Le devoir, 25 septembre 2012, Cahier A
[" DPJ : 211 signalements d\u2019enfants chaque jour au Québec Page A 4 Conflit étudiant : une amnistie générale est réclamée Pages A 2 et A 7 www.ledevoir.com ^ LE DEVOIR Vol.C I I I 2 1 8 LE DEVOIR, LE MARDI 25 SEPTEMBRE 2012 1,09 $ + TAXES = 1,25 $ Commission Charbonneau La mafia des chantiers à New York : un air de déjà-vu L\u2019ancien agent du FBI Joseph Pistone évoque les liens entre le clan Bonanno et la mafia montréalaise KATHLEEN LÉVESQUE Après une semaine de témoignages d\u2019experts, la commission Charbonneau s\u2019est rapprochée lundi de l\u2019industrie de la construction, un univers investi par la mafia, où la corruption des politiciens, des donneurs d\u2019ouvrage et l\u2019infiltration des syndicats ainsi que le placement de la main-d\u2019œuvre sont monnaie courante.Du coup, les travaux de la commission ont trouvé écho au Québec C\u2019est ce qui ressort des déclarations de l\u2019ex-agent du FBI Joseph Pistone qui a décrit devant la commission Charbonneau un système de corruption au sein de l\u2019industrie de la construction new-yorkaise.M.Pistone qui a utilisé le nom de Donnie Brasco pour être accepté au sein de la famille Bonanno, a raconté comment la mafia de New York a mis sur pied une organisation appelée le « Club » afin d\u2019avoir la mainmise sur les lucratifs contrats de la construction et ainsi se partager la manne.Cela ressemble à ce qui se passe dans la grande région de Montréal où il existerait un cartel d\u2019entrepreneurs connu sous le nom de «Fabulous Fourteen».Un regroupement de firmes de génie-conseil connu comme le « club des neuf» travaillerait main dans la main avec VOIR PAGE A 8 : MAFIA Aujourd\u2019hui Syrie > L\u2019émissaire de i\u2019ONU et de ia Ligue arabe dresse un tableau sombre de la situation devant le Conseil de sécurité.Page B 5 Dipiomatie > Le Canada et ia Grande-Bretagne partageront des bureaux en Birmanie et en Haïti.Page A 3 Avis legaux.Décès Météo Mots croises.B6 B4 B2 B8 Petites annonces.B 4 Sudoku.B 6 Bureau-Blouin : ressouder les générations JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le député Léo Bureau-Blouin au cours de l\u2019entretien qu\u2019il a accordé au Devoir, lundi.L\u2019adjoint parlementaire à la jeunesse promet de ne pas faire de l\u2019accessibilité aux études son seul combat.« Quelque chose se passe, et je veux profiter de cette effervescence » Entre Québec et Laval-des-Rapides, où il cherche toujours un appartement à louer, entre son rôle de leader étudiant et de député qui occupera les fonctions d\u2019adjoint parlementaire à la jeunesse, Léo Bureau-Blouin, est en pleine transition.Le Devoir l\u2019a intercepté au passage, avant qu\u2019il ne prenne littéralement son envol dans les hautes sphères de la politique.LISA-MARIE GERVAIS Il n\u2019aura pas de portefeuille, ni de limousine, même si, à l\u2019occasion, il profitera de celle de son voisin de palier à Québec, le ministre des Relations internationales, Jean-François Lisée.Mais cela n\u2019empêchera pas Léo Bureau-Blouin de tout mettre en œuvre pour relever les défis qui lui ont été confiés.«La marche n\u2019est pas trop haute», déclare le jeune homme, confiant mais humble.«On me confie des responsabilités qui ne sont pas trop grandes.Je pense être en mesure de relever les défis.Je n\u2019ai pas de pouvoir de signature et je ne pourrai engranger des dépenses [.], mais j\u2019ai un certain nombre de responsabilités qui me donnent une légitimité d\u2019action, me permettent d\u2019intervenir publiquement sur certains sujets précis.» Déjà, celui que plusieurs \u2014 y compris la première ministre \u2014 nomment simplement « Léo » s\u2019est forgé une idée sur ses nouvelles fonctions d\u2019adjoint parlementaire à la jeunesse, qui relève de facto du premier ministre.«Je vois mon rôle comme celui d\u2019un conseiller.Bien sûr, sur la question du sommet sur l\u2019enseignement supérieur, mais plus largement sur comment faire pour que les jeunes se sentent bien représentés et favoriser leur participation à la démocratie», explique M.Bureau-Blouin, en entrevue au Devoir.Réfléchir à des façons de faire mieux avec des structures déjà en place comme les carre- VOIR PAGE A 8 : BUREAU-BLOUIN Fermeture de Gentilly-2 Le PQ défend une « sage » décision La CAQ demande une commission parlementaire sur le cas de la centrale nucléaire ALEXANDRE SHIELDS Devant le tollé soulevé par l\u2019annonce de la fermeture de la seule centrale nucléaire du Québec, le Parti québécois s\u2019est défendu lundi en invoquant une décision «sage» d\u2019un point de vue économique.La Coalition avenir Québec n\u2019en réclame pas moins une commission parlementaire pour débattre de l\u2019avenir de la centrale Gentilly-2.Pendant ce temps, le milieu des affaires et les élus locaux se mobilisent pour sauver les installations de Bécancour.«Il faut être à l\u2019écoute.On va travailler avec les gens du milieu.C\u2019est une décision qui est importante, mais je crois que c\u2019est une sage décision économique», a souligné la nouvelle ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, au cours d\u2019un entretien avec Le Devoir.Un message qu\u2019elle a d\u2019ailleurs répété sur plusieurs tribunes tout au long de la journée, lundi, afin de défendre l\u2019annonce de fermeture confirmée la semaine dernière par la première ministre Pauline Marois.Selon M®® Ouellet, il est déjà acquis que les coûts qu\u2019entraînerait une éventuelle réfection seraient prohibitifs.«On sait très bien que les coûts ont augmenté beaucoup.Prenez l\u2019exemple de Point Lepreau.La réfection devait se faire en 18 mois.On a dépassé les 50 mois, ce n\u2019est toujours pas terminé et les dépassements de coûts sont très importants.» Les plus récentes données indiquent que les travaux de remise à neuf de la centrale nucléaire de Point Lepreau, au Nouveau-Brunswick, devraient dépasser les 2,4 milliards de dollars, soit un milliard de plus que ce qui était prévu au départ.La ministre estime aussi que le maintien de la centrale n\u2019est plus justifiable d\u2019un point de vue économique.«En termes de production d\u2019électricité, par rapport aux alternatives, ce n\u2019est plus concurrentiel», a-t-elle souligné.Pour le moment, les coûts pour la réfection de la centrale \u2014 qui représente 2% de la production électrique du Québec \u2014 sont estimés à environ deux milliards.Il s\u2019agit toutefois d\u2019une évaluation préliminaire.Ces travaux nécessiteraient l\u2019embauche d\u2019environ 800 travailleurs.Mais Martine Ouellet a admis du même coup VOIR PAGE A 8 : GENTILLY Économie > Une croissance pius faibie que prévu complique le casse-tête financier auquel doit faire face le gouvernement Marois.Page B 1 Martine Ouellet, ministre des Ressources naturelles ÉCOUTEZ POUR VOIR René Homier-Roy en semaine 5 h AUJOURD'HUI Â8H15 Fred Pellerin, «De peigne et de misère».Réalisation: Nadia Peiellon Radio-Canada.ca/cbm \u2022^95,1 PREMIERE CHAÎNE FM 77831302830039 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 25 SEPTEMBRE 2012 ACTUALITES CONVERSATION PUBLIQUE DE LTNM Exploitation minière : l\u2019État est invité à assumer ses responsabilités LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le débat public amorcé l\u2019automne dernier par l\u2019institut du Nouveau Monde (INM) sur l\u2019exploitation minière au Québec a permis d\u2019établir que nombre de citoyens reprochent à l\u2019Etat de ne pas assumer suffisamment la défense de l\u2019intérêt public dans ce domaine, par mollesse ou conflit d\u2019intérêts, un trait qui aurait été particulièrement mis en relief par la crise des gaz de schiste.C\u2019est ce que révèle le bilan de cette forme de consultation, baptisée «Conversation publique», que riNM rendait public lundi.Cette «conversation», où les débats se déroulent dans un contexte moins protocolaire que celui des audiences réglementées, a été financée en grmde partie par l\u2019in-dustrie minière, qui a fourni 145000$ du budget de 190000$, tout en laissant à l\u2019INM liberté entière pour mener à sa manière ces «conversations».Des débats ont été organisés dans dix villes en onze mois.Dans la région trifluvienne notamment, une région au centre du dossier des gaz de schiste, les citoyens ont affiché, note le bilan, «une grande déception à l\u2019endroit de l\u2019Etat de même qu\u2019envers les compagnies minières.Le rnes-sage est assez clair: que l\u2019Etat assume ses responsabilités.Ei-duciaire des ressources naturelles, c\u2019est à lui de les protéger.Les lois et les règlements en environnement, qu\u2019il les applique sévèrement».«Pour d\u2019aucuns, poursuit le document, le ministère des Ressources naturelles et de la Eaune ne peut pas à la fois agir pour protéger le territoire, l\u2019environnement, les citoyens à part entière, et se faire le chantre et le promoteur de l\u2019industrie minière», comme l\u2019aurait illustré l\u2019arrivée de l\u2019industrie des gaz de schiste au Québec.Ainsi, conclut l\u2019INM, «les citoyens seraient prêts à apprécier davantage le secteur minier s\u2019il évoluait dans la bonne direction.Les citoyens veulent qu\u2019on laisse une partie des ressources aux prochaines générations notamment en remettant en cause l\u2019urgence que ressentent certains d\u2019exploiter rapidement et massivement les ressources minérales».Souhaitant que prenne fin le «tout-à-Véconomie», les centaines de participants à l\u2019exercice \u2014 auxquels se sont ajoutés des milliers par Internet \u2014 ont plaidé en faveur d\u2019une «nouvelle vision partagée du développement minier si l\u2019on veut éviter la répétition du contre-exemple de l\u2019industrie du gaz de schiste».Parmi les préalables à ce changement de cap, le bilan note une plus grande transparence et un accès élargi à l\u2019information nécessaire, des analyses avantages-coûts «indépendantes» qui permettrait de déterminer le niveau optimal d\u2019exploitation, une révision du régime de redevances, des consultations publiques rigoureuses et une validation du degré d\u2019acceptabilité sociale des projets.Les citoyens, note le rapport, veulent aussi qu\u2019on laisse une partie des ressources aux prochaines générations, quitte à optimiser une exploitation plus parcimonieuse, doublée d\u2019une transformation secondaire, voire tertiaire des ressources minières.Le partage des bénéfices devrait aussi profiter davantage aux régions ressources, qui pourraient ainsi diversifier leur économie pour se préparer contre le choc postminier.Sur le plan environnemental, plusieurs ont souligné qu\u2019il faudrait améliorer les ressources humaines et techniques consacrées au contrôle et à la réduction de l\u2019empreinte écologique de cette industrie.Enfin, on souhaite en régions que l\u2019industrie utilise davantage la main-d\u2019œuvre locale et qu\u2019elle participe à sa formation et au développement de technologies de pointe en matière de protection environnementale, stimulée en cela par des normes plus strictes.Le Devoir « JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des centaines d\u2019arrestations ont eu lieu lors du long conflit étudiant L\u2019amnistie pour les étudiants?Les accusations nuiront à l\u2019avenir des jeunes, clame un groupe Des étudiants se mobilisent pour réclamer l\u2019abandon des poursuites pour tous ceux et celles qui ont été arrêtés lors des manifestations durant le conflit étudiant.Ce mouvement d\u2019amnistie générale, lancé par le cégépien Simon Lefranc et appuyé notamment par le collectif Profs contre la hausse, estime que ces accusations, sont néfastes tant pour les étudiants que pour l\u2019Etat et, surtout pour la Ville de Montréal, à qui il en coûte cher.«Des accusations criminelles peuvent amener un casier judiciaire qui serait néfaste pour la future carrière des étudiants» et pourrait priver le Québec d\u2019un grand nombre d\u2019ingénieurs, d\u2019avocats et de médecins, peut-on lire dans une lettre publiée dans notre page Idées (A 7).11 y aurait là une occasion de soulager «un système judiciaire pris à la gorge», explique-t-on.Car, en effet, l\u2019annulation par décret de la hausse des droits de scolarité et l\u2019abrogation de la loi 12 n\u2019entraîne pas pour autant l\u2019annulation des poursuites.Selon Marc-Antoine Cloutier, de la clinique Juripop, la majorité des infractions ont été commises au Code de la sécurité routière.«Il faudrait maintenant que la Ville de Montréal envoie à tous ces gens une lettre pour leur dire qu\u2019elle ne leur fixera pas leur audition », a-t-il dit en précisant que des avocats rencontreront la Ville à ce sujet en début de semaine prochaine.«Sinon, ça va coûter extrêmement cher.» Toutefois, les infractions au Code criminel, moins nombreuses, devront être traitées au cas par cas.«Ça va se négocier entre les procureurs», croit M.Cloutier.«On a bon espoir qu\u2019elles seront abandonnées.» Et les infractions en vertu de la loi 12?«Le procureur général pourrait avoir un rôle à jouer là-dedans et les retirer», a-t-il ajouté en indiquant que son organisation n\u2019a pas ce type de dossier à défendre.Créée pour soutenir la cause, la page Eacebook d\u2019Amnistie générale fait également mention d\u2019une manifestation de soutien à Gabriel Nadeau-Dubois, ex-porte-parole de la Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), le 27 septembre prochain, jour du début des audiences de son procès.Le Devoir Népal: la famille Ouimet garde espoir La famille du cardiologue québécois Dominique Quimet, qui manque à l\u2019appel depuis que son expédition a été emportée dimanche par une avalanche, garde espoir de revoir l\u2019homme de 48 ans sain et sauf.Pourtant, des secouristes ont retrouvé lundi en milieu de journée huit des alpinistes qui tentaient d\u2019atteindre le sommet du mont Ma-naslu, dans l\u2019Himalaya, et s\u2019efforçaient d\u2019en récupérer un neuvième, selon le chef de police Basanta Bahadur Kuwar.L\u2019identité des morts et des disparus demeurait incertaine, mais M.Kuwar a confirmé que le D\"^ Quimet qui travaillait à l\u2019Hôpital de Saint-Jérôme manquait toujours à l\u2019appel.«Même si les chances sont peut- être minces, je crois que nous devons nous accrocher à l\u2019idée qu\u2019il est solide, qu\u2019il se trouve sans aucun doute sans danger, dans l\u2019espoir qu\u2019il reçoive notre énergie», a affirmé sa sœur Isabelle Quimet sur les ondes de Radio-Canada.«Pour l\u2019instant, je crois que c\u2019est ce que nous pouvons faire», a-t-elle ajouté.L\u2019avalanche a frappé le campement du groupe situé à 7000 mètres vers 4 h dimanche matin alors que les alpinistes se préparaient pour l\u2019ascension du sommet himalayen.Au moins neuf personnes ont été tuées.Avec La Presse canadienne Le Devoir LaCAQ dénonce la hausse d\u2019impôt rétroactive ANTOINE ROBITAILLE Après le Parti libéral en fin de semaine, la Coalition avenir Québec (CAQ) a dénoncé lundi la hausse d\u2019impôt rétroactive annoncée par le gouvernement Marois la semaine dernière.«C\u2019est maladroit, c\u2019est improvisé», a lancé Erançois Bonnardel, porte-parole de la CAQ en matière de Ressources naturelles.En campagne, le Parti québécois avait promis d\u2019«abolir la taxe santé de 400$ par famille».Le coût de cette mesure était de 950 millions de dollars, selon les chiffres utilisés par la chef pé-quiste lorsqu\u2019elle avait pris son engagement, le 8 février.Pour que l\u2019opération se fasse «à coût nul», le PQ entend ajouter deux nouveaux paliers d\u2019imposition pour les «salariés gagnant plus de 130000$ et plus de 250000$».11 a confirmé en fin de semaine vouloir le faire dès la déclaration de revenus pour l\u2019année 2012.La CAQ est favorable à l\u2019abolition de la «taxe santé», mais seulement pour la classe moyenne (à laquelle elle promettait en plus une réduction d\u2019impôt de 600$).Pour le critique en matière de finances de la CAQ, Christian Dubé, la mesure fiscale rétroactive du PQ correspond à une «attaque contre les entrepreneurs» et il a réclamé des précisions de la part du gouvernement.Le président du Conseil du patronat, Yves-Thomas Dorval, a souligné que 160000 contribuables déclarent gagner plus de 130000$ par année, ce qui repr^ sente 2,5% des contribuables.A eux seuls, ils paient 26% de tous les impôts collectés.«Le Québec, ce n\u2019est pas les Etats-Unis: l\u2019écart entre les riches et les pauvres est très faible.Pourquoi?Parce qu\u2019[.] on est pauvres en riches et on veut s\u2019appauvrir encore en les expulsant ailleurs», a-t-il pesté à l\u2019émission Dutrizac au 98,5.Le ministre des Einances, Nicolas Marceau, a promis de préciser la position du gouvernement sur la taxe santé mardi.Le Devoir T LA SAIS DE MO saisondelalecture.com Stéphan Bureau, porte-parole La Saison de la lecture c\u2019est ma saison préférée! Du 21 septembre au 19 novembre 2012 Plus de 10 prix littéraires réputés \u2022 3 500 rencontres d'auteurs enlevantes \u2022 1 000 heures du conte captivantes \u2022 1 200 ateliers de lecture et d\u2019écriture passionnants \u2022 100 librairies inspirantes \u2022 1 000 auteurs créatifs \u2022 6 millions de documents à emprunter Pour une Saison pas comme les autres participez à nos concours facebook.com/saisondelalecture ,s,\tBibliothique$ Montréal^ nathynaTes Québec Hg ^iL m SALON DULIVRE DEMONTRÉAL Il 7/llll\\ll LIRE vous |I|T//I1HII Table de concertaton régionale des bibliothécaires scolaires de Montréal \u2019UNEQ 98.5fm FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Jeanne Corriveau Des fleurs pour Jeanne Corriveau Lait inusité, le conseil municipal de Montréal a présenté hier une motion unanime pour souligner le travail exceptionnel.d\u2019une journaliste.Les trois partis ont souligné la contribution inestimable à la vie démocratique de notre collègue Jeanne Corriveau, qui a quitté l\u2019hôtel de ville, avec un pincement au cœur, pour s\u2019occuper dorénavant du secteur de la santé.toujours au Devoir.Le leader de la majorité, Marvin Ro-trand, et la chef de Vision Montréal, Louise Harel, ont salué la rigueur et la probité de M\u201c® Corriveau, qui bénéficie d\u2019une enviable cote de popularité à l\u2019hôtel de ville.Brian Myles, qui la remplacera désormais aux affaires municipales, après plus de 12 ans à la justice, aura fort à faire pour lui succéder avec honneur.Le Devoir Chefferie du PLQ : règles connues à la fin d\u2019octobre Les règles entourant la course à la chefferie du Parti libéral du Québec ne seront connues qu\u2019au Conseil général qui aura lieu le 20 octobre prochain, a indiqué, hier, la porte-parole de la formation politique Sarah Shirley.Le comité exécutif du PLQ a formé dimanche un comité pour définir un projet de règlement qui sera soumis aux membres du parti réunis lors du Conseil général.Les membres pourront alors modifier ce projet, a précisé la porte-parole.Rappelons que tant Raymond Bachand que Philippe Couillard ont affirmé qu\u2019ils n\u2019annonceraient s\u2019ils se portent ou non candidats à la chefferie qu\u2019une fois avoir pris connaissance des règles régissant la course.Le Devoir Infrastructures: les grandes villes sont inquiètes L\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) réclame davantage d\u2019aide pour financer les infrastructures dans les grandes villes.Une étude sur le sujet sera rendue publique ce matin à Lévis en présence 4es ténors du regroupement.A la lumière de ses conclusions, le président de l\u2019UMQ, Eric Forest est inquiet quant à la «pérennité des investissements», a annoncé le communiqué diffusé lundi.Le Devoir adoption L/ Votre magazine d\u2019information juridique LE DROIT DE SAVOIR Ce soir : Les implications juridiques de l\u2019achat ou de la location d\u2019un véhicule neuf COPRODUCTION ; Barreau q '\"Québec * Télé-Québec Tous les mardis 20 h SUR LES ONDES DE: y canal SAVOIR POUR TOUT SAVOIR : WWW.CANALSAVOIR.TV PARTENAIRE MÉDIA: LE DEVOIR IWInntna Montréal LE DEVOIR, LE MARDI 25 SEPTEMBRE 2012 A 3 ACTUALITES Rendez-vous à Kinshasa Michel David Après les massacres de Lubumbashi, au printemps 1990, on avait trouvé inacceptable de tenir le IV® Sommet de la Francophonie au Zaïre l\u2019année suivante.Le président de l\u2019époque, Mobutu Sese Seko, avait un bilan exécrable en matière de respect des droits de la personne.On avait donc déménagé le Sommet à Paris.Depuis, le Zaïre a été rebaptisé République démocratique du Congo (RDC), et Joseph Kabüa, qui a succédé à son père Laurent-Désiré, assassiné en janvier 2001, en est aujourd\u2019hui le président.On ne peut cependant pas dire que le pays soit devenu un modèle de démocratie pour autant.Déjà au sommet de Moncton, en 1999, Lucien Bouchard n\u2019avait pu cacher son inconfort de devoir serrer la main de M.Kabila père.ClairemenL le malaise persiste.Aussi bien les Nations unies que l\u2019Union européenne ont condamné la fraude qui a marqué les élections de novembre dernier, tandis qu\u2019Amnistie internationale a dénoncé l\u2019arrestation arbitraire des opposants au régime et la censure imposée aux médias.On a cepençlant pris acte du fait que la RDC est le deuxième Etat francophone de la planète.Il ne faudrait surtout pas qu\u2019elle passe à l\u2019anglais, comme l\u2019a fait son voisin rwandais.Contrairement à ce qui s\u2019était produit il y a vingt ans, on a donc décidé que la tenue du XIV® sommet à Kinshasa, du 12 au 14 octobre prochain, ne contribuerait pas à rehausser le prestige d\u2019un dictateur, mais donnerait plutôt un coup de pouce à la démocratie et à la langue française.C\u2019est dans ce contexte que Pauline Marois fera son entrée sur la scène internationale.Elle n\u2019a pas eu la même chance que ses prédécesseurs péquistes, qui pouvaient toujours compter sur un bon accueil en France, même quand le PQ était dans l\u2019opposi-p ^\t.tion.Nicolas Sarkozy, qui rauiine IVlarois s\u2019était ouvertement rangé dans le camp fédéraliste, ne l\u2019aurait tout simplement pas impérativement reçue.De telles occasions ne s\u2019imposer\tsont pas très nombreuses pour la première ministre au sommet d\u2019une simple province.Tout ij,\tle monde connaît les projets du PQ.M\u201c® Marois doit im-Francophonie pérativement s\u2019imposer, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle doit trouver un moyen de se différencier du Canada.Le hasard a également voulu que sa première rencontre avec Stephen Harper depuis les élections du 4 septembre dernier ait lieu à Kinshasa.Elle pourrait donc faire d\u2019une pierre deux coups et donner un aperçu de la façon dont la «gouvernance souverainiste» se manifestera à l\u2019extérieur.Le gouvernement canadien a généralement tenu le haut du pavé lors des derniers sommets, mais le thème retenu cette année se prête bien à l\u2019expression de la différence québécoise: «Francophonie, enjeux environnementaux et économiques face à la gouvernance mondiale».S\u2019il y a un domaine où les positions canadiennes et québécoises sont diamétralement opposées, c\u2019est bien l\u2019environnement.Le virage vert de M\u201c® Marois sera tout à fait de circonstance.Les discussions à caractère poljtique sont en principe réservées aux chefs d\u2019Etat.M\u201c® Marois devra donc être investie d\u2019une fonction qui lui permette de s\u2019exprimer.Ainsi, lors du premier Sommet, en 1986, Robert Bourassa avait profité de son rôle de rapporteur pour proposer une sorte de «plan Marshall» destiné aux pays du Sud, qui avait laissé Brian Mulroney pantois.Il appartient au nouveau ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-François Lisée, d\u2019assurer cette visibilité à sa patronne.Dans son blogue, M.Lisée raconte qu\u2019il a reçu son vaccin contre la fièvre jaune en prévision du voyage à Kinshasa.Il devrait donc être au sommet de sa forme.M\u201c® Marois croisera le président français François Hollande à Kinshasa, mais le tête-à-tête officiel aura lieu après le S,ommet à Paris.Le changement de locataire à l\u2019Elysée changera évidemment la dynamique des relations Paris-Ottawa-Québec, mais jusqu\u2019où M.Hollande vou-dra-t-il aller au-delà de la réaffirmation de traditionnelle «non-ingérence, non-indifférence»?La première ministre et son ministre des Relations internationales vont sans doute tenter de convaincre leurs amis français que c\u2019est simplement une question de temps avant que le PQ ne retrouve une majorité à l\u2019Assemblée nationale et soit en mesure de tenir un nouveau référendum.Ces assurances suffiront-elles à convaincre M.Hollande de s\u2019engager davantage en réitérant que la France «accompagnera le Québec quel que soit le chemin qu\u2019il choisira», comme l\u2019avait assuré Jacques Chirac ?M.Hollande a sans doute moins d\u2019atomes crochus avec Stephen Harper que n\u2019en avait son prédécesseur, mais il pourrait bien hésiter avant de froisser un allié et un important partenaire commercial, alors que l\u2019appétit de souveraineté des Québécois semble pour le moins incertain.mdavid@ledevoir.com AFFAIRES ETRANGERES Colocation diplomatique canado-britannique Le Canada et la Grande-Bretagne partageront des bureaux en Birmanie et en Haïti MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa La colocation de bureaux entre diplomates canadiens et britanniques pourrait devenir de plus en plus courante, puisque les deux pays ont annoncé lundi avoir signé une entente pour faciliter ce «soutien mutuel» dans leurs missions à l\u2019étranger.Une pratique qui, si peu répandue soit-elle pour le moment, risque grandement de miner l\u2019indépendance diplomatique du Canada sur la scène internationale, selon d\u2019anciens diplomates.Les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont parlé d\u2019une simple «entente administrative», permettant de déployer certains diplomates à moindres coûts.«Cette entente nous permet de nous concentrer sur une diplomatie intelligente et de faire la promotion du Canada à l\u2019étranger, sans dépenser de grandes sommes d\u2019argent des contribuables sur des briques et du mortier», a plaidé le ministre canadien, John Baird.Pas question de partager un ambassadeur ou de fusionner la politique étrangère des deux pays, a-t-il répété.Il s\u2019agit simplement de profiter d\u2019ambassades ou de consulats d\u2019un allié, plutôt que de mettre sur pied une mission toute canadienne.Pour l\u2019instant, on compte seulement deux cas : un diplomate canadien profite présentement de l\u2019ambassade britannique en Birmanie, tandis que les Britanniques travailleront dans les locaux des Canadiens en Haïti.En point de presse au Parlement, M.Baird n\u2019était pas en mesure de détailler la liste de pays où le Canada et la Grande-Bretagne pourraient à terme partager leurs bureaux diplomatiques.SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, en compagnie de John Baird «Nous ne pouvons pas être présents partout I.] C\u2019est le genre de coopération pratique que prennent ensemble des ministres des Affaires étrangères sensés dans un monde où il y a plus de centres de décision que jamais et où nous devons être présents dans plus d\u2019endroits que jamais», a à son tour plaidé le ministre britannique William Hague, de passage à Ottawa.Au bureau du ministre Baird, on insiste sur le fait que la pratique n\u2019est pas nouvelle.Ce qu\u2019a corroboré l\u2019ancien ambassadeur canadien Michel Duval.«Mais si on en fait une politique d\u2019économies d\u2019échelle, ce qu\u2019on risque de faire c\u2019est de diminuer notre présence internationale», a-t-il toutefois expliqué.D\u2019autant plus que, peu importe l\u2019allié, chacun peut se faire des ennemis au fd du temps, et le Canada devrait éviter de déployer son drapeau aux côtés de celui d\u2019un autre, de peur d\u2019hériter de ces futurs rivaux.« Quand on commence à être le meilleur ami des uns, on se fait des ennemis», a prévenu M.Duval, en entrevue avec Le Devoir.«Les Britanniques n\u2019ont pas un passé sans tache, et ce, même quant à certaines de leurs politiques des dernières années», a ajouté Gar Pardy, ancien haut responsable de la diplomatie canadienne.De fait, la politique étrangère des deux pays n\u2019a pas toujours été identique.La Grande-Bretagne a notamment appuyé l\u2019intervention américaine en Irak \u2014 à laquelle s\u2019est opposé le Canada \u2014, envoyant des soldats britanniques épauler les Américains sur le terrain.L\u2019hébergement de diplomates alliés dans les enceintes diplomatiques d\u2019un pays n\u2019a en effet rien de neuf, a concédé la néodémocrate Hélène Laverdière.Mais de l\u2019autre côté de l\u2019Atian-tique, les médias britanniques ont fait état d\u2019une volonté de Londres de construire un réseau d\u2019ambassades du Commonwealth pour rivaliser avec le réseau de l\u2019Union européenne, a noté cette ancienne diplomate devenue députée.Une ampleur différente de celle accordée ici par le gouvernement canadien.Soit le ministre Baird ne connaît pas sa propre annonce, soit, face au tollé qu\u2019elle a suscité au pays, il recule, a-t-elle dit.«C\u2019est un gouvernement qui n\u2019a jamais compris le rôle de la diplomatie canadienne, un premier ministre qui n\u2019aime pas le ministère des Affaires étrangères.Alors, nous payons le prix», a de son côté déploré le chef libéral par intérim Bob Rae qui, comme M\u201c® Laverdière, s\u2019inquiète du peu de détails de cette annonce et d\u2019en voir plus tard plus de conséquences que prévu.Le Devoir Lire aussi > Le drapeau de ia reine.Un éditorial de Josée Boileau.Page A 6 \\ ' 'ilT Woo -J ^ ¦ ¦ 1 ocr o'f Pâfei ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Stephen Woodworth répète depuis des jours qu\u2019il ne croit pas avoir suffisamment d\u2019appuis pour espérer l\u2019adoption de sa motion.AVORTEMENT Voter contre, au nom \\ Un député néodémocrate de Québec s\u2019opposera à la motion sur le foetus au nom des enseignements chrétiens Le ministre de la Citoyenneté et de l\u2019Immigration, Jason Kenney, a indiqué qu\u2019il appuierait la motion.«Moi, je voterai en faveur de la motion et je respecte tous les points de vue de tous les ministres et de tous les députés, a dit M.Kenney On peut avoir des débats respectueux sur ces questions-là, et la grande tradition de tous les partis au gouvernement est de permettre des votes libres sur les questions de conscience.» Le ministre a ajouté qu\u2019ü en avait été de même «avec l\u2019euthanasie, la peine de mort et les questions qui concernent la vie humaine».M.Kenney est connu comme un fervent croyant dans le caucus conservateur.M.Wood-worth se dit certain que d\u2019autres ministres appuieront sa motion, sans les nommer.HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le député néodémocrate de Beauport-Limoi-lou, Raymond Côté, est croyant et ne s\u2019en cache pas.Il reconnaît aussi que son collègue conservateur Stephen Woodworth a cherché son appui pour faire adopter sa motion reconsidérant le statut légal du fœtus humain.Mais c\u2019est justement au nom de sa foi en Jésus Christ qu\u2019il votera contre, mercredi soir.«C\u2019est carrément ouvrir une boîte de Pandore», dit M.Côté en entrevue avec Le Devoir à propos de la motion M-312 de M.Woodworth.Cette motion vise à mettre sur pied un comité parlementaire qui étudierait quand, au juste, un fœtus humain doit être considéré comme une personne aux fins d\u2019application des dispositions du Code criminel sur l\u2019homicide.Plusieurs considèrent cette motion comme le premier pas vers la recriminalisation de l\u2019avortement et M.Côté est du lot.«Je suis strictement contre toute tentative de criminaliser l\u2019avortement», dit-il, estimant qu\u2019il faut plutôt apporter du soutien aux femmes qui envisagent cette option.«C\u2019est aussi en concordance avec mes croyances en tant que catholique.C\u2019est un peu comme le Christ qui avait une approche d\u2019accueil Ides autres] et de renvoi à leur propre conscience.Si j\u2019imposais aux autres quoi faire, je serais comme les Pharisiens.» Les Pharisiens étaient ces gens qui obéissaient à la lettre aux tables de loi de Moïse et qui s\u2019attiraient les foudres de Jésus.M.Woodworth répète qu\u2019il ne croit pas avoir suffisamment d\u2019appuis pour espérer l\u2019adoption de sa motion.Stratégie pour stimuler ses partisans?Reste que le vote sera absolument libre du côté conservateur: même les ministres voteront comme ils le désirent.Vote libre Les ministres James Moore (Patrimoine) et John Baird (Affaires étrangères) ont indiqué qu\u2019ils voteraient contre.D\u2019autres, comme Gerry Ritz (Agriculture), Peter Mqckay (Défense) ou Ted Menzies (ministre d\u2019Etat aux Finances) n\u2019ont pas voulu répondre.Joe Oliver (Ressources naturelles) n\u2019a pas voulu se prononcer: il ne votera pas de toute façon, car mercredi sera un congé religieux pour lui.Les banquettes ministérielles ont aussi été libres de voter comme elles l\u2019entendaient sur ces questions dans le passé.Tous les ministres sauf trois avaient appuyé un projet de loi faisant du fœtus une victime à part entière lors de l\u2019agression d\u2019une femme enceinte, en mars 2008.Le cabinet s\u2019était également divisé en décembre 2010 lors du vote sur un projet de loi criminalisant le fait de contraindre une femme à se faire avorter.Le Devoir HARCELEMENT ALLEGUE GRC : le changement de culture sera long, dit la responsable Vancouver \u2014 Les politiques et les procédures sont une chose, mais l\u2019inspectrice Carol Bradley reconnaît que les changements culturels nécessaires pour répondre aux allégations de harcèlement s\u2019effectueront sur une longue période à la Gendarmerie royale du Canada (GRC).M\u201c® Bradley a été choisie plus tôt cette année par la division britanno-colombienne de la police fédérale pour gérer les suites à une série d\u2019allégations de harcèlement sexuel au sein de la GRC.Il est aussi question d\u2019un rapport, divulgué au public pour la première fois la semaine dernière, qui laisse entendre que certaines employées disaient craindre des conséquences si elles se plaignaient de harcèlement au travail.M\u201c® Bradley a déjà mis plusieurs mesures en œuvre dans cette province, y compris l\u2019ajout de conseillers en harcèlement et de nouveaux outils pour effectuer des dénonciations anonymes, en plus d\u2019une nouvelle équipe d\u2019enquêteurs sur les cas de harcèlement.Elle admet toutefois que le débat à propos du harcèlement sexuel a principalement tourné autour de l\u2019existence de problèmes culturels au sein de la GRC, plutôt que de définir le tout comme un problème de politiques devant être révisées.Selon elle, toutefois, ces deux aspects sont intimement liés.M\u201c® Bradley estime d\u2019ailleurs que les changements culturels nécessaires nécessiteront des années de travail.Les allégations provenant d\u2019employées, publiées dans les médias ou ayant entraîné des poursuites, ont taraudé la GRC pendant la majeure partie de l\u2019an dernier.Les cas vont d\u2019allégations de stress post-traumatique présentées par la caporale Catherine Galliford à un recours collectif intenté au nom de 200 agentes actuelles ou ayant quitté la GRC.La Presse canadienne Pas de pénitenciers privés, affirme Vie Toews Ottawa \u2014 Le ministre de la Sécurité publique.Vie Toews, a catégoriquement rejeté l\u2019idée de privatiser les prisons fédérales.«Il n\u2019y a aucun plan pour privatiser les prisons comme ceux mis en œuvre aux Etats-Unis ou par le gouvernement travailliste au Royaume-Uni», a déclaré M.Toews lundi à la Chambre des communes.«Notre gouvernement croit fermement que la surveillance des prisonniers devrait être faite par le gouvernement.» La réponse de M.Toews faisait suite à la divulgation par le réseau CTV, vendredi, d\u2019une vaste étude de 1400 pages sur les partenariats public-privé en milieu carcéral ailleurs dans le monde.L\u2019étude commandée par Ottawa à Deloitte & Touche, qui a été terminée en mars dernier, a regardé du côté du Canada, du Royaume-Uni, de l\u2019Australie, de la Nouvelle-Zélande, de l\u2019Irlande, l\u2019Espagne et la Belgique.Le Devoir 0456 A 4 LE DEVOIR LE MARDI 25 SEPTEMBRE 2012 ACTUALITES COLOSCOPIE Recours collectif demandé contre l\u2019hôpital du Lakeshore JEANNE CORRIVEAU Une demande de recours collectif a été déposée en Cour supérieure par un résident de Pierrefonds à la suite de l\u2019annonce, il y a deux semaines, de la reprise des coloscopies à l\u2019Hôpital général du Lakeshore.L\u2019homme de 70 ans, dont la coloscopie n\u2019avait rien révélé d\u2019anormal il y a plus de deux ans, est maintenant atteint d\u2019un cancer du côlon.La requête a été déposée le 14 septembre dernier contre l\u2019Hôpital général du Lakeshore et le 0\u201c^ Gilles Bourdon, le chirurgien dont les coloscopies ont fait l\u2019objet d\u2019un rappel.Rappelons que lors d\u2019une évaluation des dossiers, le CenÇ-e de santé et de services sociaux de rOuest-de-l\u2019Ile a constaté des anomalies qui lui laissaient croire que les coloscopies réalisées par le Bourdon pouvaient être incomplètes.Les 684 patients ayant subi une coloscopie entre 2009 et 2012 ont été invités à reprendre l\u2019examen.Pendant la période visée, le requérant a lui-même subi une coloscopie qui n\u2019avait révélé rien d\u2019anormal.La présence de sang dans ses selles en février dernier l\u2019a toutefois amené à subir un nouvel examen et un cancer du côlon a été diagnostiqué.L\u2019homme a commencé ses traitements de chimiothérapie la semaine dernière.Dans sa demande de recours collectif \u2014 qui ne précise pas le montant des dommages réclamé \u2014, le requérant soutient que la réception de la lettre de l\u2019hôpital avisant tous les patients de la reprise des examens a suscité des sentiments de peur et d\u2019anxiété chez ces derniers.Les patients peuvent désormais craindre d\u2019être atteints d\u2019un cancer qui aurait pu être soigné s\u2019il avait été diagnostiqué à temps, souligne-t-il.L\u2019hôpital a manqué de vigilance, estime M® David Assor, avocat du requérant.«Le Bourdon a beaucoup d\u2019antécédents disciplinaires et il a été suspendu pendant plusieurs mois, mais il continuait à faire des coloscopies dans un hôpital sans surveillance», a-t-il expliqué au Devoir.Depuis juin dernier, le droit de pratique du D\"^ Bourdon est limité.Le médecin fait par ailleurs l\u2019objet de plusieurs poursuites totalisant quelques centaines de milliers de dollars.Le Devoir fi;:;-; JACQUES NADEAU LE DEVOIR Tous les signalements d\u2019enfants ne sont pas retenus par les centres jeunesse.La DPJ en rapporte 44 583 selon le bilan 2011-2012.Hausse des signalements à la DPJ Près de 33000 cas ont été retenus par les centres jeunesse CAROLINE MONTPETIT On l\u2019appellera Skip.11 a 25 ans.Une tête un peu naive de jeunot blondinet.11 a pourtant connu la violence conjugale, la drogue, la délinquance, avant de se retrouver suivi par la Direction de la protection de la jeunesse,, et de retrouver la garde de sa fille de 5 ans.A l\u2019arrivée de la DPJ dans le dossier, le couple n\u2019avait même pas de réfrigérateur dans l\u2019appartement.L\u2019enfant avait du retard à tous les niveaux.Ses parents étaient tellement pris dans la consommation de drogue et dans la violence qu\u2019ils en étaient venus à ne plus la voir.Les travailleurs sociaux leur ont demandé de se séparer.Skip ne sait pas qui a donné le signalement de son enfant au centre jeunesse pour qu\u2019il intervienne dans le dossier.«Mais cette personne-là, je la remercie», dit celui qui a cessé de se droguer, trouvé un emploi, repeint son appartement et qui s\u2019est inscrit à l\u2019école de la construction.Le cas de Skip est l\u2019un des 32 661 signalements qui ont été retenus par l\u2019ensemble des centres jeunesse du Québec en 2011-2012.Si l\u2019on y ajoute les 44 583 signalements non retenus par les centres jeunesse, cela fait 211 signalements d\u2019enfants par jour.Une augmentation de 0,9% par rapport à l\u2019année dernière.Ce sont les sévices physiques qui ont augmenté de façon plus spectaculaire, avec une hausse de 600 signalements retenus.Mais poru les intervenants, c\u2019est aussi la forme d\u2019abus qui demande les interventions les plus brèves.Le parent a souvent agi sous le coup d\u2019une perte de contrôle momentanée, et il est alors plus prompt à reconnaître ses torts que dans le cas d\u2019autres problèmes.Mais c\u2019est la négligence qui se retrouve encore cette année en tête des causes des signalements retenus.Logements insalubres, noruriture et vêtements inadéquats, encadrement scolaire absent, les motifs de négligence se décbnent sous différentes formes.Et il est plus fréquent encore que différentes formes d\u2019abus se retrouvent dans les mêmes familles.La négbgence, mais aussi la violence sexuelle et psychologique, par exemple.Problèmes de santé mentale, toxicomanie, pauvreté, la hausse des signalements a des causes multiples.Un bon lot de familles qui vivaient autrefois en territoire montréalais se retrouvent en banlieue.Un phénomène comme le Plan Nord, par exemple, entraîne un déplacement des populations sans que des structures adéquates suivent.L\u2019immigration, avec son lot d\u2019isolement social et de pauvreté, est aussi génératrice de négligence et de violence.Le Devoir 11 novembre 2012 ville.montreal.qc.ca/election Élection Montréal ÉLECTION PARTIELLE \u2022 DIMANCHE 11 NOVEMBRE 2012 Arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles District de Rivière-des-Prairies AVIS PUBLIC aux propriétaires uniques d\u2019un immeubie, aux occupants uniques d\u2019un étabiissement d\u2019entreprise, aux copropriétaires indivis d\u2019un immeubie et aux cooccupants d\u2019un étabiissement d\u2019entreprise reiativement à i\u2019éiection partieiie du 11 novembre 2012 AVIS est donné aux propriétaires uniques d\u2019ui immeiAle et aux occupants uniques d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019ont pas déjà le droit d\u2019être inscrits sur la liste électorale comme personnes domiciliées, qu\u2019ils doivent remplir les conditions ci-dessous pour être inscrits sur la liste électorale du district : 1.\tavoir 18 ans ou plus le 11 novembre 2012; 2.\tau 25 septembre 2012, être une personne physique, de citoyenneté canadienne, ne pas être en curatelle ni déclaré coupable d\u2019une inftaclion constituant une manœuvre électorale frauduleuse; 3.\tau 25 septembre 2011, être propriétaire unique d\u2019un immeuble ou occupant unique d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé sur le territoire du district; 4.\tavoir transmis au président d\u2019élection, à l\u2019adresse ci-dessous indiquée, une demande d\u2019inscription à la liste électorale, qui doit être reçue au plus tard le 7 octobre 2012 à 16 h 30.AVIS est également donné aux copropriétaires indivis d\u2019un immeuble et aux cooccupants d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019ont pas déjà le droit d\u2019être inscrits sur la liste électorale comme personnes domiciliées, comme propriétaires uniques d\u2019un immeuble ou comme occupants uniques d\u2019un établissement d\u2019entreprise, qu\u2019ils doivent remplir les conditions ci-dessous pour être inscrits sur la liste électorale du district : 1.\tavoir 18 ans ou plus le 11 novembre 2012; 2.\tau 25 septembre 2012, être une personne physique, de citoyenneté canadienne, ne pas être en curalelle ni déclaré coupable d\u2019une infraction constituant une manœuvre électorale frauduleuse; 3.\tau 25 septembre 2011, être copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou cooccupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé sur le territoire du district; 4.\tavoir été désigné au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des copropriétaires ou cooccupants qui ont la qualité d\u2019électeur au 25 septembre 2012; 5.\tavoir transmis cette procuration au président d\u2019élection, à l\u2019adresse ci-dessous indiquée, qui doit être reçue au plus tard le 7 octobre 2012 à 16 h 30.PRENEZ NOIE que la demande d\u2019inscription ou la procuration transmise après le 7 octobre 2012 à 16 h 30, mais au plus tard le 22 octobre 2012 à 17 h 30, dernier jour pour présenter une demande devant la commission de révision, sera considérée comme une demande de modification à la liste électorale et, par conséquent, sera transmise à la commission de révision.Vous pouvez vous procurer un formulaire d\u2019inscription ou de procuration au Bureau du président d\u2019élection ou sur le site Internet à l\u2019adresse ci-dessous indiquée.Les demandes d\u2019inscription et les procurations prennent effet lors de leur réception et demeurent valides tant qu\u2019elles ne sont pas retirées ou remplacées.Pour toute autre information, veuillez communiquer au Bureau du président d\u2019élection.Ville de Montréal 2060, rue Dickson, 3e étage Montréal QC H1N2H8 Montréal, le 25 septembre 2012 Yves Saindon, avocat Président d\u2019élection 514 872-VOTE (8683) ville.montreal.qc.ca/election Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 11 novembre 2012 Élection Montréal \"K ville.montreal.qc.ca/election ELECTION PARTIELLE \u2022 DIMANCHE 11 NOVEMBRE 2012 AVIS PUBLIC D\u2019ELECTION Élection partielle Anondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles District de Rivière-des-Prairies Je, soussigné, président d\u2019élection, donne aux électeurs du district de Rivière-des-Prairies de l\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, l\u2019avis suivant : 1.\tLe poste de conseiller de la ville du district de Rivière-des-Prairies de l\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles est ouvert aux candidatures.2.\tLe formulaire de déclaration de candidature est disponible au Bureau du président d'élection, 275, me Notre-Dame Est, bureau RI 34, Montréal, ainsi qu\u2019au bureau d'élection de l\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, 7380, boulevard Maurice-Duplessis, Montréal, du lundi au vendredi, de 8 ti 30 à 16 ti 30.Ce formulaire est également disponible sur le site Internet ville.montreal.qc.ca/election.Toute déclaration de candidature à ce poste devra être produite au Bureau du président d'élection, ou au bureau d\u2019élection de l\u2019anron-dissement, entre le 28 septembre et le 12 octobre 2012 de 8 h 30 à 16 h 30.3.\tSi plus d'un candidat pose sa candidature à ce poste, un scrutin sera tenu le dimanche 11 novembre 2012, de 10 h à 20 h.De plus, le dimanche 4 novembre 2012, un vote par anticipation sera tenu de midi à 20 h.4.\tJ'ai nommé Me Emmanuel Tanl-Moore à titre de secrétaire d'élection.5.\tJ\u2019ai nommé Me Emmanuel Tani-Moore et monsieur Normand Moussette à titre d\u2019adjoints au président d\u2019élection habilités à recevoir toute déclaration de candidature.Montréal, le 25 septembre 2012 Yves Saindon, avocat Président d\u2019élection 514 872-VOTE (8683) ville.montreal.qc.ca/election #CHRONIQUEFD La modernité expliquée à sa mère (5) Fabien Deglise Voici la cinquième d\u2019une série de chroniques sporadiques sur la modernité expliquée à ceux qui peinent à entrer dedans.Parfois, quand tout va trop vite, on finit par perdre la notion du temps.La semaine dernière, un anniversaire notable, même s\u2019il est passé inaperçu, a d\u2019ailleurs permis de prendre conscience du phénomène.Alors que l\u2019humanité connectée partageait pour une journée de plus ses «fes où?» et ses «vidéos de chats» par appareils technologiques interposés, l\u2019émoticône, cette expression d\u2019un sentiment à l\u2019aide de deux ou trois signes de ponctuation pour mettre un peu d\u2019émotion dans des échanges écrits qui n\u2019en ont généralement pas, a célébré, elle, son trentième anniversaire de naissance.Oui, oui: trois décennies.La preuve que la déshumanisation des relations inten^ersonnelles n\u2019est pas issue de la dernière pluie d\u2019iPhone, mais aussi qu\u2019elle atteint par le fait même un nouveau stade de développement qui, du coup, peut laisser présager l\u2019apparition d\u2019un peu plus de sagesse.Remontons le fil du temps.Avant de se répandre dans le quotidien banal des échanges par courriel, par Facebook ou Twitter, la première émoticône a dû être inventée et c\u2019est le 19 septembre 1982, dans un laboratoire de recherche de la Carnegie Mellon University de Pittsburgh, que ça s\u2019est passé.Dans la joie, l\u2019allégresse et surtout en marge d\u2019une bonne blague d\u2019informaticien, nous a rappelés samedi dernier la radio puljbque américaine.A l\u2019époque, Marie-Mai ou Léo Bureau-Blouin ne sont que de va^es intentions.Par courriel, un dénommé Neil Swartz propose à ses collègues une énigme dont il a le secret.11 est question d\u2019un ascenseur qui tombe avec une bougie allumée sur le mur de la cabine et une goutte de mercure sur le plancher.11 demande alors ce qui va arriver à la chandelle et au mercure, d\u2019un point de vue théorique, s\u2019entend.Le courriel distrait les hommes de science qui multiplient les échanges par l\u2019entremise de ce mode de communication franchement à l\u2019avant-garde \u2014 le premier courriel a été envoyé en 1971 \u2014 en avançant des possibles tantôt sérieux, tantôt loufoques.Tout le monde se bidonne, et Swartz essaye alors d\u2019ajouter un cadre symbolique autour de cette conversation à plusieurs en train de réinventer les conventions en se jouant à distance et par écrit.11 propose l\u2019utib-sation d\u2019une étoile (*) lorsque le message doit être considéré par tous comme une blague.La chose n\u2019étant pas toujours évidente jusque-là.La suite va écrire un fragment de l\u2019histoire des communications.Un des participants accepte la convention, mais suggère que l\u2019étoile soit seulement associée aux bonnes blagues, que le signe pourcentage (%) soit lui réservé aux mauvaises et que l\u2019assemblage des deux caractérise les blagues tellement mauvaises qu\u2019elles en sont drôles.On le rappelle, ça se passe dans le monde des nerds, comme on disait à l\u2019époque.Dans la foulée, Keith Wright prend la plume numérique et propose l\u2019esperluette (&) pour marquer l\u2019humour, puisque c\u2019est le signe de ponctuation le plus drôle du clavier.Leonard Harney préconise le dièse, parce que ça ressemble, selon lui, à une bouche qui rit.Et puis, le prof d\u2019informatique Scott Fahlman ajoute sa touche et propose une séquence de sjmiboles : un deux-points, un tiret et une parenthèse fermée \u2014 :-) \u2014, représentant deux yeux, un nez et une bouche souriante, quand on penche la tête vers la gauche, comme marqueur de l\u2019humour.La semaine dernière, il s\u2019en est souvenu en disant qu\u2019il croyait que cette histoire de ponctuation allait amuser ses amis le temps de l\u2019échange en cours «et que cela n\u2019irait pas plus loin».Comme quoi.Rapports humains Partie de rien, cette séquence de signes est devenue beaucoup, poussée entre autres par la dématérialisation des rapports humains, à laquelle Fahlman n\u2019avait certainement pas pensé, par une communication de plus en plus distante et écrite, où forcément l\u2019absence des nuances apportées par le non-verbal et les modulations d\u2019un timbre de voix peut parfois induire quiproquo et mauvaise interprétation des propos.Les émoticônes proposent d\u2019enrayer tout ça.Ici, en marquant le sarcasme, le cynisme ou la complicité, là en atténuant, en ironisant ou en indiquant que ce courriel peut contenir des traces d\u2019humour.Et ça fait 30 ans que ça dure.La multiplication de ces marqueurs de l\u2019émotion, depuis l\u2019apparition de la première émoticône, n\u2019est donc pas une surprise, contrairement à leur disparition qu\u2019une poignée de personnes aimeraient bien annoncer aujourd\u2019hui au nom d\u2019un retour à une communication moins superficielle où l\u2019émotion gagnerait à être exprimée de manière plus naturelle, lors d\u2019échanges en personnes, plutôt que par trois touches d\u2019un clavier.C\u2019est ce qu\u2019espèrent les déserteurs de Twitter et de Facebook \u2014 oui, ça existe \u2014 ou encore les propriétaires d\u2019une agence de rencontres à New York qui ont déserté le Net pour un retour au bon vieux mode de rencontre en personne, dans un bqr de Manhattan, avec gestes et sourires gênés.A moins que leur souhait ne soit finalement qu\u2019une blague se devant de cohabiter avec les trois signes désormais de circonstance : :-) Sur Twitter: ©FabienDeglise LE DEVOIR LE MARDI 25 SEPTEMBRE 2012 A 5 ACTUALITES VIE PRIVEE Facebook nie toute brèche Toronto \u2014 Facebook a démenti catégoriquement, lundi, qu\u2019un problème informatique sur son site ait conduit à la publication de messages privés de ses utilisateurs sur leur profil public.Des utilisateurs du réseau social provenant de plusieurs pays ont constaté lundi que des messages privés datant d\u2019années antérieures \u2014 entre 2007 et 2009 pour la plupart \u2014 étaient publiés directement sur leur profil public, et donc visibles par des tiers.Ces utilisateurs ont largement partagé leur stupéfaction sur les réseaux sociaux et ont indiqué la marche à suivre pour que ces messages ne soient plus publiés sur leur profil.Facebook a toutefois soutenu lundi qu\u2019une enquête avait démontré qu\u2019il n\u2019en était rien.« Une minorité d\u2019utilisateurs de Facebook se sont inquiétés en voyant s\u2019afficher des messages qu\u2019ils pensaient privés sur leur journal [Timeline].Les ingénieurs de Facebook ont analysé ces requêtes et ont confirmé que les messages en question étaient d\u2019anciennes publications, visibles précédemment sur leur profil », peut-on lire dans un communiqué diffusé par Facebook.Le géant des médias sociaux a ajouté que les membres confondaient peut-être des messages publics mis en ligne sur leur mur avec des messages privés.11 s\u2019est dit «satisfait qu\u2019aucune brèche de la confidentialité ne se soit produite».Un porte-parole du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada a indiqué lundi que le bureau de M\u201d® Stoddart analysait les plaintes des utilisateurs.La Presse eanadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Projet Montréal s\u2019inquiète de l\u2019attribution de certains contrats municipaux.USINES D\u2019EAU L\u2019attribution de contrats revient hanter l\u2019administration Tremblay BRIAN MYLES La mainmise exercée par les entreprises de Tony Accurso et de Paolo Catania dans la réalisation des travaux d\u2019aqueduc est une fatalité, à en croire l\u2019administration Tremblay.Projet Montréal a révélé lundi des informations troublantes lors de la séance du conseil municipal.Entre 2008 et 2012, Louisbourg et ses sociétés apparentées, propriété de Tony Accurso, ont récolté la moitié des contrats de réfection de l\u2019usine d\u2019eau potable Atwater, pour 75,8 millions.Pendant la même période, les entreprises de Frank Catania ont obtenu 90% des contrats pour Tusine de Pierrefonds, pour 58,9 millions.En d\u2019autres mots, deux contrats sur trois dans ces deux usines ont été accordés aux entreprises de MM.Accurso et Catania, pour un total de 134,7 millions en quatre ans.«Monsieur le maire, avez-vous fermé les yeux à nouveau sur un système de partage actif des contrats à l\u2019hôtel de ville?», s\u2019est interrogé le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, lors de la période de questions des conseillers.«On a ici un partage des contrats entre deux entreprises.» Le portrait est conforme à une enquête publiée récemment par la Gazette.Le quotidien a fait l\u2019analyse des contrats accordés par la Ville pour déceler certaines anomalies récurrentes, sjmiptomatjques de l\u2019existence d\u2019un système de collusion.A titre d\u2019exemple, les entreprises de Tony Accurso et de Paolo Catania n\u2019entrent presque jamais en compétition les unes contre les autres dans les appels d\u2019offres.Le comité exécutif a confié au directeur général de la Ville le mandat de procéder à une analyse historique de l\u2019octroi des contrats la semaine dernière.Projet Montréal l\u2019exigeait depuis un an.Selon M.Bergeron, l\u2019inaction de l\u2019administration Tremblay «est en partie responsable de la corruption dans l\u2019attribution des contrats».Le vice-président du comité exécutif, Richard Deschamps, a laissé entendre que la Ville avait les mains liées.«Si le marché est contrôlé, on ne contrôle pas le marché», a-t-il dit.M.Deschamps espère que la commission Charbonneau, qui a fait de Montréal et de Laval deux de ses principales cibles, sera en mesure d\u2019apporter des solutions.Dans l\u2019intervalle, Montréal n\u2019a pas d\u2019autre choix que d\u2019accorder ses contrats aux plus bas soumissionnaires conformes.M.Deschamps a réitéré l\u2019importance pour le gouvernement pé-quiste de resserrer la loi 35, comme promis, afin d\u2019empêcher les entrepreneurs condamnés au pénal ou au criminel de participer aux marchés publics par le truchement de sociétés apparentées.C\u2019est le cas de Tony Accurso, dont les principales entreprises, Simard-Beaudry et Construction Louisbourg, ont été reconnues coupables de fraude fiscale.M.Accurso a pu obtenir d\u2019autres contrats municipaux avec ses sociétés apparentées (Louisbourg SBC ou Gastier).Tony Accurso et Paolo Catania sont aussi accusés de fraude dans des affaires distinctes, le premier pour des contrats à Mascouche et le second pour le Faubourg Contrecoeur.Le Devoir Gouvernance : Bergeron propose une cure minceur Projet Montréal veut abolir les mairies d\u2019arrondissement et réduire le nombre d\u2019élus BRIAN MYLES Projet Montréal relance le débat sur les structures avec fracas, en suggérant l\u2019abolition des mairies des arrondissements et la réduction de 103 à 65 élus du nombre d\u2019élus.Après l\u2019épisode douloureux des fusions forcées de 2001, et les défusions de 2004, qui ont doimé naissance à l\u2019actuel mode «dysfonctionnel» de gouvernance, la formation de Richard Bergeron souhaite relancer ce débat à forte teneur conflictuelle.S\u2019il est élu maire l\u2019an prochain, M.Bergeron confiera à l\u2019Office de consultation publique de Montréal (OCPM) le mandat de tenir un vaste débat, avec l\u2019objectif de changer la carte électorale pour le scrutin de 2017.Projet Montréal abolirait les 19 postes de maires et les 38 postes de conseillers dans les arrondissements pour revenir à une carte formée de districts.11 ramènerait le conseil municipal à un maire et 64 conseillers (au lieu de 103) en plus de regrouper le conseil municipal et le conseil d\u2019agglomération.11 obligerait les élus à se consacrer à temps plein à leurs tâches (fini le double emploi).11 ouvrirait enfin les portes du comité exécutif aux partis d\u2019opposition.«Ça ne sert à peu près à rien, les mairies d\u2019arrondissement, sauf que ça nous a été très utile à nous qui n\u2019étions pas de la même couleur que l\u2019administration centrale», a dit M.Bergeron.Lan dernier, il se disait pourtant contre une telle réforme.Montréal ne pouvait subir «un troisième traumatisme» après les fusions et défusions, disait-il.«On n\u2019était pas prêts lorsque Gérald Tremblay a décidé de re- conduire le cadre électoral, se défend-il maintenant.De son côté, Louise Hard n\u2019avait pas fait de plan.File a lancé un slogan populiste.» Vision Montréal a réservé un accueil favorable à cette initiative similaire à la sienne.L\u2019opposition officielle suggère depuis un an de confier à l\u2019OCPM un mandat pour repenser la gouvernance métropolitaine.Selon Louise Harel, qui était la ministre responsable des fusions forcées en 2001, les élus montréalais doivent faire preuve de courage et mettre un terme à «l\u2019éparpillement des pouvoirs» et au «gaspillage de fonds publics» qui en découle.Accommodements Les deux partis d\u2019opposition se sont déchirés par contre sur la question des accommodements raisonnables.Richard Bergeron a accusé Vision Montréal d\u2019éveiller l\u2019antisémitisme après que la leader de Vision Montréal à l\u2019hôtel de ville, Anie Samson, eut critiqué ce weekend l\u2019ajournement du conseil à 17 h mardi soir pour permettre aux élus de confession juive de fêter le Yom Kipporu.Mme Harel s\u2019est défendue contre ces accusations tandis que le leader de la majorité, Marvin Rotrand, a exigé des excuses pour les propos de M\u201c® Samson.Depuis 30 ans, le conseil observe une pause lors des fêtes des principales religions.Avec Jeanne Corriveau Le Devoir DLire aussi > Quartier des spectacies: Trembiay veut revitaiiser ie Quartier iatin.Sur ledevoir.eom Nos rabais s\u2019envolent.Envolez-vous vite, vous aussi.Économisez en un clin d\u2019œil sans code de promo.Réservez d'ici le 25 septembre 2012.Voyagez d'ici le 28 février 2013.porter raffinée sur toute la ligne Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 25 septembre 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28 février 2013.Ces tarifs ne sont pas en vigueur du 14 décembre 2012 au 6 janvier 2013.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Porter peut exiger un achat jusqu\u2019à 21 jours à l\u2019avance.Les tarifs annoncés peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires.Ces montants peuvent aller jusqu\u2019à 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.Les tarifs sont fonction de la disponibilité.Certaines conditions (incluant des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage, et les frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent changer sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Renseignez-vous auprès de Porter ou de votre agent de voyages.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR LE MARDI 25 SEPTEMBRE 2012 EDITORIAL CONTENTIEUX ENTRE LA CHINE ET LE JAPON La mer des dangers Des semaines durant, la Chine et le Japon ont poursuivi des rapports de force à ranger dans la catégorie du fleuret moucheté.Au cours des derniers jours, les rapports en question se sont musclés à un point tel qu\u2019ici et là on appréhende un bouleversement violent des relations entre ces deux pays.En fait, entre la Chine et toutes les nations d\u2019Asie.L Ü Serge Truffaut e déchaînement de violences à l\u2019endroit d\u2019intérêts japonais situés en Chine, tant l\u2019ambassade que les entreprises, découle d\u2019un épisode tout ce qu\u2019il y a de terrien.Au début du mois, les autorités japonaises ont annoncé avoir acheté trois îles perdues en mer de Chine et qui étaient la propriété d\u2019une personne.Cet échange ayant aiguisé la colère de dirigeants chinois réputés pour être très ombrageux envers tout ce qui a trait aux territoires, ceux-ci ont «couvert», pour ne pas dire «organisé», des rnanifestations, parfois monstres, dans une quarantaine de villes.À Pékin comme dans les environs, l\u2019organisation d\u2019une manifestation doit recevoir l\u2019aval des autorités.Toujoius est-il qu\u2019aux manifestations rjThmées fréquemment par des pillages, Pékin a greffé hier un acte lourd de conséquences: trois bateaux, appartenant il est vrai à des ministères autres que celui de la défense, ont violé l\u2019espace territorial ja-\"Y ponais pendant que six autres naviguaient à sa V\tV périphérie.On s\u2019en doute, les éructations popu- *1\tîaires comme l\u2019envoi de la flottille se sont accom- A _ ¦ \" pagnés de mots, les gros, les pesants, les mena-\u201d\tçants, formulés par les mandarins de ce Parti communiste qui a transformé le pays en royaume du capitalisme sauvage.On évoque cela, cette transformation, parce qu\u2019ici et là il se dit que l\u2019épisode composé avec le Japon dans le rôle du grand méchant est en fait un paravent érigé afin de détourner quelque peu les regards des maux qui affligent les Chinois.Un, le rééquilibrage de l\u2019économie a été un échec.Deux, les inégalités entre les riches et les pauvres sont parmi les plus élevées au monde, etc.Poiu reprendre les mots de Valérie Niquet, spécialiste de l\u2019Asie au sein de la Fondation poiu la recherche stratégique à Paris, que cite le joiu-nal Le Monde, on assiste «au développement d\u2019un sentiment paradoxal de fragilité du régime chinois confronté à des tensions économiques, sociales et politiques.Ce sentiment de fragilité est encore accru par les incertitudes de la transition politique que le 18\u201d congrès du Parti communiste devrait entériner au mois d\u2019octobre».Cela souligné, l\u2019épisode en question est également le miroir de la volonté plus que jamms affirmée de la Chine d\u2019asseoir son autorité sur toute la région.A preuve, les provocations martiales que ce pays a multipliées en direction du Vietnam, des Philippines, de l\u2019Indonésie et même des Etats-Unis au cours des derniers mois.Ces gesticulations, poiu rester pondéré, sont le reflet d\u2019un geste qualifié de «dangereux» par l\u2019International Crisis Group QCG).De quoi s\u2019agit-il?«L\u2019adoption par la Chine, rapporte l\u2019ICG, d\u2019un cadre légal qui lui permet d\u2019expulser des navires étrangers dans les eaux disputées de la mer de Chine orientale.» On l\u2019aiua compris, la Chine fait peiu.À un degré tel que les pays des environs ont fait du pied, au coius ,des récentçs années, à l\u2019autre grande puissance du Pacifique : les Etats-Unis.À cet égard, il est très important de souligner que la secrétaire d\u2019Etat, Hillary Clinton, a assuré au Japon, en 2010, que l\u2019archipel qui est au cœur du contentieux avec la Chine était couvert par le traité de défense liant Tokyo à Washington.Il qst important également de souligner que, plus tôt cette année, les Etats-Unis ont signé un accord de coopération militaire avec le.Vietnam.Afin de ne pas être en reste, au début du présent mois, l\u2019Inde et la Chine les ont imités.En un mot, poiu reprendre une expression chère aux experts en géopolitique, on observe la confection d\u2019un mille-feuille.Et un énorme.AMBASSADES PARTAGÉES Le drapeau de la reine Josée Boileau etournons en arrière, et bien loin, puisque c\u2019est le chemin que nous invite à emprunter le gouvernement de Stephen Harper.Il y a plus de cent ans, Henri Bou-rassa, qui n\u2019était pas encore le fondateur de ce journal mais un fougueux politicien, se bat farouchement pour l\u2019autonomie du Canada face à l\u2019impérialisme britannique.Il déploie son argumentaire sur plusieurs fronts.Le droit à une représentation internationale directe est du nombre.Il faudra pourtant attendre 1931, avec le Statut de Westminster, pour que le Canada ait enfin le droit à ses propres relations diplomatiques.Jusque-là, même nos liens avec un pays comme la France, privilégiés par l\u2019histoire, étaient sous la tutelle de l\u2019ambassadeur britannique.Il faudra encore une volonté politique ferme, et sur le long terme, pour que le législatif prenne vie et que le Canada démontre sa capacité de se détacher de l\u2019influence coloniale britannique et de celle, économique, de notre puissant voisin américain.Les Pearson, Trudeau, Mulroney, Chrétien, Martin trouveront tous la manière d\u2019en faire la démonstration.Lundi, on est tombés dans l\u2019exact contraire.En annonçant le partage avec la Grande-Bretagne de locaux diplomatiques en Birmanie et en Haïti \u2014 sans plus, sans façon, juste pour économiser, et c\u2019est tellement plus pratique, etc.\u2014, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a pourtant minimisé ce «petit arrangement».L\u2019autonomie politique et commerciale de l\u2019un et de l\u2019autre est préservée, nous a-t-il assuré.Des gouvernements qui se rendent service n\u2019ont en effet rien de nouveau \u2014 le Canada vient de confier à l\u2019Italie le soin d\u2019assister les Canadiens présents en Iran, où il a fermé son ambassade.Mais depuis quand en fait-on des conférences de presse ?Et l\u2019arrangement canado-britannique prévoit bel et bien des drapeaux qui flotteront côte à côte, ce qui est lourd de sens dans le monde diplomatique où chaque détail a valeur de symbole.D\u2019autant que les conservateurs ne cessent de brûler les ponts sur la scène internationale : incapables d\u2019obtenir un siège au Conseil de sécurité de l\u2019ONU, jouant les trouble-fête dans les rencontres sur l\u2019environnement, convoquant l\u2019ambassadeur de France \u2014 un geste fort \u2014 pour tenter d\u2019empêcher que les ressortissants d\u2019ici puissent élire leur représentant aux législatives françaises, appuyant sans réserves ni nuance Israël.S\u2019ajoute la reine, qui s\u2019affiche dorénavant dans toutes nos ambassades et dans l\u2019appellation de notre armée, lien politique de papier que les conservateurs ont transformé en marqueur identitaire.Et où donc logerons-nous maintenant dans le monde ?A deux pas d\u2019un drapeau britannique.Appelons les choses par leur nom : c\u2019est une indépendance politique qui est rognée.UUUUUU LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO MouV£Ah> VoRTRUiTtrU REÎnÎ CAtWO-WWNNÎflufî.LETTRES Hydro-Québec n\u2019est pas le bien-être social Selon Patrick Charlebois, président de la chambre de commerce de la Mauricie en entrevue au FM 98,5, sa région a su développer une belle «qualité de vie» et une panoplie de «belles entreprises» grâce à l\u2019apport économique de la centrale Gen-tilly 2.Pour lui, c\u2019est une raison suffisante pour ne pas fermer cette centrale.Mais il oublie de mentionner que cette «qualité de vie» et cette prospérité sont faites avec de l\u2019argent public.Le Québec n\u2019a vraiment pas besoin de cette centrale, tant du point de vue économique qu\u2019environnemental, et les milliards nécessaires à sa reconstruction pourraient être utilisés de façon plus intelligente que pour le seul prétexte de conserver des emplois et une certaine activité économique.Claude Provost Saint-Bruno, le 21 septembre 2012 Vider maintenant ?De l\u2019or dans l\u2019nord, du pétrole sous l\u2019île d\u2019Anticosti et aux abords des îles de la Madeleine, du gaz dans les terres habitées le long du Saint-Laïuent, de l\u2019eau potable à volonté ; tout ça est là depuis des millions d\u2019années.Quel est ce besoin subit de tout vider maintenant?Ne peut-on pas imaginer que de laisser ces richesses là où elles sont pourra être utile aux générations futures, ne serait-ce que dans quelques centaines d\u2019années?Nous serons tous morts dans cent ans, et nous laisserons une dette énorme à nos enfants et à nos petits-enfants, mais au moins on poiurait leiu laisser le frigo plein.Par ailleius, l\u2019humanité peut vivre (autrement) sans or ou sans pétrole, mais aucunement sans eau potable.C\u2019est donc la principale richesse naturelle à protéger et à interdire à la privatisation.L\u2019eau, l\u2019air et la forêt sont des biens publics planétaires qui devraient être mis sous l\u2019égide de l\u2019UNESCQ.Charles-Edouard Roy Le 20 septembre 2012 Annulation de la hausse des droits de scolarité La décision du nouveau gouvernement du Québec d\u2019annuler la hausse des droits de scolarité et d\u2019abroger la loi 78 marque une étape importante.Le «printemps érable » lancé par le mouvement étudiant a galvanisé des milliers de citoyennes et citoyens et a redonné de l\u2019espoir à qui défend des idéaux progressistes.Résultat d\u2019une lutte sociale sans précédent, l\u2019annulation de la hausse et de la loi 78 est une étape importante dont nous devons nous réjouir.Gardons-nous toutefois de crier «Victoire!» trop vite.Le gouvernement Marois parle déjà d\u2019un gel indexé, expression oxjunore digne de la novlangue du gouvernement Charest.Les étudiantes et étudiants ainsi que tous les gens qui les appuient devront être prêts à défendre leur position lors des prochains états généraux siu l\u2019éducation annoncés par le nouveau gouvernement.De plus, la lutte contre la hausse des frais de scolarité n\u2019a toujours été qu\u2019un élément d\u2019un combat plus large contre la tarification et la privatisation de nos services sociaux.Poiu que le printemps érable livre tous ses fruits, U est né- cessaire de poursuivre notre engagement.Steve Mc Kay Président du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke Le 20 septembre 2012 Au coin de la rue, l\u2019aventure ! Le projet Intersection, dont nous parlait Fabien Deglise dans ces pages la semaine dernière, a un aspect ludique fprt intéressant, sociologiquement parlant.A l\u2019heure où le domaine public est essentiellement occupé par des cônes et où la juge Charbon-neau cogne des clous, des projets comme ceux-là émanent pour les remplacer, chacun, par des gens.Imaginer remplacer chaque cône par quelqu\u2019un et le laisser parler, dire ce qu\u2019il pense, chanter.crier en toute liberté.Un coin de rue plus haut, un passant joue au piano, siu le trottoir, une sonate au clair de lune et un autre, plus bas, se confie à un mégaphone qui transpose sa voix sur le mur d\u2019une grande école.Ici, un autre se réserve une place de parking pour installer sa chaise longue et prendre un brin de soleil, tandis que l\u2019agent de stationnement ne cherche pas à savoir si le type a une vignette ou son coupon entre les dents.Non, des projets comme ça.Intersection Rivard et Laurier, le 27 septembre prochain, démontrent qu\u2019il se passe quelque chose d\u2019extrêmement sain en ville, un goût d\u2019aller jouer dehors dans la tête du monde, d\u2019aller se faire voir ailleurs que dans sa petite boîte fermée.[.] Alain Pétel Montréal, 20 septembre 2012 LIBRE OPINION REPLIQUE Défendre le messager, mais occulter la vérité PATSY THOMPSON Directrice générale de l\u2019évaluation et de la protection environnementales et radiologiques de la Commission canadienne de sûreté nucléaire Immédiatement après la diffusion du documentaire Gentilly or Not To Be, David Suzuki a livré dans les pages du Devoir un plaidoyer passionné à l\u2019appui des efforts du D\"^ Notebaert pour lever le voile sur les «véritables» répercussions de la centrale nucléaire de Gentilly-2 sur la santé des résidants de la communauté.M.Suzuki défend le D\"^ Notebaert, car celui-ci fait partie de son « cercle scientifique», groupe dont la mission est de renforcer la place de la science dans nos débats publics sur les questions d\u2019environnement.Il s\u2019agit là d\u2019une noble mission, et je suis entièrement d\u2019accord avec le fait qu\u2019il faut prendre des décisions fondées sur la science, à condition que celle-ci soit solide.Les critiques formulées à l\u2019endroit des arguments du D\"^ Notebaert ne découlent pas de l\u2019importance statistique ou de l\u2019insuffisance de celle-ci.Elles sont plutôt basées sur le fait qu\u2019il choisit de n\u2019utiliser que quelques études (la plupart dis- créditées à l\u2019échelle internationale en raison d\u2019anomalies d\u2019ordre méthodologique) pour justifier ses propos.Il ignore sciemment les nombreuses autres études épidémiologiques et les centaines d\u2019études expérimentales bien contrôlées qui vont à l\u2019encontre des conclusions qu\u2019il a retenues.Une approche axée sur le poids de la preuve, qui repose sur des critères reconnus et bien établis, constitue le fondement de bons travaux scientifiques lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019étudier les effets de tous les contaminants environnementaux, pas seulement ceux de la radiation.Au cours des dernières décennies, les scientifiques qui suivent cette approche rigoureuse ont participé à des débats publics et à l\u2019élaboration des politiques publiques sur toutes les grandes questions environnementales.La population a le droit de s\u2019attendre à la même rigueur lorsqu\u2019il est question des effets de la radiation sur la santé.Deux autres précisions La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) ne prend pas position quant aux activités commerciales d\u2019Hydro-Québec et des politiques énergétiques de la province du Québec.Elle a pour unique mandat de réglementer l\u2019utilisation de l\u2019énergie et des matières nucléaires afin de préserver la santé et la sûreté des personnes et de l\u2019environnement.Elle assure la réglementation à l\u2019aide du principe de précaution en s\u2019appuyant sur la science pour déterminer les limites de dose et de rejet afin de protéger les personnes et l\u2019environnement.Grâce à sa réglementation rigoureuse des émissions radioactives des installations nucléaires, les concentrations de tritium dans l\u2019eau potable en périphérie de Gentilly-2 sont inférieures au critère de 15 Bq/1 de la Californie.Je tiens à rassurer vos lecteurs : le personnel de la CCSN joue un rôle de premier plan dans la réalisation d\u2019études scientifiques relatives aux effets sur la santé et le comportement de la radiation dans l\u2019environnement, y compris ceux du tritium.J\u2019invite vos lecteurs à consulter les publications scientifiques évaluées par des pairs, les documents d\u2019information publics ainsi que les fiches d\u2019information qui sont affichés sur notre site Web (suretenucleaire.gc.ca). LE DEVOIR LE MARDI 25 SEPTEMBRE 2012 A 7 IDEES CORRUPTION Une enquête administrative pour Montréal COLLECTIF D\u2019AUTEURS OCDE a proposé une définition simple et de plus en plus universelle de la corruption, c\u2019est-à-dire «l\u2019abus de pouvoir conféré par une fonction publique à des fins d\u2019enrichissement personnel ».Les conséquences délétères de la corruption dans la société ne sont plus à démontrer : elle sape la confiance de nos concitoyens dans le fonctionnement des institutions publiques, elle incite à mépriser les règles de droit, fausse l\u2019affectation des ressources et nuit à la concurrence des marchés, pour n\u2019en nommer que quelques-unes.Nous sommes troublés par le fait que, pour la deuxième fois en un peu plus de cinquante ans, Montréal, et plus particulièrement son administration, est au centre d\u2019importantes allégations de corruption et de collusion dans le fonctionnement des marchés publics et l\u2019observance de règles éthiques.Depuis Pax Plante 11 y a la perspective historique : rappelons-nous que le Montréal des années 1940-1950 est une plaque tournante du crime organisé qui s\u2019enrichit par le biais de l\u2019industrie du divertissement, avec le silence coupable de la police montréalaise et la complaisance des élus municipaux.La lucidité et le courage de Pax Plante, qui publia du 28 novembre 1949 au 18 février 1950 60 articles intitulés Montréal sous le règne de la pègre, permettront de mettre à jour un système aussi corrompu qu\u2019immoral.En fait, Pax Plante, qui a été officier à la cour du Recorder et à l\u2019escouade de la moralité publique, concluait en 1950 : «La pègre a des revenus de 100 millions de dollars et elle ne peut s\u2019installer à Montréal sans bénéficier d\u2019une protection nécessaire pour mener ses opérations illégales.» Comme on le sait, Pax Plante, avec Jean Drapeau et le Comité de moralité publique vonf par la pugnacité de leurs actions, obtenir une commission d\u2019enquête, la commission Caron, qui déposera un rapport en 1954 et qui condamnant 15 officiers haut gradés de la police de Montréal.Or, voilà que, quatre décennies plus tard, Montréal semble aux prises avec d\u2019autres démons de la corruption et de la collusion, puisque certains faits demeurent troublants.Contrairement aux années 1950, plus particulièrement au dépôt du rapport Caron, où il n\u2019y a eu aucun blâme contre les membres du comité exécutif dirigé par Joseph Olivar Asselin, le 17 mai dernier, l\u2019UPAC a procédé à l\u2019arrestation de l\u2019ancien président du comité exécutif.Prank Zampino, et à l\u2019arrestation de deux personnes de la garde rapprochée du maire Tremblay, soit Martial Pilion et Bernard Trépanier.Or, depuis 2001, huit enquêtes policières qui concernent l\u2019administration Tremblay sont en cours ou terminées : le scandale des compteurs d\u2019eau, la fraude de 8 millions au service informatique, la condamnation de deux élus d\u2019Union RICHARD BlLAHaR MOMQLE worth V'fn'DMASSi CÉRA4D TREMBlA\u2019i *.MCHAEL APPVtttAu/iil CLAUDE TRUDEL JACQUES NADEAU LE DEVOIR Depuis 2001, huit enquêtes poiicières qui concernent ia Viiie de Montréai sous i\u2019administration de Géraid Trembiay ont été décienchées.Montréal pour corruption dans l\u2019arrondissement Saint-Laurent, les dépassements de coûts du Centre communautaire intergénérationnel d\u2019Outremont, le dossier de la réfection du toit de l\u2019hôtel de ville, où un entrepreneur affirme que la mafia lui a demandé 40000$ destinés à deux élus de l\u2019équipe du maire, les failles entourant le contrat des télécommunications octroyé à Telus, le projet Marc-Aurèle-Portin où un terrain a été vendu à un prix cinq fois moins élevé que celui payé par la Ville il y a 20 ans.Et finalement, plus près de nous, le dossier de l\u2019île Lapierre où un promoteur immobilier a obtenu 13,9 millions de la Ville de Montréal pour un terrain dont l\u2019évaluation municipale était considérablement plus basse.Marché d\u2019appels d\u2019offres À ce parfum de scandale qui ne le cède en rien au Montréal des années cinquante, la métropole de ce début du xxU siècle se caractérise par un dysfonctionnement de son marché des appels d\u2019offres.Un club sélect de huit firmes s\u2019est partagé les trois quarts des contrats d\u2019asphaltage et de construction de trottoirs octroyés par la Ville de Montréal au cours des trois dernières années.Certaines entreprises, entre autres CATCAN, les Pavages Jeskar, Catalogua et frères et Soter, ont réussi à obtenir un relatif monopole dans certains arrondissements de Montréal.Bien que non illégal, ce procédé est pour le moins malsain.C\u2019est sur l\u2019île de Montréal que le MTQ a enregistré son écart le plus marqué en 2010, entre son estimation du coût des contrats à réaliser (267 804 310$) et les contrats adjugés (210515093$) un écart de 79%.L\u2019importance de cet écart laisse perplexe quant aux subterfuges déployés par les firmes de génie-conseil pour obtenir des contrats.Cette situation étanfi nous proposons quelques pistes de solution pour redresser le marché montréalais des appels d\u2019offres et redonner confiance aux Montréalais en leur administration.Depuis 2001, l\u2019administration montréalaise a été le centre de beaucoup trop de controverses pour que le lien de confiance entre les administrés et l\u2019administration ne soit pas irrémédiablement brisé.11 faut un geste fort pour rétablir cette confiance.C\u2019est pourquoi nous proposons que le prochain ministre des Affaires municipales procède à la mise sur pied d\u2019une unité d\u2019enquête administrative sur la gestion contractuelle et l\u2019éthique à la Ville de Montréal de 2001 à 2012.Cette unité administrative d\u2019enquête, une fois investie de la confiance du conseil municipal de Montréal et dotée des ressources nécessaires, se révélera un complément heureux à la commission Charbonneau et pourra cibler des changements administratifs à corriger.Ont signé ce texte: Louise Hard, Réal Ménard, Chantal Rouleau, Anie Samson.CONFLIT ETUDIANT L\u2019amnistie générale pour les étudiants inculpés SIMON LEFRANC Etudiant au cégep de Saint-Laurent et porte-parole du groupe Amnistie générale e Québec vient de traverser six mois de mobilisation étudiante et citoyenne ayant pour but de bloquer la hausse des droits de scolarité.Comme vous J le savez, les « carrés rouges » ont eu gain de cause, car le Parti québécois a décidé d\u2019annuler la hausse par décret.Durant le conflit, plusieurs étudiants ont été arrêtés, lors de manifestations qui furent déclarées illégales en vertu de la loi 12, une loi qui n\u2019est plus en vigueur.Certaines de ces amendes dépassent la hausse des droits de scolarité qu\u2019ils ont combattue.Durant ces manifestations, nous avons été témoins de casseurs faisant des actes condamnables comme lancer des projectiles sur des policiers et briser des vitrines, mais nous avons aussi vu des policiers anti-émeute donner des coups de matraque au visage de personnes innocentes, des arrestations de masse, des policiers refusant de décliner leur matricule, l\u2019escouade urbaine donner des coups de poing de manière totalement gratuite.Les policiers ne seront pas traduits en justice ou, même s\u2019ils sont jugés, ce sera par des policiers et aucun d\u2019eux ne s\u2019exposera à des amendes et encore moins à une perte de salaire.Nous avons donc là deux poids, deux mesures.Nous croyons donc que l\u2019amnistie générale devrait être accordée aux étudiants, et ce, pour plusieurs raisons.Records de contestations Des accusations criminelles peuvent amener un dossier/casier judiciaire qui serait néfaste pour la future carrière des étudiants.Un casier judiciaire empêche de pouvoir faire partie d\u2019un ordre professionnel, ce qui veut dire par exem- ple qu\u2019ils ne pourront plus être : infirmier, avocat, ingénieur, médecin.Le Québec va donc manquer de travailleurs dans des domaines qui en ont vraiment besoin.Nous assistons en ce moment à des records de contestations en ce qui concerne les amendes pour excès de vitesse.Ajoutons à cela les quelque 4000 contraventions qui ont été données lors des manifestations étudiantes en plus de la norme des tickets contestés chaque année, cela donne un système judiciaire pris à la gorge.11 serait donc normal de le désengorger en annulant les amendes aux inculpés et en retirant les accusations criminelles.Ceux qui sont contre l\u2019amnistie générale diront que les manifestations ont coûté 15 millions de dollars en heures supplémentaires pour le SPVM et qu\u2019il ne faudrait pas répercuter la facture aux contribuables qui n\u2019avaient rien à faire avec ce conflit.Nous en convenons : le peuple n\u2019a pas à payer pour les décisions douteuses/coûteuses du SPVM (faire sortir un camion d\u2019anti-émeute tous les soirs même si certaines manifestations ne comportaient qu\u2019une trentaine de manifestants), mais ce à quoi ces braves gens n\u2019ont pas pensé, c\u2019est que les contestations coûteront très cher à l\u2019État, car les mineurs et les étudiants pauvres auront tous le droit à l\u2019aide juridique qui est financée par l\u2019entremise des taxes et des impôts.Engorgement des tribunaux Une surutilisation de l\u2019aide juridique (qui coûtera nettement plus cher que les amendes) amènera des hausses de taxes qui seront payées par les contribuables, ce qui, évidemment, n\u2019est pas dans l\u2019intérêt de tous.Si le gouvernement n\u2019applique pas l\u2019amnistie générale, les étudiants qui contesteront leurs amendes se présenteront en cour vers la fin de l\u2019année 2013.Les policiers seront appelés à témoigner.Dans la majorité des cas, ils ne se présenteront même pas.S\u2019ils se présentent, ils ne pourront avoir de souvenirs assez précis des incidents et leurs témoignages perdront toute crédibilité aux yeux du juge lors d\u2019un contre-interrogatoire.La grande majorité des étudiants vont donc finir par être déclarés non coupables lors de cas par cas.C\u2019est comme une amnistie générale, mais en plus long et en plus coûteux pour l\u2019État.Dans le cas peu probable où tous les étudiants seraient déclarés coupables et obligés de payer leurs amendes, les parents des mineurs devront la payer pour eux ou le jeune sera condamné à des travaux communautaires.Dans le cas des jeunes qui ont plus de 18 ans, soit la majorité des accusés, ils ne pourront pas payer un montant aussi élevé, même en négociant et en étalant leur amende sur plusieurs mois.Coûts plus élevés Qu\u2019est-ce que l\u2019État devra faire pour récupérer l\u2019argent?Envoyer des huissiers?Les étudiants n\u2019ont pas grand-chose dans leur appartement pour rembourser (mis à part leur iPhone.).N\u2019oublions pas que les huissiers seront payés par les taxes et les impôts.Que faut-il faire d\u2019abord?Mettre les étudiants en prison?Les prisons sont déjà surchargées et nous avons la conviction que la place d\u2019un étudiant est à l\u2019école et non derrière les barreaux.D\u2019ailleurs, un prisonnier coûte plus cher qu\u2019un étudiant.Pour conclure, nous tenons à rappeler l\u2019Article 2 de la Charte canadienne des droits et libertés concernant le droit de manifester et que toute cause pour l\u2019éducation est noble.C\u2019est aussi notre conviction et nous ne croyons pas que l\u2019on doit punir ceux qui l\u2019ont défendue.Oui à l\u2019amnistie générale.ENSEIGNEMENT SUPERIEUR Les défis de Pierre Duchesne GABRIEL GAGNON Professeur honoraire de sociologie à l\u2019Université de Montréal À M.Pierre Duchesne, Dauline Marois a eu la main heureuse en vous nommant ministre de l\u2019Enseignement supérieur.Intellectuel et humaniste, vous n\u2019avez pas été mêlé directement aux querelles universitaires.11 vous faudra convoquer le sommet promis aux étudiants, sans en espérer trop sans doute.Comment arriver à une entente sur les droits de scolarité entre des acteurs aussi différents que les gens d\u2019affaires, les recteurs et les étudiants ?Pas d\u2019éducation gratuite à l\u2019horizon.Tout au plus pouvez-vous prévoir la solution déjà offerte par Pauline Marois, une augmentation liée à l\u2019inflation qui ne satisfera complètement ni les uns ni les autres et risque de remettre les étudiants dans la rue.D\u2019ailleurs, peut-on espérer d\u2019un sommet de deux jours la réponse aux défis auxquels les universités font face ?La population doute de plus en plus de la façon dont les rçcteurs gèrent l\u2019argent que leur fournissent l\u2019État et les étudiants.Malversations présumées au Centre universitaire de santé McGill, projets immobiliers inutiles à l\u2019UQAM et à TUniversité de Montréal, salaires somptuaires des recteurs et des cadres (mon recteur et la vice-chancelière de McGill, pour des responsabilités beaucoup moins lourdes, gagnent trois à quatre fois plus que la première ministre), concurrence acharnée à coup de succursales établies dans le territoire des voisins (UDM à Longueuil et à Laval, Université de Sherbrooke à Longueuil, Université de Ri-mouski à Lévis).Un meilleur contrôle de ces dépenses ne permettrait-il pas d\u2019alléger encore le fardeau des étudiants en nous acheminant graduellement vers la gratuité scolaire ?Gouvernance à la dérive La «gouvernance» des universités laisse aussi à désirer: une directive gouvernementale les oblige à confier plus de la moitié des postes de leurs conseils d\u2019administration à des membres extérieurs à la communauté universitaire, hommes ou femmes d\u2019affaires de préférence.Qn peut se demander en quoi Paul Desmarais, Monique Leroux ou Tony Accurso pourraient mieux servir les intérêts de la société et de l\u2019université qu\u2019un professeur de physique, un chercheur en philosophie ou une étudiante en médecine.Ces problèmes nous ramènent à une inquiétude fondamentale : la dérive néolibérale de l\u2019université.«Le cerveau des étudiants doit correspondre aux besoins des entreprises», affirmait sans complexe le recteur Breton de l\u2019Université de Montréal.Cette dérive se concrétise de multiples façons.Les cadres des universités sont de plus en plus des administrateurs sans aucune expérience de recherche ou d\u2019enseignement.Les enseignants de premier cycle sont majoritairement des chargés de cours, compétents mais mal intégrés aux structures universitaires.La recherche commanditée ou orientée prend de plus en plus de place, éloignant de l\u2019enseignement ses bénéficiaires.Comité de sages Ces questions, le sommet ne pourra que les effleurer.Pour les approfondir, il devrait être suivi de la formation d\u2019un comité de « sages » composé, par exemple, d\u2019un étudiant diplômé, d\u2019un ancien recteur, comme Claude Corbo, et de deux intellectuels ayant déjà réfléchi sur l\u2019avenir de l\u2019université; on peut penser à Guy Bourgeault, Céline Saint-Pierre, Jacques Hamel, Yves Gin-^as, Guy Rocher Jacques Beauchemin, Christian Nadeau ou Normand Baillargeon.Le travail de ce comité devrait être fondé d\u2019abord sur une analyse et une réflexion plutôt que sur une vaste consultation à travers le Québec.Ses conclusions montreraient peut-être comment l\u2019université pourrait devenir plus ouverte à ceux et à celles qui veulent d\u2019abord élargir le champ des connaissances et servir l\u2019ensemble de la société.En les attendant, vous pourriez continuer à différer l\u2019augmentation des droits de scolarité, ce qui serait fort opportun en temps de gouvernement minoritaire.Bonne chance, votre tâche est difficile.Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les çommentaires et les analyses de ses lecteurs.Étant donné l\u2019abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n\u2019oubliez pas d\u2019indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Mane-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Bélair-Cinno (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec)Y2Ao\\en T>egh.se(societe), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Dsa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertf'saw^cJ , information politique Michel T>am6.(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) , information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Juhe Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Enc Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Géraid Dallaire h^upitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy DaiWeier (reporters) ,}ean.-V\\erre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emihe Eolie-Boivm (pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger, Phihppe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Mane-Pier Erappier et Geneviève Tremblay (commis internet) , Améhe Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis a la redaction) DOCUMENTATION GiUes Paré (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTÉ , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Ehmam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal RainviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(KanseX Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Ohvier Leclerc (responsable par interim service a la clientele), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béhveau (adjointe administrative), Céhne Euroy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau A 8 LE DEVOIR, LE MARDI 25 SEPTEMBRE 2012 ACTUALITES MAFIA La mafia, «ce n\u2019est pas une société honorable.[.] C\u2019est le public qui paie».SUITE DE LA PAGE 1 le «Fabulous Fourteen».Joseph Pistone a indiqué que les méthodes de travail sont diverses.Par exemple, les matériaux de construction de base (notamment le ciment) sont sous le contrôle de la mafia, ce qui permet de fixer les prix, a-t-il mentionné.De plus, des entreprises sont créées de toutes pièces alors que d\u2019autres, déjà en activité, sont prises d\u2019assaut par la mafia.Chose certaine, les chantiers coûtent plus cher lorsque la mafia s\u2019y implique.Et ce coût est toujours transféré à la population, a indiqué l\u2019ancien policier.La mafia, «ce n\u2019est pas une société honorable.[.] C\u2019est le public qui paie».Selon son témoignage, la rentabilité des activités de la mafia dans l\u2019industrie de la construction est grande dans les régions les plus populeuses et oû l\u2019on retrouve un haut taux de syndicalisation.De plus, Joseph Pistone a expliqué l\u2019importance de développer des réseaux, notamment chez les politiciens ou les entrepreneurs qu\u2019il est facile de corrompre avec de l\u2019argent ou en trouvant leurs faiblesses (dette, drogue, sexe, par exemple) et ainsi les intimider et les menacer.Mais il faut dénoncer tout chantage, a-t-il soutenu.«Le crime organisé ne peut fonctionner sans corruption.» liens entre la mafia new-yorkaise et montréalaise Joseph Pistone a également abordé brièvement les liens entre la famille Bonanno de New York et la mafia montréalaise.Il a relaté des voyages à Montréal d\u2019un des membres du clan pour rencontrer Cotroni qui dirigeait alors une « faction » de la famille Bonanno.Aujourd\u2019hui encore, les mafiosi de New York brasseraient des affaires avec Montréal.D\u2019ailleurs, M.Pistone a rappelé que la famille Bonanno avait fait appel à un tireur montréalais pour participer au meurtre de trois capos (capitaines) qui s\u2019étaient rebellés.Il s\u2019agit de Vito Rizzuto, le parrain présumé de la mafia montréalaise qui purge une peine aux Etats-Unis.M.Rizzuto doit quitter la prison d\u2019ici la mi-octobre.Ces événements remontent à 1981.Joseph Pistone, alias Donnie Brasco, s\u2019était fait ordonner d\u2019abattre le quatrième mafieux concerné.C\u2019est à ce moment-là que le FBI a décidé s» JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des photos d\u2019archives de l\u2019ancien agent du FBI Joseph Pistone, alias Donnie Brasco, qui a infiltré le clan Bonanno, à New York.de mettre fin à l\u2019opération.Ironiquement, lorsque l\u2019infiltration de Pistone fut révélée, la mafia n\u2019y croyait pas et pensait plutôt que Donnie Brasco avait été kidnappé.En six ans, en effet, Donnie Brasco avait fait du chemin au sein de la mafia et tissé des liens pour démontrer que le clan avait toutes les raisons de lui faire confiance.Joseph Pistone s\u2019était forgé une identité crédible.Pour se préparer à approcher la mafia, il a reçu une formation en gem-mologie et il a appris à neutraliser les systèmes d\u2019alarme et à forcer les coffres-forts.Donnie Brasco avait tout du petit rece- leur.Mais il a dû se montrer patient.Pendant environ six à sept mois, il a fréquenté un bar oû de nombreux clients étaient liés à la mafia avant d\u2019avoir un premier contact.Son travail d\u2019infiltration aura entraîné une vingtaine de procès et plus de 200 condamnations de dirigeants de la mafia.Son histoire a inspiré le film Donnie Brasco.Mais il n\u2019y a rien de romantique dans ce qu\u2019a raconté Joseph Pistone, qui a insisté sur le fait que mentir, voler, tricher et tuer est légitime dans le monde de la mafia.Le Devoir Des mesures de sécurité exceptionnelles pour Joseph Pistone Le témoignage de Joseph Pistone a nécessité des mesures de sécurité exceptionnelles puisque la tête de cet ancien agent du FBI est mise à prix depuis son infiltration de la mafia new-yorkaise à la fin des années 1970.La commission Char-bonneau a ordonné aux médias de ne pas filmer ou photographier M.Pistone.Il est toutefois permis de diffuser des images déjà publiques.M.Pistone a témoigné caché par un paravent.GENTILLY SUITE DE LA PAGE 1 qu\u2019elle n\u2019avait toujours pas rencontré les responsables d\u2019Hy-dro-Québec pour faire le point sur l\u2019avenir de Gentilly-2.Elle a dit vouloir tenir cette rencontre «à très court terme», sans donner davantage de précisions.«Je vais rencontrer Hy-dro-Québec pour avoir l\u2019ensemble de l\u2019information et les détails.» Chose certaine, cette rencontre devrait permettre de faire le point sur les sommes déjà engagées par la société d\u2019Etat en vue d\u2019une réfection qui était acquise lorsque le gouvernement Charest était au pouvoir.Selon les données inscrites dans le rapport annuel 2011 d\u2019Hydro-Québec, quelque 850 millions ont été investis jusqu\u2019à présent.Hydro-Québec n\u2019a pas voulu préciser par ailleurs les coûts de la mise hors service de Gentilly-2 ou la valeur des actifs qui devront être radiés en cas de fermeture.Dans un bref courriel, on a indiqué que ces informations devraient être inscrites dans un «rapport complet sur les implications et les conditions relativement à la fermeture de la centrale» que le Parti québécçis a commandé à la société d\u2019Etat.Dans son dernier rapport annuel, Hydro-Québec évalue la valeur nette des «immobilisations corporelles» de la centrale nucléaire à 1,2 milliard de dollars.Commission parlementaire La Coalition Avenir Québec (CAQ) a réclamé lundi la tenue d\u2019une commission parlementaire pour étudier l\u2019épineuse question de l\u2019avenir de Gentilly-2.«Nous vivons dans un régime parlementaire et, afin de respecter le choix démocratique des électeurs, c\u2019est au Parlement de trancher certaines questions, pas au gouvernement d\u2019agir de façon arbitraire.Nous sommes d\u2019avis qu\u2019une majorité de parlementaires est en faveur d\u2019une décision juste et éclairée», a affirmé le porte-parole de la CAQ en matière de Ressources naturelles, François Bonnardel.Mais la deuxième opposition a dit ne pas vouloir prendre position.«Nous accepterons les conclusions du rapport final qui s\u2019appuiera sur des faits», a-t-il dit.Si les péquistes refusent cette option, la CAQ entend présenter une motion pour forcer le gouvernement à se rallier à cette idée.Selon M.Bonnardel, une telle motion devrait être adoptée «sans difficulté».En position minoritaire, le gouvernement Marois pourrait en effet se faire imposer la tenue de cette commission si libéraux et caquistes s\u2019allient.Mais selon ce qu\u2019a confirmé KEVIN BISSETT LA PRESSE CANADIENNE La centrale nucléaire de Point Lepreau, au Nouveau-Brunswick, dont la remise à neuf devrait coûter plus de 2,4 milliards.au Devoir le bureau du leader parlementaire du gouvernement, le Parti québécois serait ouvert à l\u2019idée de tenir une commission parlementaire.On pourrait y inviter Hydro-Québec à venir présenter toutes les données nécessaires pour bien évaluer les coûts de la réfection et de la mise hors service de Gentilly-2.On pourrait aussi y rendre public un rapport qu,\u2019aurait préparé la société d\u2019Etat dans les derniers mois et qui conclurait, selon les informations qui circulent, à la nécessité de fermer la centrale nucléaire.Les libéraux ne s\u2019opposent pas, pour le moment, à la tenue d\u2019une commission parlementaire.Mais on veut d\u2019abord mettre sur pied un «comité d\u2019actions stratégiques» afin de faire le point sur les impacts d\u2019une éventuelle fermeture des installations de Bécancour, en décembre prochain.Ce comité devrait notamment inclure des élus locaux, des spécialistes du nucléaire et des gens du milieu des affaires.Dans la région de Bécancour, on compte bien se battre pour garder la centrale ouverte.Une rencontre a d\u2019ailleurs eu lieu hier afin de discuter de la suite des événements.Des députés de l\u2019opposition.des syndicats et des représentants des chambres de commerce y ont pris part.Le président de la chambre de commerce de Trois-Rivières, Patrick Charlebois, réclame lui aussi une commission parlementaire.«Si on peut faire un sommet pour discuter de la question de la hausse des droits de scolarité, il me semble qu\u2019on pourrait faire une commission parlementaire pour débattre d\u2019un dossier qui représente des milliards de dollars.» M.Charlebois juge que le fonds de diversification économique de 200 millions de dollars promis par les péquistes est «insuffisant».Martine Ouellet n\u2019est pas de cet avis.«Avant de parler de bonifier le montant, est-ce qu\u2019on peut voir ce qu\u2019on peut faire avec ça ?Le 200 millions, c\u2019est un levier.Ce n\u2019est pas ça qui va tout régler.C\u2019est un levier financier pour aller chercher davantage d\u2019argent.Je trouve que c\u2019est déjà un bon montant pour attirer des projets.Il faut travailler avec le milieu des affaires, les municipalités, etc.» Une rencontre devrait avoir lieu sous peu, a promis la ministre.Avec la collaboration de Robert Dutrisac et d\u2019Antoine Robitaille Le Devoir CAQ: Martel n\u2019a pas la même position que Bonnardei «Moi, je souhaite que les travaux de réfection se fassent», a dit d\u2019emblée le nouveau député caquiste Donald Martel à propos de la réfection de Gentilly, au sortir de la conférence de presse.Cette position contraste avec celle du «ni-ni» présentée par le député François Bonnardel quelques minutes plus tôt: la CAQ «ne prend position ni pour la réfection ni pour le déclassement de la centrale», a-t-il soutenu.M.Martel rappelle que la position de son chef, François Legault, pendant la campagne électorde, était celle d\u2019un «préjugé favorable» à la réfection.«Il faut que ça se fasse dans un contexte économique acceptable et dans un contexte de sécurité environnementale», a toutefois précisé M.Martel.Ancien candidat du Parti québécois en 2007, M.Martel soutient ressentir plus «d\u2019insécurité devant le déclassement» qu\u2019une réfection de Gentilly-2.«On ne sait pas comment ça se passe, cette opération-là.[.] on n\u2019a pas beaucoup de références», a-t-il déclaré.Antoine Robitaille BUREAU-BLOUIN SUITE DE LA PAGE 1 fours jeunesse-emploi ou promouvoir l\u2019idée de bureaux de vote dans les cégeps et les universités, par exemple.Mais, surtout, il compte développer l\u2019idée de la création d\u2019un Conseil des générations, initiative qu\u2019il avait présentée l\u2019an dernier en commission parlementaire, à la suite de l\u2019abolition du Conseil permanent de la jeunesse, celui de la famille et des aînés.«Plutôt que de conseiller sur un pan de la société, il faudrait voir comment les politiques publiques peuvent être plus respectueuses de l\u2019équité intergénérationnelle», soutient-il.Homme de compromis, disait-on.«Le conflit a contribué à monter les générations les unes contre les autres.Les jeunes ont eu l\u2019impression de se faire refiler la facture alors que les plus vieux ont l\u2019impression inverse et croient que les jeunes devraient payer leur part.» Le cabinet n\u2019en est pas encore saisi, mais il croit en cette initiative qui devrait intéresser Pauline Marois.«Je crois que ça tient à cœur à la première ministre qui veut savoir comment recoudre les plaies, comment éviter que les derniers mois laissent des cicatrices au tissu démocratique», sou-ligne-t-il, avec ce sens inné de la formule.Léo Bureau-Blouin promet de ne pas faire de l\u2019accessibilité aux études pour les jeunes son seul combat.«Je ne suis pas l\u2019homme d\u2019une seule cause.Mais je vois la question de l\u2019égalité des chances comme la meilleure porte vers l\u2019ascenseur social.» Le sommet sur l\u2019enseignement supérieur que tiendra son gouvernement est surtout, pour lui, une occasion de voir la jeunesse marquer des points.Vie de député Outre ses responsabilités parlementaires, il aura à assumer ses fonctions de député de La-val-des-Rapides.Entre les représentations dans la circonscription et des séances de sourires et de poignées de main, il devra être à l\u2019écoute des citoyens et tenter de devenir l\u2019expert de tous les dossiers qu\u2019ils porteront à son attention.Comment compte-t-il s\u2019en sortir?«Un citoyen est venu me voir pour un enjeu très précis concernant les accidentés du travail.J\u2019ai dû être honnête et lui dire que je ne connaissais pas cette problématique.» Et alors qu\u2019on croit le coincer, voilà qu\u2019il poursuit du tac au tac en expliquant comment il a commandé des notes d\u2019information, a réussi à démêler les relations entre la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) et celle des lésions professionnelles, et à forger un début de piste de solution.Pratiquement impossible à mettre en boîte, le jeune homme de 20 ans a réponse à tout.Ou maîtrise parfaitement l\u2019art de l\u2019esquive, en rhétorique, ce savant mélange de langue de bois et de candeur dont il use et, peut-être même, abuse.Il pèse ses mots, mijote ses déclarations au point de rappeler la journaliste en fin de journée pour vérifier s\u2019il s\u2019est bien fait comprendre sur un point plus litigieux.Bref, les déclarations à l\u2019emporte-pièce oû il sort de ses gonds, ce n\u2019est pas son genre.«Je n\u2019ai pas un tempérament sanguin.Je ne me fâche pas souvent, ce n\u2019est pas ma façon de faire.Je suis plutôt porté vers le compromis», lance-t-il pour expliquer cette impression de maîtrise de soi qu\u2019il donne, malgré la lourde pression qui pèse sur ses épaules.«Il faut créer une distance entre la notoriété et soi-même.Un peu comme le médecin prend des distances face à son patient», poursuit-il en toute sagesse.Certains rageraient devant ses allures de jeune premier promu à un brillant avenir.Et là encore, il désarme, parant d\u2019avance toute critique.«Je ne suis pas con.Je suis conscient que je ne fais pas l\u2019unanimité chez les étudiants, au même titre qu\u2019un politicien ne fera jamais l\u2019unanimité au sein de la population», répond-il lorsqu\u2019on lui rappelle les huées à son endroit de la Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), le soir des élections.Il prend même les devants en reconnaissant d\u2019emblée ses erreurs.Lors d\u2019une entrevue à l\u2019émission de Paul Arcand, sur les ondes de 98,5 FM, il a laissé échapper que l\u2019indexation des droits de scolarité, que prône le parti québécois, était un «compromis acceptable».«J\u2019ai fait une erreur, a-t-il reconnu.C\u2019est une erreur, car, ultimement, je crois que ce n\u2019est pas à moi de décider quel serait le compromis acceptable.Je ne veux pas avoir l\u2019air de celui qui prend les décisions avant même d\u2019avoir rassemblé les acteurs.» Profiter de l\u2019effervescence S\u2019il s\u2019est lancé en politique un peu par hasard \u2014 il dit avoir pris goût à la chose au fil de son implication dans l\u2019association étudiante du Cégep de Saint-Hyacinthe, puis comme président de la fédération étudiante collégiale du Québec \u2014, il maintient l\u2019avoir fait en «toute connaissance de cause».«B y a quelque chose qui se passe, et je veux profiter de cette effervescence», dit-il.Grande aurait été sa déception de perdre aux élections, mais les défaites font partie du jeu.«Je ne conçois pas la politique comme une carrière», note le jeune député.Il se dit conscient que, pour toutes sortes de raisons, sa présence à l\u2019Assemblée nationale pourrait être de courte durée.De toute façon, rien de pire pour lui que «des politiciens qui restent pour rester».Ainsi, tout en se réjouissant d\u2019un bel accueil de ses collègues députés, Léo Bureau-Blouin entend suivre du mieux qu\u2019il peut les conseils de ses homologues d\u2019expérience.En particulier celui de Louise Hard, qui lui a un jour suggéré d\u2019accomplir ses objectifs du jour avant de se coucher, de façon à pouvoir partir la tête haute, si tel devait être le cas.Et il promet à tous ceux qui se sont inquiétés de le voir interrompre ses études qu\u2019il fera tout pour s\u2019inscrire à un certificat en droit dès qu\u2019il en aura l\u2019occasion.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9*^ étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514\t985-3322 Par télécopieur\t514\t985-3340 A-bonnementS (lundi a vendredi, 7 h 30 a 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tahonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la 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