Le devoir, 5 juin 2012, Cahier A
[" Montréal : Anarchopanda conteste en cour le règlement antimasque Page A 3 Économie : l\u2019Europe inquiète Flaherty Page B 1 www.ledevoir.corn e- LE DEVOIR Vol.C I I I N° 1 2 5 LE DEVOIR, LE MARDI 5 JUIN 2012 1,09$\t+ TAXES =\t1,25$ Le sommet Rio + 20 Pas de place pour le PQ, tranchent les libéraux ALEXANDRE SHIELDS Le gouvernement Charest a décidé d\u2019exclure le seul représentant du Parti québécois de la délégation officielle d\u2019élus qui représenteront le Québec à la Conférence des Nations unies sur le développement durable, à Rio.Un geste que les péquistes interprètent comme une volonté de faire taire toute critique à l\u2019égard du nouveau plan d\u2019action libéral sur les changements climatiques.Selon les informations obtenues par Le Devoir, le Parti québécois (PQ) avait reçu l\u2019assurance qu\u2019une place lui serait réservée au sein de la délégation à la mi-mai.C\u2019est Scott McKay, porte-parole de l\u2019opposition officielle en matière de développement durable, d\u2019environnement et de parcs, qui devait se rendre au sommet Rio + 20.Son nom figurait d\u2019ailleurs dans une version préliminaire du décret gouvernemental qui doit notamment permettre de confirmer la composition de la délégation québécoise.Qr, jeudi dernier, le cabinet du ministre Pierre Arcand a fait savoir au PQ qu\u2019il n\u2019aurait finalement pas de place pour cette rencontre qui se tiendra les 20, 21 et 22 juin au Brésil.Les libéraux n\u2019ont donné «aucune» raison pour justifier leur décision, selon ce qu\u2019a précisé hier Marc-André Beaulieu, conseiller spécial au cabinet de Pauline Marois.A quelques jours d\u2019un événement international d\u2019une telle envergure, il est pour ainsi dire impossible pour les pé- VOIR PAGE A 8: RIO + 20 Lire aussi > L\u2019éditoriai de Josée Boiieau : Le camouflage.Page A 6 Selon Scott McKay, les libéraux craignent que les critiques du plan d\u2019action sur le climat soient étalées à l\u2019étranger L4 DÉMOCRA TIE I % JACQUES NADEAU LE DEVOIR À Montréal, des manifestants ont érigé hier une prison symbolique devant la Maison du développement durable, rue Sainte-Catherine, dans le cadre de la vaste contestation du volumineux projet de loi fédéral C-38.Ci-dessus, le directeur général d\u2019ENvironnement JEUnesse, Jérôme Normand.Ottawa : les carrés noirs ripostent Des centaines d\u2019organismes de tous horizons ont tenu hier une grande contestation du projet de loi mammouth C-38 HELENE BUZZETTI GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Après les carrés rouges et verts de la crise étudiante, voici les carrés noirs sur fond blanc du projet de loi C-38.Des centaines d\u2019organismes et d\u2019intervenants de tous horizons ont lancé hier un vaste mouvement de contestation en brouillant 24 heures durant leur site Internet afin de protester contre le (trop) volumineux projet de loi budgétaire conservateur.Plus question de se taire et d\u2019être muselés: c\u2019est le message qu\u2019ont voulu envoyer quelque 500 groupes de la société civile en participant à cette campagne sur le thème «Silence, on parle».Loin du fracas des casseroles, la protestation s\u2019est faite de manière symbolique, les participants acceptant de «plonger dans le noir» leurs activités virtuelles pour une journée.La page d\u2019accueil de leur site Internet respectif était ainsi masquée, affichant partout le même carré noir sur lequel apparaissait le manifeste de la campagne .Certains, comme les néodémocrates (absence de couleur sur le site) et les libéraux (filtre gris assombrissant) , ont adapté le concept à leur manière.La campagne a aussi fait son chemin sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook, où plusieurs usagers ont remplacé leur photo de profil par un carré noir.La coalition ad hoc à l\u2019origine de faction d\u2019hier réunit des organismes de partout.Les groupes écologistes Equiterre, Greenpeace, la Fondation David Suzuki et le Sierra Club sont sans surprise du groupe \u2014 le tiers du projet de loi C-38 touche directement fenvironnement \u2014, mais on y trouve aussi des organismes de défense des droits de la personne ou de coopération internationale tels qu\u2019Amnistie internationale, Qxfam et Kairos.Ils ont en commun la conviction que le gouvernement de Stephen Harper a érigé en système l\u2019intimidation et la lutte contre la dissidence.Selon eux, critiquer les politiques conservatrices se solde invariablement pour fauteur par une perte de financement public ou une cabale de dénigrement.Le projet mammouth de mise en œuvre du budget n\u2019est à leurs yeux que la dernière manifestation de cette tendance.«C-38 ouvre la porte au harcèlement et à l\u2019intimidation des organismes de bienfaisance qui ont le malheur de ne pas partager le point de vue du gouvernement», a soutenu à Montréal Karel Mayrand, le directeur général pour le Québec de la Fonda- VOIR PAGE A 8 : CARRÉS NOIRS Aujourd\u2019hui Montréal > Bixi : le ministre Lessard renvoie la balle au maire Tremblay Page A 5 Politique > La chronique de Michel David : Tout sauf Charest Page A 3 Le Monde > Libye : le tribunal militaire inflige de lourdes peines aux mercenaires de Kadhafi.Page B 5 Avis légaux.Décès.Météo Mots croisés Petites annonces' Sudoku ,B4 B6 B2 B8 B6 B4 Surconsommation de médicaments La médecine n\u2019est pas un « buffet ouvert » Des éthiciens ont discuté de la problématique de la surconsommation de médicaments et de l\u2019acharnement thérapeutique qui grèvent le système de santé lors de la Conférence annuelle de la Société canadienne de bioéthique qui avait lieu la semaine dernière à Montréal.Entretien avec la présidente du comité organisateiu, l\u2019éthi-cienne Delphine Roigt.PAULINE GRAVEL Les hypocholestérolé-miants, les médicaments contre l\u2019hypertension et les antibiotiques sont prescrits à tout vent.Il a même été démontré qu\u2019on en prescrit beaucoup trop.Souvent sous la pression du patient qui les réclame au médecin, lequel n\u2019ose souvent pas refuser.«Le gouvernement se doit de négocier de meilleures ententes avec les compagnies pharmaceutiques.Mais chaque citoyen a aussi la responsabilité de ne consommer que les médicaments ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR L\u2019éthicienne Delphine Roigt, responsable du service d\u2019éthique clinique du CHUM dont il a réellement besoin», lance tout à trac f éthicienne Delphine Roigt, responsable du service d\u2019éthique clinique du CHUM, tout en donnant l\u2019exemple classique du parent qui réclame au médecin des antibiotiques pour l\u2019otite de son enfant, alors que ceux-ci ne sont pas toujours nécessaires.«On ne veut pas changer nos habitudes de vie, on veut la pilule.Tout le monde veut son traitement contre le cancer même s\u2019il constitue de l\u2019acharnement thérapeutique.Pourtant, le patient doit se demander si ce traitement est approprié ou excessif.Il doit au moins prendre conscience que cette décision individuelle a un impact plus grand, notamment sur le système de santé, et qu\u2019elle peut engendrer des coupures à d\u2019autres niveaux», soulève f éthicienne.«Le patient se doit de prendre une décision éthique.Il doit faire valoir son autonomie, c\u2019est-à-dire sa capacité de prendre VOIR PAGE 8 : MÉDICAMENTS « Le dépeceur DE Montréal » Fin d\u2019une chasse à l\u2019honune planétaire BRIAN MYLES Une chasse à l\u2019homme planétaire commencée dans Côte-des-Neiges a pris fin hier à Berlin avec l\u2019arrestation de Luka Rocco Mag-notta.L\u2019enquête est cependant «loin d\u2019étre terminée» pour la police de Montréal.«On n\u2019a aucune indication que d\u2019autres crimes pourraient être reliés à cet individu.Encore là, en voyant le modus operand!, on ne peut pas s\u2019empêcher d\u2019élargir notre enquête», a dit hier lan Lafrenière, commandant du module des relations avec les médias au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).«Le moins qu\u2019on puisse dire, c\u2019est que c\u2019est très particulier», a-t-il ajouté.Le commandant Lafrenière donne des entrevues «sur trois fuseaux horaires» en Europe, au Québec et dans l\u2019ouest du Canada.« C\u2019est le plus gros dossier jamais vu à la police de Montréal.L\u2019enquête s\u2019est déroulée à travers les médias», a-t-il dit.Des enquêteurs de l\u2019escouade des crimes majeurs devraient s\u2019envoler pour Berlin afin d\u2019interroger Magnotta, qui aurait poignardé et démembré un étudiant chinois fréquentant l\u2019Université Concordia, Jun Lin, pour ensuite se livrer à des actes de profanation sur son cadavre.Le torse de Lin a été retrouvé dans une valise abandonnée dans une ruelle près du logement de Magnotta, le 29 mai dernier sur le boulevard VOIR PAGE A 8 : DÉPECEUR Luka Rocco Magnotta sur une photo fournie par Interpol 77831302830023 A 2 LE DEVOIR LE MARDI JUIN 2012 ACTUALITES Les navires sans équipage dans la mire du ministère de la Défense MIKE BLANCHFIELD ET MURRAY BREWSTER à Ottawa La Marine royale canadienne évalue différents scénarios d\u2019utilisation de navires sans équipage, qui pourraient bien faire leur apparition dans un avenir pas si lointain, selon le ministre de la Défense, Peter MacKay.Les véhicules de surface sans équipage (USV) sont l\u2019équivalent naval des véhicules aériens inhabités, soit les drones contrôlés à distance, qui se sont rapidement imposés comme l\u2019arme de prédilection de l\u2019administration Obama dans les interventions ciblées contre les militants d\u2019al-Qaïda.La technologie derrière les USV n\u2019en est encore qu\u2019à ses balbutiements comparativement aux drones aériens, mais le ministre MacKay a soutenu à La Presse canadienne que ces appareils pourraient avoir un rôle à jouer au sein de la marine canadienne dans un «futur proche».Le ministre a souligné que le pays était entouré d\u2019eau, et que les vaisseaux sans équipage permettraient une portée et une capacité d\u2019interven-tion sans trop de risques.Cette technologie, a poursuivi M.MacKay, peut maintenir l\u2019ennemi à distance.Par ailleurs, le ministre de la Défense avait récemment annoncé l\u2019octroi de 3 millions de dollars à la compagnie Rolls-Royce Canada pour soutenir la recherche sur les USV dan§ sa province, la Nouvelle-Ecosse, dans le cadre des initiatives de recherche et développement de l\u2019Agence de promotion économique du Canada atlantique.Le commandant de la marine, le vice-amiral Paul Mad-dison, a affirmé que l\u2019intégration de ces navires dans la prochaine flotte canadienne représentait un scénario déjà à l\u2019étude, et ce, plus particulièrement lorsque le temps sera venu de remplacer les frégates actuelles vers la fin de la prochaine décennie.Les impacts découlant de l\u2019arrivée de ces navires robotisés sur le remplacement de la flotte traditionnelle, avec un équipage à bord, demeurent incertains pour l\u2019instant.La marine procède déjà à des tests sur la technologie à distance, avec de petits véhicules aériens inhabités, les ScanEagle, qui décollent du pont des frégates pour des essais.Et au cours des dernières années, les navires de la garde côtière ont utilisé, pour des exercices conjoints avec la marine américaine, des robots sous-marins pour détecter des mines enfouies dans les profondeurs de l\u2019océan.La Presse eanadienne ETUDE La lecture des dyslexiques améliorée quand les lettres sont plus espacées Les enfants dyslexiques montrent une bien meilleure capacité à lire lorsque les lettres sont plus espacées, selon une étude publiée hier dans la revue scientifique Actes de l\u2019académie américaine des sciences.Ces travaux, effectués par des chercheurs européens sur 54 enfants italiens et 40 français, tous atteints de dyslexie et âgés de 8 à 14 ans, ont montré une justesse de déchiffrage multipliée par deux et une vitesse de lecture accrue de 20% quand l\u2019espace entre les lettres est plus grand.«Nos résultats offrent une méthode pratique pour améliorer la lecture des dyslexiques sans besoin de formation», conclut l\u2019étude dirigée par Marco Zorzi, du département de psychologie de funi-versité de Padoue, en Italie.Les scientifiques attribuent ce succès à l\u2019atténuation, par les espaces, du phénomène d\u2019amassement des lettres qui conduisent les dyslexiques à ne pouvoir discerner distinctement les caractères.Les textes présentés aux enfants comprenaient 24 phrases courtes qu\u2019ils ont dû lire en deux versions, l\u2019une normale, l\u2019autre plus espacée.Le texte normal était écrit en taille de caractère de 14 points, tandis que dans l\u2019autre version, l\u2019espace entre les lettres était augmenté de 2,5 points (un point étant égal à 0,353 mm).«L\u2019espace entre le i et le l dans le mot italien + il + (le) passait ainsi de 2,7points [.] à 5,2points», détaille l\u2019étude.Les résultats sont encourageants : les enfants lisaient plus vite, et les plus gravement dyslexiques sont ceux qui ont le plus bénéficié de l\u2019élargissement des espaces, ce qui prouve l\u2019efficacité de la méthode.En revanche, elle n\u2019a aucun effet sur les enfants non dyslexiques, affirment les auteurs, issus de l\u2019Université d\u2019Aix-Marseille (Erance) et du Centre national de la recherche scientifique.Agenee Franee-Presse Camps d\u2019été DEPUIS 1983 CAMPS D\u2019IMMERSION EN ANGLAIS Pour étudiants de 7 à 17 ans Centre-ville de Montréal et Toronto Camp de jour et résidence www.mwscannps.com Pour information: à Toronto: (416) 921-6998 à Montréal: (514) 531-4193 office(gmwscamps.com ?Lunif.jis nrniiCb I itichiN L.I co .n JACQUES NADEAU ARCHIVES LE DEVOIR La juge France Charbonneau siège notamment en compagnie de i\u2019ancien vérificateur générai, Renaud Lachance.COMMISSION D\u2019ENQUÊTE La FTQ-Construction est déjà sur la défensive La juge France Charbonneau a commencé l\u2019audition des parties demandant un statut de participant ou d\u2019intervenant BRIAN MYLES La Commission Charbonneau n\u2019a pas entendu ses premiers témoins que la ETQ-Construction (ETQ-C) redoute déjà d\u2019être montrée du doigt à l\u2019issue de l\u2019enquête.«La FTQ-Construction peut faire l\u2019objet d\u2019un blâme directement», a dit hier l\u2019avocat du syndicat, Robert Laurin.Comme bien d\u2019autres, il a demandé le statut de participant pour la centrale, ce qui lui permettrait de contre interroger les témoins.«Il est important que nos droits soient reconnus pour qu\u2019on puisse se défendre», a-t-il dit.Au total, 16 organisations et 5 individus ont demandé de participer aux travaux de la Commission d\u2019enquête sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction (CEIC).Le Parti libéral du Québec est sans contredit le plus grand absent de la liste.Seules 5 des 21 parties sont prêtes à se contenter d\u2019un statut moins important d\u2019intervenant, qui vient sans droit au contre-interrogatoire des témoins.11 s\u2019agit du Directeur général des élections (DGE), de l\u2019Ordre des architectes, de l\u2019Ordre des ingénieurs, de Québec solidaire et de rUnion des municipalités.Ils estiment tous détenir une expertise particulière et pertinente dans les domaines étudiés par la CEIC.Tous les autres, dont le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), les associations patronales de la construction, Hydro-Québec, la Ville de Montréal et le Parti québécois réclament le statut de participant.Parmi les individus, le maire de Mascouche, Richard Marcotte, demande un statut de tion pour prévenir la collusion et la corruption).La présidente de la CEIC, Erance Charbonneau, a cependant paru étonnée par la prétention de plusieurs groupes, dont celles de l\u2019Association de la construction du Québec (ACQ) et de l\u2019Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ).Les deux regroupements d\u2019entrepreneurs prétendent jouer des rôles bien distincts et sollicitent chacun une place à la CEIC.M\u201c Au total, 16 organisations et 5 individus ont demandé de participer aux travaux de la commission Charbonneau participant si jamais la commission Charbonneau s\u2019aventure dans les méandres de la gestion de sa ville et de sa propre conduite.11 va de soi que certaines parties, comme le Procureur général du Québec, obtiendront sans problème le statut de participant puisqu\u2019elles détiennent «un intérêt important et direct» à l\u2019égard des sujets à l\u2019étude (octroi et gestion des contrats de construction, infiltration du crime organisé sur les chantiers, pistes de solu- Charbonneau, qui a expédié les audiences en une demi-journée, a laissé entendre qu\u2019il pourrait y avoir des regroupements de parties aux intérêts et missions similaires.Elle siégeait en compagnie de l\u2019ancien vérificateur général, Renaud Lachance.Le troisième commissaire, Roderick Macdonald, était encore absent.11 est toujours en convalescence.La juge fera connaître jeudi le sort qu\u2019elle réserve aux parties.Dès le lendemain, les premiers témoins, issus du ministère des Transports et du Conseil du Trésor, viendront expliquer l\u2019évolution des règles d\u2019attribution des contrats gouvernementaux.Le Devoir ETUDE Sables bitumineux : le taux de mercure des poissons n\u2019augmenterait pas Pour annoncer dans ce legnoupement, contactez Isabelle Sanchez au 514985-3454 ou à isanchez@ledevoir.coin Les taux de mercure mesurés dans des poissons pêchés dans les plans d\u2019eau situés près des gisements de sables bitumineux de l\u2019Alberta ne seraient pas en hausse, conclut une étude récente.L\u2019étude, menée par deux scientifiques d\u2019Environnement Canada, a analysé des décennies de données de différentes sources.Cette analyse révèle non seulement que les taux du métal toxique sont stables, mais qu\u2019ils seraient peut-être même en déclin dans les lacs situés près des sites d\u2019exploitation de sables bitumineux.Le rapport prévient toutefois qu\u2019il serait hasardeux de tirer une conclusion définitive sur l\u2019évolution de l\u2019environnement dans la région, compte tenu de la surveillance écologique irrégulière et inégale qui y a été faite.Une surveillance améliorée permettrait de déterminer une fois pour toutes ce qui se produit dans la région des sa- bles bitumineux, plaide-t-on dans le rapport.Les gouvernements fédéral et provincial tentent tous deux d\u2019instaurer de meilleures pratiques pour l\u2019évaluation des impacts écologiques découlant de l\u2019exploitation des sables bitumineux.Une étude publiée en 2009 laissait croire que les taux mercure avaient bondi de plus de 25% entre 1975 et 2005.La Presse eanadienne Chaleur et pluies seront au rendez-vous cet été La chaîne spécialisée MétéoMédia prévoit des températures dépassant les normales pour ime grande partie du territoire canadien au cours de l\u2019été à venir.MétéoMédia a lait connaître hier ses prévisions pour l\u2019été 2012.Au Québec, les temj^ratures devraient être près des normales de saison, mais les précipitations pourraient surpasser les normales dans certains secteurs du sud-ouest, dont Montréal.Les prévisions sont semblables pour l\u2019Qntario.Au Nouveau-Brunswick, les températures et les précipitations devraient être près des normales.Les régions des Prairies, de l\u2019est de la Colombie-Britannique et de l\u2019est des provinces de l\u2019Atlantique sont celles où les températures devraient dépasser la normale.-La Presse canadienne Nouvelle campagne contre l\u2019alcool au volant Québec \u2014 La Société de l\u2019assurance automobile du Québec a lancé hier une nouvelle campagne de sensibilisation à l\u2019alcool au volant; elle se tiendra jusqu\u2019au l®Quillet.Cette campagne vise à sensibiliser la population aux conséquences liées à la conduite avec les facultés affaiblies et à l\u2019amener à dissocier alcool et conduite automobile.Elle comprend une publicité télévisée en français et deux publicités à la radio, en français et en anglais.Une bannière publicitaire sera également diffusée sur différents sites Web et lieux publics.De 2006 à 2010, chaque année, sur les routes du Québec, l\u2019alcool a été responsable d\u2019environ 185 décès, 430 blessés ^aves et 2140 blessés légers.- La Presse canadienne CONEOT ETUDIANT L\u2019Église s\u2019en mêle ISABELLE PORTER A Québec Convaincu que la prière peut avoir raison des pires mésententes, un prêtre de Québec a décidé d\u2019organiser une messe spéciale pour résoudre le conflit étudiant.La «messe pour la paix sociale et le dialogue sincère» devait avoir lieu hier soir à l\u2019église Saint-Sacrement.Dans un communiqué diffusé par le diocèse, les organisateurs soulignent que le conflit «polarise la population » et que les croyants allaient prier «pour qu\u2019une solution adéquate à tous les partis en cause puisse voir le jour rapidement».«C\u2019est notre façon de contribuer à la solution», a expliqué hier l\u2019initiateur du projet, le père Gérard Busqué.«On est convaincus que notre Dieu peut changer les coeurs, ouvrir les cœurs aux uns et aux autres pour arriver au dialogue».C\u2019est à la demande d\u2019un étudiant de la paroisse que le père Busqué a pris cette initiative.«C\u2019est un étudiant très croyant qui vient à l\u2019Eglise très régulièrement», a-t-il indiqué.Invité à dire si ses prières allaient viser davantage les étudiants ou le gouvernement, le prêtre a lancé en riant que «dans un dialogue, les deux sont concernés» et que «pour qu\u2019il y ait un dialogue, il faut être deux».Selon le porte-parole du Diocèse, ce genre de messe est plutôt «inusité».Des messes spéciales ont souvent été organisées à la suite de catastrophes naturelles, comme le séisme en Haïti ou le tsunami au Japon.Toutefois, il est plutôt rare qu\u2019on organise des célébrations pour des sujets «si près de nous», a expliqué Jasmin Lemieux-Lefebvre .Le Devoir Nouvelle requête pour Conrad Black Chicago \u2014 Les avocats de Conrad Black ont déposé une requête hier afin que les dernières condamnations contre leur client soient annulées parce que les procureurs auraient trompé le tribunal, violant le droit de Black à avoir recours aux services d\u2019un avocat.La demande concerne la saisie par les autorités des fruits de la vente de l\u2019appartement new-yorkais de l\u2019ex-magnat de la presse.Selon les avocats de Conrad Black, les procureurs ont berné la cour pour obtenir deux mandats leur permettant de saisir les actifs en lui cachant des renseignements qui auraient nui à leur démarche.L\u2019ancien chef de la direction d\u2019Hollinger International a vendu sa résidence de Manhattan pour la somme de 9 millions de dollars afin de financer sa défense contre les allégations d\u2019inconduite qui pesaient contre lui.Dans des documents présentés à un tribunal de Chicago, les avocats de l\u2019homme de 67 ans accusent les procureurs d\u2019avoir inventé des actes criminels par rapport au droit de propriété de leur client sur l\u2019appartement afin d\u2019obtenir les mandats.Puisque Conrad Black n\u2019a pas pu bénéficier des 9 millions provenant de la vente, ses avocats soutiennent que les procureurs l\u2019ont privé de son droit à consulter un avocat.Si la requête est acceptée, Black, qui est rentré au Canada depuis sa sortie de prison le mois dernier, sera débarrassé des deux dernières condamnations pour fraude encore à son dossier.La Presse eanadienne LE DEVOIR, LE MARDI 5 JUIN 2012 A 3 ACTUALITES Tout sauf Charest L ^ Michel 4 David a crainte de l\u2019Ëternel est le commen-^ ^ ¦ cernent de la sagesse», dit la Bible.^ ^\tCes jours-ci, c\u2019est plutôt la crainte de Jean Charest qui en iait réfléchir plusieurs.En faisant resurgir le spectre d\u2019une victoire libérale qu\u2019on avait crue impensable, la crise étudiante a eu pour effet de relancer le débat sur la nécessité d\u2019un front commun des forces souverainistes, dont l\u2019idée semblait définitivement enterrée.Après le Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ), c\u2019est au tour du député indépendant de Borduas, Pierre Curzi, de lancer un appel à l\u2019unité.«La nation ne peut plus se payer le luxe d\u2019un autre gouvernement libéral», écrit M.Curzi dans une lettre publiée aujourd\u2019hui dans Le Devoir.Certes, il n\u2019est le seul à penser que l\u2019intérêt supérieur du Québec commande maintenant de barrer la route aux libéraux et que cet impératif devrait primer toute considération de nature partisane.Option nationale (ON) est actuellement aux prises avec le même débat.Dans ime lettre qu\u2019on peut lire sur le site Internet du Devoir, les dirigeants du SPQ Libre, Marc Laviolette et Pierre Dubuc, proposent également une «large coalition autour du PQ».Les effets du mode de scrutin actuel sont bien connus.D\u2019une élection à l\u2019autre, le quasi-monopole que le PLQ exerce sur l\u2019électorat non francophone lui garantit un plancher d\u2019une quarantaine de circonscriptions.Dans les autres, la division du vote francophone peut lui permettre de se faufiler dans suffisamment de comtés pour atteindre le chiffre magique de 63, qui assure une majorité à l\u2019Assemblée nationale.C\u2019est la conjoncture qui a complètement changé au cours des derniers mois.Au début de l\u2019année, la soudaine popularité de la « dame de béton» et la dégringolade de la CAQ, qui semblaient ouvrir la voie à une victoire pé-quiste, avaient permis à Pauline Marois de couper court à toute discussion sur une éventuelle alliance électorale avec Québec solidaire, mais la situation n\u2019est plus du tout la même.Son rêve de devenir la première femme à diriger le Québec pourrait bien lui échapper.Aussi bien au PQ qu\u2019à QS, et maintenant à QN, l\u2019idée d\u2019une alliance se heurte à des oppositions d\u2019ordre idéologique que certains n\u2019arriveront sans doute jamais à surmonter.Jusqu\u2019à présent, la principale pierre d\u2019achoppement a cependant été l\u2019impossibilité de s\u2019entendre sur un partage des comtés entre les partis.Le candidat péquiste dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, Daniel Breton, a raison: dans cette affaire, la mauvaise foi est également partagée entre libéraux et solidaires.Le SPQ Libre propose encore une fois que le PQ abandonne Rosemont à Françoise David, qui pourrait laisser le champ libre à Nicolas Girard dans Gouin, mais rien n\u2019indique que M\u201c® David serait maintenant prête à accepter un arrangement qu\u2019elle a toujours refusé.Pour contourner la difficulté, M.Curzi propose la tenue de primaires auxquelles pourraient participer les membres en règle de tous les partis faisant partie de l\u2019alliance.Le vainqueur serait le candidat unique de tous les souverainistes.Le député de Borduas suggère que des indépendants puissent également être sur les rangs, ce qui laisse croire qu\u2019il n\u2019a pas renoncé définitivement à la politique.Le PQ comptant plus de membres, son candidat l\u2019emporterait dans la quasi-totalité des circonscriptions où des primaires auraient lieu.Qutre M.Curzi, une des rares exceptions pourrait être le chef de l\u2019QN, Jean-Martin Aussant, dans Nicolet-Bécancour.Cela ferait grimacer certains péquistes, mais l\u2019élection d\u2019im caqitiste serait-elle préférable?Il est vrai que le PQ, QS et QN ont des positions qui ne sont pas inconciliables sur des questions comme la langue, l\u2019environnement ou les ressources naturelles, mais il est illusoire de penser qu\u2019ils pourraient s\u2019entendre sur une «proposition principale commune» qui irait au-delà du «tout-sauf-Charest», comme le voudrait le fondateur du NMQ, Jocelyn Desjardins.Qui trop embrasse mal étreint.M.Curzi se verrait bien ministre responsable de la loi 101 dans un cabinet Marois, mais il est totalement irréaliste de penser à un «gouvernement de coalition » qui inclurait des représentants de QS.La majorité des péquistes ne sont pas davantage disposés à passer de l\u2019axe souveraineté-fédéralisme à un axe gauche-droite que les solidaires sont prêts à faire l\u2019inverse.Avec Amir Khadir dans son cabinet, Pauline Marois deviendrait folle au bout de deux jours.Pour le moment, il vaut mieux s\u2019en tenir à une simple alliance électorale.Des candidatures souverainistes uniques ne garantiraient cependant pas l\u2019élection d\u2019un gouvernement péquiste majoritaire.Si déprimante que puisse être la perspective d\u2019une victoire libérale, celle de devoir former un gouvernement minoritaire soumis au bon vouloir des libéraux et des caquistes ne l\u2019est guère moins.Déjà, le PQ hériterait d\u2019une situation financière très difficile qui lui laisserait très peu de marge de manoeuvre.Sans majorité à l\u2019Assemblée nationale, il faudrait également renoncer à la «nouvelle loi 101 », à la citoyenneté québécoise et, bien entendu, à toute initiative de nature constitutionnelle.Les tensions internes qui ont failli provoquer le départ de Pauline Marois cet hiver ne tarderaient pas à réapparaître.Au moins, pour ce qui est de détester Jean Charest, tout le monde s\u2019entend.mdavid@ledevoir.com La FEUQ et la FECQ se font rassurantes Les associations réitèrent qu\u2019elles ne perturberont pas les grands événements MARCO BELAIR-CIRINO Montrés du doigt pour manigancer des coups d\u2019éclat qui porteraient atteinte à la sécurité des festivaliers attendus au cours de la saison estivale à Montréal, les représentants étudiants s\u2019évertuent à «briser ces mythes créés de toutes pièces» auprès du milieu des affaires.Premier arrêt de leur tournée: les présidentes des fédérations étudiantes Martine Desjardins (Fédération universitaire du Québec) et Eliane La-berge (Fédération étudiante collégiale du Québec) ont rassuré hier le président fondateur du festival Juste pour rire, Gilbert Rozon, qui s\u2019est inquiété publiquement des impacts du conflit étudiant sur les grands événements extérieurs de l\u2019été.«Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on appelle à des actions ou à de la mobilisation qu\u2019on veut aller perturber les festivals.Au contraire», a souligné Martine Desjardins à l\u2019issue de la rencontre avec M.Rozon, se désolant du même souffle que le nœud du conflit étudiant, la hausse des droits de scolarité, soit une nouvelle fois occultée.« Ça sert clairement le gouvernement», estime-t-elle.Des étudiants pourront sans problème distribué des carrés rouges à proximité du site du festival Juste pour rire ou de frapper sur leur ustensile de cuisine préférée à la fin d\u2019un numéro en guise d\u2019applaudissements.Après la rencontre, qui s\u2019est par ailleurs déroulée en l\u2019absence du coporte-parole de la CLASSE Gabriel Nadeau-Dubois, Gilbert Rozon s\u2019est contenté d\u2019écrire sur le réseau social Twit- ter : «Rencontre positive.» Plus tôt, il faisait valoir que «les dommages à l\u2019image de Montréal sont faits», laissant notamment entendre que les ventes de billets des grands événements chuteront à coup sûr.Afin de limiter les dégâts, celui qui se décrit comme « un des leaders touristiques » de la métropole québécoise pressait Gabriel Nadeau-Dubois de «dire de façon extrêmement claire et sans aucune nuance: \u201cje suis personnellement et au nom de la CLASSE contre toute forme de «Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on appelle à des actions ou à de la mobilisation qu\u2019on veut aller perturber les festivals.Au contraire.» violence, d\u2019intimidation.[.] Eton va faire un été dans la paix et la joie\u201d», ce à quoi s\u2019est refusé ce dernier.«La CLASSE ne perturbera pas les grands événements qui vont avoir lieu cet été», explique sur tous les tons M.Nadeau-Dubois depuis l\u2019échec des négociations avec le gouvernement \u2014 marqué par le « On va vous l\u2019organiser votre Grand Prix» lancé par l\u2019un des négociateurs \u2014, invitant les incrédules à jeter un coup d\u2019œil aux procès verbaux des derniers congrès de la CLASSE.« Ça serait un peu illogique de le faire.»\t, La ministre de l\u2019Éducation, Michelle Cour-chesne s\u2019est quant à elle assise hier avec les diri- geants de la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEQ) et de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) afin d\u2019orchestrer la rentrée étudiante à la mi-août.Ils se sont notamment penchés sur «la surcharge de travail que les enseignants réguliers auront à revoir le contenu de leurs cours et aussi à travailler l\u2019équivalent de 20% de plus par jour», et sur la compensation à leur offrir, a précisé le président de la CSN, Louis Roy.La FNEQ évalue les coûts de tenir «une session et trois quarts dans le temps qui est normalement dévolu pour donner une session », entre 10 et 70 millions de dollars.«On n\u2019est pas pas du tout rendus à chiffrer aucun chiffre [sic] que ce soit», a indiqué Kimberly LabaE, qui est l\u2019attachée de presse de la ministre de l\u2019Éducation.«Les travaux vont se poursuivre», a-t-elle ajouté.Manifestations nocturnes et casseroles Les manifestations nocturnes \u2014 dont la 42® a été courue hier par plus d\u2019un millier d\u2019opposants à la hausse des droits de scolarité \u2014 ainsi que les «casseroles» sont certes illégales, mais «tout à fait légitimes» et «dans le respect des libertés fondamentales», a souligné M.Nadeau-Dubois.«C\u2019est le seul moyen que nous avons pour nous faire entendre.» Le Devoir ROGERIO BARBOSA AFP Le citoyen derrière Anarchopanda entend déposer une requête en nuiiité contre ie règiement antimasque de ia Viiie de Montréai.Anarchopanda s\u2019attaque au règlement antimasque Le panda symbolique des manifestations étudiantes conteste en cour la validité du règlement municipal de Montréal CATHERINE LALONDE Anarchopanda, le professeur de philosophie devenu, en costume de panda, une figure symbolique des manifestations étudiantes, conteste la validité constitutionnelle du nouveau règlement antimasque de la Ville de Montréal.Sa requête sera déposée en Cour supérieure dans les prochaines heures, a appris Le Devoir.La Commission de la sécurité publique de la Ville de Montréal a adopté le 18 mai dernier un règlement obligeant les manifestants à découvrir leur visage et à fournir leur itinéraire à la police.Les Montréalais ne peuvent désormais avoir le visage couvert sans «motif raisonnable» et doivent informer d\u2019avance, s\u2019ils veulent manifester, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) de leur trajet, sous peine de lourdes amendes.Il revient aux policiers de déterminer si le port du masque sur la place publique est justifié ou non.Cette application variable est un des points qui soulèvent le plus de critiques des juristes.Anarchopanda \u2014 qui a demandé à ce qu\u2019on respecte son anonjmiat pour les quelques heures qui lui restent avant de déposer la requête \u2014 estime que ce règlement empiète sur ses droits fondamentaux et sa liberté d\u2019expression.Depuis le 8 mai, le professeur a participé à une dizaine de manifestations dans sa peau d\u2019ours.«Le costume de panda me permet de faire des choses que je ne pourrais faire autrement, comme câliner les policiers, par exemple, a expliqué le professeur, qui a rencontré Le Devoir en compagnie de ses avocats.Le costume et le masque contribuent à calmer le jeu.Ils apportent une façon de faire, une liberté particulière, et ça me permet d\u2019exprimer mon pacifisme.» Anarchopanda sera représenté par l\u2019avocat Denis Poitras, particulièrement actif depuis le début de la grève étudiante.M® Poitras vise une déclaration en nullité du règlement, et conteste la validité constitutionnelle de tous ses articles, qui limitent la liberté d\u2019association, la liberté d\u2019expression et la liberté de réunion.Atteinte aux libertés M® Poitras rappelle qu\u2019Anarchopanda n\u2019a pas encore été arrêté, mpme s\u2019il a été averti à trois occasions différentes.À sa connaissance, aucune arrestation n\u2019a été faite jusqu\u2019à maintenant en vertu du règlement antimasque.«Manifester en costume porte désormais une présomption d\u2019illicite, et ça, c\u2019est une atteinte à la liberté de réunion pacifique et protégée, une atteinte aux libertés garanties et aux principes de justice fondamentale», a indiqué l\u2019avocat.M® Poitras entend d\u2019abord et avant tout demander un sursis d\u2019application des articles sur l\u2019obligation de donner le trajet au SPVM et sur la nécessité de manifester à visage découvert.Si la Cour lui donne raison, ces articles ne seront pas appliqués tant que la Cour supérieure n\u2019aura pas tranché sur le fond du litige.Samuel Bachand est avocat-conseil sur le dossier.«L\u2019agent de la paix, qui peut maintenant décider s\u2019il y a un motif raisonnable ou non de porter un masque, se voit donc illégalement investi du pouvoir de préciser le règlement.» Pour M® Bachand, le fait que les manifestations sans trajets annoncés et certains masques \u2014 dont celui du panda \u2014 aient été tolérés depuis l\u2019entrée en vigueur du règlement «nourrit une part de la théorie de la cause qui traite de l\u2019arbitraire de la loi.» La Cour, de plus, a toujours été réticente à confier aux policiers le rôle de déterminer les limites d\u2019une loi, surtout si elle touche aux droits fondamentaux.Le Devoir Le carré rouge crée de la confusion dans un bureau de vote d\u2019Argenteuil ISABELLE PORTER à Québec Deux citoyens de la circonscription d\u2019Argenteuil ont été forcés de retirer leur carré rouge lorsqu\u2019ils sont allés voter dimanche au scrutin par anticipation.«Ma conjointe et moi portons à chaque jour le carré rouge puisque nous supportons la lutte des étudiants», a raconté hier (îilles Beauchamp.«On nous a demandé de retirer notre carré rouge, sinon on nous retirait notre droit de vote et on nous expulsait de la salle.» Après quinze minutes de pourparlers avec le personnel, le couple a cédé, mais M.Beau-champ a rapporté l\u2019incident au Directeur général des élections (PGE).Vérification faite, l\u2019employé du bureau de vote avait tort.«C\u2019est quelqu\u2019un qui a mal compris la directive», a expliqué hier la porte-parole du DGF, Cjmthia Gagnon.Un représentant de la direction des affaires juridiques du DGF a d\u2019ailleurs présenté des excuses par courriel à M.Beauchamp en le remerciant d\u2019avoir porté l\u2019incident à son attention.L\u2019article 352 de la Loi électorale stipule que dans un bureau de vote, «nul ne peut utiliser un signe permettant d\u2019identifier son appartenance politique ou manifestant son appui ou son opposition à un parti ou à un candidat».Qr, comme l\u2019explique le professeur de sciences politiques Réjean Pelletier, «le carré rouge n\u2019appartient pas à un parti» et est «identifié au mouvement étudiant».Et ce, «même si les gens d\u2019un parti Vont porté».Par contre, le personnel du bureau de vote, lui, ne peut pas arborer le carré rouge, explique M\u201c® Gagnon.« C\u2019est pour le personnel, non pas pour les électeurs.» Cette directive, poursuit-elle, est justifiée par «le devoir de réserve» et la «neutralité» de la fonction.Selon le professeur Pelletier, elle vise à «éviter que les gens soient choqués en allant voter» et pour «afficher une plus grande neutralité».Le vote par anticipation pour l\u2019élection partielle se poursqivait hier dans la circonscription d\u2019Argenteuil.À la suite de cet incident, un rappel a été transmis au directeur de scrutin pour qu\u2019il avise les préposés à l\u2019entrée des règles en vigueur.«Aujourd\u2019hui, ils ont été bien informés, ça ne devrait pas se reproduire», a précisé M\u201c® Gagnon.Le Devoir m JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le carré rouge n\u2019appartient pas à un parti, mais bien au mouvement étudiant. A 4 LE DEVOIR LE MARDI JUIN 2012 ACTUALITES #CHRONIQUEFD Une crise qui contracte le temps Fabien Deglise ¦ est l\u2019époque qui ^ veut ça.La vitesse est assurément une valeur en pleine accélération dans nos sociétés, et la crise sociale en cours n\u2019a pas manqué, paradoxalement et dans toute sa longueur, d\u2019en faire la démonstration.Morceaux choisis?Pas encore abouti, le mouvement social vient déjà d\u2019entrer dans l\u2019histoire, numériquement s\u2019entend, par l\u2019entremise d\u2019une incroyable et touffue chronologie Web qui a fait son apparition, il y a quelques jours, dans un coin du cyberespace près de chez vous.Le processus d\u2019archivage et d\u2019éternisation d\u2019une crise pourtant toujours en train de tourner sur elle-même, est l\u2019initiative d\u2019un citoyen presque anonyme : Xavier K.Richard, responsable entre autres des réseaux sociaux à Radio-Canada.Baptisée Grandes Gueules inventives (ggi.xkr.ca), cette fenêtre sur l\u2019histoire qui s\u2019écrit propose de replonger dans les grandes dates et moments forts du mouvement par l\u2019entremise de vidéos, de photos, de documents placés sur la Toile.Et ce, du premier désaccord entre les partis, apparu le 6 décembre 2010, jusqu\u2019à la dernière apparition d\u2019un panda dans la foule, dimanche dernier.Sur cette ligne de temps {timeline, comme nous forcent parfois à dire les Anglos dans les univers numériques), la première vidéo revendicatrice des étudiants, datée du 13 fé- vrier et marquant le début de la grève, y côtoie les appuis formulés par les écrivains, par des personnalités publiques, l\u2019allocution remarquée de Gabriel Nadeau-Dubois le 13 avril sur les ondes du canal VOX, la première entente de principe, les fumigènes dans le métro, le rejet de l\u2019entente, le deuxième round de négos, l\u2019arrivée des casseroles, la cartographie dynamique des manifestations.Entre autres et pour la postérité, ou si peu.Les tensions sociales donnent des ailes à la rapidité, et pas forcément pour le mieux, par contre.Un doute?11 y a quelques jours, une pharmacie du Plateau Mont-Royal \u2014 Faire de l\u2019argent en exploitant l\u2019exaspération n\u2019a rien de très exceptionnel.Ce qui l\u2019est, c\u2019est la vitesse avec laquelle la pharmacie est passée à l\u2019acte forcément! \u2014 appartenant à l\u2019empire de la pilule, du maquillage à bas prix et des nouilles ramen en spécial, Jean Coutu pour le nommer, a décidé d\u2019offrir à sa clientèle un rabais-surprise sur.les casseroles.On précise pour les personnes atteintes de surdité: depuis quelques jours, des citoyens tapent de la casserole dans les rues le soir vers 20 h pour protester contre tout et un peu contre la loi 78 visant à encadrer le principe de manifestation.Une photo, lancée il y a moins de 48 heures sur le réseau Twitter, résume cette récupération commerciale de la colère citoyenne.Une récupération qui vaut 9,99$ et qui s\u2019applique à l\u2019achat de l\u2019ustensile de cuisine «jusqu\u2019au règlement du conflit», peut-on lire.Amusant?Oui, mais certainement pas pour les bonnes raisons.Bien sûr, faire de l\u2019argent en exploitant l\u2019exaspération collective n\u2019a rien de très exceptionnel.Ce qui l\u2019est par contre, c\u2019est la vitesse avec laquelle la pharmacie est passée à l\u2019acte, à peine plus d\u2019une semaine après le début du mouvement.En comparaison, il aura fallu attendre plus de 35 ans avant que le monde des affaires ne fasse apparaître l\u2019image de Che Guevara \u2014 oui, l\u2019icône éculée \u2014 sur des t-shirts, des affiches, des lecteurs mp3.ou des marguerites blanches dans des voitures allemandes dans l\u2019espoir de faire de l\u2019argent avec.De «exceptionnel», Jean Coutu fait même entrer ce détournement dans la catégorie des choses remarquables en liant ce «rabais-surprises» à des casseroles probablement fabriquées en Chine \u2014 à ce prix-là, peu de chance qu\u2019elles viennent de VallejTield ! \u2014, et ce, pour des manifestants qui sont parfois dans la rue pour dénoncer les dérives du néolibéralisme, pour déplorer la délocalisation d\u2019emploi, la marchandisation de tout et globalement l\u2019absurde, selon eux, d\u2019une économie bizarrement mondialisée qui fait perdre des emplois, des repères, du sens, des valeurs sociales.De bien jolies contradictions, en somme, pour remplir ses tiroirs-caisses tout en donnant l\u2019impression d\u2019être en phase avec l\u2019air du temps, et qui bien sûr donnent envie d\u2019ajouter un sujet d\u2019indignation sur le cul de sa casserole.Pas besoin d\u2019être allé à l\u2019université pour le savoir : quand on joue avec des allumettes, ça peut parfois faire des dégâts.Dimanche, les organisateurs du Grand Prix de Montréal ont décidé d\u2019annuler la journée portes ouvertes, qui devait se tenir jeudi, en raison de menaces de perturbation de la course automobile proférées dans les derniers jours par certains groupes étudiants tout comme par des groupes versés dans la lutte contre le capitalisme.Et bien sûr, il est plutôt odieux de s\u2019en réjouir.C\u2019est qu\u2019à des années-lumière des questionnements esthétiques, moraux ou sociaux touchant cet événement qui fait rouler ses mécaniques (et son mauvais goût) avec ostentation chaque année sur le circuit Gilles-Villeneuve, cette journée est, dans la semaine de festivités qui encadre la course et ses préliminaires, sans doute l\u2019une des plus pertinentes en permettant à toute une collection de citoyens financièrement tenus éloignés du Grand Prix de s\u2019en approcher le plus près possible, sans délier les cordons de leur bourse.On s\u2019entend.Cette ouverture de portes vise aussi à donner bonne conscience aux organisateurs de la course et à faire oublier pendant 24 heures le bling-bling alentour.Elle fait aussi rêver des p\u2019tits gars pendant des mois précédant leur visite des puits avec leur père, pour contempler les «machines».Et son annulation donne désormais un sens un peu plus désagréable à l\u2019expression: «visa le noir, tua le blanc ».New York propose de dépénaliser la possession de cannabis en public Le gouverneur de l\u2019État de New York a proposé hier aux législateurs de changer une loi locale pour dépénaliser la possession en public de cannabis pour consommation personnelle, afin de mettre fin aux discriminations liées à un texte qu\u2019il juge ambigu.Le maire de la ville de New York, Michael Bloomberg, s\u2019est dit peu après en faveur d\u2019une telle modification, selon un communiqué.Actuellement, dans l\u2019État de New York, la possession privée de moins de 25 grammes de cannabis est passible d\u2019une simple amende de 100 dollars, sauf si le cannabis est «exhibé en public», auquel cas il s\u2019agit d\u2019un délit, selon les termes de la loi actuellement en vigueur.L\u2019initiative du gouverneur vise à faire sauter cette distinction source de flou juridique et de discriminations au détriment des Noirs et des Hispaniques qui sont plus concernés, car plus souvent contrô- lés, selon le gouverneur, le démocrate Andrew Cuomo.Si le changement est voté, toute possession en public de moins de 25 grammes de cannabis serait passible d\u2019une amende de 100 dollars quel que soit le contexte.Le fait de fumer ou de vendre du cannabis continuerait d\u2019être considéré comme un défit, comme avant.Cette réforme vise à «rétablir de la justice et de la cohérence dans nos lois alors qu\u2019il y a des contradictions flagrantes dans la façon dont on traite la possession de petites quantités de cannabis», indique le bureau du gouverneur dans un communiqué.Cette proposition a été avancée en pleine polémique fiée à l\u2019augmentation des arrestations, notamment des Hispaniques et des Noirs, à l\u2019occasion des contrôles inopinés pratiqués par la police dans l\u2019État de New York.Agence France-Presse Toronto: le suspect de la fusillade est accusé Les policiers de Toronto estiment maintenant que la fusillade de samedi qui a fait im mort et sept blessés au centre-ville n\u2019a rien à voir avec une guerre de gangs de rue.Le sergent Brian Borg a précisé hier après-midi que l\u2019auteur présumé de la fusillade \u2014 Christopher Husbands, unTorontois de 23 ans connu des policiers \u2014 s\u2019était rendu à la police en compagnie de son avocat hier matin.11 a comparu hier après-midi pour répondre d\u2019un chef de meurtre prémédité et de six chefs de tentative de meurtre.La police confirme que l\u2019homme de 24 ans qui a été criblé de balles.Ahmed Hassan, de Toronto, entretenait des liens connus avec des groupes criminels.Le sergent Borg a indiqué que la victime et son a^esseur présumé se connaissaient probablement et certains «motifs personnels» non précisés pourraient expliquer la fusillade.- La Presse canadienne f» * it Le gaz naturel sert à :\t^ ?\tChauffer les maisons et les entreprises.?\tAlimenter les industries.?\tFaire rouler les véhicules.?\tPréparer un bon repas.\" 1^ Toutes ces réponses.\\ Le gaz naturel est-il polyvalent?La réponse est toute naturelle.Le gaz naturel canadien, à la fois abondant et abordable, peut servir à toutes ces utilisations, et plus encore.On l'emploie plus que toute autre source d'énergie dans les industries et dans les foyers.C'est bon pour l'environnement.Et pour le Canada.Découvrez les possibilités à gaznaturelcanadien.ca A Gaz naturel V/ canadien Une énergie pour l'avenir, aujourd'hui. LE DEVOIR, LE MARDI JUIN 2012 A 5 ACTUALITES Droit de lockout : Québec rejette la demande du maire Labeaume JEANNE CORRIVEAU L> idée d\u2019accorder aux villes ' le droit de mettre leurs employés en lockout, tel que l\u2019a suggéré la semaine dernière le maire de Québec, Régis Labeaume, n\u2019obtient pas l\u2019adhésion du ministre des Affaires municipales.Selon Laurent Lessard, ce recours s\u2019accorde mal au rôle des villes qui est d\u2019offrir des services à la population.« Une ville, ça donne des services, ça ne met pas la clé dans la porte.Quand tu exprimes ça, tu mets la clé dans la porte au service de vidanges?», a commenté le ministre Lessard qui était à Longueuil hier.Selon lui, l\u2019imposition de services essentiels permet de garder un équilibre entre le droit de grève et le maintien d\u2019un certain niveau de services.Dans ces circonstances, le recours au lockout par les villes ne serait pas approprié, croit-il.Rappelons que lors d\u2019un discours devant la Chambre de commerce de Québec mercredi dernier, Régis Labeaume avait plaidé pour l\u2019adoption de changements législatifs afin que les maires bénéficient d\u2019un meilleur rapport de force face aux syndiqués.Il réclamait l\u2019abolition des planchers d\u2019emplois et disait souhaiter que le Code du travail soit amendé pour permettre aux villes d\u2019imposer un lockout à leurs employés, comme c\u2019est le cas ailleurs au Canada.Finalement, il demandait un meilleur partage des déficits des régimes de retraite entre les syndicats et les villes.«Une ville, ça donne des services, ça ne met pas la clé dans la porte» Au sujet des déficits des régimes de pension, le ministre Lessard a indiqué que des discussions avaient déjà été amorcées avec les représentants des municipalités, soit l\u2019Union des municipalités du Québec, la Fédération québécoise des municipalités et les villes de Montréal et de Québec.«On travaille déjà depuis 7-8 mois sur la problématique des régimes de retraite municipaux, a dit le ministre.Ce comité a été élargi avec l\u2019ancien président des Caisses Desjardins, Alban D\u2019Amours, qui s\u2019est associé avec d\u2019autres experts pour regarder la question plus largement et se pencher sur les régimes complémentaires des entreprises et des universités avec la Régie des rentes du Québec.» Laurent Lessard a reconnu que le dossier des régimes de retraite était préoccupant et que la population était très réfractaire à financer leurs déficits avec leurs taxes.«Les citoyens sont d\u2019accord pour payer les salaires et les avantages sociaux des employé de l\u2019État, a-t-il souligné.Mais lorsqu\u2019on demande de mettre de l\u2019argent dans ces régimes parce que la Bourse n\u2019a pas donné le rendement escompté, la sensibilité est très élevée, car la plupart d\u2019entre eux n\u2019ont pas de régime de retraite.» Régis Labeaume aura de nouveau l\u2019occasion de s\u2019exprimer sur ces questions puisqu\u2019il est l\u2019invité ce midi de la Chambre de commerce et d\u2019industrie de la Rive-Sud, à Boucherville.Le Devoir Bixi : Lessard renvoie la balle à Tremblay À Montréal de déterminer l\u2019avenir du volet international, dit le ministre libéral JEANNE CORRIVEAU Selon le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, il ne tient qu\u2019à la Ville de Montréal de garder le volet international de Bixi.La vente éventuelle des activités commerciales de la Société de vélo en libre-service (SVLS) à des intérêts étrangers n\u2019est pas une option que privilégie le gouvernement du Québec, a indiqué le ministre hier.«On a toujours considéré qu\u2019il [Bixi] devait rester à Montréal, mais certainement pas dans la structure juridique qui était présentée», a expliqué le ministre Lessard, qui était de passage à Longueuil hier.Pour le ministre, les règles de fonctionnement de la SVLS ,telles qu\u2019elles ont été déterminées par,la Ville, causent problème.Evoquant l\u2019adoption d\u2019un plan de sauvetage de 108 millions de dollars par la Ville de Montréal en 2011, Laurent Lessard a indiqué qu\u2019il était discutable de «financer un bécik à pédales» avec les taxes des contribuables montréalais.«Prendre 100 millions de taxes des Montréalais pour le mettre dans une opération commerciale, ça, ça ne peut pas marcher de même», a-fil lancé.Le ministre a affirmé que le gouvernement n\u2019avait jamais exigé de la Ville de Montréal qu\u2019elle vende les actifs commerciaux de Bixi.Il a rappelé que lorsque la Ville avait demandé l\u2019autorisation de se porter au secours de la SVLS en épongeant la dette de 37 millions et en garantissant une marge de crédit de 71 millions, le gouvernement avait posé certaines conditions.Québec avait notamment demandé à la Ville de se conformer aux recommandations du vérificateur général de la Ville, a-t-il dit.Rappelons que, dans un rapport sur Bixi en 2011, I JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le système de vélo en libre-service développé par la Ville de Montréal connaît beaucoup de succès à l\u2019étranger.Jacques Bergeron avait souligné qu\u2019une municipalité ne pouvait se livrer à ces activités commerciales.C\u2019est à ce moment que Montréal s\u2019était engagée à vendre le volet international de Bbd.«Le maire de Montréal a le droit de prendre ses décisions.C\u2019est lui qui administre Montréal, mais il ne peut pas dire que c\u2019est à cette occasion-là que le gouvernement l\u2019a forcé à vendre [les activités commerciales de Bixi] à des étrangers sur la scène internationale, a dit le ministre.Ce n\u2019est pas reflété dans nos écrits.» Une autre version Le ministre a rappelé la nécessité pour la Ville de se conformer à certaines règles, dont celle d\u2019exercer un meilleur contrôle de la SVLS, d\u2019élaborer d\u2019un plan d\u2019affaires et de déléguer des représentants au conseil d\u2019administration de l\u2019organisme.«Est-ce qu\u2019on va pomper 100 millions?200 millions?Ça s\u2019arrête où cette affaire-là?», a-t-il dit Laurent Lessard estime que la Ville a suffisamment d\u2019avocats et de spécialistes pour créer une structure juridique qui lui permettrait de respecter la loi et de conserver le volet international de Bixi.«Il y a une façon de contrôler un organisme qui fait du développement en donnant en sous-traitance les composantes», a-t-il dit.Vendredi dernier, le maire Tremblay avait une version bien différente du fil des événements.Il soutenait que Québec avait bel et bien exigé de la Ville la vente des activités internationales de Bixi.Son administration aurait demandé à de nombreuses reprises au gouvernement de revenir sur sa décision, mais en vain.Le maire semblait exaspéré par l\u2019attitude du gouvernement qui paraît désormais disposé à discuter de solutions pour garder le volet international de Bixi à Montréal.Exporté à l\u2019étranger, le système de vélo en libre-service développé par la Ville de Montréal connaît beaucoup de succès.Le concept de Bîxî a été adopté par plusîeurs vîlles, dont Londres, Melbourne, Washington, Boston, New York et Chicago.Les revenus générés par les contrats obtenus à l\u2019étranger permettront d\u2019ailleurs au service de vélo en libre-service montréalais, déficitaire depuis son Implantation en 2009, de rentrer dans ses frais cette année.Pour l\u2019Instant, Montréal entend poursuivre les activités de développement de Blxl de manière à ce que les actifs prennent de la valeur.Rappelons que le groupe britannique Serco, qui gère les opérations du service de vélo en libre-service à Londres, s\u2019est montré désireux de mettre la main sur les activités Internationales de la SVLS.Le Devoir 2 000 nouvelles raisons d\u2019aller à Toronto Accumulez 2 000 points bonis VIPorter à chaque aller-retour Montréal-Toronto : 1 000 points à l\u2019aller, 1 000 points au retour.Ces points s\u2019ajoutent aux points VIPorter que vous gagnez déjà à chaque vol.Ainsi, en deux aller-retour, vous pouvez obtenir un aller gratuit vers la destination Porter de votre choix.Réservez entre le 1®' avril et le 30 juin et voyagez entre le 15 avril et le\t.\t^ 30 juin.Adhérez à VIPorter à flyporter.com.\t^\tOrOHl-O \u2022 po\\(A®y2!î!?\u2014 porter raffinée sur toute la ligne Vols au départ de Montréal.Réservation avant le 6 juin.Tarifs aller simple incluant les taxes, les surcharges et les frais obligatoires* \t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t CHICAGO NEW YORK\tWASHINGTON Dulles 277$ 225$ 298$ ^ Taxes et frais compris\tTaxes et frais compris Taxes et frais compris ^ Réservez en ligne, appelez au 1-888-619-8622 ou contactez votre agent de voyages.flyporter.com 'Réservation avant le 6 juin 2012.Voyagez avant le 31 août 2012.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Porter peut exiger un achat à l\u2019avance dans certains marchés.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires.Ces montants peuvent aller jusqu\u2019à 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.Les tarifs sont fonction de la disponibilité.Certaines conditions (Incluant des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage, et les frais pour bagages excédentaires et/cu trop lourds) peuvent changer sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Renseignez-vous auprès de Porter ou de votre agent de voyages. A 6 LE DEVOIR LE MARDI JUIN 2012 EDITORIAL CHANGEMENTS CLIMATIQUES Le camouflage Le commissaire au développement durable avait pourtant été très clair le mois dernier: Québec doit arrêter de jouer sur les mots quand il parle de changements climatiques.Et de grâce, qu\u2019il mette de la rigueur dans ses plans d\u2019action ! Or, que contient le plan dévoilé dimanche?L\u2019exact contraire de ce qu\u2019il fallait faire ! 0 Josée Boileau n disait que Pierre Arcand, ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement et des Parcs, avait entendu le message du commissaire au développement durable, Jean Cinq-Mars : le plan d\u2019action 2013-2020 \u2014 faisant suite à celui de 2006-2012 pourfendu par le commissaire \u2014 ferait amende honorable et corrigerait le tir.Pfft ! C\u2019est encore pire ! Là où le plan 2006-2012 contenait au moins, pour chaque mesure exposée, des objectifs ciblés de réduction de gaz à effet de serre (GES), celui de 2013-2020 ne fait qu\u2019arrimer projets et budgets.On parle ici de 2,7 milliards de dollars alloués sans cible à atteindre, sans point de comparaison! Même le Conseil patronal de l\u2019environnement du Québec s\u2019en désolait hier.Magnanime, le Conseil ajoutait bien que «le ministère travaille à mettre en place les indicateurs de performance requis pour effectuer cette quantification et se doter de mesures de reddition de comptes».Nous croyons plutôt que le scepticisme reste de mise, tant le ton du gouvernement et son approche n\u2019ont pas changé.Ainsi, dans son rapport du début mai, le commissaire Cinq-Mars avait pris la peine d\u2019insister : Québec ne peut pas se reposer sur les résultats de la seule année 2009 pour soutenir que nos émissions de GES ont diminué.Une année «ne suffit pas pour s\u2019assurer que les tendances sont durables», écrivait-il.Ce qui compte, c\u2019est la moyenne sur plusieurs années.D\u2019autant que 2009 fut une année de ralentissement des activités économiques, ce qui a influencé l\u2019émission de GES.De quoi s\u2019est félicité le gouveruemeut dimauche?Des résultats de 2009.Le fait de ue pouvoir distiuguer l\u2019impact des programmes miuis-tériels des élémeuts extérieurs était par ailleurs uue graude faiblesse du plau d\u2019actiou 2006-2012, sigualait eucore M.Ciuq-Mars.Il eu donuait poiu exemple la baisse des GES daus le secteiu ma-uufacturier : est-elle attribuable au plau gouveruemeutal ou à la fermeture de près de 20% des établissemeuts eutre 2004 et 2009?Eaute de critères précis d\u2019évaluatiou, le gouveruemeut u\u2019avait pas de répouse à cette questiou.Eh bieu, ou u\u2019eu saïua toujoius rieu pour 2013-2020, car le gouveruemeut a décidé de coutouruer le piège ! Quaud l\u2019impact des programmes gouveruemeutaux sera trop difficile à isoler de variables comme les «facteurs socio-économiques», ou fera uue aua-lyse globale, par secteur, s\u2019évitaut le trouble de vérifier si, fiuale-meut, ou dépeuse correctemeut les millious alloués à telle ou telle «priorité».Ce camouflage a déjà cours.Daus le documeut préseuté dimauche, ou trouve uu tableau des émissious de GES.Ou y voit qu\u2019eutre 1990 et 2009, le secteur iudustriel a enregistré une baisse de 25% de ses GES.Un chiffre important, dont une grande part est due au secteur des pâtes et papiers.Eaut-il applaudir à cette belle performauce euvirouuemeutale, comme le souhaite Québec ?Nou, car ce «succès» est dû au déchu fulguraut des pâtes et papiers depuis 1990 ! Autre sileuce : le uouveau plau ue parle pas des impacts qu\u2019aura le Plau Nord sur les GES.Le coustat est uavraut: les chaugemeuts climatiques sout uu eu-jeu majeur de uotre siècle, mais Québec les traite toujoius comme de la petite pohtique.Au poiut de refuser à l\u2019opposition de l\u2019accompagner au graud sommet euvirouuemeutal de Rio + 20.Craiut-il que cela teruisse la poudre aux yeux qu\u2019il a à jeter ?CONFLIT ÉTUDIANT Pas de quoi rire U devrait causer éducatiou, uature de la hausse des droits de scolarité, scéuarios de sortie de crise étu-diaute, celle-là même qui uous tieut eu haleiue depuis seize semaiues, et de quoi s\u2019émeut-ou eu lieu et place ?Du Graud Prix de Moutréal ! N\u2019eu déplaise aux amateurs de Pormule 1, et malgré le « moteur » écouomique que cet évéuemeut fait vrombir, il est uavraut de coustater le catastrophisme de certaius autour d\u2019uue jouruée festive auuulée pour d\u2019hjqiothétiques turbuleuces, eu oppositiou avec l\u2019iucapacité à susciter le même émoi autour d\u2019uue hausse des droits de scolarité de 75% eu ciuq aus.Mou Graud Prix, pas touche ! La hausse des droits ?Bof.La déclaratiou ou ue peut plus maladroite d\u2019uu uégociateur de la CLASSE \u2014 « On va vous l\u2019organiser votre Grand Prix!» \u2014, prouou-cée daus uu momeut d\u2019impasse et de graude teusiou, u\u2019est désormais plus que le seul sujet de discussiou.Quel air tristouuet de déjà-vu : chaque fois que les uégociatious out piétiué eutre le gouveruemeut et les étudiauts, ce fut la voie d\u2019évitement royale.Parler violence, laisser planer une menace, si conditionnelle soit-elle.La stratégie a un air de vilain.On peut compreudre que, daus le doute, les orgauisateurs du Graud Prix aieut auuulé la portiou «portes ouvertes» de l\u2019évéue-meut, associée à uu moius graud coutrôle.Subsiste uu doute, eu effet, et ce, même si la CLASSE teute de se faire rassuraute : sou porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois a répété sur tous les tous que la coalitiou ue voulait aucuuemeut bloquer l\u2019accès au Graud Prix, mais bieu se servir de l\u2019évéuemeut pour être visible et iu-former.Eu vérité, elle u\u2019a aucuu coutrôle sur d\u2019autres groupes qui voudraieut profiter d\u2019uu veut ambiaut de ras-le-bol pour outrer daus la dause, et avec fracas.Mais, de grâce, que l\u2019ou ue vieuue pas exciter ces agités, toujours miuoritaires et uou représeutatifs, rappelous-le (mauifesta-tious uocturues et défilés de casseroles se passeut désormais saus le moiudre iucideut) ! C\u2019est précisémeut ce à quoi s\u2019emploie Gilbert Rozou ces jours deruiers, avec uue suffisauce qui coupe le souffle \u2014 mousieur veut offrir aux étudiauts le cours Impacts écouomiques 101 sur saisou touristique moutréalaise ?Eu heu et place du gouveruemeut, il rêve de uégocier les termes d\u2019uu été assagi?Piucez-uous, ou rêve ! Le sileuce est d\u2019or, out plutôt compris les orgauisateurs des Eraucofolies et du Jazz, qui u\u2019appel-ieut pas à la turbuleuce eu braudissaut leurs baguettes ! Si ces débats périphériques occupeut autaut d\u2019espace, c\u2019est bieu sûr parce que l\u2019esseutiel, la véritable course eu jeu, reste à la dérive.Le seul et uuique sujet de discussiou doit repreudre le dessus.Où ?Autour d\u2019uue table de uégociatious.Marie-Andrée Chouinard LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO ÉTuÇiAnT: \t \t LETTRES Le Québec face aux jeunes Pour répoudre à la chrouique de Chris-tiau Rioux sur sa comparaisou eutre les évéuemeuts de mai 1968 eu Frauce et le mouvemeut étudiaut québécois, je me permets de paraphraser le titre de la page couverture du Nouvel Observateur du 15 mai 1968 («La Frauce face aux jeuues»).J\u2019ai vécu mai 1968 de Louvaiu où je termiuais ma maîtrise eu économie.Je n\u2019allais jamais au lit avant les 2 ou 3 heures du matin, l\u2019oreilIe collée à mon poste de radio, surtout ce vendredi 10 mai rendu célèbre par la barricade de Gay-Lussac.Cela pour dire que je ne vois pas ce que Gilbert Rozon vient faire dans le décor décrit par votre correspondant, qui no\\is a habitués à plus de pertinence.A l\u2019époque, je faisais partie de ceux qui contestaient la société de consommation.Ainsi, en juillet de cette année, une fois mon diplôme en poche, au lieu d\u2019offrir mes services au gouvernement de Daniel Johnson et d\u2019acheter ma première voiture et tout ce qui suit, c\u2019est à celui de Houari Boumédiène que j\u2019ai offert mes services en retour d\u2019un salaire de 500 dollars par mois qui me permettait tout juste de joindre les deux bouts.Christian Rioux était alors trop jeune pour savoir qu\u2019en mars 1968, Viansson-Ponté a signé dans Le Monde une chronique intitulée « Quand la France s\u2019ennuie».Sartre ajoutera un mois plus tard : « Les étudiants ne craignent pas de mourir de faim, ils craignent de mourir d\u2019ennui.» Et que penser de cet appel téléphonique d\u2019Alain Pejrefitte au recteur de la Sorbonne pour le sommer de ne pas négocier avec un certain Daniel Cohn-Bendit.Ou encore de cette remarque du même ministre : « Si la police est intervenue, c\u2019est pour protéger la grande masse des étudiants contre une poignée d\u2019agitateurs.» Admettons la différence suivante : les étudiants français avaient comme leaders Sauvageau et Geismar en plus de Cohn-Bendit, signe des temps, les nôtres sont aussi représentés par des jeunes femmes.André Joyal Verdun, le 2 juin 2012 Un ras-le-bol néfaste On ne compte plus les citoyens qui en ont assez du conflit qui oppose depuis trop longtemps un groupe d\u2019étudiants au gouvernement du Québec.Ce ras-le-bol néfaste réunit bien plus de Québécois que les manifestants de tous les horizons.Il suscite un mécontentement encore plus grand que la grogne de certains et cela va bien au-delà des casseroles.Apparaissent alors des positions plutôt étonnantes.Même le maire Tremblay qui tremble pour sa ville, le Conseil du pa- tronat, la Chambre de commerce et les organisateurs des festivals exigent que le gouvernement négocie.Les voilà donc du côté du Parti québécois, des syndicats et de tous ces gens anti-Charest.Faut-il comprendre qu\u2019ils invitent le gouvernement à céder aux exigences des étudiants, à leur donner raison sur tout, sans une véritable concession de leur part afin «d\u2019avoir la paix»?Les étudiants ont refusé avec une énergie étonnante et une détermination constante la hausse des droits de scolarité.C\u2019était de bonne guerre au départ.Devant une lutte qui perdurait et un gouvernement tout aussi déterminé qu\u2019eux, ils ont demandé à négocier.Le gouvernement a répondu à cette demande et a, lui, fait des concessions et bonifié son offre d\u2019origine, même sur l\u2019augmentation des droits de scolarité.De leur côté, les leaders étudiants n\u2019ont aucunement bougé sur cet objet premier du conflit.Si mur il y a dans ce conflit, et pour qui ne se laisse pas entraîner dans la « petite pohtique partisane », ce mur est présentement dressé par eux.Il faut très sérieusement nous demander s\u2019ils veulent vraiment une entente ou s\u2019ils choisissent délibérément de laisser pourrir la situation pour des fins qui ont peu ou pas à voir avec les droits de scolarité.Benoît Descôteaux Montréal, le 2 juin 2012 LIBRE OPINION Quelques précisions légales LOUIS SIROIS Avocat Les événements des derniers mois au Québec nous ont permis de mettre en perspective des tensions et des visions parfois radicalement opposées.Les médias relaient constamment le discours de certains groupes de pression, exprimant que ces derniers événements ont donné heu à des violations des droits de la personne, notamment par la loi 78, et le «droit de manifester».En tout premier heu, les mots « manifester» ou «manifestation» n\u2019existent pas dans la Charte canadienne des droits et libertés.On parle plutôt de liberté de réunion pacifique (art.2c).On ne parle cependant pas beaucoup de l\u2019article 1 de cette même Charte qui affirme que la Charte canadienne des droits et libertés garantit les droits et libertés qui y sont énoncés.Ils ne peuvent être restreints que par une règle de droit, dans des limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d\u2019une société libre et démocratique.Donc, il est possible, suivant des circonstances sérieuses, de limiter un droit, si cela est fait de manière raisonnable et que cela puisse se justifier dans un pays mettant en avant la «règle de droit» et la démocratie.La loi 78 n\u2019empêche pas le droit de réunion pacifique, elle ne demande qu\u2019un itinéraire huit heures à l\u2019avance, fourni aux policiers.Cela est déjà en videur dans la plupart des villes en Occident.Je ne pense donc pas qu\u2019il s\u2019agisse là d\u2019une violation à la Charte injustifiable dans le cadre d\u2019une société libre et démocratique.Quant aux autres dispositions de la loi, laissons les tribunaux se prononcer.L\u2019article 6 du Code civil du Québec mentionne que «toute personne est tenue d\u2019exercer ses droits civils selon les exigences de la bonne foi».L\u2019article 7 du Code civil du Québec mentionne que «aucun droit ne peut être exercé en vue de nuire à autrui ou d\u2019une manière excessive et déraisonnable, allant ainsi à l\u2019encontre des exigences de la bonne foi».La notion juridique «d\u2019abus de droit» a été maintes fois analysée et circonscrite par les tribunaux canadiens et québécois, notamment par la Cour suprême du Canada dans l\u2019affaire Houle c.Banque canadienne nationale, [1990] 3 RCS 122 http://canlh.ca/1/ Ifsqg.Même la Charte québécoise prévoit à l\u2019article 9.1.que «les libertés et droits fondamentaux s\u2019exercent dans le respect des valeurs démocratiques, de l\u2019ordre public et du bien-être général des citoyens du Québec».Or, on assiste actuellement aux demandes d\u2019un groupe d\u2019étudiants réclamant le droit de manifester, et ce, soir après soir, en envahissant les rues de la métropole, sans aucunement se soucier des conséquences sociales, économiques ou humaines pour le reste de la population qui, elle aussi, faut-il le rappeler, possède également le droit de circuler paisiblement.Pire encore, on appelle même à la dés- obéissance civile et à la perturbation d\u2019événements sportifs et récréatifs, comme le Grand Prix de Formule 1 de Montréal.On est bien loin du simple droit «de réunion pacifique».Les activités de perturbation économique et les appels aux boycottages et à la désobéissance civile ne figurent pas à la liste des garanties prévues à la Charte, n\u2019en déplaise à certains.Ces auteurs de perturbation s\u2019exposent même à des poursuites en dommages et intérêts au civil, pour avoir enfreint les droits « des autres », soient ceux de la majorité silencieuse, qui, soir après soir, endure les comportements et agissements des perturbateurs.Actuellement, un large segment de la population est littéralement pris en otage, chaque soir, par des groupes de pression sjmdicalisés et dont l\u2019agenda est essentiellement guidé par leurs propres intérêts économiques et corporatifs et non pas pour le «bien commun» comme ils tentent si bien de nous le faire croire, à renfort de grande déclaration et de gargarisme de notre «nous collectif».Il est grandement temps de responsabiliser l\u2019individu, dans cette société québécoise du «no-fault» où il n\u2019y a jamais personne responsable de rien.Il est également plus que temps que les citoyens puissent reprendre possession de leur ville, de leur quiétude, de leur paix sociale, et ce, sans céder au chantage exercé par des groupes de pression.Il est maintenant plus que temps de mettre de côté l\u2019opportunisme pohtique, de même que les partisaneries de divers lobbys. LE DEVOIR LE MARDI JUIN 2012 A 7 IDEES POLITIQUE Appel à la nation québécoise PIERRE CURZI Député indépendant de Borduas e but de cet appel est d\u2019unir les forces pour favoriser l\u2019élection d\u2019un gouvernement progressiste et démocratique.Pourquoi unir les forces?Parce que la division du vote, particulièrement chez les francophones, favorise la réélection du Parti libéral.Un front commun ultradyna-mique permettrait de faire voter les abstentionnistes qui sont les seuls à pouvoir mettre les libéraux dans l\u2019opposition.Avantage aux libéraux Lorsqu\u2019une circonscription est composée de moins de 70% de francophones, un candidat libéral du PLQ s\u2019y fait élire presque assurément.À la prochaine élection, le PLQ est d\u2019ores et déjà certain de faire élire de 35 à 42 députés.Par conséquent, les libéraux n\u2019ont à faire élire que 21 à 28 autres députés pour obtenir les 63 sièges qui leur assureront une autre majorité de quatre ans.Comme il y a 125 députés à l\u2019Assemblée nationale, il faut qu\u2019un parti, ou une coalition de partis, obtienne 63 des 83 à 90 sièges restants pour être majoritaire.Ce n\u2019est pas une mince affaire puisque le vote francophone est très divisé et cela permet aux libéraux de se faufiler dans un bon nombre de circonscriptions.Outre le comportement électoral des groupes linguistiques aux Québec, il n\u2019y a qu\u2019une raison qui explique pourquoi les libéraux ont pu être majoritaires aux dernières élections avec seulement 1,4 million de voix.Ce sont les abstentionnistes qui ont été extrêmement nombreux à ne pas se présenter aux urnes.Près de 2,5 millions de Québécois, soit 43% des électeurs inscrits, ne se sont pas déplacés le jour du vote.En moyenne, c\u2019est 20 000 électeurs par circonscription qui sont restés froids devant l\u2019offre du PQ (1,14 million de votes ou 35%), de QS (125000 ou 4%), de l\u2019ADQ (530000 ou 16%) ou des Verts (71000 ou 2%).Les 79% de francophones de ces 2,5 millions de Québécois représentent près de deux millions de citoyens qui ont, potentiellement, un comportement électoral qui pourrait donner un gouvernement majoritaire autre que celui des libéraux.Masse critique Au cours des quatre dernières élections, le taux de participation a fléchi, mais les libéraux ont toujours réussi à maintenir une masse critique de votants, chose que le PQ n\u2019a pas réussi à faire pour deux raisons.D\u2019abord, le PQ a perdu des votes à gauche et à droite depuis 1994 puisque les débats politiques sont passés de l\u2019axe du statut politique particulier du Québec au sein du Canada à un axe gauche-droite.Ensuite, les abstentionnistes ont fait beaucoup plus mal au PQ qu\u2019au PLQ.Si le PQ avait été en mesure d\u2019attirer le quart des abstentionnistes de 2008, soient 625000 personnes, il aurait obtenu facilement un gouvernement majoritaire.Ce n\u2019est pas la division du vote qui a permis aux libéraux de gagner en 2008, mais l\u2019abstentionnisme.Le PLQ a une clientèle fiable qui se mobilise le jour de l\u2019élection, c\u2019est sa plus grande force.Malgré tous les scandales qui collent à la peau des libéraux, ils risquent de reprendre le pouvoir parce qu\u2019ils ont de fidèles partisans qui ne s\u2019abstiennent pas.Des 66 circonscriptions gagnées par les libéraux en 2008, 42 ont été gagnées par une majorité de plus de 3000 voix, dont 30 par des majorités de plus de 5000 voix.Avec en moyenne 20000 abstentionnistes par circonscription, il n\u2019y a qu\u2019une seule façon de battre le PLQ, faire sortir le vote ! La clé de la prochaine élection, ce sont d\u2019abord les abstentionnistes ! Quel front commun ?Depuis 1994, l\u2019appui populaire à l\u2019ADQ a toujours été significativement plus élevé qu\u2019à QS.L\u2019allié pour battre les libéraux aurait dû être l\u2019ADQ, car la position nationaliste, autonomiste et identitaire de l\u2019ADQ n\u2019était pas antinomique avec les aspirations d\u2019indépendance nationale du PQ.Dans le contexte actuel, la position de la CAQ-ADQ va à l\u2019encontre d\u2019absolument tous les principes pé-quistes.L\u2019ADQ renouvelée est une copie conforme des libéraux.Les principes de la CAQ se résument à la génuflexion à perpétuité devant le gouvernement fédéral et à mettre sous le tapis la question nationale.Sur la question identitaire, c\u2019est le vide.C\u2019est le parti qui a appuyé l\u2019antidémocratique loi 78.La CAQ a la même approche que les libéraux sur le gaz de schiste, le Plan Nord et sur la privatisation du pétrole d\u2019Anticosti, donc aucunement nationaliste.11 n\u2019y a pas front commun possible avec cette formation.C\u2019est plutôt une coalition entre caquistes et libéraux que l\u2019on risque de retrouver si les libéraux deviennent minoritaires.QS, ON et le PQ se nuisent mutuellement À la lumière de la tendance des derniers sondages, le PQ aura de la difficulté à devenir majoritaire et même minoritaire à la prochaine élection si les abstentionnistes boudent encore les urnes.11 y a certes une mobilisation contre les libéraux dans le Printemps érable québécois, mais rien ne garantit que les abstentionnistes se présenteront aux urnes.En fait, personne ne sait si ceux qui sortent dans la rue sont ceux qui s\u2019abstiennent.Même avec un très grand nombre de nouveaux votants, les libéraux peuvent se maintenir au pouvoir si ces nouveaux votants se répartissent entre la CAQ, le PQ, QS, QN et les Verts.Admettons que le quart des abstentionnistes de 2008 se déplacent à cause de l\u2019effervescence du printemps québécois, il se peut fort bien que la répartition soit telle que le PQ ne puisse pas aller chercher suffisamment d\u2019appuis pour devenir majoritaire.Par conséquent, la deuxième condition de victoire contre le PLQ est de minimiser la division des forces contre ces derniers.Québec solidaire et Qption nationale n\u2019iront chercher aucune circonscription au PLQ.Pire, dans plusieurs circonscriptions comme Créma-zie où le PQ a gagné par 1400 voix, le transfert politique d\u2019électeurs péquistes vers Québec solidaire fera passer un candidat libéral.Avec le mode de scrutin uninominal à un tour, la montée en popularité de QS va directement avantager le PLQ.Programme électoral QS, QN et le PQ veulent ce que nombre de Québécois veulent.Ce sont des partis indépendantistes, à divers degrés certes, mais indépendantistes avoués.Les trois partis veulent qu\u2019on redonne de la vigueur à la loi 101.Tous les membres de ces formations politiques désirent que les Québécois se réapproprient leurs ressources naturelles afin que les bénéfices tirés profitent à la nation québécoise et non aux intérêts privés.Les trois partis ont vraiment à cœur la protection de l\u2019environnement, la transition vers les énergies alternatives ainsi que l\u2019indépendance énergétique.Tous portent le carré rouge, ce qui signifie une unité contre la hausse drastique des cjroits de scolarité.Tous veulent nettoyer l\u2019État québécois de la corruption.N\u2019est-ce pas là un programme électoral simple à vendre et excitant pour les 2,5 millions d\u2019abstentionnistes?Pinalement, ils ont tous intérêt à sortir le pire gouvernement de l\u2019histoire du Québec.Au nom de l\u2019intérêt suprême de la nation, pendant combien de temps encore peuvent-ils être désunis?Est-ce que Québec solidaire serait prêt à reconnaître Pauline Marois comme chef de gouvernement de coalition?Au nom du programme électoral cité plus haut, est-ce que les coporte-parole de Québec solidaire seraient prêts à suggérer fortement à leurs membres une alliance stratégique avec le PQ ?Est-ce que les membres de QS seraient prêts à sacri- fier la société idéale de leur programme au nom de la nécessité de mettre au débarras le gouvernement libéral ?Pour le PQ, est-on prêt à partager une parcelle de pouvoir avec un ou deux candidats élus de QS ?C\u2019est simple, un minime partage du pouvoir contre l\u2019acceptation d\u2019un programme moins idéal, mais réalisable à court terme.Des primaires pour le front commun Pour éviter les tractations politiques, pour que le processus soit plus démocratique, pour mobiliser les membres de chaque parti et pour créer une effervescence dans les circonscriptions, il faut que lesprimaires du front commun soient organisées.À la limite, des candidats indépendants pourraient s\u2019y présenter.Ce serait les membres en règle de chaque parti qui auraient le droit de vote.Évidemment, le PQ a un appui populaire plus fort et a plus de membres, il part donc avantagé.Cependant, rien ne garantit qu\u2019un candidat dit «péquiste» gagnerait.Par exemple, dans Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, chef d\u2019Qption nationale, serait favori même si le PQ à plus de membres qu\u2019QN.Si Québec solidaire réussit à présenter une grosse pointure dans Rosemont, ses chances sont très bonnes.Enfin, le fameux comté de Gouin! Le député péquiste d\u2019expérience Nicolas Girard, qui a mis au jour le scandale des garderies, contre la coporte-parole de QS, Erançoise David.De toute façon, un des deux (ou peut-être même les deux) sera éliminé à l\u2019élection.Autant procéder à l\u2019élimination avant le jour du vote, car il ne faudrait surtout pas donner la chance aux libéraux de se faufiler le jour de l\u2019élection.Les intérêts de la nation Le plus grand obstacle n\u2019est pas la complexité du processus, mais le fait de faire passer les intérêts de la nation devant les intérêts du parti.11 faut unifier les forces avant la prochaine élection afin de simplifier le choix des électeurs le jour du vote.11 faut surtout créer un sentiment de puissance et de force pour amener les 2,5 millions d\u2019abstentionnistes de l\u2019élection de 2008 à renverser le gouvernement qui divise la nation québécoise pour mieux régner et partager avec les amis du régime.Québécoise, Québécois, exigez un front commun ! La nation ne peut plus se payer le luxe d\u2019un autre gouvernement libéral ! £) Lire aussi > Pour éviter ie piège à ours de Charest.Un texte de Marc Laviolette et de Pierre Dubuc, du SPQ libre, qui propose aussi un regroupement des forces souverainistes.ledevoir.com CONFLIT ETUDIANT Du carré rouge au drapeau du Québec J PAUL WARREN Ex-enseignant, Québec acques Parizeau est impressionné par la grève étudiante: «200000 jeunes qui manifestent dans les rues sans un seul drapeau canadien, c\u2019est du jamais vu!», dit-il.Ce qui se passe, en fait, c\u2019est que le Canada, pour notre jeunesse d\u2019aujourd\u2019hui, n\u2019est plus le pays laï qu\u2019il était pour la génération séparatiste des ^arizeau, un pays qui nous jetait dans le désarroi en clamant qu\u2019il nous aimaif, il est devenu un pays étranger, comme les États-Unis ou la Prance, ou l\u2019Angleterre, un pays qui offre des panoramas intéressants à visiter, comme les montagnes Rocheuses en Colombie-Britanique, ou la rue Young multiculturelle de Toronto, ou les sables noirs de l\u2019Alberta.11 fallait, pour que se produise cette transformation, cette révolution, que notre jeunesse bifurque à gauche.C\u2019est l\u2019évidence même pour Amir Khadir et Erançoise David de Québec solidaire qui portent le carré rouge et marchent avec les étudiants.Ils savent tous les deux que seul un Québec à gauche aura le courage de quitter le Canada et d\u2019accéder à l\u2019indépendance.Me frappe le comportement de nos étudiants en grève, qui découvrent le plaisir de se retrouver ensemble, coude à coude, qui se moquent de l\u2019ordonnance menaçante de la police, qui risquent leur année d\u2019études, qui croient au possible plus qu\u2019à la réalité du statu quo, qui prennent conscience du mépris de Charest et de la veulerie de ses 63 députés, qui sont révoltés de constater que la droite au pouvoir les fait passer pour des enfants gâtés qui ne pensent qu\u2019au fric, eux qui ont compris que l\u2019éducation est à repenser de fond en comble.Ils savent qu\u2019un bon nombre de leurs professeurs enseignent sans passion, qu\u2019ils rafistolent, leur carrière durant, leur mémoire de maîtrise ou leur thèse de doctorat, qu\u2019ils dépensent leur énergie à quémander des subventions de recherche, une recherche qui, souvent, est une escroquerie, un faux-fuyant, qui n\u2019aboutit pas et qui génère l\u2019inflation bureaucratique, des profs qui refdent leur enseignement à des chargés de cours qui font leur boulot pour un salaire de misère.Jeunesse solidaire Je les imagine avec leur portable à la main, se donnant rendez-vous dans la rue, tapant des mots éclairs « printemps arabe » pour s\u2019associer à leurs camarades du Caire qui ont donné 1000 morts dans les rues de la ville (ils savent bien, eux, qu\u2019ils sont des privilégiés, trois mois de rue ne leur ont coûté qu\u2019un œil) ; « enfants affamés », pour apprendre que, sur la terre, il y a un enfant qui meurt de faim toutes les 5 secondes; «pauvreté», pour savoir qu\u2019il y a 3 milliards de pauvres sur leur planète ; « corruption politique », pour lire que le Québec est dirigé par une oligarchie où quelques-uns profitent du travail de la collectivité ; « évasion fiscale », pour découvrir qu\u2019une clique de richards se sauvent avec leur fric et appauvrissent le Québec de 3 milliards de fiscalité, chaque année ; « régime Harper », pour se mettre en tête que le gouvernement d\u2019extrême droite au Canada est fasciné par les défilés militaires, par les saints à la reine, par la construction des prisons, par l\u2019extrême droite religieuse d\u2019Israël.En admirant cette jeunesse qui découvre et qui se révolte, j\u2019imagine, dans leur tombe, le sourire de René Lévesque, de Marcel Rioux, de Pierre Perrault, de Gaston Miron, de Pierre Vadeboncœur, de Pierre Palar-deau.Mais, en même temps je me dis que, avec ce clivage historique gauche-droite, les débats et les référendums vont se durcir au Québec, dangereusement.PEDRO RUIZ LE DEVOIR Un jeune manifestant juché sur le toit d\u2019un immeuble, samedi dernier, à Montréal L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l'information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair-Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec)Y2Aoien T>eg^se(société), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales).Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertf'saw^éJ ; information politique : Michel Y>dmA(chroniqueur), Héléne Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; informationéconomique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Éric Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gérald Dallaire h^upitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy DsàWeier (reporters) ,Iean.-Vierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Émilie Folie-Boivin (pupitre) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michéle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (commis internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)-, Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec) .PUBOClTÉ , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai' (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web),Yian&e\\ Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Olivier Leclerc (responsable par intérim service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A8 LE DEVOIR LE MARDI JUIN 2012 ACTUALITES CABRÉS NOIRS SUITE DE LA PAGE 1 tion Suzuki.Le projet de loi resserre en effet les règles à respecter pour conserver son précieux droit de délivrer des reçus d\u2019impôt.Le coordonnateur général adjoint d\u2019Equiterre, Steven Guilbeault, estime que «le gouvernement s\u2019arroge un pouvoir discrétionnaire démesuré» avec ce projet de loi.«C\u2019est lui qui va pouvoir décider qui participera aux audiences publiques d\u2019évaluation environnementale des projets, dit-il.Il pourra refuser n\u2019importe qui sous prétexte que cette personne ou ce groupe n\u2019habite pas dans la région où se déroule le projet, alors qu\u2019on sait que la pollution n\u2019a pas de frontières.» Iæ projet de loi C-38 mettant en oeuvre le dernier budget fédéral compte 425 pages, mais 153 de celles-ci portent exclusivement sur la refonte des lois environnementales, en particulier celles régissant les évaluations d\u2019impacts des grands projets.Les évaluations devront désormais être effectuées plus rapidement, à l\u2019intérieur de délais prédéterminés.Seules les personnes «directement ajfectées» par un projet pourront participer aux audiences publiques.La protection de l\u2019habitat des poissons est réécrite pour que seules les espèces utilisées à des fins commerciales, récréatives ou patrimoniales soient protégées.Les groupes environnementalistes y voient un moyen de donner carte blanche à l\u2019industrie pétrolière.Ils s\u2019égosillent à demander que cette importante réforme fasse l\u2019objet d\u2019un projet de loi distinct.En guise de réponse, les conservateurs se sont lancés dans une croisade contre les écologistes «radicaux» financés par des fondations américaines n\u2019ayant pas à cœur les intérêts du Canada.(Certains ont parlé de terrorisme environnemental, d\u2019autres, de blanchiment d\u2019argent.) C\u2019est ce genre d\u2019attaque qui a poussé Amnistie Internationale à se joindre au mouvement.«Cela a touché une corde sensible à Amnistie internationale, car c\u2019est ce que l\u2019on documente régulièrement dans d\u2019autres pays où les gouvernements désireux de faire taire la critique adoptent des lois interdisant aux groupes de la société civile d\u2019accepter du financement étranger», explique Alex Neve, le secrétaire général de l\u2019organisme au Canada.On le voif dit-il, en Ethiopie, en Russie, en Biélorussie, en Algérie.Les groupes rappellent qu\u2019avant les écologistes, des organismes de coopération internationale ont perdu leur financement fédéral pour s\u2019être montrés trop sensibles à la cause palestinienne.Idem pour des groupes de femmes osant encore parler d\u2019équité.L\u2019effet est bien réel, a expliqué Rick Smith du Environmental Defence.ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Bob Rae portant le carré noir sur fond blanc, hier, à la Chambre des communes.«Nous sommes constamment en train de nous remettre en question.Nous passons plus de temps à relire nos documents avant de les imprimer, nous consacrons plus d\u2019argent en frais d\u2019avocat et nous avons beaucoup plus de réunions.» Le chef libéral par intérim.Bob Rae, invite les Canadiens à se sentir concernés par ces attaques.«Mon message aux Canadiens, c\u2019est: «Qui sera le prochain ?».C\u2019est facile de se dire qu\u2019on ne fait pas partie d\u2019un groupe environnemental et qu\u2019on n\u2019est donc pas affecté par ceci.Mais, croyez-moi, dans d\u2019autres pays, à d\u2019autres époques, des gens ont fait cette même erreur.» Les députés de l\u2019opposition, à l\u2019initiative de la chef du Parti vert Elizabeth May, portaient à la boutonnière un carré de feutre noir sur un autre blanc, plus grand, sjmibole d\u2019espoir.Offensive ministérielle A cette campagne très médiatisée, le gouvernement a répliqué par une contre-offensive pan-canadienne, dépêchant pas moins de 10 ministres de la Colombie-Britannique à Terre-Neuve pour tenir le même discours: le «développement responsable» des ressources naturelles peut aller de pair avec la protection de l\u2019environnement.Et simplifier la vie aux promoteurs des projets d\u2019exploitation est nécessaire pour assurer la vitalité de l\u2019économie canadienne.Le ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver, a lancé le bal à Gatineau.«On veut que les gens sachent les vrais faits, et pas les distorsions ou les exagérations», a-t-il dit pour justifier cette sortie groupée.«Les ressources naturelles ont toujours été à la base de l\u2019économie canadienne», a-t-il expliqué, et de nombreux secteurs de l\u2019économie bénéficient de cette extraction: ingénieurs, entreprises de transporf restaurants et hôtels.Selon lui, il y a urgence, car il y a concurrence.«Ce genre d\u2019investissement surviendra à travers le Canada.C\u2019est pourquoi il est si important d\u2019assurer que le Canada a les bonnes conditions en place pour attirer plus d\u2019investisseurs.Le Canada doit compétitionner avec d\u2019autres pays riches en ressources pour obtenir ces dollars d\u2019investissement créateurs d\u2019emplois.C\u2019est la raison fondamentale pour laquelle notre gouvernement s\u2019engage à moderniser le processus d\u2019évaluation environnementale.[.] Nous devons assurer la réalisation en temps utile de l\u2019examen efficient et efficace des projets.Ainsi, nous pourrons soutenir la concurrence des autres pays producteurs de ressources.» Les groupes écologistes ont tourné en ridicule cette notion d\u2019urgence.«Il n\u2019y a pas d\u2019urgence: le pétrole est dans le sol, l\u2019or est dans le sol, le charbon est dans le sol.Ils ne vont pas nulle part! On a bien assez de temps pour développer de bonnes lois environnementales», a lancé John Bennetf du Sierra Club.Le G38 franchit les dernières étapes parlementaires avant son adoption.L\u2019étude article par article du projet de loi \u2014 qui en compte 753 \u2014 a débuté hier soir.Le feu roulant de votes que promet l\u2019opposition ne surviendra probablement que la semaine prochaine.Elizabeth May a pour sa part demandé au président de la Chambre d\u2019invafider ce projet de loi au motif qu\u2019il n\u2019a pas la cohérence de propos nécessaire pour être considéré comme un « omnibus».Le Devoir Même les juges sont visés, selon Bob Rae Selon le chef libéral par intérim.Bob Rae, même les juges et les tribunaux font l\u2019objet de la chasse aux sorcières intentée par le gouvernement Harper.11 en veut pour preuve la réaction des conservateurs au récent jugement invalidant l\u2019élection dans Eto-bicoke-Centre.Ce jugement commande une nouvelle élection, mais le député conservateur visé, Ted Opitz, a porté la cause en appel à la Cour suprême du Canada, du jamais vu.Or, au cours de la fin de semaine, le Parti conservateur a appelé les électeurs de la circonscription pour leur dire que le candidat libéral défait (à l\u2019origine de la plainte) tente de «renverser» l\u2019élection et de «voler» les votes.«C\u2019est une attaque directe contre les tribunaux du Canada parce que c\u2019est une décision d\u2019un juge.C\u2019est un juge qui a décidé qu\u2019il faut avoir une autre élection, et ce, au moment où la question est en appel», dit M.Rae.DEPECEUR -SUITE DE LA PAGE 1 Décarie.Un pied et une main ont été expédiés par la poste au Parti conservateur et au Parti libéral.Un des colis s\u2019est rendu aux conservateurs, tandis que l\u2019autre a été intercepté au centre de tri de Postes Canada à Ottawa.Luka Rocco Magnotta, qui se vantait sur la toile d\u2019être en mesure de changer d\u2019identité et de se fondre dans la nature, s\u2019était envolé pour Paris au lendemain du meurtre, commis entre le 24 et 25 mai.Les policiers français étaient déjà sur sa piste, mais il avait réussi à gagner l\u2019Allemagne par autocar jeudi soir dernier.11 a finalement été arrêté hier dans un cybercafé du sud Berlin, grâce à la vigilance du géranfi Kadir Anlayisli.Celui-ci a reconnu le suspect, dont la photo et la fiche signalétique ont été diffusées dans les 190 pays membres d\u2019Interpol en quatre langues (français, anglais, espagnol et arabe) dès le 31 mai.En plus, Magnotta recherchait des informations à son propre sujet sur Internet.Anlayisli est sorti discrètement à l\u2019extérieur du café pour alerter les premiers patrouilleurs venus.Interpol s\u2019est réjoui de l\u2019arrestation rapide du suspect.C\u2019est la preuve que la coopération et le partage de renseignements entre les agences policières des pays membres donnent des résultats, estime l\u2019organisation.«La police sait que la meilleure façon d\u2019attraper des fugitifs n\u2019importe où dans le monde, c\u2019est d\u2019utiliser les services et les outils d\u2019Interpol», a fait savoir Ste-fano Carvelli, responsable de l\u2019unité des fugitifs pour Interpol.Magnotta, qui présente les traits d\u2019un socio-pathe narcissique, a fdmé et mis en ligne ses actes d\u2019une indicible barbarie, en plus d\u2019inonder les médias sociaux de clichés de sa personne au fil des ans.Pris au piège de la culture virale d\u2019Internet, il a lui-même contribué à sa chute.«Il a utilisé le Web pour se glorifier, et c\u2019est le même Web qui a permis de le retrouver», a dit le commandant Lafrenière.j^é de 29 ans, Luka Rocco Magnotta fait face à cinq accusations : meurtre prémédité, outrage à un cadavre, harcèlement criminel à l\u2019égard du premier ministre Stephen Harper (l\u2019ultime destinataire de l\u2019un des colis), usage des Postes pour livrer un colis obscène et publication de matériel obscène.«Je suis content que le suspect ait été arrêté.Je voudrais féliciter les forces policières pour leur travail», a dit le premier ministre Harper, en marge des célébrations du jubilé de la reine.Le retour forcé de Magnotta à Montréal ne se fera pas rapidement.Le ministre de la Justice du Canada dispose d\u2019un délai de 60 jours pour transmettre la preuve à son homologue allemand.La justice allemande sera forcée de tenir une audience en extradition si jamais Magnotta décide de contester la requête des autorités canadiennes pour le ramener au pays.Surnommé dans les médias internationaux le «dépeceur de Montréal» ou le «Psycho canadien », Luka Rocco Magnotta fera parler de lui pendant des années en raison de son exhibitionnisme sadique, décuplé par son utilisation perverse des réseaux sociaux.Malgré tous les efforts des autorités, il semble impossible d\u2019effacer son empreinte numérique.A preuve, sa vidéo est encore facile à trouver.Le SPVM est en lien avec d\u2019autres corps policiers, notamment à Edmonton, où un site gore s\u2019entête à diffuser la vidéo, afin que des accusations criminelles soient portées contre les responsables.Avec La Presse canadienne et l\u2019Agence France-Presse Le Devoir MEDICAMENTS SUITE DE LA PAGE 1 des décisions pour lui-même, mais dans le respect d\u2019autrui et du bien commun.» Aujourd\u2019hui, le patient perçoit «la médecine comme un buffet ouvert II choisit ce qui l\u2019intéresse, et c\u2019est au médecin d\u2019exécuter ses volontés.On a tellement voulu s\u2019écarter du paternalisme des années 1960-1970 qu\u2019on est tombés dans l\u2019autonomisme à l\u2019extrême où le patient est un consommateur de services.Et comme le client est roi, certains médecins ne savent pas dire non ou achètent la paix en acceptant», commente-t-elle.Or, le médecin doit être capable de dire au patient que ce qu\u2019il lui demande est disproportionné par rapport à son problème de santé, et qu\u2019il refuse de lui prescrire.Le médecin doit s\u2019imaginer en face d\u2019une femme qui réclame l\u2019ablation du ch-toris, acceptera-t-il de procéder à une telle chirurgie?fait valoir l\u2019éthicienne.«Avant de poser un geste et d\u2019acquiescer à la demande d\u2019un patient, le médecin devrait toujours se demander s\u2019il s\u2019agit d\u2019une bonne pratique médicale, si le traitement sera bénéjîque pour le patient.» Fécondation in vitro Personne n\u2019est vraiment contre le fait que l\u2019Etat rembourse désormais les traitements de procréation assistée pour les couples infertiles, affirme M\u201c® Roigt.«Il faut toutefois s\u2019interroger sur ce qu\u2019est vraiment l\u2019infertilité.Est-ce qu\u2019une femme de 46 ans qui est en ménopause est atteinte d\u2019un trouble d\u2019infertilité ?Doit-on rembourser celle qui a retardé ses grossesses pour se consacrer à sa carrière et qui désire un enfant à un âge où sa fertilité s\u2019est tarie ?La loi qui régit le programme québécois de procréation assistée ne le précise pas, elle ne fait qu\u2019autoriser le remboursement des traitements de fertilité», fait remarquer l\u2019éthicienne.Acharnement thérapeutique La commission Mourir dans la dignité a recommandé que les patients rédigent des «directives anticipées» sur l\u2019aide qu\u2019ils désirent recevoir en fin de vie pour mourir dignement.«Ces directives devront être respectées.On acceptera d\u2019aider les gens à mourir, mais que ferons-nous avec ceux qui demandent à être maintenus en vie à tout prix, même à l\u2019aide de traitements qui s\u2019avéreront inappropriés?A trop vouloir mettre l\u2019accent sur l\u2019autonomie du patient, on se rend compte que cela aura un impact sur le soignant qui a ses propres obligations, ainsi que sur le système de santé», soulève Delphine Roigt Un symposium organisé par l\u2019Association québécoise en éthique clinique, dont Delphine Roigt est la présidente, a porté spécifiquement sur la question du «niveau de soins».Dans chaque étabhsse-ment de santé du Québec et pour chaque patient qui y est admis, le médecin doit remplir un formulaire de niveau d\u2019intervention thérapeutique qui précise, suite à une discussion avec le patient ou avec sa famille, si ce dernier ne peut pas parler, le niveau de soins à adopter en fonction de l\u2019état de santé du patient au départ Ce formulaire permet notamment de déterminer si on doit réanimer le patient s\u2019il fait un arrêt cardio-respiratoire.Le formulaire comporte quatre niveaux de soins, allant du niveau 1, qui exige que tous les moyens sans exception soient mis en œuvre pour sauver la vie du patient et le ramener à im meilleur état de santé, au niveau 4, qui correspond aux soins palliatifs, qui consistent à prodiguer les meilleurs soins de confort possible, y compris le soulagement de la douleur, ainsi que l\u2019hydratation et une alimentation artificielle le temps que la personne se stabilise.«Quand on demande aux patients s\u2019ils préfèrent le niveau 1 ou le niveau 4, ils ont l\u2019impression qu\u2019on leur propose une Ferrari ou une Lada.Or, nous réfléchissons à comment et quand il faudrait discuter de ces questions avec le patient?Et pourquoi est-ce important que cela soit fait par le médecin qui connaît bien le patient et non pas par celui qui s\u2019occupe de lui au moment où il arrive à l\u2019urgence?», indique l\u2019éthicienne tout en soulignant l\u2019importance d\u2019aider les soignants à déterminer le niveau de soins qui soit le plus approprié à l\u2019état de la personne.«Comment pourrait-on s\u2019assurer qu\u2019on donne au patient ni plus ni moins que les soins dont il a réellement besoin, et ce, tout en respectant ses volontés qu\u2019il aura affirmées lors d\u2019une discussion avec son médecin ?Car la décision est parfois prise de façon unilatérale par le médecin sans consultation avec le principal intéressé.» Le Devoir RIO + 20 « C\u2019est un peu une tradition, dans les dossiers environnementaux, mais aussi dans d\u2019autres dossiers à caractère international, d\u2019avoir des représentants de l\u2019opposition » SUITE DE LA PAGE 1 quisles de trouver une autre façon de participer à la conférence.M.McKay s\u2019est dit d\u2019autant plus surpris de la décision du gouvernement que la situation a été bien différente lors de précédentes conférences des Nations unies sur les changements climatiques.En 2009, M.McKay s\u2019est rendu à Copenhague en compagnie de la ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement et des Parcs de l\u2019époque.Line Beauchamp.Et en 2010, la députée Martine Ouellet a pris part à la conférence de Cancün en compagnie du ministre actuel, Pierre Arcand.En 2011, aucun élu n\u2019a cependant fait le voyage jusqu\u2019à Durban, en Afrique du Sud.«C\u2019est un peu une tradition, dans les dossiers environnementaux, mais aussi dans d\u2019autres dossiers à caractère international, d\u2019avoir des représentants de l\u2019opposition», a fait valoir M.McKay.« Je ne sais pas à quel endroit, dans le processus décisionnel, cette décision a été prise, a-t-il ajouté.On avait l\u2019appui du cabinet du ministre Arcand, même chose au ministère des Relations internationales.Tout porte à croire que les choses ont bloqué au niveau du premier ministre.» Un plan conçu «un peu vite» Selon lui, le gouvernement Charest redoute que les critiques formulées ici à l\u2019endroit du Plan d\u2019action 2013-2020 du Québec sur les changements climatiques soient étalées à la face du monde.Les seuls élus qui prendront part à la conférence sont Jean Charest et Pierre Arcand.Le plan, présenté dimanche, ne prévoit pas de cibles détaillées à atteindre en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).Malgré un objectif global de réduction de 17,3 millions de tonnes de GES, les réductions inscrites dans le plan totalisent seulement 6 millions de tonnes.Qui plus est, les poupes qui se préoccupent d\u2019environnement estiment qu\u2019il est tout simplement impossible d\u2019atteindre les cibles de réduction des GES en lançant le Québec dans l\u2019exploitation du gaz de schiste et du pétrole.«Leur plan d\u2019action sur les changements climatiques, s\u2019il était si bon que ça, ils n\u2019auraient pas peur d\u2019amener le porte-parole de l\u2019opposition officielle avec eux», a souligné M.McKay.11 estime en fait que le plan d\u2019action a été conçu «un peu vite», et ce, «afin de ne pas se présenter les mains vides à Rio.C\u2019est un peu gênant, et ils ne veulent pas être obligés de subir l\u2019opposition, qui ne manquera pas de relever les faiblesses».Mais surtout, a-t-il poursuivi, «il est important, dans ce genre d\u2019événement, de démontrer qu\u2019il existe un consensus dans la société québécoise quant à la nécessité de lutter contre les changements climatiques.Et, oui, il y a des points de désaccord au Québec, parce que nous ne sommes pas une société monolithique.Mais quand on fait preuve de maturité, on peut débattre.En fait, c\u2019est un peu comme si MM.Charest et Arcand allaient utiliser l\u2019argent des contribuables québécois à des fins partisanes, parce qu\u2019ils auront le beau jeu de vendre leur plan d\u2019action».L\u2019attachée de presse de Pierre Arcand, Sarah Shirley, n\u2019a pas voulu «confirmer ou infirmer» la nouvelle hier.«Le décret de la mission officielle n\u2019a pas encore été adopté, a-t-elle souligné.Tant que le décret n\u2019est pas adopté, le contenu n\u2019est pas public.La délégation officielle sera annoncée lorsque le décret sera adopté.» Elle n\u2019a pas été en mesure de dire à quel moment ce décret serait adopté.Le gouvernement conservateur de Stephen Harper \u2014 qui a renié le protocole de Kyoto \u2014 a écarté les partis d\u2019opposition fédéraux lors de la Conférence de l\u2019QNU sur les changements climatiques à Durban.Les libéraux, les néodémocrates, le Parti vert et le Bloc québécois n\u2019ont pas eu leur place, contrairement à la situation qui prévalait auparavant.Le Devoir Rectificatifs Une erreur s\u2019est glissée dans l\u2019article de Mélissa Guillemette, publié le 4 juin à la une du journal, intitulé «Le Grand Prix est-il allé trop vite ?».Contrairement à ce que nous écrivions, ce n\u2019est pas le coporte-parole de la CLASSE Gabriel Nadeau-Dubois qui a lancé à la ministre Michelle Courchesne qu\u2019il compter «organiser [son] Grand Prix».11 s\u2019agissait plutôt de l\u2019un des négociateurs de la CLASSE.Nos excuses.Dans l\u2019article de Raphaël Dallaire Eerland intitulé « Le printemps québécois vu par les médias étudiants », publié le samedi 2 juin, il aurait fallu lire que la manifestation durant laquelle les journalistes étudiants ont été retenus parce qu\u2019ils n\u2019étaient pas accrédités par la EPJQ était celle du 16 mai à Montréal, et non celle du 4 mai à Victoriaville.Nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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