Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (8)

Références

Le devoir, 2012-06-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Saguenay-Lac-Saint-Jean: des panoramas terre-merre uniques Cahier Plaisirs ¦ Une expo de femmes surréalistes s\u2019installe au MNBAQ Cahier Culture www.ledevoir.com LE DEVOIR VoL.C I I I N° 1 2 3 LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 JUIN 2012 2,61 $+taxes=3,00$ Monarcho-libéraux contre républicains ARCHIVES JACQUES NADEAU LE DEVOIR Récente manifestation festive devant la résidence du premier ministre Jean Charest à Westmount Le conflit étudiant a muté en crise sociale.Au fond, qui est dans la rue plus que jamais dans Thistoire du Québec et pourquoi ?STEPHANE BAILLARGEON Ctt est Télu ou la rue.L\u2019élu des élus r Jean Charest a renouvelé son appel au calme jeudi.On saura aujourd\u2019hui s\u2019il a été entendu par la rue mobilisée pour une nouvelle manifestation par les étudiants en grève depuis plus de cent jours et quelques dizaines de nuits.En constatant l\u2019échec des négociations, le premier ministre a répété que des élections auraient lieu d\u2019ici 18 mois et que « ce sera le mo- ment pour les gens d\u2019exprimer leur désaccord démocratiquement ».Il a ajouté que les plus radicaux des jeunes négociateurs étaient allés trop loin en menaçant de perturber le Grand Prix de Fl prévu à Montréal le week-end prochain.« Ce que nous avons dit, c\u2019est que le Grand Prix allait être, tout comme le sont d\u2019autres événements [des festivals notamment], une tribune pour s\u2019exprimer et faire valoir les revendications étudiantes », a ensuite expliqué Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la CLASSE, regroupement d\u2019associations réputé le plus militant.C\u2019est donc Télu ou la rue.Ces deux options s\u2019arriment à des conceptions radicalement différentes du politique, du pouvoir, de la légitimité.Au fond qui gouverne ?L\u2019Assemblée nationale ou le peuple souverain ?Et que faire des casserus radicaux qui foutent le feu de temps en temps ?Le monarque et le peuple Au lieu de la traditionnelle opposition entre la gauche et la droite, le politologue Marc Che- VOIR PAGE A 12 : CONELIT DÉCiL(5lX: rFsT7(;ÿl Les sacres du printemps Insultes, injures, et gros mots exultent dans la rue Les percussions sur casseroles, qu\u2019on entend depuis les alentours du 20 mai, n\u2019enterrent pas tout Depuis le début de la crise fusent des slogans pas piqués des vers :«Laloi spéciale/On s\u2019en câlisse», « Charest / Ta yeule / On peut s\u2019erosser tu-seuls » ou « Charest/ Salaud / Le peuple aura ta peau ».Sxu les pancartes, s\u2019affichent en majuscules et caractères gras des « Charest va chier», « Citoyens en tabamak», «Fuek la hausse» et autres «Déeâlisse».Insultes, injures, invectives et gros mots exultent, sans que les bouches soient passées au savon.Zoom sur les langues sales des manifestations.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Ce serait la première fois au Québec qu\u2019on trouve les sacres si nombreux sur la place publique.CATHERINE LALONDE Petit ménage de printemps, pour mieux jongler ensuite dans ces tourmues pleines de sève.Dans la rue poussent les insultes « qui disqualifient autrui, comme si on dit, par exemple, « Charest est un dictateur », illustre au hasard la sociolinguiste et spécialiste de l\u2019agression verbale Diane Vincent L\u2019injure, elle, qualifie négativement l\u2019adversaire.On s\u2019attaque à l\u2019autre plutôt qu\u2019à ses idées, en le traitant de «corrompu » ou de « crosseur ».Finalement le bon vieux sacre, québécisme hjqierconnu : gros mot ou juron, il est nom commun, invective, verbe, adjectif, adverbe, polymorphe selon les besoins, toujours amplificateur d\u2019intensité.« Je n\u2019ai pas l\u2019impression que ça sacrait autant pendant les manijs avant Octobre 1970.Le sacre était encore tabou à l\u2019époque », indique la professeure à l\u2019Université Laval.Dans le VOIR PAGE A 12 : SACRES Lire aussi > Offres et contre-offres.Quelques clés pour se retrouver dans la négo Page A 6 La chronique de Michei David : Une bénédiction pour Jean Charest Page B 3 L\u2019éditoriai de Bernard Descôteaux: Premier ministre demandé Page B 4 CeNTRE-VILLE DE MONTRÉAL Un commerce sur cinq viole la Charte L\u2019Office québécois de la langue française prône une approche plus contraignante GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Un commerce sur cinq : c\u2019est le nombre d\u2019établissements du centre-ville de Montréal qui enfreignent la loi 101 en affichant en anglais seulement leur nom d\u2019entreprise, selon la plus vaste étude menée à ce jour sur le sujet par l\u2019Office québécois de la langue française (OQLF).Celui-ci promet d\u2019adopter une approche plus coercitive pour convaincre les franco-résistants de se conformer.Au centre-ville de Montréal, deux études menées en 2010 et en 2012 par TOQLF auprès des mêmes 400 établissements montrent que 18 % des commerces présentent un affichage de leur nom d\u2019entreprise non conforme à la Charte de la langue française.Les deux tiers de ce groupe ont une marque de commerce (comme Home Depot ou Canadian Tire) non conforme, parce qu\u2019elle n\u2019est pas accompagnée d\u2019un descriptif en français (Lunetterie New Look).Entre les deux études, la cohorte des récalcitrants a toutefois diminué (de 23 % à 18 %).Ce sont surtout les commerces situés VOIR PAGE A 12 : LANGUE Lire aussi > L\u2019éditoriai de Josée Boiieau: Baisser les bras Page B 4 Aujourd\u2019hui ¦Conla.Gt 3 ' Cont-ftct «1 - Sciences > Vénus se donne en spectacle sur le disque solaire.Un spectacle qui ne se reproduira que dans 105 ans.Page B 6 Économie > Poussée d\u2019inquiétude sur les marchés.Chute brutale des Bourses européennes et américaines.Page C1 Avis légaux.Carrières.Décès., Mots croisé'.C7 C6 Cto D4 Petites annonces.C 10 7\t.^______________ \u201e V,: www.stores-de-qualite.ca OPAQUE, SOLAIRE, TRANSLUCIDE -\tToiles à rouleau - Stores romains -\tPanneaux coulissants -\tStores verticaux PVC -\tStores horizontaux de bois, de PVC, de métal -\tToiles pour verrière - Stores extérieurs -\tPersiennes RABAIS m INSTALLATION GRATUITE \t0 \tn riË*i iSliI O Décor Claude Bouchard ESTIMATION\t,\t______ -\tGRATUITE\t\\\t| GRATUITE | \\1| MONTRÉAL: 514-231-8677 LONGUEUIL: 450-445-9829 LAVAL: 450-627-3716 TROIS-RMÈRES: 819-696-8677 QUÉBEC: 418-654-8677 2362, Beaubien E, Montréai (Qc) www.artisan-du-store.ca 77831303093822 A 2 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE JUIN 2012 ACTUALITES Azur se dévoile JACQUES NADEAU LE DEVOIR La Société de transport de Montréal (STM) a présenté hier la nouvelle voiture de métro qui sera mise en service en 2014.A l\u2019occasion du dévoilement officiel, des images ont été projetées sur la voiture, mais dans les faits, «Azur» sera d\u2019un bleu métallique.La STM a commandé 468 voitures au coût de 1,8 milliard.Tremblay veut garder Bixi à Montréal Le maire semble exaspéré par l\u2019attitude de Québec dans le dossier du volet international JEANNE CORRIVEAU Le gouvernement du Québec sait très bien que la Ville de Montréal veut conserver le volet international de Bfad à Montréal, c\u2019est pourquoi il est inutile de le demander à nouveau, a indiqué hier le maire Gérald Tremblay avec une pointe d\u2019exaspération.M.Tremblay réagissait à l\u2019article paru hier dans Le Devoir qui faisait état de la volte-face du gouvernement dans le dossier de Bixi.Québec est maintenant disposé à aider la Ville à trouver une solution qui permettrait à la Société de vélo en libre-service (SVLS) de conserver le volet international de Bixi.Une source gouvernementale soutenait toutefois que le ministère des Affaires municipales n\u2019avait reçu aucune demande de l\u2019administration Tremblay à cet effet.«Québec sait quelle est notre position depuis le début.On n\u2019a pas besoin de redemander à Qué- bec ce que j\u2019ai demandé 22000 fois», a-t-il lancé, en rappelant que c\u2019est ce même gouvernement qui, en 2011, avait exigé de la Ville qu\u2019elle vende les activités commerciales de Bixi.Québec avait posé cette condition quand la Ville avait voulu adopter un plan de sauvetage destiné à éponger la dette de 37 millions de la SVLS et à garantir une marge de crédit de 71 millions.« Ç\u2019a pris six mois avant que j\u2019aie une réponse adéquate de Québec et quand la réponse est venue, c\u2019était qu\u2019on devait se départir de tout le volet commercial et de l\u2019exportation», a rappelé le maire avec amertume.«J\u2019ai toujours souhaité que Bixi demeure au Québec et à Montréal parce que ç\u2019a été conçu par des Québécois pour des Québécois et c\u2019est exporté sur la scène internationale.C\u2019est notre marque de commerce, a-t-il dit.Mais qui sera le partenaire ?Est-ce que ça va être encore la Ville de Montréal?Est-ce que ça va être d\u2019autres partenaires?On verra.» Pour l\u2019instant, le maire semble vouloir s\u2019en tenir scénario imposé par le gouvernement en 2011.La Ville poursuit donc ses démarches en vue de procéder à la mise en vente éventuelle de Bixi international.«L\u2019important pour le moment, c\u2019est qu\u2019avant même de penser à vendre, on va s\u2019assurer qu\u2019on a le maximum à vendre.Il faut donc continuer à travailler pour que Bixi prenne de la valeur.C\u2019est ce que nous faisons présentement», a-t-il dit Un succès à l\u2019étranger Le système de vélo en libre-service développé par la Ville et ses partenaires collectionne les succès à l\u2019étranger, le concept ayant été adopté par plusieurs villes dans le monde parmi lesquelles Londres, Melbourne, Washington, Boston, New York et Chicago.C\u2019est d\u2019ailleurs grâce aux revenus générés par les contrats à l\u2019étranger que le Service de vélo en libre-service, déficitaire depuis son implantation en 2009, pourra faire ses frais cette année.La conseillère de Vision Montréal et vice-présidente de la Commission sur le transport Elsie Lefebvre, estime que le maire doit faire connaître rapidement ses intentions quant à l\u2019avenir de Bixi maintenant que le ministre des Affaires municipales fait preuve d\u2019ouverture dans ce dossier.Bixi doit demeurer propriété québécoise, dit-elle, et quelle que soit la formule choisie, les Montréalais qui ont contribué au sauvetage de la SVLS doivent pouvoir récolter les bénéfices des activités de Bixi.«Nous faisons confiance à l\u2019administration pour qu\u2019elle trouve une solution imaginative qui permettra aux Québécois de garder ce fleuron », a-t-elle souligné.Le Devoir AIR CANADA L\u2019Amérique du Nord en solde Faites vite! L\u2019offre prend fin le 4 juin 2012.ACCUMULEZ 50% DE MILLES-BONIS AÉROPLAN\"^! Des soldes qui ensoleillent ajournée.CANADA: exemples de prix tout compris ALLER SIMPLE au départ de Montréal.Les voyages doivent être effectués durant les périodes indiquées ci-dessous.HALIFAX\tWINNIPEG\tST.JOHN\u2019S (T-N.-L)\tREGINA 9JUiN-3SEPT.2012\t12 JUIN-3 SEPT.2012\t9 JUIN-3 SEPT.2012\tSASKATOON 12JUIN-3SEPT.2012 À PARTIR DE À PARTIR DE À PARTIR DE A PARTIR DE CALGARY EDMONTON 12JUIN-3SEPT.2012 À PARTIR DE VANCOUVER 12 JUIN-3 SEPT.2012 À PARTIR DE 11Q $ + 7C: $ TAXES/FRAIS/\t1 CQ $ + 07 $ TAXESÆRAIS/\t1 7A $ + RQ $ TAXES/FRAIS/\t1 7Q $ + QC $ TAXESÆRAIS/ 1 OQ $ .QO $ TAXES/FRAIS/ ooq $ .qc $ TAXES/FRAIS/ iiy -I- /O SUPPLÉMENTS ¦\u2022¦3^ ^ O' SUPPLÉMENTS\tSUPPLÉMENTS\tSUPPLÉMENTS ¦*¦0'^ + SUPPLÉMENTS\tSUPPLÉMENTS 194$\t246$\t263$\t274$\t281$\t304$ ETATS-UNIS: exemples de prix tout compris ALLER SIMPLE au départ de Montréal.Les voyages doivent être effectués durant les périodes indiquées ci-dessous.DESTINATIONS SOLEIL: exemples de prix tout compris ALLER SIMPLE au départ de Montréal.Les voyages doivent être effectués durant les périodes indiquées ci-dessous.NEW YORK 16JUIN-3 SEPT.2012 LOS ANGELES 16JUIN-3SEPT.2012 HOUSTON 16JUIN-3SEPT.2012 NASSAU 2 JUIN-3 SEPT.2012 BARBADE 2 JUIN-3 SEPT.2012 MEXICO 2 JUIN-3 SEPT.2012 À PARTIR DE\tÀ PARTIR DE\tÀ PARTIR DE\tA PARTIR DE\tA PARTIR DE\tA PARTIR DE 1 nq î -1- RQ $ TAXES/FRAIS/\t1QQ $ + 11 Q $\tTAXES/FRAIS/ ooo $ + QC $ TAXES/FRAIS/\t17Q $ .op $\tTAXES/FRAIS/ pi Q $ + QQ $\tTAXES/FRAIS/ 170$.pOR $ TAXES/FRAIS/ iUy -toy SUPPLÉMENTS\t-l-liO SUPPLÉMENTS\tyS SUPPLÉMENTS\t+0/1 SUPPLÉMENTS\t-t OO SUPPLÉMENTS\t+ dUO SUPPLÉMENTS 198$\t1317$\t1327$\t261$\t|307$\t|382$ Réservez sur aircanada.com, en nous appelant au 1888 247-2262 ou encore, en communiquant avec votre agent de voyages.II.¦\t-b.-; aeroolan aircanada.com Service aux personnes malentendantes (ATS ): 1800 361-807L Les prix indiqués incluent maintenant les taœs, frais et suppléments et sont basés sur des vols sans escale.Là où Air Canada n\u2019exploite pas de vols sans escale, le prix total peut varier selon l\u2019itinéraire.Certaines destinations peuvent nécessiter des correspondances ; dans ces cas-là, le prix total peut être différent ou plus élevé en raison de la variabilité des taxes, frais et autres suppléments.Voyages intra-Canada: des frais allant jusqu'à 20$ CA l'aller sont exigés pour un deuxième bagage enregistré.Vcyng^'transfrontaliers entre le Canada et les États-Unis (y compris Hawaii): des frais allant jusqu'à 25$ (CA/US) l\u2019aller pour un premier bagage enregistré et jusqu'à 35$ (CA/US) l'aller pour un deuxième bagage enregistré sont exigés dans le cas d'un vol entre le Canada et les États-Unis.Les Antilles et le Mexique: des frais allant jusqu'à 20$ (CA/US) l'aller pour un deuxième bagage enregistré sont exigés dans le cas d'un vol entre le Canada et les Antilles ou le Mexique.Pour le détail de la franchise de bagages, consultez aircanada.com/bagages.Dans le cas d'un vol exploité par un partenaire commercial d'Air Canada, les frais relatifs aux baga^s enregistrés peuvent différer.Les billets doivent être achetés au plus tard le 4Juin 2012.Les voyages doivent être effectués durant les périodes indiquées ci-dessus.L'achat à l\u2019avance est requis.Les tarifs peuvent différer seion le trajet, les taœs applicables, les fluctuations des taux de change et les dates de départ et de retour.Les billets sont non remboursables.Les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux heures et aux Jours peuvent s\u2019appliquer.Destinations canadiennes: à moins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d\u2019Air Canada ou des transporteurs aériens Air Canada Express^^ (Jazz Aviation LP, Central Mountain Air, Sky Regional Airlines Inc., Air Georgian ou Exploits Valley Air Services Ltd.).Destinations américaines: l\u2019achat des billets 14 jours à l\u2019avance est requis.À moins d\u2019avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d\u2019Air Canada ou des transporteurs aériens Air Canada Express'^^ (Jazz Aviation LP, Central Mountain Air, Sky Regional Airlines Inc., Air Georgian ou Exploits Valley Air Services Ltd.).Les vols peuvent également être assurés par des appareils de United Airlines, membre du réseau Star Alliance'^^, ou des transporteurs aériens United Express (SkyWest Airlines, Chautauqua Airlines, Shuttle America, Trans States Airlines, GoJet Airlines ou Mesa Airlines).Les Antilles et le Mexique: l\u2019achat des billets 7 jours à l'avance peut être requis.Les tarifs sont sous réserve de l'approbation gouvernementale.Les vols peuvent également être assurés par des appareils de United Airlines, membre du réseau Star Alliance*^^, ou des transporteurs aériens United Express (SkyWest Airlines, Chautauqua Airlines, Shuttle America, Trans States Airlines, GoJet Airlines ou Mesa Airlines).Pour obtenir une prime de 50 % de milles-bonis Aéroplan, vous devez effectuer votre réservation en ligne sur aircanada.com ou aircanada.com/agents (éditions canadienne et américaine seulement).Les réservations faites par l\u2019entremise des centres d\u2019appels d\u2019Air Canada ne seront pas admissibles à la prime de 50% de milles-bonis Aéroplan.La prime de 50% de milles-bonis Aéroplan s'appliquera au solde de milles accumulés selon la distance parcourue et les règles d\u2019accumulation de milles des options tarifaires.Par souci de clarté, la prime ne prend pas en compte les milles-bonis accordés en fonction de la classe de service ni les milles-privilèges d\u2019Air Canada.Pour accumuler des milles Aéroplan grâce à une réservation effectuée sur aircanada.com, vous devez être un résidant du Canada ou des États-Unis et membre Aéroplan au moment de la réservation.Si vous n\u2019êtes pas encore membre Aéroplan, vous pouvez le devenir en vous inscrivant dès maintenant sur le site Web d\u2019Aéroplan (www.aeroplanxom).L\u2019activation des inscriptions au programme peut prendre Jusqu'à 72 heures.Pour recevoir la prime de milles-bonis Aéroplan, votre agent de vcyages ou vous-même devez fournir votre numéro Aéroplan et celui de vos compagnons de vc^age faisant partie de la même réservation lorsque vous effectuez l\u2019achat en ligne sur aircanadaxom.Les milles-bonis Aéroplan pour les vols admissibles réservés sur aircanadaxom seront accordés pour toute nouvelle réservation faite entre le 29 mal et le 4 juin 2012 pour des vc^^ages effectués entre le 29 mal et le 3 septembre 2012.Seuls les vols assurés par des appareils d\u2019Air Canada ou des transporteurs aériens Air Canada Express au Canada, entre le Canada et les États-Unis de même qu\u2019entre le Canada et les destinations soleil dans les Antilles et au Mexique sont admissibles à cette offre.Pour être admissibles, les s^ments de vol doivent être effectués avec les options tarifaires (ciasses de réservation) suivantes: Tango, Tango Plus, Latitude, ciasse Affaires (Pius bas tarif ou Fiexibie).Les miiies-bonis Aéropian ne sont pas des miiies-privii^;es d\u2019Air Canada (ils ne concourent pas à l\u2019obtention d\u2019un statut supérieur d\u2019Air Canada), mais ils s\u2019ajoutent à votre solde de milles Aéroplan.Vous devez vous identifier en donnant votre numéro de membre Aéroplan avant de faire votre réservation.Aucun mille Aéroplan ne sera accordé si vous faites votre réservation en tant qu\u2019invité sur aircanadaxxxn.Le numéro de membre Aéroplan ne peut être ajouté et les milles Aéroplan ne peuvent être crédités rétroactivement une fois la réservation finalisée.D\u2019autres conditions et restrictions s\u2019appliquent.Visitez aircanadaxom/^beraubaines pour les détails.'^Air Canada Express est une marque de commerce d'Air Canada.*^'^Star Alliance est une marque déposée d\u2019Air Canada au Canada.'^'^Aéroplan est une marque déposée d'Aimia inc. LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 JUIN 2012 A 3 ACTUALITES Financement public des arts : entre récession et politique Le soutien de l\u2019art subventionné recule au Royaume-Uni.La tendance pourrait-elle se répercuter au Canada?RAPHAEL DALLAIRE FERLAND FRÉDÉRIQUE DOYON Le déclin des budgets culturels se poursuit au Royaume-Uni.Dernier cas de figure: en Ecosse, une cinquantaine de troupes de théâtre, de musées et de centres d\u2019art passent à un mode de financement par projets, à la suite du changement de stratégie de financement de Creative Scotland (CS), équivalent de notre Conseil des arts du Canada.CS a assuré un soutien de base aux institutions importantes, tels le Festival international d\u2019Edimbourg et le Citizen\u2019s Theatre de Glasgow, il plonge maintenant 49 structures de moindre envergure, comme le Stanza Festival ou le Centre d\u2019art contemporain de Glasgow, dans un contexte de concurrence accrue.Une compétition jugée saine et stimulante par la directrice de CS, Venu Dhupa, dans The Guardian, qui cite même le Cirque du Soleil et Ex Machina, compagnie de Robert Lepage, à titre de modèles vers lesquels la stratégie du CS veut tendre.Or ces compagnies ont été «massivement et constamment soutenues d\u2019une myriade de façons par le gouvernement du Québec», rappelle Amelia Jones, professeure d\u2019histoire de l\u2019art à l\u2019Université McGill, qui a enseigné au Royaume-Uni de 2003 à 2010.ils seraient donc moins un exemple d\u2019indépendance financière que de juste équilibre entre financement public et revenus provenant de leur propre production artistique, selon elle.Cette refonte du système chez CS, notamment due à des compressions de 3,4 millions de dollars du gouvernement écossais, survient après des compressions importantes ailleurs au Royaume-Uni.L\u2019Arts Council of England (ACE) a déclaré des dépenses de 946 millions de dollars pour 2010-2011, contre un milliard de dollars pour l\u2019année 2009-2010.Et ce n\u2019est pas terminé puisqu\u2019on prévoit des coupes de 30% du budget de l\u2019ACE de 2012 à 2015.Pendant cette période, 695 organismes seront financés, au lieu de 849 auparavant.Parallèlement, l\u2019ACE a annoncé il y a quelques jours que 50 millions de dollars ont été versés à des organismes culturels anglais afin d\u2019augmenter leur capacité d\u2019autofinancement et de viser ainsi à une indépendance par rapport aux fonds publics.Le rétrécissement des enveloppes culturelles en reflète un autre : celui du soutien des Anglais envers le financement public des arts : alors qu\u2019il était de 52% en 2009, il est à 44% en 2012, selon une étude récente menée par l\u2019ACE.Ceux qui s\u2019y opposent sont passés de 14 à 19%.« On peut déjà constater au Canada que les organismes de soutien et de défense des intérêts culturels sont les premiers touchés» La porte-parole de l\u2019opposition travailliste en matière de culture, Harriet Harman, est allée jusqu\u2019à évoquer la disparition du Département de la culture, des médias et des sports (DCMS) après les Jeux olympiques, dans une lettre au journal The Stage.Une hypothèse aussitôt démentie par le secrétaire de la Culture, Ed Vaizey.Un exemple à suivre pour le Canada?Ce changement «très important» des politiques culturelles, Fançois Colbert, titulaire de la Chaire de gestion des arts Carmelle et Rémi Marcoux, l\u2019attribue surtout au contexte économique actuel, «beaucoup plus qu\u2019à une position politique».«Il y a intrusion du politique», croit au contraire Jonathan Paquette, professeur agrégé de l\u2019Ecole d\u2019études politiques de l\u2019Université d\u2019Ottawa, qui a une vision plus nuancée du principe de Varms-length, le bras de distance vis-à-vis du gouvernement.«Depuis 2010, on coupe, et on sabre surtout le financement des institutions culturelles régionales, qui sont associées à des institutions de la gauche.» il cite l\u2019exemple de Museums, Library and Archives (MLA), qui coordonnait le financement régional, il a fermé ses portes en avril, son mandat ayant été transféré à l\u2019ACE.Un recul important de l\u2019aide publique à la culture est-il envisageable ici, où l\u2019on a d\u2019ailleurs hérité du modèle britannique du Conseil des arts?« C\u2019est possible, si on faisait face à une récession majeure», est d\u2019avis François Colbert.Jonathan Paquette rappelle que l\u2019Angleterre est l\u2019espace de production des idées culturelles qu\u2019on s\u2019approprie ici depuis 30 ans.«On peut déjà constater au Canada que les organismes de soutien et de défense des intérêts culturels [la constellation associative] sont les premiers touchés par la réduction du financement», dit-il.La Conférence canadienne des arts ne s\u2019est-elle pas fait couper les vivres au dernier budget?Le directeur et chef de la direction du Conseil des arts du Canada (CAC), Robert Sir-man, croit que l\u2019émulation va plutôt à sens inverse.«Les Britanniques s\u2019inspirent de nous plutôt que nous nous inspirons d\u2019eux.Ils disent clairement qu\u2019ils aimeraient un équilibre de revenus pour les organisations artistiques qui ressemble à celui du Canada.Par exemple, au Canada, un plus grand pourcentage des coûts administratifs des organisations artistiques est couvert par leurs propres revenus et par le secteur privé.» Une histoire à suivre donc.après les Olympiques ?Le Devoir Plus de souvenirs de voyage pour les Canadiens Ottawa \u2014 Depuis hier, les Canadiens qui partent en voyage à l\u2019étranger peuvent ramener un peu plus de souvenirs sans payer de taxes ou de droits.La valeur maximale des biens pouvant être rapportés sans imposition pour un voyage de 24 heures passe de 50$ à 200$.Pour les voyages de plus de 48 heures, la valeur maximale double, passant de 400 $ à 800$.Ce plafond de 800$ s\u2019applique aussi désormais aux voyages de plus de sept jours.Le NPD déplore cette politique qui, craint-il, nuira aux détaillants canadiens, surtout dans un contexte de parité des dollars américain et canadien.«Il y aura des conséquences néfastes qui n\u2019ont pas été étudiées adéquatement», estime le député Guy Caron.- Le Devoir mwim - L.\t.1\t.l.';.CHRIS WATTIE REUTERS Des citoyens et des groupes environnementalistes, qui ont déjà pris d\u2019assaut la colline parlementaire l\u2019automne dernier pour dénoncer les politiques environnementales du gouvernement Harper, tiendront des manifestations ciblant des députés conservateurs aujourd\u2019hui.Les casseroles se tournent vers la loi budgétaire Une cinquantaine de manifestations sont prévues aujourd\u2019hui pour dénoncer le projet de loi C-38 HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa \\ A l\u2019instar de celui contre les troupes de Jean Charest, le mécontentement envers le gouvernement conservateur de Stephen Harper se canalise peu à peu.Une cinquantaine de manifestations sont prévues aujourd\u2019hui pour dénoncer le projet de loi budgétaire, tandis qu\u2019une action concertée dans internet lundi vise à dénoncer les attaques conservatrices contre les groupes environnementalistes.Cinquante-trois députés conservateurs, dont plusieurs ministres et le premier ministre Stephen Harper, auront la visite de manifestants ce midi venus dénoncer le projet de loi C-38 et les modifications en profondeur qu\u2019il apporte aux lois environnementales.«Nous sommes à la recherche de 13 héros conservateurs qui travailleraient ensemble pour bloquer le budget et le diviser», explique dans un communiqué de presse Jamie Biggar, le responsable de l\u2019événement.il s\u2019agit d\u2019une référence aux récents commentaires du député conservateur d\u2019arrière-ban David Wilks.M.Wilks a été surpris se confessant à ses électeurs qu\u2019il n\u2019est pas d\u2019accord avec l\u2019ampleur du projet de loi budgétaire, mais qu\u2019à moins que d\u2019autres se joignent à lui, son opposition serait vaine.Avec 164 députés (sans compter le président de la Chambre), les conservateurs ont en fait 10 députés de plus que la majorité requise.Le C-38 réécrit la loi sur les évaluations environnementales pour accélérer le processus.Au nombre des changements, seules les personnes «directement touchées» par les projets pourront participer aux audiences publiques.Les évaluations auront des durées déterminées.La protection de l\u2019habitat des poissons est redéfinie pour inclure seulement les espèces étant utilisées à des fins récréatives, commerciales ou traditionnelles.L\u2019opposition déplore l\u2019inclusion de ces changements dans un immense projet de loi budgétaire dont l\u2019étude est par ailleurs limitée.La contestation citoyenne prendra aussi une autre forme.Ce lundi, plus de 350 «Pendant qu\u2019on parle des groupes écologistes \u201cradicaux\u201d, on ne parle pas des changements radicaux qu\u2019ils apportent aux lois environnementales » groupes écologistes et autres (comme Amnistie internationale) fermeront leur site internet et redirigeront les internautes vers le site silen-ceonparle.ca.Les groupes veulent dénoncer les attaques conservatrices dont ils sont l\u2019objet depuis quelques semaines.En effet, au motif que certains groupes écologistes ont reçu des fonds de fondations américaines, le ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver, les a qualifiés de «radicaux», tandis que son collègue à l\u2019Environnement, Peter Kent, a parlé de «blanchiment d\u2019argent».Les sénateurs Nicole Eaton et Dennis Patterson estiment qu\u2019il y a «abus» de leur statut d\u2019organisme de bienfaisance.M.Patterson a soutenu que Canards illimités, par exemple, blanchissait l\u2019argent américain pour des organismes canadiens paravents.«Le Sénat s\u2019est lancé dans une campagne digne du maccarthysme», explose en entrevue avec Le Devoir ]o\\m Bennett, le directeur du Sierra Club et responsable de la campagne «Silence on parle».«Ils tentent de faire taire la dissidence.[.] C\u2019est une attaque contre la démocratie et une tactique de diversion.Pendant qu\u2019on parle des groupes écologistes \u201cradicaux\u201d, on ne parle pas des changements radicaux qu\u2019ils apportent aux lois environnementales.» M.Bennett rappelle que les écosystèmes ne s\u2019arrêtent pas aux frontières et qu\u2019il est donc normal que les écologistes de partout collaborent.«Les enjeux environnementaux sont mondiaux, ils ne sont pas locaux.» Paradoxalement, notons que Stephen Harper a annoncé mercredi soir la création d\u2019un comité consultatif sur la chasse et la pêche à la ligne.Des 19 groupes qui y seront représentés, deux sont américains : le Safari Club international et le Delta Waterfowl.Et Canards illimités en fera partie.Le comité relèvera directement du ministre de l\u2019Environnement.Le Devoir Ottawa veut établir une base militaire à Singapour Ottawa \u2014 Le Canada tente de conclure une entente avec Singapour pour y établir une base militaire.Cette démarche s\u2019inscrit dans le cadre des efforts d\u2019Ottawa pour soutenir le çhan-gement d\u2019orientation des Etats-Unis vers l\u2019Asie pour contrer une Chine en plein essor.Dans une entrevue à La Presse canadienne, le ministre de la Défense Peter MacKay a donné quelques détails sur le projet à partir de Singapour, où il participe à une importante rencontre entre les dirigeants en matière de défense.Ce changement d\u2019orientation des Etats-Unis survient en lien avec la hausse des dépenses militaires chinoises.Au dire de M.MacKay, ses homologues asiatiques sont nerveux quant aux démonstrations de force de la Chine, y compris ses réclamations territoriales en mer de Chine méridionale, potentiellement riche en ressources.Selon lui, ce pivot vers le Pacifique est une reconnaissance des dynamiques de pouvoirs régionales qui affectent le Canada en raison de l\u2019expansion de la Chine et de la modernisation de leurs capacités militaires.Une présence militaire à Singapour permettrait aussi au Canada de réagir plus rapidement en cas de désastre naturel ou d\u2019autres crises en Asie du Sud.-La Presse canadienne Le tunnel Ville-Marie reste fermé La portion du tunnel Ville-Marie en direction esf fermée jeudi matin, ne rouvrira probablement pas au cours du week-end, a annoncé hier après-midi Transports Québec.Cette fermeture concerne le tronçon de l\u2019autoroute 720 situé entre la rue de la Montagne et l\u2019autoroute Bonaventure de même que l\u2019entrée de la rue Cathédrale.La voie en direction ouest demeure ouverte à la circulation.Le ministère des Transports avait d\u2019abord annoncé dans un communiqué que le tunnel ne serait pas rouvert pour l\u2019heure de pointe de fin de journée avant de prolonger la mesure pour une durée indéterminée.Les équipes travaillent d\u2019arrache-pied pour remédier à la trop grande accumulation d\u2019eau dans les bassins de rétention résultant d\u2019une défaillance des systèmes de pompage.Les orages survenus mardi soir ont causé plusieurs inondations à Montréal.- La Presse canadienne Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience enne^ | 514*861 *0630 Vieux-Montréal OUVEAU PROJET U COEUR DE ROSEMONT î MAISONS URBAII À PARTIR DE 350 OSSâ r PENTHOUSES À PARTIR DE 486 O MODERNITE URBANITE VERDURE MASSON muvcondos.com 5 4 506 4999 PAVILLON DES VENTES PAVILLON DES VENTES 5200, RUE MOLSON MONTRÉAL (QC) H1Y 3B5 (COIN DOUL.ST-JOSEPH) ST-JOSEPH http://delivr.com/19p88_qr A 4 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE JUIN 2012 ACTUALITES Aussant craint une élection sur la loi et l\u2019ordre Le chef d\u2019Option nationale craint que Jean Charest veuille tirer profit de l\u2019insécurité Jean-Martin Aussant Les rencontres de la dernière chance.Le récit des négos par la CLASSE, ledevoir.eom LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE JUIN 2012 A 7 ACTUALITES Le casse-tête tarifaire Si un service public est tarifable, comment aborder le principe d\u2019équité ?«Si on les prend globalement, il y a une modification générale de la mécanique par laquelle on finance nos services publics» FRANÇOIS DESJARDINS En 1996, la Commission sur la fiscalité et le financement des services publics, présidée par Alban D\u2019Amours, dévoile plus de 70 recommandations dont l\u2019une ne passe pas inaperçue : si l\u2019expression «utilisateur-payeur» circule depuis quelques années, voilà qu\u2019on suggère carrément au gouvernement d\u2019y avoir davantage recours.On recommande toutefois à Québec de «ne pas mettre en péril» l\u2019accès à la santé, à l\u2019éducation et aux services sociaux et de «ne pas s\u2019en servir pour augmenter le fardeau fiscal».«Les gouvernements ont toujours été un peu réfractaires à utiliser ce principe», dit Gilles Larin, un fiscaliste de l\u2019Université de Sherbrooke dont la thèse de doctorat, déposée en 1979, a justement porté sur le principe de rutilisateur-payeur.«Pas grand-chose ne s\u2019est passé jusqu\u2019à il y a trois ou quatre ans.C\u2019est difficile à vendre politiquement, surtout au niveau local, parce que les gens sont très proches des services qu\u2019ils reçoivent.» Le gouvernement du Québec récolte près de 7 milliards par année en tarifs dans les ministères et dans les réseaux de la santé et de l\u2019éducation.Si l\u2019on ajoute les tarifs d\u2019électricité et d\u2019au-tres éléments comme les frais de garde de 7 $, la CS^, la SAAQ, ça grimpe à 22 milliards, selon le rapport Montmarquette déposé en 2008.«Quand les choses vont bien, on diminue les impôts, quand ça va mal, on hausse les tarifs», dit Philippe Hur-teau, chercheur à l\u2019Institut de recherche et d\u2019informations socio-économiques 0RIS).Derrière les diverses mesures, affirme-t-il, il y a une tendance lourde.«Si on les prend globalement, il y a une modification générale de la mécanique par laquelle on finance nos services publics.» Décisions « administratives » Le budget 2010-2011 contient un passage éclairant.Qu peut y lire que pour l\u2019année 2008-2009, «une forte proportion des revenus de tarification des ministères (75%) a été fixée sur la base de décisions administratives, notamment par règlement, sans pour autant être fondée sur une méthodologie de calcul quelconque».Une deuxième tranche de 19% était fixée en fonction de comparaison avec le marché et les autres gouvernements.Enfin, 1% était fixé en vertu du prix de revient et 5% sur une récupération des coûts.(Dans les organismes, la méthode de fixation est répartie de façon plus ou moins égale entre ces quatre mécaniques.) Lorsqu\u2019on détermine qu\u2019un service public est tarifable, jusqu\u2019où aller?La question n\u2019a pas de réponse précise.Dans le deuxième des cinq volumineux cahiers d\u2019analyse produits en 2008 et 2009 par la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l\u2019Université de Sherbrooke, on mesure toute la complexité du principe et de son application.«L\u2019équité est certes le critère le plus important à considérer, mais il constitue également le plus difficile à mettre en pratique», écrivent M.Larin et Daniel Boudreau.«L\u2019équité vise à répartir le fardeau fiscal d\u2019une manière juste entre les contribuables.Mais le terme «juste» ne signifie pas «égal».Alors que la situation est relativement simple dans le cas de contribuables ayant des caractéristiques et un profil de consommation similaire, c\u2019est au moment d\u2019évaluer le fardeau fiscal de personnes qui sont dans des situations économiques et sociales différentes ou qui consomment des quantités de biens ou services publics différentes que l\u2019équité prend tout son sens.» Capacité VS service reçu A ce chapitre, deux écoles de pensées s\u2019affrontent: une tarification en vertu de la capacité de payer, et une deuxième en vertu des avantages reçus.Les deux auteurs affirment que l\u2019inconvénient de la première vient d\u2019une absence de lien direct entre le service public et son financement, alors que la problématique de la deuxième découle de l\u2019incapacité des plus démunis à se payer certains services.Et qu\u2019en gros, il faut faire la distinction entre le service public qui comble un besoin essentiel (l\u2019eau) et l\u2019usage discrétionnaire d\u2019un service (remplir une piscine, arroser le gazon).Sans compter l\u2019usage des fonds qui seront récoltés par voie de tarification : dans le grand fonds consolidé ou un fonds dédié ?La hausse des droits de scolarité est un cas complexe, convient M.Larin, selon lequel l\u2019éducation supérieure ne profite pas seulement au bénéficiaire individuel de cette éducation, mais à la société dans son ensemble.«On peut penser à des ingénieurs, des informaticiens, etc.» Selon lui, la hausse proposée, qui vise à rattraper des années de gel, est un geste «malhabile».Les détracteurs du principe de rutilisateur-payeur ont tendance à reprocher à Raymond Bachand, ministre des Einances depuis avril 2009, d\u2019avoir mis de l\u2019avant ce que des générations de titulaires avant lui n\u2019avaient pas osé faire.La table avait été mise un an plus tôt, par Monique Jérôme-Eorget.Dans son discours du budget, en mars 2009, elle annonce l\u2019in-dçxation de tous les tarifs de l\u2019État québécois.La révolution culturelle Le budget 2010 de Raymond Bachand, pour sa part, annonce une véritable « révolution culturelle».Qu y trouve un dégel des tarifs d\u2019électricité du bloc patrimonial à compter de 2014, une «contribution santé» de 200$ par année par contribuable, un ticket modérateur calculé selon le nombre de visites chez le médecin, une augmentation des tarifs pour accéder aux parcs nationaux, etc.Cette année-là, en raison de la crise économique, le Québec nage dans les déficits et M.Bachand affirme que c\u2019est le moment ou jamais d\u2019agir.Sur une des mesures annoncées, toutefois, celle du ticket modérateur, il sent de la résistance.Six mois après son budget, en septembre 2010, il recule.«Même les sondages étaient très favorables au ticket modérateur et orienteur, dit-il lors d\u2019un point de presse.Mais quand on l\u2019a dans la face, les gens changent d\u2019idée.» Le Devoir BDUc/lTJOl\\l 65/ DES F / CYCiE oa SendeiTFimt DU 13167$ NON À LA Des étudiants de PUniversité de Montréal manifestent contre la hausse des droits de scolarité.JACQUES NADEAU LE DEVOIR À chaque produit laitier sa version bio.Pour découvrir toute la gamme de produits laitiers biologiques, visitez lafamilledulait.com/bio Organic Biologique Organic Biologique ORjgînaII LAIT Beurrerie du Patrimoine \u2022 Lactantia \u2022 Liberté \u2022 Natrel \u2022 Nutrinor YOGOURT Astro \u2022 Beurrerie du Patrimoine \u2022 Damafro \u2022 Liberté \u2022 Naturalait CRÈME Beurrerie du Patrimoine FROMAGE Beurrerie du Patrimoine \u2022 Damafro \u2022 Fromagerie Au Gré des Champs \u2022 Fromagiers de la Table Ronde Fromagerie des Grondines \u2022 Fromagerie du Presbytère \u2022 Fromagerie Ferme des Chutes \u2022 Fromagerie F.X.Pichet \u2022 Fromagerie La Chaudière Fromagerie L\u2019Ancêtre \u2022 Fromagerie La Station \u2022 Fromages Biobio BEURRE Beurrerie du Patrimoine \u2022 L\u2019Ancêtre AUTRE Kéfir Liberté ^éraaon Bflcies producteurs KJ de lart du Québec A8 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE JUIN 2012 ACTUALITES SOMMET SUR L\u2019EDUCATION PUBLIQUE Les commissions scolaires se disent étranglées ISABELLE PORTER à Québec Les commissions scolaires risquent «d\u2019imploser» en raison des compressions de plus de 300 millions de dollars que leur a prescrites le gouvernement Charest depuis deux ans, plaide la présidente de leur Fédération, Josée Bouchard.«Les commissions scolaires en ont fait énormément, mais là, on est en train de les faire imploser», a-t-elle laissé tomber hier en marge de leur sommet sur l\u2019éducation publique à Québec.Le gouvernement Charest avait imposé une première tranche de compressions de 170 millions en 2011, à laquelle s\u2019est ajouté un deuxième effort de 150 millions dans le dernier budget.«Ce n\u2019est pas sur les 10 milliards de budget de l\u2019éducation qu\u2019on nous demande de faire des coupes, mais sur les 550 millions de l\u2019enveloppe administrative, plaide Bouchard.On a fait croire à la population que ces gens-là sont des brasseux de papier, alors que ce sont des gens qui s\u2019occupent d\u2019organiser le transport, qui gèrent des conventions collectives, qui font les paies de nos milliers d\u2019employés, qui organisent les services éducatijs, gèrent l\u2019inscription, l\u2019informatique et réparent les écoles.» Les commissions scolaires sont sur la défensive depuis que des partis politiques ont mis au programme leur abolition.Selon la présidente, le réseau est d\u2019ailleurs inondé de demandes d\u2019accès à l\u2019information sur ses dépenses.«On a des demandes d\u2019accès pour savoir si on a demandé à quelqu\u2019un d\u2019aller nous représenter dans un salon funéraire, combien ça a coûté en kilométrage.Moi je suis tannée de ça, dit-elle.C\u2019est incroyable, à la CSDM [Commission scolaire de Montréal], ils ont une personne à temps plein qui s\u2019occupe de ça.Ça vous donne une idée!» La Fédération ne compte pas moins de 4000 employés répartis dans 60 commissions scolaires francophones.Plusieurs centaines de ses membres étaient réunis au Centre des congrès de Québec pour un sommet sur l\u2019éducation pubbque.Les organisateurs avaient invité des jeunes à commenter les échanges.Le père du système d\u2019éducation, Paul Gérin-Lajoie, et la jeune Léa Clermont-Dion \u2014 qui milite pour une meilleure image des femmes dans les médias notamment \u2014 coprésidaient l\u2019événement.Des carrés rouges aux enfants?Tout avait été mis en oeuvre pour écarter les sujets désagréables des coupes et du projet qu\u2019ont certains d\u2019abolir les commissions scolaires, mais ces enjeux ont souvent été rappelés.Lors d\u2019une plénière, un participant s\u2019est présenté au micro pour dire qu\u2019au rythme où allaient les compressions, il ne faudrait pas se surprendre de voir «nos enfants avec un petit carré rouge à l\u2019automne».D\u2019autres sont venus dire qu\u2019il vaudrait mieux couper dans les subventions aux écoles privées que dans le réseau public.«On est la seule province au monde qui subventionne autant son réseau privé!» a lancé la directrice de la Fédération, Pâquerette Gagnon.Ironiquement, l\u2019un des défenseurs les plus acharnés du réseau public est venu mettre des bémols sur l\u2019économie qui pourrait être réalisée en coupant là.En cessant de subventionner les écoles privées, on pousserait vers le public la moitié de leurs élèves, mais cela entraîne des coûts, observe Réjean Parent de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).«Ils vont coûter plus cher parce qu\u2019on va les subventionner à 100 % plutôt qu\u2019à 60 % », dit-il.La CSQ dénonçait par ailleurs les compressions imposées aux commissions scolaires hier.Dans un communiqué, elle dit appréhender «l\u2019impact évident qu\u2019elles auront sur les services aux élèves» et donne des exemples comme celui de la Commission scolaire de Laval, où l\u2019on prévoit l\u2019abobtion «d\u2019au moins 50 postes, principalement des techniciens en éducation spécialisée».La CSQ cite aussi en exemple la disparition de 40 postes d\u2019enseignants à la commission scolaire Marie-Victorin, les fermetures de classe pour les élèves handicapés ou en difficulté d\u2019adaptation ou d\u2019apprentissage à Jonquière et l\u2019abolition de 13 postes d\u2019enseignants au Lac-Saint-Jean.Le Devoir 30ieme Manifestation Nocturnel \u2022 23 Mai CUTV Q S'abonner\t662 vidéos CUTVMONTREAL.CA Ç M CUTV ^\t' 4>)\t00K)1/212S ^ J'aimo ^ Partager ^ Publiée le 24 mai 2012 par CUTV 30ieme Manifestation Nocturnel - 23 Mai a ?[ ] 2 194 JM 25 'J'airne*.0 \"Je n'aimt pas' 19May SPVM beat an elder and arrest him de CUTV 5 611 vues 19th May Non-viotent women beating by de CUTV 11 595 vues Gaétan Maudit pète sa coche sur la hausse de mitchlivi 398 339 vues Amir Khadir on the SOieme Manifestation de CUTV \u2019 697 vues La grande rafle du 23 mai 2012.dt cmililantlOI 11 494 vues May 23rd: Police Attack CUTV's Journalist & de CUTV 40 002 vues Malgré la controverse qui l\u2019entoure, CUTV est probablement le média communautaire qui a bénéficié de ia pins grande visibiiité depuis ie début du conflit.Ses images ont été réutilisées \u2014 souvent sans crédit ni rémunération \u2014 par des chaînes comme CBC, CTV, TVA, LCN, Al-Jazeera et CNN.Le printemps québécois vu par les médias étudiants La presse estudiantine est devenue un témoin important du mouvement social qui secoue le Québec RAPHAEL DALLAIRE EERLAND Après avoir tiré sur un manifestant avec un fusil à balles de caoutchouc, un policier de la SPVM s\u2019écrie: «Tiens! Dans les fesses, mon calisse.» Cette scène, reprise par TVA et vue à plus de 220000 reprises sur YouTube, a été saisie par Nicolas Quiazua, jeune journaliste étudiant et rédacteur en chef du journal Le Délit à rUniversité McGill.Cette séquence n\u2019est qu\u2019un exemple parmi une foule de vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux et qui ont été réutilisées par les grandes chaînes de télévision du Québec et d\u2019ailleurs.Selon Jean-Hugues Roy, qui enseigne le journalisme à l\u2019Université du Québec à Montréal, «la grande différence [d\u2019avec les médias traditionnels], c\u2019est qu\u2019ils font partie intégrante du conflit.[.] Les médias étudiants couvrent plus finement, plus profondément le conflit étudiant parce qu\u2019ils sont dedans tous les jours.» Ils le font aussi depuis plus longtemps : alors que les grands médias se sont braqués sur la crise actuelle depuis que les étudiants ont pris la rue pour la première fois, le 10 novembre dernier, la presse estudiantine, qui n\u2019a jamais cessé de suivre le dossier de l\u2019éducation depuis la dernière grève étudiante en 2005, a intensifié sa couverture à la suite des premières rumeurs d\u2019une hausse des droits de scolarité en février 2010.Elle s\u2019est vite affirmée comme un précieux outil de communication.Lors des votes de grève en février et mars derniers, «la communication entre les associations et envers leurs membres était devenue un peu déficiente», dit Catherine Lévesque, du Montréal Campus.Le périodique de l\u2019UQAM a pallié cette lacune en rapportanf souvent en temps réel, les résultats des votes des assemblées générales et départementales.Ce dialogue avec la communauté estudiantine confère aux médias étudiants un rôle d\u2019informateur clé auprès des journalistes professionnels.«Les gens nous envoient des tweets, des courriels et des textos, ils nous disent tout ce qui se passe», explique Chico Peres, directeur de la production pour CUTV, la chaîne de télévision de l\u2019Université Concordia.«C\u2019est un travail communautaire fort.» Cet engagement à la cause étudiante pose la question de la neutralité journalistique.Si plusieurs journaux, tels que Le Délit et Impact Campus, font un effort conscient pour couvrir «Les médias étudiants couvrent plus finement, plus profondément le conflit étudiant parce qu\u2019ils sont dedans tous les jours» le mouvement étudiant sans parti pris, d\u2019autres ^e présentent comme des journaux de combat.A la veille de la manifestation du 10 novembre 2011, le McGill Daily et The Link ont écrit un éditorial exprimant leur solidarité à la cause : «Cette semaine, encore une fois, nous joignons nos forces alors que les étudiants du Québec vont écrire leur histoire dans le long combat qu\u2019est la lutte pour l\u2019accès à l\u2019éducation.» Le cas CUTV Ces médias engagés descendent dans la rue à la fois comme manifestants et comme journalistes.Lorsque l\u2019équipe de CUTV est prise en souricière par l\u2019escouade antiémeute durant la manifestation nocturne du 23 mai, le directeur de la programmation, Laith Marouf, s\u2019adresse au micro à l\u2019équipe d\u2019intervention: «Le jour viendra oû vous serez tous traînés en justice.[.] Vous savez que le monde entier vous regarde et vous donnez une mauvaise image de Montréal, du Québec et de toute la force policière.» Selon Chico Peres, les membres n\u2019ont aucune position éditoriale à respecter, mais jouissent plutôt d\u2019une entière liberté d\u2019opinion: «Lorsque tu vois un policier battre un enfant, tu dois dire quelque chose.[.] Nous n\u2019avons pas de programme, comme certains le pensent, nous sommes simplement des êtres humains qui réagissent à ce qu\u2019ils voient.» Cette même réactivité mine la réputation de CUTV auprès du reste de la presse estudiantine, à cause de l\u2019image radicale que ses arrestations médiatisées jettent sur le journalisme étudiant.«CUTVm\u2019a donné beaucoup d\u2019ouvrage.Ils se proclament eux-mêmes le réseau de la révolution!», dit le sergent lan Lafrenière.Le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) déplore les fausses rumeurs véhiculées par la station de Concordia à propos des policiers.Malgré la controverse qui l\u2019entoure, CUTV est probablement le média communautaire qui a bénéficié de la plus grande visibilité depuis le début du conflit.Ses images ont été réutilisées \u2014 souvent sans crédit ni rémunération \u2014 par des chaînes comme CBC, CTV, TVA, LCN, Al-Jazeera et CNN.Relations ambiguës avec les policiers Les rapports entre policiers et journalistes étudiants se sont développés en trois étapes, d\u2019après Nicolas Quiazua.«Au début, les événements étaient durs à couvrir, car les policiers étaient plus violents.Après quelques semaines, une relation s\u2019est créée, ils ont compris qu\u2019on était là en tant que journalistes.Mais depuis la loi 78, c\u2019est beaucoup plus difficile.Lorsqu\u2019il y a une arrestation de masse, on n\u2019a pas le choix d\u2019être arrêtés.» Lors de l\u2019émeute de Victoriaville du 4 mai, Quiazua a été arrêté et confiné dans une camionnette avec d\u2019autres journalistes.«Les journalistes professionnels ont été immédiatement libérés.Quant à nous, une relationniste de la SPVM nous a dit qu\u2019ils nous gardaient sous prétexte que nous n\u2019étions pas accrédités par la FPJQ [Fédération des journalistes professionnels du Québec].» Selon lui, les policiers ont finalement cédé à cause de la pression des sympathisants qui se déchaînaient sur les réseaux sociaux.lan Lafrenière précise que la montée du journalisme citoyen rend la situation très complexe: «Quelqu\u2019un s\u2019ouvre un site Web et il devient journaliste.Lorsqu\u2019on va dans une foule et qu\u2019on arrête 150 personnes, on se rend compte qu\u2019il y a 150 journalistes.[.] Il faut s\u2019assurer que les gens qui se proclament journalistes ne sont pas manifestants aussi.» Selon lui, les journalistes étudiants utilisent un équipement amateur les rendant difficilement reconnaissables des autres manifestants lors des arrestations.Médias ultramodernes Malgré ce manque de moyens et du matériel souvent rudimentaire, les médias étudiants font preuve de poljrvalence.Durant la marche des casseroles du 24 mai, un automobiliste a accéléré dans la foule en mouvement.Quiazua a accouru vers la scène, filmé la voiture assaillie par les manifestants, photographié la fuite de l\u2019automobiliste, rattrapé celui-ci pour l\u2019interviewer, puis rapporté l\u2019événement sur Twitter.Lorsqu\u2019il s\u2019abonne au compte Twitter d\u2019un média comme celui du Délit, un marcheur est informé en temps réel des possibles interventions policières et des changements de trajet d\u2019une manifestation.En complétant le virage du journalisme 2.0, les médias étudiants se sont placés à l\u2019avant-plan d\u2019une nouvelle manière de s\u2019informer.L\u2019information qu\u2019ils diffusent est partagée exponentiellement sur les réseaux sociaux, où elle ouvre des centaines de milliers d\u2019espaces de discussion.Si l\u2019on voit chez les leaders étudiants nos futurs politiciens, alors les médias étudiants, qui sont propulsés au cœur d\u2019une mobilisation sans précédent au Québec, et dont les images sont diffusées par des médias de toute la planète, recèlent sûrement nos futurs grands reporters.Le Devoir Abat-jour Illimités LAMPSHADES Obtenez 15% de rabais ! Présentez ce coupon au moment d'un achat ou d'une commande d'un abat-jour au prix régulier.Nul autre rabais ne pourra être consenti.(Volide du 2 juin au 1^ septembre 2012) \u2022\tPlus de 5,000 abat-jour en magasin.\u2022\tLe plus grand choix au Canada.\u2022\tService de recouvrement sur mesure.\u2022\tApportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.4875, Jean-Talon Ouest, Montréal (près de Décarie) (514)344-8555 | 1(866)747-8555 | www.abatjourillimites.ca (jome» - fJ^/oisette» «^ewenù^ cr^est/ à/ ixms/ der\t» articles/cle«ùureaii/j sceauao, cires/à/cac/ietce^ etc».446,me/ LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE JUIN 2012 « Nous avons respecté la loi, tout en la contestant » CLAUDE LAFLEUR Lundi soir dernier, de 700 à 800 juristes ont défié l\u2019imaginaire en défilant en toge et en silence dans les rues du centre-ville, s\u2019élevant contre l\u2019abus de pouvoir que représente selon eux la loi 78.« C\u2019est un moment que je n\u2019oublierai jamais et je sais que la plupart de mes confrères et consoeurs qui étaient là ne l\u2019oublieront pas non plus», déclare M® Rémi Bourget, l\u2019un des organisateurs de la marche.«Et quelle semaine ce fut ensuite!», ajoute-t-il en riant.Les organisateurs voulant conférer un caractère solennel à leur protestation, ils avaient décidé de marcher en silence.«Ce qui n\u2019a pas été facile, de révéler M® Bourget, puisque les gens dans les rues nous applaudissaient et voulaient nous parler.Mais nous sommes demeurés silencieux.jusqu\u2019à ce qu\u2019on arrive à la place Emilie-Gamelin.Là, on a été accueillis par un tonnerre d\u2019applaudissements et tout un tintamarre, dans une ambiance électrisante ! » La marche avait deux objectifs : faire part des inquiétudes des juristes quant au contenu de la loi 78, «qui, selon nous, brime les libertés fondamentales», ainsi que faire valoir «notre désarroi» devant une perte de confiance prévisible de la part des citoyens à l\u2019endroit de nos institutions.Dès le départ, M® Bourget était très conscient des risques que prenaient maints juristes en menant une telle dénonciation publique.«Je dirais que les craintes que certains entretenaient se sont concrétisées», dit-il.«Il n\u2019y a pas de conséquences pour moi puisque je suis avocat en pratique privée, précise-t-il.Par contre, mon confrère Eran- çois Desroches, avocat à la SAAQ, a été directement visé par les commentaires du ministre Moreau.Puisqu\u2019il y a une enquête administrative en cours, par respect pour Pran-çois, je ne veux pas commenter sa situation, mais disons que ça vient simplement démontrer tout le courage que ça prenait pour certains avocats de descendre dans la rue ! » Rémi Bourget insiste sur le fait que notre système de justice se fonde sur la primauté du droit.Il est par conséquent essentiel pour les juristes de montrer que la loi 78 doit être respectée, tout en demandant qu\u2019elle soit déclarée inconstitutionnelle.«Notre marche est peut-être la seule manifestation à avoir été à 100 % légale depuis l\u2019adoption de la loi 78, lance l\u2019avocat.Nous avons respecté l\u2019itinéraire qu\u2019on avait fourni huit heures d\u2019avance à la police.C\u2019était fondamental pour nous.» Au Québec, on a la chance d\u2019avoir une constitution basée sur la primauté du droit, insiste-t-il.«Donc, lorsqu\u2019il y a des lois qui contiennent des abus de pouvoir, on peut les faire déclarer in-constitutionnelles.Mais la façon de faire, c\u2019est devant les tribunaux \u2014 et non en les bafouant dans la rue.Avec notre marche, nous avons respecté la loi, tout en la contestant.» Cette marche silencieuse par des centaines de juristes a fait sensation à travers le monde.«J\u2019ai été contacté par différents groupes, notamment par des défenseurs des droits civils dans d\u2019autres pays, raconte M® Bourget.Ils ont demandé à nous rencontrer.On verra ce que cela peut donner, mais disons que notre démarche a eu des échos à travers le monde», conclut-il avec satisfaction.Collaborateur Le Devoir -^1 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des centaines de juristes ont pris ia rue iundi dernier pour dénoncer ia ioi 78.210000 J*'*\",,.': CSN Printemps 1972.Les trois grandes centraies syndicaies, soit ia FLQ, ia CSN et ia CEQ, font front commun pour réciamer de meiiieures conditions saiariaies.Le gouvernement de Robert Bourassa adopte une ioi spéciaie pour forcer ie retour au travaii des queique 200 000 grévistes.LOIS SPÉCIALES Du « cadenas » aux casseroles Le Québec a été frappé par d\u2019innombrables lois spéciales depuis 75 ans En 1937, Duplessis devient le père de la loi du cadenas relative à la propagande communiste.Aujourd\u2019hui, un «péril» rouge d\u2019une autre nature menacerait insidieusement le Québec.Plus tard, dans les années 1970, la Loi sur les mesures de guerre stigmatise le peuple québécois.Et pendant ce temps, jusqu\u2019à nos jours et à l\u2019adoption de la 78, il y a toute une kyrielle de lois spéciales qui sont adoptées ; elles découlent dans la plupart des cas de situations conflictuelles dans le monde du travail sur lesquelles tranche le législateur.REGINALD HARVEY L\u2019 > historique loi du cadenas vise à mettre un terme aux activités communistes que tente de réprimer le premier ministre de fUnion nationale en des temps plutôt noirs; la Cour suprême du pays en réglera le sort en 1957 : huit juges contre un déclarent que la loi de la province de Québec intitulée Loi protégeant la province contre la propagande communiste, mieux connue sous le nom de «loi de cadenas», dépasse dans son ensemble la juridiction du Parlement.En 1970 survient la Crise d\u2019octobre.À la suite de la demande du premier ministre du Québec, Robert Bourassa, et du maire de Montréal, Jean Drapeau, le gouvernement libéral de Trudeau fait adopter la Loi sur les mesures de guerre pour enrayer la crainte d\u2019une insurrection appréhendée de la part du Front de libération du Québec (FLQ).Quelque 8000 soldats prennent pied au Québec et les forces de l\u2019ordre disposent de pouvoirs hors du commun, dont celui de se livrer à des perquisitions ou à des arrestations sans mandat, qui se multiplient.Pour le reste, les lois spéciales relèvent majoritairement de conflits de travail plus ou moins perturbants pour la société; «voilà ce qu\u2019elles ont en commun», constate le professeur d\u2019histoire de fUniversité de Montréal Jacques Rouillard, qui est un spécialiste de la vie syndicale québécoise.En 1949 tout d\u2019abord, les quelque 2000 mineurs d\u2019Asbes-tos sont en arrêt de travail et subissent la présence de briseurs de grève; le climat est pourri, la violence s\u2019installe et Duplessis s\u2019appuie pour mater les travailleurs sur l\u2019article 94 de la Loi sur l\u2019émeute qui, une fois invoqué, stipule que tout rassemblement où il y aurait plus de deux personnes peut être dispersé et que les personnes qui refuseraient d\u2019obéir aux autorités policières peuvent être arrêtées; 200 arrestations seront effectuées pendant M.Charest, on est plus q 2*1 000 rriJümÀMvïM Utc\tSuLL djUTvt dlci^
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.