Le devoir, 4 juillet 2012, Cahier A
[" Relance de Tamiante: Charestse défend d\u2019agir par électoralisme Page A 2 Affaire Bettencourt : la police perquisitionne chez Sarkozy Page A 5 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C I I I 1 4 8 LE DEVOIR, LE MERCREDI 4 JUILLET 2012 1,09 $ + TAXES =1,2 5$ Bev Oda«e^démissioiine^£^ Plan Nord Québec étudie des projets de ports en eaux profondes ALEXANDRE SHIELDS Les minières qui comptent exporter le minerai qu\u2019elles exploiteront dans le Nord québécois à partir de ports situés sur le territoire du Plan Nord ont été entendues à Québec.Le ministère des Transports mène actuellement des études préliminaires en vue de la construction éventuelle de deux de ces ports.Des projets qui, s\u2019ils se concrétisent, devraient permettre l\u2019expédition directe de dizaines de milliards de dollars de minerai à l\u2019état brut.Un premier projet a déjà franchi certaines étapes importantes, selon ce qu\u2019a appris Le Devoir.Il s\u2019agirait en fait de construire un port en eaux profondes à Whapma-goostui-Kuujjuarapik, sur les rives de la baie d\u2019Hudson.Ce village de 500 personnes n\u2019est pas relié par la terre ferme au reste du Québec.Le gouvernement Charest songe d\u2019ailleurs à construire une route pour rejoindre Radisson, située environ à 250 kilomètres plus au sud.Québec a déjà en main un «avis technique pour le projet de construction» qui a permis de repérer des sites «potentiels» pour la construction d\u2019un port, selon ce qu\u2019a expliqué hier le coordonnateur des opérations régionales et Plan Nord à la direction des communications du ministère des Trans- Un premier port serait construit dans la baie d\u2019Hudson, et au moins un deuxième, dans la baie d\u2019Ungava VOIR PAGE A 8 : PORTS Aujourd\u2019hui DRAGAN TEODOROVIC Festival de jazz de Montréal > La face underground A\\x cinéaste Emir Kusturica.Page B 7 Politique > Décès d\u2019André Patry, l\u2019un des pionniers des relations internationales du Québec.Page A 2 Actualités > Le conflit étudiant s\u2019invite au Forum mondial de la langue française dans un climat de controverse.Page A 3 7\t.\t- ________ .Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .B5 B4 B2 B6 B4 A4 L\u2019ex-ambassadeur Chris Alexander serait nommé à la Coopération internationale HELENE BUZZETTI MARIE VASTEL Correspondantes parlementaires à Ottawa Le premier ministre Stephen Haiper a perdu son premier soldat en situation majoritaire avec la démission hier de la ministre à la Coopération internationale, Bev Oda.Ce départ rend inéluctable le remaniement ministériel que la rumeur évoquait depuis quelques semaines.Le député d\u2019arrière-ban et ex-ambassadeur en Afghanistan, Chris Alexander, est pressenti pour remplacer\tOda.communiqué de presse de Oda ne four- nit aucune explication sur les raisons de son dé-parÇ pas même les traditionnelles raisons familiales.«Pendant huit ans, j\u2019ai eu l\u2019honneur et le privilège de servir les commettants de Clarington, Scugog et Uxbridge.En tant que ministre de la Coopération internationale, j\u2019ai eu l\u2019occasion d\u2019être témoin de la souffrance des peuples les plus vulnérables du monde et d\u2019être témoin de la grande compassion des Canadiens envers ceux qui sont dans le besoin.Je suis reconnaissante de l\u2019appui de mon personnel et de mes collèges à la Chambre des communes et au Sénat.Je désire exprimer mon Bev Oda appréciation pour le leadership remarquable du premier ministre et de son cabinet.» Le premier ministre Stephen Harper a précisé avoir été avisé de la décision de Oda il y a deux semaines.«Au nom du gouvernement, j\u2019aimerais remercier Bev Oda pour son travail acharné et son dévouement à titre de représentante des électeurs de Durham, de même que pour ses nombreuses réalisations au sein du Conseil des ministres», a-t-il réagi par voie de communiqué.VOIR PAGE A 8: ODA La pianiste rescapée des camps de Mao SOURCE MIRARE Survivante de la révolution culturelle chinoise, la pianiste Zhu Xiao-Mei vient poiu la première fois au Canada.Zhu Xiao-Mei : « Je suis devenue humaine par la musique » Zhu Xiao-Mei a frôlé la mort dans les camps de Mao.Aujourd\u2019hui, elle fait revivre la musique de Bach et donnera enfin, à 63 ans, ses premiers concerts au Canada, samedi à Ottawa et dimanche à Orford.CHRISTOPHE HUSS Regagner une dignité humaine par la musique et, aujourd\u2019hui, l\u2019enseigner et la propager dans le monde.L\u2019artiste qui vient poser, aujourd\u2019hui, ses pieds pour la première fois sur le sol canadien, en vue de la présentation de deux concerts, samedi lors du Festival Music and Beyond d\u2019Ottawa et dimanche au Festival du Centre d\u2019arts Orford, est à la fois une rescapée et une prophétesse.Sa destinée est hors normes et sans équivalent.Aucun des étudiants du Conservatoire de Pékin des années 1960 ne mène une carrière de concertiste.Ils n\u2019ont pas survécu, physiquement, humainement ou moralement au broyage de la révolu-tiop culturelle de Mao.A l\u2019été de 1966, Zhu Xiao-Mei a vu ses profes- seurs à genoux alignés sur une piste d\u2019athlétisme.«Les gardes rouges détachent leurs ceinturons, les brandissent au-dessus d\u2019eux et frappent.Les boucles égratignent, coupent, labourent.» La scène est dé crite au chapitre six de son autobiographie renversante, La rivière et son secret, parue en 2007 chez Robert Laffont.Un ouvrage sans complaisance, y compris pour l\u2019auteure.«A ce point de ma vie, je ne sais plus qui est coupable et qui est innocent, qui est victime et qui est bourreau», écrit celle au domicile de qui le piano droit s\u2019est tu, désormais recouvert d\u2019une couverture affublée de l\u2019écriteau suivant: «Ce piano a été acquis en exploitant le peuple, en le faisant transpirer et en suçant son sang.Nous voulons le rendre au peuple.» Zhu Xiao-Mei croit, et elle finit par croire Mao, à force d\u2019entendre: «Si vous comprenez, vous devez appliquer.Si vous ne comprenez pas, vous devez appliquer quand même.C\u2019est en appliquant que vous comprendrez.» Elle applique.Elle se pose aussi la question «Jouons-nous une musique qui sert la graiîde masse du peuple ?» A partir de la fin 1968, Mao décide d\u2019envoyer les VOIR PAGE A 8 : ZHU XIAO-MEI La Syrie : « archipel delà torture » d\u2019Al-Assad Les agences de sécurité syriennes administrent près de 30 centres de détention à travers le pays, où les bourreaux percent la peau des détenus avec des agrafes, leur arrachent les ongles, les frappent avec des bâtons et leur administrent des décharges électriques dans les parties génitales, souligne à grands traits l\u2019organisation Human Rights Watch dans un rapport coup de poing rendu public hier.Basé sur plus de 200 témoignages d\u2019anciens détenus, mais également d\u2019anciens membres des forces de sécurité, le document de 78 pages révèle notamment l\u2019emplacement de 27 centres de torture à travers la Syrie, en plus de lever le voile sur l\u2019identité des responsables de ces installations.Si les victimes de la torture sont pour la majorité âgées de 18 à 35 ans, l\u2019organisation non gouvernementale (ONG) a aussi interrogé des femmes, des enfants et des vieillards.Quatre agences de renseignement syriennes connues sous le nom de moukhabarat sont à la tête de ce vaste réseau de centres de détention qui pratiquent la torture et d\u2019autres mauvais traitements.Il s\u2019agit de la Sécurité militaire, la Sécurité politique, le Directoire des renseignements généraux et la Sécurité de l\u2019armée de l\u2019air \u2014 l\u2019une des plus cruelles, où les prisonniers sont brûlés avec de l\u2019eau bouillante ou de l\u2019acide.Des prisonniers sont maintenus «dans des positions de stress douloureuses sur de longues périodes, souvent à l\u2019aide d\u2019équipements spécialement conçus à cet effet», poursuit Human Rights Watch, qui dénonce également «le recours à l\u2019électricité», «les brûlures à l\u2019acide de batteries de voitures», «les agressions et humiliations sexuelles», «l\u2019arrachage des ongles» et «les simulacres d\u2019exécu lions ».Geôles surpeuplées Les ex-détenus rencontrés par l\u2019ONG ont en outre évoqué des centres de détention surpeuplés, une mauvaise alimentation et le refus systématique d\u2019aide médicale.D\u2019ailleurs, plusieurs des individus incarcérés à la suite du soulèvement contre le régime du président Bachar al-Assad, en mars 2011, ont ra- VOIR PAGE A 8 : TORTURE 77831302831727 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI JUILLET 2012 ACTUALITES SECURITE TRANSERONTAUERE Échange d\u2019informations : la commissaire à la vie privée s\u2019inquiète HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le Commissariat à la protection de la vie privée s\u2019inquiète de l\u2019entente survenue entre Ottawa et Washington pour gérer l\u2019échange d\u2019informations personnelles concernant des Canadiens.11 déplore que le Canada n\u2019aura pas la possibilité 4\u2019empêcher les Etats-Unis de refiler des informations à des pays tiers.L\u2019entente, écrit le Commissariat dans une analyse préliminaire envoyée au Devoir, «comporte des forces et des faiblesses».«En ce qui concerne les faiblesses, nous avions espéré que les principes auraient favorisé un contrôle accru, y compris le droit, pour le pays d\u2019origine, de refuser au besoin de transférer des renseignements personnels ».En décembre dernier, les gouvernements canadien et américain ont signé une entente de partenariat, « Par-delà la frontière», par laquelle les deux pays harmoniseront leur réglementation, intégreront leurs services policiers et échangeront davantage d\u2019informations personnelles.Objectif: accroître les échanges commerciaux et combattre conjointement la menace terroriste et migratoire.Les principes devant guider l\u2019échange d\u2019informations personnelles n\u2019ont été dévoilés que la semaine dernière.En vertu de ces,principes, le Canada et les Etats-Unis pourront échanger avec un pays tiers des informations reçues l\u2019un de l\u2019autre, et ce, sans qu\u2019une autorisation soit exigée ni qu\u2019un avis ne soit Les États-Unis seront libres de passer cette information à tout autre pays du globe fourni au pays source.Ces informations concerneront notamment les voyageurs.Par exemple, le Canada mettra en place un système de surveillance des sorties pour savoir qui sort du territoire et pour combien de temps.S\u2019il fpurnit des informations aux États-Unis à propos de la sortie d\u2019un de ses ressortissants, les États-Unis seront libres ensuite de passer cette information à tout autre pays du globe.A cet égard, le Commissariat exprime de sérieuses craintes et aurait préféré que le Canada mette en application les recommandations de la commission Arar.Maher Arar est ce Canadien qui a été expulsé par les États-Unis vers la Syrie (où il a été torturé) sur la foi d\u2019informations que Washington a toujours refusé de dévoiler.«Nous aurions aimé que la recommandation sur les transferts ultérieurs, formulée par le juge Dennis O\u2019Connor dans le rapport de la commission d\u2019enquête Arar, soit prise en compte dans ces principes», écrit d\u2019ailleurs le Commissariat.Le Commissariat note toutefois que le seul fait d\u2019avoir convenu de principes constitue une «force» qui «démontre que la protection des renseignements personnels est bel et bien reconnue comme un élément fondamental de la sécurité à la frontière».Le Commissariat indique qu\u2019il évaluera le respect de ces principes au fur et à mesure que l\u2019entente sur le périmètre de sécurité sera mise en oeuvre.Le Devoir Après les iPod,\tUn documentaire les cartes mémoire froisse le MESS Ottawa\u2014Le gouvernement conservateur a annoncé hier qu\u2019il n\u2019imposera pas de redevances sur les cartes mémoire microSD afin de financer le versement de droits d\u2019auteurs aux créateius.Le ministre de l\u2019Industrie, Christian Paradis, a indiqué hier qu\u2019im règlement sera rédigé en ce sens sous peu.Ces cartes mémoire amovibles se trouvent notamment dans les téléphones intelligents.Le gouvernement assimile les redevances siu les supports vierges à des taxes qui pénalisent les consommateurs.De telles redevances existent déjà siu les cassettes et les CD vierges, mais le gouvernement conservateiu a refusé de les étendre aux lecteius de musique MP3 poiu prendre acte de l\u2019évolution technologique.La logique derrière ces redevances est que les supports vierges ne servent à rien d\u2019autre qu\u2019à entreposer du contenu (musique, film, etc.) imaginé par des créa-teius et qu\u2019il est donc logique que leurs propriétaires contribuent au ^aire de ceux-ci.Le Devoir En réaction au documentaire Si on existait, le film d\u2019une lutte poiu exister, réalisé par des jeunes du RAIE (Rassemblement de la jeunesse citoyenne), et dont faisait mention l\u2019édition du Devoir du 23 juin dernier, le ministère de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) a tenu à faire savoir qu\u2019aucune directive n\u2019avait été donnée pour restreindre l\u2019accès des jeunes à l\u2019aide financière de dernier recoius.Le ministère souligne aussi que depuis avril 2012, le nombre de documents réclamés poiu faire une demande a été réduit De plus, il affirme que «toute personne qui le désire peut, en tout temps, rencontrer un agent dans un centre situé à proximité de son domicile».Enfin, un projet pilote sera mis en oeuvre en août avec des Auberges du cœiu afin que celles-ci puissent témoigner qu\u2019un jeune qui vit ime situation conflictuelle avec ses parents soit exempté de leiu faire si^er le document sur la contribution parentale poiu obtenir de l\u2019aide sociale.Le Devoir NOS ANIMAUX DE COMPAGNIE O e f / \u2022\tToilettage et coupe de fantaisie chats & chiens \u2022\tTechnicienne diplômée \u2022\tMéthode douce \u2022\tBain libre \u2022 boutique > Rabais de 5$ sur un toilettage complet sur présentation de cette annonce, valide le mardi et mercredi.Eiqiiration le 30 août 2012.' 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gouvernement du Québec accordait finalement un prêt pour la relance de Mine Jeffrey, située à Asbestos, une ville de sa circonscription.Cette décision a été critiquée, notamment parce que l\u2019amiante, un produit cancérigène, sera exporté dans des pays en développement comme l\u2019Inde, où les conditions d\u2019utilisation ne sont pas toujours optimales pour la santé des travailleurs.Lors d\u2019un point de presse hier, M.Charest a affirmé que la décision d\u2019accorder un prêt à l\u2019entreprise n\u2019avait rien à voir avec la possibilité d\u2019élections générales à la fin de l\u2019été.Le premier ministre a répété que le Québec est convaincu de la possibilité d\u2019utiliser l\u2019amiante chrysotile de manière sécuritaire.«La position du gouvernement du Québec, c\u2019est une position qui a transcendé les partis politiques et les gouvernements [siu] l\u2019utilisation sécuritaire du chrysotile, a-t-il dit.Donc, c\u2019est une position qui reflète nos convictions sur l\u2019utilisation sécuritaire du chrysotile.» Le premier ministre a répété que le Québec est convaincu de la possibilité d\u2019utiliser l\u2019amiante chrysotile de manière sécuritaire M.Charest a notamment fait référence aux conditions de l\u2019octroi de ce prêt, dont à celle qui prévoit une vérification par une firme indépendante de l\u2019utilisation sécuritaire de l\u2019amiante chez les clients de Mine Jeffrey.Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, avait déploré la semaine dernière la décision du gouvernement, qu\u2019il avait qualifiée «d\u2019opportunisme électoral».M.Khadir proposait plutôt que le gouvernement finance une diversification économique de la région.La ques- tion de l\u2019utilisation de l\u2019amiante est un dossier délicat pour les partis politiques dans la région d\u2019Asbestos et de Thetford Mines, où se trouvent les derniers gisements d\u2019amiante au Québec.En avril dernier, durant la dernière campagne électorale fédérale, l\u2019ex-chef blo-quiste Gilles Duceppe avait été la cible de critiques de la part des conservateurs après avoir déclaré qu\u2019il fallait un débat sur l\u2019utilisation de l\u2019amiante.M.Duceppe avait par la suite dû rectifier le tir en réaffirmant qu\u2019il croyait à l\u2019utilisation sécuritaire de l\u2019amiante.Aux dernières élections, le Bloc québécois a réussi à préserver la circonscription fédérale de Richmond-Arthabaska, où se trouve Mine Jeffrey.Au provincial, la circonscription de Richmond est libérale.Plus tôt cette année, le Parti québécois avait exprimé des doutes quant à la possibilité d\u2019utiliser l\u2019amiante de façon sécuritaire, même au Québec.M.Charest a soutenu hier que le PQ avait une position contradictoire dans ce dossier, soulignant que le député péquiste Étienne-Alexis Bou- cher, qui représente Johnson, une circonscription voisine de celle de Richmond, avait exprimé son appui à la relance.«Encore une fois, au PQ, on essaie d\u2019avoir le beurre et l\u2019argent du beurre en même temps», a-t-il dit.Malgré une demande de La Presse canadienne, le PQ n\u2019a pas été en mesure de commenter les affirmations de M.Charest Le député fédéral Christian Paradis n\u2019a pas voulu commenter le prêt consenti par Québec pour la relance de Mine Jeffrey.Précisant d\u2019emblée que la mine «n\u2019est pas dans [son] comté», l\u2019élu représentant la circonscription de Mégantic-L\u2019Érable a «souhaité bon succès à la communauté concernée».Devant les critiques formulées à l\u2019égard de l\u2019exploitation de l\u2019amiante, M.Paradis a souligné que «la compagnie s\u2019est engagée à signer une convention avec ses clients pour s\u2019assurer qu\u2019il y a une utilisation sécuritaire ».«Notre position est toujours la même.Nous croyons que la substance peut être utilisée de manière sécuritaire», a spécifié le ministre conservateur.Avec Le Devoir La Presse eanadienne ANDRE PATRY 1922-2012 Le père de la doctrine Gérin-Lajoie n\u2019est plus CHRISTIAN RIOUX à Québec Personnage discret et énigmatique, André Patry, qui fut l\u2019un des très rares pionniers des relations internationales du Québec, est décédé à 90 ans le l®Quillet dans une résidence de l\u2019ouest de Montréal où il vivait depuis un accident.Associé aux ^ands moments de la Révolution tranquille, André Patry est considéré comme l\u2019un des principaux artisans de la doctrine Gérin-Lajoie qui fonde depuis près d\u2019un demi-siècle toutes les relations internationales du Québec.C\u2019est lui qui a conçu et rédigé le célèbre discours que prononça le ministre Paul Gérin-Lajoie le 12 avril 1965 devant le corps diplomatique.Pour la première fois, un ministre québécois affirmait sans détour que le Québec pouvait agir à l\u2019étranger dans ses domaines de compétence sans surveillance ni contrôle d\u2019Qttawa.Une affirmation qui fut vite entérinée par le premier ministre Jean Lesage, mais qui souleva rapidement la colère du ministre des Affaires étrangères à Qttawa, Mitchell Sharp.Ce discours a depuis guidé toutes les relations internationales du Québec.Toute sa vie, ce polyglotte d\u2019une culture encyclopédique aura eu l\u2019ambition d\u2019affirmer la personnalité internationale du Québec.Étudiant au Petit Séminaire de Québec, il entretenait déjà des rapports épistolaires avec plusieurs diplomates étrangers.«Dès les années 30, fai formé le vœu que le Québec soit représenté à l\u2019étranger», pous avait-il confié l\u2019an dernier.À 23 ans, traducteur à la première conférence de l\u2019Qrgani-sation des Nations unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture, il convainquit l\u2019ambassadeur du Honduras à Washington d\u2019intervenir à la radio en faveur de l\u2019ouverture à Québec du siège permanent de l\u2019organisation.En 1954, il était déjà présent lors de la première visite d\u2019un président français à Québec, celle de Vincent Auriol.«État du Québec» À titre de chef du protocole à Expo 67, il a accueilli, une cinquantaine de chefs d\u2019État et de gouvernement et en profita pour éliminer discrètement certains symboles coloniaux.C\u2019est lui qui fit disparaître la «province» des documents ofljciels.11 préférait parler de l'«État du Québec».Le grand moment de sa carrière fut probablement la visite du général de Gaulle, en 1967, qu\u2019il accompagna de Québec à Montréal.Un «moment exceptionnel» dont il disait pourtant ne pas «se faire une gloire».André Patry fut un «nationaliste JACQUES GRENIER LE DEVOIR André Patry qui lutta pour un Québec souverain dans les domaines de sa compétence», a écrit son biographe Robert Aird (André Patry, ou la vie d\u2019un technocrate de génie,YL\\S).Cet homme à la plume alerte a signé des chroniques internationales dans L\u2019Action catholique, le Nouveau Journal et Le Devoir.Son livre.Le Québec dans le monde, 1960-1980 (Tjqio), reste une référence incontournable concernant les relations internationales du Québec.Qn sait moins que le premier livre en prose que publia le poète et éditeur Gaston Miron, en 1956 aux éditions de l\u2019Hexagone, fut un ouvrage d\u2019André Patry.Visages d\u2019André Malraux porte sur l\u2019auteur de La condition humaine qu\u2019il avait rencontré à Paris.Dans les dernières années de sa vie, André Patry était toujours discrètement consulté par d\u2019influents membres de l\u2019élite politique québécoise.L\u2019an dernier, il nous avait confié sa déception de voir moins de passion dans les relations unissant le Québec à la Prance.«C\u2019est le Québec qui s\u2019est détaché de la France après s\u2019en être rapproché», disait-il.En grand technocrate, André Patry aimait rester dans l\u2019ombre.«J\u2019ai été au fond une espèce de pionnier.Mais, dès que j\u2019avais le sentiment que ça intéressait les gens, je leur cédais le dossier et je passais à autre chose», dit-il.Cet homme plein de délicatesse aura poussé jusqu\u2019à ses limites les compétences québécoises au sein du Canada.11 jugeait néanmoins le Québec sans complaisance.En 1978, dans une lettre à Claude Ryan, il affirmait qu\u2019il ne fallait «jamais condamner catégoriquement l\u2019idée de souveraineté: elle pourrait être, dans notre cas, le préalable à une maturation politique et sociale qui, à mon avis, nous fait grandement défaut».Le Devoir 27^^8751 LE DEVOIR, LE MERCREDI 4 JUILLET 2012 A 3 ACTUALITES FORUM MONDIAL DE LA LANGUE FRANÇAISE Vers une charte du multilinguisme ?CHRISTIAN RIOUX à Québec Dans les couloirs du Forum mondial de la langue française qui réunit toute la semaine à Québec plus de 1200 francophones du monde entier, une proposition revient en permanence : que la Francophonie se dote d\u2019une déclaration en faveur du multilingpisme.L\u2019ancien ministre de l\u2019Éducation du Mali, Adama Samassékou, en a fait la proposition formelle, lundi en séance plénière, appelant à une «Déclaration de Québec en faveur du multilinguisme» comme la Francophonie a adopté il y a plusieurs années la Déclaration de Bamako définissant les critères de respect des droits de l\u2019homme dans la Francophonie.Les pays membres seraient alors tenus de respecter l\u2019esprit de ce multilinguisme.Pour l\u2019ancien ministre, il s\u2019agit de s\u2019opposer à l\u2019unilinguisme anglais dans les relations internationales et de faire reconnaître les droits des autres grandes langues internationales, comme le français ou l\u2019espagnol.Mais il s\u2019agit aussi de «reconnaître que le multilinguisme est la réalité dans de nombreux pays, notamment en Afrique», dit-il.L\u2019adoption d\u2019une telle déclaration est un impératif, estime le recteur de l\u2019académie de Montpellier, Christian Philip.«Le monde du xxf siècle sera, et est déjà, en grande partie multipolaire.Il sera donc multilingue.L\u2019anglais demeurera important, mais on voit déjà que son monopole est contesté par les langues des pays émergents, comme le chinois ou l\u2019espagnol.» Hier, le président de Michelin Amérique du Nord, Pete Selleck, a rappelé que, selon une étude de l\u2019agence Bloomberg, le français demeurait la troisième langue en importance pour faire des affaires dans le monde.«Il faut prendre garde de ne pas mettre le français de côté trop rapidement», dit-il.«Ceux qui pensent que le monde sera unilingue anglais se trompent», affirme Christian Philip.Le recteur s\u2019élève aussi contre ces pays qui «introduisent l\u2019anglais dès le primaire» et qui «créent des cursus uniquement en anglais à l\u2019université ».Comme c\u2019est d\u2019ailleurs le cas au Québec.Le recteur de l\u2019Agence universitaire de la Francophonie, «Ceux qui pensent que le monde sera unilingue anglais se trompent» Bernard Cerquiglini, défend cette idée depuis longtemps.Selon lui, il faut absolument briser le monopole de l\u2019anglais dans l\u2019étude des langues secondes.«Avec l\u2019imposition de l\u2019anglais, nous avons assisté à un appauvrissement des sciences partout dans le monde.L\u2019allemand a déjà été la langue de la physique et le français celle des mathématiques.Jamais dans l\u2019histoire, la science n\u2019a eu une seule langue.Mais le multilinguisme sera possible si on offre aux chercheurs tous les services de traduction nécessaires.» Selon lui, tous les pays membres de la Francophonie devraient favoriser l\u2019étude d\u2019au moins deux langues secondes, comme le font déjà de nombreux pays européens.«Il ne s\u2019agit évidemment pas de nier le droit de chacun d\u2019utiliser sa langue maternelle dans toutes les sphères de la société, mais d\u2019éviter ce dialogue permanent avec l\u2019anglais dès lors qu\u2019on communique à l\u2019étranger», dit-il.Lundi, le premier ministre du Québec, Jean Charest, s\u2019est prononcé ouvertement en faveur de l\u2019adoption d\u2019une «politique de promotion du multilinguisme» lors du prochain sommet des pays francophones qui se tiendra à Kinshasa en octobre.La question a soulevé des interrogations parmi les participants qui savent que Jean Charest est le premier ministre qui a introduit l\u2019enseignement de l\u2019anglais en première année du primaire et qui veut mettre en place un programme d\u2019immersion en anglais en sixième année.Pour se conformer aux principes du multilinguisme, le Québec devrait plutôt s\u2019assurer que les jeunes Québécois apprennent d\u2019autres langues secondes, comme l\u2019espagnol.Car «le multilinguisme, c\u2019est la fin du monopole d\u2019une seule langue seconde», dit Bernard Cerquiglini.Après l\u2019adoption d\u2019une déclaration contraignante par la Francophonie, Adama Samassékou propose que celle-ci réclame que l\u2019UNÈSCQ se dote d\u2019une convention sur la diversité linguistique qui compléterait celle sur la diversité culturelle adoptée il y a quelques années.«Il faut que Québec porte ce message, dit-il.Québec n\u2019est-elle pas la ville de la résistance ?» Le Devoir Départsurprise d\u2019Abdou Diouf C\u2019est la mort dans l\u2019âme que le secrétaire général de l\u2019Qr-ganisation internationale de la Francophonie (QIF) a annoncé hier qu\u2019il devait quitter précipitamment le Forum mondial de la langue française qui se tient à Québec jusqu\u2019à vendredi.Selon le communiqué de l\u2019QlF, Abdou Diouf a dû rentrer à Paris à cause d\u2019une «impérieuse nécessité» et pour des «raisonsperson- nelles».Le secrétaire général devait participer aujourd\u2019hui à une rencontre avec de jeunes francophones.Abdou Diouf avait maintes fois déclaré qu\u2019il se ferait une joie de musarder dans les ateliers pendant toute la durée du Forum.L\u2019administrateur et numéro 2 de la Francophonie, Clément Du-haime, sera présent pendant toute la durée de l\u2019événement.Échangeur Turcot: ouverture d\u2019un nouveau chantier Le ministère des Transports du Québec (MTQ) a ouvert hier un nouveau chantier à Montréal en vue de la reconstruction complète de l\u2019échangeur Turcot.Le MTQ veut «créer un carrefour à niveaux» à l\u2019intersection des rues Saint-Rémi et Cabot «avec deux feux de circulation», a indiqué la porte-parole du ministère, Isabelle Monette.Pour ce faire, la rue Saint-Rémi sera interdite à la circulation automobile entre la rue Saint-Ambroise (arrondissement du Sud-Quest) et l\u2019avenue de l\u2019Église (arrondissement de Verdun) jusqu\u2019au mois de novembre.Les travaux nécessiteront également la fermeture complète de la rue Cabot, entre la rue Angers et l\u2019avenue Gilmore, ainsi que la fermeture permanente de la rue Brock, entre les rues Cabot et Gladstone.Les automobilistes seront invités à utiliser à l\u2019ouest le pont Monk, ou à l\u2019est le tunnel Atwater en empruntant préalablement la rue Saint-Patrick.Le trottoir de la rue Saint-Rémi demeurera en revanche accessible aux piétons entre les rues Gladstone et Saint-Ambroise, y compris à l\u2019intérieur du tunnel Saint-Rémi.Le Devoir JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Bertrand Delanoë a reçu hier l\u2019insigne d\u2019officier de l\u2019Ordre national du Québec des mains du premier ministre Jean Charest.Rencontre Delanoë-étudiants sur fond de controverse Un délégué belge affirme avoir été victime d\u2019intimidation ANTOINE ROBITAILLE Correspondant parlementaire à Québec Le conflit étudiant s\u2019est invité au Forum mondial de la langue française à Québec hier.D\u2019abord, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a rencontré des représentants étudiants québécois en matinée.Ensuite, des membres de la déléga-hon belge ont accusé les gardes du corps du premier ministre Jean Charest de les avoir intimidés.Pour la présidente de la Fédération des étudiants universitaires (FEUQ), Martine Desjardins, la rencontre avec M.Delanoë a constitué un «échec» pour le gouvernement Charest.La rencontre aura duré une quarantaine de minutes et aura porté notamment sur les conséquences de la grève étudiante pour les étudiants étrangers.La présidente de la Fédération étudiante collégiale (FECQ), Éliane La-berge, ainsi qu\u2019un représentant de la Table de concertation étudiante du Québec (TACEQ) y ont aussi participé.La CLASSE n\u2019avait pas dépêché de représentant puisqu\u2019aucun mandat à cet effet n\u2019avait pu être donné par son assemblée générale, qui est souveraine.Selon M\u201c® Desjardins, «M.Charest n\u2019a sûrement pas apprécié que cette rencontre ait eu lieu».Les associations étudiantes ont participé aux activités en marge du Forum comme observateurs informels.Elles n\u2019ont pas été inscrites au Forum et n\u2019ont «pas été invitées, comme vous pouvez vous en douter», a insisté M\u201c® Desjardins.A son avis, le gouvernement Charest aurait dû penser qu\u2019il serait impossible pour les associations étudiantes de faire abstraction de la crise lors de ce forum mondial.Lorsque questionné sur la rencontre entre Delanoë et des étudiants, Jean Charest a toutefois répondu qu\u2019il était «dans l\u2019ordre des choses» que le maire de Paris s\u2019entrehenne avec des gens de la société civüe lors de son séjour à Québec.Son entourage a affirmé n\u2019avoir appris l\u2019existence de ce rendez-vous qu\u2019à la dernière minute et n\u2019avoir nullement tenté de l\u2019empêcher, comme certaines rumeurs le laissaient entendre.Même s\u2019il a rencontré les étudiants, M.Delanoë a dit ne pas les appuyer et a refusé d\u2019arborer le carré rouge : « C\u2019était de ma part une attention, une curiosité positive pour la société qué- bécoise, certainement pas la volonté de me mêler de tout cela», a-t-il dit.Jean Charest a tenu au reste à rappeler qu\u2019à l\u2019hôtel de ville de Paris, M.Delanoë lui-même avait «repoussé une motion qui a été présentée en appui» aux étudiants québécois.Quant aux associahons étudiantes, elles disent déployer beaucoup d\u2019énergie pour rencontrer le plus de délégahons étrangères possible.Certaines associations ont même distribué le carré rouge lundi et hier aux autres parhcipants.«Ça indisposé le bureau du PM», a soutenu Martine Desjardins.Intimidation ?D\u2019ailleurs, lundi, un membre de la délégation belge, Thomas Prédour, a tenté de remettre un des célèbres carrés à Jean Charest.Avec l\u2019aide du service des communicahons de la FECQ, M.Prédour a convoqué les médias hier après-midi pour dénoncer l\u2019accueil réservé à son offre par l\u2019entourage du premier ministre.M.Prédour soutient que, lorsqu\u2019ils ont vu son carré rouge, les gardes du coqjs l\u2019ont empêché de s\u2019approcher de M.Charest.A ce moment, M.Prédour dit avoir enlevé le carré qu\u2019ü portait puisqu\u2019il désirait «discuter avec le premier ministre»^ afin d\u2019obtenir «le point de vue du gouvernement».A ce moment, un garde lui a interdit de faire un pas de plus.Ce dernier lui aurait alors lancé que, s\u2019ü avançait, ü allait lui «mettre des bracelets», le «sortir de l\u2019espace du congrès»: «J\u2019allais voir ce que c\u2019était que le Québec!» M.Prédour y a vu une «manœuvre terrible d\u2019intimidation», à laquelle ü a toutefois obtempéré.A ses yeux, c\u2019est là une preuve que le gouvernement use de pratiques qu\u2019ü accuse pourtant l\u2019adversaire d\u2019uhliser.M.Prédour, qui est directeur de La Vénerie, un centre culturel de Bruxelles, estime que la hausse des droits de scolarité qu\u2019a décrétée Québec prépare la «marchandisation de l\u2019éducation» et correspond à une «anglosaxonisation du système universitaire québécois».Au cabinet du premier ministre, on a rejeté hier les accusations de M.Prédour.L\u2019attaché de presse du premier ministre, Hugo D\u2019Amours, a soutenu avoir été aux côtés du premier ministre dans la soirée de lundi et n\u2019avoir même pas eu connaissance de l\u2019incident.Le Devoir Québec tend la main aux Atikamekws Des membres de la communauté bloquent les activités forestières de la compagnie Kruger Québec \u2014 Le gouvernement du Québec mène la politique de la main tendue à î\u2019endroit des représentants des Atikamekws.Depuis le 25 juin, les Atikamekws d\u2019Qpitciwan et de We-motaci, en Haute-Mauricie, bloquent les activités forestières de la compagnie Kruger.Ils empêchent les camions transportant du bois de sortir de leur territoire.Les Atikamekws exigent entre autres l\u2019établissement d\u2019une formule de cogestion du territoire et la mise en place de mécanismes de redevances sur l\u2019exploitation des ressources naturelles.Le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey KeUey, a rencontré hier, à Québec, les représentants autochtones.L\u2019offre présentée par le gouvernement libéral est de créer une table Québec-Atika-mekws sur des enjeux complexes et à long terme, selon le premier ministre.Jean Charest espère négocier de «nation à nation», et cette volonté correspond à ce que demandaient les chefs autochtones, qui réclamaient des engagements du gouvernement québécois en ce sens.«C\u2019est une main tendue que nous leur offrons, afin de travailler ensemble », a mentionné hier le premier ministre, à Québec.Ée tout est cependant un dossier «complexe», qui se réglera «à long terme», a précisé M.Charest.L\u2019émissaire Jimmy Neashit, nommé vendredi par les chefs atikamekws dans le but de trouver des voies de solution à la crise actuelle en Haute-Mauricie, a participé aux échanges, accompagné de deux représentants atikamekws qui l\u2019appuient dans son mandat d\u2019explorer la mise en place d\u2019un cadre de négociation.Ces autochtones déplorent cependant l\u2019absence du premier ministre Charest aux pourparlers.La semaine dernière, les Atikamekws ont accepté de lever le blocus sur la voie ferrée du CN en échange d\u2019une reconnaissance par la compagnie ferroviaire de la légitimité de leurs demandes à l\u2019égard du gouvernement et des entreprises œuvrant en foresterie.La Presse canadienne Lire aussi > Nos terres et nos droits méritent ie respect.Une lettre ouverte de chefs atikamekws.Page A 7 Laferrière et Mouawad « panthéonisés » dans Le Robert FABIEN DEGLISE Il a écrit et mis en scène Seuls (Leméac), mais il ne l\u2019est désormais plus.Le dramaturge québécois Wajdi Mouawad vient de faire son entrée dans le grand livre des éternels en se faisant «pan-théoniser» dans la dernière livraison du dictionnaire Le Robert des noms propres, cuvée 2013, dont le lancement officiel est prévu demain.L\u2019homme de théâtre va y côtoyer plusieurs autres grands intronisés cette année, dont le romancier Dany Laferrière, mais également l\u2019acteur français oscarisé Jean Dujardin ou encore l\u2019artiste britannique Amy Winehouse, décédée prématurément l\u2019an dernier.La nouvelle mouture de ce livre des personnalités du monde fait également une place importante à plusieurs représentants du monde des arts.Banksy, artiste anonyme originaire de Bristol, en Grande-Bretagne, passé maître de l\u2019art sauvage en pleine rue un peu partout sur la planète, est dans la liste, tout comme l\u2019actrice américaine et francophile Jodle Foster et l\u2019écrivain français Emmanuel Carrère, auteur de L\u2019adversaire, à\u2019Un roman russe et plus récemment de Limonov.Au chapitre des mots, le Québec renforce également son influence dans la francophonie L\u2019univers de la bande dessinée apporte également une contribution exceptionnelle cette année en faisant entrer dans cet ouvrage de référence le dessinateur et scénariste français Lewis Trondheim, connu de l\u2019état civil français sous le seul nom de Laurent Chabosy et célèbre pour ses Formidables aventures de Lapinot (Dargaud) et sa série Les petits riens (Del-court).Marjane Satrapl, qui a porté au cinéma Persépolis, sa série de bande dessinée, est également dans la cohorte.Le prolifique bédélste Joann Sfar, auteur du Chat du rabbin, aussi.Au chapitre des mots, le Québec renforce également son Influence dans la francophonie par l\u2019entremise des termes «taxage», pour qualifier le vol d\u2019objets entre jeunes, « bo-bettes», ce «sous-vêtement masculin ou féminin qui couvre le bassin» et «sloche», neige fondante et généralement souillée, qui viennent augmenter la liste des noms communs du dictionnaire Le Petit Robert 2013, et ce, avec quelques expressions d\u2019Icl, telles que «passer dans le beurre» et «se sucrer le bec».Ailleurs, ce nouveau Robert respire également l\u2019air du temps en consacrant des marqueurs lexicaux du présent comme «cyberdépendance», «billet de blogue», «nuage Informatique», «réseautique», «notebook» ou encore «per-mallen», ces liens de référence sur la Toile censés être permanents.Entre également le terme argotique et numérique «loi», acronyme de l\u2019expression anglaise « Laughing out loud» (rire à voix haute) utilisé comme ciment dans la nouvelle socialisation en format 2.0.Le dlco donne également leur billet d\u2019entrée à plusieurs mots d\u2019origine étrangère, dont le «cupcake», ce gâteau avec glaçage, le «blender», la «cachaça», eau-de-vle brésilienne à base de canne à sucre, et le « bento », repas japonais à emporter qui tient dans une boîte et désormais une des 60 000 entrées du dictionnaire Le Petit Robert.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI JUILLET 2012 ACTUALITES Pas de nouveau sanctuaire pour les baleines ALEXANDRE SHIELDS Malgré la, volonté de nombreux Etats, la Commission baleinière internationale a refusé hier de permettre la création d\u2019un sanctuaire qui aurait permis de protéger au moins sept espèces de baleines menacées qui vivent dans les eaux de l\u2019Atlantique Sud.Selon le Japon, pays défenseur de la chasse aux cétacés, le projet défendu par plusieurs spécialistes manquait de «fondementscientifique».Un sanctuaire est un espace maritime délimité dans lequel toute chasse est officiellement interdite, il en existe seulement deux dans le monde : l\u2019un se situe dans l\u2019océan Indien et l\u2019autre, dans l\u2019océan Austral, qui entorue l\u2019Antarctique.Celui proposé pour l\u2019Atlantique Sud aurait couvert une étendue allant de l\u2019équateur aux limites de l\u2019océan Austral.Une telle superficie est nécessaire pour protéger des animaux qui effectuent des migrations importantes entre leurs zones d\u2019alimentation et de reproduction.En fait, sept espèces, toutes menacées, auraient ainsi bénéficié d\u2019une meilleure protection, dont la baleine bleue, la baleine à bosse, la baleine franche et le rorqual commun.Mais le Japon et ses alliés en ont décidé autrement lors de la rencontre annuelle qui se tient cette année au Panama.Au total, 38 pays ont voté en faveur de la proposition et 21 s\u2019y sont opposés.Le texte aurait dû recueillir au moins 75% de voix favorables polu être approuvé.«Le Japon pratique la chasse à la baleine dans un but scientifique, a rappelé Shigehito Nu-mata, un des responsables de l\u2019Agence des pêches du Japon.La proposition [d\u2019un sanctuaire] manque de fondement scientifique.» Milko Schvartzman, responsable pour l\u2019Amérique latine de la division Océans à Greenpeace, a accusé le Japon d\u2019qvoir acheté les votes d\u2019autres Etats membres de la Commission.«Le Japon bloque le sanctuaire.Le Japon et quelques pays emmenés par le Japon qui achète leur vote, a-t-il dénoncé.Mais ce n\u2019est pas terminé, ça va se poursuivre l\u2019année prochaine.» Tokyo a répliqué que tous les pays avaient voté librement.Tourisme Au-delà des enjeux de protection pour des espèces amenées au bord de l\u2019extinction par l\u2019être humain, il y a aussi des intérêts économiques en jeu pour l\u2019Amérique du Sud.En effet, V«objectif des pays sud-américains, soutenus par l\u2019Afrique du Sud, est aussi de développer une activité touristique sur une population de baleines en bonne santé» à travers l\u2019observation des baleines, a fait valoir Vincent Ri-doux, membre du comité scientifique de la Commission baleinière internationale.Selon une étude mondiale publiée en 2010, cette activité porurait rapporter plus de trois milliards de dollars par an et créer 24000 emplois dans le monde.En fait, les cétacés valent beaucoup plus cher vivants que morts.Les pays qui mettent à mort des baleines doivent fi-nancep leur industrie.Seuls trois Etats tuent encore des grands cétacés, soit la Norvège, l\u2019Islande et le Japon.Ce dernier prétend mener une chasse «scientifique» année après année autour de l\u2019Antarctique.La viande de baleine est par la suite vendue sur le marché.Mais selon les spécialistes de ces mammifères marins, les informations recueillies sont déjà connues ou alors elles peuvent être obtenues par des moyens non létaux.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir Le saumon sockeye en grande difficulté Le frai de saumon sockeye au large de la Colomlpie-Britan-nique et de deux Etats américains produit un nombre décroissant d\u2019adultes, surtout depuis 20 ans, démontre une nouvelle étude.La recherche de l\u2019Université Simon Eraser, publiée hier dans le dernier numéro du Journal canadien des sciences halieutiques et aquatiques, signale que, durant les années 1960, chaque ponte produisait une vingtaine de saumons sockeye adultes.Au milieu de la dernière décennie, ce nombre chutait à trois.Les auteurs de l\u2019étude, Randall Peterman et Brigitte Borner, précisent que cette tendance a été observée daps les eaux s\u2019étendant entre l\u2019Etat de Washington et la péninsule du Yakutat, en Alaska, mais que celles du centre et de l\u2019ouest de l\u2019Alaska semblent avoir été épargnées.Dans certains secteurs, les populations sont même tombées sous le seuil de renouvellement d\u2019un adulte par saumon rouge qui se reproduit.Certains experts ont attribué le problème à une dégradation de l\u2019environnement et à une pollution régionale.Toutefois, le déclin a aussi été observé dans des secteurs vierges d\u2019activités.«Ça semble donc indiquer que les agents étiologiques sont plus vraisemblablement des pathogènes, la présence en plus grand nombre de prédateurs ou une réduction des sources de nourriture, ou une combinaison de tous ces facteurs», a affirmé M.Peterman.La Presse eanadienne Sudoku par Fabien Savary 9\t\t\t8\t\t\t\t\t6 \t\t\t\t7\t\t\t\t 1\t\t\t2\t\t4\t\t5\t9 \t\t2\t\t\t7\t8\t9\t \t\t\t\t\t\t\t6\t 7\t3\t\t\t1\t\t\t\t \t\t6\t\t\t\t\t4\t5 3\t\t\t\t4\t5\t\t\t1 5\t\t\t\t8\t\t\t\t Niveau de difficulté : MOYEN 2113 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 8\t7\t6\t5\t9\t3\t4\t2\t1 5\t2\t4\t7\t6\t1\t8\t3\tg 9\t3\t1\t2\t4\t8\t8\t7\t6 2\t9\t3\t4\t1\t5\t7\t6\t8 6\t4\t7\t8\t2\t9\t1\t5\t3 1\tS\t5\t3\t7\t8\t9\t4\t2 4\t6\t2\t9\t8\t7\t3\t1\t5 7\t5\t9\t1\t3\t2\t6\t8\t4 JL\t1\t.2.\t\t.5.\t4\t2\t.a.\t7 2112 Epidémie de bris JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une épidémie de bris de conduites d\u2019aqueduc s\u2019est déclarée dans la nuit de lundi à hier à Montréal, s\u2019ajoutant aux nombreux chantiers déjà existants, comme celui à l\u2019angle du boulevard Saint-Laurent et de la rue Legendre.En quelques heures, neuf conduites ont subitement cédé aux quatre coins de la ville.La hausse de la pression d\u2019eau dans les conduites, nécessaire pour pallier l\u2019arrêt temporaire des activités à l\u2019usine de production d\u2019eau Atwater, serait à l\u2019origine de la vague de bris, a-t-on expliqué à la Ville hier.Haro sur la fatigue au volant La SAAQ lance une campagne contre la troisième cause de décès sur les routes du Québec LISE MILLETTE Le ministère des Transports du Québec (MTQ) a décidé de s\u2019attaquer à la fatigue au volant.Troisième cause de décès sur les routes après l\u2019alcool et la vitesse, la fatigue au volant sera le point central de la prochaine campagne publicitaire sur la sécurité routière de la Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ).Le problème est observé depuis plusieurs années, mais demeure largement sous-estimé chez les conducteurs qui négligent trop souvent de considérer leur état de fatigue avant de prendre le volant, selon les données du ministère et de la SAAQ.«Les effets sont sournois.La fatigue affecte le jugement et le conducteur devient un bien mauvais juge de son état.Il a tendance à surestimer sa vigilance et à sous-estimer son état de fatigue.C\u2019est un peu comme si quelqu\u2019un avait trop bu et qu\u2019il s\u2019imaginait qu\u2019il est tout à fait en état de conduire», a précisé hier le ministre des Transports, Pierre Moreau.Chaque année, selon la SAAQ, 116 personnes meurent et 9410 autres sont blessées, en moyenne, dans un ac-cid,ent lié à la fatigue.À l\u2019instar de l\u2019alcool, l\u2019accumulation de fatigue affecte le jugement, les réflexes et diminue la concentration, ce qui mine les capacités des conducteurs.Pourtant, nombre d\u2019automobilistes refusent de reconnaître les signes de fatigue et s\u2019engagent sur la route en jaugeant mal leurs capacités à demeurer alerte et en état de conduire.En pleine saison de vacances estivales et de longs trajets, la SAAQ lancera une campagne d\u2019information du 9 juillet au 19 août.Les messages porteront sur l\u2019importance, pour les conducteurs, de respecter leurs Chaque année, 116 personnes meurent en moyenne dans un accident lié à la fatigue propres limites et de s\u2019arrêter pour se reposer dès que la fatigue se manifeste.Le ministre Moreau souhaite que les conducteurs prennent l\u2019habitude de bien évaluer leur état de conduire.Selon le bilan routier 2011 présenté plus tôt cette année, un conducteur sur deux impliqué dans un accident avait dormi moins de six heures la veille de l\u2019accident.Le risque est aussi accru après des trajets de plus de 17 heures de conduite.«Pour prévenir les risques, le conducteur doit accepter ses limites.Accepter qu\u2019il ne puisse pas toujours tout faire, comme entreprendre de longs trajets après une journée de travail pour commencer rapidement ses vacances.Le corps a besoin de sommeil pour effectuer des tâches complexes comme conduire un véhicule, et ça, personne ne peut y échapper», a insisté le ministre.Cette notion inévitable d\u2019apprendre à reconnaître les signes de fatigue, Sandra Vellleux l\u2019a apprise à la dure.Victime d\u2019un accident de la route après avoir succombé à la fati^e, elle estime que la lutte est inutile et futile.«J\u2019ai pris des boissons énergisantes, baissé la vitre, mis de la musique plus forte: rien de tout ça ne marche.Pncore aujourd\u2019hui, il n\u2019y a pas une journée qui passe sans que j\u2019aie mal à ma cheville.J\u2019ai eu beaucoup de séquelles, psychologiquement aussi.C\u2019est difficile de s\u2019en remettre», a confié la jeune femme avec émotion.En situation de fatigue, un conducteur éprouve de la difficulté à prendre de bonnes décisions sur la route.11 lui faut plus de temps pour réagir, et son champ de vision s\u2019en trouve réduit.Tous ces éléments l\u2019empêchent de distinguer avec discernement ce qui se trouve à proximité ou ce qui pourrait surgir sur le côté.La Presse eanadienne POLLUTION Québec veut retirer une infime partie des poêles à bois PATRICE BERGERON à Québec Québec veut se débarrasser des vieux poêles à bois polluants, mais se fixe un objectif bien modeste.Le gouvernement vise à retirer 5000 appareils non conformes de la circulation, soit une infime proportion (moins de 1%) des 650000 poêles installés dans des résidences au Québec.Le ministre de l\u2019Environne-meuL Pierre Arcand, a défendu le nouveau programme lancé hier, baptisé «Changez d\u2019air».11 a refusé d\u2019y voir une simple goutte d\u2019eau dans un océan.«C\u2019est un départ pour le gouvernement, il faut le voir comme un incitatif; c\u2019est quand même 5000», a-t-il déclaré en conférence de presse à Québec.Le parc de poêles à bois qui servent de source de chauffage est évalué à plus de 656000 unités au Québec.Qu ignore toutefois quelle est la part de ces unités qui est obsolète, non conforme aux nouvelles normes en vigueiu depuis 2009, mais on peut l\u2019estimer très élevée, selon l\u2019Association québécoise de lutte contre la pollution atnjosphérique (AQLPA).À compter du 15 aoûL le programme propose jusqu\u2019à 600$ au propriétaire d\u2019un vieux poêle poiu qu\u2019il le remplace par un appareil conforme \u2014 émettant jusqu\u2019à 10 fois moins de particules \u2014 qui peut coûter en général entre 1000 et 2000$.L\u2019incitatif financier peut atteindre 900$ s\u2019il faut également modifier la cheminée.Administré par l\u2019AQLPA, «Changez d\u2019air» couvre tout le Québec, sauf l\u2019île de Montréal, oû un programme similaire existe déjà.Le gouvernement met im peu plus de 2 millions sur la table, mais les manufacturiers et les détaillants font aussi leur part.Les poêles à bois sont responsables de 40% des émissions de particules fines, autrement dit de la suie, au Québec.Cette suie est à la soiuce des épisodes de smog hivernal de plus en plus fréquents, même dans les régions riuales.Le remplacement de 5000 poêles permettrait de réduire l\u2019émission de particules fines de 350 à 565 tonnes par année, ainsi que de réduire l\u2019émission de CO2, des oxydes d\u2019azote (NQX) et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).«Peu de gens réalisent l\u2019impact très dévastateur [des vieux poêles à bois] pour la santé des gens, a dit le président de l\u2019AQLPA, André Belisle.Le chauffage au bois à la campagne, c\u2019est un charme, le chauffage au bois en ville, c\u2019est un drame.» La Presse eanadienne NOUVEAU ! LE DEVOIR EN CLASSE SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Merdus www.les-mordus.com Un programme destiné aux professeurs qui souhaitent utiliser les médias comme outil pédagogique.Préparez dès maintenant la prochaine session d'enseignement.Des abonnements de groupes sont disponibles.Aussi à l'adresse suivante : www.ledevoir.comAe-devoir-en-classe Pour plus d'information, contactez-nous à l'adresse courriel suivante : internet-ecole@ledevoir.com Un programme réalisé en partenariat avec la société Les amis du Devoir LE DEVOIR, LE MERCREDI 4 JUILLET 2012 A 5 LE MONDE L\u2019Iran et les États-Unis montrent leurs muscles autour du golfe Persiqne L> Iran a lancé hier des di-t zaines de missiles balistiques lors de la simulation d\u2019une attaque contre une «hase militaire; ennemie», au moment où les Etats-Unis renforcent leur présence navale dans le Golfe dans un contexte de tension croissante autour du dossier nucléaire.Des dizaines de missiles balistiques, notamment des Sha-hab-3 capables d\u2019atteindre Israël et les bases américaines au Moyen-Orient, ont été tirés de plusieurs régions sur la réplique d\u2019une «base militaire ennemie» construite dans un désert du centre de l\u2019Iran, ont indiqué les Gardiens de la révolution, garde prétorienne du régime qui contrôle les missiles iraniens.Les manoeuvres se sont déroulées avec «100% de succès» et montrent «la détermination, la volonté et la capacité du peuple iranien à défendre ses intérêts nationaux», a affirmé le général Hussein Salami, numéro 2 des Gardiens de la révolution.Elles sont «un message aux nations aventureuses» qui seraient tentées d\u2019attaquer l\u2019Iran, a déclaré de son côté le général Amir Ali Hajizadeh, commandant des forces missijiéres.En réponse, les Etats-Unis ont fait valoir que ces tirs de missiles entraient en violation des résolutions de l\u2019ONU interdisant à l\u2019Iran toute activité balistique à des fins militaires.«Ce n\u2019est pas une évolution favorable», a commenté devant la presse la porte-parole du département d\u2019Etat Victoria Nuland.Les dirigeants iraniens menacent régulièrement de frapper non seulement Israël mais également les bases américaines dans le Golfe et au Moyen- Missile de moyenne portée iranien tiré hier Orient si l\u2019Iran e^t attaqué.Israël et les Etats-Unis ont évoqué à plusieurs reprises ces derniers mois l\u2019éventualité de frappes contre les sites nucléaires iraniens en cas d\u2019échec des efforts diplomatiques des grandes puissances pour convaincre Téhéran de réduire son programme nucléaire controversé.Les négociations ont repris en avril après 15 mois de blo-c^e, mais trois séries de négociations n\u2019ont pas permis de sortir de l\u2019impasse, accroissant le risque d\u2019une confrontation militaire.Dans le même temps, ^elon le New York Times, les Etats-Unis ont renforcé leur présence militaire dans le Golfe afin d\u2019empêcher toute fermeture du détroit d\u2019Ormuz et de pouvoir frapper l\u2019Iran en cas de crise ma- jeure.Ce renforcement vise à montrer que Washington prend au sérieux la poursuite du programme nucléaire de Téhéran et est prêt à garantir la libre circulation des pétroliers, selon le quotidien citant un haut responsable du Pentagone.Passage interdit Il a été annoncé alors que quelque 120 députés iraniens ont signé un projet de loi visant à interdire le passage du détroit d\u2019Ormuz aux pétroliers se rendant vers les pays européens, qui ont imposé le 1®\"'juillet un embargo contre le pétrole iranien.L\u2019Iran a menacé au début de l\u2019année de fermer ce passage, par lequel transite 35% du pétrole brut transporté par voie maritime dans le monde, en cas de sanctions contre ses exporta- AGENCE ERANCE PRESSE fions.Mais ensuite, des responsables politiques et militaires ont tempéré cette menace.Dans ce contexte tendu, des experts iraniens et des grandes puissances se sont retrouvés hier à Istanbul pour tenter de trouver un moyen de sortir les négociations nucléaires de l\u2019impasse.Le porte-parole des Affaires étrangères iranien a accusé les Occidentaux de traîner les pieds et réaffirmé qu\u2019il n\u2019y aurait aucune solution diplomatique sans la reconnaissance des «droits» nucléaires de l\u2019Iran, en particulier pour l\u2019enrichissement d\u2019uranium qui est au coeur du conflit.Le président Mahmoud Ahmadinejad a répété mardi que Téhéran ne céderait pas aux pressions contre le programme nucléaire.Agence France-Presse Annan réclame de nouveau une trêve en Syrie Ly émissaire de l\u2019ONU et de la < Ligue arabe Kofi Annan, auteur d\u2019un plan de sortie de crise resté jusqu\u2019ici lettre morte, a jugé hier «impératif» d\u2019avoir un cessez-le-feu en Syrie afin de procéder à une transition politique.Censée être en vigueur depuis le 12 avril, la trêve prévue par ce plan est constamment violée et des dizaines de personnes meurent chaque jour dans la répression et des combats entre rebelles et soldats de l\u2019armée syrienne.Pour sa part, la Russie, principal soutien du régime, a douché froid ceux qui avaient annoncé un changement de sa position vis-à-vis du régime syrien, faisant savoir qu\u2019elle ne participerait pas à la réunion des Amis du peuple syrien qui rassemble vendredi des pays arabes et occidentaux, organisations internationales et groupes d\u2019opposants syriens.Les opposants réunis depuis lundi au Caire peinaient toujours en fin de soirée à trouver un consensus sur la transition en Syrie, en raison notamment de divergences sur la nécessité d\u2019une intervention militaire étrangère.«Il est impératif d\u2019obtenir un cessez-le-feu», a déclaré à la presse Ahmad Fawzi, le porte-parole de M.Annan, après l\u2019accord sur une transition politique en Syrie conclu samedi à Genève.Avec cet accord, il y a eu selon lui un «changement [.], spécialement de la position des Russes et des Chinois», deux alliés de poids du régime syrien.Mais le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé certains pays occidentaux de «dénaturer» l\u2019accord auquel est parvenu le Groupe d\u2019action sur la Syrie, réunissant les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, la Turquie et des pays arabes.Agence France-Presse Des attentats font 38 morts en Irak; al-Qaïda est sonpçonnée Au moins 38 personnes ont péri hier en Irak dans plusieurs attentats, dont 26 lors de l\u2019explosion d\u2019un camion piégé dans un marché de Diwaniya, au sud de Bagdad, attaque qui «porte la marque d\u2019al-Qaïda», selon le gouverneur de la province.Ces attaques n\u2019ont pas été revendiquées, mais nombre d\u2019entre elles visaient clairement la communauté chiite, majoritaire en Irak, qui s\u2019apprête à commémorer vendredi la naissance du Mahdi, une figure centrale du chjisme.À Diwaniya, une ville de près d\u2019un demi-million d\u2019habitants à 160 km au sud de Bagdad, c\u2019est le principal marché aux légumes, en plein coeur de l\u2019agglomération, qui a été visé par l\u2019explosion d\u2019un camion piégé, vers 10hl5, heure à laquelle l\u2019affluence est à son comble.Au moins 26 personnes ont été tuées et 50 autres blessées, selon le dirigeant des services de santé de la province, Adnane Turki.Peu après l\u2019attaque, les forces de sécurité ont décrété un couvre-feu dans l\u2019ensemble de l\u2019agglomération.«Cet attentat porte la marque d\u2019al-Qaïda, mais notre enquête se poursuit et le couvre-feu court», a déclaré le gouverneur de la province de Diwaniya, Salim Hussein Alouanne, lors d\u2019une conférence de presse.Aux petites heures du matin, quatre pèlerins chiites en chemin vers Kerbala, haut lieu de l\u2019islam chiite, avaient péri dans l\u2019explosion de deux voitures piégées à Freyha, à environ 110 km au sud de Bagdad, selon le colonel Ahmed al-Has-naoui, porte-parole de la police de la province de Kerbala.Agence France-Presse Au Sichuan, l\u2019écologie chinoise marque des points PHILIPPE GRANGEREAU à Pékin Une usine polluante qui s\u2019installe en pleine ville, la population qui se mobilise clandestinement via Internet, puis qui soudain manifeste en force pour faire fermer l\u2019entreprise insalubre.et obtient gain de cause.Ce scénario est en train de devenir courant en Chine, où la pollution de l\u2019air, des fleuves, ainsi que les questions de sécurité alimentaire inquiètent au plus haut point la population.La clameur a cette fois surgi à Shi-fang, une ville de 200 000 habitants de la province du Sichuan -par ailleurs célèbre pour avoir fabriqué les cigares que fumait Mao Zedong.Dimanche, lundi, puis hier, des dizaines de milliers de manifestants se sont heurtés violemment à la police, alors qu\u2019ils réclamaient, calicots en têtes, la fermeture d\u2019une usine en construction de traitement de métaux lourds (du cuivre et du molybdène).Selon les autorités, les affrontements ont fait au moins 13 blessés.Deux d\u2019entre eux auraient succombé à leurs blessures d\u2019après l\u2019ONG Chinese Human Rights Defenders.La police, qui n\u2019a pas ménagé ses coups de matraques, a aussi fait usage de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes, selon des témoins.De nombreuses voitures de police ont été retournées par les manifestants, qui ont envahi des bâtiments officiels et lancé des pierres et des briques.Bien que les autorités aient, dès lundi, entrepris de censurer sur « On n\u2019a pas peur d\u2019eux, on est tellement nombreux!» a proclamé une dame Internet tout ce qui se rapportait à ces émeutes, de nombreux témoignages circulent, ainsi que des photos montrant des habitants le visage en sang.La municipalité a initialement accusé la secte interdite Falun Gong, et même le dalaï-lama, d\u2019être les instigateurs de ces troubles.puis sur un ton plus sobre après trois jours de manifestations, elle a annoncé, hier, que l\u2019usine «ne serait plus construite à Shifang».«On n\u2019a pas peur d\u2019eux, on est tellement nombreux!» proclamait une habitante après la nouvelle.Si la conscience écologiste en Chine est encore loin de se transformer en mouvement, un peu partout dans le pays les voix d\u2019habitants touchés par la pollution se font entendre depuis plusieurs années.Surtout dans les villes, car dans les campagnes, bien que les «villages du cancer» s\u2019y dénombrent par centaines, l\u2019isolement empêche une véritable mobilisation.En août, 70000 manifestants, surtout de la classe moyenne, étaient descendus dans les rues de Dalian (nord-est, 4 millions d\u2019habitants) pour exiger la fermeture d\u2019une usine de paraxy-lène.Contre toute attente, ils ont obtenu gain de cause.A Shifang, les manifestants ne chantent pas encore victoire.La police a promis de «punir sévèrement quiconque a incité, planifié ou organisé des rassemblements illégaux ou manifestations, ainsi que ceux impliqués dans des destructions et des pillages».Libération Perquisitions au domicile et dans les bureaux de Sarkozy Le domicile et les bureaux de l\u2019ancien président français Nicolas Sarkozy, privé de son immunité depuis la mi-juin, ont fait hier l\u2019objet de perquisitions dans le cadre de l\u2019affaire Bettencourt où la justice s\u2019intéresse à un éventuel financement illicite de la campagne présidentielle de 2007.Selon une source proche de l\u2019enquête, une dizaine de policiers de la brigade financière accompagnaient le juge d\u2019instruction Jean-Michel Gentil.La justice se demande si des retraits d\u2019espèces effectués sur les comptes de la richissime héritière du groupe de cosmétiques L\u2019Oréal, Liliane Bettencourt, n\u2019ont pas servi à un financement illicite de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.Dans cette affaire, le juge s\u2019intéresse surtout à deux retraits de 400 000 euros chacun, en février et avril 2007.Les perquisitions \u2014 au domicile, dans le bureau et dans l\u2019ancien cabinet d\u2019avocat de M.Sarkozy \u2014 ont été effectuées en l\u2019absence de l\u2019ancien président parti lundi en famille au Canada selon son avocat Thierry Herzog.«Ces perquisitions, alors qu\u2019avaient été envoyés à ce magistrat, depuis quinze jours, tous les éléments nécessaires, se révéleront être, ce qu\u2019on peut en attendre, des actes inutiles», a déclaré M.Herzog.Les documents démontrent selon lui «l\u2019impossibilité absolue de prétendus \u201crendez-vous secrets\u201d avec M\u201d\u201c Liliane Bettencourt», l\u2019héritière du groupe L\u2019Oréal, selon M® Herzog.M® Herzog précise avoir, dans ce courrier, informé le juge «que la totalité des déplacements et des lieux, où s\u2019était rendu M.Nicolas Sarkozy pendant l\u2019année 2007, l\u2019avait été sous le contrôle des fonctionnaires de police chargés d\u2019assurer sa sécurité».Il explique avoir de nouveau écrit au magistrat hier pour lui donner l\u2019identité de ces policiers «afin qu\u2019ils puissent certifier qu\u2019il n\u2019y a eu qu\u2019un seul rendez-vous le 24 février 2007, à son domicile, avec M.André Bettencourt», époux défunt de Liliane Bettencourt.Le juge enquête sur la base de témoignages d\u2019anciens em- ployés de la milliardaire qui affirment avoir vu Nicolas Sarkozy chez les Bettencourt début 2007.Nicolas Sarkozy, qui ne bénéficie plus depuis la mi-juin de l\u2019immunité que luj conférait son statut de chef d\u2019Etat, avait annoncé le 17 juin avoir remis son agenda de début 2007 au juge, avec sept pages d\u2019observations, et fait placer l\u2019original chez un huissier.Selon la radio Europe 1, les policiers l\u2019ont récupéré.L\u2019affaire Bettencourt, partie d\u2019un différend familial entre la milliardaire et sa fille sur des soupçons d\u2019abus de faiblesse, avait débordé sur le terrain politique et conduit au départ de l\u2019ancien ministre du Travail de M.Sarkozy, Eric Woerth, pour des soupçons de conflits d\u2019intérêts et de financement illégal de campagnes électorales.Onze personnes, dont M.Woerth, ont été mises en examen (inculpées) dans ce dossier.Le nom de Nicolas Sarkozy n\u2019apparaît pas que dans ce dossier.Le financement de la cam-p^ne de 2007, côté libyen cette fois, est au coeur d\u2019une controverse née de la publication d\u2019un document attribué à un ancien homme de confiance du colonel Mouammar Kadhafi, faisant état d\u2019un «accord de principe» conclu en 2006 avec Tripoli pour apporter 50 millions d\u2019euros à la campagne du candidat Sarkozy.Nicolas Sarkozy a parlé d\u2019«in-famie » et porté plainte pour «faux» et «publication de fausses nouvelles» contre le site Media-part qui a publié le document.Aucune enquête judiciaire n\u2019est cependant en cours sur le fond de ce dossier.Dans un autre dossier, l\u2019affaire Karachi, les juges enquêtent sur un éventuel financement occulte de, la campagne présidentielle d\u2019Edouard Balladur en 1995, par le biais de ré-trocommissions présumées versées dans le cadre de contrats d\u2019armement, mises en lumière dans l\u2019enquête sur l\u2019attentat de Karachi du 8 mai 2002.M.Sarkozy était en 1995 ministre du Budget et porte-parole de campagne de M.Balladur.Agence France-Presse Une maladie inconnue a tné 60 enfants au Cambodge Phnom Penh \u2014 Une maladie non identifiée a tué 60 enfants au Cambodge ces trois derniers mois, a annoncé hier l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS), précisant travailler avec les autorités sanitaires locales sur ce dossier «inquiétant».«Le nombre de morts indiqué à l\u2019OMS est de 60 et il s\u2019agissait pour tous de jeunes enfants», a déclaré le D\"' Nima Asgari, spécialiste de santé publique pour l\u2019agence onusienne à Phnom Penh, en évoquant un premier cas en avril dernier.Un seul cas répertorié a survécu.L\u2019OMS et le ministère de la Santé tentent «d\u2019identifier la cause de la maladie et le trajet de sa propagation », a-t-il ajouté.Faute de diagnostic très précis pour l\u2019instant, il a décrit de fortes fièvres, des symptômes au niveau de la poitrine et «des signes d\u2019implications neurologiques» chez certains enfants.«L\u2019OMS est toujours inquiète quand il s\u2019agit d\u2019une maladie qui provoque la mort chez un aussi grand nombre d\u2019enfants», a ajouté le médecin.Le siège régional de l\u2019OMS à Manille a confirmé à l\u2019AFP apporter une assistance technique au gouvernement cambodgien dans la collecte et l\u2019analyse d\u2019informations, l\u2019étude des cas ainsi que la gestion clinique.Les enfants, âgés de sept ans et moins, habitaient Phnom Penh et la ville touristique de Siean Ream (nord).Aucun cas de contagion n\u2019a été détecté pour l\u2019instant auprès de patients ou de personnels hospitaliers en contact avec les victimes.Le ministère cambodgien de la Santé n\u2019était pas disponible pour commenter l\u2019information.Agence France-Presse Le canal du Nicaragua?Le Congrès du Nicaragua a approuvé hier un projet de loi portant sur la création d\u2019un canal interocéanique estimé à 30 milliards de dollars, dont le président Daniel Ortega assure qu\u2019il permettra au pays de sortir de la misère.L\u2019initiative, approuvée par 85 voix sur 91, établit un régime juridique pour ce canal de 200 km entre océans Atlantique et Pacifique que le gouverne- ment propose de creuser parmi six voies possibles.Le gouvernement propose un financement conjoint public/privé, l\u2019Etat conservant 51% du capital du canal.Il affirme que six pays ont fait part de leur intérêt pour le projet : la Chine, le Venezuela, le Brésil, la Russie, le Japon et la Corée du Sud.Agence France-Presse A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI JUILLET 2012 EDITORIAL AMIANTE Éthique contre politique Un vent électoral souffle une poussière d\u2019amiante sur le Québec, qui s\u2019étouffe de stupéfaction devant la décision des libéraux de Jean Cbarest de relancer la mine Jeffrey à Asbestos.Envers et contre les avis internationaux établissant le statut cancérigène de l\u2019amiante, la relance économique d\u2019une ville et des soucis électoralistes écrasent les considérations éthiques et morales.U Marie-Andrée Chouinard n mouvement mondial de bannissement de l\u2019amiante est en marche, peu près de s\u2019atténuer.Des organisations comme l\u2019OMS et rONU écarquillent les yeux devant l\u2019apathie du Canada, qui refuse toujours de placer l\u2019amiante sur la liste des substances dangereuses.L\u2019Institut national de santé publique du Québec a clairement indiqué le statut cancérigène de l\u2019amiante, peu importe la forme.Avec de telles prémisses, on comprendra aisément que depuis cette annonce tombée en douce vendredi à 16 h, la communauté scientifique et médicale s\u2019emporte! Que faudra-t-il de plus qu\u2019un cortège de 100000 morts par année \u2014 chiffres de l\u2019OMS \u2014 pour convaincre que malgré des avancées en matière de sécurité, l\u2019amiante demeure à proscrire ?Des millions sont dépensés par Ottawa pour éliminer toute trace des fibres maudites dans ses édifices parlementaires, mais on songe à exploiter l\u2019or blanc pour le destiner au marché indien?Chaque année, 70% des morts faisant l\u2019objet d\u2019une réclamation à la CSST sont causées par l\u2019amiante.Mais le président-directeur général de Mine Jeffrey songe à intenter une poursuite contre la Société canadienne du cancer, qui dénonce à tort le chrysotile.! Et puisque les premiers concernés font la fête, voyant avec ce prêt de 58 millions la fin d\u2019un règne économique morose, l\u2019autruche libérale peut aisément s\u2019enfouir la tête sous le sable.En 2001, Asbestos comptait 14000 âmes.Dix ans plus tard, la moitié avait filé voir si elle vivait mieux ailleurs.La mine Jeffrey incarne un passé riche, et malgré les histoires de famille marquées par les ravages de l\u2019amiantose, silicose, cancer du poumon, les nouvelles normes de sécurité sont suffisamment rassurantes pour que la population du coin ne s\u2019accroche qu\u2019aux promesses d\u2019emplois \u2014 425 directs, plus de 1000 indirects \u2014, sans trop s\u2019arrêter aux pronostics macabres.On ne peut blâmer ces citoyens, car la décrépitude économique entraîne tout un lot de maux, de l\u2019âme et de la santé, qui pèse.Mais on peut toutefois condamner l\u2019absence totale de morale politique dans ce dossier, une « incompétence transversale » persistante à voir le bilan récent des libéraux.«L\u2019utilisation sécuritaire du chrysotile», reprise en guise de défense hier par le premier ministre Jean Cbarest, est devenue le leitmotiv des autorités, qui assurent que l\u2019exploitation et la manipulation de l\u2019amiante sont bardées de protections.Mais à côté des mises en garde concernant les risques pour la santé, ces remparts nous semblent d\u2019une minceur extrême, destinés à éteindre les protestations plutôt qu\u2019à offrir une réelle garantie.Cela rappelle un feuilleton du genre lié à l\u2019industrie du tabac, qu\u2019on voit se défendre maintenant en cour.Les questions éthiques soulevées par l\u2019exploitation d\u2019une fibre dangereuse destinée principalement à l\u2019exportation en Inde, là où les conditions de manipulation n\u2019ont rien à voir avec celles d\u2019ici, sont particulièrement troublantes.Notre image internationale, déjà mise à mal par un immobilisme environnemental, n\u2019en gagnera aucun bon reflet.Mauvaise note aussi à l\u2019hypocrisie des silencieux: le Parti québécois tiendrait là une occasion de dénoncer l\u2019inacceptable, mais il stagne en eaux troubles : mauvais pour la santé, dit un de ses candidats.Bon pour l\u2019économie, affirme un de ses députés du coin.Souffler le chaud et le froid ?Pas mieux pour l\u2019image.ÉLECTION AU MEXIQUE Président de façade ?peine Enrique Pena Nieto était-il déclaré vainqueur de l\u2019élection à la présidence du Mexique que son principal adversaire, Andres Manuel Lopez Obrador, portait de graves accusations.De l\u2019achat massif de votes à la couverture viciée des médias, ce dernier a décliné tous les us et coutumes que l\u2019on inscrit habituellement au catalogue des perversités politiciennes pendant que des milliers d\u2019étudiants exprimaient leur rejet du vainqueur.Leur argument?Il appartient à une formation, le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), responsable en grande partie du \u2014^\t-, sous-développement dans lequel est plongé le \\ Mexique pour l\u2019avoir dirigé pendant 70 ans h\t-\tsans discontinuer avant que le Parti Action na- V\t\u2019\ttionale (PAN) prenne le relais et creuse l\u2019écart *\t\u201c ~ socioéconomique entre ce pays et l\u2019ensemble des nations sud-américaines.Port du soutien d\u2019une jeunesse qui a multiplié les manifestations au cours des deux derniers mois, Obrador va fort probablement s\u2019appliquer à «gêner » l\u2019exercice du pouvoir en faisant ce qu\u2019il avait fait en 2006 dans les jours ayant suivi l\u2019élection du président sortant Pelipe Calderon, soit paralyser le centre de Mexico pendant des semaines.En attendant de connaître les intentions d\u2019Obrador, ici et là on va scruter à la loupe les premiers gestes que doit poser Pena Nieto, notamment sur les fronts de la corruption, de l\u2019économie et bien évidemment de la guerre aux narco-trafiquants.La corruption ?Elle traverse l\u2019État de haut jusqu\u2019en bas, les policiers aussi bien que les militaires ainsi qu\u2019une classe politique dont le péché mignon était et demeure, encore et toujours, le clientélisme.Autrement dit, soit Pena Nieto s\u2019affirme comme un nouveau tjqie de leader, soit il s\u2019avère la façade d\u2019un parti tenu en laisse par la vieille garde.Sur le flanc de l\u2019économie, le futur président a d\u2019autant plus de pain sur la planche que le nombre d\u2019affamés n\u2019a cessé d\u2019augmenter au cours de la dernière décennie.Aujourd\u2019hui, le pays compte 46% de pauvres.Toujours est-il que la mesure phare de son programme est l\u2019ouverture du capital de Pemex, le géant du pétrole, aux investisseurs étrangers.Mesure qu\u2019il devra accompagner d\u2019une vaste réforme fiscale car, dans le cas contraire, l\u2019État perdra beaucoup d\u2019argent.Enfin, pour ce qui est de la lutte contre la drogue, Pena Nieto va effectuer un virage à 90 degrés.Il entend donner la priorité au combat contre les violences dans les quartiers des villes mexicaines plutôt que contre les barons de la drogue.Attention ! Il n\u2019entend pas abandonner la lutte contre ces derniers, il souhaite juste modifier la hiérarchie des priorités.En un mot, les travaux d\u2019Hercule sont au programme du nouveau président.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO OPA Quitte lA ce (wmE OPA?/ M'AoÇTfie mTtRWTicVAII Ü LETTRES Un Québécois ordinaire.Christian est né dans une ferme dans les Cantons-de-l\u2019Est, il y a 62 ans.Il a complété sa troisième année de primaire puis a été livrer du lait et n\u2019a plus jamais cessé de travailler jusqu\u2019à l\u2019âge de 55 ans.Il s\u2019est marié jeune et à 25 ans, sa famille de six enfants était complétée.Christian n\u2019a probablement jamais manifesté de sa vie.Par sa volonté, son travail et malgré son peu de temps passé à l\u2019école, il a réussi à devenir électricien de métier.Si Christian était connu, ce serait sûrement un exemple pour les jeunes, manifestants ou non.Comment se fait-il que les manifestations contre la hausse des droits de scolarité universitaire aient pris autant d\u2019importance?Sur le fond, cette cause est bien faible.Je connais de jeunes menuisiers, plâtriers de 22 ans qui construisent lem avenir par leur travail semaine après semaine et ils me semblent hemeux.Notre succès dépend de nos choix, de notre cheminement et de nos efforts personnels.L\u2019éducation universitaire est accessible à tous au Québec et le demeurera après l\u2019augmentation des droits de scolarité universitaires.Il est temps d\u2019élever le débat, qu\u2019une personnalité connue et respectée se lève et parle, car jusqu\u2019à maintenant, ce que l\u2019on a entendu est un mélange de partisanerie, de mauvaise foi et d\u2019amom de soi.Alain Trimont Le L\u2019'juillet 2012 Aux âmes bien nées.Dans l\u2019édition de jeudi dernier.Le Devoir publie largement une opinion politique de M.Xavier Dolan.Fort de sa notoriété artistique, M.Dolan, cinéaste de métier, nous fait partager son analyse des images véhiculées par les récentes publicités du PLQ.Il en conclut, très habilement d\u2019ailleurs, que ces publicités seraient mensongères, car les «vrais bons» ne seraient pas Jean Cbarest et le PLQ tel que prétendu, mais plutôt M\u201d® Pauline Marois et le PQ, et que les «vrais méchants» seraient.Quelle surprenante conclusion de la part d\u2019un membre de ladite «colonie» artistique montréalaise.Comme le disait Duplessis, ils ressemblent à la tom de Pise.Toutefois, là ou M.Dolan s\u2019élève vraiment au rang des grands de la colonie, c\u2019est lorsqu\u2019il conclut que les Québécois (es) qui ne partagent pas sa vision sont des aveugles assidus et que ceux qui voteront pour les méchants ne sont que des imbéciles consentants.Ouf, et rien de moins.Dans ce registre M.Dolan rejoint notre grand poète national, sans toutefois l\u2019égaler.On se rappellera que M.Gilles Vi-gneault nous avait également fait part de son opinion politique « bloquiste » lors de la dernière campagne électorale fédérale.«Profondément incultes, tordus, ignorance crasse, naijs, traîtres» sont les tendres épithètes qu\u2019il retenait alors pour les Québécois qui voteraient pour le « dictateur » Harper.M.Dolan, prenez note qu\u2019il y a quand même place à l\u2019enrichissement de votre vocabulaire pour rivaliser dans la cour des grands.Peut-être devriez-vous songer également à tourner en noir et blanc; vous y découvririez l\u2019importance de la nuance.Un imbécile content.Richard Carrier Lévis, le 30 juin 2012 Une candidature prévisible La nouvelle de la candidature péquiste du journaliste Pierre Duchesne, de Radio-Canada, n\u2019est pas une surprise.Du moins pour ceux des auditeurs de cette chaîne qui écoutaient régulièrement ce journaliste faire ses commentaires sur l\u2019actualité politique à Québec.Ces derniers mois, son parti pris partisan était devenu de plus en plus évident et on se demandait comment il pouvait continuer son travail sans mettre à mal son employeur.Et à propos de la crise étudiante, il était clair qu\u2019il portait sans réserve dans son cœur et son esprit le carré rouge.Pourtant, ce journaliste avait démontré un grand talent d\u2019écrivain et un bon sens de la mesure lorsqu\u2019il publia, il y a quelques années, cette excellente biographie de Jacques Parizeau.Ce qui surprend dans cette nouvelle, c\u2019est que Pierre Duchesne se présentera dans une circonscription taillée sur mesure (Borduas) pour un candidat dit de prestige : c\u2019est-à-dire une personnalité qui a une certaine expérience dans le domaine de l\u2019action politique ou économique et qui pourrait être qualifiée pour devenir membre du cabinet.Cabinet qui devra résoudre les sérieux problèmes de gouvernance du Québec actuel.Il faut donc en conclure que ce genre de candidature n\u2019est pas encore au rendez-vous.Et que le PQ traîne toujours l\u2019image d\u2019un parti de «classe», idéologiquement et politiquement défini par une catégorie professionnelle caractérisée.Claude Poulin Québec, le 2 juillet 2012 LIBRE OPINION Exporter l\u2019amiante dont le Québec se méfie pourtant CAMIL BOUCHARD Professeur associé à l\u2019Université du Québec à Montréal Vendredi 29 juin.Vendredi de torpeur.Il fait chaud, les Québécois ont la tête ailleurs.Le gouvernement en profite pom adopter un décret favorisant le développement de la mine d\u2019amiante Jeffrey à Asbestos.Et c\u2019est pire que ce que l\u2019on pouvait imaginer : non pas une garantie de prêt, mais un prêt direct de 58 millions à partir duquel le gouvernement du Québec accapare des dividendes sur les profits éventuels en exportant l\u2019amiante, en exportant le cancer ! Le gouvernement du Québec utilise mes impôts pour exporter la presque totalité de l\u2019amiante dont rufilisation est à toutes fins utiles inexistante au Québec.Il me fait complice non consentant d\u2019une menace réelle et rigomeusement documentée à la santé de milliers de personnes dans les pays en voie de développement ou en émergence.J\u2019en ressens une profonde frustration et une immense colère.Selon l\u2019Organisation mondiale de la santé, 125 millions de personnes sont exposées à la fibre d\u2019amiante et au-delà de 100000 en meurent chaque année dans le monde.Vrai, l\u2019amiante se présente sous plusiems formes.Et le chrysotile, la forme que l\u2019on extrait et traite au Québec, serait la forme la moins dangereuse pour la santé.Pourtant, pourtant, nous en avons très sévèrement encadré l\u2019usage chez nous.Pourquoi?Parce que nous nous sommes aperçus que le chrysotile, s\u2019il est moins virulent, est extrêmement sournois et peut engendrer, souvent après de longues années d\u2019incubadon, de graves maladies respiratoires et plusieurs formes de cancer.Dans les faits, nous l\u2019utilisons très peu au Québec et nous le faisons avec d\u2019infinies précautions : on s\u2019en méfie comme de la peste.Le Québec exporte la majorité de sa production vers l\u2019Inde, l\u2019Indonésie, la Corée du Sud, le Sri Lanka et la Thaïlande.II n\u2019a absolument aucun pouvoir pour obliger ces pays à adopter des pratiques de protection, de prévention et d\u2019utilisation sécuritaire du chrysotile pour leurs travailleurs et leur population qui seraient au moins égales aux nôtres.Éa nomination d\u2019un audit externe auprès des importateurs indiens concernant rutilisation sécuritaire de l\u2019amiante relève de la fumisterie, de la poudre d\u2019amiante aux yeux.L\u2019éthique de gouvernance la plus élémentaire demande que l\u2019on se réfère à des principes premiers de justice sociale et de développement viable dans le cadre d\u2019ententes commerciales et d\u2019exploitation de nos matières premières.Ces principes de- mandent que l\u2019on prenne une décision pour protéger les plus vulnérables qui autrement risquent d\u2019y laisser lem peau.Devant l\u2019absence d\u2019une telle garantie de protection, notre gouvernement doit s\u2019abstenir d\u2019investir dans cette industrie.à moins que l\u2019on considère que la vie d\u2019un Indien, d\u2019un Coréen, d\u2019un Indonésien ou d\u2019u,n Thaïlandais vaut moins que la nôtre.A cela, certains répondront que les mesures de protection dans ces pays, ce n\u2019est pas pour demain la veille, et que pendant ce temps-Ià, la Russie, la Chine, le Kazakhstan font du dumping de leur amiante et accaparent le marché.Ils diront que nous aurons alors perdu une bonne occa-siop d\u2019affaires.A cela je réponds que l\u2019on a mieux à faire comme peuple que d\u2019empoisonner le monde.Pourquoi ne pas offrir un prêt ou une garantie de prêt de 58 millions en innovations technologiques du xxi® siècle à des investisseurs dans la région des Bois-Francs?Tout le monde y gagnerait Et nous pourrions, Québécois, alors envoyer un message clair aux gouvernements, mais sm-tout à la population de ces pays en mal d\u2019amiante lem disant: «Nous pensons que votre vie vaut autant que la nôtre.» Selon toute apparence, ce n\u2019est pas ce que le ministre Yvon Vallières, député de cette région, croit Ce faisant il laisse un bien minable testament politique.Vraiment minable. LE DEVOIR LE MERCREDI JUILLET 2012 A 7 IDEES NITASmNAN Nos terres et nos droits méritent le respect DAVID BOIVIN PAUL-ÉMILE OTTAWA CHRISTIAN AWASHISH Respectivement chefs du Conseil des Atikamekws de Wemotaci, de Manawan et d\u2019Opitciwan nquiétude et indifférence sont les réactions manifestées à notre campagne visant la protection de nos droits sur le Ni-taskinan, notre territoire ancestral.Nous comprenons les inquiétudes.Elles sont légitimes et peuvent être facilement calmées si le gouvernement du Québec accepte d\u2019entamer avec nous une négociation quant à notre place dans le développement des ressources naturelles du Nitaskinan.Car notre intention n\u2019est pas de nous opposer au développement économique.Au contraire, nous sommes favorables à un développement économique qui respecte les principes de développement durable et, surtout, qui tient compte de nos droits et de nos intérêts.Comme toutes les autres nations du monde, nous voulons nous aussi prospérer et offrir un avenir meilleur à nos enfants et petits-enfants.L\u2019indifférence manifestée à l\u2019égard de nos actions nous amène à nous interroger sur le sérieux accordé à nos droits, nos intérêts, voire à notre existence.Nous ressentons cruellement le qualificatif de « peuple invisible » qu\u2019avaient utilisé Richard Desjardins et Robert Monderie en parlant de la nation algonquine dans leur documentaire Le peuple invisible.Souvent, nous ressentons ce phénomène d\u2019un peuple que l\u2019on oublie et que l\u2019on refuse de voir.C\u2019est donc avec un espoir de changement que nous amorçons cette campagne qui vise notamment à bloquer les opérations forestières de l\u2019entreprise Kruger et d\u2019autres entreprises fqrestières privées opérant en Haute-Mauricie.À titre de chefs élus de la nation atikamekw, nous sommes présents et nous portons les aspirations de notre peuple pour des conditions meilleures.Le principal souhait que nous avons, c\u2019est que le gouvernement du Québec accepte de prendre un virage draconien afin de renouveler notre relation pour qu\u2019elle devienne une véritable relation « de nation à nation ».Toujours victimes d\u2019un système Nous attendons ce geste depuis plus de 12 ans, c\u2019est-à-dire depuis la publication du rapport de la Commission royale sur les peuples autochtones.Dans ses toutes premières pages, d\u2019un rapport faisant plus de fOOO pages, la Commission affirmait que «les Canadiens rejettent le paternalisme du passé et reconnaissent que les autochtones sont les mieux placés pour définir leurs intérêts et en assurer la promotion ».Qr, que ce soit au niveau fédéral ou provincial, nous sommes toujours victimes du même système paternaliste et colonialiste qui nuit au développement de notre peuple.Encore aujourd\u2019hui, le gouvernement du Québec octroie des permis MATT MEDLER ASSOCIATED PRESS Les Atikamekws ainsi que d\u2019autres communautés des Premières Nations demandent à avoir ieur mot à dire dans i\u2019expioitation des ressources natureiies au Québec.d\u2019exploitation de notre territoire, sans aucunement tenir compte de nos droits qui font pourtant l\u2019objet de négociations territoriales depuis plus de 32 ans.Cette réaction crée certainement une grande surprise chez plusieurs, puisque la nation atikamekw est surtout connue pour son caractère calme, un sens aigu de bonté et, bien sûr, son magnifique sens de l\u2019humour.Il en aura donc fallu beaucoup pour nous faire sortir de nos gonds et ériger des barricades.Nous tenons toutefois à préciser que ces actions ne sont pas faites contre les Québécois, mais visent essentiellement le gouvernement du Québec.Nous aurions aimé utiliser d\u2019autres moyens, moins nuisibles pour les travailleurs et la population en général.Devant le mur d\u2019intransigeance du gouvernement, il semble que nous n\u2019avions pas d\u2019autres choix.Cela étant, nous sommes convaincus que nos demandes sont raisonnables et qu\u2019une entente Atikamekw-Québec permettrait la construction d\u2019un nouveau partenariat bénéfique pour nos deux nations.«Paix des braves» Comme les Québécois, nous formons une nation unie, fière de notre histoire et de notre identité.Nous poursuivrons nos actions tant et aussi longtemps que nos demandes ne feront pas l\u2019objet de réponses.[.] Nous demandons la négociation d\u2019une entente semblable à celle de la «paix des braves» conclue avec la nation crie en 2003.Ce type d\u2019entente politique et économique peut être conclue indépendamment des négociations territoriales visant la conclusion d\u2019un traité.Nos actions sont aussi conformes à la Déclaration de l\u2019QNU sur les droits des peuples autochtones, qui reconnaît notamment le droit au «consentement libre et éclairé» des peuples autochtones touchés par des activités d\u2019extraction sur leur territoire.Elles seront menées de manière pacifique et ordonnée.Nous demandons le respect inté^al de nos droits inhérents, reconnus en droit canadien et en droit international.Concrètement, nous voulons notamment conserver l\u2019accès, sans entrave, à nos territoires ancestraux, favoriser l\u2019harmonisation des opérations forestières et de nos activités traditionnelles, retirer des bénéfices de l\u2019exploitation des ressources, ainsi que devenir des partenaires du développement, ce qui nous permettra de développer notre économie et mettre fin à nos situations chroniques de pauvreté.LANGUE FRANÇAISE Soutenir la recherche francophone MARTINE DESJARDINS Présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec l\u2019Université de Montréal, en avril 1961, une cinquantaine de recteurs, représentant des universités du Québec, d\u2019Europe et du Maghreb, avaient décidé de onder une association des établissements d\u2019enseignement supérieur francophones afin de renforcer leurs échanges et sceller ainsi une coopération universitaire en français.Cinquante ans plus tard, l\u2019Agence universitaire de la francophonie (AUE), qui travaille sous l\u2019égide de l\u2019Qrganisation internationale de la Erancophonie, regroupe aujourd\u2019hui près de 800 universités membres sur les cinq continents.L\u2019œuvre accomplie quotidiennement au sein de Î\u2019AUF permet la coopération des universités du Nord et du Sud, elle contribue à réduire la fracture scientifique entre les Etats occidentaux et les régions moins nanties.Par ses actions, et en favorisant l\u2019émergence de réseaux d\u2019enseignants et de chercherus, elle entend faire de la communauté scientifique francophone une référence sur la scène internationale.Alors que l\u2019anglais s\u2019impose comme la langue hégémonique de la recherche \u2014 avec, pour conséquence, l\u2019absence des principales revues savantes francophones dans les grandes banques de données scien- tifiques \u2014, l\u2019AUE et ses universités membres contribuent à défendre la place du français dans l\u2019enseignement et la recherche, mais il faudrait faire plus pour encourager davantage la recherche francophone et as-siuer sa pérennité.Favoriser la formation de la relève scientifique.Qutre la promotion d\u2019une communauté scientifique francophone, l\u2019AUE soutient la fprmation des jeunes chercheurs.À cette fin, elle distribue chaque année quelque 2000 bourses afin de permettre à des étudiants et des enseignants de se perfectionner à l\u2019étranger et ainsi renforcer leurs champs d\u2019expertise.Mais c\u2019est encore trop peu.Plusieurs étudiants-chercheurs ne peuvent avoir accès à un financement adéquat.en assurant l\u2019accessibilité aux études supérieures Au Québec, près de 70000 étudiants sont inscrits aux cycles supérieurs.Ceux-ci prennent une part active à la recherche : comme l\u2019a démontré yincent Larivière, professeur à l\u2019École de bibliothéconomie et de sciences de l\u2019information de l\u2019Université de Montréal et chercheur associé à l\u2019Qbservatoire des sciences et des technologies de rUQAM, les doctorants participent à la rédaction de près de 50% des articles scientifiques en physique, 43% en recherche biomédicale, 40% en chimie, 35% en psychologie.Dès lors, concluait-il dans un texte d\u2019opinion publié dans Le Devoir le 10 avril dernier, la baisse du nombre de doctorants va non seulement réduire «la capacité de recherche actuelle des universités, mais [va également] hypothéquer celle de demain en réduisant le nombre de nouveaux chercheurs formés».A la lumière de ces conclusions, il apparaît donc que la meillerue façon de soutenir le développement et la qualité de la recherche scientifique est bien d\u2019assruer l\u2019accessibilité aux études de cycles supérierus.Double menace Dans une situation souvent précaire, avec un endettement moyen de 16187$ en maîtrise et de 23 660$ au doctorat, et alors que les gouvernements de Québec et d\u2019Qt-tawa ont annoncé leur volonté de couper dans les budgets des fonds subventionnaires, tout porte à croire que l\u2019augmentation draconienne des droits de scolarité annoncée par le gouvernement Cha-rest va peser lorudement sur la volonté des étudiants d\u2019entamer ou de poursuivre des études supérierues.Il suffit, pour s\u2019en convaincre, de se remémorer les conséquences du dégel des droits de scolarité décrété au début des années 1990 par le premier ministre Bourassa, puisqu\u2019au fil de la décennie, le nombre des étudiants inscrits au doctorat avait chuté de 13%.En somme, la hausse des droits de scolarité fait planer une double menace sur les universités : celle, d\u2019une part, de décourager les étudiants à poursuivre des formations aux cycles supérieurs, privant en cela la société québécoise de ses meilleurs talents, et, d\u2019autre part, celle de condamner, à moyen terme, la capacité de recherche et d\u2019innovation des établissements universitaires québécois dans le contexte actuel de l\u2019internationalisation des savoirs.Les étudiants internationaux, une richesse Les établissements universitaires québécois doivent tout mettre en œuvre pour attirer ces étudiants internationaux qui contribuent, par leur culture, leurs connaissances, à l\u2019enrichissement de nos universités et du Québec tout entier.Nombre d\u2019entre eux sont inscrits aux cycles supérieurs, en maîtrise, au doctorat et au postdoctorat et viennent ainsi renforcer les équipes de recherche actives dans les universités.L\u2019intégration de ces chercheurs, provenant de divers horizons et animés par d\u2019autres approches et méthodes de pensée, constitue un atout pour nos établissements.Si les liens avec la Francophonie sont porteurs de promesses, on est en droit de s\u2019interroger sur l\u2019avenir de la recherche scientifique au Québec et, au-delà du cas des étudiants étrangers, c\u2019est bien l\u2019ensemble des chercheurs qu\u2019il convient de soutenir adéquatement.Dans ce domaine, la hausse des droits de scolarité annoncée par le gouvernement Charest risque d\u2019avoir, à plus ou moins long terme, des effets désastreux sur les universités.L CRISE ATIKAMEKW Pourquoi vouloir noyer le poisson ?SUZY BASILE Etudiante au doctorat en sciences de l\u2019environnement à l\u2019Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et membre de la communauté atikamekw de Wemotaci HUGO ASSELIN Professeur à l\u2019Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en foresterie autochtone es communautés atikamekws ont récemment fait des gestes d\u2019éclat pour attirer l\u2019attention du public sur la stagnation du processus de règlement de leurs revendications territoriales.S\u2019agit-il simplement d\u2019un cas de plus dans une longue liste d\u2019escarmouches interculturelles ?D\u2019une petite chicane autour des redevances sur l\u2019exploitation des ressources forestières ?La teneur des discussions et le ras-le-bol généralisé manifesté par les Atikamekws montrent que le problème est autrement plus complexe.A quand une analyse détaillée de la situation dans laquelle se trouve la nation atikamekw?La question se pose, après plus de 33 ans de pourparlers en cul-de-sac et devant la surprenante méconnaissance du peuple atikamekw par les Québécois.Plusieurs occasions ont été manquées au cours des dernières décennies pour favoriser un rapprochement interculturel.La dernière : les grands incendies de forêt au printemps 2010 qui ont forcé l\u2019évacuation des trois communautés atikamekws.Dans les médias, aucune présentation du peuple atikamekw et du contexte social, culturel, environnemental, économique et politique dans lequel les personnes évacuées se sont retrouvées.Pas plus d\u2019explications sur le lien particulier au territoire qui caractérise l\u2019ensemble des peuples autochtones du monde et qu\u2019entretiennent toujours les Atikamekws.«Ce sont nos maisons qui brûlent», rapportait une personne interrogée en faisant référence à Notci-mik, la forêt, milieu de vie et garde-manger traditionnel de la nation.Coûts sociaux De retour en 2012.Devant la crise sociale dans laquelle sont plongées les communautés atikamekws, un simple calcul des pertes économiques engendrées par les barrages routiers et ferroviaires ne saurait tout expliquer et surtout, ne peut pas tout justifier.Sinon, il faudrait aussi chiffrer la perte d\u2019autonomie économique et politique des Atikamekws à la suite du non-respect de leurs droits et à l\u2019usurpation de leurs terres et de leurs ressources depuis des siècles : coupe des grands pins blancs aux xviiu et xix® siècles, construction du chemin de fer au début du xx® siècle, harnachement des rivières, développement de la villégiature, avènement des coupes forestières mécanisées, etc.Une fois lancés, pourquoi ne pas ajouter dans la balance les coûts sociaux relatifs à la dépendance (planifiée) envers les programmes gouvernementaux fédéraux pour les 6000 membres de la nation atikamekw, dont 65% ont moins de 35 ans ?Pris en otage La ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, Julie Boulet, a parlé d\u2019une «prise d\u2019otage » des travailleurs dans ce conflit.Qn peut toutefois se demander oû elle a puisé la légitimité de son intervention, alors que des travailleurs québécois affectés par le blocus ont mentionné aux médias qu\u2019il faut écouter les revendications des Atikamekws.En réaction aux propos de la ministre, Caroline Nep-ton Hotte, journaliste à Radio-Canada, a posé la question suivante via les médias sociaux : «Est-il possible de penser que cela fait près de 200 ans que les Atikamekws sont pris en otage par la Loi sur les Indiens du gouvernement fédéral, par l\u2019industrie forestière de la région de la Mauricie et par les lois votées par le gouvernement du Québec concernant l\u2019aménagement et l\u2019exploitation des ressources naturelles ?» Cette question illustre le cœur du problème et l\u2019ampleur du fossé interculturel.Malheureusement, elle demeure sans réponse.Dialogue constructif Alors que le gouvernement se vantait récemment à Rio d\u2019être à l\u2019avant-garde du développement durable, il est pour le moins surprenant (et inquiétant) qu\u2019il s\u2019en tienne à des arguments économiques dans ses discussions avec les Atikamekws, évacuant totalement les dimensions culturelle, sociale, environnementale et historique de la situation.Plutôt que d\u2019essayer de noyer le poisson (Atikamekw signifie «corégone») au bénéfice de l\u2019industrie forestière, le gouvernement devrait considérer la question dans son ensemble et entreprendre un dialogue sérieux, sincère et constructif avec les Atikamekws.Comment comprendre que les droits autochtones sur le territoire et les ressources ne sont toujours pas reconnus après plus de 400 ans de cohabitation, mais que des portions immenses de ce même territoire sont octroyées en quelques semaines à l\u2019industrie forestière ?L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l'information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair-Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec)Y2Aoien T>eg^se(société), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales).Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertf'saw^cJ ; information politique : Michel Y>dmA(chroniqueur), Héléne Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; informationéconomique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Éric Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gérald Dallaire h^upitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy DsàWeier (reporters) ,Iean.-Vierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Émilie Folie-Boivin (pupitre) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michéle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (commis internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)\u2019, Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec) .PUBOClTÉ , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai' (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web),Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Olivier Leclerc (responsable par intérim service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI JUILLET 2012 ACTUALITES ODA SUITE DE LA PAGE 1 Elue pour la première fois en 2004, Oda aura 68 ans lorsqu\u2019elle quittera ses fonctions de ministre et de députée le 31 juillet.Elle a été ministre du Patrimoine en 2006-2007 avant de passer à la Coopération internationale en août 2007.Dans les coulisses, au moins une personne proche de la ministre a indiqué que «sans aucun doute», Bev Oda «a été démissionnée».Oda s\u2019est retrouvée plus souvent qu\u2019à son tour en mauvaise posture.En avril, on a appris qu\u2019alors qu\u2019elle participait à une rencontre de pays donateurs à Londres, Oda a refusé de séjourner à l\u2019hôtel cinq étoiles où se déroulait la conference et a plutôt exigé d\u2019être relocalisée au très chic Savoy.Cela a engendré des dépenses supplémentaires de 1353,81$, dont un verre de jus d\u2019orange à 16$.Elle a finalement remboursé cette somme.Pour les déplacements rendus nécessaires, elle a retenu les services d\u2019une limousine au coût de près de 3000$.L\u2019hôtel Savoy offre encore des chambres «fumeur».Oda est une très grande fumeuse.Des sources ont confié au Toronto Star qu\u2019elle fumait même dans ses bureaux, en violation de toutes les règles en place.Oda avait été critiquée en 2006 pour avoir engendré des coûts de 5500$ en limousine pour se rendre au gala des Juno Awards, à Halifax, à titre de ministre du Patrimoine.Elle avait remboursé 2200$ au Trésor public.Ces dépenses n\u2019avaient pas été déclarées dans les divulgations proactives que les ministres doivent remplir chaque trimestre.Bev Oda avait surtout été avalée par la tourmente en février 2011 lorsqu\u2019elle a semblé donner \u2014 puis retirer \u2014 son accord à une subvention au groupe d\u2019aide internationale Kairos.Elle avait signé la recommandation accordant la subvention, mais un «not» {«ne.pas») avait été ajouté après coup, modifiant du tout au tout la signification de sa signature.Le groupe Kairos n\u2019est pas apprécié par les conservateurs à cause de sa position dans le conflit israélo-palestinien.Oda avait d\u2019abord affirmé ne pas savoir qui avait ajouté ce «not».Elle a dû par la suite reconnaître que c\u2019est elle qui en avait fait la demande à son équipe.Le président de la Chambre des communes avait statué que de prime abord, Oda avait induit la Chambre en erreur.L\u2019affaire n\u2019était pas allée plus loin, à cause du déclenchement de l\u2019élection.\tOda a été réélue le 2 mai 2011 et le premier ministre l\u2019avait reconduite dans ses fonctions de ministre responsable de l\u2019ACDl.Oda avait tenu le gouvernail de l\u2019ACDl lorsque le gouvernement conservateur a décidé que l\u2019aide qu\u2019il consacrerait à la santé maternelle dans le monde \u2014 initiative phare de la présidence canadienne du G8 \u2014 ne devrait pas servir à financer des avortements à l\u2019étranger, imitant en cela les politiques des gouvernements américains républicains.Pourtant, des notes de breffage de l\u2019ACDl indiquaient que cela pouvait sauver des vies.La secrétaire d\u2019Etat Hillary Clinton avait d\u2019ailleurs passé un savon au gouvernement canadien à ce sujet lors de sa visite à Ottawa.Remaniement en perspective Toutes les rumeurs de remaniement ministériel indiquaient que Oda serait expulsée du cabinet.D\u2019ailleurs, dès la semaine dernière, le gouvernement avait confirmé que ce n\u2019est pas elle qui représenterait le Canada lors de la conférence de Tokyo sur l\u2019Afghanistan qui débute ce dimanche.C\u2019est plutôt Chris Alexander, député d\u2019Ajax-Picke-ring (Ontario), qui y sera.Au moins une source a indiqué au Devoir que les fonctionnaires du minis- tère s\u2019attendent à ce que ce soit lui qui la remplace.11 s\u2019agirait d\u2019un choix logique dans la mesure où M.Alexander a été l\u2019ambassadeur du Canada en Afghanistan.Parmi les autres appelés à bouger, notons que Peter MacKay (Défense) serait appelé à la Justice pour relayer Rob Nicholson.Peter Kent (Environnement) serait déplacé.Le nom de Christian Paradis est parfois évoqué comme successeur, question de mieux faire passer les politiques environnementales conservatrices au Québec.L\u2019organisme Canadian Taxpayer Pederation s\u2019est empressé de publier un communiqué de presse hier dans lequel il calcule que Oda se qualifiera dès son départ à une pension de 52183 $ par année, soit un montant approximatif de 700000$ d\u2019ici à ce qu\u2019elle souffle ses 80 bougies.«La pension à vie de Bev Oda devrait être suffisante pour acheter environ 43841 verres de jus d\u2019orange à 16$», a ironisé le directeur national de recherche de l\u2019organisme, Derek Pildebrandt.Rappelons que récemment, Brent Rathgeber avait écrit sur son blogue que ses commettants lui parlaient des dépenses de\tOda, notamment.Son collègue ministre Christian Paradis n\u2019a pas voulu spéculer sur les raisons de son départ.11 a dit espérer toutefois que les gens se souviennent d\u2019autre chose que les limousines ou les verres de jus à 16$.«Je lui souhaite bonne chance.Il y a du positif dans son dossier et c\u2019est ce qu\u2019il faut rappeler aujourd\u2019hui», a-t-il indiqué hier.Le député du NPD Alexandre Boulerice ne voyait pas le positif du tout «C\u2019est une bonne chose», s\u2019est-il exclamé.«On n\u2019en demandait pas tant», a-t-il ajouté en faisant référence à son départ non seulement du cabinet, mais de la vie politique.«Elle était devenue un boulet insupportable» pour son équipe.Le Devoir TORTURE SUITE DE LA PAGE 1 conté avoir vu des personnes mourir sous la torture.«La torture [.] est le produit d\u2019une politique nationale», martèle Nadim Houry de Human Rights Watch.L\u2019organisation new-yorkaise soutient que la fréquence des actes de torture en Sjrie, qu\u2019elle décrit comme un «archipel de la torture», pourrait constituer un crime contre l\u2019humanité.11 existe probablement d\u2019autres centres de torture qu\u2019il n\u2019a pas été possible de documenter, a fait remarquer l\u2019organisation.Human Rights Watch exhorte le Conseil de sécurité de l\u2019ONU à confier le dossier à la Cour pénale internationale (CPI) afin qu\u2019elle impose des sanctions à ceux qui pratiquent la torture \u2014 ou qui la supervisent sans dire un mot.En mars.Amnistie internationale pressait les autorités syriennes de mettre fin sans tarder aux détentions arbitraires et aux pratiques de torture.Elle recommandait aussi au Conseil de sécurité de l\u2019ONU de saisir la CPI, à l\u2019instar de Human Rights Watch, et d\u2019imposer un embargo sur le commerce des armes vers la Sjrie avant de geler les actifs du président Bachar al-Assad et de ses acolytes.Nouveaux bombardements En Sjrie, à l\u2019extérieur des geôles, les forces gouvernementales ont continué hier à bombarder des quartiers de la ville assiégée de Homs, ainsi que les localités de Talbiseh et Rastan.L\u2019Observatoire syrien des droits de l\u2019Homme fait état de 50 morts, dont 26 civils, 18 soldats et AGENCE-FRANCE-PRESSE Ce Syrien montrant ses blessures en avril dernier affirmait avoir été torturé par les forces du régime.six rebelles, dans les violences à travers le pays hier.Un convoi transportant des observateurs de l\u2019ONU en Syrie a tenté de se rendre à Douma, une banlieue assiégée de la capitale, pour visiter des hôpitaux, mais a dû rebrousser chemin en raison de l\u2019insécurité régnant dans la ville.Les forces syriennes ont délogé les rebelles de Douma dimanche après un assaut de 10 jours qui a fait des dizaines de morts et des centaines de blessés, en plus de provoquer une importante crise humanitaire.Le militant Mohammad Saeed \u2014 qui a fui la ville durant l\u2019assaut et qui se cache dans une localité située à proximité \u2014 a déclaré que les forces du régime avaient notamment posté des tireurs sur les toits des immeubles.Sortie de crise Kofi Annan, auteur d\u2019un plan de sortie de crise resté jusqu\u2019ici lettre morte, a jugé une nouvelle fois hier «impératif» d\u2019avoir un cessez-le-feu en Syrie afin de procéder à une transition politique.Au Caire, la Commission générale de la révolution syrienne (CGRS) a annoncé qu\u2019elle se retirait d\u2019une réunion d\u2019opposants destinée à définir une vision commune de l\u2019après-Assad, organisée à l\u2019initiative de la Ligue arabe, estimant que les divergences étaient trop grandes au sein de l\u2019opposition.«Parler de l\u2019unité de l\u2019opposition syrienne ne sert qu\u2019à masquer l\u2019impuissance de la communauté internationale», a déploré la CGRS.Cette décision intervient après celle des rebelles de l\u2019Armée syrienne libre (ASL), qui ont décidé de boycotter la réunion, la qualifiant de «complot».La réunion du Caire, qui rassemble notamment le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l\u2019opposition, peine à souder les rangs de l\u2019opposition.«Il y a eu plusieurs points de désaccord, mais la situation est restée sous contrôle et une vision commune va être présentée par la suite», a néanmoins affirmé Mays al-Kridi, un des participants à la réunion, à la télévision égyptienne.Par ailleurs, après dix jours de tensions avec la Turquie, le chef d\u2019Etat syrien, Bachar al-Assad, a par ailleurs joué l\u2019apaisement hier, en regrettant que la défense de son pays ait abattu un avion de combat turc, et en assurant qu\u2019il n\u2019avait pas l\u2019intention de mobiliser des troupes à la frontière entre les deux pays.D\u2019après l\u2019Associated Press, l\u2019Agence France-Presse et Le Monde Le Devoir ZHUXIAO-MEI SUITE DE LA PAGE 1 «jeunes instruits» dans des camps de rééducation par le travail.La famille de Zhu Xiao-Mei souffre d\u2019avoir des origines bourgeoises.«En quelques mois, les sept membres de ma famille vont se trouver dispersés aux quatre coins de la Chine.» La «rééducation» de Zhu Xiao-Mei sera longue \u2014 cinq années \u2014 même si dans son quatrième camp elle parviendra à faire venir son piano.Elle volera du charbon pour l\u2019empêcher de geler et dénichera du fil de fer pour remplacer les cordes cassées.Sont acceptées les oeuvres officielles, Yan-bangxi, et la Sonate appassionata de Beethoven, oeuvre préférée de Lénine ! Par miracle, quelques partitions arrivent au camp.Sur du papier à musique acheminé par sa mère, au péril de sa vie, Zhu Xiao-Mei recopie le Livre du Clavier bien tempéré AePachl De Los Angeles à Paris Son passage en Occident et ses pérégrinations sont détaillés dans La, rivière et son secret.Des années de galère aux Etats-Unis, un professeur à Boston, un mariage blanc, l\u2019arrivée à Paris en décembre 1984 et la «rencontre musicale de ma vie: les Variations Goldberg» qui «remplissent désormais toute mon existence».Ces Goldberg, elle les enregistre en 1990, mais l\u2019éditeur lui demande de financer le disque et part avec l\u2019argent! Quand un autre éditeur publiera la bande, un « Petit Prince » de 23 ans dont la carrière démarre vite, achète des dizaines d\u2019exemplaires à l\u2019insu de Xiao-Mei et les distribue aux organisateurs de concerts en disant: «C\u2019est elle la grande pianiste.Pas moi.Invi- tez-la, elle.» Alexandre Tharaud, puisque c\u2019est de lui qu\u2019il s\u2019agit, deviendra un ami pour la vie.Aujourd\u2019hui, Zhu Xiao-Mei a gardé de son passé le souci d\u2019être comprise et entendue.C\u2019est pour cela qu\u2019elle n\u2019observe pas toutes les reprises dans les Goldberg, qu\u2019elle jouera ici cette semaine: «J\u2019ai envie de toucher le grand public.Pour les gens qui n\u2019ont pas entendu l\u2019œuvre avant c\u2019est plus facile sans toutes les reprises.Mais, pour le disque, je viens de réenregistrer l\u2019œuvre avec toutes les reprises.» La Chine, désormais Sur la Chine d\u2019aujourd\u2019hui où tout le monde se met au piano, Zhu Xiao-Mei s\u2019amuse à penser que, surtout, «tout le monde a envie de devenir Lang Lang; être connu et gagner de l\u2019argent rapidement».Zhu Xiao-Mei en cinq dates 1949 Naissance à Shanghai 1960 Admission au Conservatoire de Pékin 1966 Révolution culturelle.Ordre aux gardes rouges de «débusquer un par un tous les vieux parasites, suceurs de sang du peuple».Les partitions de musique occidentale sont brûlées.1969-1974 Chushen buhao (de mauvaise origine), Zhu Xiao-Mei est internée dans les camps de Mao.«Je pense à la dignité dont on m\u2019a privée.» 1980 Départ pour l\u2019Occident.Une vie de femme de ménage à Los Angeles, de serveuse à Boston puis de professeure au Conservatoire de Paris.De ce point de vue, le piano serait un moyen plus qu\u2019une fin.Zhu Xiao-Mei note que «la culture, le goût, cela prend du temps» et que «très souvent, le piano est utilisé pour \u201cmontrer ce qu\u2019on peut faire \u201d en oubliant les compositeurs et le style».La voici donc en proie aux craintes d\u2019être, dans la Chine moderne, une sorte de chushen buhao (être de mauvaise origine) artistique: «Je n\u2019ai pas le courage de rentrer en Chine pour jouer les Variations Goldberg.Dès mon enfance j\u2019ai tellement fait face à des critiques, j\u2019ai tellement pratiqué d\u2019autocritiques.Oui, j\u2019ai peur d\u2019être jugée pour mon jeu qui ne cherche pas le spectacle.» Zhu Xiao-Mei a donc des craintes que les auditeurs chinois ne puissent pas encore comprendre réellement son éthique musicale.Mais elle a une foi indécrottable: «La musique, la puissance de la musique, est encore plus forte que la politique ou le religieux.La musique touche tout le monde.Un ami, dont les parents sont des révolutionnaires, me dit \u201cpourquoi les communistes nous ont interdit cela?\u201d Moi aussi, fai été révolutionnaire, mais je suis devenue humaine par la musique.» L\u2019artiste juge qu\u2019aujourd\u2019hui, en Chine, le piano est aussi devenu populaire «parce que les gens ont compris que la musique est un sel de la vie.Etre un bon humain est une chose qui ne peut s\u2019accomplir sans la musique».Le Devoir ZHU XIAO-MEI Music and Beyond à Ottawa, samedi 7 juillet, 12h, 613241-0777.Festival Or ford, dimanche 8 juillet, 16h, 1800567-6155.Les disques de Zhu Xiao-Mei sont édités par Mirare.Notre trio de tête: Les 6 Partitas de Bach, les dernières sonates de Beethoven et Schubert et Quatre sonates de Haydn PORTS SUITE DE LA PAGE 1 ports du Québec (MTQ), Guillaume Lavoie.Une «évaluation des perspectives économiques» a également été réalisée.«Cette évaluation a permis de confirmer qu\u2019il y avait une avenue intéressante pour répondre à des besoins d\u2019expédition», a indiqué le porte-parole du ministère.Ces besoins sont directement liés au développement éventuel de projets miniers dans le secteur.Des permis d\u2019exploration y sont d\u2019ailleurs déjà contrôlés par des minières, puisque des potentiels en nickel, en cuivre en zinc et en or ont été trouvés.Mais M.Lavoie a toutefois précisé (\\\\i\u2019«un projet de cette ampleur doit nécessairement passer à travers différentes étapes».11 faudra ainsi confirmer si oui ou non un tel projet de port, avec les coûts que cela implique, serait économiquement viable.«Il faut aller plus loin pour confirmer les opportunités», a-t-il dit.«Je n\u2019ai pas d\u2019échéancier à vous donner, mais c\u2019est quelque chose qui chemine», a-t-il ajouté.Quant au lien routier vers Radisson, M.Lavoie a dit qu\u2019il pourrait également être utile pour le développement minier puisque les projets auraient besoin d\u2019un «lien» pour acheminer les ressources minérales jusqu\u2019au port.Selon lui, le port et la route sont «deux choses différentes, mais qui deviennent complémentaires».Deux ports dans l\u2019extrême Nord?Le gouvernement du Québec a par ailleurs entrepris les étapes préliminaires en vue d\u2019établir un quai en eaux profondes «dans le secteur de Kuujjuaq», dans la baie d\u2019Ungava.Eait à noter, ce projet ne fierait pas dans les documents présentés en mai 2011 lors du lancement du Plan Nord.«Même si ça n\u2019a pas été considéré comme un des projets du Plan Nord, nous, à Transports Québec, on le considère comme un des projets reliés au développement du Plan Nord», a expliqué le porte-parole du MTQ.Le ministère a fait produire des «avis techniques» pour trouver des «sites potentiels» pour une telle infrastructure.Selon ce qu\u2019on peut constater dans un document du ministère présenté à la population locale plus tôt cette année, l\u2019embouchure du fleuve Koksoak, qui se jette dans la baie d\u2019Ungava, serait envisagée.M.Lavoie a néanmoins tenu à souligner que Québec n\u2019en est pas à dire s\u2019il ira de l\u2019avant.«Il y a une évaluation des perspectives économiques à faire», notamment pour préciser les «impacts positijs» qu\u2019une telle infrastructure pourrait avoir, par exemple pour les «besoins d\u2019expédition».Chose certaine, d\u2019énormes projets miniers sont en développement dans cette partie de l\u2019extrême Nord québécois, qui se situe dans le secteur de la fosse du Labrador, très riche en fer.11 y a notamment le projet Otelnuk, situé à 225 kilomètres au sud de Kuujjuaq, et dont l\u2019exploitation sera contrôlée par la multinationale chinoise Wisco.Pour le moment, les promoteurs songent plutôt à construire un chemin de fer de 850 kilomètres vers le sud, jusqu\u2019à Sept-Iles.Mais il a déjà été question de rallier la baie d\u2019Ungava pour exporter à l\u2019état brut pas moins de 50 millions de tonnes de fer par année pendant près d\u2019un siècle.La torontoise Adriana Resources, partenaire dans le projet, mène actuellement des «démarches» auprès de Québec pour obtenir de la «puissance hydroélectrique» et «le soutien financier gouvernemental ».Oceanic Iron Ore souhaite elle aussi construire un port, celui-ci près du village d\u2019Au-paluk, toujours sur les rives de la baie d\u2019Ungava.Elle souhaiterait l\u2019utiliser pour exporter 20 millions de tonnes de minerai fer par année pendant 25 ans vers l\u2019Europe et l\u2019Asie.Elle a d\u2019ailleurs inscrit un total de quatre lobbyistes au registre québécois.Leur mandat est on ne peut plus clair: «Démarches effectuées afin que des infrastructures soient construites, notamment des facilités [installations] portuaires, dans le cadre du Plan Nord dans le but de concrétiser un projet minier d\u2019importance dans le nord du Québec.» Dans un document présenté aux investisseurs, la minière indique que son projet est conforme «aux investissements d\u2019infrastructures en vertu du Plan Nord» des libéraux.«Ça prend du culot», a déjà dit au Devoir l\u2019ancien premier ministre Jacques Parizeau, au sujet des «démarches» d\u2019Oceanic Iron Ore.«Et soit dit en passant, dans le Plan Nord, il n\u2019y a aucune identification de ce port en eau profonde.Si le gouvernement commence à négocier pour l\u2019implantation d\u2019un port qui n\u2019était pas précisé dans le Plan Nord, on ouvre la porte à toutes sortes de négociations.» Selon la minière, ce port pourrait être utilisé toute l\u2019année en ayant recours à des brise-glace pour permettre aux énormes navires de transport d\u2019accéder à un secteur qui n\u2019est présentement pas bouleversé par une activité industrielle lourde.Oceanic Iron Ore est aussi en pourparlers avec Hydro-Québec pour obtenir une ligne de transmission de 800 kilomètres.Le Devoir Rectificatif Une erreur s\u2019est glissée dans le texte «Bains Scandinaves à Montréal complètement cirque», signé par Isabelle Paré et publié à la une du cahier Culture & Livres le samedi 30 juin dernier.La création Undermàn de la troupe suédoise Cirkus Cirkôr se produira dès le lundi 9 juillet au théâtre Le National, rue Sainte-Catherine, et non au Monument-National.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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