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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2012-06-02, Collections de BAnQ.

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[" MONTREAL PRIX ARTS-AFFAIRES jijüuf m m^mim Promoteurs des arts et de la culture, Pierre Bourgie, personnalité de l\u2019année, Standard Life, une grande entreprise, Derek A.Price, bénévole émérite, et Pubiicité Sauvage, comme petite et moyenne entreprise, ont mérité un des prix Arts-Affaires Pages 2y 5y 7 et 8 Michei Lebianc se félicite de la rencontre du milieu des arts et des gens d\u2019affaires Page 3 CAHIER SPECIAL G > LE DEVOIR LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 JUIN 2012 PEDRO RUIZ LE DEVOIR Creee en 2004, Rain est une production du cirque Eloize mise en scene par Daniele Finzi Pasca ^ \u2019 h\"'\"!'\"' : a ^ g i i r, : i.M- î'u see aes Qui, des mecenes ou de la culture, en profite le plus ?« En 2009, les retombées directes et indirectes du secteur culturel dans la grande région de Montréal ont été de 12 milliards de dollars » On ne devient normalement pas mécène ou bénévole du jour au lendemain.Il faut avoir été sensibilisé, avoir eu un coup de cœur pour une discipline, pour une organisation.Le Conseil des arts de Montréal et la Chambre de commerce du Montréal métropolitain ont remis cette semaine les prix Arts-Affaires.MARTINE LETARTE Chaque année, les prix Arts-Affaires célèbrent l\u2019engagement des entreprises et des gens d\u2019affaires au sein du milieu artistique et culturel du Grand Montréal.Une relation gagnant-gagnant qu\u2019il faut continuer à développer, d\u2019après Louise Roy, présidente du Conseil des arts de Montréal.«De nombreuses entreprises et plusieurs gens d\u2019affaires donnent de l\u2019argent à des organismes culturels.D\u2019autres donnent leur temps, leur expertise, des services.En donnant, ils découvrent tout un monde, le monde des créateurs.Des partenariats se développent et il y a un réel partage», remarque Louise Roy.Le défi d\u2019aller chercher des mécènes et des bénévoles demeure toutefois entier.«On sait que la culture est le quatrième secteur prioritaire pour la population en matière de philanthropie, après la santé, l\u2019éducation et la lutte contre la pauvreté.Recueillir des fonds du secteur privé nécessite du travail de la part des organismes culturels, et ce n\u2019est pas facile.Les prix Arts-Affaires sont très importants pour valoriser l\u2019engagement des gens d\u2019affaires dans le milieu culturel», explique M™'' Roy.On ne devient normalement pas mécène ou bénévole du jour au lendemain.Il faut avoir été sensibilisé, avoir eu un coup de cœur pour une discipline, pour une organisation.Le Conseil des arts de Montréal en est bien conscient et dœ veloppe différentes stratégies pour semer la graine de l\u2019engagement chez les gens d\u2019affaires.GO-C.A.Louise Roy est très enthousiaste à propos du programme GO-C.A.du Conseil des arts de Montréal.«C\u2019est un programme de jumelage, précise-t-elle.Déjà, nous avons jumelé une centaine de jeunes banquiers, comptables et avocats avec 25 organismes culturels.» GO-C.A.fonctionne selon le principe du speed-dating.«Les gens d\u2019affaires et les organismes culturels se présentent.Ensuite, les gens d\u2019affaires choisissent où ils veulent s\u2019engager et nous faisons les mariages.Les gens d\u2019affaires ont aussi un mentor dans leur entreprise qui s\u2019assure que tout va bien», explique Louise Roy.Le programme a démarré avec le milieu du théâtre en janvier 2011.«Nous avons ensuite évalué le programme et ce fut extrêmement positif affirme M™'\" Roy.Les gens engagés ont découvert un monde formidable de créativité et d\u2019innovation.Les compagnies de théâtre ont rencontré des gens passionnés qui leur ont apporté une expertise et un réseau.Lorsque deux mondes se rencontrent, il y a un apprentissage mutuel qui se fait.» GO-C.A.est ensuite allé de l\u2019avant avec la musique actuelle, en janvier dernier, et avec la danse contemporaine, en mai.Le Conseil des arts de Montréal souhaite aller de l\u2019avant dans le domaine des arts visuels cet automne.Ensuite viendront probablement le cinéma et la littérature.GO-C.A.vise particulièrement les petits organismes.«Les «Les pnx organismes ayant un budget de 500000$ ou moins ont plus de difficulté que les sont très grands, comme l\u2019Orchestre symphonique de Montréal et les Grands Ballets canadiens, à aller chercher des dons, des commandites et des bénévoles.Les gens que GO-C.A apporte aux conseils d\u2019administra- d\u2019affaires tion des petits organismes culturels permettent d\u2019améliorer la gouvernance et la façon d\u2019aller chercher des fonds.C\u2019est très porteur et c\u2019est une nouvelle génération de gens d\u2019affaires engagés dans les arts et la culture que nous formons», affirme Louise Roy.avait calculé que les retombées directes et indirectes du secteur culturel dans la grande région de Montréal étaient de 12 milliards de dollars.» Arts-Affaires importants pour valoriser l\u2019engagement des gens dans le milieu culturel» -Louise Roy Arrimage Dans la même veine, le Conseil des arts de Montréal et la Jeune Chambre de commerce de Montréal organisent depuis 2009 le programme Arrimages.«Nous amenons un groupe de jeunes gens d\u2019affaires à cinq événements.On les amène par exemple à l\u2019opéra, dans une galerie d\u2019art, à un concert, mais on les fait aussi rencontrer le président du conseil d\u2019administration des organismes et les créateurs», explique M™'' Roy.Les participants payent leurs billets pour les événements culturels et les frais d\u2019adhésion au programme, qui seront versés par la suite à l\u2019organisme culturel choisi par le groupe.«Ça se veut une première initiative philanthropique, précise M™'' Roy.Ce programme est important aussi pour sensibiliser les jeunes à la valeur des arts pour la société.D\u2019ailleurs, en 2009, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain Forum Arts-Affaires Le Conseil des arts de Montréal continuera ses efforts cette année pour que le milieu des affaires s\u2019investisse davantage dans les arts et la culture.Récemment, il a créé un comité Arts-Affaires et a nommé à sa présidence Jean-Pierre Desrosiers, associé chez Fas-ken Martineau et lauréat en 2010 du prix Personnalité Arts-Affaires.«M.Desrosiers est très engagé, il ne compte pas son temps, remarque Louise Roy.Il est membre aussi du conseil d\u2019administration du Conseil des arts de Montréal.L\u2019objectif du comité est de mettre sur pied le forum Arts-Affaires.Il réunira 15 ou 20 personnes du monde des affaires qui sont très engagées dans le domaine des arts et de la culture et nous en ferons des ambassadeurs.Elles nous aideront à ouvrir des portes.» Louise Roy remarque que bien des gens expérimentés du milieu des affaires s\u2019investissent dans de grands événements et de grandes organisations du secteur culturel et artistique.«Toutefois, il n\u2019y a pas de lieu pour que ces gens se réunissent et aient un effet de levier.C\u2019est ce que nous voulons faire avec le forum.Nous voulons intéresser davantage les entreprises à investir en culture», affirme Louise Roy.Le Conseil des arts de Montréal souhaite que le forum réussisse notamment à intéresser les gens d\u2019affaires issus de la diversité à s\u2019engager dans le milieu culturel et artistique.«Il y en a qui le font, mais il n\u2019y en a pas beaucoup», remarque M™'' Roy.Elle a aussi en tête les entreprises étrangères qui viennent s\u2019installer à Montréal et qui jouissent d\u2019avantages fiscaux et financiers.«Je pense au secteur des médias électroniques, par exemple.J\u2019aimerais que nos ambassadeurs aillent dans ces entreprises pour leur expliquer que la culture est importante pour la qualité de vie et l\u2019économie de la grande région de Montréal et, donc, que c\u2019est important qu\u2019ils se mobilisent.» Collaboratrice Le Devoir G 2 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE JUIN 2012 PRIX ARTS-AFFAIRES Personnalité Arts-Affaires « Peu importe les projets, j\u2019ai toujours graudemeut appris » L\u2019engagement civique de Pierre Bourgie n\u2019a jamais fléchi C\u2019est l\u2019homme d\u2019affaires et philanthrope Pierre Bourgie qui reçoit cette année le prix Arts-Affaires dans la catégorie «Personnalité Arts-Affaires».Nul doute que son engagement et sa contribution au nouveau pavillon Claire-et-Marc-Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal, où loge aussi la salle de concert Pierre-Bour-gie, ne sont pas étrangers à cet honneur.PIERRE VALLÉE Ce projet d\u2019un pavillon muséal intégrant une salle de concert, de l\u2019aveu même de Pierre Bourgie, a vu le jour grâce à un concours de circonstances.Ce n\u2019est pas que l\u2019homme d\u2019affaires n\u2019était pas déjà bien engagé dans la philanthropie et le soutien aux arts \u2014 Pierre Bourgie possède à cet égard une longue feuille de route \u2014 mais plutôt parce que ce dernier voulait opérer un changement.«Je trouvais que je m\u2019éparpillais trop dans mes projets de philanthropie et j\u2019ai pensé alors qu\u2019il était peut-être préférable de me concentrer sur un projet plus structurant, raconte-t-il.Je me suis donc tourné vers un projet culturel, car l\u2019art, en particulier la musique et les arts visuels, est une de mes passions.J\u2019avais constaté qu\u2019il manquait à Montréal une salle de concert dédiée à la musique de chambre et j\u2019ai alors pris la décision que cette nouvelle salle deviendrait ce projet structurant que je cher- chais.Je me suis mis à la recherche d\u2019un lieu et j\u2019ai pensé aux églises.Mais ces recherches n\u2019ont pas abouti, caries analyses indiquaient toujours que le projet serait trop difficile.» Le pavillon Claire-et-Marc-Bourgie C\u2019est ici qu\u2019entre en jeu le Musée des beaux-arts de Montréal.En 2008, ce dernier venait de faire l\u2019acquisition de l\u2019église anglicane Erskine and American, sise à l\u2019angle de la rue Sherbrooke Ouest et de l\u2019avenue du Musée, afin de convertir et d\u2019agrandir le bâtiment dans le but d\u2019y accueillir la collection d\u2019art québécois et canadien.«Je ne me souviens plus comment j\u2019ai eu vent de ce projet, mais j\u2019ai aussitôt pris contact avec les dirigeants du Musée des beaux-arts pour leur demander ce qu\u2019ils entendaient faire de la nef de l\u2019église.Comme l\u2019église, même rénovée, ne pouvait convenir à des activités muséales, ils n\u2019y avaient pas encore pensé.J\u2019ai alors proposé, un peu au hasard, mon idée de convertir une église en salle de concert et, à ma grande surprise, ils ont non seulement accepté l\u2019idée, mais ils l\u2019ont fait avec beaucoup d\u2019enthousiasme.La réussite de ce projet est une réussite d\u2019équipe.» Le projet de salle de concert pouvait donc aller de l\u2019avant.«Mais le Musée des beaux-arts cherchait aussi un premier donateur privé afin de lancer le projet du nouveau pavillon.J\u2019ai donc décidé de faire ce premier don de démarrage, en contrepartie de quoi le Musée des beaux-arts s\u2019engageait à convertir la nef en salle de concert.» C\u2019est d\u2019ailleurs grâce à ce généreux don que le nouveau pavillon porte le nom des parents de Pierre Bourgie.Au même moment, Pierre Bourgie met en place la Eonda-tion Arte Musica, qui assumera la gestion de la salle et qui assurera une partie de la programmation.11 confie la direction d\u2019Arte Musica à Isolde Lagacé, une amie et ancienne directrice du Conservatoire de musique de Montréal.«Une idée que nous avions ici était de faire un rapprochement, lorsque possible, entre la musique et les œuvres exposées au Musée des beaux-arts.Par exemple, l\u2019an prochain, le musée prépare une exposition sur la peinture française et une partie de la programmation de la salle sera consacrée à Debussy.Nous avons donné aussi une mission encyclopédique à la programmation, ce qui fait que la musique contemporaine comme la musique ancienne y trouveront leur place.» Long et sincère engagement envers les arts La passion de Pierre Bourgie pour les arts ne date d\u2019hier.C\u2019est d\u2019abord par la musique qu\u2019il fait la connaissance du monde des arts \u2014 enfant, il suit des cours de piano \u2014 pour ensuite s\u2019ouvrir à d\u2019autres disciplines artistiques, dont les arts visuels.«Pendant mes études en administration à l\u2019Université d\u2019Ottawa, nous étions obligés de prendre un cours hors faculté.Je n\u2019avais aucune idée quoi choisir et fai choisi au hasard un cours d\u2019histoire de l\u2019art portant sur le dadaïsme et le surréalisme.A ma surprise, ce fut le cours le plus intéressant que j\u2019ai suivi.Cela a aussi confirmé mon intérêt envers la culture.Aujourd\u2019hui, je me considère à la fois La salle de concert Pierre-Boiu-gie FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR comme un homme d\u2019affaires et aussi comme un homme de culture, car, dans mon esprit, les deux milieux ne sont pas opposés.» A sa sortie de l\u2019université, il se joint à l\u2019entreprise familiale, soit les maisons funéraires Urgel Bourgie, dont il prendra plus tard la direction.Ce sera aussi l\u2019occasion de faire ses premiers pas en philanthropie.«Comme l\u2019entreprise était connue, on sollicitait souvent notre aide, et c\u2019est ainsi que j\u2019ai commencé à m\u2019engager.» Que ce soit dans le domaine social, avec l\u2019hôpital Sainte-Justine, ou le domaine culturel, avec le Musée d\u2019art contemporain, l\u2019engagement civique de Pierre Bourgie n\u2019a jamais fléchi.«Peu importe les pro- jets, j\u2019ai toujours grandement appris et je crois que nous devrions tous nous engager ainsi.» Une philosophie d\u2019engagement qui s\u2019est poursuivie après la vente de l\u2019entreprise familiale en 1996 et la création de la nouvelle entreprise, la Société financière Bourgie inc., dont il assume la direction.A-t-il de nouveaux projets en tête?«Pour le moment, je me concentre sur celui-ci, car il y a encore beaucoup à faire pour en assurer son développement.Mais qui sait ?Le hasard fait parfois bien les choses.Ce projet de salle et de pavillon muséal en est la preuve.» Collaborateur Le Devoir FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Pierre Bourgie rf :/¦ $£¦ #% Donner à l\u2019art toute la place qui lui revient Depuis 2008, Banque Nationale Gestion privée 1859 présente le Symposium des collectionneurs de la Fondation du Musée d\u2019art contemporain; un événement unique qui permet au Musée d\u2019enrichir sa collection.En s\u2019impliquant dans le soutien des arts et de la culture, Banque Nationale Gestion privée 1859 est fière de compter parmi les finalistes des Prix Arts-Affaires, et de donner une plus grande place aux artistes et à leurs œuvres.BANQUE NATIONALE GESTION PRIVEE 1859 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE JUIN 2012 G 3 PRIX ARTS-AFFAIRES CHAMBRE DE COMMERCE DU MONTREAL METROPOLITAIN La rencontre réussie de deux mondes « Les gens d\u2019affaires sont souvent de grands consommateurs de culture » Toutes catégories confondues, qu\u2019il s\u2019agisse de gens du commerce, des finances ou de l\u2019industrie, le milieu des affaires consomme de Tart de diverses manières.La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) est associée de près à l\u2019attribution des prix Arts-Affaires.RÉGINALD HARVEY Michel Leblanc, président et chef de la direction de la CCMM, occupe des fonctions qui le conduisent à porter ce regard sur les rapports entre le monde des arts et le monde des affaires : « C\u2019est une relation qui est assez riche et qui a de multiples facettes.Il est clair qu\u2019au départ les gens d\u2019affaires sont souvent de grands consommateurs de culture; on sait bien qu\u2019ils en ont les moyens et on voit que non seulement ils participent à des événements culturels ou vont assister à des spectacles, mais aussi qu\u2019ils finissent même par être des acquéreurs d\u2019œuvres artistiques, sur une base privée ou au profit de leurs entreprises.» «Quand ils deviennent assez ou très riches, il arrive qu\u2019ils deviennent des mécènes dans divers domaines», ajoute-t-il, tout en insistant sur une réalité : «Il faut garder à l\u2019esprit que, comme nous tous, ce sont des consommateurs de la culture et, sur le plan personnel, des amoureux de celle-ci à des degrés divers.Le deuxième point à relever, c\u2019est que ces gens-là sont très conscients en bout de ligne que cette culture-là possède une caractéristique ici à Montréal: elle finit par être créatrice de richesse et elle ne fournit pas seulement un apport identitaire ou pour l\u2019enrichissement de nos concitoyens; elle apporte en plus de l\u2019eau au moulin de la prospérité économique de notre ville.» Il relève ce qui lui apparaît comme un trait génial de la vie montréalaise : « C\u2019est de retrouver, avec le temps, des entreprises qui vivent d\u2019une créativité étroitement liée à la culture et qui la commercialisent.Ultérieurement, de consommateurs que sont les gens d\u2019affaires, ils cherchent à devenir également des investisseurs.» Il puise cette observation issue des croisements entre les deux mondes: «Je vois ces échanges qui prennent diverses tournures; selon leur nature, ils vont conduire à du mécénat, à du partenariat de commandite ou, le cas échéant, au soutien de petites entreprises culturelles dans leur développement et aussi dans leur rayonnement international.» Le secteur privé apporte une contribution Il y a des avantages à tirer d\u2019un rapprochement entre ces deux milieux, comme le souligne M.Leblanc: «Sur un premier plan, on sait que, pour avoir une culture dynamique, on a besoin des créateurs et des diffuseurs; de leur côté, ces gens-là doivent vivre alors que, dans une petite société comme la nôtre, il est difficile de parvenir à les soutenir suffisamment par la simple contribution des consommateurs; donc, le mécénat et la commandite leur servent à réussir \u201cà vivre\u201d.» Il résulte de l\u2019intervention du secteur privé une plus large diffusion des œuvres et un regain de l\u2019activité culturelle.Il parle de§ retombées économiques qui en découlent: «A travers les collaborations et les appuis du secteur privé, il y a des initiatives qui naissent et qui créent de la richesse économique.I i % JACQUES NADEAU LE DEVOIR Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain Quand on voit un Lepage qui crée une œuvre attirant des touristes à Québec ou ce que peut réaliser Moment Factory sur la place des Festivals en faisant de Montréal un lieu de création qui séduit les jeunes, on constate que c\u2019est bon pour ces créateurs, que c\u2019est profitable pour l\u2019économie et que c\u2019est avantageux pour le rayonnement de la ville.» Hommage aux lauréats Il existe quatre catégories dans les prix Arts-Affaires et, avant de se tourner vers les gagnants en 2012 dans chacune d\u2019elles, Michel Leblanc relève un des aspects du concours de cette année: «Le jury a retenu des récipiendaires qui ont eu un impact sur les organismes culturels qu\u2019ils ont appuyés, mais qui ont également contribué au rayonnement international de notre culture.» Le président de la CCMM salue le gagnant de 2012 dans la catégorie «Grande Entreprise»: «Il s\u2019agit de Standard Life, qui soutient l\u2019Orchestre symphonique de Montréal depuis 20 ans; on doit faire ressortir l\u2019aspect de la durée dans l\u2019aide apportée, ce qui témoigne de la grande valeur de l\u2019engagement à long terme de nos gens d\u2019affaires et de nos mécènes.On doit aussi souligner que cet appui a pris plusieurs formes et s\u2019est manifesté de diverses façons, tant sur la scène nationale qu\u2019internationale.» Il passe à la PME : «Publicité Sauvage, parrainée par le Théâtre de Quat\u2019Sous, reçoit le prix.Cette boîte de pub a modifié l\u2019affichage culturel extérieur de la compagnie; elle a établi avec celle-ci une relation durable et structurante depuis 1994; encore dans ce cas-là, on approche des 20 ans dans le soutien apporté.» Il se penche sur les interventions en cause de la part des publicitaires: «Ils ont donné une part importante des coûts d\u2019affichage en commandite, ils ont fourni des conseils sur l\u2019élaboration de la stratégie publicitaire et, de façon générale, ils offrent des tarijs particulièrement bas au milieu de la culture pour l\u2019affichage publicitaire commercial.On est ici dans un rayonnement sur le marché local, dans la capacité pour un organisme culturel d\u2019aller rejoindre son public.» Dans la catégorie « Personnalité », il vante les mérites du vainqueur : « Cette année, cela semblait aller de soi que cet honneur échoie à Pierre Bourgie, président de la Société financière Bour-gie, qui a été parrainé par le Musée des beaux-arts de Montréal; il a étroitement contribué au projet d\u2019agrandissement de ce lieu culturel, qui a pris naissance en 2008 et forme en 2012; la salle Bourgie et le pavillon Claire-et-Marc-Bourgie sont des additions majeures pour le musée.Pn-core là, cette contribution sert au rayonnement des expositions et de Montréal à l\u2019étranger.» Finalement, Derek A.Price, parrainé par le Musée McCord, est reconnu pour son bénévolat: «C\u2019est un mécène qui est peu connu; on doit faire ressortir que, parmi ceux-ci, se trouvent souvent des gens qui travaillent et qui peuvent avoir un impact majeur, tout en demeurant malgré tout méconnus; ce sont des gens de l\u2019ombre.Il est l\u2019instigateur du musée tel que nous le connaissons aujourd\u2019hui ; grâce à son appui, il a propulsé celui-ci dans un réseau muséal de renommée dépassant nos frontières.» Collaborateur Le Devoir FINAIJSTES Ils et elles étaient en Il n\u2019y a, par définition, normalement qu\u2019un seul gagnant à toute remise de prix.Pourtant, plus d\u2019un et d\u2019une avait vu son initiative être reconnue.Hommage à tous ceux et toutes celles qui ont vu leurs candidatures soumises par un organisme culturel, qui a ainsi profité de leur appui ou de leurs conseils.Grande entreprise - Banque Nationale Groupe financier, parrainée par le Musée d\u2019art contemporain de Montréal - Ivanhoé Cambridge, parrainée par le Festival mode et design de Montréal - Rio Tinto Alcap, parrainée par l\u2019École Samajam - Standard Life, parrainée par l\u2019Orchestre symphonique de Montréal PME - Encadrement Tout Autour, parrainée par Les éditions esse - Publicité Sauvage inc., parrainée par le Théâtre de Quat\u2019Sous - SiriusXM Canada, parrainée par Pop Montréal Personnalité Arts-Affaires - Pierre Bourgie, président.Société financière Bourgie, parrainé par le Musée des beaux-arts de Montréal - Jacques Dostie, associé, Ernst & Young, parrainé par le Théâtre Espace Go, le Groupe Le Vivier et l\u2019Agora de la danse - David B.Sela, président, Copap inc., parrainé par l\u2019Orchestre de chambre I Musici de Montréal Bénévole d\u2019affaires - Marc Bélanger, président.Qualité investissements, parrainé par l\u2019École supérieure de ballet du Québec - Valérie Dubreuil, directrice principale.Affaires communautaires, Telus, parrainée par l\u2019Orchestre de chambre de Montréal - Louis-François Hogue, associé, Fasken Martineau, parrainé par Danse Danse - Marie-Josée Marsan, vice-présidente.Finances, et chef de la direction financière.Vidéotron, parrainée par l\u2019Espace libre - Saul Polo, spécialiste de produits et développement d\u2019affaires.Valeurs mobilières Banque Éaurentienne, et Groupe CGI, Michael Tevel, chef de service.Stratégie et planification, parrainés par le Centre Segal des arts de la scène - Derek A.Price, membre de l\u2019Ordre du Canada, parrainé par le Musée McCord.Le Devoir V« Le Conseil des arts de Montréal est fier de souligner l\u2019engagement exemplaire de tous les candidats aux Prix Arts-Affaires de Montréal 2011 auprès des organismes artistiques montréalais GRANDE ENTREPRISE Banque Nationale Groupe financier Ivanhoé Cambridge Rio Tinto Alcan Standard Life PME Encadrement Tout Autour Publicité Sauvage inc.Sirius Radio Satellite Montréal!! BENEVOLE D\u2019AFFAIRES Marc Bélanger, Qualité investissements Valérie Dubreuil, TELUS Louis-François Hogue, Fasken Martineau Marie-Josée Marsan.Vidéotron Saul Polo, Valeurs mobilières Banque Laurentienne Michael Tevel, Groupe CGI Derek A.Price, Fondation Temple Grove PERSONNALITÉ ARTS-AFFAIRES Pierre Bourgie.Société financière Bourgie Jacques Dostie.Ernst & Young David B.Sela.Copap inc CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL 012157 G 4 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE JUIN 2012 PRIX ARTS-AFFAIRES FORUM ARTS-AFFAIRES Les gens d\u2019affaires seront mis à contribution « Il faut une participation de l\u2019État » Jean-Pierre Desrosiers, avocat et associé chez Fasken Martineau ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR S} y*/\" T >C J' CHAMBRE DE COMMERCE DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN -A\tBOARD OF TRADE OF METROPOLITAN MONTREAL (SL
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