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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2012-09-29, Collections de BAnQ.

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[" Vickie Gendreau : l\u2019écriture et la mort, ^ l\u2019écriture ou la mort Page F 3 Une réflexion autour d\u2019Alain Grandbois et l\u2019universel Page F 6 LIVRES CAHIER F > LE DEVOIR, LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 SEPTEMBRE 2012 ./y Dans le récent essai de Daniel D.Jacques, tous les enjeux actuels de l\u2019humanisme sont examinés sur l\u2019horizon d\u2019une histoire complexe et ramifiée « La recherche de la vérité est devenue la modalité dernière de réthique du perfectionnement de soi, dès lors qu\u2019il fut établi que le vrai apporte de lui-même un surplus d\u2019être à celui qui s\u2019en approche.» Daniel D.JACQUES LA MESURE DE L\u2019HOMME Un nouvel humanisme est-il possible?Il fut un temps, pas si lointain, où la seule mention de l\u2019humanisme suffisait à disqualifier une pensée.L\u2019essence de l\u2019homme, pour peu qu\u2019on puisse l\u2019exprimer, paraissait non seulement hors d\u2019atteinte, mais elle présentait la figure d\u2019un idéalisme oppressant: pourquoi faudrait-il chercher encore à la déterminer si ses effets les plus nets étaient la soumission, le sexisme et le soutien de ceux qui s\u2019en déclarent les propriétaires?SOURCE EDITIONS DU BOREAL GEORGES LEROUX Beaucoup de choses ont changé.D\u2019abord, le conflit entre le progrès technologique, en apparence illimité, et le souci d\u2019une juste mesure de l\u2019action humaine n\u2019a cessé de croître, mais il faut aussi compter avec l\u2019émergence universelle des droits de la personne, actifs autant dans les revendications écologiques que dans les situations sociales et politiques qui exigent une certaine «mesure» de l\u2019humanité.Dans le récent essai de Daniel D.Jacques, tous les enjeux actuels de l\u2019humanisme sont examinés sur l\u2019horizon d\u2019une histoire complexe et ramifiée.Le philosophe s\u2019engage en effet dans une enquête qui va non seulement retraverser toute l\u2019histoire de la pensée, mais examiner courageusement l\u2019anti-humanisme contemporain.Comme son titre l\u2019énonce, ce livre réintroduit d\u2019abord le questionnement grec sur la juste mesure.Bien qu\u2019il ait été forgé à la Renaissance, l\u2019idéal humaniste plonge ses racines dans l\u2019ambivalence antique entre une définition autonome de l\u2019être humain \u2014 comme dans la maxime de Protagoras «L\u2019homme est la mesure de toute chose» \u2014 et une définition métaphysique, qui place la mesure dans l\u2019affirmation d\u2019une transcendance divine.Deux raisons illustrent ici le caractère décisif de la pensée de Platon : d\u2019une part, la formation d\u2019un idéal d\u2019éducation centré sur l\u2019humanité (la paideia grecque) et d\u2019autre part, le lien de cet idéal avec la recherche de la vérité.Avec Platon, en effet, «la recherche de la vérité est devenue la modalité dernière de l\u2019éthique du perfectionnement de soi, dès lors qu\u2019il fut établi que le vrai apporte de lui-même un surplus d\u2019être à celui qui s\u2019en approche».Cette riche lecture de l\u2019humanisme ancien a le mérite de permettre de saisir dans l\u2019humanisme moderne une figure de continuité: c\u2019est d\u2019abord par l\u2019institution d\u2019un régime de vérité qui lui est propre que la modernité va se poser.L\u2019affirmation de l\u2019égalité et le désir de reconnaissance qui en découle auront pour conséquence directe la critique de la conception aristocratique des Anciens.Le savoir doit être accessible à tous et le rôle de Descartes, à qui l\u2019auteur consacre des pages admirables, est d\u2019en avoir imposé la méthode.De Montaigne éducateur à cet humanisme du savoir, le chemin fut long et complexe : ne peut-on pas parler de l\u2019anti-humanisme de Descartes ?Il faut sans doute attendre Rousseau et Kant pour que les liens de l\u2019humanisme à la démocratie parviennent à fonder un humanisme de la dignité, véritable socle des espoirs révolutionnaires.Au principe de l\u2019égalité, cet humanisme a en effet ajouté une forme de clôture anthropologique qui sépare l\u2019humanité des autres êtres vivants.Uanti-humanisme contemporain C\u2019est ce second principe qui entre en crise au vingtième siècle et conduit à l\u2019anti-humanisme contemporain.Comment le comprendre ?Lecteur attentif de Heidegger, Daniel D.Jacques montre l\u2019abîme sur lequel repose, après la critique de la métaphysique, toute la tradition de l\u2019humanisme ancien et moderne.Ses analyses mettent en jeu non seulement les contributions de la science à l\u2019avènement d\u2019un humanisme scientifique, entraînant la critique naturaliste de l\u2019humanisme ancien, mais aussi les critiques contemporaines de la modernité politique.La pensée évolutionniste n\u2019est que le facteur le plus saillant de cette histoire qui, de Darwin à Freud, vient déstabiliser la définition de l\u2019humanité acquise dans les siècles précédents.Citant Hans Jonas, l\u2019auteur invite à prendre conscience des conséquences d\u2019une désagrégation de toute pensée de la mesure.Faisant sienne la conclusion de Jonas, il croit possible et nécessaire de repenser une idée de l\u2019homme capable de mesurer pour l\u2019avenir sa liberté.Entre l\u2019utopie politique des modernes et les déterminismes induits par le monde de la cybernétique, comment ouvrir un espace où cette liberté serait encore possible ?Le mouvement im-pensé de la technique, déjà annoncé par Heidegger, devient ici le milieu dans lequel se développe la post-humanité.Figure la plus nette de f anti-humanisme contemporain, cette post-humanité apparaît en effet comme une négation de la nature.A rebours de tous ceux qui lisent la Lettre sur l\u2019humanisme de Heidegger comme le bréviaire de l\u2019anti-humanisme contemporain, Daniel D.Jacques propose d\u2019y trouver plutôt le projet d\u2019un nouvel humanisme : prenant acte de la perte de la métaphysique de la subjectivité, Heidegger retournerait l\u2019humanisme ancien sur lui-même pour en exalter d\u2019abord le projet de liberté et pour en restituer ensuite la filiation grecque, c\u2019est-à-dire la nécessité d\u2019une nouvelle paideia.Engageant le débat avec la pensée de Peter Sloterdijk, l\u2019auteur y reconnaît un projet critique de Heidegger, en rupture avec toute forme de transcendance.Dans un chapitre final sur le déclin des humanismes, il revient sur le lien indissociable de tout humanisme VOIR PAGE F 3 HUMANISME QUÉBÉCOR présente le 28^ Festival Internatjonal \u2018\u2018''° Poésie UPéFLACBTOOT :-Denys Gameau BU 28 SEPTEMBRE AU 7 OCTOBRE 2012 IVIERES' Kepaf-poéfie (Kéfervationf recommandées) Au Four à bois Bistro l'Ancêtre Café Bar Zénob Café Le Bucafin Circo Pâtes et Passion Le Lupin Dîner-poésie : 12 h - 29 sept, et 1 \u201c au 6 oct.Souper-poésie : 18 h 30 - r' au 4 oct.Souper-poésie : 17 h 30 et 20 h - 29 sept., 5 et 6 oct.Souper-poésie : 18 h - 2 et 3 oct.Pique-nique-poésie: 12 h - 29 sept, au 7 oct.Dîner-poésie : 12 h -1 au 5 oct.Souper-poésie : 18 h - 3 au 6 oct.Dîner-poésie : 12 h - 2 au 5 oct.Souper-poésie : 18 h 30 - 29, 30 sept, et 2 au 7 oct.Le Manoir Dîner-poésie : 12 h - 29 et 30 sept., 5,6 et 7 oct.\u2022 ¦\t\"¦\t\"\tt.,5,4,-\t-\t¦ Olive & Papaye Le Rouge vin Le Sacristain Le St-Gemain Bistro Le Troquet (Hôtel Delta) Maison de la culture Souper-poésie : 18 h - 30 sept., 3,4, 5 et 7 oct.Dîner-poésie : 12 h -1 au 5 oct.Souper-poésie : 18 h 30 - 30 sept., 1\u201c 3,4 et 7 oct.Tartines et poésie : 9 h -1®' au 5 oct.Brunch-poesie : 10 h - 30 sept, et 6 oct.Souper-poésie : 18 h -1®' et 4 oct.Tapas et poésie : 18 h - 5 oct.Souper-poésie : 18 h - 29 sept, au 7 oct.Souper-poésie : 18 h 30 - 29 sept., 5 et 7 oct.Dîner-poésie : 12 h - 29 sept, au 6 oct.Ateliers â écriture Café Morgane Rendez-vous avec un poète! 15 h - 29 et 30 sept, et 4 au 7 oct.19 h 30 - 29 et 30 sept, et 3 au 7 oct.Réservations 24 h à l'avance / 819 448-4463 Le Sacristain Atelier-bistro 15h-2,3et4oct.Musée des Ursulines Poésie ludique 13 h 30 - 29 et 30 sept, et 3 au 7 oct.Maison de la culture Atelier d'écriture-poésie 15 h 30 - 29 et 30 sept, et 2 au 7 oct.Moments éourmands Café Morg[ane - Muffins et poésie : 11 h - 30 sept, et 7 oct.Librairie ClémentTVIorin Signature poète : 12 h - 30 sept, et 7 oct.Hôtel Delta - Bar l'Hexagone Mignardises et poésie : 16 h - 6 et 7 oct.Nys Pâtissier Pause-poésie : 10 h - 4 et 5 oct.Goûter-poésie : 16 h - 29 sept., 2 au 5 oct.r/J oeste Hôtel Delta - Bar l'Hexagone Apéro-poésie : 17 h - 4 et 5 oct.Café Bar Zénob Apéro-poésie : 17 h - 29 sept, au 7 oct.Maison de la culture Apéro-poésie : 17 h - 29 sept, au 5 oct.L'Embuscade Café Galerie Scotch et poésie : 15 h - 29 et 30 sept, et 2 au 7 oct.Pouces lectures Café Bar Zénob 19 h - 29 et 30 sept.20 h 30 et 23 h - 28 sept, au 7 oct.Café Morgane - 15 h - 29 sept, au 6 oct.LibrairieClémeniMorin 19h30-29sept.au5oct.Église Saint-James 17 h - 29 sept, et 6 oct.Poèmes en langue anglaise : 15 h 30 - 5 oct.>aint~Penvs (rameau La poésie de Valérie et Salle J.-A.Thompson Saint-Denys avec l'OSTR Samedi 29 sept, à 20 h Hommage jazz et poésie Salle Anaïs-Allard-Rousseau/Maison de la culture D.Lessard et W.McQuade Vendredi 5 oct.à 20 h Sur les pas de Saint-Denys Salle Louis-Philippe-Poisson/Maison de la culture Table ronde Samedi 6 oct.à 10 h Ciné-poésie Ciné-Campus/Séminaire Saint-Joseph Saint-Denys Garneau Mardi 2 oct.à 19 h 30 Foètes invités Prix de poésie Grand Prix Québécor du Festival International de la Poésie-2012 Prix Estuaire-Bistro Leméac - 2012 DE BELLEFEUILLE, Normand Prix Piché de poésie UQTR-2012 GEOFFROY, Marco Finaliste - Prix Piché de poésie UQTR-2012 MARCOTTE, Josée Prix Félix-Antoine-Savard de poésie-2012 QUINN, Judy Prix Jean-Lafrenière/Zénob-2012 GUERRETTE, François Prix lnt.de Poésie Antonio Viccaro-2012 COULMIN, Françoise (France) Prix Gatien-Lapointe-Jaime-Sabines-2012 DAOUST, Jean-Paul Gouverneur Général du Canada-2011 DUPRÉ, Louise Prix Radio-Canada 2012 À venir Prix Alain-Grandbois-2011 DAVID, Carole Prix ANEL-AQPF de poésie-2011 GUILLOTON, Noëlle Bol rse Hector-de-Sai nt-Denys-Ga meau-2011 NICOLAS, Sylvie I Prix Athanase-Oavid 2011 DES ROSIERS, Joël (Halti/Québec) Prix Littéraire Le Droit-poésie 2011 CÔTÉ, Michel Prix Littéraire Le Droit-poésie 2012 LACELLE, Andrée (Ontario) I Prix Trillium de poésie 2012 LAMONTAGNE, Sonia (Ontario) 28 29 30 1 2 3 4 5 6 7 Poètes québécois 47 48 49 50 51 28 29 30 1 2 3 4 5 6 7 \t\t1\t\t\t\t\t\t\t\t R BEAULIEU, Germaine\t\t\t\t*\t*\t*\t\t\t\t [H BERNIER, Mélina\t\t\t\t\tit\tit\t*\t\t\t Rj BESSETTE, Carl\t\t\t\t\t\t\t*\t*\tk\t M BIENVENUE, Yvan\t*\t*\t*\t*\t\t\t\t\t\t BLANCHET, Michèle\t*\t*\t*\t*\t\t\t\t\t\t R BOUCHER, France\t\t\t\t\t\t\t*\t*\tit\t H BOULERICE, Simon\t\t\t\t\t\t\t*\t*\tk\t Sj CAMPEAU, Sylvain\t\t\t\t\t\t\t*\tk\tk\t CHAMBERLAND, Paul\t\t\t\t\t\t\t\t\tk\t M COMTOIS, Marie-Ève\t\t*\t*\t*\t\t\t\t\t\t Bj COULOMBE, Jean\t*\tit\t\t\t\t\t\t\t\t ^ D\u2019ALFONSO, Antonio\t\tit\t*\t*\t\t\t\t\t\t S D\u2019AMOUR, Stéphane\t\tit\tit\t*\t\t\t\t\t\t ^ DORION, Hélène\t\t\t\t\t\t\t\t\tk\t 3 DOYON, Paule\t\t\t\t\t\t\t¦k\tk\t\t Q DUMAIS, Isabelle\t\t*\t\t\tit\t\t\t\t\t Q DUPUIS, Jean-Philippe\t\t\t\t\t*\t*\tit\t\t\t m ELICIERY, Rose\t*\t*\t\t\t\t\t\t\t\t H FORGET, Danielle\t\t\t\t*\t*\t\t\t\t\t GAUDET-LABINE, Isabelle\t\t\t\t\t\t\t*\tk\tit\t ^ GAUDREAU, Jean-Pierre\t\t\t\t\t\t\t\tk\tk\t* \t\t\t\t\t\t\tit\tk\tk\t c2*l oAY, Mien©!\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t ^ GIROUX, Robert\t\t\t\t\t\t\t\tk\tk\tk KLANG, Gary\t\t\t\t\t\t*\tit\tk\t\t MALENFANT, Paul Chanel\t\t\t\t\t\t\t\t\tk\t [H MARTEL, Émile\t\t\tit\tit\t*\t*\tit\tk\tk\t* [H MC MURRAY, Line\t\t\t\t\t\t\t\tk\tk\t PALMIERI, Christine\t\t*\t*\t*\t\t\t\t\t\t fflpiCA\t\t\t\t\t\t\t\tk\tk\t* jg PLEAU, Michel\t\t\t*\t*\t\t*\t*\t*\tk\tk\t* \t\t\t\t\tB\tB\ta\tB\ta\t it 1t * it * RÉGIMBALD, Diane ROBERGE, Émile RUIZ, Hector SIMARD, Emmanuel TRUDEL, Alexandre it it it it Poètes canadiens BRAND, Dionne (Ontario) CHAMPEAU, Nicole V, (Ontario) CLAER, José (Ontario) COMEAU, Fredric Gary (N-Brunswidt/Ouëbec) CONNELLY Karen (Ontario) COOK, Margaret Michèle (Ontario) DALLAIRE, Michel (Onatrio) DUMONT, Marilyn (Alberta) HALL, Phil (Ontario) LANGLOIS, Dominic (N-Brunswick) LEBLANC, Raymond Guy (N-Srunswicio ROBICHAUD, Gabriel (N-Brunswick) THÉRIEN, Michel (Ontario) TSIANG, Sarah Yi-Mei (Ontario) 28 29 30 1 2 3 4 5 6 7 Poètes internationaux ALVARADO, Javier (Panama) BRACONIECKI, Kazimierz (Pologne) CASTERA, Georges (Haïti) CHEGENI, Jaleh (Iran/France) CLANCIER, Sylvestre (France) DANTINNE, Alain (Wallonie-Belgique) DE AGUINAGA, Luis Vicente (Mexique) FONSECA, Aleilton (Brésil) GOMEZ, Giovanny (Colombie) GUEVARA G., Otoniel (San Salvador) KALDMAA, Kâtiin (Estonie) KATUNARIC, Drazen (Croatie) LINDNER, Erik (Pays-Bas) MAGNÈS, Claire-Anne (Wallonie-Belgique) MENDIOLA, Victor (Mexique) OR, Amir (Israel) PALSSON, SIgurdur (Islande) PAREDES, Rigoberto (Honduras) POBLÈTE, Pablo (France/Chili) POPESCU, Simona (Roumanie) REDONDO, Victor (Argentine) RUHAUD, Étienne (France) TORNER, Carles (Catalogne/Espagne) WATSON, John (Australie) ZAKHAROV, Vladimir (Russie) 28 29 30 1 2 3 4 5 6 7 28 29 30 1 2 3 4 5 6 7 Procurez-vous notre programmation complète chez tous les hôtes du Festival ou au www.fiptr.com.Info-Festival : 819 379-9813 ÙKANPE SOIKÉB OUBBBCOK PB LA FOBSIB Samedi 6 octobre 20 h 25 poètes sur scène à la Maison de la culture.Prix 15 $ taxes incluses.Réservations billetterie de la salle J.-A.-Thompson : 819 380-9797 ou billetterie@v5r.net ou 1 866 416-9797 (sans frais).^ I\tE3 Québec ra o I4>l Patrimoine Canadian canadien Heritage Canada Conseil des arts Canada Council du Canada\tfor the Arts prix littéraires , , , rrÊM _ du gouverneur general olmOlj O la francophonie ORGANISATION INTERNATIONALE DE J3ELTA \u201d.¥jll!s-Rl¥IÈKES -ÏW'TEL BT CSfTEi Ljup-r^ Savoir.Surprendre.LE DEVOIR 4 Libre de penser GOUVERNEUR HÔTEL TROIS-RIVIÈRES TRDIS-RIVIERES VILLE u'HiSTOIRE CULTURE LE DEVOIR, LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 SEPTEMBRE 2012 F 3 LITTERATURE LITTERATURE QUEBECOISE Tokyo-Saint-Liguori Express Pierre Samson et Bertrand Laverdure s\u2019envoient des lettres crues CHRISTIAN DESMEULES I 0 1 est presque rassurant de voir qu\u2019à l\u2019heure du «J\u2019aime» et des gazouillis, deux écrivains choisissent encore de s\u2019écrire.C\u2019est-à-dire de faire des phrases complètes, de fouiller un peu sous la croûte de leurs humeurs, d\u2019essayer de dépasser les limites du hanal et de l\u2019autarcie.Entre avril et novembre 2011, Bertrand Laverdure et Pierre Samson, à l\u2019initiative de leur éditrice, Geneviève Thibault, ont pris le risque de partager leur expérience d\u2019écrivain.Ils se sont écrit, eux qui pourtant se connaissaient peu, avec le but avoué de se purger de «ce qui nous malaxe les hoyaux».«Nous sommes Batman et Robin, écrit Laverdure, et nous avons décidé d\u2019enfiler nos capes de superhéros de la littérature pour défendre la dignité du jugement, la belle candeur de nos complexités d\u2019hommes, l\u2019expression de nos désirs sans détour!» Strip-tease et crudités Entre Tokyo, où Samson {Un garçon de compagnie, Alibi, Catastrophes) a occupé durant six mois le studio du Québec, et le Saint-Liguori de S\u2019ils divergent d\u2019opinion quant à la pratique des spectacles littéraires, les deux écrivains se rejoignent souvent au chapitre de la vanité littéraire Bertrand Laverdure {Gomme de Xanthane, Lectodôme) dans Lanaudière, sous le gros œil du public et celui de leur éditrice, les deux hommes ont procédé à un «lent strip-tease».On a droit, bien sûr, dans cette correspondance orchestrée, aux habituelles jérémiades sur le manque de reconnaissance de leur travail d\u2019écrivain, sur l\u2019illettrisme québécois {«Je me fouille la cervelle et je suis incapable de trouver un peuple qui méprise tant sa culture écrite», écrit Samson) et sur l\u2019indigence généralisée de la couverture médiatique accordée au livre.11 s\u2019y distribue bonnes notes, petites vacheries, coups de griffes.Pêle-mêle : le gigantisme de Victor-Lévy Beaulieu, l\u2019arrivisme de Dany Lafer-riêre, l\u2019immobilisme des éditions Boréal {«cimetière de la littérature formatée», dixit Pierre Samson, en général beaucoup plus caustique que son cadet).Sans oublier le refrain connu dans toutes les langues sur la «lâcheté de notre petite tribu littéraire».V e U e Un zeste d\u2019amertume S\u2019ils divergent d\u2019opinion quant à la pratique des spectacles littéraires, notamment, les deux écrivains se rejoignent souvent au chapitre de la vanité littéraire.Comme deux chats de ruelle qui lèchent les plaies de leurs ego écorchés.Et pour cause : cet «échange en mode dry wash souligne notre écœurement mutuel et notre désir fervent d\u2019en témoigner» (Bertrand Laverdure).11 se dit beaucoup de choses dans ces Lettres crues.11 y a un côté Tokyo-Saint-Li-guori Express, rat des villes et rat des champs.Du romantisme (Laverdure) au cynisme (Samson), ces deux écrivains aux fortes personnalités \u2014 du moins sur le papier \u2014 s\u2019échangent des réflexions profondes, confidentielles ou provocantes, rendues avec style et humour.Avec une certaine hauteur, aussi, beaucoup de passion, un zeste d\u2019amertume.Entre l\u2019examen de conscience, la profession de foi et \u2014 n\u2019en déplaise à Pierre Samson \u2014 le « spectacle littéraire», cette partie de ping-pong est peut-être surtout un plaidoyer en faveur de la liberté.Celle de dire tout haut ce que l\u2019on pense.Comme celle de dire non, ainsi que l\u2019écrit Samson, aux scénarios joués d\u2019avance : «Ecrire, c\u2019est nier la vie telle qu\u2019elle nous est imposée.» Collaborateur Le Devoir LETTRES CRUES Théâtre épistoiaire de la LITTÉRATURE À L\u2019ÉPOQUE DES MÉDIAS SOCIAUX Correspondance Bertrand Laverdure et Pierre Samson La Mèche Montréal, 2012, 392 pages HUMANISME SUITE DE LA PAGE F 1 avec le régime de vérité élaboré par chaque époque.La nôtre ne saurait faire exception et c\u2019est dans la complexité de nouveaux savoirs transversaux que peut émerger une reconfiguration de cette «mesure de l\u2019homme».Les livres qui atteignent le degré de maturité philosophique qu\u2019on trouve ici sont rares, et on ne peut qu\u2019admirer la richesse et la qualité de la synthèse qui nous est proposée.Comme dans toutes les entreprises de cette ampleur, on pense au récent livre de Charles Taylor, c\u2019est toute l\u2019histoire de la pensée qui défile sous nos yeux, enrichie d\u2019un regard sans concessions sur les ambivalences propres à chaque époque.Aucune ne produit un régime de vérité définitif, aucune n\u2019élabore un idéal susceptible de subsumer tous les autres.Les tensions sont constitutives de cette longue histoire et là se trouve le mérite principal de ce beau livre : loin de relire l\u2019histoire pour présenter un programme, il entreprend de la reconsidérer pour comprendre les questions qui sont les nôtres aujourd\u2019hui.Auteur d\u2019une œuvre majeure, Daniel D.Jacques s\u2019impose ici avec un livre qui fera date.Collaborateur Le Devoir LA MESURE DE L\u2019HOMME Daniel D.Jacques Editions du Boréal Montréal, 2012, 716 pages Jean- François Nadeau rv Lire aussi > La chronique \" phrase Aparté, publiée exceptionnellement sur le site Web du Devoir cette semaine.ledevoir.com Lécriture et la mort, Vécriture m la mort ^ F Danielle Laurin Imaginez.Vous venez de mourir.À 23 ans.Cancer du cerveau.Vous avez laissé un livre écrit dans l\u2019urgence pour vos amis, votre ex, votre famille.Un livre-testament, dans lequel vous vous êtes mis à nu.Imaginez.Comment chacun va-t-il réagir?Réagir à votre livre, réagir à votre mort, d\u2019abord ?Anticiper sa mort et imaginer comment réagiraient ses proches en leur prêtant ses mots: c\u2019est ce que fait dans Testament Vickie Gendreau, 23 ans, à qui on a diagnostiqué en juin dernier un cancer du cerveau.Vous l\u2019avez peut-être entendue à la radio, vue à la télé.Ça remue, oui.Ce combat contre la mort.Si jeune.Cette lutte avec soi-même pour garder la tête froide, les idées claires.Cette force exemplaire.Cette vulnérabilité, cette candeur, presque.Cette générosité.Ce témoignage-choc, direct, sans fard.Ça frappe aussi dans le livre comme tel, bien sûr.Ça : le fait vécu.La mise à nu.Ça: la menace terrible de la maladie qui tue, de la jeunesse foutue.Et les foutus traitements qui n\u2019en finissent plus.11 y a ça, donc.L\u2019aspect livre-vérité.Qui rentre dedans.Nécessairement.Mais si vous vous attendez à lire un témoignage linéaire, chronologique, à la lettre, au ras des pâquerettes, facilement déchiffrable, facilement catégo-risable, étiquetable.détrompez-vous.Le premier livre de Vickie Gendreau a des allures de fourre-tout.C\u2019est écrit sous forme de fragments.S\u2019y entremêlent passé, présent et futur, récits en prose et poèmes, descriptions froides de menus d\u2019hôpital et scènes de bar où des danseuses nues, dont la narratrice, se démènent autour d\u2019un poteau pour exciter les clients en vue d\u2019empocher de l\u2019argent.Scènes de prostitution, aussi.Et une scène de viol, obsédante.C\u2019est échevelé, garroché par moments.Ça fesse.Pensez à du Eisa LeBlanc.Avec une touche de Josée Yvon.C\u2019est cru, c\u2019est dur, c\u2019est frontal.Pas autant que du Christine Angot, du Virginie Despentes, mais quand même.M.CHRISTIAN BLAIS Dans Testament, l\u2019écrivaine de 23 ans Vicky Gendreau, diagnostiquée d\u2019un cancer du cerveau en juin dernier, anticipe sa mort et imagine la réaction de ses proches.C\u2019est poétiquement sublime au tournant; ça pourrait ressembler à du Hélene Mouette par certains côtés.Ça vous donne une idée ?Dans le tout dire, jusqu\u2019à l\u2019impudeur, mais en plus trash, ça navigue dans les eaux d\u2019une lement que la poète Marie Uguay, morte du cancer à l\u2019âge de 26 ans, semble importante pour elle, qu\u2019elle y fait référence plus d\u2019une fois dans Testament.Je suis en train de dire que ce livre a de remarquables qualités lit- C\u2019est cru, c\u2019est dur, c\u2019est frontal.Pas autant que du Christine Angot, du Virginie Despentes, mais quand même.C\u2019est poétiquement sublime au tournant.Annie Emaux.Et parce que le cancer débarque au milieu d\u2019une peine d\u2019amour dévastatrice, il y a le Je ne veux pas mourir seul, de Gil Courte-manche, qui pourrait apparaître en toile de fond.Mais sous un autre titre, plus évocateur ici, plus long.Du type: Je ne veux pas mourir avant d\u2019avoir connu l\u2019amour, le vrai.Je ne suis pas en train de dire que Vickie Gendreau, c\u2019est du LeBlanc, du Angot, du Mouette, etc.Je ne dis pas non plus qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019influences littéraires : je ne sais pas quels auteurs elle a lus.Je ne connais pas Vickie Gendreau personnellement.Je sais seu- téraire s.Malgré ses imperfections.Qu\u2019il a sa propre logique, une logique métaphorique, aux motifs récurrents.Qu\u2019il comporte des illuminations, des images fracassantes.A côté de passages moins convaincants.L\u2019impression que ça frôle l\u2019écriture automatique par bouts, vers la fin surtout.Et que c\u2019est souvent énigmatique, codé, comme si ça s\u2019adressait à certaines personnes en particulier, à des lecteurs privilégiés.Normal, me direz-vous, pour un livre-testament qui s\u2019adresse d\u2019abord aux proches, où chaque destinataire, identifié par son prénom, a droit à son propre legs sous forme de texte.Je suis en train de dire que nous sommes dans la littérature, dans l\u2019écriture.Dans l\u2019urgence de l\u2019écriture.Ce livre est comme un cri.Le cri d\u2019une personne qui se bat pour vivre, et dont la lutte passe par les mots, par les mots aussi.Je suis en train de dire que la fiction dépasse bel et bien la réalité.Que tous les passages où l\u2019auteure s\u2019imagine déjà morte et fait réagir ses proches, se met dans leur tête, leur fait dire ce qu\u2019elle aimerait les entendre dire peut-être, non pas dans le sens de la flatterie nécessairement, mais dans le sens de la franchise, de la révélation, de l\u2019aveu.tous ces pas-sages-là sont bien plus forts que n\u2019importe quel livre dit livre-vérité.Je suis en train de dire que, de toute façon, la vérité n\u2019existe pas en littérature.Que dès qu\u2019il y a écriture, il y a transformation, il y a fiction.N\u2019en déplaise à Annie Er-naux, dont j\u2019adore l\u2019écriture néanmoins.Je suis en train de dire que je souhaite lire encore et encore Vickie Gendreau.Extrait: (C\u2019est la mère, ici, qui s\u2019exprime, dans les mots de l\u2019auteure.) «Je n\u2019ai rien compris au livre de Vickie.Son ami Mathieu va m\u2019aider à extraire le sens de ce document.Ce livre, il est censé être pour tout le monde.Je suis personne et tout le monde en même temps.Telle mère, telle fille.Eille folle.J\u2019aurais dû flatter mon ventre plus souvent.C\u2019est comme si j\u2019avais mis trop de persil dans tout.Et tout d\u2019un coup, boom, massue.Ma fille est morte.Je dois relire son livre.Je lui ai promis de ne pas l\u2019oublier.Je vais réessayer.Mais, avant, je vais aller dans la cuisine et je vais l\u2019appeler.Je ferme les lumières, j\u2019ouvre les lumières.Vickie?Vickie?» TESTAMENT Vickie Gendreau Le Quartanier Montréal, 2012, 168 pages F) ii^Gaspard'LE DEVOIR ALMARÈS Dn 17 an 23 septembre 2012 C/5 à Mario Brassard à Suana Verelst pour La saison des pluies O Prix Jeunesse 1^ des libraires 2012 Mario Brassard LA SAISON DES PLUIES cd U vO) P-i 80 pages 8,95$ SOUDIERES EDITEUR soulieresediteur.corn \t\t \t\t 'W Romans québécois\t\t Il Las héritiers d'Enkicliev \u2022 Tome 6 Nemeiuff\tAnne Robillard/Wellan\t-n 2 Les délaissées\tDenis Monette/Logiques\t-n 3 Les sœurs Beaudrv * Tome 2 Les violons se sont tus\tMicheline Dalpé/Goélette\t-n 4 Malphas \u2022 Tome 2 Torture, luxure et lecture\tPatrick Senécal/Alire\t1/5 5 Madame Tout-le-Monde \u2022 Tome 2 Jardins de nivre\tJuliette Thibault/Hurtubise\t3/2 6 Je me souviens\tMartin Michaud/Goélette\t2/3 7 Les sœurs Beaudrv * Tome 1 Évehme et Sarah\tMicheline Dalpé/Goélette\t4/6 8 Révélation brutale\tLouise Pennv/Flammarion Qc\t5/6 9 La dernière semaine de mai\tChristian Tétreault/Homme\t-n 10 La chasse est ouvetle\tChrysdne Brouillet/Courte échelle\t7/15 Romans étrangers\t\t 1 S Les sœurs Andréas\tEleanor Bmwn/Marabout\t2/7 2 Barbe bleue\tAmélie Nothomb/Albin Michel\t1/2 8 7 ans après.\tGuillaume Musso/XD\t4/24 4 Les partenaires\tJohn Grisham/Robert Laffont\t3/11 5 Les frères Sisters\tPatrick DeWitt/Alto\t7/3 6 Les années perdues\tMary Higgins Clark/Albin Michel\t5/8 Q La silène\tCamilla Lffckberg/Actes Sud\t10/6 8 Le dieu de New York\tLyndsay Fâye/Reuve noir\t-/I 9 Vbite-fcce\tMichael Connelly/Calmann-Lévv\t-/I 10 L\u2019embellie\tAudur Ava Dlafsdottir/Zulma\t6/3 Essais québécois\t\t 1 I Lettres é un jeune politicien\tLucien Bouchard I Pierre Cayouette/VLB\t1/2 2 Cané mupe.Le ras-le-bol du Québec en 150 photos\tJacques Nadeau 1 Jacques Parizeatr/Rdes\t2ffi 3 Les clés de la Maison-Blanche.Sexe, fric et vote\tRichard Hétu 1 Alexandre Sirois/La Presse\t3/3 4 Paradis sous tenu.Comment le Canada est devenu.\tAlain Deneault I William Sacher/Écosociété\t-n 5 Allers simples\tFrédérick Lavoie/La Peuplade\t4/2 6 La juste part\tDavid Robichaud I Patrick Tumnel/Atelier 10\t7/12 7 Le mal du pays.Chroniques 2007-2012\tLise Payette/Lux\t8/7 8 Le pouvemement invisible\tDominic Champagne/Téte première\t5/3 9 Notre indépendance.28 Québécois s'expriment\tCollectif/Alain Stanké\t10/6 10 Le souffle de la jeunesse\tCollectif/Écosociété\t6/3 \"?^Essais étrangers\t\t I Reflets dans un œil d'homme\tNancy Huston/Actes Sud\t1/2 2 Les lois fondamentales de la stupidité humaine\tCario M.Cipolla/PUF\t8/6 3 Une histoire populaire de l'humanité\tChris Hannan/Boréal\t2/4 4 La question du séparatisme.Le combat du Québec.\tJane Jacobs/VLB\t3/4 5 Bestructlon massive.Géopolitique de la faim\tJean Zieqier/Seuil\t9/2 6 La pensée de Dieu\tIgor Bogdanov I Grichka Eogdanov/Grasset\t7/7 7 Le point de bascule\tMalcolm Gladwell/Transcontinental\t4/2 8 L'ordre libertaire.La vie philosophique d'Albert Camus\tMichel Dnffay/Flammarion\t-/I 9 L\u2019empire de rillusion\tChris Hedqes/Lux\t-n 10 Je vais passer pour un vieux con.Et autres petites.\tPhilippe Delenm/Seuil\t-/I sur les ventes de livres français au Canada.Ce palmarès est extrait vente, la BRF reçoit un soutien financier de Patrimoine canadien est constitué des relevés de caisse de Z15 points de 'asjml.© BIIF, toute reproductian totale ou partielle est Interdita F 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE SO SEPTEMBRE 2012 LITTERATURE Quand les cMlisatîons s\u2019affrontent GILLES ARCHAMBAULT Si le fait qu\u2019un écrivain soit à la fois chanteur folk et homme politique ne vous pose pas de problème, Orner Zülfü Li-vaneli est une figure qui peut vous être sympathique.Ajoutons que ce romancier turc est aussi réalisateur de cinéma, journaliste, qu\u2019il est ambassadeur de l\u2019UNESCO pour le pluralisme et la tolérance et qu\u2019il a été député, portant les couleurs du Parti républicain du peuple.Cet homme de gauche est aussi l\u2019auteur de Délivrance, roman vendu à plus de cent mille exemplaires dans son pays.Le roman qui nous occupe aujourd\u2019hui a pour figure centrale une dame de 80 ans.Chassée de la dépendance qu\u2019elle occupait depuis toujours sur le terrain d\u2019une riche villa sur les rives du Bosphore, Leyla décide de s\u2019asseoir au bord de la route sur une valise contenant l\u2019essentiel de ses possessions.Des âmes compatissantes ont beau lui demander d\u2019être raisonnable, elle ne veut pas entendre raison.Ne détient-elle pas un document légal qui lui accorde le droit de vivre en toute liberté dans une retraite qui lui permettait d\u2019attendre la mort?Leyla est une aristocrate déchue.Le nouveau propriétaire qui la chasse de son refuge est un Orner, fils d\u2019un ancien domestique, devenu maître de garde-manger et intendant.Homme sans force de caractère, bien qu\u2019à la tête d\u2019une immense fortune, il est dominé par Necla, sa femme, qui voue une haine féroce à son beau-père.Ali Yekta Bey, à qui elle reproche son passé de larbin.C\u2019est Yusuf, fds du jardinier du domaine, aspirant journaliste et amant de Roxy, chanteuse bip hop, qui la convainc de venir habiter avec eux dans un taudis du quartier bohème de Cihangui, partie d\u2019Istanbul qu\u2019elle ne connaît pas et qui ne peut la consoler de quitter les rives du Bosphore.L\u2019apprentissage de cette nouvelle vie n\u2019est pas facile.Roxy, qui se remet à peine d\u2019une enfance en Allemagne pendant laquelle on lui a fait sentir que ses origines turques n\u2019étaient pas bienvenues, est fort réticente aux débuts à accueillir la vieille dame.Cette dernière finira par apprendre par une photo qu\u2019elle est la descendante d\u2019une liaison entre son aïeule et un officier britannique des forces de l\u2019Occupation.Les choses s\u2019enveniment en- tre Ali Yekta Bey et sa belle-fille.Elle lui refuse le droit de venir s\u2019installer dans la viUa qui vient d\u2019être rénovée à grands frais.Voulant à tout prix que cette demeure princière devienne le lieu où se dérouleront de fastueuses soirées mondaines, elle n\u2019accepte pas qu\u2019un ancien domestique y ait une place.Outré par l\u2019attitude de non-ingérence adoptée par son fils, et à la suite de rebuffades pour lui humiliantes.Ali Yekta Bey tue Necla.En prison, le meurtrier refuse tout contact avec le monde extérieur.Même Orner ne réussit pas à percer le mur du silence.11 s\u2019estime trahi par un fils à qui il croyait avoir tout donné, une éducation supérieure et les moyens de sortir de la classe qui l\u2019avait vu naître.Quant à Leyla, elle ne se reconnaît plus dans le monde qui l\u2019entoure.Revenue vivre dans la petite demeure d\u2019où on l\u2019avait chassée, elle ne pense plus qu\u2019au passé.«Elle avait le sentiment qu\u2019elle trahissait son passé chaque fois qu\u2019elle passait un moment à penser à ses oncles et à ses tantes, mais, le plus important, c\u2019est que s\u2019enterrer dans le passé était comme un baume qui la délivrait de toutes les angoisses de la journée.Et pourtant, être seule ne lui suffisait désormais plus.» Le charme de ce roman se trouve dans la description d\u2019un monde pluriel dans lequel s\u2019af frontent différentes couches sociales.Et aussi dans l\u2019habileté de l\u2019auteur à faire admettre le comportement de personnages qu\u2019un mauvais romancier aurait rendu improbable parce que jamais très loin du cliché.J\u2019en veux pour preuve la figure même de Leyla, surnommée «La Grande Dame» qui constituait l\u2019embûche la plus dangereuse.11 n\u2019en est rien.Cette grande dame n\u2019est pas une super-woman, elle a ses grandeurs, ses misères.Puisqu\u2019il est question de charme, ne pas oublier la présence du Bosphore, l\u2019existence d\u2019une ville, Istanbul, le comportement de ses citoyens issus de tant de civilisations contrastées.Vous ai-je convaincu que cet homme de gauche, Livanelj, est un admirable conteur?A lire, toutes affaires cessantes.Le Devoir LA MAISON DE LEYLA Livaneli Roman traduit du turc par Madeleine Zivaco Gallimard, «Du monde entier» LUX CAUSERIE AVEC JOHN R.MACARTHUR LE JEUDI 4 OCTOBRE, 19 H À LA LIBRAIRIE LE PORT DE TÊTE 262, AVENUE DU MONT-ROYAL EST, MONTRÉAL Lux éditeur vous convie à une causerie avec John R.AAacArthur, directeur du magazine Harper's et chroniqueur au Journai Le Devoir, à l'occasion du lancement de l'ouvrage L'illusion Obama.Le pouvoir de l'argent aux États-Unis.T .K FESTIVAL AMERICA Les nouveaux guerriers Louis Hamelin Aux portes de Paris, Vincennes peut sembler, à première vue, un endroit plutôt improbable pour une célébration de l\u2019Amérique.Avec son magnifique château dont le donjon hébergea le marquis de Sade, son bois bien aéré où se rencontrent le chien, le joggeur, l\u2019escargot et le hérisson, son marché où, trois fois par semaine, fleurissent à pleins trottoirs les parfums et les saveurs des plus beaux terroirs du monde, avec sa densité de 25000 habitants au kilomètre carré (contre trois en Abitibi), avec, bref, cet art de vivre millénaire qu\u2019on appelle une civilisation et dont l\u2019aura imprègne jusqu\u2019au verre de Brouilly sifflé debout au comptoir du bistro, Vincennes nous entraîne d\u2019abord bien loin du vide existentiel qui paraît guetter, sur les affiches, les espaces déshabités d\u2019outre-Atlantique et leurs vieux pick-up rouillés.Le Eestival America, c\u2019est d\u2019abord Erancis Geffard, libraire à Vincennes, directeur de collection chez Albin-Michel et fou à lier de l\u2019Amérique, un homme dont l\u2019incroyable énergie laisse rêveur.C\u2019est aussi une impayable armée de bénévoles d\u2019une bonne humeur à toute épreuve et de traducteurs qui sont comme les ombres des auteurs étrangers, la traduction devenant grâce à eux une réalité physique inscrite au cœur même de la parole-spectacle, tellement plus vivante qu\u2019un casque d\u2019écoute.L\u2019Amérique célébrée par le Eestival America de Vincennes fut d\u2019abord celle qui faisait le mieux rêver les Eran-çais : celle de la route 66 et de la piste de l\u2019Oregon, des collines rouges et des saguaros, presque uniformément anglo- saxonne.Lors de ma précédente participation, en 2006, le territoire du festival était nord-américain, le Canada y avait le statut d\u2019invité d\u2019honneur, et on avait affaire à une cinquantaine d\u2019écrivains étasuniens et anglo-canadiens assaisonnée de quelques Cubains, Mexicains et Québécois.Pour l\u2019édition 2012, on a fait sauter la frontière tracée à l\u2019encre invisible qui passait quelque part dans les monts de la Sierra Madré : 72 écrivains originaires de 13 pays couvrant une géographie réelle qui s\u2019étend de la Côte-Nord du Québec à la Terre de Eeu, et à toutes les terres inventées et rêvées qui vont avec.Résultat: quatre langues au lieu de trois, trois Amériques plutôt qu\u2019une seule, et un Québec qui, au milieu de «Les Amérindiens ont eu une influence et continuent d\u2019avoir une influence sur le Québec contemporain et sa culture.» -Naomi Fontaine cette floraison de pays farouchement indépendants, ressemble soudain plus à une petite nation littéraire qu\u2019à la sempiternelle enclave linguistique.Les «peuples premiers» La même logique panconti-nentale explique sans doute que les projecteurs du festival, au-delà de l\u2019omniprésence de son invitée d\u2019honneur, Toni Morrison, se soient braqués, cette année, sur les «peuples premiers».Le continent ibéro-américain compte aujourd\u2019hui 50 millions d\u2019autochtones, dont deux ou trois présidents de pays.De forums en scènes, en grands débats, en cafés des libraires, la lecture du programme du festival peut devenir une expérience un peu affolante pour quelqu\u2019un qui ne se résignerait pas d\u2019emblée à la possibilité de rater le meilleur.Le feuilletant rapidement, je compte une centaine d\u2019événements (excluant les visionne-ments, les concerts et les expos), répartis sur trois jours et réunissant en moyenne quatre écrivains.La formule est presque invariable : face au public, un quatuor de gens de lettres accompagnés, si nécessaire, de leurs doublures langagières, et disposés à discourir sur des sujets tels que «L\u2019écrivain et la politique», «L\u2019écrivain et les animaux domestiques», etc., et un animateur.La salle varie en grandeur et en somptuosité.Celle du Centre culturel Georges-Pompidou, où je me dirigeais à travers les bouffées de bonnes odeurs du marché, l\u2019aiguille de ma boussole résolument pointée sur le grand débat intitulé Voix indiennes, était vaste et aussi confortable qu\u2019un vieux théâtre de prqvince.A la tribune, le panel d\u2019écrivains du monde indien était représentatif: Thomas King (Canqda), Louise Erdrich (Etats-Unis), Luis Sepulveda (Chili, avec un arrière-grand-père mapuche.) et Naomi Fontaine (Québec).C\u2019est à cette dernière, benjamine du groupe, que l\u2019animateur, qui n\u2019était autre que Francis Geffard lui-même, demanda de briser la glace.Comment a-t-elle pris conscience d\u2019appartenir à un peuple différent?Naomi parle de son déménagement d\u2019Uashat à Québec, qu\u2019elle compare à une émigration intérieure.Voici quelques notes extraites de mon carnet: Sepulveda: «Christophe Colomb apportait avec lui le cancer de l\u2019exclusion que porte la pensée religieuse, qui tend naturellement à exclure la pensée différente.» King: «Im terre a toujours été le problème.La tendance a toujours été de confisquer leurs terres aux autochtones, et ça continue.Je me fous de Colomb.C\u2019est ce qui se passe aujourd\u2019hui qui m\u2019intéresse.» Erdrich: «L\u2019histoire existe à chaque seconde de nos vies.» Naomi Fontaine souligne que, au Québec, la rencontre entre les Européens et les Premières Nations s\u2019est généralement déroulée sous le signe d\u2019un certain métissage, d\u2019une cohabitation et d\u2019un échange de savoirs, du moins jusqu\u2019à ces tentatives officielles (et récentes, historiquement parlant.) d\u2019assimilation que sont la création du système des réserves et l\u2019épisode des pensionnats religieux.Elle lance un véritable cri du cœur: «Je suis fière d\u2019étre Innue et de faire partie de cette histoire-là [l\u2019histoire du Québec], qui est une histoire de métissage.Les Amérindiens ont eu une influence et continuent d\u2019avoir une influence sur le Québec contemporain et sa culture.» Danger Je l\u2019écoutais, et j\u2019étais ému.J\u2019espérais qu\u2019elle comprendrait à quel point elle était à sa place sur cette tribune, combien sa parole comptait, elle qui, dans un autre débat, s\u2019était fait dire par un indigène équatorien qu\u2019elle était une «assimilée» puisqu\u2019elle vivait chez les Blancs, hors réserve, comme 60% des autochtones canadiens, et comme une jeune femme du troisième millénaire, avec une page Facebook et qn compte Twitter.A la fin du débat, on est retombés dans la pureté: des musiciens traditionnels offrirent un lancinant chant d\u2019honneur rythmé à gros coups de tambours à ces écrivains indiens, ces «nouveaux warriors», a dit Francis Geffard.Puis un danseur traditionnel tout harnaché de plumes et d\u2019ornements, avec une espèce de grosse queue de perdrix largement déployée dans le dos, a rendu hommage lui aussi aux guerriers du mot écrit.Et je songeais que l\u2019authenticité, quand elle se construit ainsi dans le regard de l\u2019autre et devient ce cliché réducteur que nous intériorisons, est aussi dangereuse pour l\u2019écrivain indien que pour le québécois.hamelin.lou @gmail.corn La beat identification CHRISTIAN DESMEULES En 1967, l\u2019anecdote est largement connue, Jack Kerouac en visite au Québec était reçu sur le plateau du Sel de la semaine par Fernand Séguin.Un grand écrivain parlant sa langue maternelle devant les cravates radio-canadiennes et les rires nerveux d\u2019un public de colonisés.Beat vénération, cinquième roman du Canadien anglais Ray Robertson {Les nourritures mélancoliques, Vlb éditeur, 2010), prend un peu pré- texte de cette visite au Québec de l\u2019auteur de Sur la route pour explorer une sorte de double retour aux sources.D\u2019un côté, il convoque des épisodes choisis de la vie de Kerouac, interprétés et roman-cés, explorant son attachement à ses racines canadiennes-françaises et cherchant à cerner l\u2019origine de son goût pour l\u2019errance.De l\u2019autre, il fait appel à sa propre biographie.Le parcours accidenté de sa propre découverte de Kerouac (sur- f, .Julie CjfQvel-RichQfd IXlÀÂÀlm ©uU Une tumeur au cerive.QU L'ILLUSION Déjà en librairie www.X Xamac.qc.ca tout de sa biographie).Le souvenir un peu honteux de ses grands-parents francophones (pauvres, buveurs, fumeurs).Des réminiscences gastronomiques (sandwichs au fromage Kraft, Fritos, beignes fourrés à la confiture de chez Tim Hortons), des découvertes musicales, littéraires ou érotiques.Ray Robertson fait un slalom plutôt habile entre deux époques et entre deux vies.11 se livre aussi à un exercice de genèse intellectuelle.Comment vient au monde un écrivain?Quelles correspondances secrètes se nouent?Car de Jim Morrison à Jack Kerouac et à Nietzsche, de Céline à Bertrand Russell, il n\u2019y a que quelques pas à faire entre les rayons d\u2019une bibliothèque.Et la chose est trop rare pour qu\u2019on ne la souligne pas : le roman bénéficie d\u2019une intéressante traduction de type Slap Shot (film-culte au doublage de légende).Collaborateur Le Devoir BEAT VÉNÉRATION Ray Robertson Traduit de l\u2019anglais (Canada) par David Jasmin-Barrière Vlb éditeur Montréal, 2012 352 pages ACHAT A DOMICILE - VENTE - EVALUATION '5' Bonheur d'occasion Librairie Mathieu Bertrand, Libraire Membre de la Ligue irrtemationale de la Librairie Ancienne (LIU^ 514-914-2142 ACHETONS EN TOUT TEMPS : Livres anciens avant 1800 Americana et Canadiana : \u2022\tRelations des Jésuites, Reiations de voyages.\u2022\tIncunables québécois.Patriotes, Riel.Reliures d'art anciennes et modernes Fonds universitaires : \u2022\tLittérature, Philosophie, Sciences humaines \u2022\tPléiade Livres d'art et livres d'artiste Refus Global, Le Vierge incendié Expertise de documents et d'archives 4487, de la Roche, Montréal \u2022 514 522-8848 \u2022 1 888 522-8848 bonheurdoccasionObelInet.ca \u2022 www.abebooks.fr/vendeur/bonheurdoccasion JEAN-CLAUDE IRVING LONGIN 32 CONTE^^ EXPLOSIFS, CRUELS, SEXY ET.DÉGLINGUÉS WWW.edipade.corn edIpad lultime retour E.COM LA VIE EST UN DANGER LIVRES NUMERIQUES Une nouvelle ÉDITION québécoise, un clic, un livre, au gré de vos désirs.DANS LA GUEULE DU LOUP LE DEVOIR LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE SO SEPTEMBRE 2012 F 5 LIVRES Turbulences sans gravité GUYLAINE MASSOUTRE Le merveilleux est-il anglais?On le dit souvent, Lewis Carroll, avec sa fameuse aventurière au pays de la magie souterraine, demeurant un maître de ce genre.Depuis, d\u2019autres miroirs aux alouettes se sont attaqués aux anneaux constricteurs de nos sociétés.Agnès Desarthe, polyglotte experte, est une charmeuse de tels serpents.Traductrice de l\u2019américain \u2014 de Chaïm Po-tok, d\u2019Emma Richler (fille de Mordecai Rich-1er), d\u2019Aimee Bender, de Cynthia Ozick \u2014, essayiste douée sur Virginia Woolf, sept fois romancière depuis la sortie &\u2019Une partie de chasse, cette au-teure de livres pour enfants et de chansons, portraitiste d\u2019écrivains à France Culture, s\u2019inscrit dans cette veine à l\u2019humour surréaliste et à la fantaisie naturelle, hantée de légendes à la manière juive.Que voit-on dans le miroir de cette écrivaine plusieurs fois primée?Une plume élégante et pataphysique, digne de ses auteures favorites ou de Patrick Süskind, capables de rire de la laideur mentale, de la bêtise et du cannibalisme tout ensemble.Elle n\u2019est pas seule, en compagnie d\u2019Anne Weber, de Sylvie Germain, d\u2019Olivia Rosenthal, de Geneviève Bri-sac, de Xavier Hanotte ou de Franz Bartelt, et maintenant d\u2019Emmanuelle Pireyre, qui signe un essai-fiction.Féerie générale, où l\u2019imaginaire fédère toutes les formes de manifestations sociales.Fontaine de jouvence Paru aussi chez L\u2019Olivier, cet original Pireyre, fresque sociologique à échelles portant sur le monde contemporain (en lice pour le Médicis), renforce Une partie de chasse (en lice pour le Renaudot), où Desarthe raconte l\u2019histoire de quatre chasseurs et d\u2019un lapin, parlant depuis une gibecière.L\u2019essentiel de ce roman se passe dans un trou, où végètent deux chasseurs, un endurci de la chasse et un néophyte récalcitrant au machisme.Dans ce soubassement au monde, af fligé de tornades et d\u2019inondations, les survivants murés et l\u2019animal murmurant devisent sur le sens de la vie, la force des mots, le temps qui passe et la méchanceté générale.Parodie, pastiche, paradoxes, les décalages Dans Une partie de chasse, il y a de l\u2019enfance et de la passion, un ton juvénile exempt de niaiserie, un côté arche de Noé postmodernes croissent et remplissent un réservoir de bonne humeur, fabulation minimaliste à l\u2019effet de rêve.Lecteur de tout âge, ce livre est simplement plaisant, même si, allez savoir pourquoi, son merveilleux me fait irrémédiablement penser à Thomas Pynchon.11 y a de l\u2019enfance et de la passion, un ton juvénile exempt de niaiserie, un côté arche de Noé, du funambulisme, puis une certaine Emma qui dérive.11 ne pleut pas des hamburgers, mais l\u2019embardée romanesque y est désamorcée par des péripéties cocasses, images surgies sous la main d\u2019un prestidigitateur.Ce qui pourrait sembler vain vit et remue dans cet ouvrage comme un chat enfermé dans un sac.Fanfiction et cocktail quotidien Quant à Féérie générale, de Pireyre, encadré par les sept questions farfelues de son plan \u2014 Comment laisser flotter les fdlettes?.Friedrich Nietzsche est-il halal?.Comment être là ce soir avec les couilles et le moral?\u2014, c\u2019est un conte contemporain astucieux, où on décrit la «real life» d\u2019une fillette de neuf ans, l\u2019influence des mangas sur un tueur en série, une collection de baisers, le monde paramilitaire et postindustriel qui nous étouffe, etc., en remontant le courant.L\u2019optimisme tient à la critique furieuse, à V«envie d\u2019en découdre» avec l\u2019adversité.Le plus symptomatique, sympathique, est un rêve récurrent de l\u2019auteure, une minuscule scène issue des Palmiers sauvages de Faulkner, qui cristallise la résistance ultime de ses neurones au conditionnement.Surfant sur la chronique, cet essai-fiction insiste sur le fait que, malgré tous nos pseudomodes de penser, de communiquer, de colporter les mêmes bêtises cyniques sur Internet ou ailleurs, «la dépression est un truc génial, mais bon, dans l\u2019ensemble c\u2019est quand même embêtant».Collaboratrice Le Devoir UNE PARTIE DE CHASSE Agnès Desarthe EÉÉRIE GÉNÉRALE Emmanuelle Pireyre l\u2019Olivier Paris, 2012, 153 pages et 248 pages La Vitrine CARNETS DU NORD ESSAI CARNETS DU NORD Monique Durand GRÉNOC Montréal, 2012, 113 pages Accroché entre mer, taïga et toundra, le Nord de la journaliste globe-trotter Monique Durand n\u2019a rien à voir avec le Nord avide et intéressé des politiciens.Ses carnets de voyage, que les lecteurs du Devoir ont été les premiers à découvrir à l\u2019été 2011, proposent une traversée intime au cœur de ces mystérieuses communautés du bout du monde.Pluriels et intemporels, ils reprennent vie ces jours-ci dans une édition modeste, mais néanmoins soignée, qui met en valeur le remarquable talent de portraitiste de celle qui est aussi écrivaine et réalisatrice.Rompue aux exigences journalistiques, la plume de Monique Durand sait prendre le temps qu\u2019il faut pour distiller une atmosphère et appeler les confidences.La beauté de ses phrases finement ciselées tranche hélas avec la frugalité des photos, prises en dilettante et dépourvues de cette lumière si particulière qui habite le texte.Restent heureusement les mots, qui n\u2019ont rien perdu de leur force évocatrice.Louise-Maude Rioux Soucy Jocelyn Lanouette Les doigts croi ROMAN LES DOIGTS CROISES Jocelyn Lanouette XYZ Montréal, 2012, 184 pages La vie est belle.Parlez-en au protagoniste du premier roman de Jocelyn Lanouette, chauffeur de pompes funèbres et philosophe de comptoir de cuisine: «Il vaut mieux être nu dans un corbillard qu\u2019élégamment vêtu dans un cercueil.» En une série de chapitres courts à l\u2019écriture plutôt sobre (sinon un penchant pour les calembours), Les doigts croisés est le récit mje d\u2019un homme qui voudrait bien, si c\u2019était possible, être réincarné en chat.Quelqu\u2019un qui ne se fait pas d\u2019illusions sur la vie, mais qui choisit de porter des lunettes roses au volant de sa Cadillac noire, de regarder devant lui sans jeter trop souvent un œil dans le rétroviseur.L\u2019histoire, elle, est plutôt mince.C\u2019est celle de quelques années dans la vie d\u2019un homme.Du temps qui passe lorsqu\u2019on dit oui à la vie.C\u2019est celle du hasard qui distribue ses cartes.Qui donne et qui reprend et qui parfois redonne.Fou des fesses de sa blonde (qu\u2019il photographie allègrement), il tente aussi chaque fois qu\u2019il le peut, là aussi, de fixer l\u2019instant.Car il la connaît, sa chance : «J\u2019ai de la veine, je suis amant, amoureux, papa, gaga.» Mais les épreuves ne vont pas l\u2019épargner : la femme qu\u2019il aime souffrira d\u2019un fulgurant cancer du sein.Malgré tout, le protagoniste des Doigts croisés ne se départ jamais de son optimisme.Le trajet doit se poursuivre.«L\u2019espoir n\u2019est pas un choix.» Un roman à l\u2019empreinte légère qui a des allures de carpe diem lu un peu trop souvent.Christian Desmeules «.SOUS les mots il déplace toutes choses » - SAINT-DENYS GARNEAU soi/s les mo SOUS les mots il déplacé toutes choses Québécor est fière d\u2019appuyer le Festival International de la Poésie de Trois-Rivières F 6 LE DEVOIR LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE SO SEPTEMBRE 2012 ESSAIS Notre littérature est-elle universelle ?Louis CORNELLIER Professeur de littérature au Collège Ahuntsic, Patrick Moreau, qui est né en France en 1967 et s\u2019est établi à Montréal en 1994, a découvert par hasard, il y a quelques années, l\u2019existence des Voyages de Marco Polo, un récit de l\u2019écrivain Alain Grandbois qui raconte les périples de l\u2019explorateur vénitien en Orient au xiiR siècle.Cet ouvrage méconnu, d\u2019abord publié en 1941, vient d\u2019ailleurs d\u2019être réédité en format de poche aux éditions Fides, avec une préface de Moreau.Rédacteur en chef de la revue Argument et auteur de Pourquoi nos enfants sortent-ils de l\u2019école ignorants ?(Boréal, 2008), un pamphlet sur les ratés de l\u2019école québécoise, le professeur a été ébloui par le livre de Grandbois, qu\u2019il qualifie de chef-d\u2019œuvre, il a été stupéfait, surtout, de constater que ce «petit bijou de livre soit aussi peu connu».Comment expliquer une telle ignorance, un tel oubli?Dans Alain Grandbois est-il un écrivain québécois ?, un petit livre qui aborde de grandes questions.Moreau tente de comprendre cette négligence, l\u2019attribuant à «la faiblesse et [aux] limites de l\u2019institutionnalisation de la littérature québécoise».Cette dernière existe et a des ancrages institutionnels (maisons d\u2019édition, revues, prix, manuels scolaires, enseignement universitaire, etc.), mais elle ne parvient pas vraiment, malgré tout, à s\u2019imposer comme une référence nationale obligée.«Le Québec, écrit justement Moreau, peine de ce fait à élaborer une tradition littéraire digne de ce nom, un patrimoine littéraire commun dont les principales œuvres et les noms des principaux auteurs seraient répandus dans la société et non pas auprès des seuls initiés.» Un programme national de lecture Je partage entièrement ce constat.En 2006, dans ma Lettre à mes collègues sur l\u2019enseignement de la littérature et de la philosophie au collégial (Nota bene), je proposais justement de surmonter cette triste situation en imposant, au secondaire et au collégial, un programme national de lecture composé de 12 livres québécois fondamentaux, parmi lesquels se trouvaient les poésies de Nelligan, Maria Chap-delaine, Un homme et son péché, Les Plouffe, Tit-Coq, Les belles-sœurs, L\u2019homme rapaillé.Le souffle de l\u2019Harmattan et quelques autres.Or Moreau, même s\u2019il ne rejette pas l\u2019idée d\u2019un programme national de lecture, n\u2019est pas d\u2019accord avec le mien, et Grandbois y est pour quelque chose.Moreau, donc, adhère à l\u2019idée de consolider une tradition littéraire, «c\u2019est-à-dire celle qu\u2019il existe des œuvres incontournables, dignes d\u2019étre transmises à travers les décennies, les générations, voire les siècles», et il accepte aussi l\u2019idée «de mettre au programme de nos écoles des lectures obligatoires».Toutefois, il conteste la manière actuelle de présenter ce canon et les critères qui auraient présidé à l\u2019établissement de ma propre liste d\u2019œuvres obligatoires.Selon lui, cette manière et ces critères nuiraient à la constitution d\u2019une saine tradition littéraire en lui imposant une définition «étriquée» qui exclut, par exemple.Les voyages de Marco Polo, de Grandbois.Des manuels de littérature québécoise actuellement en usage dans les cégeps.Moreau dit qu\u2019ils souffrent de trois maux: égalitarisme, pré-sentisme et populisme, ils se refuseraient à faire des choix, à «circonscrire de façon plus stricte les auteurs du passé récent au plus lointain qui méritent vraiment d\u2019étre enseignés».Le résultat est un fatras duquel les grands auteurs n\u2019arrivent pas à émerger, alors qu\u2019ils sont, de plus, mis en concurrence avec des œuvres BIBLIOTHEQUE ET ARCHIVES NATIONALES DU QUEBEC En 1950, la photographe new-yorkaise Lida Moser est dépêchée par le magazine Vogue pour réaliser une série de portraits.Elle passera beaucoup de temps au Québec, y reviendra même.Au nombre de ses photographies exceptionnelles d\u2019un Québec encore très provincial, on trouve un magnifique portrait de l\u2019écrivain Alain Grandbois.très récentes et des textes de chansonniers.On sera d\u2019accord avec Moreau pour dire qu\u2019il est difficile, dans ces conditions, d\u2019établir une véritable tradition littéraire.Moreau, ensuite, critique la liste d\u2019œuvres que j\u2019ai proposée à titre de programme national de lecture.Mes choix, explique-t-il, auraient le défaut d\u2019être fondés sur des critères extralittéraires, comme la dimension identitaire, le présen-tisme, le populisme et le péda-gogisme.Je plaide coupable, mais avec défense à l\u2019appui.Ma proposition, je le rappelle, s\u2019applique à l\u2019enseignement secondaire et collégial.Le souci pédagogique, dans ce contexte, s\u2019impose.A un jeune de 17 ans, on peut faire lire quelques poèmes de Grandbois, mais lui imposer Les voyages de Marco Polo serait contre-productif.Ce récit fasti- Du côté de Homs CLAUDE LEVESQUE Quand les dictatures organisent des voyages pour les journalistes, il va de soi que ces derniers sont encadrés et qu\u2019ils ne rencontrent pas toutes les personnes qu\u2019ils souhaiteraient.Quand le reporter entre clandestinement dans un pays grâce aux bons soins d\u2019un groupe d\u2019opposants, il est peut-être soumis à un autre genre de propagande, mais cette façon de procéder lui permet de voir un territoire que ses hôtes n\u2019ont pas eu le temps ni les moyens de transformer en vitrine.Ses écrits ont par conséquent une tout autre coloration.C\u2019est dans ces circonstances que l\u2019écrivain franco-américain Jonathan Littell, Prix Concourt 2006, s\u2019est rendu en Syrie en janvier dernier.Son travail a d\u2019abord été publié dans les pages du quotidien français Le Monde.Les reportages sur le terrain en Syrie sont plutôt rares.Nous devons la plupart du temps nous contenter d\u2019informations émanant du régime al-Assad, des diplomates des Nations unies ou de l\u2019Observatoire syrien des droits de l\u2019homme, un groupe d\u2019opposants, qui publie des chiffres difficilement vérifiables.Comme son titre l\u2019indique.Carnets de Homs est constitué des notes, à peine relues et augmentées, que l\u2019écrivain et journaliste a prises durant son séjour dans cette ville qui a été l\u2019un des principaux théâtres de la guerre civile en Syrie.Si sa lecture est plus ardue que celle d\u2019un texte plus léché, ce livre a en revanche le mérite de nous donner accès à la matière première du reporter et de nous laisser nous faire notre propre idée sur le conflit au pays de Bachar al-Assad.Jonathan Littell a œuvré dans l\u2019humanitaire en Bosnie, en Tchétchénie, en Afghanistan et au Congo, avant d\u2019écrire un premier roman.Les bienveillantes, en 2006.Né à New York d\u2019une famille d\u2019immigrants juifs de la Russie, il a souvent pris position sur des enjeux de politique internationale,, critiquant notamment la Russie de Poutine et l\u2019Etat d\u2019Israël.Dans Carnets de Homs, il décrit de nombreux lieux et donne la parole à un maximum d\u2019acteurs et de victimes du drame syrien.Certains témoignages sont très crédibles, d\u2019autres moins, d\u2019autres encore sont très imprécis, il a notamment visité plusieurs cliniques mises sur pied pour soigner des blessés, qui ont souvent été victimes de torture avant d\u2019être relâchés dans le cadre d\u2019échanges de prisonniers.Ce sont les passages les plus émouvants et aussi les plus révoltants.Jonathan Littell décrit aussi le «double mail- k ANNE-CHRISTINE POUJOULAT AGENCE ERANCE-PRESSE En janvier, l\u2019écrivain franco-américain Jonathan Littell, Prix Concourt 2006, s\u2019est rendu en Syrie clandestinement grâce aux bons soins d\u2019un groupe d\u2019opposants.lage» de la société syrienne: celui que le régime a tissé il y a des décennies pour espionner la population et se maintenir en place et l\u2019autre, un «contre-maillage», qui permet aux combattants et aux reporters invités de communiquer, de s\u2019organiser et de circuler.L\u2019écrivain-journaliste décrit donc une société complexe, évidemment minée par les clivages communautaires, à commencer par celui qui oppose les sunnites d\u2019un côté, les alaouites et les chiites de l\u2019autre.Les membres de l\u2019Armée syrienne libre, qui sont les principaux interlocuteurs de Littell, sont surtout des sunnites.Certains se disent salafistes, mais ils se défendent d\u2019être des fanatiques et des terroristes, comme le régime en place les en accuse, ils pestent contre les gouvernements occidentaux, qui hésitent à intervenir à leurs côtés.Un autre journaliste français, Gilles Jacquier de France-2, a perdu la vie à Homs quelques jours avant l\u2019arrivée de Littell en janvier.Ce dernier a probablement eu de la chance puisqu\u2019un mois plus tard, c\u2019était au tour de l\u2019Américaine Marie Colvin et du Français Rémi Ochlik de périr dans un bombardement.Et c\u2019est sans compter les nombreux collaborateurs syriens anonymes qui ont payé de leur vie leur désir de témoigner.Le Devoir dieux, plein de préciosités, est une épreuve même pour un lecteur expérimenté.Ma liste, ajoute Moreau, est populiste, en ce qu\u2019elle tend à privilégier des œuvres qui dépeignent des milieux populaires et qui sont susceptibles de plaire à des lecteurs issus de ces mêmes milieux.Or, est-ce du populisme que de respecter le réel, c\u2019est-à-dire de reconnaître que ces milieux.et l\u2019esprit qui les anime, sont la moelle même de notre histoire, de notre société et de notre littérature?Identité et universalité Faute d\u2019espace, je ferai ici litière de l\u2019accusation de pré-sentisme pour aborder l\u2019essentiel, c\u2019est-à-dire la question de la dimension identitaire.Réanimant la querelle du début du XX® siècle entre les régiona- listes et les exotiques.Moreau me range dans le camp des premiers, partisans d\u2019une littérature qui, pour reprendre les mots de Léo-Paul Desrosiers, aurait pour mission d\u2019exprimer «l\u2019originalité de notre âme nationale ».Ce nationalisme littéraire serait la cause de l\u2019oubli d\u2019une œuvre comme celle de Grandbois.Or Moreau, lui, plaide pour notre «droit à l\u2019universel».Le problème, c\u2019est qu\u2019il semble qualifier d\u2019universel ce qui n\u2019est pas typiquement québécois (la Chine de Grandbois, par exemple), alors que je plaide plutôt pour un universel incarné, pour la reconnaissance de ce qu\u2019il y a d\u2019universel dans l\u2019expérience québécoise.Un homme et son péché, pour moi, est un classique qui explore les ravages d\u2019un péché capital (universel) à partir d\u2019un angle québécois.C\u2019est avoir une vision étriquée de l\u2019universel que de le situer nécessairement et bêtement dans un ailleurs.Pagnol a dit l\u2019universalité de sa Provence et Miron, celle du Québec.il faut surtout retenir de ce débat que nous avons bel et bien une tradition littéraire, même si la composition exacte de son canon reste contestée, et qu\u2019il faudrait bien, un jour, se décider à l\u2019imposer dans les écoles pour la faire vraiment vivre.louisco@sympatico.ca ALAIN GRAJ^DBOIS EST,-IL,UN ECRIVAIN QUEBECOIS?Patrick Moreau Fides Montréal, 2012, 84 pages CARNETS DE HOMS Jonathan Littell Gallimard Paris, 2012, 234 pages le Parchemifl U I 1 9 N'oubMez pas votre rabais étudiant! rL-\u201cl hachette LU CANADA Cinquante nuances de Grey Parution Début octobre Réservez votre exemplaire dès maintenant! En vente aujourd'hui! EL James La trilogie Fifty Shades Une place à prendre I.K.Rowling Cinquante nuances de Grey E L lames Les desorientes Amin Maalouf Quebec Amérique MULTI MULTI DICTIONNAIRE LANGUE FRANÇAISE CONJUGUEUR LA NOUVELLE GRAMMAIRE EN TABLEAUX Multidictionnaire de la langue française La nouvelle grammaire en tableaux Le dictionnaire visuel + Multiconjugueur ® lERobERT IeRodert illuSTRÉ R^i 48 RoDert QES NOMS DRODRES IeRodert &ColliNs 138 Dixel 2013 Le Petit Robert 2013 Le Petit Robert des noms propres 2013 Le Robert & Collins Les prix annoncés sont valides jusqu'au 1\u201c novembre 2012 Métro Berri-UQAM, 505, rue Sainte-Catherine Est, Montréal (Québec) H2L 2C9 Téléphone : 514 845-5243; télécopieur : 514 845-5264 www.parchemin.ca 9377 "]
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