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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2012-06-20, Collections de BAnQ.

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[" La santé de Moubarak se dégrade Page A 6 Le règlement sur la loi et l\u2019ordre est adopté dans le tumulte à Québec Page A 2 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C I I I 1 3 8 LE DEVOIR, LE MERCREDI 20 JUIN 2012 1,09$\t+ TAXES =\t1,25$ Des détaillants prêts à une guerre contre la loi 101 Multinationales et petits commerçants veulent conserver leur marque de commerce en anglais ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Après des années de tolérance, l\u2019Office québécois de la langue française (OQLF) a décidé de sévir contre l\u2019affichage des marques de commerce en anglais seulement.Mais les commerçants, dont plusieurs multinationales, n\u2019enten- dent pas se laisser faire et contesteront vigoureu-sepient ces dispositions de la loi 101.A la suite de leur réunion du mois de mai dernier, les membres de l\u2019OQLF ont décidé d\u2019exiger formellement de certaines entreprises qui utilisent dans leur affichage seulement une marque de commerce en anglais, à l\u2019instar de Home Depot, Canadian Tire ou Starbucks Coffee, qu\u2019elles y ajoutent un nom générique, comme quincailleries, magasins ou cafés.Quelques dizaines d\u2019entreprises ont reçu une lettre qui leur demande de corriger la situation d\u2019ici le 20 juin (aujourd\u2019hui) ou de prendre des engagements avec i\u2019OQLF, a indiqué hier le porte-parole de l\u2019organisme, Martin Bergeron.Si les entreprises fautives n\u2019obtempèrent pas, elles s\u2019exposent à per- dre leur certificat de francisation et à écoper d\u2019amendes.Pour l\u2019OQLF, il ne s\u2019agit que d\u2019un début; plusieurs autres entreprises devraient recevoir un avis leur enjoignant de changer le nom de leur commerce.Or, selon des documents dont Le Devoir a ob-VOIR PAGE A 10 : COMMERCE Jacques Duchesneau Commission Charbonneau « L\u2019argent sale permet de faire des élections » BRIAN MYLES Le Québec est aux prises avec une culture «éhontée et généralisée » de pots-de-vin et de corruption à laquelle adhèrent sans vergogne les partis politiques.Tapis dans l\u2019ombre de l\u2019empire clandestin, ils miseraient sur «l\u2019argent sale» pour leurs f P '\tdépenses, r-.\tJacques Du- largué une petite bombe, hier, à la veille de la conclusion de son témoignage à la Commission d\u2019enquête sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction (CEIC).Les partis politiques tirent la manche des firmes de génie-conseil (et non l\u2019inverse) pour obtenir des dons illégaux.«Les organisateurs de partis politiques passeraient des commandes aux firmes de génie pour obtenir de l\u2019argent, a dit M.Duchesneau.L\u2019argent sale permet de faire des élections.» Selon ses estimations, sept dollars sur dix dans les coffres des partis provinciaux proviennent de dons illégaux.Ils tiennent deux comptabilités séparées, l\u2019une pour le Directeur général des élections (DGF) et l\u2019autre pour leurs véritables affaires, a expliqué M.Duchesneau.Il a fait état d\u2019une formation politique si grassement choyée qu\u2019elle peine à fermer son coffre-fort.De même, 65% des pots-de-vin servent à engraisser les politiciens en fonction, a-t-il ajouté.Bref, les références à un «univers clandestin d\u2019une ampleur insoupçonnée», contenues dans le premier rapport de l\u2019Unité anticollusion (UAC), visent non seulement les firmes de génie, mais aussi les partis politiques provinciaux et municipaux.VOIR PAGE A 10 : ARGENT Lire aussi > Le DGE et ia ciasse poiitique en état de choc.Les révélations de Jacques Duchesneau font réagir.Page A 4 L\u2019appei du privé.Des hauts fonctionnaires quittent le MTQ pour se joindre à des firmes privées.Page A 3 Les extras: un exempie probant à Lavai.Le Devoir illustre le phénomène qui a inquiété Jacques Duchesneau.Page A 3 RlO+20 SE MÉRITE DÉJÀ UNE NOTE D\u2019ÉCHEC NACHO DOCE REUTERS Quelque 50 000 environnementalistes, indigènes et altermondialistes sont réunis au parc Flamengo, au centre de Rio, pour ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler le « sommet parallèle » de la société civile.On y conteste sérieusement le concept d\u2019« économie verte » mis de l\u2019avant par l\u2019ONU, qui jouit de l\u2019appui des multinationales.Un texte sans ambition pour assurer un consensus « Nous sommes devenus un État voyou ! », estime Steven Guilbault LOUIS-GILLES ERANCŒUR L> Assemblée plénière de I l\u2019QNU a adopté hier à Rio le texte de ce qui deviendra sans doute d\u2019ici vendredi la «Déclaration finale» de la conférence, un texte immédiatement qualifié par la plupart de «faible», voire décrit comme un «échec» total, étant donné l\u2019acuité des enjeux.Il a été adopté à l\u2019unanimité des 193 pays présents à titre de document provisoire,.Il sera soumis aux chefs d\u2019Etat et aux plénipotentiaires qui arrivaient massivement hier dans la capitale brésilienne en prévision du volet «politique» de Rio+20.Au dernier décompte, on prévoyait la présence de 109 chefs d\u2019Etat et de dizaines de ministres, de 2500 délégués officiels.Quant aux quelque 50 000 environnementalistes, indigènes et altermondialistes, ils se réunissent au parc Flamengo, au centre de Rio, pour ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler le «sommet parallèle» de la société civile.Qn y conteste sérieusement le concept à\u2019 « économie verte» mis de l\u2019avant par l\u2019QNU, qui jouit de l\u2019appui des multinationales.Ce «capitalisme vert» est jugé incapable d\u2019inverser les tendances d\u2019une économie «Personne dans la pièce où ce texte a été adopté n\u2019était heureux.Il est faible.Ils le savent tous.» mondiale axée sur une croissance constante, identifiée comme la cause principale du réchauffement du climat et du déclin de la biodiversité.Le projet de déclaration, qui fait l\u2019objet de négociations depuis cinq mois, a été mis au point dans la nuit de lundi à hier grâce aux interventions musclées de la direction brésilienne de la conférence.Jusque-là, l\u2019Union européenne estimait le texte disponible «dépourvu d\u2019ambition» et parlait de «régression du multilatéralisme», en plus de le juger incapable de réformer la gouvernance environnementale internationale.Pour les Etats-Unis, représentés par leur secrétaire d\u2019Etat Hillary Clinton, le texte adopté hier est intouchable, au risque de rompre l\u2019accord donné hier en plénière.C\u2019est ainsi que la proposition du Congo de faire du Programme des Nations unies pour l\u2019environnement (PNUE) une véritable organisation de l\u2019QNU pour l\u2019environnement \u2014 un pendant musclé à l\u2019QMC VOIR PAGE A 10 : RIO Sommet de la Terre Un cahier spécial à lire aujourd\u2019hui > Tous les regards sont tournés vers Rio.Gastro-entérologie : des délais « inacceptables » au Québec Les Québécois attendent 225 jours avant d\u2019avoir accès aux soins, 65 jours de plus que l\u2019ensemble des Canadiens PAULINE GRAVEL Les Québécois doivent attendre nettement plus longtemps que leurs compatriotes canadiens avant de pouvoir subir une coloscopie.Dans certains cas, l\u2019attente est carrément inacceptable, selon une enquête réalisée en avril dernier.Depuis 2005, trois enquêtes sur l\u2019accès à la gastroentérologie (EAGE ou SAGE en anglais) ont été réalisées par l\u2019Association canadienne de gastro-entérologie auprès de gastroentérologues des différentes provinces canadiennes qui ont fourni des informations sur les délais d\u2019attente de 2000 de leurs patients à travers le Canada, dont 300 Québécois.Ces enquêtes, dont la dernière a été effectuée en avril dernier, mesuraient le temps écoulé entre le moment où un patient rencontre son médecin de famille et celui où il subit l\u2019intervention médicale, telle qu\u2019une coloscopie de dépistage.Ce délai comprend donc le temps que le patient doit attendre avant de pouvoir rencontrer le gastroentérologue et celui qui suit la consultation avant de subir l\u2019examen.L\u2019enquête a révélé que les Canadiens doivent attendre en moyenne 160 jours avant d\u2019avoir accès aux soins de gastroentérologie dont ils ont besoin.Au Québec, ils doivent patienter 225 jours, soit 65 jours de plus que la moyenne canadienne.«Le Québec est l\u2019une des provinces canadiennes où le délai est le plus long», précise en entrevue le D\"^ Desmond Leddin, directeur du pro- VOIR PAGE A 10 : ATTENTE Aujourd\u2019hui ^ it\" Economie > Le G20 n\u2019en a que 'a croissance.L\u2019Europe est au cœur des préoccupations.Page B1 Cuiture > Le projet de ioi C-11 est adopté.La nouvelle législation sur le droit d\u2019auteur est décriée par les artistes.Page B10 Avis légaux.Décès, Météo, Mots croisés Petites annonces.Sudoku.A7 B6 B5 B5 B6 A6 77831302831725 3 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI 20 JUIN 2012 ACTUALITES VILLE DE QUEBEC Le règlement sur la loi et l\u2019ordre est adopté dans le tumulte ISABELLE PORTER à Québec Le nouveau règlement de la Ville de Québec sur les manifestations a causé beaucoup de remous hier à l\u2019hôtel de ville et entraîné une arrestation pour voies de fait hier après-midi.«Charest! Labeaume! Même combat!», hurlaient des manifestants dans le hall de l\u2019hôtel de ville vers 14 h hier.Pendant une bonne demi-heure, ils étaient une trentaine à bloquer l\u2019entrée de l\u2019immeuble pour protester contre le nouveau règlement encadrant les manifestations.Un peu avant, à la sortie du vote, l\u2019un des protestataires a été arrêté pour voies de fait contre un conseiller municipal, Steve Verret.Dans une vidéo diffusée par le réseau RDI, on voit le chef de cabinet du maire, Louis Côté, le pousser pour protéger le maire Régis Labeaume.Furieux, le jeune homme sort en trombe, accrochant au passage le conseiller Verret.La police lui a passé les menottes tout de suite après.Les manifestants avaient répondu notamment à l\u2019appel de la Confédération des étudiants et étudiantes de l\u2019Université Laval (CADEUL), qui s\u2019inquiète de l\u2019impact du nouveau règlement municipal.Le règlement décrète qu\u2019une manifestation est illégale si l\u2019heure de sa tenue et son parcours ne sont pas donnés auparavant à la police.Le texte proscrit aussi «de participer ou d\u2019être présent à un attroupement sur le domaine public» entre 23h et 5h du matin.11 interdit l\u2019accès aux parcs la nuit et empêche les gens de construire des abris ou d\u2019allumer un feu «sur le domaine public».«Il s\u2019agit d\u2019atteintes graves au droit de manifester, ouvrant la voie à l\u2019arbitraire policier et à la criminalisation de la dissidence politique», ont dénoncé hier des groupes de gauche comme le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste, le Front d\u2019action populaire en réaménagement urbain et le Regroupement des profs contre la hausse.« Contrairement aux dispositions de la loi 78, la nouvelle réglementation municipale sera permanente, ajoutaient-ils.Elle aura des répercussions sur toutes les manifestations nationales organisées dans la capitale.» Pendant que les élus votaient sur le règlement hier après-midi, on entendait les casseroles retentir à l\u2019extérieur.L\u2019un aprè§ l\u2019autre, les conseillers d\u2019Equipe Labeaume ont pris la parole pour dire que les citoyens se plaignaient du bruit la nuit dans les parcs.Une conseillère a même raconté qu\u2019on avait trouvé des seringues le matin dans un parc.Une poignée de manifestants ont pu poser des questions aux élus à ce sujet, mais après le vote.En réponse à leurs questions, le maire a lancé qu\u2019il suffirait que les policiers soient avertis «deux minutes avant» pour qu\u2019une manifestation soit légale.«Lâchez-moi la Russie, on n\u2019est pas dans la coercition», a-t-il lancé, excédé par certains commentaires.«Sincèrement, je ne pense pas que l\u2019ONU va se préoccuper du règlement qu\u2019on vient de voter», a-t-il lancé plus tard.Plusieurs questions ont par ailleurs porté sur les itinérants et le risque de brimer certains groupes en particulier, comme les jeunes marginaux.«Nos policiers sont capables d\u2019avoir un très bon jugement, s\u2019est défendu le conseiller Richard Coté.Je ne vois pas pourquoi un policier s\u2019attaquerait à un citoyen ou à un touriste pour le fun.» Le Devoir \\ MATHIEU BELANGER ARCHIVES REUTERS Le maire Labeaume tenait à voir son règlement sur la loi et l\u2019ordre adoptée avant la Fête nationale.OYSTER PERPETUAL GMT-MASTER II f fil f Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCABT, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514)866-3876 t ROLEX ¦T & JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les contrats de travaux publics doivent normalement être attribués au moins offrant.CONTRATS MUNICIPAUX Québec prêt à revoir la règle du plus bas soumissionnaire JEANNE CORRIVEAU Québec est disposé à revoir les règles d\u2019attribution des contrats municipaux de manière à ce que les villes ne soient plus contraintes de choisir le plus bas soumissionnaire.La ministre du Travail, Lise Thériault, a fait savoir hier qu\u2019elle examinait divers scénarios pour rendre plus efficace la loi 35 visant à contrer les pratiques frauduleuses dans le domaine de la construction.Dans une lettre adressée au ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, le 5 juin dernier, le maire Gérald Tremblay avait déploré que malgré l\u2019adoption de la loi 35, les entreprises de Tony Ac-curso continuent de décrocher une part importante des contrats de la Ville.Lors d\u2019un point de presse hier à Québec, la ministre Thériault a reconnu que certains ajustements devaient être apportés à la loi 35.«Présentement, la problématique, c\u2019est le plus bas soumissionnaire.Est-ce qu\u2019on devrait revoir les règles ?Certainement.Il y a des choses qu\u2019on pourrait peut-être introduire au niveau des appels d\u2019offres pour disqualifier des gens qui ne sont pas corrects», a-felle dit.« Cette loi n\u2019a que six mois et elle a donné des résultats», a toutefois ajouté M\u201d® Thériault, rappelant que la loi 35 avait permis d\u2019écarter 159 entreprises coupables de fraudes fiscales du marché des contrats publics pendant cinq ans.De bons mots pour Tony Accurso Deux entreprises de Tony Accurso, Constructions Louis-bourg et Simard-Beaudry Construction, ne peuvent plus obtenir de contrats publics, mais ce n\u2019est pas le cas de la société en commandite de la famille Accurso, Louisbourg SBC, qui a pris la relève.Malgré la dissidence des partis d\u2019opposition, les élus montréalais ont d\u2019ailleurs entériné l\u2019octroi de cinq contrats totalisant 17,1 millions à cette entreprise, ce qui a fait de Tony Accurso le principal sujet des débats du conseil municipal en matinée.Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, estime que la Ville pourrait refuser d\u2019accorder des contrats aux entreprises de Tony Accurso, mais le maire Tremblay n\u2019est pas de cet avis.Compte tenu de l\u2019état de décrépitude des infrastructures montréalaises, la Ville ne peut se permettre de reporter l\u2019octroi de ces contrats, a-t-il dit.De plus, la Ville s\u2019exposerait à des poursuites judiciaires, a-t-il ajouté.Malgré la controverse, le maire s\u2019est quand même permis quelques bons mots au sujet de l\u2019entrepreneur.« C\u2019est un des meilleurs entrepreneurs [.] que nous avons au Québec depuis des décennies.Le travail, il est remarquable.S\u2019il a abusé d\u2019une situation, c\u2019est un autre débat.Mais une chose est certaine, c\u2019est que comme gestionnaire responsable, on ne paralysera pas la Ville de Montréal, on n\u2019arrêtera pas de donner des contrats qui sont essentiels », a-t-il lancé.Avec La Presse canadienne Le Devoir Québec : le développement des deux écoquartiers confié au même promoteur ISABELLE PORTER à Québec Le vainqueur de l\u2019appel d\u2019of fres pour l\u2019écoquartier d\u2019Estimauville a aussi remporté celui de Pointe-aux-Liè-vres.Lebœuf Société immobilière prévoit investir au minimum 300 millions de dollars dans les deux projets.Lebœuf avait offert 1,6 million, soit beaucoup moins que les 5 millions offerts par son concurrent, le consortium Coarchitecture, François Courville, Constrobourg, Drolet Construction.Qr l\u2019offre de ce dernier a été jugée non conforme parce que le groupe l\u2019avait assortie de conditions concernant la décontamination, notamment.Pour dissiper tous les soupçons, la Ville a par ail- leurs tenu à souligner hier que les deux écoquartiers avaient été évalués par des comités différents.Au total, le promoteur compte investir au minimum 50 millions dans ce projet, en plus des 250 millions prévus pour l\u2019écoquartier d\u2019Estimauville.De plus, il parle déjà de participer à une nouvelle phase du projet de Pointeaux-Lièvres évaluée à 75 millions.Interrogé sur ses capacités financières, M.Lebœuf a expliqué qu\u2019il était seul à financer le projet mais qu\u2019il n\u2019avait pas de difficultés à trouver des bailleurs de fonds.« On a les Caisses Desjardins qui sont avec nous, on a des trusts.Ce sont les mêmes partenaires financiers qu\u2019on a depuis le dé- but, a-t-il dit.Depuis l\u2019annonce du quartier d\u2019Estimauville, je vous dirais que le téléphone sonne.Il y a beaucoup de financiers qui souhaitent financer le projet, ce n\u2019est vraiment pas un problème.» L\u2019écoquartier de Pointe-aux-Lièvres sera construit sur le même modèle que l\u2019autre et comptera 275 logements et autant d\u2019espaces de stationnement.Environ le quart des résidences seront réservées au marché locatif et le projet comptera de 20 à 27 unités de logement social.Le promoteur a jusqu\u2019à 2018 pour livrer l\u2019écoquartier, mais il a dit avoir bon espoir de pouvoir le compléter deux ans plus tôt.Le Devoir De nouvelles règles d\u2019étiquetage pour les cigarettes Qttawa \u2014 Les paquets de cigarettes seront dorénavant couverts aux trois quarts par des messages antitabac.Qutre des images illustrant des cancers, les paquets de cigarettes et de petits cigares devront afficher également une adresse Web qui renvoie aux services d\u2019aide pour arrêter de fumer.En annonçant l\u2019entrée en vigueur des nouvelles règles, hier matin à Qttawa, la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, a souligné que le changement avait pour but d\u2019informer les Canadiens, surtout les jeunes, des dangers du tabagisme.Selon les données de Statistique Canada, en 2011, un Canadien âgé de plus de 12 ans sur cinq était fumeur.Dix ans plus tôt, en 2001, c\u2019était plus d\u2019un Canadien sur quatre qui fumait.-La Presse canadienne Vigile pour empêcher la déportation d\u2019un réfugié homosexuel Une vigile a eu lieu hier à 18 h 30, en face du Complexe Guy-Favreau, pour demander l\u2019arrêt de la procédure de déportation de Manuel Sanchez, un réfugié mexicain qui craint pour sa vie dans son pays d\u2019origine en raison de son orientation sexuelle.Le réfugié de 40 ans a dû fuir en 2008, suite aux persécutions dont il était victime de la part de son ancien amant, un policier, qui l\u2019aurait agressé sexuellement après leur rupture.La vigile lancée par des groupes de défense des réfugiés et des membres des communautés de lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres (LGB'p vise à empêcher la déportation de M.Sanchez, prévue pour demain.L\u2019association AGIR, qui défend les droits des immigrés LGBT, déplore que le nouveau projet de loi fédéral C-31 donne au ministre le pouvoir discrétionnaire de décréter quels pays sont «sécuritaires» et craint que cela ne nuise aux droits des réfugiés membres de la communauté LGBT.- Le Devoir Magnotta plaide non conpable Luka Rocco Magnotta, qui est soupçonné d\u2019avoir tué et démembré l\u2019étudiant chinois Jun lin, a plaidé non coupable à plusieurs accusations lors de sa comparution par vidéoconférence au palais de justice de Montréal, hier après-midi.Magnotta, vêtu de beige, est demeuré impassible durant sa comparution, ne prononçant qu\u2019un seul mot, soit «O.K », quand son avocat lui a demandé de l\u2019appeler en soirée.La plus importante accusation est celle de meurtre prémédité.11 est aussi accusé d\u2019outrage à un cadavre et de harcèlement auprès du premier ministre Stephen Harper, qui a été la cible d\u2019envois postaux.L\u2019avocat de Magnotta, Pierre Panaccio, a demandé que la cause soit reportée à demain.11 entend analyser la possibilité de présenter une demande de renvoi pour soumettre son client à une évaluation psychiatrique.-La Presse canadienne NOS ANIMAUX DE COMPAGNIE O e I / >\tToilettage et coupe de fantaisie chats & chiens >\tTechnicienne diplômée >\tMéthode douce >\tBain libre \u2022 boutique \u2022\tRabais de 5$ sur un toilettage complet sur présentation de cette annonce, valide le mardi et mercredi.Expiration le 30 août 2012.\u2022\tTechnique d\u2019épilation \u2022\tCoupe de griffes sans rendez-vous 514 723-1053 5915, av de Lorimior POURANNONCER DANS CE REGROUPEMENT, COMMUNIQUEZ AVEC FRANÇOIS TREMBLAY AU514985«3502 OUFTREMBLAYQLEDEVOIRCOM Denise Gagné 1900 AVENUE MAILLOUX SUITE 050 Québec, Québec GIJ 5B9 TEL: 418 914-1990 c/e^ ÆfHoy Soins des Pieds SOIN «EXPRESS» 20$ Coupe d'ongles SOIN «CONFORT» 25$ Cors, Callosités, Kératoses SOIN «TRAITEMENT INTERMÉDIAIRE» en sus 40$ Mycoses légères.Hyper Kératoses, Ongles épais.Durillons\ten sus SOIN ex-président égyptien, ' Hosni Moubarak, était hier soir en état de mort clinique après une attaque cérébrale, a annoncé l\u2019agence officielle Mena, mais une source médicale a affirmé qu\u2019il était dans le coma et que les médecins tentaient de le ranimer.Un peu plus de deux semaines après sa condamnation à perpétuité pour la mort de manifestants durant le soulèvement qui l\u2019a renversé en février 2011, M.Moubarak, 84 ans, est «cliniquement mort», selon la Mena.«Son cœur a arrêté de battre et il a été soumis à un défibrillateur plus d\u2019une fois, mais il n\u2019a pas réagi», a-t-elle ajouté.Mais un peu plus tard, une source médicale a indiqué qu\u2019il était dans le coma.«Les médecins tentent de le ranimer.Il a été mis sous appareil respiratoire», a-t-elle précisé.L\u2019ancien président avait auparavant transféré en ambulance de l\u2019aile médicalisée de la prison de Tora, dans le sud du Caire, vers l\u2019hôpital militaire de Maadi, à quelques kilomètres de là.L\u2019agence Mena avait un peu plus tôt rapporté qu\u2019il avait été victime d\u2019une attaque cérébrale après une rapide dégradation de son état de santé.«Le cœur de l\u2019ancien président Hosni Moubarak [.] s\u2019est arrêté et il a été soigné à l\u2019aide d\u2019un défibrillateur », selon l\u2019agence, en ajoutant que son «état de santé est entré dans une phase grave».M.Moubarak avait déjà subi le 11 juin une défibrillation à deux re- REUTERS Hosni Moubarak lors de sa comparution au Caire le 2 juin prises après des arrêts cardiaques.La santé de M.Moubarak aurait commencé à décliner après son incarcération, des sources de sécurité faisant état de dépression aiguë, de difficultés respiratoires et d\u2019hypertension.Cette annonce suryient alors que des milliers d\u2019Egyp-tiens manifestaient place Tah-rir au Caire pour dénoncer le «coup constitutionnel» des militaires au pouvoir, qui viennent de s\u2019octroyer de vastes prérogatives leur permettant de rester aux commandes quelle que soit l\u2019issue de l\u2019élec- tion présidentielle.Les deux protagonistes du vote qui s\u2019est achevé dimanche, le Frère musulman Mohammed Morsi et l\u2019ancien premier ministre d\u2019Hosni Moubarak, Ahmad Chafiq, assurent chacun avoir gagné, en attendant les résultats officiels demain.Les appels à manifester ont été lancés par des organisations de jeunes militants prodémocratie rejoints par les Frères musulmans, première force politique d\u2019Egjqjte et rivaux historiques des militaires qui dominent le système de- puis la chute de la monarchie en 1952.Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir depuis le départ en février 2011 de Moubarak, a confirmé lundi sa volonté de remettre l\u2019exécutif au futur président avant la fin juin.jVlais le prochain chef de l\u2019État se trouvera en pratique dans l\u2019incapacité de faire passer la moindre loi sans l\u2019assentiment des militaires, qui ont décidé de récupérer à leur compte le pouvoir législatif à la suite de la dissolution de l\u2019Assemblée du peuple, dominée par les islamistes.Coquille vide Cette dissolution a été prononcée samedi par l\u2019armée sur la base d\u2019une décision de justice invalidant le mode de scrutin des législatives (novembre-janvier) et une nouvelle assemblée ne devrait pas être élue avant la fin de l\u2019année.L\u2019armée se réserve aussi le droit d\u2019intervenir dans le processus de rédaction de la future Constitution selon la Déclaration constitutionnelle complémentaire publiée dimanche par le CSFA, au moment où les urnes fermaient pour le second tour de la présidentielle.M.Morsi a revendiqué dès lundi la victoire à la présidentielle sur la base de résultats provisoires qui lui donneraient 52% des voix.Mais le camp opposé a vivement protesté, assurant que M.Chafiq, général à la retraite, était en tête.Agence France-Presse Assange demande l\u2019asile à l\u2019Éqnatenr Le fondateur du site WikiLeaks Julian Assange a demandé l\u2019asile politique à l\u2019Équateur, adressant une requête en ce se sens à l\u2019ambassade de ce pays latino-américain à Londres, a annoncé hier à Quito le chef de la diplomatie équatorienne, Ricardo Patino.Cette requête intervient après que la Cour suprême britannique a rejeté le 14 juin la demande de réexamen de l\u2019appel déposé par Julian Assange de la décision de l\u2019extrader en Suède.La demande d\u2019asile a été confirmée par WikiLeaks dans un message publié sur son compte Twitter.La diplomatie équatorienne a précisé que ce dernier avait déposé cette demande hier.11 s\u2019est présenté au siège de la mjssion diplomatique de l\u2019Équateur à Londres.-AFP La Grèce s\u2019achemine vers une coalition tripartite La Grèce semblait hier soir sur le point de se doter d\u2019un gouvernement de coalition tripartite, dont la tâche sera de renégocier, pour tenter d\u2019en assouplir les conditions, le prêt qu\u2019ont consenti à Athènes les pays européens et le FMI, tout en garantissant son maintien dans l\u2019euro.La constitution d\u2019un gouvernement de coalition est possible d\u2019ici à «mercredi à la mi-jour-née», a estimé hier soir le dirigeant socialiste Evângelos Veni-zélos, en marge d\u2019une réunion entre responsables politiques.Depuis les élections législatives remportées dimanche par la Nouvelle Démocratie (droite), mais sans la majorité Sudoku par Fabien Savary \t\t\t\t7\t\t\t\t \t\t8\t\t\t\t\t\t \t\t5\t\t\t\t6\t1\t 8\t\t1\t2\t\t\t5\t\t9 \t\t\t\t6\t\t\t\t 5\t4\t\t\t\t7\t\t\t8 \t\t3\t\t\t2\t4\t\t 2\t\t\t5\t3\t\t\t\t \t9\t\t1\t\t\t\t2\t Niveau de difficultO : MOYEN 2103 Placez un chiffre de 1 M 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque coionne et chaque boct>te 3x3 dOiimitOe par un trait pius Opais doivent contenir tous les chiffres de 1 1/19.Chaque chiffre apparacpt donc une seule fois dans une iigne, dans une coionne et dans une bocpte 3x3.Solution du dernier numéro 7\t1\t2\t4\t5\t3\t6\t8\t9 6\t3\t5\t1\t8\t9\t7\t2\t4 4\t9\t8\t7\t2\t6\t3\t5\t1 2\t5\t9\t6\t3\t8\t4\t1\t7 1\t4\t6\t9\t7\t2\t5\t3\t8 3\t8\t7\t5\t1\t4\t9\t6\t2 5\t2\t4\t3\t9\t1\t8\t7\t6 8\t6\t3\t2\t4\t7\t1\t9\t5 9\t7\t1\t8\t6\t5\t2\t4\t3 2102 absolue, trois partis tentent de se mettre d\u2019accord sur le nom du futur premier ministre, mais surtout sur une plateforme politique commune devant servir de base aux négociations de la Grèce face au trio de ses créanciers UE, BCE et FMI.M.Venizélos a d\u2019ailleurs surnommé ce futur gouvernement «équipe de négociation nationale», qui devra, selon lui, «essayer de procéder à la meilleure renégociation possible de l\u2019accord de prêt».«Nous allons mobiliser tous nos contacts internationaux et toute notre expérience», a-t-il dit.Sans le dire, M.Venizélos sous-entend qu\u2019un accord politique est intervenu dans la journée entre la Nouvelle Démocratie, le PASOK (socialistes) et un petit parti de gauche démocratique, le Dl-MAR, qui est devenu le pivot de la vie politique nationale depuis dimanche avec ses 16 députés.L\u2019objectif est d\u2019achever la formation de ce gouvernement à temps pour une réunion de l\u2019Eurogroupe qui doit examiner demain les moyens de maintenir la perfusion fi- nancière sous laquelle a été placée la Grèce.Au cœur des tractations, la plate-forme politique commune doit servir de base pour négocier et assouplir l\u2019ensemble très rigide de mesures imposées à ce pays, qui ont conduit à une chute brutale du niveau de vie des Grecs.Privée de l\u2019arme de la dévaluation en raison de son appartenance à l\u2019euro, la Grèce en crise a en effet été contrainte par ses créanciers de recourir à une sorte de «dévaluation intérieure» pour faire baisser ses coûts de production.Mais axée sur les baisses de salaires et combinée à une rafale d\u2019impôts, l\u2019opération a surtout abouti jusqu\u2019à présent à amplifier la récession et la désespérance sociale sans qu\u2019aucun signe de reprise ne se manifeste.La Grèce qui n\u2019est pas non plus parvenue à mettre en œuvre les réformes structurelles et les privatisations demandées par les créanciers traverse sa cinquième année consécutive de récession avec une baisse globale du PIB de 14%.Agence France-Presse SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inOdIts de 4 niveaux de difficultO par notre expert Fabien Savary En exclusivitO sur le site des Mordus www.les-mordus.com Lildehm SERVICE À LA CLIENTÈLE HORAIRE POUR l_A FÊTE DE l_A ST-JEAN BAPTISTE ET LA FÊTE DU CANADA Lundi, 25 juin : FERMÉ* Lundi,2 juillet; FERMÉ** Pour être effectives le 25 juin, les demandes d'arrêts temporaires de iivraison par cameiot doivent nous parvenir au plus tard le 22 juin.' Pour être effectives le 2 juiliet, ies demandes d\u2019arrêts temporaires de livraison par camelot doivent nous parvenir au plus tard le 29 juin.SYRIE La mission de l\u2019ONU est trop dangereuse La violence en Syrie augmente et rend trop dangereuse la mission des observateurs de l\u2019ONU dans le pays (MISNUS), a déclaré le chef de cette mission le général Robert Mood hier devant le Conseil de sécurité, selon des diplomates.Lors de son passage devant le Conseil, le général Mood a souligné que les véhicules des observateurs avaient été la cible de «tirs directs» à 10 reprises au cours de leurs patrouilles et de «tirs indirects» des centaines de fois.Au cours des seuls huit derniers jours, neuf véhicules de l\u2019ONU ont été touchés par des tirs, a-t-il mis en avant.11 a jugé que les observateurs de l\u2019ONU avaient l\u2019obligation morale » de rester en Sju\u2019ie même si l\u2019accroissement de la violence a conduit à la suspension de leurs patrouilles, toujours selon des diplomates.Mais le général Mood a estimé que la reprise des patrouilles en Syrie était peu probable à moins que le président Bachar al-Assad et l\u2019opposition ne s\u2019engagent dans la voie de la baisse de la violence de manière claire.Le recours aux bombes artisanales et aux snipers s\u2019est accru, expliquant l\u2019augmentation du nombre de victimes, a-t-il également souligné.La MINUS tente actuellement de parvenir à un cessez-le-feu dans la ville de Homs, a encore ajouté le général Mood, selon des diplomates.La suspension de la mission des observateurs samedi a accru la pression pour une révision de l\u2019ensemble de la position de rONU dans la crise syrienne.«Cette suspension n\u2019est pas un geste politique, mais a clairement des implications politiques», a jugé le général Mood devant le Conseil, toujours de même source.«Nous sommes en Syrie pour résoudre une crise qui ne peut être résolue par la force.En l\u2019absence d\u2019un engagement clair dans la voie d\u2019une baisse de la violence, la poursuite des tâches qui nous ont été confiées sera très limitée», a-t-il aussi déclaré.Igor Pankin, ambassadeur adjoint de la Russie à l\u2019ONU, a pour sa part au cours de la réunion que le général Mood n\u2019ait pas consulté le Conseil de sécurité avant de décider de suspendre la mission des observateurs, toujours selon des diplomates.Le diplomate russe a également souligné que le gouvernement de Bachar al-Assad n\u2019était pas seul responsable des violences dans le pays.Agence France-Presse Pakistan: la justice destitue le premier ministre La Cour suprême du Pakistan a ordonné hier la destitution du premier ministre, Yousuf Raza Gilani, condamné pour avoir refusé de rouvrir des poursuites pour corruption contre le président, Asif Ali Zar-dari, un verdict qui affaiblit ce dernier et pourrait entraîner des élections anticipées.Juste après cette annonce, M.Zardari a convoqué une réunion d\u2019urgence de son parti, le Parti du peuple pakistanais (PPP), pour «examiner la situation», a déclaré un responsable gouvernemental sous couvert de l\u2019anonymat, en précisant que M.Gilani y participait.Le chef de l\u2019État a également convoqué les responsables des autres partis membres de la coalition gouvernementale menée par le PPP à le rencontrer dans la soirée, selon la même source.Reste à savoir si l\u2019annonce de la Cour suprême va entraîner un départ immédiat de M.Gilani.Ce dernier a déclaré à plusieurs reprises que seul le parlement, et non la justice, pouvait ordonner sa destitution.Mais des responsables PPP ont évoqué la possibilité qu\u2019il soit remplacé rapidement par un autre cadre du parti pour éviter une grave crise avec la justice et une paralysie du pouvoir.Ce verdict affaiblit le président Zardari, au pouvoir depuis 2008 et la fin du régime militaire, et pourrait selon certains observateurs entraîner des élections législatives anticipées avant le début de 2013, date prévue du prochain scrutin.11 renforce en tout cas l\u2019incertitude politique et la fragilité d\u2019un gouvernement déjà aux prises avec une violente rébellion islamiste, menée par les talibans alliés à al-Qaïda, et une grave crise économique, dans un pays où près d\u2019un quart des quelque 180 millions d\u2019habitants vivent sous le seuil de pauvreté.« Yousuf Raza Gilani est destitué de son rang de parlementaire» à partir du 26 avril, date de sa condamnation, a annoncé dans l\u2019après-midi le président de la Cour Suprême, le juge Iftikhar Muhammad Chaudhry, en lisant l\u2019arrêt de la cour.«Il cesse également après la même date d\u2019être premier ministre du Pakistan, et ce poste doit être considéré comme vacant.» Agence France-Presse HAITI Martelly autorise la publication de la nouvelle constitution Le président haïtien, Michel Martelly, a signé hier un arrêté autorisant la publication, après des mois de controverse, d\u2019une version amendée de la Constitution du pays qui reconnaîtra notamment la double nationalité pour les Haïtiens vivant à l\u2019étranger.Le texte amendé «apporte beaucoup d\u2019éléments nouveaux dans la vie politique et dans la démocratie haïtienne, c\u2019est un tournant dans l\u2019histoire nationale», a déclaré depuis le pa-lajs présidentiel le chef de l\u2019État, en présence du gouvernement, du président de l\u2019Assemblée nationale et du corps diplomatique.Parmi les changements apportés, M.Martelly a cité la formation du Conseil électoral permanent (CEP) chargé d\u2019organiser les prochaines élections législatives partielles et les scrutins locaux et régionaux, ainsi que le principe de la nationalité multiple qui permettra pour la première fois à 4 millions d\u2019Haïtiens vivant en dehors du pays de voter et de briguer un mandat.M.Martelly s\u2019est également réjoui que la nouvelle version de la Constitution instaure le quota de 30% de femmes dans l\u2019administration publique.«Sur dix personnes nommées dans l\u2019Etat, il doit y avoir au moins trois femmes», a-t-il insisté, suscitant les applaudissements de la Première dame, Sophia Martelly, présente aux côtés de sept femmes membres du cabinet ministériel.La signature de cet arrêté met un terme à des mois de controverse sur la révision de la loi-mère.Agence France-Presse LE DEVOIR LE MERCREDI 20 JUIN 2012 A7 LE MONDE Émeutes au Nigeria De nouvelles émeutes ont éclaté hier dans la ville de Ka-duna (nord du Nigeria), où le couvre-feu de 24 heures imposé dimanche après des attentats antichrétiens et des émeutes ayant fait 52 morts, a été prolongé hier.Dimanche, des attentats ont visé trois églises à Kaduna et Zaria, les deux principales villes de la province, et provoqué des représailles de jeunes chrétiens, dont le bilan officiel est de 52 morts et 150 blessés.Le groupe islamiste Boko Ha-ram a revendiqué ces attaques.Mardi, ce sont des musulmans, pour la plupart des familles des victimes des émeutes de dimanche, qui ont laissé éclater leur colère car ils n\u2019avaient pu récupérer les corps de leurs proches, selon des habitants du quartier musulman de Tudun Wada.-^i^'P Rafle chez les contrebandiers Plus de 200 personnes ont été arrêtées et près de deux tonnes d\u2019ivoire d\u2019éléphant de contrebande saisies entre mars et mai dans 14 pays africains, lors de la plus vaste opération coordonnée par Interpol, a annoncé hier l\u2019organisation policière internationale.L\u2019opération a également permis de retrouver de nombreuses cornes de rhinocéros, ainsi que des peaux de lions, léopards, guépards, crocodiles et pythons, des oiseaux tropicaux vivants, des tortues et d\u2019autres espèces protégées, a ajouté Interpol dans un communiqué.En outre, des armes à feu, ont également été saisies.L\u2019Ethiopie, le Botswana, le Ghana, la Guinée Conakry, le Kenya, le Liberia, le Mozambique, la Namibie, le Nigeria, le Rwanda, l\u2019Afrique du Sud, le Swaziland, la Zambie et le Zimbabwe ont participé à l\u2019opération.Plus de 320 fonctionnaires de ces pays, issus de différents services (police, douanes, protection de l\u2019environnement, services vétérinaires.), sont intervenus sur des marchés, dans des ports, des magasins, à des postes frontières et lors de contrôles routiers.- AFP Une Tunisie entre salafistes et nostalgiques de l\u2019ancien régime L\u2019avocate Radhia Nasraoui s\u2019inquiète de la situation dans son pays CLAUDE LEVESQUE Dernièrement, une exposition de peinture jugée impie a donné lieu à des violences en Tunisie, quelques mois après que le siège de la chaîne de télévision Nessma eut été mis à sac pour avoir diffusé le film d\u2019animation Persepolis.Radhia Nasraoui, avocate spécialisée dans la défense des droits fondamentaux, s\u2019inquiète de cette détérioration du climat dans son pays, où les islamistes «modérés» d\u2019En-nahda, au pouvoir depuis un an, sont débordés par des éléments salafistes et peut-être aussi, croit-elle, par des nostalgiques de l\u2019ancien régime.«Les Tunisiens ont fait la révolution contre la répression, la corruption, les inégalités et la pauvreté.Malheureusement, ces derniers temps, des voix se sont élevées pour parler de la charia, pour attaquer les gens qui soi-disant ont touché au sacré.[.] Ceux qui tiennent aujourd\u2019hui ce discours n\u2019avaient même pas participé à la révolution», dit-elle en entrevue au Devoir.Ennahda mérite plus ou moins son étiquette de parti «modéré», selon l\u2019avocate.«Il y a des membres qui le sont, mais aussi beaucoup d\u2019autres qui souhaitent l\u2019application de la charia, alors que les Tunisiens devraient s\u2019occuper de problèmes essentiels, comme le chômage et la pauvreté.» Mme Nasraoui parle de régions où règne «une misère incroyable».«Ce n\u2019est pas normal après 50 ans d\u2019indépendance, surtout que notre pays est riche avec le phosphate, dont malheureusement tous les Tunisiens ne profitent pas.» Radhia Nasraoui ne voit pas pourquoi certains ténors d\u2019En-nahda et d\u2019El Tahrir, les deux principaux partis islamistes, prétendent que l\u2019islam est menacé alors que les musulmans jouissent de toute la liberté pour pratiquer leur religion.Certains membres de l\u2019As- t FETHI BELAID AFP Des sympathisants d\u2019Ennahda ont manifesté en mars devant les locaux de la télévision nationale pour exiger une meilleure information et un ménage dans la grille d\u2019émissions de la chaîne.semblée constituante voudraient que la nouvelle loi fondamentale fasse de la charia la principale source du droit, mais «ily a eu un mouvement assez fort pour s\u2019y opposer et à la fin ils ont accepté de ne pas toucher l\u2019article 1 de la Constitution de 1959», qui fait de l\u2019islam la religion des Tunisiens, mais sans imposer la charia.« Ce serait catastrophique, car les acquis des femmes disparaîtraient», dit-elle.Depuis un an, on parle en effet d\u2019autoriser la polygamie, d\u2019interdire aux femmes d\u2019occuper certains postes de responsabilité, etc.Radhia Nasraoui accuse les islamistes d\u2019instaurer un climat de crainte.«De temps en temps, des femmes sont attaquées dans la rue par des hommes qui voudraient les obliger à porter le voile», note-t-elle.Pourquoi les islamistes ont-ils été élus si la majorité des Tunisiens ne pensent pas comme eux?avons-nous demandé à l\u2019avocate.«Il faut voir comment ils ont été élus.La moitié des Tunisiens n\u2019ont pas voté, et cette moitié s\u2019oppose à Ennahda.Ce parti a fait le plein de votes en offrant des cadeaux et en influençant les électeurs dans les bureaux de vote», répond Radhia Nasraoui.Cette dernière croit que les nostalgiques de l\u2019ancien régime «ont eux aussi intérêt à ce qu\u2019il n\u2019y ait pas de paix, pour emmener les gens à regretter ben Ali».Elle en veut pour preuve le fait que c\u2019est dans les quartiers populaires, et non dans le quartier chic où la fameuse exposition avait été montée, que des bâtiments ont été incendiés.Mme Nasraoui n\u2019est pas tendre envers le gouvernement canadien, qui tarde à extrader Belhassen Trabelsi, le beau-frère de Ben Ali, ni envers les autres pays qui tardent à ren- dre aux Tunisiens l\u2019argent volé par le clan déchu.«S\u2019ily a autant de misère chez nous, c\u2019est parce que tout l\u2019argent est parti à l\u2019étranger», dit-elle.L\u2019avocate a défendu plusieurs personnes dont les biens avaient été confisqués par les caids de l\u2019ancien régime, ce qui lui a valu de nombreux démêlés avec les autorités.Pendant qu\u2019elle participait à une mission au Mali en 1998, on lui a collé un procès pour collaboration avec le parti communiste interdit (d\u2019ailleurs dirigé par son mari).«Je risquais 28 ans.Ben Ali comptait sur le fait que les gens qui sont accusés cherchent asile à l\u2019étranger.Moi, j\u2019ai décidé de rentrer quand même.Par chance, à mon retour, c\u2019était le centenaire du Barreau de la Tunisie, qui avait invité un grand nombre d\u2019avocats étrangers.Je me rappelle que le bâtonnier de Paris, M\u2019\"\u201d de la Garanderie, et le représentant de l\u2019Union inter- nationale des avocats avaient tous deux évoqué mon problème dans leurs discours et dit clairement qu\u2019il n\u2019était pas question qu\u2019on m\u2019arrête.Donc, l\u2019instruction qui devait avoir lieu deux jours plus tard s\u2019est bien passée.C\u2019était la fin des années 1990, les années noires.» Mme Nasraoui se dit optimiste pour la suite des choses, notamment pour les élections générales prévues en mars 2013.«Puisque ce sera une deuxième expérience, les Tunisiens sauront voter, croit-elle.C\u2019est vrai qu\u2019Ennahda est au pouvoir et que ça lui permet de s\u2019attirer la sympathie des gens, mais il y a un mécontentement presque général.Ils n\u2019ont pas répondu aux revendications.Ils poursuivent la même politique économique que Ben Ali et ils ne donnent pas d\u2019espoir aux Tunisiens.» Le Devoir AVIS LEGAUX ET APPELS D\u2019OEFRES Canada\tCOURDUQUEBEC Province de Québec\tChambre civile District de Montréal\tDivision des petites créances Localité Montréal\t10.St-Antoine Est, Bureau 1.04 Montréal (QC) H2Y4A5 Téléphone: 514-393-2256 ORDONNANCE (Art.139 C.p.c.) Il est ordonné aux défendeurs ci-dessous mentionnés d\u2019informer le greffier de l\u2019option choisie dans un délai de trente (30) jours de la publication de la présente ordonnance.Des copies de la demande et de l\u2019avis des options du défendeur ont été laissées au greffe de cette cour à votre intention.À défaut de ce faire, jugement pourra être rendu contre vous sans autre avis ni délai.Défendeurs 9153-5385 Québec Inc., A Grenier, Manon Baxter, Dave Beland, Gaétan Briere, Francois Cantave-Jean, Hugo Deschamps, Nicholas Deschamps, Nicholas Dufresne, Lison Fréro, Charles Kavanat, Leslie N° dossiers 500-32-118915-091 500-32-118915-091 500-32-131639-116 500-32-132078-124 500-32-126429-101 500-32-129786-119 500-32-130125-117 500-32-130125-117 500-32-130443-114 500-32-129152-114 500-32-132481-120 King, Ashley Leroux, Marie Josée Les Entreprises R.C.M.Enrg., Minaya Garcia, Francisco Emmanuel Myrvil, Myrtho Oliva de la Torre, Ana Luisa Oliva de la Torre, Ana Luisa Quenin, Steven Rosales Duran, Christian David Rosales Duran, Christian David Schiavone, Guiseppe Theriault, Benoit Theriault, Pierre-Marc Walsh, Normand 500-32-128577-113 500-32-132078-124 Demandeurs Giard, André Giard, André Ménard, Luc Services Financiers ESNAT (2000) Inc., Services Financiers ESNAT (2000) Inc., Fasken Martineau Dumoulin, s.e.n.c.r.l., Dobe, Armand Sanon, Michelle Ladouceur, lan-Kristian Laferrière, St-Germain Pet Friends/Nos Copains Service de Crémation Privé, Imprimerie Reflet Ltée, Services Financiers ESNAT (2000) Inc., 500-32-130613-112 Dubé, Anne Lise 500-32-132695-125 Services Financiers ESNAT (2000) Inc., 500-32-132949-126 Mon Temps Service Financier Ltee, 500-32-117348-096 Vasquez Duque, Guillermo 500-32-117348-096 Duque, Christian 500-32-132480-122 Gorju, Nicolas 500-32-117348-096 Vasquez Duque, Guillermo 500-32-1174348-09 500-32-131281-117 500-32-118915-091 500-32-118915-091 500-32-131645-113 A Montréal, ce 13 juin 2012 Duque, Christian Varriano, Antonietta Giard, André Giard, André Services Financiers ESNAT (2000) Inc., Jacqueline Mendoza AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.IVIontréal-Nord Montréal APPEL D\u2019OFFRES PULVÉRISATION ET PLANAGE POUR LA RÉFECTION DE PAVAGE ET RECONSTRUCTION DE TROTTOIRS SUR DIVERSES RUES DE L\u2019ARRONDISSEMENT CONTRAT N° 888 Des soumissions dans des enveloppes scellées portant inscription: « SOUMISSION - PULVÉRISATION ET PLANAGE POUR LA RÉFECTION DE PAVAGE ET RECONSTRUCTION DE TROTTOIRS SUR DIVERSES RUES DE LARRONDISSEMENT - CONTRAT N\u201d 888 » et adressées à la secrétaire de l\u2019arrondissement de Montréal-Nord, M\u201c Marie-Marthe Papineau, 4243, rue de Charleroi, Montréal-Nord, H1H 5R5, seront reçues jusqu\u2019à onze heures (11 h), le vendredi 6 juillet 2012.Lesdites soumissions seront ouvertes publiquement le vendredi 6 juillet 2012, à onze heures cinq (11 h 5), à la salle du conseil d\u2019arrondissement, au 4243, rue de Charleroi, en présence des soumissionnaires désireux d'y assister.Renseignements M.Ahmed Yasmi, agent d\u2019approvisionnement niveau II, à l\u2019adresse électronique suivante : ahined.yasml@vllle.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à partir du 20 juin 2012.Les personnes et les entreprises intéressées par cet appel d\u2019offres peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au SÉAO en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1-866-669-7326 ou au 514-856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission devra être accompagnée d\u2019un crautionnement de soumission au montant de 10 % de la valeur totale de la soumission et de lettres garantissant l\u2019émission d\u2019un cautionnement d\u2019exécution et d\u2019un cautionnement pour gages, matériaux et services.La Ville ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues, et ce, sans obligation d\u2019aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.À Montréal, arrondissement de Montréal-Nord Ce 20 Juin 2012 Marie-Marthe Papineau, avocate Secrétaire d'arrondissement AVIS LEGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.iedevoir.com/services-et-annonces/appeis-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com CANADA PROViNCE DE QUÉBEC DiSTRiCT DE LAVAL NO: 540-12-017669-128 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille -Divorces) ROSARIO ARCAMONE Demandeur c MEIRE DE SOUSA DANTAS Défenderesse ASSiGNATION (ARTICLE mC.P.C.) PAR ORDRE DU TRIBUNAL: AVIS est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour supérieure du district judiciaire de Laval une requête introductive d'instance en divorce Une copie de cette requête et de l'avis à la défenderesse ont été laissés à l'intention de la partie défenderesse au greffe du tribunal du Palais de Justice de Laval situé au 2880, Boulevard St-Martin Ouest, à Laval Il est ordonné à la partie défenderesse de comparaître dans un délai de 40 jours de la publication de la présente ordonnance A défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dés l'expiration de ce délai Soyez aussi avisée que la requête introductive d'instance en divorce sera présentée pour décision devant le Tribunal la 7 août 2012 à 8h45 an salle 2.92 du Palais da Justice de Laval.ALaval, le 15juin2012 Nicole Duchesne, gacs PAMADA PROVINCE DE OUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-17-072344-123 COUR DU QUÉBEC BANQUE ROYALE DU CANADA Partie demanderesse c SAID ELSALHANI Partie défenderesse PAR ORDRE DU TRIBUNAL : La partie défenderesse.Said El Salhani, est, par les présentes, requise de comparaître, dans un délai de trente (30) jours de cette publication ou par l'entremise de ses procureurs au 1, rue Notre-Dame Est, bureau 1 120, en la ville de Montréal, province de Ouébec Une copie de la REOUÊTE INTRODUCTIVE D'INSTANCE présentable en date du 27 juillet 2012, à9 h 00 en la salle2.16 et de L'AVIS À LA PARTIE DÉFENDERESSE a été laissée au greffe de la Cour Supérieure, du district de Montréal, à son intention De plus, PRENEZ AVIS qu'à défaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou contestation dans lesdits délais, la partie demanderesse procédera à obtenir contre vous un jugement par défaut conforme aux conclusions qu'elle sollicite VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE.MONTRÉAL, le 13 JUIN 2012 MARIE-FRANCE DEVLIN Greffier adjoint J D 2513 AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLEE Article 102 (4) Dans l'affaire de la faillite de : Succession de Feu Maurice Mess ayant demeuré au 256, De L\u2019Estrsn, viUe de Lachenaie, province de Québec J6W 6J1.AVIS est, par les prés^tes donné que la faillite de Succession de Feu Maurice Mess est survenue le 7*^ jour de juin 2012 et que la piemièie assemblée des ciéanciers sera tenue le 27^ jour de juin 2012 à lOh, au bureau du Syndic situé au 4605-A, Doul.Lapinière, Bureau 200, en la ville de Drossard, dans la province de Québec.Daté de Brossœd, ce S'^'-juur de juin 2012.SAMSON BÉLAIR/DELOrrrE & TOUCHE INC.Syndic et gestionnaires Ronald P.Gagnon, LLJ)., CIRP, s^dic ,\t4605-A, boul.Lapinière DelOitte.\tBureau200 Brossaid (Québec) J4Z3T5 Samson Bélair/Deloitte & Touche\tTel.: (450) 618^270 QUAND LA TOXICOMANIE faites les premiers pas (514)9 Poiffy^naelatxIcanaNe AVIS D'INVENTAIRE (Avis dans le journal C c Q, art 795) Prenez avis que Dame Thi Huanh HUYNH, en son vivant domicilié au 1969, rue Du Renne, Longueuil, Québec, J4N 1M7 est décédée à Montréal, Québec, le vingt-deux décembre deux mille onze (2011) Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés chez Me Jean G GRAVEL, notaire, au 1760 rue Amherst, Montréal, Québec, H2L 3L6 Donné, ce 14 juin 2012 Jean G GRAVEL, notaire Pour soutenir l\u2019effort quotidien des persa'mes atteinte dystrophie musculain beaucoup que det IL FAUT UNE ACTION.UNE ACTION MUSCLÉE! MM Dystrophie musculaireCanada uM action mustàés 1.800.567.2236 www.muscle.ca QTMG, Huissiers de justice COUR DU QUÉBEC PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO : 500-22-192313-123 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c.9228-8059 QUÉBEC INC.Partie défenderesse ASSIGNATION (139 C.p.c.) PAR ORDRE DU TRIBUNAL : Avis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de Montréal, une requête introductive d\u2019instance.Une copie de cette requête et de l\u2019avis au défendeur ont été laissés à l\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de Montréal, Local 1.120, situé au 1 rue Notre Dame Est, Montréal.Il est ordonné à la partie défenderesse de comparaître dans un délai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance.À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défeut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai.Soyez aussi avisé que la requête introductive d\u2019instance sera présentée pour décision devant le tribunal, le 15 août 2012 à 9H00 en la salle 2.06 du palais de justice de Montréal.À Montréal, le 30 MAI 2012 MARTINE BOUCHARD Greffier adjoint, C.Q QTMG, Hviissiers de justice PROVINCE DE QUÉBEC COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) DISTRICT DE LAVAL NO : 540-22-017244-129 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c.DETH FITZGERALD Partie défenderesse ASSIGNATION (139 C.p.c.) PAR ORDRE DU TRIBUNAL : Avis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de Laval, une requête introductive d'instance.Une copie de cette requête et avis au défendeur ont été laissés à l'intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au jpalais de justice de Laval, situé au 2800 boul.St-Martin Ouest, Laval.Il est ordonné à la partie défenderesse de comparaître dans un délai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance.À défeut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l'e^iration de ce délai.Soyez aussi avisé que la requête introductive d'instance sera présentée pour décision de\\^t le tribunal, le 2 AOÛT 2012 19H30 en la salle 2.10 du palais de justice de Laval.À Laval, le 24 MAI 2012.NICOLE DUCHESNE Greffier adjoint, C.Q SAO ÉQUITÉ SALARIALE Cadres, personnel non syndiqué et syndicat du personnel technique et professionnel (SPTP) de la SAQ Afin de se conformer à la loi sur l'équité salariale, la SAQ met en œuvre son programme général d'équité salariale.Si vous avez été à l'emploi de la SAQ entre le 21 novembre 2001 et aujourd'hui et que vous avez occupé un poste dans l'un des groupes suivants: cadres, personnel non syndiqué ou SPTP, vous pourriez être concerné par ce programme.Vous pourrez en suivre l'évolution sur notre site web, www.saq.com, section Nous, ta SAQ - Équité salariale, où le premier affichage, entre autres, sera disponible. A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI 20 JUIN 2012 EDITORIAL ELECTIONS EN EGYPTE ^ Le coup d\u2019Etat Au cours des derniers jours, les généraux égyptiens ont posé une série de gestes dont l\u2019addition ne peut pas être qualifiée autrement qu\u2019ainsi : un coup d\u2019Etat.Un coup sans effusion de sang, certes, mais un coup réel, observable.Dit autrement.Le Caire vient d\u2019être la scène où s\u2019est joué «Retour vers le futur».A Serge Truffaut l\u2019avant-veille du second tour de l\u2019élection présidentielle, la Cour suprême égyptienne a commandé, sans qu\u2019on s\u2019y attende et pour des raisons qui demeurent nébuleuses, la dissolution du Parlement.Caractéristique de ce dernier ?Il était dominé par les députés du Parti Justice et liberté (PJL), filiale des Frères musulmans.Dans les heures qui ont suivi ce coup d\u2019éclat, c\u2019est le cas de le dire, les gradés se sont empressés de protéger ce qui constitue leur pré carré depuis le renversement de la monarchie par Gamal Nasser au début des années 50.C\u2019est bien simple, ils se sont appliqués à renforcer le territoire de leurs intérêts en composant un rajout, un addenda, à la Constitution amputant certains des pouvoirs dévolus à la présidence.La plus spectaculaire de ces soustractions est l\u2019interdiction faite au président de s\u2019immiscer dans les affaires de défense.Plus précisément, l\u2019armée n\u2019est plus \u2019V subordonnée au pouvoir du président.Quoi d\u2019autre?L\u2019état-major a réclamé tous les pou-\\\tvoirs législatifs.^\t_ J\tAvant cet essorage politique, le conseil mili- taire avait au fond annoncé son inclination pour la concentration des pouvoirs.En effet, lui qui gouverne l\u2019Egypte depuis la chute d\u2019Hosni Moubarak il y a dix-huit mois avait réimposé la loi martiale, qui avait expiré deux semaines auparavant seulement.Et ce, pour réduire les sursauts politiques de ses adversaires à trois fois rien et pour signifier à tout un chacun qu\u2019il n\u2019était pas question de toucher aux activités économiques, qui sont si imposantes qu\u2019elles font de l\u2019armée un Etat dans l\u2019État.On se souviendra qu\u2019à la faveur du semblant de libération décrétée au début des années 90 par Moubarak, les militaires ont mis la main sur un nombre très diversifié d\u2019affaires rapportant gros.Depuis lors, on le devine, leur appétit pour les espèces sonnantes a passablement augmenté.Én fait, cet appétit est si profond, si ample, qu\u2019il n\u2019est absolument pas question, pour eux évidemment, d\u2019abandonner ou de partager la propriété de telle compagnie aérienne ou de telle chaîne hôtelière.À preuve, la volonté manifestée par l\u2019armée ces derniers jours s\u2019est conjuguée avec une telle force qu\u2019elle a tétanisé, pour ainsi dire, les Erères musulmans, qui étaient et demeurent la force politique la mieux organisée du pays.Toujours est-il qu\u2019aucune m^che n\u2019a été organisée en direction de la place Tahrir.À cet égard, il faut dire et souligner que les militaires d\u2019un côté et les « messieurs muscles » des Erères musulmans de l\u2019autre se sont attachés avec une méticulosité empruntant à la barbarie à étouffer tout fait démocratique.Mais encore ?Une foule de témoignages, rappelle Sylvie Kaufmann dans Le Monde, «ont confirmé un recours systématique à l\u2019arme de l\u2019agression sexuelle contre les femmes en Egypte lorsqu\u2019elles se joignent à des mouvements massifs de contestation de rue».Lorsque des personnes sont descendues dans les rues, il y a une quinzaine de cela, pour manifester contre le déroulement de la campagne présidentielle, le «fléau», pour reprendre le terme employé par Kaufmann, a repris de plus belle.Résultat?Une cinquantaine de femmes ont protesté comparativement à plus de fOOOO l\u2019hiver dernier.Aujourd\u2019hui, il semble de plus en plus évident que le destin du pays va osciller entre la dictature militaire ou sa transformation, le Coran n\u2019étant pas soluble dans la démocratie, en une autre Arabie Saoudite.GOUVERNEMENT HARPER Portes closes D Bernard Descôteaux ès le lendemain de l\u2019élection de janvier 2006 qui venait de le porter au pouvoir pour la première fois, Stephen Harper faisait voter le projet de loi omnibus sur la responsabilisation.S\u2019y trouvait le poste de Directeur parlementaire du budget, qui aurait pour mandat de fournir aux députés des analyses indépendantes sur les questions budgétaires.Pendant ses années d\u2019opposition, factuel premier ministre n\u2019avait eu de cesse de rager devant les manipulations budgétaires des libéraux.Le ministre des Einances d\u2019alors, Paul Martin, se jouait des députés en leur cachant des surplus.Stephen Harper trouvait essentiel de donner aux députés les outils leur permettant de remplir leur ___\t_ mandat de contrôle des dépenses.\"\"\tSix ans plus tard, le même Stephen Harper en a assez de ce directeur du budget qui ne r\u2019\u2019\"' ¦\tcesse de contester les prévisions de dépenses de son gouvernement.Kevin Page, qui occupe , vl-X ce poste depuis 2008, semble chaque fois taper dans le mille.Plusieurs de ses études ont embarrassé le gouvernement.Il a ainsi démontré que les coûts d\u2019exploitation de la future flotte des avions de chasse P-35 seraient une fois et demie plus élevés qu\u2019annoncé.De même pour l\u2019impact du projet de loi C-f 0 sur les peines de prison, qui entraînera des dépenses supplémentaîres de f mîllîard.Les conservateurs ne peuvent évîdemment abolîr ce poste.Il leur faudrait passer sur le corps de l\u2019opposition.En attendant, Ils ont entrepris de lui mettre systématiquement du bols dans les roues.C\u2019est ainsi qu\u2019ils contestent chacune de ses analyses, en se gardant bien sûr de s\u2019engager dans un débat sur le fond, si ce n\u2019est en assénant des affirmations péremptoires du genre, comme pour le C-f 0 : « Plus de prisonniers n\u2019entraîneront pas de dépenses supplémentaires ! » Pin de la discussion.Ces derniers jours.Ils ont franchi un pas supplémentaire en lui refusant toute Information sur les compressions de 5,2 milliards contenues au budget.Un bras de fer se prépare.SI le gouvernement devait persister dans son obstruction à l\u2019exercice de son mandat.Kevin Page n\u2019aura d\u2019autre choix que de s\u2019adresser aux tribunaux.Des avis juridiques confirment que la loi ne prévoit pas d\u2019exceptions à la transmission d\u2019informations.À la limite, nous serons devant un nouveau cas d\u2019outrage au Parlement, puisque ni M.Page ni les députés ne pourront étudier le plan budgétaire du Parlement.Curieux, tout de même, de voir comment le pouvoir transforme.Vertu cardinale des conservateurs en 2006, la transparence est devenue un défaut.Chaque fois qu\u2019ils le peuvent, ils ferment les portes et les fenêtres de ce gouvernement.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO VERS 14M TohT MAuRicf-(RÎcharte?£N ÇofJ HoMKEuR, JC SoNiJC 'A lAN SuSPfl'/PM ' m.¦ LETTRES Quel beau monologue ! Monsieur Charest affirme parler directement aux Québécois «sans filtre, sans fioritures ».Qn aurait préféré qu\u2019il gouverne sans post-it.H avoue qu\u2019il n\u2019a pas «toujours les bonnes réponses».Qui, on aurait préféré qu\u2019il ne laisse pas pourrir durant des semaines le conflit étudiant, ce qui lui a permis par la suite de démoniser le carré rouge.Il ajoute : «[.] il faut accepter que ces décisions peuvent être contestées.» Qui.Qn aurait préféré qu\u2019il s\u2019abstienne de voter sa loi 78, pour museler la contestation.A-t-il vraiment besoin de nous assurer que son message est «très sincère» quand les faits parlent plus fort que les mots ?Gisèle Filion Montréal, le 19 juin 2012 L\u2019infection du privé Des contrats publics de la Ville de Montréal à ceux du ministère des Transports, la situation est limpide : l\u2019expertise publique a été affaiblie et dilapidée au profit d\u2019un secteur privé sans scrupules qui domine et s\u2019enrichit aux dépens des contribuables.Jacques Duchesneau et bien d\u2019autres en témoigneront pendant la Commission Char-bonneau.Et que font nos gouvernements fédéral et provincial?Ils veulent plus de privé ! Une solide consolidation de l\u2019expertise publique n\u2019est nullement à leur programme alors qu\u2019ils ouvrent avec zèle, sans débat public ouvert et transparent, les marchés publics à encore plus d\u2019entreprises privées par la voie du libre-échange.Aussi bien dire qu\u2019on va soigner l\u2019infection avec une nouvelle dose d\u2019infection, en osant prétendre que la médecine d\u2019une «concurrence» étrangère accrue, pourtant aussi viciée et trompeuse que la version locale, va soigner le bobo.Catherine Caron Montréal, le 18 juin 2012 Les Canadiens français à la gnerre de 1812 C\u2019est avec ^and intérêt que j\u2019ai lu le billet de Monsieur Gilles Laporte, «Une émeute contre la conscription en 1812», publié dans Le Devoir le 18 juin.En bon historien, Monsieur Laporte relate bien les faits qui se sont déroulés le juillet 1812 à Lachine.Mais il ne faut pas se limiter à cet épisode pour juger de la participation des Canadiens français à la guerre de 1812.Alors que l\u2019émeute concernait une ré-^on bien précise et un événement particulier, il ne faut pas oublier que les Voltigeurs canadiens étaient en très grande partie des Canadiens français volontaires et que l\u2019on a même comblé les effectifs d\u2019une unité à l\u2019origine écossaise, les Canadian Fencibles, par des volontaires Canadiens français.De même, s\u2019il y a eu des réfractaires à la conscription, on a quand même réussi à lever huit bataillons au Bas-Canada (plus de 5000 hommes).Là oû je suis tout à fait d\u2019accord avec Monsieur Laporte, c\u2019est que de tout temps, les Canadiens français n\u2019ont jamais accepté de bon gré de devoir combattre, que ce soit pour le roi de France, le roi d\u2019Angleterre ou le Canada.En hommes libres, nos ancêtres ont accepté de s\u2019enrôler volontairement ou se sont quelques fois résignés devant la menace pour protéger leurs terres et leurs familles.[.] N\u2019essayons pas de faire de la petite politique sur leurs sacrifices.Marcel Belleau Québec, le 18 juin 2012 LIBRE OPINION Lettre ouverte à mon voisin VINCENT MASSE-GAGNE Québec Pas de prélude: vous connaissez le contexte, monsieur mon cher voisin.Vous connaissez également le concept des casseroles, qui vise à déranger, faire du bruit, se faire entendre, étendre notre présence dans toutes les maisons, tous les quartiers.C\u2019est lorsque j\u2019ai décidé de joindre ma batterie de cuisine à la marmite étudiante que le facteur irritant s\u2019est surpassé en allant vous écœurer, vous, jusque dans votre salon.Vous, honnête citoyen.Vous, qui n\u2019avez jamais rien demandé, sinon vivre votre vie tranquillement.Au début, un éclat de colère.Premier jour de casseroles sur la 1\"^® Avenue à Québec, premières insultes, délicatement décochées à mon égard, de votre balcon au mien.Je ne les esquive pas : je vous réponds que je comprends que ça dérange, mais tente quand même de calmer votre colère en vous assurant que ça ne durera que 15 minutes par jour et en vous expliquant pourquoi je me prête à ce jeu.En proie à la frustration, vous entrez à la maison, trop enragé pour continuer à dialoguer avec moi.Les casseroles s\u2019enchaînent, se font une fierté de rester debout face à l\u2019arrogance du gouvernement Charest.Vos insultes aussi restent là, se répètent et se renouvellent.Puis, un soir, vous en avez assez ! Vous sortez, rouge comme un carré, et vous me criez de ne pas être surpris de recevoir des plombs si je continue, parce que vous avez une carabine, et vous n\u2019avez pas peur de la sortir.Bon, vous avez une carabine, j\u2019ai une casserole.D\u2019accord, nous sommes à armes égales.Cependant, comme je n\u2019ai pas assez confiance en mes pouvoirs de faire dévier une balle avec ma cuillère de bois, je vous suggère de ne pas sortir votre arme à feu et de ne plus me menacer, puisque j\u2019appellerai la police (faut bien qu\u2019elle nous défende, pour faire changement!).Le lendemain, vous êtes plus sage: vous avez ressorti vos gros mots en laissant le fusil dans la maison.Bien ! Il y a du progrès.Je reviens donc sur vos propos et je comprends que vous n\u2019êtes qu\u2019un homme amer et frustré.Pas besoin de craindre votre violence, ce ne sont qu\u2019éclats verbaux.J\u2019ai tenu pour acquise cette sécurité que, vraisemblablement, je m\u2019étais imaginée.Je lis mes nouvelles d\u2019une main, sur cet iPhone que l\u2019on me reproche, et de l\u2019autre, je frappe avec enthousiasme sur mon chaudron.C\u2019est tout simplement mon karma, ou peut-être l\u2019esprit de Martha Stewart qui n\u2019accepte pas de voir ainsi maltraiter sa casserole ; vous avez entrepris de venir sur mon balcon, chez moi, et de pousser vos menaces plus loin qu\u2019elles ne sont jamais allées.Je vois quelqu\u2019un s\u2019approcher rapidement de moi, bouillant, avec ce quelque chose dans les yeux qui ne me donne plus du tout envie de sourire en pensant à vos insultes bredouillées maladroitement.J\u2019arrête de frapper, je devine votre visage dans les trois secondes qui me séparent de la bousculade qui va suivre.Je ne vous ai jamais vu d\u2019aussi près.Vous empoignez ma casserole et la lancez dans la rue.Plus rien ici, sur ce balcon, n\u2019est beau.Vous tremblez et j\u2019ai le sentiment profond que je risque de faire connaissance avec votre main dans un avenir très rapproché.Moi, je ne trouve à dire que quelques «Vous êtes malade?!» sur un ton convaincu pour essayer de cacher le fait que, du haut de mes 6 pieds 140 livres mouillé, j\u2019ai tellement la trouille que je ne trouve pas le moyen de trembler, moi aussi.Heureusement, votre réflexe a su vous contenir et vous vous êtes fait violence, mais en partant rapidement chercher ma casserole et en l\u2019emportant chez vous, me criant de venir la chercher, sur un air de défi.Je crie au vol et c\u2019est absurde, mais c\u2019est ce que je trouve de plus logique à faire.Les deux casseroles voisines du coin de ma rue sont retournées aux fourneaux.Vous revenez quelques minutes plus tard me redonner ledit symbole de violence.Au lieu de me donner la casserole, vous me la lancez.Puis, avant de partir, vous vous assurez que j\u2019entends bien vos nouvelles menaces.Sans mettre de mots clairs sur votre intention, je comprends facilement que je serai en danger si je sors la cuillère de bois une fois de plus.J\u2019espère que, peut-être, vous lirez cette lettre ouverte et aurez conscience de l\u2019extrême violence dont vous avez fait preuve, non pas dans vos actes, mais dans leurs intentions.J\u2019ai eu peur, monsieur mon voisin.J\u2019irai taper ailleurs avec mes chaudrons, désormais.Mais savoir que vous laissiez vos fenêtres ouvertes, que vous restiez parfois sur votre balcon.J\u2019ai cru à tort que vous cherchiez quelqu\u2019un ou quelque chose sur qui vous pourriez faire déferler votre écœurantite aiguë du conflit étudiant.C\u2019était vous sous-estimer, peut-être.J\u2019ai eu besoin qu\u2019on sache ce que j\u2019ai vécu, ce que vous avez provoqué.Moi qui étais tout espoir et enthousiasme, j\u2019ai perdu des plumes.Je continuerai mon combat avec tous ces gens qui me font croire en ma génération, mais avec une petite amertume et un regard désabusé. LE DEVOIR LE MERCREDI 20 JUIN 2012 A 9 IDEES FRANCOPHONIE Pour sauver le français, le multilinguisme CHRISTIAN PHILIP Recteur de l\u2019Académie de Montpellier DANIEL TURP Professeur titulaire à l\u2019Université de Montréal a Francophonie du xxU siècle s\u2019appuie sur une langue qui porte des valeurs et une conception humaniste du monde.Elle se veut un acteur des relations internationales.Pour réussir, elle doit être à la pointe du combat pour la diversité linguistique et culturelle, diversité qui réclame l\u2019ouverture, mais implique aussi l\u2019affirmation identitaire.La Francophonie a une identité, elle existe, à elle de le faire savoir à la jeunesse, aux peuples et aux décideurs.À elle de leur montrer qu\u2019ouverture au monde et identité sont compatibles et même que l\u2019une ne peut subsister sans l\u2019autre.La marche en avant nécessite que l\u2019on prenne en compte deux paramètres incontournables.D\u2019abord, celui de l\u2019urgence: on n\u2019a que trop attendu.Il faut que des décisions claires assorties d\u2019un effet de levier rapide soient prises au prochain Sommet en octobre 2012, préparées par le Forum mondial de la langue française organisé à Québec en juillet.Ne nous leurrons pas, le français peut être vite menacé comme langue universelle.Il ne s\u2019inscrit pas dans une dynamique comparable à d\u2019autres langues.Ensuite, celui des populations cibles : c\u2019est-à-dire en priorité la jeunesse, car elle est l\u2019avenir de la Francophonie, mais aussi les décideurs publics et privés, car ils font la Francophonie d\u2019aujourd\u2019hui.Le moment est venu en Francophonie de se présenter comme les premiers défenseurs du multilinguisme et, à ce titre, de faire preuve d\u2019un civisme linguistique affirmé et revendiqué par les chefs d\u2019Etats et de gouvernement de la Francophonie.Manque de civisme Ce n\u2019est malheureusement pas le cas aujourd\u2019hui.Ce manque de civisme linguistique francophone est particulièrement fort dans plusieurs pays, particulièrement en France où la majorité des élites voient la Francophonie et la lan^e française non pas comme des occasions à saisir, mais comme des obstacles.La langue française est boudée, voire combattue, au point que certains font campagne pour l\u2019anglais seule langue internationale, au détriment du multilinguisme.On voudrait permettre aux établissements d\u2019enseignement supérieur d\u2019enseigner totalement en langue anglaise, d\u2019autres proposent non l\u2019enseignement des langues, mais l\u2019enseignement du seul anglais dès l\u2019âge de trois ans.Toute personne ayant un avis contraire est considérée non seulement comme démodée et dépassée, mais comme dangereuse car forcément d\u2019extrême droite ou nationaliste.Pour les tenants de la langue unique, la langue française n\u2019aurait plus de rôle à jouer dans la mondialisation actuelle.Il faudrait en prendre acte et passer sans état d\u2019âme à autre \u201c \" iï ItjL.ill \\ 'r TT \u2019¦¦î, .Québec sera l\u2019hôte du prochain Forum mondial de la langue française \\ \\\\ \\N\\ \\ \\ \\ \\ JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE chose.Des élites mènent bataille pour en finir avec le français.Une bataille à mener Il faut sauver le français, et pour le sauver, il faut défendre le multilinguisme.Si on gagne la bataille du multilinguisme, on gagnera la bataille du français.Encore une fois, l\u2019un n\u2019ira pas sans l\u2019autre.Ce combat, la Francophonie ne le gagnera pas seule.Nous devons resserrer nos liens avec les autres grandes aires linguistiques et les organisations les représentant (y compris le Commonwealth), mener ensemble certaines actions de promotion du multilinguisme.Nous sommes représentatifs d\u2019une aire où le français cohabite avec d\u2019autres langues, certaines officielles, d\u2019autres locales ou régionales.Pourquoi ne pas nous appuyer sur cette réalité pour proposer à ces autres grandes aires linguistiques d\u2019agir de concert?Des actions phares Pour ce faire, nous proposons quelques mesures concrètes, à notre avis réalistes pour peu qu\u2019on en ait la volonté politique.Ces propositions ont pour objet d\u2019inscrire la Francophonie dans une mondialisation qu\u2019elle contribuerait à rendre plurilingue et qui accepterait la diversité.Elles pourraient faire de la Francophonie, sinon un modèle, du moins une référence.Quatre actions phares prioritaires semblent devoir porter l\u2019engagement de la Francophonie en matière de promotion du multilinguisme : Amorcer une démarche visant l\u2019adoption soit d\u2019une Convention internationale sur la diversité linguistique, soit d\u2019un protocole touchant la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles adoptée par l\u2019UNESCQ, en 2005, et agir pour que le multilinguisme soit reconnu «patrimoine commun de l\u2019Humanité».Promouvoir une éducation francophone du primaire au supérieur mettant l\u2019accent sur le multilin-^isme dans le cadre des parcours éducatifs pluri-lin^es.Le trilinguisme avec la langue maternelle doit être la norme dans les pays francophones.Les pactes linguistiques que l\u2019Qrganisation internationale de la Francophonie signe avec ses membres doivent être systématisés en ce sens.Elle doit aussi, au sein de l\u2019QIF, se donner un outil éducatif visible et doté d\u2019une véritable capacité d\u2019initiative sous la forme d\u2019une Agence ou d\u2019une Fondation pour l\u2019éducation.Mobiliser les décideurs d\u2019aujourd\u2019hui et de demain des pays membres en dofant la Francophonie d\u2019un Institut des Hautes Etudes francophones et du multilinguisme pour faire connaître et montrer l\u2019intérêt de la Francophonie et les enjeux de la diversité linguistique.Ils doivent pouvoir se forger une connaissance et une perception pertinente et actualisée de la Francophonie, du multilinguisme et des défis de la mondialisation.Le champ d\u2019action de l\u2019I^EF concernera non seulement les cadres des Etats et des collectivités locales, mais également ceux de la société civile.Faciliter la mobilité au sein de la Francophonie.Les enseignants, chercheurs, entrepreneurs, étudiants, artistes, sportifs et, plus généralement, toutes les personnes dont les activités projetées ^ont en correspondance avec les intérêts des Etats francophones concernés doivent pouvoir jouir de préférences de circulation et d\u2019un accueil préférentiel aux frontières.Dans un contexte de mondialisation, il convient de créer les conditions d\u2019appartenance et de non-exclusion.Un débat nécessaire L\u2019avenir de la langue française passe désormais par la promotion du multilinguisme.La langue unique n\u2019est plus possible.Le monde multipolaire, s\u2019il veut être pacifique et se développer dans l\u2019équilibre, doit être multilingue.Le multilinguisme est d\u2019autant plus nécessaire pour la langue française qu\u2019elle n\u2019est pas la langue maternelle de la plupart des pays de l\u2019aire linguistique francophone.Il faut agir pour qu\u2019elle continue à être choisie.Le Forum mondial de la langue française de juillet 2012 à Québec fournit l\u2019occasion d\u2019en débattre et le prochain Sommet de Kinshasa à l\u2019automne 2012 celle de prendre des décisions leviers en faveur du multilinguisme comme bien commun de l\u2019Humanité et pour sa consolidation en Francophonie.Ont signé ce texte les autres membres du Groupe de travail créé par le président Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, sur «Multilinguisme et Francophonie» : Evelyne Garnier Zarli, Michel Guillou, Khalil Ka-ram, Samia Kassab Charfi, Joëlle Le Morzel-lec, Albert Lourde, Arayik Navoyan, Eni Or-landi, Madani Sy Seydou, Jean Tabi Manga, Minh Trinh Van Minh.PROJET DE LOI SUR L\u2019ADOPTION Une avancée majeure ALAIN ROY Professeur titulaire à la Faculté de droit de l\u2019Université de Montréal lors que certains commençaient à désespérer, le gouvernement a finalement déposé son projet de loi visant à moderniser le droit de l\u2019adoption.En reprenant la grande majorité des innovations suggérées dans l\u2019avant-projet présenté en 2009, le projet de loi tient ses promesses.Ces innovations, faut-il le rappeler, permettront d\u2019ajuster le droit de l\u2019adoption aux nouvelles réalités sociales du Québec.Elles feront également de l\u2019enfant le premier bénéficiaire du processus.Le profil des enfants adoptés a beaucoup évolué au cours des dernières décennies.Dans les années 40, 50 et 60, il s\u2019agissait de nouveau-nés qui n\u2019avaient jamais été en contact direct avec leurs mère et père d\u2019origine.Aujourd\u2019hui, il s\u2019agit majoritairement d\u2019enfants qui ont connu leurs parents d\u2019origine, mais qui leur ont été retirés par le directeur de la protection de la jeunesse pour être confiés à une famille d\u2019accueil prête à les adopter.Dans les faits, l\u2019enfant concerné ne sera pas nécessairement sans attaches, du moins sur le plan identitaire.Qr, la seule forme d\u2019adoption actuellement possible, l\u2019adoption dite plénière, ne permet pas de sauvegarder cette identité, même si l\u2019intérêt de l\u2019enfant le justifie.Dans tous les cas de figure, le jugement qui prononce l\u2019adoption a pour effet de transfor- mer les parents biologiques en purs étrangers.L\u2019acte de naissance de l\u2019enfant dressé à la suite du jugement d\u2019adoption en témoigne, puisque leurs noms y sont tout simplement biffés, comme s\u2019ils n\u2019avaient jamais existé.Double filiation Si le projet de loi devient loi, la filiation d\u2019origine de l\u2019enfant pourra être préservée en dépit de l\u2019adoption, dans la mesure où le tribunal la considère comme positive et significative pour lui.Ce qui n\u2019est pas impensable, contrairement à ce que l\u2019on peut avoir tendance à croire.Pensons simplement aux parents biologiques qui auront été incapables d\u2019assumer leurs responsabilités en raison de leur état de santé mentale, mais à travers lesquels l\u2019enfant aura néanmoins construit son identité.Contrairement à l\u2019adoption plénière, l\u2019adoption sans rupture du lien d\u2019origine ne provoquera pas leur disparition pure et simple.Leurs noms demeureront dans l\u2019acte de naissance de l\u2019enfant, en sus de la nouvelle filiation adoptive qui y sera consignée.L\u2019enfant se verra également attribuer un nom composé qui reflétera sa double filiation, à moins que le tribunal n\u2019en décide autrement à la demande des parents adoptifs ou de l\u2019enfant.Bref l\u2019adoption n\u2019équivaudra plus toujours à une renaissance de l\u2019enfant qui emporte avec elle son passé, son histoire et son identité d\u2019ori- Ces innovations permettront d\u2019ajuster le droit de l\u2019adoption aux nouvelles réalités du Québec gine; elle pourra dorénavant s\u2019inscrire dans une perspective de continuité, si la situation de l\u2019enfant le commande.La filiation d\u2019origine qui aurait été maintenue au terme du jugement d\u2019adoption sera toutefois dépourvue de tout effet juridique.Aucune obligation alimentaire, aucun droit successoral, aucune autorité parentale n\u2019en résulteront.En aucun temps les parents d\u2019origine ne pourront s\u2019appuyer sur le lien filial maintenu avec l\u2019enfant pour prendre part aux décisions le concernant ou pour revendiquer un contact ou des relations auxquels s\u2019opposeraient les parents adoptifs.Pour que de tels contacts ou relations soient possibles, les parents adoptifs devront impérativement y avoir consenti.Si l\u2019enfant adopté sans rupture du lien d\u2019origine sera à même de déchif frer son identité première en consultant son acte de naissance, il n\u2019en va pas de même pour l\u2019enfant qui aura fait l\u2019objet d\u2019une adoption plénière.Ce n\u2019est pas dire qu\u2019on refusera à ce dernier le droit de connaître l\u2019identité de ses parents biologiques.Consentement Dès lors qu\u2019il aura atteint l\u2019âge de 14 ans (ou avant cet âge s\u2019il obtient le consentement de ses parents adoptifs), tout adopté pourra consulter son dossier d\u2019adoption, à moins que ses parents d\u2019origine n\u2019aient pris soin d\u2019inscrire un «veto à la divulgation» dans les 18 mois qui ont suivi sa naissance.Ce veto sera effectif tant et aussi longtemps que les parents d\u2019origine seront en vie, mais deviendra caduc un an après leur décès.Lorsqu\u2019une demande de divulgation sera déposée par l\u2019enfant, les parents d\u2019origine qui n\u2019auraient pas inscrit de «veto à la divulgation» pourront néanmoins inscrire un «veto au contact», en l\u2019assortissant des modalités qu\u2019ils jugeront appropriées.Ces propositions représentent une avancée majeure par rapport au droit actuel et il faut s\u2019en réjouir.Qn peut toutefois espérer qu\u2019un jour viendra où la société québécoise sera suffisamment mûre pour sanctionner le droit de l\u2019enfant adopté à la connaissance de son identité première sans qu\u2019il soit question de l\u2019assortir de restrictions.Tout enfant adopté devrait pouvoir accéder à son dossier d\u2019adoption, peu importe l\u2019opposition de ses parents d\u2019origine.Le droit à la connaissance des origines jouit d\u2019assises constitutionnelles dans plusieurs pays.Pqisse un jour le Québec suivre l\u2019exemple de ces Etats en éliminant toute limitation à ce droif que ce soit à l\u2019aide d\u2019un veto à la divulgation ou de tout autre moyen.Ce projet de loi n\u2019entrera peut-être pas en vigueur à court terme, la possibilité d\u2019élections à l\u2019automne étant bien réelle.Si la perspective d\u2019un report n\u2019a rien de réjouissanf la marque que laissera le projet de loi sera quant à elle indélébile.Peu importe le parti qui formera le prochain gouvernemenf le projet de loi vient de jeter les bases à partir desquelles toute nouvelle proposition devra être étudiée.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Mane-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Bélair-Cinno (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales, JMIontreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec)Y2Ao\\en T>eghs.e(societe), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Dsa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertfsaw^cJ , information politique Michel Y>dmA(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) , information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Juhe Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Enc Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gérald Dallaire h^upitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy DaiWeier (reporters) ,Jean.-V\\erre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emihe Eolie-Boivm (pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger, Phihppe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Mane-Pier Erappier et Geneviève Tremblay (commis internet) , Améhe Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis a la redaction) DOCUMENTATION GiUes Paré (directeur), Manon Derome (JMIontreal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTÉ , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Ehmam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal RainviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web),Yian&e\\ Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Ohvier Leclerc (responsable par interim service a la clientele), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béhveau (adjointe administrative), Céhne Euroy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau A 10 LE DEVOIR LE MERCREDI 20 JUIN 2012 ACTUALITES COMMERCE SUITE DE LA PAGE 1 tenu copie, les détaillants vont répondre par la bouche de leurs canons et contester devant les tribunaux ces dispositions de la Charte de la langue française.Des représentants du Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) ont même obtenu de rencontrer cette semaine le personnel du cabinet du premier ministre Jean Charest afin d\u2019infléchir l\u2019OQLF, peut-on lire dans un des documents.Un avis juridique Le CCCD a obtenu un avis juridique du cabinet d\u2019avocats Norton Rose.Rédigé en anglais, cet avis stipule que l\u2019OQLF interprète mal les articles 25 et 27 du règlement sur la langue du commerce et des affaires.Ainsi, un détaillant peut afficher sa marque de commerce en anglais seulement; ce n\u2019est que le nom de l\u2019entreprise, souvent différent, qui doit être accompagné d\u2019un générique s\u2019il est en anglais.Les menaces de révocation des certificats de francisation n\u2019ont pas leur place, selon Norton Rose.«Ce serait une mauvaise utilisation de la discrétion limitée dont jouit l\u2019OQLF au regard de la francisation s\u2019il utilise la menace de révocation d\u2019un certificat de francisation pour imposer son interprétation de la loi», avancent les avocats.Selon Norton Rose, des options s\u2019offrent aux détaillants pour contester la décision de rOQLF, notamment demander à la Cour supérieure un jugement déclaratoire affirmant que l\u2019affichage visé est légal, ou encore attendre que l\u2019OQLF révoque un certificat de francisation pour ensuite demander un ordre de la Cour afin d\u2019exiger son rétablissement.Dans un courriel envoyé aux détaillants, Jean-Guy Côté, le directeur des relations gouvernementales et des affaires du CCCD, précise que l\u2019organisme ne peut pas entamer lui-même les procédures, puisqu\u2019il n\u2019a pas d\u2019intérêt direct dans la cause: ce sont des détaillants, et non pas l\u2019organisme qui les représente, qui ont reçu la lettre de l\u2019OQLF «C\u2019est donc impératif qu\u2019un ou des membres qui ont reçu cette lettre soient ceux qui démarrent la procédure par après», écrit-il.«Le consensus était, étant donné l\u2019extrême sensibilité du sujet, que pour le moment, aucun membre ne va initier une procédure légale», ajoute-t-il.Mais ce n\u2019est qu\u2019une question de temps : si plusieurs membres de la CCCD se liguaient pour poursuivre l\u2019OQLF, «il pourrait y avoir une procédure légale.Il serait préférable d\u2019avoir une représentation de détaillants basés aux Etats-Unis, au Canada et au Québec».«Il a été convenu de ne pas entamer de stratégie de communication aux médias», indique, par ailleurs, Jean-Guy Côté.Jointe hier, la vice-présidente, Québec, de la CCCD, Nathalie St-Pierre, marchait sur des œufs.«C\u2019est une situation très difficile», a-t-elle souligné.«Ilya un changement de direction [àl\u2019OQLF].Ily a beaucoup de pressions.C\u2019est plus des pressions de l\u2019opinion publique que des pressions qui sont fondées sur la Charte», juge Nathalie St-Pierre.Les détaillants qui ont obtenu leur certification de francisation souvent il y a plus de dix ans s\u2019étonnent que l\u2019OQLF les force à changer leur affichage alors que ni la loi ni le règlement n\u2019ont changé.Or, cela fait des années que les conseillers en francisation de l\u2019OQLF ont soulevé la question des marques de commerce anglaises avec les détaillants.L\u2019automne dernier, l\u2019organisme a d\u2019ailleurs fait une campagne de publicité grand public sur l\u2019emploi de termes génériques en français dans l\u2019affichage.«C\u2019est sûr que si à un moment donné, la souplesse et la sensibilisation ne fonctionnent plus, il faut passer à une autre étape», a affirmé le porte-parole Martin Bergeron.«L\u2019Office n\u2019est peut-être pas tout à fait intervenu assez rapidement dans ces cas-là parce qu\u2019on avait concentré nos énergies ailleurs», a-t-il reconnu.Or dans l\u2019affichage, les marques de commerce en anglais seulement se multiplient ces dernières années.«C\u2019est pour ça qu\u2019à un moment donné, il fallait vraiment mettre un frein à ça.» Les multinationales ont une influence sur les petits commerces à propriété québécoise.«Ça effectivement un effet sur les plus petits commerces qui voient une grande multinationale et qui se disent: si elle a le droit, moi aussi», a-t-il signalé.Quant aux considérations juridiques, l\u2019OQLF est sûr de son interprétation.«On a nos juristes, on a fait nos vérifications et on est très à l\u2019aise avec notre position juridique», a assrué Martin Bergeron.Le Devoir Rectificatif Une erreru s\u2019est glissée dans l\u2019article «Les firmes de génie au pilori», publié hier en page A 3.Lors de son témoignage à la commission Charbonneau, Jacques Duchesneau a mentionné l\u2019alliance des firmes de génie-conseil avec Catania Construction dans le projet du Fauborug Contrecœru.Contrairement à ce qu\u2019écrivait Le Devoir, le ^oupe SM n\u2019a pas été impliqué dans la préparation des plans et devis en ce qui a trait à l\u2019évaluation des chargements de terre requis polu ce projet.Le rôle du groupe SM dans le dossier a été de valider l\u2019étude de décontamination des terrains.Le groupe recommandait d\u2019as-siuer une bonne sruveillance du chantier afin de s\u2019assurer que la Ville de Montréal paie le juste prix pour la décontamination.Le Groupe SM n\u2019est aucunement lié à l\u2019évaluation erronée des chargements de terre requis et au coulage de cette information privilégiée à Catania.ARGENT SUITE DE LA PAGE 1 Après son renvoi de l\u2019Unité anticollusion pour manque de loyauté, en octobre 2011, le «citoyen» Duchesneau a continué de récolter des informations sur le financement illicite des partis.Le sujet, effleuré dans le premier rapport de rUAC, ne passionnait guère le ministre des Transports de l\u2019époque, Sam Hamad.L\u2019ex-patron de l\u2019UAC a pu compter sur 13 nouveaux témoins dont la contribution a été déterminante pour comprendre les relations incestueuses entre la classe politique et le monde des affaires.11 y a «obligation» de faire des dons pour obtenir des contrats publics au municipal, assure M.Duchesneau.Des firmes de génie-conseil, des bureaux de comptables et des cabinets d\u2019avocats participent à l\u2019organisation d\u2019élections «clés en mains», un phénomène qui n\u2019a rien d\u2019une fiction.M.Duchesneau a produit un rapport personnel d\u2019une cinquantaine de pages, déposé sous scellés hier, au titre éloquent: Financement illégal des partis politiques, un système hypocrite où l\u2019influence est à louer, où les décisions sont à vendre.Le premier rapport de l\u2019UAC marquait «un pas dans la bonne direction», estime Jacques Duchesneau.Mais si la commission Charbonneau veut saper les fondements de l\u2019empire clandestin, elle devra s\u2019intéresser de près au financement des partis.Reprenant la métaphore de la «course à relais», il a souhaité que la CEIC arrive avec «de meilleures découvertes» que les siennes.«C\u2019est sûr et certain que vous allez nous amener dans des avenues qu\u2019on n\u2019a pas encore arpentées», a-t-il dit.Craintes de poursuites Les travaux ont été retardés en matinée en raison de commentaires du procureur en chef de la CEIC, Sylvain Lussier, qui ont eu l\u2019effet d\u2019une douche froide sur Jacques Duchesneau et ses ex-collaborateurs de l\u2019UAC, Annie Trudel et Martin Morin.M® Lussier a indiqué à La Presse que la commission Charbonneau ne pouvait garantir aux témoins l\u2019immunité contre les poursuites au civil, notamment pour diffamation.L\u2019avocat de M.Duchesneau et ses collègues ont voulu des éclaircissements.Bon prince, M® Lussier a admis son erreur après avoir passé en revue la Loi sru les commissions d\u2019enquête et la Loi sur la presse.Les témoins sont protégés tant contre les porusuites au criminel (sauf en cas de parjure ou de témoignage contradictoire) qu\u2019au civil, a-t-il assrué.Jacques Duchesneau est demeuré prudent dans ses déclarations, au point d\u2019agacer la présidente de la CEIC, France Charboimeau, et le commissaire Renaud Lachance.Depuis le début de la semaine, ils cherchent constamment à obtenir des précisions sur l\u2019identité des principaux maîtres d\u2019œuvre des stratagèmes de corruption et de collusion sru les chantiers de construction.Si M.Duchesneau et son équipe ont pu faire parler quelque 400 témoins, c\u2019est parce qu\u2019ils ont su gagner leur confiance en leur promettant l\u2019anonymat, «une condition sine qua non» à l\u2019accomplissement du mandat de l\u2019UAC.M.Duchesneau a ramé pour respecter ses promesses.«On a des contraintes, ce n\u2019est pas pour vous cacher quelque chose», a-t-il dit.L\u2019avocat de l\u2019Association des constructeurs de route et ^ands travaux du Québec, Denis Houle, n\u2019apprécie pas la méthode Duchesneau.Alors que la CEIC déplore qu\u2019il n\u2019en dise pas assez, M® Houle lui reproche de trop parler et de monter en épingle des cas isolés pour faire la preuve d\u2019un stratagème de corruption et de collusion.Des étincelles ponctuent les échanges entre les deux hommes, qui poursuivront leur joute oratoire aujourd\u2019hui.Le Devoir Une version longue de ce texte est publiée sur ledevoir.com.PAULO WHITAKER REUTERS De gigantesques poissons faits de bouteiiies de piastique sont exposés sur ia plage de Botafogo, à Rio, une façon de dénoncer le gaspillage de ressources.RIO SUITE DE LA PAGE 1 \u2014 a été férocement combattue par les Etats-Unis.Qn renforcera quelque peu les pouvoirs de coordination du PNUE.Au lieu de lancer les négociations sur un traité sur l\u2019exploitation des richesses naturelles des territoires océaniques ayant statut d\u2019eaux internationales, il a tout au plus été convenu d\u2019adopter un processus pour tenter, à compter de 2015, d\u2019accoucher A\u2019«objectijs» consensuels dans ce domaine.Aucun objectif ou échéancier de réduction des subventions aux pétrolières n\u2019a été fixé, au-delà d\u2019un vague souhait de les réduire.Fortes réactions Pour Sfeven Guilbeault, du groupe Equiterre, «les chefs d\u2019Etat qui commencent à arriver ont un sérieux examen de conscience à faire.Ils vont devoir se demander qu\u2019est-ce qui est le plus important: avoir une entente à tout prix et regarder la planète se dégrader davantage et laisser augmenter l\u2019écart entre pays pauvres et riches ?Ou avoir le courage de dire: on ne signe pas ça!».Même si personne n\u2019est arrivé à Rio avec l\u2019idée qu\u2019on y révolutionnerait la gouvernance environnementale, «tous se disaient qu\u2019on devrait avoir au moins une solide déclaration finale sur laquelle on pourrait tabler pour aller plus loin.Mais ce qui est sur la table, c\u2019est une fraction de ce à quoi on s\u2019attendait Quant au rôle du Canada dans cette négociation, un seul mot le décrit: nous sommes devenus un Etat voyou!».Patrick Bonin, le porte-parole de l\u2019Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), explique de son côté que le projet de texte entériné hier est plus faible que celui dont tout le monde déplorait la faiblesse samedi.«Les pays développés, dit-il, continuent de consacrer plus de 750 milliards par an en subven- Une biodiversité en danger Selon le dernier bilan de la biodiversité terrestre, divulgué hier à Rio par l\u2019Union internationale pour la conservation de la nature : sur 63837 espèces recensées, 19817 pourraient disparaître dans le prochain siècle ; 41% des 19817 espèces en péril sont des amphibiens, 25% des mammifères, 20% des plantes, 13% des oiseaux; 3947 sont dans une situation critique, 5766 sont en danger et 10104 sont considérées comme menacées ; les disparitions sont généralement causées par la destruction des milieux naturels, mais aussi, et de plus en plus, en raison de la concurrence d\u2019espèces envahissantes, souvent aidées par le réchauffement du climat; dans certaines régions, 90% des populations côtières subsistent grâce à la pêche, mais la surpêche a réduit jusqu\u2019à 90% les stocks de poissons dont elles dépendent.lions aux pétrolières et ils osent prétendre ici qu\u2019ils ne sont pas capables de mettre sur la table 30 milliards par année pour aider les pays en développement à commencer à se sortir du trou, à se doter des équipements pour avoir de l\u2019eau potable et un minimum d\u2019assainissement et un minimum d\u2019énergie pour tous.C\u2019est proprement scandaleux, y compris de voir le Canada tenir ce discours.Le Canada, de son côté, n\u2019a même pas encore versé tout l\u2019argent qu\u2019il avait promis à Copenhague!» L\u2019Europe déçue La commissaire européenne au climat, Connie Hedegaard, s\u2019est faite cinglante : «Personne dans la pièce où ce texte a été adopté, a-t-elle écrit sur Twitter, n\u2019était heureux.Il est faible.Ils le savent tous.Décevant.» «On a fait de notre mieux», a fait valoir Peter Altmeier, ministre allemand de l\u2019Environnement, et «après l\u2019échec de Copenhague [en 2009], c\u2019est un signe encourageant.» «C\u2019était très important d\u2019éviter un échec de cette conférence.» 11 a admis néanmoins qu\u2019il n\u2019était «pas satisfait à 100%».Même son de cloche chez les ministres français Nicole Bricq (Ecologie) et Pascal Canfin (Développement), qui ont relevé des «avancées» et fait état de «reculs du multilatéralisme qui ont été évités».L\u2019Europe « aurait souhaité un texte plus ambitieux», mais «on est allés le plus loin qu\u2019on pouvait dans une négociation avec les rapports de forces qu\u2019il y avait», a noté M\u201c® Bricq.Pour Antonio Patriota, ministre brésilien des Affaires étrangères, «l\u2019esprit de Rio reste vivant 20 ans après» le Sommet de la Terre de 1992.Mais la plupart des grandes QNG sont montées au créneau contre ce projet de déclaration.Pour CARE, une association de lutte contre la pauvreté, les négociations ont «clairement démontré un manque d\u2019ambition de la part des dirigeants mondiaux» face à des défis essentiels.Pour WWF, ce texte constitue «un échec colossal», et «c\u2019est aux leaders mondiaux maintenant de sauver ce processus», faute de quoi «ils auront plongé Rio+20 dans le ridicule».Greenpeace a parlé A\u2019«échec épique», estimant qu\u2019il s\u2019agissait du «testament du modèle de développement destructeur du siècle».Pour Qxfam, «ce sommet pourrait être fini avant d\u2019avoir commencé ».«Si le texte demeure en l\u2019état actuel, la Conférence sera un échec historique», a commenté le CCFD-Terre solidaire, une association d\u2019aide au développement dans les pays du sud.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir ATTENTE SUITE DE LA PAGE 1 gramme EAGE.«Dans plusieurs provinces, le temps d\u2019attente est demeuré inchangé ou s\u2019est amélioré depuis 2005.En Alberta, par exemple, les temps d\u2019attente ont raccourci significativement.En Ontario, ils sont demeurés sensiblement les mêmes.Par contre, au Québec, ils sont beaucoup plus longs aujourd\u2019hui qu\u2019ils ne l\u2019étaient il y a sept ans.» En 2005, les Québécois devaient attendre en moyenne 134 jours avant de pouvoir subir une coloscopie.En 2008, le délai s\u2019était allongé à 162 jorus, et aujorud\u2019hui, il atteint 225 jorus.Des données plus précises ont été obtenues pour les patients qui réclamaient une coloscopie de dépistage à leru médecin de famille parce qu\u2019ils redoutaient un cancer du côlon, étant donné qu\u2019un membre de leru famille en était atteint.En 2008, ces patients devaient attendre en moyenne 201 jours dans l\u2019ensemble du Canada.Ceux qui habitaient le Québec devaient attendre 120 jours de plus, soit 321 jours.Aujourd\u2019hui, le délai atteint 279 jorus à l\u2019échelle du pays.Au Québec, il a bondi à 353 jorus.«En 2005, nous avions convenu qu\u2019une attente de six mois demeurait raisonnable.Mais au Québec, le délai atteint désormais le double, parmi les plus longs au pays.Il n\u2019y a rien de mal à afficher de piètres performances, du moment que vous vous améliorez.Or, la situation empire au Québec, fait remarquer le D\"^ Leddin.Quand un système de santé vous fait attendre plus d\u2019un an, c\u2019est qu\u2019il est devenu dysfonctionnel.D\u2019un point de vue canadien, nous avons l\u2019impression que les patients québécois ne peuvent avoir accès aux tests diagnostiques dont ils ont besoin dans les délais requis.» Selon le D\"^ Leddin, les tendances à travers le Canada sont très préoccupantes, compte tenu de leru impact sru les patients atteints d\u2019un cancer du côlon, voire de la maladie de Crohn et de la colite ulcéreuse, qui induisent des diarrhées sanglantes et des douleurs qui handicapent les patients au point de ne plus pouvoir travailler.«La durée d\u2019attente que doivent subir ces patients est tout à fait inappropriée.Ces personnes souffrantes devraient être examinées dans les 14 jours alors qu\u2019elles doivent souvent attendre trois mois, ce qui est tout à fait inacceptable», dénonce le D\"^ Leddin.«L\u2019allongement des temps d\u2019attente signifie qu\u2019il y a un déséquilibre entre la demande et la disponibilité des services, explique le spécialiste.Or, la demande augmente sans cesse à mesure que la population vieillit, et aussi parce que la population est davantage consciente de la dangerosité du cancer du côlon, qui est le troisième cancer le plus commun autant chez les femmes que chez les hommes.» Selon la présidente de l\u2019Association des gas-troentérologues du Québec, la D\"^® Josée Parenfi la longueur indue du temps d\u2019attente total au Québec s\u2019explique principalement par des délais prolongés au niveau de l\u2019accès aux interventions diagnostiques.«Les temps d\u2019attente pour obtenir une consultation chez le gastroentérologue se situent dans la moyenne canadienne, même si on a observé une légère détérioration récemment Par contre, le Québec est loin derrière les autres provinces canadiennes en ce qui a trait au temps d\u2019attente entre la consultation chez le gastroentérologue et l\u2019intervention.Il s\u2019agit essentiellement d\u2019un problème d\u2019accès aux plateaux techniques [aux salles d\u2019examen].Certaines salles d\u2019examen sont fermées par manque de personnel infirmier et de soutien», explique-t-elle, tout en précisant que ce temps d\u2019attente est de 100 jorus au Québec, contre 56 jorus à l\u2019échelle du pays.«Les patients manifestant des symptômes inquiétants ont quant à eux subi l\u2019intervention dans les délais acceptables», ajoute la D\"^® Parent En revanche, les délais d\u2019attente poru les remplacements de la hanche et du genou, les traitements de radiothérapie poru le cancer et les chirurgies de la cataracte sont demeurés stables depuis l\u2019année dernière au Québec, selon le bulletin 2012 de l\u2019Alliance sur les temps d\u2019attente (ATA).Le Québec ne renseigne toutefois pas suffisamment sa population sur les délais d\u2019attente pour de nombreuses interventions médicales, ont souligné les porte-parole de l\u2019ATA.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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