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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2012-06-20, Collections de BAnQ.

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[" SOMMET DE lA TERRE RIO + 20 La société civile est appelée en renfort pour soutenir l\u2019économie verte Page C 2 llMÉilS Une solidarité se dégage dans l\u2019espace de la Francophonie Page C 3 Les Québécois seront au Sommet des peuples Page C 5 CAHIER SPECIAL C > LE DEVOIR, LE MERCREDI 20 JUIN 20T2 % I fr'- \\ Â Durant les trois prochains jours, tous les regards seront tournés vers Rio de Janeiro, où environ 135 chefs d\u2019État et 50000 chefs d\u2019entreprise, maires, militants et investisseurs sont attendus pour la Conférence des Nations unies sur le développement durable.Depuis plusieurs mois, des négociations serrées ont entouré les retouches apportées au document préparatoire de Rio+20.Pour avoir une idée de ce qui devrait émerger de ce Sommet de la Terre, Le Devoir s\u2019est entretenu avec Chantal Line Carpentier, coordonnatrice du programme des grands groupes pour Rio+20 et agente de développement durable au Département des affaires économiques et sociales des Nations unies.ETIENNE PLAMONDON ÉMOND an-Ki moon, secrétaire général des Nations unies, a déclaré, le 24 mai dernier, que les négociations informelles en vue de Rio+20 avaient été jusqu\u2019alors «douloureusement lentes», rapportait The Guardian.Un cycle supplémentaire a été organisé du 29 mai au 2 juin, car, à la sortie du deuxième cycle, le 4 mai dernier, les représentants s\u2019étaient mis d\u2019accord sur à peine une vingtaine d\u2019énoncés.A la sortie du cycle supplémentaire, seulement 70 paragraphes du document préparatoire sur 329 avaient fait l\u2019objet d\u2019un accord.Il ne restait alors que deux étapes avant le sommet, soit le troisième comité préparatoire (Prep-Com III) et les jours de dialogue du développement durable, qui se sont déroulés à Rio durant la dernière semaine.Au moment d\u2019écrire ces lignes, les négociateurs avaient de la difficulté à s\u2019entendre sur un projet de déclaration finale rédigé par le Brésil pour sortir de l\u2019impasse.Les deux grands thèmes autour desquels s\u2019articule Rio+20, soit l\u2019économie verte dans un contexte d\u2019éradication de la pauvreté et le cadre institutionnel du développe- ment durable, se sont retrouvés au centre de bien des discordes.Mésententes Jointe par téléphone au début du mois à son bureau de New York, au moment où se déroulait le cycle supplémentaire de négociations informelles, Chantal line Carpentier a indiqué que, dans le document préparatoire de Rio+20, «aucun des paragraphes sur l\u2019économie verte [n\u2019avait] fait l\u2019objet d\u2019un accord».Plusieurs pays en voie de développement ont manifesté leurs craintes envers ce nouveau concept, tandis que d\u2019autres pays lui ont accolé des sens divergents.«Là vers où l\u2019on se dirige, c\u2019est de déterminer quelles sont les fonctions qu\u2019une économie verte devrait remplir et de se mettre d\u2019accord là-des-sus.Parce que, si on essaie de négocier une définition de l\u2019économie verte, on va y être encore dans dix ans et on n\u2019a pas dix ans pour s\u2019amuser», commente Carpentier.Jeudi dernier, des négociations sur l\u2019économie verte ont été suspendues par la Chine et les pays en développement.Celles-ci achoppaient sur les questions de la mise en œuvre et de la création d\u2019un fonds.Du côté du cadre institutionnel et de la gouvernance, un consensus se dégage selon lequel la Commission sur le développement durable de l\u2019ONU, dans sa forme actuelle, «ne fonctionne pas».Mais comment la modifier ou par quoi la remplacer?Les suites à donner ne font guère l\u2019unanimité.«C\u2019est une autre partie où il n\u2019y a pas beaucoup de progrès», admet Carpentier.Rio+20 ne mènera vraisemblablement pas à la création d\u2019une nouvelle Organisation mondiale de l\u2019environnement.Plusieurs autres projets sont toutefois envisagés, comme la mise sur pied d\u2019un Conseil du développement durable, le renforcement du Programme des Nations unies pour l\u2019environnement (PNUE) ou du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), la nomination d\u2019un haut commissaire pour les générations futures ou bien la transformation du PNUE en agence spécialisée.«Où il semble y avoir un accord, c\u2019est d\u2019avoir un forum de haut niveau qui se déroulerait durant l\u2019automne, pendant que les chejs d\u2019État sont à New York.Donc, quelque chose d\u2019un peu plus flexible que la commission qu\u2019on avait auparavant, où les thèmes étaient prédéterminés et où c\u2019était plus difficile de s\u2019attaquer aux problèmes émergents et urgents qui surgissaient » Plusieurs autres sujets secondaires suscitent de profondes dissensions.Chantal Line Carpentier indiquait, au moment de l\u2019entrevue, que les questions soulevant l\u2019égalité hommes-femmes, le plancher de protection sociale et le travail décent demeuraient polémiques.En contrepartie, Carpentier affirme avoir bon espoir que les discussions portant sur l\u2019avenir des océans et la sécurité alimentaire vont déboucher sur des ententes.Elle croit aussi que des ac- cords devraient être entérinés à propos de la malnutrition des enfants, de la réduction des déchets et du gaspillage alimentaire, ainsi que de l\u2019amélioration de la préparation pour faire face aux désastres.Même le paragraphe sur les changements climatiques semble faire l\u2019objet d\u2019un consensus.Espoirs Mais les grands espoirs reposent actuellement sur la création d\u2019objectifs du développement durable (ODD).Tout laisse croire que l\u2019un des résultats forts du Sommet de la Terre, le 22 juin prochain, consistera en l\u2019élaboration de tels objectife sur un canevas semblable aux Objectifs du millénaire pour le développement (ODM).Ces derniers avaient été déterminés par les Nations unies en 2000 dans le but d\u2019éradiquer la pauvreté d\u2019ici 2015.M\u201c® Carpentier assure que le concept des ODD bénéficie de beaucoup d\u2019appuis à l\u2019heure actuelle.«La communauté européenne essaie de mettre des cibles en avant Des pays, dont le Canada, les États-Unis et le Japon, s\u2019y opposent, précise-t-elle.Ce vers quoi on se dirige, c\u2019est de se mettre d\u2019accord à Rio sur un processus pour développer ces ODD, avec des cibles et des dates.» Rappelons que l\u2019un des buts majeurs de Rio+20 consiste à évaluer les façons dont les textes issus des grands sommets peuvent être «mis en oeuvre»,^ comme le martèle M\u201c® Carpentier.«Si on avait mis en oeuvre ce qu\u2019on avait décidé en 1992, si on avait pris l\u2019Agenda 21 et qu\u2019on avait mis en oeuvre chacune de ses actions, on n\u2019aurait pas les problèmes qu\u2019on a présentement», croit-elle.Plusieurs paragraphes de l\u2019Agenda 21 «se contredisent entre eux», affirme tout de même M\u201c® Carpentier.Rio+20 lui apparaît comme le moment de revoir la cohérence de ce programme et d\u2019en fixer les priorités.Rio+20 devient une occasion d\u2019établir ^\ti\\ VANDERLEI ALMEIDA AGENCE ERANCE-PRESSE des systèmes de reddition de comptes, mais surtout de produire «un document plus court qui se concentre sur les actions concrètes».Les décideurs locaux au niveau dçs municipalités, des provinces et des Etats pourraient s\u2019approprier ce «cadre d\u2019action» plus volontaire, alors que les gouvernements fédéraux réussissent difficilement à s\u2019entendre sur les enjeux du développement durable.Les mesures contraignantes ne sont donc pas particulièrement dans le viseur de Rio+20.Ce type d\u2019approche n\u2019a pas eu beaucoup de succès dans la dernière décennie, justifie M\u201c® Carpentier, en référence aux échecs qu\u2019ont connus les dernières conférences sur le climat.Prévue initialement du 4 au 6 juin, la Conférence sur le développement durable a été reportée de deux semaines pour ne pas entrer en conflit d\u2019horaire avec les festjvités du jubilé de diamant de la reine Elisaljeth II.Pour convaincre les chefs d\u2019Etat de venir, l\u2019ONU a déplacé sa conférence au lendemain du Sommet du G20 qui s\u2019est tenu à Los Cabos, au Mexique, lundi et hier.Mais plusieurs grosses pointures n\u2019ont pas pour autant répondu à l\u2019invitation.M\u201c® Carpentier ne semble pas s\u2019inquiéter outre mesure de la répercussion que pourrait avoir l\u2019absence de certains dirigeants sur la réussite des accords.«Leurs ministres sont ici et ils sont en train de négocier.Donc, en fait, que [les chefs d\u2019Etat] soient là ou pas, s\u2019il y a un accord, il sera entériné par tous les pqys.» Elle souligne au passage que les Etats-Unis coopèrent beaucoup dans les démarches, mais que Barack Obama ne semble pas s\u2019engager publiquement, compte tenu du caractère délicat du sujet à moins de cinq mois de l\u2019élection présidentielle.Collaborateur Le Devoir C 2 LE DEVOIR LE MERCREDI 20 JUIN 2012 RIO + 20 ENVIRONNEMENT Derrière le symbole, à quoi s\u2019attendre concrètement ?« Nous espérons que Rio+20 relancera les négociations internationales en matière d\u2019environnement » Il sera énormément question d\u2019économie verte, de développement durable et d\u2019éradication de la pauvreté à Rio+20.Qu\u2019en est-il des questions écologiques pures et dures?Tour d\u2019horizon avec deux groupes écologistes: Greenpeace et Equiterre.MARTINE LETARTE On cherchait l\u2019optimisme dans les bureaux montréalais de Greenpeace, à moins de deux semaines de Rio+20.«Nos attentes sont assez basses», indique d\u2019emblée Catherine Vézina, coordonnatrice des communications chez Greenpeace.«La conférence de Copenhague sur le climat a été un échec, ajoute-t-elle.La dernière conférence, à Durban, a aussi été un échec.Toutefois, la conférence Rio+20 demeure intéressante à nos yeux, puisque nous croyons à son poids symbolique.Nous espérons que Rio+20 relancera les négociations internationales en matière d\u2019environnement.C\u2019est l\u2019occasion de lancer un nouveau départ.» Un des thèmes principaux de Rio+20 est «Une économie verte dans le contexte du développement durable et l\u2019éradication de la pauvreté».Le second est « Le cadre institutionnel pour le développement durable».Faut-il en conclure que l\u2019environnement pur et 4ur est laissé pour compte?»^ l\u2019intérieur du concept de développe- ment durable, le volet écologique est très important», affirme Steyen Guilbeault, porte-parole d\u2019Equiterre.«Aussi, en choisissant pour thème l\u2019économie verte, ajoute-t-il, je crois que l\u2019ONU veut voir comment le secteur privé peut être mis davantage à contribution.» Il remarque un véritable engouement dans les entreprises pour différents aspects de l\u2019économie verte.«Il y a énormément de choses qui se font, que ce soit au niveau de l\u2019efficacité énergétique, des procédés, de la qualité de l\u2019eau et de l\u2019air, de la production d\u2019aliments de meilleure qualité.C\u2019est un secteur qui connaît un important taux de croissance», remarque-t-il.Catherine Vézina ne croit pas à des avancées concrètes dans le domaine à Rio+20.«Déjà, on sait que les gens ne s\u2019entendent pas sur la sémantique.Pour certains, l\u2019économie verte signifie qu\u2019il faut limiter la croissance.Pour d\u2019autres, cela signifie une économie au service de l\u2019environnement et de la société», remarque-t-elle.Bipdiversité en haute mer A Rio+20, Greenpeace portera énormément d\u2019attention aux discussions concernant un accord sur la gouvernance de la biodiversité en haute mer.«Concrètement, c\u2019est ce qui nous intéresse particulièrement à Rio+20, indique Catherine Vézina.Nous croyons que c\u2019est possible que les pays en arrivent à un accord.» Les eaux internationales sont ces eaux situées entre FAROOQ NAEEM AGENCE ERANCE-PRESSE «Nous espérons que Rio + 20 relancera les négociations internationales en matière d\u2019environnement», a affirmé Catherine Vézina, coordonnatrice des communications chez Greenpeace.plusieurs pays.«Dans ces eaux, c\u2019est le Far-West! Il n\u2019y a pas de législation, donc cela laisse libre cours à d\u2019immenses navires qui vont pêcher dans ces eaux sans aucune surveillance ni comptabilisation de ce qui y est pêché.L\u2019accord sur la gouvernance de la biodiversité en haute mer vise à mettre fin à cette situation en encadrant les pêcheries», explique Catherine Vézina.Greenpeace profitera également de la tribune de Rio+20 pour tenter d\u2019attirer l\u2019attention sur l\u2019Arctique.«Nous pensons que c\u2019est une zone-clé pour les années à venir.On sait qu\u2019il y a des projets de développement pétrolier en haute mer, alors que l\u2019Arctique est une zone extrêmement riche en matière de biodiversité », affirme la coordonnatrice des communications chez Greenpeace.La gouvernance Il sera donc énormément question de gouvernance à Rio+20.« Comment apprendre à mieux travailler ensemble au niveau international?, questionne Steven Guilbeault.On ne fera pas de bilan officiel, par exemple concernant la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques ou la Convention sur la diversité biologique.Par contre.je crois que, si on souhaite être sérieux dans le désir de faire avancer la gouvernance, il faudra parler de ce qui va et de ce qui ne va pas.Pourquoi les négociations sur les changements climatiques n\u2019avancent-elles pas ?On devra aborder ces questions à Rio+20.» Greenpeace souligne pour sa part la possibilité que le Programme des Nations unies pour l\u2019environnement (PNUE) soit transformé en agence spécialisée.«Ce programme n\u2019a pas accès au budget de base de l\u2019ONU, mais à des contributions financières volontaires des Etats.On s\u2019attend à ce que les pays s\u2019enten- dent pour renforcer le PNUE et lui donner le statut d\u2019agence spécialisée à Rio+20.Cette transformation serait importante, puisqu\u2019elle permettrait de coordonner les grands enjeux écologiques à l\u2019échelle internationale», explique Catherine Vézina.Commerce équitable Steven Guilbeault a aussi bon espoir qu\u2019il sera question de commerce équitable.«Comment avoir une économie à visage plus humain à l\u2019échelle mondiale ?Comment faire du développement économique à la fois responsable des populations et de l\u2019environnement?Le commerce équitable a connu une croissance importante.On trouve maintenant des produits équitables dans les épiceries, abrs qu\u2019auparavant on devait aller dans des endroits spécialisés pour en trouver.On en est à se demander maintenant ce qu\u2019on peut faire pour rendre le commerce équitable encore plus important», affipme Steven Guilbeault.Equiterre organisera d\u2019ailleurs, avec des partenaires internationaux, deux ateliers à Rio+20 sur la question des labels.«Il y a des labels pour les produits équitables et d\u2019autres pour les produits biologiques, indique-t-il.Il y a aussi celui pour le bois et le papier certifiés FSC (Forest Stewardship Council).By ale label ISO, il y ale label pour les appareils ménagers qui ont une bonne efficacité énergétique.Nous voudrions trouver des façons d\u2019aller vers une certaine uniformisation à l\u2019échelle internationale.» Collaboratrice Le Devoir ECONOMIE La société civile est appelée en renfort pour soutenir l\u2019économie verte « Ceux qui mènent le monde aujourd\u2019hui, ce sont les agences de notation et les grands prêteurs institutionnels» En préparation de Rio+20, le Programme des Nations unies pour l\u2019environnement (PNUE) a réalisé le document Vers une économie verte, qui figure comme un rapport d\u2019information de premier plan dans le déroulement de cette rencontre planétaire.Le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Louis Roy, se tourne vers ce type d\u2019économie, qu\u2019il associe volontiers à des valeurs syndicales./ ' REGINALD HARVEY Louis Roy tient ce discours au sujet de ce deuxième grand forum tenu dans la ville brésilienne : «Il y a quelque chose de nouveau qu\u2019on n\u2019avait pas vu il y a 20 ans quand on a tenu le premier sommet de Rio : c\u2019est la présence de la société civile.Depuis ce temps, beaucoup d\u2019organisations ou de regroupements de toutes sortes de gens, qui n\u2019appartiennent pas au monde syndical, sont entrés en scène; Us vont prendre la parole à Rio en espérant que leurs pressions servent de contrepoids face à ceux qui ne nous parlent que d\u2019économie et d\u2019emplois.» Il prend position : «Nous, on pense qu\u2019il y a moyen d\u2019avoir un développement économique et des emplois, mais en réduisant la facture écologique, et cela, même dans des pays en émergence.Il nous faut trouver une autre façon de faire qui serait beaucoup plus locale et on doit se diriger, idéalement le plus rapidement possible, vers une économie qui est moins polluante et qui servirait quand même à créer du travail décent un peu partout » Il est temps d\u2019envisager l\u2019avenir selon un autre modèle que celui qui a cours actuellement : «Il y a beaucoup de travail à accomplir dans ce sens avec l\u2019Etat, mais aussi avec les sociétés civiles.Si on n\u2019a pas dans chaque pays une vision citoyenne du développement vert, on n\u2019arrivera pas à pousser nos gouvernements vers celui-ci; ils sont trop obnubilés par des questions financières.» Il en rajoute: «Ceux qui mènent le monde aujourd\u2019hui, ce sont quasiment les agences de notation et les grands prêteurs institutionnels; de plus, ils le font avec notre argent, avec ces sommes qui sont regroupées dans des fonds de retraite ou de placement et qui se retournent contre nous sur le plan écologique et sur celui d\u2019une vision à long terme du développement économique; ils agissent ainsi pour obtenir des rendements à court terme, que nous réclamons d\u2019ailleurs nous-mêmes.» Le temps est venu de briser ce cercle vicieux: «On pensait qu\u2019on était capable de le faire avec les Etats, mais il va falloir exercer une pression citoyenne.Tout comme dans le cas des sables bitumineux de l\u2019Alberta, il faut que ce soient les citoyens qui prennent conscience du pro- ANNIK MH DE CARUEEL Le président de la CSN, Louis Roy blême et qui disent: \u201cU y a des solutions de rechange économiques à mettre en place\u201d.Ça peut prendre un certain temps pour y arriver, mais, si on ne commence pas maintenant à le faire, on ne réussira jamais.» Il importe que la société civile amène les gouvernements à réfléchir et à agir dans le sens d\u2019une économie verte.La prise en charge syndicale Il y a un rapprochement à faire entre la nouvelle forme d\u2019économie et les valeurs que défendent les syndicats : «Le premier, c\u2019est que l\u2019économie verte représente une question de développement durable; on pense que, dans une société, il doit y avoir un développement économique de longue durée qui servirait éventuellement à régler presque totalement des problèmes de pauvreté et d\u2019accès à l\u2019eau.On est touché syndicale-ment pour deux raisons par cette économie: il y a d\u2019abord l\u2019aspect de l\u2019emploi et du développement, mais aussi celui de la vision et de la protection sociales.» Dans ce sens-là, il y a un réel engagement des mouvements : « Cela se traduit de diverses façons.Il y a d\u2019abord de nombreux syndicats, notamment dans le domaine du papier, qui ont travaillé très fort depuis plusieurs années sur les problématiques écologiques, ce qui a même parfois occasionné l\u2019émergence de petites sociétés de traitement de l\u2019eau ainsi que de mécanismes pour éviter de polluer par la filtration des eaux usées et même par l\u2019utilisation des résidus.Il y a donc eu ce premier geste qui a été posé pour réduire l\u2019empreinte écologique ou pour mieux contrôler la gestion de l\u2019émission de produits polluants de différentes natures.» Il aborde un autre volet des interventions : «On a appliqué des politiques de réduction d\u2019énergie; les syndicats locaux sont beaucoup intervenus avec les patrons sur ce plan.Dans le cadre des pressions qu\u2019on subit pour être toujours plus efficace et efficient en réduisant les coûts de l\u2019industrie, les travailleurs ont souvent des idées géniales pour réduire la consommation d\u2019eau et d\u2019énergie.» Les syndicats font preuve d\u2019abord et avant tout d\u2019un engagement écologique par les actions posées sur le terrain où ils évoluent.Il salue l\u2019apparition de la relève : «Les jeunes, qui sont arrivés en plus grand nombre dans nos rangs, avaient des préoccupations écologiques; pour eux, la notion ou l\u2019affinité entre écologisme et syndicalisme apparaît beaucoup plus claire.Plusieurs militent dans nos organisations parce que celles-ci travaillent sur des dossiers liés à l\u2019environnement » Un fonds tourné vers une économie plus verte En 1995, la CSN a mis sur pied Fondaction, un fonds de travailleurs et de développement axé sur la coopération et l\u2019emploi; une pareille démarche s\u2019inscrit dans le sens de la mise en valeur d\u2019une économie moins réductrice.Louis Roy décrit l\u2019objectif poursuivi: «On voulait concentrer notre travail d\u2019investissement sur une approche davantage coopérative qui porte sur l\u2019organisation de l\u2019entreprise ; on souhaitait aussi collaborer avec des entreprises qui avaient une vision plus écologique et plus verte, ce qui nous a conduits à côtoyer des groupes comme Ecotech Québec, cette espèce de grappe industrielle formée de gens qui tentent de développer des entreprises plus écologiques.» Il s\u2019est opéré chez Fondaction un changement de cap dans les investissements : « On a amplifié dans le sens vert, si fose dire, notre regard et notre perception des demandes de financement que nous recevons; maintenant, on a tendance à vouloir prioriser les entreprises qui font du développement dans cette direction-là.On s\u2019est même assuré de posséder des expertises de ce côté au sein de notre conseil d\u2019administration, notamment en matière de développement durable.» Un tel virage débouche sur un but à atteindre à plus long terme : «En effectuant de petits investissements dans des entreprises qui ont une large vision écologique, on espère qu\u2019on va aussi créer au Québec un pôle d\u2019attraction pour se doter d\u2019une véritable expertise écologique.On espère également que cette façon d\u2019agir va servir à la mise en place ici d\u2019un plan de développement industriel vert.» Collaborateur Le Devoir QUÉBEC (oMPUCE SANS PH Ton FRONTIÈRES 6; I\tEJ EJ Québec EJ EJ LE DEVOIR LE MERCREDI 20 JUIN 2012 C 3 RIO + 20 Le Québec à Rio Un Canada sans ONG ni opposition ! « L\u2019ONU reconnaît des organisations internationales de l\u2019économie solidaire comme groupes majeurs » C\u2019est une délégation d\u2019environ 130 personnes, représentant près de 70 organismes québécois, qui prendra la route vers Rio en juin pour participer à la Conférence des Nations unies sur le développement durable.Certains de ces participants auront des antennes auprès des instances officielles; d\u2019autres agiront en marge, soit au Sommet des peuples, organisé parallèlement à Rio+20.PIERRE VALLÉE La structure organisationnelle de Rio+20 est complexe et comprend trois niveaux de participation.Le premier niveau est constitué des délégations officielles des pays qui participeront à la conférence.Ce sont ces délégations qui négocieront entre elles afin d\u2019accoucher d\u2019un texte commun à la fin de la conférence.«C\u2019est la première fois que la délégation canadienne ne fait aucune place aux organismes non gouvernementaux, ni aux partis d\u2019opposition.Elle sera entièrement composée d\u2019élus conservateurs, de fonctionnaires fédéraux et de représentants des provinces, dont ceux du Québec», souligne Patrick Bonin, directeur climat-énergie à l\u2019Association québécoise de lutte contre la pollution ^ BR^IL ARI VERSIANI AGENCE ERANCE-PRESSE Quelque 130 personnes, représentant près de 70 organismes québécois, participeront à ia Conférence des Nations unies sur ie déveioppement durabie à Rio de Janeiro, au Brésii.atmosphérique (AQLPA).«On dirait que la politique du gouvernement Harper est de faire taire la société civile dans les événements internationaux», croit pour sa part Louis Fa-vreau, professeur associé en sociologie à l\u2019Université du Québec en Outaouais.M.Fa-vreau a collaboré étroitement avec les entreprises d\u2019économie solidaire à la préparation de leur présence à Rio+20.Participation de la société civile Malgré ce tour de passe-passe du gouvernement conservateur, la société civile canadienne et québécoise aura tout de même voix au chapitre grâce au second niveau de participation, soit celui des groupes majeurs tel que défini par l\u2019Agenda 21 de l\u2019OIW.En effet, depuis 1992, l\u2019ONU accorde à certains organismes internationaux de la société civile le statut de participant lors des rencontres internationales tenues sous son égide.«Les groupes majeurs sont donc à la table et peuvent organiser des événements à l\u2019intention des représentants des Etats, afin de présenter leurs points de vue et leurs propositions», précise Louis Favreau.«C\u2019est à ce niveau de participation qu\u2019a lieu le dialogue entre les gouvernements et la société civile quant aux enjeux critiques qui seront soulevés à Rio+20», souligne Patrick Bonin.Les organisations écologistes québécoises seront présentes à ce second niveau grâce à leurs liens avec les groupes majeurs.Dans le cas de l\u2019ÂQLPA, par exemple, le ^oupe majeur est le Réseau action climat international.Quant aux organisations québécoises de l\u2019économie solidaire, elles seront représentées par l\u2019Alliance internationale des coopératives et le Forum international des dirigeants de l\u2019économie sociale, responsable des Rencontres du Mont-Blanc.« C\u2019est une première pour l\u2019économie solidaire, précise Louis Favreau, puisque c\u2019est la première fois que l\u2019ONU reconnaît des organisations internationales de l\u2019économie solidaire comme groupes majeurs.» En marge de Rio+20 Le troisième niveau de participation est celui des événements et des activités que mettront en place les différentes organisations de la société civile, en marge de la conférence officielle, lors du Sommet des peuples.Cette rencontre parallèle est une excellente occasion pour les organisations de la société civile d\u2019échanger et de se réseau-ter et elle offre aussi une tribune pour dormer davantage de visibilité médiatique à leurs propositions.«Evidemment, poursuit Patrick Bonin, il doit y avoir une interaction parmi les trois niveaux de participation et ce sont les représentants des groupes majeurs qui font le lien.Dans ce genre de rencontre, il est facile pour ceux qui sont à l\u2019intérieur de ne pas être au courant de la réalité sur le terrain.» La délégation québécoise qui se déplacera à Rio représentera l\u2019ensemble de la société civile québécoise.Y seront donc présents les sjmdicats, les coopératives et les entreprises d\u2019économie solidaire, les groupes alter-mondialistes, les associations écologistes ainsi que les organisations de développement et de coopération internationale.Ici aussi, une première, selon Louis Favreau.«Auparavant, les composantes de la société civile québécoise avaient l\u2019habitude de travailler en silo sur le plan international.Mais, depuis quelques années, il y a eu un rapprochement entre les différentes composantes.Par exemple, les groupes écologistes ont compris que les entreprises d\u2019économie solidaire ont maintenant pris le virage de l\u2019économie verte.Et Rio+20 est un événement majeur dans la consolidation de ce rapprochement.» Objectifs recherchés La délégation québécoise s\u2019est fixé plusieurs objectifs.Au premier chef, il y a l\u2019objectif, partagé avec l\u2019ensemble de la société civile internationale présente à Rio+20, d\u2019influencer les décisions qui seront prises par les délégations officielles des gouvernements.Elle s\u2019est aussi fixé certains objectifs plus spécifiques.«Dans le cas de l\u2019économie solidaire, nous allons vou- loir, dans un premier temps, souligner, auprès des représentants officiels, l\u2019importance de l\u2019économie solidaire dans le monde, explique Louis Favreau.Mais nous avons aussi des propositions concrètes d\u2019actions que nous avons réunies autour de cinq chantiers prioritaires.» Quant aux organismes écologistes, comme l\u2019AQLPA, un des objectifs sera de dénoncer l\u2019attitude du gouvernement Harper en matière d\u2019environnement.«Nous allons en profiter pour faire connaître la véritable position du Canada en matière de protection de l\u2019environnement à l\u2019ensemble de la communauté internationale», souligne Patrick Bonin.De plus, Rio+20 est une excellente occasion de motiver les troupes.«Un événement comme Rio+20 permet d\u2019attiser la fibre militante des participants», croit Louis Favreau.Une mobilisation de la fibre militante qui est nécessaire, selon Patrick Bonin.«La vitesse d\u2019avancement des ententes internationales est toujours inférieure à celle des problèmes auxquels la société est confrontée.On ne peut donc pas attendre les ententes avant d\u2019agir.Il faut donc que ça avance sur le terrain par des actions et des gestes concrets sur le plan local.La solution viendra de la base et non du haut.» Collaborateur Le Devoir Dans l\u2019espace erancophone « Il y a une solidarité qui se dégage » À Rio, les pays de la Francophonie parleront d\u2019une seule et même voix Les pays membres de l\u2019Organisation internationale de la francophonie (OIF) feront le déplacement à Rio+20, et pas seulement pour y faire de la figuration.Ils ont des propositions concrètes à faire et ont déjà planché là-dessus lors d\u2019une réunion préparatoire tenue à Lyon (France), en février dernier.Deux grands axes retiennent l\u2019attention des 75 pays: l\u2019économie verte dans une dynamique de lutte contre la pauvreté et la bonne gouvernance du développement durable.HÉLÈNE ROULOT-GANZMANN L> espace de la Erancophonie est composé ' de pays développés, de pays en voie de l\u2019être et de pays moins avancés, note Fatimata Dia Touré, directrice de l\u2019Institut de l\u2019énergie et de l\u2019environnement de la Francophonie 0EPF), organisme mandaté par l\u2019OlF pour préparer Rio.En matière de développement durable, tous n\u2019ont donc pas les mêmes intérêts, mais il y a une certaine solidarité qui se dégage, la volonté de faire front commun, qui nous permet, quel que soit notre niveau de développement, de parvenir à parler d\u2019une seule et même voix.» L\u2019objectif: améliorer les conditions de vie des populations via une exploitation durable des ressources.Pour cela, le développement durable ne doit pas être un dogme à appliquer tel quel, quelle que soit la situation du pays, mais doit bel et bien être pensé, réfléchi, mis en place aux ni- veaux local, régional, national, en fonction des problématiques propres à chaque entité.«Si tous les pays émergents adoptaient le modèle de développement des pays occidentaux, il faudrait deux ou trois planètes de plus pour s\u2019en sortir!, interpelle M\u201c® Dia Touré.Il faut que les Occidentaux montrent l\u2019exemple, car s\u2019ils continuent à produire, à consommer, à tirer autant sur les ressources, nous allons droit dans le mur.Prenons l\u2019exemple de l\u2019eau.Chaque Nord-Américain en consomme de 600 à 800 litres par jour en moyenne.Dans les pays subsahariens, c\u2019est de 5 à 10 litres.Et encore, quand ils y ont accès.Nous avons trop demandé à la planète, nous avons trop exploité les ressources au détriment de l\u2019environnement.Les pays qui cherchent à se développer ne doivent pas adopter le modèle occidental, mais les Occidentaux doivent eux aussi l\u2019abandonner.» Réagir Parce qu\u2019elle regroupe tout type de niveau de développement et qu\u2019elle partage une langue commune, une culture commune, la Francophonie serait un bel espace de discussion en matière de développement durable.«D\u2019autant que nombre de nos pays membres sont touchés de plein fouet par les conséquences du développement à outrance, irréfléchi, note la directrice de l\u2019IEPF.Les pays situés en Afrique notamment: l\u2019insécurité alimentaire, la désertification, les changements climatiques sont autant de fléaux qui font des ravages.Il faut donc mettre en place des politiques locales afin de permettre une exploitation des ressources propre à assurer une économie durable, d\u2019une part, et une économie qui permette aux populations de s\u2019en sortir, d\u2019autre part.» Pas facile quand les populations en question sont en mode de survie.Pas facile de leur faire comprendre que la réussite passe par des solutions à moyen terme, voire à long terme, alors même qu\u2019elles cherchent comment se nourrir le soir même.«Mais ça vient, estime Fatimata Dia Tomé.Justement parce que nous cherchons des solutions locales, adaptées.Nous sortons du dogme.Prenons le thème de la désertification, par exemple.Longtemps, on ne parlait que de planter, planter, planter encore et toujours des arbres pour lutter contre l\u2019avancée du désert Einalement, le forestier est devenu la bête noire de tous les agriculteurs parce qu\u2019il leur volait les terres.Aujourd\u2019hui, nous avons une démarche moins sectaire.La reforestation, oui, c\u2019est fondamental, mais il faut aussi préserver des terres agricoles et pastorales.La démarche de développement durable est également un facteur de lien social.Elle permet aux gens, aux différentes parties de se parler et de chercher une synergie.Et c\u2019est possible: il y a des expériences qui ont été testées et qui ont donné de très bons résultats.Il faut maintenant qu\u2019elles partent des universités et des laboratoires pour aller sur le terrain.La déclaration de Rio+20 devra sortir avec des propositions concrètes.» Prise de conscience Fatimata Dia Touré dit avoir espoir que ça se passe ainsi.Parce que, depuis quarante ans qu\u2019on parle de développement durable, elle sent que la réelle prise de conscience des populations se fait aujourd\u2019hui.Auparavant, les discussions avaient lieu entre spécialistes.Aujourd\u2019hui, tout le monde se sent responsabilisé, si ce n\u2019est responsable.«Chaque citoyen sait qu\u2019il peut avoir un impact s\u2019il change son comportement, assure-t-elle.Et, à ce niveau-là, l\u2019intervention de la Erancophonie est pertinente.Souvent, on oppose les préoccupations pour le développement durable aux préoccupations économiques primaires du type survie.On se rend compte aujourd\u2019hui, avec la désertification, avec la perte de la biodiversité, avec les impacts négatijs des changements climatiques, que, si on continue comme ça, on ne pourra jamais prétendre assurer le minimum dont on a besoin au quotidien.Si, dans un groupe comme la Erancophonie, les pays développés sont prêts à montrer l\u2019exemple, alors les autres vont emboîter le pas.» Mais cela passera inévitablement par une révolution culturelle.11 faudra accepter de délaisser nos modes de vie énergivores pour aller vers une plus grande efficacité énergétique.Une démarche qui sera sans doute plus facile pour les populations des pays du Sud, qui n\u2019ont pas encore goûté à la surconsommation.De l\u2019espoir, certes il y en a donc.Si tant est qu\u2019on gère bien les frustrations.Collaboratrice Le Devoir A Rio+20, la Francophonie innove.Une Concertation francophone de haut niveau aura lieu à Rio le 21 juin sur le thème Après Rio+20 : des perspectives d'action dans l'espace francophone » www.francophonie.org www.iepf.org www.mediaterre.org/rio2012 ORGANISATION INTERNATIONALE DE O la francophonie Forêts et humains : une communauté de destins Pièges et opportunités de l'économie verte pour le développement durable et l'éradication de la pauvreté Sous la direction de Claude Villeneuve La gouvernance du dévetoppement durabte dans ta Francophonie Sous la direction de Claude Villeneuve Prarfeunir titulaire, ikrKteiii ICM K itiatlE n Ht f EIWIMBBn IE III FMICWiK NUMÉRO SPÉCIAL \u2014MRIMÉSIRE 2012 1992p[^ 2012 ^*La Francophonie et le développement durable: engagements, réalisations et propositions ;o la francophonie O\u2019® la francophonie ^ce^nse UQAC T Instilui 40 renergio oi de de U Freneepnenie lEPF la francophonie Institut de l\u2019énergie et de l\u2019environnement de la Francophonie lEPF RIO+20 Conférence des Nations Unies sur le développement durable C 4 LE DEVOIR, LE MERCREDI 20 JUIN 2012 RIO+ 20 ROMEO GACAD AGENCE ERANCE-PRESSE À partir d\u2019aujourd\u2019hui, la Conférence des Nations unies sur le développement durable, surnommé Rio + 20, tentera de relancer l\u2019engagement international envers le développement durable qui avait été amorcé 20 ans plus tôt dans la métropole brésilienne.De Stockholm 1972 À Rio + 20 « Rio nous avait donné énormément d\u2019espoir » Le Sommet de la Terre de 1982 fut un échec sans équivoque Les mouvements écologistes commencent leur ébullition dès les années 1960, mais c\u2019est au début des années 1970 que le grand éveil mondial se produit.ETIENNE PLAMONDON ÉMOND e Club de Rome, un regroupement de personnes in-f uentes interpellées par le sort de la planète, commande un rapport qui sera publié en 1972 sous le titre de Halte à la croissance ?.En juin de cette même année, la Conférence des Nations unies sur l\u2019environnement humain devient le premier sommet international où la question écologique est intégrée à l\u2019ordre du jour.Plus d\u2019une centaine de pays sont présents.Un plan d\u2019action est adopté et mène à la création de Programme des Nations unies pour l\u2019environnement (PNUE).La Conférence de Stockholm «a eu une grande influence, parce que tous les pays étaient représentés.C\u2019était un événement international d\u2019une grande envergure, note Jean-Guy Vaillan-court, écosociologue à la retraite.Depuis ce temps-là, il y a eu d\u2019autres événements, mais je pense que ça demeure l\u2019un des plus importants.» Ce nouvel engouement n\u2019empêche pas que, au début des années 1980, «il y a eu un petit creux» dans les démarches, explique le professeur maintenant à la retraite.En 1982, un Sommet de la Terre, souvent oublié dans les annales, se déroule au Kenya et débouche sur un échec sans équivoque.Le président américain en place à ce moment.Ronald Reagan, n\u2019accorde au- cune importance à la question de l\u2019environnement.«C\u2019est pour ça que la Conférence de Nairobi a été un échec, assure M.Vaillancourt.Et, dans les mouvements sociaux, les gens s\u2019intéressaient davantage aux questions de paix.Dans l\u2019environnement, c\u2019était la question du nucléaire qui préoccupait les gens.[.] A ce moment-là, le monde avait davantage peur d\u2019une guerre nucléaire.La guerre froide s\u2019était réactivée avec Reagan et Brejnev», rap-pelle-t-il.Vint Gro Harlem Brundtland L\u2019année suivante, l\u2019Assemblée générale des Nations unies met en place la Commission mondiale sur l\u2019environnement et le développement, présidé par la Norvégienne Gro Harlem Brundtland.En 1987, la Commission dépose le célèbre rapport Brundtland, qui met de l\u2019avant le concept de développement durable en le définissant comme «un développement qui permet d\u2019assurer les besoins du présent, sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs».A cette époque, les problèmes de la couche d\u2019ozone et des pluies acides commencent à sensibiliser de nouveau la communauté internationale à la cause écologique.En 1988, les Nations unies créent le Groupe intergouvememental d\u2019experts sur l\u2019évolution du climat (GIEC), qui deviendra SHELL, ASSUMEZ VOS DEGATS PAYEZ ET NETTOYEZ! une mine d\u2019or d\u2019information dans l\u2019analyse du réchauffement de la planète, dont il prouvera l\u2019existence durant les décennies suivantes.Puis, 1992 marque un moment-charnière.Rio de Janeiro accueille la Conférence des Nations unies sur l\u2019environnement et le développement, qui constitue «un coup de barre très fort pour le mouvement vert», indique M.Vaillancourt.Près de 20000 personnes participent à ce sommet.La Déclaration de Rio met de l\u2019avant les principes de précaution et de pollueur-payeur pour protéger l\u2019environnement.Les 178 gouvernements présents adoptent l\u2019Agenda 21, dont les 2500 recommandations les engagent dans la voie du développement durable.Trois conventions sont aussi alors adoptées : une sur les changements climatiques, une autre sur la diversité biologique et une troisième, plus méponnue, sur la désertification.A noter que, depuis 1996, Montréal abrite le siège du Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique.«Rio nous avait donné énormément d\u2019espoir en droit de l\u2019environnement, admet Maryse Grandbois, spécialiste du droit de l\u2019environnement, jointe par téléphone au Vanuatu, où elle enseigne maintenant à l\u2019Université South Pacific.C\u2019était comme une espèce d\u2019avènement.Ça promettait énormément.On pensait que l\u2019environnement et le développement allaient être liés à partir du droit de l\u2019environnement, que le droit international de l\u2019environnement allait énormément se développer \u2014 ce qui a été vrai pendant quelques années \u2014 mais cela s\u2019est complètement renversé avec le développement des instruments économiques à partir du Protocole de Kyoto.» Un protocole, enfin ! C\u2019est en 1997, lors de la Conférence des Nations unies sur les changements clima- tiques tenue à Kyoto, au Japon, qu\u2019est signé le protocole de la convention portant sur ce sujet.Par le biais de ce traité international, qui entrera en vigueur huit ans plus tard, les pays s\u2019engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990.En 2002, rONU organise le Sommet mondial du développement durable à Johannesburg, en Afrique du Sud.Son but: évaluer les résultats obtenus depuis la Conférence de Rio et donner un nouveau souffle aux engagements sur le développement durable.«On s\u2019est retrouvé à Johannesburg avec un trio de développement durable: l\u2019environnement, la société et l\u2019économie», précise Maryse Grandbois.Le Sommet débouche sur une déclaration et un plan de mise en œuvre intégrant entre autres des ententes sur l\u2019eau, l\u2019agriculture, la diversité biologique, les soins de santé et l\u2019énergie.En 2010, la Conférence sur la diversité biologique de Nagoya aboutit à un protocole sur l\u2019accès et le partage des bénéfices génétiques de la biodiversité.Par contre, «avec le développement des instruments économiques, au cours des dix dernières années, le droit n\u2019est plus le principal moyen d\u2019assurer le développement durable»^, note Maryse Grandbois.A partir d\u2019aujourd\u2019hui, la Conférence des Nations unies sur le développement durable, surnommé Rio-i-20, tentera de relancer l\u2019engagement international envers le développement durable qui avait été amorcé 20 ans plus tôt dans la métropole brésilienne.Les deux thèmes principaux de ce Sommet de la Terre seront l\u2019économie verte dans un contexte d\u2019éradication de la pauvreté et le cadre institutionnel du développement durable.Collaborateur Le Devoir Sous la direction de Philippe Le Prestre En quoi le paysage de la coopération internationale en environnement a-t-il changé depuis la conférence de Rio de 1992 ?ëDÈÆiL ET L'AVANT-GOUT ____DE L'AVENIR Sous la rlireclion d».' Philippe Le Prestre AMNISTIE INTERNATIONALE www.pulaval.Gom SÉCURITÉ ALIMENTAIRE Le Sud cultive pour le Nord « L\u2019ordre des priorités ne permet pas toujours de privilégier l\u2019alimentation » La sécurité alimentaire, c\u2019est bien plus qu\u2019une question de poule ou d\u2019œuf.Au départ, il faut bien sûr cultiver la terre, mais il faut aussi construire des routes pour que la nourriture se rende jusqu\u2019aux gens, et, pour construire des routes, il faut de l\u2019argent et un gouvernement stable.Donc, la question est: un planteur ou un ingénieur?Bienvenue dans l\u2019engrenage complexe de la sécurité alimentaire.MARIE-HELENE ALARIE Dans un monde idéal, tous les gens mangeraient à leur faim.On est bien loin du compte, avec nos sept milliards d\u2019habitants dont presque le septième souffre de la faim.Mais la population mondiale augmente à la vitesse grand V et, en 2050, le nombre de Terriens passera à neuf milliards.A ce rythme, il faudrait augmenter de 70% la production agroalimentaire! Barthélémy Kuate Defo est professeur titulaire au Département de démographie de l\u2019Université de Montréal et dirige le Laboratoire de recherche du Programme en nutrition et santé transnationales, intercontinentales et au Canada, le PRO-NUSTIC.«On regarde les questions de façon globale, nationale et locale.Souvent, les problématiques de santé ne peuvent être abordées que sur le plan de ce qu\u2019on peut faire et de ce qu\u2019on doit faire pour les populations dans les localités spécifiques, donc l\u2019approche locale est essentielle, mais l\u2019approche nationale est importante, parce que les politiques sont d\u2019abord nationales et que ce sont les gouvernements des pays qui mettent en place des politiques de prix et de protection de l\u2019environnement.Des structures comme le FMI et la FAO encadrent ce qui se passe dans les pays et leurs données nous permettent de faire une lecture mondiale de la situation», explique M.Kuate Defo.Depuis les années 1950, la population africaine n\u2019a cessé de croître, en raison des programmes de santé publique et de lutte contre la mortalité.Les ressources pour nourrir cette population ne suivent pas le même rythme et cette situation crée un déséquilibre qui mène à l\u2019insécurité.La nécessité d\u2019inverser la tendance est urgente.Pour Barthélémy Kuate Defo, tous les scénarios futuristes paraissent trop optimistes et ne semblent pas tenir compte de la relative fragilité de nos milieux, et, pour qu\u2019ils s\u2019avèrent, ils nécessitent «qu\u2019il n\u2019y ait plus de problèmes de réchauffement climatique et de crise financière mondiale, qui n\u2019aident en rien des situations déjà problématiques».«En réalité, pour augmenter la capacité ou le volume de production, il faut davantage faire appel aux industries.Or ces industries contribuent à la dégradation de l\u2019environnement.Ici, le traitement risque d\u2019être pire que la maladie», avance M.Kuate Defo.Lorsqu\u2019on regarde le type d\u2019industrie qu\u2019il faut développer pour nourrir les populations, on s\u2019aperçoit que, dans ces milieux, les possibilités technologiques ne sont pas au rendez-vous.«On peut bien s\u2019installer dans une localité pour produire, mais si on ne peut pas avoir de routes pour acheminer ces produits dans différentes parties d\u2019un pays, le problème reste entier.Et c\u2019est ce qui se produit aujourd\u2019hui dans plusieurs pays d\u2019Afrique.» Une plus grande circulation devient alors un enjeu majeur dans cette problématique de la malnutrition.Produire localement Mais si la solution ne passe pas nécessairement par une plus grande industrialisation, il faudra donc soutenir la production locale.«Dans un pays comme le Canada, avec une population de presque 35 millions, il n\u2019y_ a que 630000 personnes qui travaillent dans le secteur de l\u2019agriculture, alors que dans un pays comme le Burkina Faso, en 1990, il y avait 16 millions d\u2019habitants dont près de 15 millions travaillaient dans l\u2019agriculture.On voit bien qu\u2019on ne peut pas développer l\u2019agriculture de la même manière dans ces deux pays», explique M.Kuate Defo.C\u2019est aussi pour cette même raison que les pays du Sud cultivent pour les pays du Nord.Toutefois, il faut bien comprendre que ces cultures du café, des bananes et d\u2019autres fruits ne sont destinées qu\u2019à l\u2019exportation et demeurent inaccessibles aux populations locales.Dans un pareil contexte, il faut protéger le moindre lopin de terre afin de permettre aux gens de développer des cultures mieux adaptées à leurs besoins.Il faut trouver une stratégie concertée entre l\u2019industrie, l\u2019agriculture, le transport et l\u2019aménagement du territoire qui passe prioritairement par le développement du milieu rural.«Le problème de la migration du milieu rural vers le milieu urbain crée un déséquilibre important au niveau de l\u2019alimentation.Il faudrait regarder le problème aux niveaux local, intermédiaire et national et s\u2019assurer qu\u2019ils sont tous en phase pour permettre une certaine capacité de développement local de l\u2019agriculture, qui peut favoriser ensuite un développement intermédiaire et national.A l\u2019intérieur d\u2019un pays, on peut fixer les balises d\u2019un développement agricole qui permettrait un rééquilibrage entre les régions à productions excédentaires et les régions déficitaires.» Développer de nouvelles sources Jusqu\u2019ici, nous n\u2019avons abordé la problématique de la sécurité alimentaire que du point de vue de l\u2019agriculture.Mais qu\u2019en est-il des nouvelles formes d\u2019alimentation?On peut penser aux insectes, aux algues ou encore aux viandes artificielles.«Quand on parle d\u2019alimentation, c\u2019est toujours sur un fond culturel.Manger du fromage au Québec, c\u2019est normal; au Burkina Faso, ça semble plus étrange !» La première étape est donc de sensibiliser les populations aux valeurs nutritionnelles de toutes sortes d\u2019aliments qu\u2019on veut introduire.Avec le temps, on pourra faire la démonstration que ces types d\u2019aliments viennent en complément ou en remplacement, afin de permettre à une population de mieux se nourrir.«Dans le cas de la diversification de l\u2019alimentation, quand on regarde l\u2019histoire de l\u2019humanité, on constate que l\u2019agriculture s\u2019est toujours répandue, que les aliments provenant de l\u2019Amérique latine ont voyagé vers l\u2019Asie, d\u2019autres sont allés de l\u2019Asie vers l\u2019Afrique, on est un village planétaire.Tout ce qui se mange devrait pouvoir l\u2019être partout sur la Terre.» «Je ne pense pas qu\u2019on puisse verser dans un optimiste béat, je pense plutôt qu\u2019on doit continuer à sensibiliser la communauté internationale et à chercher des stratégies de sécurité alimentaire durables.Malheureusement, l\u2019ordre des priorités ne permet pas toujours de privilégier l\u2019alimentation.» La plupart des pays africains sont continuellement menacés par l\u2019instabilité politique ou la guerre, et l\u2019industrie est paralysée par une telle instabilité.«Ce sont dans ces mêmes pays où il y a eu des guerres civiles qu\u2019on retrouve une prévalence élevée de la malnutrition, notamment chez les enfants et les femmes.Le défi est important.» Einalement, ce sont la démocratie et la bonne gouvernance qui viendront stabiliser les régions et rendront possible la capacité de mettre en place et de soutenir la sécurité alimentaire.Collaboratrice Le Devoir LE DEVOIR LE MERCREDI 20 JUIN 2012 C 5 RIO + 20 SOMMET DES PEUPLES Pour poursuivre la « lutte » en faveur d\u2019une «justice sociale et environnementale » Ils sont 200, ces Québécois, à intervenir au parc du Flamengo Parallèlement à la Conférence des Nations unies sur le développement durable, Rio de Janeiro accueille le Sommet des peuples depuis le 15 juin dernier.Organisé par la société civile et les mouvements sociaux, ce rendez-vous, qui se termine le 23 juin, se veut un contrepoids critique à Rio+20.Une importante délégation québécoise participe à ce rendez-vous plus libre et plus ouvert, dont la formule s\u2019apparente à un Forum social mondial spécifiquement dédié à la question du développement durable.ETIENNE PLAMONDON ÉMOND Pendant que les chefs d\u2019Etat se réuniront dans le cadre du Sommet de la Terre au RioCentro, un centre des congrès moderne et sécurisé, à une quarantaine de kilomètres de Rio de Janeiro, le parc du Flamengo, en plein cœur de la métropole brésilienne, vibrera au rythme du Sommet des peuples.Des dizaines de milliers de personnes sont attendues à cet événement.Katina Binette, chargée de programme à l\u2019Association québécoise de coopération internationale (AQOCI), souligne que, «en matière d\u2019organisation et d\u2019enjeux, ça va être assez similaire» aux Forums sociaux mondiaux (FSM).Même si des sommets alternatifs ont déjà été organisés par les mouvements sociaux parallèlement à d\u2019autres grands sommets, comme ce fut le cas lors de certains Sommets des Amériques et Conférences sur le climat, Ro- ger Rashi, coordonnateur des campagnes à Alternatives, assure que ce Sommet des peuples, qui s\u2019est amorcé le 15 juin, n\u2019a aucun précédent.« C\u2019étaient généralement des regroupements de la société civile en opposition au processus, mais cela n\u2019avait pas l\u2019importance du Sommet des peuples, où un processus de mobilisation a été lancé au niveau mondial longtemps avant l\u2019événement, avec l\u2019objectif de produire des déclarations critiques concernant celle des Nations unies», précise-t-il.Contrepoids Cette fois-ci, les dates ont été savamment étudiées et furent même déplacées lorsque les Nations unies ont décidé de reporter de deux semaines leur Sommet de la Terre.Aujourd\u2019hui, alors que s\u2019amorce le blitz final de Rio+20, les organisateurs du Sommet des peuples préparent une Journée mondiale d\u2019action, qui culminera par une gigantesque manifestation populaire dans les rues de Rio.Les assemblées des peuples ponctueront aussi l\u2019événement par des rencontres ouvertes démarrant à partir de thématiques précises.Des déclarations seront produites quasiment chaque jour.Le 23 juin, au lendemain de la conclusion de Rio+20, une déclaration finale devrait être rédigée pour faire «contrepoids aux prises de décisions de l\u2019ONU».Des suggestions de campagnes pour poursuivre la « lutte » en faveur d\u2019une «justice sociale et environnementale» devraient en émaner.Depuis quelques mois, les organisateurs du Sommet des peuples critiquent le concept d\u2019économie verte, qui constitue l\u2019un des principaux thèmes sur lesquels s\u2019appuie Rio+20.Selon eux, ce concept ne remet pas en question le système économique dominant, alors que le capitalisme actuel leur apparaît comme la cause structurelle des crises financières, écologiques et ali-mentaires secouant la planète.Selon Roger Rashi, l\u2019ONU a repris l\u2019idée d\u2019une économie verte pour la «réinterpréter d\u2019une façon plutôt néolibérale ».Il souligne que les principales inquiétudes des mouvements sociaux, à la lecture du document préparatoire de Rio+20, résident dans l\u2019ouverture à la «marchandisation de la nature et au contrôle, par les grandes firmes internationales et les pays occidentaux, de tous les fonds qui seraient générés par la soi-disant transition vers une autre économie, ce qui renforcerait en fait les gens qui sont responsables de la crise».De nombreuses préoccupations sont aussi soulevées par les organisateurs quant à la régression de la protection de droits acquis, tant ceux des indigènes comme des travailleurs, tout comme les droits, universels, à l\u2019eau, à l\u2019éducation, à l\u2019alimentation et aux soins de santé, par exemple.Participation québécoise L\u2019AQOCI estime qu\u2019environ 200 Québécois participent à ce rendez-vous.Pour sa part, elle y mène une délégation de 16 personnes, en collaboration avec le Groupe d\u2019économie solidaire du Québec (GESQ).M.Rashi, à Alternatives, conduit, en coordination avec les YM CA du Québec et Unial-ter, un imposant groupe de 77 personnes.Des membres de l\u2019AQQCI, du GESQ et des YMCA du Québec participeront aussi au Sommet officiel de Rio+20, puisque certains acteurs de la société civile ont obtenu leur laissez-passer.Ces derniers informeront les participants du Sommet des peuples au sujet de ce qui se déroule à l\u2019intérieur du RioCentro.Des ponts seront donc construits entre les deux sommets, souligne Michel Lorgnes, directeur des initiatives communautaires et internationales au YMCA du Québec.«C\u2019est essentiel qu\u2019on soit à l\u2019écoute de ce qui se dit dans le sommet officiel.Le but, ce n\u2019est pas d\u2019aller complètement contre le système officiel.C\u2019est seulement de dire: \u201cEcoutez, il y a cette voixdà qui parle, mais la société civile a aussi d\u2019autres idées qui sont importantes et qu\u2019il faut écouter.\u201d Le but, c\u2019est vraiment de faire entendre la voix de ceux qui n\u2019ont pas le lutrin.» Plusieurs événements auto-organisés, comme dans la formule éprouvée des FSM, ont été suggérés par les participants d\u2019ici.Ceux-ci attendent les confirmations de la part des organisateurs du Sommet des peuples.Près de 2000 propositions d\u2019activités auto-organisées auraient été envoyées depuis les quatre coins du globe, alors que seulement 700 pourront se dérouler dans le cadre du Sommet.N\u2019empêche, les Québécois semblent déterminés à apporter plusieurs débats d\u2019ici dans la métropole brésilienne.Roger Rashi mentionne que le Canada «est devenu un paria, au niveau international, sur la question de l\u2019environnement.Dans ces sommets-là, ou dans toute autre réunion alternative, les gens veulent généralement savoir pourquoi.Comment se fait-il que ce gouvernement est rendu à l\u2019opposé de ce qui faisait sa réputation ?» Le 18 juin, une activité autoorganisée par Alternatives, in- titulée «Résister contre l\u2019assaut criminel du Canada sur l\u2019environnement», abordait les sujets du retrait du protocole de Kyoto, des compagnies minières et des sables bitumineux.Le même jour, la délégation formée avec les YMCA et Unialter en a dédié une autre aux impacts du Plan Nord.Demain, des québécois participeront à une activité internationale sur les gaz de schiste.L\u2019AQQCI et le GESQ se concentrent sur les activités qui sont chapeautées sous le thème «Une nouvelle économie, un nouveau paradigme du développement».Des rencontres avec des associations latino-américaines de commerce équitable sont déjà inscrites à leur ordre du jour.Mais, pour plusieurs, le but premier reste d\u2019échanger avec les organismes de la société civile «pour voir l\u2019autre côté de la médaille au niveau de ce qui va être discuté à Rio+20», soutient Michel Lorgnes.Au-delà des répercussions que pourrait avoir le Sommet des peuples sur les discussions tenues à Rio+20, Katina Binette rappelle que «l\u2019impact est souvent au retour, avec l\u2019information qui va être partagée dans nos milieux respectijs.[L\u2019objectif], cYst connaître le travail qui se fait ailleurs, pour parfois s\u2019en inspirer et aussi créer des liens.» Collaborateur Le Devoir RIO+20 DUR ÊQU \t\t\t\tSOC\t1000\t+123\t123 \t\t\t^.^ftSTidaire\tSOL\t1000\t+123\t123 \t\t\tDurable\tDUR\t1000\t+123\t123 \t\t'^23\tÉquitable\tÉQU\t1000\t+123\t123 \t\t123\tSocial\tSOC\t1000\t+123\t123 ^0\t+123\t123\tSolidaire\tSOL\t1000\t+123\t123 1000\t+123\t123\tDurable\tDUR\t1000\t+123\t123 1000\t+123\t123\tÉquitable\tÉQU\t1000\t+123\t123 1000\t+123\t123\tSocial\tSOC\t1000\t+123\t123 1 nnn Misons sur un développement économique.ble Equitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durabj Équj Socii Solid Dd! É(^ Socii SoU Durai Éqi Social Solidaire Durable Équitable EQU Social Solidaire Durable Équitable ÉQU Social SOC Solidaire Durable Équitable ÉQU Social SOC Solidaire Durable Équitable ÉQU Social SOC Solidaire SOL Durable DUR \t\t-A 123\t123\tÉquitable\tÉQU\t1000\t+123 \t.^rtioo\t+123\t123\tSocial\tSOC\t1000\t+123 \t1000\t+123\t12'»\t\" '\t¦\u2019\u2022e\tSOL\t1000\t+123 SOL\t1000\t+1?\t\t\t\t1000\t+123 DUR\t1000\t\t\t\t\t\u2019000\t+123 ÉQU\t10\t\t\t\t\t¦>00\t+123 soc\t1 f\t\t\t\t\t\t+123 0 +123 DURABLE Social DUR lüüC 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 +123 10fF~Al23 10^ )l23 lOOœA-123 1000 +123 1000 +123 1000 +123 1000 +123 1000 +123 SOLDARE +123 > Social\tsoc\t1000\t+123\t123 Solidaire\tSOL\t1000\t+123\t123 Durable\tDUR\t1000\t+123\t123 Équitable\tÉQU\t1000\t+123\t123 Social\tsoc\t1000\t+123\t123 Solidaire\tSOL\t1000\t+123\t123 Durable\tDUR\t1000\t+123\t123 Équitable\tÉQU\t1000\t+123\t123 Social\tsoc\t1000\t+123\t123 Solidaire\tSOL\t1000\t+123\t123 Durable\tDUR\t1000\t+123\t123 Équitable\tÉQU\t1000\t+123\t123 Social\tSOC\t1000\t+123\t123 Solidaire\tSOL\t1000\t+123\t123 Durable\tDUR\t1000\t+123\t123 Équitable\tÉQU\t1000\t+123\t123 Social\tSOC\t1000\t+123\t123 Solidaire\tSOL\t1000\t+123\t123 Durable\tDUR\t1000\t+123\t123 Équitable\tÉQU\t1000\t+123\t123 Social\tSOC\t1000\t+123\t123 Solidaire\tSOL\t1000\t+123\t123 Durable\tDUR\t1000\t+123\t123 Équitable\tÉQU\t1000\t+123\t123 Social\tsoc\t1000\t+123\t123 Kplidaire\tSOL\t1000\t+123\t123 \t\t1000\t+123 +123\t123 123 \t\t\t+123\t123 \t\t\tUl23\t123 ÉQUITABLE laire lùrâble Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable ujiuiu.csn.qc.ca daire durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social eou SOC SOL DUR ÉQU soc SOL DUR ÉQU soc SOL DUR ÉQU SOC SOL DUR ÉQU SOC SOL DUR ÉQU SOC 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 123 b3 +123 +123 +123 +123 +123 +123 +123 +123 +123 +123 +123 +123 +123 +123 +123 +123 +123 +123 +123 +123 +123 +123 +123 +123 123 123 123 JL23 T23 [03 123 123 i_ Q> l/l eu > '=! l/l l/l «a _i E O U O O JD Ql l-l (O Rio-i-20 Développer les convergences pour changer de modèle ! www4.uqo.ca/ries2001/gesci/ www.facebook.com/GESQ1 Groupe d'Écoriomie Solidaire du Québec LE S DU 15 AU 23 JUIN 2012 À RIO Le Sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale Proposer une utopie Le Sommet de la terre des Nations Unies organisé à Rio de Janeiro n\u2019était pas commencé que les spécialistes annonçaient déjà une terribie impasse sur ies questions de changements cii-matiques et même des recuis sur des enjeux aussi centraux que ie droit humain à i\u2019eau ou ia protection de ia biodiversité.En paraiièie de cette triste comédie et queiques semaines après que ie LE SOMMET DES PEUPLES POUR LA JUSTICE SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE terme, d\u2019expioitation des dernières ressources natureiies voire de privatisation du vivant et de la nature au profit du désormais céièbre 1%.Au Sommet officiel des Nations Unies, vingt ans après la « naissance » du développement durable, on propose au mieux de peindre en vert ie capi-taiisme, voire de faire du vert ie nouveau moteur d\u2019accumuiation inégaie des richesses, ii s\u2019agit d\u2019une option basée sur Programme des Nations est L\u2019UNIQUE ACTIVITÉ système écocide, sur Unies pour i\u2019environne ment - PNUE ait iancé un appei dramatique pour ia protection des ressources natureiies, les mouvements sociaux et environnementaux s\u2019organisent au cœur du Sommet des peupies pour proposer une vision du monde basée sur ia justice sociaie et environnementaie.Coorganisateur de ce sommet historique qui mobilise pius de 50 000 personnes, Aiterna-tives invite ies mouvements sociaux internationaux et toute ia popuiation en générai à partager et disséminer cette vision qui exige un monde respectant ia vie et ies biens communs.Non au capitalisme vert! Le Rapport du PNUE débute sur ces mots : « Les changements que i\u2019on observe actueiiement dans ie système terrestre sont sans précédent dans l\u2019histoire de l\u2019humanité.Piu-sieurs seuiis critiques aux niveaux mondiai, régionai et iocai sont sur ie point d\u2019être atteints ou ont été dépassés.» La réponse de nos gouvernements et des grandes corporations qui s\u2019imposent dans ies processus internationaux est non seuiement timide et irresponsable, mais maintient le cap vers des stratégies de court ORGANISEE A RIO EN 2012 QUI VISE À SORTIR DE LA CRISE ENVIRONNEMENTALE ACTUELLE.l\u2019exclusion de ia majorité, sur i\u2019expioitation des ressources et des humains, d\u2019un système qui est LA source de ia crise environnementaie actuelie.Mobilisation mondiale C\u2019est dans ce contexte que ie Sommet des peupies pour ia justice sociaie et environnementaie se tient.Ii est de fait i\u2019unique activité organisée à Rio en 2012 qui vise vraiment à sortir de ia crise environnementaie actueiie.il s\u2019est donné comme objectif de déterminer ies « causes structurelies » des crises écoiogiques, sociaies, économiques et démocratiques pour écarter ies « fausses soiutions », présenter ies « soiutions des peupies » et définir un « agenda commun » pour ies mois à venir.Et les propositions ne manquent pas : souveraineté aiimentaire et agro-éco-iogie, démocratisation et décentra-iisation de ia préservation et gestion des biens communs, scénarios de descente énergétique et universaiisa-tion de i\u2019accès à i\u2019énergie, extension de ia protection sociaie et des droits sociaux à tous ies peupies de ia pia-nète, taxations internationaies pour financer ies biens communs, réforme 1/Iq YA s ^OüT Alternatives International au Sommet des peuples à Rio Pourquoi il faut stopper Harper Dans ie cadre des activités du Sommet des peupies pour la justice sociale et environnementale.Alternatives internationai a tenu une activité intituiée « Résister à l\u2019assaut criminel du Canada sur l\u2019environnement » portant sur ies conséquences désastreuses des politiques du gouvernement Harper, non seuiement pour le Québec et le Canada, mais pour toute la planète.Une politique critiquée partout dans le monde Récipiendaire d\u2019une dizaine de Prix Fossile depuis Copenhague et Durban, le Canada et sa politique anti-environnementaie sont critiqués partout dans ie monde.La iiste de décisions rétrogrades canadiennes ne cesse de s\u2019alionger.Rappeions, entre autres, la décision de retirer ie Canada du protocole de Kyoto, le soutien aux grands projets miniers en Amérique Latine et en Asie, i\u2019appui financier et poiitique à ia production de pétroie issu des sabies bitumineux.C\u2019est sans compter ies gestes pius récents, autour de i\u2019adoption de ia ioi omnibus C-38 qui affaibiit ia régiementation environnementaie et ies institutions gouvernementaies sur ia question et qui attaque ies organisations citoyennes qui cherchent à ia faire respecter, en ieur retirant entre autres ieur financement.?et démocratisation de i\u2019ONU, etc.L\u2019organisation d\u2019un événement de i\u2019ampieur du Sommet trouve aussi son importance dans le contexte où les sphères financière, politique et médiatique sont en symbiose et cherchent à empêcher que ces aiter-natives et revendications popuiaires soient mises en vaieur.C\u2019est pour cette raison qu\u2019aujourd\u2019hui, 20 juin, à i\u2019ouverture du Sommet des Nations Unies, s\u2019organise une journée d\u2019ac- tions giobales avec des mobiiisations partout sur ia pianète.Comme i\u2019auteur Hervé Kempf, iequei était récemment à Montréal à l\u2019invitation d\u2019Aiternatives pour ie Festivai des solidarités, nous disons : Pour sauver ia planète, il faut sortir du capitalisme, en reconstruisant une société où i\u2019éco-nomie n\u2019est pas reine mais outii, où ia coopération i\u2019emporte sur ia compétition, où le bien commun prévaut sur ie profit.» Au Canada de Stephen Harper, c\u2019est maiheureusement ie chemin inverse qui est emprunté.L\u2019adoption de ia ioi C-38 qui affaiblie ies régiementa-tions environnementaies et attaquera ceux qui cherchent à ies défendre n\u2019est que ia dernière en liste d\u2019une iongue série de gestes anti-environ-nementaux posé par le seul pays au monde qui s\u2019est retiré du protocoie de Kyoto.MEDIA.THESTAR.COM Au Québec et au Canada Le 22 avril dernier, piusieurs centaines de miiiiers de personnes se mobiiisaient pour ie bien commun à Montréal dans une manifestation sans précédent.Signée par des dizaines de miiiiers de personnes, ia déclaration qui accompagnait cette mobiiisation exigeait un débat de société qui doit permettre une transformation sociaie en profondeur ! LE CANADA EST LE SEUL PAYS AU MONDE QUI S\u2019EST RETIRÉ DU PROTOCOLE DE KYOTO! Un des objectifs de cette participation d\u2019Aiternatives à Rio est de mobi-iiser ia communauté internationaie sur ies enjeux canadiens et québécois qui ont aussi une portée internationaie.ii importe que ia communauté internationaie soutienne nos campagnes contre les projets canadiens destructeurs de i\u2019environnement, dont ies impacts se feront sentir non seuiement au Canada mais partout aiileurs.Festival des solidarités Hervé Kempf appuie la convergence des mouvements sociaux À i\u2019heure où ie protestataire est nommé personnaiité de i\u2019année et où i\u2019indignation se généraiise ia question de savoir comment unir ies mouvements citoyens face aux enjeux sociaux est centrais.Le journaiiste et spécialiste des questions environnementaies s\u2019exprimait dans ie cadre du Festival des solidarités organisé par Aiternatives ie 9 juin dernier.L\u2019événement réunissait piusieurs personnaiités de i\u2019actuaiité poiitique afin de réfléchir sur ia façon de réunir ies différentes luttes actuelles.Pour Kempf, cette convergence passe par la critique et ia mobiiisation.ii importe que ies mouvements sociaux investissent i\u2019arène poiitique pour remettre ie pouvoir entre ies mains du peupie.Kempf ajoute que si ies mouvements popuiaires ont peine à trouver un reiais poiitique, c\u2019est que ies dirigeants actueis sont à la solde du milieu financier.En d\u2019autres termes, ies systèmes occidentaux n\u2019ont de ia démocratie que les apparences; leur fonctionnement est oiigarchique.Le résuitat est qu\u2019une minorité impose sa vision et dicte ses poiitiques pour préserver ses propres intérêts économiques, sans égards aux besoins sociaux et environnementaux.La résistance des peuples contre la destruction de ia pianète et contre les politiques du gouvernement Harper est une même lutte qui doit se conjuguer à i\u2019écheiie iocale, nationaie et internationale.JEAN-PIERRE BONIN/FUCKR Alternatives La solidarité en action alternütives INTERNATIONAL -\u2018=\u2014 ; 514 982-6606 \u2022 www.alternatives.ca 815183 "]
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