Le devoir, 21 août 2012, Cahier A
[" Libre-échange: mise en garde pour le Canada Page B 1 1 La Somalie a un Parlement, mais attend encore un président Page B 5 www.ledevoir.corn Le Devoir Vol.C I I I NM 8 9 LE DEVOIR, LE MARDI 21 AOUT 2012 1,09 $ + TAXES = 1,25 Face-à-face à TVA Rude affrontement Charest-Marois GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ ANTOINE ROBITAILLE ROBERT DUTRISAC C?est un Jean Charest jouant son va-tout qui s\u2019est présenté au premier face-à-face avec Pauline Marois, hier soir, lui imputant la responsabilité de la perte de prestige des politiciens québécois.Pas question de recevoir des leçons d\u2019intégrité de M.Charest, a répondu Marois.Le chef libéral s\u2019en est aussi pris à l\u2019option souverainiste de Pauline Marois, l\u2019accusant de Jean Charest et Pauline Marois «jouer au casino» avec la possibilité de référendum.Le premier face-à-face organisé par TVA s\u2019est ouvert sur une solide empoignade entre Pauline Marois et Jean Charest autour du thème de la gouvernance, où les questions de cor- ruption ont été abordées de front.Très combatif, voire agressif, M.Charest a lancé autant de coups, sinon plus, qu\u2019il en a reçu dans cette ouverture.Ijâi formule était conçue pour favoriser les échanges \u2014 les deux chefs assis face à face autour d\u2019une table \u2014, le rôle de l\u2019animateur Pierre Pruneau se limitant à poser une question d\u2019ouverture et une relance à mi-chemin du segment de 15 minutes.Les échanges furent pour le moins vigoureux, parfois cacophoniques.Le quatrième thème consacré à la «question nationale et l\u2019iden- tité» n\u2019a pas fait exception.Ce segment du débat a été marqué par des échanges musclés sur la question du référendum.Lorsque l\u2019animateur Pierre Pruneau lui a demandé s\u2019il y aurait un référendum si elle devenait première ministre, M\u201c® Marois a répondu qu\u2019elle n\u2019en déclencherait un qu\u2019une fois qu\u2019elle aurait V«assurance de le gagner».Cela a conduit M.Charest à l\u2019accuser de manquer de françhise à l\u2019égard des Québécois.A ses yeux, M\u201c® Marois ferait planer une «épée de Démodés» (sic) au-dessus de leur tête.Durcissant son attaque, il lui a reproché de «jouer au casino» sur l\u2019avenir du (juébec.Les deux politiciens se sont affrontés sur la question linguistique.Ix chef libéral a affirmé que le français «continue à avancer» au Québec.M\u201c® Marois a fait remarquer que les francophones ne pouvaient plus se faire servir en français dans certains commerces de Montréal.Elle a recommandé à M.Charest de se promener un peu au centre-ville.Attaquant tous azimuts, M.Charest a aussi qualifié de VOIR PAGE A 8 : CHAREST Le poids d\u2019une voix & 30 électeurs pour raconter la démocratie, un projet de rONF avec Le Devoir Aujourd\u2019hui > Marielle, 31 ans, de Sainte-Rose-du-Nord, graphiste www.ledevoir.com/30electeurs Aujourd\u2019hui Cinéma > Martine Chartrand entre jazz et ballade.Son court-métrage MacPherson sera présenté en ouverture du FFM.Page B 8 Sports > Le club de golf Augusta National accueille ses premières femmes membres après 80 ans.Page B 6 Actualités > Légionellose: la Ville de Québec pousse son enquête plus loin Page A 4 7\t.\t- ________ \u201e Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B4 B6 B2 B8 B6 B5 Montréal vu par Mimmo Jodice * « ^1.SOURCE MUSEE McCORD Mimmo Jodice, Montréal.Biosphère de Vile Sainte-Hélène, 2012.Avec l\u2019autorisation de la galerie Karsten Greve à Cologne et à Paris.« Le plus important, c\u2019est de rendre mes images intemporelles, métaphysiques, surréelles.» Une ville hors du temps Le photographe italien Mimmo Jodice a croqué les icônes de la métropole ; ses clichés seront exposés au Musée McCord en octobre ERÉDÉRIQUE DOYON Pas de doute, c\u2019est la Biosphère.Quoique l\u2019icône d\u2019Expo 67 se drape ici d\u2019un léger mystère.C\u2019est Montréal vu par le photographe italien Mimmo Jodice, venu immortaliser la métropole au printemps dernier.Le Devoir l\u2019a rencontré entre deux séances de repérage et a obtenu quelques images conçues exclusivement pour l\u2019exposition Villes sublimes du Musée McCord, à venir en octobre.Le pont Jacques-Cartier, le Vieux-Montréal et ses silos, le métro, la Place Ville-Marie: Mimmo Jodice ne craint pas les clichés, il les traque et y pose son Hasselblad, affûté par des décennies de pratique.Peu connu ici, il a participé à l\u2019essor de la photographie contemporaine italienne, dès les années 1960, période plus expérimentale qui a depuis cédé le pas au regard du sage.Il jouit d\u2019une consécration internationale ces dernières années, depuis que la Maison européenne de la photographie à Paris a présenté une rétrospective de son œuvre en 2010.«Je photographie des lieux emblématiques de la ville pour que les gens la reconnaissent tout de suite», explique en entrevue l\u2019élégant septuagé- GERARD RANCINAN Mimmo Jodice naire.«C\u2019est toujours un déjî d\u2019arriver dans une nouvelle ville, d\u2019identifier des symboles et de les faire coïncider avec ma vision.Je crée des images d\u2019une ville que je ne connais pas encore.» Aussitôt reconnus, ces lieux «carte postale» se chargent curieusement d\u2019étrangeté.L\u2019image si souvent croquée, vue et rejouée apparaît soudain différente, hors du temps et de l\u2019espace.L\u2019artiste passé maître du noir et blanc aime cultiver cette VOIR PAGE A 8 : JODICE Le vieux couple h Michel ¦ David Pauline Marois et Jean Charest sont comme un vieux couple aigri, condamné à cohabiter, qui ressasse les mêmes chicanes depuis des années.Chacun connaît les points faibles de l\u2019autre et prend un plaisir mauvais à retourner le fer dans la plaie.Hier, il a suffi que l\u2019animateur Pierre Bruneau prononce le mot «corruption» pour que les deux chefs commencent instantanément à se crêper le chignon avec encore plus de hargne qu\u2019ils ne l\u2019ont fait quotidiennement à l\u2019Assemblée nationale au cours des trois dernières années.C\u2019était à celui qui sortirait le plus de squelettes du placard de l\u2019autre : les permis de garderie de Tony Tomassi, le rapport Moisan, le petit déjeuner de Line Beauchamp avec un mafioso, la nièce mineure de M\u201c® Marois qui a versé 2500$ à sa çampagne au leadership, etc.A ce jeu, c\u2019est M.Charest qui est gagnant.Si tout le monde est pourri, pourquoi le lui reprocherait-on?Désolant.C\u2019est François Legault qui devait s\u2019esclaffer devant sa télévision.Bien des Québécois ont dû se dire que le chef de la CAQ avait bien raison: il faut que ça change.La discussion sur la crise étudiante, qui avait été escamotée lors du débat à quatre de dimanche, a été l\u2019occasion d\u2019une autre pluie d\u2019accusations mutuelles d\u2019irresponsabilité sans apporter d\u2019élément neuf Au moment où les étudiants retournent tranquillement dans leurs salles de cours, il était quand même un peu surréaliste de voir M.Charest s\u2019empourprer en accusant la chef pé-quiste d\u2019avoir encouragé l\u2019intimidation et la violence.Quand le dossier de la santé a été abordé, on attendait simplement le moment où M.Charest en arriverait à parler des mises à la retraite de 1997 comme la source de tous les maux qui affligent le réseau.Il fait la même chose à chaque débat.Après combien d\u2019années de pouvoir un gouvernement peut-il être tenu responsable de l\u2019échec de ses propres politiques ?Pour tous les chefs libéraux depuis 40 ans, c\u2019est une figure imposée d\u2019évoquer «l\u2019épée de Damoclès» que constitue la possibilité d\u2019un autre référendum, mais, à entendre les circonlocutions de M\u201c® Marois, il faut presque être paranoïaque pour s\u2019en effrayer réellement.Il faut reconnaître que le VOIR PAGE A 8 : COUPLE Élections Québéczülz Lire aussi > L\u2019éditoriai de Josée Boiieau : Les absents.Page A 6 Les réactions de Charest et de Marois au premier face-à-face télévisé.Page A 3 Un sondage donne Djemila Benhabib en avance dans Trois-Rivières.Page A 2 Les médecins préviennent ia CAQ : qui sème le vent récolte la tempête.Page A 3 77831302830034 A 2 LE DEVOIR, LE MARDI 21 AOUT 2012 ELECTIONS Le changement serait source d\u2019instabilité et de confrontation, selon Jean Charest MELANIE MARQUIS à La Prairie Le chef libéral, Jean Charest, conseille aux Québécois de bien réfléchir avant de céder trop rapidement à leur soif de changement.Il a tenu des propos particulièrement cinglants à l\u2019endroit de son rival caquiste, lundi, l\u2019accusant de « se foutre » de l\u2019opinion des citoyens.Fidèle à son discours depuis le début de la campagne, M.Charest a répété que son parti proposait la stabilité économique, comparativement à ses adversaires qui, eux, entraîneraient instabilité et affrontements.«Le changement, c\u2019est quoi ?Ça va être M\u201d\" Marais, la rue qui va gouverner et des référendums ?C\u2019est ça que les Québécois veulent ?Et du côté de M.Legault, un homme qui n\u2019est pas fiable, qui change d\u2019idée comme il change de chemise et qui a des solutions simplistes à des problèmes qui sont réels ?» Engagé dans une lutte à trois très serrée avec Pauline Marois et François Legault, le chef libéral a tenu à assurer qu\u2019il se plierait à la volonté des Québécois si ces derniers élisaient un gouvernement libéral minoritaire dans deux semaines.« Le résultat du vote le 4 septembre, nous allons l\u2019accepter et on va composer avec le choix que feront les Québécois.Nous allons le respecter.Contrairement à M.Legault, hier tdi-manchel, qui était le seul à dire : \u201cNon, moi je me fous de ce que les Québécois vont décider, on va retourner en élections\u201d», a-t-il lancé après avoir chanté les louanges de son équipe économique.Tout cela parce que le chef de la Coalition avenir Québec a essentiellement décidé de revenir dans l\u2019arène politique par opportunisme, a insinué le premier ministre sortant lors d\u2019un point de presse à La Prairie, en banlieue de Montréal.«Pour qui il va faire ça, retourner en élections ?Pour lui », a-t-il lancé.Hier, le chef libéral a fait une autre annonce à caractère économique.S\u2019il est réélu, le gouvernement libéral s\u2019engage à injecter 750 millions sur cinq ans afin de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) manufacturières québécoises.La Presse canadienne m GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Le chef libéral Jean Charest, photographié hier lors d\u2019une visite d\u2019entreprise à La Prairie, a promis une enveloppe de 2 milliards sur dix ans, financée par le le public et le privé, pour favoriser l\u2019innovation en milieu entrepreneurial.Qui sème le vent récolte la tempête, préviennent les médecins La résistance au changement n\u2019inquiète pas François Legault GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ à Repentigny et Saint-Eustache Un choc est à prévoir entre la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) si celle-ci est portée au pouvoir.La volonté de la CAQ de François Legault d\u2019augmenter le nombre de patients suivis par chaque médecin ne passe pas auprès des premiers concernés, qui préviennent qu\u2019il y aura des turbulences.«Les résistances vont être beaucoup plus que minimales si on nous met un fusil sur la tempe et qu\u2019on applique des règles mathématiques qui ne tiennent pas compte de la réalité de la pratique des médecins de famille », a lancé hier en entretien le président Louis Godin.Il réagissait à une déclaration faite plus tôt dans la journée par M.Legault et son candidat Gaétan Barrette.De passage dans la couronne nord de Montréal \u2014 une région potentiellement fertile pour la CAQ \u2014 avec son « trio santé » de candidats mené par le docteur Gaétan Barrette, M.Legault a indiqué ne pas craindre de résistance au sein du milieu de la santé face aux changements qu\u2019il propose.« Je ne pense pas en santé, au contraire de certains syndicats qui vont perdre des cotisations IHydro-Québecl ou des commissaires scolaires.» Pris à partie dimanche soir lors du débat des chefs sur sa promesse de garantir un médecin de famille par Québécois d\u2019ici un an, M.Legault a réitéré qu\u2019il ne s\u2019agit pas là de «pensée magique», comme ses adversaires le pensent.«Nous avons 8000 médecins de famille au Québec.Si chacun prend 1000 patients Icible souhaitée par la CAQ pour un médecin qui consacre 40 % de sa pratique au milieu hospitalier], ça fait 8 millions de Québécois » desservis, a-t-il dit.Pour un médecin de famille qui ne travaille pas à l\u2019hôpital, la CAQ exigerait 1500 à 1600 patients.Quelques minutes plus tôt, Gaétan Barrette avait répété qu\u2019il suffira d\u2019offrir aux omni- m JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, et son candidat vedette Gaétan Barrette (à gauche), accompagnés d\u2019un pharmacien, ont maintenu hier qu\u2019ils ont la solution pour que chaque Québécois ait son médecin de famille.praticiens ce qu\u2019ils réclament en terme de ressources pour que l\u2019Etat puisse exiger plus de productivité de ses médecins.« Il faut avoir une relation pragmatique, dit-il.C\u2019est normal que l\u2019on réponde aux demandes des médecins de famille Iplus d\u2019infirmières, des délais de consultations plus courts avec les spécialistes, etc.].Et c\u2019est normal, en échange, que le gouvernement s\u2019attende à un certain volume.» M.Barrette dit que «le milieu sait qu\u2019on est rendu là et que la population ne tolérera plus de ne pas avoir de services pour les impôts qu\u2019elle paie ».Lui non plus ne craint pas de blocage.« Il y aura une résistance minimale, prévoit-il.On ne demandera pas d\u2019en faire plus sans donner les moyens de le faire.On n\u2019est pas agressifs à ce point-là.Les médecins savent qu\u2019il y aura un retour.» Confrontation La FMOQ estime toutefois hautement irréalistes les promesses de la CAQ en matière de médecine familiale.« On ne peut pas baser une politique sur un calcul mathématique, dit le président Godin.Il y a beaucoup de facteurs à prendre en compte dans la réalité.Un médecin qui fait 150 accouche- ments par année, quelqu\u2019un qui fait deux \u201cchiffres\u201d de nuit par semaine à l\u2019hôpital, quelqu\u2019un qui fait de la santé mentale ne pourra pas prendre 1000 patients.Ça dépend du lieu de pratique, du type de clientèle.C\u2019est ça, la réalité.» La FMOQ prévient ainsi qu\u2019il y aura un choc si la CAQ est élue et qu\u2019elle applique à la lettre le plan Legault-Barrette.« Ce n\u2019est pas acceptable, et ce n\u2019est pas une question syndicale.C\u2019est une question de médecins et de pratique», dit M.Godin.«La coercition ne marchera pas.» Le Devoir PLQ ou CAQ?Bob Rae évite de se prononcer.MARIE VASTEL correspondante parlementaire à Ottawa Le chef libéral fédéral.Bob Rae, veut la victoire d\u2019un parti fédéraliste le 4 septembre prochain.Mais il ne précise pas lequel.Questionné à son tour, lundi, quant à l\u2019issue du scrutin provincial qui en est à la mi-course, M.Rae a martelé qu\u2019il s\u2019était battu pour l\u2019unité canadienne toute sa carrière.«Je suis un ardent fédéraliste et j\u2019espère que les gens qui appuient notre parti sur le plan national, et les Québécois qui se préoccupent de l\u2019avenir de notre pays vont appuyer un parti politique qui est fermement engagé envers le fédéralisme, l\u2019unité du pays et l\u2019avenir du pays», a insisté le chef intérimaire du Parti libéral du Canada (PLC).M.Rae a cependant refusé de préciser laquelle des formations fédéralistes qui s\u2019affrontent dans cette lutte électorale \u2014 le Parti libéral du Québec ou la Coalition avenir Québec \u2014 il souhaitait voir au pouvoir.«J\u2019ai des bons amis dans les deux partis», a-t-il rétorqué.Le Devoir ELECTIONS QUEBEC 2012 Comparateur de programmes r i PRENEZ UNE DECISION ECLAIREE A L\u2019AIDE DE NOTRE COMPARATEUR DE PROGRAMMES DES PARTIS POLITIQUES.Comparer les programmes sur 10 thèmes importants.Décrochage scolaire IJ n LISCOM DU QUÉBEC OG> Sélectionnez ies points de vue que vous approuvez.Lire contre le décrochage ^ J'&ppr&uvé M pant dè vus tes contrer le décrochage, le gouver.nemert Charest s'engage à «iinpllquer mmunautés, les retraités et ies parents pour favoriser une meilleure maîtrise de le lecture chez les gerçons*, Choisissez ies partis à Plus de Spuii IIWWI Le PO «encouragera fortement la mobili- dans la lutte au décrochage scolaire*.Pour se faire.Il réduira la taille des classes, augmentera le nombre d employés de soutien afin de répondre aux eleves ayant des besoins particuliers.mettra en place un programme visant a augmenter les activités.O Jappttmvece La CAÛ propose notamment d\u2019augmenter le salaire des enseignants particuliérement ceuv qui acceptent de travailler dans les milieux defavonses.De même, les ressources accordées eux directions d'école seraient augmentées.Enfin, le financement et les ressources proresslonnelies pour les enfants en difficjKe d\u2019apprentissage Un tableau de bord recense vos résultats.elections.ledevoir.com Réalisé en collaboration avec : LE DEVOIR Libre de penser rjüi ADVISO conseil + stratégie Internet Un sondage donne Djemila Benhabib en avance dans Trois-Rivières JESSICA NADEAU La candidate péquiste Djemila Benhabib, qui a été au centre d\u2019une controverse entourant le crucifix à l\u2019Assemblée nationale la semaine dernière, a pris les devants dans la circonscription de Trois-Rivières.Un sondage Segma Le Nouvelliste/Info NRJ-Rouge FM, réalisé du 16 au 18 août, soit quelques jours à peine après la polémique, montre qu\u2019elle est en tête de peloton et qu\u2019elle pourrait faire basculer la circonscription au bleu.Djemila Benhabib récolte 36 % des intentions de vote, contre 30 % pour la députée libérale sortante, Danielle St-Amand, et 18 % pour le caquiste Andrew D\u2019Amours.« Je ne suis pas surprise du résultat du sondage, a soutenu Djemila Benhabib lors d\u2019un entretien téléphonique.Cela confirme ce que je vois tous les jours sur le terrain, c\u2019est-à-dire une grande ouverture d\u2019esprit et une réceptivité envers le Parti québécois et envers ma candidature plus particulièrement.» Si elle est consciente que la tempête médiatique de la semaine dernière lui a donné une bonne visibilité, Djemila Benhabib est néanmoins convaincue que l\u2019escarmouche avec le maire de Saguenay n\u2019a pas eu d\u2019effet sur les sondages.« Je n\u2019ai pas le sentiment que cela a joué.Les gens ont confiance en mon parcours et en mon cheminement.Je crois en leur intelligence et je suis convaincue qu\u2019ils sont capables de faire la part des choses.» Elle affirme d\u2019ailleurs faire des blagues sur le sujet avec les électeurs qui lui demandent, pour la taquiner dit-elle, de prononcer son nom.«Il n\u2019y a pas de lourdeur.Au contraire, il y a un certain climat de légèreté.C\u2019est comme cela qu\u2019il faut le prendre, en évitant de mettre de l\u2019huile sur le feu.Ça fait du bien de voir que les électeurs ne cèdent pas à la bêtise.On rit beaucoup et je joue le jeu aussi.» Le sondage révèle que les appuis péquistes res- PEDRO RUIZ LE DEVOIR Djemila Benhabib semble ne pas avoir souffert de la polémique initiée par le maire de Saguenay.tent néanmoins fragiles puisque 53 % des électeurs qui soutiennent Djemila Benhabib n\u2019ont pas fait un choix définitif Sa plus proche rivale, elle, détient l\u2019appui définitif de 61 % de ses électeurs.La candidate péquiste sait très bien que tout peut basculer rapidement, se disant «très consciente que rien n\u2019est acquis ».Aux dernières élections, la libérale n\u2019avait gagné que par 960 voix.C\u2019est pourquoi Djemila Benhabib dit travailler de façon acharnée dans sa circonscription.« Un sondage, c\u2019est un sondage.C\u2019est un indicateur.Mais pour nous, cela n\u2019a rien changé.On continue de travailler, travailler et travailler.» Elle affirme qu\u2019elle avait deux défis à relever, le premier étant de se faire connaître, ce qui semble être chose faite, et le deuxième, de connaître les enjeux de la région.Trois-Rivières est considérée comme une région baromètre.En 2003, les Trifluviens ont voté libéral puis, en 2007, ils se sont laissé porter par la vague adéquiste avant de revenir aux libéraux en 2008.La dernière fois que Trois-Rivières a voté pour le PQ, c\u2019était en 1998.Le Devoir LE DEVOIR, LE MARDI 21 AOUT 2012 A 3 QUEBEC 2012 JACQUES NADEAU LE DEVOIR «M\u201c® Marois semble déterminée à mettre une épée de Damoclès sur la tête du Québec alors qu\u2019on vit une période d\u2019instabilité économique » Le choc de visions totalement différentes GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ La joute a été féroce, les arguments contrastés, les protagonistes souvent vindicatifs : Jean Ctiarest estime que le face-à-face de lundi soir a permis de relever des différences fondamentales entre ses propositions et celles de Marois, dont l\u2019élection créerait selon lui une grande incertitude au Québec.« Je relève que sur le référendum, Marois semble déterminée à mettre une épée de Damoclès sur la tête du Québec alors qu\u2019on vit une période d\u2019instabilité économique », a lancé le chef libéral après le débat d\u2019une heure.« Elle est prête à faire l\u2019économie du droit des étudiants à avoir accès à leur salle de cours.Pour moi, comme premier ministre, c\u2019est inacceptable.» Si Pauline Marois l\u2019a trouvé « très agressif» durant le débat, Jean Charest estime que la chef péquiste ne l\u2019a « pas fait fâcher plus que d\u2019habitude ».« C\u2019était un face-à-face, évidem- ment qu\u2019il y a des sujets sur lesquels on a des opinions, des convictions, des avis profondément différents.Ce sont deux visions totalement différentes » qui s\u2019affrontaient, a expliqué M.Charest.Selon lui, les choix proposés aux Québécois sont ceux de « l\u2019économie et de l\u2019emploi » pour les libéraux, ou la « rue, les référendums, pas de plan en économie et en emplois » pour les péquistes.Sur le thème de la corruption \u2014 segment dans lequel il est apparu très combatif \u2014, M.Charest dit « assumer totalement ses responsabilités ».«Nous les avons assumées en posant des gestes, contrairement au gouvernement péquiste.Là où le PQ avait fermé les yeux, on a bougé dès qu\u2019on a pu le faire.» « Nous avons été l\u2019objet de toutes sortes d\u2019accusations non fondées, a-t-il répété.C\u2019est malheureux que Marois ait choisi de pratiquer la politique comme ça, parce que toute la classe politique en a subi les conséquences.» Le premier ministre sortant estime ainsi être « la personne qui en aura fait le plus » dans ce dossier.Et sa part de responsabilité personnelle, c\u2019est « celle du premier ministre qui est jugé pas seulement en fonction des discours, mais aussi des gestes ».Les allusions au rapport Moi-san ou à l\u2019affaire Marton (qui impliquait Tony Accurso et un collecteur de fonds du Parti québécois) visaient d\u2019après M.Charest à « rappeler que Marois savait et n\u2019a pas bougé ».Et lorsqu\u2019un journaliste lui a demandé si la commission Charbonneau avait été mise sur pied simplement sur la base du rapport Moisan (parce que M.Charest n\u2019a reconnu aucun manquement sur des questions de gouvernance dans le débat de lundi), le chef libéral a répliqué que la « commission est parfaitement autonome : elle peut faire ce qu\u2019elle veut».Mais « c\u2019est un problème qui existait avant qu\u2019on soit au gouvernement », a-t-il toutefois ajouté.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR « Ça existe M.Tomassi, ça existe M.Whissell, ça existe une ministre qui est allée manger avec la mafia.Je ne l\u2019ai pas inventé.» L\u2019éthique élastique d\u2019un premier ministre JESSICA NADEAU Pauline Marois se dit « satisfaite » de son débat avec Jean Charest, ayant rempli son objectif de communiquer ses intentions à la population.« J\u2019ai eu l\u2019occasion d\u2019expliquer un peu plus concrètement quelles étaient les politiques que je voulais proposer à la population québécoise et quelle sorte de gouvernement j\u2019allais leur offrir », a-t-elle soutenu en point de presse à la suite du duel.Elle avoue qu\u2019elle a peut-être donné l\u2019impression d\u2019avoir été déstabilisée par le rapport Moisan, utilisé par son adversaire pour le deuxième soir de suite, mais soutient qu\u2019elle ne l\u2019était pas.Selon elle, Jean Charest a voulu faire « une très grosse affaire » d\u2019un cas survenu en 1996 et pour lequel « des gens ont été sanctionnés ».Selon elle, le problème, c\u2019est Jean Charest qui l\u2019a.« Ça existe M.Tomassi, ça existe M.Whissell, ça existe une ministre qui est allée manger avec la mafia.Je ne l\u2019ai pas inventé.» Elle nie avoir été un peu plus sur la défensive en ce deuxième jour de débat, affirmant être plutôt passée volontairement en mode attaque.« J\u2019ai trouvé, par contre, que M.Charest était très agressif», a-t-elle souligné.Elle se dit heureuse d\u2019avoir pu réaffirmer sa souveraineté et son intention de faire la souveraineté du Québec, malgré le fait que tant Jean Charest que l\u2019animateur Pierre Pruneau ont tenté en vain de lui faire préciser si oui ou non elle tiendrait un référendum dans un premier mandat.Selon elle, le fait qu\u2019elle n\u2019ait pas de cadre référendaire clair ne fera pas peur aux Québécois.« C\u2019est sûr que je suis souverainiste, c\u2019est sûr que je souhaite qu\u2019on fasse la souveraineté, et le moyen le plus démocratique pour faire cela, c\u2019est un référendum.Ça ne se fera pas par surprise, on va avoir le temps d\u2019y réfléchir, on aura le temps de l\u2019analyser, mais moi, je veux me garder la possibilité de le faire et je crois qu\u2019on devrait le faire le plus rapidement possible.» Elle rappelle que l\u2019élection du 4 septembre n\u2019est pas un référendum, mais bien un choix pour un prochain gouvernement, pour « sanctionner un mauvais gouvernement ».Le référendum est-il en train de devenir son talon d\u2019Achille ?Pas du tout, répond Pauline Marois.«Au contraire, ça va être un élan parce que ça veut dire que nous ne serons pas sous la houlette de M.Harper, qui va à l\u2019encontre de nos valeurs.» Aux médias anglais qui lui demandaient si elle accepterait de participer à un débat en anglais, elle a répondu : « La langue officielle du Québec est le français, alors je ne participerai pas à un débat en anglais.» Elle soutient néanmoins être en mesure d\u2019avoir de bons dialogues et de bonnes relations avec la communauté anglophone, rappelant que c\u2019est elle qui a donné plus d\u2019autonomie aux commissions scolaires anglaises.Le Devoir II n\u2019y a pas de gêne à parler de souveraineté, disent Aussant et Khadir MARCO BELAIR-CIRINO Exaspérés par les mots flous et imprécis de Pauline Marois sur son projet de souveraineté du Québec, Amir Khadir et Jean-Martin Aussant pressent aujourd\u2019hui « la chef de ce qui est sensé être le vaisseau amiral de la souveraineté » de parler de pays sans complexe.« Ça me fait toujours bizarre de voir [la chef du Parti québécois] toujours sur la défensive quand on parle de souveraineté.Il y a un malaise », a affirmé le chef d\u2019Option nationale, Jean-Martin Aussant, quelques minutes après un face-à-face explosif entre Pauline Marois et Jean Charest.« Je n\u2019ai jamais douté que Mme Marois était souverainiste autant que moi, mais institutionnellement, le Parti québécois a un message tellement flou là-dessus, disant : \"On fera peut-être la souveraineté si ça adonne un jour, au moment opportun\".Ça ne veut rien dire cette formule-là », a déploré l\u2019ex-député péquiste avant de souligner que sa formation politique.Option nationale, « remplit [désormais] ce rôle-là ».Le coporte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir, s\u2019est aussi dit « frappé » par « l\u2019incapacité de Marois d\u2019être convaincante » sur le terrain de la question nationale.« Son hésitation nuit beaucoup à sa crédibilité sur la question de l\u2019indépendance.» Néanmoins, le député sortant de Mercier estime que la chef péquiste « s\u2019est débrouillée un peu mieux » lundi soir que la veille, au débat des chefs, la décrivant « en confiance » et « sereine ».« Ça, ça l\u2019a bien servie », a-t-il dit.En revanche, le chef du Parti libéral, Jean Charest « n\u2019a pas arrangé ses affaires » avec le face-à-face de lundi soir.« Trop agressif, trop cassette, je pense que M.Charest a encore une fois raté l\u2019occasion de remonter un peu.Ce n\u2019est pas avec ce genre de performance là que le sort des libéraux va changer », a commenté Amir Khadir.« Au moins, il ne souriait plus de manière inappropriée », a-t-il fait remarquer.Exclus des face-à-face télévisés organisés cette semaine par le réseau TVA, les dirigeants de Québec solidaire et d\u2019Option nationale avaient investi lundi soir le réseau social Twitter afin de commenter la première des trois confrontations.« C\u2019est mal parti, cacophonie, cassette.», a tweeté M.Khadir quelques minutes à peine après le coup d\u2019envoi de la joute oratoire.Puis, une fois la discussion sur le premier thème lancée \u2014 celui de la gouvernance \u2014, le député sortant de Mercier a jugé que « les actions prises par Jean Charest [en matière de lutte contre la corruption] ont toujours été faites lorsqu\u2019il était au pied du mur».« Deux politiciens de carrière qui s\u2019accusent d\u2019être plus corrompu l\u2019un que l\u2019autre », a pour sa part observé le chef d\u2019Option nationale, Jean-Martin Aussant.« Comme c\u2019est emballant, l\u2019alternance », a-t-il ironisé.La discussion était lancée.Les deux formations politiques ont contribué à faire du mot-clic #debatqc le plus populaire lundi soir sur Twitter « dans le monde », a souligné Influence communication.Le Devoir août CE MERCREDI UanifestationI place ou N0NAUXHAUSSES.ORG QSSE A 4 LE DEVOIR LE MARDI 21 AOUT 2012 ACTUALITES #CHRONIQUEFD La modernité expliquée à sa mère (4) Fabien Deglise On peut le voir comme ça et c\u2019est encore plus drôle : depuis plusieurs années, la numérisation des rapports sociaux rend presque quotidiennement, et malgré elle, un hommage étonnant à l\u2019écrivain Rajunond Queneau et à son roman le plus célèbre.Exercices de style paru en 1947.Comment?En érigeant en phénomène culturel la déclinaison d\u2019une même histoire, d\u2019une capsule publicitaire, d\u2019une photo, d\u2019un mot-clic.La chose porte même un nom \u2014 on appelle ça un «même», croisement entre gène et mimesis qui veut dire imitation en grec \u2014 et mérite qu\u2019on se penche un peu dessus pour comprendre qu\u2019elle n\u2019est pas toujours aussi désintéressée qu\u2019elle n\u2019y paraît.Air du temps, le même, ce mimétisme culturel défini en 1976 par Richard Dawkins dans son livre The Selfish Gene (Le gène égoïste), peut être appréhendé en regardant Jean Charest.Preuve : quelques semaines avant le déclenchement des élections et en pie | in cœiu des #manif-sencours, comme on disait alors sur Twitter, l\u2019homme et son parti dévoilent une publicité à saveur franchement électorale intitulée Faire le choix de la responsabilité.En une minute, sur fond blanc, tout en chemise et cravate, le PM y justifie sa fermeté, parle de ses responsabilités, des décisions difficiles et du fait qu\u2019il ne cherche pas à remporter un concours de popularité.Et bien sûr, siu Internefi il vient de tendre un bâton poiu se faire battre, comme dirait l\u2019autre.Dans les jours qui suivent des dizaines d\u2019internautes s\u2019approprient la capsule pour détoiu-ner le plan de communication libéral et surtout pour faire part du résultat à la terre entière par l\u2019entremise de YouTube et des réseaux sociaux.11 suffit de taper «Jean Charest» et «parodie» dans un moteiu- de recherche spécialisé en vidéo pom prendre la mesure du phénomène : devant le même fond blanc, l\u2019homme y livre le même message, mais ici sm fond de musique du film Le Parrain, là avec un carré rouge accroché à la chemise ou encore en donnant l\u2019impression d\u2019être ivre, en étant caricaturé en Dieu, en Darth Vader, avec des sous-titres ajoutés exposant le fond de sa pensée ou encore en prenant la place de Big Brother dans la célèbre scène du marteau fracassant l\u2019écran du film 1984.Ces mêmes ont été vus par des milliers de personnes à ce jom.Bref, Jean Charest s\u2019est lait un peu «Starwarski-der», en référence à ce garçon de Trois-Rivières qui, en 2003, a posé au Québec, contre sa volonté, les bases de ces exercices de style en format 2.0.Souvenir: une vidéo le montrant en train de combattre un ennemi invisible en imitant les méchants de Star Wars avait déclenché l\u2019apparidon d\u2019une série de mêmes sm la Toile.L\u2019absiu-de de la scène y était reproduit et parodié faisant de celui qu\u2019on a alors bapdsé le Star Wars Kid une star instantanée.L\u2019accès facilité aux outils de production et de création, tout comme l\u2019envie de divertir son auditoire numérique pour se faire remarquer dans le bruit ambiant donne des ailes aux mêmes qui servent à rire et parfois à nuire.Ils peuvent aussi être utilisés, en raison de leurs caractères ludique et du coup épidémique, à des fins de marketing pour faire mousser la popularité d\u2019un produit, d\u2019un service ou encore d\u2019une chanson, comme en témoigne encore aujoiu-d\u2019hui la Canadienne Carly Rae Jepsen.Elle est passée de candidate même pas gagnante à l\u2019émission Canadian Idol à phénomène international avec une chanson au refrain plus qu\u2019intrusif et surtout une série de mêmes dont plusieurs sont pour le moins étoimant.Sa chanson Call Me Maybe \u2014 appelle-moi peut-être \u2014 sortie en 2011 a pris véritablement son envol au printemps dernier après avoir été présentée sm le canal YouTube de son ami Justin Bieber, l\u2019aimant à midinettes, mais surtout après avoir fait l\u2019objet d\u2019un nombre incroyable de déclinaisons qui se sont répandues un peu partout dans les interstices de la socialisation numériques.La chanson y est interprétée par des centaines d\u2019anonjmies, cherchant leur minute de gloire en ligne en se frottant à ce que la science appelle un ver d\u2019oreille, mais également par Batman, une brochette de chiens et de chats \u2014 deux espèces qui stimulent les mêmes en format numérique \u2014 ou encore par Barack Qbama, en personne, dans un collage sonore qui, à ce jour, a été visionné par plus de 22 millions d\u2019individus sm la planète.C\u2019est dix fois moins toutefois que l\u2019original chanté par Carly et présenté sm YouTube par Bieber.Et bien sûr pom pousser l\u2019hommage à son paroxysme, on attend désormais qu\u2019une version soit servie aux internautes, interprétée par un quidam au long cou portant un chapeau mou avec une tresse, dans un autobus ou devant la gare Saint-Lazare.de 99 façons différentes, s\u2019entend.Sur Twitter: ©FabienDeglise Légionellose : des immeubles seront inspectés Après trois morts, la Ville de Québec ignore toujours la source précise de la contamination AMELIE DAOUST-BOISVERT La Ville de Québec cherche par tous les moyens à trouver la source de la contamination à la légionellose qui a tué trois personnes à Québec.L\u2019éclosion, d\u2019une très rare ampleur, a touché quarante personnes depuis la mi-juillet.«Il faut aller un cran plus haut» dans l\u2019enquête afin d\u2019endiguer rapidement la maladie, a dit en conférence de presse lundi le directeur de la santé publique pour la région de Québec, le D\"^ François Desbiens.Avec les inspecteurs de la Ville, la santé publique investiguera dans tous les immeubles soupçonnés d\u2019être à l\u2019origine de la propagation dès demain, une opération qui devrait être terminée vendredi.«Il faut prendre les pouvoirs qu\u2019on a pour visiter les immeubles et ordonner la désinfection», indique le D\"^ Desbiens.11 ne croit pas que la situation ait été mal évaluée et qu\u2019il aurait fallu passer à cette étape plus tôt, même si l\u2019infection continue à se propager.Les malades vivaient tous dans un périmètre précis comprenant la basse ville de Québec, ou fréquentaient le secteur pour le travail ou les loisirs.Ils avaient en moyenne 62 ans.La santé publique croit qu\u2019une ou plusieurs tours de refroidissement qui assurent la climatisation des immeubles pourraient avoir propagé la bactérie dans l\u2019air.11 arrive également que la bactérie se reproduise dans les chauffe-eau, une hypothèse qui semble écartée pour le moment par la santé publique.La Ville de Québec a ciblé 41 tours de refroidis-semenL lesquelles seront inspectées et nettoyées cette semaine.Dans un premier temps, le 31 juillet, quelque 2500 propriétaires d\u2019immeubles de plus de trois ét^es avaient été contactés par lettre et invités à désinfecter leur système de cbmatisa-tion.La source est toujours active, puisque depuis vendredi dernier seulemenfi 12 cas ont été recensés dans la capitale, qui compte habituellement 2 ou 3 cas par an.Les petits climatiseurs et les thermopompes sont sans danger.Ce sont plutôt les systèmes de climatisation d\u2019immeubles utilisant de l\u2019eau en circuit fermé qui posent problème.Qn voit souvent ce type de système dans les hôtels, les hôpitaux ou les tours de bureaux et de condos.«Ça prend une ou deux tours qui n\u2019ont pas été nettoyées pour recontaminer les autres même si elles ont été nettoyées», indique le D\"^ Desbiens.Registre La bactérie à l\u2019origine de la légionellose, ou maladie du légionnaire, se développe dans l\u2019eau entre 25 et 42 ° C et infecte les humains qui respirent les gouttelettes contaminées.Les gouttelettes provenant de tours de refroidissement peuvent projeter la bactérie à 500, voire 1000 mè- tres à la ronde, contaminant le voisinage.La maladie ne se transmet pas de personne à personne.Si les individus en bonne santé s\u2019en tirent généralement bien, les malades chroniques et les fumeurs peuvent développer une grave pneumonie, mortelle dans 10 à 15% des cas.La Ville de Québec réfléchit à la pertinence d\u2019établir un registre des tours de refroidissement afin de faciliter leur inspection, a indiqué Chantale Giguère, directrice générale adjointe de la sécurité publique.En 1996, lors d\u2019une éclosion de moindre ampleur dans la haute ville de Québec, douze personnes avaient été malades.L\u2019enquête avait permis de détecter la bactérie dans des tours de refroidissement plus ou moins bien entretenues.Après cet épisode, les enquêteurs recommandaient de «confier à un organisme gouvernemental la responsabilité d\u2019émettre des normes sur la conception, le fonctionnement et l\u2019entretien des tours de refroidissement, et d\u2019assurer le respect de l\u2019application de ces normes».Iæs habitants de Québec ne peuvent prendre aucune précaution individuelle pour se prémunir contre cette bactérie, et la direction de la santé publique les invite à poursuivre leurs activités et leurs déplacements habituels.Le Devoir Stephen Harper dans le Nord m ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE C\u2019est à Caribou Crossing, au Yukon, que Stephen Harper a amorcé lundi son périple annuel dans le nord du pays, qui prendra fin vendredi à Churchill, au Manitoba.Cet exercice vise à promouvoir la souveraineté canadienne, mais il est également l\u2019occasion pour le premier ministre d\u2019annoncer l\u2019octroi de généreux fonds.Le décès de Jack Layton commémoré mercredi Ottawa \u2014 Un an après son décès, Jack Lay-ton continue d\u2019influencer la vie de plusieurs Canadiens, soutiennent ceux et celles qui étaient proches de l\u2019ancien chef du Nouveau Parti démocratique (NPD).Une cérémonie commémorative se tiendra mercredi à Toronto, un an jour pour jour après que M.Layton a perdu son combat contre le cancer.Sa femme, Qlivia Chow, soutient que l\u2019événement se veut d\u2019abord et avant tout une célébration des valeurs qui étaient chères à Jack Lay-ton, à savoir l\u2019espoir et l\u2019optimisme, plutôt qu\u2019une célébration de l\u2019homme lui-même.Thomas Mulcair est le premier à admettre qu\u2019il n\u2019est pas à l\u2019image du regretté chef Jack Layton.Mais le chef du NPD affirme que les leçons apprises de son prédécesseur, dont la mémoire continue d\u2019attirer des vagues de sympathie, ont rendu la tâche plus facile pour les néodémocrates dans la transition post-Layton.«Il m\u2019a beaucoup appris, et cela m\u2019a bien servi dans les derniers mois alors que je prenais le rôle de leadership», a soutenu M.Mulcair en entrevue à La Presse canadienne.Qui plus esL avance le chef du NPD, les souvenirs mémorables de M.Lajûon l\u2019ont aidé à briser la glace avec les Canadiens un peu partout au pays.« Chaque fois que quelqu\u2019un vient vers moi et parle de politique ou du parti, il y a toujours un sourire sur leur visage quand il parle de Jack.C\u2019est encore une belle porte d\u2019entrée.» La Presse eanadienne Des données numériques libres contre la corruption Des programmeurs scruteront les bases de données ouvertes des gouvernements lors du «hacketon» EABIEN DEGLISE Prévenir la collusion et la corruption par les données numériques ouvertes.Un groupe de programmeurs a décidé de lutter à sa manière contre l\u2019utilisation abusive des fonds pu-bbcs en partant à la recherche d\u2019applications informatiques visant à démasquer plus facilement ce genre de dérives.Cette quête va se faire dans le cadre d\u2019un «hacketon», ces groupes de travail collaboratif qui s\u2019abreuvent aux données ouvertes, qui se tiendra à Montréal dans quelques semaines à Montréal.Pendant 48 heures, plus d\u2019une centaine de ces maîtres du code vont y jouer avec des fichiers informatiques publics fédéraux, provinciaux et municipaux afin de dresser autrement le visage de la corruption.«L\u2019ouverture des données tout comme une plus grande transparence de l\u2019administration sont de très bonnes façons pour lutter contre la corruption et la mauvaise gestion des fonds publics», résume Jonathan Brun de l\u2019organisme Québec Quvert, qui pilote cet exercice de création d\u2019applications ciyiques pour mieux surveiller les dépenses de l\u2019Etat.Une rencontre préliminaire a eu beu la semaine dernière à Montréal pour poser le cadre de l\u2019événement.« Chaque année, le Québec dépense 4 milliards de dollars dans des projets d\u2019infrastructures physiques, comme les routes, ou technologiques comme les réseaux informatiques.Ces projets font parfois l\u2019objet d\u2019abus qui mènent à des dépenses excessives et à des débordements budgétaires.On espère que les outils qui vont être déve- loppés lors de ce hacketon vont aider les citoyens à mieux identifier ces abus, pour mieux les enrayer.» Cette rencontre, ouverte à tous les programmeurs, est prévue les 15 et 16 septembre prochain à Montréal (quebecouvert.org/events/ hackonslacorruption).Par le croisement de bases de données pubbques, ils espèrent pouvoir dresser des portraits inédit et précis de l\u2019activité gouvernementale dans le domaine de l\u2019attribution des contrats publics.Parmi ces jeux de données, comme on dit dans le mibeu, va se trouver la bste des dons et donateurs aux partis politiques, les données issues du système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAQ), les jugements rendus dans les cas de fraudes contre les personnes et les entreprises.Pour ne citer qu\u2019eux.L\u2019événement est soutenu par le quotidien montréalais The Gazette ainsi que par la Sunlight Foundation, un organisme américain versé dans la promotion d\u2019une gouvernance ouverte et d\u2019une plus grande res-ponsabibsation des admbiistrations pubbques par la multipbcation des données ouvertes.Maintenir la pression «Nous allons maintenir notre pression sur le gouvernement pour qu\u2019un plus grand nombre de jeux de données soit accessibles dans des formats faciles d\u2019utilisation», dit M.Brun, qui déplore par exemple la difficulté d\u2019accès pour un programmeur aux données qui composent le registre des entreprises, un registre public, mais techniquement impraticable pour un geek qui voudrait s\u2019en servir.« C\u2019est ce qui va nous aider à prêter main-forte au gouvernement pour lutter contre cette corruption dont nous sommes tous, collectivement victimes.» Pour mener à bien leur projet, les participants à ce hacketon vont pouvoir également profiter des données publiques que le gouvernement du Québec a mises en ligne au début de l\u2019été sur son portail consacré à la construction d\u2019un gouvernement dit ouvert (données.gouv.qc.ca).L\u2019endroit héberge par exemple des données géographiques de base, des informations sur les chantiers en cours au Québec, des données statistiques sur les populations, la culture, l\u2019industrie.11 a été qualifié à ce jour par les défenseurs des données ouvertes d\u2019un pas dans la bonne direction, mais d\u2019pn pas également timide.Aux Etats-Unis, les hacketons menés dans les derniers mois ont permis la création d\u2019applications permettant de ber des contributions à des candidats à leurs votes au Congrès, de suivre les lobbyistes à la trace tout comme la résonance médiatique et politique de leur démarche.Entre autres choses.Plusieurs hacketons ont été tenus au Québec, ces derniers mois, pour améliorer les services publics et la participation citoyenne à Montréal et Québec par l\u2019entremise des données ouvertes.Placer la lutte contre la corruption au cœur de cet exercice de création collectif et numérique représente toutefois une première.Le Devoir Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Frais d\u2019avocats de 126000 $ pour Claude Dauphin L\u2019espionnage dont a fait l\u2019objet le mabe de La-chine, Claude Dauphbi, lui a coûté 126000$ en honorabes d\u2019avocats.C\u2019est ce qu\u2019a indiqué lundi sob M.Dauphbi en réponse à une question d\u2019un citoyen lors de la séance du conseil municipal.Rappelons qu\u2019en juillet dernier, une entente à l\u2019amiable est intervenue entre la Ville et M.Dauphin afin qu\u2019une somme de 115000$ soit versée à celui-ci, soit 100000$ à titres d\u2019ho-norabes d\u2019avocats et 15000$ à titre de trou- bles, inconvénients et dommages moraux.L\u2019an dernier, M.Dauphin avait intenté une poursuite de 250000$ contre la Ville et certains fonctionnabes à la suite de l\u2019interception de ses courriels et du contenu de son agenda électronique par l\u2019ex-contrôleur général de la Ville, Pierre Reid.Le maire Gérald Tremblay avait alors soutenu que des faits boublants avaient été découverts sur Claude Dauphin et que le dossier avait été transféré à la Sûreté du Québec.Le mabe Tremblay n\u2019a pas voulu préciser, lundi, si M.Dauphin retrouverait à terme son poste de président du conseil municipal.Le Devoir LE DEVOIR, LE MARDI 21 AOUT 2012 A 5 ACTUALITES LOI 35 SUR LES CONTRATS PUBLICS Louise Harel dénonce une « mascarade » JEANNE CORRIVEAU Une «mascarade».Voilà comment Louise Harel a qualifié, lundi, la loi 35 qui ne réussit pas à empêcher les entrepreneurs accusés de fraude d\u2019obtenir des contrats publics.La chef de l\u2019opposition à l\u2019Hôtel de Ville a sommé les candidats des partis provinciaux de régler le problème dans les cent premiers jours du prochain gouvernement.«Nous pensons que la mascarade que nous impose la législation a assez duré.On nous demande de faire de la figuration en octroyant des contrats qui valent des millions de dollars dans une législation [.] déficiente», a commenté Louise Harel quelques minutes avant l\u2019assemblée du conseil municipal au cours de laquelle les élus municipaux devaient se prononcer sur l\u2019octroi de dix contrats à Louisbourg SBC, une entreprise de Tony Accurso.Mme Harel a fait savoir qu\u2019elle avait fait parvenir à tous les chefs de partis une demande pour qu\u2019ils s\u2019engagent à remédier aux lacunes de la loi 35.La semaine dernière, le comité exécutif a annulé l\u2019octroi de trois contrats à Louisbourg SBC, tout en décidant d\u2019accorder 14 contrats à l\u2019entreprise.« On est entièrement d\u2019accord qu\u2019on ne peut plus, nous, les mains liées, prendre des décisions qui affectent la qualité de vie de nos citoyens avec la législation telle qu\u2019elle est rédigée, a reconnu le maire Gérald Tremblay.On demande au gouvernement d\u2019apporter des correctifs le plus rapidement possible.» La Biosphère en péril L\u2019incertitude entourant l\u2019avenir de la Biosphère a également fait l\u2019objet de discussions lors de la séance du conseil.Vision Montréal a déposé une pétition de quelque 640 noms demandant au maire de protéger la vocation muséale de la Biosphère.De son côté.Projet Montréal a soumis une motion réclamant de l\u2019administration qu\u2019elle exerce des pressions sur le gouvernement fédéral pour sauver l\u2019institution.Rappelons que, dans la foulée des compressions budgétaires, au printemps dernier, le gouvernement fédéral a laissé entendre que les activités muséales de la Biosphère seraient remplacées par un centre météorologique d\u2019Envi-ronnement Canada d\u2019ici la fin de 2013.Or, la Ville de Montréal, qui est propriétaire de la Biosphère, a une entente avec le fédéral pour la tenue d\u2019activités muséales dans le célèbre dôme jusqu\u2019en 2019.Aucune discussion n\u2019aurait encore eu lieu entre les deux parties, a indiqué le responsable du dossier à la Ville, Alan DeSousa.«On a un document légal entre les parties qui dicte la durée de l\u2019engagement et l\u2019usage.Ça va guider nos discussions», a soutenu M.DeSousa.Pour l\u2019instant, le recours aux tribunaux n\u2019était pas encore envisagé, a-t-il ajouté.Le Devoir Les étudiants reçoivent une facture plus élevée Même si les élections n\u2019ont pas eu lieu, des universités haussent déjà les droits de scolarité EISA-MARIE GERVAIS La rentrée universitaire approche à grands pas, et certains étudiants ont déjà reçu une facture plus élevée, a constaté Le Devoir.Plusieurs universités ont commencé à envoyer des factures majorées, correspondant à la hausse imposée par le gouvernement Charest de 254$ sut sept ans.A l\u2019Université McGill, Jim (nom fictiO, étudiant au doctorat, a reçu le 4 août une facture qui fixait, parmi d\u2019autres frais, les droits de scolarité du 3® cycle pour un semestre à 1083,90$.Deux jours plus tard, il a reçu une seconde facture, plus élevée, de 1201,95$, payable au plus tard le 31 août.A l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM), les factures majorées sont envoyées depuis la mi-juillet, mais les étudiants devront l\u2019acquitter quelques semaines après la rentrée, qui se fera en même temps pour tous les étu-diajits, soit le U octobre.A l\u2019Université de Montréal, les factures seront envoyées à la mi-septembre.L\u2019Université Laval fera de même pour ses étudiants qui commenceront les cours au lendemain des élections le 5 sep- JACQUES GRENIER LE DEVOIR À McGill, les droits de scolarité pour un semestre au 3® cycle ont bondi à 1201,95$.tembre, mais procédera à un second envoi, décalé, aux étudiants qui commenceront le octobre.A l\u2019Université Concordia, la facture majorée est générée par Internet au moment de l\u2019inscription en ligne.Si les universités disent ne faire qu\u2019appliquer les directives ministérielles, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) trouve ce choix prématuré étant donné que les élections pourraient changer la donne.«C\u2019est très précipité.On se demande ce que cache cet em- pressement à demander aux étudiants de payer alors qu\u2019on est en pleine élection.Rien n\u2019indique que la hausse va être maintenue», a dit la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins.Elle fait remarquer que l\u2019empressement du gouvernement à bonifier l\u2019aide financière n\u2019est toutefois pas le même, puisque les changements promis aux prêts et bourses n\u2019entreront en vigueur que le octobre.Si le Parti libéral n\u2019est pas réélu, la hausse pourrait effectivement être suspendue pour le semestre d\u2019automne 2012 qui s\u2019amorce.Ce serait le cas avec un gouvernement péquiste, a souligné la chef du Parti québécois, Pauline Marois, qui souhaite néanmoins une indexation du coût des études.Les montants de la hausse déjà perçus seraient ainsi remboursés.Advenant un gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec, la majoration des droits de scolarité sera suspendue jusqu\u2019en janvier 2013, avait précisé son chef, François Legault.Son parti propose toutefois une augmentation de la facture de 200$ par année pendant cinq ans.La plupart des universités ont déjà planifié leurs budgets en fonction de la hausse des droits de scolarité, qui doit leur rapporter un financement supplémentaire de 160 millions.Elles devront s\u2019adapter si les directives gouvernementales changent.«On n\u2019a pas de scénario pour le lendemain de l\u2019élection.Si le gouvernement nous demande de changer, on va s\u2019ajuster», a indiqué Mathieu Filion, du service des communications de l\u2019Université de Montréal.Le Devoir La grève prend fin dans des facultés universitaires « baromètres » EISA-MARIE GERVAIS Après les cégépiens, qui sont tous retournés en classe, voilà que les étudiants d\u2019importantes facultés universitaires, bastions de résistance, leur emboîtent le pas.Hier, la Faculté de science politique et droit (AFES PED-UQAM) et la Faculté des sciences de l\u2019éducation (ADEESE-UQAM), qualifiées de baromètres par la Fédération étudiante universitaire (FEUQ), ont finalement voté pour la suspension de la grève.Le département de création littéraire de l\u2019Université Laval ainsi que la Faculté d\u2019éducation de l\u2019Université Sherbrooke ont fait de même.Il reste toutefois quelques territoires épars qui ont reconduit la grève hier, notamment le département de cinéma et celui d\u2019études est-asiatiques de l\u2019Université de Montréal (UdeM).Alors que d\u2019autres votes se tiennent ce mardi à la Faculté de langues et communication de l\u2019UQAM et au département de littérature langue moderne de l\u2019UdeM, le cégep du Vieux-Montréal tiendra lui aussi une assemblée générale mardi après-midi, sa troisième en une semaine, pour revenir encore une fois sur la grève.Plus de 100 membres de l\u2019association du collège et partisans de la grève ont signé une pétition rendant possible une nouvelle convocation.Toutefois, pour qu\u2019il y ait vote, le quorum de 690 étudiants doit être atteint, ce qui est peu probable, a-t-on expliqué au Devoir.L\u2019assemblée aura lieu à 14 h et devrait servir de plénière pour revenir sur les événements des derniers jours.Le Devoir Ahhhh porter raffinée sur toute la ligne Qu\u2019il est doux d\u2019économiser ! 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A 6 LE DEVOIR LE MARDI 21 AOUT 2012 EDITORIAL FACE-A-FACE ELECTORAUX Les absents Le plus étonnant, lors du débat des chefs de Radio-Canada et Télé-Québec, c\u2019est d\u2019avoir été étonnés de la prestation de Françoise David; le plus désolant, c\u2019est que l\u2019exercice n\u2019ait pas de suite à TVA.Ç\u2019aurait pourtant été le meilleur antidote au cynisme ambiant.S Josée Boileau ur le terrain, les gens de toutes tendances font le même constat: assez de la langue de bois, de la cassette et des promesses qui ne se réaliseront pas.Le moindre vox pop s\u2019en fait l\u2019écho.Mais les politiciens n\u2019entendent pas.Ils ont leurs repères, leurs conseillers, et tout le système de représentation électorale qui leur permet de ne pas sortir du moule.Il est si facile d\u2019endosser les habits du parfait candidat, comme le démontre la vidéo à succès de Catherine Dorion, candidate d\u2019Option nationale.L\u2019électeur a beau être plus scolarisé et plus informé que jamais, plus éloquent, aussi, comme en font foi les propos tenus sur le Web ou dans les pages d\u2019opinion des médias, on ne fait toujours pas appel à son intelligence.En retour, désabusé ou exaspéré, l\u2019électeur a du mal à envisager qu\u2019il puisse en être autrement.C\u2019est cet air frais que Françoise David a fait souffler dimanche soir.Il faut dire que pour elle, faire de la politique autrement n\u2019est pas un slogan inventé le temps d\u2019une élection, mais un mode de vie.Ecouter, donner raison à l\u2019autre, élargir la discussion, rester dans le concret sans piler sur ses principes., autant de manières d\u2019agir venues tout droit du mouvement des femmes, où elle a tant milité.Tout cela n\u2019était pas ennuyant, bien au contraire.Pas plus que ne l\u2019était l\u2019entrevue donnée par Jean-Martin Aussant à François Paren-teau sur Internet, une heure après la fin du débat officiel.Le ton décontracté, inattendu, n\u2019empêchait nullement M.Aussant de faire état de ses convictions.Il n\u2019en devenait que plus inconcevable que cet élu de l\u2019Assemblée nationale n\u2019ait pas été invité au débat des chefs.Il aurait clairement ajouté de la substance à celle qu\u2019arrivait à instiller M\u201c® David au milieu des chamailleries partisanes.Il est vrai que la politique, sous sa caricature, ne se résume pas aux combats de coqs que regrettait dimanche Françoise David.L\u2019Assemblée nationale en offre de nombreux contre-exemples.Ainsi, le printemps dernier, du rapport unanime de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, qui a démontré ce que des élus peuvent apporter à leur société quand ils sont à son écoute et quand ils se méfient du simplisme.Le travail de base des députés, en fait, ressemble à ce que les Québécois vivent dans leurs milieux d\u2019études, de travail ou d\u2019implication: le respect et l\u2019écoute valent mieux que le mépris et l\u2019autoritarisme, et aucun problème ne se règle en criant ciseaux.Mais les campagnes électorales ne sont pas encore arrivées au xxf siècle.Elles gardent des vestiges archaïques de pensée magique (pouf, un médecin de famille poin tous!), de démonisation (la rue !, pas fiable !), et de mantras répétés à tous les vents (le ménage, le changement, le Plan Nord, un jour un pays.).Dans ce contexte, c\u2019est la normalité qui devient anormale.Dans un débat, parler simplement, donner raison à son interlocuteur, dire que la santé c\u2019est complexe devient ainsi déroutant, et sème la smprise.C\u2019est dire la bulle à crever ! Heureusement, il y a maintenant Internet, qui permet de voir des candidats \u2014 de jeunes comme de vieux partis \u2014 arrimés à la réalité et qui parlent comme du monde plutôt que comme des cassettes.Mais la télévision reste le média de masse : c\u2019est donc par elle que le renouveau largement souhaité doit se manifester.Ma-rois, Legault et Charest en face-à-face à TVA c\u2019est intéressant mais prévisible.Ajouter Khadir, David et Aussant amait eu le grand mérite de sortir de lem confort tous ces vieux routiers de la politique.Il faudra bien finir par en prendre acte.L\u2019ÉQUIPE DE MITT ROMNEY Les durs des durs Serge Truffaut e candidat républicain à la présidence, Mitt Romney, campe depuis peu sur un flanc politique très différent de celui qu\u2019il avait adopté et défendu alors qu\u2019il était gouverneur du Massachusetts.Autant ce dernier J conjugua ses gestes avec le centre de l\u2019échiquier, au-tant le premier a fait siennes les postures de la droite dure, voire de l\u2019extrême droite.Pour s\u2019en convaincre, il suffit de s\u2019attarder au profil idéologique respectif des membres de son premier cercle, de ses proches conseillers.Depuis une dizaine de jours, tout un chacun sait que Romney a choisi en Paul Ryan, son colistier, un croisé des réductions d\u2019impôt, un adversaire acharné du gouverne-ment fédéral, plus exactement de l\u2019appareil d\u2019Etat.On sait moins qu\u2019il a fait de l\u2019ex-juge Ro-4\t/ bert Bork son conseiller juridique, de John ^\tBolton, ex-ambassadeur à l\u2019ONÛ sous Bush fils et porte-drapeau de la frange dure des néoconservateurs, son conseiller en relations internationales, et de Glenn Hubbard, ex-président du Conseil des économistes de Bush fils, son conseiller en affaires évidemment économiques.Déclinons.Après avoir participé en 1973 à la tentative d\u2019étouffement du Watergate, Bork s\u2019est distingué en conceptualisant la doctrine dite originaliste en justice.De quoi s\u2019agit-il?Selon sa théorie, les juges de la Cour suprême doivent prendre des décisions en fonction du principe suivant: on ne doit pas mettre la Constitution au diapason de la société actuelle, du temps présent, mais bien présider à l\u2019inverse.Dit autrement, les «sages» de ce tribunal doivent se mettre dans la peau des rédacteurs de la Constitution.On dit de Bork qu\u2019il est le père spirituel de Clarence Thomas et d\u2019An-tonin Scalia, qui collent à ce courant au sein de la Cour suprême.Bork s\u2019est également singularisé par son opposition à plusieurs dispositions contenues dans la Loi des droits civiques de 1964 en développant un discours sur la tyrannie de la minorité, par sa volonté de limiter la liberté d\u2019expression, etc.On l\u2019aura compris, Bork a une conception très élitiste de la société, qui lui a d\u2019ailleurs valu d\u2019étre écarté par le Congrès lorsque Ronald Reagan en avait fait son candidat à la plus haute cour de justice.Le cas Bolton a ceci de simple à expliquer qu\u2019il peut se résumer en une expression : un va-t-en-guerre.En effet, comp^ative-ment à lui.Colin Powell, alors qu\u2019il était secrétaire d\u2019Etat de Bush, était doux comme un agneau.Et l\u2019économiste Glçnn Hubbard ?Il est beaucoup plus idéologue qu\u2019économiste.À preuve, ceci : malgré le fiasco des déductions fiscales accordées sous Bush dont il fut l\u2019un des maîtres d\u2019œuvre, il tient mordicus à suivre encore et toujours cette voie.En un mot, l\u2019équipe Romney s\u2019avère une assemblée de durs d\u2019entre les durs.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO Oi\\ t5T CoMfliT eTi*D»AWT Q nDÎÇC^tT cwivftt V»ENT h M toQ-i>8'X» LETTRES OÙ sont donc nos enfants ?Dans cette campagne électorale, où les politiciens ne semblent éprouver aucune gêne à jouer les pères Noël en promettant des cadeaux plus fous les uns que les autres aux électeurs choqués et indignés par l\u2019irresponsabilité généralisée des marchands du Temple, force est de constater que les enfants sont les grands absents.Où sont-ils au juste?On a beau les chercher.Nulle part ne les trouve-fon, sinon pour leur garantir des places en garderie.On a compris depuis toujours qu\u2019ils ne sont pas rentables politiquement, qu\u2019ils ne votent pas, coûtent cher et n\u2019ont pas de voix ou plutôt, si, ils ont une voix que nous voulons faire taire : celle de la souf france, de la colère, de la maladie, du désespoir.Qui a parlé de leurs besoins ?Qui a exprimé la moindre préoccupation pour les enfants battus, rejetés, les enfants pauvres, les enfants itinérants, nos jeunes délinquants.Tous ces enfants différents qui nous indiffèrent.Qui a parlé de manque de ressources?Du monopole de la DPJ, de l\u2019absence d\u2019un chien de garde qui sache encore aboyer et, si nécessaire, mordre ?Qui les regarde encore?Et cherche à comprendre leur langage pourtant si éloquent?Sommes-nous vraiment satisfaits comme citoyens de les voir attachés à la queue leu leu sur les trottoirs, en attente de stimulation et d\u2019émerveillement?Un peuple qui ne se soucie pas de ses enfants est un pauvre peuple en désespérance.Qu\u2019importe les promesses des pères Noël jovialistes.Ce ne sera jamais un peuple de grandeur et d\u2019espérance constitué d\u2019adultes eux-mêmes appauvris par une enfance insécurisante inexorablement en quête de sens, d\u2019être, d\u2019humanité, de vérité, de liberté, de justice.Et ces pères Noël pensent ainsi continuer à nous leurrer par leurs grossières promesses, leurs histoires à dormir debout! Et pourtant, nous savons bien que le père Noël ça n\u2019existe pas ! Andrée Ruffo Le 18 août 2012 L\u2019épouvantail des référendums Lettre postdébat à Jean Charest Le débat de dimanche a confirmé votre peur maladive (ou simulée) des référendums.Vous brandissez le mot comme un épouvantail et la chose comme une dépense inutile.Pointant, faire un référendum, c\u2019est non seulement tâter le pouls de la population, mais encore donner une légitimité réelle aux actions d\u2019un gouvernement.On appelle ça, ne vous en déplaise, la démocratie directe.De nombreux pays tiennent des référendums à répétition sur les questions les plus diverses, et les coûts qu\u2019ils entraînent sont amplement compensés par l\u2019aura démocratique que leur tenue confère aux décisions qui s\u2019ensuivent.S\u2019il y a une chose que vous craignez plus que la volonté et le pouvoir des étudiants (au point où vous vous réfugiez au sommet des édifices pour dévoiler vos promesses), c\u2019est bien la volonté et le pouvoir du peuple.Il ne faudrait surtout pas le consulter, le peuple, plus d\u2019une fois tous les cinq ans : il risquerait de vous mettre des bâtons dans les roues.Quand on est un parti d\u2019intérêts, on a avantage à se complaire dans les règles du bon vieux parlementarisme britannique qui, depuis 1867, a tant procuré de victoires à votre parti.Ce mépris des opinions du peuple et cette crainte de son jugement expliqueront en grande partie pourquoi les Québécois vous diront «non» le 4 septembre.Jean-François Vallée Saint-PMlippe-de-Néri, le 20 août 2012 Contribution santé et campagne électorale L\u2019abolition de la contribution santé de 200$ devient une promesse électorale de tous les partis d\u2019opposition qui aspirent à prendre le pouvoir.Malheureusement, au lieu de nous offrir une solution de rechange modérée et pratique, le PQ et la CAQ tombent dans la facilité.Le PQ propose d\u2019augmenter de 48% à 55%, le taux marginal d\u2019imposition des Québécois, qui est déjà le plus élevé en Amérique du Nord.Quant à la CAQ, elle promet un graqd ménage dans les organismes de l\u2019Etat.Les partisans des préjugés de gauche \u2014 les riches ne paient pas assez d\u2019impôt \u2014 et de droite \u2014 il y a beaucoup d\u2019inefficacité dans l\u2019administration publique \u2014 sont bien nourris, mais les pragmatiques du centre comme moi restent sur leur appétit.Pourtant, ces partis auraient pu s\u2019inspirer de la mécanique de la contribution santé de l\u2019Ontario et nous proposer une solution intéressante.En effet, en Ontario, la contribution santé s\u2019applique à partir d\u2019un seuil de revenus de 20000$ contre 14000$ au Québec.Il y a 30 paliers jusqu\u2019à 200000$ de revenus, et la contribution est prélevée directement sur le salaire afin d\u2019éviter une surprise à la fin de l\u2019année.Devant les positions extrêmes des partis, je comprends que plusieurs électeurs se déclarent encore indécis ; c\u2019est mon cas.Marie-Claude Boivin Montréal, le 19 août 2012 Le grand absent Nous,sommes le 19 août 2012, il est 19 h 40.A RDI, dans l\u2019émission d\u2019avant-dé-bat, j\u2019entends une publicité qui annonce que nous assisterons dans quelques minutes à un débat unique où «toutes les tendances politiques sont représentées».Quelle farce ! Il est faux de publiciser un,e telle affirmation sur notre télévision d\u2019Etat puisque l\u2019on sait pertinemment que le seul parti qui prône clairement la voie de l\u2019indépendance du Québec, à savoir Option nationale, ne sera pas représenté à ce débat ni aux autres qui suivront.19h55.La température est splendide.Je décide d\u2019aller prendre une marche pour m\u2019emplir les poumons de l\u2019air frais qui envahit l\u2019atmosphère du Québec au moment où les ondes télévisuelles pollueront le paysage politique dans le smog des vieilles ritournelles électoralistes habituelles ! Henri Marineau Québec, le 20 août 2012 Le crucifix, l\u2019étoile de David et le croissant À la suite du tapage médiatique créé par la remise en question du crucifix à l\u2019Assemblée nationale, il est peut-être temps, en tant que Québécois de souche, c\u2019est-à-dire descendants des premiers Canadiens, d\u2019entrer dans le xxU siècje sans pour autant renier nos origines.A l\u2019instar des cimetières militaires \u2014 et du programme du fameux cours secondaire Ethique et culture religieuse \u2014, nous pourrions faire cohabiter les trois grandes religions monothéistes en leurs symboles.Décrocher le crucifix est un geste qui laisserait des stigmates non souhaitables.Le laisser accroché seul au mur exclut les nouveaux arrivants qui forment eux aussi le tissu de notre société.Placer ensemble crucifix, étoile et croissant, acte audacieux, pourrait devenir l\u2019intermédiaire juste entre la totale neutralité religieuse ou le monopole chrétien.De plus, ces trois sjunboles réunis seraient la représentation d\u2019une avancée commune ; le Québec passerait alors à autre chose de mieux.Robert Vien Gatineau, le 18 août 2012 Gil Courtemanche, déjà un an Comment décrire cet homme?Ecrivain, auteur, journaliste, chroniqueur.Un homme opiniâtre, objectif et qui nous rappelait sans cesse la signification du mot justice.Il ne craignait pas d\u2019utiliser le bon mot pour décrire l\u2019événement.Combien de fois ai-je croisé Gil Courtemanche sans jamais oser lui exprimer mon admiration?J\u2019ai si souvent voulu lui parler pour le remercier de nous faire partager ses connaissances et réflexions sur les mille et un sujets d\u2019actualité dans ses chroniques, surtout celles sur la politique tant au niveau national qu\u2019international que nous connaissons trop peu.Il était un des rares à donner un point de vue objectif ou du moins à essayer du mieux qu\u2019il le pouvait, afin de nous livrer une chronique qui nous faisait réfléchir.Il ne prétendait pas avoir la science infuse ! Je ne mentionne même pas son art: auteur, écrivain.Difficile de décrire son style! Simple et complexe à la fois ! Commencer la lecture engendrait une incapacité à la cesser tellement il nous communiquait ses joies, ses peines, ses impuissances.Je le lisais, et c\u2019était toujours le même sentiment, j\u2019avais l\u2019impression d\u2019y être ! Une grande perte pour la littérature ! Aujourd\u2019hui, chaque fois que je prends Le Devoir, mon premier réflexe est de commencer ma lecture par le cahier Perspectives, et ma première pensée va à Gil Courtemanche.Je pense à ses chroniques en me disant qu\u2019il n\u2019y en aura plus ; cependant le souvenir demeure ! Un homme d\u2019exception.Sonia Duguay Québec, le 18 août 2012 LE DEVOIR LE MARDI 21 AOUT 2012 A 7 IDEES 1 i Les gens sont las du débat des chefs, qui s\u2019apparente à un match de lutte.Débat des chefs stérile affrontement JACQUES NADEAU LE DEVOIR PIER-ANDRE DOYON Etudiant en philosophie et littérature à rUniversité Laval os politiciens, en période électorale, se gargarisent avec le mot changement.On Tentend partout sans trop savoir sa signification, et, surtout, si ce changement sera positif.Lors du débat des chefs de dimanche soir, Françoise David est celle qui a incarné effectivement le changement.Plutôt que de tomber dans le traditionnel combat de coqs auxquels nos trois politiciens de carrière étaient habitués.Madame David nous a proposé une nouvelle approche, celle qui devrait pourtant être la plus naturelle dans une société civilisée et celle qui est, sans Tombre d'un doute, la plus efficace et respectueuse de Télectorat.Pendant que les autres candidats se surveillaient pour voir où ils pouvaient faire le prochain croc-en-jambe à un adversaire, Françoise David écoutait.Elle posait des questions, écoutait les réponses et accordait même des points à ses collègues.N'est-ce pas là la manière la plus appropriée pour réellement bâtir quelque chose?La coopération?David a d'ailleurs utilisé l'approche mise en œuvre par Québec solidaire dans les cercles citoyens.Elle n'agit donc pas seule, mais représente le mode de fonctionnement de son parti.qui est foncièrement différent de ce qui est offert dans le reste des partis traditionnels.Elle représente, tout comme son poste de porte-parole plutôt que de chef, un changement véritable et radical de la manière de faire de la politique.Qu'on soit d'un avis ou d'un autre, bâtir le Québec se fera à plusieurs, et si les députés en chambre s'écoutaient plutôt que de se démolir, nous serions peut-être bien plus loin que nous le sommes aujourd'hui.Les gens sont las du débat des chefs, qui s'apparente à un match de lutte.Pourquoi tolérons-nous chez nos chefs ce que nous ne tolérerions nulle part ailleurs?En effet, imaginez pour un instant un remue-méninges de compagnie, ou encore, un collectif artistique qui échangerait sur les modalités d'un débat des chefs ou d'une session parlementaire.La dispute ferait tourner en rond les échanges et, bientôt, le projet serait abandonné.De plus en plus, dans les cours de philosophie pour les enfants, on apprend à nos jeunes à s'écouter, à comprendre les arguments des autres et à déceler les sophismes et erreurs de logique qu'ils pourraient commettre.Pas pour les remettre au nez des collègues, mais bien pour faire avancer.Un jour, nos jeunes seront plus aptes à diriger que nos politiciens, j'en tire beaucoup de réconfort.Pas un concours de popularité L'affrontement est stérile.J'aurais espéré d'un débat des chefs des politiciens qui exposent leurs solutions à des problèmes selon leur plateforme.Une discussion autour des solu- tions plutôt qu'une lutte à propos d'un pourcentage, d'une contradiction dans la vie d'un candidat ou d'un salissage.On a soif de politique autrement, ce qui ne se passe pas tant dans les projets que dans la manière de la faire.La démocratie, ce n'est pas cette bouillie perfide qu'on nous sert au Québec.Ce n'est pas un concours de popularité, où le grand chef est choisi comme on choisit le grand gagnant d'un festival de lucha libre.La démocratie, c'est le pouvoir au peuple.Dans le cas d'une démocratie représentative, il s'agit d'un peuple qui choisit des représentants selon leurs idées.Ces idées sont, au possible, tirées d'une volonté exprimée par ce peuple.Le débat des chefs devrait mettre en jeu des idées plutôt que des personnalités, et c'est ce que Françoise David a essayé de faire et qu'elle aurait pu bien mieux faire si ses adversaires n'avaient pas été si occupés à se taper dessus et à l'ignorer, elle qui les désarçonnait en sortant du mode de débat traditionnel.Cette manière de faire de la politique, la manière qui accueille plutôt que de piéger, est enthousiasmante.On la voit dans les plus petits partis qui ont la chance de ne pas s'être fait prendre par Vestablishment et les réflexes électoraux.C'est une manière de faire qui accueille le peuple dans l'ensemble de ses décisions plutôt que de le prendre pour un jury de concours.C'est une manière qui n'a pas peur d'aborder des sujets plus sensibles, comme l'éducation.Rappelons-nous que l'enjeu a été amené par madame David.M.Charest s'est empressé de lever le bouclier de l'intimidation et de la violence; M.Legault et Marois, visiblement mal à l'aise à l'idée de perdre des électeurs divisés sur la question, sont restés muets.lœ débat de fond sur cette question \u2014 et sur tant d'autres \u2014 n'a donc pas pu avoir lieu.Dans la nouvelle politique, il faudra aborder tous les sujets, et non seulement ceux qui nous font gagner des votes.Plutôt que de s'adresser à l'affectif du peuple, la nouvelle politique proposée par les nouveaux partis s'adresse à son intelligence et lui demande de faire sa part pour nous aider à pousser une idée qui pourrait faire grandir le Québec.Cette manière de faire, c'est la manière d'expliquer pourquoi on croit que notre idée est bonne plutôt que d'expliquer pourquoi l'idée de notre adversaire est moins bonne que la nôtre.Je la vois dans mon implication à Option nationale et je la vois chez mes amis militants à Québec solidaire.Les militants de ces deux partis sont fiers de leurs programmes et non pas seulement de la personnalité de leurs chefs.Ils cherchent aussi de nouveaux moyens de rejoindre l'électorat, pas pour les convaincre d'un vote, mais pour leur exposer un projet et son bien-fondé.Nous l'avons vu dimanche avec la campagne de déploiement ONdébat sur Twitter et les capsules vidéo des candidats d'Option nationale.Cette manière d'agir est beaucoup plus respectueuse des électeurs, mais aussi plus lucrative pour les partis, qui ne gagnent pas seulement des votes, mais bien souvent des militants.1.1 Laïcité à géométrie variable RACHIDA AZDOUZ Psychologue spécialiste en relations interculturelles à rUniversité de Montréal e débat sur la laïcité au Québec a longtemps opposé les laïques et les religieux.Depuis la commission Bouchard-Taylor, il oppose malheureusement les laïcs entre eux: les tenants de la laïcité dite ouverte et ceux d'une laï- cité dite sans adjectifs.Parmi les tenants de la laïcité ouverte, on retrouve plusieurs tendances: ceux qui considèrent que l'ouverture devrait se limiter à ne pas verser dans une laïcité revancharde et antireligieuse (je suis de ceux-là) et ceux qui font le pari de tolérer les symboles religieux dans les ins&u-tions publiques.Cette deuxième option est selon moi peu compatible avec l'esprit même de la laïcité, qui veut que la neutralité religieuse de l'État et de ses représentants soit garante du respect de la liberté de conscience des individus.Ce qui suppose neutralité et apparence de neutralité des agents de l'État, quels que soient la fonction occupée et le degré d'exposition au public.On pourrait bien entendu se livrer à un travail de moine: examiner un à un tous les postes existants dans la fonction publique et déterminer lequel requiert une neutralité absolue et lequel pourrait afficher un signe religieux.L'article 20 de la Charte des droits et libertés du Québec obéit déjà à cette logique : il faut démontrer que la discrimination (par exemple, l'interdiction de porter un symbole religieux) est justifiée par les exigences et qualités requises pour l'emploi.On pourrait aussi adopter une solution à la française: considérer les agents de l'État comme un bloc indissociable et trancher en faveur d'une neutralité catégorique.Du côté des défenseurs de la laïcité sans adjectifs, il y a ceux qui craignent que l'ouverture à l'expression du religieux dans les institutions publiques ne soit une brèche dans laquelle s'engouffrent les intégristes de tous acabits (pour les mêmes raisons, je me définis aussi comme une tenante de laïcité sans adjectifs).Et il y a les autres, ceux que je qualifie de défenseurs d'une laïcité à géométrie variable : «sans adjectifs» quand il s'agit des autres et «sans complexes» quand il s'agit de nous; qui se réclame de fhéritage judéo-chrétien quand cela fait son affaire et qui revendique la neutralité de f État comme acquis non négociable de la Révolution tranquille quand cela fait son affaire.Une laïcité qui convoque et révoque le religieux au gré des circonstances et à la tête du client, qui place le crucifix à l'Assemblée nationale sur le même pied que le sapin de noël ou la croix du Mont-Royal, qui brouille davantage des frontières déjà floues entre le patrimonial et le religieux pour mieux justifier l'arbitraire de ses préférences et de ses détestations, qui détourne la laïcité de son sens et de sa finalité (comme le font d'ailleurs aussi certains défenseurs de la laïcité ouverte).Meilleur encadrement Un instrument comme une charte de la laïcité ne réglera pas le problème de l'intégrisme religieux, et ce n'est d'ailleurs pas son rôle.Il aura toutefois le mérite de mieux encadrer la gestion du religieux dans les institutions pu- bliques, ne serait-ce qu'en réaffirmant ce qu'est la laïcité (et ce qu'elle n'est pas), en rappelant qu'il existe déjà des repères fournis par le droit (les chartes et la jurisprudence), et en y intégrant les balises proposées par le législateur.Mais le vrai malaise est ailleurs.La question identitaire ressurgit là et quand la politique partisane est en panne de réponses économiques et sociales.Il n'y a qu'à voir comment le printemps arabe a été confisqué par ceux qui prétendent puiser dans le «retour aux sources et aux valeurs authentiques» des solutions à la pauvreté et à la corruption endémique.Chez nous, à l'heure où les partis politiques rivalisent de petites mesures à la petite semaine et de candidats «tout le monde en parle» pour masquer leur manque de vision, une certaine modération identitaire s'impose.Une noblesse à retrouver Le parti qui parviendra à redonner ses lettres de noblesse à la laïcité réussira à fédérer les religieux modérés comme les agnostiques et les athées.Quant aux radicaux, ils ne comprennent que le langage des tribunaux.Une laïcité sans complaisance mais sans hargne, qui respecte le fait religieux, mais qui sait aussi le tenir en respect quand il s'agit de l'État et de ses institutions, une laïcité qui affiche honnêtement ses mobiles plutôt que de distiller sournoisement ses alibis.Un mobile honnête?Vivre ensemble en contexte de diversité suppose que chacun fasse un effort de modération identitaire.La modération identitaire ne signifie pas que l'on «s'excuse d'exister» ou que l'on «s'apla-ventrisse devant les autres» mais que l'on soit cohérent, ne serait-ce qu'avec notre propre histoire: parachever le processus de sécularisation amorcé avec la Révolution tranquille.Est-ce là une concession intolérable au multiculturalisme canadien ou au contraire une affirmation de notre spécificité laïque dans un Canada dont la constitution énonce encore «la suprématie de Dieu?» Cet acte d'affranchissement suppose, entre autres, que le fonctionnaire, dans l'exercice de ses fonctions, accepte de mettre sa liberté de conscience en sourdine, que les statues, les sapins et le calendrier des jours fériés ne soient pas contestés au nom d'une conception aseptisée et politiquement correcte du pluralisme, mais où l'Assemblée nationale accepte de décrocher un crucifix qui détonne dans l'espace politique.Et vogue la surenchère ! Sans modération identitaire, c'est la porte ouverte à la surenchère et à la concurrence identitaires, une spirale infernale dans laquelle les accusations de xénophobie font écho aux accusations de victimisation, les minorités ethniques et religieuses se lancent dans une hiérarchisation sans fondement (mon groupe est plus intégrable et plus soluble dans la démocratie que le tien) quand ce ne sont pas les politiciens eux-mêmes qui versent dans la «préférence asiatique» (de bien meilleurs immigrants que les Arabes et de bien meilleurs travailleurs que les Québécois de souche, comme nous l'avons entendu récemment).La concurrence identitaire.Une roue de fortune que les intégristes et les intolérants en tous genres, les fous de Dieu comme les xénophobes, savent si bien faire tourner à leur avantage.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Informatioii générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair-Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec)¥zb\\en eegX\\'S.e(société), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales).Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-BoisverttsawféJ ; information politique : Michel Y)zs\\A(chroniqueur), Héléne Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), P^ntome Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médius), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters).Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; informationéconomique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Eric Desrosiers et Alexandre SY(\\e\\és.f reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy TaiWeier (reporters) ,'Sea.n-P\\erre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emilie Eolie-Boivin (pupitre) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michéle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Erappier et Geneviève Tremblay (commis internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)', Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Québec) .PUBOCITE , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Olivier Leclerc (responsable par intérim service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 8 LE DEVOIR LE MARDI 21 AOUT 2012 ACTUALITES CHAEEST SUITE DE LA PAGE 1 discriminatoire le projet de loi sur la Citoyenneté que Pauline Marois compte faire adopter, lequel rendrait inéligible un candidat qui ne parlerait pas français.11 s\u2019agit au sens du chef libéral d\u2019une manière de «materner» les citoyens.Pauline Marois a défendu son projet d\u2019adopter une charte de la laïcité, reprochant à son adversaire d\u2019avoir «laissé traîner» la question.De son côté, M.Charest a promis dp reprendre le projet de loi 94 sur les services de l\u2019État à visage découvert.Dans le volet du débat sur la gouvernance, Jean Charest est apparu agressif, martelant à plusieurs reprises que les accusations du Parti québécois n\u2019étaient «insinuations» et «salissage».Comme il l\u2019avait fait la veille, il a déterré le rapport Moisan de 2006, la seule fois où un cas de financement illégal d\u2019un parti politique a été prouvé, a-t-il soutenu.«Ce n\u2019est pas vous qui allez me donner des leçons d\u2019intégrité», a réagi Marois en rappelant certains dossiers ayant embarrassé le gouvernement libéral dans les dernières années : déjeuner d\u2019un ministre avec un membre de la mafia 0^ine Beau-champ) , octroi de permis de garderies à des financiers du Parti libéral (Tony Tomassi), contrats d\u2019asphalte à ime compagnie appartenant au minis- tre David Whissell (rapport du vérificateur général) .«Ce serait pour moi tolérance zéro», a dit M\u201d« Marois.Or, Jean Charest n\u2019a rien concédé: tout n\u2019est qu\u2019allégations, a-t-il dit.Et il a relancé la bataille en tentant de mettre M\u201c® Marois dans l\u2019embarras concernant le financement de sa course au leadership en 2005 (2500$ versés par une adolescenteÇ ou en rappelant le rapport Marton (qui soulignait les liens entre le PQ et Tony Accurso : un contrat de 110 millions accordé à M.Accurso et son associé collecteur de fonds du PQ pour la construction de 12 centres hospitaliers de soins de longue durée).«Ça, ça a été prouvé, a düM.Charest Je n\u2019accepterai jamais, comme premier ministre, que vous remettiez en doute mon intégrité et celle de mon gouvernement [.] Votre campagne de salissage a fait mal à toute la classe politique».«C\u2019est pour ça que deux ministres ont démissionné», a rétorqué M\u201c® Marois en parlant de M.Whissel et de M.Tomassi.Divergence sur la crise étudiante Dans le bloc sur les politiques sociales, la santé et la crise ont accaparé les échanges.Les deux chefs ont défendu avec énergie des positions diamétralement opposées.Jean Charest a répété son message : Pauline Marois, c\u2019est la rue.«Vous avez manqué à vos responsabilités, vous avez abdiqué», a accusé le chef libéral.«Vous avez accepté l\u2019intimidation et la violence.Comme premier ministre, je dois me tenir debout » 11 a répété que les étudiants qui refusent le boycottage ont un «droit fondamental» d\u2019assister à leurs cours.Pour Pauline Marois, le chef libéral a divisé les Québécois alors que c\u2019est le rôle d\u2019un premier ministre de les rassembler.Les étudiants ont exprimé «une opposition raisonnable» à la hausse des droits de scolarité.«Moi, j\u2019ai choisi le dialogue.Vous avez affronté notre jeunesse, vous les avez laissés dans la rue», a-t-elle dénoncé.«J\u2019ai une admiration incroyable envers ces jeunes», a-t-elle dit.En matière de santé, Jean Charest a défendu son bilan, soulignant que les délais d\u2019attente pour les chirurgies avaient considérablement diminué.L\u2019animateur a dû rappeler à l\u2019ordre le chef libéral pour qu\u2019il parle du véritable problème : l\u2019engorgement des urgences.«Vous n\u2019êtes jamais responsable de rien», a lancé, sur un ton excédé, Pauline Marois.Elle a insisté sur l\u2019importance de déployer des services à domicile pour les personnes âgées pour les garder le plus possible à la maison.«Il n\u2019y a pas de recette magique», a-t-elle dit, une référence aux positions défendues par Erançois Legault.Guerre de chiffres Interrogés sur leur intention respective de faire augmenter les impôts dans un prochain mandat.les deux chefs ont affirmé que ce n\u2019était pas dans leur intention, mais se sont tous deux fait reprocher le contraire par leur adversaire.«Vous avez augmenté les taxes et impôts de 6 milliards pendant votre dernier mandat, vous vous préparez à augmenter les tarijs d\u2019Hydro-Québec et vous dites que vous ne voulez pas augmenter les impôts!», s\u2019est insurgée Pauline Marois.Jean Charest l\u2019a alors accusée de faire du «racolage politique», car ces augmentations de tarifs sont connues depuis deux ans.Pauline Marois a répété qu\u2019elle voulait annuler la «taxe de santé injuste».Jean Charest s\u2019est pour sa part vanté d\u2019avoir réduit la pauvreté, «un des beaux succès de notre gouvernement».Les deux chefs de parti se sont lancés dans un long débat cacophonique sur qui avait fait pire en matière de dette.Interrogée sur le Plan Nord, Pauline Marois a soutenu qu\u2019elle allait «respecter les engagements pris», mais qu\u2019elle allait ajouter des obligations pour ne pas laisser «quelques minières s\u2019enrichir sur le dos des Québécois».Pour Jean CharesL cette proposition est «une bonne formule pour faire perdre des emplois».Le deuxième face-à-face, mardi soir, mettra aux prises Erançois Legault et Jean Charest.Avec la collaboration de Jessica Nadeau Le Devoir JODICE SUITE DE LA PAGE 1 ambiguïté, en misant sur les contrastes forts.«Le plus important, c\u2019est de rendre mes images intemporelles, métaphysiques, surréelles», explique celui qui prend soin d\u2019éliminer tout élément rattachant ses photos à une époque \u2014 publicités, voitures, etc.11 capte les icônes urbaines en tentant de leur rendre leur essence \u2014 ou leur silence ?\u2014 cachée derrière tant de représentations successives.Au fil de sa longue carrière, il a ainsi immortalisé Paris, New York, Moscou, Tokyo, Sao Paolo, Rome et surtout Naples, sa ville natale bien aimée.L\u2019exposition du musée McCord (du 11 octobre au 3 mars) regroupera une cinquantaine de tirages essentiellement citadins, dont une dizaine de photos originales de Montréal, qu\u2019il redécouvre 20 ans après sa première visite.«Ce qui est le plus remarquable ici, c\u2019est le mélange, la cohabitation entre l\u2019architecture moderne, les gratte-ciel et les petites maisons anciennes», confie-t-il.Parcours-fleuve Mais les villes ne forment qu\u2019une mince part de son porte-folio.Mimmo Jodice cumule plusieurs vies en tant que photographe.Né en 1934, il croque des portraits autant que des paysages méditerranéens, et surtout, il redonne vie aux vestiges antiques qui l\u2019entourent.11 a connu l\u2019époque fertile du surréalisme et du postmodernisme, côtoyant l\u2019avant-garde internationale \u2014 Andy Warhol, Josef Beuys.Autodidacte, il s\u2019est d\u2019abord adonné à la peinture et à la sculpture, et tient à ce biais.«Mes références sont moins liées à la photographie qu\u2019à la peinture», dit-il.Sa production expérimentale des débuts, marquée par de longues heures en chambre noire, deviendra plus socialement engagée dans les années 70.11 tourne alors sa caméra vers la rue et les franges marginales de la population.L\u2019art, l\u2019archéologie et l\u2019architecture retiennent davantage son attention dans la décennie suivante.C\u2019est là qu\u2019il cultivera l\u2019approche plus épurée et silencieuse, qui fait aujourd\u2019hui sa marque.«La pire chose qu\u2019on puisse me dire, c\u2019est que mes photos sont belles», dit-il pourtant.Èt on lui a déjà servi l\u2019insulte, surtout quand il sort des thèmes de sa Méditerranée natale, comme s\u2019il cédait alors à une approche plus lisse de ses sujets.Reste que sa pratique essentiellement consacrée à l\u2019argentique repose sur une grande rigueur, la patience des multiples essais et l\u2019attente de la juste lumière.11 reproche souvent aux images numériques leur «manque de force», dû à la facilité de les modifier après coup.Habitué au généreux soleil méditerranéen, Mimmo Jodice rouspète d\u2019ailleurs contre le printemps gris qui balaie le Québec lors de son passage, et retarde la prise de photos.Car sans lumière, toute photo tombe à plat «La lumière, c\u2019est tout » Le Devoir Voir aussi > D\u2019autres photos réalisées à Montréal par Mimmo Jordice.ledevoir.eom Mimmo Jodice en cinq dates 1934: Naissance à Naples.1973-1974: Son travail de photographe-anthropologue retient l\u2019attention notamment avec les albums II ventre del colera et Chi e devoto, Feste popolari in Campania en 1974.1980-1990:11 s\u2019intéresse à l\u2019architecture des villes et au mythe méditerranéen.2010: Rétrospective à la Maison européenne.de la photographie à Paris.2011: Exposition au Musée du Louvre.irihiiiiii\"*\"\" gkiiuillItlMlMIl lAiiiniii HT! Wk X SOURCE MUSEE McCORD Mimmo Jodice, Montréal.Cathédrale Marie-Reine-du-Monde, 2012.Avec i\u2019autorisation de ia gaierie Karsten Greve à Coiogne et à Paris.f r ÜLîPlftB?rm c Mimmo Greve à SOURCE MUSEE McCORD Jodice, Montréal.Édifice Standard Life, 2012.Avec i\u2019autorisation de ia gaierie Karsten Coiogne et à Paris.COUPLE SUITE DE LA PAGE 1 style chat de ruelle convient mieux à M.Charest qu\u2019à son adversaire péquiste.11 a réalisé une bien meilleure performance qu\u2019en 200$.Le contexte était cependant très différent.À deux semaines des élections, le PLQ menait par 12 points dans les sondages, de sorte que M.Charest ne sentait pas l\u2019obligation d\u2019en mettre plein la vue.Cette fois-ci, il se battait pour rester en vie.L\u2019impact de ce face-à-face risque toutefois d\u2019être faible.M.Charest a très peu de chances d\u2019arracher des électeurs au PQ, et les pé-quistes tentés de voter libéral sont très rares.Les face-à-face Charest-Legault et Marois-Legault des prochains jours pourraient avoir plus de conséquences.mdavid@ledevoir.com Équiterre réplique à Amir Khadîr MARCO BÉLAIR-CIRINO Equiterre n\u2019est pas restée muette lundi devant les critiques sévères adressées la veille par le coporte-parole de Québec solidaire Amir Khadir., Le député de Mercier a accusé dimanche Équiterre ainsi que le Regroupement national des conseils régionaux de l\u2019environnement du Québec (RNCREQ) de refuser de se prononcer dans la campagne électorale.«On est outrés, on est vraiment choqués d\u2019apprendre qu\u2019Equiterre et le RNCREQ se sont refusés [à comparer publiquement les programmes politiques] », avait-il déclaré dimanche en marge d\u2019un rassemblement de quelques dizaiqes de solidaires à Saint-Denis-sur-Richelieu.À ses yeux, les deux organisations «ne voulaient pas indisposer les partis dominants » de crainte de se voir éventuelle-me^it «couper les vivres».Équiterre s\u2019est dite lundi «surprise» des propos tenus la veille par M.Khadir, arguant que la coalition a «pris position » notamment sur le gaz de schiste, l\u2019exploitation de l\u2019amiante et le Plan Nord, «contrairement à ce que M.Khadir a prétendu ».Une coalition d,e huit groupes écologistes \u2014 dont font partie Équiterre et le RNCREQ \u2014 a fait connaître il y a une semaine une «plateforme environnementale commune pour une prospérité durable», mais s\u2019est refusée à établir sur-le-champ le palmarès des partis politiques en matière d\u2019environnement.«Depuis toujours, Equiterre est une organisation environnementale qui se veut, par choix, non partisane.Cela n\u2019empêche en rien que nous nous faisons un devoir de prendre part au débat à chacune des éleçtions», a affirmé le coordonnateur général d\u2019Équiterre, Sidney Ribaux, par voie de communiqué.L\u2019organisation sans but lucratif divulguera cette semaine une «analyse» des plateformes électorales des partis.«Nous nous sommes aussi donné comme objectif de [.] commenter et d\u2019analyser les plateformes électorales de chacun des partis en matière environnementale, comme nous le faisons à chacune des élections, et ce, en toute objectivité», a-t-il ajouté, tout en faisant remarquer qu\u2019Équiterre s\u2019appuie peu sur les deniers publics, étant financé «principalement» par ses 8000 membres individuels.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.eom GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3340 Petites annonces 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pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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