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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2012-06-01, Collections de BAnQ.

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[" Les motomarines Sea-Doo seront fabriquées au Mexique : Valcourt perd 500 emplois Page a WWW.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C I I I N\u201c 1 2 2 LE DEVOIR, LE VENDREDI\tJUIN 2012 1,09 $ + TAXES = 1,25 QUEBEC QUITTE U TABLE DES NEGOS La politique du pire ^ ^ K Michel Le ministre des Finances, Raymond Ba-chand, avait raison : ultimement, il appartiendra à la population de trancher le débat sur la hausse des droits de scolarité à l\u2019occasion d\u2019une élection générale.Un scrutin estival se transformerait à coup sûr en cauchemar, mais il est tout aussi impensable que le gouvernement se rende au bout de son mandat de cinq ans.De toute manière, le premier ministre Cha-rest ne voudra pas attendre les révélations embarrassantes de la commission Charbonneau avant d\u2019appeler aux urnes.La question est de savoir comment se rendre à l\u2019automne sans qu\u2019un drame se produise.M.Charest a versé dans l\u2019humour noir quand il a dit espérer «une période d\u2019accalmie» au cours des prochaines semaines.L\u2019avertissement du porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, a été parfaitement clair : «La seule chose qui nous reste, c\u2019est la rue».Le maire Tremblay n\u2019a pas fini de se lamenter, l\u2019été montréalais s\u2019annonce torride.Certes, le gouvernement ne doit pas céder devant la menace, mais il savait très bien qu\u2019il prenait un risque énorme avec la paix sociale en mettant abruptement fin aux négociations.C\u2019est lui qui est responsable de la sécurité publique et qui devra prendre tout le blâme si un drame se produit.Dans les circonstances, la proposition de François Le-gault devrait ,être sérieusement considérée.A défaut d\u2019une entente à long terme qui, de toute manière, pourrait être remise en question par le prochain gouvernement, il faudrait trouver un arrangement temporaire qui permettrait de tenir des élections automnales dans des conditions acceptables.Déjà, la CLASSE a annoncé VOIR PAGE A 10: POLITIQUE ILJ LJ \\à n i n Des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Montréal hier soir pour appuyer les étudiants.JACQUES NADEAU LE DEVOIR- Pour les étudiants, « c\u2019était le gel, le moratoire ou rien », dit Courchesne Le gouvernement provoque une crise sociale, estiment les étudiants ANTOINE ROBITAILLE Correspondant parlementaire à Québec Les négociations qualifiées de «la dernière chance» ont échoué.La ministre de l\u2019Éducation Michelle Courchesne a choisi de quitter la table de négociations en début d\u2019après-midi hier, soulevant l\u2019ire des représentants des associations étudiantes.«Force est de constater que nous sommes dans une impasse», a déclaré la ministre vers 16 h hier.En conférence de presse plus tard, Jean Charest soutenait qu\u2019il y avait «un important fossé qui sépare le gouvernement et les associations étudiantes».Il a dit toujours souhaiter une entente, mais a explicitement évoqué la possibilité de régler cette question lors d\u2019élections générales, qui doivent être tenues dans les 18 prochains mois.Après quatre jours d\u2019intenses échanges, la ministre Courchesne dit avoir compris que pour les associations, «c\u2019était le gel, le moratoire ou rien».Plus tard en entrevue au Devoir, elle s\u2019est dite «triste» et «sincèrement, vraiment, très déçue.Le Québec mérite qu\u2019on sorte de ça», a-t-elle commenté.Aussi, même si c\u2019est elle-même qui a fermé la porte hier, elle soutient que celle-ci était «toujours ouverte».Mme Courchesne a insisté sur le caractère «courtois» des échanges, mais elle a du reste dénoncé un des quatre négociateurs de la Jean Charest a dit souhaiter toujours une entente, mais a explicitement évoqué la possibilité de régler cette question lors d\u2019élections générales, qui doivent être tenues dans les 18 prochains mois CLASSE qui a réagi à la première offre du gouvernement \u2014 réduire de 35 $ annuellement la hausse de 1778 $ sur sept ans \u2014 en lançant: «Avec cette offre-là, on va vous l\u2019organiser, le Grand Prix.» Après la rupture des négociations dans une crise qui dure depuis quelque 16 semaines, M.Charest a soutenu qu\u2019il n\u2019allait pas «céder» aux «menaces» qu\u2019ont selon lui proférées les représentants étudiants.Pour éviter des incidents malheureux, le premier ministre a déclaré qu\u2019il allait «travailler avec les gens responsables», se demandant au passage en quoi de telles perturbations éventuelles allaient «aider leur cause».Pour le reste, il a dit espérer que «dans les prochaines semaines, ce sera une période d\u2019accalmie.Ça permettra à chacun de réfléchir sur ces enjeux-là d\u2019une part».Mais le secrétaire général de la Table de concertation étu-diantç du Québec (TaCEQ), Paul-Émile Auger, a soutenu hier peu après la rupture des négocations que le gouvernement venait de «s\u2019acheter une crise sociale d\u2019une ampleur inégalée».Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), a pour sa part plaidé de nouveau pour la désobéissance civile pacifique et convié les Québécois \u2014avec leurs casseroles\u2014 à un grand rassemblement familial à Montréal demain.La présidente de la Fédération étudiante universitaire québécoise (FEUQ), Martine Des- Lire aussi > L\u2019éditorial de Marie-Andrée Chouinard: Restons calmes! Page A 8 La chronique de Lise Payette : Les miettes tombées de la table Page A 9 L\u2019écho des casseroles s\u2019accentue: Les manifs s\u2019intensifient Page A 3 VOIR PAGE A 10: NEGOS Bixi : Québec est maintenant disposé à aider Montréal Aujourd\u2019hui Josée Blanchette > Je ne suis pas faite en bois.Le plaisir féminin pour les nul (le) s Page B10 Annonces.B 4 Météo.B 7 Avis légaux.B 6 Motscroisés B 7 Décès.B 4 Sports.B 8 Grille télé.B 2 Sudoku.B 8 Encore faudrait-il que l\u2019administration Tremblay en fasse la demande JEANNE CORRIVEAU Après avoir exigé de Montréal qu\u2019elle se départisse du volet international de Bixi, Québec serait maintenant disposé à accommoder la Ville si celle-ci formulait le souhait de maintenir ses activités au sein de la Société de vélo en libre-service (SVLS), a appris Le Devoir.Dans la foulée du plan de sauvetage de Bixi de 108 millions de dollars entériné par le conseil municipal en 2011, la Ville de Montréal avait été contrainte par le gouvernement du Québec d\u2019entreprendre des procédures pour mettre en vente les activités internationales de la SVLS.Québec invoquait alors le rapport du vérificateur général de la Ville, déposé en juin 2011, qui signalait qu\u2019en vertu de la Loi sur les cités et villes, une municipalité ne pou- Les contrats à l\u2019étranger permettent de rentabiliser les opérations à Montréal VOIR PAGE A 10 : BIXI ARCHIVES JACQUES NADEAU Fierté du maire Tremblay, le système mis au point à Montréal est maintenant implanté sur trois continents dans des villes comme Londres, Melbourne, Washington et Boston.77831302833122 A2 LE DEVOIR LE VENDREDI 1'='^ JUIN 2012 ACTUALITES MEURTRE ET COLIS MACABRES Le suspect aurait quitté le Canada Luka Rocco Magnotta est recherché par Interpol Luka Rocco Magnotta, le Torontois d\u2019origine qui aurait assassiné et démembré un homme dans un appartement de Montréal, figure parmi les personnes recherchées sur le site Web d\u2019interpol.Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) affirme que ses enquêteurs ont des raisons de croire que le suspect a déjà quitté le pays, bien qu\u2019ils n\u2019en aient pas la certitude.C\u2019est ce qui les a incités à faire appel à leurs confrères d\u2019autres pays.Le sergent ian Lafre-nière a indiqué que les enquêteurs pensaient à un pays en particulier mais qu\u2019il ne dirait pas lequel.Le porte-parole du SPVM a expliqué que cette hypothèse était fondée sur la perquisition de l\u2019appartement du suspect et la lecture A'«une lettre sur un site Web où il dit comment disparaître pour de bon».Dans ce texte, Luka Rocco Magnotta affirme que cela «ne peut se réussir du jour au lendemain » et qu\u2019il faut «un minimum de quatre mois [.] pour accomplir les actes héroïques nécessaires pour tourner la page de son ancienne vie».Le natif de Scarborough, en Ontario, est soupçonné d\u2019avoir assassiné un homme qu\u2019il connaissait, de s\u2019être livré à une multitude d\u2019outrages sur le cadavre, de l\u2019avoir dépecé et d\u2019avoir envoyé des membres, par la poste, aux bureaux du Parti conservateur du Canada et du Parti libéral du Canada.Le suspect semble avoir enregistré la scène et l\u2019avoir mise en ligne.Le sergent Lafrenière a précisé que la police envisageait la possibilité que les parties encore manquantes du corps aient aussi été envoyées par la poste.La Presse canadienne Associated Press Sables bitumineux : Oliver se fait rassurant Le ministre des Ressources naturelles commentait la visite en Alberta de Thomas Mulcair HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le ministre des Ressources naturelles fédéral, Joe Oliver, se montre optimiste quant aux impacts de l\u2019exploitation des sables bitumineux.il prédit que les bassins de rétention dans lesquels sont entreposés les déchets toxiques liquides seront un jour si bien nettoyés qu\u2019on pourra y pêcher et même boire de l\u2019eau.«Le fait est que les bassins de rétention se font nettoyer et que vous pourrez en boire, vous pourrez y pécher, a déclaré le ministre sur les ondes de CBC mercredi soir.La terre sera ramenée à son état original.» Appelé à éclaircir ses propos hier, le ministre a rappelé que les entreprises ont l\u2019obligation de nettoyer.« Cela veut dire rétablir des milieux humides si c\u2019était l\u2019état original et faire pousser de la végétation.Cela peut vouloir dire retirer l\u2019eau des bassins de rétention pour l\u2019amener à une autre zone commerciale et la remplacer par de l\u2019eau douce et restaurer les lacs de manière à permettre la pèche.» Le ministre n\u2019a pas avancé d\u2019échéancier.Les bassins de rétention al-bertains couvrent une superficie de 170 kilomètres carrés et contiennent assez d\u2019eau pour remplir 160000 piscines olympiques.L\u2019eau y est à ce point toxique que les oiseaux doivent en être éloignés par «Le fait est que les bassins de rétention se font nettoyer et que vous pourrez en boire vous pourrez y pêcher» des dispositifs sonores.Les propos de M.Oliver ont scandalisé la chef du Parti vert, Elizabeth May.«Il y a des années de cela, quand je me battais contre l\u2019agent orange, il y avait des gens qui me disaient: «On peut en boire!» C\u2019est une chose que les gens disent pour créer une impression complètement fausse.On ne peut pas boire l\u2019eau des bassins de rétention parce qu\u2019ils sont poison.Quand les canards s\u2019y posent, ils »\tmeurent!» Par ses propos, le ministre soulignait la visite en Alberta du chef du NPD, Thomas Mulcair.Habillé d\u2019une chemise de safari, M.Mulcair a visité les installations de Suncor et a survolé les sites d\u2019exploitation pendant une heure et demie en hélicoptère.« C\u2019est un spectacle impressionnant, a-t-il dit.C\u2019est une activité humaine à une échelle qui existe à très peu d\u2019autres endroits dans le monde.» Sur le fond, il n\u2019a pas changé d\u2019avis, il dénonce les profits artificiels de l\u2019industrie qui ne comptabilise pas les coûts environnementaux associés à l\u2019exploitation des sables, et son effet délétère sur les autres secteurs de l\u2019économie canadienne.La mairesse de Fort McMur-ray, Melissa Blake, s\u2019est dite satisfaite de sa rencontre avec M.Mulcair.«Il a de bons arguments, d\u2019autres avec lesquels je suis en désaccord.» Le Devoir Montréal « s\u2019attend à des surprises » il PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le contrat accordé par la Ville de Montréal à la firme Antagon International pour réparer le bris de l\u2019égout collecteur de la rue Sherbrooke, qui a provoqué un affaissement de la chaussée à la hauteur de l\u2019avenue Victoria la semaine dernière, s\u2019élève à 200000$ et non à 860000$, a indiqué Richard Fontaine, le directeur de la Direction de l\u2019épuration des eaux usées de la Ville.Comme il s\u2019agissait d\u2019une situation d\u2019urgence, la Ville a demandé deux soumissions avant d\u2019octroyer le contrat de gré à gré.La Ville a toutefois réservé une somme de 600000$ pour les «frais incidents», soit les dépenses imprévues et les mesures de sécurisation du chantier.«Comme il s\u2019agit d\u2019un égout collecteur centenaire, il faut s\u2019attendre à des surprises, a-t-il dit.Mais cette enveloppe budgétaire ne sera pas nécessairement dépensée en totalité.» Les travaux devraient durer quatre semaines.Llle-du-Prince-Édouard partage les craintes de l\u2019opposition au sujet de Fassurance-emploi MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Les partis d\u2019opposition, qui rejettent en bloc la réforme de l\u2019assurance-emploi du gouvernement conservateur, ont des inquiétudes valables qpe partage l\u2019île-du-Prince-Edouard O-P-E).«Il y a toute cette question de dire \u201con va passer le projet de loi et on vous dira les règlements plus tard\u201d.C\u2019est préoccupant », a déploré le ministre provincial chargé du dossier.Allen Roach.Comme l\u2019opposition et ses homologues provinciaux, M.Roach craint que les changements annoncés nuisent aux industries saisonnières qui dominent fécono-mie de l\u2019î-P-E.Qui plus est, si les chômeurs sont désormais obligés d\u2019accepter un poste à une heure de voiture de chez eux pour éviter de perdre leurs prestations, cela pourrait les inciter à quitter des régions isolées de la province où les emplois à l\u2019année sont plus rares.Sans oublier l\u2019impact pour les employeurs qui perdraient alors une main-d\u2019œuvre qualifiée, a expliqué le ministre au Devoir hier, à quelques heures d\u2019une rencontre avec la ministre fédé- rale Diane Finley, à qui il se préparait à faire valoir ces préoccupations.M.Roach n\u2019est pas la seule voix provinciale à s\u2019être élevée contre la réforme annoncée il y a une semaine.Plusieurs anticipent en outre de voir les chômeurs qui perdent leurs prestations se tourner vers l\u2019assistance sociale \u2014 payée par les provinces.Trop tôt cependant pour soulever ce litige auprès du fédéral.Les provinces attendent de voir les ef fets une fois la réforme en vigueur.Le Québec, l\u2019Qntario et l\u2019î-P-E ont toutefois dit surveiller cet aspect du dossier.L\u2019opposition poursuit ses efforts Entre-temps, l\u2019opposition poursuit ses efforts pour convaincre le gouvernement de Stephen Harper de reculer.Les néodémocrates ont profité de leur journée d\u2019opposition aux Communes pour réclamer l\u2019abandon de la réforme.«L\u2019assurance-emploi est payée entièrement par les employés et les employeurs [.], les Canadiens doivent avoir leur mot à dire», a plaidé la députée Chris Charlton.Majoritaires, les conservateurs prévoient rejeter la motion au moment du vote prévu lundi.Le Devoir NORD Echangeur Turcot 4*^ BRETELLE A-15 SUD VERS A-20 OUEST AEROPORT OUEST CENTRE- VILLE A-1 S SUD DANS L'ÉCHANGEUR I Fermeture complète (fin de semaine) Fermeture complète de longue durée (déjà en place) ] Fermeture partielle i de longue durée (déjà en place) ENTRAVES MAJEURES FIN DE SEMAINE DU JUIN 2012 Fermeture complète de jour et de nuit de 23 h vendredi à 5 h iundi A-15 sud dans i\u2019échangeur Bretelle A-15 sud (Décarie) vers A-20 ouest Le ministère des Transports demande aux usagers d'éviter d'emprunter i'autoroute 15 sud (Décarie) pour accéder à i'autoroute20ou au pontChampiain pendant ia fin de semaine.Avis aux camionneurs : une seuie voie de iargeur réduite sera disponibie dans i'échangeuren provenance de i'autoroute 15 sud (Décarie).Empruntez un autre itinéraire pourtout véhicuie excédant 3,5 mètres de iargeur.?En cas de conditions météorologiques défavorabies, ces travaux pourront être reportés.FACILITEZ VOS DÉPLACEMENTS QUÉBEC Composez le 511 OU consultez le www.quebec511.info ______ Pour commentaires :dtim.commentaires@mtq.gouv.qc.ca - PONT CHAMPLAIN RIVE-SUD i P Transports Québec LE DEVOIR, LE VENDREDI I®'\u2018 JUIN 2012 A3 ACTUALITES Mai 68 ?Christian Rioux à Paris La nature a horreur du vide.C\u2019est encore plus vrai lorsque l\u2019actualité s\u2019emballe et nous entraîne sur des terrains inconnus.Il est alors tentant de s\u2019imaginer que l\u2019histoire repasse par des sentiers déjà balisés.Mais le parallèle est souvent trompeur.C\u2019est ainsi qu\u2019on a vu récemment des gauchistes se rejouer quelques scènes classiques de la lutte antifasciste.Les pauvres confondent la loi 78 et les lois de Nuremberg.J\u2019exagère, évidemment.Dans ce registre, l\u2019éditorialiste du journal Libération n\u2019a pourtant pas hésité à comparer la loi 78 «à la panoplie d\u2019une dictature style Biélorussie ou Azerbaïdjan ».Certes, les amendes sont salées et certains articles de la loi prêtent à l\u2019arbitraire.Mais de là à comparer le Québec à ces pays où des journalistes de l\u2019opposition se font assassiner, il y a une bmite à ne pas franchir.Rappelons qu\u2019à Paris, les organisateurs d\u2019une manifestation sont tenus d\u2019avertir la police par écrit, non pas huit heures, mais trois jours à l\u2019avance ! 11 est tout aussi insidieux de comparer les mouvements étudiants actuels à ceux de Mai 68.Certes, la liesse qui se répand chaque soir dans les rues de Montréal ressemble à l\u2019euphorie étudiante qui s\u2019était emparée de Paris il y a 44 ans.Mais la comparaison s\u2019arrête là.La pousser plus loin serait même une grave erreur.On peut penser ce que l\u2019on veut de Mai 68, mais il s\u2019agissait essentiellement d\u2019un mouvement prêchant la liberté individuelle, la libéralisation des moeurs et une certaine anarchie douce.Le tout dans le contexte d\u2019une société en pleine croissance issue de l\u2019après-guerre.11 faut beaucoup d\u2019ignorance pour s\u2019imaginer que nous vivons encore dans une telle époque.Avez-vous entendu l\u2019un ou l\u2019autre des leaders étudiants affirmer qu\u2019il était «interdit d\u2019interdire», qu\u2019il fallait «jouir sans entraves», que «le vieux monde était derrière nous», qu\u2019il fallait «demander l\u2019impossible» et que les élections étaient des «pièges à cons»?Au contraire.Le mouvement étudiant québécois ne réclame pas plus de liberté individuelle, mais plus d\u2019Etat.11 ne veut pas moins d\u2019université, mais plus d\u2019éducation.11 ne veut pas plus d\u2019individualisme, mais plus de «nous».Les plus radicaux \u2014 et ils sont rares \u2014 ne réclament que la gratuité, une utopie tellement extravagante qu\u2019elle est jugée normale dans la majorité des pays d\u2019Europe.La comparaison avec Mai 68 est dangereuse, car elle révèle une méprise complète sur le sens des événements récents qui n\u2019ont rien d\u2019un remake.Au contraire, les étudiants québécois sont en butte à une société où les idéaux de Mai 68 ont depuis longtemps triomphé.Et je ne connais pas de pays où ils régnent sans partage comme au Québec.Loin d\u2019être les enfants gâtés que l\u2019on décrit, les jeunes qui manifestent dans nos rues ont déjà subi toutes les affres de cette exaltation de la liberté individuelle que nous avons connue depuis 50 ans, et au nom de laquelle d\u2019ailleurs on leur réclame aujourd\u2019hui de payer leurs études.N\u2019est-ce pas, en partie, la libéralisation des moeurs qui a offert à nombre de ces jeunes des familles éclatées ?Qr, comme le dit la philosophe Hannah Arendt, la famille demeure la première protection des enfants contre la violence de nos sociétés.C\u2019est aussi au nom de cette liberté individuelle qu\u2019on a offert à cette génération des écoles plus soucieuses de convivialité que de savoir et d\u2019excellence.Mais c\u2019est surtout au nom de cette même liberté que nous avons livré notre jeunesse au consumérisme et à l\u2019abêtissement audiovisuel.Depuis vingt ans, cette couche de la population est devenue la poule aux œufs d\u2019or des marchands de babioles technologiques et de sous-produits culturels.11 n\u2019y a qu\u2019à ouvrir la télévision pour le savoir.Ce consumérisme, dont les pouvoirs publics se font les complices, explique probablement pourquoi le nombre d\u2019élèves et d\u2019étudiants qui travaillent est si élevé au Québec.Un autre de nos records mondiaux.avec le décrochage! Dans nombre de pays, les employeurs qui font travailler des jeunes de 14 ou 15 ans presque 20 h par semaine auraient affaire à la police.Pas chez nous.Durant cette crise, a-t-on entendu quelqu\u2019un au gouvernement s\u2019inquiéter du fait que le taux d\u2019emploi des étudiants à temps plein âgés de 20 à 24 ans (tous niveaux d\u2019études confondus) était passé de 25% à 55% en un quart de siècle?L\u2019étudiant qui se consacre vraiment à ses études sera bientôt une bête rare au Québec.Une telle jeunesse peut-elle vraiment être considérée comme favorisée ?S\u2019il fallait désigner le personnage le plus soixante-huitard de la tragédie qui se joue sous nos yeux, ce ne serait donc ni Gabriel Nadeau-Dubois, ni Léo Bureau-Blouin, ni Martine Desjardins.Ce serait plutôt Gilbert Rozon, qui s\u2019inquiétait publiquement \u2014 quelle horreur ! \u2014 des nuisances que les étudiants pourraient causer à ses séances annuelles de fou rire.Le président du festival Juste pour rire n\u2019est-il pas le symbole par excellence de cette société hédoniste imaginée en 1968 ?Une société de la jouissance immédiate et du rire ininterrompu.D\u2019ailleurs, Gilbert Rozon ne rêve-t-il pas de transformer Montréal en festival permanent?«Juste pour rire », le slogan aurait très bien pu être inventé en Mai 68.Les soixante-huitards ne sont pas ceux que l\u2019on pense.crioux@ledevoir.com JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les manifestants étaient pins nombreux que iors des derniers jours à jouer de ia casseroie hier dans ies rues.L\u2019écho des casseroles s\u2019accentue LISA-MARIE GERVAIS La rue a désormais l\u2019habitude des manifestations nocturnes et de la symphonie tonitruante des casseroles sur le coup de huit heures.Mais ce fut avec une intensité renouvelée que des étudiants et badauds soutenant leur cause ont repris la cuillère en bois et sont sortis manifester, hier soir.Plus tôt en fin d\u2019après-midi, sur Internet, les appels aux rassemblements étaient d\u2019autant plus nombreux après l\u2019échec des négociations entre les associations étudiantes et le gouvernement.Alors que des concerts métalliques avaient lieu dans diverses villes de la province, les manifestations montréalaises se déroulaient dans le calme, au moment de mettre sous presse, sauf à Québec, où l\u2019atmosphère semblait plus tendue.Assemblant plusieius milliers de personnes, la 38® manifestation nocturne, au départ du parc Emilie-Gamelin, a été déclarée illégale dès le début, mais la police a indiqué qu\u2019elle tolérerait la marche s\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019actes criminels commis.Des feux d\u2019artifice ont éclaté en grand nombre.Dans ce vacarme, la foule brandissait des drapeaux noirs ou rouges.«Mauvaise foi» «C\u2019est à cause de Jean Charest», a répondu Robert, qui expliquait pourquoi il battait la casserole sur l\u2019avenue du Mont-Royal, coin de Mentana sur le coup de 20h.«C\u2019est la mauvaise foi du gouvernement Charest qui me convainc de sortir dans la rue».Comme lui, bien des manifestants sont sortis manifester, vivement interpellés par l\u2019impasse des négociations.«Quand ils ont annoncé un retour à la table, ce n\u2019était pas des négos pour moi.C\u2019était juste du niaisage, de la poudre aux yeux pour les électeurs ambivalents», a lancé une grand-mère lon-gueuilloise, qui ne manque pas une manifestation nocturne depuis le début.Plusieurs se sont dits déçus de l\u2019attitude du gouvernement de Jean Charest.D\u2019autres s\u2019en prenaient personnellement au premier ministre.Marilou Saint-Louis, une enseignante de 39 ans résidant à Ville-Marie a trouvé «dommage» que Jean Charest ait dénigré la Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) et son porte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois, qui aurait fait allusion à la perturbation du Grand Prix.«C\u2019était une mauvaise blague de la CLASSE, mais Jean Charest ne peut pas faire de leçon en terme de mauvaises blagues.C\u2019est là 1», a-t-elle dit, frappant siu sa casserole.Des manifestants dans la rue Crescent y ont aussi fait allusion.«Charest, tu ris, mais check ben ton Grand Prix», scandaient-ils sous les flashs des caméras et les doigts d\u2019honneur de certains.Dans Hochelaga-Maisonneuve, environ 700-1000 personnes de tous les âges se sont retrouvées à marcher au sud de la rue Qntario, alors qu\u2019une vente trottoir bloquait cette artère.Carl-André Girard frappe sa cuillère de bois (la 3®) siu un plat de métal tout cabossé.Selon lui, le gouvernement a fait un mauvais calcul en pensant que la population allait se diviser siu le conflit étudiant «Mais on se rallie», a-t-il dit 11 préfère parler 6?«éveil social» plutôt que de crise.«Si on regarde tous les endroits dans le monde où ça manifeste en appui.Ça a commencé avec un printemps érable, mais là, c\u2019est le printemps partout dans le monde.» Ailleurs au Québec Belœil, Gatineau, Limqilou, Rosemère, Lon-gueuil et même Gaspé.À l\u2019instar des derniers jours, partout au Québec, de petits groupes de manifestants se sont massés sur des ponts, la rue du quartier, les places publiques, les boulevards.À Gaspé, les cégépiqns du campus du Collège de la Gaspésie-les-lles participeront à une manifestation de casseroles qui se tiendra ce soir dans les rues de la capitale de la MRC de la Côte-de-Gaspé.«Il y aura une manifestation de cuillères et de casseroles ce soir à Gaspé et on compte y participer parce qu\u2019on est vraiment déçus de la tournure des négociations entre le gouvernement et les associations étudiantes», a dit le président de l\u2019Association étudiante du campus de Gaspé, Dave Eerguson, joint par Le Devoir tayà hier soir.« On voit bien que la ministre [de l\u2019Éducation, Michelle Courchesne] a quitté la table des négociations pour des raisons politiques.C\u2019est vraiment décevant de voir qu\u2019il y a une ligne de parti qui peut traîner aussi loin ! » Avec La Presse canadienne Avec Mélissa Guillemette et Thierry Haroun Le Devoir Incertitudes quant à la rentrée à l\u2019autonme La session commencera à la mi-août dans la plupart des cégeps LISA-MARIE GERVAIS De quoi auront l\u2019air les sessions à la rentrée?Dans un contexte de loi spéciale et de conflit dans une impasse profonde depuis la rupture des négociations, plusieurs se le demandent.Dans les 14 cégeps en suspension de session, les enseignants se disent préoccupés par la mise en œuvre du nouveau calendrier.Le président de la Eédération nationale des enseignants du Québec (ENEEQ-CSN), Jean Trudelle, craint l\u2019impact qu\u2019il aura sur les conditions de travail et sur le plan pédagogique.«On sauve les meubles.Mais je ne peux pas vous dire qu\u2019on va pouvoir assurer la qualité de la formation.[.] On peut faire en sorte de condenser les apprentissages, on l\u2019a fait en 2005, mais il y a des limites.Ça va malheureusement jouer contre les étudiants qui ont le plus de misère», a-t-il souligné.Les enseignants seront-ils dédommagés pour les heures supplémentaires, les samedis travaillés et la lourdeur amplifiée de leur tâche ?Aucun écho pour le moment, note M.Trudelle.Une rencontre devait avoir lieu aujourd\u2019hui avec le comité patronal de négociation.Le Devoir a contacté les cé- geps pour connaître le calendrier de reprise qu\u2019ils remet-taienj aujourd\u2019hui à la ministre de l\u2019Éducation, Michelle Courchesne, en vertu de la loi 78.Tous les cégeps respectent les préceptes de la loi spéciale, qui les oblige à reprendre la session d\u2019hiver 2012 au plus tard le 17 août et à la terminer avant le 30 septembre.Certains cégeps, comme Lionel-Groulx, n\u2019excluent pas de recommencer leurs cours dès le début d\u2019août.« Ça pourrait aider les jeunes du secondaire», a dit Yves Marcotte, responsable des communications au cégep Lionel-Grouk.Les futurs étudiants, actuellement au secondaire, qui risquent de finir en janvier leur session d\u2019automne, sont-ils inquiets?«Je n\u2019ai pas eu énormément d\u2019appels.Quelques-uns de parents plus nerveux, mais on leur explique la situation», a dit Nathalie Baumgartner, responsable des communications du collège Marie-Victorin.L\u2019impact du débrayage sur les inscriptions semble minime, même qu\u2019il y a parfois eu une légère augmentation.«Il y a moins de désistements qu\u2019à pareille date l\u2019an dernier», a dit Erance Lalonde, responsable d,es communications au cégep Édouard-Montpetit.Quant aux associations étudiantes locales, la plupart tien- dront un vote de reconduction de la grève deux semaines avant la reprise.Mais la rupture des négociations, hier, pourrait changer la donne.À l\u2019université Reste à préciser le retour en classe dans les universités, qui sera aussi à géométrie variable.Chez les professeurs, les mêmes inquiétudes persistent quant à la réussite des études.«Dans des programmes, comme la formation des maîtres, il y a des stages en début d\u2019année.Mais comment pourront-ils les faire s\u2019ils n\u2019entrent qu\u2019en octobre», a dit Max Roy, président de la Eédération québécoise des professeurs d\u2019qnivçrsité.A l\u2019École polytechnique, il y aura deux sessions parallèles, pour accommoder tout le monde.La première débutera comme prévu le 27 août pour les quelque 600 étudiants admis qui auront terminé le cégep à temps, mais une autre session commencera plus tard, début octobre, pour les «retardataires», qui sont environ 300.« Certains cours vont être dédoublés, on n\u2019aura pas le choix», a indiqué Pierre G.Lafieur, directeur des affaires académiques et internationales.Le Devoir L\u2019opposition réclame la reprise des négos Les chefs de parti ont tous demandé au premier ministre Charest de retourner à la table des négociations.La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a légèrement modifié son discours en affirmant que le premier ministre ne devrait pas déclencher des élections maintenant, mais plutôt régler le conflit étudiant.La Coalition avenir Québec (CAQ) a réagi en affirmant par voie de communiqué qu\u2019après 16 semaines de conflit, le gouvernement ne pouvait pas interrompre les négociations.Le chef du parti, Prançois Legault, estime qu\u2019il faut régler la crise à court terme en fonction de la session d\u2019automne.En ce sens, il croit que le gouvernement devrait accepter la proposition des étudiants sur les crédits d\u2019impôt, même si elle n\u2019est pas idéale.« C\u2019est une solution temporaire, à coût nul pour le gouvernement et assumée par les étudiants ou leurs parents et non pas par l\u2019ensemble des contribuables.Avec des élections à l\u2019automne, les citoyens pourraient ensuite s\u2019exprimer sur la façon de régler la crise à long terme.» - La Presse canadienne L\u2019ONU rabrouée L\u2019Qrganisafion des Nations unies (QNU) devrait s\u2019occuper de sujets plus graves que la crise sociale québécoise provoquée par la hausse des droits de scolarité, a déclaré hier la ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay.Deux experts indépendants de l\u2019QNU ont exprimé mercredi leur préoccupation quant au déroulement des manifestations au Québec, après l\u2019adopdon d\u2019une loi spéciale et certaines vagues d\u2019arrestations massives.Lors d\u2019un point de presse, hier, M\u201c® Gagnon-Tremblay a exprimé son insatisfaction par rapport aux conclusions des deux experts et elle a servi une remontrance à l\u2019organisation internationale.«Au lieu bien sûr de regarder le Québec, l\u2019ONUpourrait peut-être regarder les crises majeures qui se passent actuellement en Syrie et au Mali, a-t-elle dit.Ils ont décidé de regarder le Québec et la ville de Montréal, mais je pense qu\u2019il y a des crises majeures qui méritent une attention particulière.»-La Presse canadienne A4 LE DEVOIR LE VENDREDI I®'\u2018 JUIN 2012 ACTUALITES PACC-2020 : trop peu, trop tard LOUIS-GILLES FRANCŒUR Trop flou, trop peu et trop tardivement: en somme, un plan de relations publiques pour Rio + 20 plutôt qu\u2019un vrai plan d\u2019action de réduction de nos émissions de GES», explique Scott McKay, critique en environnement du Parti québécois en réaction à la publication hier dans Le Devoir du Plan d\u2019action sur les changements climatiques 2013-2020 (PACC-2020) du Québec.Son annonce officielle est prévue pour dimanche.Trop flou parce que, explique Scott McKay, le plan ne précise pas les réductions de gaz à effet de serre (GES) que Québec espère obtenir de chaque mesure en y investissant 2,7 milliards en huit ans.il serait «surpris», dit-il, que Québec ait accouché de chiffres rigoureux depuis que le Vérificateur général a stigmatisé, le 11 mai, l\u2019absence de validation des bénéfices escomptés de chaque mesure prévue.Trop peu, ajoute Scott McKay, parce que le plan ne réalise qu\u2019une réduction de 6 millions de tonnes (Mt) sur les 11 Mt qu\u2019il faudra retrancher au bilan 2012 du Québec pour atteindre sa réduction de 20% d\u2019ici 2020 de nos GES.Et trop tardivement, conclut le député péquiste de l\u2019Assomption, parce que le malus-bonus, qui s\u2019appliquera aux achats de véhicules neufs seulement, ne sera en place qu\u2019en 2015, ce qui reporte à l\u2019échéance du plan, ou presque, des changements majeurs dans le parc automobile québécois.Le Devoir RAPPORT DU VERIFICATEUR GENERAU SUR LES CHSLD Un généreux contrat sans appel d\u2019offres AMELIE DAOUST-BOISVERT Un contrat accordé sans appel d\u2019offres au CHSLD privé Côté Jardins par l\u2019^ence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale a fait sourciller le vérificateur général par intérim Michel Sam-son, qui l\u2019a révélé dans son rapport publié mercredi.D\u2019une valeur de 18 millions par an pour l\u2019utilisation de 256 lits de soins de longue durée pendant 20 ans, cette entente est beaucoup plus généreuse que celle conclue dans le cadre du premier CHSLD en PPP, celui de Saint-Lambert-sur-le-Golf.À titre de comparaison, pour 200 lits, le promoteur et exploitant de ce dernier reçoit 203 millions sur 25 ans, soit 8,12 millions par an, selon Infrastructure Québec.La différence par jour par patient est d\u2019environ 80$ entre les deux CHSLD.L\u2019Agence de la santé de Québec estime payer un prix juste et avantageux et se dit «conflante» dans sa décision, dit la responsable des communications Pascale Saint-Pierre.Selon elle, à environ 192$ par patient par jour, cette entente se situe en deçà du coût d\u2019une place en hébergement public.C\u2019est l\u2019homme d\u2019affaires montréalais Hyman Polansky qui a construit le CHSLD Côté Jardins.Selon le registre des entreprises, l\u2019établissement appartient à Hyalea Limited, une société dont les actionnaires sont la femme de M.Polansky, Léa, sa fille Eden, et Cheryl Polansky Preder.M.Polansky est un donateur du Parti libéral du Québec, à qui il a fait don de 500$ en 2002, 1500$ en 2004, 3000$ en 2006 et 150$ en 2011.Chronologie En janvier 2003, un article du Soleil rapporte que la Régie régionale de la santé de Québec (devenue l\u2019Agence) sou- haite construire un CHSLD de 132 lits en lieu et place de l\u2019ancien Centre jeunesse Tilly.Coût prévu : 16 millions.Le projet avorte.Selon Radio-Canada Québec, l\u2019Agence vend le site, en décembre 2005, pour la somme de 850000$, à Gestion Hylia [sic], propriété de l\u2019homme d\u2019affaires Hyman Polansky de Montréal, peut-on lire dans un article du 10 mai 2006.S\u2019y trouve aujourd\u2019hui le CHSLD Côté Jardins.En 2007, l\u2019Agence de la santé de la Capitale-Nationale signe une première entente pour l\u2019achat de 116 places dans l\u2019immeuble flambant neuf, un contrat de 20 ans de 6,5 millions par an.En 2008, l\u2019Agence ajoute 58 lits à l\u2019entente, puis 82 en 2011, ce qui porte la facture à près de 18 millions par an.Hyman Polansky n\u2019a pas rendu l\u2019appel du Devoir.Le p.-d.g.de l\u2019Agence de la santé de la Capitale-Nationale de 1999 à 2011, Michel Pontaine, aujourd\u2019hui sous-ministre associé au ministère de la Santé (MSSS), a refusé notre demande d\u2019entrevue.Le Devoir Une version longue de cet article est publiée sur ledevoir.com.Le vérificateur général contredit Courchesne ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le vérificateur général du Québec par intérim, Michel Samson, contredit la ministre Michelle Courchesne : le personnel politique dp cabinet de la ministre de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport et de son prédécesseur, Jean-Marc Pour nier, a bel et bien écarté 418 des 918 projets de construction et de rénovation d\u2019installations sportives sans que les fonctionnaires fournissent d\u2019analyses, ce qui a guidé le versement de subventions totalisant 363 millions.«La liste [de 918 demandes de subventions remise au cabinet de la ministre sans avoir fait l\u2019objet d\u2019une analyse] est revenue avec des signes du cabinet», a confirmé la porte-parole du VG, Raymonde Côté-Tremblay, des signes pour désigner les dossiers choisis.Si cela avait été inexact, le ministère, auquel le rapport est soumis pour obtenir des commentaires, aurait rectifié les faits.«Le ministère ne nous a pas contredits là-dessus», a affirmé la porte-parole.Dans un entretien téléphonique avec Le Devoir mercredi, Michelle Courchesne a soutenu qu\u2019il était impossible que le personnel politique de son cabinet ait fait ces choix.La ministre n\u2019a vu que les 500 projets analysés.Lors de la période de questions à l\u2019Assemblée nationale, l\u2019opposition a dénoncé la gestion de ce programme par la ministre.«Après le fling-flang quand elle octroie des places en garderie, c\u2019est maintenant le fling-flang des équipements sportif», a lancé le député péquiste Bertrand St-Arnaud.Le Devoir VOTE ELECTIONS PARTIELLl dans les circonscriptions d\u2019Argenteuil et de LaFontaine le 11 juin 2012 Le dimamdie 3 juin et le lundi 4 juin entre 9 h 30 et 20 h, c\u2019est le vote par anticipation.Pour connaître l'adresse de votre bureau de vote par anticipation, consultez l'avis qui vous a été adressé ou visitez le www.electionsquebec.qc.ca.Important! Pour voter, vous devez vous identifier en présentant l'un des documents suivants : \u2022\tla carte d'assurance maladie; \u2022\tle permis de conduire; \u2022\tle passeport canadien; \u2022\tle certificat de statut d'Indien; \u2022\tla carte des Forces canadiennes.Four en savoir davantage : \u2022\tConsultez notre site Web au www.electionsquebec.qc.ca \u2022\tÉcrivez-nous par courriel à info@electionsquebec.qc.ca \u2022\tCommuniquez avec notre Centre de renseignements en composant sans frais le 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) Tous les bureaux de vote par anticipation sont accessibles aux personnes handicapées.Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais le 1 800 537-0644.LE DIRECTEUR C^NÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Parce qtfimyots, ça coir^jtB '-0 Rf iU JACQUES NADEAU LE DEVOIR Cindy, une ex-prostituée, a témoigné de ia difAcuité de se sortir de ce miiieu.PROSTITUTION Le Conseil du statut de la femme précise son approche abolitionniste CAROLINE MONTPETIT Le corps des femmes et des flïles ne devrait jamais être vendu.» C\u2019est par ces propos très clairs que la présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville-Dechêne, a présenté hier un nouvel avis du Conseil sur l\u2019épineuse question de la prostitution.Intitulé La prostitution - Il est temps d\u2019agir, l\u2019avis recommande la dépénalisation complète des femmes prostituées, mais la criminalisation des clients et des proxénètes.Dans une approche abolitionniste, il espère réduire les activités de prostitution au Québec et refuse de considérer la prostitution comme un phénomène inévitable.Parallèlement, il recommande que des mesures soient mises en place pour aider les femmes à se sortir de la prostitution et que des campagnes soient faites pour dénoncer la prostitution et décourager les clients d\u2019y avoir recours.Le Conseil du statut de la femme s\u2019inspire ainsi du modèle suédois, qui a permis, selon ses données, de réduire en dix ans la prostitution de rue de moitié.Il s\u2019inspire également de deux projets en cours dans la région de Montréal qui onfi dit-il, fait leurs preuves : le projet Mobilis «pour protéger les mineures des centres jeunesse contre les proxénètes» et le projet Les Survivantes, «une escouade policière spécialisée qui traque les proxénètes et aide les personnes prostituées à s\u2019en sortir».Le Conseil du statut de la femme espère ainsi venir en aide à la majorité des femmes prostituées qui n\u2019ont pas librement choisi leur condition, mais qui la subissent.«Les jugements ontariens l\u2019ont confirmé: celles qui se sont baptisées les travailleuses du sexe admettent qu\u2019elles ne parlent qu\u2019au nom de 5 à 20% des personnes prostituées, écrit le Conseil du statut de la femme.Il est donc essentiel de se préoccuper de toutes les autres, celles pour qui cette idée de choix et de consentement est un leurre.» Cet avis survient alors qu\u2019un important jugement de la cour ontarienne, recommandant la dé- criminalisation de la tenue de maisons de débauche et du proxénétisme, est soumis à la Cour suprême.«Si la loi canadienne est jugée contraire à la Charte, cela signifiera la décriminalisation totale de la prostitution au pays», précise le Conseil du statut de la femme.Faire pression De son côté, le Conseil recommande donc que le gouvernement du Québec fasse pression sur le gouvernement fédéral pour que soit modifié l\u2019article sur la communication, article 213 du Code criminel, «afin qu\u2019il ne vise plus les personnes prostituées mais qu\u2019il demeure applicable aux clients».Il demande aussi que le gouvernement du Québec vise à supprimer «la promotion de services sexuels dans les petites annonces des journaux, les médias électroniques, Internet et dans l\u2019espace public (panneaux publicitaires ou autres) ».Pour aider les femmes à s\u2019en sortir, le Conseil demande que des maisons d\u2019hébergement, des centres de désintoxication, une aide psychologique adaptée, une aide en formation professionnelle et en réinsertion sociale, ainsi qu\u2019une aide juridique soient mis à la disposition des victimes pour leur permettre de s\u2019en sortir.Pour faire valoir son approche, la présidente du Conseil du statut de la femme était accompagnée de deux «survivantes» de la prostitution, Cindy et Nancy.Les deux femmes ont témoigné de la difficulté de se sortir du milieu de la prostitution ainsi que de la difficulté d\u2019établir une relation équilibrée avec un homme après avoir vécu de la prostitution.Selon Richard Poulin, sociologue qui a publié de nombreux livres sur la prostitution, le pourcentage d\u2019hommes ayant recours aux services d\u2019une prostituée est passé de 12,5% à 8,3% sous la loi suédoise de 1999.Citant un livre de Victor Malarek, Richard Poulin affirme que 11,1% des hommes canadiens ont déjà payé pour avoir une relation prostitutionnelle.Le Devoir ChoxMr entre/ Icl nature/ (yu/ uro eàctnoAt « La/natune/tmuve/tDt/ÿbu#^5t>n/dKemt>u >>-Spielbeig Ktilex®.* ¦: ^ \"y ^df l'océan l»*cirniu'>\u2019 Vu/hniU/ertCerlyophCUf^ et non/ dératuré/ Une/Kturce/d/cnnéga^3 présentée/ 1||j\t_________________ natureU^m/ertâxZn^rur/oycktciCi d/e/YUAtrvmjertiR etiiierttelir Engym.eé'tibgfeéttveé', protéCne^r, vttetmCneé/, KrUcX COIll mJunéroAAAu, artùyicydgxnty (oMiMu^irthlne/), oU0l%\t\t\t(«)\t(%)\t(000)\tbas\thaut CONSOMMATION \"DÏSCR^\t\t\t\t\t\t\t A Alim.Couche-Tard\tATD B\t40,85\t0,89\t2,23\t551\t25,88\t45,35 Astral Media\tACM A\t48,51\t-0,03\t-0,06\t243\t31,00\t48,90 Canadian Tire\tCTC A\t67,22\t0,63\t0,95\t204\t51,80\t71,55 A Cogeco\tCCA\t46,04\t0,51\t1,12\t19\t42,48\t54,28 Corus\tCJR B\t23,50\t-0,05\t-0,21\t246\t18,18\t24,98 A Jean Coutu\tPJC A\t15,56\t0,26\t1,70\t284\t10,38\t15,56 A Loblaw\tL\t31,64\t0,37\t1,18\t455\t31,11\t41,98 A Magna\tMG\t41,75\t0,44\t1,07\t1064\t31,91\t52,46 A Metro\tMRU\t51,01\t0,81\t1,61\t261\t43,70\t55,17 Quebecer\tQBR B\t37,75\t-0,26\t-0,68\t71\t26,52\t40,35 Rena\tRON\t9,73\t-0,06\t-0,61\t483\t8,64\t12,39 A Saputo\tSAP\t42,80\t0,92\t2,20\t536\t35,80\t49,05 Shaw\tSJR B\t19,75\t0,19\t0,97\t925\t18,97\t22,45 Shoppers Drug Mart\tSC\t41,21\t0,38\t0,93\t460\t37,00\t44,44 A Tim Hortons\tTHI\t55,05\t0,70\t1,29\t379\t41,53\t57,91 A Transat A.T.\tTRZ B\t4,84\t0,27\t5,91\t7\t4,57\t13,05 Yellow Media\tYLO\t0,04\t0,00\t0,00\t244\t0,03\t3,94 ÉNERGIE\t\t\t\t\t\t\t Cameco\tCCO\t19,86\t0,05\t0,25\t1271\t17,25\t28,25 Canadian Natural\tCNQ\t29,66\t-0,19\t-0,64\t3 757\t27,25\t42,72 Canadian Oil Sands\tCOS\t20,09\t-0,18\t-0,89\t1 559\t18,17\t30,44 En bridge\tENB\t40,81\t0,20\t0,49\t1943\t28,27\t41,50 A EnCana\tECA\t20,64\t0,21\t1,03\t2 864\t17,25\t33,68 A Enerplus\tERE\t14,33\t0,47\t3,39\t1147\t13,77\t31,54 Nexen\tNXY\t16,20\t0,00\t0,00\t1675\t14,20\t23,67 A Pengrowth Energy\tPGE\t7,36\t0,10\t1,38\t1392\t7,21\t12,86 Pétrolière Impériale\tIMO\t41,51\t-0,09\t-0,22\t662\t34,15\t49,26 Suncor Energy\tSU\t28,03\t-0,12\t-0,43\t5 906\t23,97\t41,58 A Talisman Energy\tTLM\t10,90\t0,29\t2,73\t4 017\t9,72\t20,80 TransCanada\tTRP\t42,33\t0,26\t0,62\t1418\t37,00\t44,75 FINANCIÈRES\t\t\t\t\t\t\t A B.CIBC\tCM\t72,07\t1,74\t2,47\t2 877\t67,32\t80,75 A B.do Montréal\tBMO\t55,23\t1,16\t2,15\t1905\t54,07\t62,20 A B.Laurentienne\tLB\t42,85\t0,51\t1,20\t50\t38,62\t52,49 B.Nationale\tNA\t73,66\t0,52\t0,71\t1042\t63,27\t81,27 A B.Royale\tRY\t51,55\t0,91\t1,80\t2 962\t43,30\t59,13 A B.Scotia\tBNS\t52,97\t0,80\t1,53\t2 831\t47,54\t59,73 A B.TD\tTD\t79,07\t1,08\t1,38\t2 277\t68,13\t85,85 A Brookfield Asset\tBAM A\t33,04\t0,50\t1,54\t917\t25,91\t33,18 Cominar Real\ti\tCUE UN\t23,70\t0,19\t0,81\t195\t20,00\t24,35 Corp.Fin.Power\tPWE\t25,30\t-0,09\t-0,35\t704\t23,62\t31,21 A Fin.Manuvie\tMEC\t11,13\t0,23\t2,11\t6 184\t10,18\t17,31 A Fin.Sun Life\tSLE\t21,32\t0,72\t3,50\t1631\t17,92\t30,49 Great-West Lifeco\tGWO\t20,93\t0,20\t0,96\t606\t19,15\t26,63 Industrielle All.\tlAG\t25,25\t-0,08\t-0,32\t195\t24,75\t41,90 Power Corporation\tPOW\t22,92\t0,10\t0,44\t1070\t20,90\t28,39 TMX\tX\t46,05\t0,13\t0,28\t330\t38,11\t47,70 INDUSTRIELLES\t\t\t\t\t\t\t A Air Canada\tAC B\t0,91\t0,04\t4,60\t1038\t0,78\t2,43 T Bombardier\tBBD B\t3,78\t-0,08\t-2,07\t7 518\t3,30\t7,25 CAE\tCAE\t10,05\t0,02\t0,20\t747\t9,03\t13,09 A Canadien Pacifique\tCP\t76,08\t1,00\t1,33\t528\t46,01\t79,29 A Chemin de fer CN\tCNR\t84,46\t1,33\t1,60\t1122\t63,72\t85,84 SNC-Lavalin\tSNC\t38,14\t0,29\t0,77\t805\t34,92\t59,97 Transcontinental\tTCL A\t9,60\t-0,07\t-0,72\t53\t9,34\t16,40 A Transperce\tTPI\t18,14\t0,22\t1,23\t139\t9,76\t18,57 MATÉRIAUX\t\t\t\t\t\t\t Agrium\tAGU\t80,88\t0,39\t0,48\t623\t63,93\t89,17 Barrick Gold\tABX\t40,59\t0,35\t0,87\t3 616\t35,11\t55,36 Goldcorp\tG\t37,70\t-0,19\t-0,50\t3 206\t32,52\t55,93 T Kinross Gold\tK\t8,29\t-0,10\t-1,19\t3 503\t7,15\t18,17 T Mines Agnico-Eagle\tAEM\t38,66\t-0,65\t-1,65\t985\t31,50\t72,51 Potash\tPOT\t40,91\t0,28\t0,69\t2 146\t39,23\t59,45 T Teck Resources\tTCK B\t30,94\t-0,35\t-1,12\t2 255\t27,39\t51,87 SERVICES PUBLICS\t\t\t\t\t\t\t A Fortis\tETS\t32,90\t0,66\t2,05\t555\t28,24\t34,98 A TransAlta\tTA\t16,85\t0,25\t1,51\t1205\t15,94\t23,42 TECHNOLOGIE\t\t\t\t\t\t\t A CGI\tGIB A\t23,95\t2,94\t13,99\t6 662\t17,02\t24,30 Research In Motion\tRIM\t10,70\t0,04\t0,38\t1697\t10,30\t42,14 TÉLÉCOMMUNICATIONS\t\t\t\t\t\t\t A BCE\tBCE\t41,22\t0,69\t1,70\t1 762\t34,99\t43,00 Bell Allant\tBA\t26,33\t0,03\t0,11\t196\t25,21\t29,19 T Rogers\tROI B\t35,32\t-0,53\t-1,48\t2 252\t34,25\t40,22 A Telus\tT\t60,12\t1,09\t1,85\t512\t49,47\t60,70 FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE\t\t\t\t\t\t\t iShares DEX\tXBB\t31,53\t0,08\t0,25\t107\t29,76\t31,66 iShares MSCI\tXEM\t21,97\t0,15\t0,69\t13\t20,10\t26,54 iShares MSCI EMU\tEZU\t25,94\t0,09\t0,35\t300\t25,57\t39,84 iShares S&P 500\tXSP\t15,01\t-0,03\t-0,20\t696\t12,31\t16,25 iShares S&P/TSX\tXIC\t18,13\t0,04\t0,22\t152\t17,10\t21,92 C CENTRE D ANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC eoonom e oortempo a INDICES QUEBECOIS Indice\tFermeture INDICE QUÉBEC IQ30\t1325,21 INDICE QUÉBEC IQ120\t1352,82 var.pts +21,04 +17,61 Desjardins & Cie var.% +1,61 +1,32 + 79,99 -0,93 + 5,82 + 6,44 + 2,41 + 0,41 + 0,19 + 2,62 + 0,09 + 0,96 + 0,98 0,7 -0,2 0,9 0,9 1,1 0,5 0,1 1.5 0,0 1,4 4,3 Indice Matériaux Immobilier Télécoms Serv.collect.TSX CROISSANCE TSX Venture\t78 210\t1289,73 Volume (000)\tFermeture\tvar.pts\tvar.% 80 204\t305,79\t-0,21\t-0,1 6 851\t224,05\t+ 0,98\t0,4 4 876\t102,23\t+ 0,61\t0,6 5 063\t221,52\t+ 1,23\t0,6 s 13 450\t856,18\t-3,14\t-0,4 + 0,30 0,0 Consultez toutes les cotes boursières 109,88\t+0,58 Titre\t0.5\t\t\t\t\t\t \tSymbole\tFermeture\tVariation ($) (%)\t\tVolume (000)\t52 semaines bas\thaut\t LES PLUS ACTIFS DE LÀ BOURSE DE TORONTO\t\t\t\t\t\t\t IShares S&P/TSX\tXIU\t16,48\t0,12\t0,73\t7 871\t15,61\t20,04 CGI\tGIB A\t23,95\t2,94\t13,99\t6 662\t17,02\t24,30 Osisko Mining\tOSK\t7,71\t0,37\t5,04\t6 316\t6,25\t15,86 Fin.Manuvie\tMFC\t11,13\t0,23\t2,11\t6 184\t10,18\t17,31 Suncor Energy\tSU\t28,03\t-0,12\t-0,43\t5 906\t23,97\t41,58 Viterra\tVT\t16,00\t-0,02\t-0,12\t5 569\t9,30\t16,25 Horizons BetaPro\tHVU\t5,46\t0,12\t2,25\t5 414\t3,33\t63,76 Talisman Energy\tTLM\t10,90\t0,29\t2,73\t4 017\t9,72\t20,80 Canadian Natural\tCNQ\t29,66\t-0,19\t-0,64\t3 757\t27,25\t42,72 Eldorado Gold\tELD\t11,46\t-0,36\t-3,05\t3 664\t10,27\t21,95 LES GAGNANTS EN %\t\t\t\t\t\t\t CE Franklin\tCET\t12,65\t3,30\t35,29\t398\t7,60\t12,65 Mawson Resources\tMAW\t1,44\t0,36\t33,33\t175\t1,03\t2,17 CGI\tGIB A\t23,95\t2,94\t13,99\t6 662\t17,02\t24,30 NGEx Resources\tNGQ\t2,20\t0,22\t11,11\t225\t1,89\t4,00 Timmins Gold\tTMM\t1,76\t0,16\t10,00\t1159\t1,49\t3,45 Ithaca Enrgy\tlAE\t1,90\t0,17\t9,83\t10 059\t1,40\t3,26 Hydrogenics\tHYG\t6,16\t0,55\t9,80\t1\t4,32\t6,74 Maxim Power\tMXG\t2,08\t0,18\t9,47\t10\t1,82\t3,12 Brookfield\tBSD UN\t1,80\t0,15\t9,09\t7\t1,50\t3,80 COM DEV\tCDV\t2,50\t0,18\t7,76\t813\t1,55\t2,83 LES PERDANTS EN %\t\t\t\t\t\t\t Witwatersrand\tWGR\t3,50\t-0,74\t-17,45\t0\t3,50\t7,15 Hanfeng Evergreen\tHE\t1,90\t-0,30\t-13,64\t348\t1,90\t5,45 Signature\tSDF UN\t6,74\t-1,06\t-13,59\t3\t6,01\t8,99 Tanzanian Royalty\tTNX\t3,71\t-0,46\t-11,03\t93\t1,59\t7,55 Aastra\tAAH\t15,29\t-1,71\t-10,06\t133\t13,17\t21,98 Senvest Capital\tSEC\t70,00\t-7,04\t-9,14\t0\t65,00\t89,75 Novacopper\tNCQ\t2,40\t-0,24\t-9,09\t106\t2,40\t5,16 Mcw&min Ands Acq\tMAQ\t2,30\t-0,19\t-7,63\t71\t2,04\t6,33 Noranda Income\tNIE UN\t4,95\t-0,40\t-7,48\t106\t4,25\t6,35 Faircourt Split\tFCS UN\t4,76\t-0,37\t-7,21\t4\t4,02\t7,38 LES GAGNANTS EN $\t\t\t\t\t\t\t Fairfax Financial\tFFH\t407,00\t5,56\t1,39\t16\t360,02 442,00\t CE Franklin\tCET\t12,65\t3,30\t35,29\t398\t7,60\t12,65 SXC Health\tSXC\t94,90\t3,21\t3,50\t3 520\t41,45\t99,56 CGI\tGIB A\t23,95\t2,94\t13,99\t6 662\t17,02\t24,30 PowerShares DB\tDCE\t50,53\t2,32\t4,81\t1\t39,00\t85,00 Dollarama\tDCL\t57,19\t2,24\t4,08\t308\t29,10\t57,75 B.CIBC\tCM\t72,07\t1,74\t2,47\t2 877\t67,32\t80,75 Chemin de fer CN\tCNR\t84,46\t1,33\t1,60\t1122\t63,72\t85,84 Genivar\tGNV\t24,88\t1,20\t5,07\t25\t19,83\t28,90 Telus\tTA\t58,66\t1,19\t2,07\t399\t46,86\t59,03 LES PERDANTS EN $\t\t\t\t\t\t\t Senvest Capital\tSEC\t70,00\t-7,04\t-9,14\t0\t65,00\t89,75 Aastra\tAAH\t15,29\t-1,71\t-10,06\t133\t13,17\t21,98 Walter Energy\tWLT\t49,35\t-1,35\t-2,66\t1\t48,77\t125,04 Wajax\tWJX\t50,64\t-1,30\t-2,50\t65\t27,80\t53,43 Lundin Petroleum\tLUP\t17,51\t-1,24\t-6,61\t3\t10,75\t27,51 MEG Energy\tMEG\t34,45\t-1,24\t-3,47\t688\t32,26\t52,90 Newgrowth\tNEW A\t31,19\t-1,20\t-3,70\t0\t25,64\t32,50 Teck Resources\tTCK A\t32,02\t-1,18\t-3,55\t0\t27,53\t52,71 Nike Resources\tNKC\t30,60\t-1,09\t-3,44\t2 721\t27,81\t80,29 Signature\tSDF UN\t6,74\t-1,06\t-13,59\t3\t6,01\t8,99 NEW YORK S&P 500 1310,33 ^ -2,99 -0,23% Evolution sur 250 jours NASDAQ 2 827,34 -10,02 -0,35% Evolution sur 250 jours DOW JONES 12 393,45 -26,41 -0,21% LES MARCHÉS INTERNATIONAUX\t\t\t\t1$ vaut 0,6282 livre SUISSE Indice\tFermeture\tvar.pts\tvar.%\t1$ vaut 0,9405 franc Euronext 100 (Europe)\t576,81\t-0,12\t-0,0\tMEXIQUE CAC 40 (France)\t3 017,01\t+ 1,43\t0,0\t1$ vaut 13,8947 pesos DAX (Allemagne)\t6 264,38\t-16,42\t-0,3\tAUSTRALIE FTSE MIB (Italie)\t12 873,84\t+ 1,26\t0,0\t1$ vaut 0,9936 dollar MXSE (Mexique)\t37 872,95\t-197,72\t-0,5\tCHINE Bovespa (Brésil)\t54 490,41\t+ 692,50\t1,3\t1$ vaut 6,1538 renminbis Shanghai (Chine)\t2 372,23\t-12,43\t-0,5\tHCNG KCNG Hang Seng (Hong Kong)\t18 629,52\t-60,70\t-0,3\t1$ vaut 7,5143 dollars Nikkei 225 (Japon)\t8 542,73\t-90,46\t-1,0\tJAPCN ASX ALL ORD (Australie)\t4 133,73\t-14,96\t-0,4\t1$ vaut 75,8725 yens RTS (Russie)\t1 249,72\t+ 7,29\t0,6\t PÉTROLE 86,53 -1,29 $US v -1,47%\t?OR 1562,60 -0,80 $US 'V -0,05%\t?DOLLAR CANADIEN 96,81 -0,35 0US 1$US = 103,30(|: 0,783 -0,0025 EURO 1 EURO = 1,2772$ Autres devises ROYAUME-UNI Bien plus que du capital de développement, un accompagnement stratégique pour vos projets de croissance et de transfert d'entreprise.C'est tout Desjardins qui appuie les entreprises.dcrdesjardins.com ^ Desjardins Coopérer pour créer l'avenir ECONOMIE SNC-Lavalin se retire du chantier maritime Davie SYLVAIN LAROCQUE Moins d\u2019un an après avoir pris une participation dans le chantier maritime Davie de Lévis, SNC-Lavalin a annoncé hier qu\u2019elle mettait fin à l\u2019aventure.Dans un bref message envoyé aux médias, la vice-présidente aux communications de SNC, Leslie Quinton, a indiqué que l\u2019entreprise montréalaise avait «pris la décision difficile de mettre fin à sa participation au sein de la coentreprise Davie ».Quinton a précisé qu\u2019«à la suite d\u2019une analyse approfondie», le géant de l\u2019ingénierie a «conclu que cette initiative ne répondait pas aux critères d\u2019évaluation des risques financiers et d\u2019affaires requis pour aller de l\u2019avant».SNC-Lavalin promet de «collaborer avec toutes les parties prenantes au dossier pour faciliter la transition ».Cette décision a eu l\u2019effet d\u2019une douche froide sur les sjm-diqués du chantier maritime.Le président du syndicafi Paul-André Brulotte, s\u2019explique mal cette décision, d\u2019autant qu\u2019il avait eu de récentes discussiops avec les gens de SNC-Lavalin.A peine 11 travailleurs sont à l\u2019œuvre au chantier de Lévis, mais selon M.Brulotte, ce nombre devait passer à 1000 dans les prochaines semaines, voire dans les prochains jours, afin de redémarrer les activités pour des réparadons sur quatre navires.Selon lui, SNC-Lavalin souhaitait une commande de cinq bateaux pour se sentir plus rassurée sur le plan économique.«Lavalin a toujours dit qu\u2019elle souhaitait obtenir le contrat de cinq navires, dont les deux tra-versiers du gouvernement [du Québec] pour avancer.Nous en avions quatre sous contrat», a suggéré M.Brulotte.Le syndicat reconnaît que la gestion de risque, lorsqu\u2019il est question du redémarrage d\u2019un chantier naval, est toujours difficile à évaluer.Il n\u2019en demeure pas moins que le senti- ment général tendait plutôt vers une sortie de crise et non un départ de la part d\u2019un partenaire de premier plan.«Les dernières discussions avec SNC-Lavalin nous donnaient l\u2019espoir d\u2019un règlement.Après 10 mois, on croyait toucher au but», a mentionné Paul-André Brulotte, visiblement déçu de la tournure des événements.De son côté, le ministre du Développement économique, Sam Hamad, a reconnu que sans couler les efforts de relance, le départ de SNC-Lavalin ne vient certainement pas contribuer à une reprise des activités.«Faut voir maintenant quels seront les impacts de la décision de SNC.Deuxiè-ment, le contribuable au Québec a fait sa part alors il faudra voir qu\u2019elles seront les autres ouvertures », a indiqué le ministre.Une autre rencontre est prévue aujourd\u2019hui avec des représentants de Davie Canada et le syndicat.C\u2019est l\u2019été dernier qu\u2019une coentreprise formée de l\u2019entreprise ontarienne Upper Lakes Group et de SNC a acquis Davie dans l\u2019espoir de décrocher de lucratifs contrats fédéraux de construction de navires d\u2019une valeur totale de 33 milliards.Qr en octobre, ces contrats ont plutôt été confiés à des chantiers maritimes de Vancouver et de Halifax.Davie peut encore soumissionner en vue de construire une partie des 116 navires de plus petite taille qu\u2019Qttawa commandera au cours des prochains mois, au coût total de 2 milliards.L\u2019an dernier, dans le but de donner un coup de pouce à Davie, Québec lui avait accordé, sans appel d\u2019offres, un contrat de 150 millions pour construire deux navires destinés à la Société des traversiers du Québec.L\u2019entreprise doit également terminer la construction de bateaux pour le compte de clients européens.La Presse eanadienne Les banques Nationale et CIBC affichent des bénéfices en hausse GERARD BERUBE La Nationale a annoncé une hausse de 5% de son dividende en marge d\u2019une pro-gression,de 69% de son bénéfice net.A la CIBC, l\u2019accroissement de la rentabilité s\u2019est chiffré à 6 %.Au total, les six grandes banques ont cumulé un bénéfice net de 7,1 milliards au deuxième trimestre, de 14,2 milliards après six mois en 2012.La Banque Nationale a comptabilisé un bénéfice net de 553 millions au deuxième trimestre clos le 30 avril 2012, en hausse de 69% sur celui de 327 millions du trimestre correspondant de 2011.Le plus récent résultat renferme un gain de 246 millions (de 212 millions après impôts) relatif à la vente, à Fiera Capital, des activités de sa filiale en gestion de portefeuille Natcan.Sans ce poste exceptionnel, le bénéfice net du trimestre atteint les 347 millions, ou 1,95$ par action, en hausse de 6% sur celui de 327 millions, ou de 1,78$ l\u2019action, réalisé un an plus tôt, poussant le rendement sur fonds propres à 21,3%.La Nationale a accompagné cette annonce d\u2019une hausse de 5% de son dividende trimestriel, qui passe à 79 C par action ordinaire.Au total, après six mois, le bénéfice net s\u2019est chiffré à 904 millions, contre 668 millions au premier semestre de 2011.En excluant le gain net réabsé dans la transaction qui a permis à la Nationale d\u2019obtenir une participation de 35% dans Fiera Capital, le bénéfice net s\u2019établit à 700 millions, ou à 3,95$ par action, en hausse de 5% sur celui de 668 milbons, ou de 3,64$ l\u2019action, du premier semestre de 2011.«La Banque Nationale a continué de réaliser d\u2019excellents résultats d\u2019exploitation malgré une concurrence accrue et des conditions de marché moins favorables », a commenté le président et chef de la direction Louis Vachon, qui ajoute : «La Banque bénéficie d\u2019un niveau solide de fonds propres pour soutenir ses initiatives de croissance et ajouter de la valeur aux actionnaires, notamment par la croissance de son dividende.» Dernière des six grandes banques à dévoiler ses résultats, la CIBC a comptabilisé pour sa part un bénéfice net de 811 millions au deuxième trimestre clos le 30 avril 2012, en hausse de 6% sur celui de 767 millions du trimestre correspondant de 2011.Par action, il est passé de 1,83$ à 2$, produisant un rendement sur fonds propres de 22,1%.Au total, après six mois, le bénéfice net de la CIBC atteint 1,65 milliard, ou 3,97$ par action, contre 1,53 milliard, ou 3,87$ par action, un an plus tôt.Cette progression de 8% a été réalisée malgré un ajout de 118 millions, à 646 millions, à la provision pour pertes sur créances entre les deux semestres de comparaison.Ces résultats portent le bénéfice net des six grandes banques au-dessus des 7 milliards pour le deuxième trimestre, en hausse de 7,5% sur un an.Pour le premier semestre, le bénéfice cumulé de ces institutions dépasse les 14 milliards, en hausse de 6,3%.Le Devoir LE DEVOIR, LE VENDREDI I®'\u2018 JUIN 2012 A 7 ECONOMIE Une grosse bouchée pour CGI La firme montrélaise doublera de taille si elle acquiert l\u2019anglo-néerlandaise Logica pour 3,3 milliards ERIC DESROSIERS Le Groupe CGI veut doubler sa taille en achetant un concurrent européen pour 3,3 milliards, dont environ le tiers viendra de la Caisse de dépôt et placement.La firme montréalaise qui oeuvre dans le domaine des technologies de l\u2019information et de gestion a déposé hier une offre amicale pour acquérir sa concurrente anglo-néerlandaise Logica.Le projet d\u2019acquisition prévoit le versement d\u2019une somme de 2,8 milliards au comptant (1,7 milliard £) et la prise en charge d\u2019une dette nette de 515 millions (322 millions £).Elle bénéficie déjà de l\u2019appui «irrévocable» du conseil d\u2019administration de Logica ainsi que de certains de ses actionnaires les plus importants représentant plus de 18% de son actionnariat, a précisé CGI.Cette acquisition serait la plus importante de l\u2019histoire du géant québécois dont la croissance s\u2019est pourtant beaucoup faite de cette manière, puisqu\u2019il s\u2019apprête à avaler un poisson encore plus gros que lui.CGI compte actuellement 31000 professionnels et des revenus annuels de 4,3 milliards.Après la transaction, ces nombres devraient passer à 72000 professionnels dans 43 pays pour des revenus totaux de 10,4 milliards.CGI deviendrait ainsi le sixième joueur en importance de son industrie à l\u2019échelle mondiale.Elle prévoit une hausse immédiate de 25% à 30% de ses bénéfices par action.«Cette annonce correspond à notre stratégie de croissance rentable, a déclaré le président et chef de la direction de CGI, Michael Roach.De plus, nous sommes persuadés qu\u2019une consolidation mondiale de notre industrie est à la fois nécessaire et inévitable.» Un bon mariage CGI n\u2019est pas sans savoir que Logica traverse en ce moment une période difficile.La morosité de l\u2019économie en Europe a durement frappé ses clients privés et gouvernementaux, faisant chuter ses bénéfices avant impôts de 193 millions £ à seulement 33 millions £ l\u2019an dernier et le forçant à annoncer, en décembre, la mise à pied d\u2019environ 3 % de son personnel, soit plus de 1300 employés.CGI a d\u2019ores et déjà prévu dépenser environ 165 millions en trois ans dans le but de réaliser, à terme, des économies d\u2019intégration d\u2019environ 200 millions par année.Selon ses promoteurs et plusieurs analystes, les deux compagnies feraient un beau couple.Toutes deux très présentes auprès des gouvernements et des entreprises de services financiers, l\u2019une (CGI) tire plus de 90% de ses revenus en Amérique du Nord alors que l\u2019autre (Logica) brasse la vaste majorité de ses affaires en Europe, qui compterait à elle seule pour 30 % du marché des technologies de l\u2019information, ou 200 milliards «>.Logica a également quelques activités dans le marché très prometteur de l\u2019Asie.Les investisseurs semblent aussi voir la transaction d\u2019un bon œil.Le titre de Logica a bondi de 69% à Londres, alors que celui de CGI augmentait de 14%.L\u2019offre d\u2019acquisition de la compagnie montréalaise représente une prime de 60% par rapport à la valeur du titre de Logica à sa clôture, mercredi, et de près de 50% par rapport au prix moyen lors du dernier mois.Même à ce prix, Logica serait relativement une bonne affaire, ont observé des analystes.Il ne serait pas étonnant, selon eux, qu\u2019un autre investisseur vienne surenchérir avec une contre-offre.Les noms d\u2019IBM, Accenture, Dell et Capgemini ont notamment été lancés.CGI espère avoir conclu la transaction d\u2019ici la fin septembre.Un milliard de la Caisse Si elle y parvient, la compagnie le devra largement à la Caisse de dépôt et placement du Québec.L\u2019institution doit, en effet, investir 1 milliard de dollars dans CGI dans le cadre de l\u2019opération, 2 milliards supplémentaires devant venir de prêts à terme et 650 millions devant être puisés à même les facilités de crédit de CGI.«Cet investissement correspond en tout point à notre stratégie qui vise à favoriser la croissance internationale des entreprises québécoises tout en générant des rendements attrayants à long terme pour nos déposants», a déclaré Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse.Cette mise devrait plus que tripler la participation de la Caisse dans CGI avec l\u2019équivalent de 22,2% de l\u2019ensemble des actions émises et de 11,2% des droits de vote.La Caisse doit aussi gagner dans l\u2019opération le droit d\u2019avoir un représentant au conseil d\u2019administration de la compagnie montréalaise.Avec la BBC, le Guardian, La Presse canadienne et le Wall Street Journal Le Devoir r JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le vice-président et chef des opérations de Stornoway Diamond Corporation, Patrick Godin, et Matt Manson, ie président et chef de ia direction de i\u2019entreprise, ont inauguré hier ies iocaux du nouveau siège sociai de ia minière, à Longueuii.Les diamants québécois prendront la route d\u2019Anvers Aucune discussion n\u2019a lieu entre le Gouvernement et Stornoway Diamond Corporation pour favoriser la transformation des pierres au Québec ALEXANDRE SHIELDS Même si le gouvernement Charest a répété à quelques reprises qu\u2019il souhaitait que des diamants de la première mine du genre au Québec soient transformés ici, aucune discussion n\u2019a jusqu\u2019à maintenant été menée avec l\u2019entreprise qui l\u2019exploitera, soit Stornoway Diamond Corporation.«Nous n\u2019avons pas de discussion avec le gouvernement à ce sujet», a indiqué hier son vice-président et chef des opérations, Patrick Godin, au cours d\u2019un point de presse donné dans les locaux de leur nouveau siège social, à Longueuii.Il a ajouté que Québec n\u2019a pas, jusqu\u2019à présent, formulé de «demande» afin que les précieuses pierres soient transformées ici, ce qui créerait des emplois.Pour l\u2019instant, les diamants qui sortiront de la mine située dans les monts Qtish, et dont Investissement Québec détient 35% des actions, prendront le chemin d\u2019Anvers, en Belgique.Ils y sont habituellement transi-gés avant d\u2019être envoyés en Inde ou en Thaïlande pour y être taillés.Le gouvernement Charest a toutefois indiqué, dans la stratégie minérale dévoilée en 2009, qu\u2019il souhaitait que 10% des diamants tirés du sol québécois soient traités ici.Le ministre des Ressources naturelles.Clément Gignac, a réitéré cette intention en avril dernier.Il a alors dit vouloir possiblement instaurer des incitatifs pour permettre l\u2019implantation de l\u2019industrie de la transformation.Pas question d\u2019obliger les minières à le faire.En 2004, les libéraux s\u2019étaient par ailleurs vantés d\u2019avoir attiré au Québec une société internationale spécialisée dans le traitement du diamant.Celle-ci s\u2019était installée à Matane, grâce à des incitatifs financiers.Qn avait même mis sur pied un programme de formation de travailleurs affilié au cégep de Matane.Mais les diamants n\u2019étaient pas alors au rendez-vous.Maintenant, on sait que Stornoway pourrait tirer un minimum de 18 millions de carats de sa mine, et ce, dès 2016.L\u2019entreprise s\u2019attend toutefois à ce que les ressources soient beaucoup plus importantes, a indiqué hier M.Godin.La valeur moyenne de la ressource est de 180$ par carat.Mais Stornoway estime que ce n\u2019est pas à elle de prendre les devants pour qu\u2019il y ait de la transformation des pierres précieuses au Québec.«Nous sommes un producteur de diamants bruts, a fait valoir Patrick Godin.Si le gouvernement, dans sa stratégie minérale, veut garder une partie de la production québécoise dans le but de polir des diamants, on n\u2019a rien contre.Le gouvernement est souverain.» «Nous ne sommes pas un distributeur joaillier, donc ce n\u2019est pas notre sphère d\u2019activités», a ajouté le vice-président et chef des opérations.Par ailleurs, la minière a indiqué hier qu\u2019il est effectivement question de la construction d\u2019une ligne de transport électrique pour alimenter son projet.Mais même si la minière était obligée d\u2019alimenter son complexe minier avec des carburants fossiles, celui-ci serait rentable avec une «bonne marge de profits», a dit M.Godin.Stornoway a trois lobbyistes inscrits au registre québécois.Ceux-ci ont notamment pour «mandat» de faire valoir auprès du gouvernement qu\u2019une éventuelle ligne électrique destinée à leur mine serait une « infrastructure socialisable » qui pourrait être partagée avec d\u2019autres utilisateurs.Le Devoir La croissance du PIB aux É.-U.a ralenti plus que prévu au premier trimestre La croissance économique des Etats-Unis a ralenti plus qu\u2019on ne le pensait jusque-là au premier trimestre, selon la deuxième estimation du PIB américain d\u2019hiver publiée hier à Washington.Le PIB du pays a augmenté de 1,9% en rjdhme annualisé de janvier à mars après avoir progressé de 3% pendant les trois mois d\u2019automne, a indiqué le département du Commerce.Le ministère a revu en baisse de 0,3 point sa première estimation publiée fin avril.-Agence France-Presse Croissauce eu berue eu lude, avec uue progressiou de 5,3 % La croissance de l\u2019Inde au quatrième trimestre de son exercice budgétaire 2011-2012, de janvier à mars, a ralenti à 5,3% sur un an, une performance très décevante pour la quatrième puissance économique d\u2019Asie, dirigée par un gouvernement fragilisé.Pour l\u2019ensemble de l\u2019exercice, la croissance a ralenti à 6,5%, selon les données officielles, soit moins que les prévisions du gouvernement, qui tablait sur une progression annuelle de 6,9%.L\u2019Inde avait enregistré en 2010-2011 une croissance de 8,4%.-Agence France-Presse BRP fabriquera ses motomariues au Mexique ; 500 emplois touchés à Valcourt GERARD BERUBE B RP a annoncé le transfert de la production de ses motomarines dans une usine à construire au Mexique et l\u2019im-parddon de ses services de distribution.Au total, 500 emplois à Valcourt seront touchés.Le manufacturier ne prévoit cependant aucune mise à pied, 400 d\u2019entre eux devant se voir offrir un départ à la retraite.Les activités de production mexicaines de Bombardier Produits récréatifs (BRP) seront renforcées.Le manufacturier québécois entend y construire une nouvelle usine l\u2019an prochain, qui recevra la production de moteurs actuellement fabriqués à son usine de Juarez et l\u2019assemblage des motomarines présentement effectué à Valcourt.BRP a également décidé d\u2019impartir la distribution nord-américaine des pièces, accessoires et vêtements à un fournisseur restant à identifier.Au total, ce repositionnement impliquera l\u2019élimination de 500 emplois à Valcourt au cours des 18 à 36 prochains mois, dont 125 dans les activités de distribution.Dans sa recherche d\u2019un fournisseur de services logistiques, BRP a lancé un processus d\u2019appel d\u2019offres international.Pierre Pichette, vice-président aux communications et affaires publiques de BRP, a précisé que chaque employé touché se verra offrir une option.«Il n\u2019y aura pas de mise à pied», insiste-t-il.Il estime qu\u2019environ 400 employés se verront offrir une allocation de départ à la retraite.D\u2019autres bénéficieront d\u2019une prime à la formation liée à leur transfert, soit dans de nouvelles fonctions à Valcourt, soit dans les installations de BRP à Sherbrooke, soit chez le nouveau fournisseur de services logistiques.Pour leur part, les effectifs au Mexique devraient croître de quelque 300 personnes d\u2019ici à 18 mois.Pierre Pichette a rappelé que le marché des motomarines est en baisse, avec un déclin de la rentabilité accéléré sous l\u2019acdon des Yamaha, Honda et autres manufacturiers internationaux.En revanche, BRP veut faire de la place à l\u2019usine de Juarez pour répondre à la forte demande pour les VTT et les véhicules côte à côte, et à Valcourt pour les «roadsters».L\u2019annonce d\u2019hier est survenue quelque six semaines après qu\u2019Investissement Québec eut indiqué que BRP avait remboursé par anticipation le solde de deux prêts à redevances.L\u2019un avait été accordé en 2007 afin d\u2019appuyer le développement du Canam Spyder.L\u2019autre en 2009 pour accompagner BRP dans une conjoncture économique difficile.«Depuis que nous sommes indépendants, nous avons reçu du gouvernement pour 97 millions de dollars de prêts en recherche-développement.Nous avons tout remboursé.Nous avons remboursé 140 millions en capital et intérêts», a souligné Pierre Pichette.Le Devoir LOTO QUÉBEC Résultats des tirages du : 2012-05-30 02 21 36 37 45 47 Uf f 1?^ 01 04 06 11 16 22 I Prochain gros lot (approx.) : 26 000 000 $ El 6746110 LOTS BONIS\t\t 07 26 41 43 44 48* IS 22 2Z 2S 44 4Ê*\t\t1 16 17 20 29 31 43*\tCe soir, 32 MILLIONS $\t1 'CAGNOTTE PARTAGEABLE DE 100 000 $\t(approximatif)\tK En cas de disparité entre cette liste et la liste ofliclelle de Loto-Quôbec, cette dernière a priorité.\t^\t\t S Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience ënn^^l 514*861 *0630 Vieux-Montréal A 8 LE DEVOIR LE VENDREDI I®'\u2018 JUIN 2012 EDITORIAL CONFLIT ETUDIANT Restons calmes ! La bataille de principes autour des droits de scolarité aveugle les parties au point où elles n\u2019arrivent plus à voir les compromis acceptables, même lorsqu\u2019ils trônent sur la table.La suspension des échanges doit être temporaire, le temps de refroidir les esprits.Il y a toujours de quoi discuter.S Marie-Andrée Chouinard elon toute apparence, plus l\u2019on discute, moins l\u2019on se comprend.Lorsqu\u2019un camp s\u2019obstine à exiger le gel des droits, et que l\u2019autre fait d\u2019une juste part payée par les étudiants une affaire d\u2019orgueil, les échanges se gangrènent, même à la troisième ronde de négociations ! Lorsqu\u2019on prime, on travaille sans la moindre marge de manœuvre financière, pas l\u2019ombre d\u2019un sou neuf, difficile de ne pas frôler le cul-de-sac.Mais il faut aller au-delà des apparences.L\u2019entêtement aveugle les parties au point où elles ne perçoivent plus, ni d\u2019un côté ni de l\u2019autre, ce qui s\u2019approche d\u2019un compromis auquel ils sont tenus d\u2019arriver afin de préserver la paix sociale.Entre une hausse démesurée de 325 $ par année pendant cinq ans, et l\u2019utopie du gel des droits, se trouve forcément un juste milieu, fût-il temporaire.Dans un laïus fort détaillé hier, reprenant l\u2019ensemble des propositions mises sur la table par le gouvernement depuis le début dp conflit, le premier ministre Jean Charest et la ministre de l\u2019Éducation Michelle Courchesne ont confié avoir soumis une hausse de 219$ par année pendant sept ans: refusée.Puis une option de 100$ la première année, avec compensation des 154$ manquants dans la cagnotte des crédits d\u2019impôt: refusée.Cette option du crédit d\u2019impôt est donc une «piste intéressante» qui ne rebute pas le gouvernement.Quant à la hausse de 100$ pour une première année, les associations étudiantes doivent concéder qu\u2019elle correspond exactement à ce qui a été mis de l\u2019avant par Québec entre 2007 et 2012.Il y a peut-être là non pas le fin détail d\u2019une entente de principe, mais le canevas d\u2019un compromis acceptable.Les deux parties doivent reprendre là où elles ont laissé.Le premier ministre Jean Charest affirme que son équipe fut toujours à l\u2019écoute et de bonne foi, mais comme il lui a fallu du temps avant que ces atouts se déploient! Au point où une affaire de droits de scolarité \u2014 débattue en effet maintes et maintes fois au Québec \u2014 s\u2019est transformée en guerre ouverte.L\u2019équipe gouvernementale a poussé très loin hier le paradoxe : elle venait de quitter le champ de bataille qu\u2019elle appelait immédiatement après à une «accalmie».Cet appel au calme traduit une nervosité, justifiée par ailleurs.Mais il résulte d\u2019une stratégie pour le moins étrange : comment cette volte-face peut-elle apaiser les esprits ?De quelle manière, à l\u2019approche d\u2019événements festifs tels le Grand Prix et les festivals qui se succéderont à Montréal, peut-on imaginer qu\u2019une suspension des négociations aura l\u2019effet d\u2019un analgésique?Québec ne peut pas céder à la «menace», mais il a le devoir aussi de ne pas mettre le feu aux poudres.Voyons cela comme une preuve additionnelle de l\u2019incapacité du gouvernement Charest de comprendre la nature du mouvement d\u2019opposition avec lequel il est condamné à parlementer, ne lui en déplaise.Les étudiants font face eux aussi à des choix cruciaux : ils ont raison de souhaiter encore et toujours la discussion, puisque c\u2019est la seule avenue possible, mais ils devront également avancer sur la voie du compromis.Accepter une portion de la hausse qu\u2019on leur refile, si elle est raisonnable, paraît inévitable.Il leur incombe en outre de ne pas provoquer le chaos par le discours.En attendant le passage aux urnes, restons calmes.Cette crise en plusieurs actes connaîtra son épîlogue sî, et seulement si, des échanges réfléchis se poursuivent.THOMAS MULCAIR L\u2019ennemi numéro 1 bornas Mulcaîr est réputé pour ne pas avoir froid aux r ^ yeux.Il ne refuse aucun débat et les mots coup-de-polng ne lui manquent jamais.Élu chef du Nouveau Parti démocratique depuis tout juste deux mois, le voilà déjà en guerre ouverte avec les élites politiques et économiques de l\u2019Alberta, dont il dénonce les méthodes d\u2019exploitation des sables bitumineux.Pendant la course au leadership, il avait écrit que le pétrole qu\u2019on en tire est sale.L\u2019expression «dirty oil» laissait entrevoir ce qui allait suivre.Ainsi, il ne cesse depuis quelques semaines de dénoncer les effets pervers de l\u2019exploitation des sables bitumineux sur l\u2019économie canadienne, tout particulièrement sur celle de l\u2019Qn-tario et du Québec dont les industries manufacturières peinent à exporter à cause d\u2019un dollar canadien gonflé par les pétrodollars albertains.Il parle du sjmdrome hollandais, en référence à la situation vécue par ~ les Pays-Bas dans les années 1960 et 1970 à la suite de la découverte de riches gisements de pétrole.Qu\u2019il ait été déclaré ennemi numéro 1 de l\u2019Al-\tberta par la presse et les politiciens albertains ne lui fait ni chaud ni froid.Loin s\u2019en faut! Réaction typique du bagarreur, Thomas Mulcair s\u2019est rendu hier sur le terrain de ses adversaires leur expliquer qu\u2019il fallait internaliser à la production du pétrole albertain les coûts environnementaux.L\u2019industrie tire des profits artificiels de l\u2019exploitation d\u2019une ressource en reportant sur les générations futures ces coûts.Qn pourrait croire Thomas Mulcair inutilement provocateur, se tirant littéralement une balle dans le pied puisqu\u2019avec un tel discours le NPD ne fera jamais de percée dans les provinces de l\u2019Quest, où il n\u2019a en tout que trois députés.Justement, c\u2019est parce que cette région lui est hostile qu\u2019il préfère la délaisser aux conservateurs.Un pari similaire à celui fait par le premier ministre Stephen Harper à la dernière élection d\u2019emporter la victoire sans le Québec.La clé d\u2019une victoire néodémocrate se trouve en Qntario, au Québec et en Colombie-Britannique.En attaquant l\u2019exploitation des sables bitumineux aussi vigoureusement, il cherche manifestement à polariser autour de deux visions opposées du développement économique un débat dont les protagoifistes seront lui et Stephen Harper.L\u2019objectif est bien sûr d\u2019en exclure le Parti libéral et le Parti vert.Stratégie un brin machiavélique, pensera-t-on.Cela correspond au personnage, mais aussi à l\u2019adversaire.Les conservateurs s\u2019y connaissent aussi en ce domaine.Son pari pourrait être bon.-¦X, Bernard Descôteaux LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO UOI AMTÎAAASiîWC P\u2019ANOMVAAOU^'.0 Coucou! LETTRES Détournement de fonds Considérons, deux façons de financer l\u2019université.L\u2019État assume l\u2019essentiel du coût des études universitaires (c\u2019est le cas dans la plupart des pays du monde), puis se rembourse grâce aux impôts payés par les étudiants une fois ceux-ci sur le marché du travail.La seconde façon, celle prônée par le Parti libéral, consiste à demander aux étudiants de contracter des prêts pour payer des droits de scolarité toujours plus élevés, puis à rembourser à ces mêmes étudiants une partie de leurs intérêts sous forme de déductions fiscales.La différence entre les deux méthodes : un gigantesque détournement de fonds de la poche des Québécois vers les banques.Car il est bien évident que, si les sommes versées au titre des déductions fiscales étaient plutôt utilisées en amont pour diminuer les droits de scolarité, c\u2019est autant d\u2019argent qui n\u2019aurait pas à être emprunté et qui ne générerait donc pas de revenu pour les banques.Le choix de demander des droits de scolarité élevés pourrait légitimement être vu comme un choix idéologique, un choix de société défendable, si l\u2019État ne redonnait pas d\u2019une main (après les études) ce qu\u2019il refuse de donner de l\u2019au- tre (avant les études).Le choix fait ici consiste seulement à pousser les étudiants vers les succursales bancaires et vers l\u2019endettement, puis à faire financer une partie de cet endettement par les contribuables québécois sous forme de déductions fiscales.Yann Jacques Le 30 mai 2012 99 % pour vrai ?La ministre déléguée aux services sociaux, Dominique Vien, répète abondamment que le nombre de personnes handicapées en attente de services a diminué de 99%.Sous des apparences encourageantes, l\u2019état de l\u2019accessibilité aux services pour les personnes handicapées est loin d\u2019être aussi rose.En fait, il y a de quoi s\u2019indigner.Le Plan d\u2019accès aux services pour les personnes ayant une déficience du MSSS a réduit de 99% la liste d\u2019attente datant de 2008.Autrement dit, quatre ans plus tard, il y a encore 1% des personnes handicapées toujours en attente de service à ce jour.Depuis ce temps, des gens s\u2019ajoutent continuellement.Comment le MSSS a-t-il réussi la prouesse de réduire l\u2019attente de 99%?Fa- cile, le Plan d\u2019accès s\u2019applique seulement pour le premier service.Les personnes handicapées qui ont des besoins multiples reçoivent un service, mais continuent d\u2019attendre pour les autres.Bien souvent le premier service ne correspond pas au besoin le plus urgent.En accédant à un premier service, la personne handicapée n\u2019est plus comptabilisée sur la liste d\u2019attente.C\u2019est ce que le Protecteur du citoyen a appelé le phénomène du déplacement de l\u2019attente.Cette approche comptable n\u2019a qu\u2019un effet artificiel sur l\u2019amélioration de l\u2019accès aux services.La Semaine québécoise des personnes handicapées, du 1®\"^ au 7 juin, est le moment de sensibiliser la population au fait que l\u2019accès aux services requis, à temps et en quantité suffisante, est une condition préalable pour favoriser l\u2019épanouissement et la participation sociale des personnes qui ont une déficience.H est temps que le MSSS délaisse son approche comptable et pose les gestes qui comptent pour que les personnes handicapées et leur famille accèdent sans délai à tous les services dont ils ont besoin.Olivier Martin Coordonnateur, Mouvement PHAS Le 30 mai 2012 LIBRE OPINION L\u2019arrêt des manifestations demandé YVES-THOMAS DORVAL Président du Conseil du patronat du Québec Plusieurs intervenants du milieu des af faires qui s\u2019intéressent en particulier à l\u2019économie de Montréal, au tourisme, aux grands événements et aux arts de la scène se disent préoccupés par les impacts des manifestations publiques à l\u2019aube de la saison estivale.Il ne fait pas de doute que, même si les manifestations se sont transformées de manière plus festive, des répercussions significatives se font sentir de plus en plus négativement: que ce soit une baisse d\u2019achalandage marquée dans les restaurants et les boutiques du centre-ville de Montréal, les coûts additionnels de sécurité pour de nombreux établissements, le ralentissement dans les réservations de chambres et de billets de spectacles et d\u2019événements, voire d\u2019annulations ou, encore, les retards dans le transport des personnes et des biens sur file de Montréal, sans compter, bien sûr, les coûts inhérents pour les services publics touchés sur les plans municipal et provincial.En plus du court terme, ces impacts risquent de s\u2019aggraver à moyen et plus long terme si on ne cesse tout de suite les manifestations publiques, festives ou autres, qui se déroulent inlassablement et qui essaiment de plus en plus dans d\u2019autres régions du Québec.Car, en plus du manque de revenus pour des organisations commerciales ou autres, il est aussi question de pertes d\u2019emploi, de non-embauche et de réduction d\u2019heures de travail pour des concitoyens (y compris des étudiants) qui en ont bien besoin.Il est aussi question de l\u2019image de marque de Montréal et poten- tiellement du Québec en entier, qui est touchée de plus en plus et qui pourrait prendre des années à être rebâtie.Au-delà des questions du financement nécessaire des universités, nous désirons plaider ici la cause de Montréal et de sa réputation, de sa qualité de vie et de sa qualité d\u2019hôte.Et ceci s\u2019applique aussi au reste du Québec.Le Conseil du patronat du Québec prend donc acte de la volonté du gouvernement du Québec et des représentants d\u2019associations étudiantes de tenter de dénouer l\u2019impasse au regard, en particulier, des droits de scolarité.Dans le contexte actuel, nous désirons donc faire part des messages suivants.Aux représentants d\u2019associations étudiantes : vos positions et vos recommandations ont des impacts sociaux et économiques qui débordent la question du financement des universités.Nous savons que vous en avez conscience et nous vous demandons de faire la promotion efficace d\u2019une sortie de crise auprès des étudiants et de toute la population, pour que cessent rapidement les manifestations publiques.Au gouvernement du Québec : vos décisions dans le contexte actuel ont un impact majeur sur la société, car elles touchent non seulement la question du financement nécessaire pour les universités et les équilibres financiers, mais aussi la perception qu\u2019aura la population de nos institutions démocratiques.Nous savons que vous en avez conscience et nous vous demandons d\u2019en arriver à un dénouement à court terme, tout en respectant le principe de responsabilité qui, nous le croyons, vous a animé jusqu\u2019ici et que nous appuyons.Aux étudiants du Québec : si vous devez approuver une proposition ou une entente, nous vous demandons d\u2019exiger un processus d\u2019approbation à l\u2019abri d\u2019intimidation de part et d\u2019autre, de participer massivement à ce processus et d\u2019analyser les gains que vous aurez obtenus, à leur juste valeur, depuis la première décision du gouvernement du Québec sur la hausse des droits de scolarité.Aux personnes d\u2019influence québécoises : que vous soyez des milieux politique, associatif médiatique, artistique, environnemental ou autre, nous vous demandons d\u2019encourager un arrêt rapide des protestations dans les espaces publics, même si elles sont festives, afin de permettre des discussions sereines à la table de négociation et, surtout, de permettre aux villes touchées, notamment Montréal, d\u2019offrir un milieu propice au déroulement des activités estivales.Enfin, à la population du Québec : que vous soyez rouge, blanc ou vert, que vous soyez de la gauche, du centre ou de la droite, que vous soyez jeunes, moins jeunes ou âgés, que vous soyez résidants de Montréal ou de toute autre région du Québec, nous vous demandons de transformer toute cette énergie effervescente ainsi que votre désir de mobilisation dans une participation massive et positive à toutes les activités qui vous seront offertes durant l\u2019été à Montréal et dans toutes les autres régions du Québec.Bref de montrer à la face du monde que, peu importent les différences de point de vue que l\u2019on puisse avoir ici, le Québec est une nation accueillante où il fait bon vivre et où il est agréable de venir pour les affaires et pour le plaisir.[.] LE DEVOIR LE VENDREDI I®'\u2018 JUIN 2012 A9 IDEES H ANOEK DE GROOT AGENCE ERANCE-PRESSE Le régime juridique encadrant ia prostitution a des conséquences importantes: aux Pays-Bas, pays qui a iégaiisé ia prostitution en 1999, de 60 à 66% des hommes auraient payé pour un rapport sexuei.Au Canada, ce serait un homme sur neuf, soit 11,1%.PROSTITUTION Affaire sociale plus que choix individuel RICHARD POULIN Sociologue et professeur émérite, l\u2019auteur a publié plusieurs livres sur les industries du sexe.Il a récemment dirigé avec Patrick Vassort Sexe, capitalisme et critique de la valeur.Pulsions, dominations, sadisme social (M éditeur).e Conseil du statut de la femme (CSF) vient d\u2019émettre un avis important et courageux sur la prostitution.Il est courageux parce qu\u2019il adopte une position qui va à l\u2019encontre d\u2019un discours libéral postmoderne (libre-choix du « métier» de la prostitution, relations contractuelles entre deux individus consentants et prétendument égaux, travail comme un autre).La décision de la Cour supérieure de l\u2019Ontario d\u2019invalider les articles du Code criminel sur le proxénétisme et la tenue de maisons closes \u2014 ce qui déréglemente la prostitution, sauf en ce qui concerne les mineures et, en appel, le racolage \u2014 s\u2019appuie sur une vision libérale individualiste de la société, avec une interprétation de la Charte canadienne des droits où la liberté de circulation a nettement préséance sur l\u2019égalité entre les femmes et les hommes, et où la sécurité des personnes n\u2019est envisagée qu\u2019au moyen d\u2019un enfermement dans les bordels et non comme un problème constitutif de l\u2019activité prostitu-tionnelle, découlant du rapport de domination qui la caractérise.Un avis qui ratisse large Cet avis touche à peu près tous les aspects de la prostitution : de l\u2019âge moyen de recrutement, qui est très jeune en Occident et encore plus jeune dans les pays du Sud, à la violence inhérente d\u2019une industrie basée sur la mise en service d\u2019un sexe au profit de l\u2019autre, de la surexploitation sexuelle des femmes et des filles des minorités ethnico-nationales aux effets de l\u2019activité prostitutionnelle (entre autres le syndrome de stress post-traumatique, le taux de meurtre élevé des femmes prostituées, etc.).Il met en évidence le lien entre les agressions sexuelles subies dans l\u2019enfance et le risque accru de recrutement dans la prostitution.Il examine aussi le cas de pays (principalement l\u2019Australie) qui ont légalisé le proxéné- tisme, la prostitution en bordels et dans des zones dites de tolérance, et le cas de la Suède qui, après 30 ans de recherches et de débats, a adopté une politique originale, à savoir la dépénalisation complète des personnes prostituées, la pénalisation des proxénètes et des clients-prostitueurs, la mise en place de services au profit des personnes prostituées, y compris pour quitter la prostitution pour celles qui le désirent.Les recommandations de l\u2019avis vont dans le sens d\u2019adopter une politique similaire à celle de la Suède.J\u2019aimerais mettre en lumière un aspect négligé de la légalisation de la prostitution ainsi que l\u2019impunité des prostitueurs que cela raffermit, puisque cette activité est normalisée et même promue : il s\u2019agit de la transformation des rapports sociaux et intimes que cela entraîne, ce que j\u2019ai appelé la «prostitutionnalisa-tion» du tissu social.Je ne parle pas ici du fait que les panneaux publicitaires des villes soient couverts d\u2019affiches faisant la promotion de tel bordel ou de tel «eros center», que des guides touristiques vantent ces aspects pour attirer le voyageur, etc.Bien que cela ne soit pas à négliger sur le plan des impacts sur les imaginaires sociaux, ce qui m\u2019intéresse ici, ce sont les changements dans les comportements masculins.Les prostitueurs Dans son livre sur les hommes qui achètent du sexe, Victor Malarek estime qu\u2019un Canadien sur neuf, soit 11,1%, a payé pour une relation prostitutionnelle.L\u2019enquête du Mouvement du Nid estimait, en 2004, que 12,5% des Français étaient des prostitueurs occasionnels ou réguliers.En Allemagne et aux Pays-Bas, pays qui ont légalisé la prostitution en 1999, de 60 à 66% des hommes auraient payé pour un rapport sexuel.En Thaïlande, on estimait, en 1995, que 75% des hommes étaient des prostitueurs, mais 90% en 2010.A contrario, en Suède, le nombre d\u2019acheteurs de sexe a baissé depuis la loi de 1999 ; avant la loi, un homme sur huit était pros-titueur (12,5%) ; aujourd\u2019hui, c\u2019est un homme sur douze (8,3 %).(Source : Kajsa Ekis Ekman, Varat och varan (l\u2019être et la marchandise), Stockholm, Leopard Fôrlag, 2010.) Autrement dit, le régime juridique encadrant la prostitution a des conséquences importantes.Sans prostitueurs, il n\u2019y a pas de prostitution.Et quand le nombre de prostitueurs aug- mente de façon importante, le nombre de personnes prostituées augmente aussi, d\u2019où un essor de la traite humaine à des fins de prostitution.On estime en Allemagne que 75% des femmes prostituées sont d\u2019origine étrangère.Les données sont similaires aux Pays-Bas, en Espagne, en Suisse et dans d\u2019autres pays qui ont légalisé l\u2019inégalité entre les femmes et les hommes, ce qu\u2019est la prostitution.Quand une majorité d\u2019hommes trouve normal que des femmes soient des marchandises sexuelles et qu\u2019ils les «consomment» en tant que telles, cela a certainement des conséquences sur les rapports sociaux et intimes.De la marchandisation sexuelle La marchandisation sexuelle a pour but la satisfaction des plaisirs sexuels de ceux qui payent.Et celui qui avance l\u2019argent a un avantage sur la personne qui offre la marchandise, ce qui, selon Georg Simmel, accorde à l\u2019homme une formidable prépondérance dans la prostitution.Pour Françoise Héritier, «ce paiement-là n\u2019est pas acte de liberté: il signifie affranchissement de l\u2019homme et asservissement de la femme».L\u2019argent lie et soumet la personne prostituée au prostitueur, tout en réifiant leur rapport.Le sentiment de supériorité des prostitueurs, lequel fait partie intégrante de leur plaisir, est lié à la déshumanisation qu\u2019implique la location du sexe d\u2019autrui: «Ce n\u2019est pas de moi qu\u2019ils bandent, ça n\u2019a jamais été de moi, c\u2019est de ma putas-serie, du fait que je suis là pour ça.» (Nelly Ar-cand.Putain) Depuis 40 ans, la prostitution s\u2019est massifiée et a colonisé tous les recoins du monde; elle s\u2019est mondialisée, engendrant une traite des êtres humains à des fins d\u2019exploitation sexuelle et le tourisme de prostitution.Par ailleurs, la marchandisation prostitutionnelle touche les plus vulnérables, principalement les femmes et les filles des classes sociales et des groupes ethnico-nationaux subordonnés des sociétés.L\u2019avis du CSF a le grand mérite de remettre la question de la prostitution à l\u2019ordre du jour, de montrer qu\u2019elle ne relève pas simplement d\u2019un comportement individuel (libre-choix, contrat, etc.), mais d\u2019une question sociale, qu\u2019elle a trait à un choix de société et que l\u2019on peut et doit l\u2019éradiquer, donc prendre des mesures qui tendent à son abolition.CONFLIT ETUDIANT Se comparer avec Mai 68 ?LUDOVIC LANGLOIS-THERIEN JUSTINE DORION Etudiants lors que le mouvement étudiant se prolonge, la tentation de le comparer aux événements de Mai 68 se fait sentir de plus belle ! Cette comparaison porteuse d\u2019espoir renvoie au rêve d\u2019une société plus juste, moins technocrate et moins capitaliste, et à l\u2019atteinte de cette société par un mouvement non institutionnalisé, ouvert et populaire.Cependant, n\u2019oublions pas le ressac de l\u2019Histoire \u2014 après le soulèvement de Mai 68, Juin 68 fut la consécration du statu quo alors que la France a choisi d\u2019appuyer massivement le conservatisme du gouvernement de Charles de Gaule lors des élections.Dans le contexte actuel, la comparaison avec Mai 68 est inquiétante, alors que la majorité de la population semble appuyer le gouvernement et se distancier du discours du mouvement étudiant.Ainsi, en tant que membres du mouvement étudiant, nous ne pouvons nous empêcher d\u2019éprouver un malaise en assistant à la dilu- tion de notre discours.Nous sommes de ceux qui descendent joyeusement dans la rue, casserole à la main, mais qui parfois ne peuvent s\u2019empêcher de s\u2019arrêter, penauds, en lisant au hasard quelques tristes slogans minés de fautes d\u2019orthographe.Nous déplorons les prises de position hjqio-crites, carburant à l\u2019opinion et aux rumeurs plutôt qu\u2019aux faits et à la raison.Paradoxalement, alors que nous sommes de plus en plus actifs dans l\u2019expression de notre mécontentement, les raisons mêmes de notre insatisfaction nous paraissent de plus en plus volatiles.Égarées en cours de route En somme, la pertinence de nos revendications initiales s\u2019est égarée au gré de prises de positions toujours plus radicales, de discours de moins en moins éloquents aux conclusions douteuses et de l\u2019arrogance croissante de nos leaders \u2014 tant parmi les étudiants qu\u2019au sein du gouvernement.Qu\u2019on se le tienne pour dit: cet égarement de notre discours, s\u2019il persiste, nous nuira.Il laisse déjà libre cours à l\u2019opposition pour discréditer le mouvement étudiant alors qu\u2019il existe bel et bien un argumentaire étayé pour une transformation du modèle universitaire québécois.Qr cet argumentaire ne fait plus partie d\u2019aucun discours.Au contraire, nous devrions nous efforcer de mieux articuler nos idéaux, en laissant tomber les comparaisons faciles et les discours hystériques.En réaffirmant notre position, faisons tout pour corriger notre plus grand tort: d\u2019avoir, par ignorance ou maladresse, provoqué l\u2019aliénation de la majorité silencieuse qui, sondage après sondage, se distancie du mouvement étudiant.Cette majorité, notre mouvement la nie.mais elle ne devrait pas l\u2019oublier.En fait, alors que beaucoup d\u2019étudiants ont terminé leur session, notre intransigeance apparaît dangereusement comme une forme de complaisance devant ce gouvernement qui \u2014 aussi détestable qu\u2019il puisse être \u2014 est en fin de mandat, et éjec-table aux élections prochaines.Ne faisons pas comme la France de Juin 68, n\u2019embrassons pas le statu quo ! Consolidons les acquis récents de notre mouvement et osons une discussion franche, pragmatique et créative qui ralliera cette majorité qui nous échappe ! Les miettes tombées de la table Lise Payette Le ridicule de la situation n\u2019échappe à personne.Qu a tous vu le fdm diffusé par Anonymous qui montre tout le gratin du 1% des nantis de notre pays évoluant, avec aise, dans un décor d\u2019un luxe inouï, digne d\u2019une production holljrwoodienne, sans l\u2019ombre d\u2019un doute sur son bon droit de faire ce qu\u2019elle veut de son argent.La famille royale reçoit.Tout ce beau monde jurerait, sans hésitation et la main sur le cœur, que ce qu\u2019il dépense dans la région permet au bon peuple d\u2019en profiter d\u2019une certaine façon et qu\u2019il fait sa «juste part» avec des impôts à payer, même s\u2019ils ne paieront tous que 200$ de plus pour l\u2019assurance-maladie du Québec, ce qui est la même somme que pour tous les autres citoyens québécois, même les plus pauvres.Parce que c\u2019est la justice et que plus tout le monde est égal, mieux c\u2019est pour tout le monde.La fête peut continuer puisqu\u2019on ne manquera jamais de rien et que la vie est plutôt facile.Tout le monde travaille pour tout le monde.Qu se rend volontiers service.Qu s\u2019entraide.Qu ouvre des portes pour ceux qui en ont besoin, on recommande pour des postes payants, on fait des alliances, on livre la marchandise, mais on s\u2019attend toujours à un retour d\u2019ascenseur.Je te gratte le dos, tu grattes le mien.La table du vrai pouvoir déborde.Les miettes sont très recherchées.Qu est prêt à se mqttre à genoux pour les ramasser.A l\u2019autre table, celle des étudiants, qui sert de cantine aux représentants des associations étudiantes en grève depuis près de 110 jours, c\u2019est dans la dignité qu\u2019on se fait dire qu\u2019il n\u2019y a plus rien à manger depuis longtemps, que les carottes sont cuites et que les casseroles vont devoir se trouver une autre justification, car elles ne serviront plus à donner à manger à qui que ce soit.Si elle réussit bien à rouler les étudiants dans la farine pour la deuxième fois, elle sera sans doute invitée, elle aussi, à la prochaine grande fête des riches pour « service rendu ».Les leaders étudiants, qui sont arrivés animés d\u2019une belle confiance, dépérissent de jour en jour.Martine a avoué qu\u2019ils avaient frappé un mur.Gabriel tient le coup même s\u2019il a dû se dire cent fois qu\u2019il vaudrait mieux quitter la table que de se faire offrir du pain noir à chaque repas.Léo n\u2019est plus que l\u2019ombre de lui-même.Il avait l\u2019espoir de régler la question des droits de scolarité comme un dernier cadeau à faire à ses membres avant de quitter son poste de représentant de la FECQ.Il est peu probable que ça se fasse.De la table de négociation, il ne tombe que des miettes vieilles de plusieurs mois, des nouilles trop cuites et réchauffées si souvent qu\u2019on en arrive à ne plus pouvoir les regarder.Même la sauce 78, récemment mise sur le marché, n\u2019a pas réussi à les rendre plus attrayantes.Les jeux sont faits.Rien ne va plus.Il faudrait un miracle pour que les étudiants puissent en sortir gagnants.Un jour, le maire Labeaume de Québec est entré dans le bureau du Jean Charest.Il en est ressorti un peu plus tard avec un engagement de quelques centaines de millions pour la construction d\u2019un aréna à Québec.Charest avait sûrement trouvé tous ces millions dans sa petite cassette personnelle puisque le gouvernement n\u2019a pas d\u2019argent.(J\u2019est un refrain bien connu.Depuis, ont défilé les sommes faramineuses qu\u2019allait nous coûter le développement du Plan Nord, où monsieur Charest a proposé d\u2019envoyer les étudiants chercher du travail, vous vous souvenez?Je crois même que c\u2019est ce jour-là que les demandes étudiantes sont devenues les demandes du peuple du Québec.C\u2019est ainsi que nous sommes devenus le 99 % d\u2019une population qui ne veut plus être au service du 1% qui ne nous laisse que les miettes.Nous voulons notre «juste part» du gâteau arrosé d\u2019une bonne couche de respect pour ce 99% qui a construit ce pays et qui s\u2019est fait dire pendant tout ce temps qu\u2019il était né pour un petit pain.Nous tenons à la solidarité sociale qui nous unit.Nous tenons à nous redonner une démocratie véritable et pas juste une pâle imitation qu\u2019on nous vante comme si c\u2019était la merveille des merveilles.Nous tenons à l\u2019éducation de nos enfants parce que nous tenons à briller parmi les peuples instruits du monde.Pour ces objectifs, nous sommes prêts à nous mobiliser, nous sommes prêts à nous serrer un peu plus la ceinture s\u2019il le faut, mais à condition qu\u2019on cesse le gaspillage de l\u2019argent que nous mettons en commun, nous sommes prêts à respecter les lois qui nous respectent, et nous sommes prêts à voter chaque fois qu\u2019il le faudra.Comme maintenant, par exemple.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Mane-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Bélair-Cinno (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec)Y2Ao\\en T>egh.se(societe), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Dsa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertf'saw^cJ , information politique Michel T>am6.(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) , information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Juhe Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Enc Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gérald Dallaire h^upitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy DaiWeier (reporters) ,}ean.-V\\erre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emihe Eolie-Boivm (pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger, Phihppe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Mane-Pier Erappier et Geneviève Tremblay (commis internet) , Améhe Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis a la redaction) DOCUMENTATION GiUes Paré (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTÉ , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Ehmam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal RainviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(KanseX Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Ohvier Leclerc (responsable par interim service a la clientèle), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béhveau (adjointe administrative), Céhne Euroy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau A 10 LE DEVOIR LE VENDREDI I®'\u2018 JUIN 2012 ACTUALITES NEGOS SUITE DE LA PAGE 1 jardins, a rappelé qu'au début de la première ronde, la ministre Courchesne s\u2019était donné une «obligation de résultat».Hier, la ministre a donc jugé «que les résultats, ce n\u2019est plus une priorité pour le gouvernement», a opiné Mme Desjardins qui reproche à la ministre de faire de la «petite politique sur le dos des jeunes».Pour Gabriel Nadeau-Dubois, la hausse était devenue non plus un moyen mais une fin en soi.11 a reproché à la ministre d'avoir rompu les ponts seulement pour des «raisons politiques» et de communications.Selon les associations, la ministre, à table, a rapidement été à court d\u2019arguments lorsque les négociateurs étudiants ont réussi à proposer des solutions qui respectaient les paramètres gouvernementaux, soit le plan de financement des universités et le cadre fiscal du gouvernement.11 s\u2019agissait d\u2019arriver à une solution qui serait «à coût nul» pour le gouvernement, le- quel refusait de mettre de «l\u2019argent neuf».Les titres des journaux interprétant la première offre de Québec \u2014 le 35 $\u2014 comme celle d\u2019un gouvernement «qui plie», qui «recule» ou qui «fait des compromis» ont eu un effet «refroidissant chez la ministre», mercredi.Questionnée à ce sujet par Le Devoir hier.Des titres de journanxont eu un effet «refroidissant chez la ministre», selon les étudiants Mme Courchesne a expliqué que constamment, les étudiants lui rappelaient qu\u2019eux, « sur le Plateau », se faisaient aborder par les manifestants qui leur disaient de ne pas «lâcher».«Je leur ai simplement répondu que nous, là, à travers le Québec, nous aussi, des gens, quand on va à l\u2019épicerie, font le tour du stationnement et nous disent : \u201c Lâchez pas sur la hausse des droits.\u201d » Le premier ministre a désigné ces gens hier comme étant la «majorité silencieuse».Notons que les étudiants ont déploré que la loi 78 ait été ignorée pendant les quatre jours de discussions.Nombreux gestes Du reste, Mme Courchesne et M.Charest ont souligné au crayon gras hier tous les gestes que le gouvernement a posés depuis le début du conflit pour améliorer l\u2019accessibilité aux études : mise en place d\u2019un programme de remboursement proportionnel au revenu ; bonification des boruses et étalement de la hausse sur sept ans.M.Charest a soutenu qu\u2019il y a désormais 67 000 personnes «pour qui la fausse des droits est comblée et même supérieure».À table cette semaine, les représentants étudiants, a déploré Mme Courchesne, ont refusé de discuter de ces mesures.Au fond, ils ne «reconnaissent» pas cela «comme étant des gestes concrets, importants, positijs».Lors de sa rencontre avec les étudiants, M.Charest dit que ces derniers ont reconnu que le problème qu\u2019ils cherchaient à éviter en luttant contre la hausse en était un d\u2019accessibilité.Qr, c\u2019est une meilleure accessibilité que permettent ces mesures, a-t-il plaidé.Le Devoir POLITIQUE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le bal des casseroles ira-t-il en s\u2019intensifiant?Le bal des offres ANTOINE ROBITAILLE Première offre du gouvernement dans les mots de la ministre de l\u2019Éducation Michelle Courchesne: «Diminuer de 35$ leur contribution individuelle à la hausse des frais de scolarité qui aurait porté celle-ci à 219$ par année.» Elle a été jugée «insultante» par les associations.Première contre-offre des étudiants dans les mots de Léo Brueau-Blouin, président (jusqu\u2019à hier) de la Fédération étudiante collégiale du Québec : «Il s\u2019agissait de financer les deux premières années d\u2019augmentation de droits de scolarité via le crédit d\u2019impôt auquel ont droit les étudiants.Ce qu\u2019on proposait au gouvernement, c\u2019était de maintenir le financement des universités tel que le voulait le gouvernement [.], trouver des solutions qui sont à coûts nuis, qui font en sorte qu\u2019on ne vient pas piger dans les poches des contribuables.» Deuxième contre-offre des étudiants.Le mardi soir, les étudiants proposent l\u2019abolition du programme d\u2019incitatifs québécois des régimes enregistrés d\u2019épargne-études QQEE).Les étudiants ont reproché au gouvernement de ne pas avoir exploré cette avenue assez longtemps.Selon la ministre Coruchesne, cela aruait produit «une importante iniquité intergénérationnelle».«Il n\u2019était absolument pas acceptable qu\u2019on abolisse ce programme pour les familles qui veulent investir dans l\u2019éducation de leurs enfants», a-t-elle déclaré hier.Dernière offre du gouvernement.11 propose de réduire la facture étudiante à 100$ pour la première année et d\u2019aller chercher le montant restant équivalent à la hausse, soit 154$, par une réduction partielle du crédit d\u2019impôt sur les droits de scolarité et d\u2019examen, et le montant de la hausse de 254$ était maintenu pour les années subséquentes.En conférence de presse, Michelle Coiu-chesne a soutenu qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une «proposition majeure aux étudiants».Elle aruait eu le défaut selon elle toutefois de pénaliser les étudiants au collégial en formation techitique et ceux au secondaire en formation professioimelle.Commentaire de Michel Courchesne: «Ils tenaient mordicus aux deux ans de gel.Parce qu\u2019à partir de là, il y aurait eu un Forum.Et eux, ils se disent après, on va encore réclamer le gel.Et pour la CIASSE, c\u2019est la gratuité ! » Le gouvernement a proposé la tenue d\u2019un «Forum au cours de la prochaine année scolaire » pour discuter de l\u2019avenir des universités.Le premier ministre a soutenu qu\u2019il pourrait avoir lieu malgré la rupture des négociations.SUITE DE LA PAGE 1 qu\u2019elle demanderait de nouveaux mandats de grève à la mi-août.Sa porte demeure ouverte aux étudiants, a assuré M.Charest, mais cela n\u2019est pas suffisant.À défaut d\u2019une ultime tentative pour sauver la saison touristique et assurer une rentrée relativement calme, il pourra légitimement être accusé de pratiquer la politique du pire, qui est par définition la pire des politiques.Hier, malgré l\u2019arrivée d\u2019un nouveau chef de cabinet qui a la réputation d\u2019être un grand gestionnaire de crise, il ne semblait pas avoir de politique du tout.11 était peut-être illusoire de croire qu\u2019après trois mois d\u2019une confrontation qui a provoqué un durcissement des positions de part et d\u2019autre, une entente à long terme puisse être conclue.Le président de la FECQ, Léo Bu-reau-Blouin, avait raison : « Quand on laisse pourrir un conflit, les parties deviennent difficilement conciliables.» Dans Ip huis clos des négociations, la ministre de l\u2019Éducation, Michelle Courchesne, aurait évoqué avec une certaine candeur des «raisons politiques, de communication publique», qui l\u2019empêchaient d\u2019accepter les propositions des leaders étudiants.Le gouvernement n\u2019était cependant pas le seul à craindre d\u2019être accusé de plier.Les leaders étudiants n\u2019auraient pas davantage pu présenter les offres du gouvernement à leurs associations sans perdre la face.Exiger un gel était aussi un impératif politique.Demander au gouvernement de renoncer complètement à toute hausse des droits de scolarité pendant deux ans était excessif, tout comme la proposition d\u2019abolir le régime québécois d\u2019épargne-études.En revanche, quel problème y avait-il à abaisser, voire éliminer le crédit d\u2019impôt applicable aux droits de scolarité universitaire, tout en épargnant celui qui s\u2019applique à certains programmes du niveau secondaire et collégial?Et la loi 78 dans tout ça?«On ne s\u2019est pas rendu là», a simplement déclaré M.Charest en conférence de presse.Au cours des derniers jours, les casseroles ont détendu l\u2019atmosphère, mais les manifestations risquent maintenant de devenir moins festives.La ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, est sortie de son mutisme désormais légendaire poru rabrouer le rap-porteiu spécial des Nations unies sru le droit à la liberté de réunion et d\u2019association pacifiques, selon lequel la loi spéciale prévoit des restrictions excessives et des sanctions disproportionnées.Qn ne peut qu\u2019être d\u2019accord avec M\u201c® Gagnon-Tremblay, quand elle dit que la situation au Québec est moins préoccupante que celle qui prévaut en Sjuie ou au Mali.La pauvre devra maintenant «mieux informer» les experts de l\u2019QNU et leur «mentionner que le Québec, premièrement, est une démocratie».Pourtant, le gouvernement auquel elle appartenait en 1993 avait fait grand cas de l\u2019opinion d\u2019un comité de l\u2019QNU, qui avait statué que l\u2019interdiction de l\u2019anglais dans l\u2019affichage commercial constituait une violation inacceptable de la liberté d\u2019expression.Son collègue responsable de l\u2019application de la Charte de la langue française dans le gouvernement Bourassa, Claude Ryan, s\u2019était même appuyé sur l\u2019avis de ce comité pour justifier l\u2019adoption de la loi 86, qui autorisait le bilinguisme dans l\u2019affichage commercial, expliquant qu\u2019il ne voulait pas voir le Québec mis dans le même sac que.l\u2019Afrique du Sud, alors soumise au régime de l\u2019apartheid.Vouloir maintenir la règle de l\u2019unilinguisme français était apparemment un sacrilège, mais une association étudiante doit s\u2019assurer qu\u2019une manifestation à laquelle elle participe respecte les dispositions de la loi, même si elle ne l\u2019a pas organisée.11 est tout à fait loisible de lui imposer une amende de 125000$ si elle a «amené une personne» à bloquer l\u2019entrée d\u2019un cégep.mdavid@ledevoir.com BIXI SUITE DE LA PAGE 1 vait se livrer à des activités commerciales.En avril dernier, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer la vente éventuelle du système Bixi à l\u2019étranger après que le groupe britannique Serco, qui gère les opérations du service de vélo en libre-service à Londres, eut manifesté son intérêt de mettre la main sur les activités internationales de la SVLS.La vente de Bixi international à des intérêts étrangers signifierait que la SVLS devra céder le concept des vélos et des bornes ainsi que les brevets qui s\u2019y rattachent.Elle mettrait également en péril les 450 emplois créés au Québec en lien avec le projet Bixi, de même que la viabilité du service de vélo en libre-service à Montréal.La perspective de voir Bixi passer à des intérêts étrangers préoccupe aussi le gouvernement, a indiqué au Devoir une source gouvernementale.Le ministre des Affaires munici- pales, Laurent Lessard, serait maintenant enclin à prêter l\u2019oreille à toute proposition de la Ville visant à maintenir à Montréal les activités internationales de Bixi, a-t-on indiqué.Encore faudrait-il que l\u2019administration de Gérald Tremblay en fasse la demande auprès du ministère des Affaires municipales, ce qui n\u2019a pas été le cas jusqu\u2019à maintenant, a-t-on appris.Reste à voir quelle formule pourrait être utilisée pour rendre le statut de Bixi conforme à la loi et si des aménagements législatifs seront nécessaires.Rappelons que le gouvernement a fait preuve de souplesse dans le dossier de l\u2019amphithéâtre de Québec avec l\u2019adoption de la loi 204.«Il faudrait que la Ville de Montréal soit un peu créative», a-t-on souligné.«Une machine à sous» La vente du volet international de Bixi n\u2019enchante guère l\u2019administration Tremblay.Les af faires de Bixi à l\u2019étranger sont florissantes.Le système mis au point à Montréal est maintenant implanté sru trois continents dans des villes comme Londres, Melbourne, Washington et Boston.Au corus des dentiers mois, les New York et Chicago se sont ajoutées au tableau de chasse de Bbd.«Bixi fonctionne bien.L\u2019entreprise qui va l\u2019acheter va faire de l\u2019argent, a souligné mercredi le président du comité exécutif de la Ville, Michael Applebaum.C\u2019est le gouvernement qui nous a dit qu\u2019il fallait vendre.On a dit que ça n\u2019avait pas de sens, que ça fonctionnait bien et qu\u2019on allait perdre 450 emplois.Mais ils nous ont dit: \u201cIl faut le vendre.\u201d» Les contrats décrochés à l\u2019étranger permettront d\u2019ailleurs à la SVLS de rentabiliser des opérations de Bixi à Montréal cette année, une première puisque le système est déficitaire depuis son implantation en 2009.«Bixi, c\u2019est une machine à sous», insiste Michael Applebaum.Pour l\u2019instant toutefois, la SVLS s\u2019affaire aux préparatifs de la vente avec le concorus de firmes juridiques et comptables poru l\u2019aider dans ses démarches.Poru trouver un éventuel acquéreru, un appel sur invitation sera lancé et les procédures devraient être conclues d\u2019ici la fin de l\u2019année.Michael Applebaum souligne que la Ville attendra le moment opportun afin d\u2019obtenir un prix qui soit dans «le meilleur intérêt de la Ville», dit-il.En 2007, la Ville de Montréal avait fait appel à la société en commandite Stationnement de Montréal, qui détenait l\u2019expertise et avait mis au point les bornes de stationnement informatisées.La Société de vélo en libre-service, un organisme sans but lucratif a été créée en 2007 pour prendre en charge la gestion du service.En 2011, rien ne va plus.Aux prises avec une dette de 37 millions contractée auprès de Stationnement de Montréal, la SVLS appelle la Ville à la rescousse.Après d\u2019intenses négociations, Montréal s\u2019entend avec le gouvernement du Québec pour que la Ville éponge la dette de 37 millions et garantisse une marge de crédit de 71 millions.Le gouvernement exige toutefois que la Ville exerce un meilleur contrôle sur la SVLS et qu\u2019elle se conforme aux recommandations du vérificateur général, dont le rapport a été rendu public en juin, soit un mois après que le conseil municipal eut entériné le plan de sauvetage.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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