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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2012-08-10, Collections de BAnQ.

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[" Une grande bouffée de blues à Ahuntsic Page B Syrie : les rebelles quittent leur bastion d\u2019Alep Page B 7 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C I I I N\u201c 1 8 0 LE DEVOIR, LE VENDREDI 10 AOUT 2012 1,09 $ + TAXES = 1,25 Sondage Léger Marketing-Læ Devoir La GAQ gagne six points et brouille les cartes Une lutte à trois se profile ¦ Les francophones désertent le PLQ Une lutte à trois GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Il fait des vagues jusque dans les sondages : l\u2019arrivée mouvementée de Jacques Duches-neau au sein de la Coalition avenir Québec (CAQ) semble en effet avoir donné une forte impulsion au parti de François Le-gault.Ce dernier est en hausse de six points par rapport au jour 1 de la campagne électorale, et cette remontée laisse présager d\u2019une véritable lutte à Élections Québec 2012 Lire aussi > L\u2019éditoriai de Josée Boiieau: Les vraies questions.Page A 8 Charest voit un compiot radio-canadien contre iui.«Le laxisme n\u2019est pas chez nous, il est à Radio-Canada, sur ses règles d\u2019éthique.» Page A 3 Le PQ veut protéger les entreprises québécoises.Pauline Marois propose la création d\u2019un fonds stratégique d\u2019investissement de 10 milliards.Page A 3 Parole de François Legauit, ie 9 à 5 commencera dés ie secondaire.«L\u2019horaire n\u2019est pas adapté à la réalité d\u2019aujourd\u2019hui.» Page A 3 Françoise David est prête à soutenir un gouvernement péquiste minoritaire.Page A 5 Gabriei Nadeau-Dubois continue à souiever ies passions.Page A 4 Le poids d\u2019une voix trois d\u2019ici le 4 septembre.C\u2019est ce que révèle le premier coup de sonde de la campagne de Léger Marketing, réalisé pour Le Devoir entre lundi et mercredi auprès de 1589 répondants.Il accorde une légère avance au Parti québécois (PQ) de Pauline Marois, à 32%, un point devant les libéraux de Jean Charest (31%).La CAQ se situe maintenant à 27%.Québec solidaire est à 6%, devant Qption nationale et le Parti vert (2 % chacun).Le sondage précédent de Léger, publié dans Le Journal de Montréal le 1®\u201c^ août (lors du déclenchement de la campagne) , accordait 33 % des intentions de vote au PQ, 31% au PLQ et 21 % à la CAQ.Le président de la firme, Jean-Marc Léger, estime que «la remontée de la CAQ [qui retrouve ses appuis du mois de février] est liée au bon début de campagne de M.Legauit, mais surtout à l\u2019effet de la candidature de Jacques Duchesneau », confirmée la fin de semaine dernière.L\u2019arrivée du médecin Gaétan Barrette comme candidat a aussi pu jouer positivement, pense M.Léger.Chose certaine, «la CAQ a VOIR PAGE A 10 : CAQ Lire aussi > L\u2019éditorfai de Bernard Descôteaux: A prendre au sérieux.Page A 8 La précision des sondages internet.Page A 9 Si des éiections provinciaies avaient iieu aujourd\u2019hui, pour quoi parti auriez-vous i\u2019intention de voter ?Après répartition 32% 31% 27% 6% 2% 2% Parti québécois Parti iibérai Coai.avenir Québec Québec soiidaire Parti vert Option nationaie Étude Léger Marketing réalisée du 6 au 8 août 2012 par Internet auprès de 1589 personnes de plus de 18 ans, réparties dans toutes les régions du Québec.L\u2019étude complète est disponible sur ledevoir.com Francophones 39% 18% 31% 7% 2% 2% Autres langues 3% 81% 9% 1% 4% 2% 30 électeurs pour raconter la démocratie, un projet de l\u2019ONF avec Le Devoir Aujourd\u2019hui > Pierre, 52 ans, de Hochelaga-Maisonneuve, conseiller en gestion « Allez voter et arrêtez de chialer! » www.ledevoir.com/30electeurs Triplé jamaïcain au 200 mètres l>d/ AGENCE ERANCE-PRESSE Usain Boit (au centre) a remporté hier le 200 mètres à Londres devant ses compatriotes Yohan Blake (à droite) et Warren Weir.Nos informations en page B 8.HORS-JEUX Ja^ 1-2-3 Jean Dion Il y avait eux et les autres.Eux: Usain Boit et Yohan Blake.Les autres, quelques foulées derrière ; courir un 200 mètres en 20 secondes et des poussières est largement insuffisant quand on a affaire à un extraterrestre et à son dauphin.Boit a fait 19,32, Blake 19,44, Bolt a dit qu\u2019il n\u2019était pas au meilleur de sa forme, il a ralenti en fin de parcours, et il faudra trouver un moyen de se raccrocher la mâchoire.Jamais personne n\u2019avait réussi à conserver son titre olympique sur 100 et 200, hé, jamais personne n\u2019avait réussi à conserver son titre olympique sur 200.C\u2019est dingue tout ça.Et puis, ne l\u2019oublions pas, ce Yohan Blake.Il a vaincu Boit sur les deux distances aux sélections jamaïcaines, ce qui a d\u2019ailleurs fait dire à ce dernier qu\u2019il est parfois bon de perdre, ça vous ramène sur le plancher des vaches alors que vous avez l\u2019habitude de voler.Blake a dit qu\u2019il relevait du privilège d\u2019être deuxième derrière Boit.Hier, il a ajouté qu\u2019il devait attendre son tour.Son heure viendra.La question étant de savoir quand.Quant au meilleur des autres, il s\u2019appelle Warren Weir et il s\u2019adonne à venir du même diable de pays de moins de 3 millions d\u2019habitants \u2014 qui célébrait en début de semaine le cinquantenaire de son indépendance \u2014 qui fabrique des champions et des championnes de sprint à la chaîne.Lui et Blake n\u2019ont que 22 ans.L\u2019exploit a amené le quotidien de Kingston Ja- VOIR PAGE A 10 : TRIPLÉ Lire aussi > Deux nouvelles médailles pour le Canada Page B 9 Montréal suspend l\u2019octroi de 14 contrats à Accurso JEANNE CORRIVEAU Par une étonnante coïncidence, la Ville de Montréal a décidé, mercredi, de suspendre l\u2019octroi de 14 contrats totalisant près de 29 millions de dollars à une entreprise de Tony Accurso, quelques heures avant l\u2019arrestation de celui-ci par la Gendarmerie royale du Canada (GRC).L\u2019administration du maire Gérald Tremblay a indiqué hier qu\u2019elle désirait procéder à certaines vérifications avant d\u2019aller de l\u2019avanL préoccupée par la facilité avec laquelle l\u2019entrepreneur décrochait à répétition des contrats de la Ville.M.Accurso fait partie d\u2019un groupe de cinq suspects qui ont été arrêtés hier matin par la GRC pour une présumée affaire de complot, de fraude et de corruption.La somme d\u2019impôt fédéral détournée atteindrait plus de 3 millions de dollars, a indiqué la GRC.Il a été appréhendé à son domicile de Deux-Montagnes et conduit, menottes aux poings, au VOIR PAGE A 10 : ACCURSO Aujourd\u2019hui m A la folie > Le meilleur ennemi de rhomme.Le pigeon est souvent considéré comme un parasite.Qu\u2019en est-il?Page B10 Avis légaux.Décès.Météo.Mots croisés Petites annonces Sudoku .B 8 B6 A6 \u2022 B 10 B6 B7 BOUTIQUE PRESTIGE CHAUSSURES D\u2019ICI ET D'EUROPE VASTE CHOIX POUR VOS ORTHESES 459 ave.Victoria, S a i n t-L a m b e r t 450.465.5671 294 ch.Knowiton, Knowiton 450.242.1400 www.boutiqueprestige.ca Tonù Pàtu FINAL JUSQU\u2019À 50% 77831302833132 A 2 LE DEVOIR, LE VENDREDI 10 AOUT 2012 ACTUALITES \t\t CHRIS YOUNG LA PRESSE CANADIENNE Les appels automatisés auraient tenté d\u2019induire en erreur les électeurs en les avisant faussement du déménagement de leur bureau de scrutin.APPELS FRAUDULEUX Les conservateurs demandent un dépôt de 250 000 $ à leurs opposants MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Les conservateurs n\u2019ont pas dit leur dernier mot dans la lutte juridique que leur livre un groupe de citoyens qui dit avoir été victime d\u2019appels frauduleux lors de la dernière campagne électorale.L\u2019équipe juridique de sept députés conservateurs \u2014 dont l\u2019élection est contestée par neuf électeurs représentés par le Conseil des Canadiens \u2014 exige de la part de ces derniers qu\u2019ils déposent 250000$ afin d\u2019être assurés que dans l\u2019éventualité où la Cour fédérale tranche en leur faveur, les clients du Conseil des Canadiens puissent débourser frais et dépens.Les avocats du Parti conservateur ont déposé une motion en ce sens à la Cour fédérale cette semaine ; le tribunal s\u2019y penchera le 18 septembre.En attendant, l\u2019organisation citoyenne de gauche demande à ses sympathisants de l\u2019aider à amasser les fonds.Et sa présidente nationale qualifie la requête de ses opposants de rien de moins qu\u2019une tentative de leur imposer un nouvel obstacle dans cette poursuite.«Alors que ces obstructions incessantes par le Parti conservateur continuent de hausser les frais judiciaires, nous [ne seront pas freinés dans] notre détermination à défendre la démocratie et rétablir les droits des électeurs», a plaidé la directrice du Conseil des Canadiens, Mande Barlow, dans une lettre envoyée aux partisans du groupe pour les inviter à contribuer.Les citoyens représentés par le Conseil des Canadiens affirment avoir reçu des ap- pels frauduleux \u2014 automatisés et de vive voix \u2014 les avisant faussement d\u2019un déménagement de leur bureau de scrutin.Ils mettent en cause six circonscriptions remportées par moins de 900 voix, et moins de 2000 voix pour la septième.Les avocats conservateurs ont tenté \u2014 en vain \u2014 de faire invalider la poursuite en arguant que leur requête a été présentée trop tard et qu\u2019aucun d\u2019entre eux n\u2019a dans les faits été privé de son droit de vote.« C\u2019est une tentative transparente d\u2019invalider les résultats officiels de l\u2019élection simplement parce que ce groupe activiste ne les aime pas», a commenté le porte-parole du Parti conservateur, Ered DeLorey.Affidavits L\u2019entreprise Responsive Marketing Group (RMG) a par ailleurs nié avoir pris part aux appels en question et surtout avoir téléphoné chez l\u2019un des plaignants.Dans une déclaration sous serment déposée mercredi, la compagnie a en outre rejeté les allégations d\u2019une ancienne employée.An-nette Desgagné, qui a déclaré dans sa propre déclaration sous serment avoir appelé elle-même des électeurs pour les envoyer voter au mauvais endroit.Dans une autre déclaration sous serment déposée mercredi, Joe Leuzzi, le directeur de campagne de Joyce Bateman \u2014 députée de l\u2019une des circonscriptions en cause, Winnipeg-Centre-Sud \u2014 réfute à son tour que son équipe ait participé à une campagne téléphonique qui avisait les électeurs d\u2019un faux déménagement de bureau de scrutin.Le Devoir I rtîrnitg?çiiir0^ TOTlfnirf^ LA GRECE EST DE RETOUR les meilleurs vins de la Grèce chez Milos et GAVA 514.272.3522 5357 Avenue du Parc, Montréal, Qc H2V4G9 www.e8tiatoriomüos.com restaurant 514.273.7772 5551 Avenue du Parc, Montréal, Qc H2V4H2 www.cavaiestauimitmontreal.coni Cour suprême : le PQ s\u2019inquiète de voir des fédéralistes choisir le prochain juge MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Le Parti québécois ne digère pas que le prochain juge québécois de la Cour suprême soit choisi par des députés fédéralistes, et notamment par le père de la loi sur la clarté Stéphane Dion.Les troupes de Pauline Marois dénoncent la formation d\u2019un comité qu\u2019elles jugent composé d\u2019un «mélange d\u2019individus qui ignorent la réalité québécoise et de fédéralistes qui ont combattu les aspirations du Québec toute leur vie».Le ministre fédéral de la Justice, Rob Nicholson, a annoncé mercredi les noms des cinq députés qui l\u2019aideront à nommer le prochain ma^strat québécois du plus haut tribunal au pays : les conservateurs Jacques Gourde, Kerry-Lynne Pindlay et Greg Rickford, ainsi que la néodémocrate Prançoise Boivin et l\u2019ex-chef libéral Stéphane Dion.«Si ce comité doit proposer un juge à la Cour suprême, ce n\u2019est pas l\u2019intérêt du Québec qui primera», s\u2019est inquiété hier Alexandre Cloutier, candidat pé-quiste dans Lac-Saint-Jean.Puisque le Bloc québécois ne compte plus que quatre députés à Ottawa, il n\u2019a plus le statut de parti reconnu.Résultat: Le Parti québécois souhaiterait que le Québec ait un droit de veto sur la nomination du juge il n\u2019a pas de siège à ce comité de sélection.Mais le ministre Nicholson a précisé dans son communiqué qu\u2019il consultera le juge en chef du Québec, le Barreau du Québec et le ministre de la Justice de la province.«C\u2019est de cette manière que la voix du Québec se fera entendre», a noté Sébastien Gram-mond, professeur de droit civil à l\u2019Université d\u2019Qttawa.Qui plus est, les possibles successeurs à la juge Marie Deschamps proviendront nécessairement du Québec.«Il ne faut pas exagérer les craintes concernant les vues des membres du comité [.] Parce que, de par la courte liste [de candidats], ce sont des gens qui vont déjà remplir les éléments qui font de la juridiction du Québec que c\u2019est différent», a noté Stéphane Beau-lac, professeur de droit à l\u2019Université de Montréal.L\u2019un des députés faisant partie de ce comité, la néodémocrate Prançoise Boivin, a peu apprécié cette sortie du Parti québécois, qu\u2019elle qualifie à\u2019«attaque très peu fondée».Car trois des cinq membres du comité sont tout de même des Québécois.Puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une cour sous juridiction fédérale, il est normal qu\u2019elle soit gérée au fédéral, a-t-elle rétorqué.Et rien n\u2019empêche de le faire en s\u2019assurant que le futur juge ait une connaissance du droit québécois et de la société québécoise.«Moi, je pense que je suis aussi à même, comme fille du Québec, de le faire», s\u2019est-elle défendue.Le Parti québécois souhaiterait cependant que le Québec ait un droit de veto sur la nomination d\u2019un juge de la province à la Cour suprême.Le fédéral n\u2019a jamais accepté cette demande, certains s\u2019inquiétant de voir Qttawa se faire soumettre une liste concoctée par un gouvernement souverainiste.«Il est peu probable qu\u2019on nomme à la Cour suprême des gens qui affichent des opinions souverainistes publiquement», a rçsumé M.Grammond.A l\u2019instar du chef libéral Jean Charest, le chef caquiste Prançois Legault insiste simplement pour que le Québec soit consulté.Le Devoir PEDRO RUIZ LE DEVOIR Les conservateurs souhaitent transformer la Biosphère en centre météorologique d\u2019ici 2013.Biosphère : Tremblay doit agir Projet Montréal a déposé une motion sommant le maire à intervenir auprès d\u2019Ottawa pour maintenir les activités muséales KARL RETTINO-PARAZELLI Le débat au sujet du changement de vocation de la Biosphère se transporte à l\u2019Hôtel de Ville de Montréal.Une motion déposée récemment par une conseillère de Projet Montréal somme l\u2019administration Tremblay de faire pression sur le gouvernement fédéral pour maintenir les activités muséales du célèbre dôme du parc Jean-Drapeau.L\u2019initiatrice de la motion, la conseillère de De Lorimier, Josée Duplessis, invoque un protocole d\u2019entente signé en 1991 par le conseil municipal de Montréal et le gouvernement du Canada.Elle estime que cette entente prévoit le maintien des activités muséales de la Biosphère jusqu\u2019en 2016.Le gouvernement conservateur a toutefois laissé entendre ce printemps que dans la foulée des coupes budgétaires, l\u2019offre muséale serait remplacée par un centre météorologique d\u2019En-vironnement Canada d\u2019ici la fin de 2013.«Aller mettre un siège social de fonctionnaires dans un parc comme ça, ça n\u2019a aucun sens! Ça veut dire que ce n\u2019est plus un édifice patrimonial, que ce n\u2019est plus un édifice accessible au public non plus, qu\u2019il perd sa vocation première», s\u2019insurge la conseillère municipale.Elle assure que le protocole d\u2019entente qui lie la Ville au gouvernement fédéral est contraignant et que celui-ci doit obtenir l\u2019aval du conseil municipal pour modifier la vocation de la Biosphère.«Mais on connaît les conservateurs et leur côté assez cow-boy.Ils pourraient très bien menacer de fermer la biosphère, ajoute-t-elle.Il faut que le maire Tremblay fasse du lob-byisme auprès du gouvernement fédéral.» La motion devrait être débattue à l\u2019Hôtel de Ville le 20 ou le 21 août prochain.Le vice-président du comité exécutif et responsable de l\u2019environnement et du développement durable à la Ville de Montréal, Alan DeSousa, a refusé d\u2019indiquer si la Ville accédera ou non aux demandes de Projet Montréal.«La motion est intéressante, mais nous ne nous prononcerons pas sans avoir tous les faits, toutes les analyses.[.] On va avoir des discussions avec Environnement Canada et on va être capable de faire une analyse complète sur ce qu\u2019ils ont en tête et sur nos droits et nos obligations vis-à-vis du bâtiment», s\u2019est-il contenté d\u2019affirmer, sans préciser à quel moment ces discussions pourraient mener à une décision.«Il faut s\u2019assurer de faire une bonne analyse des droits et obligations de chacun», a-t-il répété.La Biosphère est «le seul musée d\u2019environnement en Amérique du Nord».Environ 90000 visiteurs \u2014 en majorité des groupes scolaires \u2014 s\u2019y rendent chaque année pour profiter d\u2019activités éducatives au sujet des grands enjeux environnementaux.Au début des années 1990, le gouvernement fédéral a investi plus de 17 millions de dollars pour l\u2019aménagement et l\u2019exploitation du Centre d\u2019interprétation sur l\u2019eau et l\u2019environnement afin de souligner le 350® anniversaire de la Ville de Montréal en 1992.Le Devoir SÉJOUR À SAGARD Lobbyisme : Sabia est 11 1 \u2022 MÉLANIE MARQUIS Michael Sabia n\u2019a pas pris part à des activités de lobbyisme lors de son séjour à Sagard en août 2011, a tranché hier le Commissaire au lobbyisme du Québec.La vérification «n\u2019a pas permis d\u2019établir que des activités de lobbyisme ont été exercées au sens de la Loi sur la transparence et l\u2019éthique en matière de lobbyisme», a indiqué le Commissaire dans un bref communiqué.Le rapport produit par la commission ne sera pas rendu public, car les informations de nature personnelle y figurant sont protégées par la lé^slation en matière de protection des renseignements personnels.«Lorsqu\u2019on peut rendre publiques les informations, on le fait, mais dans ce cas-là, comme l\u2019objet de la vérification était une rencontre de nature privée, notre rapport contient plusieurs éléments de nature confidentielle», a expliqué Louise-Andrée Moi-san, la directrice des communications du Commissaire au lobbyisme du Québec.Le président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec faisait l\u2019objet d\u2019une enquête depuis que sa présence au somptueux domaine familial des Desmarais en août 2011 avait été révélée dans un article du Journal de Québec.Le Parti québécois (PQ) avait réagi en demandant au Commissaire au lobbyisme du Québec de se pencher sur cette affaire.Le Commissaire au lobbyisme du Québec avait toutefois déjà décidé de procéder à des vérifications avant l\u2019intervention du PQ.«La vérification a commencé à l\u2019initiative du commissaire», a toutefois indiqué M\u201c® Moisan.Le dossier d\u2019enquête sur les liens unissant Power Corporation \u2014 propriété de la famille Desmarais \u2014 et les représentants de la sphère politique, ouvert à la demande du député de Québec solidaire, Amir Khadir, est toujours en cours.La Presse eanadienne LOTO QUÉBEC Résultats des tirages du : 2012-08-08 Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience enne^H I 06 08 18 20 40 42 Prochain gros lot (approx.) : 30 000 000 $ \t06 14 27\t12 \t41 43 46\teompl.El 5681806 Ce soir, 40 MILLION $ Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Ousmane Charles Touré au 514.985.3457 ou octoure^edevoircom 514*861 *0630 Vieux-Montréal En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle do Loto-Québec, cette dernière a priorité.45 LE DEVOIR LE VENDREDI 10 AOUT 2012 A 3 ELECTIONS QUEBEC 2012 FILATURE INTERROMPUE Charest voit un complot radio-canadien contre lui ROBERT DUTRISAC à Québec Toujours aussi outré par le reportage de Radio-Canada sur la filature d\u2019Eddy Brandone à laquelle on l\u2019associe, Jean Charest a laissé entendre qu\u2019on a cherché à nuire à sa campagne.«Disons que le timing est choisi: on est en campagne électorale», a déclaré Jean Charest dans un point de presse en matinée hier.En plus de critiquer le travail des journalistes comme il l\u2019avait fait la veille, il s\u2019en est pris à «ceux qui dirigent Radio-Canada et qui ont pris la décision» de diffuser ce reportage.En revanche, l\u2019hjqjothèse que l\u2019establishment fédéraliste qui l\u2019a convaincu de faire le saut en politique au Québec en 1998 le largue aujourd\u2019hui pour jeter son dévolu sur Erançois Le-gault lui apparaît comme une «grande théorie des complots».Jean Charest n\u2019entend pas se laisser distraire de la campagne électorale par cette affaire.C\u2019est pourquoi U n\u2019adressera pas de mise en demeure à Radio-Canada et ne se plaindra pas à son ombudsman.«Il n\u2019y a rien d\u2019exclu, mais je ne suis pas là-dedans», a-t-il dit.Sur le fond, Jean Charest a répété qu\u2019il n\u2019est jamais intervenu dans des enquêtes policières et.de là, pour que la Sûreté du Québec cesse sa filature de l\u2019ex-trésorier de la FTQ-Construction, Eddy Brandone, un militant libéral qu\u2019il connaît du temps qu\u2019il était candidat à la chefferie du Parti progressiste-conservateur en 1993.Dans le reportage, on apprend que la SQ a abandonné la filature de Brandone quelques minutes après que ce dernier eut parlé à Jean Charest lors d\u2019une activité officielle en mars 2009.«J\u2019ai la conscience en paix et je ne pense pas que ce soit la même chose à la Société Radio-Canada», a-t-il laissé tomber.Est-il préoccupant qu\u2019une personne qui aurait des liens avec le monde interlope puisse facilement rencontrer le premier ministre du Québec?«Les gens sont bien capables de faire la part des choses.On fait des vies publiques, on rencontre des milliers de personnes», a-t-il fait valoir.L\u2019entourage du premier ministre n\u2019a rien à se reprocher.«Le laxisme n\u2019est pas chez nous, il est à Radio-Canada, sur ses règles d\u2019éthique journalistique», a-t-il dit.Toutefois, il est arrivé que la SQ lui fasse des mises en garde concernant certains individus, a-t-il reconnu, mais «rarement».Dans un point de presse hier, Erançois Legault s\u2019est dit «troublé» par le reportage et demande davantage d\u2019explications de la part de Jean Charest.«Il faut aller plus loin que cela pour savoir qui a donné l\u2019ordre», juge le chef caquiste.Selon lui, «ce n\u2019est pas complètement un hasard» qu\u2019une filature a été arrêtée après une rencontre avec le premier ministre, mais Erançois Legault croit qu\u2019il faut «faire confiance» au chef libéral, qui affirme ne pas être intervenu dans le travail de la SQ.L\u2019idée de s\u2019en prendre à des journalistes n\u2019est pas de bon augure, selon le chef de la CAQ.«Lorsqu\u2019un politicien commence à s\u2019en prendre aux journalistes, c\u2019est parce que c\u2019est le début de la fin.» Quant à Pauline Marois, elle s\u2019est montrée sceptique devant les explications de Jean CharesL hier, à Saguenay.Le soir de la première diffusion du reportage, mercredi, elle avait affirmé que c\u2019était là un autre «scandale libéral».Hier, elle a nuancé : «Ça des odeurs de scandale.» Pour la Pédérafion professionnelle des journalistes du Québec (EPJQ), il n\u2019appartient pas au premier ministre de dicter aux médias leurs choix rédactionnels.«C\u2019est précisément parce que le Québec est en campagne électorale que le sujet de cette filature interrompue, sur une connaissance de longue date de M.Charest, est d\u2019intérêt public », écrit la EPJQ dans son communiqué.Avec Jessica Nadeau et Antoine Robitaille Le Devoir Les Québécois pourront devenir actionnaires du Plan Nord ROBERT DUTRISAC à Québec Jean Charest souhaite que les Québécois puissent investir personnellement dans le Plan Nord.Un prochain gouvernement libéral mettra en place Epargne Plan Nord, un crédit d\u2019impôt d\u2019un maximum de 500 $ pour les contribuables qui investiront dans des fonds qui détiennent principalement des participations dans des entreprises liées aux ressources naturelles, mais aussi dans des sociétés acUUtives sur les chantiers dans des domaines connexes comme la soudure, le forage, l\u2019équipement minier et les maisons préfabriquées.Ce crédit d\u2019impôt non remboursable s\u2019élèvera à 10 % d\u2019un investissement maximum de 5000 $ par an, a promis le chef libéral.Ces fonds seraient administrés par le Ponds de solidarité des travailleurs du Québec (ETQ), le Pondaction de la CSN et le Capital régional et coopératif Desjardins.Le Devoir ''' ^ QCDE anticipe une décé-' lération persistante de l\u2019activité économique dans la plupart des grandes économies mondiales, plus marquée pour l\u2019Italie, alors que le Royaume-Uni semble sur le chemin de la reprise, a annoncé hier l\u2019Qrganisation de coopération et de développement économiques (QCDE).Les « indicateurs composites avancés de FQCDE», conçus pour anticiper les points de retournement de l\u2019activité économique par rapport à sa tendance, « montrent des signes d\u2019essoufflement» de la «dynamique de cfoissance» du Japon et des Etats-Unis, précise Î\u2019QCDE dans un communiqué.La zone euro, l\u2019Allemagne et la France continuent de signaler une croissance modérée, à l\u2019exception de l\u2019Italie où un ralentissement plus marqué est attendu.L\u2019indicateur composite avancé du Royaume-Uni semble montrer en revanche les signes d\u2019une reprise de l\u2019activité économique.Au Canada, il signale «toujours une croissance modérée».En Chine, en Russie et en Inde, les indicateurs «continuent d\u2019indiquer un ralentissement» tandis qu\u2019au Brésil, la reprise de l\u2019activité économique paraît «plus modérée» que celle anticipée un mois plus tôt.Agenee Franee-Presse Bombardier commence ses essais sur les CSeries ROSS MAROWITS Bombardier commence ce mols-cl les essais sur les composantes-clé de ses appareils CSeries en prévision du vol Inaugural de l\u2019avion, prévu pour le mois de décembre.«L\u2019un des défis d\u2019un programme aussi complexe que celui-ci est ce qu\u2019on ne sait pas.La raison d\u2019être des tests, c\u2019est d\u2019apprendre», a affirmé jeudi le président et chef de la direction, Pierre Beaudoin, lors d\u2019une conférence téléphonique portant sur les résultats du second trimestre.Les profits et revenus de Bombardier ont diminué au cours de cette période, alors que de nouvelles commandes en étalent toujours à la phase de démarrage.Mais le déclin correspond essentiellement aux attentes et le résultat de l\u2019exercice correspondra à celui de l\u2019an dernier, a Indiqué la compagnie.Les profits se sont établis à 182 millions $US, comparativement à 211 millions $US pour le trimestre correspondant de l\u2019exercice précédent.Le résultat par action dilué se situait à 10 CUS, comparativement à 12 CUS lors de l\u2019exercice précédent.Les revenus ont totalisé 4,2 milliards $US, comparativement à 4,7 milliards $US l\u2019année dernière.Les analystes attendaient des revenus de 4,6 milliards $.Pierre Beaudoin a affirmé que la phase des tests constituait une période excitante, alors que bon nombre de composantes font actuellement leur arrivée au Centre d\u2019essai Intégré des systèmes avion (CIASTA) de Mirabel.Des essais auront également lieu chez les fournisseurs des quatre coins de la planète.Bombardier mettra à l\u2019épreuve les appareils dans leur ensemble afin de s\u2019assurer que les systèmes fonctionnent autant au sol qu\u2019en vol.Le processus devrait s\u2019étendre au-delà de la certification, dans environ 18 mois, pour être certain de la fiabilité des composantes.« C\u2019est le début d\u2019une longue période qui devrait s\u2019échelonner sur plusieurs années», a indiqué Pierre Beaudoin.Parmi les composantes qui figurent au sommet de la liste «C\u2019est le début d\u2019une longue période qui devrait s\u2019échelonner sur plusieurs années » de vérification de Bombardier se retrouve notamment le système de commande de vol électrique, qui sera utilisé pour la navigation des CSeries, des appareils qui comptent entre 110 et 149 sièges.Ce sera la première fois que le troisième fabricant aéronautique en importance au monde construit un appareil en utilisant des contrôles exclusivement électroniques.«Cela restera au sommet de notre liste pendant la période d\u2019essais», a confirmé Pierre Beaudoin.Même si Bombardier prévoit le vol inaugural pour décembre, le président et chef de la direction a dit qu\u2019il considérerait un délai de trois à cinq mois pour être «à temps» en raison de la complexité de la tâche, ainsi que des efforts et de la performance des autres fabricants.Pierre Beaudoin a affirmé que l\u2019enthousiasme des consommateurs face aux appareils était palpable, puisque l\u2019économie d\u2019essence qu\u2019ils offrent est confirmée et que cela permet aux CSeries se rivaliser avec ses concurrents, qui dotent leurs appareils existants de nouveaux moteurs.Revenus semblables à l\u2019an dernier Les revenus trimestriels de Bombardier Aéronautique ont atteint 2,3 milliards $US, comparativement à 2,1 milliards $US l\u2019an dernier.Ceux de Bombardier Transport ont totalisé 1,9 milliard $US, comparativement à 2,7 milliards $US pour le trimestre correspondant de l\u2019exercice précédent.Les experts relancés par Thomson Reuters s\u2019attendaient à ce que les revenus de 2012 soient inférieurs de 200 millions à ceux de 2011.«Comme prévu, nos revenus ont baissé au deuxième trimestre.Nous nous attendons toutefois à ce que les revenus pour l\u2019ensemble de l\u2019exercice soient semblables à ceux de l\u2019an dernier», a dit Pierre Beaudoin.« Chez Transport, la baisse des revenus est attribuable à l\u2019achèvement de certains contrats importants tandis que de nouvelles commandes en sont toujours à la phase de démarrage.Nous avons continué de connaître un bon niveau d\u2019activité, remportant 2,9 milliards de nouvelles commandes au cours du trimestre, principalement en Amérique du Nord et en Europe, a-t-il ajouté.Chez Aéronautique, les revenus pour le trimestre ont progressé pour s\u2019établir à 2,3 milliards, contre 2,1 milliards l\u2019an dernier, avec un total de 62 avions livrés, contre 56.Le volume de nouvelles commandes d\u2019avions d\u2019affaires a été solide et l\u2019élan se poursuit pour les avions commerciaux, avec 174 commandes et autres ententes annoncées jusqu\u2019ici cette année.» La Presse eanadienne Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 A 8 LE DEVOIR LE VENDREDI 10 AOUT 2012 EDITORIAL COALITION AVENIR QUEBEC À prendre au sérieux Les résultats du sondage Léger Marketing-Lg Devoir de ce matin sont sans équivoque.La Coalition avenir Québec a remporté la première manche de la présente campagne électorale, si bien qu\u2019une victoire de ce parti le 4 septembre, aussi improbable qu\u2019elle puisse être aujourd\u2019hui, n\u2019est désormais plus impossible.U -¦X.Bernard Descôteaux n sondage n\u2019est qu\u2019un instantané.Ses résultats ne valent que pour la période où le coup de sonde a été donné.Sauf que le portrait dressé par cette enquête de Léger Marketing correspond tout à fait à ce que l\u2019on a vu sur le terrain et à l\u2019impression de tous les observateurs.Dès la première semaine, le parti de François Legault, qui partait bon troisième derrière le PQ et le PLQ, a fait sa place grâce à l\u2019annonce de solides candidatures.Les Gaétan Barrette, Christian Dubé, Maud Cohen et Jacques Duchesneau sont des personnalités crédibles susceptibles d\u2019inspirer la confiance.La CAQ ne peut plus être vue comme le parti d\u2019un seul homme.Tout au contraire.L\u2019arrivée de ces renforts, et c\u2019est là le plus important, a permis à ce nouveau parti, qu\u2019on voyait comme tout au plus un empêcheur de danser en rond, d\u2019être celui qui détermine l\u2019ordre du jour.Ce qu\u2019il a fait durant cette première partie de la campagne avec les thèmes d\u2019abord de la santé ^ _\tpuis, toute cette semaine, de l\u2019intégrité.Le Parti ^ \"\"\tlibéral et le premier ministre Jean Charest, tout particulièrement, ont été mis sur la défensive.La remontée de sk points de pourcentage en-registrée par la CAQ depuis le déclenchement .\t^\tde l\u2019élection indique une tendance qui reste bien sûr à être confirmée.Or la CAQ, malgré le fait qu\u2019elle a intégré l\u2019Action démocratique et ce qui restait de sa machine électorale, demeure un parti de peu de moyens et d\u2019expérience.Ces prochaines semaines, ses adversaires la soumettront à l\u2019épreuve du réel en la prenant comme cible principale.Comme le veut le dicton, c\u2019est à minuit que l\u2019on voit qui est le meilleur danseur.Qu\u2019il en soit ainsi est une bonne chose.Il ne faut plus voir la CAQ comme un tiers parti qui n\u2019a aucune chance de prendre le pouvoir et envers qui on peut être tolérant.Quand on prétend assumer le pouvoir, il faut être cohérent dans ses promesses.En cette matière, il faut remarquer le caractère d\u2019improvisation de ses engagements, suivant la, règle qu\u2019en campagne électorale la pensée magique est reine.À première vue, plusieurs apparaissent attrayants, comme cette heure de plus par jour à l\u2019école secondaire ou encore la réduction de 1000$ d\u2019impôt pour la classe moyenne, sans qu\u2019on en ait mesuré tous les impacts et la faisabilité.Facile de dire « on va couper ici pour financer de nouveaux programmes » alors que l\u2019on sait combien il est difficile de comprimer les dépenses.La CAQ est évidemment en mode séduction du plus grand nombre d\u2019électeurs, à gauche parfois, mais plus souvent à droite, où elle espère être la solution de remplacement au Parti québécois à la place du Parti libéral.Les résultats de notre sondage montrent qu\u2019elle pourrait bien y parvenir, ayant fait des gains auprès des électeurs francophones aux dépens du Parti libéral qui, pour sa part, ne trouve d\u2019appuis solides que chez les anglophones.La perspective d\u2019un gouvernement minoritaire se dégage de ce sondage, péquiste possiblement, mais peut-être aussi libéral.Dans un cas comme dans l\u2019autre, la Coalition détiendrait la balance du pouvoir.Il faut donc prendre au sérieux ce parti et, pour cette raison, être attentif à ce qu\u2019il dit et à ce qu\u2019il fait, s\u2019assiuer que le projet qu\u2019il nous propose est bien un projet et non une aventure.ÉLECTIONS ET ENQUÊTE Les vraies questions enquête de Radio-Canada sur une filature que la Sûreté du Québec a interrompue immédiatement après que la personne suivie, Eddy Brandone, eut rencontré le premier ministre Jean Charest s\u2019est transformée en J procès journalistique.^^=1 M.Charest, furieux, a eu des mots très durs à l\u2019endroit de la société d\u2019Etat.Et des journalistes de renom ont évoqué publiquement leur malaise face à ce reportage, une réserve rare à l\u2019endroit de l\u2019équipe d\u2019enquête de Radio-Canada.Cette suspicion n\u2019a qu\u2019une source : le contexte électoral.Méfiance et élections sont intimement liées.Les personnalités publiques les plus appréciées qui finissent par faire le saut en politique ont chaque fois le choc : du jour au lendemain, leurs propos jusque-là écoutés sont remis en cause.Les journalistes le vivent aussi, chez qui les électeurs traquent le moindre biais.Sortir en plein cœur d\u2019une chaude lutte électorale un reportage trouble dans lequel figure le premier ministre, c\u2019est donc jouer avec le feu.Comment peut-on oser?Depuis mercredi soir, ce contexte a pris le pas sur le fond.On a ainsi accusé l\u2019équipe de Radio-Canada d\u2019amalgames douteux.Le reportage a peut-être des lacunes, mais jamais il n\u2019y est dit que Josée\tm.Charest serait intervenu pour faire inter- Boileau\trompre la filature de M.Brandone, militant li- béral qu\u2019il connaissait de longue date.En ce sens, M.Charest a raison de dire qu\u2019il a la conscience en pak.Mais affirmer que ce reportage n\u2019aurait pas dû être fait?Qu\u2019il «vient distraire des vrais enjeux» ?Non, absolument non.Le premier ministre a le pouvoir de choisir la date du scrutin.C\u2019est ce qui lui a permis d\u2019éviter que les élections coïncident avec la commission Charbonneau, dont les travaux vont durer des mois.Tant mieux pour lui, mais les journalistes n\u2019ont pas à se plier à cet agenda.D\u2019autant que leur intérêt pour l\u2019enquête n\u2019est pas apparu avec la campagne électorale.Le reportage de mercredi n\u2019est qu\u2019un maillon de plus dans une longue chaîne qui remonte à quelques années.Les mêmes acteurs se croisent, les mêmes scénarios reviennent, et les enquêtes ne débouchent que peu ou pas : même les policiers s\u2019en plaignent.C\u2019est un enjeu de société majeur.Alors savoir qu\u2019une filature a été interrompue à l\u2019encontre des pratiques habituelles, et ce, au moment où le personnage douteux au cœur de cette filature rencontre, dans un événement quasi privé, le premier ministre, c\u2019est d\u2019intérêt public.On a stoppé la filature dans la précipitation.Qui a paniqué ?Pourquoi?Y a-t-il un lien avec le reportage A\u2019Enquête qui venait d\u2019être diffusé et dans lequel apparaissait M.Brandone, ce qui rendait délicate toute discussion, même rapide, avec le premier ministre ?Ou bien la Sûreté du Québec s\u2019autocensure-t-elle dès lors qu\u2019un élu apparaît?Ces questions sont légitimes.Et ce n\u2019est pas aux journalistes qui ont enquêté qu\u2019il faut les poser.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO U mî Vu\tPiT/\\M î LETTRES Merci à Gabriel Nadeau-Dubois Ce n\u2019est pas un membre de la CLASSE qui vous écrit ce remerciement, mais le grand-père d\u2019une cégépienne bientôt à l\u2019université, et un membre participant, en 1962, à titre de président de son collège, à la première rencontre de création d\u2019un regroupement des étudiants des collèges et universités à l\u2019instigation de Pierre Marois, alors étudiant universitaire et devenu par la suite ministre du Développement social dans le cabinet de René Lévesque.Dans votre lettre de démission {Le Devoir, 9 août 2012), vous mettez la bonne distance entre qui vous êtes et le mouvement pour lequel vous avez été le porte-parole ; vous soulignez en vos mots que la preuve sera faite d\u2019une véritable mouvance sociale et non qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un effet de leadership individuel.Il faut en effet éviter qu\u2019une organisation soit vue par son porteur de ballon comme «son bébé», selon l\u2019expression populaire.Si une organisation continue son chemin avec vitalité en changeant de porteur symbolique de ses visées, elle est en santé.Gabriel Nadeau-Dubois, vous avez bien rendu cette idée dans votre message de démission.Vous avez une grandeur d\u2019âme peu commune et que je salue, cette grandeur d\u2019âme absente chez vos principaux détracteurs qui vous ont injustement agressé durant de longs mois en ne comprenant rien du discours alternatif de votre coalition.Merci.Et dans 50 ans, transmettez ces hommages à un autre jeune qui reprendra un idéal demeuré vivant en votre for intérieur.Ra^ond Laprée Gatineau, le 9 août 2012 Engagé, généreux et solidaire Je suis surpris mais pas inquiet de ton retrait de l\u2019arène sociale, pour le moment.Tu nous as allumés et interpellés, nous, un grand nombre de baby-boomers confortablement endormis sur le lit de nos indifférences.Tu as suscité nombre de nouveaux engagements de tes contemporains, à plu-siems niveaux, ne serait-ce que de participer aux manifestations ou aux concerts des casseroles, ici dans mon humble village.anglophone par smcroît.Pendant un certain temps, avant la loi 78 (maintenant 12), j\u2019avais l\u2019impression que tu étais avec toute ton équipe l\u2019opposition officieuse au gouvernement en place.Et voilà la source de leur hargne et du déni constants dont ils font affublé.Plus encore, ils ne se sont pas gênés pour te cibler comme adversaire à abattre jusqu\u2019à penser une élection sur le dos bien large de ce Gabriel Nadeau-Dubois.Une idée toute seule ne va pas loin.Il lui faut un porte-étendard crédible, engagé, généreux, solidaire pour la véhiculer, l\u2019incarner.Tu étais et tu es encore, le logo de ce carré rouge, porteur d\u2019espoir pour tous les Québécois, tu es le vrai leader de ce printemps érable, au Québec.Tu es la métaphore de cette nouvelle jeunesse engagée, ouverte au monde et dont l\u2019action s\u2019inspire du bien commun.Tu es ce rappel du René Lévesque des temps modernes qui nous manque tant.De nombreux jeunes et moins jeunes marchent déjà dans tes pas.Quelque part.sur la ligne du temps, nous saurons te rejoindre dans cette voie nouvelle que tu nous as dessinée.Et mes 67 ans m\u2019assment qu\u2019il pourrait en être ainsi.Merci, Gabriel Nadeau-Dubois pour qui tu es pom nous.[.] Charles Labrie Bury, le 9 août 2012 Mille fois merci Tu démissionnes comme co-porte-parole de la CLASSE, mais tu demeures très présent et solidaire pom tous les combats présents et à venir ! La vie démocratique du Québec a retrouvé grâce à toi et tes compagnons et compagnes ses lettres de noblesse et son indéniable beauté.Je suis à l\u2019autre bout de la vie et tu as su m\u2019insuffler l\u2019élan, l\u2019espoir et le courage d\u2019un nouveau printemps.Je vous ai accompagnés sur le rude chemin de vos engagements ef désormais, je marcherai pom toujoms à vos côtés.Il serait important que dans tous les quartiers de Montréal et de Québec, de même que dans toutes les agglomérations de ce pays fascinanf une chaîne humaine incessante et attentive cerne fermement les combats présents et à venir et dessine les contoms des gestes à poser et des prises de paroles qui construisent et libèrent de la médiocrité politique actuelle.Merci de nous accompagner à l\u2019heure des décisions difficiles et des luttes à poursuivre à jamais.Car ne sera jamais terminé le bruissement d\u2019une vie solidaire sous la dictature des dirigeants qui manipulent sans fin le peuple à des fins bassement partisanes.Jacques Léger Montréal, le 9 août 2012 Une lutte ne fait pas le printemps Plusiems luttes, avec patience et respect et ténacité, oui, ces luttes font un printemps.Courage, Gabriel.Voici ce qu\u2019en dit «l\u2019in-digneur» par excellence, l\u2019abbé Pierre.Nous avons deux yeux.L\u2019un pour voir les injustices et les combattre infinimenf l\u2019autre pom s\u2019émerveiller, à l\u2019infini.Le comage ?Garder toujoms les deux yeux bien ouverts.Bonne, heureuse et fructueuse route, Gabriel.Sois rassuré, tout ira bien.Nous sommes et serons présents, nous, du Nous sommes Avenir, Nous sommes Passé.Yvon Bureau Québec, le 9 août 2012 Les convictions réelles Nous venons d\u2019apprendre que Gabriel Nadeau-Dubois a remis sa démission comme responsable premier de son organisme d\u2019opposition.Démission à laquelle Le Devoir a accordé une trop grande importance : à la une, avec sa photo.Il semble assez clair qu\u2019il démissionne parce qu\u2019il appréhende que les étudiants ne le suivront plus lors des votes de grève.Voilà que se découvrent ses convictions réelles.Il a beau essayer de se justifier dans son communiqué, nous ne sommes pas dupes de ce qu\u2019il ne dira pas.Il adopte le comportement des politiciens qu\u2019il a dénoncés et qu\u2019il dénonce.La faible participation de 6% d\u2019étudiants qui ont voté pom pomsuivre la grève lui a donné le coup fatal.Une aussi faible participation est une extrême affirmation de désaveu.Comment se fait-il que les jom- nalistes ne commentent pas ce désordre dç vote si faible qui entache la démocratie?A peine 60 étudiants qui ont imposé un oui à la continuité de la grève à une très grande majorité d\u2019étudiants.Il y a là violence forcée contre la démocratie.C\u2019est la démonstration que la loi doit revoir le quorum nécessaire lors d\u2019assemblées diverses.Raymond Ethier Le 9 août 2012 Pour une cause noble L\u2019annonce de la démission de Gabriel Nadeau-Dubois ne doit pas être perçue comme un échec.Ce jeune homme aura prouvé, hors de tout doute, qu\u2019il était plus gagnant de s\u2019impliquer dans une grève étudiante comme chef d\u2019une association étudiante que de s\u2019écraser dans les insignifiantes ailes jeunesse des partis matures qui limitent, éteignent et contrôlent au compte-gouttes les jeunes.N\u2019oublions jamais que ces ailes jeunesse n\u2019existent que par pure politesse, cela, sans pouvoir décisionnel.lœs propos savamment alambiqués de Nadeau-Dubois, tout au long de ses interviews, auront réussi à cibler un néolibéralisme au sein du PLQ ainsi qu\u2019à faire bouger des ministres, ma foi, titubants.Rarement, dans nos annales, aurons-nous vu un jeune éveiller et polariser la conscience populaire de la population pour une cause noble, cela, sans budget douteux.L\u2019avenir politique des jeunes passera dorénavant par un engagement indépendant loin des partis connus afin de trouver les projecteurs médiatiques.C\u2019est fini le temps des coulisses des partis riches et matures qui ne nourrissent que les bien nantis.Michel Beaumont Québec, le 9 août 2012 Merci Johnny Nous l\u2019avons entendu à satiété avec l\u2019arrivée de Jacques Duchesneau au sein de la CAQ et avec Gaétan Barrette.Tout comme avec l\u2019arrivée de Jean-François Lisée au sein du PQ : «Mais comment les chejs feront-ils pour contrôler ces fortes têtes, ces forts en gueule?» Mais voulez-vous bien m\u2019expliquer pourquoi nous avons si pem de ceux (et celles) qui osent parler plus fort que le troupeau ?Bien sûr, ils ne leur est pas permis de dire n\u2019importe quoi, mais il est parfois désolant de constater à quel point nous semblons au Québec préférer ceux qui suivent aveuglément la ligne du parti.Comme cela semble être outrageusement le cas pom les candidats du Parti libéral.[.] La solidarité au sein d\u2019un parti politique est importante, certes, mais la démocratie aura toujours besoin de ces «whistleblowers», de ces lanceurs d\u2019alerte.Doivent-ils irrémédiablement se taire parce qu\u2019ils décident (enfin, diront certains) de faire le saut en politique?Nonobstant mon allégeance, quand je regarde la formation du Parti libéral, je vois des libéraux.Alors que lorsque je regarde la composition des autres partis, je vois une variété d\u2019hommes et de femmes qui ont le désir (sincère, je l\u2019espère) de changer les choses, de faire évoluer le Québec.Ironiquement, sur ce point, je serai toujours reconnaissant envers Jean Charest : il en aura réveillé plus d\u2019un et plus d\u2019une.Merci Johnny! Yves Ga^on Mont-Saint-Hilaire, le 8 août 2012 LE DEVOIR, LE VENDREDI 10 AOUT 2012 A 9 IDEES MOUVEMENT ETUDIANT Suspendre la grève, mais garder le cap POWEN-ALEXANDRE MORIN Étudiant au cégep de Saint-Jérôme ors de l\u2019assemblée générale du cégep de Saint-Jérôme, j\u2019ai proposé une trêve électorale, proposition qui a été acceptée.J\u2019aimerais partager cette proposition en espérant qu\u2019elle fasse écho chez vous.J\u2019ai proposé une suspension temporaire de la grève jusqu\u2019au 4 septembre et la convocation d\u2019une assemblée générale le plus rapidement possible après cette date pour décider, en tenant compte du gouvernement qui sera élu, si la grève générale demeure le moyen de pression que l\u2019on choisit de privilégier pour faire avancer notre cause.Tout d\u2019abord, je voudrais que l\u2019on comprenne que pour moi, en grève ou pas en grève, la lutte continue.Comme l\u2019a dit si bien Gabriel Nadeau-Dubois: «Notre lutte s\u2019inscrit dans la durée.» La grève est un moyen de pression.Ce n\u2019est pas une fin en soi.C\u2019est un moyen que l\u2019on choisit d\u2019utiliser ou de suspendre dans la mesure où ce moyen nous parait utile et pertinent.Jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, la grève nous a permis de grandes avancées, mais il faut se demander si maintenant, en période électorale, elle demeure encore le moyen à privilégier.Le 22 mars 2012, nous étions 330000 étudiants en grève et plus de 200000 à descendre dans la rue.Depuis, certains d\u2019entre eux sont retournés en classe.Ont-ils tous abandonné la lutte pour autant, comme se plait à le dire le gouvernement Charest?Je ne crois pas.Voie de sortie possible L\u2019appui à la cause étudiante ne se résume pas au nombre de grévistes dans la rue.La suspension de la grève ne signifie pas un abandon de la cause.Le poids de l\u2019opinion publique, qui avait une relative importance jusqu\u2019à tout récemment pour nous, devient par contre crucial en période électorale.Je ne dis pas que l\u2019électoralisme va régler la crise, mais elle est une voie de sortie possible à l\u2019impasse actuelle que nous avons avec le gouvernement libéral.A mon sens, poursuivre la grève en ce moment serait tomber dans le piège des libéraux qui se proclament les représentants de la loi et de l\u2019ordre.Une reprise des scénarios des injonctions aux portes des cégeps nous discréditerait aux yeux de la société qui est en voie de choisir le changement, et risquerait de faire basculer l\u2019opinion publique du 1 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les débordements, comme ceux observés durant certaines manifestations étudiantes des derniers mois, risquent de discréditer le mouvement en cette période électorale.côté de Jean Charest.Il est temps de mettre les projecteurs sur le désastreux bilan des libéraux et non sur des anicroches devant un piquet de grève.Bref, suspendre la grève pendant la période électorale nous permettrait de poursuivre notre lutte sans risquer le dérapage attendu par Jean Charest pour cultiver son image et noircir le carré rouge et la rue.La loi 12 nous oblige à rentrer en cours, professeurs et élèves.Démontrons que nous pouvons faire preuve de sagesse.Suspendre la grève jusqu\u2019au 4 septembre, c\u2019est faire preuve de maturité et de cohérence dans nos actions.Car il n\u2019est pas question maintenant, dans ce moment charnière que peut représenter une période électorale, de risquer des gestes qui donneraient des munitions au gouvernement qui a tout fait pour nous discréditer.Suspendre la grève, c\u2019est garder tout de même une épée de Damoclès au-dessus de la tête du prochain gouvernement parce que l\u2019utilisation de la grève sera toujours possible.Bref, je vous propose de suspendre temporairement la grève, d\u2019aller marcher le 22, de porter le carré rouge avec fierté et surtout, surtout, d\u2019aller voter le 4 septembre en grand nombre.La précision des sondages Internet L JEAN-MARC LEGER Président, Léger Marketing éger Marketing a présenté, au cours des dix dernières années, les résultats électoraux les plus précis au Québec (voir tableaux).Ceci n\u2019est pas le fruit du hasard, mais le résultat du souci rigoureux d\u2019offrir une information précise et pertinente à la collectivité québécoise.C\u2019est notre mission et notre fierté.Pour ce faire, nous avons évolué avec les Québécois et investi massivement du temps et de l\u2019argent dans de nouvelles techniques de recherche, dont les sondages Internet.Toutes les grandes firmes de sondage comme Angus Reid, Ipso s Reid, TNS et Léger ont transité vers les sondages Internet.Aujourd\u2019hui, seulement 33% de toute la recherche quantitative au Canada se fait par téléphone.Est-ce que les sondages Internet sont aussi fiables que les sondages téléphoniques?Oui.Au milieu des années 2000, à peine la moitié des Québécois utilisaient Internet et aujourd\u2019hui, c\u2019est 85% (CEFRIO).Cette proportion est identique au pourcentage de Québécois qui ont encore une ligne téléphonique fixe à la maison.Tous les groupes de la société sont branchés sur Internet.Il est même plus facile aujourd\u2019hui de rejoindre la clientèle jeune, âgée ou défavorisée par la méthode Internet; 86% des internautes ont même une page Facebook! Est-ce que les sondages Internet sont probabilistes?Non.Pour qu\u2019une méthode soit qualifiée de probabiliste, elle doit offrir une chance égale et connue à chaque personne admissible sur un territoire donné d\u2019être sélectionnée dans un échantillon.Le caractère aléatoire de la démarche permet ainsi d\u2019associer au sondage une marge d\u2019erreur.Le sondage Internet ne peut donc pas être qualifié de probabiliste.Aujourd\u2019hui, les sondages téléphoniques non plus ne peuvent être considérés comme probabilistes, car 15% des ménages n\u2019ont pas de téléphone à la maison et ne peuvent plus être joints.De plus, les taux de réponse des son- dages téléphoniques (moins de 20%) sont maintenant inférieurs à ceux de nos sondages par Internet (35%).Est-ce qu\u2019un sondage non probabiliste est fiable?Oui.Les sondages Internet sont aujourd\u2019hui plus précis parce que la qualité de l\u2019information recueillie est nettement supérieure.Les gens se confient bien davantage sur Internet, un peu comme ils le font sur les médias sociaux.De plus, le niveau d\u2019indécis est deux fois moins élevé, en moyenne, sur Internet (7%) qu\u2019au téléphone (15%).De plus, le sondage Internet nous permet d\u2019augmenter la taille de l\u2019échantillon, de les réaliser plus rapidement (important en campagne électorale), d\u2019utiliser des stimuli visuels (image, vidéo) et de contribuer à éliminer le biais de désirabilité sociale.Les gens sont moins gênés de nous donner leur opinion par Internet que par téléphone ! Est-ce qu\u2019un panel d\u2019internautes est fiable?Oui.La technique du panel est utilisée depuis plus de 50 ans, notamment pour des panels de consommateurs ou des panels de téléspectateurs.Les mesures d\u2019audience télé et radio, par exemple, sont réalisées à l\u2019aide de panels.Léger Marketing a investi plus de 2 millions de dollars pour créer le plus grand panel canadien qui compte 400000 panélistes, dont 185 000 au Québec.Les deux tiers du panel ont été recrutés de façon aléatoire et le dernier tiers a été recruté par invitation pour atteindre des clientèles ciblées plus difficiles à rejoindre.De plus, nous respectons les dix règles fondamentales pour assurer la fiabilité de notre panel.Assurer un nombre suffisamment grand de panélistes pour que l\u2019ensemble de la société soit représenté.Générer un échantillon aléatoire représentatif à l\u2019intérieur du panel en fonction du sexe, de l\u2019âge, du lieu de résidence et de la langue d\u2019usage.Valider l\u2019identité des répondants.Assurer un contrôle de qualité en temps réel lors du sondage.Obtenir le meilleur taux de collaboration du panel notamment grâce à une interface agréable.Comparatif résultats du dernier sondage Web Léger Marketing et des résultats de l'élection au Canada (2011) Sondage\tRésultat Web\télections Conservateurs NPD Liberal BQ Vert ' 36 31 21 7 4 1 40 31 19 6 4 1 Écart publié 4 2 1 Ecart moyen 1,17% Comparatif résultats du dernier sondage Web Léger Marketing et des résultats de l'élection au Québec (2008) Sondage Web Libéral *\t45 PQ\t32 ADQ ^ 415 QS\t5 Vert\t3 Autres\t1 Résultat élections 42 35 16 4 2 0 Ecart 3 3 1 1 1 Écart moyen 1,5% Élaborer des questionnaires courts, pertinents et compréhensibles.Maintenir une interaction permanente avec les répondants grâce à un portail dédié.Permettre aux gens de répondre aussi sur leur téléphone intelligent ou leur tablette.Léger est la première firme canadienne à offrir une application iPhone et Android.Limiter le nombre de sondages auquel un pané-liste peut répondre.Renouveler 30% du panel annuellement.En somme, en respectant ces conditions, le sondage Internet est aujourd\u2019hui plus précis et plus fiable que le sondage téléphonique.Tôt ou tard, la quasi-totalité des sondages au Québec se fera par Internet, sur plateforme fixe ou mobile.C\u2019est inévitable.Dans les années 60, nous avions la même discussion lorsque les sondages face à face ont transité vers les sondages téléphoniques.Les sondeurs, comme l\u2019ensemble de la société, doivent s\u2019adapter aux nouvelles réalités.Lettre à une campeuse en colère Lise Payette adame, c\u2019était vendredi dernier.Je pense à vous depuis ce temps-là.J\u2019aurais voulu vous dire dans une lettre privée le malaise que j\u2019ai ressenti en vous entendant répondre à Jean Lapierre, alors en reportage pour TVA dans un camping de L\u2019Islet-sur-Mer.Il n\u2019a pas cru bon de vous identifier.Si j\u2019avais su votre nom, je vous aurais proposé une rencontre au cours de laquelle j\u2019aurais tenté de vous faire comprendre à quel point votre réponse à la question de M.Lapierre m\u2019a fait peur.Il vous a interrogée sur la grève étudiante, le fameux décrochage du printemps dernier qui a permis à la population de prendre connaissance des revendications des jeunes par rapport aux coûts liés à l\u2019éducation supérieure, des coûts que Jean Charest allait augmenter considérablement et que les jeunes ont décidé de dénoncer en abandonnant leurs cours et en sortant dans la rue pour faire connaître leur position.Ils étaient seuls au début, puis des parents et même des grands-parents se sont joints à eux, et la foule a manifesté de façon très civilisée jusqu\u2019à ce que ceux qu\u2019on appelle «les casseurs» viennent s\u2019en mêler.Les «casseurs» sont connus de la police.Ils sont assez peu nombreux en comparaison de la police qui elle, était partout.Si ces casseurs n\u2019ont pas été arrêtés, c\u2019est peut-être que la police avait besoin qu\u2019il y ait des casseurs pour faire des dégâts.Ça justifie la violence policière, les dégâts.A la question de Lapierre: «Qu\u2019auriez-vous fait, vous, à la place de Jean Charest», vous avez répondu, sans hésiter, que vous auriez appelé l\u2019armée pour mettre fin à tout ça.J\u2019en suis restée bouche bée.Je n\u2019en croyais pas mes oreilles.Nous avons un âge comparable.Peut-être avez-vous élevé une famille et peut-être êtes-vous grand-mère maintenant.Je peux donc vous parler de grand- Il n\u2019a jamais mère à grand-mère, en espé-\t, rant que vous n\u2019êtes pas ce accepte de les que Jean Charest appelle la\tyi \u201e majorité silencieuse sur la-quelle il compte pour sauver plutôt choisi ce qu\u2019il reste de son parti.J\u2019aime mieux penser que c\u2019est de les traiter le micro de Jean Lapierre qui\t,\t.vous a troublée.La question avec mepns.que je me pose c\u2019est: où étiez- y froiivpz vous en octobre 1970?Si vous\tffOUvez étiez au Québec et que vous ça normal?avez compris ce qu\u2019a signifié ^ la présence de l\u2019armée dans les rues de Montréal pendant des semaines, comment pouvez-vous souhaiter qu\u2019on remette ça une deuxième fois?On a dit que l\u2019armée canadienne répondait à une demande du premier ministre Robert Bourassa et du maire Jean Drapeau, au grand plaisir de Pierre Trudeau, alors premier ministre du Canada.La Loi sur les mesures de guerre, car c\u2019est bien de ça qu\u2019on parle, a permis à la police de ramasser plein de Québécois, hommes et femmes, souvent en pleine nuit, chez eux, devant leurs enfants, pour les mettre en prison, sans qu\u2019aucune accusation ne soit portée contre eux, victimes de soupçons parce qu\u2019ils étaient écrivains, journalistes, syndicalistes ou poètes et qu\u2019ils osaient dire ce qu\u2019ils pensaient.Il faut revoir le beau film de Michel Brault, Les ordres, pour vous rafi'aîchir la mémoire.Et vous oseriez souhaiter qu\u2019on refasse la même chose pour écraser nos enfants qui sont étudiants et qui ont des opinions sur le coût de leurs études et sur l\u2019endettement qui leur est imposé comme cadeau de début de vie professionnelle, dès que leurs études sont terminées?Je n\u2019arrive pas à y croire.Ça ne vous dérange pas que Jean Charest ne leur ait jamais donné la chance de lui dire face à face ce qu\u2019ils souhaitaient?Il n\u2019a jamais accepté de les entendre.Il a plutôt choisi de les traiter avec mépris.Vous trouvez ça normal?N\u2019avez-vous pas entendu les protestations des citoyens contre le projet de loi 78, devenu depuis la loi 12, une loi sans bon sens qui va à l\u2019encontre de la Charte des droits et libertés de la personne dont le Québec a toujours été si fier?N\u2019avez-vous pas senti la honte de certains policiers chargés d\u2019appliquer cette loi ignoble et qui ont choisi de regarder ailleurs pour ne pas avoir à la faire respecter?Savez-vous que les manifestations dans la rue, avec ou sans casseroles, sont un outil de défense des citoyens du monde entier, depuis des siècles et des siècles, contre les gouvernements qui abusent de leur pouvoir?Elles sont même souvent festives parce qu\u2019elles marquent la solidarité entre les humains.Et si votre fameuse armée, celle que vous vouliez appeler au secours, décidait de fusiller les leaders étudiants les plus connus, à l\u2019aube, histoire de retrouver la loi et l\u2019ordre comme ça se fait encore maintenant dans trop de pays du monde, seriez-vous aussi d\u2019accord ?Il faisait chaud vendredi dernier.La chaleur fait parfois dire des choses qu\u2019on ne pense pas vraiment.J\u2019ose espérer que c\u2019est le cas, car autrement, j\u2019aurais peur de vivre dans le même pays que vous.Sans rancune Madame.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair-Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Q«é6ecJFabien DegUse(société), Jean Dion (sports), Louis-GiUes Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales).Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-BoisvertésawtéJ ; information politique : Michel D&viAjchroniqueur), Héléne Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; informationéconomique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Éric Desrosiers et Alexandre Shields (reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy 'TaUleier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Émilie Folie-Boivin (pupitre) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michéle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (commis internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)-, Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec) .PUBLICITÉ , Jean de BiUy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal RainviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web),Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Olivier Leclerc (responsable par intérim service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 10 LE DEVOIR LE VENDREDI 10 AOUT 2012 ACTUALITES CAQ SUITE DE LA PAGE 1 donné le ton de la première semaine, dit-il.Et il faudra maintenant nourrir la montée.» Pour le moment, tous les indicateurs sont bons pour la nouvelle formation: 35% des gens estiment que c\u2019est le parti qui «incarne le plus le changement» (plus de 20 points devant le PQ et les libéraux), et une personne sur quatre juge que François Legault «a fait jusqu\u2019à présent la meilleure campagne» (M\u201c® Ma-rois et M.Charest sont six et sept points derrière \u2014 alors que 35% des gens n\u2019ont pas d\u2019avis sur la question).Pour les libéraux, les nouvelles sont au contraire plutôt sombres: si le parti maintient son niveau d\u2019appui général, il essuie un recul important dans le vote francophone, crucial à l\u2019élection de tout gouvernement.11 y a dix jours, 24% des francophones disaient vouloir voter libéral ; ils sont désormais 18%.C\u2019est la CAQ (de 24% à 31% aujourd\u2019hui) qui récupère ces appuis, alors que le PQ demeure en tête à 39%.Les libéraux doivent leur maintien général à une progression de leurs appuis chez les non-francophones (81 %).Selon Jean-Marc Léger, cette répartition donnerait donc un gouvernement péquiste minori- taire (avec la balance du pouvoir à la CAQ), puisque les «libéraux perdraient des sièges francophones».Mais elle signifie surtout qu\u2019il y a «une vraie campagne, de vraies luttes et que tout est imprévisible», dit-il.L\u2019hjqio-thèse d\u2019un gouvernement minoritaire est jugée une bonne chose par 41% des répondants, alors que 43% estiment que ce serait une «mauvaise chose».Québec et le 450 L\u2019échantillonnage important du sondage (près de 50% de plus que pour les sondages habituels) permet une ventilation plus précise des résultats par région.11 en ressort que la campagne va vraisemblablement se jouer dans la région de Québec et les couronnes nord et §ud de Montréal (le «450»).À Québec, les libéraux ont perdu 10 points dans la première semaine de la campagne, encore là tout au profit de la CAQ (+ 11%).C\u2019est donc maintenant la CAQ qui domine avec 37% d\u2019appuis, contre 27 % pour les libéraux et 24% pour le PQ.Dans le reste du Québec, le PQ mène le bal (38%) devant les libéraux (28%) et la CAQ (27%).Sur l\u2019île de Montréal, les libéraux se situent à 40%, 15 points devant les péquistes.La CAQ ne trouve là que 14% d\u2019appuis, alors que les solidaires sont à 12%.La lutte déterminante se fera plutôt en banlieue: la Coalition domine Intentions de vote par régions Si des élections provinciales avaient lieu aujourd\u2019hui, pour quel parti auriez-vous l\u2019intention de voter ?\tMtl RMR\tQuébec RMR\tReste du Québec\tîle de Montréal\tLe 450 Parti québécois\t28%\t24%\t38%\t25%\t32% Parti libéral\t34%\t27%\t28%\t40%\t29% C.avenir Québec\t24%\t37%\t27%\t14%\t34% Québec solidaire\t7%\t4%\t4%\t12%\t3% Parti vert\t3%\t3%\t2%\t5%\t1% Option nationale\t2%\t4%\t2%\t3%\t0% Autre\t2%\t1%\t0%\t1%\t1% Étude Léger Marketing réalisée du 6 au 8 août 2012 par Internet auprès de 1589 personnes de plus de 18 ans, réparties dans toutes les régions du Québec.L\u2019étude complète est disponible sur ledevoir.com légèrement la région du 450, avec 34% des intentions de vote, quelques points devant le PQ (32%) et le PLQ (29%).Considérant la marge d\u2019erreur plus grande de ces échantillons, tout le monde est à égalité.La firme de sondage a par ailleurs demandé aux répondants quel serait leur deuxième choix s\u2019il ne pouvait voter pour leur parti préféré.Et c\u2019est la CAQ qui serait le «meilleur deuxième» avec 26% d\u2019appuis, devant le PQ (13%), Québec solidaire (11%), les libéraux et Qption nationale (7% chacun).La CAQ trouve la majorité de ces appuis de deuxième choix chez les électeurs libéraux (un sur deux opterait pour la CAQ en deuxième choix).Les élec- teurs péquistes seraient 28% à voter CAQ, alors que 22% choisiraient Québec solidaire.Les électeurs de la CAQ choisiraient quant à eux le PQ (29%) avant le PLQ (23%).La lecture du sondage indique autrement que 70% des répondants (dont les deux tiers du groupe des 18-24 ans) ne souhaitent pas que les étudiants tiennent des manifestations durant la campagne électorale (24% y sont favorables).Mais si les étudiants manifestent, c\u2019est le PQ (32%) et les libéraux (30%) qui pourraient le plus en tirer profit, estiment les personnes sondées.La CAQ a peu à gagner et peu à perdre d\u2019une telle situation (6%).Le PLQ et le PQ toujours à égalité L\u2019évolution des intentions de votes dans les sondages Léger marketing - Le Devoir Nouveau sondage mal 2011 octobre Janvier élections fédérales 2011 Étude Léger Marketing réalisée du 6 au 8 août 2012 par Internet auprès de 1589 personnes de plus de 18 ans, réparties dans toutes les régions du Québec.L\u2019étude complète est disponible sur ledevoir.com Le Devoir Méthodologie L\u2019étude a été réalisée par Internet auprès de 1589 personnes de 18 ans et plus, réparties dans toutes les régions du Québec, du 6 au 8 août 2012.Par comparaison, un échantillon probabiliste de 1589 répondants aurait une marge d\u2019erreur de plus ou moins 2,5%, 19 fois sur 20.Les données finales du sondage ont été pondérées à l\u2019aide des données du recensement de 2011 selon l\u2019âge, le sexe, la langue maternelle, le degré de scolarité, la com- position du foyer (avec ou sans enfant) et la région, de façon à garantir un échantillon représentatif de la population québécoise.Les répondants de cette étude ont été sélectionnés aléatoirement à partir du panel Internet LégerWeb, comprenant 185000 ménages au Québec, selon un procédé de stratification des listes d\u2019invitation assurant la représentativité optimale des répondants.Les panélistes ont été recrutés aléatoirement à partir des enquêtes téléphoniques de Léger.ACCURSO SUITE DE LA PAGE 1 quartier général de la GRC pour être interrogé.La police fédérale soutient qu\u2019à l\u2019aide de fausses factures et de l\u2019utilisation d\u2019un prête-nom à l\u2019étranger, le plan élaboré a pu soustraire les compagnies de Francesco Bruno et M.Accurso de leurs obligations fiscales au Canada.Selon la GRC, le stratagème, qualifié de «plan d\u2019action», détaillait tous les éléments d\u2019un subterfuge peaufiné afin de contourner l\u2019Agence du revenu du Canada.Un des accusés est Adriano Furgiuele, un ancien chef d\u2019équipe à Revenu Canada.«M.Furgiuele, alors chef d\u2019équipe de l\u2019Agence du revenu du Canada, aurait rédigé ce plan en 17 étapes, pour déjouer les vérifications légitimes de l\u2019Agence de revenu du Canada.Ce plan proposait diverses ruses», a indiqué le caporal Luc Thibault.L\u2019enquête « Coche » a permis de cibler M.Accurso, M.Bruno, M.Furgiuele et Francesco Fiorino, qui font tous face à six chefs d\u2019accusation, dont complot, fraude, usage de faux, ainsi qu\u2019abus de confiance par un fonctionnaire public.Ils seront accusés formellement lors de leur comparution au palais de justice de Montréal le 19 septembre prochain.Un cinquième individu a été arrêté et rencontré par les enquêteurs en lien avec cette enquête amorcée en 2008.«La Gendarmerie royale du Canada poursuit activement le projet Coche visant des irrégularités à l\u2019Agence du revenu, et d\u2019autres accusations pourraient suivre», a fait savoir le caporal Thibault.M.Accurso en est à sa deuxième arrestation en peu de temps.En avril dernier, il avait été arrêté par l\u2019escouade Marteau avec 13 autres personnes, en lien avec un présumé système de fraude dans la ville de Mascouche.11 fait dans ce cas l\u2019objet d\u2019accusations de fraude, de complot et d\u2019abus de confiance.De lucratifs contrats Malgré l\u2019adoption par l\u2019Assemblée nationale de la loi 35, qui vise à contrer les pratiques frauduleuses dans le domaine de la construction, et malgré les accusations portées contre lui.Tony Accurso continue de décrocher de nombreux JACQUES NADEAU LE DEVOIR Tony Accurso a été arrêté hier matin pour ia deuxième fois en quatre mois.contrats à la Ville de Montréal.Depuis le début de l\u2019année 2012, une de ses entreprises, Louisbourg SBC, a obtenu huit contrats totalisant 31,3 millions.Et lors du prochain conseil municipal, qui aura lieu le 20 août prochain, les élus pourraient accorder à cette entreprise et à Gastier M.P., une autre entreprise de l\u2019homme d\u2019affaires, 17 contrats de plus, pour un total de 69,6 millions pour les huit premiers mois de 2012.Lors de sa réunion hebdomadaire, mercredi, le comité exécutif a toutefois préféré suspendre l\u2019octroi de 14 contrats pour donner le temps au Contentieux et aux divers services municipaux concernés de procéder à des vérifications supplémentaires.Ces contrats s\u2019ajoutent à trois autres qui ont été confiés à la Commission sur l\u2019examen des contrats la semaine précédente.L\u2019administration est préoccupée par le nombre croissant de contrats obtenus par les entreprises de M.Accurso, a expliqué hier le vice-président du comité exécutif Richard Deschamps.La Ville est aux prises avec un dilemme, car la Loi sur les cités et villes oblige les municipalités à accorder leurs contrats aux plus bas soumissionnaires conformes, a soutenu M.Deschamps.Même si en vertu de la loi 35, deux entreprises de Tony Accurso, soit Constructions Louis-bourg et Simard-Beaudry, ne peuvent plus obtenir de contrats publics, cela n\u2019empêche pas d\u2019autres entreprises de l\u2019homme d\u2019affaires, comme Louisbourg SBC, de le faire.«On est toujours dans la situation où on offre le service ou [.] on retient le contrat avec le risque de se faire poursuivre comme institution.On n\u2019est pas à l\u2019aise avec ça, mais c\u2019est la situation à laquelle nous sommes confrontés », a dit M.Deschamps.En juin dernier, le maire Tremblay avait d\u2019ailleurs pressé le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, de resserrer la loi 35, exaspéré de constater que la part de contrats obtenus par Tony Accurso, loin de diminuer, augmentait d\u2019année en année malgré toutes les mesures adop- tées par Québec.Les partis d\u2019opposition à l\u2019Hôtel de Ville croient que l\u2019administration doit cesser d\u2019octroyer des contrats à Tony Accurso, quitte à s\u2019exposer à des poursuites.«Nous, on aurait mis un terme à ça, a fait valoir la mairesse de l\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles et membre de Vision Montréal, Chantal Rouleau.Etre poursuivi par quelqu\u2019un qui est menotté et qui est accusé de fraude, de corruption, de collusion et qui est un des éléments les plus importants du scandale des compteurs d\u2019eau?[.] S\u2019il s\u2019agit de mettre fin à la corruption, à la collusion et à ce système qui existe, oui, ça vaut la peine.» Le chef de Projet, Richard Bergeron, qui affirme que la loi n\u2019oblige pas la Ville à accorder un contrat au plus bas soumissionnaire, abonde dans le même sens: «Il faudrait que Tony Accurso soit culotté pour poursuivre la Ville de Montréal.Et s\u2019il le faisait, il devrait être sous serment et on pourrait le contre-interroger.On aurait beaucoup de plaisir ! On n\u2019aurait peut-être même pas besoin de la commission Charbonneau ! » Mieux vaudrait consacrer quelques centaines de milliers de dollars en frais d\u2019avocats pour défendre la Ville que de verser des millions de profits dans les poches de Tony Accurso, fait-il valoir.Chantal Rouleau estime que les chefs des partis provinciaux, qui sont en campagne électorale, devront prendre position sur cet épineux problème.«A la Ville de Montréal, on a un problème sérieux», a-t-elle dit.Pour sa part, Jean Charest a vu dans l\u2019arrestation de Tony Accurso, hier, la démonstration que la sphère politique n\u2019a aucune influence sur les décisions prises par les forces policières.«Le \u201ctiming\u201d de ces choses-là, c\u2019est eux qui décident», a-fil dit lors d\u2019un point de presse.Le chef libéral a soutenu que le phénomène de la corruption était présent avant l\u2019arrivée au pouvoir des libéraux.«Il existe ailleurs dans le monde et dans le reste du Canada, a-t-il souligné.Ce problème ne sera pas vaincu et nous ne pouvons nous asseoir sur nos lauriers.» Avec La Presse canadienne Avec Robert Dutrisac Le Devoir TRIPLE SUITE DE LA PAGE 1 maica Observer à titrer Ja\u20191-2-3.Sans pavoiser.Comme si c\u2019était attendu.Les choses suivent leur cours normal.Les Jamaïcains, a commenté l\u2019Américain Wallace Spearmon, 4®, sont actuellement «sur une autre planète».Et ils ne semblent pas près de la quitter.Si ça se trouve, la Jamaïque met même un baume sur les malheurs d\u2019autres nations.Qn rapporte, par exemple, que les Allemands ne sont pas très contents par les temps qui courent.Malgré une récolte de 37 médailles qui leur vaut le 6® rang aux Jeux de Londres, ça gronde au pays d\u2019Angela.Après que l\u2019Allemagne eut été incapable de décrocher le moindre podium en natation, le quadruple médaillé d\u2019or Roland Matthes a parlé d\u2019un résultat «honteux», d\u2019une équipe «inepte» et d\u2019un «manque total de jugeote».11 est allé jusqu\u2019à dire que la natation allemande avait «besoin d\u2019un dictateur» pour sortir de son état de «sport d\u2019un pays en voie de développement».L\u2019hebdomadaire Die Zeit, lui, a demandé: «Sommes-nous trop fatigués pour les Jeux olympiques?» L\u2019escrimeuse Imke Duplitzer a blâmé un manque de ressources financières et de personnel.Le président de la Fédération allemande des sports olympiques, Thomas Bach, a fait de même: les athlètes potentiels reçoivent trop peu de soutien et beaucoup abandonnent la compétition.«Si quelqu\u2019un commence à s\u2019entraîner en se disant que s\u2019il remporte une médaille olympique, il sera bien placé pour la suite de sa vie, je lui dirais d\u2019aller plutôt s\u2019acheter un billet de loterie.» Les critiques en agacent toutefois plusieurs.La coureuse de haies Carotin Nytra a ainsi écrit sur Twitter : «Hé le monde, ça devient ridicule tous les \u201ccouch potatoes \u201d qui nous taillent en pièces à propos du faible nombre de médailles! Bougez-vous les fesses ! » Mais à travers tout ça, qui a salué le pays?Usain Boit soi-même en personne.Après sa victoire au 100 m dimanche, il a tenu à rendre hommage au D\"^ Hans-Wilhelm Mûller-Wohlfahrt, le médecin bavarois qui a soigné son dos ces derniers mois.«Il est le meilleur médecin au monde, un homme formidable, a dit Boit.Une partie de cette médaille d\u2019or revient à l\u2019Allemagne.» Vous voyez bien qu\u2019il ne sert à rien de s\u2019énerver.Par définition, un athlète olympique, cela sue beaucoup.Au point de rendre glissant le parquet de badminton, de basketball de handball ou de volley-ball.11 importe en conséquence de l\u2019essuyer régulièrement et prestement, une tâche à laquelle s\u2019astreint avec brio une armée de volontaires que l\u2019on peut apercevoir à la dérobée, en arrière-plan, lorsqu\u2019il y a un temps d\u2019arrêt dans un match.Qr la vadrouille olympique constitue un art qui possède des règles bien précises, nous apprend l\u2019influent Wall Street Journal, celui-là même qui rapportait il y a peu que Michael Phelps avait coutume d\u2019uriner dans la piscine.(Sur le même sujef le site Web fun-nyordie.com présente une entrevue «exclusive» rigolote avec Ryan Lochte qui dit qu\u2019il fait pareil puisqu\u2019il est comme un animal et marque donc son territoire.H incite aussi les jeunes à l\u2019imiter.) Ainsi, il est crucial de bien faire ses étirements avant une joute, car les risques d\u2019élongation musculaire sont réels.Dans le cas du badminton, cinq sessions de formation ont été données, dont la première consistait à montrer comment ne pas avoir l\u2019air de s\u2019ennuyer sur les lignes de côté.Les responsables de la vadrouille sont tenus de garder les bras le long du corps, de ne pas regarder les joueurs dans les yeux ni de leur prodiguer des conseils stratégiques.Et si des joueurs futés tentent d\u2019obtenir une pause en demandant que le court soit nettoyé, il faut bien attendre le signal de l\u2019arbitre, seul maître à bord, avant de procéder.Qn doit faire ça vite \u2014 l\u2019opération porte le nom de «vadrouille Usain Boit» \u2014, et les vadrouiheurs travaillent fort pour bâtir leur confiance et croire qu\u2019ils sont capables d\u2019accomplir le boulot.Et ils sont d\u2019autant plus excités qu\u2019il fait chaud dans les amphithéâtres bondés, car les athlètes suent ainsi davantage et les préposés à la vadrouille olympique se sentent plus utiles.La prochaine fois, nous aurons droit à un documentaire sur le gars qui s\u2019occupe de la Mini Cooper téléguidée qui rapporte les javelots, les disques, les poids et les marteaux à l\u2019aire de lancement.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514\t985-3322 Par télécopieur\t514\t985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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