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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2012-09-13, Collections de BAnQ.

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[" Lucien Bouchard : pas pour demain, la souveraineté Page A 3 Zone euro: rh)^othèque allemande est levée Page B1 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C I I I 2 0 8 LE DEVOIR, LE JEUDI 13 SEPTEMBRE 2012 1,09 $ + TAXES = 1,25 $ Les sécheresses grugent déjà le capital forestier nord-américain Les chercheurs ignorent comment les forêts repousseront dans des milieux profondément transformés LOUIS-GILLES FRANCŒUR Les sécheresses de plus en plus importantes et chroniques qui frappent le Québec et l\u2019Amérique du Nord réchaufferont et assécheront de plus en plus les sols forestiers durant la saison de croissance, «ce qui pourrait avoir des impacts significatijs sur le taux de croissance des forêts et sur les cycles biogéochimiques» de ces écosystèmes géants.C\u2019est ce que conclut une étude que signeront dans quelque temps cinq chercheurs québécois dans un prochain numéro de la revue de l\u2019Ameri-can Meteorological Society (AMS).Malgré leurs liens avec différents ministères et organismes gouvernementaux québécois et canadiens, ces chercheurs travaillent de concert au sein du groupe Ouranos, spécialisé dans l\u2019étude des changements climatiques.Leurs conclusions, inquiétantes pour l\u2019industrie forestière québécoise à long terme, sont corroborées par une autre étude publiée cette semaine par différents chercheurs de l\u2019Université de l\u2019Arizona sous la direction de Jeremy Weiss, du Département des géosciences.Les sécheresses de plus en plus fréquentes et importantes dans le sud-ouest des Etats-Unis, conclut cette étude, poussent les plantes et les arbres en forêt à des niveaux de stress limite, désormais fatals pour ces écosystèmes dans certains cas.La hausse des températures de la région, que les chercheurs attribuent VOIR PAGE A 8 : SÉCHERESSES Aujourd\u2019hui Il suffit qu\u2019une forêt dépasse une seule fois sa limite de stress pour qu\u2019elle meure dans linaustne de ta construction\t\u201e ^ Québec 00 Actualités > Commission Charbon-neau : la mainmise du génie-conseil sous examen.Page A 3 Idées > La chronique de David Desjardins: La culture du mépris.Page A 7 Culture > Les nominations au gala de l\u2019ADISQ: en avant les filles ! Page B 8 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B3 B4 B6 B6 B4 B5 Libye : un attentat signé al-Qaïda AGENCE ERANCE-PRESSE «Les États-Unis s\u2019opposent à toute tentative de dénigrer les croyances religieuses, mais nous nous opposons sans équivoque à cette violence insensée qui a coûté la vie à nos fonctionnaires», a déclaré mercredi à Washington Barack Obama, qui était accompagné par la secrétaire d\u2019État, Hillary Clinton.L\u2019opération aurait été planifiée pour le 11 septembre, selon les services secrets américains CLAUDE LÉVESQUE Ly attentat contre le consulat américain à < Benghazi porte la signature d\u2019al-Qaïda, selon des responsables du renseignement à Washington.Sous le couvert d\u2019une simple manifestation violente motivée par des sentiments religieux, il s\u2019agirait d\u2019une opération planifiée pour survenir le jour du onzième anniversaire des attentats de 2001 aux Etats-Unis.«Cest Vhypothèse de travail en ce moment», se Ion un responsable américain cité par l\u2019Agence ErancePresse.«De toute évidence, on a la signature d'al-Qaïda», a affirmé le président de la commission du renseignement au Congrès, Mike Rogers, sur les ondes de CNN.Les responsables libyens ont joint mercredi leur voix à celles du président Obama et de nombreuses personnalités du monde politique et diplomatique pour condamner l\u2019attaque qui a coûté mardi la vie à l\u2019ambassadeur américain en Libye et à trois autres diplomates au consulat des Etats-lJnis à Benghazi.C\u2019est la diffusion en ligne de scènes d\u2019un obscur film satirique sur le prophète Mahomet qui, ce soir-là, a servi de prétexte à des foules en colère pour prendre d\u2019assaut cette mission diplomatique et l\u2019ambassade américaine au Caire, la capitale égyptienne.«Les Etats-Unis s\u2019opposent à toute tentative de dénigrer les croyances religieuses, mais nous nous opposons sans équivoque à cette violence insensée qui a coûté la vie à nos fonctionnaires», a déclaré Barack Obama.Le président américain a promis que «justice [serait] faite».La secrétaire d\u2019Etat, Hillary Clinton, a qualifié de «petit groupe sauvage» les extrémistes qui ont donné l\u2019assaut au consulat armés de roquettes et de VOIR PAGE A 8 : ATTENTAT Christopher Stevens Une tour, des symboles Pour les 50 ans de la Place Ville-Marie, une nouvelle œuvre d\u2019art signée Nicolas Baler est implantée sur son esplanade FREDERIQUE DOYON Elle trône en haut de la liste des icônes montréalaises.Par son architecture audacieuse et l\u2019ampleur de son chantier, la tour de la Place Ville-Marie (PVM) cristallise une série de transformations qui définiront le Québec actuel.Au point d\u2019incarner «un des symboles de la modernité», rappelle Thistorien Paul-André Linteau dans le livre Place Ville-Marie.L\u2019immeuble phare de Montréal, écrit à quatre mains et qui paraît en ce jeudi aux éditions Québec-Amérique à l\u2019occasion du 50® anniversaire de l\u2019édifice cruciforme.La célèbre tour conçue par l\u2019architecte 1.M.Pei traduit d\u2019abord \u2014 comme le Seagram Building de Mies van der Robe juste avant elle \u2014 une nouvelle manière de penser et de réaliser l\u2019architecture, dans la foulée de l\u2019école Bahaus.«L\u2019idée du gratte-ciel de verre et de métal date du début du XT siècle, mais c\u2019est après la Deuxième Guerre qu\u2019elle s\u2019est véritablement accomplie», explique au Devoir Erance Vanlae-them, coauteure du bouquin.La PVM signe l\u2019apogée du modernisme à la nord-américaine.«Ses concepteurs, Vincente Ponte et Henry VOIR PAGE A 8: TOUR EONDS D\u2019ARCHIVES PLACE VILLE-MARIE (NON DATE) L\u2019emplacement de la Place Ville-Marie était à l\u2019origine une ligne de chemin de fer du Canadien National, creusée à même un flanc du mont Royal.Bachand veut préparer une « guerre » au budget Marois Le ministre des Finances libéral souhaite que son parti se donne un chef le plus tôt possible ANTOINE ROBITAILLE Correspondant parlementaire à Québec Les libéraux doivent se choisir un «vrai chef» au plus tôt, avant le premier budget du gouvernement Marois, croit Raymond Bachand ; sinon, les péquistes vont profiter de la course à la chefferie dans l\u2019opposition officielle pour «faire n\u2019importe quoi», a-t-il déclaré à l\u2019entrée du caucus libéral hier matin.Celui qui est ministre des Einances jusqu\u2019à mercredi estime que lorsqu'lit ce que [les gens] du Parti québécois veulent faire, c\u2019est un désastre pour l\u2019économie du Québec».Le PLQ devrait donc renverser le gouvernement Marois dès que possible ?VOIR PAGE A 8 : BACHAND Lire aussi > L\u2019éditoriai de Bernard Descôteaux: Enfin une course.Page A 6 ÉCOUTEZ POUR VOIR Michel C.Auger en semaine ii h AUJOURD'HUI Registre des armes d'épaule: la bataille contre Ottawa se déplace maintenant en Ontario.Réalisation: Phiiippe Brazeau Radio-Canada.ca/midiinfo #95.1 FM PREMIERE CHAINE 77831302832437 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI IS SEPTEMBRE 2012 ACTUALITES Loi 101 : vivement un renforcement, dit ie MQF L\u2019anglicisation observée à Montréal gagne la Montérégie, selon l\u2019organisme PIERRE SAINT-ARNAUD Le Mouvement Québec français (MQF) a appelé le gouvernement Marois à agir rapidement pour renforcer la loi 101, mercredi, lors d\u2019un point de presse à Montréal.Le président de l\u2019organisme, Mario Beau-lieu, estime que la loi a subi trop de modifications qui l\u2019ont affaiblie, ce qui a permis une intensification de l\u2019anglicisation de l\u2019environnement québécois qui s\u2019étend désormais en dehors de file de Montréal, a-t-il soutenu.«Nous sommes ici pour démontrer l\u2019urgence d\u2019agir, a lancé M.Beaulieu.Le nouveau gouvernement a dit qu\u2019il a l\u2019intention de procéder d\u2019ici 100 jours.Parfait.C\u2019est important.C\u2019est une autre démonstration de plus comme quoi c\u2019est très important d\u2019agir rapidement, dans les 100 prochains jours.» M.Beaulieu s\u2019est toutefois défendu de vouloir porter atteinte aux droits de la minorité.«On n\u2019a rien contre l\u2019anglais.Tout ce qu\u2019on veut, c\u2019est d\u2019assurer l\u2019avenir du français.[.] La loi 101 en général est beaucoup plus généreuse envers la minorité historique anglophone que ce qui se fait ailleurs au Canada», a-t-il déclaré.Pour appuyer ses dires, il a présenté, en compagnie de la présidente du Mouvement Monté- JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019affichage en anglais est dénoncé à Montréal depuis plusieurs années.régie français.Luce Cloutier, quelque 1000 plaintes visant d\u2019apparentes infractions à la loi 101 en Montérégie.Toutes les plaintes qui ont été montrées aux journalistes, photos à l\u2019appui, visaient cependant des raisons sociales ou des églises anglophones.Qr, dans le cas des organismes religieux, ceux-ci ont toujours bénéficié d\u2019une exemption, comme c\u2019est le cas, par exemple, pour les affiches identifiant l\u2019emplacement d\u2019une « United Church » ou de toute autre dénomination d\u2019une église fréquentée par des fidèles anglophones.M.Beaulieu s\u2019est quand même aventuré sur ce terrain glissant.«Je ne vois pas pourquoi les églises ne respecteraient pas la loi 101.Il peut y avoir de l\u2019anglais, mais il doit y avoir du français aussi », a-t-il dit.Quant aux plaintes touchant des raisons sociales, les photos montraient non seulement les habituels Canadian Tire et autres Pizza Hut, mais aussi plusieurs IGA, Bentley et autres Reitmans, qui ne sont pas des mots anglais, mais bien des noms propres ou des initiales sans signification particulière.Luce Cloutier estime toutefois que toutes ces entreprises sont en porte-à-faux par rapport à la loi 101.«La loi 101 dit qu\u2019il doit y avoir un générique en français», a souligné M\u201c® Cloutier, invoquant le cas de la chaîne Second Cup, qui s\u2019affiche au Québec sous le nom «Les cafés Second Cup».Elle a ajouté que certaines formulations anglaises de raisons sociales pouvaient même être traduites.«Kia Motors, c\u2019est pas plus dur d\u2019écrire Kia Moteurs», a-t-elle laissé tomber en montrant la photo d\u2019un concessionnaire de cette marque de véhicules.La Presse canadienne Deux nominations libérales Deux membres éminents de la garde rapprochée de Jean Charest, Chantal Landry et Isabelle Jean, ont été nommés hier à des postes clé de sous-ministres adjointes; M\u201c® Landry au ministère de la Santé et M\u201c® Jean au ministère des Finances.Les deux femmes étaient directrices adjointes du cabinet de M.Charest Leur nom avait surgi dans les médias lors de la commission Bastarache.M\u201c® Landry avait admis souligner l\u2019allégeance politique des candidats à la magistrature grâce à des autocollants Post-it sur leurs curriculums vite.Elle a été candidate du PLQ en 1998 dans Ri-mouski.Quant à M\u201c® Jean, la firme de communications de son conjoint Dany Renauld aurait obtenu plusieurs contrats sans appels d\u2019offres, selon ce qu\u2019avait dénoncé l\u2019opposition en 2010.Le Devoir «Brasco» à la commission Un homme qui avait infiltré la mafia new-yorkaise à la fin des aimées 1970 fera une rare apparition publique lundi devant la commission Charbon-neau, selon Radio-Canada.L\u2019ex-agent du FBI Joseph Pistone, mieux connu sous le nom de Donnie Brasco, témoignera à propos des liens entre les familles mafieuses de New York et de Montréal.Son témoignage survient alors que le présumé parrain de la mafia montréalaise Vito Rizzuto purge toujours une peine d\u2019emprisonnement au Colorado pour les meurtres de trois membres de la famille Bonanno, à New York, commis en 1981.La Presse canadienne AIR CANADA Célébrez notre anniversaire.Profitez de nos soldes emballants.Tarifs offerts uniquement sur aircanada.com Notre monde est en solde sur aircanada.com CANADA I exemples de prix ALLER SIMPLE au départ de Montréal.Les voyages doivent prendre fin au plus tard le 7 février 2013.ETATS-UNIS: exemples de prix ALLER SIMPLE au départ de Montréal.Les voyages doivent être effectués durant les périodes indiquées ci-dessous.HALIFAX CALGARY/EDMONTON | VANCOUVER HOUSTON 27SEPT.-07FÉVR.2013 DENVER 27SEPT.-07FÉVR.2013 LOS ANGELES 27SEPr.-07FÉVR.2013 -TC $ TAXES/FRAIS/ / O SUPPLÉMENTS QO $ TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS Q/l $ TAXES/FRAIS/ y H- SUPPLÉMENTS 205^ 99^ TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS , TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS 249^ ryi $ TAXES/FRAIS/ ^ / SUPPLEMENTS 194\u2018 281* 299\u2019\t304\u2019 310\u2019 346 $ SOLEIL : exempies de prix ALLER SIMPLE au départ de Montrai.Les voyages doivent être effectués durant les périodes indiquées ci-dessous.INTERNATIONAL: exemples de prix ALLER-RETOUR au départ de Montréal.Dates de départ telles qu\u2019indiquées ci-dessous.NASSAU 20 SEPT.-12 DÉC.2012 9JANV.-7FÉVR.2013 BARBADE 20 SEPT.-12 DÉC.2012 9JANV.-7FÉVR.2013 MEXICO 20 SEPT.-12 DÉC.2012 9JANV.-7FÉVR.2013 PARIS 16 OCT.-14 DÉC.2012 24 DÉC.2012 - 31 MARS 2013 BEIJING/SHANGHAI 27 SEPT.-10 DÉC.2012 31 DÉC.2012-6 JUIN 2013 SANTIAGO 13 SEPT.-9 DÉC.2012 l'JANV.-Sl MARS 2013 ; TAXES/FRAIS/ SUPPLÉMENTS -70 $ TAXES/FRAIS/ / O SUPPLÉMENTS 1 /I -7 $ TAXES/FRAIS/ IH-/ SUPPLÉMENTS CC-7$ TAXES/FRAIS/ 007 SUPPLÉMENTS 625® yi Or\\ $ TAXES/FRAIS/ ^OU SUPPLEMENTS 559® aOA $ TAXES/FRAIS/ Oo^ SUPPLEMENTS 2ir 2bT 345^\t800^ 1105^ 1243 $ kJ Le solde prend fin le 16 septembre 2012.Réservez dès maintenant sur aircanada.com ou communiquez avec votre agent de voyages.aircanada.com Politique de bagages pour la classe économlque-Vüyages au Canada et entre le Canada et les Antilles ou le Mexique : des frais de 20$ CAN par aller simple s\u2019appliquent au deuxième bagage enregistré.Vcyages transfrontaliers entre le Canada et les États-Unis (y compris Hawaii): des frais de 25$ CAN par aller simple s'appliquent au premier bagage enregistré, et des frais de 35 $ CAN par aller simple s'appliquent au deuxième bagage enregistré.Destinations internationales : des frais de 70 $ CAN par aller simple s'appliquent au deuxième bagage enregistré pour les vols entre le Canada et la plupart des destinations internationales (excepté le Japon et le Brésil).Les frais peuvent différer dans le cas de vols exploités par les partenaires d'Air Canada.Pour tous les détails concernant la franchise de bagage et les frais, visitez air canada.com/bagages.Conditions: les billets doivent être achetés au pius tard ie 16 septembre 2012.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Les prix incluent les taxes, frais et suppléments et concernent des vols sans escale.Les taxes et les frais sont sujets à changement.Certaines destinations peuvent nécessiter des correspondances ; dans ces cas-là, le prix total peut être différent ou plus élevé en raison de la variabilité des taxes, frais et autres suppléments.Les billets sont non remboursables.Des frais d'annulation peuvent s'appliquer à certaines destinations internationales.Les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.Les tarifs peuvent différer selon le trajet et les dates de départ et de retour.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer.Cette offre ne peut être combinée à aucune autre offre ou réduction.À moins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d'Air Canada ou des transporteurs aériens d'Air Canada Express*\u2019*'^ (Jazz Aviation LP, Central Mountain Air, Sl^ Regional Airlines Inc, Air Georgian ou Exploits Valley Air Services Ltd.).Destinations canadiennes: les voyages doivent prendre fin au plus tard le 7 février 2013.Les prix indiqués ne sont pas valables pour les vc^ages effectués entre le 4 et le 9 octobre 2012 et entre le 13 décembre 2012 et le 8 janvier 2013.L'achat 14 jours à l'avance peut être requis.Destinations américaines séiectionnées : les voyages doivent prendre fin au plus tard le 7 février 2013.Les prix indiqués ne sont pas valables pour les voyages effectués entre le 13 décembre 2012 et le 8 janvier 2013.L'achat 14 jours à l'avance peut être requis.Les vols peuvent également être assurés par des appareils de United Airlines, membre du réseau Star Alliance*\u2019*^, ou des transporteurs aériens United Express (Slowest Airlines, Chautauqua Airlines, Shuttle America, Trans States Airlines, GoJet Airlines ou Mesa Airlines), Continental Airlines ou Continental Express (ExpressJet).Destinations soleil: les voyages doivent être effectués durant les périodes indiquées ci-dessus.L'achat sept jours à l'avance peut être requis.Les tarifs sont sous réserve de l'approbation du gouvernement.Destinations Internationales: dernières dates de départ telles qu'indiquées ci-dessus.L'achat à l'avance peut être requis.Un séjour minimal ou maximal peut être requis.Hong Kong: les tarifs sont valables pour les vols à l'arrivée entre le 1^ octobre et le 31 décembre 2012, entre le 22 janvier et le P' février 2013, et entre le 10 février et le 13 juillet 2013.Les tarifs sont sous réserve de l\u2019approbaûon du gouvernement.\u201d^Air Canada Express est une marque de commerce d'Air Canada.'^^Star Alliance est une marque déposée d'Air Canada au Canada. LE DEVOIR, LE JEUDI IS SEPTEMBRE 2012 A 3 ACTUALITES Le casse-tête Michel David La composition d\u2019un cabinet est toujours un casse-tête.Si certains chok s\u2019imposent, le nécessaire équilibre entre les sexes, les régions, l\u2019expérience et le sang neuf impose des choix souvent déchirants.L\u2019exercice devient encore plus délicat quand on est tenu à une certaine frugalité, comme c\u2019est le cas de Pauline Marois, dont le Conseil des ministres peut difficilement excéder la vingtaine de ^membres.A moins d\u2019une grosse surprise, Nicolas Marceau devrait se retrouver aux Finances, Véronique Hivon à la Justice et Réjean Hébert à la Santé.S\u2019il fallait que son élection dans Saint-François soit invalidée, la nouvelle première ministre se retrouverait dans un sérieux pétrin.Pour le reste, c\u2019est moins évident.On semble tepir pour acquis que Diane de Courcy ira à l\u2019Education, mais est-elle la personne idéale pour présider le délicat sommet sur les universités ?L\u2019ancienne présidente de la CSM serait également mal placée pour arbitrer l\u2019inévitable débat sur l\u2019avenir des commissions scolaires.Si elle est une aussi «redoutable femme politique» que l\u2019a dit M\u201c® Marois, elle servira tout aussi bien dans un autre ministère.La prudence pourrait amener M\u201c® Marois à miser sur l\u2019expérience d\u2019une Marie Malavoy, mais pourquoi ne pas jouer d\u2019audace en optant pour un jeune loup comme Alexandre Cloutier, qu\u2019on attend plutôt aux Affaires intergouver-nentales canadiennes ?Au moins, les associations étudiantes n\u2019auraient pas l\u2019impression qu\u2019on leur envoie un mononcle.Le casse-tête se complique singulièrement en Montérégie, où les «ministrables» abondent.M\u201c® Marois voudra sûrement garder un œil sur son remuant dauphin, Bernard Drain-ville, qui semble tout dési-L\u2019exercice sné pour occuper le nouveau ministère de la « Gou-devient encore vernance démocratique», \\\t/4'C r\tmême s\u2019il devra faire une plus délicat\tcroix sur le référendum niiand nn p«st d\u2019ipitiative populaire, quana on est ^\tl\u2019expédier aux tenu à une Affaires municipales.Après les Julie Boulet, Nathalie certaine\tNormandeau et Laurent .\t,\tLessard, il serait temps de frugalité\tconfier le dossier à un cita- din qui ne serait ni de Montréal ni de Québec.Bertrand St-Arnaud peut légitimement aspirer à un ministère (Sécurité publique?), tout comme Martine Ouellet (Ressources naturelles?).On dit aussi beaucoup de bien de la nouvelle députée de Richelieu, Elaine Zakaïb (Développement économique?).La députée d\u2019Iberville, Marie Bouillé, serait une candidate logique à l\u2019Agriculture.Certains vont forcément se retrouver le bec à l\u2019eau.11 n\u2019y aura rien d\u2019anormal à laisser une recrue comme Pierre Duchesne faire ses classes, mais des vétérans comme Marie Malavoy ou Stéphane Bergeron seraient certainement très frustrés d\u2019être laissés pour compte.Les arbitrages ne seront pas plus faciles au Sa-guenay-Lac-Saint-Jean, que le PQ a balayé.Stéphane Bédard est assuré d\u2019un poste, mais un nouveau leader parlementaire, qui adopterait un autre ton, serait peut-être plus apte à négocier les compromis auxquels doit nécessairement se résoudre un gouvernement minoritaire.Alexandre Cloutier et Sylvain Gaudreault méritent tous les deux une place au cabinet, mais comment nommer trois ministres dans une région qui ne compte que cinq circonscriptions ?C\u2019est plus simple à Québec, où Agnès Maltais (Conseil du trésor?) est encore la seule élue péquiste, ou encore en Gaspésie, où Pascal Bérubé (Régions ?Solidarité sociale ?) est déjà le doyen de la députation péquiste.Plutôt que de le laisser se faire battre à l\u2019élection à la présidence de l\u2019Assemblée nationale, il faudra bien trouver un petit quelque chose (whip ?) à Prançois Gendron.Se faire élire à Montréal deviendra bientôt un passeport pour un poste de ministre dans un gouvernement péquiste.Eaisant déjà office d\u2019éminence grise, Jean-Erançois Lisée (Relations internationales?) est incontournable.Mieux vaut qu\u2019il réserve ses brillantes idées au Conseil des ministres plutôt que de faire de la stratégie ouverte.M\u201c® Marois pourra aussi compter sur lui pour surveiller Bernard Drain-ville, et vice-versa.Daniel Breton en est un autre dont il faudra freiner les ardeurs, mais il serait plus inspirant à l\u2019Environnement que Scott McKay.Nicole Léger devra son éventuel ministère (Eamille?) autant aux impératifs de la parité qu\u2019à son indéfectible hdélité à M\u201c® Marois.Même si elle ne se fait aucune illusion quant au sort que les partis d\u2019opposition réservent à sa « nouvelle loi 101 », la nouvelle première ministre veut faire le débat et il s\u2019annonce acrimonieux.11 faudrait donc mieux laisser le dossier à Yves-Erançois Blanche!, qui pourrait cumuler la Langue et l\u2019Immigration, comme Gérald Godin l\u2019a fait jadis.Maka Kotto pourrait hériter de la Culture, mais cela tiendrait moins à ses mérites qu\u2019à la géographie.mdavid@ledevoir.com Commission Charbonneau-Devine qui vient témoigner?La mainmise du génie-conseil sous examen Les audiences publiques de la Commission sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction recommencent lundi.Témoins volontaires ou sous la contrainte, la liste est longue de ceux qui détiennent un morceau du grand casse-tête ; Le Devoir vous en propose une, non exhaustive, non pas pour soulever des doutes, mais pour pointer en direction de quelques personnes riches d\u2019informations permettant de démêler l\u2019écheveau dans lequel est plongé le Québec depuis trois ans.Deuxième volet: le génie-conseil.KATHLEEN LÉVESQUE La participation des fûmes de génie-conseil à chacune des étapes du processus d\u2019octroi de contrats publics, tant au gouvernement \u2014 y compris dans les sociétés d\u2019Etat comme Hydro-Québec \u2014 que dans les municipalités, est devenue incontournable.Les firmes préparent, gèrent, encadrent la majorité des chantiers de construction en heu et place des corps publics qui leur abandonnent ainsi des fonctions stratégiques.Cette mainmise des firmes de génie-conseil prend différentes formes.Par exemple, au ministère des Transports (MTQ), un comité de concertation auquel siègent des représentants des principales firmes détermine les millions de dollars d\u2019investissements annuels dans les travaux routiers.Cet étroit partenariat a conduit à des dérapages dont a fait écho le rapport de l\u2019Unité anticollusion du MTQ, communément appelé le «rapport Duchesneau», qui est à l\u2019origine de la création de la commission Charbonneau.Mais il y a plus.Des hrmes de la grande région de Montréal se répartiraient entre elles les différents projets, restreignant d\u2019autant la concurrence.La démonstration de cette collusion reste toutefois à faire.Chose certaine, une certaine promiscuité s\u2019est installée entre le privé et les donneurs d\u2019ouvrage.Qn brasse des affaires avec les clients devenus des amis que l\u2019on invite, par ailleurs, au Centre Bell, au golf en voyage et pourquoi pas, à la maison ou au mariage des enfants.Ces firmes refusent toutefois de s\u2019inscrire au registre des lobbyistes comme les y oblige pourtant la loi.Elles estiment faire du développement des affaires et non pas des activités d\u2019influence.Dans ce contexte, la commission Charbonneau pourrait trouver intéressant de se faire expliquer le modèle d\u2019affaires des firmes de génie-conseil.Voici quelques propositions.Groupe SM L\u2019entreprise est dirigée par Bernard Poulin, un libéral notoire et ami de Jean Charest.M.Poulin est souvent identifié comme un collecteur de fonds du PLQ, ce qu\u2019il a réfuté au cours des dernières années.Le Groupe SM est connu du grand public à cause du scandale Contrecœur.L\u2019entreprise a réalisé l\u2019étude de décontamination des sols de ce projet immobilier.Aux côtés de M.Poulin on retrouve Gérard Laganière, vice-président recherche et développement de projets dont les accointances pé-quistes sont connues.M.Poulin a également à son emploi Robert March, fonctionnaire montréalais congédié après avoir voyagé en 2008 aux frais de l\u2019entrepreneur Joe Borsellino (Construction Garnier), ainsi que Ginette Boi-vin, responsable du financement pour le Parti québécois blâmée par le rapport Moisan.Dessau L\u2019entreprise a fêté ses 50 ans de réussite commerciale en 2007 en présence de Jean Charest.Quelques semaines plus tôt, le rapport d\u2019enquête sur l\u2019effondrement du viaduc de la Concorde était déposé sans blâme pour les concepteurs de l\u2019époque, Desjardins-Sauriol, soit l\u2019ancêtre de Dessau.L\u2019entreprise est dirigée par Jean-Pierre Sau-riol, qui avait embauché l\u2019ex-président du comité exécutif de Montréal Prank Zampino (accusé de fraude dans le dossier Contrecœur).Son frère Rosaire est particulièrement actif dans le démarchage.11 a notamment séjourné sur le désormais célèbre bateau de Tony Ac-curso, le Touch.La hlière politique est importante dans le développement des affaires de l\u2019entreprise.Qn y retrouve Benoît Savard, qui a été organisateur en chef du PLQ jusqu\u2019en 2007, et Denis Guin-don.Ce dernier est un péquiste de longue date.11 a présidé la campagne de financement de Bernard Landry lors de la course au leadership de 2001.Génius conseil 11 s\u2019agit d\u2019une petite entreprise, dirigée par Michel Lalonde, qui opérait jusqu\u2019à l\u2019année dernière sous la bannière de Groupe Séguin experts-conseils, très connue dans le monde municipal montréalais.Roche La vice-présidente de l\u2019entreprise.Prance Michaud, a notamment été accusée de fraude dans le scandale de Boisbriand.M\u201c® Mi-chaud était une contributrice assidue aux caisses électorales libérale et péquiste.Son ex-collègue Gilles Cloutier, également vice-président, a déclaré il y a quelques mois à l\u2019émission Enquête de Radio-Canada qu\u2019il avait fourni, lorsqu\u2019il était en fonction, des prête-noms pour financer les partis politiques.M.Cloutier a également reconnu avoir masqué des contributions illégales à des partis municipaux, en plus d\u2019avoir distribué des cadeaux à des politiciens.BPR Présidée par Pierre Lavallée et auparavant par Paul Lafleur, BPR se montre particulièrement dynamique dans les dossiers de gestion de l\u2019eau dans le monde municipal, comme ce fut le cas à Saint-lrénée, dans Charlevoix, ou à Montréal, avec le contrat des compteurs d\u2019eau.BPR a eu à son emploi Jean D\u2019Amour avant qu\u2019il soit député libéçal, pour faire du développement des affaires.À cette époque, il présidait le PLQ.Par la suite, il a été reconnu coupable de lobbyisme illégal.Le Devoir Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE La juge France Charbonneau et le commissaire Renaud Lachance reprennent leurs travaux lundi.« La souveraineté, c\u2019est pour les calendes grecques» L\u2019ex-chef péquiste Lucien Bouchard est d\u2019avis que les Québécois ont tourné le dos au projet ALEXANDRE SHIELDS L> ancien premier péquiste Lucien Bouchard ' n\u2019en démord pas: le Parti québécois doit laisser tomber l\u2019idée de tenir un référendum sur l\u2019indépendance du Québec, d\u2019autant plus que celle-ci est désormais repoussée «aux calendes grecques».En entrevue à l\u2019émission Les francs-tireurs, sur les ondes Télé-Québec, il s\u2019est même emporté contre l\u2019idée de tenir un référendum d\u2019initiative populaire, allant même jusqu\u2019à évoquer une implication politique active pour combattre cette promesse de Pauhne Marois.«Quand je pense qu\u2019on veut permettre à une minorité de 15 % de nous renvoyer à l\u2019abattoir, je tombe des nues.C\u2019est totalement irresponsable.Si je me réactive politiquement, ce sera pour combattre ça», a-t-h lancé, visiblement irrité, dans le cadre d\u2019une longue entrevue diffusée mercredi soir.L\u2019ancienne tête d\u2019afhche du camp du Qui en 1995 a néanmoins laissé entendre qu\u2019il est toujours souverainiste.M.Bouchard estime cependant qu\u2019«î7 ne faut pas faire de référendum, parce qu\u2019on va encore se faire battre et on va encore nous affaiblir.On n\u2019a pas le droit d\u2019en perdre un autre».Un message qu\u2019il répète dans Lettres à jeune politicien, un livre de 116 pages qu\u2019il vient de lancer et qui l\u2019amène à donner une série d\u2019entrevues aux médias.Pour Lucien Bouchard, il ne fait aucun doute que les Québécois ont déhnitivement tourné le dos à l\u2019indépendance.«La souveraineté, c\u2019est pour les calendes grecques.Plus [les péquistes] en ont parlé durant la campagne, plus elle baissait.La population ne veut pas de référendum.Il y a un message clair.» Le président du lobby pétrolier et gazier au Québec estime que le Québec devrait plutôt se concentrer sur d\u2019autres «priorités» : l\u2019éducation, la santé, la création de richesse et le développement des ressources naturelles.Mais il juge que le PQ ne peut pas, à l\u2019heure actuelle, af frouter ces déhs.«Le Parti québécois n\u2019a pas de programme économique», a-t-h laissé tomber.Économie et éducation 11 s\u2019en est également pris à ceux qui l\u2019ont accusé d\u2019avoir «trahi» le rêve de l\u2019indépendance.«Est-ce que fai trahi la cause?C\u2019est moi qui ai amené la cause le plus près du succès.Est-ce qu\u2019il y a quelqu\u2019un qui a amené la souveraineté plus près de la Terre promise ?Je pense que c\u2019est une chose qu\u2019on ne me pardonne pas dans certains milieux du Parti québécois.Qu\u2019ils rendent la souveraineté à 49% et ils pourront me parler.En attendant, qu\u2019ils se tiennent bien tranquilles.» «Ami» de longue date de Paul Desmarais, de Power Corporation, Lucien Bouchard s\u2019est lancé dans un vibrant hommage au mhliardaire fédéraliste.«On va reconnaître que c\u2019est un homme parfaitement honorable, c\u2019est homme d\u2019une grande générosité, extrêmement cultivé, très intelligent, qui aime le Québec, qui aime aussi le Canada, et qui fait beaucoup pour les Québécois, souvent de façon anonyme, qui ne mérite pas qu\u2019on le perçoive comme quelqu\u2019un de sulfureux, au contraire.» Invité par l\u2019animateur Richard Martineau à parler des distinctions entre la gauche et la droite économique, l\u2019associé dans le cabinet d\u2019avocats Davies Ward Phillips & Vineberg a raillé ceux qui se disent de gauche.«Dans le discours qu\u2019on dit \u201cde gauche \u201d, on ne nous dit jamais comment on va financer ça.On fait rêver les gens, une société utopique, mais on ne dit jamais comment on va la payer.» Le projet souverainiste aurait d\u2019ailleurs commis l\u2019erreur de se définir comme un projet porté par idéaux progressistes.«La gauche, ce n\u2019est pas le chemin pour arriver à la souveraineté.Il faut être inclusif Si on veut faire bouger une société d\u2019une façon aussi substantielle, il faut que tout le monde soit présent.On ne peut pas s\u2019aliéner les décideurs économiques.» Lucien Bouchard croit qu\u2019il est toutefois plus simple de se dire de gauche et de se croire «généreux».Qr, a-t-il insisté, un gouvernement doit savoir dire non.11 aurait ainsi refusé de reculer sur la question de la hausse des droits de scolarité, malgré le mouvement social du printemps dernier.«Tu n\u2019as pas le droit de céder parce qu\u2019il y a une pression.Ce n\u2019est pas la pression qui doit te faire céder.Ce n\u2019est pas parce qu\u2019il y a des gens qui marchent dans la rue qu\u2019ils ont raison », a-t-il affirmé.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE JEUDI IS SEPTEMBRE 2012 ACTUALITES \u2022« JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les promoteurs immobiliers ne peuvent pas développer un projet sans tenir compte de l\u2019opinion des citoyens, statue la Commission de consultation publique de Montréal.AHUNTSIC Le projet de logements Musto est rejeté BRIAN MYLES Les promoteurs ne pourront plus faire l\u2019économie d\u2019une participation citoyenne en amont de la réalisation d\u2019un projet immobilier.C\u2019est du moins la principale leçon que retiennent les trois partis politiques à l\u2019hôtel de ville après que l\u2019Office de consultation publique de Montréal (OCPM) eut rejeté sans ménagement un projet de construction de 932 logements en copropriété sur les anciens terrains du ministère des Transports, dans l\u2019arrondissement d\u2019Ahunt-sic-Cartierville.L\u2019OCPM recommande au conseil municipal de bloquer le projet du promoteur Musto, qui propose la construction de huit bâtiments de quatre à douze étages sur un site d\u2019une superficie de moins d\u2019un demi-kilomètre carré.Plus de 1000 citoyens se sont mobilisés contre le projet, du jamais vu selon l\u2019OPCM.On compte sur les doigts d\u2019une seule main les mémoires positifs soumis lors de la consultation publique, contre 120 mémoires négatifs.Dans son rapport, l\u2019Office dénonce la hauteur et la densité du projet, qui déroge aux limites de six étages fixées pour le secteur.Musto n\u2019a pas fourni de preuves convaincantes pour obtenir une dérogation, et son projet manque d\u2019originalité.L\u2019Office déplore l\u2019absence d\u2019une planification détaillée pour ce secteur en friche d\u2019Ahuntsic-Car tier ville et le manque flagrant de consultations.L\u2019administration Tremblay prend acte de cette réprobation unanime.«Les citoyens veulent prendre part à Vélabo- «Les citoyens doivent être impliqués en amont, et non quand le projet est déjà ficelé» ration d\u2019une vision de développement pour ce secteur, et c\u2019est pourquoi nous entreprendrons une démarche de planification participative», a dit le président du comité exécutif, Michael Applebaum, par voie de communiqué.Le conseiller du district de Sault-au-Récollet, Etienne Brunet, accueille avec satisfaction le rapport de l\u2019Office, qui épouse les conclusions de son parti.Vision Montréal.«Il faut que ça reparte sur des nouvelles bases, a-f il dit.Les promoteurs doivent reconnaître qu\u2019il ne peuvent plus faire du développement à Montréal sans faire de consultations.Les citoyens doivent être impliqués en amont, et non quand le projet est déjà ficelé.» Projet Montréal se montre aussi satisfait.Le parti n\u2019est pas contre la revitalisation du site, à la condition d\u2019impliquer les citoyens et de rendre le développement acceptable à leurs yeux.Le promoteur digère mal ces critiques.Le président de Construction Musto, Marco Musto, a renvoyé la balle aux élus dans un communiqué.11 leur demande «d\u2019assumer leurs responsabilités », en adoptant un règlement de zonage qui sera conforme au plan d\u2019urbanisme pour faciliter la réalisation de son projet.Le promoteur assure qu\u2019il a respecté toutes les étapes du processus décisionnel à Montréal.11 a déjà payé plus d\u2019un million en taxes pour ce terrain, acquis au coût de 7,1 millions.11 réclame un remboursement immédiat, et un congé de taxes jusqu\u2019à l\u2019adoption de ce nouveau règlement de zonage.Le Devoir Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Un contrat de 3 millions ponr Accnrso L\u2019entreprise Gastier réalisera des travaux à l\u2019usine de production d\u2019eau potable Atwater BRIAN MYLES Une des entreprises de Tony Accurso, Gastier, a décroché un nouveau contrat de 3,18 millions à Montréal.11 s\u2019agit là d\u2019une nouvelle manifestation des failles de la loi contre la fraude dans l\u2019industrie de la construction (loi 35).La semaine dernière, le comité exécutif a approuvé l\u2019octroi d\u2019un contrat de 3,18 millions à Gastier (une autre compagnie de M.Accurso) pour réaliser des travaux d\u2019électricité à l\u2019usine de production d\u2019eau potable Atwater.L\u2019entreprise a présenté la plus basse des six soumissions reçues, à un prix de 26% supérieur à l\u2019estimation réalisée par le consortium Dessau et SNC-Lavalin, qui était de 2,4 millions.Puisque l\u2019écart entre la soumission de Gastier et l\u2019évaluation des travaux par la Ville était supérieur à 20%, le dossier a été soumis à la Commission permanente sur l\u2019examen des contrats.La Commission a jugé la soumission conforme, l\u2019écart étant attribuable à une évaluation à la hausse du coût des travaux.On a découvert notamment de l\u2019amiante dans le bâtiment et la présence de câbles électriques cachés ou non répertoriés.Le conseil municipal se prononcera sur l\u2019attribution du contrat lors de sa prochaine séance publique, le 24 septembre.L\u2019octroi d\u2019un nouveau contrat à une entreprise de Tony Accurso arrive au moment oû le maire Gérald Tremblay confirme l\u2019annulation de trois contrats d\u2019une valeur de 18,5 millions à Louis-bourg SBC, propriété de M.Accurso.Cette démarche a valu à la Ville une mise en demeure de l\u2019entrepreneur.Encore mercredi, le maire Gérald Tremblay a demandé un resserrement de la loi 35 lorsqu\u2019il a confirmé l\u2019annulation des trois contrats litigieux (sans liens avec celui de l\u2019usine Atwater).Corrections demandées Le maire a écrit au ministère des Affaires municipales, des Régions et de l\u2019Occupation du territoire (MAMROT) une première fois en juin pour exiger une correction rapide des brèches dans la loi 35.Le Parti québécois a promis d\u2019agir vite à ce sujet.Les entrepreneurs condamnés pour fraude fiscale ne peuvent obtenir de contrats publics pendant cinq ans en vertu de cette loi.Ils peuvent cependant contourner la loi en utilisant les permis de construction de leurs compagnies apparentées ou ceux de nouvelles compagnies.C\u2019est le cas de Tony Accurso.Deux entreprises de l\u2019homme d\u2019affaires (Simard Beaudry et Construction Louisbourg) ont plaidé coupables à des accusations de fraude fiscale.En 2010, elles avaient éludé 4 millions de dollars en impôts fédéraux.Cela n\u2019a pas empêché M.Accurso d\u2019obtenir de nombreux contrats par le truchement de compagnies apparentées, telles que Louisboiug SBC ou Gastier.Selon des données rendues publiques récemment par Projet Montréal, les entreprises de Tony Accurso ont récolté 65 millions en contrats d\u2019infrastructures dans la métropole pour l\u2019année en cours.Tony Accurso a été arrêté et accusé de fraude au criminel dans deux affaires distinctes au cours des derniers mois.11 n\u2019a pas encore subi son procès.Le Devoir jV\tf''' TOM HANSON LA PRESSE CANADIENNE Les maisons de chambres peuvent être une étape décisive pour mettre fin à Uitinérance.Les maisons de chambres en péril Les organismes communautaires ne répondent plus à la demande CAROLINE MONTPETIT On la paye 350 ou 600$ par mois, avec une cuisine ou une salle de bain partagée.Son client type est un homme seul, de 40 à 50 ans, sans emploi ou vivant de faibles revenus, parfois immigrant.Mais on y trouve aussi différents types de personnes vulnérables.La chambre est souvent le dernier retranchement de personnes à statut précaire avant la rue, ou encore le premier pas pour en sortir.Pourtant, le parc de maisons de chambres de Montréal ne cesse de diminuer, et la transformation de ces chambres en logements supervisés, gérés par des organismes communautaires, ne suffit pas pour combler les besoins.C\u2019est ce qui ressort, en somme, d\u2019un rapport déposé au conseil municipal de Montréal, au mois d\u2019août dernier, par la Commission permanente sur le développement social et la diversité montréa- laise.En 2006, on trouvait encore 4252 chambres à louer à Montréal, le chiffre regroupant tant les chambres privées que celles supervisées par des organismes communautaires.Près des trois quarts (66%) de ces maisons se trouvent dans les arrondissements de Ville-Marie, du Plateau-Mont-Royal et de Mercier-Hoche-laga-Maisonneuve.Ce sont des quartiers oû la pression immobilière est forte et oû il peut être avantageux pour un propriétaire de transformer l\u2019immeuble en condos, en gîte, ou encore en «bed and breakfast».L\u2019an dernier, un immeuble de la rue Saint-André, qui abritait des chambres depuis 30 ans, a ainsi été transformé en condominiums, évinçant 17 personnes, dont une femme de 79 ans et son fils souffrant de problèmes de santé mentale.«Les règlements sur l\u2019éviction de locataires et sur la transformation en condos sont parfois contournés, et les personnes vulnérables à qui on demande de s\u2019en aller vont souvent le faire sans penser à contester», explique Marjolaine Despars, du RAPSIM, le Réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal.Situation précaire Le phénomène des maisons de chambres est pourtant un élément traditionnel du paysage montréalais.Elles y sont apparues au xix® siècle, durant la vague d\u2019industrialisation qui forçait l\u2019exode de^ campagnes vers les villes.À partir des années 1970, ces chambres sont désormais aussi fréquentées par des jeunes et des femmes, des chômeurs et des travailleurs précaires, comme le rappelait le RAPSIM dans un rapport sur les maisons de chambres, intitulé Maisons de chambre en péril, en janvier 2010.Construit il y a 100 ans, le parc des maisons de chambres, comme ses proprié- taires, vieillit.Les problèmes d\u2019isolation thermique et d\u2019acoustique, ou encore de salubrité sont fréquents.Et en 2011, le Programme d\u2019acquisition de maison de chambres avec la SHDM, qui permettait la conversion de ces chambres en logements supervisés, a pris fin.La Ville de Montréal a déjà pris des engagements pour pallier la situation précaire des chambreurs, dont l\u2019achat ou la rénovation de 300 chambres par des organismes à but non lucratif, ainsi qu\u2019un projet pilote concernant la salubrité, la sécurité et l\u2019entretien des maisons de chambres.Mais dans ses recommandations, la Commission demande qu\u2019on recense les chambres disponibles à Montréal, qu\u2019on assure le maintien du parc par un plan d\u2019action et qu\u2019on intensifie le soutien auprès des personnes vulnérables qui les habitent.Le Devoir MONTREAL Avrino D'ECOLES CApUo PRIVEES KIIIUI Le 16 septembre HILTON MONTRÉAL BONAVENTURE SÉMINAIRES D\u2019INFORMATION: 10H30 - 12H00 SALLE D\u2019EXPOSITION: 12H00 - 16H00 NUMÉRISATION UTILISER VOTRE APPAREIL MOBILE POUR UN ENREGISTREMENT RAPIDE PRÉ SENTÉ PAR OURKIDS COMMANDITAIRES JS PARTENAIRE MÉDIA LE DEVOIR Libre de penser économisez 50% SUR LE PRIX DÉNTRÉE RÉGULIER 20 $ inscrivez-vous V ourkids.net/expo http://www.ourkids.net/expo/mobile-register.php?id=30 LE DEVOIR LE JEUDI IS SEPTEMBRE 2012 A 5 ACTUALITES HÔPITAL DE LAKESHORE Plus de 600 coloscopies devront être reprises Une analyse a mis en lumière des anomalies dans la conduite des examens JEANNE CORRIVEAU Soupçonnant que des coloscopies réalisées entre 2009 et 2012 dans son établissement puissent être incomplètes, la direction de l\u2019Hôpital général du Lakes-hore a décidé de proposer à 684 patients de reprendre l\u2019examen.Le médecin qui avait effectué ces examens ne travaille plus à cet hôpital, mais depuis juin dernier, une limitation dans la pratique de la médecine lui a été imposée et son cas fait l\u2019objet d\u2019une enquête de la part du Collège des médecins du Québec.Le Richard Germain, président du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) du Centre de santé et de services SQciaux (CSSS) de l\u2019Ouest-de-l\u2019Ile, a fait savoir mercredi que c\u2019est une évaluation détaillée des dossiers qui avait permis de détecter des anomalies dans les examens de coloscopie.«Nous n\u2019avons pas assez d\u2019évidences, quand on regarde le dossier, que toutes les parties du côlon ont été visualisées adéquatement selon les standards.C\u2019est la raison pour laquelle on considère que les examens pourraient être incomplets», a-t-il expliqué.Rappelons que les coloscopies sont des examens de l\u2019intérieur du côlon qui permettent notamment de déceler la présence de lésions précancéreuses.Les autorités ont voulu être rassurantes, insistant sur le fait que la reprise des examens serait effectuée à titre préventif.Reste qu\u2019un risque subsiste quant à la possibilité de diagnostics erronés, mais il serait réduit a-t-on souligné.Tous les patients ont été contactés par lettre recommandée et le CSSS souhaite que la reprise de coloscopies puisse être réalisée dans les trois prochains mois.Des ententes ont d\u2019ailleurs été conclues avec d\u2019autres établissements de santé pour faciliter la reprise des examens.De plus, les patients concernés pourront être vus par le personnel du CSSS de l\u2019Ouest-de-l\u2019Ile les soirs ou la fin de semaine.Ce rappel d\u2019examens ne devrait pas avoir d\u2019impact sur les listes d\u2019attente existantes pour les coloscopies, a-t-on indiqué.Pratique restreinte L\u2019identité du médecin en question n\u2019a pas été dévoilée, mais il aurait quitté l\u2019hôpital du Lakeshore en janvier dernier.Le Collège des médecins a toutefois indiqué au Devoir que, depuis juin dernier, le médecin, qui a une formation en chirurgie générale, était limité dans l\u2019exercice de sa pratique médicale.«Le médecin s\u2019est engagé à ne plus faire de chirurgies en établissement de santé au Québec, à l\u2019exception d\u2019assistance opératoire.Il s\u2019est engagé, par le fait même, à ne plus faire de coloscopies et il limite sa pratique à la chirurgie en cabinet privé.Donc, il ne fait que des consultations et des chirurgies mineures», a expliqué Leslie Labranche, coordonnatrice aux relations publiques du Collège des médecins.Le dossier de ce médecin a par ailleurs été confié à la Direction des enquêtes du Collège, a-t-elle ajouté.Le Devoir Les diplomates iraniens ont qnitté l\u2019ambassade MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa Les diplomates iraniens qui étaient en poste à Ottawa ont quitté le pays, mercredi, comme ordonné cinq jours plus tôt par le gouvernement canadien.L\u2019équipe diplomatique iranienne a quitté le Canada vers midi, selon ce que s\u2019est contentée d\u2019indiquer la directrice des communications du ministre de la Sécurité publique Vie Toews, Julie Carmichael.Les questions subséquentes du Devoir sont restées sans réponse.11 a cependant été impossible de préciser si les 17 diplomates iraniens sont tous partis, ou si certains d\u2019entre eux sont toujours en sol canadien.Lorsque les diplomates libyens avaient à leur tour été sommés par Ottawa de plier bagage en mai 2011, trois des cinq membres du corps diplomatique libyen avaient par la suite réclamé l\u2019asile au Canada.Fin août, le réseau CBC n\u2019avait pas réussi à faire préciser leur statut aujourd\u2019hui.De passage en Inde en visite officielle, le ministre des Affaires étrangères John Baird a par ailleurs réitéré que la sécurité des diplomates canadiens à Téhéran était menacée depuis quelques années et que son gouvernement avait maintenant décidé d\u2019agir.«C\u2019est une ambassade qui était près de la rue et cela ne suivait pas notre politique pour la sécurité de nos diplomates.C\u2019est l\u2019une parmi de nombreuses raisons pour lesquelles on a fermé l\u2019ambassade et ramené nos diplomates au Canada», a-t-il expliqué en conférence téléphonique mercredi.Au moment d\u2019annoncer la fermeture de l\u2019ambassade canadienne en Iran \u2014 et l\u2019expulsion des diplomates iraniens en sol canadien \u2014, le ministre Baird avait en outre dénoncé l\u2019aide militaire fournie au régime sjrien par le régime iranien, son programme nucléaire auquel il refuse de renoncer, ses menaces envers Israël et ses violations des droits de la personne.Le Devoir 11.I TJ MARGIN SZeZEPANSKI ASSOCIATED PRESS L\u2019augmentation des droits de scolarité est moins marquée aux cycles supérieurs qu\u2019au premier cycle.DROITS DE SCOLARITÉ Une hausse supérieure à l\u2019inflation La facture des étudiants universitaires de premier cycle a crû de 5 % alors que l\u2019inflation a augmenté d\u2019à peine 1,3 % EISA-MARIE GERVAIS On savait la tendance à la hausse des droits de scolarité ces dix dernières années, voilà que cette augmentation s\u2019est accrue de façon encore plus soudaine depuis l\u2019an dernier, révèle une étude de Statistique Canada.Les étudiants canadiens inscrits à temps plein à un programme de premier cycle universitaire ont payé en moyenne 5% de plus cet automne en frais de scolarité qu\u2019ils l\u2019ont fait en 2011-2012, une hausse nettement plus élevée que l\u2019inflation (1,3%).«Les gouvernements continuent de transférer aux étudiantes et étudiants et à leurs fa- Des diplômes à prix variable Dentisterie\t16 910 $ Médecine\t11891$ Pharmacie\t10297$ Génie\t6552$ Éducation\t4006$ Source Statistique Canada milles le coût de l\u2019éducation publique», a fait savoir Adam Awad, président national de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, par voie de communiqué.Seule exception: la province de Terre-Neuve-et-Labrador semble choyer ses étudiants, elle qui a gelé ses frais depuis l\u2019année 2003-2004, tant au premier cycle qu\u2019aux cycles supérieurs.Bien qu\u2019ils augmentent aussi cette année, les droits de scolarité pour les 2® et 3® cycles connaissent une hausse toutefois moins marquée en général au Canada.Même si c\u2019est au Québec que l\u2019augmentation a été la plus élevée (9,2% contre une moyenne de 4,5%), la province, avec Terre-Neuve-et-Labrador, demeure toujours parmi les plus abordables pour les étudiants à la maîtrise ou au doctorat (2969 $).Tout comme les droits de scolarité, les frais supplémentaires obligatoires que doivent payer les étudiants canadiens n\u2019échappent pas à cette ascension.Cette année, ces frais afférents, qui servent à payer les services aux étudiants, comme le centre sportif, ont augmenté de 3,3% par rapport à l\u2019an dernier, passant de 726$ à 750$ en moyenne pour un étudiant au baccalauréat.Pour Martine Desjardins, la présidente de la Fédération étudiante universitaire (FEUQ), le Québec est «loin d\u2019être un exemple».«Ici, c\u2019est en moyenne 775$, mais ça peut aller de 400$ à l\u2019Université du Québec à Rimouski, par exemple, jusqu\u2019à 1200$ à McGill», a-t-elle soutenu.«Les gouvernements continuent de transférer aux étudiantes et étudiants et à leurs familles le coût de l\u2019éducation publique» M\u201c® Desjardins rappelle que la tendance à hausser les frais afférents était telle qq\u2019en 2008, le ministère de l\u2019Education avait instauré une réglementation limitant l\u2019augmentation.«D\u2019ailleurs, on attend toujours la reconduction de la réglementation sur ces frais obligatoires.Si on ne l\u2019a pas, ça rouvre la porte à l\u2019augmentation», s\u2019est-elle inquiétée.Les étudiants étrangers ayant choisi de venir étudier au Canada reçoivent aussi une facture plus salée par rapport à l\u2019an dernier.Partout au pays, les droits de scolarité moyens pour les étudiants étrangers du premier cycle ont augmenté de 5,5% pour atteindre 18641$ en 2012-2013.Encore une fois, Terre-Neuve-et-La-brador fait exception.Fait à noter, les étudiants étrangers inscrits à temps plein à la maîtrise et au doctorat paient en moyenne 13163$ en droits de scolarité, soit pas mal moins que leurs camarades du premier cycle.Le Québec, qui possède une réglementation pour limiter la hausse, demeure une destination de choix pour les étudiants étrangers.«Mais maintenant, on ne sait toujours pas ce qui va arriver avec les frais de scolarité des étudiants étrangers, s\u2019ils vont être encore plus déréglementés ou pas, a dit Martine Desjardins.C\u2019est un dossier à suivre, surtout quand on sait que les étudiants étrangers sont la vache à lait des universités.C\u2019est dommage, mais c\u2019est ça.» Le Devoir Anglais intensif: plus de 200 enseignants de cégep exigent un moratoire EISA-MARIE GERVAIS Des profs de cégep exigent un moratoire sur l\u2019implantation du programme d\u2019anglais intensif dans toutes les classes de 6® année du primaire.C\u2019est la demande qu\u2019ont faite plus de 200 enseignants de français et de littérature d\u2019au moins dix cégeps à travers le Québec, surtout de la région de la capitale nationale, en envoyant hier ,une lettre à la ministre de l\u2019Education du gouvernement libéral sortant, Michelle Cour-chesne.«En fait, la lettre [.] s\u2019adressait initialement aux ministres du gouvernement libéral étant donné que les signatures ont été recueillies au mois de mai», a expliqué Anna Kowalczyk, enseignante de français au cégep Sainte-Foy.Elle souligne que la missive, qui est une charge à fond de train contre ce programme controversé, sera également envoyée à la nouvelle première ministre, Pauline Ma-rois, et à son gouvernement puisque le contenu «s\u2019adresse indirectement à eux.» Le texte déplore «le changement pour le changement» et les réformes successives du système d\u2019éducation «au gré des modes et des gouvernements».Plus que tout, les enseignants s\u2019inquiètent de la faiblesse des élèves en français et croient que le programme d\u2019anglais intensif ne fera que l\u2019exacerber.«Comment admettre qu\u2019une interruption de cinq mois dans l\u2019apprentissage du français ne laisse pas de traces chez des élèves de 11 ans?Plus largement, quel message envoyez-vous à ces jeunes (et a la société entière) sur la place et l\u2019importance du français au Québec quand vous les incitez, qu\u2019ils soient de Montréal, de Sept-Iles ou de Gaspé, à mettre de côté l\u2019étude de cette langue dans laquelle ils grandissent et se développent, qui est encore celle de la majorité des Québécois ?», peut-on lire.Les enseignants au collégial signataires du texte ne voient pas l\u2019urgence pour les élèves de 6® année de se débrouiller en anglais.Ils craignent plutôt que la langue de Shakespeare envahisse les cours d\u2019école.«Alors que le français est loin d\u2019être maîtrisé, alors que tout autour la société ne fait rien pour le valoriser, le malmenant plutôt allègrement, comment les enfants de 11 ans qui apprendront au quotidien à s\u2019exprimer dans la langue de Shakespeare et de tous les grands monopoles de la culture populaire, qu\u2019ils soient cinématographiques, musicaux ou électroniques, comment ces enfants pourront-ils encore avoir le goût, par la suite, de parfaire leur maîtrise de la langue française?» Le Devoir w.Avec Marie-France Bazzo La question : comment les jeunes vont-ils changer le Québec ?Invité : Gabriel Nadeau-Dubois tBlequebec.1v BAZZ0.TV ce soir 21 h Tele-Quebec A 6 LE DEVOIR LE JEUDI IS SEPTEMBRE 2012 EDITORIAL PARTI LIBERAL DU QUEBEC Enfin une course Le Parti libéral sait retomber rapidement sur ses pieds.Il l\u2019a montré ce mercredi en se donnant sans attendre un chef par intérim en Jean-Marc Fournier.Reste à convenir des modalités de la course à la chefferie et de la date du congrès qui élira le nouveau chef.Bonne nouvelle pour ce parti, la succession de Jean Cbarest sera vivement disputée.L SX Bernard Descôteaux atmosphère qui régnait hier dans la salle du caucus libéral était tout sauf morose.Les 50 députés nouvellement élus n\u2019ont pas le sentiment d\u2019avoir perdu tout à fait le pouvoir.Ils ne sont plus au gouvernement, mais ils savent qu\u2019ils poiuraient, s\u2019ils font bien leur travail, y revenir rapidement.Cette perspective a de quoi créer un esprit de corps solide qui les a fait se tourner vers Jean-Marc Foiunier comme chef intérimaire.Il a l\u2019expérience parlementaire nécessaire, mais siutout, il répondait à l\u2019exigence de neutralité indispensable poiu arbitrer la coiuse au leadership.Le choix d\u2019un nouveau chef se fera dans les meilleures conditions possible dans la mesiue où rien n\u2019est joué d\u2019avance.Pendant qu\u2019il a été premier ministre, Jean Charest a fait en sorte d\u2019écarter de son cabinet les députés et ministres qui avaient des ambitions trop affirmées de devenir calife à la place du calife.C\u2019est ainsi que, un à un, furent écartés les Pierre Paradis, Yves Séguin, Thomas Mulcair, Philippe Couillard.Il \u2014 n\u2019y avait personne qui, au pied levé, aurait pu chausser les souliers de premier ministre, ce qui '\ta sans doute contribué à sa décision de rester en poste pour une dernière campagne électorale.Cela a pour effet de donner une chance égale à tous aujoiud\u2019hui.Les prétendants au poste de chef sont nombreux.Sont en réflexion active Raymond Ba-chand, Philippe Couillard, Pierre Moreau.D\u2019autres noms pourraient s\u2019ajouter.Tous ne seront pas siu les rangs, mais l\u2019intérêt du parti est qu\u2019il y ait au moins trois solides candidats capables d\u2019animer autoiu de leiu personne un débat d\u2019idées afin de renouveler le programme du parti, ce qui n\u2019a pas été fait depuis longtemps.Le dernier congrès de ce parti a eu lieu en octobre dernier.L\u2019objet était de mettre à joiu le programme qui n\u2019a été que retouché ici et là.Ce congrès a été dominé par un seul débat, soit l\u2019octroi par le gouvernement de réels pouvoirs d\u2019enquête à la commission Char-bonneau auquel a finalement consenti le premier ministre.Les congressistes ont bien sûr voté résolution sur résolution, mais les plus audacieuses, comme l\u2019abolition du monopole syndical de i\u2019UPA ou l\u2019adoption d\u2019un nouveau régime de redevances sur les ressources non renouvelables, étaient aussitôt mises de côté par les ministres concernés.Une course à la chefferie crée une dynamique nouvelle.Les candidats sont obligés de se définir par plus que leurs seules qualités personnelles.Il leur faudra mettre de l\u2019avant des idées et des projets qu\u2019ils exposeront aux militants à l\u2019occasion de tournées et de débats publics.Pendant quelques mois, les militants redeviendront rois et maîtres de leur parti.Ils seront écoutés, ce qui ne leur est pas arrivé depuis 1983, année où a eu lieu la dernière course au leadership.Cette campagne à la chefferie donnera beaucoup de visibilité au Parti libéral, qui devra toutefois se garder de mettre de côté cet effort de réflexion pour à la place se concentrer sur l\u2019objectif de défaire le gouvernement minoritaire de Pauline Marois le plus rapidement possible.C\u2019est un peu ce que recherchent les apparatchiks du parti qui prônent une course rapide au leadership.Le Parti libéral étant avant tout un parti de pouvoir, il pourrait être de fait céder à une telle tentation.Ce serait là une décision à comte vue, car une fois que le gouvernement Marois défait en Chambre, il faudra pouvoir présenter aux électeurs un Parti libéral différent de celui que dirigeait Jean Charest.Même si le 4 septembre 50 députés libéraux ont été élus, le Parti libéral a tout de même été désavoué.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Le musée fait école ui a dit que le musée devait être froid et austère ?Assurément pas l\u2019équipe du Musée des beaux-arts de Montréal qui, sous la direction de la tornade Nathalie Bondil, celle qui dégaine les projets aussi vite qu\u2019elle émet ses idées, vient de doubler la superficie des studios art et éducation destinés aux écoliers et aux familles.Chapeau au mécène et au musée pour un alliage art-école inspirant.Grâce à un don de l\u2019éditeur scolaire Michel de la Chenelière, le MBAM espère ne plus avoir à refouler chaque année 15000 écoliers qui auraient espéré mettre le nez au musée mais ne le pouvaient pas, faute de ressources.«Les besoins sont immenses, l\u2019éducation n\u2019attend pas», disait M\u201c® Bondil mardi en ouvrant les portes de l\u2019espace chaleureux et ludique dont l\u2019entrée sera libre en tout temps.C\u2019est le MBAM en entier qui sent le neuf! Après avoir rénové l\u2019ensemble des salles, conçu un nouveau pavillon, inauguré un espace de concert, voilà une zone éducation créée de toutes pièces par des artistes invités \u2014 la décoration street art du projet En masse est spectaculaire et séduit sur-le-champ.Cette addition pour plus petits n\u2019est pas traitée comme si on s\u2019adressait à un public de moindre importance.Non, les amateurs en herbe ont droit aux honneurs.Voilà donc comment s\u2019incarne la véritable accessibilité aux arts: on ne s\u2019embarrasse pas d\u2019obstacles financiers, et on cible la jeunesse.Peut-être meilleur public qu\u2019on ne le croit, les plus petits ont le terrain imaginaire encore en friche, un statut idéal pour laisser la culture donner le meilleur de sa richesse à leurs jeunes âmes.En entrant dans la danse le plus tôt possible, ils en redemanderont encore et encore.Si les antennes culturelles se démènent autant pour joindre le public scolaire, c\u2019est pour pallier les lacunes gigantesques de l\u2019école, disons-le.Ses programmes laissent un espace minceur à la culture, toujours bonne dernière dans la hiérarchie des priorités et des enveloppes budgétaires.Un partenariat entre les ministères de la Culture et de l\u2019Éducation existe pourtant depuis 20 ans, mais leurs bienfaits restent invisibles.Alors le culturel, peut-être le mieux placé pour savoir comment cultiver ses jeunes publics, étire ses tentacules.On a vu naître d\u2019abord des musées à vocation scientifique, des antres des civilisations, où toucher rimait avec découvrir et apprendre.Puis, tranquillement, les beaux-arts s\u2019y sont mis, puisqu\u2019il n\u2019y avait là que des gains à engranger.Heureuse chose que cette ouverture du musée à son petit monde.Il y a des tornades inspirantes.Marie-Andrée Chouinard LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO Vt\t^oCisAtrtes Pfi^NS l-A UA Poijutîtf va'a-.- noyloM LETTRES La rivalité nécessaire Les Québécois francophones se sont récemment dotés, dans la foulée de l\u2019attentat du Métropolis, d\u2019un nouveau militantisme pacifiste exigeant l\u2019adoucissement, voire la réinvention des rapports dialogiques entre anglophones et francophones du Québec.Postulant naïvement que les anglophones du Québec, contrairement à ceux des autres provinces, seraient majoritairement progressistes et que la langue française ne serait plus menacée grâce au niveau de bilinguisme élevé de nos concitoyens du West Island, plusieurs francophones clament qu\u2019il est du devoir de la majorité québécoise d\u2019éradiquer à tout jamais la traditionnelle acrimonie ayant contaminé les relations entre nos « bons Anglais » et « nous » depuis toujours, et ce, en créant de nouvelles attitudes susceptibles de réaménager favorablement notre grande dichotomie nationale.Certes, il faut reconnaître à la tragédie du 4 septembre une certaine catharsis que je respecte, mais derrière ce type d\u2019appel à la réconciliation tous azimuts se terre la menace de la dissolution identitaire.En effet, les hérauts d\u2019une telle posture, parce qu\u2019ils érigent en dogme l\u2019urgence d\u2019en finir avec une différenciation culturelle ségrégative imprégnant, selon eux, les rapports des collectivités québécoises, oublient que sans réelle praxis de la différence, les Québécois de toutes origines seront voués à l\u2019inanité d\u2019un dialogue vide.En effet, le renoncement à la rivalité cultu- relle qui sous-tend notre histoire commune ne peut immanquablement que rendre inaptes ceux qui le choisissent à incarner les particularismes culturels dont ils sont les dépositaires.Qr, ces particularismes sont au degré zéro de la diversité culturelle et, malgré leur exclusivisme ontologique, constituent les seules véritables richesses culturelles intéressantes à faire connaître à l\u2019autre.Nicolas Champagne Montréal, le 12 septembre 2012 Une réflexion s\u2019impose La présente fait suite à l\u2019éditorial du Devoir du 10 septembre intitulé «La réflexion s\u2019impose».Je fais partie des 3% de contribuables visés par la taxe « santé » promise par le PQ.Je me suis toujours inclus, de bonne grâce et de bonne foi, dans la catégorie des citoyens gagnés au principe d\u2019une justice fiscale responsable et je n\u2019ai jamais rechigné à ce jour devant ma facture d\u2019impôts, pourtant reconnue, depuis très longtemps, comme l\u2019une des plus lourdes de tous les pays industrialisés.Mais cette fois, je reste incrédule et bouche bée devant cette politique de madame Marois.Si l\u2019on adoptait désormais comme déterminant le principe qu\u2019elle semble mettre en avant, qui devrait payer le revenu des 1000 médecins supplémentaires attendus d\u2019ici quatre ans ?Qui devrait être mis à contribution quand l\u2019on se décidera enfin à moderniser et à humaniser un tant soit peu le réseau lamentable des CHSLD dont nous disposons?Qui paierait pour la nécessaire réouverture de lits dans les hôpitaux qui, seule, permettrait de désengorger réellement les salles d\u2019urgence et de raccourcir nos inacceptables listes d\u2019attente en chirurgie?Toujours les 130000$ et plus?Madame Marois est la première à savoir que c\u2019est impossible.Elle sait que ces contribuables, bien loin d\u2019être les «riches» que l\u2019on prétend, sont pour une grande part des travailleurs autonomes qui souvent créent des emplois, qqi n\u2019attendent pas les subventions de l\u2019État pour investir, qui ne bénéficient d\u2019aucun fond de retraite et qui doivent prévoir leur propre avenir et celui de leur famille.Cette mesure flatte une fibre démagogique.Qn dirait qu\u2019elle vise à faire croire aux contribuables moins bien nantis que désormais, ce sont les «riches» qui vont assurer la pérennité de leur système de santé.Dans les faits, elle est inique et irréaliste : elle ne réglera pas le moins du monde le problème auquel elle prétend s\u2019attaquer.Je me suis étonné pendant la campagne qu\u2019aucun politicien n\u2019ose remettre sérieusement en question cette promesse de madame Marois.Merci d\u2019être l\u2019un de nos rares journalistes à avoir abordé cette question.Jean Imbeault Montréal, le 11 septembre 2012 LIBRE OPINION Réponse à nos détracteurs PAUL COTE Président-directeur général par intérim de l\u2019Agence métropolitaine de transport Il y a dix ans presque jour pour jour, l\u2019Agence métropolitaine de transport (AMT) faisait le pari de se joindre à la poignée de villes européennes qui organisaient déjà depuis quelques années la journée En ville sans ma voiture.En dix ans, s\u2019il est une chose dont l\u2019AMT et ses partenaires peuvent se féliciter, c\u2019est d\u2019avoir rejoint chaque année un nombre grandissant de gens, participant ainsi activement à la sensibilisation aux transports alternatifs et à l\u2019augmentation de l\u2019achalandage des divers réseaux de transport collectif desservant la grande région métropolitaine.Qn se souvient qu\u2019en 2003, malgré l\u2019opposition des élus, des commerçants et des propriétaires de stationnement du centre-ville, l\u2019événement avait été un grand succès, permettant au public de profiter pour la première fois d\u2019un périmètre entièrement piétonnier en plein cœur de la ville.Depuis, ce rendez-vous annuel est devenu un incontournable de l\u2019automne montréalais et nous en sommes fiers.En 2010, fort de sept éditions couronnées de succès, l\u2019événement est même devenu En ville sans ma voiture toute la semaine!, à l\u2019image de la semaine de la mobilité européenne.Le but était simple : renforcer la présence d\u2019un événe- ment revendicateur rejoignant toujours plus de gens.L\u2019organisation d\u2019un événement comme En ville sans ma voiture ne peut cependant pas se faire sans déranger quelques habitudes bien ancrées dans le quotidien des Montréalais, des commerçants et des instances publiques.Ainsi, année après année, l\u2019AMT a eu la difficile tâche de revoir le concept de l\u2019événement dans une volonté constante d\u2019en augmenter la portée (étendue du périmètre fermé à la circulation, durée de l\u2019événement, nombre d\u2019activités, gratuité, etc.), tout en jonglant avec les sensibilités du public, des commerçants et les restrictions imposées par la circulation chaotique du mois de septembre à Montréal.Depuis que cette journée existe, elle est accompagnée de son lot de détracteurs qui ne se privent pas de dire que l\u2019AMT n\u2019en fait pas assez, que l\u2019événement s\u2019essouffle ou qu\u2019il n\u2019a plus raison d\u2019être si ce n\u2019est que pour faire plaisir à quelques piétons une fois par année.Les discussions générées par les diverses tables rondes de médias et d\u2019experts organisées l\u2019an dernier ont d\u2019ailleurs fortement appuyé ces critiques, mais ont aussi permis de soulever un point qui passe inaperçu chaque année.L\u2019événement et son étendue ne sont pas du ressort unique de l\u2019AMT et, trop souvent, on semble oublier que même si toute la volonté poiu qu\u2019En ville sans ma voiture grandisse y est, plusieurs obstacles se dressent devant elle.Inévitablement, l\u2019organisme finit par porter siu son dos un blâme qui ne devrait pas être que le sien.Cela dit, l\u2019AMT est toujours à l\u2019écoute de la critique et surtout ouverte aux suggestions qui l\u2019accompagnent, tentant de son mieux d\u2019intégrer les bonnes idées et les commentaires constructifs dont l\u2019événement fait l\u2019objet.Cette année, nous avons choisi de faire un bilan de l\u2019évolution des transports alternatifs en dix ans, mais surtout de poser un regard sur l\u2019avenir des transports actifs et collectifs dans la région métropolitaine.Après dix ans de sensibilisation, nous avons voulu faire évoluer En ville sans ma voiture vers une participation citoyenne différente.Ce sera plus que jamais le moment pour tous de faire valoir des idées inédites et novatrices, et l\u2019AMT espère fortement que les plus critiques soient au rendez-vous.Le forum qui aura lieu le 21 septembre au Vieux-Port sera sans doute l\u2019occasion d\u2019explorer une fois pour toutes une question qui revient à l\u2019AMT depuis dix ans.Si des villes comme Londres, Santiago du Chili ou des centaines d\u2019autres parviennent à transformer sans encombre et avec l\u2019appui populaire leur centre-ville en zones piétonnes plusieurs jours par an, pourquoi Montréal fait face à tant d\u2019obstacles lorsque vient le temps d\u2019organiser une seule journée sans voiture ?Je pose la question. LE DEVOIR LE JEUDI IS SEPTEMBRE 2012 A 7 IDEES La réplique \u2014 division du vote L\u2019exode de la gauche silencieuse PAUL ST-PIERRE PLAMONDON JEAN-ERANÇOIS GINGRAS Membres de Génération d\u2019idées U cours des deux dernières an- Anées, une partie substantielle de l\u2019espace médiatique québécois a été occupée par les revendications de la gauche.Les indignés ont d\u2019abord dénoncé le fait que l\u2019écart entre les riches et les pauvres se creuse de plus en plus et que certains acteurs du secteur privé, no-tamment du milieu de la finance, se servent de leur influence auprès des décideurs politiques pour pallier leurs dérapages à même les fonds publics.Les carrés rouges ont, peu de temps après, investi la place publique au nom de l\u2019accessibilité à l\u2019éducation et du caractère inéquitable d\u2019une augmentation des droits de scolarité dan^ un contexte où la corruption fait perdre à l\u2019État des sommes substantielles et où les coûts du système de santé et des régimes de retraite publics (sous-capitalisés) grugent une part importante du budget au détriment de la relève.La marche du 22 mars de même que celle du Jour de la Terre du 22 avril, ont démontré que la gauche québécoise est très vivante et pouvait laisser présager un retour du balancier vers la gauche lors des prochaines élections.Rejet des carrés rouges Comme souligné par Danic Parenteau dans une lettre ouverte dans les pages du Devoir du 7 septembre portant sur la division du vote à gauche, ce retour a manqué cruellement de force.Les dernières élections nous placent devant un constat amer: les partis se situant à gauche ont recueilli en tout 56 sièges.La CAQ et le PLQ, deux partis favorables à la hausse des droits de scolarité et prônant une cure d\u2019amaigrissement dans la fonction publique et dans les dépenses étatiques, ont pour leur part raflé les sièges restants, soit 69, et recueilli plus de 60% des voix.Selon M.Parenteau, cette situation est attribuable au fait que les trois partis souverai- Le déclencheur Les rangs dispersés «Les forces souverainistes se sont lancées dans la campagne électorale en rangs dispersés.La démarche du Front uni a échoué.Le Parti québécois, Québec solidaire et Option nationale ont tous trois opté pour une stratégie du tout ou rien.Cette division du vote s\u2019est traduite le 4 septembre par cette victoire en demi-teinte.Un pouvoir majoritaire était possible, mais c\u2019est d\u2019un gouvernement minoritaire dont les forces souverainistes devront se contenter.» Danic Parenteau, professeur au Collège militaire royal de Saint-Jean, Le Devoir, 1 septembre 2012 nistes et progressistes n\u2019ont pas réussi à unir leurs forces.Bien que nous soyons d\u2019accord avec cette analyse, nous croyons par ailleurs qu\u2019elle élude deux autres phénomènes importants : le rejet de l\u2019approche contestataire des carrés rouges et l\u2019exclusion des progressistes qui ne veulent pas d\u2019un référendum à courte échéance.Gauche constructive et modérée D\u2019une part, la gauche incarnée par les carrés rouges est une gauche à saveur très contestataire, dans la tradition du syndicalisme de combat, caractérisée par une vision de la lutte des classes et par l\u2019idéal de la prise du pouvoir par le peuple, par des moyens coercitifs si nécessaire.Cette approche, largement endossée par Québec solidaire, a rejailli également sur le Parti québécois en raison de son association avec les carrés rouges durant la grève et par la candidature de Léo Bureau-Blouin, même si celui-ci n\u2019est en fait pas vraiment de l\u2019école de pensée de la gauche radicale.Il est possible que la gauche silencieuse ne soit pas en accord avec l\u2019approche du syndicalisme de lutte et qu\u2019elle soit plutôt à la re- cherche d\u2019une gauche constructive et modérée, à l\u2019image des gouvernements sociaux-démocrates que l\u2019on a connus à plusieurs reprises au Québec depuis la Révolution tranquille, ou de l\u2019approche Scandinave en social-démocratie qui mise davantage sur la compétence et l\u2019efficacité dans l\u2019interveption et la redistribution de la richesse par l\u2019État que sur les manifestations à grand déploiement.Serait-il possible que la gauche actuelle ne réussisse pqs à incarner l\u2019efficacité dans la gestion de l\u2019État, ce dont se targuent le PLQ et la CAQ ?Est-il possible que certains progressistes, exaspérés par le conflit étudiant, aient décidé de se tourner à droite?Nous croyons qu\u2019une partie de la gauche silencieuse a fini par voter à droite lors des dernières élections, car elle n\u2019endossait pas complètement la conduite du mouvement étudiant et recherchait de la stabilité.Une division qui peut continuer D\u2019autre part, à la lumière de l\u2019offre de partis, il semble implicite au Québec que toute personne «progressiste» est forcément «souverainiste», à un point tel que les partis de gauche sont presque tous souverainistes, alors que les partis de droite sont fédéralistes.Qr, le sujet de la souveraineté a toujours divisé le vote québécois en deux et il est faux de penser que la gauche silencieuse souhaite nécessairement la tenue d\u2019un troisième référendum au cours des prochaines années.Le spectre du référendum, qui a été amplement exploité par le PLQ (également par la CAQ) lors de la dernière campagne, aura sûrement favorisé l\u2019exode d\u2019une partie de cette gauche silencieuse vers des partis plus à droite.En misant sur le syndicalisme de lutte et sur le souverainisme «pressé», la gauche québécoise court le risque de poursuivre la division des troupes et d\u2019éloigner une frange de la population québécoise, pourtant réceptive au progressisme, vers des partis de droite qui leur garantissent, la stabilité et l\u2019efficacité dans la gestion de l\u2019État.Ce risque est réel et, comme le matin du 5 septembre dernier, la gauche québécoise pourrait voir son mal de tête se transformer en migraine.Les errements de Nicolas Lévesque JEAN-NICOLAS CARRIER Doctorant en psychologie et ex-technicien de son certains égards, la démarche de certains penseurs peut rejoindre celle des artisans de la vidéo et de la scène.Qn part par exemple d\u2019une idée, bien souvent puisée dans l\u2019histoire personnelle, ou encore dans l\u2019univers fantasmatique du créateur.Ce monde intérieur est d\u2019abord transposé hors de soi par le médium de la scénarisation.Ensuite, des comédiens agencent les actes, expriment les passions et incarnent les personnages; l\u2019histoire est maintenant vivante.Des cameramans captent le tout, les décors et les costumes aussi, dans un rectangle en 4:3 ou en 16:9.Cadrage, profondeur de champ, white balance: déjà à cette étape, la réalité de la scène est bien différente d\u2019une autre réalité, celle qu\u2019affiche le moniteur vidéo.En régie, d\u2019autres techniciens s\u2019aiguillent sur les bonnes sources, sélectionnent les meilleures séquences, laissent de côté les cuts qui ne font pas l\u2019affaire.Au final, l\u2019exercice cherche à donner un caractère réel, concret à ce qui n\u2019est au départ qu\u2019une idée puisée dans l\u2019arbi-trajre du processus de création.À la différence des artisans de la scène et de la télé, certains penseurs et intellectuels sont parfois ignorants de l\u2019inévitable distorsion qui différencie le percept de sa représentation.Ainsi peuvent-ils confondre le réel avec l\u2019image que leur renvoient leurs perceptions, en dépit de toutes les distorsions de leur lunette idéologique, gardant leurs yeux rivés sur l\u2019écran qu\u2019ils confondent avec le réel.Au contraire, les artisans du spectacle sont plus sensibles au caractère relatif et fragile de la réalité qu\u2019ils fabriquent; ce sont des maîtres illusionnistes et ils le savent très bien.Explication à l\u2019emporte-pièce La semaine dernière, un attentat visant notre nouvelle première ministre a été perpétré par un individu hors de sa raison.Il a fait deux victimes.Le premier, mortellement atteint par balle, laisse derrière lui sa fille de quatre ans.Le second, meurtri dans sa chair et son esprit, repose encore à l\u2019hôpital.Devant le désarroi, la douleur et l\u2019effroi que suscite cet acte de terreur, nous cherchons tous à comprendre, impuissants devant l\u2019horreur.Certains ont pu, dans les heures ou les jours suivants, exprimer publiquement diverses théories à saveur psy-chologisante ou sociologisante, cherchant à leur droite ou à leur gauche les causes et les coupables.Bien sûr, ils se défendent de verser de l\u2019accélérant sur le brasier, prétendant au contraire en appeler au calme et à la réflexion.Je fais référence ici plus particulièrement aux propos de M.Nicolas Lévesque, publiés FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Une vigile s\u2019est tenue en la mémoire de Denis Blanchette au lendemain de l\u2019attentat du Métropolis.dans Le Devoir du samedi 8 septembre dernier sous le titre « \u201cNous sommes tous responsables \u201d de l\u2019attentat du Métropolis».En déplorant le clivage du débat politique et le recours aux formules simplistes, M.Lévesque, paradoxalement, s\u2019adonne à une explication à l\u2019emporte-pièce et dans laquelle il exemplifie ce qu\u2019il prétend dénoncer.Ainsi, tel un scénariste, il construit une trame narrative : le clivage du discours politique infiltre le délire des gens mentalement plus fragiles et oriente leurs plans meurtriers.Il identifie ensuite les protagonistes, ces personnages dont les actes et les paroles conduisent au dénouement tragique.Ceux-là soufflent à l\u2019oreille du fou : le Mauvais polémiste (chroniqueurs et animateurs de radio), le Mauvais politicien (à droite du centre, on s\u2019en doute).Qn les présente comme autant de symboles figés, rigides.Ces symboles tiennent lieu de raccourcis qui déforment, simplifient et clivent à outrance une réalité beaucoup plus complexe, aux multiples nuances.Je doute fortement que ce soit avec ce genre de propos qu\u2019on élèvera la qualité du débat politique au Québec.Au contraire, les thèses avancées par cet essajdste sont déplorables en ceci qu\u2019elles instrumentalisent le décès d\u2019un homme et la douleur de ses proches, famille, amis, et l\u2019étroite communauté des techniciens de la scène.Pour le moment, libérons l\u2019avant-scène de nos savantes explications et faisons plutôt place au silence et au recueillement.Ensuite, nous aurons amplement le temps de cheminer dans une réflexion qui saura, je l\u2019espère, nous élever collectivement.Je tiens à présenter mes condoléances à la famille et aux proches du défunt, Denis Blanchette.Aussi, je souhaite au technicien Dave Courage une rapide convalescence.Je veux, en terminant, rendre hommage au travail des artisans du spectacle: monteurs, chauffeurs, machinistes, sonorisateurs, éclaira-gistes, techniciens vidéo et bien d\u2019autres métiers encore.Je tiens à mettre en lumière le dévouement et l\u2019enthousiasme que vous manifestez pour ce travail ingrat, précaire, sous-payé, physiquement et mentalement exigeant, mais ô combien passionnant.Anciens collègues de travail, je vous salue.La culture du mépris David Desjardins Jean Charest démissionnait en direct à la télé quand je suis passé devant l\u2019écran, m\u2019arrêtant un moment pour écouter ses adieux tremblants et un peu humides.Si j\u2019ai souri?Un peu, oui.Mais ce n\u2019était pas le rictus carnassier de celui qui jouit devant la défaite.Ni un sourire empathique.Qn ne peut quand même pas déplorer la fin d\u2019un spectacle trop long où les acteurs comme le metteur en scène semblent se moquer du public depuis le début.En fait, j\u2019ai souri pour moi-même en songeant qu\u2019on voyait partir un ^and maître du genre.Un polîticîen d\u2019une qualîté rare, dans la mesure où la politique est affaire de manipulation; cette capacité de surfer sur les envies du moment et les sautes d\u2019humeur du peuple.Et Jean Charest surfait comme un dieu.Rarement aura-t-on vu un politicien aussi bien maîtriser l\u2019art du «spin» politique, tactique essentiellement publicitaire qui consiste à maquiller un slogan pour qu\u2019il ressemble à une idée, puis à le répéter assez souvent pour qu\u2019il devienne une vérité.C\u2019est ce que je retiendrai de Jean Charest: sa capacité à investir l\u2019espace médiatique pour remplir le vide avec encore plus de vide.Il n\u2019a évidemment pas l\u2019exclusivité de la chose, et dans le genre, Erançois Legault s\u2019est avéré un redoutable adversaire.Mais s\u2019il faut retenir une seule des perles pondues par l\u2019entourage de M.Charest lors de la récente campagne électorale, c\u2019est celle par laquelle il prévenait les Québécois qui s\u2019apprêtaient à voter pour la CAQ qu\u2019ils allaient choisir «la culture de la chicane».C\u2019est du vent, se dit-on lorsqu\u2019on entend l\u2019expression répétée sur toutes les tribunes.Et pourtant, des dizaines de déclarations vaseuses du genre qui ont émaillé les dernières semaines, c\u2019est celle qui a sans doute fait pencher le plus grand nombre d\u2019indécis vers le Parti libéral du Québec.Jean Charest a eu beau dire que les sondages, «c\u2019est n\u2019importe quoi», il s\u2019appuyait quand même fermement dessus pour mener sa campagne.Tout juste avant que le premier ministre sortant n\u2019y aille de cette déclaration sur la culture de la chicane, un sondage CRQP-La Presse révélait que, parmi les électeurs, les indécis semblaient les plus allergiques au changement et à l\u2019instabilité.Selon le sondeur, les indécis étaient aussi en majorité des citoyens peu scolarisés, peu politisés et au revenu modeste.Paciles à manipuler, quoi.Il n\u2019en fallait pas plus pour que, une deuxième fois en quelques mois, Jean Charest endorme la population pour mieux sauver la vie de son parti.D\u2019abord, en s\u2019opposant au mouvement de grève étudiant, ce qui a divisé le Québec pour mieux lui faire oublier l\u2019unanimité de son dégoût devant les accusations qui planaient sur le gouvernement.Puis, en mettant le doigt dans les stigmates laissés par ces quelques mois de déchirements entre amis et membres de la famille pour mieux laisser craindre qu\u2019avec la CAQ, on pouvait s\u2019attendre à ce genre de climat à longueur d\u2019année.Du très grand art, avouons.Et en même temps, l\u2019expression d\u2019un extraordinaire mépris pour la population.Surtout les plus faibles, les plus malléables d\u2019entre nous.J\u2019ai souri en regardant le démissionnaire chia-1er à la télé, mais il ne s\u2019agissait pas vraiment de se réjouir.D\u2019autres suivraient, usant des mêmes bassesses.J\u2019imaginais plutôt M.Charest nous disant qu\u2019il a toujours agi dans l\u2019intérêt de la population, et il en croirait chaque mot.C\u2019est ainsi que les forts dominent.Avec la conviction d\u2019être parmi les justes, sans jamais douter depuis les hauteurs du pouvoir.Ils gouvernent avec un sentiment de supériorité morale qui semble ne jamais connaître le moindre fléchissement ni le plus petit doute.Je suis toujours sidéré de voir avec quelle fierté les politiciens peuvent vanter notre économie, se réjouir de nos réussites, puis nous traiter avec le plus extraordinaire mépris lorsque la petite politique entre en compte.Nous ne sommes peut-être plus des porteurs d\u2019eau, c\u2019est gentil de leur part de le souligner.Mais visiblement.Ils nous prennent encore pour des cruches.Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Étant donné l\u2019abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n\u2019oubliez pas d\u2019indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Mane-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Bélair-Cinno (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec)Y2Ao\\en T>egh.se(societe), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Dsa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertf'saw^cJ , information politique Michel TfdmMchroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) , information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Juhe Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Enc Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gérald Dallaire h^upitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy DaiWeier (reporters) ,}ean.-V\\erre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emihe Eolie-Boivm (pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger, Phihppe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Mane-Pier Erappier et Geneviève Tremblay (commis internet) , Améhe Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis a la redaction) DOCUMENTATION GiUes Paré (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTÉ , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Ehmam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(KanseX Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Ohvier Leclerc (responsable par interim service a la clientele), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béhveau (adjointe administrative), Céhne Euroy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau A 8 LE DEVOIR LE JEUDI 13 SEPTEMBRE 2012 ACTUALITES BACHAND SUITE DE LA PAGE 1 «S\u2019ils maintiennent leurs positions financières et économiques, il faut être prêt à bloquer ça», a-t-il pesté avant de concéder que les Québécois ne veulent pas nécessairement des élections à court terme.Mais si vis pacem.«Si vous voulez la paix, préparez la guerre», a-t-il lancé.Du reste, le prochain chef du PLQ, est-ce que ce pourrait être lui, Raymond Bachand?Peut-être.Le député d\u2019Outremont a soutenu ne pas avoir pris sa décision quant à une éventuelle candidature, mais il semblait très tenté.«J\u2019ai un intérêt», a-t-il répété.La semaine dernière, il avait indiqué vouloir consulter ses proches avant de prendre sa décision.Hier, il révélait avoir vidé la question avec son épouse et ses enfants.Et ces derniers lui ont donné l\u2019assurance qu\u2019ils l\u2019appuieraient que la décision soit positive ou non.En définitive, a-t-il ajouté, « ce n\u2019est pas une décision pour moi, c\u2019est une décision pour le parti, c\u2019est une décision pour le Québec».Le ministre des Transports Pierre Moreau, autre prétendant potentiel, a pris lui aussi le soin d\u2019inscrire sa décision dans un contexte plus large : « C\u2019est un processus qui est très important.Le Parti libéral est une grande institution.Au-delà des ambitions personnelles.on est dans une situation où on est maintenant dans l\u2019opposition et ça nous permet de nous rapprocher de cette base des militants, de faire des réflexions importantes.» M.Moreau estime que des médias exagèrent son degré d\u2019organisation.«Je suis en réflexion.\\.\\ll n\u2019y a pas d\u2019organisation parce qu\u2019il n\u2019y a pas de décision», a-t-il soutenu, visiblement irrité par les reportages affirmant qu\u2019il tentait de prendre les autres candidats potentiels de vi- tesse.«Je ne sais pas si on a fait des appels pour moi.Moi, j\u2019ai dit que fêtais en réflexion et non en retraite fermée, alors ce genre de chose-là, ça se fait en prenant contact avec des gens et ça fait partie du processus de réflexion.» Le ministre du Développement économique Sam Hamad a pour sa part confirmé qu\u2019il se retirait de la course: «Je vais passer mon tour cette fois-ci», a-t-il déclaré.Autre candidate pressentie.Lise Thériault, à l\u2019entrée du caucus, a laissé entendre qu\u2019elle imiterait son collègue Hamad et qu\u2019elle renoncerait à plonger dans la course.Quant à l\u2019ancien ministre Pierre Paradis, il n\u2019avait pas fermé la porte à une candidature la semaine dernière, mais s\u2019est refusé à tout commentaire hier.Pas de couronnement L\u2019idée d\u2019avoir un «vrai chef» avant le premier budget Marois semblait plaire à plusieurs membres du caucus.«Si on était positionné avant le budget, ce serait assez utile», a opiné le ministre Laurent Lessard.Le président du PLQ, Marc Tanguay, qui a remplacé Tony To-massi dans Lafontaine, a toutefois indiqué qu\u2019il fallait «prendre le temps de bien faire les choses».Or, bien faire les choses, pour plusieurs élus libéraux, c\u2019est ôi«avoir un vrai débat», comme l\u2019a affirmé la ministre déléguée aux Aînés Marguerite Blais.Et cela signifie.?«Le contraire d\u2019un couronnement!» Au dire de M\u201c® Blais, le PLQ est très «soudé, très tricoté serré».Mais il serait «sain» selon elle de débattre.«Ça fait très, très longtemps qu\u2019il n\u2019y a pas eu de course à la chefferie.» Le ministre de la Sécurité publique Robert Dutil est d\u2019accord : «Ll est nécessaire d\u2019avoir une course.Nécessaire d\u2019avoir plusieurs candidats, qu\u2019on brasse nos idées et qu\u2019on fasse un choix éclairé.» Les modalités, échéances et règles de la course à la chefferie seront fixées lors d\u2019un conseil général du PLQ début octobre.«Pour l\u2019instant, la constitution que nous avons nous permet de faire une élection avec des délégués», a précisé le chef par intérim Jean-Marc Eournier hier, mais le parti pourrait décider de moderniser cette procédure en adoptant comme les autres partis le suffrage universel des membres.Par intérim En attendant, les libéraux ont entériné hier à l\u2019unanimité le choix de l\u2019exécutif de faire de M.Eournier leur chef par intérim.Par conséquent, le député de Saint-Laurent devient chef de l\u2019opposition officielle.Il aura la lourde tâche de diriger l\u2019opposition de 50 députés et la course la chefferie.La commission Charbonneau, qui reprend ses travaux lundi, pourrait aussi avoir des échos à l\u2019Assemblée nationale, forçant le chef par intérim à répondre à des questions sur l\u2019ère Charest.«On est capables, selon la vieille expression, de mâcher de la gomme et de marcher en même temps», a-t-il répondu hier.En conférence de presse, M.Eournier s\u2019est montré moins prompt que Raymond Bachand à imaginer la défaite du nouveau gouvernement Marois sur son budget.Il a toutefois souligné que les gens au pouvoir « doivent prendre acte du fait que nous sommes dans un Parlement de cohabitation.J\u2019ose espérer qu\u2019ils sauront écouter un peu ce que nous allons, de notre côté, mettre de l\u2019avant».Aux yeux de M.Eournier, son mandat est de faire en sorte que les « Québécois bénéficient d\u2019un gouvernement dédié entièrement à l\u2019économie».L\u2019opposition qu\u2019il dirigera, a-t-il insisté, ne «s\u2019opposera pas pour s\u2019opposer».Mais elle combattra, a-t-il averti, «toute mesure qui cherchera à diviser les Québécois entre eux ou toute mesure qui s\u2019inscrira dans une démarche visant à favoriser la séparation du Québec».Le Devoir TOUR\tL!\tMH M*ll\tII fl\t\t\t¦\t\t: 1 iî\tmil iiiiij SUITE DE LA PAGE 1\t\t\t\t\t-\t-\tiZL\t\t Cobb [à qui revient finalement la direction de projet et qui formera plus tard la firme new-yorkaise Pei Cobb Ereed & Partners], forment la première cohorte d\u2019architectes et d\u2019urbaniste formés à Harvard qui ont bénéficié des nouveaux principes de l\u2019architecture moderniste.» Avec ses 188 mètres, elle forme la plus haute tour du Commonwealth lors de son inauguration en 1962.Celle qu\u2019on surnommera la «Grande Dame de Montréal» attire alors l\u2019attention de la presse architecturale mondiale, note M\u201c® Vanlaethem.«Pour les critiques d\u2019architecture, Montréal préfigurait la ville du futur.» Sa réalisation marque aussi un tournant dans la carrière de Pei, alors jeune architecte d\u2019origine chinoise naturalisé américain, à qui l\u2019on doit notamment la pyramide du Louvre.Un fou et un trou Pei et Cobb travaillaient alors avec William Zeckendorf, homme d\u2019aflaires et de vision, un peu fou, qui préfigure l\u2019importance que prendra le promoteur dans les chantiers immobiliers.«L\u2019après-guerre est période où le promoteur immobilier devient une figure importante dans le développement urbain, souligne la spécialiste de design et de patrimoine moderne.C\u2019est le moment où le bâti devient un bien d\u2019investissement, une valeur d\u2019échange.» Zeckendorf est appelé par le Canadien National (CN) à relever un défi de taille : ériger l\u2019édifice à même l\u2019énorme fossé laissé par le tunnel ferroviaire creusé sous le mont Royal.L\u2019ambitieux chantier ferroviaire lancé par le Canadien Nord (nationalisé plus tard CN) devait être «re- FONDS D\u2019ARCHIVES PLACE VILLE-MARIE L\u2019œuvre d\u2019art signée Nicolas Baier.couvert» d\u2019un complexe hôtelier et tertiaire.Mais la guerre et la Grande Crise n\u2019y laisseront qu\u2019une modeste gare centrale, jusqu\u2019aux projets de l\u2019hôtel Reine-Elizabeth et de la PVM.La célèbre tour émergera donc littéralement d\u2019un immense trou.L\u2019image frappe l\u2019imaginaire et explique l\u2019envergure inédite de son chantier.L\u2019étroite collaboration entre Cobb, Zeckendorf et le CN montre à quel point le destin de l\u2019édifice s\u2019articule autour de l\u2019évolution des transports, déterminante dans l\u2019évolution de la ville.L\u2019importance du train d\u2019abord, puis l\u2019envahissement de la voiture favoriseront une nouvelle conception de Turbanisme qu\u2019incarne aussi le gratte-ciel.« Cobb et Ponte arrivent avec une vision, celle d\u2019une ville à étages multiples», raconte M\u201c® Vanlaethem.C\u2019est, sinon le tout début, du moins la consolidation du Montréal souterrain, avec son million et demi de pieds carrés de galeries commerciales, ses stationnements et corridors le reliant à la gare Centrale.«Le programme de la Place Ville-Marie représente un moment charnière dans la transformation de la perception de l\u2019espace montréalais.Ll ouvre la voie à l\u2019innovation architecturale et urbanistique», résume Paul-André Linteau dans les premiers chapitres.Tous ces éléments réunis contribuent à la force symbolique de la PVM.Et expliquent peut-être pourquoi aucun autre gratte-ciel montréalais n\u2019a ravi \u2014 ne ravira ?\u2014 son statut.«L\u2019Amérique du Nord n\u2019est plus le centre du monde», rappelle M\u201c® Vanlaethem.L\u2019ultime résonance symbolique de l\u2019édifice se trouve toutefois du côté de sa lecture sociopolitique.Sa construction s\u2019étend de 1956 à 1962, alors que le Québec passe du règne de Maurice Duplessis à l\u2019éveil de la Révolution tranquille lancée par Jean Lesage.Mais au-delà de ces jalons historiques, il y a le fait que les Montréalais se sont approprié l\u2019édifice.«Elle reste exceptionnelle aujourd\u2019hui», dit M\u201c® Vanlaethem.Pour elle, c\u2019est la forme en croix, tout à fait unique, et le hall spectaculaire qui distinguent la tour.Une forme non pas dictée par le passé catholique des Québécois, comme certains l\u2019ont cru, mais bien «pour mettre en valeur plusieurs identités corporatives» de ses prestigieux locataires.Quatre ailes, quatre halls, autant d\u2019entrées-vitrines pour la Banque Royale du Canada et Alcan qui s\u2019y installeront.Pour le grand public, c\u2019est probablement le gyrophare aux quatre faisceaux lumineux d\u2019une portée de 58 km qui domine la ville de nuit qui en fait probablement la marque et «permet de rêver la ville autrement».Le Devoir AITENTAT SUITE DE LA PAGE 1 lance-grenades.Le secrétaire général de l\u2019Organisation des Nations unies.Ban Ki-moon, a condamné l\u2019attentat de Benghazi dans «les termes les plus fermes».Le Conseil de sécurité de l\u2019ONU se penchait justement hier sur un rapport décrivant la situation en Libye.Ottawa s\u2019est joint au concert d\u2019indignation, le ministre des Affaires étrangères qualifiant l\u2019attentat de mardi à\u2019«attaque contre la diplomatie».John Baird a exhorté le gouvernement libyen «à veiller à ce que les extrémistes responsables soient rapidement traduits en justice», de même qu\u2019à prendre «les mesures nécessaires pour protéger les enceintes diplomatiques».Ottawa prendra de toute façon les choses en main, M.Baird ayant indiqué que son ministère allait réévaluer l\u2019état de la sécurité de sa poignée de diplomates toujours en poste à Tripoli, la capitale libyenne.Le gouvernement canadien ne compte pas de représentation à Benghazi.M.Baird et son ministère ont refusé de préciser s\u2019ils envisageaient de rapatrier certains membres du corps diplomatique en I^ibye, ou ailleurs dans la région, notamment en Egypte.En Libye, le président par intérim, Mohamed el-Megarif, a parlé d\u2019un geste «lâche».Il a présenté des excuses aux Américains, leur promettant d\u2019appréhender les responsables.Le vice-premier ministre, Mustapha Abushagur, a dit que l\u2019ambassadeur, Christopher Stevens, était un «ami de la Libye» et il a qualifié la tuerie A «attaque contre l\u2019Amérique, la Libye et les peuples libres du monde entier».Christopher Stevens avait d\u2019abord travaillé au Maroc comme professeur d\u2019anglais pour le compte du Peace Corps avant de se joindre au corps diplomatique américain, qui l\u2019a affecté dans divers pays arabo-musulmans.Au printemps 2011, il a été dqpêché à Benghazi comme représentant des Etats-Unis auprès des insurgés.Il avait déjà travaillé à l\u2019ambassade américaine à Tripoli pendant les dernières années du régime de Mouammar Kadhafi.Au Caire, une foule en colère a également protesté contre la vidéo sur Mahomet, mardi soir.Plusieurs personnes ont franchi le mur d\u2019enceinte de l\u2019ambassade américaine, réussissant à détruire le drapeau étoilé et à le remplacer par une bannière islamiste.Le président égyptien, Mohamed Morsi, qui est issu de la mouvancp des Erères musulmans, a demandé hier aux Etats-Unis de poursuivre les «fous» qui ont produit le film incriminé.Intitulé Innocence of Muslims {L\u2019innocence des musulmans), celui-ci est l\u2019œuvre d\u2019un ressortissant israélo-américain vivant en Californie, Sam Bacile, qui dit avoir voulu dénoncer l\u2019hypocrisie de la religion de Mahomet.Le prophète y est dépeint comme un être plutôt débauché.Après sa sortie en janvier, le film a été repris par le prédicateur évangéliste de la Eloride, Terry Jones, qui avait déjà provoqué des émeutes dans le passé récent en brûlant publiquement des exemplaires du Coran.Il a ensuite connu une deuxième carrière sur YouTube à partir de juillet.Au début de septembre, il a été traduit en arabe, ce qui a incité des animateurs au Moyen-Orient à le dénoncer, avec les résultats qu\u2019on connaît.Le faît que des chrétiens égyptiens aîent partîcîpé à la promotion et à la version arabe de la vîdéo a pu faire croire à certains musulmans qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une conspiration judéo-chrétienne.Les attaquants à Benghazi appartiennent vraisemblablement au groupe salaflste Ansar al-Charla.Les salaflstes sont arrivés au 4euxlème rang lors des dernières élections en Egypte, mais Ils n\u2019ont obtenu que des scores médiocres en Libye.Certains de ces groupes, qui ont participé à la révolution qui a terrassé le régime de Mouammar Kadhafi, possèdent toujours des armes de toutes sortes.Ces dernières semaines.Ils ont détruit des tombes et des sanctuaires soufis dans plusieurs villes libyennes, à l\u2019Instar des Intégristes qui ont pris le contrôle du nord du Mail.«Il y a une concurrence entre, d\u2019une part, cette idée portée par le printemps arabe qui veut que la priorité aille à la liberté et à la reconstruction des Etats sur des bases démocratiques et, de l\u2019autre, des voix qui ne sont pas nécessairement amoureuses de la liberté, mais qui s\u2019expriment néanmoins en profitant du fait que le système n\u2019est plus verrouillé, croit Saml Âoun, professeur de science politique à l\u2019Université de Sherbrooke.Dans le cas libyen, le paradoxe apparaît clairement.Le Parlement est en train d\u2019élire un premier ministre: au deuxième tour, la lutte se fait entre un candidat qui a un penchant plutôt islamiste et un autre qui est plus libéral.Cela se produit alors même qu\u2019un groupe qui n\u2019a pas montré une grande représentativité aux élections [.] pose un geste violent au nom de l\u2019islam, en violant les traités et, surtout, en s\u2019attaquant à un pays qui les a aidés à se libérer d\u2019un régime dictatorial.» Le spécialiste du Moyen-Orient évoque une «anarchie des fatwas» (décrets religieux) qui serait selon lui le fait de «prédicateurs autoproclamés [.] qui prétendent parler au nom de l\u2019islam et en avoir la meilleure interprétation, mais qui sont en train d\u2019incriminer les autres musulmans».En posant des gestes violents, ces extrémistes tombent dans le panneau de provocateurs, selon M.Aoun.Avec Marie Vastel Avec l\u2019AEP et l\u2019Associated Press Le Devoir SECHERESSES SUITE DE LA PAGE 1 aux changements climatiques, assèche l\u2019atmosphère, écrivent-ils, au point qu\u2019elle devient une sorte «d\u2019éponge» qui siphonne littéralement l\u2019eau emmagasinée par les arbres et les sols.Il s\u2019ensuit, note une troisième étude (Ande-regg et coll.) que vient de publier cette semaine la revue Nature Ology, que les forêts, qui couvrent 42 millions km^ sur la planète, «pourraient devenir de plus en plus vulnérables au climat et aux événements associés aux infestations ou aux autres causes de mortalité.Les mortalités massives de forêts, déclenchées par des conditions climatiques combinant sécheresses et chaleur croissante, ont été documentées sur tous les continents dans la plupart des biorégions depuis deux décennies», écrivent ces chercheurs qui s\u2019inquiètent du peu de données disponibles pour mesurer la sévérité et l\u2019ampleur du phénomène.Quant aux chercheurs d\u2019Arizona, qui ont voulu précisément commencer à mesurer ces impacts dans leur région, ils ont dû se contenter à ce stade-ci d\u2019en cartographier les impacts potentiels par modélisation à partir de données historiques, explique Julio Betancourt, de l\u2019US Geological Survey, un des coauteurs.Le facteur déterminant de ce processus potentiellement fatal, explique-t-il, c\u2019est le «déficit de pression en vapeur», soit la différence entre le niveau d\u2019humidité de l\u2019air à un moment donné et le seuil de saturation possible.Plus l\u2019écart avec le niveau maximum possible est élevé, dit-il, plus l\u2019atmosphère «pompe» l\u2019eau des sols forestiers et des^ arbres, ce qu\u2019on appelle l\u2019évapotranspiration.À la limite, les arbres bloquent les pores de leurs feuilles, une stratégie de dernier recours.En période de longue sécheresse, dit-il, l\u2019atmosphère va d\u2019autant plus absorber d\u2019eau des sols et des arbres que la température sera élevée, ce qui est de plus en plus souvent le cas avec le réchauffement du climat.Dès lors, dit-il, les plantes auront plus de difficulté à absorber du carbone atmosphérique, réduisant leur pouvoir d\u2019absorber le CO2 émis par les humains.Le phénomène, qui réduit le processus de photosynthèse, altère du coup les défenses naturelles des arbres devant les insectes, fongus, etc., en plus de favoriser les incendies de forêt.Au Québec Au Québec, explique Daniel Houle, l\u2019auteur principal de l\u2019étude qui sera publiée incessamment dans The Journal of Climate de l\u2019AMS, différentes études québécoises indiquent que les forêts ne réagissent pas toutes de la même façon au cours des étés particulièrement secs, comme celui qui se termine.Cela, dit-il, dépend de leurs sols, qui retiennent plus ou moins d\u2019eau selon leur composition.Plus dans la vallée du Saint-Laurent et moins au nord, de façon générale.Mais l\u2019étude qu\u2019il a réalisée avec ses collègues Bouffard, Duchesne, Laval et Harvey indique que même dans une région tempérée comme le Québec, le niveau d\u2019humidité des sols forestiers risque d\u2019être réduit de 20 à 40% durant la période 2070-2099, en comparaison de la dernière moitié du dernier siècle.La moyenne «annuelle» des taux d\u2019humidité de nos forêts tempérées variera très peu, selon l\u2019étude.Par contre, en y regardant de plus près, selon l\u2019étude, ce niveau d\u2019humidité grimpera beaucoup en avril au moment de la fonte de plus en plus prématurée du couvert neigeux, mais il redescendra trop bas durant la période de croissance qui suit, ce qui pourrait avoir des impacts significatifs à long terme sur la productivité forestière.Or, c\u2019est ce taux de productivité qui détermine le niveau de récolte annuel par les industriels et les coopératives, ce qui pourrait à long terme imposer d\u2019importants changements dans l\u2019exploitation des forêts d\u2019ici.Sans compter que le coût de la lutte contre les incendies de forêt pourrait aussi grimper en flèche.«n ne faut cependant pas être alarmistes, ajoute le chercheur en entrevue, car on ne sait pas jusqu\u2019à quel point les stress hydriques seront importants», c\u2019est-à-dire au point d\u2019engendrer des mortalités massives ou d\u2019altérer la productivité globale de nos forêts, dont les caractéristiques varient énormément entre le sud et le nord du Québec.Par contre, indiquent les chercheurs de l\u2019Ari-zona, il suffit qu\u2019une forêt dépasse une seule fois sa limite de stress pour qu\u2019elle meure ou qu\u2019elle soit radicalement modifiée.Le retour de la pluie ne les reverdit pas comme les gazons.et la régénération peut être longue ! C\u2019est d\u2019ailleurs la détermination précise des impacts à long terme de ces sécheresses extrêmes ou chroniques que l\u2019étude d\u2019Anderegg tente de réaliser en déplorant que cette question n\u2019ait fait jusqu\u2019ici l\u2019objet que de 41 études publiées en langue anglaise sur la planète.On ne peut pas, écrivent ces chercheurs, utiliser les modèles de régénération postincendie ou postcoupes sur de grandes surfaces pour anticiper les impacts de ces sécheresses.La rarélaction de l\u2019eau et de l\u2019humidité dans les sols tout comme les phénomènes de lessivage et d\u2019érosion font en sorte que ces forêts feront face à des stress et à des conditions inconnues dans les scénarios traditionnels.Ces données, pour l\u2019instant non disponibles, sont cependant capitales pour planifier maintenant les forêts de l\u2019avenir, capables de croître dans des écosystèmes fort différents de ceux d\u2019aujourd\u2019hui.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur Iedevoir.com 00 sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-3360 Publicité Au téléphone Extérieur de Montréal (sans frais) Par télécopieur 514 985-3399 1 800 363-0305 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514\t985-3322 Par télécopieur\t514\t985-3340 Abonnements (lundiàvendredi, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les ser'vtices peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, dmsion de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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