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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2012-07-03, Collections de BAnQ.

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[" Alma : entente de principe chez Rio Tinto Alcan Page A 3 ^ m Amende record pour le géant pharmaceutique Glaxo Page A 3 w w w .1 e (1 e V 0 i r.c 0 m LE DEVOIR Vol.CI I I N° 1 4 7\t?LE DEVOIR, LE MARDI 3 JUILLET 2012 1,0 9 $ + TAXES = 1,25 $ Québec accueille le Forum mondial de la langue erançaise ROGERIO BARBOSA AGENCE FRANCE-PRESSE Les musiciens du groupe québécois Kumpa\u2019nia, qui portaient tous le carré rouge, ont pris part à la cérémonie d\u2019ouverture du premier Forum mondial de la langue française, hier à Québec.La rencontre internationale réunira toute la semaine plus de 1200 participants.« Nous devons être des indignés linguistiques ! » CHRISTIAN RIOUX à Québec Cy est sous le signe d\u2019une inquiétude réelle que s\u2019est ouvert hier à Québec le premier Forum mondial de la langue française qui réunira toute la semaine plus de 1200 francophones venus du monde entier.Accueillis par plusieurs centaines de manifestants du Mouvement Québec français soucieux d\u2019alerter les participants à propos de la situation du français au Québec, les intervenants ont multiplié hier les témoignages illustrant surtout leurs inquiétudes concernant l\u2019état du français dans le monde.«Par-delà les chiffres rassurants que nous connaissons, il y a des faits, des pratiques quotidiennes, des évolutions géopolitiques et géoculturelles lourdes», a déclaré le secrétaire général de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf.«Nous devons être des indignés linguistiques», a-t-il lancé au millier de participants du Centre des congrès de Québec.«Nous ne pouvons pas, dit-il, tout à la fois, dénoncer les dérives de l\u2019économie et de la finance mondialisées et accepter, dans le même temps, de nous en remettre à une langue unique de l\u2019économie et de la finance.» En pénétrant au Centre des congrès, Abdou Diouf avait salué les manifestants et serré la main de quelques-uns.«Je vous ai entendu», a-t- VOIR page a 8 : FORUM Aujourd\u2019hui Euro 2012 > Une Espagne euphorique fait un triomphe à son équipe rentrée d\u2019Ukraine après sa victoire contre Tltalie.Page B 4 Canadien > Le gardien Carey Price empochera 39 millions grâce à un contrat de six ans.Page B 4 Syrie > Pius de 85 miiitaires, dont un général, font défection et se réfugient en Turquie, page B1 7\t.\t- ._______.w .Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .B4 B6 B5 B5 B6 B4 P«INT CHAUD Les adieux d\u2019un médiateur Réjean Parent quitte la direction de la CSQ satisfait du chemin parcouru, mais non sans une pointe d\u2019amertume LISA-MARIE GERVAIS Ce n\u2019est pas la première fois qu\u2019il songe à partir, mais cette fois-ci sera la bonne.Le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent, a tiré sa révérence après neuf ans à la tête de l\u2019organisme, mais plus de trente ans de militantisme.Non pas de dégoût ou par fati^e.Mais tout simplement parce qu\u2019il sentait qu\u2019il avait fait le tour du jardin.«C\u2019est une décision bien réfléchie.Il faut partir pendant que tu es au sommet, pendant que la porte est grande ou- verte et que les gens t\u2019apprécient au maximum», a-t-il expliqué en entrevue au Devoir.Il avait déjà pensé partir en 2009.D\u2019ailleurs, en 2003, au moment de prendre la présidence de la CSQ, il avait hésité.Lui qui rêvait de la liberté 55, cela ne pouvait que l\u2019éloigner davantage de son profit.«J\u2019avais deux mandats à donner à la centrale, mais c\u2019était dans une perspective où fêtais admissible à la retraite, fêtais sur le pilote automatique», a-t-il confié.voir page a 8 : PARENT ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Réjean Parent au Collège Rosemont en plein conflit étudiant, en mars dernier.«J\u2019ai une certaine amertume.J\u2019aurais sincèrement bien aimé que ça se règle », dit-il.Relance de la mine d\u2019amiante Jeffrey Le prêt de Québec soulève un tollé AMELIE DAOUST-BOISVERT La décision de Québec d\u2019accorder un prêt de 58 millions à l\u2019entreprise Mine Jeffrey pour relancer l\u2019exploitation de l\u2019amiante à Asbestos a engendré une pluie de critiques, tant de la part de médecins et d\u2019environnementalistes que de scientifiques.Plusieurs demandent que les millions promis soient plutôt investis dans la diversification de l\u2019économie de la région.« On aide prétendument une population qui a des problèmes économiques en subventionnant un chevalier de l\u2019industrie.On met de l\u2019argent public dans une industrie moribonde bannie dans 50 pays, le tout pour des salaires de crève-cœur dans une mine qui va comporter des risques importants.On rit du monde d\u2019Asbestos», dénonce sans détour le D'^ Yv Bonnier Viger.Le président de l\u2019Association des médecins spécialistes en santé communautaire du Québec signe une lettre signalant sa déception au premier ministre Jean Charest.Pour l\u2019Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), l\u2019amiante chrysotile est un cancérigène.L\u2019INSPQ estime que «dans l\u2019état actuel des connaissances, il n\u2019existe pas de seuil protégeant du cancer les personnes exposées à l\u2019amiante».Le D'^ Bonnier Viger déplore que Québec ne voir page a 8 : AMIANTE ' Ganô México 1^1 MARCO UGARTE ASSSOCIATED PRESS Le président élu du Mexique, Enrique Pena Nieto, a donné une conférence de presse, hier, à Mexico.Présidentielle MEXICAINE Pena Nieto aura un lourd héritage à gérer GENEVIÈVE TREMBLAY Après avoir été mis de côté du pouvoir pendant douze ans, le vieux Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) a finalement remporté l\u2019élection présidentielle mexicaine dimanche, portant au pouvoir le président Enrique Pena Nieto avec 38,1% des voix, selon les résultats préliminaires donnés par l\u2019Institut fédéral électoral (IFF).D\u2019après les suffrages comptabilisés jusqu\u2019à hier soir avec 92% des bulletins, les 79,4 millions d\u2019électeurs mexicains ont voté dans une proportion de 31,7% pour le candidat de gauche Andrés Lopez Obrador, du Parti révolutionnaire démocratique (PRD), et à 25,4% pour la candidate Josefma Vazquez Mota, du Parti d\u2019action nationale (PAN) sortant.Aussitôt reconnue par l\u2019actuel président Felipe Calderon, la voir PAGE A 8 : MEXIQUE Lire aussi > La chronique de François Brousseau: Régression mexicaine ?Page B 1 77831302830027 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 3 JUILLET 2012 ACTUALITES ERIC GOURDEAU Décès d\u2019un conseiller de René Lévesque Éric Gourdeau GENEVIEVE TREMBLAY L?ancien conseiller et sous-i ministre aux Affaires autochtones du gouvernement de René Lévesque Eric Gourdeau s\u2019est éfeint samedi à l\u2019âge de 88 ans.Économiste et ingénieur forestier de formation, il faisait partie, durant les années soixante, du «brainstrust» de l\u2019ancien premier ministre péquiste.C\u2019est après une brève carrière dans le secfeur forestier privé qu\u2019Éric Gourdeau intègre, en 1961, la fonction publique québécoise \u2014 où il passera au total 18 ans de sa vie.Jusqu\u2019en 1963, il est conseiller auprès de René Lévesque, alors ministre des Ressources hydrauliques, pour la création du programme et des structures du futur ministère des Richesses naturelles.Avec la fondation de la Direction générale du, Nouveau-Québec, en 1963, Éric Gourdeau, déjà interpellé par la question autochtone, en devient le premier directeur et assume jusqu\u2019en 1968 les responsabilités gouvernementales québécoises sur l\u2019ensemble du territoire dit du «Nouveau Québec ».L\u2019homme politique jouera aussi un rôle important dans la nationalisation des compagnies d\u2019électricité.Dans la foulée des négociations territoriales avec les autochtones de la Révolution tranquille et des années suivantes.Éric Gourdeau négocie lui-même la Convention de la Baie-James de 1975, considérée comme le premier traité moderne signé au Canada entre des autochtones et le gouvernement.Après un bref retrait de la vie politique entre 1970 et 1977 \u2014 où il dirige un programme de recherche dans les régions nordiques et des projets reliés au développement socio-économique et énergétique en Alaska et au Canada \u2014, Éric Gourdeau revient dans l\u2019administration publique en 1977, toujours sensible à la cause autochtone.D\u2019abord secrétaire général associé du ministère du Conseil exécutif au Développement économique, il est nommé, en 1978, secrétaire général associé au Secrétariat des activités gouvernementales en milieu amérindien et inuit (SAGMAI), aujourd\u2019hui le Secrétariat aux affaires autochtones.~ Malgré son retrait de Iq vie politique en 1986, Éric Gourdeau poursuit son engagement pour une meilleure compréhension des peuples autochtones et inuits, publiant notamment, en 1994, une étude intitulée La santé mentale et les Autochtones du Québec.En 1995, il reçoit le titre de Chevalier de l\u2019Ordre national du Québec, aux côtés de Marc Eavreau et de Jacques Proulx.Mission de mémoire Éric Gourdeau était aussi, jusqu\u2019à son décès, le président de la Eondation de la Maison René-Lévesque, un organisme sans but lucratif voué à la création d\u2019un site à la mémoire de l\u2019ancien premier ministre à New Carlisle, en Gaspésie.L\u2019ouverture du site, qui retracera les réalisations marquantes de la carrière de journaliste et de politicien de René Lévesque, est toujours prévue pour cette année, mais un possible retard a été avancé l\u2019automnç dernier, faute de fonds.Pour Éric Gourdeau, ce mémorial à ciel ouvert sera une façon de laisser «le souvenir de ce qu\u2019il a fait».Les funérailles de M.Gourdeau auront lieu le jeudi 5 juillet à l\u2019église Saint-Louis de Cour-ville, à Beauport.Sa famille a fait savoir que les condoléances pourront être manifestées, selon les souhaits du défunt, par un don à la Eondation de la Maison René-Lévesque.Le Devoir Le journaliste Pierre Duchesne candidat péquiste ?L\u2019ancien correspondant parlementaire à Québec pour Radio-Canada Pierre Duchesne serait le prochain candidat pour le Parti québécois dans la circonscription de Borduas, en Montérégie, pour les élections annoncées de septembre, selon les informations diffusées par La Presse samedi et relayées par les médias sociaux durant la fin de semaine.Le journaliste, qui a mis un terme à sa carrière à la société d\u2019État en juin dernier, avait pourtant assuré que les rumeurs d\u2019un saut en politique active n\u2019étaient «pas fondées».La circonscription de Borduas, depuis longtemps à forte tendance péquiste, est actuellement représentée par le député indépendant Pierre Curzi, qui avait quitté avec fracas le giron du Parti québécois en juin 2011.Par ailleurs, le président de la Eédération des médecins spécialistes du Québec (EMSQ), le D\"^ Gaétan Barrette, aurait pour sa part renoncé à se lancer en politique sous les couleurs de la Coalition avenir Québec (CAQ) pour le prochain scrutin.Les mauvais résultats de la CAQ dans les récents sondages auraient découragé le médecin, qui avait affirmé plus tôt cette année vouloir se lancer en politique active et que plusieurs voyaient déjà comme candidat pour la prochaine élection.Le Devoir V LE V CET^OKE DE (301F LE VERSANT Le plus important complexe de golf au Canada : 72 trous PROMOTION DE LA SEMAINE Golf et voiturette Toute la journée Mardi 3 juillet - Parcours des Braves 43$ Mercredi 4 juillet - Parcours des Moulins 37$ Tarif par personne Deux personnes par voiturette Taxes inciuses Réservations au 450-964-2551 aNTREDEGOLF LE VERSANT BILAN DU 1ER JUILLET Plaidoyer pour le logement locatif Le FRAPRU demande un plus grand investissement des gouvernements AMELIE DAOUST-BOISVERT Lendemain de l®\u2019\u2019 juillet, hier: quelque 86 familles se sont retrouvées à la rue cette année, selon le Eront d\u2019action populaire en réaménagement urbain (ERAPRU), qui dressait son désormais traditionnel bilan de la journée nationale du déménagement.La crise est moins aiguë que dans les années 2000, mais reste que 41 ménages de Gatineau cherchent toujours un toit, souligne Erançois Saillant, coordonnateur au ERAPRU.La situation est aussi critique à Rouyn-Noranda, où 32 ménages sont à la rue, contre 5 à Montréal.Pour le ERAPRU, les mesures d\u2019aide d\u2019urgence devraient être ressuscitées par lesYÜles.A pareille date en 2011, 55 ménages cherchaient toujours un appartement, contre 120 en 2010.Le ERAPRU a profité de cette occasion pour dénoncer également le «grave abandon» de la construction de logements locatifs par les promoteurs, au profit des copropriétés (condos).Si 2011 a été parlante à ce chapitre.avec 7161 logements locatifs construits, une diminution de 32% par rapport à 2007, 2012 sera pire, selon M.Saillant, qui a tenu une conférence de presse hier devant des condominiums en construction au coin des rues Sainte-Catherine et Par-thenais, à Montréal.De janvier à mai 2012, il y a eu 14 fois plus de mises en chantiers de copropriétés que de logements locatifs sur l\u2019île de Montréal, selon les données de la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement obtenues par le ERAPRU.«On ne blâme pas les constructeurs», dit Eran-çois Saillant, qui affirme que la construction de logements neufs est peu rentable, car les ménages qui peuvent dépenser 1000 dollars ou plus choisissent d\u2019accéder à la propriété plutôt que de louer un appartement neuf.Ce qui est impossible pour les familles à revenus modestes.«Il faut que les gouvernements provincial et fédéral financent le logement social.Au fédéral en ce moment, les sommes sont ridicules», dé-nonce-t-il.Le Devoir ERIC GAY ASSOCIATED PRESS Un puits de gaz de schiste près de Kennedy, au Texas.L\u2019exploitation de cette ressource naturelle fait l\u2019objet d\u2019une contestation mondiale croissante.Gaz de schiste : l\u2019AQLPA se joint à un groupe mondial d\u2019opposition MARIE-MICHELE SIOUI L?Association québécoise < de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) a trouvé à Rio de Janeiro des pays aux prises avec le développement accéléré des combustibles fossiles, et elle a choisi de se joindre à un mouvement mondial d\u2019opposition et de surveillance sur la fracturation et le gaz de schiste.Depuis le sommet de la Terre tenu au Brésil il y a 10 jours, l\u2019AQLPA est ainsi membre de ce groupe de contestation au même titre que des associations environnementales et citoyennes d\u2019une quinzaine de pays.Ces groupes dénoncent ce que le président de l\u2019AQLPA, André Bélisle, qualifie de paradoxe.«On sait que le réchauffement planétaire fait en sorte que les problèmes s\u2019accélèrent et s\u2019enveniment», soutient-il.«On sait aussi qu\u2019il faut abandonner les combustibles fossiles.Pourtant, ici, on a décidé d\u2019y aller à fond.Ça n\u2019a pas de bon sens!» Devant ce paradoxe, M.Bélisle estime que les entreprises ont choisi de pren- dre les gouvernements et la population de vitesse «au moment même où une réflexion est importante».L\u2019AQLPA prévoit échanger des informations avec les autres membres du groupe \u2014 qui n\u2019a pas de nom pour l\u2019instant \u2014, comparer la situation de divers pays et mobiliser l\u2019opinion publique mondiale afin qu\u2019elle appuie les énergies vertes et renouvelables plutôt que les «énergies sales et re- «Les entreprises du domaine des combustibles fossiles ne veulent pas changer » doutables», selon l\u2019expression de M.Bélisle.«Les entreprises du domaine des combustibles fossiles ne veulent pas changer: elles veulent continuer à exploiter les énergies sales malgré les problèmes que ça cause», affirme-t-il.« C\u2019est la même stratégie dans tous les pays: on prend tout le monde de vitesse et, avec la publicité, on essaie de nous convaincre que c\u2019est la huitième merveille du monde.» Le groupe organisera une journée mondiale d\u2019opposi- tion à la fracturation le 22 septembre prochain; des manifestations et d\u2019autres activités auront alors lieu dans divers pays.L\u2019AQLPA espère désormais pouvoir démontrer qu\u2019il y a des problèmes «partout où il y a de l\u2019exploitation», au dire de son président.«Ce n\u2019est pas nouveau», lance M.Bélisle, en ajoutant que, dans les années 1990, plusieurs rapports de l\u2019Agence de protection de l\u2019çnvi-ronnement aux États-Unis avaient indiqué que tous les puits de pétrole et de gaz fuyaient quand ils étaient en exploitation, fermés, en attente ou abandonnés.« Quand les entreprises disent qu\u2019elles ont le contrôle, ce n\u2019est pas vrai, lance-t-il.E/te ne peuvent même pas imaginer avoir le contrôle! Ces choses-là se passent à des profondeurs pour lesquelles on n\u2019a aucun moyen d\u2019inspecter.On sait aussi que le ciment dans ces puits-là se fragilise et qu\u2019il y a des fuites un peu partout.Même des experts de l\u2019industrie le disent.» La Presse canadienne Naître après terme serait un plus pour la réussite scolaire LINDSEY TANNER à Chicago Naître après terme pourrait avoir des conséquences positives sur le développement du cerveau, selqn une étude publiée hier aux États-Unis.Le terme est généralement fixé entre la 37® et la 41® de grossesse.Les bébés nés avant 37 semaines sont des prématurés.Le risque essentiel est la survenue de séquelles.L\u2019étude, publiée sur le site Internet de la revue Pediatrics, concerne 128 000 enfants d\u2019environ huit ans scolarisés en école publique à New York, dont un nombre important d\u2019élèves issus de familles défavorisées.Les enfants de l\u2019étude étaient tous nés à terme, et la majorité ont bien réussi leurs tests scolaires.Les différences étaient minimes, mais les chercheurs ont observé que les petits nés à 37 ou 38 semaines de grossesse avaient moins bien réussi que ceux qui avaient vu le jour une semaine ou deux plus tard.Selon les chercheurs et d\u2019autres experts, ces résultats laissent supposer qu\u2019une redéfinition de la prématurité devrait être envisagée.Ils suscitent en outre des interrogations sur les césariennes ou déclenchements de convenance.Les femmes devraient «au moins réfléchir attentivement avant de choisir d\u2019accoucher avant terme», a expliqué l\u2019un des auteurs de l\u2019étude, la D\u2019\u2019® Kimberly Noble, profes-seure adjointe de pédiatrie de l\u2019Université de Columbia.Ainsi, 2,3% des enfants nés à 37 semaines de grossesse présentaient des difficultés pour la lecture et 1,1% avaient des problèmes au moins modérés en mathématiques, contre 1,8 et 0,9% dans le cas des élèves nés à 41 semaines.Un enfant né à 37 semaines aura ainsi plus de mal à apprendre à lire qu\u2019un autre élève né à 41 semaines: le risque est 33% plus élevé.Même scénario avec les mathématiques, avec un risque accru de 19%.Associated Press 2075 Côte Terrebonne à Terrebonne \u2022 Réservations : 450 964-2251 \u2022 POUR ANNONCER DANS CE REGROUPEMENT, COMMUNiaUEZAyEÇ.,gr LES PETHES ANNONCES AU514 98S3322 OU PETITESMINONCES&LEDEyOTRCOM CONFÉRENCE LES ENJEUX DE LA CRISE MONDIALE : Austérité, guerres, violence policière et mensonges Michel Collon - journaliste belge Michel Chossudovsky - professeur d\u2019économie Mercredi, 4 juillet, 19 h.Centre St-Pierre, 1212 rue Panet, Montréal, QC H2L 2Y7.Métro Beaudry Plus d\u2019information sur Mondialisation.ca.Entrée 10$ ou 15$ incluant un livre au choix.Places limitées.Réservation et entrevue : crgjulie@yahoo.ca, 514.656.5293 La radio haïtienne CPAM victime d\u2019nn incendie criminel Pas question de cesser la diffusion ou de tempérer les propos à la radio haïtienne de Montréal, CPAM 1610 AM, qu\u2019un incendie d\u2019origine criminel a ravagée hier matin.Le directeur général de CPAM, Jean-Ernest Pierre, est catégorique : le Canada est une «terre de liberté» et il ne faut «surtoutpas» laisser croire à quelqu\u2019un qu\u2019il obtiendra «ce qu\u2019il veut en contournant les lois».Il ajoute que toutes les émissions de- vraient être de retour en ondes aujourd\u2019hui, quand un studio temporaire aura été aménagé.Vers 4 h du matin, hier, les pompiers ont été appelés dans les locaux de CPAM boulevard Crémazie, près du boulevard Saint-Michel.Une vitrine était brisée et un enquêteur a rapidement déterminé qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un geste criminel.M.Pierre indique avoir reçu des menaces par téléphone à plusieurs reprises, notamment quand les régimes de l\u2019ancien président Jean-Claude Duvalier ou de factuel président, Michel Martelly, ont été critiqués en ondes.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE MARDI S JUILLET 2012 A 3 ACTUALITES GlaxoSmithKline paiera une amende record pour une fraude historique CHANTAL VALERY à Washington Le géant pTiarmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) va payer une amende record de trois milliards de dollars pour mettre fin à des poursuites des autorités américaines qui l\u2019accusaient d\u2019avoir fait la promotion illicite de médicaments et d\u2019avoir publié des déclarations trompeuses.GlaxoSmithKline était accusé d\u2019avoir fait la «promotion illégale de certains médicaments, de ne pas avoir dévoilé certaines données liées à la sûreté [des médicaments] et d\u2019avoir fait de fausses déclarations sur les prix», ont annoncé hier les ministères américains de la Justice et de la Santé, lors d\u2019une conférence de presse.«Il s\u2019agit du plus gros accord à l\u2019amiable concernant une fraude à la santé dans l\u2019histoire des Etats-Unis [.] et du plus gros versement par un groupe pharmaceutique», a déclaré James Cole, ministre adjoint de la Justice.« Cet accord de plusieurs milliards de dollars est sans précédent à la fois par sa taille et sa portée », a-t-il dit.«Cet accord historique est une étape majeure duns nos efforts d\u2019éradiquer les fraudes à la santé», a ajouté Bill Corr, ministre adjoint de la Santé.«Depuis longtemps, notre système de santé est la cible de tricheurs qui pensaient faire un profit facile au détriment de la sécurité publique», a-t-il ajouté.GSK a plaidé coupable pour avoir fait la promotion illicite de certains médicaments, publié des déclarations trompeuses sur les prix et l\u2019efficacité de médicaments et omis de rendre compte de documents dé-« Notre\tmontrant l\u2019inefficacité de médicaments.système de\tLa fraude concerne en ,\t.\tparticulier le Paxil, que GSK santé est la\tavait faussement « vendu » cible de\tcomme un antidépresseur t U e ue\tpour enfants alors qu\u2019il tricheurs qui n\u2019avait jamais été approuvé comme tel par les autorités pensaient faire pharmaceutiques, l\u2019antidia-_ .\tbétique Avandia, commer- un profit facde\tcialisé sans alerter des ail dpfriinpnt\tnsQues de certains effets seau aemment\tcondaires, ou encore le de la sécurité»\tWellbutrin, prévu pour trai- ter de graves dépressions, mais dont GSK avait fait la promotion pour «être plus mince ou avoir plus de relations sexuelles», a expliqué Carmen Ortiz, procu-reure du Massachusetts.Par cet accord, le géant pharmaceutique a également admis avoir financé des opérations de promotion.Il incitait les médecins à prescrire ces médicaments, à coups de «vacances à Hawaii, de chasses au faisan en Europe ou de concerts», a-felle ajouté.«Cet accord est le résultat de négociations qui ont mené à un accord de principe en novembre 2011.GSK fera des paiements qui totaliseront 3 milliards de dollars et qui sont couverts par les provisions existantes et seront financés par des réserves de liquidités existantes», a commenté le géant pharmaceutique, dans un communiqué.L\u2019accord est conclu non seulement avec le gouverjiement fédéral, mais aussi avec plusieurs Etats américains et le District de Columbia (nom officiel de la capitale Washington).L\u2019accord porte aussi sur une enquête du ministère de la Justice sur des déclarations de prix frauduleuses liées au programme américain fédéral d\u2019assurance maladie pour certaines populations âgées ou à faibles revenus (Medicaid), ajoute GSK.Depuis mai 2009 et la création d\u2019une équipe de lutte contre la fraude à la santé, «le combat a été une priorité gouvernementale», a ajouté M.Cole, en précisant que l\u2019administration Obama a ainsi récolté 10,2 milliards de dollars au total en amendes et autres accords à l\u2019amiable et inculpé plus de 800 personnes pour escroqueries à la santé.Agence France-Presse F\" juillet: quelques hausses de taxes au Québec Quelques hausses de taxes sont entrées en vigueur le juillet pour plusieurs Québécois.Ainsi, le montant de la prime annuelle maximale payée par les personnes couvertes par le régime public d\u2019assurance médicaments augmente de 2,9%.Il sera dorénavant de 579$.La prime est payable à Revenu Québec au moment de remplir la déclaration de revenus.En pharmacie, la participation financière d\u2019une partie des personnes couvertes par le régime public est aussi modifiée.Ainsi, la franchise payée sur les premiers achats du mois passe de 16$ à 16,25$, soit une hausse de 1,6%.Par ailleurs, une hausse de la taxe sur l\u2019hébergement a été imposée à partir de dimanche dans trois régions touristiques, soit l\u2019Abitibi-Témiscamingue, le Centre-du-Québec et l\u2019Qutaouais.Elle passe de 2$ à 3$ par nuitée.Enfin, la taxe sur l\u2019essencp dans la région administrative de la Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine a été majorée de 0,01 $ le litre dimanche.Les sommes supplémentaires ainsi perçues seront versées au Eonds des réseaux de transport terrestre.Elles serviront au financement des services de transport collectif de la région.La Presse canadienne '\\0AGI ¦ JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Les employés de Rio Tinto avaient tenu une manifestation devant l\u2019Assemblée nationale en mai dernier, au terme d\u2019une marche de 225 kilomètres entre Alma et Québec.Entente de principe chez Rio Tinto Alcan d\u2019Alma Les 780 travailleurs étaient en lockout depuis six mois MARIE-MICHELE SIOUI Le Syndicat des Métallos a conclu une entente de principe, hier matin, avec la direction de l\u2019usine de Rio Tinto Alcan à Alma, au Lac-Saint-Jean, en lockout depuis exactement six mois.L\u2019entente sera soumise au vote des 780 travailleurs syndiqués de l\u2019usine lors d\u2019une assemblée qui doit avoir lieu au cours de la semaine.Le syndicat a indiqué que ses représentants ne feraient pas de commentaires d\u2019ici là.Le député de Lac-Saint-Jean à l\u2019Assemblée nationale, Alexandre Cloutier, du Parti québécois, a affiché un sourire prudent en apprenant la nouvelle.Il préfère attendre que l\u2019entente soit adoptée par les syndiqués avant de se réjouir.Lui qui s\u2019est impliqué dans le litige pour dénoncer l\u2019achat des surplus d\u2019électricité de Rio Tinto par le gouvernement du Québec indique tout de même que l\u2019ensemble des Québécois pourront peut-être se réjouir, car, dit-il, Hydro-Québec a dépensé 33 millions de dollars au premier trimestre pour l\u2019achat des surplus d\u2019électricité qui n\u2019ont pas été utilisés par Rio Tinto Alcan.Hydro-Québec est obligée d\u2019acheter cette électricité, car une entente entre les deux parties considère le lockout comme un cas de force majeure.Cela permet à Rio Tinto Alcan de vendre son énergie plutôt que de l\u2019utiliser pour produire de l\u2019aluminium.De son côté, le maire d\u2019Alma, Marc Asselin, af firme que l\u2019ensemble du Saguenay - Lac-Saint-Jean «croise les doigts» afin que l\u2019entente soit acceptée, car le conflit a eu un impact important sur l\u2019économie de la région, en particulier sur les petites et moyennes entreprises (PME) qui fournissent des services et effectuent de la sous-traitance.«La forêt et l\u2019aluminium sont la base de notre économie, et ils sont suivis de près par les PME, observe le maire Asselin.// y a un vent d\u2019optimisme qui souffle sur la région après ces six mois d\u2019attente.On a beaucoup travaillé dans les coulisses pour que les gens s\u2019assoient à la table et qu\u2019ils négocient » Après avoir été rompues pendant des mois, les négociations ont finalement repris à la fin mai, en présence d\u2019un conciliateur du ministère québécois du Travail.La direction s\u2019est dite satisfaite de l\u2019entente, hier.Le chef des opérations, Etienne Jacques, a affirmé que les deux parties avaient fait preuve d\u2019ouverture, permettant ainsi d\u2019en arriver à cet acçord.A l\u2019heure actuelle, les cadres exploitent l\u2019usine d\u2019Alma au tiers de sa capacité.La porte-parole de la direction de cette installation, Claudine Gagnon, indique que la priorité sera de faire redémarrer l\u2019usine si l\u2019entente est entérinée cette semaine.«Les dirigeants syndicaux la présenteront aux employés, et on espère qu\u2019elle sera acceptée à l\u2019assemblée générale dans les prochains jours», a-felle dit.Achoppement sur la sous-traitance Les travailleurs ont été mis en lockout le 30 décembre dernier.Le conflit porte notamment sur le recours accru à la sous-traitance.L\u2019entreprise a indiqué souhaiter remplacer ses travailleurs partant à la retraite par des sous-traitants dont les salaires seraient inférieurs.Dans le litige, les syndiqués ont également dénoncé l\u2019exploitation des barrages de Rio Tinto Alcan, qui continue à vendre sa production d\u2019électricité à Hydro-Québec.En avril dernier, Radio-Canada révélait que, selon un rapport du ministère du Travail, Rio Tinto Alcan avait eu recours aux services d\u2019un sous-traitant pour le transport du courrier.De plus, la multinationale aurait employé une salariée pour nettoyer des filtres et effectuer des prélèvements d\u2019air, des tâches qui auraient été dévolues alors à un travailleur en lockout.Les travailleurs en lockout de Rio Tinto Alcan ont participé à de nombreuses manifestations depuis le début du conflit.Ils ont notamment marché d\u2019Alma à Québec et organisé des manifestations pendant lesquelles de nombreuses organisations syndicales les ont rejoints, parfois d\u2019aussi loin que de l\u2019Australie, de la Nouvelle-Zélande et de l\u2019Afrique du Sud.Lors de l\u2019annonce de l\u2019entente, hier matin, Rio Tinto a indiqué que celle-ci était survenue «quelques heures plus tôt».La Presse canadienne ENVIRONNEMENT Les nouvelles mines de lithium peu réglementées DEAN BEEBY à Ottawa La réglementation environnementale au Canada tire de l\u2019arrière devant la ruée mondiale vers le lithium, un métal rare servant à la fabrication de piles rechargeables nécessaires à alimenter des millions de tablettes électroniques, de téléphones intelligents et d\u2019ordinateurs portatifs.C\u2019est ce que révèle un rapport indépendant commandé par Environnement Canada à la firme Cheminfo Services Inc., au coût de 17600$, et dont La Presse canadienne a obtenu copie en vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information.La récente poussée de l\u2019exploration du lithium suscitée par l\u2019explosion des appareils électroniques et les possibilités limitées de ravitaillement dans le monde ont entraîné l\u2019émergence de compagnies exploitant des sites canadiens.Toutefois, le Canada ne jouit pas d\u2019une longue expérience en matière d\u2019extraction du lithium, et les règles environnementales existantes ne sont pas adaptées à cette industrie en expansion.Le règlement sur les effluents des mines de métaux ne régit pas spécifiquement chacune des substances qui peuvent se retrouver dans la nature à partir de l\u2019exploitation minière ou du traitement du lithium et de métaux du groupe des terres rares, souligne le rapport déposé en mars dernier.Ce rapport indique que les règles actuelles ne sont pas précisément conçues pour gérer l\u2019aspect écologique de ces procédés miniers.Le Canada ne compte qu\u2019une seule mine de lithium en activité, la mine souterraine de Tanco Mine, à Bernic Lake, au Manitoba, qui produit du minerai de lithium connu sous le nom de spo-dumène (ou triphane).Mais la demande criante mondiale pour le lithium utilisé dans la fabrica-hon de piles lithium-ion servant à faire fonchon-ner les petits appareils électroniques et certains véhicules a attiré davantage de prospecteurs dans ce secteur.Val-d\u2019Or Au Québec, l\u2019entreprise Canada Lithium Corp.s\u2019affaire à relancer une ancienne mine de lithium située à 60 kilomètres au nord de Val-d\u2019Qr.La production devrait débuter plus tard cette année, avec un site d\u2019affinage sur place de minerai de spodumène en carbonate de lithium au début de l\u2019année 2013.Le gouvernement du Québec a délivré en juin un permis pour l\u2019exploitation d\u2019une mine à ciel ouvert d\u2019une valeur de 207 millions de dollars, même si les études d\u2019impacts environnementaux sont toujours en cours.Trois autres compagnies projettent d\u2019extraire du lithium en uhlisant la méthode de fracturahon par l\u2019eau salée dans une région de l\u2019Alberta située à environ 200 kilomètres à l\u2019ouest d\u2019Edmonton.L\u2019été dernier.Environnement Canada avait commandé une mise à jour des zones de lithium et des terres rares en prévision de l\u2019intérêt croissant pour ces minerais, de manière à assurer une réglementahon adéquate dans ce secteur.Un porte-parole d\u2019Environnement Canada, Mark Johnson, a fait savoir par courriel que le ministère n\u2019avait pas l\u2019intention de revoir le règlement sur les effluents des mines, tout en faisant remarquer que le rapport de Cheminfo fait référence à l\u2019extraction par la fracturation à l\u2019eau salée, un procédé qui n\u2019est pas prahqué au Canada.«L\u2019extraction minière en roche dure du lithium, qui est le procédé le plus usuel, est similaire aux autres méthodes régies par le règlement sur les effluents des mines de métaux.» Le Canada disposerait de réserves d\u2019environ 360000 tonnes de lithium, alors que la Bolivie dispose de 5,4 millions de tonnes, le Chili de 3 millions et la Chine de 1,1 million.La Presse canadienne Barclays: le scandale a raison du président Marcus Agius démissionne pour une affaire de manipulations de taux interbancaires Le président de Barclays, Marcus Agius, a démissionné hier pour tenter d\u2019apaiser le scandale sur des manipulations de taux interbancaires par la banque britannique, dont la réputation a selon lui subi un «coup dévastateur».Le premier ministre conservateur, David Cameron, a de son côté annoncé le lancement d\u2019une commission d\u2019enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur cette affaire.Barclays va lancer un audit indépendant sur ses pratiques, qui doit conduire à un rapport public et à la publication d\u2019un nouveau code de conduite pour ses employés.«Les événements de la semaine dernière ont mis en évidence des comportements inacceptables au sein de la banque et ont porté un coup dévastateur à la réputation de Barclays», a estimé M.Agius, qui partira dès qu\u2019un successeur lui sera trouvé, après presque six ans de présidence.Il a également démissionné de son poste de président de l\u2019influente Association des banquiers britanniques.Barclays avait annoncé mercredi dernier qu\u2019elle allait payer au total l\u2019équivalent de 290 millions de livres \u2014 soit environ 360 millions d\u2019euros \u2014 pour mettre fin à des enquêtes des régulateurs britannique et américain sur des tentatives de manipulation du taux interbancaire Libor.Ces taux définissent le prix auquel les banques se prêtent de l\u2019argent, mais aussi indirectement ceux des crédits aux ménages et aux entreprises.L\u2019affaire a fait grand bruit au Royaume-Uni et le directeur général de Barclays, Bob Diamond, est convoqué mercredi devant des parlementaires britanniques pour s\u2019expliquer.«Je suis déçu parce que nombre de ces comportements ont eu lieu sous ma direction.C\u2019est ma responsabilité de m\u2019assurer que cela ne se reproduise /las», a déclaré M.Diamond dans un > ^ courrier hier aux salariés.Le dirigeant américain, très impopulaire car devenu le symbole des excès de la finance en Grande-Bretagne, reste toujours sous pression après la démission de M.Agius.Le leader de l\u2019opposition travailliste, Ed Miliband, a ainsi renouvelé ses appels au départ de M.Diamond.Le vice-premier ministre Nick Clegg s\u2019est pour sa part demandé «quand les autres dirigeants de Barclays prendront leurs responsabilités pour ce qui s\u2019est passé sous leur supervision ».Le gouvernement britannique a déjà annoncé samedi que le fonctionnement du Libor allait être passé au crible par une instance indépendante.David Cameron est allé plus loin hier en Û\\À Marcus Agius annonçant la mise sur pied d\u2019une commission d\u2019enquête parlementaire.Elle «aura accès à tous les documents, responsables et ministres, y compris les ministres et conseillers spéciaux du gouvernement [travailliste] précédent, et recevra du gouvernement toutes les ressources dont il a besoin pour remplir sa mission », a-t-il promis.L\u2019office britannique de lutte contre la délinquance financière (SEQ) a pour sa f' part indiqué envisager des poursuites pénales, sur lesquelles il doit se déci-¦\t'' der d\u2019ici un mois.Le scandale ne devrait pas en rester là et pourrait bien s\u2019étendre à d\u2019autres banques, alors que des enquêtes ont été ouvertes sur plusieurs continents pour des tentatives de manipulation du taux britannique Libor ainsi que de l\u2019européen Euribor.La Royal Bank of Scotland, qui est notamment visée par ces investigations, a ainsi licencié quatre de ses traders à la fin 2011 pour leur implication présumée dans des manipulations.Le titre Barclays a terminé la séance d\u2019hier en hausse de plus de 3%, après avoir perdu plus de 15% depuis jeudi dernier.Agence France-Presse A 4 LE DEVOIR LE MARDI JUILLET 2012 ACTUALITES Des restes humains retrouvés à Montréal Ils pourraient être liés à l\u2019affaire Magnotta La police aurait découvert des restes humains dans le parc Angrignon, dans le sud-ouest de Montréal, dimanche.Au dire du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), des policiers ainsi que des enquêteurs des crimes majeurs étaient sur les lieux pour enquêter sur cette découverte.La porte-parole du SPVM, Anie Lemieux, a précisé que les restes avaient été retrouvés grâce à une information liée à l\u2019affaire Luka Rocco Magnotta reçue dans la journée de dimanche.Radio-Canada a précisé que l\u2019information en question n\u2019avait pas été transmise par une personne se trouvant à l\u2019intérieur du parc.Les policiers ne veulent toutefois pas confirmer l\u2019identité de cet informateur.Toujours selon le diffuseur public, les restes découverts s\u2019apparenteraient à des restes humains.L\u2019agente Lemieux a souligné cependant que rien ne permettait encore de confirmer que les restes découverts sont bel et bien d\u2019origine humaine.Selon elle, des analyses seront nécessaires pour déterminer l\u2019espèce à laquelle appartiennent ces restes, et si ceux-ci sont effectivement liés à l\u2019affaire de M.Magnotta, accusé d\u2019avoir tué et démembré un étudiant chinois.Un délai de quelques jours, voire d\u2019une semaine sera nécessaire pour obtenir toutes les informations nécessaires, a ajouté M\u201c® Lemieux.Si aucun lien n\u2019a encore été officiellement effectué entre ces restes et l\u2019affaire Magnotta, la tête de sa présumée victime, Jun Lin, est toujours manquante.Sa famille aurait été avertie de cette récente découverte.La Presse eanadienne FETE DU CANADA La colline parlementaire en blanc et rouge Ottawa \u2014 Les activités entourant la f 45® fête du Canada ont attiré des milliers de personnes sur la colline parlementaire à Ottawa lors des célébrations du f®® juillet, dimanche.Des policiers du Carrousel de la GRC ont escorté le gouverneur général, David Johnston, et son épouse, qui se trouvaient dans un carrosse tiré par des chevaux, jusqu\u2019à la colline parlementaire, où le blanc et le rouge étaient à l\u2019honneur.M.Johnston a procédé à l\u2019inspection de la garde d\u2019honneur avant d\u2019être salué par 21 salves d\u2019honneur.Des avions de chasse CF-f 8 ont ensuite survolé l\u2019édifice du Parlement pour donner le coup d\u2019envoi aux festivités.Le gouverneur général et le premier ministre Stephen Harper ont affirmé à la foule que les Canadiens avaient de nombreuses raisons d\u2019être fiers et reconnaissants.«Soyons fiers de notre économie solide et floris- sante.Soyons fiers de notre société bienveillante et pleine de compassion [.] Soyons fiers et préparons-nous à applaudir ceux et celles qui prendront bientôt part aux Jeux olympiques et pa-ralympiques de Londres, nos jeunes athlètes canadiens», a lancé M.Harper.Ils ont également souligné le rôle joué par le Canada dans la guerre de 4842, dont on souligne le 200® anniversaire cette année, et qui est l\u2019un des thèmes centraux des célébrations.Le premier ministre a parlé d\u2019un événement ayant permis de donner naissance au Canada grâce à l\u2019union de citoyens de toutes origines, qui se sont rassemblés et se sont battus pour leur pays.«En combattant ensemble en 1812, nos ancêtres ont jeté les bases d\u2019un sentiment commun de nationalité canadienne fondé sur la diversité, a plaidé le premier ministre.Ils ont jeté les bases de la vision de liberté, de démocratie et de justice qui est notre héritage, le Canada, le meilleur pays au monde.» Le gouverneur général a rendu hommage aux Canadiens.Ces derniers, a-t-il fait valoir, sont des travailleurs acharnés qui se démènent pour le bien de leur la-mille, de leur communauté et de leur pays.«Ayant voyagé à travers le pays et visité des milliers de Canadiens et leurs communautés, je sais à quel point vous travaillez fort», a-t-ü affirmé.En l\u2019honneur du J,ubilé de diamant de la reine Elisabeth H, le God Save the Queen, l\u2019hymne royal, a été joué lors du grand spectacle devant le Parlement.La fête du Canada a été soulignée dans tout le pays.Des activités ont eu lieu un peu partout au Québec, dont à Montréal et à Québec.La Presse eanadienne MacKay et Fantino en Afghanistan Kaboul \u2014 Les soldats canadiens qui sont en mission en Afghanistan ont célébré dimanche la fête du Canada en compagnie de dignitaires canadiens.Le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, le ministre associé de la Défense nationale, Julian Fantino, et le major-général Jonathan Vance, directeur de l\u2019État-major interarmées stratégique, se sont rendus en Afghanistan.Ils ont profité de l\u2019occasion pour souligner le dévouement des militaires.La mission de combat du Canada a pris fin en juillet 204f.Depuis, les militaires participent à une mission de formation pacifique centrée à Kaboul jusqu\u2019en 2044.À l\u2019extérieur comme à la maison SdesproQ^'^f avec le J Goeffwy, André-Anne et Camil, Éco-quarSer, Rosemont-La-peOte-Patrie, Soder i f marche Cette publication est rendue possible grâce à un partenariat avec Recyclemédias * Estimé selon étude de caractérisation La Table pour récupération ^cycv^ hors foyer Membre de bacst Venez nous voir: www.tablehorsfoyenca LE DEVOIR LE MARDI JUILLET 2012 A 5 ACTUALITES #À SUIVRE: HUSSEIN JAM AU Tweeter pour ne pas perdre le droit de le faire Influents, mais discrets.Le réseau de microclavardage Twitter a fait naître au Québec des centaines de nouveaux leaders d\u2019opinion dont les commentaires et avis sont désormais suivis, relayés, débattus, critiqués, en 140 caractères, par leurs centaines, voire leurs milliers d\u2019abonnés.Parfois divertissantes, parfois justes et informatives, parfois sources de polémique, ces têtes pensantes prennent de plus en plus part au débat public en installant leur influence dans ces nouveaux lieux de pouvoir.Mais qui sont-elles vraiment?Avec sa série #À_ suivre publiée chaque semaine.Le Devoir vous propose de partir cet été à la rencontre de dix de ces influenceurs.FABIEN DEGUISE Les raccourcis sont parfois amusants et font rire, depuis quelques semaines, Hos-sein Jamali, qui, sur le réseau Twitter, est exposé par mo-rnents à une drôle de question : «Etes-vous le frère d\u2019Amir Kha-dir, coporte-parole du parti de gauche Québec solidaire ?» «Ma femme, qui me connaît bien, trouve ça très drôle, lance l\u2019homme dans la quarantaine assis devant une salade César et un verre d\u2019eau sur une terrasse bordant la rue Sherbrooke loin dans l\u2019est de la ville.Je ne le connais pas, je ne l\u2019ai jamais rencontré, je ne partage pas toujours son point de vue, mais c\u2019est vrai qu\u2019il peut y avoir quelques coïncidences trompeuses.» Des points de similitude, en gros : tout comme Amir Khadir, M.Jamali, une tête pensante en ascension sur le réseau Twitter, est d\u2019origine iranienne, il est aussi médecin, hémato-oncologue pour être précis, et peine lui aussi à garder la langue dans sa poche, surtout quand il est question de corruption, d\u2019injustice, de dérives et parfois de soccer.Ce que semblent d\u2019ailleurs apprécier les centaines d\u2019abonnés qu\u2019il a attirés vers lui sur Twitter depuis quatre mois à peine.Mais là s\u2019arrêtent les rapprochements entre les deux hommes.Longtemps abonné silencieux de ce service de microclavardage, le médecin dit avoir été forcé de prendre la parole par le conflit social qui a battu le rythme avec ses casseroles d\u2019un printemps que l\u2019on a dit érable.«Ç\u2019a été le point de départ, dit-il.Le premier tweet que fai produit portait, je crois, sur la rhétorique de Jean Charest dans laquelle je disais retrouver des dérives démagogiques qui n\u2019étaient pas Hossein Jamali sur Twitter Adresse : ©hossjam Il se présente comme: «Médecin résident en hématooncologie, irano-canadien.Si l\u2019on commence à avoir peur de dire ce que l\u2019on pense, il faudra préparer les funérailles de la démocratie.» Nombre d\u2019abonnés: 482 Nombre d\u2019abonnements: 773 Nombre de tweets produits : 3877 (en quatre mois) sans me rappeler l\u2019époque où je vivais en Iran.» Soit 140 caractères ciselés et percutants qui, bien sûr, dans ce monde qui carbure au bruit, aux cris d\u2019indignation et à la controverse ne sont pas passés inaperçus.Maladif, mais contrôlé Comparer l\u2019Iran, sa révolution et son régime répressif qui a fait fuir Hossein Jamali en 1999 vers la France, puis vers le Québec en 2008, au régime libéral démocratique de Jean Charest, la chose était bien sûr audacieuse.«J\u2019exagère un peu, c\u2019est vrai», reconnaît-il en souriant.Elle a aussi fait entrer avec force le médecin dans le débat public auquel il prend désormais part de manière un peu maladive, mais contrôlée, avoue-t-il.«La première chose que je fais le matin en me levant, c\u2019est de regarder mon fil Twitter.Comme je tweete en passant par mon téléphone intelligent, ça peut devenir effectivement un peu intrusif dans ma vie.Ma femme me fait d\u2019ailleurs quelques commentaires.Je suis conscient qu\u2019il y a un risque, mais j\u2019essaye de le maîtriser».En effet, l\u2019homme, qui a connu la révolution iranienne, celle qui a posé, fin 70 et début 80, les bases d\u2019un environnement social et politique dans lequel Mahmoud Ahmadinejad semble se plaire comme un poisson dans l\u2019eau, a forcément la liberté d\u2019expression qui le démange et a aussi trouvé l\u2019outil redoutable pour soigner cette démangeaison.Avec une posologie simple: dix micromessages chaque jour, autant de retweets \u2014 le transfert des messages des autres à ses abonnés \u2014 et un nombre indéfini de conversations en format 2.0 avec des complices idéologiques tout comme avec ceux qui ne le sont pas.«Sur Twitter, uiL JACQUES NADEAU LE DEVOIR Hossein Jamali dit avoir été forcé de prendre la parole par le conflit social lors du printemps que l\u2019on a dit érable.on a tendance à se rapprocher des gens qui pensent comme nous.Moi, j\u2019aime aussi parler avec ceux qui ont d\u2019autres points de vue, dit-il.L\u2019ensemble est très interactif, c\u2019est très grisant.Quand on parle, les réactions sont immédiates.Les idées s\u2019échangent comme dans une partie de ping-pong.» Bon pour l\u2019ego Parler pour convaincre.Parler pour informer.Parler pour faire avancer les choses.Hossein Jamali dit aimer tout ça.«Sur Twitter, la diversité de l\u2019auditoire est très intéressante», mais elle donne aussi une fausse impression d\u2019influence.«Il y a quelque chose dans cet outil qui flatte notre ego, il faut l\u2019avouer.Bien sûr, je ne pense pas que mes commentaires ont une portée énorme.Mais faime le croire.» Pourtant, portée il y a parfois, et de manière imprévue, comme il a pu le constater en s\u2019exposant à des commentaires plutôt xénophobes quand il remet en question des dérives autoritaires du gouvernement ou se met à décrier les atteintes à la démocratie au Québec.«Je me sens à l\u2019aise de prendre part au débat public dans ma société d\u2019accueil, mais il y a sur le réseau des gens qui ne semblent pas être de cet avis, dit-il.Ces commentaires sont heureusement très, très rares et ne vont certainement pas me faire taire.» Parce que, dit-il, les entraves à la liberté d\u2019expression, «je sais où cela peut conduire».Consciencieux dans sa prise de parole \u2014 «je réfléchis toujours avant de tweeter, puisque je sais que je suis dans un espace public» \u2014, Hossein Jamali a, pendant plusieurs semaines, affiché ses couleurs dans la description de son compte en se présentant comme quelqu\u2019un d\u2019allergique «aux politiciens pourris».Une formule qu\u2019il a désormais atténuée en parlant plutôt de démocratie.«Je ne suis pas quelqu\u2019un qui se prend très au sérieux.Alors, j\u2019essaye toujours de mettre un brin d\u2019humour dans mes messages.Je ne veux pas avoir l\u2019air de celui qui fait la leçon», dit-il en reconnaissant toutefois que la rapidité des échanges et des réactions qui se jouent en ces lieux peut parfois induire quelques dérapages.«Ça m\u2019est arrivé de déraper», dit-il, par exemple quand il a comparé certains politiciens à Chipeur, le renard fourbe et voleur de Dora l\u2019exploratrice \u2014 série culte pour enfants \u2014, ou encore en présentant simplement une image de laxatif pour commenter des déclarations du maire Labeaume.Quand on lui rappelle ces faits d\u2019armes, l\u2019homme rit avec l\u2019espièglerie d\u2019un garnement qui vient de sonner à une porte avant de partir en courant.Et il dit: « Twitter, c\u2019est un peu comme un médicament.Il y a des effets positijs et des effets secondaires.Mais ce n\u2019est pas une raison pour ne pas s\u2019en servir».Le Devoir Dernière journée pour fêter le méga solde de Porter.La longue fin de semaine est finie.Il vous reste quand même toute la 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d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.Les tarifs sont fonction de la disponibilité.Certaines conditions (incluant des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage, et les frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent changer sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Renseignez-vous auprès de Porter ou de votre agent de voyages.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR LE MARDI JUILLET 2012 EDITORIAL CRISE DE L\u2019EURO Le sursis Au cours des deux dernières années, la crise de l\u2019euro a été le sujet d\u2019une vingtaine de sommets.Tous ont été dominés, il n\u2019y a pas d\u2019autre terme, par l\u2019inclination d\u2019Angela Merkel pour l\u2019austérité la plus absolue qui soit.Jusqu\u2019à tout récemment, elle avait bénéficié de la complicité de Nicolas Sarkozy.Un bomme vient de chambouler \u2014 enfin ! \u2014 les rapports de force imposés aux pays du sud par ceux du nord.Son identité ?Mario Monti, président du Conseil italien.L Serge Truffaut e moins que l\u2019on puisse dire, c\u2019est que Monti a la maîtrise du revers, dans le sens le plus sportif du terme.Prenons le énième sommet de la dernière chance qui s\u2019est déroulé ces jours-ci à Bruxelles.Tout un chacun s\u2019attendait à ce que le plan de croissance proposé par François Hollande soit au centre des délibérations.D\u2019entrée de jeu, c\u2019est le cas de le dire, Monti a signifié qu\u2019il n\u2019était absolument pas question d\u2019avaliser ce plan tant et aussi longtemps que l\u2019on n\u2019aurait pas réglé au préalable un dossier plus urgent.Soit l\u2019ascension à un niveau devenu insoutenable des taux d\u2019intérêt (6,19%) afférents aux bons du Trésor.Dans sa démarche, Monti a eu un soutien aussi attendu que naturel : le premier ministre espagnol, Mariano Rajoy.Ce dernier a défendu la requête de son homologue avec d\u2019autant plus de ferveur que l\u2019Espagne n\u2019est pas confrontée au casse-tête de la ^\tdette d\u2019Etat comme l\u2019est la Grèce, mais bien à X\tV l\u2019écueil de la dette privée découlant de l\u2019éclate- %\u2014ment de la bulle immobilière.En clair, ce sont V -\u2022 * davantage les banques espagnoles qui ont be-*\t~\tsoin d\u2019oxygène que l\u2019État.Toujours est-il que Merkel a fini par céder.Elle qui, pendant deux ans, s\u2019est opposée à toute forme d\u2019assouplissement à court terme pour mieux canaliser les politiques sur le long terme, sur la fédéralisation fiscale et budgétaire, a fini par se ranger au principe de réalité.Il était grandement temps.Mais encore?L\u2019actuel Éonds de stabilité financière et futur Mécanisme européen de stabilité sera autorisé ces jours-ci à recapitaliser directement les banques à la santé vacillante.Quoi d\u2019autre ?Les fonds de secours pourront acheter des obligations italiennes.Ce faisant, on va permettre à l\u2019Italie de se financer sans qu\u2019elle lance des S.O.S.en direction du EMI et de l\u2019Union européenne.En contrepartie, et il faut s\u2019en féliciter, Angela Merkel a obtenu la mise en place d\u2019un mécanisme de supervision centralisé des banques dont l\u2019absence symbolise à elle seule combien la création de la monnaie unique a été bancale.Dans une analyse publiée hier dans Project Syndicate sur ce sujet, Daniel Gros, directeur du Centre for European Policy Studies, rappelle et souligne que la BCE a été dans l\u2019obligation de prêter des masses de capitaux sans avoir les moyens de poser un diagnostic sur la santé des banques parce qu\u2019il avait é(é décidé que leur surveillance devait rester du domaine des États.Or les administrations nationales, de préciser Gros avec raison, ont toujours tendance à minimiser l\u2019étendue des problèmes.A cet égard, l\u2019exemple espagnol est éloquent tant il résume à lui seul l\u2019incongruité qui a distingué, sous bien des aspects, la naissance de l\u2019euro.En contrepartie (bis), ils ont adoubé le plan de croissance avancé par Hollande.Mais, encore là, la réticence de Merkel pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à l\u2019implication de l\u2019État dans l\u2019activité économique sans que l\u2019on ait la certitude que la discipline budgétaire est sur la bonne voie a eu pour conséquence une réduction de la portée du plan Hollande.En effet, celui-ci sera doté d\u2019une somme avoisinant les 200 milliards de dollars.Pour bien des économistes, ce montant est largement insuffisant.En fait, au vu des défis qui se posent aux membres de la zone euro mais aussi de l\u2019Union européenne, ce montant ne permettra pas une sortie ordonnée et heureuse, si l\u2019on peut dire, d\u2019une crise qui perdure, il faut le rappeler avec insistance, depuis 2008.Hier, les statistiques communiquées ont confirmé que le taux de chômage n\u2019avait jamais été aussi élevé que depuis l\u2019introduction de la monnaie unique en 1999.Pire, on s\u2019attend à ce que ce phénomène perdure pendant longtemps.Peut-être bien que i\u2019euro est en sursis.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO A£>n-o7.o3 LETTRES Lettre ouverte à Yves Bolduc Votre gouvernement a annoncé le 29 juin que nos impôts seraient utilisés pour relancer la mine Jeffrey.En tant que ministre de la Santé, vous savez qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une décision absolument répréhensible dans une perspective sanitaire et sociale.Le milieu de la santé à l\u2019échelle internationale condamne l\u2019exploitation et l\u2019utilisation de l\u2019amiante.Les arguments selon lesquels une certaine utilisation peut être sécuritaire ne tiennent pas la route dès qu\u2019on les met en contexte.Nous allons exporter la maladie et la mort dans des pays émergents, voilà plutôt la vérité.L\u2019argument selon lequel cette décision est bénéfique pour la région ne tient pas la route non plus.Les gens de la région méritent bien nos 58 millions.Mais cet argent doit servir à développer une ou des industries qui leur permettront de gagner leur vie dans la dignité et d\u2019éduquer leurs enfants dans un monde qui ne troque pas la mqrt des autres pom des emplois chez soi.A titre de ministre de la Santé, vous ne pouvez vous taire et vous cacher derrière le premier ministre qui semble avoir perdu tout sens de la raison.Je vous demande de prendre la parole, au nom de la santé et des droits de la personne.La santé est un droit fondamental.Vous devez faire en sorte que cette décision délétère soit revue et que les millions prévus soient alloués en appui au développement de la région dans une industrie autre que celle de la mort.Maria De Koninck, sociologue de la santé Québec, 1\" juillet 2012 Pas de quoi être fier Je n\u2019en revenais pas, ce f juilleL de voir tous ces gens à Ottawa arborant fièrement la feuille d\u2019érable et les couleurs rouge et blanche.Je me demandais de quoi ils étaient fiers : du Canada historique ou de celui de Stephen Harper?Est-ce qu\u2019on peut applaudir un pays en pleine déchéance, quand on a un gouvernement qui encourage la torture, la pollution, qui remplace la science par l\u2019idéologie aveugle, qui transforme la justice en vengeance répressive?Un gouvernement qui détruit, brique par brique, autant notre belle réputation internationale que nos institutions démocratiques au pays.Au nom de quoi?De l\u2019économie?Peut-être plus pour satisfaire leurs amis riches et puissants qui préfèrent s\u2019enrichir davantage en exploitant la populace plutôt que de partager avec les plus pauvres.Un sac de papier troué sur la tête serait bien plus de mise qu\u2019un chapeau à feuille d\u2019érable pour exprimer mon sentiment envers ce pays.Un pays dont la Chine et la Russie diront bientôt: «Mais avez-vous vu comment est géré ce Canada ?Il n\u2019y a vraiment pas de quoi être impressionné.» Jeannot Vachon Québec, 2 juillet 2012 Démantèlement Lorsqu\u2019une compagnie ferme, que des employés sont mis à pied, qu\u2019on démantèle l\u2019usine, un élan de solidarité traverse la communauté.Il faut se serrer les coudes, trouver des solutions, transformer l\u2019usine, aider les gens à retrouver un emploi.On n\u2019abandonne pas sa communauté! Comment se fait-il que le gouvernement Harper contrôle l\u2019information, bâillonne ses scientifiques, déboulonne des lois, démolisse les acquis sociaux, métamorphose l\u2019identité canadienne?Il transforme le Canada en profondem, met à pied des milliers de personnes travaillant au bien-être de tous les Canadiens et.rien.Pas de blocus, pas de front commun, on le laisse démanteler le Canada, à croire que c\u2019est ce qu\u2019on souhaite ! Dans les années 80, alors qu\u2019on voyageait en Emope, on a rencontré des Américains qui avaient cousu un drapeau canadien sur leur sac à dos.Quel drapeau les jeunes Canadiens portent-ils aujomd\u2019hui?Bonne fête du Canada, vraiment?Esther Lévesque et Yannick Legault Le 1\" juillet 2012 LIBRE OPINION Et si l\u2019on passait par le pont Champlain.JONATHAN GODIN îles de la Madeleine ai grandi et vécu dans le Vieux-Saint- Jtf\tLaurent jusqu\u2019à 30 ans.J\u2019en ai 34 aujourd\u2019hui.Chaque vendredi, j\u2019allais voir les matchs des Patriotes de Saint-Laurent, l\u2019équipe collégiale de hockey du Cé-gep Saint-Laurent.Je jouais au hockey-lottine dans les rues Ouimet, Saint-Germain et nliatrault, rêvant de devenir Patriotes et peut-être même Canadien.J\u2019ai mangé je ne sais combien de cornets au parc Beaudet.Quand je prenais mon vélo, je partais à la découverte de ma ville en prenant la rue du Collège jusqu\u2019à la rue Gohier.Je tourpais à droite et poursuivait ma route jusqu\u2019à De l\u2019Église.Je tournais maintenant à gauche jusqu\u2019à Alexis-Nihon pour me diriger vers le parc Marcel-Laurin.Pourquoi?Parce qu\u2019à partir de là, derrière le parc, ma ville finissait et c\u2019était les derniers champs de Saint-Laurent qui cultivait du blé d\u2019Inde à vache et ensuite le bois, le Bois-de-Liesse jusqu\u2019à la rivière, la rivière des Prairies.J\u2019aimais m\u2019y rendre pour aller profiter des chemins dans le bois, pour y faire des sauts à vélo, profiter de la fraîcheur qu\u2019amenait la rivière.Je revenais ensuite par la majestueuse Gouin, traversant la rue Jasmin et poursuivant ma route.Juste avant l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, je bifurquais dans la rue Cousineau par laquelle je retournais vers chez moi.Ce segment de rue particulier vous fait passer dans un ancien village linéaire, L\u2019Abord-à-Plouffe côté montréalais.Je passais ensuite sous le viaduc de la gare Val-Royal, traversant Henri-Bourassa et passait dans le Vieux-Bois-Pranc où la plupart des rues portent des noms de vieilles et réputées universités : Laval, De la Sorbonne, Cambridge, Qxford.Je prenais ensuite la rue Décarie direction sud, croisait Côte-Vertu, MacDonald, Decelles, Morin, De l\u2019Église et tournais à gauche dans Lafontaine à côté des cornets Leclerc.Une petite rue qui mène à Quimet et j\u2019étais rendu chez moi, tout près de l\u2019avenue Sainte-Croix.Belle randonnée.25 km environ pour des petites jambes de 12 ans.Plus je me promenais, plus ces noms de rues, ces odonjunes me parlaient.Plus je me demandais qui ils étaient.Pourquoi la rue Morin?Pourquoi Côte-Vertu sans «E»?Pourquoi Décarie ?Ces questions de « qui» ou « quoi» me rongeaient face à ces odonjunes.Je demandais alors aux gens qui ne savaient trop quoi me répondre ou, au mieux, me disaient que c\u2019était sûrement le gars qui habita le premier dans cette rue.Je trouvais ça simpliste, mais j\u2019ai constaté plus tard que c\u2019était parfois vrai.Comme pour la rue Piliatrault, par exemple.Cette rue, la première rue secondaire du village de Saint-Laurent fut ouverte sur la terre de Plavien Piliatrault, médecin et cousin éloigné contemporain d\u2019Elphège Piliatraulf curé de Saint-Jude qui hissa le premier fleurdelysé dans sa paroisse en 1902.Un fleurdelysé marqué du sacré Cœur, symbole d\u2019une victoire importante de Montcalm.Pour sa part, Ouimef de son prénom Joseph-Aldéric, est un grand propriétaire foncier de Saint-Laurent.Qriginaire de Sainte-Rose, il est aussi le petit-cousin du patriote André Quimet.Joseph-Aldéric, à sa façon, deviendra aussi un Patriote en défendant son collègue de la Chambre des communes, Louis Riel.Le boulevard Saint-Germain c\u2019est pour Jean-Baptiste Saint-Germain, curé de la paroisse Les Québécois doivent se lever pour protéger leur culture, leur histoire, leur patrimoine Saint-Laurent de 1829 à 1863.Alors que Louis-Joseph Papineau faisait la tournée des églises pour informer les gens des injustices qui pesaient sur eux, Saint-Germain se posa en travers de son chemin, refusant l\u2019accès à son église au chef du Parti patriote.Lorgnant un poste auprès de l\u2019élite du clergé, Saint-Germain s\u2019opposa aux 92 résolutions des Patriotes, ce qui lui valut le poste d\u2019aumônier militaire.Mais en contrepartie, malgré le fait qu\u2019il fut repoussé, Papineau prononça son discours à l\u2019extérieur de l\u2019église de Saint-Laurent, la foule étant trop nombreuse pour ne rien dire.Ce fut le discours le plus important de sa carrière.Qn pourrait continuer ainsi longtemps.Alors, continuons, pour l\u2019histoire.\u2014 Alexis Nihon, un représentant des multiples familles belges de Saint-Laurent de l\u2019époque (Vanden Abeele, Werbrouck, De Baene,.) et important acheteur et propriétaire foncier des terres cultivables de Saint-Laurent pour en faire des zones industrielles prospères.\u2014\tMarcel Laurin, maire de Saint-Laurent de 1959 à 1990, il consolide le développement industriel de la ville.\u2014\tGouin, premier ministre du Québec de 1905 à 1920.\u2014\tJasmin, grande famille colonisatrice lauren-tienne.Ces familles d\u2019origine, on les appelait et les appelle toujours les «Dos blancs», car, de la côte Notre-Dame-des-Neiges, où le frère André fera des miracles, dira-t-on, on voyait au loin les cultivateurs de Saint-Laurent labourer la terre, vêtus de peau de mouton sur le dos.\u2014\tCousineau, d\u2019autres Dos blancs importants.\u2014\tHenri Bourassa, petit-fils de Louis-Joseph Papineau, maire de Montebello et fondateur du journal Le Devoir.\u2014\tDécarie; Paul, Michel et Louis sont les premiers concessionnaires de terres à Saint-Éau-rent.Ils sont les fils de Jean Descarries à qui Maisonneuve octroya lesdites terres.\u2014\tMorin, Augustin-Norbert de son prénom.Il vécut de 1803 à 1865.Ce fut lui qui rédigea les quatre-vingt-douze résolutions des Patriotes.Doyen à la faculté de droit de l\u2019Université Laval, il fut aussi le fondateur du journal La Minerve.\u2014\tLafontaine, Louis-Hippolyte.Partisan des réformes de Papineau, il ne prend pas part aux rébellions, mais exige que le français soit reconnu comme langue officielle du Canada-Uni.Les anglophones de Montréal sont révoltés et brûlent le parlement de Montréal, alors capitale du Canada-Uni.Qttawa deviendra la nouvelle capitale.Prenons maintenant le vélo pour faire un petit détour par le pont Champlain, afin d\u2019en connaître davantage sur notre histoire.La toponjunie et l\u2019odonjunie sont des éléments qui ont toute leur importance dans les constructions identitaires individuelles, collectives et surtout nationales.La seule idée de vouloir changer le nom du pont Champlain, même pour Maurice Richard, est un autre exemple qui témoigne des désagréments d\u2019être gouvernés par une nation qui n\u2019est pas la nôtre.Il faut tout faire pour préserver le nom de ce pont qui commémore le fondateur de notre peuple.Transport Canada agit de façon grotesque et attaque directement nos sjunboles.C\u2019est grave et cela me choque.Les Québécois doivent se lever pour protéger leur culture, leur histoire, leur patrimoine.Je n\u2019ai rien contre Maurice, mais Maurice, ce n\u2019est pas Samuel. LE DEVOIR LE MARDI JUILLET 2012 A 7 IDEES ETUDE DU CONSEIL SUPERIEUR DE LA LANGUE FRANÇAISE La juste place de l\u2019anglais au Québec YVES-FRANÇOIS BLANCHET Député de la circonscription de Drummond et porte-parole de l\u2019opposition officielle en immigration, communautés culturelles et langue Ë nviron un demi-milliard de citoyens dans le monde vivent dans des Etats dont la langue commune est principalement l\u2019apglais.Les plus importants sgnt les Etats-Unis, l\u2019Angleterre, l\u2019Ecosse, l\u2019Irlande, l\u2019Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada.C\u2019est considérable, mais moins que la population des pays dont la langue commune est le mandarin, l\u2019hindi ou l\u2019arabe.Ce ne sont toutefois pas des langues internationales comme le sont l\u2019anglais et le français.L\u2019anglais est la « langue franche » à l\u2019échelle planétaire.Même si, par exemple, dans les milieux touristiques européens, l\u2019anglais n\u2019est pas aussi répandu qu\u2019on le prétend, ou si, dans un pays comme l\u2019Inde, dont c\u2019est une langue officielle, assez peu de gens le parlent, il est pertinent pour les Québécois de maîtriser l\u2019anglais, surtout dans l\u2019environnement américain.L\u2019anglais est essentiel pour ceux qui nous représenteront dans les secteurs du commerce, des télécommunications, du tourisme, de la finance, de la haute technologie, de la recherche et quelques autres, sans pour autant renoncer au français.11 est un complément utile pour les travailleurs des autres domaines pour qui, cepen-danÇ il n\u2019est pas essentiel.11 va de soi que la préférence personnelle ou l\u2019unilinguisme de l\u2019employeur ne justifient pas l\u2019imposition de l\u2019anglais.Les Québécois ont fait le choix en 1977 d\u2019articuler leur seule langue officielle autour d\u2019un certain nombre de règles qui visaient à faire du français, outre la langue officielle, la véritable langue commune, du travail et du commerce, de l\u2019affichage et de l\u2019enseignement.Dans cette foulée, chacun reconnaissait qu\u2019elle devait aussi être celle dans laquelle s\u2019intégreraient les immigrants.Un Québec décomplexé et confiant Une étude publiée la semaine dernière par le Conseil supérieur de la langue française (CSLE) jette un éclairage singulier sur 35 ans d\u2019application de la Charte de la langue française \u2014 application très discutable et minée par les juridictions dont s\u2019est emparé le Canada \u2014, mais surtout sur un Québec sans complexes et sans inquiétudes jusqu\u2019à l\u2019imprudence dans sa relation tant avec le français qu\u2019avec l\u2019anglais.De façon générale, l\u2019étude Importance et priorité du français pour la population québécoise laisse entendre que les Québécois, y compris ceux d\u2019expression anglaise, sont attachés au français dans leur vie sociale, culturelle et identitaire.En revanche, le français est perçu comme d\u2019importance égale ou moindre que l\u2019anglais en matière d\u2019économie, d\u2019emploi ou même de relations avec nos institutions et notre immigration.11 importe de prendre acte de cette tendance à laquelle on répugne à opposer la contrainte, sûrs que nous sommes que, dans un avenir prévisible au moins, le français ne disparaîtra pas.Dans une intervention récente, je mentionnais d\u2019ailleurs la crainte que le paradigme linguistique implanté par la loi 101 ne soit en voie d\u2019être inversé.D\u2019une situation où la maîtrise du français est essentielle et celle de l\u2019anglais utile au Québec, le constat opposé progresse : l\u2019anglais est de plus en plus imposé comme essentiel en > LITTLE BURGUNDV JACQUES NADEAU LE DEVOIR Selon une étude du Conseil supérieur de la langue française, les Québécois sont attachés à la langue française, mais jugent que l\u2019anglais est aussi important dans le monde du travail.matière d\u2019emploi à Montréal, et le français un complément utile.Un survol de l\u2019étude confirme que ce constat est plus lucide qu\u2019alarmiste, mais ne serait pas reçu tant avec inquiétude qu\u2019avec une certaine insouciance.Retour d\u2019un handicap L\u2019étude rendue publique par le CSLE se pose comme un constat localisé dans le temps, un instantané qui précède le débat.Pour lancer la discussion, à la veille d\u2019une élection où l\u2019identité, la langue, la culture et les valeurs seront encore des enjeux, je pose l\u2019hypothèse que l\u2019inversion de ce paradigme linguistique deviendra rapidement un handicap pour les francophones sur le marché du travail.J\u2019allais dire «redeviendra» parce que la Révolution tranquille, dont la Charte de la langue française est un jalon crucial, n\u2019a-t-elle pas eu pour objet, justement, de donner aux Canadiens français devenus Québécois un statut économique égal, au détriment de celui de porteur d\u2019eau ?Les scrupules des Québécois, historiquement reflétés par leurs élus, laissent entendre que tant que le français est un trait distinctif du Québec, les mesures plus coercitives au regard des services en anglais aux immigrants ou de l\u2019application de la loi 101 au niveau collégial peuvent heurter la bonne conscience.Enseigner dans la langue officielle avec la générosité que ce soit pratiquement gratuit, accueillir les immigrants dans la langue officielle, traiter avec les entreprises dans la langue officielle, ces comportements normaux dans tous les pays du monde sont vus comme des contraintes par beaucoup de ceux-là mêmes dont ces choix visent à perpétuer la lan^e, la culture et l\u2019identité.Toutefois, comme l\u2019a prouvé la loi 101 du docteur Camille Laurin, une tendance lourde n\u2019est pas irréversible.11 suffit d\u2019en avoir la volonté politique.Au terme de 35 ans d\u2019application incertaine de la Charte de la langue française, en parallèle d\u2019une évolution accélérée de la société québécoise dans un contexte de mondialisation encore plus culturelle qu\u2019économique, et soumise bien sûr aux attaques multiculturalistes d\u2019une constitution canadienne à laquelle nous avons toujours refusé d\u2019adhérer, il n\u2019y a rien de radical, d\u2019extrême ou d\u2019alarmiste à s\u2019engager à la mettre à jour.Des visions qui s\u2019affrontent 11 est peut-être non seulement urgent, mais aussi opportun de replacer à l\u2019agenda une réflexion sur les véritables perspectives à long terme du français au Québec et dans le monde.Au-delà de la fête, le Eorum mondial de la langue française qui a lieu en ce moment à Québec jusqu\u2019au 6 juillet doit servir ce projet.Lors de cette prochaine campagne électorale, deux visions s\u2019affronteront.Le Parti libéral devra justifier la permission accordée de recourir aux écoles passerelles.11 se fera rappeler son incohérence dans sa négation, puis son aveu timide et enfin sa soudaine attitude électoraliste en matière d\u2019affichage.11 devra expliquer la perpétuation d\u2019une approche linguistique déroutante dans l\u2019accueil des immigrants.11 sera questionné sur la tolérance dans la nomination de cadres unilingues anglophones dans nos propres sociétés d\u2019Etat.11 portera le poids du doute pour son application intransigeante d\u2019une mesure d\u2019enseignement intensif de l\u2019anglais soumise aux attentes d\u2019intérêts particuliers, mais contraire aux recommandations des enseignants et des experts en termes pédagogiques et de ressources disponibles.Le gouvernement actuel aura été en poste près de dix ans.11 en aura fallu bien moins à celui de René Lévesque pour franciser dans l\u2019enthousiasme le visage du Québec.Le message implicite mais insistant qu\u2019a distillé le gouvernement Charest est au contraire celui de l\u2019importance plus ^ande de l\u2019anglais que du français en économie, en emploi, en relations internationales, reléguant toujours un peu plus le français au domaine plus léger mais opportuné- ment visible des arts qui se déploient singulièrement bien dans l\u2019adversité.L\u2019anglais, la vraie affaire ; le français, sympa.Vous voulez le bien de vos enfants, assurez-vous d\u2019abord de leur maîtrise de l\u2019anglais, au détriment s\u2019il le faut du français, des mathématiques, des sciences et surtout de l\u2019histoire.Amour d\u2019une langue 11 n\u2019y a dès lors qu\u2019un pas pour conclure à une renonciation passive au français, une tolérance complaisante des reculs, un aveuglement et un mensonge à soi-même qui facilite celui adressé aux autres, et au bénéfice d\u2019intérêts politiques à plus court terme : financemenL espoir électoral, obstacle à la souveraineté en n\u2019affrontant pas le fédéral.Le prix à payer pour faire échec à ce qui, partout ailleurs, est une aspiration normale.Comme formation politique, comme héritiers de René Lévesque et Camille Laurin \u2014 dont tout le monde se revendique désormais jusqu\u2019aux libéraux qui se sont farouchement opposés à la loi 101 \u2014, nous devons accréditer la certitude des jeunes que l\u2019amour de la langue est en effet nécessaire.Sa promotion par une culture effervescente comme la nôtre sait l\u2019être est le cœur de notre heureuse et durable participation à la diversité.L\u2019amour et la promotion pourraient toutefois ne pas suffire.Bilinguisme systématique, culpabilisation institutionnelle, incohérence entre le discours et le geste, ces ambiguïtés pas très courageuses ne rendent service ni aux francophones, ni aux anglophones, ni aux immigrants.Elles entretiennent une confusion coûteuse, nuisible aux objectifs d\u2019intégration et génératrice de conflits.L\u2019amour de la langue peut devoir aussi s\u2019exprimer par une salutaire fermeté.Toutefois, parmi les réflexions à venir, la nôtre suggère que bien des tergiversations seront désuètes si, comme tous ceux qui le peuvent, le peuple québécois s\u2019empare enfin et bientôt de sa souveraineté politique.ITINERANCE Des compressions dictées par une idéologie PIERRE GAUDREAU Coordonnateur du RAPSIM MARJOLAINE DESPARS Coordonnatrice adjointe du RAPSIM e Réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) s\u2019est J faitattribuer -\t160000$ sur deux ans, le quart de son budget, par un programme fédéral en itinérance.Ce projet a été validé tout au long d\u2019un processus complexe qui devait aboutir à la signature de la ministre responsable, Diane Ein-ley.Toutefois, cette dernière a tout simplement refusé de signer le projet du RAPSIM.Attribuée dans le cadre de la Stratégie de partenariats de lutte contre l\u2019itinérance (SPLl), cette aide était destinée à soutenir l\u2019action du RAPSIM en faveur de la sauvegarde des maisons de chambres, du logement social, de l\u2019accès aux services, du ré-seautage du milieu et de l\u2019identification des besoins.Depuis 2001, le programme fédéral de soutien aux organismes œuvrant en itinérance contribue à des actions variées et utiles pour soulager et prévenir l\u2019itinérance.Grâce à la SPLl, des refuges et ressources d\u2019hébergement ont amélioré leurs services et installations, plus de 900 logements sociaux ont été réalisés en maillage avec d\u2019autres programmes, des groupes comme L\u2019Itinéraire et Cactus ont pu se relocaliser.Les organismes reçoivent une contribution de la SPLl pour le travail d\u2019accueil, d\u2019accompagnement et de défense des droits.En douze ans, jamais le gouvernement fédéral n\u2019avait refusé d\u2019apporter son soutien aux projets que les communautés locales avaient retenus.Jamais avant le RAPSIM.Pourtant, le projet du RAPSIM était passé par toutes les étapes, d\u2019un comité local d\u2019analyse à un comité fédéral-provincial.Une pertinence reconnue L\u2019aide que le RAPSIM devait continuer de recevoir du gou- ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR Un projet pour soutenir les itinérants et les personnes seules à Monfréal n\u2019a pas reçu l\u2019appui du fédéral.vernement fédéral était destinée à une action dont la pertinence est largement reconnue par les personnes et les organismes du milieu, par la Ville de Montréal, par les élus de l\u2019Assemblée nationale et par tous les partis d\u2019opposition à Qttawa.Ce qui a amené ce refus, c\u2019est davantage le rôle de porte-parole que le RAPSIM joue, portant les besoins des groupes travaillant en itinérance.Depuis sa réélection majoritaire, le gouvernement conservateur a accentué ses coupes aux organismes émettant des critiques, soulevant des problèmes et mettant en avant des solutions.Le RAPSIM rejoint un éventail large de groupes de femmes, de groupes environnementaux et de solidarité internationale ainsi que plusieurs autres voix de la société civile qui ont subi les compressions d\u2019Ottawa.Le 14 février dernier, à l\u2019approche du budget, le RAPSIM était au cœur d\u2019une mobilisation demandant au gouvernement d\u2019accroître le budget de la SPLl et le soutien au logement social.Alors que l\u2019itinérance est en croissance, de- vrait-on se taire ?Ce n\u2019est pas pour demeurer silencieux que l\u2019Accueil Bonneau, la Maison du Père et d\u2019autres groupes ont créé le RAPSIM il y aura bientôt 40 ans.C\u2019est pour porter les besoins du milieu de l\u2019itinérance, un réseau qui compte aujourd\u2019hui 95 organismes membres.Faire face au recul Malgré l\u2019intervention du gouvernement du Québec, l\u2019appui quasi unanime des organismes du milieu, de la Ville de Montréal et de nombreux élus, le RAPSIM n\u2019a pu faire annuler la décision fédérale pour l\u2019instant.Si le soutien manifesté au regroupement est fort, il ne change pas le caractère injuste d\u2019une décision qui inquiète, à raison, beaucoup d\u2019organismes.Dans une intervention en Chambre à la suite de la coupe du RAPSIM, la députée néodémocrate d\u2019Hochelaga, Marjolaine Boutin-Sweet, s\u2019adressait à la ministre Diane Pinley en disant «Is it your way or no way?» Pour l\u2019instant, il semble bien que oui.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Mane-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Bélair-Cinno (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec)Y2Ao\\en T>eghs.e(societe), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Dsa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertf'saw^cJ , information politique Michel Y>dmA(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) , information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Juhe Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Enc Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gérald Dallaire h^upitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy DaiWeier (reporters) ,}ean.-V\\erre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emihe Eolie-Boivm (pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger, Phihppe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Mane-Pier Erappier et Geneviève Tremblay (commis internet) , Améhe Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis a la redaction) DOCUMENTATION GiUes Paré (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTÉ , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Ehmam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal RainviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web),Yian&e\\ Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Ohvier Leclerc (responsable par interim service a la clientele), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béhveau (adjointe administrative), Céhne Euroy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau A 8 LE DEVOIR LE MARDI JUILLET 2012 ACTUALITES AMIANTE SUITE DE LA PAGE 1 tienne pas compte des avis des médecins et des scientifiques.Selon lui, une contestation judiciaire de la légitimité d\u2019un prêt public à une industrie qui produit et exporte une «matière dangereuse» pourrait être envisageable.La sociologue de la santé Maria De Koninck interpelle personnellement le ministre de la Santé, Yves Bolduc.Dans une lettre ouverte (voir page A 6), elle lui demande de sortir de son mutisme sur cette question pour que «les millions prévus soient alloués en appui au développement de la région dans une industrie autre que celle de la mort».L\u2019Association canadienne des médecins pour l\u2019environnement, le Collège québécois des médecins de famille et l\u2019Association des médecins spécialistes en santé communautaire du Québec demandent également au ministre Bolduc d\u2019intervenir.La directrice de l\u2019Institut des sciences de l\u2019environnement de rUQAM, Louise Vandelac, a profité d\u2019une tribune au Congrès international des sociologues de langue française, à Rabat au Maroc, pour dénoncer «l\u2019inqualifiable irresponsabilité du gouvernement Charest dans son soutien économique à la relance de l\u2019exploitation de l\u2019amiante au Québec», ce qui a suscité l\u2019indignation dans la salle, a-t-elle écrit par courriel au Devoir hier.«Il est irresponsable de reprendre l\u2019argument de l\u2019usage sécuritaire de l\u2019amiante qui n\u2019a d\u2019égal que la stratégie du doute distillée pendant des décennies par l\u2019industrie du tabac alors même que toutes les grandes instances nationales et internationales en santé sont unanimes pour condamner les méfaits de l\u2019amiante», ajoute-t-elle.Plusieurs personnes ont dénoncé au Devoir hier le fait que l\u2019annonce ait été faite un vendredi en fin de journée, à la veille d\u2019un long congé.«Honnêtement, on avait encore espoir que quelqu\u2019un au gouvernement aurait assez de dignité pour ne pas faire cette annonce-là », dit Anne-Marie Saint-Cerny, de la Société pour vaincre la pollution.«Le gouvernement a honte, il savait qu\u2019il ne pourrait pas défendre cette décision », analyse la militante Kathleen Ruff La conseillère à l\u2019Institut Rideau affirme qu\u2019il faudra réfléchir à la voie de la contestation judiciaire dans les prochaines semaines.Elle croit que la relance de l\u2019industrie de l\u2019amiante au Québec pourrait avoir des répercussions «désastreuses» ailleurs dans le monde.«On se sert du Québec pour écarter les avis scientifiques», dit-elle.En Erance, l\u2019Association nationale de défense des victimes de l\u2019amiante a rédigé une lettre ouverte à l\u2019ambassadeur du Canada en Erance dans laquelle elle s\u2019indigne de la réouverture de la mine Jeffrey, une décision «incompréhensible» et «monstrueuse», écrit-elle.Relancer la région d\u2019Asbestos Le Parti québécois n\u2019a pas réagi officiellement, mais le candidat péquiste dans Saint-Prançois, le D\"^ Réjean Hébert, a dénoncé dans les médias locaux une décision «irréfléchie» et «irréaliste».Inquiet des risques que pose l\u2019amiante pour la santé, il a dit au quotidien La Tribune qu\u2019il souhaite la tenue d\u2019un débat public sur la question et un plus grand encadrement de l\u2019industrie.Le Parti québécois n\u2019a pas rappelé Le Devoir, hier, de même que la Coalition avenir Québec de Prançois Legault.De son côté, Québec solidaire aurait souhaité que les 58 millions «assurent la diversification de l\u2019économie d\u2019Asbestos» pour sortir la région de sa dépendance à l\u2019industrie de l\u2019amiante, «qui n\u2019a aucun avenir», a réagi le parti par voie de communiqué.À Asbestos, la nouvelle a plutôt été accueillie «dans une ambiance de fête», écrit le quotidien La Tribune, 800 personnes s\u2019étant réunies vendredi devant la scène décorée de ballons où le député Yvon Vallières a assuré que l\u2019exploitation serait «sécuritaire».Le président-directeur général de Mine Jeffrey, Bernard Coulombe, a confié à La Tribune qu\u2019il songe à intenter une poursuite contre la Société canadienne du cancer pour sa dénonciation du chrysotile, qui pour lui n\u2019est pas plus dangereux que «le soleil» ou «la pilule contraceptive».Selon la sociologue Maria De Koninck, il importe de mettre fin à l\u2019exploitation de l\u2019amiante tout en respectant les citoyens de la région qui sont fiers de leur passé minier.«Il faut d\u2019abord respecter la tradition minière pour ce qu\u2019elle a été», avant d\u2019impliquer la population dans le renouveau de son économie, propose-t-elle.«Ils ont travaillé très fort pour le Québec, ils ont été des bâtisseurs, on peut continuer à les traiter ainsi, mais dans des conditions qui respectent leur santé et celle de la population.» Le Devoir FORUM SUITE DE LA PAGE 1 il déclaré au chef du Bloc québécois, Michel Paillé.Le secrétaire général de l\u2019QlP s\u2019est montré particulièrement sévère sur l\u2019état du français.«Nous ne sommes pas prêts à confier à un globish conceptuellement atrophié le soin d\u2019exprimer toute la complexité et la diversité de la pensée en quelque 1500 mots», dit-il.Et Abdou Diouf de conclure: «On est au plus près du danger quand on croit n\u2019avoir rien à cpaindre.» À l\u2019autre bout du spectre, le premier ministre Jean Charest, hôte du forum avec son homologue canadien Stephen Harper, s\u2019est montré beaucoup moins inquiet.Sans dire un mot de la situation linguistique du Québec, il a estimé que «deux écueils nous guettent.Une attitude qui consiste à se décourager sous les reculs avérés ou supposés du français.Le deuxième serait le déni, car il est tentant de parfois fermer les yeux sur des constats parfois incommodants.Ces constats sont en contradictions avec la vitalité et la créativité de cette langue».Le premier ministre dit ne pas croire «à la fatalité du recul qui entraînerait le français vers son déclin».Selon lui, «l\u2019histoire du Québec fournit une assise à cette conviction, alors que nous, en Amérique, sommes enracinés depuis plus de 400 ans».Jean Charest veut que le prochain sommet de l\u2019QlE, qui se tiendra à Kinshasa en octobre, adopte « une politique de promotion du français et du multilinguisme».Etrangement, c\u2019est du maire de ROGERIO BARBOSA AGENCE ERANCE-PRESSE Le secrétaire général de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie, Abdou Diouf, et le premier ministre Jean Charest, hier, à Québec.Québec, Régis Labeaume, que sont venues quelques-unes des déclarations les plus alarmantes.«J\u2019espère que vous comprenez que nous sommes inquiets [.].Nous souhaitons sincèrement que vous en preniez conscience», a déclaré le maire aux jeunes participants du forum.Plus tard, il a confirmé au Devoir être «de plus en plus inquiet [de la situation du français].Faut pas le cacher.Il faut le dire.Alors, je le dis à ma façon.» Ce jugement tranchait radicalement avec l\u2019optimisme affiché par le premier ministre Stephen Harper.Selon lui, «il n\u2019y a pas de meilleur endroit [que le Canada] afin de discuter de diversité et de cohabitation linguistiques» puisque «notre caractère francophone» est «pri- mordial».Après quelques mots prononcés en anglais par le premier ministre, un jeune homme s\u2019est levé en s\u2019écriant « Stop Harper! Stop Charest! Citoyens, levez-vous!».Le protestataire a été aussitôt expulsé sous les applaudissements d\u2019une partie de la salle.Qu apprenait par ailleurs hier qu\u2019au moins une centaine de visas auraient été refusés à autant de personnalités invitées et venant tout particulièrement d\u2019Afrique.Sans faire référence directement à ce problème devenu récurrent lors de l\u2019organisation de tels événements au Canada, Abdou Diouf a affirmé qu\u2019«OM ne peut vouloir le rayonnement de la langue française et, dans le même temps, fermer ses frontières à ceux qui parlent le fran- çais, qui étudient le français, qui créent en français».Selon le numéro deux de l\u2019QlP, Clément Du-haime, il y aurait eu «moins de refus qu\u2019on pensait».Ce qui n\u2019a pas empêché l\u2019ancien secrétaire général de la Prancophonie, le Québécois Jean-Louis Roy, de dénoncer «ce véritable cancer».En plus de manifester, le Mouvement Québec français organisait hier un forum parallèle auquel participaient plusieurs personnalités, dont l\u2019ancien premier ministre Bernard Landry et le député indépendant Pierre Curzi.Au départ de la manifestation, une jeune Libanaise de Québec, Roula Hadchiti, a déclaré: «Je souhaite au Québec une langue forte comme les cèdres de mon pays.» Pour l\u2019organisateur Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste, il s\u2019agissait A\u2019«alerter les Francophones du monde du recul du français au Québec» et de les mettre en garde «contre une vision jovialiste».«Ça serait vraiment une erreur qu\u2019il y ait le Forum mondial de la langue française à Québec et qu\u2019on ne parle pas de la situation du français au Québec», dit-il.Lors de la première séancç de débats, l\u2019ancien ministre de l\u2019Education du Mali Adama Samassékou a proposé l\u2019adoption à Québec d\u2019une déclaration en faveur du multilinguisme.Le Porum propose aussi un grand nombre de spectacles mettant en vedette 137 artistes francophones venus du monde entier.Hier soir, le conteur québécois Alexandre Belliard et le slameur français Grand Corps malade étaient en vedette.Le Devoir MEXIQUE SUITE DE LA PAGE 1 victoire d\u2019Enrique Pena Nieto a toutefois été contestée tard hier soir par le candidat de gauche débouté, Lopez Qbrador, lequel a qualifié le résultat de «frauduleux».«L\u2019élection a été trop sale», a-t-il estimé, affirmant qu\u2019elle avait été «remplie d\u2019irrégularités avant, pendant et après».11 a d\u2019ailleurs laissé entendre qu\u2019il allait déposer des recours contre le scrutin.Ce retour au pouvoir du PRI, qui a dominé la vie politique mexicaine pendant 70 ans, de 1929 à 2000, n\u2019est pas surprenant pour Claude Denis, sociologue et professeur à l\u2019Ecole d\u2019études politiques de l\u2019Université d\u2019Qttawa.«On avait vu ça venir depuis assez longtemps, depuis que Pena Nieto avait été élu gouverneur de l\u2019Etat de Mexico.Déjà, à cette époque, on parlait de lui comme du prochain président», a-t-il affirmé en entretien avec Le Devoir.Associé à la corruption et à l\u2019autoritarisme, surtout à la collaboration avec les narcotrafi-quants, le PRI a notamment causé fexode de milliers de Mexicains, qui s\u2019inquiètent aujourd\u2019hui du retour en force du parti.Mais l\u2019image de Pena Nieto, renforcée par ce qu\u2019appelle Claude Denis la «puissante machine électorale et partisane» du PRI, a visiblement joué en faveur du parti.«C\u2019est un beau garçon, qui a du charme.C\u2019est une victoire très xxf siècle, très mass media.Ce n\u2019est pas un candidat de substance, c\u2019est un candidat d\u2019apparence.Il y a une bonne portion de l\u2019électoral mexicain qui a répondu à ça», analyse le professeur.Le nouveau président Enrique Pena Nieto a défendu hier le fait que le retour au pouvoir du PRI signifie un «retour au passé» et a insisté sur les «convictions démocratiques de son parti».De l\u2019avis de Claude Denis, tout est une question de génération.«Pena Nieto est trop jeune pour être associé au pouvoir du vieux PRI, avance-t-il.Par contre, derrière des gens comme lui, il y a encore des anciens du PRI très associés à la corruption.La question va être de voir si la nouvelle génération qui arrive au pouvoir va se bâtir une autonomie par rapport à son héritage ou si elle va être plus ou moins forcée d\u2019entrer dans le sillon creusé par 70 ans de pouvoir ininterrompu.» Les défis sont nombreux pour le nouveau président, un avocat de 45 ans qui a promis un «gouvernement efficace» pour diminuer la criminalité et une croissance économique de l\u2019ordre de 6%, visant à juguler la pauvreté endémique au Mexique.Si ce sont là des défis majeurs, le plus fondamental, selon l\u2019avis de Claude Denis, est V«héritage» de la guerre avec les cartels de drogue, lancée par Pelipe Calderon en 2006 et qui a complètement déstabilisé le pays, faisant plus de 50000 morts.« [Pena Nieto] ne parle pas de stopper le commerce de la drogue vers les Etats-Unis: il veut réduire le niveau de violence, et c\u2019est là-dessus que les Mexicains vont le juger.Ce ne sera pas facile à faire, ça suppose une construction institutionnelle de la police, des tribunaux, quelque chose de profond qui doit se construire.» Le parti du président sortant, Pelipe Calderon, a reconnu dimanche sa «défaite monumentale» aux élections.Comme le transfert du pouvoir ne se fera que le décembre prochain, le président actuel a promis un changement d\u2019administration «de manière ordonnée, transparente et efficace».Un avis que partage à moitié Claude Denis.«La transparence et l\u2019efficacité, je ne suis pas certain, mais, dans l\u2019ordre, ça, je n\u2019ai pas de misère à y croire.Le PRI et le PAN se ressemblent en matière de politiques, notamment économiques.L\u2019alternance entre ces deux partis, c\u2019est un peu comme une alternance entre deux partis amis, même s\u2019ils ne vont pas l\u2019admettre.S\u2019il avait fallu que ce soit la gauche qui prenne le pouvoir, ça aurait été une autre paire de manches.» Avec l\u2019Agence France-Presse et l\u2019Associated Press Le Devoir PARENT SUITE DE LA PAGE 1 Il y a trois ans, il a cru que c\u2019était le bon moment de faire son adieu aux armes.C\u2019est un ancien président de la ETQ qui l\u2019a convaincu de rester.«En janvier 2009, fai voulu quitter.J\u2019avais commencé à l\u2019annoncer, j\u2019étais dans cette vague-là.Mais je suis allé déjeuner avec Henri Massé et il m\u2019a dit que ce n\u2019est pas parce qu\u2019on est admissible à la retraite qu\u2019on doit s\u2019en aller.On ne part pas quand il y a encore des choses à faire.Il faut être en équilibre avec l\u2019organisation, laisser la maison en ordre», a-t-il relaté.Réjean Parent s\u2019est représenté en 2009, en période de négociations.Et c\u2019était reparti pour un dernier tour de piste.Bilan de règne Le désormais «ex«-président de la CSQ, dont la majorité des membres sont du secteur de l\u2019éducation, part ainsi en paix d\u2019avoir bouclé une dernière négociation.Avec la satisfaction, aussi, d\u2019avoir contribué à faire avancer le dossier des enfants issus des milieux défavorisés.«On a réussi à mettre l\u2019accent sur les enfants démunis.On a marqué des points dans les diverses conventions collectives, a-t-il noté.Toutes les mesures mises en place, le forum sur l\u2019adaptation scolaire.Je ne sais pas jusqu\u2019où ç\u2019a eu un impact, mais on a l\u2019impression d\u2019avoir été entendus.» Ayant l\u2019impression d\u2019avoir longtemps prêché dans le désert.Réjean Parent en profite poiu décocher une dernière flèche à la réforme et aux fonctionnaires du ministère de l\u2019Éducation, ces «sociocontructivistes invétérés pour ne pas dire invertébrés», a-t-il souligné dans sa langue bien à lui qui n\u2019est pas faite de bois.« [La réforme] c\u2019est bien beau, mais ça fonctionne pour 70% des enfants.Quand on a un taux de décrochage qui est dans ces eaux-là, on espère que quelqu\u2019un va allumer la lumière et montrer qu\u2019on va se rendre compte qu\u2019il y a quelque chose qu\u2019on ne fait pas bien et qu\u2019on est en train de scraper les autres!» Après une décennie à la présidence, cet ancien enseignant d\u2019éducation physique part avec le sentiment du devoir accompli.Mêm s\u2019il aurait voulu que certains dossiers se bouclent avant qu\u2019il parte, comme celui de la grève étudiante.«J\u2019ai une certaine amertume.J\u2019aurais sincèrement bien aimé que ça se règle.Je pense qu\u2019on avait fait un bon travail [.] avec mes collègues des autres centrales.On avait construit la feuille de route qui permettait d\u2019ouvrir un véritable débat démocratique plus serein, a-t-il souligné.Sur le coup, j\u2019ai eu un jugement sévère à l\u2019endroit du gouvernement, mais, de part et d\u2019autre, les parties ont manqué de retenue.Il aurait fallu prendre le temps de bien peser les choses, donner pleine dimension aux éléments de l\u2019entente.Le gouvernement aurait dû dire aux étudiants d\u2019aller présenter l\u2019entente à leurs membres, mais il a tenté de lui faire dire autre chose dans les médias.» Pas de politique Mais au-delà des bilans et des réflexions sur le passé.Réjean Parent, regarde droit devant.Dans l\u2019immédiat, quelques voyages.La côte américaine d\u2019abord, puis la Gaspésie et les îles de la Madeleine au mois d\u2019août En septembre, le Congo-Kinshasa l\u2019attend, en marge du sommet de la francophonie, où se rencontrent les organisations sjmdicales de l\u2019éducation.Et un voy^e de plaisir en Chine en octobre.«C\u2019est une période de fuite dont fai besoin pour prendre mes énergies», a-t-il dit avant d\u2019enchaîner : «Et avant que vous ne me le demandiez, non, je ne me présenterai pas aux élections!» Du moins, pas à court terme.«La première étape, c\u2019est de prendre du recul, de faire un voyage intérieur.Ça fait trente-deux ans que je parle pour les autres, fai envie de replacer mes idées à leur place», souffle-t-il.Il se réjouit surtout de redevenir un homme libre, qui n\u2019a plus l\u2019obligation d\u2019être le miroir de 200000 personnes, «fai toujours été de la discipline syndicale de propositions plutôt que d\u2019opposition.En ce sens, fai besoin de faire le plein à court terme, pour continuer à commenter et à diffuser mes idées», a-t-il soutenu en disant vouloir rester dans le «domaine public».Pas maintenant la politique, mais il y trempera néanmoins l\u2019orteil, ayant accepté d\u2019être le médiateur du Pront uni, une alliance de citoyens qui demandent l\u2019union de partis indépendantistes et progressistes (Parti québécois, Qption nationale et Québec solidaire) en vue de prochaines élections.Il se garde de commenter cet engagement.«De toute façon, le médiateur n\u2019est pas la vedette de la pièce», avance-t-il.Il croit que c\u2019est pour ses qualités de rassem-bleiu, son expérience professionnelle et ses aptitudes à arriver au compromis que d\u2019anciens pé- quistes sont venus vers lui pour lui demander d\u2019être médiateur lorsqu\u2019il sera temps pour le mouvement d\u2019arriver à une position commune.«Je l\u2019ai pris comme une fleur», dit-il.Réjean Parent ne craint pas que son mandat ne dure longtemps.«C\u2019est une affaire d\u2019une couple d\u2019heures.Après les exposés et les effets de toge, un coup qu\u2019on aura bien mis la table, ça devrait se faire rapidement.» Et voyant les élections poindre à l\u2019horizon, il sait qu\u2019au fond, il ne chômera pas bien longtemps.Le Devoir Réjean Parent en cinq dates 1970: Il devient diplômé du cours classique au Collège des Eudistes (aujourd\u2019hui Collège Jean-Eudes).1972: Il obtient un diplôme d\u2019études collégiales du cégep de Rosemont.1974: Il enseigne l\u2019éducation physique dans une école de la Montérégie.1984: Après quatre ans comme vice-président, il prend la tête du Syndicat de l\u2019enseignement de Champlain.2003: Il est élu à la présidence de CSQ à l\u2019âge de 50 ans.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi avendredl, 7h30 a 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019orgamsations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel me , 12800, rue Brault, Saint Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019impnmene du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qm est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montreal Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858 Dépôt legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007 "]
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