriture sophistiquée, sensible et ironique à la fois.Une oeuvre mariant sans heurts les niveaux de fiction et de réalité, mélangeant domesticité et questionnement plus métaphysique, affrontements conjugaux aux accents très réels et abstraction poétique.Alice Ronfard porte sobrement sur scène cette oeuvre faite de chair et de langage, qui repose sur ses excellents interprètes.Une plateforme de pierre (décor de Gabriel Tsampalieros) y évoque à la fois une grande table et une tombe minérale, d\u2019où se détachera Mary (campée par Evelyne de la Chenelière elle-même), sorte de marionnette macabre s\u2019animant grâce à l\u2019imaginaire du couple.Trois voix Ce récit raconté à trois voix, où chacun invente l\u2019autre, deviendra de plus en plus l\u2019histoire de Simone.Le verbe tranchant, la voix profonde, Violette Chauveau fait éclater la personnalité forte et terri- Iff/Ü Violette Chauvreau, Evelyne de la Chenelière et Jean-François Casahonne dans Une vie pour deux.blement vivante de cette femme passionnée, jalouse, entière.Et l\u2019histoire qui s\u2019était amorcée, comme la lutte de Simone contre une morte et l\u2019attraction qu\u2019elle exerçait sur son amant, devient un combat contre la mort elle-même.Un combat pour dire, contre la maladie qui avale les mots, car Simone est frappée par l\u2019aphasie.Et c\u2019est d\u2019autant plus poi- gnant de voir le langage faire défaut à un écrivain, alter ego de l\u2019auteure des Mots pour le dire.La comédienne donne un souffle bouleversant au monologue final, où le personnage se bat avec les mots.Au final, toute la pièce ressemble d\u2019ailleurs à une entreprise pour nommer, pour re- CAROLINE LABERGE définir : un couple, l\u2019amour, la vie d\u2019une femme.Collaboratrice Le Devoir 13® FESTIVAL Ô La Capitale Groupe financier CARREFOUR INTERNATIONAL DE THÉÂTRE 24 MAI AU 10 JUIN 2012 QUEBEC Il ^ Les 7 doigts de la main TRACES Montréal / 30 mai au 2 juin Jane Birkin LASEIsmNFiiF France-Québec Wajdi Mouawad / 6 juin I lu II I mm V BMaMKwigLl- - .J, DESFEMMES ^\tLES'n3ACHINIENNE& SEULS_________________ ANTIGONE, ELECTRE France-Québec/Wajdi Mouawad France-Québec 7 et 8 juin\tSophocle / Wajdi Mouawad 10 juin TOUT UN FESTIVAL! ANGOISSE COSMIQUE ou LE JOUR ou BRAD PITT FUT ATTEINT DE PARANOÏA Québec / Michel Nadeau 25 au 28 mai BEAUTÉ.CHALEÜt^ ET MORT____________ Montréal / NinI Bélanger et Rascal Brullemans / 28 et 29 mai UAFFICHE Montréal / Philippe Ducros 29\tau 31 mai ELVIENTO EN UN VIOLIN Buenos Aires / Claudio Tolcachir 30\tmai au 2 juin LEO________________ Berlin / Daniel Brière 1\", 2, 3,5,6 juin RICK MILLER: VENDU______________ Toronto / Rick Miller 5, 7, 8, 9 juin ¦ jT -1 UNE EXPÉRIENCE THÉÂTRALE UNIQUE ET BOULEVERSANTE UNE ŒUVRE MAGISTRALE D\u2019UNE CHORÉGRAPHE INCONTOURNABLE : Romeo Castellucci a une idée du théâtre I qui n\u2019entre dans aucune case connue.» I Le Point SUR LE CONCEPT DU VISAGE DU FILS DE DIEU ROMEO CASTELLUCCI /CESENA 31 MAI, 1, 2, 3 JUIN / PDA - THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE « Un moment de grâce » La Libre Beigique CESENA ANNE TERESA DE KEERSMAEKER + BJORN SCHMELZER / BRUXELLES + ANVERS 1,2 JUIN / PDA-THÉÂTRE MAISONNEUVE PECTACLE D'OUVERTURE - {^«Hypnotique.Saisissant» I Le Temps ÉATiON SIDEWAYS_RAIN_^^^HCHUTES ^Jji^Î^^^^^JÎ^^Î^T^^^ève^HINCANDESCENTES « Il faut les surveiller de près.Intelligent et savoureux » Le Devoir LIFE AND TIMES - EPISODE 1 24, 25 MAI PDA - THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE OU TU VAS QUAND T TU DORS EN MARCHANT.^ 24,25,26 mai / Quartier Saint-Roch / GRATUIT Ville de Québec BILLETTERIE \u2022\t418529-1996 \u2022\t369, de la Couronne, 4° étage \u2022\tcarrefourtlieatre.qc.ca \u2022\tl:illS^I1 FORFAITS TOURISTIQUES \u2022\tHôtel Manoir Victoria\tbonjourquebec.conn \u2022\tTraces - Des Femmes\t\u2022 Reservation : manoir-victoria.com\t1 carrefourtheatre.qc.ca CRÉATION - msa DANIELE DESNOYERS / MONTREAL MELANIE DEMERS / MONTREAL JjrlimUIlHltJ 30, 31 MAI, 1 JUIN PDA-CINQUIEME SALLE 25.26.27 MA /AGORA DE LA DANSE R ÉATION « Une bete de scene.» Le Devoir 2,3,4JUIN/USINEC \t\t\t\t\t \t\t\t\t\t 7, 8 JUIN / AGORA DE LA DANSE JOVETTE MARCHESSAULT + POL PELLETIER / MONTRÉAL 6, 7, 8, g JUIN / ÉGLISE SAINTE-BRIGIDE INFO-FESTIVAL 514 844 3822/1 866 984 3822 D fta festival transamériques VIDÉOS SUR FTA.OC.CA\tfS ©FTAMONTREAL / #FTA2012 E 6 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 6 MAI 2012 CULTURE>THEATRE JEÛNES PUBLICS BANCS DRESSAI INTERNATIOMUX MARIA KEFIROVA [Canada] BABACAR CISSÉ [France] DANIELE NINARELLO [Italie] TANJA RÂMAN [Pays de Galles] ARNO SCHUITEMAKER [Pays Bas] 10/11/12 MAI à 19h30 Tangente.qc.ca RT présente la pièce Avec en ouverture les chansons de Christian Frappier Texte et interprétation : André Frappier Mise en scène : Sébastien Frappier Studio-théâtre Du 9 QU 12 mai 2012 à 20h laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 Prix ; 19.15 $ + frais de service Théâtre de QUAT'SOUS H IV MISE FN SCFNF ERICJEAN DK^M^fUHGIb PASCALCHEVARIE EKTE PASCAL CHEVARIE ET ERIC JEAN, EN COLLABORATION AVEC LES COMÉDIENS ET LES CONCEPTEURS AVEC JASMINE BEE JEE MATTHIEU GIRARD SIMON-XAVIER LEFEBVRE AUDERIOLAND SASHA SAMAR MARIE-HÉLÈNE THIBAULT KLERVITHIENPONT jCÉ N OG R A P HIE PI ERR E-ETIE N N E LOC AS COSTUMES CTNTHIA ST'GELAIS I\tÉCLAIRAGES MARTIN SIROIS I MUSIQUE VINC^TLETELLIER CHORÉGRAPHIES ANDREWTURNER I\tASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNL ET RÉGIE STÉPHANIE RAYMOND EMOVTERE afrj'/ au 20 mai 2012 UNE PRODl^.TIÛN DU THEATRE DE QLJAT'SOIJS PARTFN^IRF DF PRODUCTION DP^^ARQINS 1 Suivez-/lâvis ! \\ FACEBOOK.COM/ THEÂTREDEQUATSOUS ^^^100 AVENUE DES PINS EST | MONTRÉAL T.514-845-7277 | QUATSOUS.COM NICOLAS FRANK VACHON Scène de la production Édredon Petits bonheurs change de visage Le nouveau directeur du festival, Pierre Tremblay, explique les liens entre la restructuration de l\u2019événement et sa programmation MICHEL BELAIR Le nouveau directeur de Petits bonheurs, Pierre Tremblay, avait déjà les mains pleines lorsqu\u2019il nous a accordé une entrevue en début de semaine, à quelques jours de l\u2019ouverture de la 8® édition de Petits bonheurs.Dix-sept spectacles en un peu plus d\u2019une semaine \u2014 dont certains sont arrimés au Réseau Petits bonheurs implanté dans 15 villes du Québec \u2014 et près d\u2019une quarantaine d\u2019ateliers donnés dans des dizaines d\u2019endroits (35!) du quartier Hochelaga-Maisonneuve, cela suppose, disons, la possibilité de quelques problèmes de logistique.Tremblay nous a reçu au milieu de tout ce brouhaha dans les bureaux du festival, à l\u2019étage de la maison de la culture Hochelaga-Maisonneuve ; il nous a parlé de ses projets pour l\u2019événement dont il a pris la direction le 15 août dernier.De nouvelles bases Mais nous avons d\u2019abord bien sûr parlé du succès de Petits bonheurs et du fait que c\u2019est un festival qui a bien vieilli.Pierre Larivière et son équipe ont réussi, en l\u2019espace d\u2019à peine quelques années, à en faire un événement d\u2019importance autant à la grandeur du quartier qui l\u2019a vu naître qu\u2019à celui du Québec tout entier, dans lequel il s\u2019inscrit maintenant.C\u2019est la conviction profonde \u2014 et le don de persuasion! \u2014 de Larivière qui aura permis l\u2019improbable implantation du festival dans Hochelaga-Maisonneuve, puis son essaimage dans les quartiers moins favorisés de Montréal.Encore une fois bravo.Et merci.Rappelons aussi que, à l\u2019échelle internationale, le festival a grandi rapidement parce qu\u2019il a su s\u2019appuyer sur des alliés de taille comme le festival Méli\u2019môme, dont il a été un partenaire actif durant plusieurs années, et la Gimbarde de Charleroi en Belgique.Mais il faut absolument souligner que, si le volet international de Petits bonheurs a permis aux enfants du quartier de voir la crème des spectacles pour la toute petite enfance, il aura aussi débouché sur la mise sur pied, avec l\u2019QEQJ puis de l\u2019office Québec/Wallonie Bruxelles, du stage international tripartite sur la création pour la petite enfance.Reims, Charleroi, Montréal: même combat! Pierre Tremblay n\u2019a pas du tout l\u2019intention de changer quoi que ce soit à cette dynamique.C\u2019est d\u2019ailleurs ce succès du volet international de Petits bonheurs qui a lancé la discussion avec Pierre Tremblay: il explique d\u2019abord pourquoi le festival n\u2019accueille cette année que trois spectacles étrangers alors que l\u2019on pouvait facilement en voir arriver cinq ou même six au cours des dernières éditions.«Oui, nous avons réduit le nombre de spectacles en provenance de l\u2019étranger cette année.Nous sommes d\u2019ailleurs passés globalement de 23 spectacles l\u2019an dernier à 17 seulement pour l\u2019édition 2012.Mais ce n\u2019est que temporaire et cela s\u2019explique par les changements structurels qui sont en cours au festival et qui en modifient considérablement la structure financière.» Le nouveau d.g.se fait volubile.Il raconte que Petits bonheurs avait des liens très étroits avec la maison de la culture et surtout le Comité musique de la dite maison.toujours dirigée par Pierre Larivière.Ce qui en faisait presque une structure municipale aux yeux des subventionneurs comme le CALQ ou le Conseil des arts de Montréal, qui ne contribuent, timidement, que depuis l\u2019an dernier au budget global du festival.Pierre Tremblay est là, précisément, pour assurer la pérennité de Petits bonheurs en lui donnant de nouvelles bases et de nouveaux partenaires institutionnels et privés.En clair: la part de financement direct et indirect assurée jusqu\u2019ici par l\u2019administration municipale \u2014 par le biais de la MC et surtout de son Comité musique \u2014 ne représentera plus bientôt qu\u2019une fraction de ce qu\u2019elle était jusqu\u2019à maintenant.Avant de lui confier les rênes du festival, l\u2019autre Pierre, Larivière, et son équipe avaient déjà choisi deux productions internationales (les remarquables Rawums et Ha Dede vues à Méli\u2019Môme) tout en laissant à Tremblay «beaucoup d\u2019espace pour confirmer des intentions».C\u2019est donc lui qui a donné à cette édition 2012 sa couleur finale.Survol Pierre Tremblay a ainsi sélectionné Chien bleu, une proposition de la compagnie italienne Gioco Vita que l\u2019on connaît bîen îcî à la suite de ses nombreux passages à la Maison Théâtre.C\u2019est lui aussi ' '.¦ ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le directeur de Petits bonheurs, Pierre Tremblay qui s\u2019est assuré la participation de trois spectacles québécois qui ont fait fureur à Méli\u2019Môme il y a à peine un mois : Édredon, de la compagnie Les Incomplètes, le plus réussi de tous les spectacles conçus ici pour les bébés; Flots, tout ce qui brille voit, un texte de Véronique Côté produit par Les Confettis, accueilli avec enthousiasme à Reims; et Gold, une chorégraphie d\u2019Hélène Blackburn à partir des Variations Goldberg de «Nous sommes d\u2019ailleurs passés globalement de 23 spectacles l\u2019an dernier à 17 seulement pour l\u2019édition 2012» Bach.Qu vous souhaite de trouver des places pour les deux premiers de ces spectacles, qui sont à l\u2019affiche du festival aujourd\u2019hui encore.alors que vous avez presqu\u2019une semaine pour acheter vos billets pour Gold.Qn vous signale aussi le retour d\u2019une deuxième production du Théâtre des Confettis qui avait été créée au festival Coups de théâtre il y a quelques années, «mais qui n\u2019avait pas été assez vue», selon Pierre Tremblay: Les mécaniques célestes de Claudie Gagnon, un spectacle-installation conçu pour les enfants de quatre à six ans, prendra l\u2019affiche le week-end prochain à la salle Saint-Barnabé.Allez vous y perdre en franchissant des miroirs avec vos tout-petits.Qu retrouvera aussi quelques spectacles qui roulent depuis un an ou deux et qui sont des valeurs sûres {Le grand méchant loup du DynamQ Théâtre et Sur trois pattes du Théâtre de l\u2019Œil).Plusieurs nouvelles productions du volet québécois du festival font saliver: Ondin, de L\u2019Illusion, la première production de Sophie Baran, ne jouait qu\u2019hier au festival, mais on pourra voir le spectacle dans les locaux de la compagnie rue de Bienville; BAM des Petites Ames, dont on n\u2019avait vu jusqu\u2019ici qu\u2019une version exploratoire; Le cygne du Théâtre des Deux Mains; La lune est à moi du Théâtre de l\u2019Avant-Pays et Contes pour enfants pas sages de PPS Danse.Nous avons discuté de plein d\u2019autres choses, comme des rencontres professionnelles proposées cette année par le festival et qui visent à faire le point sur la création pour la petite enfance au Québec en traçant avec les praticiens une sorte d\u2019état des lieux; des «projets spéciaux» concoctés par l\u2019équipe et des rencontres aussi qui vont jalonner les dix jours du festival.Mais ce qu\u2019il faut d\u2019abord savoir, c\u2019est que l\u2019on obtiendra tous les détails sur les spectacles, les horaires, les lieux de représentation et le prix des billets en consultant le site www.petitsbonheurs.ca ou çn composant le 514 872-7727.A vous de jouer.Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 MAI 2012 E 7 CULTURE SIMON FOWLER EMI Le virtuose russe Maxim Vengerov MUSIQUE CLASSIQUE Maxim Vengerov, « plus heureux que jamais auparavant » CHRISTOPHE HUSS Entre les récitals Evgueni Kissin et Lang Lang, organisés par rOrchestre symphonique de Montréal (OSM), s\u2019est immiscé un hôte-surprise : Maxim Vengerov.Il est le prestigieux invité, le 14 mai, à la Maison symphonique, de la Société de musique de chambre de Montréal (SMCM).Accompagné au piano par le directeur de la SMCM, Patrice Laré, en personne, Vengerov interprétera la Sonate pour violon et piano n° 4 de Haendel, le Mouvement de sonate et la Sonate pour violon et piano n° 3 de Brahms.Entre Haendel et Brahms, Vengerov sera seul en scène, dans la Partita n\u201c 2, BWV1004 de Bach.Une telle affiche aurait été inenvisageable il y a même un an, puisque le virtuose russe avait raccroché son violon et «J\u2019ai très envie de jouer tous ces concertos, surtout ceux que j\u2019ai déjà dirigés.[.] C\u2019est une nouvelle histoire d\u2019amour qui naît.» semblait s\u2019être reconverti définitivement à la direction d\u2019orchestre.C\u2019est d\u2019ailleurs en tant que chef d\u2019orchestre qu\u2019il s\u2019est montré lors de ses deux dernières présences à Montréal, en octobre 2009 à l\u2019OSM, dirigeant le Double concerto de Brahms et la Symphonie pathétique de Tchaikovski, et en octobre 2010 où, à la tête d\u2019I Mu-sici, il avait collaboré avec le jeune violoncelliste Stéphane Tétreault dans les Variations rococo de Tchaikovski.On le reverra en octobre 2012 à l\u2019OSM, où il jouera le Concerto pour violon de Brahms avant de diriger en seconde partie Schéhéra-zade de Rimski-Korsakov, qu\u2019il vient de présenter à Québec.sens si jeune et, lorsque je travaille le concerto de Tchaikovski, j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il est nouveau et que je ne l\u2019ai jamais joué auparavant.Aujourd\u2019hui, chaque note jouée est une révélation \u2014 Brahms, Sibelius, Chostakovitch.J\u2019ai très envie de jouer tous ces concertos, surtout ceux que j\u2019ai déjà dirigés.1.1 C\u2019est une nouvelle histoire d\u2019amour qui naît.» Depuis le concert bruxellois, Vengerov est revenu à un emploi du temps «normal» de violoniste et partage cette activité avec la direction d\u2019orchestre et l\u2019enseignement.Il tente ainsi de ménager d\u2019égale manière sa carrière de soliste et de chef, optant fi*équemment pour des formules du type de celle qui sera proposée à Montréal le 27 octobre: un concerto avec un chef en première partie et une grande pièce symphonique sous sa direction après la pause.«En ce moment, le violon prédomine, car mon retour suscite pas mal d\u2019intérêt, mais j\u2019ai des projets intéressants en direction.C\u2019est très intéressant pour un musicien de pouvoir s\u2019exprimer de différentes façons», résume Maxim Vengerov, interrogé par Le Devoir.Une nouvelle histoire d\u2019amour Le concert avec Stéphane TA treault, Maxim Vengerov le qualifie de mémorable, se référant surtout \u2014 oubli voulu ou pas.\u2014 «au talent et à l\u2019enthousiasme d\u2019I Musici».Le virtuose a repris le violon il y a un peu moins d\u2019un an, à Bruxelles le 2 mai 2011.Vengerov y jouait en récital les trois Sonates pour violon et piano de Brahms.À la veille de ce rendez-vous, Vengerov déclarait à la RTBE (Radio télévision belge francophone) : «Après trois ans sans violon, j\u2019ai l\u2019impression de renaître.Quand on me demande: «Maxim, qui est le musicien, le jeune violoniste le plus prometteur du monde?», je réponds: «Je crois que c\u2019est moi.» Je me L\u2019embarras du choix Après trois ans de privations, voire un peu plus puisque Vengerov a d\u2019abord limité l\u2019ambitus des concertos joués avant de s\u2019arrêter pour de bon, il a dû être difficile de choisir des concertos «prioritaires».«J\u2019ai recommencé avec le Concerto pour violon de Beethoven.Mais rien qu\u2019en mars, j\u2019ai joué le Beethoven, deux concertos de Mozart, le 1®'' de Prokofiev et celui de Tchaikovski.J\u2019ai aussi donné des récitals, dirigé un concert Mozart avec l\u2019Orchestre de chambre de Franz Liszt et dirigé la Symphonie héroïque ! Ah, j\u2019oubliais, j\u2019ai aussi enregistré deux disques: un en concert au Wigmore Hall de Londres et les duos pour deux violons de Mozart avec un de mes élèves.Ah oui! J\u2019en ai fait un troisième puisque j\u2019ai dirigé les concertos de Mendelssohn, Sibelius et un Mozart avec les vainqueurs du Concours Wieniawski.Un mois un peu fou.» Concernant sa carrière discographique et la continuation de sa collaboration avec EMI, Maxim Vengerov relève que cela concernait une ou deux parutions par an et qu\u2019aujourd\u2019hui les possibilités se sont multipliées avec la multiplication des plateformes et des étiquettes.«On peut enregistrer davantage, vendre par Internet, etc.Mais je n\u2019exclus rien.» De son legs discographique, Maxim Vengerov rappelle que les CD ne sont que des photo- graphies à un moment donné, mais qu\u2019il revient tout de même à certains enregistrements et chérit particulièrement ceux réalisés avec Rostropovitch.Reviendra-t-il, par exemple, au Concerto pour violon de Britten ou considère-t-il qu\u2019il ne peut pas mieux faire?«Ce n\u2019est pas que je ne puisse pas faire mieux.Je peux faire différemment.Mais exactement le Britten est un cas intéressant, car c\u2019est une collaboration unique avec Rostropovitch.Je préfère répondre de manière générale: si je reprenais des œuvres déjà enregistrées précédemment, je les aborderais de manière forcément différente, car mon jeu a beaucoup changé.» Différent pour le mieux?« C\u2019est au public de dire si c\u2019est mieux, mais je peux vous dire que je suis plus heureux que jamais avec mon instrument, car j\u2019ai tout changé dans mon approche physique: je me sens plus léger, je suis plus jeune, mais avec plus d\u2019expérience!» Vengerov pense que son activité de chef l\u2019a grandement influencé dans ce développement.«Maintenant, quand je reviens au violon, je pense à davantage de couleurs.En dirigeant Schubert, Mozart, Brahms et Tchaikovski, j\u2019apprends des choses sur le langage et la technique de composition.J\u2019ai aussi pris des leçons avec Yuri Simonov, le chef du Philharmonique de Moscou, qui partage ses connaissances de techniques de direction; un langage qu\u2019il faut apprendre comme on apprend un instrument.» En tant que chef, l\u2019œuvre qui lui a donné le plus de fil à retordre est la Symphonie héroïque de Beethoven, pour sa complexité.Au violon, il semble pouvoir tout maîtriser.Le Devoir MAXIM VENGEROV En concert le 14 mai à la Maison symphonique de Montréal pour la Société de musique de chambre de Montréal.Haendel, Bach, Brahms.Au piano: Patrice Laré.Pour réservations: 514 842-2112.En CD Phenomenal Vengerov.Trois CD EMI à prix réduit avec, notamment, les concertos de Beethoven, de Lalo et de Saint-Saëns.Best of Maxim Vengerov.Onze CD réunis par Warner, incluant la majorité des concertos qu\u2019il a enregistrés.En DVD Vengerov, Living the Dream, documentaire de Kent Howard (EMI).N.B.: Le concerto de Britten (EMI) n\u2019est pas disponible en ce moment.'alité \u2022 Fraternité Republiqjjb Française Consulat général de France à Québec BIAN Biennale internationale d\u2019art numérique EXPOSITION OUT OF THE BLUE / INTO THE BLACK 2 MAI-3 JUIN 2012 VISITES GUIDÉES OFFERTES PAR LE CONSULAT GÉNÉRAL OE FRANCE À QUÉBEC : 5,12,19 MAI ET 2.3 JUIN.À H 30.RÉSERVATION RECOMMANDÉE : CULTUREeCONSULFRANCE-QUEBEC.ORG ANCIENNE ÉCQLE DES BEAUX-ARTS DE MDNTRÉAL 3^50, RUE ST-URBAIN FESTIVAL MUSIQUE DE CHAMBRE MONTRÉAL DENIS BROTT .FONDATEUR ET DIRECTEUR ARTISTIQUE 17e EDmON DU 10 MAI AU 2 JUIN Église StGeorge Angle Peel et de La Gauchetière / Métro Bonaventure Isabel Bayrakdarian & Serouj Kradjian Eldar Djangirov Trio Sylvain Luc & Alain Caron Preservation Hall Jazz Band Quatuor Pacifica ¦ Intégral Chostakovitch Quatuor à cordes Cecilia James Ehnes Wendy Lesser ¦ Richard Turp Quatuor à cordes Afiara Michael Tree ¦ Barry Shiftman Angelo Debarre Quartet Colin Carr Igudesman & Joo laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 info@festivalmontreal.org www.festîvalmontreai.org INFO : 514 489 7444 ou 1 877 489 7444 operatlonenfantsoleil.ca 1 877 683.2279 E 8 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 6 MAI 2012 CULTURE >MÜSI01IE Le jazz serein de Kenny Werner SERGE TRUEEAUT Bon, par où commence-t-on?Par le nom propre?Oui, car ainsi on observerait le devoir de la politesse élémentaire, mon cher Watson.Alors?Werner, qu\u2019il s\u2019appelle, le sujet du jour d\u2019avant l\u2019élection française.Son identité dévoilée, on est certain que vous avez deviné le reste, soit Kenny Werner, pianiste de son état.Bon, par où poursuit-on?L\u2019unité de lieu.Mais encore?A rupstairs, Werner s\u2019est produit dans le cadre de la 32® édition du Festival international de jazz de Montréal.Autrement dit, l\u2019an dernier.Bon, par où continue-t-on poil au menton?L\u2019unité d\u2019espace.Werner l\u2019a occupé seul.Seul face au piano.Seul à jouer avec l\u2019instrument et non contre la musique.C\u2019est sérieux! Tellement que cela a convaincu Jim West, l\u2019âme fondatrice du label Justin Time, de produire, de distribuer le show enregistré.On a terminé avec les classiques unités?Eau quai! Va pour le programme.Sacré programme d\u2019ailleurs.Un nom dé Dion de programme ! Accrochez-vous, ça va tanguer Mm JALBERT PIANO DIMANCHE 6 MAI 201215H30 CINQUIEME SALLE, PLACE DES ARTS PROGRAMME Bartok, Ravel, Yamada, Prokofiev Une presentation Hydro Québec q: Québec O STANDARD LIFE Mu^ Renseignements / Abonnements [pronrusicü qc eu] ou [514 845 0532] Billets a I unite disponibles ©laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 ORCHESTRE METROPOLITAIN YANNICK NÉZET-SÉGUIN ^ Desjardins PARTENAIRE EN TITRE à partir de 124$ ABONNEZ- VOUS 2012 n 13 Week-End Brahms CONCERTS DE CLÔTURE DE LA SAISON 2011-2012 MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL\t CHEF Yannick Nézet-Séguin\t 9 JUIN 2012\t1\t10 JUIN 2012 19 h 30\t1\t16 h Symphonies ri 1 et 2\tSymphonies n3 et 4 Concerto pour violon Benjamin Bellman, violon orchestremetropolitain.com\t514598-0S70 CbmeUdetarti\tcmsiDESom «tdMfeWo*\tMF-\t\u2014 Québec ?WnBËAl M caiKKlIen Herl^e comme dans danser.Pour l\u2019amorce.Pour l\u2019amorce, Werner a jeté son dévolu sur Round About Midnight décliné en 10 minutes et 29 secondes ! Après, il embraye avec une composition originale longue de 13 minutes et sans temps morts.Puis c\u2019est le classique AU the Things en près de cinq minutes.Ensuite ?Blue in Green de Miles Davis en 13 minutes également.I Had a King de Joui Mitchell en près de huit minutes.Juste avant.Juste avant Giant Steps de John Coltrane.Yes, trois fois yes ! Et ça se termine par A Child Is Born du regretté Thad Jones.L\u2019ensemble est touchant.Parfois émouvant, parfois lyrique.Jamais mièvre.C\u2019est le cas de le dire, cet album intitulé Me, Myself and I, c\u2019est du grand art, car Kenny Werner est le maître de l\u2019improvisation tout en finesse.C\u2019est bien simple, au terme de l\u2019écoute, par respect et politesse, on se lève et on dit quoi?Monsieur Werner, vous êtes un grand monsieur.Pierre angulaire Après la finesse de Monsieur Werner, la triste, très triste nouvelle.Il y a une quinzaine, l\u2019immense, le très immense Levon Helm s\u2019est éteint.On le savait malade depuis des années.Plus exactement, on savait qu\u2019il s\u2019était remis d\u2019un cancer de la gorge il y a quelques années.Mais voilà que.Le reste on le devine.Plus haut, on martèle que ce batteur, guitariste, joueur de mandoline, chanteur, gardien vigilant des vieilles ritournelles campagnardes, archiviste de blues parfois obscurs, était immense, voire davantage.Pourquoi?C\u2019est bien simple.GREEN STREET STUDIO Le pianiste Kenny Werner est ie maître de i\u2019improvisation tout en finesse.On a oublié que, vers la fin des années soixante, lui et ses camarades de The Band, qui accompagnaient alors Bob Divan, ont « sauvé » la musique dite populaire.Oui, oui, oui.Car à l\u2019époque, les Iron Butterfly et leur In a Gadda Da-vida, les dérives dans la science-fiction de Jefferson Aiiplane et autres nous enquiquinaient royalement jusqu\u2019à ce que The Band sorte le premier d\u2019une série d\u2019albums tous aussi remarquables les uns que les autres.Bref, d\u2019entrée, Helm et les siens se sont glissés dans la catégorie des Beatles, des Rolling Stones et des Kinks.Au terme de cet épisode immortalisé par Martin Scorsese \u2014 on pense au film The Last Waltz \u2014, Levon Helm s\u2019est appliqué à déployer une nouvelle toile musicale à Woodstock.Un coup il réalise Muddy Waters at Woodstock sur étiquette Chess.Un coup il ravive The Band sans le guitariste Robbie Robertson, avec qui le torchon aura brûlé jusqu\u2019à la fin.Le Band nouvelle mouture publiera trois albums qui n\u2019ont vraiment rien à envier aux précédents.Puis, ce sera la grande aventure des Midnight Ramble Sessions.Le principe?Tous les samedis, dans le cadre de son studio, il invite des musiciens différents.Des musiciens versés dans le blues comme Little Sammy Davis, d\u2019autres dans le folklore.Bref, petit à petit, la toile dont il est question plus haut, il l\u2019agrandit à tous les genres qui forment aujouril\u2019hui l\u2019americana, ou roots.A cet égard, il aura étç la pierre angulaire du genre.A preuve, les trois Grammy\u2019s qu\u2019il a obtenus pour autant de magnifiques albums, soit Dirt LEVOIf HELM DIRT FARMER Farmer, Electric Dirt et Ramble at the Ryman.Dans tout ce que Levon Helm a fait des années soixante à avant-hier, dans tout ce qu\u2019il a joué et chanté, rythmé et arrangé, composé et écrit, dans tout il aura été noble, humble.Son départ, c\u2019est le coup de blues de l\u2019année et au-delà.Le Devoir La Société de Musique de Chambre de Montréal présente Le premier récital à Montréal du phénoménal violoniste MAXIM VENGEROV VENEZ RIRE A L\u2019OPERA 12 (19 h) 15 \u2022 17 \u2022 19 (20 h) MAI DE QUEBEC Direction générale et artistique Grégoire Legendre alskî VERDI 14 mai, 20h \u2022 Maison symphonique « Maxim Vengerov est un de ces artistes qui apparaissent une fois tous les 100 ans.» The Strad Oeuvres de Haendel, Bach, Brahms Avec le pianiste Patrice Laré Informations : 514-483-2021 \u2022 www.smcm.ca laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 ESPACE IS!' MUSIQUE 100,7 DIFFUSEUR OFFICIEL I Desjardins La Scena A/lusicale ¦ SOCIÉTÉ MÉTROPOLITAINE .DU DISQUE 2.1, > FIEPnOOUCTIONS ~c ?sEcoR\tH: Dl'VIHIÎ [.eCentrc\u2019\t* \u2022\u2022«¦«fis ''lu muniMcintixHl\t^j|g^ Giusenj»\tJacques\tGaétan Jeen-Fiançoli\tLyne\tMarleJoaée GRAZIOU\tLEBLANC\tLAPERRIÈRE LAPOINTE\tFORTIN\tLORD Chel\tMetteur d\u2019orehestie en scène\t,\ti .-m 'F a\" Hydro 1.Québec Sonia Antonio Pascale Benoit Jeiemy Taras RACINE FIGUEROA BEAUDIN BOUTET BLOSSEY KULISH Le Chœur de l\u2019Opéra de Québec L\u2019Orchestre symphonique de Québec Commanditaire de ia production et du Gaia 0SirnonS O Desjardins Commanditaire exdusif\tCommanditaire de soirée de Eugôno Onéguinô\tde Falstaff mît\tConsBltlciAni CansdaOiuncI QuébeCcatl\tduCansda\tlorshaAr*\tC^UEBEC Billets : 418 529-0688 877 643-8131 f www.operadequebec.qc.ca leSoleU 15 au 19 mai 2012 USINE C 1 Montréal ] 20h PREMIÈRE MONDIALE Billetterie 1514-521-4493 En ligne | Admission.com Info I chantslibres.org :CHANTS BRES ROAD OPERA DE ZACK SETTEL ET YAN MUCKLE Conception et mise en scène de Pauline Vaillancourt Québec \u201dn Conwil dtf Arti\tCouncil duCineda\tfor tKc Arts \\AA/ I VIVIER in =xt9n9io LE DEVOIR LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 MAI 2012 E 9 IDE VISD Des symphonies aux limites du numérique M0JEUR3 C.C.PREPARES POUR CARTON Zimoun Centre Oboro, 1400, rue Berri, local 301, jusqu\u2019au 2 juin.INSTRUMENTATION Peter Flemming Centre des arts actuels Skol, 372, rue Sainte-Catherine Ouest, espace 314, jusqu\u2019au 2 juin.JÉRÔME DELGADO Comment faut-il comprendre le mot « numérique » dans Biennale internationale d\u2019art numérique (BIAN) ?Sans doute comme l\u2019ensemble de signaux formés de données binaires.Aussi comme une matière, bien qu\u2019immatérielle, parmi les plus universelles, à la portée de tous.Faut-il pour autant croire que «le numérique est partout», comme le suggère le directeur de cette nouvelle biennale, Alain Thibault?Nos communications en dépendent, certes, nos loisirs aussi, notre quotidien de plus en plus.Le numérique serait même là où on ne le voit pas.En art, et en particulier dans cette BIAN, il s\u2019y trouverait même dans des projets qui semblent en deçà des technologies les plus avancées, comme les installations de Peter Flemming et de Zimoun.Sur les cinq expositions inaugurées en avril dans le cadre de cette manifestation, les leurs se démarquent par leurs assemblages rudimentaires, animés du simple et presque désuet principe mécanique.Ces deux œuvres-objets ont un autre ppint en commun : l\u2019audio.A leur esthétique brute, pour ne pas dire visuellement pauvre, s\u2019oppose une dimension sonore riche en significations, aux effets acoustiques insoupçonnés, portés par d\u2019envolées poétiques et politiques.Des propositions plus sophistiquées \u2014 la projection 3D et stéréoscopique de Robert Lepage au Musée des beaux-arts ou l\u2019installation vidéo à multiples canaux de Chantal duPont au pavillon Au cœur des sciences de l\u2019UQAM (derrière la Place des Arts) \u2014 ne peuvent que mal paraître.Celles-ci sont lourdes, voire superficielles, comme si le dispositif technologique empêchait l\u2019expression d\u2019une véritable démarche esthétique.A force d\u2019être trop inclusive, la BIAN se tire peut-être une balle dans le pied.L\u2019accumulation d\u2019éléments A 35 ans, l\u2019artiste suisse Zimoun est déjà invité à exposer partout sur la planète.Ses œuvres, qualifiées de «plateformes sonores d\u2019inspiration architecturale», reposent sur l\u2019accumulation d\u2019éléments simples, aux fonctions élémentaires (un petit moteur à courant continu) et aux formes épurées (des boîtes de carton lisses et vierges).Celle que le centre Oboro présente, chapeautée d\u2019un titre bancal.Moteurs c.VERNISSAGE ANNIE PICARD Du 6 au 27 mai GALERIE Linda Verge 1049, AVENUE DES ÉRABLES QUÉBEC (418) 525-8393 www.galerielindaverge.ca c.préparés pour carton, peut se résumer à une image : une grotte secrète, comme celle que Tintin et ses amis découvrent dans la jungle derrière une chute d\u2019eau.La grande salle d\u2019Oboro est plongée dans une ambiance symphonique, dont les rythmes répétitifs et infinis peuvent faire entendre la nature, un ruisseau, par exemple, dont l\u2019écoulement est sans fin.Zimoun a aligné un mur de boîtes et posé, sur chacune d\u2019elles, une boule de liège reliée par un fil à un moteur.C\u2019est le frottement de celle-ci sur la paroi cartonnée qui fait la musique.Les apparences sont trompeuses: aucune boîte ne sonne pareil, aucune boule ne danse ni à la même vitesse ni de la même manière.On est loin du numérique: c\u2019est une expérience physique \u2014 longueur du fil, poids du liège \u2014 qui anime l\u2019œuvre, et le bris, ou l\u2019usure, d\u2019un des fils peut rendre silencieuse une boîte.Moteurs c.c.préparés pour carton, dans ce sens, est une belle allégorie de la vie.Dans une rivière, le flux n\u2019est jamais le même; dans une foule, des individus se tiennent parfois à l\u2019écart.Peter Flemming est un habile bricoleur.qui ne craint pas de voir ses installations cinétiques en mode arrêt.11 y a quatre ans, dans ce même centre Oboro, ses machines se présentaient comme une ode à la paresse.Les erreurs et accidents font partie de la pratique de celui dont la première expo, en 2000, s\u2019intitulait Why Do Machines Think They Are Humans ?.Chez Flemming, artiste formé qn Ontario et en Nouvelle-Ecosse, aujourd\u2019hui basé à Montréal, la main humaine n\u2019est jamais très loin.Quatre ans après son der- Chez Flemming, artiste aujourd\u2019hui basé à Montréal, la main humaine n\u2019est jamais très loin.nier solo, Peter Flemming réapparaît au centre Skol avec Instrumentation, une installation « sonore électromécanique» en deux parties : un volet diffuseur, dans la grande salle, un volet producteur, dans l\u2019arrière-gale-rie.Dans le premier, quatre assemblages de divers matériaux jouent le rôle de haut-parleurs, dans le second, un étonnant bric-à-brac de fils.m Une des machines de Peter Flemming de cordes, de petites caisses de résonance, de lampes, repose sur une table.Une polyphonie de vibrations sonores, acoustiques, vient parfumer l\u2019endroit, qui autrement serait pas mal plus morne.Contrairement à Zimoun, le sculpteur canadien utilise une panoplie d\u2019objets.Des seaux métalliques, des tambours, du verre, des briques, des couvercles de plastique composent ses machines.La simple mise en espace, cette division entre le quoi et le comment, appelle à réfléchir à la relation entre les choses, à leur mouvement et au son qui en émane.Chaque composante, même la lumière immatérielle des lampes, a une fonction primordiale.Inventifs et manipulateurs, Zimoun et Peter Flemming se placent, avec leurs œuvres pleines de fils électriques et de sons physiques, comme les voyous (lu numérique.La BIAN gagne sûrement à les inclure.Elle se montre ainsi prête à (faire) entendre des voix dissidentes, des discours critiques.Sa première édition tombe néanmoins à un drôle de moment: la Ma- nif d\u2019art de Québec porte sur le thqme des «machines».A quoi bon une biennale d\u2019art numérique si le genre est déjà bien servi CONCEPTION PHOTO par des manifestations multidisciplinaires ?Collaborateur Le Devoir 31 mai\tExposition VAH GOGH DE PRÈS Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa 3 juin\tChangement de date : au lieu du 6 mai \tCONFÉRENCE à Montréal en vue du voyage aux États-Unis (13-15 août) à Shelburne, Albany et Cooperstown 18 juillet\tCircuit de nature à Bécancour Le MouÊin Michel et l\u2019Angélaine Lesi_.peaux ^détours CIRCUITS CULTURELS\twww.lesbeauxdetours.com 514 352-3621 En collaboration avec Club Voyages Rosemont la LES lO-U-12 ET 13 MAI 2012 fl M mbdm.qc.6a/feimngeY*^ HATEZ-VOUS! DERNIERE SEMAINE! LA GROVER 2065, rue Parthenais, Montréal LE CHAT DES ARTISTES 2205, rue Parthenais, Montréal \u2022 jeudi de 17 h à 21 h vendredi de 11 h à 21 h samedi de 11 h à 17 h dimanche de 11 h à 17 h f C'est spectaculaire ce qu'il fait Un artiste extrêmement polyvalent II y a peu d'artistes à ce point complets qui peuvent toucher à tout avec autant de réussite.» - C'est bien meilleur le matin BILLETS À MOITIÉ PRIX* LES MERCREDIS DE 17 H À 21 H ^Applicable à l'achat d'un billet pour adulte au prix courant de 15 $ M MUSÉE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL Financière ' Sun Life GRATUIT POUR LES ENFANTS DE 12 ANS ET MOINS** **Accompagné8 d'un adulte.Non applicable aux groupes.TERRA VISITES GUIDEES Horaire disponible sur mbam.qc.ca/feininger I astral air canada ^ Cette exposition est organisée par le Whitney Museum of American Art, New York, en coiiaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal, et avec le soutien de la Terra Foundation for American Art et de i'Associsrtion des bénévoles du Musée.Lyonel Felninger (1G71-1Q56), Carnaval (dâtalD.1908.Berlin, Naüonalgalerle, Staatllche Museen.© The Lyonel Felnlnger Family LLC / SODRAC (2012).Photo bpk Berlin / Oôr^ P.Anders / Art Resource, NY E 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 MAI 2012 CULTURE EXPOSITION Jaquettes et couvertures révélatrices JUDGING BOOKS BY THEIR COVERS Galerie d\u2019art contemporain SBC 372, rue Sainte-Catherine Ouest, espace 507, jusqu\u2019au 9 juin MARIE-ÈVE CHARRON Les livres imprimés sont-ils encore les véhicules privilégiés du savoir?Depuis quelques années, l\u2019apparition des livres numériques remet en perspective le rôle du support papier dans la transmission des connaissances.Le troquer pour une tablette numérique semble séduire de plus en plus de gens.Ce virage technologique met en cause la dimension matérielle des livres, dont une des principales composantes est la couverture.Une exposition collective à la galerie SBC jette un regard éloquent sur cette partie physique du livre qui, après tout, accueille et oriente le lecteur avant qu\u2019il ait tourné une première page.De couvertures de livres il est en effet question dans l\u2019exposition organisée par Peter White, il a réuni des œuvres de cinq artistes de générations et de provenances diverses qui représentent des couvertures de livres, que ce soit par le truchement de la photographie, de la peinture ou de la sérigraphie.Marc Joseph Berg a photographié des jaquettes de livres d\u2019occasion qui laissent deviner l\u2019usure et, par conséquent, la fréquentation que les lecteurs ont pu en faire.La seule couverture du livre révèle que la lecture est une pratique ; le contenu et le sens de l\u2019ouvrage ne sont pas fixés à tout jamais, mais ils sont chaque fois activés par le lecteur.Les photos de Berg \u2014 il s\u2019agit de quelques exemples puisés dans une série plus large intitulée New and Used \u2014 incitent à observer le lettrage, le graphisme et l\u2019iconographie qui habillent les couvertures, ce que partagent mum HOWL BbYUNU GOOD AND AVEC LA PERMISSION DE SBC GALERIE DART CONTEMPORAIN RONALD S.DIAMOND Painted Theories of Modem Art Series, 1996-1998, Lorraine Oades.évidemment toutes les autres œuvres de cette exposition.Pour ses peintures à la gouache, Gayle Johnson s\u2019est d\u2019ailleurs inspirée de stéréotypes féminins qui illustrent les pages frontispices des romans de gare.Attentive à cette iconographie, l\u2019artiste souligne qu\u2019elle constitue une entrée en matière on ne peut plus explicite sur des histoires où les femmes sont traitées comme des objets de désir.Bibliothèques personnelles A défaut de donner accès au contenu même des livres, ces œuvres accentuent le rôle de la couverture en en faisant justement la représentation et en maintenant donc le regard sur elle.L\u2019image est ici pensée en termes de texte dont les codes n\u2019ont rien d\u2019innocent.Outre les éléments graphiques qui sont bidimensionnels, il y a l\u2019épaisseur du livre qui compte aussi.Lorraine Oades n\u2019a pas voulu sacrifier cet aspect physique pour ses tableaux dont les canevas s\u2019avancent dans l\u2019espace affirmant ainsi leur qualité d\u2019objet, comme des livres.L\u2019artiste a peint, surtout, des couvertures de livres jalonnant l\u2019histoire de l\u2019art moderne.Ces livres recopiés en peinture à partir de modèles bien réels prouvent que l\u2019avancée des peintres modernes dans l\u2019abstraction au XX® siècle s\u2019est accompagnée d\u2019une inflation du discours sur la peinture elle-même.C\u2019est comme si Oades redonnait à la peinture sa primauté face au discours, bien qu\u2019elle reconnaissance cette tendance à la réflexivité \u2014 la peinture à propos de la peinture \u2014 qui a cours depuis la modernité artistique.Cette série intitulée Painted Theories of Modem Art rappelle une autre exposition qui avait les livres pour sujet.Dans Tractatus Logico-Catalo-gicus, présentée au centre Vox à l\u2019automne 2008, c\u2019est en fait le catalogue d\u2019exposition qui était ausculté.Le commissaire et artiste Klaus Scherübel, avec les œuvres d\u2019une dizaine d\u2019artistes, avait montré le rôle de médiation, de légitimation, de diffusion ou de substitution du catalogue en regard des œuvres d\u2019art.L\u2019actuelle exposition chez SBC embrasse plus large et, en raison de cela, pourrait passer pour avoir moins d\u2019acuité.Par contre, la notion qui pointe davantage dans cette exposition est celle de collection ou encore celle de bibliothèque.Les tableaux d\u2019Oades constituent en effet un en- semble d\u2019ouvrages que l\u2019artiste a consultés et qui composent donc l\u2019arrière-plan de ses réflexions comme artiste.Les œuvres de Hans-Peter Feldmann et de R.B.Kitaj partagent cette référence à la bibliothèque personnelle.Le commissaire Peter White fait d\u2019ailleurs référence à l\u2019essai de Walter Benjamin Je déballe ma bibliothèque, dans lequel le philosophe valorisait la présence physique des livres, de potentiels déclencheurs par lesquels s\u2019approprier le savoir et son existence personnelle.En passant de l\u2019ouvrage pris isolément à la collection montrée en général, les œuvres esquissent une sorte de portrait de la personne ou du propriétaire.11 en est ainsi de Hans-Peter Feldmann, qui a photographié les étagères généreusement garnies de sa bibliothèque.La reproduction presque grandeur nature permet de lire les titres sur le dos des livres et de se faire une idée de la collection de l\u2019artiste qui, en optant pour une image en noir et blanc, tient néanmoins le réel à une certaine distance.Finalement, les sérigraphies des années 1960 de R.B.Kitaj donnent à voir de fidèles reproductions de couverture de livres qu\u2019il possédait et par lesquels il révélait ses goûts pour les écrits, entre autres, de Gorki et de Yeats.Soulignons en terminant que de la grande visite des Etats-Unis est attendue dans le cadre de cette exposition.L\u2019artiste de réputation internationale Martha Rosier tiendra une conférence à propos de son projet Martha Rosier Library qui, entre 2005 et 2009, dans huit villes dont Paris et New York, a consisté à exposer et à ouvrir à la consultation sa collection de 7800 livres.La conférence aura lieu le 14 mai à 18h au Musée McCord.Collaboratrice Le Devoir MRimMIllIlIMIJ ill _ rnnm AVEC LA PERMISSION DE SBC GALERIE DART CONTEMPORAIN RONALD S.DIAMOND Bookshelves, 1999, Hans-Peter Feldmann ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR La cinéaste Raymonde Provencher CINÉMA Quand le déshonneur tue Raymonde Provencher lance vendredi son documentaire Ces crimes sans honneur, qui trace le procès de survivantes de codes d\u2019honneur culturels mués en crimes de sang.ODILE TREMBLAY Jamais elle n\u2019a remisé son engagement, Raymonde Provencher.Elle qui avait mis sur pied l\u2019émission Nord-Sud à Télé-Québec, en participant à une centaine de reportages dès 1983, cofonda aussi la maison de production Macumba International sur des productions attachées aux réalités planétaires, en plus de nous donner des documentaires-chocs.On lui doit, entre autres.War Babies.nés de la haine sur les enfants issus de viols de guerre et Grace, Milly, Lucy.des fillettes soldâtes, portraits brûlants de filles kidnappées par des rebelles et contraintes à tuer.Voici que la cinéaste remet le couvert avec une autre œuvre percutante.Ces crimes sans honneur, tourné dans trois pays: l\u2019Allemagne, la Suède, le Canada.L\u2019affaire Shafia, avec mort de quatre femmes, iit ici un électrochoc qui a fait découvrir à bien des Québécois et Canadiens l\u2019horreur des mariages forcés et le sort de jeunes filles tuées pour avoir transgressé les règles de leur communauté.Exportées dans nos sociétés, ces coutumes sanglantes laissent pantois, mais elles étaient jusqu\u2019à tout récemment mal connues des intervenants sociaux et du grand public.«Je n\u2019ai pas traité de l\u2019affaire Shafia dans mon film, encore en appel, mais elle a fait le tour du monde, et plus personne ne peut plaider l\u2019ignorance, précise-t-elle.Les gens ont entendu parler de ces crimes et veulent en connaître davantage.» Au départ, elle voulait filmer un procès pour crime d\u2019honneur en Turquie, mais le temps de tout mettre en branle le pays avait interdit les caméras en cour pour ce type de délit.Alors, elle a suivi les chemins de l\u2019immigration, découvrant comment ces coutumes se perpétuent dans les sociétés d\u2019accueil occidentales: «Il me semblait important de donner la parole aux victimes, aux femmes de ces communautés, qui ont survécu à l\u2019enfer.».Raymonde Provencher a mis cinq ans à faire ses recherches, rencontrant une quinzaine de femmes, dont plusieurs ont refusé, par peur, de témoigner à l\u2019écran.Dans Ces crimes sans honneur, on fait la rencontre d\u2019Aruna Pap.Divorcée du mari violent que sa famille lui avait CONFÉRENCE MONTRÉAL Re«C>nTrE DU 8 AU 13 MAI 2012 FESTIVAL M USIQU DANSE TRADITI MERCI A NOS PARTENAIRES Québec aa E3E3 1^1 Patrimoine canadien Canadian Heritage Montréai^ Conseil des Arts musicaction Au Cœur des sciences de l\u2019UQAM 175, avenue Président-Kennedy 200, rue Sherbrooke Ouest ^ Place-des-Arts, sortie UQÀM FOLÇütBEC ACHAT DE BILLETS EN LIGNE ET PAR TÉLÉPHONE Viiginia*^ a for Lovers' il 514-273-0880 \u2022 1 866 773-0880 espacetrad.org imposé, elle aide les femmes à s\u2019organiser, multiplie les séances d\u2019information.En Allemagne, c\u2019est Necla, une jeune femme d\u2019origine turque, qui parvint à couper les ponts avec sa famille.En Suède, Sara, issue de la communauté kurde, a su rompre ses chaînes aussi, tout comme Arkan, un jeune Kurde élevé à la suédoise qui a refusé d\u2019épouser sa cousine et vit coupé des siens.«J\u2019étais ravie de le rencontrer, me disant que, si des gars embarquent là-dedans et refusent d\u2019obéir au père, ça peut faire bouger les choses.La Suède est plus avancée que les autres pays.En 2002, l\u2019assassinat de Fadime aux mains de son père avait bouleversé le pays.Tuée parce qu\u2019elle refusait de se plier aux traditions kurdes, elle avait multiplié les témoignages pour en dénoncer les excès avant d\u2019y laisser sa vie; son sort fut une onde de choc.» Dans le film, Aruna Pap, qui vit au Canada, est d\u2019origine indienne et catholique.«Rien ne sert de stigmatiser une religion en particulier, comme l\u2019islam.Des hindouistes, des catholiques sont également touchés.Le problème est avant tout culturel.» Tragédies La cinéaste sait que tout est à faire.«Il est très difficile de percer le milieu des communautés culturelles, au Québec en particulier.Elles sont tournées vers l\u2019anglais.J\u2019aurais aimé filmer ici, mais la jeune fille de 29 ans d\u2019origine kurde qui vivait à Montréal sous un code d\u2019honneur avait trop peur de témoigner.Il y a par ailleurs si peu d\u2019associations par lesquelles on peut passer pour rencontrer ces femmes.» Leurs tragédies se vivent en plusieurs temps.«Perdre sa famille, dans plusieurs communautés, c\u2019est une épreuve terrible.Quand ton père, ta mère, ton oncle te cherchent pour te tuer, et que tu dois te cacher, ça crée des traumatismes épouvantables.Tous ont suivi des thérapies.Ceux et celles qui se cachent vivent la terreur mais aussi de la culpabilité pour avoir transgressé les codes.Une jeune femme qu\u2019on ne verra jamais de face dans mon film vit cachée en Allemagne.Elle était venue me rencontrer à Berlin.J\u2019ai dû protéger son anonymat pour sa protection.Il est clair que tous les traits culturels ne doivent pas être préservés, mais condamnés fermement dans ces cas-là.On doit se donner des ressources, informer les policiers, les intervenants de la DPJ.Il faudrait aussi que les leaders de ces communautés se prononcent clairement contre les crimes d\u2019honneur dans les pays d\u2019accueil.On les a peu entendus au cours de l\u2019affaire Shafia.» Qn parle du film Zorba le Grec de Michael Cacoyannis (1964), lui-même inspiré du roman de Nikos Kazantzàkis qui situe son action dans la Crète des années 30.Une jolie veuve (Irène Papas), après avoir passé une nuit avec l\u2019ami écrivain de Zorba, était lapidée à mort sur la place publique avec l\u2019aval de tous, sans même que son amant d\u2019un soir ou Zorba interviennent pour sauver sa vie.«La scène n\u2019avait pas scandalisé à l\u2019époque de la sortie du film, constate Raymonde Provencher Et ça se passait dans un monde catholique au xN siècle.On arrive tous de loin.» La cinéaste se réjouit de voir son film sortir sur trois écrans du Québec, à Excentris, au AMC forum et au Clap à Québec, car elle espère ouvrir davantage les esprits, susciter des réflexions et des prises de position sans équivoque.Le Devoir LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 6 MAI 2012 E 11 ICINEMA L\u2019ARTISTE de Michel Hazanavidus France.100 min.2011.Avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, John Goodman, James Cromwell et Rsnelope Ann Miller.(G).Gagnant de 5 Oscars dont celui du Meilleur film et du Meilleur acteur.Jean Dujardin a également remporté le prix d'interprétation masculine au Festif de Cannes 2011.Combo de superhéros THE AVENGERS (LES AVENGERS: LE EILM) Réalisation et scénario : Joss Whedon.Avec Samuel L.Jackson, Robert Downey Jr, Scarlett Johansson, Chris Evans, Mark Ruffalo, Jeremy Renner.Image: Seamus McGarvey Montage: Jeffrey Ford, Paul Rubell.Musique: Alan Silvesgtri.Etats-Unis, 2012,142 min.ANDRÉ LAVOIE Si une hirondelle ne fait pas le printemps, un blockbuster de 220 millions $US, lui, annonce l\u2019arrivée d\u2019un nouvel été lucratif dans les salles de cinéma.Cette année encore, les superhéros sortent de leurs bulles et ce sont ceux de Marvel Comics qui mènent le bal.Quant aux invités, qui s\u2019annoncent nombreux, ils en auront largement pour leur argent: en pirouettes spectaculaires, bien sûr, mais aussi en personnages diversifiés en pouvoirs et en gabarits, véritable conventum des figures incontournables issues de cette constellation de bande dessinée.La démesure de The Avengers, par exemple dans sa durée (plus de 2 heures 20.), est l\u2019œuvre d\u2019un pro de la télévision, Joss Whedon, particulièrement comme scénariste {Ro-seanne, Buffy the Vampire Slayer), et dont la plume sert parfois très bien le cinéma ÇToy Story).Lui-même un habitué des superhéros (Thor), il ne s\u2019est sûrement pas fait prier pour orchestrer cette extravaganza à l\u2019enrobage 3D, multipliant les catastrophes entre ciel et terre, le tout entrecoupé de scènes explicatives au vernis scientifique pour donner à l\u2019ensemble un aspect plus sérieux.Une fois de plus, la Terre voit poindre sa date de péremption, une menace causée par Loki (Torn Hiddleston), venu reprendre un cube aux pouvoirs maléfiques des mains de l\u2019organisa- tion SHIELD, sorte de CIA du fii-tur, dirigée par Nick Fury (Samuel L.Jackson).Le cube ayant été dérobé sous ses yeux de façon percutante, le directeur n\u2019a d\u2019autre choix que de rallier à sa cause des fi^es d\u2019exception qui ne passent jamais inaperçues.Certains avec réticence, d\u2019autres avec panache, ils acceptent de mettre leur ego de côté pour ce sauvetage de première classe, forçant ainsi le rassemblement d\u2019iron Man (suave Robert Downey Jr.), Captain America (Chris Evans), Hulk (Mark Ruffalo), Black Widow (Scarlett Johansson) ainsi que Thor (Chris Hemsworth), le frère de Loki.Cette galerie impressionnante s\u2019avère égalitaire en matière de temps-écran; tous les protagonistes, auxquels il faut ajouter Hawkeye Ceremy Renner) , cousin lointain de Robin des bois, peuvent en mettre plein la vue, à tour de rôle ou à l\u2019unisson.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui fait la force pas du tout surnaturelle de cette production techniquement irréprochable, offrant en somme le meilleur de l\u2019enseigne Marvel.Car il faut bien le dire, pris séparément, les films consacrés à Iron Man ou à Thor n\u2019avaient ^ère laissé de souvenirs impérissables.Même si une certaine ferveur admirative est requise pour se laisser happer sans retenue et sans préjugés par The Avengers \u2014 certains auront déjà compris que ce n\u2019est pas mon cas \u2014, force est d\u2019admettre que l\u2019avenir des superhéros est assuré grâce à des écrins comme celui-là.Ils sont assurément plus racoleurs que ceux d\u2019un Christopher Nolan (ses Batman affichent une ambition différente, mais pas moins envoûtante), mais il faut de tout pour faire un monde.Même dans le monde des superhéros.Collaborateur Le Devoir DISNEY STUDIOS Hawkeye, Captain America et Biack Widow, superhéros du blockbuster Les Avengers.METROPOLE Le rôle de la dissidente birmane Aung San Sun Kyi est interprété par Michelle Yeoh.Long retour à Rangoon THE LADY (V.E.: LA DAME) Réalisation : Luc Besson.Scénario: Rebecca Frayn.Avec Michelle Yeoh, David Thewlis.Image: Thierry Arbogast.Montage: Julien Rey.Musique: Eric Serra.France - Grande-Bretagne, 2011, 132 min.ANDRÉ LAVOIE Une scène résume les grandeurs et les limites du nouveau film de l\u2019hyperactif Luc Besson, The Lady.Sur le balcon de la magnifique résidence familiale oû la junte militaire birmane la tient prisonnière depuis des années, Aung San Suu Kyi (Michelle Yeoh) décline ses pires défauts à son époux Michael Aris (DavidThewlis), se jugeant impatiente et parfois colérique.Ni avant ni après cette scène d\u2019émouvantes retrouvailles le personnage du Prix Nobel de la paix 1991 ne déroge de l\u2019image de sainteté que lui forge le réalisateur de Nikita.Est-ce à dire que Besson est en service commandé?On pourrait le croire tant cette biographie flirte avec l\u2019hommage dégoulinant de bons sentiments, même si le parcours exceptionnel de cette femme est méritoire.Après tout, la fdle d\u2019Aung San (le héros de l\u2019indépendance birmane face aux Britanniques assassiné en 1947 alors qu\u2019elle avait à peine trois ans) a basculé de son rôle d\u2019épouse et de mère à Oxford pour celui de figure emblématique d\u2019une démocratie à conquérir face au pouvoir tyrannique et paranoïaque des militaires.Un statut qui lui vaudra une renommée internationale conquise au prix de nombreux sacrifices décrits en enfdade dans le scénario de Rebecca Frajm.Et celle-ci ne lésine pas sur les répliques édifiantes et une galerie de personnages unidimensionnels (dont les deux enfants du couple) pour échafauder sa démonstration.Revenue à Rangoon en 1988 pour se rendre au chevet de sa mère mourante, celle que l\u2019on surnommera plus tard la Dame ignorait que ce voyage serait son dernier, voyant s\u2019abattre sur elle les espoirs de tout un peuple et renonçant ainsi à sa confortable vie d\u2019autrefois.Besson y décrit ses batailles politiques et son enfermement prolongé, mais s\u2019attarde aussi sur les combats de son mari, un spécialiste des cultures asiatiques.Celui-ci multiplie les luttes diplomatiques pour la libérer (on refuse de la tuer par crainte de la frans-former en martyre ou, pire, en fantôme, car certains dirigeants du pays nommé Myanmar depuis 1989 sont des adeptes de l\u2019ésotérisme.), ou simplement la voir.Mort d\u2019un cancer de la prostate le jour de ses 53 ans en 1999, Michael Aris s\u2019éteindra sans sa conjointe à ses côtés.Luc Besson fait preuve d\u2019une aisance évidente lorsqu\u2019il s\u2019agit de régler au quart de tour les séquences oû les foules sont en liesse et les militaires sur les dents.Sa virtuosité tapageuse cède rarement le pas à une manière plus raffinée de célébrer le long combat patient de cette femme lisant la vie de Gandhi et ardente bouddhiste.Cette intériorité semble échapper au cinéaste, d\u2019oû cette narration trop souvent précipitée, comme si le film était une minisérie tronquée pour les besoins d\u2019une sortie commerciale sur grand écran.Dans ce Myanmar reconstitué en partie en Thaïlande, Michelle Yeoh, celle que l\u2019Occident a découverte dans Tigre et dragon d\u2019Ang Lee, reproduit avec application le charme délicat de cette figure politique.Elle s\u2019appuie sur le toujours efficace David Thewlis, parfait en intellectuel poussé au combat.Ces acteurs talentueux et disciplinés sont au service d\u2019im cinéaste défendant une noble cause, visiblement admiratif mais plus zélé qu\u2019inspiré.Collaborateur Le Devoir Parole de Steve Jobs STEVE JOBS - THE LOST INTERVIEW Réalisation : Paul Sen.69 min.Caméra: John Booth.V.o.anglaise.Au Cinéma du Parc.ODILE TREMBLAY Steve Jobs, illustre pionnier disparu de nos univers virtuels, avait accordé en 1995 une très rare entrevue d\u2019une heure \u2014 l\u2019exercice lui répugnait \u2014 à Bob Cringely dans le cadre de la série télé Triumph of the Nerds.Un segment de cette entrevue avait été utilisé pour l\u2019émission, le reste ayant longtemps été considéré comme perdu.Mais une copie VHS fiit refrouvée dernièrement par le réalisateur.Elle sort dans les cinémas.Avoir! Ce ne sont que des plans fixes.On est à la télé sans apprêts, mais le contenu se révèle passionnant.Car le fondateur d\u2019Apple, doublé d\u2019un visionnaire quasi mystique, non seulement remonte aux sources de sa passion pour les nouvelles technologies, mais évoque longuement sa philosophie d\u2019un monde virtuel, et de l\u2019entreprise, un univers dont les buts économiques demeuraient secondaires, malgré les millions qu\u2019il a engrangés.11 voyait son rôle comme une mission, une façon nouvelle d\u2019appréhender le monde, une révolution des mœurs.Bob Cringely a interviewé Steve Jobs dix ans après qu\u2019il eut été mis à la porte d\u2019Apple à la suite d\u2019un bras de fer avec son partenaire John Sculley.Par la suite, il allait retrouver son poste, sauver Apple de la faillite et créer les iPod, iPhone, iPad, etc.Le génie de Steve Jobs éclate sous ses propos brillants.11 évoque les souvenirs, bien sûr: les débuts avec Steve Wozniak quand ils ont cons-truit le Blue Box dans le garage, assemblant le premier ordinateur Apple et créant la célèbre compagnie.Sa vision de l\u2019entreprise, oû il n\u2019en-g^eait que les meillleurs techniciens et créateurs en imposant une sjmergie de passion et d\u2019excellence, se doublait d\u2019une approche poétique et d\u2019un goût du design qui l\u2019entraînaient en des zones supérieures.11 ne cherchait pas à avoir raison à tout prix, mais à trouver avec d\u2019autres les meilleures solutions pour Apple, dans la conception comme au marketing.Sa vision mérite d\u2019être entendue et imitée par des chefs d\u2019entreprise qui ne visent que le profit sans chercher à créer des concepts supérieurs.Le Devoir Du moi à l\u2019autre Pater d\u2019Alain Cavalier, portrait intime et jeux de rôles entre le cinéaste et l\u2019acteur Vincent Lindon, prendra l\u2019affiche vendredi dans nos salles ODILE TREMBLAY Si la France devait se choisir comme modèle un cinéaste de liberté, ce serait l\u2019octogénaire Alain Cavalier.L\u2019ancien assistant de Louis Malle sur Les amants et Ascenseur pour l\u2019échafaud, après voir tâté notamment du film politique et du polar, nous aura éblouis avec Thérèse en 1986, plongeant dans l\u2019âme de la petite Thérèse de Lisieux.Cette œuvre de limpidité et de lumière, plusieurs fois primée, demeure à jamais gravée dans les mémoires.Sa démarche d\u2019introspection et d\u2019épure nous valut par la suite des films de grâce, artisanaux, avec une caméra digitale.En témoignaient son journal intime Le filmeur et Irène, sur les traces de son épouse disparue.Dans cette mouvance, Pater, en compétition au dernier Festival de Cannes, est un duo entre lui et facteur Vincent Lindon, oû les jeux de rôles entrecroisent des fragments d\u2019intimité.Alain Cavalier devient ici, entre autres avatars, président de la France et Vincent Lindon, premier ministre.«J\u2019ai croisé Alain Cavalier il y a dix ans dans la rue, raconte Vincent Lindon, en lui déclarant ne pas vouloir continuer ce métier s\u2019il ne me mettait pas en scène.Il a répondu: \u201cSi je joue avec un acteur professionnel, ce sera vous.\u201d Une amitié est née.On a décidé de se filmer mutuellement en divers cas de figure: la rencontre d\u2019un metteur en scène et d\u2019un acteur, d\u2019un père spirituel et d\u2019un fils, d\u2019un président et d\u2019un premier ministre.» Et voilà ! Cavalier rigole en évoquant cette aventure: «On était persuadés que lui aurait fait un bon premier ministre, moi, un bon président.Mais comme on se connaissait, qu\u2019on déjeunait ensemble, cette ambiance, cette intimité nous a aussi permis d\u2019aller un peu plus loin dans le portrait de deux hommes qui s\u2019aiment bien et ont envie de s\u2019amuser.Dans nos rôles de politiciens, on a élaboré un programme électoral très simple: réduire l\u2019écart salarial en France.Chez le plus riche, il ne doit pas dépasser le dixième ou le quinzième du plus pauvre.Il m\u2019apparaît obscène que des gens soient plus payés que le président du pays.Nous devons lutter contre ces disparités monstrueuses.J\u2019ai connu dans mon enfance la France occupée par les Allemands.Les communistes auraient pu sauver le monde sans les goulags, mais les humains sont vraiment problématiques.» \\ A l\u2019envers des courants En un an de tournage, le scénario a évolué de manière organique.«On a filmé cent heures, précise Vincent Lindon.Improvisation ?Oui, non.On parlait beaucoup des scènes, plusieurs étaient réfléchies, pensées.Mais à certains moments, comme lorsque je raconte mes démêlés avec le propriétaire de mon immeuble, j\u2019improvisais sur mon quotidien.A cet instant, j\u2019avais oublié l\u2019existence de la caméra et n\u2019avais aucune idée que ça allait se retrouver dans le film.» Le fdm, qui a coûté à peine JOOOOOeuros, fut lancé en compétition à Cannes l\u2019an dernier.«Et l\u2019affaire DSK est arrivée.Les gens ont fait le rapprochement, ce qui a contribué à transformer Pater en événement, ajoute Lindon.Personnellement, je pense que les hommes politiques manquent de courage et de charisme.Il n\u2019y^a plus cette idée de l\u2019homme d\u2019Etat sacralisé qui inspire le respect et la crainte.Le message de Pater, c\u2019est que n\u2019importe qui peut diriger un pays désormais.Mais le film a changé aussi ma vision du cinéma.» Lindon loue la carrière d\u2019Alain Cavalier: sa liberté, sa façon d\u2019être comme un moine, sa modestie, sa rareté, son éthique.«Alain n\u2019est pas soumis aux influences.Or il est bien plus difficile d\u2019être courageux et intransigeant aujourd\u2019hui qu\u2019en 1960.Ce cinéaste appartient à la dernière génération capable de s\u2019opposer aux films eskimos et pop-corn, en demeurant indépendant.Un jour, il n\u2019y aura plus rien.» Cavalier a fait ses choix de carrière à l\u2019envers des cou- rants dominants: «J\u2019ai tourné au début avec des acteurs connus, filmé des corps sublimes, Alain Delon, Romy Schneider.Tout cela confère une énorme puissance.Si ça continue, me suis-je dit, je passerai toute ma vie à effectuer des transactions avec des agents et des acteurs.Puis j\u2019ai décidé d\u2019aller voir ailleurs, en moi-même, entre autres.Et ça change tout.Je ne triche ni avec ma présence ni avec celle de mon compagnon Vincent Lindon.Dans Thérèse, je n\u2019étais pas présent.Le film était porté par le regard d\u2019Alain Cavalier.Depuis 1994, dès que j\u2019ai eu accès à une caméra vidéo, mis à part le politique Libera me, je fais de l\u2019autofiction en suivant aussi l\u2019évolution de mon instrument.On doit se libérer de la technique pour capter la vie.» Le Devoir Cette entrevue a été réalisée à Paris à l\u2019invitation d\u2019Unijrance.iM»> .28= FESTIVAL INTERNATIONAL DE - CINËMA VUES r I Ou .SOIREE DE CLOTURE SAMEDI5MAIÀI9H00 CINÉMA EXCENTRIS 3536, RUE SMNT-UURENT TARIF : 15$ (DEMI TARIF POUR LES MEMRRES) PROJECTION DU FILM SUR LA PLANCHE REMISE DES PRIX ET PALMARÈS ANIMATION MUSICALE E 12 LE DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 MAI 2012 SCINEMA Crise de foi HABEMUS PAPAM NOUS AVONS UN PAPE De Nanni Moretti.Avec Michel Piccoli, Nanni Moretti, Marghe-rita Buy, Jerzy Stuhr, Renato Scarpa.Scénario: Nanni Moretti, Francesco Piccolo.Image: Alessandro Pesci.Montage: Esmeralda Calabria.Musique: Franco Piersanti.Italie, 2011, 102 minutes.MARTIN BILODEAU Nanni Moretti {La messe est finie, Caro Diario, Le Caïman) ayant toujours pris plaisir à égratigner les institutions et à rouler ses princes dans la farine, on comprend qu\u2019à la première mondiale à Cannes l\u2019an dernier d\u2019Habemus papam la presse ait été surprise par la gentillesse (toute relative) avec laquelle il a abordé celle de la papauté.Or, à y regarder de plus près, on se rend compte que cette gentillesse est inversement proportionnelle à l\u2019importance réelle que Iç satiriste romain accorde à l\u2019Église, et qui forme le nœud de son propos: elle n\u2019en a aucune.Ou du mqins, elle n\u2019en a plus.A travers une séquence d\u2019événements minimalistes \u2014 le cardinal nouvellement élu au conclave (Michel Piccoli, grandiose) sombre dans l\u2019abîme du doute, causant un grand tumulte à l\u2019intérieur des murs du palais du Vatican et le report du dévoilement de son identité à des millions de fidèles dont plusieurs sont massés place Saint-Pierre \u2014, Moretti brosse le tableau, avec le regard d\u2019un agnostique respectueux, d\u2019une gérontocratie figée dans ses rituels et son décorum, déconnectée d\u2019un monde moderne auquel elle est censée apporter sens et soutien.Dedans, Moretti montre un gouvernement qui ne gouverne plus que les apparences.Dehors, un monde grouillant dont l\u2019attrait pour le conclave relève d\u2019une fascination folklorique plus que la réponse à une quête spirituelle.Son pape refusant de venir saluer la foule, parce qu\u2019il se sent indigne de la mission que Dieu lui a confiée par la voix des cardinaux, apparaît comme un éloquent symbole de cette rupture.Courageux, Moretti porte l\u2019Idée jusqu\u2019au bout, à travers un émouvant dénouement qui rachète bleu des défauts de son fdm à deux têtes.11 y a celle du nouveau pape qui, pour Interroger Dieu, va échapper à la vigilance de ses gardiens et aller se fondre Incognito dans la foule romaine.C\u2019est la partie forte du film, pulsée par une série de petits développements délicieusement absurdes (le personnage se greffe pour un temps à une troupe de théâtre jouant Tchékhov), surmontée par l\u2019interprétation remarquable de Piccoli, qui joue la dépression et la crise de fol avec une Intensité discrète Inédite depuis ses films avec Claude Sautet.11 y a aussi, en parallèle, celle où Moretti, dans la peau du psychanalyste réputé appelé en renfort pour soutenir dans l\u2019qpreuve ce, nouveau chef d\u2019Égllse et d\u2019État, forcé de demeurer dans l\u2019enceinte du Vatican, tue les heures en compagnie des cardinaux.Vous aurez compris que cette partie du film, la plus faible, sert de support à une réflexion à voix haute un peu superfétatoire du cinéaste verbalisant ce que son film exprime mieux par la suggestion: l\u2019écart entre la réalité (le monde) et la fiction (le Vatican).En résumé, Hameus papam est le produit d\u2019une somme d\u2019idées fortes qui ne s\u2019articulent pas toutes très bien entre elles \u2014 comme en témoigne à un niveau plus mécanique le montage un peu cassant.Qu\u2019à cela ne tienne, la première partie, quasi muette, montrant la procession des cardinaux et le conclave, reste, sur les plans de l\u2019écriture et de la mise en scène, un véritable morceau de bravoure.Collaborateur Le Devoir w F LMS SKV LUE PREMIERE DU FILM AU CINEMA EXCENTRIS LE VENDREDI 11 MAI À 19H Présence d\u2019Aruna Papp, de Barbara Kay et de la cinéaste Raymonde Provencher Et le pré-lancement du livre Unworthy Créature d'Aruna Papp avec Barbara Kay (OFFICIAL SELECTION X hQtDOCS 1 2012
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