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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2012-09-15, Collections de BAnQ.

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[" V* .'^-ir.Cormier lance un premier album hors Karkwa Page E 1 Tourisme: Édimbourg sur un air de cornemuse Page d i -?w w w .1 e d e V 0 i r.c 0 m ?- éS,^/ \u2018 Escapade : des vendanges ouvertes au public Page D 4 LE DEVOIR Vol.C I I I 2 1 0 LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 SEPTEMBRE 2 0 1 2\t2 , 6 I $ + T A x E s = 3,0 0 $ Les Anglos cherchent leur (s) voÎK Si Pauline Marois veut apaiser les craintes de la communauté anglophone, à qui devrait-elle parler?Et devrait-elle nommer un ministre pour la minorité linguistique?GUILLAUME BOURGAULT-COTE C% est l\u2019ancien député libéral Reed / Scowen qui posait la question mercredi : si Pauline Marois veut parler à la communauté anglophone pour apaiser les craintes nées de son élection, elle compose quel numéro ?Et pour parler à qui ?Bonne question, ajoute aujourd\u2019hui le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser.Mais il faut aussi la poser à l\u2019envers, dit-il : si la communauté anglophone veut parler au gouvernement, qui va répondre à l\u2019autre bout du fil ?Car d\u2019un côté comme de l\u2019autre, les interlocuteurs naturels n\u2019abondent pas.A quelques jours de la composition du prochain Conseil des ministres, M.Fraser tend une perche à Pauline Marois : imiter l\u2019Ontario, qui a son ministre délégué aux Affaires francophones et son commissaire aux services en français.« Il n\u2019y a actuellement personne à l\u2019intérieur du gouvernement québécois [sauf un sous-ministre adjoint pour les commissions scolaires anglophones] qui a la responsabilité de voir spécifiquement aux questions qui touchent toute la communauté anglophone », déplore M.Fraser en entretien avec 1^ Devoir.Or, un ministre délégué aux Affaires anglophones \u2014 ou un équivalent \u2014 permettrait selon lui de tendre la main et d\u2019apaiser certaines frictions avec les anglophones.Des tensions ravivées durant la campagne électorale, mais qui sont plus profondes, dit-il.Et qui ne concernent pas seulement le Parti québécois.«La frustration actuelle n\u2019a pas commencé le 4 septembre, souligne M.Fraser.Il y avait déjà un sentiment exprimé par les gens de la communauté comme quoi personne au sein du gouvernement Char est n\u2019osait défendre leurs droits.Il y a une frustration générale face aux partis politiques, et l\u2019absence de représentation dans « On pensait que la paix sociale était bien installée, mais j\u2019ai l\u2019impression que Marois vient de fournir aux anglophones l\u2019occasion de se lever » VOIR PAGE A 10 : ANGLOS Lire aussi > Ouvrons ie diaiogue.Six membres de la communauté expriment leur vision du Québec d\u2019aujourd\u2019hui.Pages A 6 et A 7 La célébration des créateurs de la rue GALERIE SPACE 27 Cluster Man de Mathieu Connery Exposition fugace pour art éphémère EABIEN DEGLISE Ephémère, à l\u2019image de cette pratique artiste.Près d\u2019une centaine d\u2019œuvres picturales issues ou inspirées de l\u2019art urbain, le street art, comme on dit à New York, vont s\u2019exposer aujourd\u2019hui à Montréal dans le cadre d\u2019une exposition unique et fugace organisée dans le nord de la ville.Imaginé par un important collectionneur de Street art, l\u2019événement sporadique, baptisé paradoxalement Permanence, vise à célébrer ces créateurs de la rue, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, qui s\u2019amusent à détourner la trame urbaine à des fins artistiques, mais également à mettre en valeur, le temps d\u2019une soirée, dans une galerie, ce pan de l\u2019art contemporain trop souvent méprisé par les institutions chargées de valoriser la chose artistique, estime l\u2019organisateur.« Le Street art, c\u2019est l\u2019art contemporain du futur, mais les galeries traditionnelles ont encore tendance aujourd\u2019hui à lever le nez dessus », résume André Pace, l\u2019homme derrière cette exposition plus que temporaire qui va se tenir à la galerie Space 27 {space27gallery.com), rue Louvain, dans le nord de Montréal.«Avec Permanence, je veux rendre un peu plus durable l\u2019art «Je veux rendre un peu plus durable l\u2019art éphémère des artistes de la rue et donner aussi la chance à ces créateurs de génie de s\u2019exposer dans un espace légitime» éphémère des artistes de la rue et donner aussi la chance à ces créateurs de génie de s\u2019exposer dans un espace légitime de l\u2019art contemporain », ajoute l\u2019amateur d\u2019art \u2014 et président d\u2019une compagnie spécialisée dans la vente de cosmétiques \u2014 qui a acheté sa première œuvre issue du street art VOIR PAGE A 10 : ART Aujourd\u2019hui Le monde > Les manifestations font d\u2019autres morts.Attaque contre l\u2019ambassade américaine à Tunis.Page C 6 Perspectives > La chronique de Michei David: Un nouvel épouvantail, l\u2019économie.Page B 3 Editoriai > Bernard Descôteaux: Un gouvernement obligé d\u2019écouter.Page B 4 ¦* U 'W/ Economie > Gaspé veut chasser Pétroiia.L\u2019entreprise veut forer un nouveau puits à 350 mètres des résidences.Page C1 Actuaiités > Santé: ie ministère de tous ies défis.L\u2019élection du D\" Réjean Hébert est confirmée.Page A 2 7\tw-w , .\t.Avis légaux.Carrières Décès.Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.C7 C4 C9 D4 C9 D6 Amiante : Ottawa fait volte-face Le fédéral investira 50 millions pour la diversification économique des régions d\u2019Asbestos et de Thetford Mines AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Après des années d\u2019obstruction unilatérale, le gouvernement fédéral change de cap : il ne s\u2019opposera plus à ce que l\u2019amiante chrysotile s\u2019ajoute à liste des produits dangereux de la convention de Rotterdam.Il assortit cette annonce d\u2019un investissement de 50 millions pour la diversification économique des régions d\u2019Asbes-tos et de Thetford Mines.Un cadeau à l\u2019arrière-goût de désaveu pour l\u2019industrie, pendant que les nombreux opposants au chrysotile se réjouissent de ce revirement radical de situation.En conférence de presse à Thetford Mines, le ministre fédéral de l\u2019Industrie, Christian Paradis, a imputé à Pauline Marois la responsabilité des décisions d\u2019Ottawa.La nouvelle première ministre du Québec « a clairement indiqué son intention d\u2019interdire l\u2019amiante au cours de la campagne électorale.Sa décision aura des conséquences négatives sur la prospérité de la région.Entre-temps, des centaines de travailleurs sont sans emploi et vivent dans l\u2019incertitude », a dénoncé M.Paradis.« Nos travailleurs doivent retrouver l\u2019espoir, et c\u2019est ce que je vais faire», a-t-il promis.« Puisque Marois a manifestement pris sa décision, il faut maintenant penser aux travailleurs et à leurs familles.» Les modalités d\u2019attribution du fonds demeurent nébuleuses.Christian Paradis a écorché au passage la commission parlementaire promise par M\u201c\" Marois au cours de la campagne électorale, la qualifiant de « consultation pédagogique ».« Les travailleurs méritent mieux que des consultations académiques », selon M.Paradis.VOIR PAGE A 10 : AMIANTE Christian Paradis A*-.A ^ jt- 7 '.'r- - H' ' m: LA PRESSE CANADIENNE «On va continuer de se battre tant qu\u2019on n\u2019est pas battus», dit le propriétaire de la mine Jeffrey (ci-dessus).77831303093837 A 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 SEPTEMBRE 2012 ACTUALITES Sitôt nommées, sitôt dégommées Jean Charest a manqué à sa parole en nommant deux proches sous-ministres, selon le PQ LISE MILLETTE à Québec Le premier ministre sortant, Jean Charest, a manqué à sa parole en imposant les nominations politiques de Chantal Landry et Isabelle Jean dans des postes de sous-minis-tres adjointes, a dénoncé le Parti québécois, vendredi, justifiant ainsi sa décision d\u2019annuler ces nominations.L\u2019attaché de presse du PQ, Eric Gamache, a expliqué à La Presse canadienne qu\u2019il avait d\u2019abord été convenu, conformément à la tradition parlementaire, d\u2019accorder à M.Charest le privilège de procéder à des nominations partisanes avant qu\u2019il quitte ses fonctions.La première ministre élue, Pauline Marois, avait acquiescé à la volonté que soient nommées deux employées du cabinet libéral, soit Isabelle Jean et Chantal Landry.Cette dernière est mieux connue comme étant la dame aux «Post-it» de la commission Bastarache sur le processus de nominations des juges.Selon M.Gamache, Jean Charest aurait été autorisé à procéder aux nominations de Mmes Landry et Jean, mais il aurait été explicitement précisé que ces personnes ne devaient pas être nommées à des postes de sous-minis-tre dans des ministères, mais plutôt dans des organismes où les liens avec le gouvernement seraient limités.Jean Charest se serait dit en accord avec ce principe, selon M.Gamache.Cette portion de l\u2019entente, négociée en privé, n\u2019aurait toutefois pas été respectée, de sorte que le Parti québécois aurait été placé devant le fait accompli.Ainsi, Landry, ancienne directrice de cabinet adjointe du premier ministre, a été nommée sous-ministre adjointe au ministère de la Santé et des Services sociaux.Quant à Mme Jean, une autre membre du cabinet de M.Charest, elle a été nommée sous-ministre adjointe au ministère des Finances.Ce^ deux ministères sont parmi les plus gros de l\u2019État.Salaire et rétrogradation Le Secrétariat aux emplois supérieurs du ministère du Conseil exécutif a confirmé par voie de communiqué, vendredi, que ces nominations n\u2019entreront pas en vigueur.Isabelle Jean agira plutôt à titre de chargée de projet en communications à la Société des loteries du Québec, et Chantal Landry réalisera des mandats spéciaux à l\u2019Agence de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent.«M\u2019\"\u2019\u2019 Jean et M\u201d'' Landry ne mettront jamais les pieds dans les min/istères où elles avaient été nommées», a assuré Éric Gamache.L\u2019attaché de presse du Parti québécois a été clair et mordant à l\u2019égard de l\u2019ancien chef libéral, affirmant sans ménagement que «Monsieur Charest a manqué à sa parole».M.Gamache n\u2019a pas précisé quel traitement financier sera accordé à\tLandry et Jean, ni si elles toucheront le salaire prévu aux postes de sous-ministre malgré leiu rétrogradation.La Presse canadienne Santé : le ministère de tous les défis Abolition de la taxe santé, vieillissement de la population, médecine familiale, les attentes sont grandes pour le futur ministre JEANNE CORRIVEAU Pauline Marois devrait dévoiler, mercredi prochain, Iq composition de son Conseil des ministres.À la Santé, le ou la députée qui héritera du poste de ministre aura du pain sur la planche, car les attentes sont grandes à son endroit.Engager un virage en faveur des aînés et adapter le système de santé québécois au vieillissement de la population.Voilà le message qu\u2019a martelé le Réjean Hébert en campagne électorale, appuyant son discours sur la création d\u2019une « assurance autonomie » destinée à garantir une prestation de services adaptés aux personnes âgées.S\u2019il voyait le jour, ce nouveau régime serait financé grâce au transfert des budgets alloués aux soins de longue durée.Quant au budget accordé aux soins à domicile, il passerait à 500 millions, a clamé le Parti québécois (PQ).Les promesses du PQ ne se sont pas arrêtées là.La chef Pauline Marois s\u2019est aussi engagée à ce que, d\u2019ici quatre ans, chaque Québécois ait accès à un médecin de famille.Elle a également affirmé son intention d\u2019abolir la taxe santé de 200$, mise en place par les libéraux il y a deux ans.D\u2019emblée, Paul G.Brunet, le président du Conseil pour la protection des malades, se montre optimiste en ce qui a trait à l\u2019accès des Québécois à un médecin de famille.«Le PQ a promis l\u2019accès de tous les Québécois à un médecin de famille d\u2019ici quatre ans.Ils sont 54 députés, rappelle-t-il.La Coalition avenir Québec a promis un médecin de famille d\u2019ici un an et ils sont 19 députés.Ça veut dire qu\u2019ils vont être 73 députés à travailler ensemble pour le même objectif.Donc, d\u2019ici trois ans, il n\u2019y aura pas de raison qu\u2019on n\u2019ait pas tous un médecin de famille.N\u2019est-ce pas merveilleux?» L\u2019argent, le nerf de la guerre Mais transformer des promesses en réalité peut constituer un défi de taille pour le prochain titulaire de la Santé, estime le p.-d.g.du Collège des médecins du Québec, le Charles Bernard : «Tout ça passe par une réorganisation des services de première ligne».Et en cette ma- Parti québécois: la victoire du Hébert est confirmée La victoire du Réjean Hébert dans la circonscription de Saint-François a été confirmée vendredi à la suite d\u2019un dépouillement judiciaire.Médecin gériatre et fondateur du Centre de recherche sur le vieillissement de l\u2019Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke, le\tRéjean Hébert est un candidat naturel pour le poste de ministre de la Santé.Le 4 septembre dernier, il avait arraché le siège de cette circonscription de l\u2019Estrie avec une maigre majorité de 110 voix.Le dépouillement judiciaire a finalement confirmé sa victoire avec 78 voix de plus que son adversaire libérale.Pauline Marois a dû soupirer de soulagement.1' 5 ' 1,1 Av ri GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Pauline Marois et Réjean Hébert, en tournée le mois dernier lors de la campagne électorale.Réjean Hébert conserve son siège dans Saint-François à la suite d\u2019un dépouillement judiciaire.tière, la volonté ne suffira pas, car le financement sera le nerf de la guerre, insiste-t-il.11 serait difficile de ne pas être favorable à une augmentation du nombre de groupes de médecine de famille ou à une hausse du nombre de places dans les centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD), mais encore faudra-t-il que l\u2019argent suive : « Quand les candidats sont en campagne électorale, l\u2019argent est plus facile à trouver, mais quand on tombe dans la dure réalité, c\u2019est plus difficile.L\u2019argent ne pousse pas dans les arbres.» La question du financement constitue aussi un enjeu majeur pour Lise Denis, la directrice générale de l\u2019Association québécoise d\u2019établissements de santé et de services sociaux (AQESSS).«Dans les dernières années, on a beaucoup misé sur l\u2019\u201coptimisation \u201d et sur de grands projets nationaux \u2014 comme le regroupement des centres informatiques dans les régions \u2014, qui devaient rapporter beaucoup de sous, mais on n\u2019a pas encore vu la couleur de cet ar-gent-là.Il y a des choix à faire», croit-elle.«On ne peut plus simplement pelleter, dans la cour des établissements, des compressions, qu\u2019on appelle \u201coptimisation\u201d», ajoute celle qui, le mois dernier, soutenait qu\u2019il manquait 1,2 milliard aux établissements pour boucler leurs budgets d\u2019ici deux ans.Une longue liste d\u2019épicerie Pour sa part, le D\"^ Alain Vadeboncœur, président de Médecins québécois pour le régime public, a plusieurs dossiers dans sa mire.11 croit que le prochain ministre devrait promptement régler le dossier de la couverture publique de l\u2019imagerie médicale.«C\u2019est un dossier qui est \u201cmûr\u201d et il semble y avoir un consensus entre les partis», souligne-t-il.Mais la liste des travaux qui attendent le prochain ministre compte d\u2019autres éléments problématiques.Peu évoquée pendant la campagne électorale, la litigieuse question des frais accessoires et de la surfacturation qui affectent notamment la gastro-entérologie à l\u2019extérieur de l\u2019hôpital devra être résolue, souligne le D\"^ Vadeboncœur.Tout comme la question du régime d\u2019assurance médicament qui, dans sa forme actuelle de système mixte public-privé, ne favorise pas le contrôle des coûts des médicaments qui ont explosé au cours des dernières années, rap-pelle-t-il.La présidente de l\u2019Qrdre des infirmières du Québec, Gyslaine Desrosiers, met en garde le prochain ministre contre les lobbys de médecins et de pharmaciens.Selon elle, le successeur d\u2019Yves Bolduc devra accorder davantage de pouvoirs cliniques aux infirmières, une condition incontournable pour améliorer l\u2019accès aux soins de première ligne.« On est la province où les pouvoirs des infirmières sont les plus restreints, dit-elle.C\u2019est quelque chose qui peut se régler en un an.Pas besoin de négocier ça jusqu\u2019au Conseil privé à Londres.» Parallèlement, l\u2019Qrdre des infirmières s\u2019attendait à obtenir, pour octobre, une réponse du ministre Bolduc au sujet de la formation des infirmières, mais le déclenchement des élections a semé une certaine inquiétude.Le Devoir Ma sfere DE VIE A Ahuntsic Livraison ÉTÉ 2013 BUREAU DES VENTES 1000 PORT-ROYAL E MONTRÉAL 514-940-0196 SFERECONDOS.COM stru|xÆonù'éal ^é/^bÂofi0 : 6f4 (94â-^^0 d\u2019oaaerturo \u2022 du/âend/OK/aended/do YOÂ/ 00 à/ /PA 00 Ap samedis/et/dmæicÂ&p do /O A 00 à/ /NA SO Abat-jour Illimités LAMPSHADES Obtenez 15% de rabais ! 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» a tonné le conseiller municipal Jean Guilbault.Le Devoir De nouveaux cas de légionellose Le nombre de personnes infectées par la légionellose à Québec a été porté à 180 alors que le nombre de décès, lui, demeure à 13.La Direction régionale de santé publique de la Capitale-Nationale a soutenu vendredi que la situation est toujours maîtrisée, précisant que les nouveaux cas étaient en fait des personnes dont les symptômes ont débuté avant ou peu après la fin des démarches de désinfection des tours de refroidissement.Le docteur François Desbiens, directeur régional de santé pu- blique pour la capitale nationale, a rappelé que les résultats d\u2019analyse des cultures et des prélèvements seront rendus pubbcs à la mi-octobre, le temps de faire les manipulations requises en laboratoire.Bien que plusieurs hypothèses aient été avancées ces derniers jours, la Direction de la santé pubbque refuse d\u2019identifier formellement la source de contamination.Toutefois, puisque le nombre de cas déclarés a cessé de progresser, les autorités médicales affirment pouvoir conclure que les actions prises ont permis d\u2019éliminer la source de la contamination.La Presse eanadienne PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE La Ville de Montréal espère réduire de 17 millions le poids des régimes de retraite de ses employés pour le prochain exercice financier.Le fardeau fiscal des Montréalais s\u2019alourdit de 3,4% L\u2019administration annonce une hausse des taxes foncières et de l\u2019eau BRIAN MYLES Le fardeau fiscal des Montréalais augmentera de 3,4% en 2013, sinon davantage.Les grandes bgnes du budget prévoient des augmentations de 2,2% de la taxe foncière et de 1,2% pour le Fonds de l\u2019eau.Les dépenses sont en hausse de 3,8% et elles grimperont à 4,9 milliards au total.Le président du comité exécutif, Michael Applebaum, considère la taxe d\u2019eau comme un investissement puisque les fonds recueillis servent à remettre le réseau d\u2019aqueduc en état.11 juge donc qu\u2019il a rempli sa promesse de ne pas augmenter les taxes foncières plus vite que l\u2019inflation.« C\u2019est un budget responsable, qui respecte la capacité de payer des contribuables», a-t-il dit.Les 19 arrondissements pourront imposer des taxes pouvant aller jusqu\u2019à 10 cents par tranche de 100$ d\u2019évaluation (à raison de 5 cents par année).Présentée comme une «cession d\u2019un espace fiscal», cette mesure privera la ville centre de 87 millions.Reste à voir comment les arrondissements utiliseront ces nouveaux leviers.Cette année, neuf arrondissements seulement ont perçu des taxes locales, pour un total de 21,6 millions.Vision Montréal prédit l\u2019apparition de 19 comptes de taxes différents pour les Montréalais.L\u2019opposition officielle réfute les prétentions de M.Applebaum.Les dépenses de la Ville augmentent plus vite que l\u2019inflation pour la quatrième année consécutive, souligne-t-on.Véronique Fournier, vice-présidente de la Commission sur les finances et l\u2019administration, aurait souhaité des mesures concrètes pour regrouper les services.«Actuellement, on nous promet des chantiers d\u2019optimisation pour réduire les coûts, mais on tarde à voir les résultats», a dit la conseillère de Vision Montréal.Projet Montréal partage ces réserves.«Depuis quatre ans, on est au-dessus de l\u2019inflation constamment.Les contribuables montréalais en ont assez», a dit le conseiller Peter McQueen.Montréal dispose d\u2019une faible marge de manœuvre pour équilibrer son budget.Les revenus croissent moins vite que les dépenses, et ils proviennent à 70% des taxes foncières.La dette nette consolidée sera de 5 milliards l\u2019an prochain, et elle grimpe à 7,6 milliards si l\u2019on inclut le déficit des régimes de retraite.La Ville de Montréal espère ré- duire de 17 millions le poids de ces régimes pour le prochain exercice financier, et elle cherche à réaliser des économies récurrentes de 50 millions par année par la suite.Des négociations sont en cours avec les principaux syndicats.L\u2019administration Tremblay exige notamment un partage des coûts du régime à parts égales entre,l\u2019employeur et les employés.À l\u2019heure actuelle, les coûts sont assumés à 70% par la Ville, et à 30% par les syndiqués.11 est aussi question d\u2019augmenter l\u2019âge de la retraite.11 est présentement de 59 ans pour les cadres, les professionnels et les cols bleus, de
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