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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2012-08-18, Collections de BAnQ.

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[" i Théâtre: Les Biches pensives en mode intime et collectif Page E 3 Arts visuels: La réguiarité trompeuse du banal s\u2019expose à Montréal Page e g Culture livres CAHIER E .LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 AOUT 2012 Volker Schlôndorff Grand tambour pour le cinéma Le cinéaste allemand donnera une leçon de maître au 36® Festival des films du monde qui démarre jeudi à Montréal, en plus de présenter son film La mer à\t* Vauhe\trM i ^ f / / /y-T Volker Schlôndorff demeure associé à son film Le tambour (1979), palmé d\u2019or et oscarisé.ODILE TREMBLAY Il est né en 1939, l\u2019année de la déclaration de la Seconde Guerre mondiale.De quoi marquer d\u2019une pierre rouge le destin d\u2019un Allemand.Volker Schlôndorff fut considéré, avec Fassbinder, Herzog et compagnie, comme l\u2019un des chefs de file de la Nouvelle Vague allemande, au cours des décennies 60 et 70.Sa génération fut marquée par le régime d\u2019HiÜer et ses conséquences effroyables.Culpabilité ?« On se sentait investis d\u2019une responsabilité historique.Ce qui n\u2019est pas toujours très positif, mais plutôt inhibant en fin de compte.On a essayé d\u2019être décontractés.On a fait comme si.» 11 reste, dans l\u2019esprit populaire, associé à son film Le tambour, adapté du roman de Günter Grass, palmé d\u2019or en 1979 à Cannes et oscarisé.Chef-d\u2019œuvre de sa carrière, le film témoigne aussi de sa prédilection pour les films historiques, sur fond de guerre souvent, du Tambour au Roi des aulnes, en passant par Le neuvième jour et Le coup de grâce ; comme de son amour pour les adaptations littéraires.11 a revisité Proust dans Un amour de Swann, Michel Tournier dans Le roi des aulnes, Robert Musil dans Les désarrois de l\u2019élève Torless, Heinrich Boll dans L\u2019honneur perdu de Katharina Blum, Marguerite Yourcenar dans Le coup de grâce, etc.«La littérature abolit la dis- tance historique et aide à raconter des histoires, estime-t-il.Et les films donnent l\u2019impression que ces personnages sont vivants.Mais parfois, comme pour Le roi des aulnes, j\u2019ai découvert en l\u2019adaptant une certaine artificialité d\u2019un livre qui ne reposait pas sur une expérience vécue, à l\u2019encontre de celui de Proust, par exemple, pourtant jugé inadaptable.» Ce Tambour qui colle à son nom, il n\u2019en sent pas le poids.«Je ne me définis pas par ce succès, tout en étant ravi que ce film constitue un point de référence dans ma carrière.» 11 a d\u2019ailleurs retrouvé vingt-cinq minutes de ce Tambour coupé à l\u2019époque par le distributeur, qui jugeait le film trop long.Le DVD avec ces scènes ressuscitées, déjà sorti en Europe, sera lancé chez Criterion cet automne.A Etre Allemand «Ma fille de vingt ans n\u2019a pas de problème avec sa nationalité.Les jeunes d\u2019aujourd\u2019hui sont ouverts sur le monde.Mais on ne peut construire l\u2019Europe si le passé pèse toujours, alors je leur sers encore des films sur la guerre, même s\u2019ils se sentent ailleurs.Dans ma jeunesse, il La guerre et l\u2019Holocauste le fascinent comme situations extrêmes n\u2019était pas facile d\u2019assumer le fait d\u2019être Allemand.» Surtout qu\u2019à 17 ans, le cinéaste est parti à Paris étudier le cinéma, avant de travailler auprès d\u2019Alain Resnais sur L\u2019année dernière à Marienbad, de Jean-Pierre Melville sur Léon Morin, prêtre, dont l\u2019histoire se situait durant l\u2019Occupation, et de Louis Malle sur Lacombe, Lucien.Jeune Allemand dans une France encore traumatisée, le futur cinéaste sentait parfois peser sur lui le poids des rancœurs.«Mais j\u2019ai gardé une touche française, dit-il.Je ne pense qu\u2019à ces ci-néastes-là en faisant mes films.Impossible de me départir de cette première influence-là.» La guerre et l\u2019Holocauste le fascinent aussi comme situations extrêmes, grands révélateurs du meilleur et du pire des actions humaines.«Les êtres humains sont intemporels et se comportent de la même façon dans leur vie de tous les jours qu\u2019au cours des grandes crises.La portée seule est moindre.» Schlôndorff accompagne aussi au FFM son dernier film, un téléfilm en fait, réalisé en France, La mer à l\u2019aube.Celui-ci est basé sur un fait historique : après le meurtre d\u2019un officier nazi, 48 otages furent exécutés à Nantes, à Paris et à Château-briant en 1941, en guise de représailles.« C\u2019est la première fois qu\u2019un cinéaste allemand fait un film sur l\u2019Occupation en Lrance», dit-il.11 estime que les productions françaises couvrant cette sombre période montrent,des Allemands diabolisés.A son avis, les pires acteurs furent longtemps recrutés outre-Rhin pour ces rôles-là.Mais le point de vue VS-FILMS Le réalisateur et deux acteurs lors du tournage de La mer à l\u2019aube national joue aussi, bien évidemment.Rapport inédit 11 a préféré mettre en scène dans La mer à l\u2019aube de jeunes soldats qui doutent et des protagonistes évoluant au milieu de zones ^ises.Son film se base en partie sur un rapport inédit d\u2019Ernst Jünger, écrivain allemand qui fut officier nazi à Paris sous l\u2019Occupation et publia alors son journal, demeuré célèbre.Schlôndorff remet en cause le crédit dont jouit Jünger en France.«Tout en se prétendant au-dessus de la situation, il portait l\u2019uniforme allemand d\u2019une armée d\u2019occupation et ne s\u2019est jamais servi de ses privilèges pour sauver qui que ce soit.» Après la chute du mur de Berlin, Schlôndorff avait pris la direction des fameux studios Babelsberg.Six années de travail acharné, qui ont porté leurs fruits.«Mais j\u2019ai eu tort d\u2019accepter cette charge.Il n\u2019est pas facile de recommencer à faire des films après être passé du côté de l\u2019administration.» De toute façon, même les cinéastes confirmés doivent courir après le financement de chaque nouveau projet, en Allemagne comme ici.«Tant de nouveaux venus sont avides de tourner.On assiste à une saturation du marché.» Mais aux jeunes cinéastes, il recommande tout simplement de foncer : «C\u2019est au début de la vie qu\u2019il faut faire les choses.» Schlôndorff se dit ravi d\u2019avoir coimu l\u2019âge d\u2019or du cinéma de la fin des années 50 jusqu\u2019à la décennie 80.«Les plus grands cinéastes, Bergman, Lellini, Bu- FRANK PERRY AGENCE ERANCE-PRESSE nuel, tournaient, nous côtoyaient et nous inspiraient.Aujourd\u2019hui, ça s\u2019est scindé: d\u2019un côté, les productions grand spectacle; de l\u2019autre, les films intimistes confidentiels, que personne ne voit en dehors des festivals parce qu\u2019il y a de moins en moins de salles pour les projeter.» Après avoir travaillé à la mise en scène de Carmen de Bizet pour un spectacle en plein air, il veut se remettre à tourner.Son prochain scénario, déjà écrifi inspiré d\u2019une nouvelle de Max Frisch, se déroule dans le New York d\u2019aujourd\u2019hui.D\u2019autres films A noter qu\u2019outre La mer à l\u2019aube, plusieurs films présentés au FFM cette année, du 23 août au 3 septembre, abordent la Seconde Guerre mondiale.Dans cette veine, en compétition, on retrouve Traque du Polonais Marcin Krzysztalowicz, Closed Season de l\u2019Allemande Fran-ziska Schlotterer, The Last Sentence du Suédois JanTroell, Lex-piation du Russe Alexander Proshkin.Même topo dans la section «Hors concours» pour des œuvres comme Admirai Yamamoto du Japonais Izuru Na-rushima.Le tigre blanc du Russe Karen Shakhnazarov.Dans la section «Regards sur le cinéma du monde».Silence du Finlandais Sakari Kirjavainen aborde également cette période trouble.Comme quoi Schlôndorff n\u2019est pas le seul à se laisser fasciner par ces moments clés de l\u2019histoire où l\u2019âme des hommes se révèle au grand jour.Le Devoir E 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 AOUT 2012 CULTURE Nostalgia Odile Tremblay n jouant l\u2019autre soir avec ma télécommande, je suis tombée sur la chaîne PBS qui vendait en ligne et en coffrets DVD les meilleurs numéros musicaux (ÏEd Sullivan Show des années 60.Histoire d\u2019allécher le client, on nous servait quelques morceaux choisis avec les Stones, les Beatles, The Marnas and The Papas, etc., moments clés de l\u2019illustre histoire du rock.Dans combien de foyers les gens fredonnaient-ils ces chansons-cultes à l\u2019unisson?On devait être nombreux.La première apparition télé des Beatles en Amérique fut chez Ed Sullivan un certain 9 février 1964.Le Fab Four avait entonné tout guilleret et presque sage I Want to Hold Your Hand devant 73 millions de téléspectateurs.Chacun se souvient de ce moment-là, ancré même dans les têtes d\u2019enfant.Un chapitre de l\u2019histoire musicale venait de s\u2019ouvrir sur le petit écran noir et blanc, faut dire.Riches années 60, divinités sans cesse invoquées, modèle inégalé, qui font peser depuis sur nous leur chape de nostalgie.Même le printemps érable lut évalué à l\u2019aune des révoltes qui enflammèrent jadis les campus américains et les pavés parisiens.«Dans le temps, c\u2019était plus rock and roll», entend-on.«Ouais, dans le temps il y avait de l\u2019espoir, voyez-vous!» Cette musique puisait sa source aux contestations libertaires.Tant d\u2019inconsolés les recherchent encore.Alors, des promoteurs tentent de faire revivre cette ferveur à coups d\u2019albums, de shows souvenirs, qui font chaque fois fureur.La tournée de Beatles Story ratisse large sur sa route.Même plus be- soin de gros anniversaires commémoratifs, ni de rétrospectives du siècle comme au tournant de l\u2019an 2000, pour revenir sur l\u2019âge d\u2019or.11 y a quelque chose de mélancolique à reproduire sans cesse une époque engloutie.Comme si rien d\u2019aussi bien n\u2019avait été inventé depuis (pourtant, c\u2019est faux), comme si le disque d\u2019or avait sauté.«Faut pas abuser de la nostalgie, chantait Léo Ferré.C\u2019est comme l\u2019opium, ça intoxique.» Chaque décennie devrait pouvoir exploser à sa façon, mais que voulez-vous?Tenez! Au Club Soda est présentée depuis vendredi et ce samedi, avec ajout le 27 octobre, L'expérience Woodstock, une idée de Claude Zalac qui produit le show.Une reprise de l\u2019an dernier, cette fois avec Mouffe à la mise en scène.Elle a côtoyé plusieurs de ces musiciens-là aux côtés de Charlebois, à bord du fameux Festival Express de 1970, qui trimballait en train des géants du rock enfumés, Janis Joplin y comprise.Y\u2019a que Mouffe pour greffer aux commémorations ces touches de vérité du témoin direct.Dans L\u2019expérience Woodstock, en quinze tableaux musicaux, des artistes grimés et déguisés imitent Janis Joplin, Jimi Hendrix, Joe Cocker, The Jefferson Airplane et compagnie en piste lors du célèbre festival rock d\u2019août 1969.Des extraits du mythique documentaire Woodstock de Michael Wadleigh précèdent chaque numéro.Le vrai Jimi surgit à l\u2019écran, puis son émule bondit sur scène.Quant au patchouli à l\u2019encens, le voici fourni avec les fleurs, les lunettes rondes et les bandeaux pour les cheveux.D\u2019ailleurs, la moitié de l\u2019assistance arrive déguisée et danse à s\u2019en défoncer les sandales, exhippies aux cheveux blancs et jeunes nostalgiques d\u2019une ère auréolée à leurs yeux de lé- Artistes et écrivains domiciliés à Montréal Nouveau prix de 5 000 $ remis par ie Conseii des arts et des iettres du Québec (CALQ).Ce prix récompensera une œuvre originaie pubiiée ou présentée pubiiquement pour ia première fois à Montréai entre ie 1®Quiiiet2011 et ie 30 juin 2012 par un créateur ou un coiiectif de création montréaiais.LE PRIX DU CALQ ÀLA CRÉATION ARTISTIQUE DE MONTRÉAL I de candidatures : août Voir ies (^taiis et ie formuiaire à : Les candidatures IViViVA»f.ïïiIïïilll'Ai[»jI'kl\tpeuvent être Renseignements : 514 864-2930 présentées par toute personne de Montréal ou de l\u2019extérieur de la région.Conseil des arts et des lettres Québec nn 12-25 AOÛT ?Mispr'* DIRECTEUR GENERAE &ARTISTIQUE ANDRE J.ROY 6 CONCERTS EXCEPTIONNELS QUATUORS À CORDES; 12-08 ENDELLION 16 08 GALATEA\"'\"/TESLA™ 1 7 08 ARCADIA\"'/NOGA™\" 23\t08 TESLA \u201c/GALATEA*\" 24\t08 NOGA™\"/ARCADIA \u2014 25-08 amaryllis ARTISTES INVITÉS: GERHARD SCHULZ-MICHAELTREE-PAUL KATZ SALLE POLLACK ¦ 19H ENTREE GRATUITE / RESERVEZ VOS PLACES MISQÂ.COM ¦ 514,550,8057 ¦ 514,883,2976 mi PHOTOS PIERRE DRUELLE Au spectacle L\u2019expérience Woodstock, la moitié des spectateurs \u2014 ex-hippies et jeunes nostalgiques \u2014 arrivent déguisés, prêts à danser.gende, ravis du voyage d\u2019avant les no future.Ne manque que la dope pour créer l\u2019illusion.Ne manque aussi en somme que l\u2019air du temps.Le producteur Claude Zalac, également musicien (il incarne Hendrix et Carlos Santana dans le show), collectionneur de guitares d\u2019époque, parle avec raison des années 60 comme d\u2019une apothéose et de Woodstock comme du plus grand rassemblement événementiel musical du xx® siècle.Des commémorations se multiplient un peu partout sur la planète d\u2019une année à l\u2019autre.Ici, Mouffe, étiquetée vétéran culturel des années fleurs, s\u2019avoue troublée par tous les shows souvenirs auxquels on l\u2019invite à collaborer depuis tant d\u2019années.«Ce fut l\u2019époque la plus heureuse de ma vie, mais je suis ailleurs, me dit-elle.Alors, pourquoi cette nostalgie d\u2019un âge d\u2019or qui ne nous lâche pas et â laquelle tant de jeunes adhèrent ?A force de saluer ces années-lâ belles et bonnes, on tourne en rond.Les gens ne sont pas allés au bout de leurs rêves, faut croire.La pureté de la foi sur tous les plans a fait place au cynisme ambiant, â la crise écologique, économique.» Alors, bien naif qui peut prétendre ressusciter l\u2019esprit des sixties et des seventies.Faudrait y ajouter la foi, le vertige, la magie, les lendemains à réinventer.Mon ami Michel a vécu Woodstock, sa boue, sa folie, la musique parfois inaudible, loin derrière la scène, au milieu d\u2019une foule en voyage psychédélique.Fn partage : ce sentiment d\u2019assister à un événement qui dépassait tout le monde.Le festival devait accueillir 150 000 personnes et fut submergé par 450000 chevelus des deux sexes qui démolissaient les clôtures et s\u2019invitaient sans payer.Comme Michel: «Une musique nouvelle, oui, mais portée par le sentiment de pouvoir changer le monde.Et ça semblait possible, rappelle-t-il, aux Etats-Unis avec le mouvement d\u2019émancipation des Noirs, en France avec Mai 68, au Hydro Québec présente LE FESTIVAL INTERNATIONAL DU DOMAINE FORGET LA MUSIQUE DES GRANDS ESPACES DU 16 JUIN AU 2 SEPTEMBRE 2012 Ce soir, 20 h LES SAISONS DE VIVALDI Les Violons du Roy Richard Paré, clavecin et direction Aline Kutan, soprano Œuvres de Handel et Vivaldi Québec I Vendredi 24 août, 20 h UNE ŒUVRE MAGISTRALE NORVÉGIENNE EN PREMIÈRE CANADIENNE _ _ Le Nouvel Ensemble Moderne Lorraine Vallancourt, chef Berit Opheim, chanteuse de France à Québec Lorraine Vallancourt Samedi 25 août, 20 h LES GRANDES LÉGENDES DU JAZZ D'HIER À AUJOURD'HUI Cusson, Desmarais,\t^ Okoshi,Alarie, Walker\tI LES BRUNCHES-MUSIQUE BANQUE NATIONALE Lorraine Desmarais Dimanche 26 août 110 h 30 et 12 h 30 Évasion gastronomique et musicale Bernard Clmon, accordéon INFORMATION ET RÉSERVATIONS : 1 888-DFORGET (336-7438) domaineforget.com Domine wnet) ¦ ^1 Patrimoine Canadian\t¦ 1^1 canadien Heritage\tl BRIM YilEUNESSE Québec â travers la Révolution tranquille.Partout.Désormais, la musique traduit surtout la révolte et le désespoir d\u2019étre incapable de le changer, ce monde-lâ.» Ft puis Woodstock relevait de l\u2019artisanat.«Ils n\u2019avaient même pas de scène tournante et ça prenait un temps fou pour changer les équipements, rappelle Mouffe.Tout était basé sur le talent et la personnalité des musiciens.Le contraire de la clôture spectaculaire des Jeux olympiques de Londres.L\u2019artiste aujourd\u2019hui paraît si petit au milieu de ces immenses mécanismes de haute technologie.» Si petit, si dérisoire, encore debout pourtant, cet Artiste-là avec un grand A On a parlé de création, du temps et du regret des rêves inachevés.On a cherché des façons d\u2019évacuer la nostalgie, sans trouver de réponses.Mouffe a lancé: «Peut-être se dirige-t-on vraiment vers la fin du monde en décembre ?» On a bien ri.otremblay@ledevoir.com Le rock des années 60 revit sur 4® édition des Percéides À Percé, pour sa quatrième édition, du 22 au 25 août, le Festival international de cinéma Les Percéides présentera 40 films, dont 18 longs-métrages provenant d\u2019une vingtaine de pays.Le beau documentaire La route devant du cinéaste québécois d\u2019origine bulgare Stefan Ivanov sera projeté en ouverture, en présence du réalisateur.S\u2019y ajouteront deux courts-métrages québécois, El Salvatore H de la Gas-pésienne Marianne Desrosiers et Rencontre du 3\u201d âge de Daph-née Cyr.Le cinéma gaspésien est à l\u2019honneur avec en première mondiale le documentaire Une pelletée après l\u2019autre de Guillaume Lévesque.Parmi les primeurs québécoises, des films français, dont Un monde sans femmes de Guillaume Brac, La nuit de Bijan Anquetil et Bovines d\u2019Emmanuel Gras.Le Devoir Films chinois à Montréal Pour une deuxième année, le Cinéma du Parc accueille jusqu\u2019au 23 août le Festival du film chinois de Montréal.Au menu : neuf films, tous primés dans des rendez-vous internationaux.L\u2019acteur Wang Xueqi accompagnera le 22 aont Reign of Assassins de Chao-Bin Su, oû il tient la vedette aux côtés de Michelle Yeoh.Au menu aussi : Flying Swords of Dragon Gate de Tsui Hark, pour lequel James Cameron a réalisé les effets spéciaux.1911 de Jackie Chan et deux films de Zhang Yimou : Under the Hawthorne Tree et Flowers of War sont également présentés.Le Devoir P LE VENTRILOQUE Texte Larry Tremblay Mise en scène Eric Jean 28 août au 1 septembre et du 11 au 15 septembre 2012 100 AVENUE DES PINS EST, MONTRÉAL BILLETTERIE 614-846-7277 QUATSOUS.COM LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 AOUT 2012 E 3 CULTURE'THEATRE 'h FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Après Deux ans de votre vie, Annie Darisse et Dominique Leclerc reviennent avec Comment je suis devenue touriste.Touriste malgré elle Les Biches pensives, Annie Darisse et Dominique Leclerc, conjuguent drames intimes et collectifs dans leur quatrième création CHRISTIAN SAINT-PIERRE Depuis 2009, pour sortir de sa torpeur estivale, l\u2019amateur de théâtre peut compter sur Les Biches pensives, deux jeunes comédiennes et productrices pas banales.Après avoir investi le Café-Bar de la Cinémathèque avec Ça se dit pas et Nous sommes faits (comme des rats), puis la salle Jean-Claude-Germain du Théâtre d\u2019Au-jourd\u2019hui avec Deux ans de votre vie, voilà qu\u2019Annie Darisse et Dominique Leclerc, femmes, artistes et citoyennes, resplendissantes représentantes de la génération Y, prennent possession de la Petite Licorne avec Comment je suis devenue touriste, une pièce de Jean-Philippe Lehoux mise en scène par Michel-Maxime Legault.«On peut presque parler d\u2019un retour aux sources, lance Leclerc.C\u2019est-à-dire qu\u2019il y a de nombreuses correspondances entre le texte qu\u2019on s\u2019apprête à jouer et celui de notre premier spectacle, que nous avions écrit nous-mêmes en abordant des sujets qui nous prenaient aux tripes.Jean-Philippe a su élargir notre réflexion sur les relations humaines, autrement dit relier l\u2019intime et le collectif » Ainsi, intégrité, engagement, militantisme, résistance et altérité figurent parmi les sujets abordés.Tout ça bien entendu sur le mode aigre-doux qui est en voie de devenir le signe distinctif de la compagnie, un savant mélange d\u2019humour et de gravité.«On n\u2019a pas peur de faire rire, avoue Darisse.Mais on tient à le faire intelligemment.En sortant d\u2019un spectacle des Biches, les gens ne parlent pas des gags, ils parlent du texte, des enjeux.C\u2019est fondamental pour nous.Cela dit.Comment je suis devenue touriste est le premier texte franchement engagé auquel on se mesure.Même si on a commencé à travailler sur la production il y a un bon bout de temps, il faut admettre que le contexte sociopolitique actuel du Québec fait fortement écho au destin de notre héroïne.» Parlons-en, de cette héroïne.Quand la pièce commence, Alexandra Dorion-Jolicœur a cessé de se casser la tête.Elle sirote des daiquiris, travaille dans une crêperie bretonne, chantonne des airs de Noël.Jusqu\u2019à ce que celle qu\u2019elle était un an plus tôL la militante, trentenaire qui a parcouru les Etats-Unis à pied, surgisse de nulle part pour lui rappeler qu\u2019elle a déjà eu des idéaux, du cœur au ventre et même une colonne vertébrale.C\u2019est le début d\u2019un voyage initiatique haut en couleur, une plongée dans l\u2019inconscient d\u2019une jeune femme en quête de sens, mais aussi d\u2019amour.«C\u2019est comme deux amies qui se racontent un voyage, explique Darisse.Elles se créent un théâtre juste pour elles, prennent le salon pour une scène, se relancent sans arrêt.Comme elles sont dans le récit, dans le souvenir et même dans le ludisme, pour ne pas dire dans le fantasme, il arrive que certains protagonistes soient dépeints de manière un peu caricaturale, que certaines situations paraissent légèrement délirantes.Cela dit, on ne s\u2019écarte jamais de la vérité des personnages, de leur humanité, des questions qui les hantent.» Pour le moment, on se permet de vous dire que, sur papier, l\u2019aventure est drôle et touchante, jamais monotone.Nouvelle adepte d\u2019une démarche que certains appellent le tourisme expérimental, Alexandra part en guerre contre la consommation, elle s\u2019insurge contre les vacances divertissantes, abrutissantes et souvent nuisibles à l\u2019environnement et à la qualité de vie des habitants.Une manière habile d\u2019aborder le thème de l\u2019engagement et surtout d\u2019en sonder les limites.«Je me considère encore comme une personne engagée, affirme Leclerc.Mais fai déjà été beaucoup plus engagée que ça, et beaucoup plus enragée aussi.Je m\u2019inquiète de voir que les jeunes qui ont le temps de se positionner par rapport à leur société finissent souvent par cesser de le faire quand les responsabilités prennent le dessus.Ça devient de plus en plus difficile de dire haut et fort ce qu\u2019on pense sans mettre en péril notre statut social, notre situation financière et même nos relations amicales et familiales, autrement dit notre confort.» Une quête d\u2019équilibre, la recherche d\u2019un juste milieu, l\u2019atteinte d\u2019un certain bonheur, voilà bien ce qui occupe Alexandra.Pour découvrir si la jeune femme arrivera à concilier les deux aspects de sa personnalité, l\u2019amoureuse et la guerrière, vous savez ce qu\u2019il vous reste à faire.Collaborateur Le Devoir COMMENT JE SUIS DEVENUE TOURISTE Texte de Jean-Philippe Lehoux.Mise en scène de Michel-Maxime Legault.Une production des Biches pensives présentée à la Petite Licorne du 20 août au 7 septembre.Des drag queens pour réformer le théâtre ?Après un succès à Québec, le docuthéâtre Changing Room débarque à Montréal PHILIPPE COUTURE C> est comme un credo, une ligne de conduite, un combat à mener avec zèle.Le metteur en scène Alexandre Pec-teau, de plus en plus sollicité sur les scènes de Québec, mène une lutte sans merci contre un théâtre passif dans lequel les spectateurs sont constamment mis à distance.«Il faut que le théâtre cesse de se prendre pour du mauvais cinéma qu\u2019on regarde avec ennui, toujours au bord de la somnolence.Il faut que le théâtre retrouve sa dimension collective, charnelle, événementielle.Il faut que les humains Depuis ses débuts à la mise en scène, Alexandre Fecteau tente d'accomplir cette mission en faisant entrer le réel dans le théâtre, par la grande porte rassemblés dans une salle de théâtre soient vivants, sur scène comme dans les gradins.» Et vlan.Trois phrases percutantes pour dire les «vraies affaires» et énoncer une quête.Depuis ses débuts à la mise en scène, Alexandre Pecteau tente d\u2019accomplir cette mission en faisant entrer le réel dans le théâtre, par la grande porte.Pour construire Changing Room, docuthéâtre interactif sur les drags queens, il a été fidèle à ses habitudes et a réalisé des heures d\u2019entretiens qui forment la colonne vertébrale de son spectacle.Mais il a aussi reconnu dans les numéros des drag queens une forte imprévisibilité, un caractère performatif qu\u2019il cherche à transposer au théâtre pour bousculer les habitudes.Car sous le fard et les perruques, les drag queens sont des maîtres de la spontanéité et aiment se mettre constamment en danger.Toutes des qualités que Pecteau poursuit sans se lasser.«Les drags queens, dit-il, travaillent dans une dynamique de numéro de cirque, qui m\u2019intéresse parce que je trouve que ça les reconnecte avec quelque chose de puissant à l\u2019intérieur d\u2019elles, une énergie authentique.» Ainsi, pas de réflexion sur la grande question identitaire soulevée par l\u2019univers des drags queens, ni d\u2019incursion dans une pensée proche des gender studies.«Mes entretiens avec elles ont révélé que la question identitaire n\u2019est pas préoccupante.Mon intuition allait aussi dans ce sens.Ce qui leur importe, c\u2019est le show.» Avec ses comédiens, il a créé un spectacle qui alterne les numéros des drags queens et leurs confidences à la caméra.Chaque parole prononcée dans les entretiens originaux est redite à l\u2019identique par le comédien qui s\u2019en fait le porte-voix: un travail pointilleux sur l\u2019oralité, qui permet de révéler la personnalité du performeur dans l\u2019infini détail.«L\u2019idée est aussi d\u2019abattre certains préjugés.Bien des oeuvres de fiction véhiculent l\u2019image de la drag queen névrosée, exubérante, celle dont le personnage prend le dessus sur sa réelle personnalité.Mais j\u2019ai rencontré des gens bien différents de ce cliché.» Collaborateur Le Devoir CHANGING ROOM Texte : Alexandre Fecteau et Raymond Poirier.Mise en scène: Alexandre Fecteau.Une production de Nous sommes ici présentée à l\u2019Espace libre du 21 août au 8 septembre.\u2022NOUS SOMMES ICI ZilFaoût présente en collaboration avec Fierté Montréal et Espace libre Texte et mise en scène d'Alexandre Fecteau QljQ 95)08 Mardi au samedi, 20h.Vendredi 24 août, 18li30 et jeudi 30 août, 19h.;i ;i ; Billetterie : 514-521 ^191 www.espacelibre.qc.ca i.vo/< 1945, rue Fullum.Montréal âSffii LE DEVOIR Partenaire de la campagne d'abonnement Hydro Québec ABONNEZ-VOUS ! THEATRELALIC0RNE.COM 514 523-2246 SiimiLHlIllK LAI MANUFACTURÉ 0 LES BICHES PENSIVES 0' PORTE PAROLE 0 THEATRE DU NOUVEL-ONTARIO ET THÉÂTRE DE LA VIEILLE 17 0 THÉÂTRE DU GRAND CHEVAL 0 LA BANQUETTE ARRIÈRE 0 LAB87 0 URBI ET ORBI 0 THÉÂTRE JÉSUS, SHAKESPEARE ET CAROLINE 0 PROJET BOCAL 0 QUI VA LÂ 0 THÉÂTRE DEBOUT 0 THÉÂTRE LE CLOU 0 PETIT THÉÂTRE DU NORD Conseff des arts otd^Êottros Québec H H Conseil des Arts\tCanada Council du Canada\tfor the Arts 1^1 Potrimoine Canadian 1^1 canadien Heritage LE DEVOIR E 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 AOUT 2012 CULTURE.RENTREE TELEVISION AVEC LE CABLE Pour une télé intelligente La chaîne TV5 continue d\u2019investir cet automne dans une programmation exigeante, riche et diversifiée.MICHEL BELAIR AU téléphone, la responsable des communications de TV5, Josée Ann McDuff, se montre d\u2019entrée de jeu très claire: «La programmation d\u2019automne incarne bien notre mandat, qui demeure toujours d\u2019offrir à nos téléspectateurs une télé intelligente et ouverte sur le monde.» Chez TV5, on estime en effet s\u2019adresser à un auditoire qui ne cherche pas d\u2019abord le divertissement à tout prix et les séries américaines carburant à l\u2019hémoglobine.On y travaille plutôt pour «des gens curieux qui aiment entendre plusieurs points de vue sur un sujet; un auditoire qui aime les surprises et qui souhaite qu\u2019on lui présente les choses sous plusieurs angles différents.Nos spectateurs aiment la diversité et s\u2019intéressent à ce qui se passe dans le monde: notre programmation d\u2019automne reflète encore une fois tout cela», souligne Josée Am McDuff.En profondeur On sentira d\u2019abord cette orientation avec le retour de l\u2019un des joyaux de TV5, toutes catégories confondues: ses téléjournaux internationaux diffusés à partir des grandes capitales de la francophonie.On peut prendre là, chaque jour, des nouvelles du monde en écoutant toute une série de reportages en provenance de la France, de la Belgique, de la Suisse et de l\u2019Afrique francophone, grâce au réseau international de TV5 Monde.Mais il n\u2019y a pas que les bulletins d\u2019information qui permettent d\u2019aborder le monde, explique la responsable des communications de la chaîne ; plusieurs nouvelles séries programmées cet automne permettront de creuser en profondeur des sujets souvent difficiles et moins grand public.«Nous avons choisi plusieurs fictions chez nos partenaires et nous les avons adaptées pour la réalité québécoise.Je pense surtout à une émission d\u2019origine israélienne, Be Tipul, qui a fait couler beaucoup d\u2019encre lors de sa diffusion par la chaîne américaine HBO [In Treatment] et qu\u2019on présentera ici sous le titre i\u2019En thérapie.On y aborde, sous le mode de la fiction, le monde de la thérapie au moyen de rencontres avec des personnages souvent extrêmement complexes.Diffusée cinq soirs par semaine à 22h, c\u2019est une émission réalisée par Pierre Gang qui met en vedette des comédiens de premier plan, comme François Papineau, Sébastien Ricard, Pascale Bus-sières.Élise Guilbault, Macha Limonchik et plusieurs autres.» PLANETE + Découvrez notre programmation automnale.Dès le 25 août ! Plusieurs nouveautés^ dont*** EXPLORATION Tout un monde Projection Art et culture NO LIMIT GRAND ÉCRAN SOCIÉTÉ coup de coeur JUSTICE SÉLECTION HISTOIRE Nouveaux épisodes, dont.Dès te 5 septembre s^zJÆj Jd yUIs 11 /dJJJdJjj-Bf 1b JBJJjpBj dJj Aozill-'Jl^jldjJ zJb ''ÿÉ) jjjJjJdlBB lidJdydjJj djJB z^hldldl/B Jb Un film coproduit par .\t- Gédéon Programmes Planète + Dassault Systèmes En partenariat avec : CANALSAT, Studiocanal Flammarion La Mairie de Paris,\tB Le Musée Carnavalet Le Centre des Monuments Nationaux Le CNC PROCfREP (Société des Producteurs de Cinéma et de Télévision) MEDIA En débrouillage jusqu'au 31 août prochain ! Pour tout savoir.* Iachaineplanete.com ou suivez-nous sur ül Tube Une autre fiction, française celle-là.École de médecine \u2014 diffusée le lundi à 22 h \u2014 qui suit des étudiants faisant leur internat dans un grand hôpital français, devrait aussi générer beaucoup de commentaires.Dés novembre, Philippe Desrosiers \u2014 découvert lors de la série Le sexe autour du monde, un des grands succès Plusieurs nouvelles séries permettront de creuser des plus difficiles et moins grand public de TV5 l\u2019an dernier \u2014 revient dans un tout autre contexte, alors qu\u2019il présentera Voyage au bout de la nuit.Il nous fera en fait plonger dans la vie nocturne de quelques grandes capitales : on y découvrira entre autres Montréal, Rio, Berlin, Mumbaï et Kinshasa.Autre retour attendu, avec aussi un changement à la clé.Ma caravane au Canada devient Ma caravane au Québec, l\u2019émission sera toujours animée par le comédien Vincent Gratton, mais il sera accompagné cette année de Pierre-Alexandre Fortin, avec qui il sillonnera les routes et les régions du Québec pour y trouver des aspects non encore explorés.La même préoccupation a mené à la sélection de Métronome, qui s\u2019intéresse aux différentes étapes de la construction du métro de Paris, et de la série policière Les beaux mecs, dans laquelle un gangster repentant raconte la France des années 1950 à 1970.Sans oublier les magazines et les jeux-question-naires^qui reviennent: entre autres, À table! avec Chantal Lamarre, GPS Monde avec Mélanie May-nard, Science ou fic-sujets lion animé par Réal Bossé, Cliquez! où Julie Lafrenière fait le tour de la planète web.Des chiffres et des lettres.Secrets de l\u2019histoire.Envoyé spécial, Tha-lassa.Le tout construit avec 15% de programmation originale conçue ici et une sélection de ce que la télé de la francophonie offre de mieux.C\u2019est ça, un mandat clair, exigeant et ouvert sur le monde.Interagir directement Et le web dans tout cela?Et les réseaux sociaux?Aouette ! Josée Ann McDuff s\u2019anime encore plus au bout du fil.Elle rappelle d\u2019abord que la majorité du contenu de TV5 est accessible en «mode rattrapage», comme on dit maintenant, mais que plusieurs séries comptent aussi un site Internet et des comptes Facebook et Twitter, qui permettront aux spectateurs d\u2019interagir directement.Durant l\u2019émission En thérapie, par exemple, des psychologues du CSSS Jeanne-Mance analyseront un cas en particulier à partir d\u2019une séquence de l\u2019émission ; les téléspectateurs pourront aussi réagir directement via le site, en tout temps, surtout que TV5 devrait avoir développé des applications iPhone, iPad et Androïd lorsque la saison s\u2019ébranlera, le 10 septembre.Encore une fois, le mandat est clairement défini : faire appel à l\u2019intelligence des gens et leur donner des outils modernes pour mieux interagir.Ce qui nous permet de conclure avec cette autre « application» remarquable développée parTV5: FrancoLab (francolab.tv5.ca).Il s\u2019agit en fait d\u2019un laboratoire d\u2019apprentissage du français en ligne : on y trouve toute une série de vidéos à l\u2019usage des profs ou des animateurs, des dossiers, des fiches questions-réponses, des jeux-questionnaires sur toutes sortes de sujets.Bref, en se promenant dans le site du Lah, on se surprend à s\u2019imaginer francophile et à piger au hasard des sujets dans cette caverne aux trésors.Une découverte à faire l\u2019année durant.Le Devoir \"'N Paris, une ville à remonter le temps sera la plus grosse production de l\u2019année, avec 2,3 millions d\u2019euros (3 millions de dollars).DOCUMENTAIRE Planète Plus souffle ses dix bougies Comme pour souligner un anniversaire, la chaîne documentaire s\u2019offre une programmation exceptionnelle.HÉLÈNE ROULOT-GANZMANN Tj' n dix ans, nous nous sommes créé une base ^ Hz d\u2019abonnés très fidèles qui ne cesse de croître», assure Claire Bourgeois, présidente et chef de la direction de TerraTerra Communications, l\u2019organisme d\u2019import-export de services télévisuels internationaux qui a fait venir Planète Plus en terre canadienne.Et, pour continuer sur cette belle lancée, la programmation d\u2019automne s\u2019annonce spectaculaire.Planète Plus est devenue la chaîne étrangère numéro un en sol canadien.«Notre force est peut-être d\u2019avoir beaucoup et rapidement travaillé sur l\u2019évolution des nouvelles technologies, estime M\u201c® Bourgeois.La HD, la mobilité; notre site Internet est connecté avec les réseaux sociaux.Il y a un bon système de communication autour de Planète.Aussi, grâce à la transition au numérique, on dessert de plus en plus de collectivités plus petites.On est disponible chez tous les grands distributeurs: Vidéotron, Cogeco, Telus, mais aussi via de plus petits en région, dans Charlevoix, en Estrie, notamment.» Mais c\u2019est surtout sur sa programmation que Planète Plus mise pour élargir encore sa base d\u2019abonnés.Une programmation qui, à 75%, reprend les émissions de sa grande sœur française et qui garde toujours le même cap.«Par rapport à ce qu\u2019on trouve dans les autres chaînes canadiennes du même genre que la nôtre, nos abonnés nous trouvent moins sensationnalistes, explique la présidente de TerraTerra Communications.Nos sujets sont approfondis.C\u2019est une facture qui est différente de ce qui est produit en Amérique.» Et, pour fêter ces dix ans de diffusion ici, la programmation s\u2019annonce relevée cet automne.Faites entrer l\u2019accusé revient dès le 5 septembre: douze nouveaux épisodes seront diffusés.Et la case Série du dimanche soir est bien remplie.« On va y mettre toute grande série que nous avons, telle Assassinat politique, lœs grandes évasions.Les grandes escroqueries, etc., explique Céline Laporte, directrice générale et vice-présidente développement de TerraTerra Communications.Il y aura à ta fois des rediffusions de séries que nos abonnés nous demandent, mais aussi des nouveautés.» Mais, ce qui va marquer cette rentrée, ce sont surtout trois grandes productions à gros budget.« On a doublé notre budget d\u2019investissement en inédit, note Olivier Stroh, directeur des chaînes Découverte du groupe Canal Plus à Paris.Nous avons donc décidé de faire une superproduction par an et de réduire de moitié le nombre de documentaires, tout en leur allouant de plus gros budgets.» Paris, une ville à remonter le temps sera donc la plus grosse production de l\u2019année avec 2,3 millions d\u2019euros (3 millions de dollars), dont le tiers déboursé par Planète.«Il y a une émission de 90 minutes grand spectacle qui s\u2019adresse à toute la famille.Nous allons de ta préhistoire à nos jours, avec beaucoup de reconstitutions historiques tournées en décor naturel, avec quand même un tiers d\u2019images de synthèse, dont certaines sont tournées en 3D: avec un système de lunettes, vous allez pouvoir vous promener dans le Paris moyenâgeux ou romain !» Les tournages sont exceptionnels: ainsi, le roi saint Imuis est filmé dans la Sainte-Chapelle, les vues du ciel tournées d\u2019un hélicoptère sont vertigineuses et l\u2019image a une patine très moderne.«Parallèlement, il y a quatre films de 52 minutes, pour le coup, plus adultes, ajoute M.Stroh.Avec tous les historiens de la ville de Paris qui viennent, chacun dans sa spécialité, nous raconter les différentes époques.» Diffusion prévue dans le courant du mois d\u2019octobre.A surveiller et à ne surtout pas manquer pour les amoureux de la Ville lumière.Le Reich de la propagande Autre temps fort de la rentrée.Propaganda compagnie, un documentaire qui exhume à la fois des images connues et inédites de la Seconde Guerre mondiale, afin d\u2019expliquer aux abonnés, aux téléspectateurs et notamment au public plus jeune que la vision et les images qu\u2019ils ont de la guerre et du Troisième Reich ne sont pas des images brutes, mais des images mises en scène.Ce nouveau documentaire décrypte ainsi ce savoir-faire allemand en suivant quatre opérateurs, qui sont les personnages centraux.«Pour certains, nous avons retrouvé des entrevues, pour deux autres, nous sommes partis de l\u2019écriture de leurs mémoires.On va suivre leur guerre, l\u2019avancée de l\u2019Allemagne nazie, jusqu\u2019à sa défaite.Et on va raconter comment ces images, jusqu\u2019à la toute fin, ont raconté des contre-vérités.» On devine ainsi, via les témoignages de civils français et allemands, comment ces films étaient réalisés, comment tous les jours ils remontaient à Berlin pour être visionnés par Joseph Goebbels lui-même, avant de repartir partout en projection dans les cinémas de toute l\u2019Europe.Aussi sur Paris : Gang Story.Ou l\u2019histoire des gangs de 1945 à nos jours.Deux fois 52 minutes, avec une partie sur les blousons noirs de l\u2019après-guerre et l\u2019autre sur les bandes des années quatre-vingt, notamment les skinheads.«On décrypte toute cette violence par la caméra d\u2019un jeune réalisateur noir, qui a lui-même fait partie d\u2019une bande et qui, maintenant, est médiateur, pour expliquer aux plus jeunes que la violence n\u2019est vraiment pas une solution, raconte le directeur des chaînes Découverte.Collaboratrice Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 AOUT 2012 E 5 ÎGINEMA JULIEN\tFV^TRICE\tSTÉPHANE m Une\tCOMPÉimON Ofhcielie J*CC , POULIN DUBOIS BRETON , d0S\tI\ttlTl#i jnteyrôta^ons\tJ PBnt^Œcu^ïhucfÜE siïiâiÔNÔFFiaELLf2oi2 justes (.) de la part d\u2019un trio central admirable.» UN FILM DE RAFAËL OUELLET AlbsaSImon, variety pr6c6d6 du court-mâtrege quâbâeols N08TRADAM0S râallaâ par Maxonc» Bradley, Elisabeth Olga Tremblay et Almtandre Lampron CAMION m PRESENTEMENT A LAFFICHE Trois hommes en quête de sens Camion s\u2019impose comme le film le plus achevé de Rafaël Ouellet CAMION Réalisation, scénario et montage: Rafaël Ouellet Avec Julien Poulin, Patrice Dubois, Stéphane Breton, Maude Giguère, Jacob Tierney, Noémie Godin-Vigneau, Cindy Samson.Image: Geneviève Perron.Musique: Robin-Joël Cool, Viviane Audet, Eric West Canada, 2012, 94 min.ODILE TREMBLAY Après Le cèdre penché, Derrière moi et New Denmark, qui montraient, dans un Québec de ruralité, des émois adolescents subtils sur des scénarios encore en quête de leur mécanique, Rafaël Ouellet signe avec Camion, doublement primé au Festival de Karlovy Vary, son film le plus achevé.Œuvre de maturité, affinant cette si^ature pudique de cinéaste qui laisse parler les silences.Camion s\u2019appuie sur les relations d\u2019un père meurtri avec ses deux fils.Avec un art de l\u2019ellipse, utilisant aussi les paysages d\u2019automne pour répondre au spleen du climat psychologique, sur une trame musicale particulièrement inspirée, le cinéaste québécois maîtrise la texture et la direction d\u2019acteurs d\u2019un film qui ne prétend pas à l\u2019originalité du thème.54 K-FILMS AMERIQUE Dans le dernier film de Rafaël Ouellet, Stéphane Breton interprète un viveur en dérive de vie qui, avec son frère, devra épauler son père.Les rapports père-fils et la vulnérabilité masculine devant la mort ont été ces dernières années au cœur des longs métrages A l\u2019origine d\u2019un cri de Robin Aubert et Route 132 de Louis Bélanger, pour ne nommer qu\u2019eux.Proche aussi par l\u2019esprit du Vendeur de Sébastien Pilote, Camion trouve sa grâce personnelle à travers des fibres de détresse en parfaite chimie.Rafaël Ouellet a tourné l\u2019essentiel du film dans son village natal de Dégelis, dans le Bas-du-Fleuve, dont sa directrice photo Geneviève Perron a tiré des images d\u2019une âpre poésie.Démarrant avec un accident de camion très réussi du héros Germain Qulien Poulin, en une bouleversante plongée dramatique) , qui percute une voiture et tue la conductrice, le film nous entraîne au cœur de sa dé-pressîon.Incapable de retrouver le goût de vivre, îl se voit sauvé par ses deux fils trente-naîres en étonnant contraste.Samuel (Patrice Duboîs), un être renfermé, esseulé et doté du sens des responsabilités, part quérir au Nouveau-Brunswick son fi-ère Alain (Stéphane Breton), viveur en dérive de vie, afin d\u2019épauler le père ab- sent qui laissa jadis leur éducation aux mains d\u2019une mère aujourd\u2019hui disparue.Le naturel des acteurs constitue un des points forts du film, tout comme les dialogues, rares et percutants, dont la musique prend souvent le relais.Blues de route sur une chanson country qui mène â la réunion des trois hommes aux différentes blessures.Camion appelle par petites touches la rédemption des personnages.Certaines scènes \u2014 une visite de Germain au salon mortuaire, les retrouvailles de Samuel avec l\u2019amour de sa vie jamais oublié (Noémie Godin-Vigneau), une joute de billard d\u2019Alain avec un vieil ami, et surtout une vibrante partie de chasse en électrochoc salvateur \u2014 sonnent si juste que chaque détail de mise en scène vient nourrir l\u2019émotion et la vérité du film.En faisant vibrer â la fois les cordes de la solitude, de la ira-gilité et de la solidarité masculines, Camion puise dans une tragédie qui n\u2019exclut jamais l\u2019humour, des ressorts dramatiques puissants qui l\u2019entraînent peu â peu vers ses pardons et sa lumière.Le Devoir Fuites et lumières du passé JE N\u2019AI RIEN OUBLIE Réalisation : Bruno Chiche.Scénario: Bruno Chiche, Fabrice Roger-Lacan, Juliette Sales, Jennifer Devoldere, d\u2019après le roman Small World de Martin Sutter.Avec Gérard Depardieu, Niels Arestrup, Alexandra Maria Lara, Françoise Fabian, Nathalie Baye.Image: Thomas Hardmeier.Musique: Klaus Ba-delt.Montage: Marion Monnier.France, 2010, 93 min.ODILE TREMBLAY Ce film du Français Bruno Chiche (derrière Barnie et ses petites contrariétés) fascine par son exploration â plusieurs niveaux de la mémoire â géométrie variable, mais sa forme aurait gagné â s\u2019éclater davantage en des zones éthérées et oniriques.Suspense, chronique d\u2019une société rigide aux codes de classe, le film se structure comme une sorte de puzzle.Adapté d\u2019une partie du roman Small World de Martin Sutter,/e n\u2019ai rien oublié met face â face pour la première fols Gérard Depardieu et Niels Arestrup, en amis d\u2019enfance séparés par des secrets de famille mal digérés.Dans un univers de riches bourgeois de province â la Chabrol, la matriarche Elvira (Françoise Fablan) règne sur un mq-nolr au bord de l\u2019étouffement.À la cérémonie de mariage du petit-fils, un fantôme du passé, qui Incendia jadis une des maisons de la famille, surgit, vite éconduit par la porte d\u2019en arrière : Conrad (Depardieu), personnage lunaire qu\u2019on découvrira atteint de la maladie d\u2019Alzheimer et qu\u2019Elvlra décide d\u2019hé-berger, ce qui fait basculer le destin de chacun.Cette maladie, Bruno Chiche en évacue les détails cliniques, ce qui l\u2019entraîne du côté de la fable, sans y plonger suffisamment.Conrad devient un symbole de l\u2019Innocence bafouée.Son amnésie doublée d\u2019une hy-permnésle des événements du passé en fait un ravlveur redoutable des vieux squelettes du chic placard.Le jeu de Depardieu, trop monolithique dans sa bulle enfantine de béatitude, pâlit devant celui d\u2019Arestrup, pervers et Insolite dans la peau de Thomas, oisif fils de famille expert en louvoiements.Quant â Françoise Fablan, quolqu\u2019lm-pérlale, elle semble avoir l\u2019âge de son fils Thomas, ce qui nuit â la crédibilité de l\u2019histoire.Le film possède ses finesses, dont ses beaux décors et sa musique subtile, aussi dans le crescendo de la perte des repères.Le jeu des souvenirs ou des oublis, la quête de vérité poursui- vie par Simone (Alexandra Maria Lara), la bru de Thomas, l\u2019étrangère au clan, participent au thriller psychologique, mais le cinéaste sème trop d\u2019indices pour qu\u2019on ne vole pas venir de loin la clé de l\u2019énigme.On salue la figure d\u2019ombre du vieux majordome (Féodor Atklne), amant de Madame, qui glisse avec poésie dans cet univers suranné, aussi celle, discrète, de Nathalie Baye en amante d\u2019autrefois, déchirée par ses mauvais choix.Le côté vieillot du film (on se croirait parfois dans le monde d\u2019Agatha Christie) le dessert vite pourtant, et on a du mal â s\u2019attacher aux personnages (celui du petit-fils d\u2019Elvlra, joué par Yannick Renier, n\u2019est qu\u2019lnslgnl-flance).Cette mise en scène trop sage s\u2019enlise parfois.Restent un climat d\u2019anxiété et ces jeux sur la mémoire rarement présents au cinéma.Le Devoir MAGALI BRAGARD La matriarche Elvira et son petit-fils Il voit des morts PARANORMAN Réalisation: Chris Butler, Sam Fell Scénario: C.Butler.Photo: Tristan Oliver.Montage: Christopher Murrie.Musique: Jon Brion.États-Unis, 2012, 93 min.FRANÇOIS LÉVESQUE Norman, 11 ans, est comme le petit garçon du film The Sixth Sense : il voit des gens qui sont morts.Bien sûr, personne ne le croif, â commencer par ses parents.A l\u2019école, sa différence le signale d\u2019office comme souffre-douleur.Cela dit.Norman n\u2019a guère le temps de s\u2019apitoyer sur son sort.En effet, une sorcière pendue â l\u2019époque par les fondateurs puritains serait sur le point de se réveiller â l\u2019approche des célébrations du tricentenaire de la ville, et avec elle une armée de morts-vivants ! Une catastrophe sur mesure pour les dons de Norman, quoi.Réalisé en animation image par image («stop-motion»), Pa-raNorman déploie une imagination macabre délicieuse et une virtuosité technique éblouissante.Cette production des studios Laika, responsables du fabuleux Coraline, fait de surcroît un usage raffiné de la technologie 3D, ici employée essentiellement pour accentuer la profondeur de champ et l\u2019impression de tangibilité.Très sophistiquée, la réalisation proprement dite rend compte d\u2019un sens de la composition évident.On se surprend parfois â oublier qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un film d\u2019animation, c\u2019est tout dire.Rythmé, ludique et riche en observations de mœurs justes, le premier acte, voué â la présentation et â la mise en place des enjeux qui seront développés plus loin, s\u2019avère également le plus intéressant.Par la suite, la minceur du récit devient un ALLIANCE Réalisé de manière très sophistiquée, ParaNorman fait parfois oubher qu\u2019il est un film d\u2019animation.peu trop apparente, alors que le message de tolérance en vient presque â tenir lieu d\u2019intrigue.Heureusement, un dénouement survolté et une galerie de personnages savoureux parviennent â rééquilibrer l\u2019ensemble.ParaNorman ne manque par ailleurs pas d\u2019ambition, brossant le portrait critique d\u2019une société américaine au bigotisme latent et toujours prête â fourbir ses armes avant de poser des questions.Cet aspect en toile de fond est graduellement amené â l\u2019avant-plan.Si la démonstration n\u2019apparaît pas très subtile, elle n\u2019en demeure pas moins pertinente.Lorsque divertissement jeune public et réflexion se rencontrent, on recommande.Collaborateur Le Devoir EXC3NTRIS CAMION RAFAEL OUELLET, 95 MIN, V.O.FRANÇAISE.15 H 05,17 H 45,19 H 30, 21H 30 BILLETTERIE : 514 847-2206 3536, BOULEVARD ST-LAURENT, MONTRÉAL OG CINEMAEXCENTRIS.COM \t DEUX JOURS À NEW YORK\tEN ATTENTE JULIE DELPY\tDE VISA GUILTY OF ROMANCE SION SONO\tËROTISME 1 LA SOURCE DES FEMMES RADU MIHAILEANU\t05] ROME MON AMOUR WOODY ALLEN\t05] MOONRISE KINGDOM WES ANDERSON QUAD et BLUEPRINT FILM présentent UNE COPRODUCTION FRANCO-ALLEMANDE UN FILM DE BRUNO CHICHE D\u2019APRÈS LE ROMAN SMACl WORLD DE MARTIN SUTeR AUX ÉDITIONS \u2022, CHRISTIAN BOURGOIS AVEC YANNICK RENIER r AVEC LA PARTICIPATION DE PASCALE ARBILLOT : ISM» StL IK Mtst CSH Studb37a bezoNU'I-I DU gjjjnnL www.jenairienoublie.com G LesFilmsChristal PRESENTEMENT A L\u2019AFFICHE! ?CONSULTEZ GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS LES FILMS CHRISTAL http://cinemaexcentris.com E 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 AOUT 2012 [DE VISU S PHOTOS GUY L HEUREUX Présentée à la galerie Simon Blais, l\u2019exposition MagniGer est composée d\u2019œuvres qui, en embrassant le réel, transfigurent la réalité.Détail de l'installation Réservoir de Catherine Bodmer (2006) La régularité trompeuse du banal MAGNIFIER Galerie Simon Blais 5420, boni.Saint-Laurent, local 100 Jusqu\u2019au 8 septembre GALERIE THOMAS HENRY ROSS ART CONTEMPORAIN ChezB-312 372, Sainte-Catherine Ouest, espace 403 Jusqu\u2019au 25 août MARIE-ÈVE CHARRON Les galeries d\u2019art réservent souvent pour l\u2019été des expositions pots-pourris, l\u2019occasion pour elles de montrer le travail de l\u2019ensemble de leurs artistes.Si certaines galeries donnent donc dans plusieurs directions, d\u2019autres choisissent de resserrer leur propos dans des expositions thématiques.Dans ce registre, quelques initiatives ressortent du lot En voici deux.A la galerie Simon Blais, les employées Natacha Clitandre et Catherine Plaisance, aussi artiste, ont endossé le rôle de commissaires pour concocter une exposition ayant pour thème «Magnifier».Elles ont ciblé des œuvres qui, bien qu\u2019elles embrassent le réel, visent à en transfigurer la banalité.Il en va bien sûr de la singularité de la démarche des artistes, qui d\u2019emblée offre une vision différente du monde, mais surtout des dispositifs employés qui ont en commun, chez Catherine Bodmer, Olivia Boudreau, Jocelyn Philibert et Kendra Wallace, GALERIE BERNARD Exposition des oeuvres des 31 artistes de la galerie Présence des artistes le 25 août de 14h à 17h 3926, rue Saint-Denis, Montréal 514 277 0770 \u2014 galeriebernard ca DU 22 AOÛT AU 22 SEPTEMBRE ACCRO Une première! La FLORIDE pour l\u2019art et la musique I 9 septembre - Conférence à Montréal en vue du voyage de février 2013: St.Petersburg - Sarasota - Tampa 3 novembre - Exposition à Québec ART ET NATURE AU MOYEN-ÂGE Les, peaux ^détours www.lesbeauxdetours.com 514 352-3621 En collaboration avec Club Voyages Rosemont Titulaire d\u2019un permis du Quebec d\u2019impliquer le regard et de l\u2019induire subtilement en erreur.Horizons bleus Est-ce un hasard, mais le paysage est récurrent dans cette sélection, assurant une cohérence à l\u2019ensemble de l\u2019exposition qui présente en entrant des horizons,bleus et des deux nocturnes.A l\u2019évidence, la nature se prête bien à une manipulation de sa représentation.La jeune artiste Kendra Wallace cadre l\u2019horizon de la mer, suppose-t-on, avec son appareil photo.Toutes les vues de formes identiques imposent une régularité trompeuse, ainsi que le bleu un brin artificiel qui couvre l\u2019ensemble des surfaces, estompant encore davantage la ligne d\u2019horizon séparant le ciel et l\u2019eau.Il y a pourtant dans ces monochromes bleus d\u2019infinies nuances où plonger le regard, qui se surprend alors à fouiller une profondeur insondable, voire vertigineuse.La répétition d\u2019un module se retrouve également dans l\u2019installation de Catherine Bodmer, tout juste à côté, qui a superposé à l\u2019horizontale des cruches d\u2019eau commerciales.Au-dessus, un éclairage au néon rappelle la froideur clinique d\u2019une serre, puisque justement une culture vivante d\u2019algues prolifère dans les contenants transparents.L\u2019installation profite aussi bellement de la lumière naturelle, qui exacerbe le spectacle des jeunes pousses vertes flottant sur l\u2019eau.Chaque goulot de bouteille s\u2019offre en effet comme une lunette qui invite le regard à observer ces paysages miniatures qui font intrusion dans le contenant aseptisé de plastique.Le désordre de la prolifération des algues entre d\u2019ailleurs en contradiction avec l\u2019emploi convenu de Découvrir une chapelle et un quartier disparus Tournées découvertes Mardi au dimanche en après-midi 1®'juin au 2 septembre 2012 Tarifs Adulte_______________10 $ Étudiant et aîné________7\t$ Enfant__________________5\t$ Famille________________20\t$ MUSEE MARGUERITE- BOURGEOYS 400, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal 514-282-8670 © Champ-de-Mars www.marguerite-bourgeoys.com ?TI Baladodiffusion www.marguerite-bourgeoys.com/bon-secours Cuttun, Communications mt\t_ _\t,\t.\u201coCétecSS Montreali Ce projet a été réalisé dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal Partenaire DEVOIR Paysage approximatif (diptyque no.2), 2008, impression jet d'encre, de Catherine Bodmer f! 3 ces cruches.Eragment d\u2019un ensemble plus grand et d\u2019un processus en cours depuis 2006, notamment exposé à B-312, non seulement l\u2019installation Réservoir est un aquarium, mais elle permet également d\u2019engendrer d\u2019autres œuvres.L\u2019artiste a photographié l\u2019évolution de ces végétaux aquatiques qu\u2019elle a scrutée avec une attention extrême.Comme le donnent à voir plus loin dans l\u2019exposition quelques diptyques et études, le point de vue de la caméra fait ra-ser le regard à la surface de l\u2019eau, jusqu\u2019aux détails définis par la profondeur de champ.Si Bodmer exploite la multitude, Jocelyn Philibert, lui, isole et circonscrit son sujet: des arbres.Chaque photo se concentre sur un seul arbre qui, à la faveur de la nuit, est découpé par la lumière artificielle dont l\u2019éclat est dramatique et tranchant De cette série de 2006, les commissaires ont mis en avant les arbres fruitiers que l\u2019artiste a choisi de photographier en fleurs, amplifiant le caractère onirique de ces arbres majestueux surgissant de la profonde noirceur.Ce n\u2019est d\u2019ailleurs qu\u2019au moyen de plusieurs prises aidées d\u2019un flash que Philibert a pu photographier un sujet aussi imposant dans la nuit La mani- pulation numérique nécessaire pour reconstituer en image l\u2019intégrité des arbres explique l\u2019énigmatique présence éclairée de ces feuillus.Le regard est autrement sollicité par la remarquable vidéo L\u2019étuve d\u2019Olivia Boudreau, vue récemment au Musée d\u2019art contemporain de Montréal.L\u2019œuvre en boucle d\u2019une durée de 20 minutes donne à voir des écrans de vapeur, rappelant à certains égards les monochromes bleus de Wallace.Or, nul paysage embrumé ici.De manière cyclique, la vapeur se dissipe et le regardeur finit par discerner la scène d\u2019un sauna et de ses usagères dont il éprouve singulièrement la proximité.Judicieusement placée à la fin d\u2019un parcours bien monté où le paysage dominait, cette œuvre fait surgir des corps à la présence troublante et qui, d\u2019une apparition à l\u2019autre, se font lentement désirer.Galerie new-yorkaise La galerie Thomas Henry Ross Art contemporain fait sa première apparition en sol montréalais.La galerie, fondée à New York en 2011, a adopté la formule dite du pop up, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle est nomade et squatte différents lieux, à vocation artis- tique ou non, pour présenter ses expositions.Son propriétaire, le collectionneur Jean-Michel Ross, y joue tous les rôles, et donc aussi celui de commissaire pour cette exposition dans les espaces du centre B-312, libres pendant la saison estivale.La galerie a saisi le prétexte de cette initiation montréalaise pour réfléchir sur le contexte dans la production de l\u2019art actuel avec les œuvres de trois artistes et un collectif.Sarah Greig, par exemple, va au plus près des conditions physiques d\u2019exposition de l\u2019œuvre en exploitant la forme du cartel, tandis que Kim Waldron a comparé les unes de journaux montréalais et nationaux pour les dates mémorables, dans le cadre de la grève étudiante, le 17 et le 23 mai, révélant des contextes politiques, médiatiques et linguistiques.Entendu dans un sens très large donc, le sujet du contexte fera d\u2019ailleurs l\u2019objet d\u2019une conférence à la galerie aujourd\u2019hui, à 15h.La directrice de B-312 Marthe Carrier et la directrice du Centre Consonni (Bilbao) Maria Mur Dean prendront la parole en compagnie de l\u2019instigateur de ce projet Entrée libre.Collaboratrice Le Devoir GALERIE SIMON BLAIS Jusqu\u2019au 8 septembre 2012 MAGNIFIER Catherine Bodmer Jocelyn Philibert Olivia Boudreau Kendra Wallace 5420, bout St-Laurent, locall 00, Montréal, Québec \u2022 www.galeriesimonblais.com \u2022 514 849-1165 LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 AOUT 2012 E CULTURE.LIVRES EN APARTE Un modèle à limiter O Jean-François Nadeau N éjean Tremblay a toujours su livrer des analyses particulièrement éblouissantes à ses lecteurs.Pas étonnant qu\u2019il soit, depuis tant d\u2019années, un des chroniqueurs sportifs les mieux payés au Québec.Il y a quelques jours, à la suite du triplé jamaïcain au 200 mètres, il nous expliquait tout l\u2019intérêt qu\u2019il y aurait «à imiter» le modèle jamaïcain dans la perspective d\u2019un nouveau Québec.«Si Pauline Marais rêve de voir un jour des athlètes québécois briller aux Jeux olympiques, j\u2019espère qu\u2019elle va prendre quelques petites notes sur le pourquoi des sprinters et spécialistes de l\u2019athlétisme jamaïcains», écrivait-il avec sa plume au style unique.Réjean Tremblay sait de quoi il parle.Comme il le dit d\u2019ailleurs, «il suffît de chercher sur les différents sites Internet traitant de la Jamaïque» pour être, comme lui, bien au fait de la réalité de ce pays.Alors, qu\u2019a-t-il appris en naviguant dans l\u2019éther du Net?«On y apprend que le gouvernement jamaïcain est très exigeant avec les écoles et les collèges de l\u2019île.Le sport doit être pratiqué de façon intensive, on se paye de bons entraîneurs et en plus, les meilleurs [.] jouissent d\u2019une couverture importante à la télé et dans les journaux.» On pourrait bien sûr se demander si c\u2019est le gouvernement québécois qui pousse ici les médias à ne parler que de hockey, hiver comme été.Mais ce serait perdre de vue l\u2019essentiel, à savoir que la Jamaïque est «un modèle à imiter».Sur cette île des Caraïbes, Réjean Tremblay aurait-il appris autre chose en lisant davantage ?Dans Pourquoi les Blancs courent moins vite, un livre de Jean-Philippe Leclaire, spécialiste de l\u2019athlétisme et ancien rédacteur en chef de L\u2019Equipe Magazine, on découvre par exemple qu\u2019il n\u2019existe pas de recette magique pour expliquer la réussite des sprinters à travers l\u2019histoire, qu\u2019ils soient jamaïcains ou autres.Sur la piste des grands coureurs, Leclaire rend compte notamment de ses séjours au pays d\u2019Usain Boit.Il rappelle que le champion et ses compagnons de stade viennent d\u2019une ancienne colonie britannique où les conditions de vie semblent pour le moins éloignées de ce qu\u2019on pourrait sérieusement considérer comme «un modèle à imiter».Parlant de Boit, il observe comme d\u2019autres avant lui que «cette grande star a grandi dans un village dont les maisons n\u2019ont pas encore toutes l\u2019eau courante ni l\u2019électricité».Les habitants de ce village se plaignent toujours de ne pas avoir accès à de l\u2019eau potable, sauf de façon très épisodique.«La famille Boit et les autres habitants de Sherwood Content doivent stocker l\u2019eau de pluie dans des cuves ou se lancer dans une petite expédition» pour en rapporter.Un jour, explique Wellesley Bolt en entrevue, son fils prodige, alors déjà une immense vedette, a dû aller se laver à la rivière à 5,5 km de la maison.Le père Boit menace depuis d\u2019en appeler «aux Nations unies ou à des pays étrangers» si le gouvernement jamaïcain n\u2019arrive pas à corriger la situation.Il attend toujours.Jean-Philippe Leclaire évoque encore les lourds problèmes de consommation des dérivés du chanvre.La fumée du ganga autant que les routes à peine bitumées conduisent bien des conducteurs de l\u2019île tout droit dans des ravins, au propre comme au figuré.Les grands champions caribéens proviennent presque tous du Cockpit Country.On y est loin des palaces pour touristes qui se laissent flotter sur des airs de Bob Marley et plus près de la vie réelle de tout un peuple de dépossédés.Lorsque l\u2019esclavage fut aboli en Jamaïque en 1836, soit trois ans après le Canada, les maîtres britanniques eurent la bonté de laisser les pires terres aux habitants du Cockpit Country.C\u2019est là que gr^dissent encore la plupart des grands coureurs jamaïcains.On y mange toujours du yarn, l\u2019ancienne nourriture des captifs des cales des bateaux négriers.Mais personne ne saurait affirmer sérieusement qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un aliment propre à expliquer à lui seul la réussite sportive de quelques individus venus de ce pays.Le roi Usain Boit empoche désormais des millions.Il roule en Mercedes et offre généreusement de l\u2019argent pour qu\u2019on bouche tant bien que mal les principaux trous de la rue principale de son village.Sa réussite personnelle permet-elle d\u2019affirmer pour autant que sa société constitue un modèle ?François Legault affirmait pour sa part cette semaine qu\u2019il faudrait plutôt s\u2019en remettre au modèle chinois, jugeant que l\u2019idée de mener «la belle vie» constituait en soi un problème social.Modèle jamaïcain ou chinois, il s\u2019agit au fond de l\u2019expression d\u2019un même mythe : celui du travail individuel capable de conduire partout, par un effet d\u2019aspiration, une société vers une forme de réussite globale propre à satisfaire les fantasmes de puissance d\u2019un monde de bien nantis qui confondent leur bonheur personnel avec celui ^d\u2019une collectivité.A cet égard, l\u2019ouvrage de Jean-Philippe Leclaire possède entre autres mérites celui de montrer que le travail, le courage et l\u2019abnégation individuels n\u2019assurent pas plus de gagner qu\u2019ils ne garantissent au final, par un effet de ricochet, une réussite collective.Le sachant, il y a une certaine indécence à parler tout de même de pareils modèles au petit bonheur de ses propres appétits de gloire personnelle.jfnadeau@ledevoir.com POURQUOI LES BLANCS COURENT MOINS VITE Jean-Philippe Leclaire Grasset Paris, 2012, 361 pages OLIVIER MORIN AGENCE ERANCE-PRESSE Usain Boit célébrant la victoire de l\u2019équipe jamaïcaine au relais 4 X 100 mètres aux Jeux olympiques de Londres.ARCHAMBAULTSI Une société de Québécor Média VENTE DE PIANOS RETOUR À L*ÉCOLE Jusqu\u2019à de rabais* JUSQU\u2019AU 2 SEPTEMBRE 2012 Valable sur plus de 50 pianos acoustiques neufs ou usagés.Surveillez l\u2019arrivée des pianos utilisés aux camps musicaux d\u2019Orford et de Lanaudière.offre spéciale de financement.[ ^YAMAHA BERRI 500, rue Ste-Catherine Est Montréal STE-DOROTHEE 520, Mégacentre Ste-Dorothée Sortie Boulevard Samson de l\u2019autoroute 13 à Laval 514 380-1833 Un héros devant le peloton GUYLAINE MASSOUTRE Les écrivains aiment-ils le sport?Que pensent-ils du dopage?Ont-ils des héros?Sont-ils nostalgiques des exploits passés ?Suivent-ils l\u2019ac-fualité, les Jeux olympiques?A ces questions, une réponse enthousiaste et enlevée est apportée par la plume légère de l\u2019oulipien Paul Fournel.Dans Anquetil tout seul, l\u2019écrivain revient sur le parcours et la légende du fameux cycliste, qui gagna toutes les courses durant seize années, en plus d\u2019être le premier quintuple vainqueur du Tour de France.Ses exploits sont demeurés célèbres, de même que les coureurs du temps: Raymond Poulidor, éternel second, Eddy Mercks, qui finit par lui voler la vedette, Léon Bobet, Fausto Coppi, Felice Gimondi., les années 60 brillent de ces héros du vélo.Le récit est un vrai plaisir de lecture, même pour qui aurait en horreur la pédale.En effet, Fournel retrace la carrière d\u2019Anquetil, une carrière à l\u2019ancienne, faite de volonté et d\u2019exception, en sus des performances.C\u2019est là qu\u2019on attend l\u2019écrivain, critique et admiratif, qui n\u2019en manque pas une.Sa vie privée, ses succès auprès des jeunes femmes de son entourage, voire de sa famille, sa précieuse compagne, Janine, une athlète qui façonna sa détermination à courir les routes pour être sur la ligne de départ, même dans des conditions invraisemblables, tout cela fit du jamais vu pour gagner.Mais le plus épatant est le récit d\u2019un grand dopage.Là, les choses se gâtent, comme aux plus hauts niveaux des Jeux et des enjeux.Malgré la surveillance, les lois, les contrôles, les produits avalés.51 STE AGENCE ERANCE-PRESSE Le cycliste Jacques Anquetil, premier quintuple vainqueur du Tour de France, est au cœur d\u2019un ouvrage de Paul Fournel.injectés, inspirés des cratères d\u2019une chimie infernale ont produit non seulement des potions, mais des effets délétères, prévisibles, mortels.Jacques Anquetil meurt du cancer à 53 ans, en 1987.Il avait usé, abusé de son corps, et fait rêver des populations, ahaner des concurrents.Il faisait des pactes, des plans, réalisait des exploits même le corps brisé.Janine ne le lâcha pas.Et Fournel lui restitue l\u2019élégance dont les journalistes sportifs, dont on connaît l\u2019art très spécial dans l\u2019univers médiatique, le privèrent parfois en fabriquant des idoles populaires et des légendes vivantes.En voici l\u2019exemple oulipien : «J\u2019ai lu Bel-Ami, fai lu Boule-de-Suif et quelques autres.D\u2019un seul coup, c\u2019est comme si on me donnait la clé du souterrain.Je viens de trouver le passage secret entre ma décision d\u2019être écrivain et mon rêve d\u2019être coureur cycliste, ce lien improbable entre Maupassant et Anquetil, les deux costauds qui s\u2019affrontent à l\u2019intérieur de moi.» Fournel ne fait pas dans la dentelle, sautant du magnétiseur en action auprès d\u2019Anquetil aux stratégies de ses concurrents, en passant par le lit partagé par la mère et la fille, dont est issue une enfant.Toute l\u2019époque est là, les années 60, les grandes vacances, les méchouis-sangria en famille nombreuse.Les commanditaires arrivent dans ce paysage, et le nouveau cyclisme.Les visages se profilent sur les pages pour faire la haie d\u2019honneur à ces héros qu\u2019on dit actuels, mais qui nous relient aux numéros inépuisables des Prométhée du sport.Collaboratrice Le Devoir ANQUETIL TOUT SEUL Paul Fournel Seuil Paris, 2012,149 pages n BILLETS À MOITIÉ PRIX* LES MERCREDIS DE I7HÀ2IH \u2022Applicable à l\u2019achat d\u2019un billet pour adulte au prix courant de 15 $ GRATUIT POUR LES ENFANTS DE 12 ANS ET MOINS** **Accompagnés d\u2019un adulte.Non applicable aux groupes.VISITES GUIDÉES Horaire sur mbam.qc.ca/popart mbam.qc.ca/popart M MUSÉE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL POPART TOM WESSELMANN «Première rétrospective jamais organisée en Amérique du Nord, i\u2019exposition du Musée des beaux-arts de Montréai répare un gros oubii et éiargit ies perspectives, en montrant avec méthode ie dérouié de son œuvre.» -\tBeaux Arts Magazine «Bien au-deià du pop art.Torn Wesseimann est un immense artiste.Cette exposition superbe ie remet à sa Juste piace.» -\tArt actuel «.Wesseimann assume un univers démesuré et une briiiante réfiexion sur i\u2019art.» - L\u2019œil métro a astral Mi Al R CANADA 6 Cette exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, avec le soutien de la Succession Torn Wesseimann, New York Torn Wesseimann, Sunset Nude vnthBigPaim Tree [Nu au crépuscule avec grand palmier], 2004 New York, Succession Torn Wesseimann © Succession Torn Wesseimann / SODRAC, Montréal /VAGA, New York (2012) Photo Jeffrey Sturges E 8 LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 AOUT 2012 CULTURE >LIVRES Avons-nous raison d avoir peur 1 L 3 ?Louis CORNELLIER on grand-père maternel faisait confiance à la vie et à ses contemporains.il n\u2019hésitait jamais à utiliser un nouveau produit mis en marché.«Si c\u2019était dangereux, disait-il simplement, ils n\u2019en vendraient pas.» il mangeait de tout sans crainte de s\u2019empoisonner ou de développer un cancer, il est mort, il y a quelques années, à 87 ans.Son attitude, aujourd\u2019hui, passerait pour de l\u2019inconscience.La lucidité, de nos jours, s\u2019exprime plutôt sur le ton de la crainte.Les plus informés d\u2019entre nous ont peur, en effet, de l\u2019agriculture industrielle, des OGM, du nucléaire, des champs électromagnétiques, des produits chimiques, du réchauffement climatique et de bien des évolutions technologiques.Je fais moi-méme partie de ces craintifs, partisans d\u2019une application rigoureuse du principe de précaution selon lequel en cas de cloute, il vaut mieux s\u2019abstenir, il m\u2019arrive parfois, cependant, en mémoire de mon grand-père qui n\u2019a jamais craint que le ciel ne lui tombe sur la tète, de douter de la pertinence de ce doute et de me demander si nous avons raison d\u2019avoir ainsi peur.Après tout, malgré toutes les catastrophes annoncées, ne vivons-nous pas, en Occident du moins, mieux et plus longtemps cju\u2019avant?Le grand cancérologue français Maurice Tu-biana, maintenant âgé de 92 ans, en a assez de toutes ces craintes qui nous empoisonnent l\u2019existence et qui, d\u2019après lui, ne reposent, dans presque tous les cas, sur aucune base scientifique solide.Dans Arrêtons d\u2019avoir peur, un décoiffant pamphlet qui vise à réfuter «les mensonges des prophètes de l\u2019apocalypse», il se livre à un plaidoyer décomplexé en faveur de l\u2019innovation technoscientifique et à une charge à fond de train contre ceux qu\u2019il qualifie d\u2019idéologues écolos.Si mon grand-père avait été un savant, il aurait écrit ce genre de livre.Une régression intellectuelle «La société du XXL siècle est une société de peur, constate Tubiana.Sur quoi se fonde cette peur ?Bien souvent sur des analyses superficielles ou des données discutables.Cette peur n\u2019émerge pas du néant: elle est attisée par certaines organisations non gouvernementales dédiées à la protection de la nature, qui vivent de dons et de subventions dont l\u2019importance est fonction des craintes ressenties par le public, aussi la peur est-elle soigneusement entretenue par les médias dont les tirages et les revenus publicitaires sont stimulés par les mauvaises nouvelles.» Tubiana entend lutter contre ce sentiment qu\u2019il associe à une régression intellectuelle.Découvert en 1944, le DDT fut interdit en 1972, au nom de la protection de la biodiversité, «sans qu\u2019une preuve de sa toxicité eût été apportée».On doit pourtant à cet insecticide, écrit le cancérologue, l\u2019éradication du paludisme en Europe, sans «aucune conséquence néfaste ni sur la nature ni sur les humains».Aujourd\u2019hui, en Afrique, le paludisme fait des millions de victimes, mais l\u2019épandage de DDT demeure interdit.La peur, conclut Tubiana, tue donc plus que les insecticides.Anecdote : mon père, qui aura 80 ans cet été, se souvient que, pour combattre l\u2019assaut des moustiques en campagne dans sa jeunesse, son frère et lui s\u2019enduisaient généreusement de DDT ! 11 se porte toujours bien.Partisan des OGM qui, selon lui, ne présentent aucun danger et pourraient contribuer à nourrir la planète, Tubiana oublie toutefois de dire que les famines actuelles ont essentiellement des causes géopolitiques et ne sont pas liées à une réelle pénurie de nourriture.11 va même jusqu\u2019à affirmer que «tous les scientifiques considèrent que les OGM n\u2019ont, en tant que tels, aucun effet sur la santé et ne peuvent pas en avoir», ce qui est évidemment une généralisation hâtive.La peur, conclut Tubiana, tue donc plus que les insecticides Cancer et environnement Sur sa lancée, le cancérologue rejette l\u2019hypothèse de liens entre le vaccin contre l\u2019hépatite B et la sclérose en plaques, et assène que «la composition des produits bios et celle des produits alimentaires obtenus avec l\u2019agriculture moderne sont identiques et [que] toutes les études montrent le peu de vraisemblance des hypothèses en faveur du bio».11 avance même, sur la base d\u2019une étude réalisée par l\u2019Académie des sciences, par l\u2019Académie de médecine (organismes dont il est membre) et par le Centre international de recherche sur le cancer, «que moins d\u2019un cancer sur cent [peut] être attribué à l\u2019environnement».Les principales causes de cette maladie seraient plutôt le tabac, l\u2019alcool, les agents infectieux, le manque d\u2019activité physique et l\u2019obésité.A l\u2019instar du physicien québécois Normand Mousseau, Tubiana affirme que les champs électromagnétiques liés aux téléphones cellulaires et aux antennes relais sont sans danger, sauf ceux causés par la peur (effet nocebo).11 ajoute, cependant, sourire en coin, que «les téléphones font perdre beaucoup de temps aux enfants et sont, de ce point de vue, très nuisibles».Grand défenseur de l\u2019énergie nucléaire, plus écologique que les solutions de rechange aussi efficaces, le cancérologue explique que les centrales récentes sont sécuritaires.11 écrit même que «tout ce qu\u2019on a raconté sur les dangers terribles de Tchernobyl était non fondé» \u2014 une thèse appuyée par le scientifique britannique Robert Matthews \u2014 et qu\u2019il n\u2019y a pas eu de catastrophe nucléaire à Fukushima.Agressif à l\u2019égard des écolos catastrophistes, Tubiana reste silencieux au sujet des dérapages des géants commerciaux de la technoscience, ce qui ne va pas sans soulever un doute sur sa propre objectivité.Quand il écrit que le gaz de schiste est largement exploité au Canada sans susciter de débat, on se dit que son information est pour le moins incomplète.11 reste que son essai, en s\u2019attaquant avec fougue à notre société de la peur et en plaidant pour une meilleure éducation scientifique pour tous, nourrit vivement un débat de fond et impose la réflexion.louisco@sympatico.ca ARRÊTONS D\u2019AVOIR PEUR! Professeur Maurice Tubiana Michel Lafon île de La Jatte, 2012, 256 pages LITTERATURE DE VOYAGE Un Bouvier inédit CHRISTIAN DESMEULES Un léger malaise, quand même, avant d\u2019ouvrir le livre.Il faudra repartir.Voyages inédits réunit les notes prises par Nicolas Bouvier (1929-1998), écrivain voyageur suisse de légende, au cours de sept de ses nombreux voyages.Malaise, parce qu\u2019éditer les carnets de notes d\u2019un écrivain voyageur, c\u2019est un peu comme offrir au public les avortons d\u2019un romancier.Ou projeter pêle-mêle les rushes d\u2019un film jamais terminé.Une expérience incomplète, à la frontière de la ferveur béate et de la trahison.Phraseur scrupuleux, écrivain impatient qui avait besoin de temps pour que s\u2019accomplisse la lente décantation des souvenirs.Bouvier peaufinait Mais c\u2019est encore plus au nord, en Laponie, délivré de ses compagnons de voyage, que Bouvier reçoit l\u2019illumination son écriture avec la minutie myope d\u2019un horloger.Les livres sont là pour en témoigner : L\u2019usage du monde, récit d\u2019un long voyage entre Genève et le Pakistan en compagnie de son ami peintre Thierry Vernet qu\u2019il aura mis longtemps à écrire.Le poisson-scorpion ou Journal d\u2019Aran et d\u2019autre lieux.De l\u2019autre côté, comme le versant noir d\u2019une oeuvre rescapée du néant.Bouvier a rempli des pages et des pages de son impuissance à écrire.Une paralysie nourrie par une «angoisse perpétuelle» et un amour immodéré de la littérature (et aussi il est vrai de l\u2019alcool).C\u2019est d\u2019abord un jeune homme de dix-neuf ans qui rédige en 1948, entre Genève et Copenhague, son premier récit de voyage, le texte le plus achevé de ces Voyages inédits.Mais c\u2019est encore plus au nord, en Laponie, délivré de ses compagnons de voyage (dont un négociant en tabac qui l\u2019a mené jusqu\u2019ici au volant de sa grosse Chevrolet), que Bouvier reçoit l\u2019illumination : courir le monde, tenter de reproduire l\u2019élan vital qu\u2019il éprouve.«Ma montre vaut douze rennes, ma plume huit.Je reviendrai avec quelques stylos pour me constituer un troupeau», écrivait-il à ses parents.Un voyage fondateur qui se réduira au retour la même année à un reportage sur Helsinki dans La Tribune de Genève.Petit conférencier en France ou en Afrique du Nord, touriste anonyme en Indonésie à l\u2019été 1970 ou accompagnateur-vedette d\u2019un groupe de touristes en Chine en 1986: à travers tous ces instantanés de voyage, on reconnaît ici et là le coup d\u2019oeil caractéristique de l\u2019écrivain.Comme lorsqu\u2019il esquisse sur le vif le portrait du patron d\u2019un petit cinéma aux confins du Poitou et de la Touraine: «Un gros vieux en chandail, la casquette toute droite, bien poli mais taciturne, dur comme une souche, avec des yeux marron clair auxquels rien n\u2019échappe.» Plus tard, pendant un voyage plutôt pépère en train entre Toronto et Vancouver, prenant la mesure de l\u2019immensité du pays.Bouvier saisit mieux «l\u2019isolement des Québécois».«Ainsi dans l\u2019Ontario, voisin du Québec, le nom de Robert Charlebois, un des plus grands chanteurs de langue française, est inconnu, même par des gens cultivés.» Les jambes fatiguées («en capilotade», écrit-il à la fin d\u2019un court séjour en Nouvelle-Zélande), la paupière tombante, le regard de moins en moins tourné vers l\u2019horizon et la plume télégraphique, c\u2019est au final un Nicolas Bouvier en bout de course qui se dévoile à nous.Le spectacle triste d\u2019un papillon pris dans une toile d\u2019araignée.Collaborateur Le Devoir IL FAUDRA REPARTIR.Voyages inédits Nicolas Bouvier Payot Paris, 2012, 222 pages NICOLAS BOUVIER Journée du livre haïtien C\u2019est ce samedi 18 août que se tient la 5® édition de la Journée du livre haïtien.Gary Victor sera de passage pour y présenter son tout nouveau roman.Maudite éducation (Mémoire d\u2019encrier) ; Joël des Rosiers, lauréat 2011 du prixAthanase-Da-vid, sera l\u2019objet d\u2019un hommage composé de lectures, de témoi- gnages, de musiques et d\u2019échanges avec l\u2019auteur.Autre hommage: celui rendu au poète Raymond Chassagne et à l\u2019his-torienne Ghislaine Rey-Charlier.Quelques animations s\u2019ajoutent, pensées pour les jeunes.Près d\u2019une vingtaine d\u2019auteurs seront présents, dont Marie-Cécile Agnant, Anthony Phelps, Eme-line Pierre et Joujou Turenne, au Centre N A Rive de Montréal, rue Saint-Denis.Le Devoir Le gros lot dans un soulier La liste de mes envies amène le lecteur à réfléchir sur le pouvoir de l\u2019argent CAROLINE MONTPETIT Gagner à la loto.Avoir la possibilité, subitement, d\u2019acheter tout ce qu\u2019on veut.Est-ce une grande chance ou un grand malheur?C\u2019est en quelques mots la question que pose le petit roman La liste de mes envies, de Grégoire Delà-court, paru plus tôt cette année aux éditions JC Lattès.Une question qui doit en tarauder plus d\u2019un, car le petit livre en question a été traduit depuis en 19 langues et s\u2019est vendu à 180000 exemplaires.Une petite bombe.Tout récemment, la maison d\u2019édition vient aussi de publier un livre audio, dont le texte est lu par Qdile Cohen, accompagné d\u2019une entrevue avec l\u2019auteur.La liste de mes envies met donc en scène une femme, Jocelyne, mercière, qui gagne, au hasard d\u2019un billet acheté plus ou moins sous la pression de copines, le gros lot de la loto.Et pas le moindre: 18547301euros et 28 centimes.Voilà.Jocelyne s\u2019empresse de fourrer son chèque dans un soulier, et s\u2019ingénie ensuite à dresser la liste de ses envies.Qn y trouve par exemple : une nouvelle pince à épiler, un billet de train pour aller à Londres, un rideau de douche, un couteau pour le pain.Nous voici donc devant une réflexion sur le pouvoir réel de l\u2019argent.11 s\u2019agit du deuxième roman de Grégoire Delacourt, dont le premier titre était L\u2019écrivain de la famille, paru chez le même éditeur.«Passer d\u2019un premier roman à un deuxième est une aventure incroyable», dit-il, ajoutant que, si son premier roman relevait à environ 40% de l\u2019autobiographie, il a eu cette fois un grand plaisir à se glisser dans la peau d\u2019une femme, Jocelyne, son personnage principal.Il dit même avoir «du mal à revenir» de cette identité féminine.Une lectrice lui a d\u2019ailleurs demandé pourquoi il avait utilisé un pseudonyme d\u2019homme pour signer ce livre ! «La manière dont une femme parle de son corps ne sera jamais la même que celle d\u2019un homme», dit-il.Au-delà du bagou, qu'est-ce que propose la CAQ?LE MIRAGE FRANÇOIS LEGAULT éditeiw MAINTENANT en librairie vlb éditeur Une société de Québécor Média editionsvlb.com Cette femme passe la durée du roman à soupeser ce que l\u2019argent ne peut pas lui donner : l\u2019amour, au premier chef, et d\u2019autres petits bonheurs sans prix.«Je voulais une femme qui, entre le rêve et la réalité, choisit la réalité», explique l\u2019écrivain.Cette femme est d\u2019ailleurs mercière : un métier concret, que l\u2019écrivain a choisi parce que son père avait jadis un beau magasin de tissu.«Ce qui ne l\u2019empêche pas d\u2019avoir un blogue, mais c\u2019est surtout pour tisser des liens», dit-il.Et fauteur de rappeler que certaines personnes qui ont des milliers d\u2019amis virtuels n\u2019arrivent jamais à trouver quelqu\u2019un pour les aider à déménager.La virtualité, dit-il, ne résout pas ce qui nous manque, qui se trouve dans la matérialité des choses.Et f argent, dans tout ça?L\u2019argent, tant d\u2019argent, est-ce bien nécessaire ?C\u2019est donc la question que le livre pose, et à laquelle, sans prétention, il répond.Le Devoir LA LISTE DE MES ENVIES Grégoire Delacourt Editions JC Lattès Paris, 2012, 190 pages Del u ourt I .a Lite de mes eru'ies T) lî^Gaspard-LE DEVOIR 'XALMARÈS\t\t \tDu 6 an 12 août 2012\t \t\t \t\t Romans québécois\t\t 1 La chasse est ouverte\tChnrsiine Broulllet/Courte échelle\t1/9 2 Vblt^face et malaises\tRaiaële Gennain/Libre Expression\t2/21 3 Souvenits de la banlieue * Tome 2 Michel\tRosette Laberge/Éditeurs réunis\t3/9 4 Au bord de la rivière \u2022 Tome 3 Xavier\tMichel David/Hurtubise\t4/1B 5 Souvenirs de la banlieue \u2022 Tome 1 Syhie\tRosette Labetge/Les Éditeurs réunis\tB/8 6 Ut double\tJanette Bertrand/Libre Expression\t5/1B 7 Les héritiers d\u2019EnkidIev \u2022 Tome 5 Abussos\tAnne Roblllard/Wéllan\t7/16 8 Sur mesure\tCatherine McKenzie/Goélette\t-n 9 Mémoires d\u2019un quartier \u2022 Tome 11 Bernadette, la suite\tL Tremblay-D'Esslambre/Guy Saint-Jean\t9/18 10 Félicité ¦ Tome 2 La grande ville\tJean-Plene Charland/Hurtubise\t10/2 Romans étrangers\t\t 1 Tansaprés.\tGuillaume Musso/XO\t1/18 2 L'été de la deuxième chance\tElln Hllderbrand/Lattès\t2/7 3 Les soeurs Andréas\tEleanor Bmwn/Marabout\t-n 4 Les partenaires\tJohn Grisham/Robert Laffont\t4/5 5 Les années perdues\tMary Higgins Clark/AIbln Michel\t7/2 6 Volte-face\tMichael Connellv/Calmann-Lévv\t3/14 7 La piste du tigre\tJames Patterson/Lattès\t5/B 8 SI c'était è refaire\tMarc Levy/Robert Laffont\tB/1B 9 La liste de mes envies\tGrégoire Delacourt/Lattes\t8/1B 10 Cocktail club\tSophie Kinsella/Belfbnd\t-n Essais québécois\t\t 1 Comment mettre la droite K.O.en 15 arguments\tJean-Francols Lisée/Alain Stanké\t4/6 2 Le mirage François Legault\tGilles ToupIn/VLB\t-n 3 La juste part\tDavid Robichaud I P.Turmel/Ateller 10\t1/B 4 Le mal du pays.Chroniques 2007-2012\tUse Payette/Lux\t-n 5 Desmarals.La Dépossession tranquille\tRichard Le HIr/Michel Brûlé\t2/18 6 Sortir de l'économie du désastre\tCollectif/M éditeur\t-n 7 Ma vie à contre-Coran.Une femme.\tDjemlla BenhabIb/VLB\t-n 8 C'était au temps des mammouths laineux\tSerge Bouchard/Boréal\t7/27 9 L\u2019art presque peniu de ne rien taire\tDanv Lafenière/Boréal\t3/9 10 L'État contre les jeunes.Comment les baby-boomers.\tÉric Duhalme/VLB\t-n '^Essais étrangers\t\t 1 Les Strauss-Kahn\tRaphaëlle Bacqué IA ChemIn/A Michel\t-n 2 Poutine.L\u2019homme sans visage\tMasha Gessen/Fayard\t-n 3 La pensée de Dieu\tIgor Bogdanov I G.Bogdanov/Grasset\t-n 4 Destmction massive.Géopolitique de la faim\tJean Ziegler/Seull\t3/19 5 L'empire de l'Illusion\tChris Hedges/Lux\t7/19 6 Le point de bascule\tMalcolm Gladwell/Transcontlnenlal\t9/3 7 Petit cours d'autodéfense en économie.Labc du capitalisme Jim Stanfbrd/Lux\t\t5/2 8 Le goût de vivre et cent autres propos\tAndré Comte-Sponville/LGF\t2/8 9 lndlgne^vousl (Édition revue et augmentée)\tStéphane Hessel/Indigène\t1/6 10 Contre libertaire.La vie philosophique d'Albert Camus\tMichel Onfray/Flammarion\t-n La BILF (Sociétë de gestion de la Banque de titres de langue française) est propriétaire du système d'intbrmatiQn et d'analyse Æsprt/ sur les ventes de lines français au Canada.Ce palmarès est extrait de et est constitué des relevés de caisse de 215 points de vente.La BILF reçoit un soutien financier de Patrimoine canadien pour le projet Sas^.© BILF, toute reproduction totale ou partielle est interdite.915^14 "]
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