Le devoir, 23 juillet 2012, Cahier A
[" Cyclisme: Bradley Wiggins devient le premier Britannique à remporter le Tour de France Page b 4 j WWW.ledevoir.corn ^ LE DE VOIR Vol.C I I I N° 1 6 4 LE DEVOIR, LE LUNDI 23 JUILLET 2012 1,09 $ + TAXES = 1,25 $ WILL OLIVER AGENCE FRANCE-PRESSE Une passante sous la pluie à Londres, où les Jeux olympiques s\u2019ouvriront vendredi P«INT CHAUD Les Jeux de Londres : loin de la démesure de Pékin KARL RETTINO-PARAZELLI Après la démesure des Jeux olympiques de Pékin, il y a quatre ans, tout porte à croire que Londres accueillera à partir de vendredi des jeux à échelle «humaine», constate le chercheur du Groupe de recherche sur les espaces festifs (GREF) de rUQAM, Romain Rouit.Il y a d\u2019abord les chiffres.Près de 40 milliards de dollars ont été investis lors des Jeux de Pékin, soit environ quatre fois la somme déboursée par Londres pour organiser ses Jeux.Mais au-delà des calculs comptables, les Jeux de la XXX® olympiade qui auront lieu du 27 juillet au 12 août prochain seront avant tout le fruit d\u2019une vision diamétralement opposée à celle adoptée par les Chinois.«Pour beaucoup d'analystes, les jeux de Pékin en 2008, c\u2019était du jamais vu.C\u2019était 20 milliards de dollars injectés seulement pour la construction des installations olympiques et un autre 20 milliards injectés pour des parcs, des espaces résidentiels, des corridors routiers, etc.[.] Londres n\u2019est pas tombée dans la même spirale : le comité organisateur est revenu à une logique beaucoup plus humaine en s\u2019assurant que les infrastructures servent à la communauté, VOIR PAGE A 8 : JEUX Lire aussi > L\u2019euphorie gagne le Royaume-Uni à l\u2019approche des Jeux.Page B 4 Aujourd\u2019hui Romain Rouit Syrie > La « bataille de la libération » de Damas et d\u2019Alep fait rage.Au moins 94 personnes ont été tuées hier, dont 70 civils.La situation aux frontières inquiète les pays voisins.Page B1 Politique > La CAQ limoge un candidat qui a accusé les souverainistes de racisme.Page A 3 Golf > Le Sud-Africain Ernie Els remporte TOpen britannique pour la deuxième fois.Page B 4 7\t.\t- _______ .\t, Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku Bx Bx Bx Bx Bx Bx f i FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Les participants étaient nombreux, hier, à Montréal, à l\u2019occasion de la 160® journée de contestation sociale et de la 5® manifestation nationale du 22 du mois.Pas de vacances pour les carrés rouges Des milliers de marcheurs défilent contre le néolibéralisme VALÉRIAN MAZATAUD TV yr oins fort, mais plus large».En réunis-^ iVl sant des milliers de personnes au centre-ville de Montréal en plein cœur des vacances de la construction, la Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) espère planter les germes d\u2019une contestation durable à la veille de possibles élections provinciales.Pour cette 160® journée de contestation sociale, les marcheurs se §ont retrouvés hier en début d\u2019après-midi, place EmiliœGamelin.Bien que la manifestation nocturne de la veille ait à peine réuni plus de trente personnes, cette cinquième manifestation nationale du 22 du mois a réuni de 15000 personnes, selon l\u2019AFP, à 80000 personnes, selon la CLASSE, dans les rues de Montréal.La coalition étudiante avait invité les participants à se réunir via sa page Facebook avec pour objectif de «mettre les néolibéraux dehors».Au cœur des vacances, et par une belle jour- née d\u2019été, la forte participation à la manifestation d\u2019hier a surpris manifestants et organisateurs eux-mêmes.Pour Gabriel Nadeau-Du-bois, coporte-parole de la CLASSE, cet événement s\u2019inscrit dans la continuité de la publication du manifeste de la coalition.Nous sommes avenir, le 12 juillet dernier.«C\u2019est la preuve que Les trois associations étudiantes estiment avoir un rôle à jouer en matière d\u2019information auprès des jeunes et elles ont entamé des tournées estivales dans ce sens.nos idées ne sont pas marginales, mais rassem-bleuses.{.] Il ne faut pas penser que parce qu\u2019il y a moins de gens qu\u2019au printemps, c\u2019est la fin.Ce qui était un fleuve est en train de devenir un delta, moins fort, mais plus large.» De leur côté, les représentants de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et de la Fédération étudiante collégiale du Qué- bec (FECQ) ont souhaité se concentrer sur la contestation de la hausse des droits de scolarité et la loi 78, sans toutefois contredire le mandat élargi de la CLASSE.«Le gouvernement met effectivement en place une politique néolibérale de type utilisateur-payeur, et la hausse des droits de scolarité en est un exemple», a reconnu Yanick Grégoire, vice-président exécutif de la FEUQ.Les manifestants, de leur côté, semblaient se reconnaître dans cette vision élargie du conflit étudiant.Pour Frédéric Dollard, étudiant au doctorat à rUQAM, «les manifestations ont servi à prouver qu\u2019on existe, mais il est temps de transformer la contestation en dialogue et d\u2019élargir le débat».Pierre-Yves Girard, un manifestant traînant un char informatif sur l\u2019exploitation pétrolière à Anticosti, a estimé pour sa part que le débat sur les VOIR PAGE A 8 : CARRÉS ROUGES France La « rigueur » à la sauce hollandaise Même s\u2019il répugne à prononcer le mot « rigueur », le nouveau président français est-il prêt à agir ?CHRISTIAN RIOUX Correspondant à Paris François Hollande a courageusement affronté la pluie en remontant les Champs-Elysées le jour de son investiture.Un peu plus tard, c\u2019est le tonnerre qui frappait sans la moindrç casse son avion en direction de Berlin.A Bruxelles, il a marqué des points et arraché de précieux milliards pour la croissance européenne à la chancelière Angela Merkel.Tout cela en réintroduisant l\u2019Espagne et l\u2019Italie dans le jeu européen, dont elles avaient été exclues par la politique de l\u2019ancien président Nicolas Sarkozy, qui consistait à coller au plus près à celle de la chancelière.Mais, après les éloges unanimes adressés à la stratégie européenne de François Hollande, la véritable épreuve reste à venir.Elle ne se déroulera pas à Bruxelles, mais à Paris.La France s\u2019est engagée à rééquilibrer ses comptes publics et à ramener son déficit à 4,5% en 2012 et à 3% en 2013.Pour respecter ces objectifs budgétaires \u2014 ceux-là mêmes que l\u2019ancien prési- PIERRE ANDRIEU AGENCE FRANCE-PRESSE François Hollande écoutant une vendeuse dans un marché, à Tulle, samedi.Le président français semble jouir d\u2019une opinion publique plus favorable que jamais à la rigueur budgétaire.dent Nicolas Sarkozy avait proposés pendant la campagne présidentielle \u2014, c\u2019est 33 milliards qu\u2019il faudra trouver dans le budget de l\u2019année 2013, plus 7 milliards dès 2012.Or, l\u2019Union européenne sera de peu d\u2019utilité pour atteindre cet objectif.En effet, l\u2019ensemble des fonds mobilisés par l\u2019Europe pour relancer la croissance représente 120 milliards d\u2019euros, soit 1% à peine du PIB européen.Pas de quoi modifier radicalement la donne de la croissance en Europe et renflouer miraculeusement les caisses VOIR PAGE A 8 : ERANCE Lire aussi > Vei d\u2019Hiv: après Chirac, Hollande reconnaît un crime de la France.Page B 2 77831302829430 A2 LE DEVOIR LE LUNDI 23 JUILLET 2012 ACTUALITES #À_SUIVRE: VÉRONIQUE MATTEAU Une timide qui se soigne sur Twitter Influents, mais discrets.Le réseau de microclavardage Twitter a fait naître au Québec des centaines de nouveaux leaders d\u2019opinion dont les commentaires et avis sont désormais suivis, relayés, débattus, critiqués, en 140 caractères, par leurs centaines, voire leurs milliers d\u2019abonnés.Divertissantes, justes et informatives, sources de polémique, ces têtes pensantes prennent de plus en plus part au débat public en installant leur influence dans ces nouveaux lieux de pouvoir.Mais qui sont-elles vraiment?Avec sa série #À_ suivre publiée chaque semaine.Le Devoir vous propose de partir cet été à la rencontre de dix de ces influenceurs.FABIEN DEGUISE Dans les univers numériques, les apparences sont souvent trompeuses et Véronique Matteau, abonnée du réseau de microclavardage Twitter depuis bientôt trois ans, en fait chaque jour l\u2019étonnante démonstration.Active \u2014 elle rédige en moyenne 12 messages par jour \u2014, en prise directe sur la modernité, sur les événements culturels du moment, les débats sociaux chauds, en conversation parfois avec la jeunesse branchée, celle qui ne s\u2019expose en ligne que derrière l\u2019abréviation de son prénom, Véro, en ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Timide viscéraie, Véronique Matteau a trouvé un espace incroyabie pour parier avec un vaste auditoire tout en surmontant sa timidité, mais aussi, avoue-t-eiie, pour partager des informations avec des gens qui ont ies mêmes intérêts qu\u2019eiie.usurpant l\u2019identité visuelle d\u2019une jeunesse surannée \u2014 en ce moment, c\u2019est celle d\u2019Arletty dans Les enfants du paradis \u2014, a, à la regarder tweeter, tous les attributs de la génération Y, frénétique, passionnée, engagée et surtout accro à cet outil de communication à l\u2019adoption épidémique.Mais, bien sûr, tout ça n\u2019est qu\u2019illusion.Timide viscérale, étonnée que l\u2019on s\u2019intéresse à elle en dehors de son compte Twitter, à près de 50 ans, Véronique est surtout une mère de quatre enfants nouvellement ur- baine, elle qui a passé le plus clair de sa vie en région.Elle a débarqué sur ce réseau en 2010 après en avoir entendu parler à la radio.Par simple curiosité.Et finalement, elle y a trouvé un espace incroyable pour parler avec un vaste auditoire tout en surmontant sa timidité, mais aussi, avoue-t-elle, pour partager des informations avec des gens qui ont les mêmes intérêts qu\u2019elle.Chose qu\u2019elle croyait pourtant, avant son arrivée sur ce réseau, socialement impossible.«J\u2019ai toujours été dans la marge et j\u2019ai toujours travaillé dans des milieux qui ne l\u2019étaient pas, explique cette exinfirmière rencontrée il y a quelques jours dans un resto du Plateau nord, non loin de La Petite-Patrie, à Montréal, où elle a élu domicile il y a à peine un an.Mes opinions, mes intérêts pour l\u2019art et la culture ont toujours passé dans le beurre, et au travail, pendant les pauses, je finissais toujours par me retrouver toute seule dans mon coin.Sur Twitter, je suis étonnée.Pour la première fois, en étant simplement moi- même, je suscite de l\u2019intérêt, des interactions, et f aime ça.» A ce jour, plus de 1500 personnes se sont accrochées à son compte qu\u2019elle agrémente chaque jour d\u2019une di- zaine de messages, tant pour faire circuler de l\u2019information que dans le but de faire des découvertes auprès de ses abonnés, résume celle qui vient de retourner aux études, en sociologie, «comme auditrice libre pour le moment».«Je ne me suis pas donné de mission particulière sur Twitter, mais il est vrai que j\u2019y milite, dit-elle.Depuis toujours, je me bats pour défendre la justice sociale.Ce réseau me permet de prolonger ce combat ailleurs, sans chercher à influencer, sans être partisane non plus.» Et elle ajoute: «D\u2019ailleurs, en ce moment, je fuis un peu ceux qui le sont trop.» Le projet est simple.A l\u2019image de cette femme, «rebelle depuis l\u2019âge de 8 ans», dit-elle, dont la gêne et la petite voix tranchent radicalement avec la volubilité de son compte Twitter.«J\u2019ai conscience d\u2019être dans un espace public où l\u2019écrit facilite l\u2019interaction sociale.C\u2019est agréable et valorisant.Sans cet outil, c\u2019est sûr, je ne pourrais pas avoir ce genre de contact.» Des contacts qui rendent cette Véronique at^ique un peu moins sauvage, virtuellement, et pertinente, autrement.Le Devoir Véronique Matteau sur Twitter Adresse : ©VeroMato Elle se décrit comme : « Hédoniste tendance nihiliste, mésadaptée socio-affective à la recherche d\u2019ataraxie.Musique, littérature, cinéma et justice sociale» Nombre d\u2019abonnés: 1670 Nombre d\u2019abonnements : 259 L\u2019ADN, pièce manquante pour retrouver les personnes disparues ADAM MILLER à Toronto Une banque de données nationale servant à identifier des personnes disparues et des restes non identifiés ne sera pas fonctionnelle avant plus d\u2019un an, mais des familles et des experts affirment que l\u2019ADN est la pièce manquante du puzzle dont le programme a besoin.Selon Judy Peterson, dont la fille Lindsey a été portée disparue en 1993, une banque de données génétiques est nécessaire pour faciliter les recherches.« Je crois que la banque de données d\u2019ADN est la pièce manquante, a-t-elle dit.Je crois que cela va arriver, je ne comprends simplement pas pourquoi cela prend tant de temps.» Elle a lancé en 2003 une pétition devant mener à la loi de Lindsey, dans laquelle elle demande l\u2019ajout d\u2019échantillons génétiques des personnes disparues et des restes non identifiés à la Banque nationale de données génétiques créée en 2000 pour aider les enquêtes policières.Melanie Alix, dont le fils Dylan Koshman a disparu à Edmonton en octobre 2008, demande elle aussi un ajout semblable à la banque de données gouvernementale.«Je donnerais ma vie pour trouver mon garçon», a-t-elle déclaré.M\u201c® Alix et son conjoint ont donné des échantillons d\u2019ADN à la police d\u2019Edmonton après la disparition de leur enfant, mais ceux-ci n\u2019étaient pas accessibles aux services de police des autres provinces parce qu\u2019il n\u2019existe pas de banque de données sur l\u2019ADN pour les personnes disparues et les corps non identifiés.Un nouveau répertoire, appelé Centre national des personnes disparues et des restes non identifiés, devrait compiler des informations descriptives sur ces dossiers et permettre leur comparaison partout au pays pour la première fois lors de son lancement à la fin 2013, mais il ne contiendra pas d\u2019échantillons d\u2019ADN.Le gouvernement fédéral s\u2019est montré peu ouvert à l\u2019idée de modifier la Banque nationale de données génétiques pour y inclure les milliers de personnes disparues et les centaines de corps inconnus de l\u2019ensemble du pays.Ottawa cite des problèmes de respect de la vie privée et les coûts élevés.Ray Boughen, le député conservateur de Palliser, en Saskatchewan, a déclaré que les coûts pourraient être réduits si l\u2019ADN concernant ces affaires était volontairement incorporé dans la banque de données existante pour les criminels reconnus et les scènes de crime.«C\u2019est un procédé volontaire, personne ne va saisir qui que ce soit par la gorge et dire: \u201cNous prenons votre ADN\u201d», a-t-il dit.Vie Toews, le ministre de la Sécurité publique, a répondu à la première version de la pétition de M\u201c® Peterson et a affirmé que le gouvernement «avait accepté la recommandation en principe», mais il a ajouté que le tout continuait de poser «plusieurs problèmes juridiques liés à la protection de la vie privée, financiers et d\u2019ordre pratique».La Presse eanadienne Résultats des tirages du : 2012-07-21 11 21 35 3Z 46 4Z Prochain gros lot (approx.) ; 7 000 000 $ 15 18 30 41 10 13 25 33 37 47 45 compl.Elira 1358243 ^\t02 21 31 39 '\u2019Les détenteurs d\u2019une sélection Québec 49jouée avec le Lotto 6/49 sur un même billet et comportant les quatre numéros d\u2019une même sélection boni tirée se partagent une cagnotte de 49 000 $ Résultats des tirages du : 2012-07-20 20 000 personnes sont réunies à Washington pour chercher à endiguer l\u2019épidémie de sida 6406327 Prochain gros lot : 20 000 000 $ En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité LAURAN NEERGAARD à Washington Renverser, ensemble, le cours de l\u2019épidémie» : l\u2019objectif va mobiliser cette semaine plus de 20 000 chercheurs, militants d\u2019ONG et responsables politiques, réunis à Washington pour la XIX® conférence internationale sur le sida.Mais certains scientifiques veulent aujourd\u2019hui aller encore plus loin et relancer la quête d\u2019un remède pour guérir la maladie, longtemps jugée inaccessible.Pour l\u2019heure, les participants de la conférence, qui s\u2019ouvrait hier soir pour six jours, vont se concentrer sur les moyens d\u2019en-di^er définitivement la pandémie en utilisant certains des puissants moyens existants.Premier défi à relever : faire en sorte que les 34 millions de personnes infectées par le VIH, le virus de l\u2019immunodéficience humaine, aient davantage accès aux traitements qui permettent aujourd\u2019hui de sauver des vies en limitant la progression de la maladie, mais aussi de réduire les risques de transmission.Or aujourd\u2019hui, seuls huit des 15 millions de patients ayant besoin de ces antirétroviraux dans les régions pauvres du monde ravagées par le sida reçoivent ces médicaments coûteux qui permettent de vivre avec la maladie.Pour autant, si bons soient-ils, ces traitements lourds, qui doivent être pris à vie, ne sauraient constituer l\u2019objectif ultime, souligne Prançoise Barré-Sinoussi, fraîchement élue présidente de la Société internationale du sida (International AIDS Society, lAS), qui organise la conférence.Pour cette chercheuse française de l\u2019Institut Pasteur, prix Nobel de médecine 2008 avec son compatriote Luc Montagnier pour avoir découvert le virus du sida, les avancées de la science montrent désormais qu\u2019un traitement pour guérir la maladie «pourrait être une possibilité réaliste».A l\u2019approche de la conférence de Washington, Mme Barré-Sinoussi et plusieurs autres spécialistes mondiaux du sida ont ainsi présenté jeudi une feuille de route pour atteindre cet objectif, jugé utopique pendant des années.NICHOLAS KAMM AGENCE FRANCE-PRESSE Des gens ont marché dans les rues de Washington, hier, à i\u2019ouverture de ia conférence internationaie sur ie sida.Cette nouvelle stratégie veut permettre aux équipes internationales de chercheurs d\u2019explorer un certain nombre de pistes susceptibles de déboucher sur une découverte majeure.Les experts n\u2019ont pas voulu pour l\u2019heure estimer le coût de çes recherches.Mais déjà, aux Etats-Unis, les National Institutes of Health (NIH) ont accru les dépenses pour des recherches, avec environ 56 millions de dollars octroyés l\u2019an dernier à ces travaux, selon un article paru cette semaine dans la revue scientifique Nature.Première étape «Aujourd\u2019hui, c\u2019est la première étape», a expliqué Eran-çoise Barré-Sinoussi.«Personne ne pense que cela va être facile», a renchéri le D® Steven Deeks, de l\u2019Université de Californie à San Erancisco, qui a coprésidé avec la Erançaise le développement de cette stratégie.« Certains pensent que ce n\u2019est pas possible», a-t-il reconnu.Les médicaments antirétroviraux peuvent aujourd\u2019hui diminuer la charge virale jusqu\u2019à des niveaux indétectables, mais ils n\u2019éradiquent pas le virus.Pernicieux, ce dernier peut rester caché sous forme latente dans certaines cellules, sorte de réservoirs, et reprendre de la vigueur à l\u2019arrêt du traitement.Aussi, rien ne dit qu\u2019un remède puisse être trouvé un jour.«Ce virus est étonnant dans sa capacité à pouvoir s\u2019intégrer dans une cellule, comme un réservoir, et malgré tout ce que nous avons fait jusqu\u2019ici, nous n\u2019avons pas été capables d\u2019éliminer ce réservoir», soulignait récemment dans une interview le D® Anthony Eaucy, directeur de l\u2019Institut américain de l\u2019allergie et des maladies au sein des NIH.Un homme guéri Et pourtant, une personne dans le monde a, semble-t-il, guéri du sida: Timothy Ray Brown, le «patient de Berlin».Cet habitant de San Erancisco vivait à Berlin en 2006 quand, en plus du virus du sida, il a découvert qu\u2019il souffrait d\u2019une leucémie.Pour lutter contre ce cancer, il a subi une greffe de moelle osseuse.Son propre système immunitaire était détruit.Et son médecin allemand a trouvé un donneur compatible qui faisait partie des 1% de personnes d\u2019origine européenne présentant une particularité génétique qui les rend naturellement résistantes au VIH.Il s\u2019agit d\u2019une mutation d\u2019un récepteur, une molécule, qui constitue la porte d\u2019entrée du virus.Et cela a marché.Toute trace du virus a disparu.De fait, après cinq ans sans traitement antisida, le «patient de Berlin» se porte bien, a rappelé jeudi Steven Deeks.Si la greffe de cellules souches sanguines, chère et dangereuse, ne peut constituer une solution à grande échelle en pratique, elle a suscité toute une variété de recherches sur d\u2019autres moyens d\u2019éradiquer le virus.Actuellement, 12 études préliminaires sur un petit nombre de patients, moins de 200 dans le monde, sont en cours, selon les experts.D\u2019ici un ou deux ans, des résultats préliminaires devraient permettre de déterminer si elles valent ou non la peine d\u2019être poursuivies.La nouvelle stratégie de recherche fixe toute une série de priorités pour les scientifiques.Parmi elles, déterminer pourquoi le virus hiberne et persiste ainsi.Les chercheurs veulent aussi comprendre pourquoi certaines personnes sont naturellement résistantes.Outre le ^oupe qui présente une mutation génétique, une étude menée en Erance, l\u2019étude «Visconti», porte sur un petit groupe de patients qui contrôlent leur infection.Ils ont entamé des traitements peu après avoir été contaminés efi quelques années plus tard, ont pu arrêter les médicaments sans que le virus progresse à nouveau.Les scientifiques veulent aussi mettre au point et tester des stratégies pour renforcer la résistance naturelle des personnes infectées.Des études de thérapies géniques sont en cours.Autres avenues Autres pistes : déterminer où se trouvent les réservoirs secrets du virus et concevoir des moyens de s\u2019attaquer à ces réservoirs.Des travaux utilisent des médicaments pour réveiller le virus latent afin que le système immunitaire puisse le repérer et l\u2019attaquer.Au printemps dernier, des chercheurs de l\u2019Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, ont rapporté qu\u2019un médicament utilisé normalement pour le lymphome avait permis de rendre le VIH latent rapidement détectable chez six patients.Le D® Deeks conduit une autre étude similaire avec un vieux médicament utilisé contre l\u2019alcoolisme.Enfin, les chercheurs aimeraient développer des tests efficaces pour mesurer ces petites doses de VIH latent, un élément crucial pour déterminer l\u2019efficacité de toute tentative pour guérir le malade.La Presse eanadienne LE DEVOIR.LE LUNDI 23 JUILLET 2012 A3 ACTUALITES » JEFF MCINTOSH LA PRESSE CANADIENNE Les premiers ministres devraient discuter d^une stratégie énergétique pancanadienne dirigée par TAlberta et sa chef de gouvernement, Alison Redford.Un Conseil de la fédération qui s\u2019annonce sous le signe de la frustration Les provinces, qui discuteront santé et énergie, se disent indisposées par le manque d\u2019écoute d\u2019Ottawa ALISON AULD à Halifax Les premiers ministres canadiens tenteront de forger un front commun lorsqu\u2019ils se rencontreront cette semaine pour discuter d\u2019une série de dossiers, notamment les soins de santé, l\u2019énergie et l\u2019économie, tout en ripostant à un gouvernement fédéral que certains accusent d\u2019avoir fermé la porte aux discussions.Le premier ministre néo-écossais, Darrell Dexter, l\u2019hôte de cette réunion du Conseil de la fédération, soutient que ses collègues et lui-même s\u2019attaqueront à tous les défis, de la création d\u2019une position à propos des transferts en matière de santé à l\u2019élaboration d\u2019un plan énergétique pancanadien.Il a toutefois ajouté que la majorité des discussions entre les leaders provinciaux et territoriaux seront teintées de frustration à propos de leurs rapports de plus en plus distants avec le premier ministre fédéral, qui les a rencontrés pour la dernière fois il y a trois ans.Lors d\u2019une entrevue avant le début des trois jours de discussions, mercredi, M.Dexter a dé- claré qu\u2019il existait une bonne dose de consternation au sujet de la question de l\u2019implication entre le gouvernement fédéral et les provinces.Cette consternation est liée à une série de décisions fédérales qui, aux yeux des provinces, ont été prises avec peu ou pas de consultation, comme les changements à l\u2019assurance-emploi, le projet de loi omnibus sur la criminalité et les réformes à la Loi sur les pêches.Transferts en santé L\u2019un des premiers sujets qui sera abordé est l\u2019annonce du ministre fédéral des Finances Jim Flaherty, au début de 2011, touchant la hausse des transferts fédéraux pour les soins de santé octroyés dans les provinces.M.Flaherty a confirmé que ce taux demeurera à 6% par année jusqu\u2019en 2017, avant d\u2019être calqué sur la croissance économique et l\u2019inflation, tout en demeurant au-delà de 3%.Plusieurs provinces, dont le Québec, l\u2019Ontario, la Nouvelle-Ecosse, le Manitoba et Terre-Neuve, ont déclaré que M.Flaherty leur avait imposé cette entente sans laisser place aux négociations.Le gouvernement fé- déral a rétorqué que cette nouvelle formule était généreuse.Plusieurs provinces de l\u2019est du pays possédant une population âgée considérable ont laissé entendre que la modification entraînerait des coûts prohibitifs.Les premiers ministres devraient également discuter d\u2019une stratégie énergétique nationale, dirigée par l\u2019Alberta, qui permettrait de former une approche commune pour exploiter et mettre en marché de façon durable les ressources énergétiques.Les premiers ministres de f Ouest appuient déjà la vision de la chef du gouvernement al-bertain Alison Redford.Plusieurs leaders ont par ailleurs fait publiquement savoir que leurs intérêts provinciaux divergents et leurs ressources énergétiques variées n\u2019empêcheraient pas la formation d\u2019un front uni, un sentiment soutenu la semaine dernière par un comité sénatorial à majorité conservatrice qui a recommandé une approche pancanadienne de la question énergétique.La Presse canadienne Obama vient exprimer sa compassion aux proches des victimes d\u2019Aurora Le président Barack Obama a fait part, hier de son émotion et de la solidarité des Etats-Unis aux habitants d\u2019Aurora, en se déplaçant dans cette ville du Colorado trois jours après la fusillade qui y a fait 12 morts et 58 blessés.M.Obama, visiblement très ému après plus de deux heures passées dans l\u2019hôpital universitaire d\u2019Aurora, une banlieue de Denver, a dit avoir «eu la chance de rencontrer chacune des familles» des tués et avoir «pleuré avec elles».«Je leur ai dit que les mots sont toujours trop faibles [.], mais que ma mission principale était de représenter le pays tout entier et de leur dire que nous pensions à eux», a-t-il ajouté.Le président, qui a aussi rendu visite à des blessés en soins intensifs, a évoqué «ces jeunes qui, il y a deux jours, n'étaient pas certains de s'en sortir, et maintenant leurs yeux sont ouverts, ils parlent, et cela vous rappelle que même dans les jours les plus sombres, la vie continue».Outre les 12 tués, 58 personnes ont été blessées.Arrêté, le suspect, James Holmes, 24 ans, doit comparaître devant la justice lundi.Le président a aussi insisté sur la nécessité de parler des victimes, et non du tueur présumé qui a ouvert le feu dans la nuit de jeudi à vendredi dans une salle de cinéma d\u2019Aurora, bondée lors d\u2019une séance nocturne du dernier Batman.«Bien que l'auteur de cet acte maléfique ait reçu beaucoup d'attention ces deux derniers jours, cette attention va disparaître, et en fin de compte, après qu'il aura ressenti la pleine puissance de notre système judiciaire, ce dont on se souviendra, ce sont les gens qui ont été touchés par cette tragédie», a promis le président.Sans directement évoquer la questio,n du contrôle de la circulation des armes aux Etats-Unis, où la Constitution garantit le droit de s\u2019armer, M.Obama, en conclusion, a dit aussi espérer que «dans les prochains jours, les prochaines semaines et les prochains mois, nous réfléchirons tous à ce que nous pouvons faire face à la violence insensée dont ce pays souffre».Sept victimes hospitalisées La plupart des 12 morts étaient âgés d\u2019une vingtaine ou d\u2019une trentaine d\u2019années, la plus âgée ayant 51 ans et la plus jeune, six.La police a affirmé à plusieurs reprises que le tueur présumé semblait avoir préparé la fusillade depuis plusieurs mois.Le chef de la police d\u2019Aurora, Dan Oates, a déclaré que M.Holmes DON EMMERT AGENCE FRANCE-PRESSE Un homme se recueille devant le monument commémoratif improvisé érigé près du cinéma où a eu lieu la tuerie, à Aurora.avait reçu chez lui un grand nombre de colis ces quatre derniers mois.«Nous pensons également que cela va nous permettre de mieux comprendre la présence du matériel qu'il avait dans son appartement, a-t-il poursuivi.Ce que nous voyons là est, à mon sens, la preuve qu'il y a eu préméditation et réflexion de sa part.» La police a également annoncé avoir entièrement déminé à faide d\u2019un robot l\u2019appartement piégé à f explosif par fauteur présumé.Les artificiers ont pris soin de conserver ces différentes pièces à conviction dans la perspective du procès de Holmes, qui sera déféré à la justice lundi à 8h30.L\u2019ordinateur du suspect a également été retrouvé, et M.Oates a émis hier fespoir de voir son examen de «fond en comble» déboucher sur une meilleure compréhension des mobiles de cet étudiant en neurologie de f Université du Colorado, présenté comme un solitaire.Selon Bob Snyder, chirurgien du centre médical d\u2019Aurora, sept patients sont encore à l\u2019hôpital, dont quatre en soins intensifs.De nombreux blessés vont souffrir de séquelles à long terme.La campagne électorale reprend M.Obama avait suspendu de facto sa campagne en vue de la présidentielle du 6 novembre après le drame.Son adversaire républicain, Mitt Romney, avait fait de même.Mais la campagne électorale devrait reprendre ses droits aujourd\u2019hui.M.Obama a quitté hier en début de soirée la région de Denver pour celle de San Francisco.Il entamera comme prévu aujourd\u2019hui une tournée de trois jours qui le mènera aussi notamment à Seattle et en Louisiane.Agence France-Presse La CAQ limoge un candidat Qu\u2019il ait accusé les souverainistes de racisme n\u2019a pas plu au parti Le candidat de la Coalition Avenir Québec (CAQ) dans Chomedey, Kamal G.Lutfi, a été limogé pour avoir traité les souverainistes de racistes sur Twitter.Le chef de la CAQ, François Legault, a rendu sa décision publique hier matin, faisant valoir que les propos de M.Lutfi étaient contraires aux valeurs et aux orientations politiques de son parti.«Ce qu'on souhaite, c'est de rassembler les Québécois, qu'ils soient fédéralistes ou souverainistes, en autant qu'ils acceptent de mettre la question constitutionnelle de côté pour une dizaine d'années, rappelle-t-il.Ce qu'on souhaite, c'est d'être capables d'appuyer un plan pour relancer le Québec, donc il ne faut pas commencer à critiquer les uns et les autres et tenir des propos comme ceux qui ont été tenus par M.Lutfi.» Sur son compte Twitter, samedi soir, Kamal G.Lutfi a accusé les souverainistes de vouloir «abolir le multiculturalisme» et d\u2019être indifférents, voire haineux, envers les autres cultures.Dans une tiraille d\u2019environ 35 gazouillis remplis de fautes d\u2019orthographe, l\u2019homme de 55 ans relate également avoir vécu des épisodes de racisme alors qu\u2019il travaillait pour le Mouvement Desjardins en 2010 et 2011.«[.A j'ai travaille ches Desjardins et pour la premiere fois de ma vie je me sentais NOIR = racisme des séparatistes (sic) », écrit-il.La CAQ devra maintenant se trouver un nouveau candidat dans la circonscription de Chomedey, à Laval.Sans vouloir s\u2019avancer sur l\u2019identité de celui-ci, François Legault a réitéré que son parti sera représenté dans fensemble des 125 comtés qui composent le territoire électoral québécois et que tous les candidats seront connus d\u2019ici le déclenchement des élections générales.La Presse canadienne a tenté en vain de contacter M.Lutfi.La Presse canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR François Legault a rejeté les propos de son candidat dans Chomedey, Kamal G.Lutfi.Une statue de Papineau érigée à Saint-Denis-sur-Richelieu Une première pelletée de terre marquera aujourd\u2019hui le début des travaux visant à ériger un monument à feffigie de Louis-Joseph Papineau à Saint-Denis-sur-Richelieu, en Montéré-gie.Afin de mener à bien son projet, le Comité du mémorial Louis-Joseph Papineau s\u2019est fixé l\u2019objectif de recueillir 100000$ auprès de différents donateurs.Son président, Benoît Roy, assure avoir amassé plus de la moitié de cette somme jusqu\u2019à maintenant.L\u2019érection de ce monument vise à commémorer le 175^ anniversaire de la rébellion des patriotes de 1837-1838.La Presse canadienne Vers une année record dans la construction Alors que débutent les vacances de la construction, la Commission de la construction du Québec (CCQ) confirme que f activité de f industrie maintient la croissance anticipée en 2012 et pourrait battre un record de tous les temps.Selon la CCQ, le volume de travail s\u2019élèvera à au moins 159 millions d\u2019heures d\u2019ici la fin de l\u2019année, soit 2% de plus qu\u2019en 2011.Lan dernier, le volume de travail de 156 millions d\u2019heures avait dépassé de peu le record établi en 1975, alors q_ue les chantiers de la $aie James et du Parc olympique étaient en cours.A l\u2019exception du résidentiel, les autres ^ands secteurs que sont l\u2019industriel, le commercial et l\u2019institutionnel, ainsi que le génie civil et la voirie seront en croissance cette année.La grande majorité des régions du Québec verront leur volume de travail augmenter.Ce sont la Côte-Nord et le Saguenay-Lac-Saint-Jean qui devraient connaître les taux de croissance les plus importants.Les investissements dans le secteur de la construction s\u2019élèveront à 50 milliards, soit 6% de plus qu\u2019en 2011.La Presse canadienne A 4 LE DEVOIR LE LUNDI 23 JUILLET 2012 ACTUALITES Fukushima : un sous-traitant est sous enquête Les autorités japonaises ont ouvert une enquête sur un sous-traitant intervenu à la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (nord-est) : l\u2019entreprise, Build-Up, est soupçonnée d\u2019avoir poussé ses ouvriers à minimiser le taux de radiations reçues, afin de travailler plus longtemps sur le site hautement radioactif.L\u2019enquête a été ouverte au cours du week-end, ont déclaré hier des responsables du ministère du Travail, et fait suite à des révélations de la presse.Le président de l\u2019entreprise incriminée, Takashi Wada, a reconnu ce week-end l\u2019existence de falsifications.Un chef de chantier, a-t-il affirmé, en a eu l\u2019idée quand le système d\u2019alarme de son dosimètre, l\u2019instrument mesurant les doses reçues de rayonnements ionisants, s\u2019est déclen- ché au cours d\u2019une brève visite sur le site.«Nous n\u2019aurions dû jamais faire ça », a reconnu Takashi Wada, dans un entretien à la chaîne TBS samedi.D\u2019après la presse japonaise, un responsable de l\u2019entreprise a demandé fin 2011 à neuf de ses ouvriers de recouvrir de plomb, métal bloquant les radiations, leurs dosimètres afin de ne pas dépasser le cumul autorisé et continuer à travailler sur place.Le niveau maximum légal est de 50 millisieverts en un an, et 100 millisieverts en cinq ans.Le tsunami du 11 mars 2011 a entraîné une panne des systèmes de refroidissement et la fusion des barres de combustibles dans trois réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi (Fukushima 1), exploitée par la Tokyo Electric Power Co.Associated Press AGENCE ERANCE-PRESSE Les intempéries font 37 morts à Pékin Le bilan des pluies torrentielles les plus graves que Pékin ait connues en 61 ans a atteint 37 morts dimanche, a annoncé l\u2019agence officielle Chine nouvelle.L\u2019agence a précisé que de nouvelles victimes des pluies qui sont tombées sans interruption depuis samedi sur la capitale chinoise, provoquant l\u2019évacuation de plus de 30000 personnes, avaient été découvertes dans l\u2019intervalle.La météo prévoyait aussi de nouvelles pluies sur le nord-est et le sud-ouest de la Chine, où une dizaine de personnes ont trouvé la mort depuis vendredi en raison des intempéries.Agenee Franee-Presse Défi Climat : baisse de participation La campagne de mobilisation Défi Climat a enregistré moins d\u2019adhérents pour sa cinquième présentation.Moins de 20000 personnes se sont inscrites entre le P\u2019\u2019 mai et le 8 juin, contre plus de 52000 personnes l\u2019an dernier.Selon le porte-parole de l\u2019événement, Steven Guil-beault, cette baisse de participation est surtout attribuable aux grèves étudiantes, les cégeps et les universités étant d\u2019ordinaire de précieux partenaires.Le Défi Climat, qui se déroule principalement en milieu de travail et d\u2019études, invite chaque année les citoyens à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre en s\u2019engageant à modifier leurs habitudes de vie et de déplacement.Les organisateurs estiment qu\u2019environ 400000 Québécois ont été sensibilisés à l\u2019enjeu des changements climatiques à travers la province depuis les tout débuts de la campagne, il y a cinq ans.Au prorata de la population, c\u2019est Laval qui a dominé cette année le classement des régions au chapitre du taux de participation.La Presse eanadienne La méduse artificielle pave la voie au stimulateur cardiaque fait de matériaux biologiques Une poignée de silicone, quelques cellules de cœur de rat et une bonne dose d\u2019ingéniosité : il n\u2019en a pas fallu davantage à des chercheurs américains pour fabriquer un minirobot organique reproduisant la nage de la méduse.Pour ces scientifiques spécialisés dans l\u2019ingénierie du vivant, principalement à des fins médicales, la méduse paraissait le sujet d\u2019étude idéal.L\u2019invertébré utilise en effet une technique de natation éminemment simple: une alternance de deux mouvements de l\u2019ombrelle qui propulse l\u2019animal par bonds successifs, très proche des battements d\u2019un cœur humain.«En 2007, je me suis dit que nous étions peut-être passés à côté de quelque chose en cherchant à comprendre les lois fondamentales des pompes musculaires», raconte Kevin Parker, de l\u2019Université Harvard.«J\u2019ai commencé à m\u2019intéresser aux organismes marins qui pompent pour survivre.Puis j\u2019ai vu une méduse dans un aquarium et fai tout de suite remarqué les similitudes et les différences entre le pompage d\u2019une méduse et celui d\u2019un cœur humain», ajoute-t-il.Pour fabriquer le corps de leur « médusoïde », les chercheurs ont opté pour une fine membrane de silicone aux propriétés proches de la gelée AGENCE ERANCE-PRESSE Des chercheurs américains ont fabriqué un mini-rohot organique reproduisant ia nage de ia méduse composant la méduse et dotée de huit bras imitant les appendices de l\u2019animal.Ils ont ensuite imprimé sur cette membrane de 9 mm de diamètre une structure de protéines reproduisant l\u2019architecture musculaire de leur modèle, où ils ont cultivé et organisé des cellules musculaires cardiaques de rat.Ces cellules cardiaques ont la particularité de conserver leur capacité à se contracter et de pouvoir ainsi produire des mouvements natatoires contrôlés.C\u2019est exactement ce qui s\u2019est passé lorsque les chercheurs ont plongé leur création dans un fluide conducteur d\u2019élecùicité et qu\u2019ils y ont lait passer un courant oscillant entre 0 et 5 volts: comme un cœur réanimé, le médusoïde a nagé, produisant des contractions synchronisées similaires à celles d\u2019une méduse.Le robot organique avait même en réalité commencé à se contracter légèrement avant de recevoir les stimulations électriques, notent les scientifiques, qui publient leur invention dans la revue britannique Nature Biotechnology.« J\u2019ai été surpris du peu de composants nécessaires pour reproduire le comportement de nage qu\u2019on retrouve chez la méduse biologique», déclare John Dabiri, professeur de bioingé- nierie à l\u2019Institut de technologie de Californie.«Je suis agréablement surpris que nous ayons pu nous approcher des performances biologiques naturelles, mais aussi du fait que nous allons probablement améliorer ces performances», assure-t-il.Selon les chercheurs, la méthode utilisée pour fabriquer ce médusoïde pourrait être reprise pour bâtir des organes musculaires humains.En recueillant des cellules de muscle cardiaque d\u2019un organisme et en les réorganisant artificiellement, il serait ainsi possible de construire un stimulateur cardiaque entièrement constitué de matériaux biologiques, estiment-ils.Les créateurs du médusoïde planchent actuellement sur un système autonome capable de se mouvoir et de détecter des signaux par ses propres moyens, à l\u2019instar du cœur humain.Ils aimeraient également perfectionner leur création pour lui permettre de nager de manière autonome et de trouver sa propre nourriture.La voie serait alors ouverte pour fabriquer des systèmes capables de vivre dans le corps humain durant des années sans avoir à se soucier d\u2019en changer les batteries.Agence Franee-Presse Les troubles de l\u2019alimentation frappent de plus en plus de femmes enceintes LINDA NGUYEN à Toronto Lorsque Tina St.John était enceinte de son premier enfant, les médecins ont dit être surpris qu\u2019une femme mesurant im57 et pesant 36kg puisse concevoir un enfant si facilement.M\u201d® St.John, âgée de 42 ans, confie que pendant sa grossesse, elle était constamment déchirée entre sa bataille avec l\u2019anorexie, une maladie dont elle souffrait depuis le début de son adolescence, et son désir d\u2019être une mère en santé pour son enfant.«Lorsque vous souffrez d\u2019une maladie chronique, votre sens des réalités sur ces questions est quelque peu tordu », a dit St.John, maintenant mère de quatre enfants installée à Ottawa.Les experts affirment qu\u2019il est difficile de déterminer à quel point les maladies alimentaires comme l\u2019anorexie et la boulimie sont fréquentes chez les femmes enceintes, principalement parce que ce genre de statistiques est rarement recueilli en raison de la protection de la vie privée.Selon un sondage de Santé Canada couvrant la période de 2007 à 2009, 0,6% des Canadiennes âgées de 6 à 79 ans ont dit souffrir d\u2019au moins un trouble de l\u2019alimentation.En 2009-2010, on a dénombré 5282 hospitalisations liées à des troubles alimentaires.Plus de 90% des patients étaient des femmes.Certains experts estiment que les images corporelles irréalistes colportées dans les médias et la culture des célébrités ont poussé plus de femmes à tenter de demeurer minces lors de leur grossesse, pour pouvoir se débarrasser de leur poids supplémentaire tout de suite après leur accouchement.Le D\"^ Blake Woodside, directeur du plus important programme de traitement des problèmes d\u2019alimentation du pays à l\u2019Hôpital général de Toronto, mentionne que les cas de troubles de l\u2019alimentation chez les femmes enceintes \u2014 souvent décrites comme une anorexie de la grossesse \u2014 étaient naguère rares.Mais notre société, dit-il, est devenue «effrayée par le gras et discriminatoire envers les gros», même lorsqu\u2019il est question de futures mamans.«Lorsque j\u2019ai commencé dans le domaine, il y a près de 30 ans.une femme enceinte anorexique était traitée comme toutes les autres, a-t-il dit.Désormais, elles sont immédiatement assignées à une unité de grossesse à haut risque, même si leur état n\u2019est pas grave.» La littérature officielle indique qu\u2019une femme enceinte devrait gagner de sept à 18 kg pendant ses neuf mois de grossesse.La quantité de poids gagné varie avec la taille de la mère avant la grossesse et si celle-ci est enceinte d\u2019un seul enfant, de jumeaux ou d\u2019un plus grand nombre de fœtus.lœs médecins affirment que les femmes affamées sont plus à risque de développer plusieurs problèmes de santé; il en est de même pour leurs enfants.La Presse eanadienne Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit \\lememoriel.com JÊ NOTRE ADRESSE : 107- 1855 du Havre, Montréal H2K2X4 LOCEMENT À LOUER PROMOTION 24 JOURS Q$* W /JOUR petitesannonces@ledevoir.com 514 985-3322 ou 1 800 363-0305 * Certaines conditions s'appliquent.^ porter raffinée sur toute la ligne Économisez haut la main ! 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A 6 LE DEVOIR LE LUNDI 23 JUILLET 2012 EDITORIAL CRISE DE L\u2019EURO Rêve en berne L\u2019éclatement possible de la monnaie unique, l\u2019européenne, s\u2019entend, vient de s\u2019inscrire avec fracas, si l\u2019on peut dire, dans le débat dont l\u2019euro fait l\u2019objet depuis maintenant plus de deux ans.En effet, une avalanche de faits récents a réduit en miettes ce qui jusqu\u2019alors était tabou.A Serge Truffaut u cours des quinze derniers jours, on a assisté à l\u2019éclosion de deux phénomènes financiers totalement contradictoires.En Espagne et en Italie, les taux afférents aux bons du Trésor de ces pays n\u2019ont pas cessé d\u2019augmenter.Dans le cas espagnol, il faut le souligner dix fois plutôt qu\u2019une, le taux en question a excédé les 7 %, soit le seuil de l\u2019insoutenable.Simultanément, en Allemagne et en Erance, les taux ont reculé au point d\u2019être négatifs.De prime abord, on pourrait croire que cette retraite du loyer de l\u2019argent en dessous du 0% est une bonne nouvelle.Ce n\u2019est pas du tout le cas, vraiment pas.Ce recul met en relief comme jamais depuis le printemps 2010 combien la course actuelle à la sécurité est aussi intense que précipitée.Surtout, il met en lumière combien la méfiance à l\u2019endroit de l\u2019Espagne et de l\u2019Italie est élevée.Il dévoile enfin combien l\u2019euro est devenu l\u2019objet d\u2019une profonde défiance aux Etats-Unis, au Japon et au sein ^\tdes pays émergents.La publication récente d\u2019une batterie de chiffres et d\u2019études est à 1\t.cet égard pleine d\u2019enseignements passable- ^\t- - ment déprimants.Un, les investisseurs étrangers, les plus fortunés des Espagnols et les fonds espagnols ont retiré 200 milliards d\u2019euros des caisses espagnoles pour mieux les disperser, dans un premier temps, en Allemagne, en Einlande, aux Pays-Bas et en Erance.Signe de l\u2019accélération et de l\u2019ampleur de cette exportation de capitaux, en mars seulement, 66 milliards ont pris la direction de l\u2019étranger.En Italie, le total a atteint 160 milliards d\u2019euros ou 10% (!) du PIB.En Grèce, la fuite a été de 160 milliards, mais sur une plus longue période.Depuis peu, un deuxième mouvement se poursuit.Après avoir observé la concentration de ces actifs dans des pays de l\u2019Europe du Nord et en Erance, voilà que ceux-ci prennent la direction de la zone dollar et du Japon, mais dans des proportions moindres.À titre d\u2019exemple, PIMCO, l\u2019un des plus importants fonds obligataires de la planète, a entrepris la conversion des titres libellés en euros en titres nord-américains.Autre exemple de cette défiance, Citigroup a décidé de mettre un terme à toute activité de détail en Europe afin de ne pas subir les contrecoups d\u2019un possible éclatement de la monnaie unique.Dans une entrevue accordée au Wall Street Journal, le président de la Réserve fédérale de Saint-Louis James Bullard a résumé comme suit la situation: «L\u2019une des choses qui me préoccupent le plus, actuellement, c\u2019est que cette crise oppose un marché qui bouge rapidement à un processus qui bouge très lentement [.].Une désintégration de la zone euro sous la poussée des marchés est en cours.» Quant à Stephen Gallo, stratégiste du Crédit Agricole, il met de côté les pudeurs avec lesquelles les économistes européens traitent généralement du dossier pour mieux asséner que feuro est «lentement en train de se défaire [.] Ce à quoi nous assistons maintenant, c\u2019est au démaillage de l\u2019ensemble du projet européen.» Eichtre ! Cela étant, lorsqu\u2019on a en mémoire l\u2019opposition manifestée par les acteurs financiers influents de Wall Street et de la City contre la création de l\u2019euro, on peut logiquement avancer que ces derniers sont en train de prendre leur revanche.En effet, on se rappellera qu\u2019ils n\u2019ont jamais digéré la naissance de la monnaie unique parce que, du coup, celle-ci mettait entre parenthèses les offensives spéculatives qu\u2019ils menaient contre la peseta espagnole un jour, la lire italienne le lendemain, le franc le surlendemain, etc.Bref l\u2019euro les a empêchés de faire des millions comme des milliards.On peut également avancer une autre hjqjothèse.Il y a deux ans de cela, dans la foulée de la crise grecque, des économistes allemands avaient émis l\u2019idée d\u2019un noyau dur qui rassemblerait des nations du nord du continent et la Erance.Leur argument?Il y a trop de dissonances entre, par exemple, l\u2019économie espagnole et l\u2019économie allemande pour justifier l\u2019usage d\u2019une monnaie unique.À bien y songer, c\u2019est à se demander si les probabilités de la mise en berne de l\u2019euro ne sont pas désormais plus élevées que l\u2019inverse.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO P£«/PAwT Cç\tAu'loo re CHow&QÎwG CAÎwf ou Bn V>i ACCLt/V\\AW \u201cA FuTUft rv/ff/vAlDf LETTRES Denis Coderre ne viendra pas à Montréal L\u2019idée suggérée par certains de remplacer Gérald Tremblay par un Denis Coderre beaucoup plus populaire à la tête du parti Union Montréal aurait été une formule gagnante.Le problème est qu\u2019une autre chefferie bien plus importante s\u2019offre à Coderre, soit celle du Parti libéral du Canada.A égalité avec Justin Trudeau, il a beaucoup plus d\u2019expérience et de bagages que ce dernier.Alors, que faire à Montréal?L\u2019ex-sénateur Michael Fortier serait-il un excellent remplacement?Michel Magnant Montréal, le 20 juillet 2012 En vase clos Lorsque j\u2019ai été à l\u2019école, il y a de ça bien des années, on m\u2019a appris qu\u2019une loi s\u2019interprète dans son ensemble afin d\u2019en saisir l\u2019économie ou, si vous préférez, l\u2019esprit du législateur.Ainsi, on devait tenir compte du contexte dans lequel une loi était rédigée et adoptée.Quand les casseurs s\u2019amusent à briser le bien d\u2019autrui, à ne pas respecter les injonctions, à envoyer paître les décisions de Cour, à faire outrage au tribunal, à tenir des propos séditieux, à ne pas respecter les engagements signés sous prétexte que l\u2019un a dit ceci ou que l\u2019autre a dit cela, à tabasser les policiers et à saccager le bien public, le législateur a, dans une société démocratique, non seulement le droif mais l\u2019obligation de légiférer.De plus, toute loi, quelle qu\u2019elle soif restreint les droits de la personne, mais pour le bien du plus grand nombre, la Société accepte ces restrictions.Il n\u2019y a pas que la Loi des mesures de guerre qui brime mes droits, peu importe la Charte.Ne pas brûler un feu rouge, déclarer volontairement mes revenus, payer mes impôts, ne pas me faire justice moi-même, etc., aussi.Habituelle-menf on ne s\u2019attend pas à ce que le législateur nous demande pardon à l\u2019avance, en invoquant au préalable un quelconque article 51 de la Charte qui lui permet d\u2019agir en vertu du bien commun et de la paix publique.Une interprétation spécieuse en vase clos de la part de la Commission, sans tenir compte du contexte social et du non-respect des droits de l\u2019ensemble (ce qui lui permettait d\u2019atténuer ses propos), vient jeter un discrédit sur la Commission qui est censée faire respecter tout autant mes droits de simple citoyen non manifestant que ceux d\u2019un groupe sans foi ni loi qui ne respecte aucune loi et se glorifie dans la désobéissance sociale.La Commission dit qu\u2019ils ont raison?J\u2019en perds la raison! Il faut croire que je suis passé date.Antoine L.Normand Gatineau, le 20 juillet Une paix des civilisations encombrante ?Essayez donc à la gnerre sans fin.Pendant qu\u2019ils profitent de l\u2019été pour annoncer les destructions les unes après les autres à l\u2019intérieur du pays, les conservateurs se collent au militarisme étasunien à l\u2019extérieur en prospectant pour acheter des F-35 et en préparant l\u2019opinion à une autre agression de l\u2019QTAN, en Syrie, cette fois.Plutôt que de tenter des règlements durables par la paix, la diplomatie et la coopération internationale, ils choisissent de laisser pourrir les conflits et il ne reste finalement plus comme solution que de les approfondir encore davantage par la guerre.Qn passe les dégâts humains et matériels au compte des profits et pertes, et le tour est joué.Il est facile de prévoir qu\u2019il n\u2019y aura pas de pause dans les aspirations mondiales des peuples à l\u2019indépendance.Alors, à quoi devons-nous noqs attendre (Jes velléités bellicistes des Etats-Unis ?A un bilan encore plus lourd, comme en Irak ou en Afghanistan.Et à des revendications de souveraineté de plus en plus marquées par ces pays riches en ressources, mais appauvris par les transnationales de ce monde.La guerre ne doit donc plus faire partie de la solution des conflits, remplacée qu\u2019elle sera, comme la Chine et la Russie l\u2019affirment, par la coopération autour de stratégies de développement.Celles-ci fourniraient aux peuples démunis des emplois, mais surtout des solutions de rechange à l\u2019extrême pauvreté qui alimente sans cesse l\u2019intégrisme et le recrutement de terroristes.Guy Roy Lévis, le 19 juillet LIBRE OPINION Je persiste, je signe et je vote ! JERRY BEAUDOIN Enseignant au primaire et membre du Parti québécois Le W novembre 2010, j\u2019étais de ces 50 jeunes militants souverainistes qui sortaient en trombe pour dénoncer la stratégie de gouvernance souverainiste prônée par Pauline Marois et le Parti québécois.Je me souviens très bien des suites de cette sortie.Nous fûmes traités de tous les noms possibles et imaginables par des bonzes du parti à l\u2019ego incroyablement démesuré.Cette crise avait été plutôt mal gérée.Nous avons été plusieurs à réfléchir, à envisager sérieusement de quitter définitivement le parti.Certains l\u2019ont faif d\u2019autres non.D\u2019autres encore l\u2019ont fait pendant quelque temps pour se donner l\u2019occasion de réfléchir aux différentes options et soupeser l\u2019importance de leurs convictions.J\u2019en fus.Malgré les zones de turbulence traversées, je garde un souvenir positif et inspirant de ces mois qui ont suivi mon départ du PQ en tant que militant actif.Je souhaite à tous d\u2019avoir l\u2019occasion un jour de se remettre en question, de prendre quelques instants pour se demander : «Suis-je vraiment là où je devrais être ?» Quand on commence à s\u2019impliquer en politique, on a l\u2019impression d\u2019entrer en religion.Qn s\u2019accroche alors solidement une paire d\u2019œillères que l\u2019on n\u2019enlève pas très souvent.Il est parfois bon de prendre une période d\u2019arrêt, de retirer ses œillères et de regarder au loin.C\u2019est ce que je fis.Au cours de cette période, j\u2019ai eu l\u2019occasion de lire en profondeur les programmes des formations politiques, de suivre de près leurs propositions, de me faire une tête, comme on dit.Il y eut aussi cet historique conflit étudiant qui me permit de faire progresser ma réflexion.Considérant mon passé revendicateur et mes récentes prises de positions tranchées, je me suis quelquefois fait demander quelles étaient mes allégeances dans le cadre de la campagne électorale à venir.Maintenant que ma réflexion est terminée, j\u2019aimerais partager les fruits de celle-ci pour démontrer que le chemin qu\u2019elle m\u2019a permis de parcourir n\u2019a rien d\u2019un retour sur le passé.Il s\u2019agit davantage d\u2019une ouverture vers l\u2019avenir.Bien humblement, je crois que cela peut permettre d\u2019éclairer certains de mes concitoyens qui se retrouvent encore en plein brouillard politique.D\u2019abord, après avoir analysé les idées proposées par les différentes formations politiques, deux constats clairs me sont apparus.Je suis un souverainiste convaincu et clairement social-démocrate.Considérant cela, le corporatisme puant du Parti libéral et l\u2019opportunisme éclatant de la Coalition avenir Québec éliminaient d\u2019emblée la possibilité que je puisse appuyer l\u2019un ou l\u2019autre de ces partis.Leur appui de connivence à la loi 78 n\u2019a fait que prouver que tant au PLQ qu\u2019à la CAQ, c\u2019est la chasse aux grands argentiers qui prime le bien-être du citoyen.Désolant.Décevant.Il restait alors le Parti québécois, Québec so- lidaire et Qption nationale.Je dois l\u2019avouer, plusieurs idées progressistes de ces deux dernières formations ont trouvé écho à mon oreille.Je suis profondément convaincu que les militants de Québec solidaire et d\u2019Qption nationale sont là pour les bonnes raisons, pour des causes nobles qui ne me laissent pas impassible.Qr, malheureusement pour eux, le contexte politique actuel appelle à beaucoup de prudence et de stratégie.Oui, oui, stratégie, ce mot qui fait tant grincer des dents, mais qui est en même temps si important.Après tout, il ne faut pas se leurrer.Actuellement, l\u2019élection d\u2019un gouvernement libéral demeure tout à fait possible.Un gouvernement libéral, faut-il le rappeler, c\u2019est le matraquage de nos étudiants, c\u2019est la vente à rabais de nos ressources naturelles, c\u2019est les enveloppes brunes à profusion de la part d\u2019expéditeurs douteux, c\u2019est la résignation tranquille au sujet de la question nationale.Je ne puis donc accepter un seul instant la possibilité que ce gouvernement usé et corrompu puisse être réélu.Pour moi, cela dépasse l\u2019entendement.Il faut donc se tourner vers l\u2019option la plus crédible pour battre le PLQ, c\u2019est-à-dire le Parti québécois.J\u2019avouerai que mon amour envers Pauline Marois n\u2019a pas tant crû au cours des derniers mois.Je la trouve encore un peu maladroite et hautaine à certaines occasions.J\u2019admire tout de même sa capacité à réunir une équipe solide en vue des prochaines élections.C\u2019est sans contredit l\u2019équipe la plus forte que le Québec aura connue ces dernières années, et ce, tous partis confondus.L\u2019arrivée des Duchesne, Lisée, De Courcy, qui s\u2019ajoutent aux Hivon, Drainville, Girard, Cloutier, Quellet, fait de cette équipe un dynamique gouvernement en devenir.C\u2019est important, l\u2019équipe.Après tout, est-ce que Lesage aurait pu réaliser la Révolution tranquille sans les Lévesque, Gérin-Lajoie, Lapalme et autres ?Assurément pas.Bon, je ne suis pas encore convaincu au sujet de M\u201c® Marois, comme plusieurs autres Québécois, mais je crois que nous devons tous rester ouverts.De bonne foi, je ne demande qu\u2019à être convaincu que j\u2019ai,eu tort, que cette femme a l\u2019étoffe d\u2019une chef d\u2019Etat.La campagne électorale sera une occasion en or pour voir ce qu\u2019elle a dans le ventre.Si elle gagne l\u2019élection et réalise les engagements qu\u2019elle a pris, elle méritera notre plus grand respect.Bernard Landry, un homme que j\u2019ai admiré, répétait souvent cet adage: «La patrie avant le parti, le parti avant les individus.» Je m\u2019inscris donc dans cette lignée.Certains vautours pourront donc me taxer d\u2019avoir tergiversé, d\u2019avoir douté, d\u2019avoir réfléchi.Sincèrement, je n\u2019en ai rien à cirer.Plus que jamais, je suis profondément convaincu que plutôt que de revenir sur mes pas, j\u2019ai progressé vers d\u2019autres horizons.Mes convictions se sont raffermies.Pour moi, avant toute considération partisane, avant toute velléité personnelle de part et d\u2019autre, le Québec a besoin d\u2019un gouvernement du Parti québécois au plus vite, pour sortir de ce marasme paralysant qui nous afflige depuis trop longtemps déjà. LE DEVOIR LE LUNDI 23 JUILLET 2012 A 7 IDEES MANIFESTE DE LA CLASSE Les libéraux et l\u2019angoisse de la défaite GABRIEL NADEAU-DUBOIS, JEANNE REYNOLDS ET CAMILLE ROBERT Coporte-parole de la Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) epuis le lancement de notre manifeste Nous sommes avenir et l\u2019annonce de notre tournée nationale de mobilisation, on a assisté à une réaction épidermique de la part de divers intervenants et intervenantes.Une avalanche de critiques, certaines ayant l\u2019avantage d\u2019être formulées intelligemment, d\u2019autres relevant tout simplement de la diffamation.Dans ce contexte, il nous semble pertinent de rectifier certains faits.Organisation étudiante ou parti politique?Voilà une des premières critiques qui nous est systématiquement adressée.Lors du lancement de notre manifeste le 12 juillet dernier, cela a d\u2019ailleurs été la première réac-tion de nos détracteur-e-s.Une réaction compréhensible : le manifeste aborde en effet des thèmes aussi larges que la justice sociale, l\u2019égalité hommes-femmes, l\u2019environnement et la démocratie.De quoi se mêle-t-on, nous a-t-on alors demandé ?De nos affaires, justement.Les membres de la CLASSE sont des étudiants et des étudiantes, mais ce sont aussi des travailleurs et des travailleuses, des hommes et des femmes.Les espaces de démocratie directe qui se sont créés durant la grève devraient-ils se limiter à traiter des droits de scolarité et des prêts et bourses?11 est d\u2019une délicieuse ironie de constater que ceux et celles qui nous reprochent aujourd\u2019hui de nous éparpiller sont les mêmes qui, il y a de cela quelques mois à peine, fustigeaient le mouvement étudiant en le qualifiant de « corporatiste», lui reprochant Lors d\u2019une manifestation nocturne des étudiants, ia 75® à Montréai, il y a deux semaines.(déjà injustement) de se mobiliser pour sauvegarder ses privilèges, sans avoir de réflexion sur,la capacité de payer de l\u2019Etat.11 faudrait bien se décider : qu\u2019attend-on de la jeunesse du Québec ?Qu\u2019elle ne se lève que lorsqu\u2019il s\u2019agit de ses propres intérêts, ou qu\u2019elle s\u2019engage réellement dans un débat sur notre devenir collectif?Nous ne nous gênons pas de prendre position sur des enjeux de société.Au contraire, nous en tirons fierté.Nous dirions même plus : cela est notre première responsabilité.11 faudrait s\u2019inquiéter de notre génération si, après quatre mois de mobilisation et de débats, nous étions encore en train de discuter bêtement du montant de notre facture universitaire.Nous représentons une partie importante de la jeunesse du Québec, qui s\u2019inquiète de voir la santé et l\u2019éducation se privatiser, la nature vendue au plus offrant, les droits des femmes plafonner et la corruption ronger notre démocratie.Nous nous inquiétons de ce que devient le Québec et il est de notre devoir de le dire haut et fort.Syndicalisme de combat?La CLASSE n\u2019est pas un groupuscule.Nous regroupons près de 100 000 membres, soit environ 70% des étudiants et étudiantes qui étaient en grève lors de l\u2019adoption de la loi spéciale, répartis dans une soixantaine d\u2019associations étudiantes collégiales et universitaires.La CLASSE n\u2019est pas marginale, ni dangereuse, ni obscure: nos instances sont publiques, tout comme les documents préparatoires et procès-verbaux.Nous ne prônons pas la violence gratuite et surtout pas l\u2019intimidation: en tant que partisans de la démocratie directe, nous croyons au contraire que les débats (notamment au sein de nos assemblées générales) doivent se faire dans un climat le plus sain et le plus inclusif possible, afin de laisser à tous et toutes la chance de s\u2019exprimer.Le syndicalisme de combat, ce n\u2019est pas l\u2019insurrection armée.C\u2019est une forme d\u2019organisation démocratique, autonome, progressiste et militante, dont se réclamaient d\u2019ailleurs les plus grands syndicalistes de notre histoire.Le plus célèbre est évidemment Michel Chartrand, qui l\u2019expliquait à sa manière en 1978: «Le syndicalisme, ce n\u2019est pas une patente, une compagnie comme IBM, une compagnie internationale ; c\u2019est une façon de vivre [.].» Le FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR syndicalisme combatif, c\u2019est une démocratie syndicale réelle, une valorisation de l\u2019implication de chaque membre et l\u2019organisation de mobilisations massives et d\u2019actions d\u2019éclat afin de faire valoir nos droits face à ceux et celles dont le profit est le seul intérêt.Le syndicalisme combatif, c\u2019est ce qui a donné aux travailleurs et aux travailleuses du Québec les meilleures conditions de travail en Amérique du Nord.L\u2019angoisse de la défaite Cet été, nous avon^ décidé de partir en tournée.À voir la réaction des libéraux, de leurs alliés médiatiques et des petits baronnets de région qui leur sont inféodés (nos pensées vont à Jean-Pierre Rioux, maire de Trois-Pistoles et président du PLQ dans Rivière-du-Loup), on croirait que la CLASSE est une horde de barbares partant brûler les villages du Québec.Rassurez-vous, il n\u2019en est rien.Mais pour le règne de cette petite clique d\u2019affairistes, c\u2019est peut-être pire : pour une des rares fois, nous irons directement à la rencontre des gens, sans le fdtre des médias, sans la distorsion des commentateurs de mauvaise foi.Voilà ce qui angoisse les libéraux: nous avons, partout au Québec, des dizaines de milliers de militants et de militantes qui ne demandent qu\u2019à faire la liste des scandales libéraux: Anticosti, loi 78, Plan Nord, gaz de schiste, corruption, droits de scolarité.Pour une des premières fois, peut-être, la machine libérale se sent dépassée.«If they\u2019re shooting at you, you must be doing something right», comme le dit l\u2019un des personnages d\u2019une célèbre té-îésérie américaine : leur réaction, dont la lettre mensongère de Karl Blackburn au Directeur général des élections est le meilleur exemple, démontre que les libéraux ont, tout simplement, peur de perdre le pouvoir.Quoi que disent leurs communiqués officiels, les libéraux savent que le conflit étudiant aura stimulé autre chose qu\u2019un bête réflexe de type law and order.Les libéraux savent également que notre mobilisation a éveillé des idées endormies, redonné vie à des projets morts: démocratie directe, justice sociale et environnementale, égalité, gratuité scolaire.Les libéraux savent que la jeunesse du printemps québécois a un avantage : elle a encore des projets, elle a encore des rêves.Nous sommes fatigués de la corruption et de la vente aux enchères du bien commun : nous avons décidé de faire autre chose.Et c\u2019est avec enthousiasme et ouverture d\u2019esprit que nous partons à la rencontre des gens de partout, la tête pleine d\u2019idées et le cœur plein d\u2019espoir, convaincus que les rencontres que nous ferons seront tout aussi enrichissantes et formatrices pour le Québec qu\u2019a pu l\u2019être cette magnifique mobilisation printanière.ELECTIONS Lettre à Gilles Duceppe ELISABETH EMOND Militante d\u2019Option nationale, Montréal M onsieur Duceppe, vous scandez bien haut votre indignation face à la division du vote.Eh bien, bravo, vous ne contribuez qu\u2019à renforcer ma position.Je suis justement lasse qu\u2019on tienne mon vote pour acquis, comme si, peu importe ce qui se passe au Parti québécois, mon vote lui appartient.Vous n\u2019êtes pas sans savoir.Monsieur Duceppe, ce qui arrive aux partis qui tiennent leur électorat, leur population ou leurs militants pour acquis.Vous avez été chanceux, toutefois: vous pouvez toujours prétendre que vous ne l\u2019aviez pas vu venir, mais le Parti québécois n\u2019a pas ce luxe.Quand le PQ m\u2019accordera le droit d\u2019user de mon propre jugement pour décider du parti qui me rejoint le plus, alors il aura déjà franchi une belle étape de maturité politique, ou peut-être de respect de la démocratie.Pour l\u2019instant, ce parti est le seul responsable du mécontentement, de la désillusion, du cynisme qui a habité plusieurs de ses membres, et même de ses députés.Vous ne pouvez en aucun cas nous reprocher de prendre position, de vouloir quelque chose de différent, de penser différemment, de vouloir mieux, et peut-être même de pouvoir mieux.(Je qui m\u2019attriste, c\u2019est qu\u2019aujourd\u2019hui, le message que le Parti québécois et vous.Monsieur Duceppe, tentez de nous faire avaler, c\u2019est que peu importe si un citoyen est mécontent d\u2019un parti, d\u2019un chef, d\u2019un programme, de la démocratie d\u2019un parti, eh bien, s\u2019il a tou- jours voté pour lui avant, il doit continuer de le faire.Peu importe ce qu\u2019il pense.Ce message est défaitiste, vide, amer et sombre.Changer les choses Ce qui m\u2019apparaît paradoxal aussi dans ce discours, c\u2019est que vous espérez qu\u2019on ne vote pas massivement pour le PLQ encore une fois aux prochaines élections générales.Pourtant, si les citoyens qui n\u2019aiment pas «le parti, le chef le programme et la démocratie de parti du PLQ» doivent quand même voter pour le PLQ puisqu\u2019ils l\u2019ont toujours fait avant, le PQ n\u2019est pas sorti du bois.(Jeux qui font ça manifestent un comportement corporatiste et électoraliste qui est loin d\u2019être reluisant pour l\u2019image de la politique au Québec.En sommes-nous là, en 2012?Vraiment?Je milite parce que je crois qu\u2019on peut changer les choses, que les sociétés, comme les institutions démocratiques et plus encore les partis, doivent se renouveler, s\u2019adapter, s\u2019actualiser et finalement veiller à la prospérité des générations suivantes.Vous entrez en profonde contradiction avec ces principes qui m\u2019habitent.Aujourd\u2019hui, à quelques jours d\u2019un déclenchement électoral, à quelques semaines d\u2019un probable gouvernement du Parti québécois, j\u2019ai beaucoup plus d\u2019espoir en voyant que certains osent encore quitter les rangs du PQ par principe qu\u2019en voyant ceux qui les rejoignent à la hâte, par intérêt personnel.Qu\u2019on soit fédéraliste, souverainiste, de centre, de droite ou de gauche, le principe même de la démocratie repose sur le droit des citoyens d\u2019appuyer le parti qui représente au mieux de leur connaissance leurs intérêts.Ac- cordez-moi un peu de respect en faisant confiance à mon jugement: le Parti québécois n\u2019est assurément pas le parti qui représente le mieux mes intérêts et, en conséquence, il ne recueillera pas mon vote.Le Parti québécois ne détient pas le monopole du vote souverainiste, nationaliste ou progressiste au Québec, comme il ne détient aucun vote d\u2019aucune manière.S\u2019il est passé maître dans l\u2019art de contrôler son congrès, je vous certifie que le Parti québécois ne pourra jamais contrôler où nous apposerons notre X aux prochaines élections.Militantisme servile Cette vieille politique, cet abrutissement populaire, cet engouement pour un militantisme servile qui remet rarement les choses en question ou en perspective, je veux en débarrasser les générations qui nous succéderont.Moi, et tous ceux qui ont quitté vos rangs, au Bloc et au Parti québécois, dans les dernières années, nous avons décidé de nous investir ailleurs.Nous ne baissons pas les bras.C\u2019est ce qu\u2019on appelle une santé démocratique plutôt que de l\u2019acharnement aveugle ou de l\u2019attentisme inutile.Et si j\u2019utilise votre vocabulaire, vous comprendrez qu\u2019aujourd\u2019hui je nous souhaite qu\u2019on divise tous massivement le vote et qu\u2019aucun des vieux partis qui propagent un engourdissement social inavoué ne remporte cette élection.Le Parti québécois est incontestablement rangé dans ce camp.Comprenez-moi bien, vous.Monsieur Duceppe, et les autres du PQ : mon vote, vous devez le mériter, il ne vous appartient pas.11 en va de même pour le vote de tous les citoyens du Québec.J\u2019ai quitté vos rangs par principe, puis j\u2019ai été quelques mois orpheline de parti.Mais, en réalisant que nous étions beaucoup trop à n\u2019avoir plus de famille politique, il est devenu évident qu\u2019il manquait un joueur essentiel sur la scène politique québécoise et qu\u2019il y avait trop d\u2019angles morts dans la vision du Parti québécois.Aujourd\u2019hui, je milite fièrement pour un parti où l\u2019on fait de la politique autrement.Qu y cultive une politique assumée, claire, citoyenne, ambitieuse, contagieuse, renouvelée, et l\u2019on est assurément en terrain fertile pour réaliser l\u2019indépendance du Québec.Nous reprenons le flambeau Mon vote ira avec conviction, cœur et tête à Qption nationale.Si ça vous embête, essayez de faire mieux qu\u2019eux, et nous jaserons.Pour l\u2019instant, faites votre deuil, nous ne sommes plus des vôtres, nous ne divisons pas le vote péquiste, parce que nous ne leur avons jamais rien dû.Si vous l\u2019aviez compris plus tôt, le Bloc québécois aurait peut-être plus que 4 députés et le Parti québécois ne serait pas en train de crier au feu et de paniquer en tirant dans tous les sens, sans trop savoir à qui il essaie de plaire et qui il est en train de sacrifier.Le projet d\u2019indépendance du Québec ne stagnera plus dans vos rangs, nous reprenons le flambeau.Nous faisons le pari qu\u2019il faut parfois rebrousser chemin pour mieux repartir.Un peu comme dans la fable du lièvre et de la tortue : rendez-vous à la ligne d\u2019arrivée ! Ce jour-là, nous serons tous des frères.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l'information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair-Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, QwcèccJFabien T>eg^se(société), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales).Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertf'saw^cJ ; information politique : Michel T>dN\\A(chroniqueur), Héléne Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; informationéconomique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Éric Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gérald Dallaire h^upitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy DsàWeier (reporters) ,Iean.-Vierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Émilie Folie-Boivin (pupitre) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michéle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (commis internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)\u2019, Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec) .PUBOClTÉ , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai' (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web),Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Olivier Leclerc (responsable par intérim service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 8 LE DEVOIR LE LUNDI 23 JUILLET 2012 ACTUALITES JEUX SUITE DE LA PAGE 1 explique M.Rouit.Londres a construit des installations qui correspondent beaucoup plus à la logique urbaine occidentale et à celle de la Grande-Bretagne.» Selon le chercheur et professeur au département d\u2019études en loisir, culture et tourisme de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, la comparaison entre les Jeux de Pékin et de Londres démontre qu\u2019il existe désormais deux modèles d\u2019organisations olympiques.Pendant que les villes occidentales doivent justifier tous leurs investissements auprès de populations qui s\u2019inquiètent du contexte économique difficile, les villes de pays «émergents dominants» d\u2019Asie du Sud-Est, du Moyen-Orient ou d\u2019Amérique du Sud sont souvent influencées par des régimes politiques dictatoriaux ou dirigistes.Ces villes n\u2019ont donc «pas ou très peu de limites financières » et veulent «montrer à la face du monde qu\u2019elles font partie de la hiérarchie mondiale, qu\u2019elles sont au même niveau que des villes mondiales comme Paris, New York et Tokyo et qu\u2019elles sont en mesure d\u2019attirer des investisseurs majeurs à l\u2019échelle internationale», précise M.Rouit.Le symbole par excellence de ces jeux londoniens plus modestes, c\u2019est le Stade olympique, situé dans la banlieue est de la capitale.Pendant le passage des athlètes, il pourra accueillir jusqu\u2019à 80 000 spectateurs, puis sa capacité d\u2019accueil sera réduite à 25000 sièges une fois les compétitions terminées, ce qui permettra de faciliter sa gestion postolympique.Mis à part le stade de Sydney, qui est passé en 2000 de 110000 à 80000 places après la tenue des Jeux, c\u2019est la première fois qu\u2019on prévoit abaisser à ce point la capacité d\u2019un stade.Les Jeux olympiques de Londres s\u2019inspirent donc plutôt de ceux de Barcelone (1992), dont l\u2019intégration urbaine des installations olympiques a été particulièrement réussie, et de Sydney (2000), considérés comme les premiers Jeux « verts ».« On met de plus en plus de l\u2019avant des candidatures qui doivent avoir des impacts positifs sur les citoyens, en régénérant par exemple des quartiers ou en construisant des installations qui vont servir à la population locale.[.] Londres a également repris la logique de Sydney avec l\u2019implantation d\u2019un processus de recyclage des matières, l\u2019installation de plusieurs panneaux solaires ou l\u2019importance accordée au transport en commun.» Dans son dossier de mise en candidature remis au Comité international olympique (CIO) en 2005, Londres a d\u2019ailleurs beaucoup joué la carte de l\u2019environnement.Le Parc olympique, y écrivait-on, «créerait un grand parc naturel en zone urbaine, avec la restauration de zones humides et de cours d\u2019eau, des couloirs naturels, des solutions environnementales concernant les ressources en eau, la gestion des déchets et de l\u2019énergie, ainsi que des projets de construction respectant les principes du développement durable».A première vue, cette volonté d\u2019organiser des Jeux «verts» semble s\u2019être concrétisée, croit M.Rouit, mais attention: «Quand on décortique le discours du comité olympique ou du ANTHONY CHARLTON AGENCE ERANCE-PRESSE Vue aérienne d\u2019une partie des installations des Jeux de Londres, dont le Stade olympique.comité organisateur, il faut vraiment y aller avec des pincettes.Parce que pour évaluer si les installations olympiques sont bien intégrées ou non à la ville, il faut généralement attendre 5 à 10 ans après les Jeux.» De nombreux défis Mis à part le format du stade et les mesures environnementales envisagées, le comité organisateur des Jeux a opté pour plusieurs installations temporaires, moins tape-à-l\u2019œil, mais dont le coût est potentiellement moins difficile à absorber financièrement.«En priorisant des structures temporaires pour des disciplines qui ne représentent pas un véritable attrait pour les clientèles sportives locales ou nationales, on se prémunit contre des ratés éventuels », explique M.Rouit.Au total, sur la trentaine de sites sportifs qui seront utilisés lors des deux semaines de compétitions, 13 sont des constructions existantes et 9 sont temporaires.Cinq Jeux d\u2019été emblématiques, selon Romain Rouit 1976 (Montréal) : Modèle d\u2019échec postolympique par excellence 1984 (Los Angeles) : Premiers et derniers Jeux 100% privés 1992 (Barcelone) : Modèle de reconversion réussie des héritages olympiques 2000 (Sydney) : Premiers Jeux « verts » 2008 (Pékin) : Jeux de la démesure Les organisateurs des Jeux de Londres auront à relever trois défis de taille, selon Romain Rouit, ils devront tout d\u2019abord faciliter le transport des athlètes, mais aussi des touristes et des résidants, alors que le réseau de transport en commun est déjà surchargé aux heures de pointe.Le comité organisateur tâchera également de se défaire de son image de «ville de riche» et convaincre la planète qu\u2019elle est une métropole accueillante pour tout le monde.Et par-dessus tout, la question de la sécurité sera la priorité absolue, lance sans hésiter M.Rouit.Pour ajouter aux inquiétudes des participants et des organisateurs, G4S, la firme privée chargée de la sécurité lors des Jeux a récemment avoué ne pas être en mesure de déployer suffisamment de personnel pour suffire à la tâche.L\u2019armée britannique a donc annoncé qu\u2019elle fournira 3500 soldats supplémentaires outre les 7500 déjà prévus pour sécuriser les sites de compétition.Le chercheur le répète, seules les années permettront d\u2019évaluer le succès ou l\u2019échec des préparatifs, mais selon lui, une certitude demeure : d\u2019un point de vue strictement financier, l\u2019organisation de Jeux olympiques n\u2019est pas une entreprise rentable.«Si [organiser des Jeux olympiques] était rentable, des joueurs privés seraient tentés de le faire de A à Z, ce qui n\u2019est pas du tout le cas.[.] Par contre, ça peut être rentable d\u2019un point de vue social.Par exemple, la construction d\u2019infrastructures peut amener un mieux-vivre dans certains quartiers.Mais les retombées économiques mesurables, elles, tombent souvent dans les poches des élites économiques: les commanditaires, le CIO et les fédérations internationales, le secteur touristique, etc.C\u2019est sûr que le citoyen londonien moyen profite peu de retombées directes de ce type de méga-événement.» Le Devoir FRANCE SUITE DE LA PAGE 1 de l\u2019État français.En effet, selon l\u2019évaluation de l\u2019ancien président du Crédit lyonnais, Jean Pey-relevade, ce plan d\u2019investissements n\u2019entraînera qu\u2019une croissance supplémentaire de 0,3% sur le continent.Pour le prix Nobel et chroniqueur du New York Times, Paul Krugman, ces 120 milliards d\u2019euros reviennent ni plus ni moins à brandir «un pistolet à eau» pour se défendre contre «un rhinocéros qui charge».« L\u2019effort juste » ?Le ministre de l\u2019Économie Pierre Moscovici a beau récuser les termes &\u2019« austérité » et de «rigueur» et leur préférer ce qu\u2019il nomme «l\u2019ef fort juste» ou encore «le sérieux de gauche», le défi reste le même.D\u2019autant que, selon la Confédération générale des petites et moyennes entreprises, la Prance pourrait perdre dans les prochains mois jusqu\u2019à 500000 emplois industriels.Une hécatombe symbolisée par la fermeture possible de l\u2019usine d\u2019Aul-nay du groupe PSA Peugeot Citroën.La société pourrait devoir supprimer bientôt jusqu\u2019à 10 000 emplois dans ses usines françaises.De nombreux critiques se sont d\u2019ailleurs étonnés de la sévérité du gouvernement à l\u2019égard d\u2019une société pourtant réputée, contrairement à Renault, pour n\u2019avoir pas délocalisé ses emplois.Alors que Prançois Hollande était demeuré flou en campagne sur la manière dont il allait atteindre ses objectifs de rigueur budgétaire, la période de grâce que traverse toujours le nouveau président aura permis d\u2019en savoir un peu plus.Mais seulement un peu.La réduction des déficits passera d\u2019abord par des hausses d\u2019impôts de 7,2 milliards, qui s\u2019ajoutent aux 15 milliards votés par le précédent gouvernement.Des hausses qui toucheront les plus riches, comme l\u2019avait annoncé Prançois Hollande en campagne, mais pas uniquement.En fait, ces hausses pèseront à parts à peu près égales sur les ménages et les entreprises.Une surtaxe ex- ceptionnelle sur les plus riches qui paient déjà l\u2019impôt sur la fortune (ISP) devrait rapporter à elle seule 2,3 milliards d\u2019euros.Des taxes spéciales frappent aussi les secteurs bancaire et pétrolier ainsi que les stock-options.Mais les plus riches ne pourront pas être les seuls à faire un effort.Surtout pas à long terme.Même s\u2019il a bloqué la «TVA sociale», adoptée par le précédent gouvernement, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, songe à augmenter plutôt la CSG, un impôt plus progressif, et donc jugé moins injuste, qui finance déjà la protecfion sociale.TVA ou CSG, selon l\u2019économiste Éric Heyer de l\u2019Office français des conjonctures économiques (OECE), l\u2019objectif reste le même pour Hollande que pour Sarkozy: il s\u2019agit de réduire les charges sociales qui pèsent lourdement sur le travail.Considérée comme plus juste, la CSG aurait aussi l\u2019avantage de toucher tous les revenus, quelle que soit leur origine.«Je n\u2019écarte aucune ressource [.] Toutes seront sollicitées», s\u2019est contenté de déclarer Prançois Hollande dans son entrevue du 14 juillet.La mesure pourrait être combinée à la grande réforme de l\u2019impôt promise par le président et qui devrait être examinée à l\u2019automne.Les socialistes visent à élargir l\u2019assiette fiscale aux autres revenus que les salaires, peu taxés en Prance, et à supprimer les niches fiscales.Et les dépenses.On sent cependant moins de précision en ce qui concerne la réduction des dépenses.Le premier ministre a déjà annoncé une révision à la baisse de leur progression plafonnée à 0,8% par an pendant le quinquennat, au lieu de 1,1% sous le précédent.Les ministères ont reçu des directives précises à ce sujet.Mais l\u2019augmentation promise des emplois dans l\u2019enseignement, la justice et la police obligera les autres ministères à faire plus que leur part.Plusieurs grandes réformes pourraient aussi permettre des réductions budgétaires importantes.On pense notamment au budget de l\u2019armée, où la suppression de 54000 postes est déjà prévue d\u2019ici 2014.La rédaction d\u2019un «livre blanc» en 2013 pourrait ouvrir la porte à des économies substantielles.Même chose pour la réforme de la décentralisation, qui devrait donner lieu à d\u2019importantes économies d\u2019échelle entre Paris et les régions, dont le budget a connu une forte croissance dans la dernière décennie.Reste qu\u2019en refusant de parler ouvertement de «rigueur», le gouvernement socialiste se prépare des lendemains qui déchantent, selon l\u2019éditorialiste Éric Boucher du quotidien économique Les Échos.«Quand, à l\u2019automne, il faudra augmenter la TVA ou la CSG, comme l\u2019a indiqué la Cour des comptes, le gouvernement va se retrouver à court d\u2019\u201céléments de langage\u201d», écrit-il.Ensuite, dit-il, les marchés pourraient douter de la détermination budgétaire de la Erance.Une conjoncture favorable Contrairement à ses prédécesseurs, Erançois Hollande semble pourtant jouir d\u2019une opinion publique plus favorable que jamais à la rigueur budgétaire.Est-ce l\u2019effet cumulatif des crises grecque, espagnole et italienne que connaît l\u2019Europe depuis deux ans?Toujours est-11 que, pour une des premières fols, les Erançals plébiscitent largement les mesures de rigueur du gouvernement: 85% des répondants approuvent en effet le gel des dépenses de l\u2019État sur une période de trois ans et 66% soutiennent la baisse de 2,5% des effectifs dans les ministères non prioritaires.La création d\u2019une tranche d\u2019imposition à 75% au-delà d\u2019un million d\u2019euros de revenp est aussi approuvée par 70% des Erançais.Étrangement, l\u2019opinion serait même légèrement défavorable à certaines augmentations de dépenses promises durant la campagne.Ainsi, 48% des Erançais désapprouvent la hausse de 25% de l\u2019allocation de rentrée scolaire cet automne.Se pourrait-il qu\u2019après trois décennies d\u2019inflation budgétaire, à droite comme à gauche, la rigueur soit sur le point d\u2019entrer dans les mœurs des contribuables français?A droite, on soutient que Erançois Hollande fera tout pour éviter d\u2019imposer la rigueur nécessaire.La gauche prétend au contraire qu\u2019elle est enfin prête à agir.11 faudra probablement attendre l\u2019automne pour avoir l\u2019heure juste.Le Devoir CARRÉS ROUGES SUITE DE LA PAGE 1 droits de scolarité n\u2019était que la pointe de l\u2019iceberg.«C\u2019est comme en peinture, le sujet n\u2019est qu\u2019un prétexte, mais c\u2019est l\u2019ensemble de la démarche qui est importante.» Dans un esprit similaire, un étudiant en biochimie avait fabriqué 94 pancartes pour chacune des «aberrations» du Parti libéral, dénoncé sur le site liberaux.net, du Plan Nord à la Caisse de dépôts, en passant par le scandale de la corruption.Pendus Choisissant d\u2019abord de remonter vers le nord, les marcheurs ont défilé sous un groupe de mannequins pendus au viaduc de la rue Sherbrooke, alors qu\u2019une banderole «Québec suicidaire» était déroulée au sol.L\u2019action était signée par le groupe Hors-d\u2019Œuvre, qui se définit comme une organisation de révolutionnaires critiques.«Le nœud coulant de l\u2019électoralisme enserre déjà nos gorges [.] De \u201cBloquons la hausse\u201d, nous sommes passés à \u201cDehors les néolibéraux\u201d, et l\u2019idée ne vient plus à personne d\u2019y voir un danger de récupération [.] Tout est en place pour une tranquille sortie de crise électorale», pou-vait-on lire sur des tracts lâchés du haut du viaduc.La majeure partie de la marche s\u2019est effectuée dans la partie ouest de la ville, sous un soleil de plomb.Paute de trajet prévu, la manifestation a été déclarée illégale avant même son départ.Un homme d\u2019une trentaine d\u2019années, soupçonné d\u2019avoir lancé un projectile vers les policiers, a été arrêté en début d\u2019après-midi, mais aucun autre incident n\u2019a été déploré durant le reste de la journée.Défilant au sein d\u2019un petit groupe de candidats et de membres de Québec solidaire, le député Amir Khadir a expliqué se sentir à la fois en vacances, mais déjà en élections.«Mes vacances en famille prévues pour le mois d\u2019août, en revanche, sont tombées à l\u2019eau», a-t-il avoué.Se déclarant «attentif et ouvert» aux propositions et décisions des groupes étudiants, le député a cependant rappelé que chacun avait un rôle distinct à jouer.«Nous n\u2019avons conclu aucune entente avec eux, mais les étudiants savent que l\u2019origine de la hausse des droits, c\u2019est le néolibéralisme, et que la seule alternative valable pour s\u2019y opposer à long terme, c\u2019est Québec solidaire.» Élections Aucune des trois associations étudiantes n\u2019a souhaité apporter son soutien à un parti en particulier.En revanche, toutes estiment avoir un rôle à jouer en madère d\u2019information auprès des jeunes et ont entamé des tournées estivales dans ce sens.La PEUQ et la PECQ ont ciblé dix circonscriptions dans lesquelles elles s\u2019emploient à récolter des engagements à ne pas voter pour le Parti libéral.«Nos objectifs sont de faire ressortir le vote des jeunes, mais également d\u2019imposer les enjeux des jeunes sur la plateforme de la campagne électorale et, au final, d\u2019avoir un gouvernement qui représente la jeunesse québécoise», a expliqué Éliane Laberge, présidente de la EECQ.De son côté, la CLASSE a entamé une tournée de vingt villes à travers la province, avec pour objectif de défendre ses idées en matière d\u2019éducation, mais également de féminisme ou d\u2019écologie.«Notre grève a un objectif, faire reculer les libéraux sur la hausse des droits de scolarité, mais on se permet de soulever d\u2019autres questions et de profiter du climat d\u2019ébullition sociale et politique pour essayer de remettre en question la direction que prend le Québec», a expliqué M.Nadeau-Dubois.Alors que les marcheurs progressaient vers l\u2019ouest, le long de la rue Sainte-Catherine, de nombreux spectateurs s\u2019étaient installés sur les trottoirs avec leurs chaises de jardin, en prévision de la traditionnelle parade des jumeaux du festival Juste pour rire.«Je suis venu voir les jumeaux, mais aussi la manifestation», a reconnu Carole Charon, une spectatrice, qui a cependant avoué ne pas avoir vu de jumeaux manifester.Peu avant 17 heures, Gabriel Nadeau-Dubois a pris la parole, haranguant la foule du haut d\u2019un cube rouge géant installé devant l\u2019Université McGill.Le poing levé, il a remercié les participants, les invitant à repartir chez eux, «la tête pleine d\u2019idées, et les tripes pleines de rage contre les libéraux».A la suite du discours, une partie de la foule a repris sa route vers l\u2019est, le long du boulevard René-Lévesque, avant de s\u2019achever aux alentours de 18 heures.D\u2019autres événements à travers le Québec, notamment à Trois-Rivières et à Québec, ont réuni plusieurs centaines de personnes.Le Devoir Feu vert à une enquête sur la mort de Yasser Arafat Des pays de la Ligue arabe, réunis hier à Doha, ont donné leur feu vert à l\u2019idée de la mise en place d\u2019une commission d\u2019enquête internationale sur la mort de Yasser Arafat, a déclaré le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat.L\u2019idée a été présentée par le président palestinien Mahmoud Abbas lors d\u2019une réunion à Doha du comité ministériel du suivi du plan de paix arabe, pour faire la lumière sur les circonstances de la mort de Yasser Arafat après les révélations par une enquête d\u2019al-Jazeera sur la présence d\u2019une quantité anormale de polonium, une substance radioactive hautement toxique, sur les effets personnels de l\u2019ex-leader palestinien.Agence France-Presse LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com oo sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1\t800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone\t514 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Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n® 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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