Le devoir, 19 juillet 2012, Cahier A
[" Eaux usées : Ottawa réglemente, mais ne paiera pas Page a 3 Le CRTC abolira le Fonds pour la programmation locale Page B 8 www.ledevoir.com Le Devoir Vol.C I I I 1 6 1 LE DEVOIR, LE JEUDI 19 JUILLET 2012 1,09$\t+ TAXES =\t1,25 Le régime syrien est frappé au cœur Un attentat cause la mort de trois hauts responsables, dont le beau-frère d\u2019Assad Le régime de Bachar al-Assad est ébranlé après un attentat en plein cœur de l\u2019appareil sécuritaire de Damas hier.Trois hauts responsables, dont le beau-frére du président Assad, sont décédés.Il s\u2019agit du coup le plus percutant depuis le début de la révolte contre le régime en mars 2011.La bombe a explosé hier dans le bâtiment de la Sécurité nationale à Damas, où se tenait une réunion du gouvernement et des responsables de la sécurité.Le général Assef Chawkat, vice-ministre de la Défense et beau-frére du président syrien, a perdu la vie.Très proche du cercle présidentiel, le général a longtemps été responsable de la sécurité de la Syrie avant d\u2019être nommé ambassadeur en Jordanie.Il était revenu au pays depuis peu, dans la foulée des révoltes qui soulèvent la Syrie.À ses côtés ont péri le ministre de la Défense, le général Daoud Rajha, de même que le chef de la cellule de crise mise en place pour mater la révolte, le général Hassan VOIR PAGE A 8 : SYRIE Lire aussi > L\u2019ASL, dernier espoir des rebeiies?Sa popularité n\u2019a cessé de croître parmi les Syriens.Page A 5 De la Côte d\u2019Ivoire au Bas-Saint-Laurent Aujourd\u2019hui Politique > Tony Clement est blanchi d\u2019allégations de favoritisme.La commissaire à l\u2019éthique le met toutefois en garde contre l\u2019usage de son titre de ministre.Page A 3 Économie > Cogeco tente encore sa chance à l\u2019étranger.Le câblodistributeur achète Atlantic Broadband pour 1,36 milliard $US.Page B1 Culture > Dominic Champagne s\u2019intéresse à The Wall.La présence de Roger Waters à Québec pourrait relancer le projet avec le Cirque du Soleil.Page B 8 Annonces.B 4 Météo.A 4 Avis légaux.B 5 Motscroisés B 6 Décès.B 4 Sports.B 6 Grille télé.B 7 Sudoku.B 5 CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Jean-Baptiste Gouaméné, originaire de la Côte d\u2019ivoire, est aujourd\u2019hui propriétaire d\u2019une épicerie de produits exotiques à Rimouski.Rimouski espère de nouveaux visages Les immigrants recrutés à l\u2019étranger sont encore trop souvent orientés directement vers Montréal, déplorent les élus du Bas-Saint-Laurent CAROLINE MONTPETIT à Rimouski Lorsqu\u2019il est arrivé à Rimouski en provenance de la Côte d\u2019ivoire, Jean-Baptiste Gouaméné venait étudier la logistique des transports à l\u2019Institut maritime du Québec.Depuis, il a fondé une épicerie exotique à Rimouski, s\u2019est mis en couple avec une Québécoise et n\u2019envisage pas de retourner s\u2019établir en Côte d\u2019ivoire avant ses vieux jours.Dans son pays d\u2019origine, il y a eu la guerre en 2002, raconte-t-il, parmi les étalages de plantain Ghana, de coucous d\u2019orge et de riz sauvage du Marché du monde.« Cela a anéanti tout projet de retourner en Côte d\u2019ivoire», dit-il.Ses parents, qui ont alors tout perdu, ne pouvaient plus payer ses études.Jean-Baptiste s\u2019est donc rendu à Montréal, où il a prati- CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Vadim et Marina Cucu ont d\u2019abord tenté de trouver du travail à Montréal, mais c\u2019est à Rimouski qu\u2019ils se sont finalement établis.qué cent petits métiers pour gagner sa vie et reprendre ses études.«Ici, il y avait surtout des emplois pour des travailleurs qualifiés», dit-il.De retour à Rimouski, il fréquente le groupe Action-Travail Rimouski-Nei-gette et fait du bénévolat dans un jardin avec les Maraîchers du cœur.C\u2019est là que germe l\u2019idée d\u2019ouvrir une épicerie du monde, entre autres à l\u2019intention des étudiants étrangers qui fréquentent le cégep et l\u2019Université du Québec à Rimouski.«Quand j\u2019étais étudiant à Rimouski, si je voulais du manioc ou de la banane plantain, il fallait que j\u2019attende que quelqu\u2019un aille à Montréal pour m\u2019en rapporter», se souvient-il.La Conférence régionale des élus du Bas-Saint-Laurent (CREBSL), dont les bureaux sont à Rimouski, aimerait bien accueillir plus d\u2019immigrants comme Jean-Baptiste Gouaméné.«D\u2019ici 2015, nous prévoyons avoir 18000 emplois à pourvoir», dit Gé-rald Beaudry, le directeur de la CREBSL.M.Beaudry calcule que de 7 à 10% de ces emplois pourraient être pourvus par de nouveaux arrivants.Les besoins sont particulièrement criants dans les domaines des nouvelles technologies et de la VOIR PAGE A 8 : RIMOUSKI La fin de la diplomatie culturelle ?Les attachés culturels sont de plus en plus rares dans les ambassades du Canada RAPHAEL DALLAIRE EERLAND CATHERINE LALONDE Le changement de cap dans la stratégie diplomatique canadienne s\u2019affirme.Quelques jours après l\u2019annonce de la fermeture de la bibliothèque du Centre culturel canadien à Paris, Le Devoir a appris l\u2019abolition de 24 postes à l\u2019ambassade du Canada à Berlin, dont trois à la culture et aux affaires puj)liques.A Londres, l\u2019ambassade du Canada ne compte déjà plus de section culturelle.Le Centre culturel canadien à Paris, annexe de l\u2019ambassade du Canada en France, n\u2019emploie désormais que trois personnes strictement affectées aux programmes culturels, programmes qui formaient TADN même du centre.Raymond Legault «On saccage un reseau de diffusion qui avait pris des années à se construire» Coupes à la chaîne Ces compressions font écho aux suppressions, depuis 2008, de programmes visant à aider les artistes canadiens en représentation dans d\u2019autres pays.Le gouvernement conservateur a éliminé d\u2019abord PromArt (4,7 millions de dollars), qui permettait aux artistes canadiens de se produire à l\u2019étranger.La disparition de Routes commerciales (9,7 millions) a suivi, comme le Programme national de formation dans le secteur du film et de la vidéo, le Fonds canadien du film et de la vidéo indépendants, le Trust pour la préservation de la musique.Entre autres.Le ministre de Patrimoine canadien, James Moore, annonce régulièrement depuis une restructuration.Ce retour de l\u2019argent sous une autre forme demeure, quatre ans plus tard, toujours intangible.Il est difficile d\u2019évaluer en dollars sonnants l\u2019impact qu\u2019ont les attachés culturels, ces diplomates de l\u2019art canadien.Ils «sont des aides, des incitateurs à la tournée, des facilitateurs de contacts à l\u2019étranger pour les troupes qui circulent ailleurs», explique la directrice du Conseil québécois du théâtre, Hélène Nadeau.Ils peuvent aider aux relations de presse, susciter des VOIR PAGE A 8 : CULTURE JACQUES GRENIER LE DEVOIR Pour le chorégraphe Edouard Lock, la décision d\u2019Ottawa «aura des conséquences néfastes sur l\u2019expansion de la danse québécoise».Débrouillage jusqu\u2019au 31 août 201 Découvrez quel personnage historique se cache en vous.,.Et courez la chance de gagner l'un des nombreux prix ! Pour on ouvoir oJuo.jf CONCOURS *Règlements du concours sur le site \u2022corn 77831302832429 A 2 LE DEVOIR, LE JEUDI 19 JUILLET 2012 ACTUALITES Réinventer la ville.Porte-étendard malgré eux de l\u2019agriculture urbaine Une controverse au sujet d\u2019un potager de façade à Drummondville a des échos internationaux AMELIE DAOUST-BOISVERT à Saint-Charles-de-Drummond Quand, au printemps, Michel Beauchamp et sa conjointe Josée Landry ont décidé d\u2019arracher tout le gazon devant leur maison de banlieue pour le remplacer par un luxuriant potager, ils étaient loin de se douter qu\u2019en plus des panais, tomates et hettes à carde, ils récolteraient une bonne dose d\u2019engagement social et deviendraient, un peu malgré eux, les porte-étendard de l\u2019agriculture urbaine.Hier, la Ville de Drummondville a fait parvenir aux deux jardiniers une lettre pour exiger que 30% de la cour avant soit «engazonnée» d\u2019ici cinq jours sous peine d\u2019amendes quotidiennes de 100 à 300$.Et sous peu, un réglement reléguera définitivement les potagers à venus l\u2019arriére des maisons.Le potager drummondvillois a fait le tour de monde.Sur Facebook, le combat du couple contre la Ville, qui dure depuis plusieurs semaines, s\u2019est répandu comme une traînée de poudre.Les appuis vqnus d\u2019Australie, de Pologne ou des Etats-Unis arrivent chaque jour.D\u2019ailleurs, l\u2019activiste américain Roger Doiron a décidé d\u2019agir.Le fondateur de Kitchen Gardeners International, qui a convaincu Michelle et Barack Obama de créer un potager à la Maison-Blanche, lancera sous peu une pétition internationale pour faire plier Drummondville.«Cet exemple montre que les villes n\u2019ont pas eu la flexibilité nécessaire pour s\u2019adapter à ce type de projet», selon Patrice Godin, du Centre d\u2019écologie urbaine de Montréal.Il prédit qu\u2019ils se multiplieront.«On a qu\u2019à voir Ricardo à Radio-Canada, qui nous incite à passer à l\u2019action.Ça va prendre une souplesse et une capacité d\u2019adaptation des villes.» Selon lui, Drummondville a sapé une belle occasion d\u2019entretenir gratuitement une image de ville «progressive» grâce à la popularité du projet sur Facebook et les blogues.Pour le professeur associé à l\u2019Institut (les sciences de l\u2019environnement de l\u2019UQAM Eric Duchemin, la question de l\u2019aménagement des devants de maison est «cruciale» pour le développement de l\u2019agriculture urbaine.«Les règle- Sur Facebook, des appuis d\u2019Australie, de Pologne et / des Etats-Unis arrivent chaque jour ments, il faut les revoir, mais de manière cohérente, sans tout permettre n\u2019importe comment», explique-t-il.«C\u2019est souvent en avant que l\u2019ensoleillement se trouve, et c\u2019est faux que les gens sont victimes de vol ou de vandalisme», ajoute celui qui avoue avoir planté un modeste potager devant sa demeure de Pointe-Saint-Charles.Il en appelle au développement d\u2019une nouvelle forme «d\u2019esthétisme comestible» qui remplacerait celle du «tout au gazon ».«Le conflit force les villes à confronter les anciennes règles», explique Alexandre Aylett, expert en politiques environnementales municipales.Plus (ju\u2019un simple changement esthétique, il voit en ces potagers urbains «la direction qui va nous mener vers la résilience aux changements climatiques: des villes qui ne sont pas juste des lieux de consommation, mais de production.» Pour la Ville, il s\u2019agit d\u2019une question «d\u2019uniformité de la trame urbaine», explique le directeur général de Drummondville, Claude Proulx: «Quelqu\u2019un pourrait mettre du blé d\u2019Inde, l\u2019autre des patates», selon lui.Il ajoute que le potager a soulevé une certaine «problématique» dans le voisinage.Il a refusé de dire au Devoir combien de plaintes avaient été déposées.I ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le potager drummondvillois de Michel Beauchamp et Josée Landry a fait le tour de monde.Des visions contradictoires Au nom de tous les jardiniers, Michel et Josée comptent contester la future réglementation.«On fait juste cultiver des légumes!» soupire Josée.«Je veux faire en sorte que tout le monde à la grandeur du Québec ait les mêmes droits, je vais en faire mon cheval de bataille!» promet Michel.Cependant, son jardin ayant été créé avant l\u2019adoption de la réglementation, la Ville reconnaît que le couple jouît d\u2019un droît acquîs.Leur maîson se trouve dans le secteur Saînt-Charles-de-Drummond, où les aménagements potagers en façade sont permis pour l\u2019înstant.La réglementation actuelle est sujette à Interprétation.Sî la régie du «30% d\u2019espaces verts» s\u2019y trouve bel et bien, ces derniers doivent se trouver de manière «préférentielle», et non pas obligatoire, dans la cour avant et latérale.Pour cette raison.Michel Beauchamp est convaincu de la conformité de son potager, qui occupe effectivement prés de 100% de la cour avant.Michel et Josée ne volent que des points positifs à leur nouvelle passion.En quelques mois, 11 a perdu 75livres, elle, 25.Les voisins se servent avec leur bénédiction.Les enfants du quartier viennent traîner entre les rangées de poivrons et de haricots.Auparavant au chômage, Michel Beauchamp commence même aujourd\u2019hui un nouvel emploi.à la pépinière du coin.Pendant la visite du Devoir, trois Inconnus, curieux, sont débarqués.Michel leur a servi un cours d\u2019écologie 101 et un énorme zucchini.«C\u2019est un jardin magique!» s\u2019exclame-t-11 devant des légumes qui ont plusieurs semaines d\u2019avance, l\u2019ensoleillement avant étant exceptionnel.Le Devoir Des villes où les potagers de façade sont permis.Montréal Victoriaville Saint-Hyacinthe Trois-Rivières et interdits Québec Longueuil Laval Terrebonne C est la gronde\t| vente manufacturier! jusqu a ~7rv° habits de neige pour enfants sont arrivés en boutiqua- .r- Montréal 141A, Avenue Atwater Laval Méga Centre Notre-Dame 2280, aut.Chomedey Montréal 1567, rue St-Denis St-Sauveur-des-Monts Les factoreries Saint-Sauveur 100, rue Guindon, suite D Procurez-vous, en exclusivité chez Chlorophylle, le PassepoN Aventure 2012 At 1 Qui Aventure Ecotourisme Québec oro depuis * Valide du 18 au 29 juillet 2012 dans les boutiques Chlorophylie partidpantes, sur articles à prix régulier.Produits sélectionnés.Quantité limitée.Jusqu'à épuisement de la marchandise. LE DEVOIR, LE JEUDI 19 JUILLET 2012 A 3 ACTUALITES ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Des allégations de manquement à l\u2019éthique pesaient sur le président du Conseil du Trésor, Tony Clement Tony Clement est blanchi d\u2019allégations de favoritisme Mais la commissaire à l\u2019éthique le met en garde contre l\u2019usage de son titre de ministre JOAN BRYDEN à Ottawa Le président du Conseil du Trésor, Tony Clement, a été blanchi des allégations de manquement à l\u2019éthique dans ses échanges avec ses électeurs.Mais il a été mis en garde contre l\u2019usage inapproprié de son titre de ministre pour promouvoir des entreprises locales.La commissaire fédérale aux conflits d\u2019intérêts et à l\u2019éthique.Mary Dawson, a déterminé que M.Clement n\u2019avait pas accordé de traitement de faveur à Lord & Partners en participant à une vidéo promotionnelle pour l\u2019entreprise de Huntsville, en Ontario.En fait, M\u201c® Dawson a souligné que le ministre Clement l\u2019avait consultée avant d\u2019accepter d\u2019apparaître brièvement dans la vidéo en 2008, et qu\u2019elle lui avait donné son feu vert.Mais M\u201c® Dawson a quand même formulé un avertissement dans son rapport dévoilé hier : dans la vidéo, le ministre Clement aurait dû se présenter simplement comme le député de la circonscription de Parry Sound-Muskoka.La commissaire soutient qu\u2019il n\u2019aurait pas dû mentionner son titre de ministre, ce qui laissait croire qu\u2019il avait profité de sa position au sein du cabinet pour apporter une aide plus importante à ses commettants qu\u2019aux autres citoyens canadiens.Tony Clement était ministre de la Santé à l\u2019époque oû a été tournée la vidéo, qui avait été conçue pour aider Lord & Partners, un fabricant de solvants et de produits de nettoyage écologiques, à percer le marché chinois.«Je comprends que les ministres, à titre de députés, ont aussi des obligations envers leurs commettants, a écrit Mary Dawson dans le rapport.Toutefois, lorsqu\u2019ils s\u2019acquittent de ces obligations, les ministres doivent faire preuve de prudence.» «En répondant aux préoccupations de leurs commettants, les ministres ne doivent pas se prévaloir de leur poste de ministre pour prêter à leurs commettants une assistance particulière qu\u2019ils ne prêteraient pas à d\u2019autres Canadiens relativement à leur propre ministère ou portefeuille.» La commissaire Dawson avait fait une recommandation similaire en mars dernier au ministre de l\u2019Industrie, Christian Paradis, au sujet d\u2019événements survenus lorsqu\u2019il était ijiinistre des Travaux publics.À l\u2019époque, M.Paradis avait demandé à des fonctionnaires de son ministère d\u2019organiser des rencontres avec les dirigeants de deux entreprises de sa circonscription.En ce qui concerne Tony Clement, M\u201c® Dawson a souligné que le ministre n\u2019avait pas été payé pour sa participation à la vidéo promotionnelle, qu\u2019il n\u2019avait aucun intérêt financier dans l\u2019entreprise et qu\u2019il n\u2019était pas l\u2019ami personnel de Barry Young, le président de Lord & Partners, ou de George Young, un conseiller municipal de Huntsville, qui a réalisé la vidéo.En conséquence, elle a estimé qu\u2019il n\u2019y avait aucune raison de croire que M.Clement avait des motifs d\u2019ordre personnel ou privé à prendre part à ce projet, ou qu\u2019il y avait quelque chose d\u2019inapproprié dans sa démarche pour aider une entreprise canadienne à promouvoir ses produits à l\u2019étranger dans ces circonstances.Mary Dawson n\u2019a pas trouvé non plus de preuve d\u2019une intervention de M.Clement dans l\u2019octroi de six contrats fédéraux de la Défense à Lord & Partners.De plus, elle a affirmé que le ministre n\u2019avait rien fait d\u2019inapproprié en recommandant la nomination de George Young à la Commission canadienne du tourisme pour un poste à temps partiel non rémunéré.La Presse eanadienne Inquiet des intentions de la CLASSE, le PLQ interpelle le DGE Dans une lettre acheminée mardi et rendue publique sur Twitter, le directeur général du Parti libéral du Québec s\u2019adresse q son homologue du bureau d\u2019Élections Québec pour lui demander de veiller à l\u2019application de la Loi électorale, au moment oû fusent les rumeurs d\u2019un scrutin général au début de septembre.Les médias rapportaient vendredi dernier que le bureau du Directeur général des élections du Québec (DGEQ) rappelait qu\u2019il est interdit à un tiers d\u2019engager des dépenses pour soutenir ou combattre un parti engagé dans les élections.Ce rappel s\u2019inscrivait dans la foulée de commentaires faits par les porte-parole de la Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité sjmdicale étudiante (CLASSE) voulant que l\u2019organisation n\u2019avait pas l\u2019intention de rester silencieuse lors d\u2019une éventuelle campagne électorale.Lors de son congrès tenu samedi à l\u2019Université Laval, la CLASSE a confirmé qu\u2019elle n\u2019appuiera aucun parti politique.Dans sa lettre adressée au directeur général des élections du Québec (DGEQ), Jacques Drouin, Karl Black-bmu se dit extrêmement préoccupé par le fait que des «groupes de pression annoncent explicitement leur intention de s\u2019engager dans le débat électoral sans égards aux dispositions législatives».«Pouvez-vous laisser ouvertement les grands syndicats, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, financer cette organisation et d\u2019autres groupes sans intervenir?Souhaitons-nous revivre des événements comme ceux de Victoriaville ?Rappelons que la logistique de déplacement des manifestants, parmi lesquels se trouvaient des émeutiers, était largement financée par les grands syndicats », ajoute M.Blackburn.La Presse eanadienne et Le Devoir Traitement des eaux : Ottawa réglemente, mais ne promet pas d\u2019argent Les provinces craignent d\u2019avoir encore à payer pour les réformes fédérales MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa D> ici 2040, plus question pour les municipalités de déverser sans réserve leurs eaux usées dans les cours d\u2019eau du pays, a annoncé le gouvernement fédéral hier.Si tous s\u2019entendent pour reconnaître que l\u2019objectif d\u2019Qttawa est louable, chacun s\u2019inquiète en revanche de voir la facture des mises à niveau qui seront nécessaires refilée aux provinces et aux municipalités.«Notre eau est précieuse, et le Règlement nous permettra de nous attaquer à la plus grande source de pollution de nos lacs et rivières.Ce faisant, nous contribuerons à protéger la population canadienne et l\u2019environnement», s\u2019est félicité le ministre de l\u2019Environnement Peter Kent.Le règlement annoncé hier par Qt-tawa prévoit donc les premières normes nationales afin de limiter les substances nocives qui sont rejetées par les systèmes de traitement d\u2019eaux.Pour aider les villes et leurs usines à s\u2019y conformer, Qttawa promet «une aide financière».Qr, le ministère de l\u2019Environnement n\u2019a pas été en mesure de préciser l\u2019enveloppe prévue.Poiutanf c\u2019était la principale inquiétude des regroupements de municipalités depuis que l\u2019idée de telles règles circule.«Si on a des normes nationales \u2014 qui sont louables, certes \u2014 mais qu\u2019il n\u2019y a pas une formule de financement, on est dans la dèche», a affirmé Claude Dauphin, maire de La-chine et vice-président de la Eé-dération canadienne des municipalités (ECM).En entrevue téléphonique, le ministre de l\u2019Infrastructure, Denis Lebel, a fait valoir que le fédéral avait investi 2,3 milliards de dollars depuis 2006 en traitement des eaux usées et que les municipalités avaient en outre accès à quelque 2 milliards par année en vertu du fonds de la taxe siu l\u2019essence.«Loin de nous l\u2019idée de transférer une facture, a dit le ministre.Ça va se faire en partenariat » Mais il est encore trop tôt pour détailler le prochain plan d\u2019infrastructures de son gouvernement et l\u2019argent qui y sera promis, a-t-il plaidé.Les municipalités, elles, veulent de l\u2019argent frais et que le fédéral contribue en finançant au moins le tjers des coûts.À Québec, ni le ministre de l\u2019Environnement ni son biueau n\u2019ont souhaité commenter l\u2019annonce d\u2019Qttawa.Mais en coulisse, on a confirmé que la province s\u2019inquiétait aussi de devoir une fois de plus payer les frais de réformes fédérales.Des milliards en travaux La ECM estime qu\u2019il en coûtera quelque 20 milliards pour effectuer les travaux nécessaires à l\u2019échelle du pays \u2014 car il existe plus de 3500 systèmes de traitement des eaux usées et quelque 400 collectivités devront mettre leurs ^stèmes à niveau.Qttawa prévoit de son côté que la facture sera d\u2019environ 5,5 milliards.Montréal pourrait nécessiter 1,07 milliard de dollars de travaux, prédit la ECM.Au Québec, ce serait 9 milliards, selon l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ).Les partis d\u2019opposition ont eux aussi salué l\u2019objectif du fédé- Des systèmes peu performants La Eondation Rivières dénonce les piètres performances des systèmes d\u2019épuration d\u2019eaux usées en Mon-térégie le long de la rivière Richelieu et de ses affluents.L\u2019organisme a dressé un bilan des débordements d\u2019eaux usées des quatre dernières années.«L\u2019exploitation des infrastructures municipales d\u2019épuration des eaux usées apparaît déficiente dans de nombreuses municipalités», déplore la Eondation Rivières.Ce sont les villes de Belœil, Mont-Saint-Hilaire, McMas-terville et Qtterburn Park ral, mais ils ont à leur tour déploré qu\u2019il n\u2019y ait aucune aide financière de précisée, ni de date à laquelle municipalités et provinces pourront s\u2019attendre à y avoir droit.«C\u2019est aberrant de donner des délais aussi longs [pour se conformer au règlement].Ça me dit que le fédéral ne va pas donner l\u2019argent assez rapidement pour permettre aux municipalités de faire le travail nécessaire plus rapidement», a analysé la bloquiste Maria Mou-rani.Selon l\u2019état des usines, les municipalités auront jusqu\u2019à 2020 ou 2040 pour s\u2019ajuster.«Ça me semble loin dans l\u2019avenir», a commenté le libéral Erancis Scarpaleggia.La néodémocrate Ann Quach a quant à elle accusé les conservateurs de tenir un double discours en se vantant de protéger la qualité de l\u2019eau quelques mois à peine après qui sont au sommet du palmarès avec un nombre de débordements annuçls variant de 920 à 1147.À Saint-Jean-sur-Richelieu, on en compte de 632 à 969.«En plus d\u2019être nauséabondes et de potentiellement causer des maladies graves, les eaux usées affectent l\u2019habitat du poisson, empêchent la baignade et modifient les écosystèmes», précise la Eondation Rivières.Les données utilisées dans ce bilan proviennent du système de suivi du ministère des Affaires municipales du Québec.avoir adopté le projet de loi C-38 qui affaiblissait les processus d\u2019évaluation environnementale.La mesure a aussi été tièdement accueillie par le coprésident de la Société pour vaincre la pollution, Daniel Green, qui n\u2019y voit qu\u2019un écran de fumée, car ce sont les propriétaires des usines qui seront responsables de la surveillance et de fournir des rapports.Qui plus est, leurs constats seront envoyés au ministère de l\u2019Envi-ronnementi oû des dizaines de postes en écotoxicologie ont été abolis ce printemps.«Vu qu\u2019on a coupé dans la capacité du ministère de l\u2019Environnement du Canada de faire des inspections et de la surveillance, qui va lire ces rapports-là ?», a-t-il questionné.Le Devoir Haro sur les coupes forestières JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une centaine de militants, parmi lesquels le coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, ont tenu hier une manifestation de casseroles devant les bureaux montréalais de la compagnie forestière Résolu, en appui aux Algonquins du lac Barrière.Ils voulaient dénoncer l\u2019exploitation du territoire autochtone par une multinationale qui, selon eux, n\u2019a pas consulté la communauté et ne respecte pas les principes du développement durable.Résolu fait valoir au contraire que les droits de coupe octroyés par Québec ont été obtenus après consultation du conseil de bande des Algonquins, et que l\u2019opposition à cette exploitation est le fait de dissidents.Un avocat de Harper tente de discréditer la poursuite de Helena Guergis Ottawa \u2014 Un avocat représentant le premier ministre du Canada tente de discréditer la poursuite pour diffamation intentée par l\u2019ancienne ministre conservatrice Helena Guergis.Plusieurs avocats défilent en Cour supérieure de l\u2019Gnta-rio depuis hier dans cette poursuite intentée par M\u201c® Guergis contre Stephen Harper, le Parti conservateur et plusieurs de ses membres.M\u201c® Guergis avait été évincée du cabinet et du caucus conservateur en 2010 après que le premier ministre eut fait état d\u2019allégations de manquements éthiques et possiblement criminels pesant contre elle.L\u2019ex-ministre a déposé une poursuite contre M.Harper et d\u2019autres conservateurs fédéraux l\u2019an dernier, arguant que les allégations non prouvées avaient entaché sa réputation et sa carrière politique.Mais l\u2019avocat de M.Harper, Robert Staley, a qualifié hier des portions de la déclaration de M\u201c® Guergis de «charabia » et de propos non fondés.M® Staley affirme qu\u2019il ne faudrait pas tenir compte de 95% de ses allégations puisque les gestes de M.Harper sont protégés par l\u2019immunité parlementaire.H a aussi plaidé que la Commission canadienne des droits de la personne avait rejeté l\u2019année dernière, pour les mêmes motifs, une plainte déposée par M\u201c® Guergis.La Presse eanadienne DARREN CALABRESE PC L\u2019ex-ministre d\u2019Etat à ia Condition féminine, Heiena Guergis A 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 19 JUILLET 2012 ACTUALITES Un jeu politique pour dénoncer l\u2019oppression des femmes Une compagnie de Québec développe ce jeu pour le réseau Facebook ISABELLE PORTER à Québec Une compagnie de jeux vidéo de Québec est en train de développer un jeu pour le réseau Facebook sur l\u2019oppression des femmes dans le monde.Ce jeu « d\u2019action sociale » traitera de viol, de trafic humain et de prostitution forcée.La compagnie en question, Frima, a reçu ce mandat de l\u2019organisme américain Games for Change, qui se sert des jeux vidéo pour soutenir des causes humanitaires et sociales.Fondé en 2004, l\u2019organisme a déjà produit un jeu traitant du conflit israélo-palestinien.Le marché des jeux à caractère politique et social «se développe», selon le patron de Frima, Steve Couture.L\u2019entreprise a d\u2019ailleurs d\u2019autres projets du genre en chantier.«L\u2019objectif, c\u2019est de sensibiliser les gens, de les motiver à s\u2019impliquer, explique M.Couture.Il faut que ce soit le fun malgré la thématique.» Les plans du jeu ne sont pas définitifs, mais pour l\u2019instant, on veut proposer aux joueurs de suivre l\u2019évolution d\u2019une petite fille dans un village donné en Inde ou en Afrique.Le contenu doit s\u2019inspirer du livre Half the Sky de Nicholas D.Kristof et Sherryl Wudunn, deux récipiendaires du prix Pulitzer.Ce livre raconte des histoires vécues, comme celle d\u2019une adolescente cambodgienne vendue puis forcée à se prostituer.Axé sur les solutions, l\u2019ouvrage montre comment l\u2019aide apportée à ces femmes peut changer leur vie.Paru en 2009, Half the Sky a été la bougie d\u2019allumage d\u2019une ambitieuse campagne de mobilisation portée par des personnalités comme Hillary Clinton et les acteurs George Clooney et Susan Sarandon, notamment.«Il va y avoir dans le jeu une trame narrative qui ressemble au livre, explique Steve Couture.Il va falloir une histoire chargée émotionnellement, des mises en situation crédibles, des choses qui pourraient arriver à une petite fille.» Malgré la violence du sujet, il n\u2019y aura pas de contenu violent, selon M.Couture.«D\u2019habitude, les jeux sur Facebook visent un public très large», dit-il.Selon lui, il sera destiné aux 13 ans et plus.La campagne comprend aussi la production d\u2019un documentaire sur le réseau américain PBS et la création d\u2019un jeu visant les utilisateurs de téléphones portables dans les pays en voie de développement.Les compagnies Facebook et Zynga sont aussi de l\u2019aventure.Frima a déjà travaillé à un jeu politique plus prés de chez nous.Le jeu avait été lancé en marge de la sortie d\u2019un documentaire environnemental produit à Montréal intitulé Carbon Rush.Dans ce jeu à caractère ironique, les participants étaient invités à polluer le plus possible.Le titre Half the Sky fait référence à une citation de Mao Zedong, qui dit que la moitié du ciel appartient aux femmes.Le jeu doit être lancé en novembre prochain.Le Devoir WWW.HALFTHESKYMOVEMENT.ORG Image tirée du jeu vidéo développé par Frima.I\u2014 Sept-lles 16/1 Baie-Comeau 18/1 Saguenay 18/12 Val d\u2019Or 19/9 Quebec 21/11 Trois-Rivieres 22/12 G^nèau rbrooke /9 Montreal Lever du soleil: 5h25 Coucher du soleil: 20h36 Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Aujourd-tnui., 24 IPassages' jnuageux.Québec Aujourd-h^ 21 Ciel varikbter Gatineau Aujourd-t^ 24\t1, Passages î nuageux.MM utilise des données d'Environnement Canada Auj.\t\tDemain\t\tLe Monde\t\tAuj.\t\tDemain\t Sol\t24/15\tVar\t24/17\tLondres\t\tVar\t17/15\tVar\t19/13 Sol\t23/11\tAve\t21/11\tLos Angeles\t\tSol\t22/17\tSol\t22/17 Sol\t23/11\tAve\t22/12\tMexico\t\tPlu\t20/11\tPlu\t19/11 Sol\t25/17\tSol\t25/17\tNew York\t\tAve\t31/21\tOra\t23/20 Sol\t23/17\tPlu\t21/15\tPans\t\tNua\t19/16\tNua\t20/11 Sol\t33/21\tSol\t30/19\tTokyo\t\tAve\t30/23\tPlu\t23/22 Ce soir ^\t\t\tDemain\t\tSamedi\t\tDimanch%H,\t\t 13\t\t\t25/16\t\t28/20\t\tK 27/20\t\t iCiel déga^SP' |\t\t\tEnsoleillé./^ |\t\tGénéralenî^\t\tt| Possibilit^îr*\t\t \t\t\t\t\tensoleillé.\t\tlages, pdp 40%.\t\t Ce soir Ce soir 12 Ciel dégai *> Demain 24/13 Passages nuageux.Demain 26/13 Ensoleillai Samedi 26/17 Ensoleillé.i Samedi 29/18 Ensoleillai Dimanche-.^^^ 24/16 [Orages, flap i40%.Dlmanchi 29/18\t^ Averses lÆlées, pdp 40%.Pour que le pique-nique ne tombe pas à l\u2019eau, accédez en tout temps à la météo.Téléchargez MétéoÉclair sur votre téléphone intelligent.Météo Média i MICHELLE SIU LA PRESSE CANADIENNE Shawn Atleo a obtenu un second mandat au terme de trois tours de scrutin.Shawn Atleo est réélu à la tête des Premières Nations HEATHER SCOFFIELD à Toronto Le chef national sortant de l\u2019Assemblée des Premières Nations (APN), Shawn Atleo, a été réélu hier après trois tours de scrutin.Il a recueilli 341 des 512 voix exprimées, une proportion d\u2019environ 67 %.Après l\u2019attrition de la liste de huit candidats au fil de la journée, M.Atleo aura finalement obtenu les 60 % de voix nécessaires pour conserver son poste, remportant ainsi la victoire.Sa principale adversaire, Pam Palmater, a terminé loin derrière, en deuxième position lors de chacun des trois tours de scrutin.Ses premiers commentaires n\u2019ont cependant pas servi à souhaiter bonne chance au vainqueur.«Nous allons continuer, a déclaré celle qui a mené une campagne anti-Shawn Atleo.Il s\u2019agit d\u2019un mouvement qui ne s\u2019arrêtera pas aujourd\u2019hui.Notre mouvement est solide.» Mme Palmater, qui a obtenu 141 votes au troisième tour de scrutin, représentait une approche beaucoup moins prisée en termes de relations entre les Premières Nations et Ottawa que celle choisie par M.Atleo, dont le premier mandat a été marqué par un style plus tranquille et conciliant.Avant la divulgation des résultats du troisième tour de scrutin, un chef québécois partisan de Mme Palmater, Gilbert Whiteduck, estimait que si le M.Atleo l\u2019emportait, il devrait tenir compte du fait qu\u2019il règne une certaine frustration au sein des Premières Nations, et que ces voix doivent être entendues sur la scène fédérale.De son côté, le chef régional des Territoires du Nord-Ouest, Bill Prasmus, troisième au scrutin final, a présenté ses félicitations à M.Atleo et laissé entendre qu\u2019il était prêt à travailler avec le chef \u2014 non sans avoir organisé, au préalable, une vaste fête sur le port de Toronto, hier soir.Non à la confrontation Des observateurs ont estimé que les résultats du vote démontraient clairement qu\u2019une approche basée sur la confrontation en matière de politiques fédérales ne plaisait pas aux plus de 500 chefs ayant passé la journée à voter.Les partisans de M.Atleo ont affirmé qu\u2019un deuxième mandat lui donnera l\u2019occasion de bâtir sur sa relation de respect mutuel méticuleusement entretenue avec le premier ministre Stephen Harper.Ce dernier a d\u2019ailleurs rapidement félicité M.Atleo, affirmant qu\u2019il avait hâte de continuer à travailler avec le chef national sur les questions touchant les Premières nations.«Le gouvernement du Canada et les Premières Nations entretiennent des relations durables fondées sur le respect mutuel, l\u2019amitié et l\u2019entraide», a-t-il notamment déclaré par voie de communiqué.«Je suis impatient de continuer à travailler avec le Chef national Atleo pour continuer à bâtir de solides partenariats entre les peuples des Premières Nations et les autres Canadiens, dans notre intérêt mutuel à tous.» Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a lui aussi offert ses félicitations à M.Atleo, affirmant que l\u2019Assemblée des Premières nations jouait un «rôle crucial» pour s\u2019assurer que les voix des Premières Nations soient entendues à Ottawa.«Les chejs nationaux ont aidé tous les Canadiens à prendre conscience de la réalité de la vie sur les réserves et du besoin urgent d\u2019agir pour améliorer les conditions de vie et offrir de meilleurs opportunités de scolarisation aux jeunes.» Le chef par intérim du Parti libéral du Canada, Bob Rae, a également souligné la victoire de M.Atleo, dans une brève déclaration écrite.L\u2019élection se déroulait dans le cadre de l\u2019assemblée générale annuelle de l\u2019organisation.Huit personnes avaient soumis leur candidature au poste de chef national, dont quafre femmes: Pllen Gabriel, Joan Jack, Diane Kelly et Pam Palmater.Iæs autres candidats étaient le chef sortant Atleo, Bill Prasmus, Terence Nelson et George Stanley.Mme Gabriel, une Mohawke de Kanesatake, a été éliminée à l\u2019issue du deuxième tour de scrutin.La Presse canadienne Un Chinois émet autant de CO2 qu\u2019un Européen La Haye \u2014 L\u2019émission moyenne de dioxyde de carbone (CO2) par habitant a été, en 2011, «similaire» en Chine et en Purope, selon une étude publiée hier par l\u2019Agence néerlandaise d\u2019évaluation environnementale (PBL).«L\u2019émission moyenne de CO2 par habitant en Chine a augmenté de 9%, pour atteindre 7,2 tonnes de CO2 en 2011», a indiqué le PBL dans un communiqué, soulignant que ce chiffre était «similaire aux émissions par habitant en Europe, de 7,5 tonnes en, 2011».Les habitants des États-Unis restent pourtant les plus grands pollueurs de la planète selon le rapport, qui précise qu\u2019un Américain a émis en moyenne 17,3 tonnes en 2011.L\u2019émission totale de CO2 dans ce pays a pourtant diminué, comme dans les pays de l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDP) : en Purppe, les émissions ont diminué de 3%, et aux États-Unis et au Japon de 2%.Cette baisse est notamment due aux «faibles conditions économiques dans beaucoup de pays, à un hiver doux dans plusieurs pays et à des prix du pétrole élevés», selon le rapport du PBL.Dans le même temps, les émissions de CO2 en Chine ont augmenté «rapidement», «à cause du rythme de la croissance économique et surtout, du haut niveau d\u2019activité industrielle».Cette augmentation a annulé les effets des réductions d\u2019émissions dans les pays de l\u2019OCDP, car à l\u2019échelle de la planète, les émissions de CO2 ont augmenté de 3% en 2011, atteignant «le niveau record de 34 milliards de tonnes», a souligné le rapport.AGENCE FRANCE-PRESSE Le smog est une réalité quasi quotidienne dans de nombreuses villes chinoises.Pu tonnes émises au total, la Chine a ainsi conforté en 2011 sa position de plus grand pollueur, 29% du total du CO2 émis dans le monde l\u2019ayant été en Chine.Les États-Unis (16%), l\u2019Union européenne (11%) et l\u2019Inde (6%) suivent dans ce classement.Depuis l\u2019an 2000, environ 420 milliards de tonnes de CO2 ont été émises à cause d\u2019activités humaines.«La littérature scientifique suggère que pour limiter la hausse de la température à 2°C [.], il faut que l\u2019émission totale sur la période 2000-2050 ne dépasse pas de 1000 à 1500 milliards de tonnes», assure le PBL.«Si l\u2019augmentation des émissions continue, les émissions cumulées vont dépasser ce total d\u2019ici deux décennies», prévient le rapport.Agence France-Presse Des taux de mortalité inégalés chez les jeunes Inuits Ottawa \u2014 Une nouvelle étude suggère que les enfants et les adolescents qui vivent dans quatre communautés inuites présentent des taux de mortalité jusqu\u2019à cinq fois plus élevés qu\u2019ailleurs au Canada.Pour établir ce taux.Statistique Canada s\u2019est penché sur les causes de décès des personnes âgées de 1 à 19 ans dans les quatre régions connues sous l\u2019appellation «Inuit Nunangat».Comparativement aux autres régions, les enfants et les adolescents sont environ 3,6 fois plus susceptibles de mourir d\u2019une maladie contagieuse et deux fois plus nombreux à mourir d\u2019une maladie non contagieuse.Les suicides chez les jeunes Inuits représentent 40% des décès, contre 8% dans les autres régions au Canada.Ce sombre portrait est tiré de données compilées par Statistique Canada entre 2004 et 2008.L\u2019agence fédérale note que les taux de mortalité infantile chez les Inuits sont en recul depuis 10 ans, comme ailleurs au pays, mais qu\u2019un écart est toujours observé entre les quatre communautés inuites et le reste du Canada.La Presse canadienne Loi 78: le juge prend la cause en délibéré Les avocats de la clinique juridique Juripop, qui représentent les étudiants contestant le projet de loi 78 (devenu la loi 22 une fois adoptée), étaient à la Cour d\u2019appel hier pour faire entendre leur requête en permission d\u2019appeler du jugement rendu par la Cour supérieure.Le 27 juin dernier, le juge François Rolland avait rejeté la requête en sursis qui voulait retirer de la loi les articles portant sur l\u2019interdiction de manifester et le financement des associations étudiantes.L\u2019organisme souhaite porter cette décision en appel, mais doit d\u2019abord convaincre un juge de lui en donner l\u2019autorisation.Il a donc fait entendre ses arguments à la Cour d\u2019appel hier.Il a misé sur l\u2019urgence de la situation que représente un risque pour la survie des associations étudiantes.Le juge a pris la cause en délibéré et devrait faire connaître sa position dans les prochains jours.Cette requête en sursis est menée en parallèle de la requête en nullité, qui veut faire déclarer la loi inconstitutionnelle, mais qui ne sera pas entendue avant plusieurs mois.Le Devoir Plage Jean-Drapeau: un enfant dans un état critique Un petit garçon de cinq ans qui participait à une activité de camp de jour a été retrouvé inconscient, hier, au parc Jean-Drapeau, sur Tîle Notre-Dame à Montréal.Vers 10 h 45, moins d\u2019une heure après le début de la baignade, un accompagnateur du groupe qui avait momentanément perdu l\u2019enfant de vue l\u2019a aperçu inanimé dans l\u2019eau.On ignore exactement combien de temps l\u2019enfant est demeuré en arrêt respiratoire.Selon Urgences-santé, cette période serait de cinq à huit minutes.Des manœuvres ont été pratiquées rapidement par des maîtres-nageurs, et des monî-teurs ont prîs l\u2019enfant en charge en attendant l\u2019arrivée des secours.Les ambulanciers ont réussi à réanimer l\u2019enfant durant son transport à l\u2019hôpital.Une fois à l\u2019hôpital, son pouls et sa pression ont pu retrouver leur presque normalité.Les autorités médicales jugent toujours son état critique.La Société du parc Jean-Drapeau soutient avoir respecté ses ratios et avoir bien fait les choses.La porte-parole, Nathalie Lessard, mentionne néanmoins que les procédures seront révisées.Plie ne cache pas que plusieurs employés sont en état de choc.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE JEUDI 19 JUILLET 2012 A 5 LE MOKDE Romney créerait 800 000 emplois, mais à l\u2019étranger, affirment ses opposants Washington \u2014 L\u2019équipe de campagne de Barack Obama assure que le républicain Mitt Romney, s\u2019il était élu président des Etats-Unis et mettait en application ses projets économiques, créerait ainsi 37 000 emplois.en France.Dans un graphique diffusé mardi soir sur la page Facebook du président démocrate, qui compte plus de 27 millions d\u2019abonnés, son comité de campagne a développé un argument inauguré lundi par M.Obama dans l\u2019Ohio à partir d\u2019un rapport récemment publié par la feuille spécialisée Tax Notes.«Nous n\u2019avions jusqu\u2019ici pas trouvé d\u2019étude économique affirmant que le plan du gouverneur Romney pour l\u2019économie créerait des emplois», avait observé M.Obama lundi face à un millier de partisans à Cincinnati.Mais il avait poursuivi en révélant que le rapport publié par Tax Notes «dit que le plan Romney créerait en fait 800 000 emplois».«Seul problème : ces emplois ne seraient pas aux États-Unis!», avait ajouté M.Obama, s\u2019assurant un franc succès auprès du public.Le graphique publié affirme que le Canada serait le grand bénéficiaire d\u2019un plan Romney avec 150000 emplois créés dans ce pays, suivi de la Chine (73 000), des Pays-Bas (65 000), de l\u2019Allemagne (52 000), et du Mexique (39 000).La France pointe à la sixième place de ce classement avec 37 QOO emplois censés y être créés aux dépens des Etats-Unis.M.Obama, dans ses discours de campagne, affirme que l\u2019élection du 6 novembre, lors de laquelle il briguera un second mandat de quatre ans, constitue un choix entre deux visions diamétralement opposées de l\u2019économie et de la société américaines.Il dit souhaiter donner la priorité à la classe moyenne et laisser expirer, pour les Américains les plus aisés, les cadeaux fiscaux accordés par son prédécesseur George W.Bush.M.Romney, ancien dirigeant multimillionnaire d\u2019une société de capital-risque, affirme vouloir réduire les contraintes fiscales et réglementaires des entreprises, qui ont selon lui bridé la reprise de la croissance après la crise de 2008.Le chômage, avec un taux national de 8,2% contre 5% début 2008, est vu comme l\u2019un des principaux points faibles de M.Obama au moment de solliciter à nouveau les suffrages de ses compatriotes.Agence France-Presse Naufrage d\u2019un ferry au large de la 'Tanzanie AU moins 24 corps, dont celui de deux Européens, ont été repêchés et au moins 124 survivants secourus, après le naufrage d\u2019un ferry transportant plus de 250 passagers entre Dar es-Salaam et Zanzibar, selon les autorités de Tanzanie et de l\u2019archipel semi-autonome.«Nous avons jusqu\u2019ici reçu 24 corps, dont ceux de deux Européens», a déclaré le ministre des Transports, Hamad Masoud Hamad, aux journalistes rassemblés près de l\u2019hôpital Mnazi Mmoja de Zanzibar City, capitale de l\u2019archipel située sur Unguja, sans préciser leur nationalité.Le ministre tanzanien de l\u2019Intérieur, Emmanuel Nchimbi, a indiqué dans la soirée à la télévision nationale que « 124 personnes ont été déjà repêchées en vie», espérant «que d\u2019autres vont être sauvées».Selon la télévision, le ferry a totalement sombré.Un secouriste, Juma Omar, avait auparavant indiqué sur le port de Zanzibar City que 149 personnes avaient été récupérées en vie et qu\u2019un touriste, dont il n\u2019a pu donner la nationalité, figurait parmi les morts.Il a précisé que les vagues étaient fortes en mer.Selon Saidi Shaabani, un responsable de la vice-présidence tanzanienne, 251 adultes, une trentaine d\u2019enfants et six membres d\u2019équipage figurent sur le manifeste du bateau, qui transportait également du fret.Il n\u2019est pas rare que ce genre de bateau soit surchargé et une partie des passagers non enregistrés.En septembre, 203 personnes avaient péri dans le naufrage du ferry Spicy Islander, reliant deux îles d^e l\u2019archipel de Zanzibar et que les autorités avaient reconnu être surchargé.Les secours avaient sauvé 619 passagers.Un correspondant de l\u2019AFP, présent sur le port hier, a vu arriver un groupe de 55 survivants ramené par un bateau des secours.Trempés, certains allongés inconscients sur des civières, ils ont été accueillis par du personnel médical qui leur ont distribué des couvertures avant de les emmener à l\u2019hôpital.Agence France-Presse Le jour Nelson Mandela en Afrique du Sud > AGENCE ERANCE PRESSE AGENCE ERANCE PRESSE Le premier président noir de l\u2019Afrique du Sud, Nelson Mandela, a célébré hier son 94® anniversaire en compagnie de ses proches, dont ses arrière-petits-enfants, à son domicile de Qunu, près du Cap.Dans le pays, des millions d\u2019élèves ont chanté «Bon anniversaire» au héros de la lutte contre l\u2019apartheid.Des millions d\u2019autres Sud-Africains ont participé à la fête dans les bureaux, les autobus, les gares et sur la place Mandela, à Johannesburg.En l\u2019honneur de l\u2019anniversaire de Nelson Mandela, les Sud-Africains avaient été invités à consacrer 67 minutes de la journée à des oeuvres caritatives et à des projets en faveur des démunis, soit une minute pour chacune des années de vie publique de l\u2019ancien président.L\u2019armée syrienne libre, dernier espoir pour ceux qui luttent contre le régime?HALA KODMANI Ly Armée syrienne libre n\u2019a \u2019 pas menti en annonçant son offensive «volcan de Damas et séismes de Syrie».En initiant une escalade qui semblait aussi audacieuse qu\u2019aventureuse la rébellion armée a poursuivi une montée en puissance qui s\u2019est accélérée ces dernières semaines.L\u2019assurance militaire de l\u2019ALS est à la mesure de son arrogance politique depuis qu\u2019elle est devenue le seul et dernier espoir de tous ceux qui œuvrent au renversement du régime de Bachar al-Assad.La popularité des hommes en armes regroupés sous la bannière de l\u2019ASL n\u2019a cessé de croître parmi les Syriens sous le feu ou dans l\u2019angoisse.Désespérée depuis des mois par l\u2019impuissance de la communauté internationale \u2014 ONU, Ligue arabe et pays voisins ou amis confondus \u2014 comme par les oppositions politiques en exil ou de l\u2019intérieur, la population s\u2019en est remise à ceux qui défendent ses villes et ses quartiers face aux attaques des troupes et des milices du régime.«Dieu salue l\u2019Armée syrienne libre!» le slogan qui divisait les manifestants il y a quelques semaines encore est scandé ou murmuré par une majorité de Syriens.De mieux en mieux organisée et équipée et contrôlant de plus en plus de territoire elle se pose comme le sauveur de la révolution et l\u2019acteur majeur de la nouvelle donne.«Qui peut contester aujourd\u2019hui l\u2019ASL?», écrit Rima Fleihan, une jeune figure montante de la protestation et principale organisatrice de la conférence qui a regroupé les différentes formations de l\u2019opposition début juillet au Caire.Réunion qualifiée de «complot contre la révolution» par l\u2019ASL qui a refusé d\u2019y participer.Ce signal clair des militaires en pleine ascension qu\u2019ils ne sont pas disposés à obéir aux politiques a été suivi d\u2019une accélération des opérations sur le terrain pour bloquer toute négociation internationale sur la transition.L\u2019ASL s\u2019est déchaînée contre le plan Annan et «le complot de Genève».«Nous ne vous demandons que de lâcher quelques bombes sur le palais présidentiel et nous nous chargeons du reste» a lancé un de ses porte parole à l\u2019adresse de la commu- Un membre de la milice rebelle nauté internationale.Cette attitude de défi reflète le renversement du rapport de forces qui se préparait ces derniers jours notamment à travers des défections de plus en plus significatives de haut gradés de l\u2019armée syrienne.Nouveau commandement La formation lundi en Turquie d\u2019un «Commandement militaire commun de la révolution syrienne» regroupant tous les groupes armés, a surpris.Dirigée par le général sunnite Ad-nan Selo, responsable de l\u2019armement chimique, qui venait de faire défection cette nouvelle instance comprend 18 généraux dont Mustapha Al-Cheikh, premier général déserteur, réfugié en Turquie depuis un an.L\u2019annonce de cette formation a été saluée par «le commandement commun de l\u2019Armée syrienne libre à l\u2019intérieur», qui pourtant insistait jusque-là sur le fait qu\u2019il n\u2019y avait pas «de direction de l\u2019armée en dehors de la Syrie» et «qu\u2019aucune source n\u2019est autorisée à parler au nom de l\u2019ASL à l\u2019extérieur», selon les mots de Qassem Saadeddine, porte-parole de l\u2019ASL à l\u2019intérieur.Le ton de ce colonel, déserteur depuis février près de Homs, joint par Skype, était plus qu\u2019assuré.«Nos troupes sont prêtes tout autour de Damas et n\u2019attendent qu\u2019un signal pour investir la capitale», a-t-il déclaré hier juste avant l\u2019attentat qui a décapité en partie l\u2019appareil répressif du régime.Le rythme avec lequel s\u2019est organisée ces derniers jours une armée rebelle encore récemment décrite comme des groupes désorganisés et sous-équipés, laisse prévoir que ce nouveau commandement militaire aura la haute main sur la transition en Syrie.Aussitôt après sa formation lundi, il a adressé un appel aux pays soutenant financièrement la révolution de ne plus envoyer leur aide directement aux groupes sur le terrain mais de passer par lui.Par cette la nouvelle direction de l\u2019ASL se présente comme l\u2019interlocuteur des soutiens arabes et internationaux de la révolution.Mais ce n\u2019est peut-être que le début de sa conquête du pouvoir.«Si la chute effective du régime de Bachar al-Assad se concrétise dans les prochains jours, l\u2019ASL aura réalisé le miracle auquel personne ne croyait il y a encore quelques semaines», affirme un vieil opposant syrien à Damas qui veut garder l\u2019anonymat.«Je ne peux pas critiquer aujourd\u2019hui ni émettre la moindre réserve à l\u2019égard de ceux qui sont perçus par tous comme les libérateurs, même si j\u2019appréhende ce que feront ces nouveaux militaires de leur victoire.» L\u2019aura populaire de l\u2019ASL imposerait-elle déjà sa censure sur une parole pas encore libérée de plus de quarante ans de dictature baassiste?Un autre révolutionnaire damas-cène consate: «Il faudra encore attendre quelques jours que le tableau s\u2019éclaircisse à Damas pour savoir qui est véritablement cette Armée syrienne libre dont tous ces hommes différents dans les rues se réclament».Libération Un attentat antiisraélien fait au moins six morts en Bulgarie Au moins six personnes ont trouvé la mort et 32 ont été blessées, dont deux sont dans le coma, dans un attentat anti-israélien à l\u2019aéroport bulgare de Bourgas, sur la mer Noire, attentat imputé par Israël à l\u2019Iran et qui risque de raviver les tensions au Proche-Orient.Dans un communiqué, le ministère bulgare des Affaires étrangères a ainsi révisé à la hausse le précédent bilan meurtrier de l\u2019attentat qui était de quatre morts.Le premier ministre israélien.Benjamin Nétanyahou, a officiellement mis en cause l\u2019Iran pour cet attentat, dénonçant « une offensive terroriste iranienne».«Tous les signes mènent à l\u2019Iran», a-t-il ajouté dans un communiqué.Or cet attentat coïncide avec le jour du 18® anniversaire de l\u2019attentat en 1994 contre la Mutuelle juive argentine (Amia) à Buenos Aires, qui a fait 85 morts et 300 blessés, imputé par Israël à l\u2019Iran.Le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, a annoncé hier soir que son homologue bulgare, Nikolaï Mladenov, lui avait indiqué par téléphone «qu\u2019une bombe avait été placée dans un bus», transportant des touristes israéliens.Une survivante de l\u2019attentat qui n\u2019a donné que son prénom.Aviva, a témoigné à la radio de l\u2019armée israélienne : «Nous étions à peine assis dans le bus et quelques secondes après il y a eu l\u2019explosion.Nous avons réussi à sortir du bus par un trou et avons couru jusqu\u2019au terminal de l\u2019aéroport.J\u2019ai vu des morts et beaucoup de blessés».Une autre survivante.Gai Malka, blessée à la jambe et à la main, a déclaré à la télévision israélienne: «Nous avons vu des morceaux de corps, nous avons essayé de fuir mais la porte était coincée.tout le monde hurlait».Les victimes, arrivées d\u2019Israël à bord d\u2019un avion-charter ayant atterri peu avant 14h GMT, se trouvaient dans un autobus et étaient en cours de transfert à l\u2019aéroport de Bourgas, a précisé le ministère de l\u2019Intérieur.Le nombre de passagers à bord de l\u2019appareil était de 154, dont un Américain, un Slovaque, un Italien.Parmi eux, il y avait huit enfants et un bébé.Le ministre israélien des Affaires étrangères a ordonné la mise en place d\u2019une cellule de crise, et des équipes de secours devaient être dépêchées en Bulgarie par avion en soirée, a indiqué la radio publique israélienne.L\u2019aéroport de Bourgas a été fermé au trafic aérien, qui a été détourné sur l\u2019aéroport de Varna.C\u2019est la première fois qu\u2019un attentat anti-israélien a lieu en Bulgarie.Une tentative en janvier Toutefois, Danny Shenar, chef du service de sécurité au ministère israélien des Transports, avait révélé en janvier qu\u2019une tentative d\u2019attentat à la bombe visant des touristes israéliens en Bulgarie avait été déjouée le 3 janvier: un engin explosif avait été découvert dissimulé dans un autobus qui devait transporter des touristes israéliens de la frontière avec la Turquie à une station de ski bulgare.Mais les autorités bulgares avaient alors opposé un démenti à cette information.Au cours des dernières années, les côtes bulgares de la mer Noire sont devenues un lieu de vacances prisé des Israéliens, les deux pays entretenant par ailleurs d\u2019excellentes relations.Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la Bulgarie fut le seul pays allié de l\u2019Allemagne à avoir sauvé ses juifs des camps nazis, ce qui est régulièrement rappelé lors des contacts bilatéraux avec Israël.Agence France-Presse Arrestation du criminel de guerre nazi le plus recherché Le criminel de guerre nazi encore en vie le plus recherché au monde, le Hon^ois Laszlo Csatary, âgé de 97 ans, a été arrêté hier à Budapest, a annoncé le Parquet de la capitale hongroise.Laszlo Csatay était le chef de la police du ghetto juif de la ville slovaque de Kosice, où 15 700 juifs avaient été pour certains assassinés et pour l\u2019immense majorité déportés vers le camp d\u2019extermination nazi d\u2019Auschwitz, en Pologne, pendant l\u2019occupation de la Tchécoslovaquie par l\u2019Allemagne nazie.En 1948, l\u2019homme avait été condamné à mort par contumace pour crimes de guerre en Tchécoslovaquie.L\u2019année suivante, il arrivait au Canada.Il avait été naturalisé en 1955 et avait travaillé comme marchand d\u2019art à Montréal.En octobre 1997, les autorités canadiennes avaient annoncé qu\u2019il avait quitté le pays, semblœt-il à destination de l\u2019Europe, avant une audience sur son expulsion.Il avait été déchu de sa nationalité canadienne, obtenue en fournissant de fausses informations, selon l\u2019ordre d\u2019expulsion.Agence France-Presse La Presse canadienne A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 19 JUILLET 2012 EDITORIAL SCANDALES BANCAIRES Le culte amoral Du siège social d\u2019une banque à une autre, d\u2019un continent à un autre, d\u2019un paradis fiscal au bureau de direction des administrations chargées de veiller sur le bien du public, on se moque totalement de ce dernier.On l\u2019escroque sans vergogne.Retour sur le chapelet de scandales mis au jour ces jours-ci.L Serge Truffaut inventaire des coups tordus effectués aux quatre coins de la planète financière est si imposant par le nombre qu\u2019il est propre à aiguiser la fibre de la colère dans tous les sens et contresens.À New York et à Londres évidemment, mais aussi à Rome, au Vatican pour être précis, au Luxembourg, à Tokyo comme à Téhéran ou dans le sud de la Floride, tous les mauvais génies de la «finance mondialisée» se sont appliqués avec une méticulosité qui en dit très long sur leur soif illimitée pour le gain particulier à berner LE monde.L\u2019envie qui les habite de posséder ce gain dans les délais les plus brefs et dans les proportions les plus élevées qui soient s\u2019avère au fond la contravention du bien commun.Tenez-vous bien, c\u2019est vraiment le cas de le dire, la direction de la Banque du Vatican a été décapitée parce qu\u2019elle a couvert les malversations financières effectuées par ^\t-% des religieux malgré la douzaine d\u2019avertisse- V\ty ments lancés par la Banque d\u2019Italie.Les four- %\tnisseurs de cartes de crédit Visa et Master- V -¦ ' Card ainsi que les grandes banques améri-\u201d\tcaines qui leur sont liées ont payé des mil- liards en amendes pour avoir augmenté indûment les frais afférents aux transactions.Une étude publiée lundi aux Etats-Unis révèle que les banques «fournissent» des informations confidentielles aux fonds spéculatifs et à leurs meilleurs clients.JP Morgan vient d\u2019annoncer une perte de loin supérieure à celle envisagée initialement parce qu\u2019un de ses courtiers a jonglé avec des masses de produits dérivés «pourris».Pardon! Quatre ans après les subprimes et sa cohorte de véhicules financiers «exotiques», JP Morgan nous apprend que l\u2019on jongle encore avec des obligations qui sentent le soufre?Pfff.Passons au Libor d\u2019abord, et à la Banque HSBC ensuite.Dans une opinion publiée par le journal Le Monde, l\u2019économiste et anthropologue belge Paul Jorion rappelle et souligne que les détournements de ce taux interbancaire furent rendus publics en.2008 ! Mais voilà, simultanément, les Britanniques apprenaient que 4000 de leurs concitoyens, vedettes et politiciens, étaient espionnés par les sbires de l\u2019empire médiatique Murdoch.Bref cet espionnage fit tant d\u2019ombre à l\u2019histoire du Libor que celle-ci fût oubliée.Conséquence de cette indifférence ?Ceux et celles qui concoctaient des tours de lapin avec le Libor se sentirent suffisamment à l\u2019aise pour continuer leur travail de sape.Au fond, et sans cynisme aucun, on peut comprendre ces derniers sans avaliser évidemment le travail de pollution qui fut le leur.Car si en 2008 la manipulation du Libor fut publique, cela signifie, comme n\u2019aurait pas manqué de le clamer La Palice, que les autorités dites concernées \u2014 concernées.quel qualificatif! \u2014, étaient naturellement au parfum.Autrement dif comme rien n\u2019a été fait pour mettre un terme à cette magouille qui touche 500000 milliards (!) d\u2019actifs financiers, les courtiers et leurs patrons en sont probablement arrivés à la conclusion que l\u2019imputabilité avait été rayée du jargon des fonctionnaires, les grands comme les petits.Et maintenant la HSBC.Ainsi donc, on vient d\u2019apprendre que pendant dix ans, cet établissement financier qui avait jusqu\u2019ici la réputation d\u2019être pro-pre-propre a blanchi des milliards au bénéfice du cartel mexicain de la drogue, qu\u2019il a pactisé avec l\u2019Iran, Cuba, la Corée du Nord, ainsi qu\u2019avec les riches familles saoudiennes sympathiques à al-Qaïda pour mieux leur ouvrir des lignes de crédit.Autrement dif la HSBC, qui fait partie des banques qui fixent la hauteur du Libor, des banques qui à l\u2019instar des Goldman Sachs ont fait commerce avant l\u2019automne 2008 de ces outils monétaires à l\u2019origine de la noirceur économique dans laquelle nous sommes plongés, la HSBC, donc, est allée beaucoup plus loin.S\u2019il en a été ainsi, on ne le répétera jamais assez, c\u2019est tout simplemenf tout bêtement parce que l\u2019amoralité a été transformée en un culte.PLAN NORD Le Noël de l\u2019électeur est un véritable soupir de soulagement que l\u2019on pousse au nord du 49® parallèle.Et avec raison ! Les 200 millions de dollars annoncés en coup de vent préélectoral par Jean Charest mardi ne doivent pas être analysés uniquement sous l\u2019angle des engagements faits en amont d\u2019une élection imminente.Bien sûr, ce saupoudrage agace quand on sait qu\u2019une de ses vertus est d\u2019engranger des votes, ce que les troupes libérales tentent de faire en séduisant l\u2019électorat des régions, qui ne lui est absolument pas acquis.Ferment mardi, Paspébiac aujourd\u2019hui, le premier ministre profite des beaux jours de juillet pom sillonner le Québec en distribuant sourires et poignées de main.C\u2019est un Noël de l\u2019électeur, le camping en moins.Mais il faut y voir plus que ça.Si la mairesse de Fermonf Lise Pelletier, soupire d\u2019aise après ce passage du chef du Parti libéral chez elle, c\u2019est d\u2019abord et avant tout parce que les deniers réclamés pour l\u2019ajout d\u2019infrastructures destinées à soutenir une croissance fulgurante de la population devraient réduire le risque que Ferment devienne une ville-dortoir, une perspective que les maires ont en sainte horreur.Quand Arcelor-Mittal, le principal employeur de la ville de Fermonf a annoncé en mai 2011 l\u2019apport de 2,1 milliards de dollars d\u2019ici 2015 pour augmenter sa production annuelle de concentré de fer, les applaudissements fusèrent.Mais le dévoilement de ce premier projet lié au Plan Nord fut immédiatement suivi de mises en garde venues des municipalités touchées : doubler la population d\u2019une ville à travers un boom minier sans améliorer les routes, les logements, les garderies, le système d\u2019assainissement des eaux, cela risquait d\u2019encourager le phénomène du «fly-in fly-out», en vertu duquel les travailleurs entrent pom mieux repartit sitôt lem quart de travail effectué.Ces promesses \u2014 gouvernementales, malgré leurs allures électorales \u2014 vont de pair avec la croissance annoncée par le Plan Nord.Le danger est grand toutefois qu\u2019elles forcent un développement express, dénué de vision stratégique, qui décevra au bout de quelques décennies.Voilà un défi de plus pour le Nord.c Marie-Andrée Chouinard LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO Dfux MA\u2018N5 ÎuR Lf Vo^AwT LETTRES Manque de rigueur Le texte publié dans Le Devoir du 18 juillet et signé par Marcos Ancelovici et Francis Dupuis-Déri, professeurs d\u2019université, m\u2019apparaît typique de juillet mois oû la rigueur est en vacances et oû même la qualité des meilleurs journaux subit une décrue relative.M.Dupuis-Déri n\u2019en est pas à sa première intervention, et celle-là ne vaut guère mieux que les auûes.Au moins, il aide la cause des étudiants en confirmant les problèmes de gestion des universités, ici en ce qui concerne l\u2019embauche de profs de qualité.Je lui en veux particulièrement de ressortir ce sophisme¦.«[.] lePLQgouverne depuis quatre ans avec l\u2019appui de seulement 24 % des suffrages [.]» D\u2019abord, on ne gouverne pas avec «l\u2019appui des suffrages», mais ça, c\u2019est une déficience linguistique.Le sophisme est mathématique.Ce chiffre de 24% ne veut rien dire.Il n\u2019est que le reflet du faible taux de participation et ne samait justifier son utilisation pom disqualifier un parti plus qu\u2019im autre.Tous les gouvernements du Québec depuis longtemps ont été élus par une minorité des électems inscrits, y compris celui de René Lévesque.La loi 101 serait-elle illégitime pom autant?D\u2019autre parf on ne sait pas pom qui amaientvoté les abstentionnistes en 2008, mais le bon sens nous oblige à présumer qu\u2019ils n\u2019étaient pas tous anti-Charest.Enfin, Messiems Ancelovici et Dupuis-Déri se gardent bien de rappeler que depuis février, avec une remarquable constance, tous les sondages indiquent que les appuis à la hausse des droits de scolarité dominent.Tout cela étant dif je précise que je ne veux aucunement prendre ici la défense de Jean Charest ni approuver sa hausse des droits.J\u2019aimerais seulement qu\u2019on en parle intelligemment et c\u2019esf il me semble, ce qu\u2019on est en droit d\u2019attendre d\u2019mfiversitaires.Sylvain Meunier, écrivain ùngueuil, le 18 juillet 2012 Chansons d\u2019ici et chansons en français Qn apprenait récemment que la chanteuse torontoise Emilie-Claire Barlow préparait pom cet automne un premier album entièrement consacré à la chanson française, poussant même la coquetterie jusqu\u2019à y in-clme deux titres du répertoire québécois.Elle pomsuit ainsi sm la lancée de plusiems chanteuses et chanteurs américains (notamment Madeleine Peyroux) qui ne dédaignent pas à l\u2019occasion d\u2019offrir à lem public des interprétations en français de pièces empruntées à Piaf, Bref Trenef Gains-bomg ou autres.Il est intéressant dans ce contexte de noter que des artistes d\u2019ief comme Pascale Picard ou, sm un autre registre.Simple Plan par exemple, dont le rayoïmement déborde nos frontières, ne nous ont jamais fait l\u2019aumône d\u2019une seule chanson en français.Mais en quoi le fait d\u2019intégrer ici et là un titre en français à son catalogue serait-il rédhibitoire?Des artistes anglophones qui vivent au Québec comme Rufus Wainwright et Susie Arioli ne manquent pomtant jamais une occasion d\u2019intégrer à lem tour de chant ou sm lem disque des chansons en français, et cela, sans que lem carrière en souffre, bien au contraire! Dommage qu\u2019ils n\u2019aient pas davantage d\u2019émules.Qu plutôf quelle tristesse, en matière de jazz du moins, de devoir s\u2019en remettre à des interprètes anglophones poiu entendre une chanson dans notre langue ! Réal Boisvert Trois-Rivières, le 17juillet 2012 La patrie d\u2019abord Je suis sidéré de voir comment les souverainistes jouissent de dissension, d\u2019absence de solidarité ou simplement d\u2019incompétence en matière de stratégie.Il me semble qu\u2019il est impératif de se rallier derrière le seul parti capable de prendre le pouvoir et de réaliser la souveraineté.Après l\u2019avènement du pays, il sera toujours temps de débattre de nos différences.Que Dominic Champagne se présente comme «libéral indépendant», quelle perte d\u2019énergie ! Quand Pierre Curzi quitte le navire péquiste pour souhaiter n\u2019y revenir qu\u2019à « certaines conditions », quelle conviction souverainiste ! Quand Québec solidaire défend l\u2019indépendance certains jours et vise à défaire le PQ, quel souci du pays ! Le seul moyen de défaire Jean Charest et de faire avancer la souveraineté, c\u2019est de démontrer à l\u2019électorat québécois que l\u2019on place le pays avant sa petite personne.Louis Cousineau Saint-Charles-sur-Richelieu, le 17juillet Le vote des jeunes Si les élections ont lieu après le retour aux études comme cela semble être le cas, est-ce que le gouvernement va autoriser le Directeur général des élections de permettre aux étudiants de voter là oû ils sont inscrits pour leurs études, tout comme on le fait dans les résidences pour personnes âgées ?Refuser ce droit aux étudiants, c\u2019est comme leur nier le droit de vote, parce qu\u2019ils et elles sont nombreux à étudier à des centaines de kilomètres de leur résidence familiale.Espérons que le démocrate.Monsieur Jean Charest, saura accorder ce droit aux étudiants du Québec, lesquels ont droit de vote.Notre principale ressource, c\u2019est notre jeunesse, les ressources naturelles ne sont qu\u2019un complément qui devrait aider à développer notre matière grise.André Mainguy Longueuil, le 18 juillet 2012 LIBRE OPINION Petit mode d\u2019emploi pour éviter la grève MARC FAQUIN Etudiant au cégep du Vieux-Montréal J> étudie au cégep du Vieux-Montréal, je suis favorable à la hausse des droite de scolarité, et contre la grève étudiante.A ce titre, j\u2019aimerais présenter des options afin de favoriser un retour en classe sans grabuge et sans recours aux tribunaux.Et si les étudiants ne retournaient pas en grève?Peu probable, me dira-t-on, puisque la session n\u2019a été qu\u2019interrompue et pas annulée.Ce qui implique que les mandats de grève, là oû il y en a, tiendraient toujours.Certaines associations tiendront de nouvelles assemblées pour consulter leurs membres et décider s\u2019ils poursuivent la grève ou non.Cependant, certaines associations sont gouvernées par des règles désuètes selon lesquelles l\u2019assemblée doit obtenir un quorum de 10 % et, de ce nombre, que 2/3 des étudiants votent pour «reconsidérer» le mandat de grève.Ce n\u2019est qu\u2019à ce moment qu\u2019un vote normal de 50 % + 1 peut être tenu pour décider de rester en grève ou non.Lourd comme procédure, n\u2019est-ce pas?Eh bien, chers amis, il y a une porte de sortie.Tout dépend bien sûr des règlements propres aux associations, ce qui implique un minimum d\u2019information, mais voici une ébauche: Vote électronique.La plupart des établissements ont la capacité de consulter la totalité de la masse étudiante, enregistrer le vote et le valider avec des observateurs.Vérifiez au préalable avec vos bureaux administratifs et techniques.Avec cette méthode, le facteur d\u2019intimidation et de désenchantement habituel peut être évité.Quitter les associations.Les administrations des cégeps et des universités ne respectent les décisions de grève étudiante que par courtoisie.S\u2019il y a suffisamment d\u2019étudiants « libérés » de leurs associations, le mouvement de grève ne peut que se dégonfler et les cours peuvent reprendre.Le seul hic est que les étudiants n\u2019auraient plus leur mot à dire sur les décisions en assemblées, mais il y a tant de règlements et de politiques qui gouvernent les établissements que leurs droits ne seraient pas en danger.Dissoudre les associations.Pas si simple, et requiert un vote tenu auprès de 25 % de la masse étudiante, un référendum étant tenu préalablement (pour lequel on doit voter en premier).Une fois l\u2019association dissoute, une faculté ou un cégep doit entreprendre de nouveau le processus de formation d\u2019association (selon la loi 32, Loi sur l\u2019accréditation et le financement des associations d\u2019élèves ou d\u2019étudiants).Formuler une plainte envers une association.La loi 32 prévoit une mesure oû un inspecteur passe en revue la performance d\u2019une association et si cette dernière sert toujours les intérêts de ses membres.Ceci suppose cependant qu\u2019il y a au moins 25 % de la masse étudiante qui ont une dent contre leur association.Encore une fois, pas si simple.Ces options ne sont présentées qu\u2019à titre d\u2019exemple.Chaque étudiant aux prises avec cette crise devrait se familiariser avec la charte et les règlements de l\u2019association.Il existe des manières d\u2019empêcher une association de s\u2019emballer, mais ça prend du temps et de l\u2019effort.Comme toute chose qui en vaut la peine. LE DEVOIR LE JEUDI 19 JUILLET 2012 A 7 IDEES ŒUVRE D\u2019ART AU PARC OLYMPIQUE Stupeur et consternation EMMANUEL GALLAND Artiste-commissaire et consultant ANNIE LAELEUR Écrivaine et spécialiste en arts visuels Lettre ouverte à la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Madame Christine St-Pierre.e mardi 17 juillet correspon- Ldait à l\u2019anniversaire de la journée d\u2019ouverture des Jeux olympiques de Montréal.Trente-six ans plus tard, nous rêvons toujours d\u2019une relance créative du site olympique marqué par l\u2019histoire.Ici comme ailleurs, nous rêvons d\u2019un peu plus d\u2019art actuel et d\u2019art public entremêlant communautés, villes et autres horizons.La semaine dernière, nous apprenions par les médias la tenue d\u2019une conférence de presse par la Régie des installations olympiques et par le ministère du Tourisme (ministère responsable du Parc olympique).Le communiqué de la RIO était intitulé : «L\u2019artiste québécois André Desjardins choisit le Parc olympique pour offrir sa première œuvre monumentale.» Du côté du Tourisme, on titrait: «Retour d\u2019une œuvre d\u2019art québécoise au Parc olympique.» Les éléments développés dans les communiqués diffusés et les articles parus consternent la communauté artistique québécoise.Depuis une semaine, ils sont légion \u2014 artistes, amateurs d\u2019art, travailleurs culturels, chercheurs \u2014 à avoir réagi dans les réseaux sociaux.La nature de ce don inopiné a de quoi surprendre tout un chacun, y compris les résidants de l\u2019arrondissement Mercier-Hochelaga.En effet, sous le couvert d\u2019un don d\u2019une sculpture offerte par l\u2019artiste et ses agents, la RIO annonce qu\u2019elle dépensera 50000$ pour le transport de la pièce des Etats-Unis vers Montréal et pour son installation sur le site.On nous précise que la sculpture n\u2019existe pas, elle n\u2019en est qu\u2019à l\u2019état de maquette (sic !).Toutefois \u2014 ô contradiction \u2014, elle est déjà estimée à 1,1 million de dollars.Opération de relations publiques ?Au travers de cette transaction malencontreuse, nous voyons une grande opération de relations publiques de la part de la RIO, de l\u2019artiste et de ses représentants.On nous informe que cet artiste n\u2019a jamais réalisé de sculpture publique permanente (sic !).Qu\u2019en penser?Que cet artiste vient chercher ici, dans sa ville natale, une validation de son travail sur un site hautement symbolique ?Par qui et selon quels critères le « cadeau » a-t-il été évalué à 1,1 million de dollars?Quelle est la cote réelle de cet artiste ?Quel proces- La comparaison de la sculpture de l\u2019artiste «donateur» à l\u2019œuvre de Jean Paul Riopelle est éhontée sus a mené quel comité composé de quels spécialistes pour accepter ce don ?Dans le communiqué de la RIQ, Monsieur David Heurtel, son p.-d.g., ajoute : «Le Parc olympique de Montréal aura à nouveau une œuvre publique sur son site qui cadre parfaitement avec son plan de relance.» Qr, le «Rapport de la consultation sur l\u2019avenir du Parc olympique» de 16 pages daté de 2011 ne mentionne rien en ce sens.Alors, comment s\u2019inscrit l\u2019acceptation soudaine de ce don?Nous ne nous étalerons pas ici sur la qualité esthétique douteuse et les élans d\u2019arrière-garde du « cadeau empoisonné » intitulé Recevoir.Chose certaine, cette pièce n\u2019est pas représentative des recherches et créations actuelles en art public, qui s\u2019étendent bien au-delà de la figure du monument.La procédure nébuleuse entreprise par la RIQ soulève l\u2019ire de la communauté artistique quant au processus décisionnel.De fait, les artistes professionnels se soumettent aux concours d\u2019art public gérés par le ministère de la Culture ou à Montréal, par exemple par le Bureau d\u2019art public.Comparaison éhontée De façon allusive, on fait référence à Jean Paul Riopelle et à son oeuvre La joute qui a dû quitter cette même Esplanade du Parc olympique il y a dix ans afin d\u2019être réinstallée dans le Quartier international de Montréal (QIM).Nous ne reviendrons pas sur la polémique qui a eu cours à l\u2019époque au sujet de ce déménagement.Toutefois, la comparaison de la sculpture de l\u2019artiste « donateur » à l\u2019œuvre du grand maître québécois est éhontée.Même si la Ville de Montréal ou son Bureau d\u2019art public ne peuvent se prononcer sur la question qui nous préoccupe (le «territoire» olympique est gouvernemental), mentionnons que le 4 juillet dernier, le comité exécutif de la Ville a adopté des lignes directrices entourant l\u2019acquisition d\u2019œuvres d\u2019art public par donation.«[.] Les lignes directrices englobent plusieurs critères qui doivent être pris en considération lors du processus d\u2019acquisition.Celles-ci ont été élaborées suite à une analyse comparative des pratiques en matière de dons d\u2019œuvres d\u2019art public de certaines villes canadiennes et américaines et incluent, entre autres, les conditions soumises par le donateur, l\u2019analyse de l\u2019œuvre, le lien entre l\u2019œuvre et l\u2019ensemble de la production de l\u2019artiste et la cohérence de l\u2019œtivre au sein de la collection municipale.» A la lumière de ces repères, nous ne voyons aucune rigueur ni aucun professionnalisme dans les actions de la RIQ.Transaction stoppée Votre ministère administre la Politique d\u2019intégration des arts à l\u2019architecture et à l\u2019environnement des bâtiments et des sites gouvernementaux et publics.Dans le document «Bilan 2007-2010 \u2014 Intégration des arts à l\u2019architecture et à l\u2019environnement » (gouvernement du Québec, 2011), vous écriviez en introduction : mm PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le Parc olympique souhaite se doter d\u2019une nouvelle œuvre publique.«[.] Unique à maints égards, cette politique constitue un facteur majeur de démocratisation de l\u2019art.En effet, grâce à elle, la population de l\u2019ensemble du territoire québécois a accès à des œuvres d\u2019artistes de toutes tendances.Les œuvres réalisées dans le cadre de la Politique témoignent avec éloquence de la pluralité des approches qui caractérise l\u2019art actuel.[.]» Ici, l\u2019opération de la RIQ nous apparaît comme un contre-exemple.En foi de quoi, nous vous demandons.Madame St-Pierre, d\u2019intervenir auprès de la RIQ et de votre collègue au ministère du Tourisme afin de stopper net toute transaction avec l\u2019artiste et ses représentants.Nous suggérons fortement que la somme de 50000$ mise en disponibilité par la RIQ, sa Pon-dation et le ministère du Tourisme soit immédiatement gelée et que des consultations soient entamées pour que le présent projet sur l\u2019Esplanade du Parc oljmipique soit converti en concours d\u2019art public.Il en va de l\u2019image et de la réputation du Québec à l\u2019international tout autant que du respect de ses artistes professionnels et de ses concitoyens dans la saine gestion des fonds pubbcs.En vertu de votre autorité et des compétences reliées à votre ministère.Madame St-Pierre, nous sollicitons votre intervention sur la place pubbque au sujet de ce dossier.Pour soutenir cette lettre et y joindre une signature, écrire à savoirrecevoir@gmail.com.Maquette de la statue à être exposée au olympique de Montréal.La réplique \u2014 Manifeste de la CLASSE Les absences de la CLASSE MARC LAVIOLETTE PIERRE DUBUC Respectivement président et secrétaire du SPQ Libre ans son manifeste «Nous sommes avenir», dévoilé la semaine dernière, la Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) souligne, avec raison, que la lutte exemplaire des étudiants québécois est «une action collective qui dépasse les intérêts étudiants, qui ose revendiquer un monde différent, loin d\u2019une soumission aveugle à la marchandisation».lœ manifeste met en lumière deux conceptions qui s\u2019affrontent : une première néolibérale, discriminatoire, dont la pierre d\u2019assise est la tarification; une autre, fondée sur le bien commun, prône la gratuité de l\u2019ensemble des services pubbcs.Le manifeste élargit sa critique de la société en abordant le dossier de l\u2019exploitation des ressources naturelles (Plan Nord) et la condition des peuples autochtones, de même que la reproduction de la discrimination à l\u2019égard des femmes par notre système d\u2019éducation.Le manifeste se termine par un plaidoyer en faveur d\u2019un sjmdicalisme de combat, comme celui pratiqué par les associations étudiantes, et «un appel à la grève sociale».Le manifeste est un exposé de la «vision» de la CLASSE d\u2019une «démocratie directe, agissante et rassembleuse» qu\u2019elle oppose, dans une dichotomie «Nous» et «Eux», à la démocratie représentative présentée comme étant «leur vision, leur démocratie».Première absence: la prochaine élection Dans ce manifeste, aucune analyse de la conjoncture politique globale, des différentes forces politiques en présence, ni Le déclencheur «Notre vision, c\u2019est celle d\u2019une démocratie directe sollicitée à chaque instant.C\u2019est celle d\u2019un Nous qui s\u2019exprime dans les assemblées: à l\u2019école, au travail et dans les quartiers.[.] Leur vision, leur démocratie, ils et elles la disent représentative: on se demande bien qui elle représente.Elle ne se vit qu\u2019une fois par quatre ans et ne sert trop souvent qu\u2019à changer les visages.Election après élection, les décisions restent les mêmes et servent les mêmes intérêts, préférant les doux murmures des lob-bys au tintamarre des casseroles.» Manifeste de la CLASSE, «Nous sommes avenir» même une simple mention du prochain rendez-vous électoral où se décidera, pour le court terme, le sort de la principale revendication étudiante ! Pourtant, les enjeux sont clairs.Une victoire du Parti libéral signifierait la poursuite de l\u2019implantation du modèle néolibéral anglo-saxon avec l\u2019augmentation des droits de scolarité et la mise en application de la loi 78.Une victoire du Parti québécois se traduirait par la révocation de la loi 78, l\u2019annulation de la hausse des droits de scolarité et la tenue d\u2019un sommet où le PQ proposerait, comme M\u201c® Marois s\u2019y est engagée, une augmentation modérée des droits de scolarité modulée sur l\u2019indice du coût de la vie.Lors d\u2019un tel sommet, les associations étudiantes et d\u2019autres forces sociales pourront proposer la gratuité scolaire, et le SPQ Libre sera de ce nombre.Mais nous l\u2019assortirons à la nécessité de l\u2019indépendance du Québec.Car il faut être réaliste, nous n\u2019aurons pas les budgets nécessaires pour nos programmes sociaux tant que nous continuerons à envoyer la moitié de nos impôts à Qttawa pour soutenir les choix économiques et militaires d\u2019un gouvernement élu par une autre nation.Deuxième absence: la question nationale De façon symptomatique, toute référence à la question nationale \u2014 hormis la question nationale autochtone \u2014 est absente du manifeste et du discours général de la CLASSE.Pourtant, seuls les pays indépendants siègent à la table des nations où se négocient les accords de libre-échange, véritable cheval de Troie du néolibéralisme.De plus, nous savons très bien que le sous-financement du réseau universitaire émane de la décision unilatérale du gouvernement canadien, prise en 1994-1995, de réduire de 50% les transferts fédéraux aux provinces pour l\u2019éducation postsecondaire.Cela s\u2019est traduit, selon les estimations prudentes du ministère québécois des Pinances, par un manque à gagner de 800 millions de dollars par année.Méditons également sur le fait que le coût d\u2019achat de deux seuls E-35 équivaut à la somme nécessaire pour instaurer la gratuité scolaire dans l\u2019ensemble du réseau universitaire québécois.Cela nous renvoie encore une fois au prochain scrutin et à des enjeux qui semblent avoir échappé aux dirigeants de la CLASSE, mais pas à la classe politique canadienne.Plus qu\u2019un simple changement de gouvernement, l\u2019élection du Parti québécois remet à l\u2019ordre du jour la question de l\u2019indépendance nationale du Québec, avec en prime une crise sociale et politique d\u2019une ampleur tout autre que celle dont rêve la CLASSE avec sa grève sociale.Sous aucun prétexte, la classe dirigeante canadienne ne veut revivre le traumatisme de 1995, consciente que la prochaine fois pourrait être la bonne.Tout sera mis en œuvre pour empêcher l\u2019arrivée au pouvoir du Parti québécois.C\u2019est ce qui explique la rencontre Har-per-Muboney-Charest.Un rendez-vous à ne pas manquer Nous entrons dans une conjoncture politique particulièrement complexe.Nous devons nous attendre à toutes sortes de pièges et de traquenards, de manipulations et de « coups fourrés » de la part des forces fédéralistes.Nous aurons besoin d\u2019analyses fines de la situation et de beaucoup de clairvoyance de la part des leaders politiques et étudiants.Une élection du Parti québécois représenterait une grande victoire pour le mouvement étudiant, avec la satisfaction de ses principales revendications.Elle ouvrirait la porte à une remise en question du fédéralisme canadien, salutaire pour le Québec, mais également pour les différentes nations opprimées du Canada (autochtones, acadienne, etc.), de même qu\u2019elle permettrait d\u2019envisager la mise en place d\u2019une autre société, axée sur le bien commun.Dans le combat titanesque qui s\u2019ouvrirait alors, les forces représentées à l\u2019Assemblée nationale ne seraient pas suffisantes pour venir à bout d\u2019un adversaire beaucoup plus puissant.Elles devront nécessairement s\u2019appuyer sur des formes de démocratie directe s\u2019inspirant de celles dont fait état le manifeste de la CLASSE.Démocratie représentative, démocratie directe, les deux font la paire, aujourd\u2019hui comme demain.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Mane-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Bélair-Cinno (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec)Y2Ao\\en T>egh.se(societe), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Dsa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertf'saw^cJ , information politique Michel T>am6.(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) , information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Juhe Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Enc Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gérald Dallaire h^upitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy DaiWeier (reporters) ,}ean.-V\\erre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emihe Eolie-Boivm (pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger, Phihppe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Mane-Pier Erappier et Geneviève Tremblay (commis internet) , Améhe Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis a la redaction) DOCUMENTATION GiUes Paré (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTÉ , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Ehmam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal RainviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(KanseX Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Ohvier Leclerc (responsable par interim service a la clientele), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béhveau (adjointe administrative), Céhne Euroy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau A8 LE DEVOIR LE JEUDI 19 JUILLET 2012 ACTUALITES Entente de principe entre Qnébec et les pharmaciens des établissements de santé PIERRE SAINT-ARNAUD Après deux ans de négociations, Québec s\u2019est entendu avec les 1400 pharmaciens qui travaillent dans les hôpitaux et autres établissements de santé.Une entente de principe est intervenue entre l\u2019Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES) et le gouvernement provincial.L\u2019entente, conclue mardi soir, a été annoncée hier par l\u2019Association.Le syndicat recommandera l\u2019adoption de cette entente à ses membres, qui se réuniront en assemblée générale le 29 juillet.Bien que les termes de l\u2019entente n\u2019aient pas été rendus publics, le président du sjmdicat, Charles Lortier, croit que celle-ci contribuera à réduire l\u2019écart qui sépare ses membres de leurs vis-à-vis du secteur privé.«Pour la première fois depuis plusieurs années, il y a un espoir de pouvoir attirer et retenir des pharmaciens en milieu hospitalier.C\u2019est sûr qu\u2019il y a un impact là-dessus, mais il y a un espoir d\u2019attirer davantage», a-t-il indiqué sans vouloir donner davantage de détails.Les pharmaciens d\u2019établissement réclament depuis des années un redressement de leurs conditions de rémunération, parce qu\u2019ils accusent, selon eux, un retard salarial moyen d\u2019environ 35% sur les pharmaciens oeuvrant dans le secteur privé, mal^é une formation plus spécialisée.Pour devenir pharmacien dans le secteur privé, il faut détenir un baccalauréat, alors qu\u2019il faut obtenir une maîtrise pour effectuer les tâches de pharmacien en milieu hospitalier.C\u2019est à ce moment qu\u2019ils sont formés pour intervenir en pharmacologie pour les soins intensifs, l\u2019oncologie, le bloc opératoire et ainsi de suite.Le retard salarial significatif qu\u2019accusent les pharmaciens en établissements est directement responsable de la pénurie de ces professionnels.Déjà qualifiée de sévère en juin 2009 \u2014 alors que l\u2019on parlait d\u2019un manque de 235 pharmaciens en établissement \u2014, la pénurie atteint maintenant 274 postes à pourvoir.Selon Charles Portier, même si la nouvelle entente permet de s\u2019attaquer à cette problématique, des efforts devront être faits dans les deux universités québécoises qui offrent cette formation \u2014 l\u2019Université de Montréal et l\u2019Université Laval.«Il y a 70 places par année au total pour étudier à la maîtrise, et ces places ne sont jamais comblées.Il y a toujours entre 50 et 55 étudiants qui s\u2019inscrivent au programme de maîtrise.La première démarche sera d\u2019essayer de pourvoir ces 70 postes.» La Presse eanadienne RIMOUSm SUITE DE LA PAGE 1 santé.Mais encore faut-il attirer les nouveaux venus hors des grands centres que sont Montréal et Québec.Qr, selon M.Beaudry, les immigrants recrutés à l\u2019étranger sont encore trop souvent orientés directement vers Montréal.Régionalisation de l\u2019immigration C\u2019est aussi à Montréal que Vadim Cucu et sa femme Marina ont d\u2019abord cherché du travail, lorsqu\u2019ils sont arrivés de Moldavie en 2009.«J\u2019avais en tête Montréal comme capitale des jeux vidéo», dit Vadim, qui est technicien en informatique.Après quelques envois de CV infructueux, Vadim et Marina rencontrent entre autres des gens de l\u2019organisme Accueil liaison pour arrivants (ALPA), et du Programme intégration société nouvelle (PRQMIS), qui ont tous deux des activités visant la régionalisation de ^\u2019immigration.A l\u2019ALPA, Roxane Pour nier organise des autobus entiers d\u2019immigrants qui visitent des régions du Québec en vue de s\u2019y installer, raconte Vadim.«Ils vont à Thetford Mines ou à Sherbrooke, dans la région de Chaudière-Appalaches ou à Saint-Hyacinthe», dit-il.C\u2019est finalement au siège social du groupe Pentagone, détaillant de vêtements, à Ri-mouski, que Vadim trouve son premier emploi.Aucun problème : le couple est parfaitement ouvert à l\u2019expérience.«C\u2019est une ville de la taille de celle où nous habitions en Moldavie», dit Marina.Comme Jean-Baptiste Gouaméné, le couple apprécie la vie calme de Rimouski.Sur place, des organismes leur ont de nouveau ouvert des portes.Marina, qui était pro-fesseure de droit de niveau collégial en Moldavie, s\u2019est inscrite en gestion des ressources humaines à l\u2019Université du Québec à Rimouski.Elle fait du bénévolat dans différents organismes, et s\u2019est jointe au groupe Passerelle, fondé par une immigrante égyptienne à Rimouski, qui prévoit une initiation à la culture québécoise, aux habitudes et traditions locales, un approfondissement de la langue et une découverte de la région.En Moldavie, Vadim et Marina étaient liés à l\u2019église chrétienne orthodoxe, qu\u2019ils fréquentaient quelques fois par année.A Rimouski, à Noël et à Pâques, ils ont décidé de se rendre à l\u2019église catholique.«Il y a des gens qui ont remarqué qu\u2019on faisait le signe de croix de droite à gauche au lieu de gauche à droite», raconte Marina en riant.Pour l\u2019instant, Gérald Beaudry calcule que l\u2019immi^ation dans la région attire une centaine d\u2019individus par année.C\u2019est bien en deçà des besoins régionaux en main-d\u2019œuvre.Et tous les immigrants ne s\u2019intégrent pas de façon égale à leur nouvelle patrie.Selon Gérald Beaudry, le Bas-Saint-Laurent garde une certaine amertume de certains groupes de réfugiés, en provenance de Colombie et de Bosnie, qui sont repartis mal^é les très grands efforts que la région avait mis pour les accueillir.«Les réfugiés, ils arrivent en groupe, et ils partent en groupe», dit-il.Pour M.Beaudry, il est indispensable non seulement d\u2019assurer l\u2019intégration professionnelle des nouveaux arrivants, mais de développer leur sentiment d\u2019appartenance à travers des réseaux.Les exemples positifs restent d\u2019ailleurs nombreux.Au premier chef, Gérald Beaudry aime citer le cas de Boucar Diouf, venu du Sénégal pour s\u2019établir à Rimouski, où il a fait des études en océanographie avant d\u2019y enseigner la biochimie.L\u2019humoriste, qui a depuis déménagé à Longueuil, est même au cœur d\u2019une vidéo destinée aux immigrants qu\u2019on trouve sur le site Internet de la Conférence régionale des élus du Bas-Saint-Laurent.Diouf y met l\u2019accent sur ce qui semble avoir été son plus grand défi et sa plus grande réussite en matière d\u2019intégration au Québec : l\u2019égalité entre les sexes, de l\u2019accouchement à la cuisine.Le Devoir _ l Vïïîir' ASSOCIATED PRESS De la fumée s\u2019élève au-dessus de Damas.Une bombe a éclaté hier dans le bâtiment de la Sécurité nationale, au centre de la capitale syrienne.SYRIE SUITE DE LA PAGE 1 Turkmani.Plusieurs autres officiels ont été blessés.L\u2019attentat survient au quatrième jour de combats entre la guérilla et l\u2019armée, laquelle peine à reprendre le contrôle des faubourgs de Damas.« Le début de la fin » La télévision d\u2019Etat a rapidement annoncé la nouvelle de l\u2019attentat, qui a été attribué à un kamikaze.Mais le coup a été revendiqué peu après par les mutins de l\u2019Armée sjrienne libre (ASL) dont le chef, le colonel Riad el-Assaad, a démenti la thèse de l\u2019attentat-suicide.De son quartier général en Turquie, le chef de l\u2019ASL a précisé que tous les auteurs étaient sains et saufs.Pour lui, cet attentat marque «le début de la fin pour le régime».De mal en pis pour Assad Le chef des rebelles ne semble pas être le seul à croire que cet attentat a fortement secoué le régime de Bachar al-Assad.«Il est évident que le régime Assad est en train de perdre le contrôle de la Syrie», a soutenu le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain (NSC), Tommy Vietor.11 a affirmé, par voie de communiqué, qu\u2019une transition politique était urgente pour «éviter une guerre civile longue et sanglante».Selon lui, les mauvaises nouvelles se succèdent ces derniers temps pour le régime de Damas, avec des défections de plus en plus importantes et une opposition renforcée qui agit dans tout le pays.«Nombreux sont les Syriens qui soutenaient auparavant le régime et qui voient désormais Assad comme le problème, pas la solution, tandis que les difficultés financières du régime continuent.Avec un régime Assad qui perd le contrôle [du pays], le temps est venu pour les Syriens et la communauté internationale de s\u2019intéresser à l\u2019après.» Transition politique 11 afhrme que Washington travaille avec ses partenaires internationaux dans le but d\u2019arriver à une transition politique en Syrie.«Plus vite cette transition se produira, plus nous aurons de chances d\u2019éviter une guerre civile longue et sanglante.» En direct de la Maison-Blanche, le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a partagé les appréhensions de son collègue du Conseil de sécurité nationale.«Il est extrêmement important de travailler avec les autres pays qui partagent cette inquiétude afin de mettre le plus de pression possible sur Assad pour qu\u2019il quitte le pouvoir et permette une transition pacifique.» Vote à l\u2019ONU reporté En Europe, la chef de la diplomatie Catherine Ashton a condamné les attentats.Elle a appelé à une «action concertée du Conseil de sécurité de l\u2019ONU et de la communauté internationale pour la mise en oeuvre du plan de paix de Kofi Annan», l\u2019émissaire spécial des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie.Ce dernier a indiqué que «les violences commises [hier] soulignent l\u2019urgence d\u2019une action décisive du Conseil de sécurité».Un vote sur une résolution occidentale menaçant le régime syrien de sanctions était d\u2019ailleurs prévu à l\u2019QNU hier.Mais à l\u2019issue d\u2019une consultation entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, il a été convenu que le vote serait reporté à ce matin.Ces derniers espéraient en effet arriver à un compromis avec Moscou, qui opposait toujours son veto au texte occidental.La Russie et la Chine, tous deux membres permanents du Conseil, ont, jusqu\u2019à présent, bloqué toutes les résolutions condamnant la répression meurtrière du mouvement de contestation en Sjrie.A la suite des attentats, le président américain, Barack Qbama, a publié un communiqué de presse dans lequel il afhrme avoir discuté avec son homologue russe et s\u2019être mis d\u2019accord sur la nécessité d\u2019une «transition politique» en Syrie malgré «les divergences d\u2019approche» dans le dossier.«Les deux présidents ont noté la hausse de la violence en Syrie et se sont mis d\u2019accord sur la nécessité de soutenir une transition politique dès que possible, qui parvienne à notre objectif de mettre fin à la violence et d\u2019éviter une nouvelle détérioration de la situation», peut-on lire dans le document émanant de la Maison-Blanche.Selon l\u2019Qbservatoire syrien des droits de l\u2019homme (QSDH), les violences ont fait plus de 17 000 morts, principalement des civils.Avec l\u2019Agence France-Presse, Libération et La Presse canadienne Le Devoir CULTURE SUITE DE LA PAGE 1 rencontres avec de nouveaux diffuseurs, contribuer, même, à trouver du hnancement dans les pays hôtes.L\u2019Union des artistes, le Conseil québécois du théâtre, la Conférence canadienne des arts et de nombreuses compagnies de danse ont déploré la réduction des postes d\u2019attaché culturel.Pour le président de l\u2019Union des artistes, Raymond Legault, «le gouvernement conservateur, depuis son arrivée, détruit systématiquement ce qui avait été mis en place pour le rayonnement international artistique.Comme les modifications sur la Loi d\u2019auteur, ça suit une logique à très court terme, très comptable, où chaque dollar qu\u2019on investit doit rapporter, sans compter pourtant certains effets collatéraux.On saccage un réseau de diffusion qui avait pris des années à se construire.On a coupé l\u2019argent, maintenant on coupe les gens.Jusqu\u2019à maintenant, on a vu Québec venir à la rescousse, mais à l\u2019international, une province n\u2019a pas le même poids qu\u2019un pays», s\u2019est-il désolé au cours d\u2019un entretien téléphonique.Embargo officieux Londres, Paris et Berlin sont reconnus comme des lieux tremplins, essentiels pour essaimer dans les vieux pays.«L\u2019ambassade du Canada à Berlin ainsi que le Centre culturel canadien à Paris se situent dans deux des capitales les plus importantes de l\u2019Europe en ce qui concerne les investissements culturels, a précisé l,e chorégraphe de La La La Human Steps, Edouard Lock.L\u2019Allemagne et la France sont des terrains d\u2019échanges culturels incontournables et peuvent devenir des partenaires financiers déterminants pour les artistes d\u2019ici.Réduire l\u2019aide des ambassades et des structures diplomatiques est selon moi une erreur qui aura des conséquences néfastes sur l\u2019expansion de la danse québécoise.» Denis Bergeron, agent de tournée et de diffusion pour la danse contemporaine, a senti dès 2009 un changement d\u2019attitude chez les responsables culturels fédéraux.« J\u2019étais en tournée en Suède et en Norvège, où les diffuseurs m\u2019ont dit ne plus obtenir l\u2019appui du Canada.Un de nos représentants est venu me voir, non officiellement, en théâtre, me disant qu\u2019il risquait une réprimande d\u2019Ottawa si ses supérieurs apprenaient sa visite, a-t-il précisé en entrevue.L\u2019embargo d\u2019Ottawa sur la promotion de nos artistes, via les services culturels des ambassades, consulats et hauts-commissariats, je l\u2019ai senti au Japon, en Australie, en Suède, en Norvège et au Danemark.Ces abolitions de postes à Berlin et à Paris, c\u2019est un désastre.» En 2008-2009, 38 pays ont été visités par des compagnies artistiques québécoises, aidées par le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) ; 56% des représentations ont été données en Europe.La Erance est le pays le plus visité.Toujours selon le CALQ, ces tournées ont généré des revenus de 22,9 millions de dollars, dont 15,2 millions en revenus de billetterie et en vente de spectacles.De la culture à l\u2019économie?Selon lan Trishes, porte-parole aux Affaires étrangères, «le gouvernement du Canada est consciencieux dans son utilisation de l\u2019argent des contribuables et déploie tous les efforts pour s\u2019assurer que les ressources consacrées aux activités de diplomatie canadienne sont optimisées ».Parallèlement aux coupes en diplomatie culturelle, Qttawa augmente les ressources allouées à sa représentation politique et commerciale en Asie.Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, est actuellement en tournée en Cihine et en Asie du Sud-Est, où il rencontre divers représentants gouvernementaux et chefs d\u2019entreprise afin de servir «la croissance économique» et «la prospérité» des Canadiens, selon un communiqué d\u2019Affaires étrangères et Commerce international Canada (AECIC).Le ministre Baird a annoncé le 13 juillet son intention d\u2019ouvrir une ambassade canadienne en Birmanie, pays gouyerné par la dictature militaire du Conseil d\u2019Etat pour la paix et le développement.Par ailleurs, un financement de 10 millions de dollars sur trois ans sera accordé aux projets liés à l\u2019Association des nations de l\u2019Asie du Sud-Est (ANASE), qui regroupe dix pays, dont le Vietnam, la Thaïlande et la Birmanie.«Le renforcement des liens commerciaux avec les économies à croissance rapide de l\u2019ANASE fait partie du plan commercial du gouvernement du Canada», toujours selon AECIC.En cela, Qttawa s\u2019accorde aux recommandations du rapport Winning in A Changing World: Canada and Emerging Markets, présenté en personne au premier ministre Stephen Harper par le cabinet en droit des affaires Cowlings en juin.La quatrième recommandation stipulait tout particulièrement que «la diplomatie canadienne devrait miser sur les marchés émergents» et qu\u2019une «nouvelle stratégie globale pour le commerce et l\u2019investissement nécessite une recalibration de la représentation politique et commerciale étrangère du Canada».Avec Frédérique Doyon Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 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qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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