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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2012-10-09, Collections de BAnQ.

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[" Bécancour passera du nucléaire à Tengrais Page A 5 Francophonie : Abdou Diouf vante la constance du Québec Page A 2 www.ledevoir.corn ^ LE DE VOIR Vol.C I I I N° 2 2 9\t?LE DEVOIR, LE MARDI 9 OCTOBRE 2012 1,09 $ + TAXES =1,2 5$ P«INT CHAUD V A l\u2019assaut du mythe Obama John R.MacArthur voit dans le président un homme très vulnérable devant les forces réactionnaires Né au sein d\u2019une riche famille américaine, John R.MacArthur fait carrière comme journaliste et essayiste.Ses écrits sont fortement marqués à gauche.Lux Editeur vient de publier L\u2019illusion Ohama, un recueil de chroniques parues entre 2008 et 2012 dans Le Devoir, Harper\u2019s Magazine (dont il est l\u2019éditeur) et le Toronto Star.CLAUDE LEVESQUE John R.MacArthur se disait plus «déprimé» que surpris au lendemain de la prestation plutôt terne qu\u2019a livrée Barack Obama contre Mitt Romney la semaine dernière.Que le président sortant n\u2019ait pas attaqué son adversaire sur sa déclaration d\u2019impôt ou que ce soit ce dernier, sup-posément plus à droite que lui, qui ait dit que les banques s\u2019en sont tirées à trop bon compte, tout cela «renforce mon idée qu\u2019Ohama est un outil de la machine, un type très conservateur, un politicien du centre droit et pas un type qui va faire bouger les choses ou changer la donne.» En 2007, quand le sénateur de l\u2019Illinois suscitait l\u2019extraordinaire vague d\u2019enthousiasme qui allait le porter jusqu\u2019au bureau ovale de la Maison-Blanche Tannée suivante, John MacArthur faisait déjà bande à part dans les cercles de la gauche américaine.«J\u2019ai l\u2019avantage d\u2019avoir grandi à Chicago, dont je connais bien la machine démocrate, explique-t-il en entrevue au Devoir.Je sais que pour faire avancer sa carrière dans cette machine, Obama a dû rendre des services à ses barons, qui sont les plus réactionnaires de toute l\u2019Amérique au niveau local.C\u2019est l\u2019idéologie du pouvoir pour le pouvoir, c\u2019est le contraire de la réforme.» Le journaliste cite cette anecdote : un conseiller municipal chevronné a voulu devenir maire de Chicago, mais il en a été empêché parce VOIR PAGE A 8 : OBAMA Lire aussi > Obama a perdu son avance sur Romney à la suite du débat.Page B 2 À John R.MacArthur Aujourd\u2019hui Le Monde > Escalade des tensions entre la Syrie et la Turquie.Page B1 Canada > Quatre régimes de retraite sur dix doutent de pouvoir atteindre leurs objectifs de rendement au cours des cinq prochaines années.Page A 4 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces, Sudoku.B5 B6 B8 B3 B6 B4 Les vieux murs perdent la mémoire PHOTOS FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Des publicités peintes sur des murs de Montréal à une époque révolue et qui disparaissent lentement.Ci-dessus: rue Saint-Jacques, à l\u2019angle de McGill.Ci-contre : rue De Castelnau, près de Saint-Denis.Elles sont l\u2019objet d\u2019un livre de Réjane Bougé : Sur les murs d\u2019un Montréal qui s\u2019efface.{'4 Une histoire de Montréal s\u2019efface lentement des briques de la ville L\u2019auteure Réjane Bougé consacre un livre aux grandes réclames murales devenues anachroniques CAROLINE MONTPETIT est en regardant l\u2019immense pu-X blicité murale du Palace Hotel, dans le Plateau Mont-Royal où elle a grandi, que Réjane Bougé a compris le sens du mot « cham-plure», que sa famille utilisait à la maison.« Chantepleure dans chaque chambre, running water in every room», pouvait-on lire à même le mur de briques.«Avant de lire l\u2019inscription au dos du Palace Hotel, je ne savais pas que ce mot dérivait de \u201cchantepleure\u201d qu\u2019il n\u2019en était qu\u2019une contraction.Jamais je n\u2019aurais pu penser que cet endroit mal famé par excellence, sis à l\u2019est du Plateau Mont-Royal, puisse me donner une leçon de français!», écrit Réjane Bougé dans le livre Sur les murs d\u2019un Montréal qui s\u2019efface, qui vient de paraître aux éditions Fides, avec des photos de Michel Niquette.En parallèle aux images de ces grandes pu- blicités murales qui s\u2019écaillent doucement sur les murs de la ville, Tauteure retrace son enfance de fille d\u2019épicier du Plateau Mont-Royal, à une époque où les conserves se vendaient à trois pour 25 sous et où les publicités de tabac étaient permises partout.C\u2019est d\u2019ailleurs, ironiquement, lorsqu\u2019un incendie a dévoilé une grande publicité murale de tabac Old Chum, rue Masson, en 2008, que l\u2019idée vient à Réjane Bougé d\u2019écrire ce livre sur cette histoire de Montréal qui s\u2019efface peu à peu.Le Palace Hotel était précisément situé à deux pas des « Epiceries Québec Groceries », à l\u2019angle de Mont-Royal et Messier, que ses parents avaient rachetées à des commerçants juifs, et qu\u2019on peut contempler sur une photo sépia.«Qualifier quelqu\u2019un d\u2019épicier, le Robert historique le précise, c\u2019est dire de lui que ses idées ne se haussent pas au-dessus du commerce», écrit-elle d\u2019entrée de jeu.C\u2019est pourtant à tra- VOIR PAGE A 8 : HISTOIRE Sommet international DES COOPÉRATIVES Marois plaide pour plus d\u2019équité fiscale ALEXANDRE SHIELDS à Québec La première ministre Pauline Marois a profité lundi de la cérémonie d\u2019ouverture du premier Sommet international des coopératives pour réitérer sa volonté de s\u2019assurer que, sur le plan fiscal, tous les contribuables contribuent en fonction de leurs revenus, une allusion à son projet critiqué de hausser les impôts payés par les citoyens québécois les mieux nantis.La chef péquiste a aussi tenu à associer les valeurs défendues par le modèle coopératif à celles de son gouvernement.«Nous avons le devoir de garder le contrôle de nos budgets pour faire face à nos responsabilités sociales.Mais cette obligation de rigueur serait privée de sens sans l\u2019objectif de bâtir une société plus équitable, plus respectueuse de ses citoyens.Ainsi, nous devons nous montrer justes, demander à chacun de faire sa part en proportion de ses moyens, tout en nous montrant disciplinés dans notre gestion budgétaire et en contrôlant rigoureusement nos dépenses», a fait valoir M™® Marois devant un parterre de délégués issus du mouvement coopératif réunis au Centre des congrès de Québec.La première ministre, qui a refusé de répondre aux questions des journalistes après son VOIR PAGE A 8 : MAROIS Lire aussi > Davantage d\u2019impôt pour les mieux nantis, demande l\u2019Institut Broadbent.Page A 3 Venezuela Le large soutien populaire à Châvez confirmé Mais l\u2019opposition sort renforcée de l\u2019élection présidentielle ANNA PELEGRI Hugo Châvez a nettement remporté dimanche sa quatrième élection présidentielle et pourra donc poursuivre pendant six ans sa révolution socialiste au Venezuela avec l\u2019appui des classes populaires, mais il devra désormais compter avec une opposition sortie unie et renforcée du scrutin.Au pouvoir depuis 1999, M.Châvez s\u2019est imposé avec 54,8% des suffrages face à son jeune concurrent, Henrique Capriles Radonski (44,5%), soit une différence d\u2019environ 1,5 million de voix, le résultat le plus serré jamais obtenu par l\u2019opposition en 14 ans, d\u2019après des résultats portant sur 95,5% des bulletins.La forte participation, supérieure à 80%, permet en outre aux deux hommes de revendiquer un soutien massif à leurs projets antagonistes.VOIR PAGE A 8 : CHAvEZ Lire aussi > La chronique de François Brousseau: Châvez pour toujours?Page B 1 LUIS ACOSTA AGENCE FRANCE PRESSE Le président vénézuélien Hugo Châvez saluant des partisans avant d\u2019aller voter dimanche.77831302830041 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 9 OCTOBRE 2012 ACTUALITES Sommet de la Francophonie Pas de duel en vue entre Marois et Harper FANNIE OLIVIER à Ottawa L> expression de points de ' vue divergents, mais pas nécessairement de coups d\u2019éclat: Stephen Harper et Pauline Marois se rencontreront pour une toute première fois en fin de semaine, à l\u2019étranger, et ceux qui s\u2019attendent à des affrontements publics pourraient se méprendre.Le calendrier a voulu que la première rencontre entre les deux politiciens ait lieu en République démocratique du Congo (RDC), à l\u2019occasion du 14® Sommet de la Francophonie, du 12 au 14 octobre prochains.Il s\u2019agira du tout premier voyage à l\u2019étranger de M\u201c® Marois à titre de première ministre du Québec, et d\u2019une occasion pour elle de donner un avant-goût du ton qu\u2019elle adoptera face au gouvernement fédéral.Le ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, assure que Québec prendra sa place dans le cadre de cette rencontre.«Le Québec va s\u2019affirmer, va prendre ses positions en fonction de ses intérêts, en fonction de ses sensibilités.Et on s\u2019attend à ce que le Canada fasse de même», a-t-il signalé en entrevue.Quant à la possibilité que M\u201c® Marois tente de se faire remarquer par un coup d\u2019éclat ou un coup de gueule, M.Lisée reste prudent.«Je ne réfléchis pas en ces termes-là.» Du côté d\u2019Qttawa, on ne craint pas spécialement que la chef péquiste tente de monopoliser l\u2019attention aux dépens d\u2019Qttawa dans le cadre du Sommet.«Je n\u2019ai pas de raison de croire ça.Le Québec connaît très bien quel est son rôle comme membre associé», a expliqué le ministre canadien responsable de la Francophonie, Bernard Val-coiut, en entretien.«Avec le Nouveau-Brunswick [qui a droit aussi à une délégation], l\u2019expérience passée, c\u2019est JACQUES DEMARTHON AGENCE ERANCE-PRESSE Le secrétaire général de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie, Abdou Diouf.Avec ses 80 millions d\u2019habitants, la République démocratique du Congo, pays hôte du Sommet, est le pays le plus peuplé du monde à avoir le français comme langue officielle.que [le Québec] s\u2019est toujours conformé au protocole et l\u2019entente qui est conclue entre le Canada et ces provinces-là, qui sont représentées à VOIE Je n\u2019ai pas de raison de croire que M\u201d\u201d Marois va vouloir déroger à ça.» M\u201c® Marois aura l\u2019occasion de s\u2019exprimer devant les pays membres en séance plénière.Selon M.Lisée, la première ministre québécoise, vraisemblablement la seule femme chef de gouvernement qui sera présente au Sommet, risque fort bien de profiter de cette tribune pour livrer un discours portant sur les droits des femmes.Si la question des droits de la personne est souvent indissociable de telles réunions, cette année, elle s\u2019impose plus que jamais, alors que le pays hôte ne peut se targuer d\u2019un bilan impeccable en la matière.Les dernières élections en RDC, en novembre 2011, qui ont mené à la réélection de Joseph Kabila, ont été entachées d\u2019irré^larités et de fraudes.Le président français François Hollande a même jonglé avec l\u2019idée de boycotter le Sommet.Des violences continuent par ailleurs de faire rage dans l\u2019est du pays \u2014 dont les femmes sont les premières victimes \u2014, et Kinshasa ne parvient pas à apaiser les tensions.Tant Qttawa que Paris ont promis d\u2019exprimer haut et fort leurs inquiétudes devant la violation des droits de la personne, et leur souhait d\u2019assister à des réformes en RDC, notamment poiu la commission électorale.«Il est certain que la légitimité démocratique du président actuel n\u2019est pas avérée, c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire», a convenu M.Lisée, ajoutant que «l\u2019un des leviers de la francophonie pour la démocratie » est justement le choix de la nation hôte des sommets.D\u2019ailleurs, pour le ministre Bernard Valcourt, le Sommet pourrait être qualifié de réussi si l\u2019ensemble de l\u2019Qrganisation internationale de la francophonie, mais surtout la RDC, s\u2019engage à prendre des mesures concrètes pour respecter les valeurs de l\u2019organisation, comme la bonne gouvernance et la paix.Le ministre Valcourt aimerait également voir adoptée la position canadienne sur l\u2019amélioration de la gestion des ressources naturelles, notamment lorsque l\u2019exploitation minière est associée aux conflits dans le monde.Cette année, le Sommet se tient sur le thème des «enjeux environnementaux et économiques face à la gouvernance mondiale ».11 s\u2019agira du quatrième Sommet de la francophonie poiu Stephen Harper.La Presse canadienne Lire aussi > Le Canada au Sommet de ia Francophonie.La guerre, c\u2019est la paix.Page A 7 Abdou Diouf vante rengagement du Québec MICHEL DOLBEC à Paris \\ A quelques jours de l\u2019ouverture du Sommet de Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC), le secrétaire général de l\u2019Qr-ganisation internationale de la Francophonie (QIF), Abdou Diouf, vante la constance de l\u2019engagement francophone du,Québec.À l\u2019QlF, on tient pour acquis que le retour des souverainistes au pouvoir ne modifiera pas les équilibres au sein de la famille francophone, où le Québec parle de sa propre voix.«Il y a une constance [québécoise] par rapport à la Erancophonie.Je dis toujours que si tout le monde était aussi engagé que le Québec, la Erancophonie se porterait beaucoup mieux», a déclaré M.Diouf en entrevue à La Presse canadienne.L\u2019ancien président du Sénégal, qui avait accueilli le troisième Sommet en 1989 à Dakar, a côtoyé plusieurs premiers ministres québécois dans sa longue carrière.Mais comme Bernard Landry a quitté le pouvoir en 2003 quelques mois seulement après sa nomination à titre de secrétaire général, c\u2019est essentiellement avec Jean Charest qu\u2019il a travaillé, à la faveur d\u2019un «compagnonnage extraordinaire».De la même manière, Abdou Diouf s\u2019attend à entretenir de «très bons rapports» avec M\u201c® Marois, qui a «toujours fait preuve de beaucoup d\u2019engagement en faveur de la Erancophonie».Ils se sont d\u2019ailleurs vus en juillet dernier à Montréal, deux mois avant les élections.La première ministre entreprendra sa visite à Kinshasa mercredi, pour une série de rencontres préparatoires de différentes instances francophones.Pendant le sommet, en fin de semaine, elle doit notamment faire une intervention sur la défense du français.À Kinshasa, en effet, les pays membres de l\u2019QlF adopteront pour la première fois une politique de promotion et de défense de la langpe française dans le monde.Etrangement, ils ne s\u2019étaient jamais entendus sur la nécessité de le faire, même si cela semble couler de soiuce.Le débat est désormais tranché.«La seule plus-value incontestable de la Erancophonie, c\u2019est la langue française, dit Abdou Diouf en citant Léopold Senghor, père de la Francophonie.Il ne faut surtout pas scier la branche sur laquelle nous sommes assis.Nous avons une langue en partage, mais si on la laisse mourir à petit feu, à la fin, nous ne serons plus unis par rien.Quelle sera alors notre légitimité ?» Un sommet compliqué J.es discussions des chefs d\u2019Etat et de gouvernement francophones risquent toutefois d\u2019être occultées par la situation intérieure en RDC (voir autre texte).Ce sommet a été «très complexe» à organiser, reconnaît Abdou Diouf, qui n\u2019ignore pas que «les différents observateurs ont porté un jugement négatif» sur le déroulement des élections.Le secrétaire général défend cependant la décision de maintenir la rencontre des dirigeants francophones.«Ce n\u2019est pas comme si on rendait une visite officielle d\u2019Etat au président de la RDC.C\u2019est une réunion institutionnelle de la Erancophonie qui se tient dans un de ses pays membres.Ce qui est le plus important, c\u2019est la substance du sommet.De voir également comment il permettra d\u2019améliorer la situation de la gouvernance, de l\u2019Etat de droit et des droits de l\u2019homme en RDC», conclut le numéro un de la Erancophonie.La Presse canadienne ^\u2022vvntion patrimoine Votre magazine d\u2019information juridique LE DROIT DE SAVOIR Ce soir : Le droit et la navigation commerciale Tous les mardis 20 h COPRODUCTION ; Barreau q Québec A Télé-Québec SUR LES ONDES DE: canal SAVOIR POUR TOUT SAVOIR : WWW.CANALSAVOIR.TV PARTENAIRES MÉDIAS: LE DEVOIR Radio- Montréal Elections 2012 L\u2019affrontement Obama Romney Série d\u2019événements organisée par i\u2019Observatoire sur ies États-Unis de la Chaire Raoui-Dandurand de l\u2019UQAM usa2012.uqam.ca \t\t\t Des journalistes québécois font part de leur expérience terrain aux États-Unis\tComment le scrutin de 2012 modifiera-t-il l'action internationale des États-Unis?\tÀ quelques jours du vote, nos experts se risquent à un pronostic\tAu lendemain de l\u2019élection présidentielle américaine, quels défis attendent Washington ?Mercredi 10 octobre, 18h\tMercredi 17 octobre, 18h\tJeudi 1°' novembre, 18h\tJeudi 8 novembre, 18h AUDITORIUM DU CENTRE D\u2019ARCHIVES DE MONTRÉAL\tAUDITORIUM DU CENTRE D\u2019ARCHIVES DE MONTRÉAL\tAUDITORIUM DU CENTRE D\u2019ARCHIVES DE MONTRÉAL\tAUDITORIUM DU CENTRE D\u2019ARCHIVES DE MONTRÉAL Édifice Gilles-Hocquart 535, av.Viger Est Montréal\tÉdifice Gilles-Hocquart 535, av.Viger Est Montréal\tÉdifice Gilles-Hocquart 535, av.Viger Est Montréal\tÉdifice Gilles-Hocquart 535, av.Viger Est Montréal E3 Berri-UQAM\tE3 Berri-UQAM\tE3 Berri-UQAM\tE3 Berri-UQAM Inscription gratuite et obligatoire en ligne www.dandurand.uqam.ca Renseignements: 514-987-6781 | chaire.strat@uqam.ca #EtatsUnis2012 @RDandurand @EtatsUnis_2012 m Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques UQÀM Relations internationales Québec g g InsUtift d'études Internationales de Montréal UQÀM CONSULAT GÉNÉRAL DES ÉTATS-UNIS LE DEVOIR, LE MARDI 9 OCTOBRE 2012 A 3 ACTUALITES Le triangle scalène Chantal Hébert La première ministre Pauline Marois, qui fait son entrée sur la scène internationale au Sommet de la Francophonie cette semaine à Brazzaville, va devoir composer avec un triangle Québec-France-Canada inédit, à l\u2019image d\u2019un rapport de force différent de celui qu\u2019ont connu ses prédécesseurs péquistes.Dans un premier temps, alors que le dernier passage au pouvoir du PQ s\u2019était déroulé en parallèle avec le règne de Jacques Chirac \u2014 un président de droite \u2014 l\u2019interlocuteur français de Marois, François Hollande, est de gauche et socialiste.Fait encore plus rare, ce n\u2019est pas un premier ministre fédéral québécois qui est responsable de donner la réplique du Canada dans les échanges avec la France et un gouvernement du Québec souverainiste.Mais cela ne veut pas dire que la dynamique actuelle désavantage Stephen Harper.Dans le nouveau triangle scalène des relations entre Paris, Québec et Qttawa, la portion du périmètre politique du premier ministre conservateur se compare plus qu\u2019avantageusement à celle de ses interlocuteurs québécois et français.Le premier ministre Harper dirige incontestablement le plus solide des trois gouvernements en présence.Son parti est bien en selle à la Chambre des communes.Avec trois ans à courir d\u2019ici le prochain scrutin fédéral, il n\u2019est même pas encore à la mi-mandat.11 a le temps de voir venir.Pour des raisons différentes, la qualité du mandat de ses interlocuteurs \u2014 lesquels sont tous les deux, par comparaison à Stephen Harper, des chefs de gouvernement néophytes \u2014 est nettement plus incertaine.Le socialiste François Hollande navire avec difficulté dans une tourmente économique qui a déjà englouti sa cote de popularité.Elle est en chute libre feulement quelques mois après son arrivée à l\u2019Élysée.En marge de l\u2019impopularité circonstancielle de certaines mesures d\u2019austérité, c\u2019est l\u2019aptitude du nouveau gouvernement à gérer le jeu que bien des Erançais remettent de plus en plus ouvertement en cause.En attendant, M.Hollande est un président sous haute surveillance.De son côté, Pauline Marois vient d\u2019hériter du plus faible mandat de l\u2019histoire récente du Québec.Personne, y compris la première ministre, ne peut jurer de la longévité de son gouvernement minoritaire, mais tout le monde s\u2019entend pour croire qu\u2019il ne durera pas quatre ans.En prime, 60% de l\u2019électorat québécois vient de voter pour des partis qui ne souscrivent pas au projet souverainiste \u2014 une réalité qui rend aléatoire la tenue d\u2019un éventuel référendum et abstraite la question du rôle de la Erance dans cette démarche.D\u2019autre part, sur tpile de fond de branle-bas préréférendaire en Écosse et de poussée autonomiste en Catalogne, l\u2019éclairage européen actuel sur la question québécoise n\u2019est pas nécessairement à l\u2019avantage du projet souverainiste.Dans les circonstances, l\u2019intérêt de Erançois Hollande à se mettre en froid avec le Canada et à laire des vagues dans les cercles européens en multi-pbant les manifestations de sobdarité à l\u2019égard du mouvement nationabste québécois est bmité.D\u2019autant que, dans l\u2019immédiat, le projet qui préoccupe le plus les trois gouvernements est ce-lib de la négociation, très avancée, d\u2019un traité de b-bre-échange entre le Canada et l\u2019IInion européenne.Qr, sur ce front, tout bidique qu\u2019Qttawa et Québec semblent voués à continuer de s\u2019entendre.«Je ne manquerai aucune occasion de dire du mal du Parti libéral, mais, cette fois-ci, je dois dire que le rapport de négociation qui nous a été donné respectait ce que nous considérons comme étant l\u2019intérêt québécois», déclarait à ce sujet le ministre aux relations internationales, Jean-Erançois Lisée, en marge d\u2019une rencontre avec la communauté d\u2019affafres la semaine dernière.Cela dit, ce premier test sur la scène internationale de Pauline Marois en est également un pour le premier ministre Harper.Jusqu\u2019à présent, il s\u2019est montré nettement moins porté aux guerres de drapeaux que ses prédécesseurs libéraux.Qu verra à l\u2019usage si l\u2019arrivée du PQ au pouvofr le fera changer d\u2019attitude.Mais dans tous les cas de figure, l\u2019époque où Qttawa pouvait cfrconscrfre les relations internationales du Québec à des questions afférentes à la langue et la culture, et par extension à l\u2019éducation, est révolue.Pendant ses années au pouvofr, le gouvernement bbéral de Jean Charest n\u2019a pas compté beaucoup de pobits sur le front biterne du fédérabsme, mais il a considérablement avancé les pions du Québec sur l\u2019échiquier international, en particu-ber en matière d\u2019environnement et d\u2019économie.Et ü a entraîné d\u2019autres provbices à faire de même.Du pobit de vue québécois, cela signifie que la gestion de la relation Erance-Québec doit désormais se faire avec un œü sur d\u2019autres capitales européennes, en particulier Berlin et une Allemagne devenue encore plus bicontournable à la faveur de la crise qui secoue la zone euro.La Erancophonie a longtemps été la table principale autour de laquelle le Québec affirmait son identité internationale.C\u2019est moins le cas aujourd\u2019hui.Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.chebert@thestar.ca ETUDE SUR LES INEGALITES Davantage d\u2019impôt pour les mieux nantis, demande l\u2019Institut Broadbent GUILLAUME BOURGAULT-COTE Paulinç Marois et Ed Broadbent, même combat?A tout le moins en matière d\u2019impôt des mieux nantis.Car à l\u2019heure où le gouvernement Marois tente de faire passer la pilule d\u2019une hausse de l\u2019frnpôt des personnes gagnant plus de 130000$ par année, l\u2019Institut Broadbent lancera mardi un appel en faveur d\u2019une discussion nationale sur les taux d\u2019imposition supérierus pour lutter contre les biégabtés croissantes au pays.Dans un document qui sera dévoilé en matinée et que Le Devoir a consulté lundi, le think tank de gauche dirigé par l\u2019ancien chef du NPD propose que le «taux d\u2019impôt réel augmente au fur et à mesure que les revenus augmentent», de manière à lutter contre les inégalités économiques et sociales qui se creusent depuis une vingtabie d\u2019années au Canada.Le document Vers un Canada plus juste rappelle que «l\u2019objectif de nos gouvernements de réduire l\u2019impôt [dans les dernières années] a augmenté l\u2019inégalité en réduisant les investissements sociaux compensateurs.De manière paradoxale, souligne-t-on, l\u2019impôt des bien nantis a été beaucoup plus réduit que celui de la classe moyenne», notamment à cause du taux d\u2019imposition des gains en capital.«Nos politiques publiques ont exacerbé le problème des inégalités», estime l\u2019Institut.Créé dans la foulée de l\u2019élection du 2 mai 2011, l\u2019Institut Broadbent estime qu\u2019une «imposition personnelle progressive qui considère les traitements et le revenu d\u2019investissement de manière égale devrait être au centre du système fiscal global».L\u2019organisme juge que le temps est venu pour une «discussion importante sur les taux d\u2019imposition supérieurs appropriés».L\u2019étude soutient que «des taux d\u2019imposition plus élevés pour les salariés à revenu très élevé sont probablement le moyen le plus efficace d\u2019aborder le fait que le revenu du groupe de 1% des bien nantis augmente aux dépens du revenu de tous les autres groupes, et que les taux d\u2019imposition supérieurs aujourd\u2019hui sont certainement beaucoup moins élevés qu\u2019ils ne l\u2019étaient il y a 20 ans».Durant la course au leadership du NPD l\u2019an JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019Institut Broadbent veut réduire ies inégaiités sociaies au Canada.dernier, le candidat Brian Topp \u2014 soutenu par Ed Broadbent \u2014 avait proposé de créer un nouveau palier d\u2019imposition pour les contribuables gagnant plus de 250000$.Thomas Mulcafr avait toutefois ntilité contre cette idée, qui entrait selon lui dans les «vieilles ornières» néodémocrates.Au Québec, le débat est lancé depuis l\u2019élection du gouvernement Marois : la première ministre entend créer deux nouveaux paliers d\u2019imposition (130000$ à 250000$, et plus de 250000$).La mesure servira à compenser les pertes de revenus découlant de l\u2019abolition de la taxe santé \u2014 des modifications aux crédits d\u2019frnpôt pour dividendes et des déductions partielles applicables sur les gabis en capital sont aussi prévues.L\u2019Institut Broadbent propose des mesures qui poruraient servir à combattre les biégabtés: lutte contre l\u2019évasion fiscale, imposition des très grands héritages, révision des réductions d\u2019impôt des grandes entreprises, bitroduction d\u2019un frnpôt sru les transactions financières et d\u2019«écotaxes».Dans la préface du document, Ed Broadbent rappebe que «les spécialistes de l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques et du Conference Board du Canada ont indiqué que nous sommes devenus, au cours de la dernière génération, une société plus inégale et divisée.Les revenus du groupe de 1% des bien nantis ont explosé, tandis que les salaires de la classe moyenne stagnent depuis plus de 30 ans».Il en découle, selon lui, «des répercussions profondes sur la qualité de notre démocratie, la durabilité de notre société et de notre environnement, et notre bien-être individuel et social, ainsi que sur la stabilité et la performance économiques à l\u2019échelle nationale et internationale.» L\u2019étude dresse un historique de la croissance des inégalités, mais ne propose pas de «programme politique détaillé» pour répondre aux défis posés, l\u2019intention étant d\u2019ouvrfr la réflexion.Le Devoir Informations budgétaires : Page pourrait faire appel aux tribunaux Ottawa \u2014 Un affrontement important entre le directeur parlementaire du budget et le gouvernement conservateur du premier ministre Stephen Harper se dessine à l\u2019horizon.Kevin Page a imposé un ultimatum à des responsables de 56 ministères et agences fédéraux, leur donnant jusqu\u2019à mercredi poru fournfr de l\u2019infor-mation sur les réductions de dépenses et les économies comprises dans le budget fédéral.Dimanche, il a indiqué, pendant l\u2019émission Question Period du réseau CTV, qu\u2019il transposerait cette lutte pour obtenfr des informations (levant les tribunaux, si nécessaire.«Les informations que nous réclamons sont en fait essentielles pour que les députés puissent accomplir leur travail, a-t-ü dit Si nous ne pouvons pas obtenir ces informations de la part des ministres, nous devrons peut-être exiger plus de clarté, mais cela n\u2019a jamais été notre première option.Nous pourrions aller jusqu\u2019aux tribunaux, si cela est requis.» Le ministre du cabinet conservateur chargé des compressions budgétafres, le président du Conseil du Trésor Tony Kevin Clement, veut cependant que M.Page recule sur cette question.En entrevue à l\u2019émission The House, à la radio de la CBC, M.Clement a fait savoir que M.Page agissait selon lui en dehors de son mandat, un argument qu\u2019il serait prêt à reprendre devant un juge.«Lorsque vous observez les mots décrivant son mandat \u2014 les finances, les estimations et les tendances de l\u2019économie nationale ,\t\u2014, il ne s\u2019agit pas des sommes qui sont économisées, mais plutôt ^7 J l\u2019argent dépensé», a affirmé M.Clement.____ Il a ajouté que le gouverne- ment était redevable au Parle-Page ment en vertu des estimations budgétaires, des rapports trimestriels ministériels et des documents d\u2019intérêt public.M.Page a toutefois rétorqué à CTV que l\u2019argent qui n\u2019est pas dépensé est parfois aussi frnportant que les sommes qui sont investies.«Nous croyons que nous agissons clairement à l\u2019intérieur de notre mandat.Et il est très important d\u2019examiner l\u2019austérité», a-t-ü souligné.La Presse eanadienne 11 novembre 2012 Élection Montréal Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Un divorce ?M® Michel Houle, avocat 514-845-5545 ville.montreai.qc.ca/election ELECTION PARTIELLE \u2022 DIMANCHE 11 NOVEMBRE 2012 AVIS DE REVISION DE LA LISTE ÉLECTORALE Avis est donné aux électeurs du district de RivIère-des-Pralries de l'arrondissement de Rivièiecles-Prairies-R)inb-aux-Trembles que : 1.\tLa liste électorale est déposée aux archives de la Ville de Montréal le 9 octobre 2012.Elle fera l'objet d'une révision avant de servir à l'élection partielle.2.\tPour être électeur et avoir le droit d'être Inscrit sur la liste électorale, toute personne doit : -\têtre une personne physique -\têtre âgée de 18 ans ou plus le 11 novembre 2012 et, au 25 septembre 2012, -\têtre de citoyenneté canadienne -\tne pas être en curatelle -\tne pas être frappée d'une incapacité prévue par la loi Toute personne doit de plus remplir l\u2019une des conditions suivantes : -\têtre domiciliée sur le territoire du district de RIvIère-des-Pralrles de l'arrondissement de Rivière-des-Pralrles-PoInte-aux-Trembles au 25 septembre 2012, et au Québec depuis au moins le 25 mars 2012; ou -\têtre propriétaire unique d'un Immeuble situé sur le territoire du district de RIvIère-des-Pralrles de l'arrondissement de Rivière-des-Prairtes-Pointe-aux-Trembles depuis au moins le 25 septembre 2011 et avoir transmis une demande écrite d'inscription au Bureau du président d'élection; ou -\têtre occupant unique d'un établissement d'entreprise situé sur le territoire du district de Rivière-des-Pralrles de l\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles depuis au moins le 25 septembre 2011 et avoir transmis une demande écrite d'inscription au Bureau du président d'élection.Dans le cas d'un Immeuble appartenant à des copropriétaires Indivis ou d\u2019un établissement d\u2019entreprise occupé par des cooccupants, seul le copropriétaire Indivis ou le cooccupant désigné au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des copropriétaires ou des cooccupants ayant le droit de vote, a le droit d'être Inscrit sur la liste électorale comme propriétaire de l\u2019Immeuble ou occupant de l\u2019établissement d'entreprise.Cette procuration doit être transmise au Bureau du président d\u2019élection.Une personne qui est un électeur à plus d'un titre ne peut être Inscrite sur la liste électorale qu\u2019à un seul de ceux-ci, selon l'ordre de priorité suivant : -\tà titre de personne domiciliée -\tà titre de propriétaire unique d\u2019un Immeuble -\tà titre d'occupant unique d\u2019un établissement d'entreprise -\tà titre de copropriétaire indivis d\u2019un Immeuble -\tà titre de cooccupant d'un établissement d'entreprise Nul ne peut être inscrit à plus d\u2019un endroit sur la liste électorale.- IMPORTANT- Dans le cas d'une demande d\u2019inscription d'une personne domiciliée sur le territoire du district de RIvière-des-Pralrles de l\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies-PoInte-aux-Trembles, la personne qui fait cette demande auprès d'une commission de révision doit préciser l\u2019adresse précédente du domicile de la personne dont l'Inscription est demandée et présenter deux (2) documents l\u2019IdentifianL l'un confirmant son nom et sa date de naissance, et l\u2019autre son nom et l\u2019adresse actuelle de son domicile.Vous pouvez consulter la liste électorale et présenter des demandes d'inscription, de radiation ou de correction à la commission de révision, à l\u2019endroit ainsi qu'aux dates et aux heures suivantes : MAIRIE D\u2019ARRONDISSEMENT DE RIVIÈRE-DES-PRAIRIES-POINTE-AUX-TREMBLES 7380, boulevard Maurice-Duplessis (entrée sur René-Descartes), Montréal DIMANCHE 14 OCTOBRE LUND115 OCTOBRE MARD116 OCTOBRE MERCREO117 OCTOBRE JEUDI 18 OCTOBRE VENDRED119 OCTOBRE SAMEDI 20 OCTOBRE DIMANCHE 21 OCTOBRE LUNDI 22 OCTOBRE Montréal, Le 9 octobre 2012 12h30 A17h30 17h A22h 14h30A17h30 14h30A17h30 14 H 30 A 20 H 30 14 H 30 A 20 H 30 12h30A17h30 FERMÉ 12h30A17h30 Yves Saindon, avocat Président d\u2019élection 514 872-VOTE (8683) ville.montreal.qc.ca/election A 4 LE DEVOIR LE MARDI 9 OCTOBRE 2012 ACTUALITES Les caisses de retraite doivent s\u2019adapter Selon un sondage, quatre régimes sur dix s\u2019interrogent au sujet des cinq prochaines années FRANÇOIS DESJARDINS Quatre caisses de retraite sur dix doutent sérieusement de pouvoir atteindre leurs objectifs de rendements au cours des cinq prochaines années, indique un sondage réalisé auprès de 92 gestionnaires de régimes canadiens.Les résultats du sondage, coordonné par une filiale de Fidelity Investments nommée Pyramis, surviennent dans un contexte particulier: alors que les marchés boursiers tentent encore de retrouver le sommet touché avant la crise de 2008, les taux d\u2019intérêt continuent d\u2019être très faibles.Frappés de plein fouet, les régimes de retraite à prestations déterminées \u2014 qui garantissent aux futurs retraités un revenu fixe et prévisible quelle que soit la performance des marchés d\u2019ici là \u2014 sont de plus en plus coincés.«La volatilité des marchés et les faibles rendements ont eu un impact sur les régimes à prestations déterminées et diminuent l\u2019espoir d\u2019atteindre un objectif annuel de 6%», peut-on lire dans le rapport de la partie canadienne du sondage.«C\u2019est un chiffre très optimiste lorsqu\u2019on tient compte du fait que ces régimes ont obtenu des rendements de seulement 3% sur cinq ans.» Le principal indice de la Bourse de Toronto a connu une hausse d\u2019à peine 3,9% depuis le début de l\u2019année.Sur cinq ans, ce qui inclut la crise de 2008-2009, il est en baisse de 12,8%.Pour assurer leur avenir, des régimes sont tentés de revoir leur stratégie.Ainsi, 22% des régimes ont l\u2019intention de placer davantage d\u2019argent dans des créneaux «non liquides », comme l\u2019immobilier et les sociétés privées.Les régimes canadiens semblent plus pessimistes que ceux au sud de la frontière (l\u2019enquête a aussi été menée ailleurs dans le monde).Selon le sondage, seulement 29% des caisses américaines ne pensent pas pouvoir atteindre leurs objectifs de rendements au cours des cinq prochaines années, contre 51% en Europe.Régimes sous-financés Il y a deux mois, l\u2019agence de notation torontoise DBRS a écrit que les régimes à prestations déterminées vont lentement disparaître sur une quarantaine d\u2019années.Après examen de 450 régimes nord-américains, DBRS a estimé que plus des deux tiers d\u2019entre eux sont sous-financés par «une marge importante».Et la semaine dernière, la firme-conseil Aon Hewitt a af- LUCY PEMONI ASSOCIATED PRESS Les futurs retraités n\u2019auront peut-être pas des pensions aussi dorées que celles de leurs prédécesseurs.firmé qu\u2019à la fin du troisième trimestre, le ratio de solvabilité médian se situait à 68%, une légère amélioration par rapport à 66% cet été.Dans ce contexte, de nombreux employeurs ont préféré tout simplement en limiter l\u2019accès au fil des ans ou convertir carrément la caisse en régime à cotisations déter- minées, qui n\u2019offre aucune garantie pour les futurs retraités.Selon le sondage de Pyramis, 63% de l\u2019ensemble des régimes sont présentement offerts aux nouveaux employés.Toutefois, d\u2019ici un à trois ans, 25% des régimes ne le seront pas.Le sondage mondial a été réalisé avec Asset Internatio- nal aux États-Unis, avec le Canadian Institutional Investment Network au Canada et avec le quotidien londonien Financial Times en Europe et en Asie.Les répondants gèrent des actifs totalisant 5000 milliards de dollars.Le Devoir Desi^din/& 9^ 5% Les leaders en affaires font confiance aux experts de Desjardins.Desjardins&Cie C'est tout Desjardins qui appuie les entreprises.desjardins.com/entreprises Desjardins Coopérer pour créer l'avenir Bell est une marque de commerce de Bell Canada.Cirque du Soleil est une marque détenue par Cirque du Soleil et employée sous licence.MONTREAL Un béluga aurait été aperçu dans le Vieux-Port JESSICA NADEAU Le Réseau québécois d\u2019urgences pour les mammifères marins tente de confirmer la présence d\u2019un béluga dans le Vieux-Port de Montréal.Il s\u2019agirait d\u2019une «première», affirme le coordinateur du Réseau et directeur des programmes de recherche du GREMM, Robert Michaud, qui tente toujours de valider l\u2019information.«Nous avons reçu un appel nous informant qu\u2019un plaisancier avait vu un béluga dimanche après-midi près du Quai de l\u2019horloge dans le Vieux-Port de Montréal.» Selon lui, l\u2019information est «assez fiable», même si elle n\u2019a pas encore été validée par des observateurs d\u2019expérience.«La description ressemble assez à un béluga pour qu\u2019on ait considéré l\u2019information comme fiable, précise Robert Mi-chaud.L\u2019information est d\u2019autant plus intéressante qu\u2019un béluga a été vu il y a environ trois semaines à Québec par un observateur aguerri.» La nouvelle de cette surprenante observation dans le Vieux-Port a été communiquée aux partenaires du Réseau à Montréal à qui l\u2019on a demandé d\u2019ouvrir l\u2019œil.Si d\u2019autres observations viennent appuyer celle-ci, une équipe de patrouilleurs sera dépêchée pour valider et documenter le phénomène.Un animal qui se retrouve aussi loin de son aire de répartition naturelle n\u2019est pas nécessairement en difficulté, précise le biologiste, mais il «risque de rencontrer des pièges auxquels il n\u2019est pas habitué et de faire des erreurs de navigation».Cette «observation inhabituelle», qui reste toutefois à confirmer, pourrait être en lien avec les importants problèmes de santé qui affligent les nouveau-nés ces dernières années, croit Robert Michaud.Le Devoir Assainissement de Shannon ponr 2015 La Défense nationale prévoit, en 2015, l\u2019assainissement de la nappe phréatique contaminée au trichloréthylène (TCE) qui s\u2019écoule depuis la garnison Val-cartier vers la municipalité de Shannon et le secteur Val-Bé-lair, au nord de Québec.L\u2019opération d\u2019envergure s\u2019étirera sur une quinzaine d\u2019années, selon Le Soleil.Aux limites de la base militaire, des puits permettront de capter l\u2019eau polluée par le TCE, un dégraissant industriel cancérigène qui circule dans la nappe phréatique à partir des terrains de l\u2019armée.Le nettoyage se fera sur place, à la surface, puis l\u2019eau nettoyée sera rejetée dans la Jacques-Cartier.Une rencontre avec les résidants et les divers ordres gouvernementaux est prévue pour novembre.La Presse canadienne Enquête sur le droit au logement Une commission populaire itinérante sillonnera les 17 régions administratives du Québec au cours des prochaines semaines afin d\u2019enquêter sur le droit au logement.L\u2019organisateur de cette consultation, le Front d\u2019action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), souhaite démontrer que les problèmes de logements sont bien présents et variés, et qu\u2019ils exigent une intervention plus importante de leur part.Le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant, indique que le gouvernement de Stephen Harper a réduit ses investissements et que le gouvernement provincial, même s\u2019il a promis de construire 3000 logements par année en cinq ans, n\u2019en fait pas assez pour la demande qui ne cesse de croître.La tournée s\u2019amorcera le 12 octobre au Nunavîk.La Presse canadienne LE DEVOIR LE MARDI 9 OCTOBRE 2012 A 5 ACTUALITES Une usine d\u2019engrais agricole pour Bécancour Le projet est d\u2019une valeur de 1,2 milliard JESSICA NADEAU Bécancour passera du nucléaire à î\u2019engrais agricole.L\u2019annonce de la nouvelle usine d\u2019urée sera officialisée mardi par les partenaires de cette nouvelle construction, soit le gouvernement du Québec, la Coop fédérée et un géant d\u2019engrais indien.L\u2019indian Farmers Fertiliser Cooperative (IFFCO), dont le siège social est basé à Mumbai, compte investir un minimum de 200 millions dans ce projet d\u2019une valeur totale de 1,2 milliard.La compagnie a annoncé, le mois dernier, qu\u2019elle avait trouvé un emplacement idéal pour son usine d\u2019engrais à Bécancour, dans le Cen-tre-du-Québec.Elle a choisi de s\u2019installer dans le parc industriel, où elle pourra bénéficier des installations portuaires et du gazoduc pour l\u2019approvisionnement énergétique.Le président de l\u2019IFFCO, U.S.Awasthi, affirmait dans l\u2019india Times, en septembre dernier, qu\u2019il espérait « obtenir les autorisations environnementales d\u2019ici deux ou trois ans» et que la production pourrait débuter d\u2019ici 2017-2018.Son partenaire québécois, la Coop fédérée, qui se targue d\u2019être le «plus important fournisseur de semences et de fertilisants» au Québec, s\u2019est engagé à disposer d\u2019une grande partie de l\u2019urée qui sera produite à Tusine de Bécancour.Québec avait déjà annoncé, pour sa part, qu\u2019il investirait un montant maximal de 5 millions.Les discussions entre les trois partenaires ont finalement abouti et ces derniers L\u2019usine nécessitera 500 travailleurs pour la construction et 200 pour son fonctionnement comptent rendre publics tous les détails de la transaction mardi.Tant du côté du Parti québécois que de la Coop fédérée, on a refusé de donner plus de détails sur la nouvelle usine lundi, à la veille de la conférence de presse.«Au terme d\u2019une négociation de plusieurs mois, la Coop fédérée annonce son partenariat avec la coopérative indienne de fertilisant agricole IFFCO dans la concrétisation d\u2019un projet menant à la construction prochaine d\u2019une usine canadienne de production d\u2019urée à Bécancour» s\u2019est contenté de faire savoir Ben Marc Diendérée, porte-parole de la coop fédérée.Gentilly-2 La fermeture de Gentilly-2 sera également à l\u2019ordre du jour des libéraux mardi, alors que le chef de l\u2019opposition officielle et député de Saint-Laurent, Jean-Marc Fournier, rencontre le comité d\u2019action stratégique pour Gentilly-2.Des députés libéraux rencontreront la presse pour rendre compte de la réunion matinale.La semaine dernière, le nouveau gouvernement péquiste a annoncé la fermeture de la centrale nucléaire de Gentilly-2.Cette décision, qui respecte les conclusions d\u2019Hydro-Qué-bec, a été vivement critiquée par les citoyens qui craignent les pertes d\u2019emplois.Selon Radio-Canada, la nouvelle usine d\u2019engrais agricole emploiera 500 travailleurs pour la construction et 200 pour la suite des opérations.Le Devoir \"i :.'±^ ^SErfib L I.LARRY MACDOUGAL LA PRESSE CANADIENNE Un pâturage de bœufs, près d\u2019une usine de XL Foods, en Alberta L\u2019ACIA ne songe pas à poursnivre L\u2019agence procédera à une évaluation détaillée de l\u2019usine XL Foods JESSICA NADEAU L> agence canadienne d\u2019inspection des ali-' ments (ACIA) n\u2019envisage pas de poursuivre la compagnie XL Foods malgré les lacunes qui ont été constatées à l\u2019usine, entraînant sa fermeture temporaire en lien avec la contamination à l\u2019E.Coli.«On ne peut pas spéculer à cet égard-là, mais les conditions pour entamer des poursuites sont généralement fondées sur une malfaisance volontaire, ce qui n\u2019est pas le cas ici», a soutenu Richard Arsenault, directeur du programme des viandes à l\u2019AClA lors d\u2019une conférence téléphonique lundi.Les documents de l\u2019AClA portant sur les mesures correctives à apporter par XL Foods précisent que l\u2019agence dispose «d\u2019un certain nombre d\u2019options selon la nature du problème», dont la poursuite.Dans ce cas-ci, l\u2019AClA estime que cette ultime mesure ne sera pas nécessaire.«L\u2019établissement est fermé, on lui a enlevé sa licence d\u2019opération, précise Martine Dubuc, chef de la salubrité des aliments du Canada pour l\u2019AClA.Ça fait partie des mesures que l\u2019on peut utiliser lorsque l\u2019établissement ne se conforme pas aux standards de l\u2019agence, et c\u2019est ce qui a été mis en place.» Un certain nombre de correctifs ont été demandés par l\u2019AClA, qui avait observé notamment «des lacunes au chapitre des techniques et des procédures d\u2019échantillonnage », de même que des «problèmes d\u2019entretien général».L\u2019AClA procédera dès mardi à une évaluation détaillée de l\u2019établissement pour déterminer si ces lacunes ont été corrigées.«Les inspecteurs de l\u2019AClA vérifieront les conditions sanitaires des aires d\u2019abattage et de transformation de l\u2019établissement, a précisé Martine Dubuc.L\u2019ACIA s\u2019assurera que les mesures préventives permettront de gérer efficacement les risques associés à VF.Coli une fois que l\u2019établissement reprendra ses activités.» L\u2019usine restera néanmoins fermée pour la période d\u2019évaluation.11 est trop tôt pour envisager une éventuelle date de reprise des activités à Tusine 38 de XL Foods en Alberta, estiment les responsables de l\u2019agence, qui confirment néanmoins que la demande d\u2019évaluation, en vue d\u2019qne réouverture, émane de l\u2019entreprise.À Montréal, le propriétaire de la Maison du rôti, Michel Legrand, croit que cet épisode fera grand tort au commerce.«Le bœuf va être boudé pendant quelque temps, les boucheries seront moins bien vues.Ce n\u2019est bon pour personne ce genre de crise.» Diane Saint-Vincent, propriétaire des Fermes Saint-Vincent au marché Jean-Talon, déplore elle aussi cette perte de confiance des consommateurs.Mais pour la productrice de viande biologique, les affaires sont bonnes.«Nos ventes ont augmenté d\u2019environ 5 % depuis jeudi.Certains viennent en attendant que la crise soit réglée, mais un certain nombre de nouveaux clients resteront.C\u2019est juste dommage que cela émane d\u2019un problème de cette envergure.» Le Devoir Le Nobel de médecine à deux généticiens Le prix Nobel de médecine 2012 a été décerné lundi à Stockholm à un Britannique et à un Japonais pour leurs travaux sur les cellules souches prouvant qu\u2019elles pouvaient créer tous types de tissus du corps humain en se passant d\u2019un embryon.Le biologiste John Gurdon, 79 ans, et le médecin et chercheur Shinya Yamanaka, 50 ans, ont obtenu le prix grâce à leurs recherches sur la reprogrammation nucléaire, une technique qui permet de transformer des cellules adultes spécialisées en cellules souches non spécialisées.Grâce à leurs avancées, ces cellules remplacent avantageusement les cellules souches embryonnaires, qui posent des problèmes éthiques.Les deux généticiens étaient désignés dans la presse comme les grands favoris.M.Yamanaka «ne mérite pas qu\u2019un prix Nobel de médecine, mais aussi un Nobel d\u2019éthique», a estimé Julian Savulescu, professeur d\u2019éthique à Tuniversité d\u2019Qxford.Le choix du comité Nobel a été salué par le «père» de la brebis clouée Dolly, le Britannique lan Wilmut, qui a souligné un «travail important et innovant».Le comité a indiqué les avoir récompensés pour avoir découvert que «les cellules adultes peuvent être reprogrammées pour devenir pluripotentes [capables de se différencier en plusieurs tjqies de cellules] ».«Leurs découvertes ont révolutionné notre compréhension sur la manière dont les cellules et les organismes se développent», a indiqué le comité.Agence France-Presse L\u2019Ontario à la carte sans vous casser la tête.Porter dessert tous les centres importants de l\u2019Ontario : Toronto, Timmins, Sudbury, Ottawa, Windsor, Thunder Bay, Sault Ste.Marie.Un vrai jeu 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au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.Les tarifs sont fonction de la disponibilité.Certaines conditions (incluant des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage, et les frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent changer sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Renseignez-vous auprès de Porter ou de votre agent de voyages.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR LE MARDI 9 OCTOBRE 2012 EDITORIAL LA FEMME TUNISIENNE.L\u2019apartheid Serge Truffaut Cela s\u2019est passé en septembre.Au début du mois, ime Tunisienne violée a été accusée d\u2019avoir aguiché les mercenaires du viol.Plus tard, entre la Suède et l\u2019Arabie Saoudite, toutes les présences féminines ont été gommées du catalogue IKEA par des censeurs suédois.À la fin du mois, 1000 Nigérianes ont été parquées dans les environs de l\u2019aéroport de Jeddah parce qu\u2019elles comptaient faire le pèlerinage de la Mecque sans présence masculine.On fait l\u2019impasse sur d\u2019autres méfaits féodaux pour mieux retenir que là où l\u2019islamisme est en force, l\u2019apartheid des femmes Test tout autant 1 aura fallu un mois au président tunisien, Mon-cef Marzouki, avant qu\u2019il ne compose des excuses de l\u2019État à l\u2019égard de la jeune femme ayant subi les assauts de policiers.Ici, on doit préciser et souligner que, depuis la victoire du parti islamiste Ennadah aux élections, des Tunisiennes habillées à l\u2019occidentale, des Tunisiennes non voilées, subissent régulièrement les agressions de policiers sans que ces derniers soient inquiétés.C\u2019est comme si ces nouvelles autorités ayant conjugué leur programme politique avec le Coran leur avaient accordé un blanc-seing.En fait, c\u2019est à se demander si, n\u2019eussent été les pressions internationales, et notamment celles des ONG, Marzouki aurait convenu de mettre en ordre ce qui était complètement à l\u2019envers.Chose certaine, si les excuses ont été présentées, le parquet, au moment de mettre sous presse, n\u2019avait toujours ^\tpas abandonné la poursuite faisant ainsi la preuve que le diable se cache bel et bien dans î\t,/ les détails.Quoi d\u2019autre ?Il faut savoir qu\u2019en Tu- ^\t\u2014 - nisie les dirigeants et militants d\u2019Ennadah amor- cent des débats, alimentent des braises, en ayant comme objectif la réduction des droits accordés aux femmes.Ce but, ils le poursuivent avec d\u2019autant plus de volonté, et parfois de rage, que, depuis 1956, la femme tunisienne jouit, contrairement à toutes les femmes du monde arabe, du statut d\u2019égalité avec les hommes que des «affreux» laïcs leur avaient accordé.Ce faisant, on insiste, aux yeux des islamistes d\u2019Ennadah, les laïcs avaient adopté et imposé une loi et des valeurs conçues et observées sur l\u2019autre rive de la Méditerranée.Cette transposition d\u2019une culture née dans un espace géographique habité par des infidèles explique en partie un paradoxe, et non des moindres.Bizarrement, plus de Tunisiennes qu\u2019on ne le pense ont épousé les visées comme le programme du parti religieux au pouvoir.Elles ont voté pour lui parce que la majorité d\u2019entre elles ont eu un mari, un père ou un frère emprisonné par Ben Ali et ses prédécesseurs.Elles ont voté pour lui parce que ce parti a joué avec un certain doigté la carte du martyr.Et, comme on le sait, dans la religion musulmane, le martyr a un halo de sacré qui n\u2019a pa§ d\u2019équivalent dans les nations où le séculier est maître.En Égypte également, le paradoxe évoqué à propos de la Tunisie a été constaté.Pour la majorité des hommes et des femmes de ce pays, le principe de l\u2019égalité des sexes est considéré comme un vice hérité de Tex-puissance coloniale de la région, soit le Royaume-Uni.Cette considération a accouché d\u2019une réalité étrange: la démocratie et la soif de libertés ne vont pas obligatoirement ensemble.Au ras des pâquerettes, ce refus de l\u2019égalité entre les deux sexes par la majorité de la population a eu pour conséquence, parmi d\u2019autres, celle-ci: 73% des Égyptiennes sont opposées à la candidature d\u2019une femme à la présidence.Passons à IKEA.Par un effet boomerang dont le profit, et lui seul, a été le moteur, IKEA a convenu de soustraire la moitié du monde du catalogue destiné aux pétromonarchies.Avant de poursuivre, on soulignera que cette entreprise s\u2019était distinguée antérieurement par l\u2019exploitation d\u2019enfants pour la fabrication d\u2019une gamme imposante de produits.Cela étant, la multinationale du meuble a donc obéit aux diktats d\u2019un pays qui, encore aujourd\u2019hui, maintient la femme dans une condition qui se nomme par un un nom et un seul : Tesclavage.Pour s\u2019en convaincre, il suffit de lire (on osera même conseiller de lire à jeun tant la matière aiguise le dégoût) l\u2019étude consacrée par Human Rights Watch au sort des femmes en Arabie Saoudite.C\u2019est bien simple, sur tous les fronts de la vie publique, sur tous les flancs de la vie privée, la différence de «l\u2019autre» est le sujet d\u2019un apartheid de tous les instants.Et qui ne s\u2019y conforme pas subit les foudres d\u2019autorités enclines à la violence extrême.Les épisodes évoqués ont ceci de vertigineux que les mots usuels pour qualifier leurs ravages nous semblent trop mous.Car chacun de ces épisodes s\u2019avère une illustration au carré, une mise en relief par excellence du refus de la modernité.Une mise en relief de la haine éprouvée sous ces cieux pour l\u2019idée même de progrès.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO LETTRES L\u2019école, ce bien commun J\u2019ai assisté au grand débat sur Une école pour tous, dans le cadre de la Semaine de l\u2019école publique qui s\u2019est déroulée du 30 septembre au 5 octobre.Le thème du débat était : les grands défis de l\u2019école publique aujourd\u2019hui.Je voudrais partager avec vous mon indignation.Les panélistes du débat étaient Martine Desjardins, Lorraine Pagé et Guy Rocher.J\u2019étais impressionnée par la présence de ces trois importantes personnes, grands défenseurs de la justice sociale en éducation.Pour moi, mère de trois enfants, scolarisés à l\u2019école publique, récemment arrivée à Montréal, c\u2019était un honneur d\u2019assister à ce débat en leur présence.Mais quelle surprise ! Après avoir fait le constat du déclin de l\u2019école publique par manque de financements publics, après avoir dénoncé le taux de décrochage scolaire tristement élevé à Montréal, après avoir réaffirmé la mission de cohésion sociale de l\u2019école publique en dépit des origines sociales ou culturelles, les pistes de solution proposées pour valoriser et défendre l\u2019école publique ont tourné autour de la construction d\u2019une école patriotique et nationale pour préparer les citoyens du Québec de demain.Quid des citoyens du Québec d\u2019aujourd\u2019hui ?Quid des parents-citoyens, de toutes origines, qui ont l\u2019éducation à cœur et l\u2019école publique tatouée sur le corps ?Nous, les parents de tous horizons, nous ne sommes pas des consommateurs d\u2019école, nous ne sommes pas des clients, mais des citoyens prêts à nous lever pour défendre l\u2019éducation! Mais à qui appartient l\u2019école ?Seulement aux syndicats enseignants québécois, aux décideurs poli- tiques québécois, aux universitaires et penseurs québécois ?Moi, je crois que l\u2019école est notre bien à tous et que, en tant que parents-citoyens, décideurs scolaires et enseignants, nous devons trouver un entendement commun pour défendre et valoriser l\u2019école publique, autour de valeurs communes, peu importe notre origine.Pour une école publique de qualité, mettons-nous ensemble autour de la table et écoutons ce que nous avons à partager.Judith Rouan, membre de Parents en action pour Téducation Ix 4 octobre 2012 SNC-Lavalin intéressée par Gentilly-2 ?Lorsque le chef intérimaire du PLQ, M.Jean-Marc Pournier, parle en faveur de la réfection de la centrale nucléaire de Gentilly-2, il devrait prendre un peu de recul et conserver une petite réserve, vu qu\u2019il a occupé un poste de vice-président de SNC-Lavalin, avant d\u2019être rappelé par Jean Charest, alors que son gouvernement connaissait une série de départs au sein de ses ministres.Pour les gens du milieu, on sait tous et toutes que SNC-Lavalin convoite la réfection de Gentilly-2.Pour le moment, c\u2019est le p.-d.g.d\u2019Hydro-Québec qui s\u2019est prononcé contre l\u2019offre de SNC-Lavalin, et il s\u2019est expliqué sur le sujet, ce sont eux qui étaient à Point Lepreau.Qui est le mieux placé que le p.-d.g.d\u2019Hydro-Québec pour répondre à une question d\u2019intérêt public ?André Mainguy Longueuil, le 5 octobre 2012 Saint Lino, priez ponr nons Quelle est la crédibilité d\u2019un ancien entrepreneur qui tente de minimiser ses liens, bien qu\u2019étroits, avec le clan Rizzuto et qui a été arrêté par la brigade Marteau pour corruption et collusion dans l\u2019attribution de contrats à Boisbriand?Poser la question, c\u2019est y répondre ! J\u2019écoutais le témoignage de M.Zambito lorsqu\u2019il a déclaré qu\u2019un montant de 3% de la valeur des contrats était versé au parti Union Montréal du maire Gérald Tremblay.Il n\u2019a jamais été capable de répondre clairement de qui venait cette information, comment ce pourcentage a été convenu, quel entrepreneur avait la mission de verser ce montant au parti du maire et qui du parti du maire récoltait les,dits montants.A mes yeux, les déclarations de M.Zambito, qui tente de lier le politique au crime organisé, sont fortuites et n\u2019ont aucune valeur.Il est plus facile de prétendre, sans preuve à l\u2019appui, que des sommes étaient versées à des politiciens qu\u2019incriminer des membres influents du crime organisé.Alors avant de tirer des conclusions, d\u2019exiger des démissions et de faire des choux gras des déclarations-chocs d\u2019un ancien entrepreneur qui a fait faillite et qui est accusé de corruption, attendons d\u2019entendre les autres témoignages.Le problème des commissions d\u2019enquête publique comme la commission Charbonneau est qu\u2019elles laissent place à n\u2019importe quelles déclarations qui sont prises au pied de la lettre, comme si ces déclarations étaient la vérité absolue descendue du ciel (sic).Joe D\u2019Aprano Ix 2 octobre 2012 LIBRE OPINION L\u2019effet domino de l\u2019immigration à Montréal MICHEL PAILLE Démographe et auteur d\u2019une étude sur Les caractéristiques linguistiques de la population du Québec (OQLF, 2011) L> élection d\u2019un gouvernement minoritaire, le ' 4 septembre dernier, a rapidement conduit les analystes à soupeser les chances du gouvernement Marois de faire adopter certains aspects de son programme.La question linguistique n\u2019a pas fait exception.Par-delà les divers éléments du programme électoral du nouveau gouvernement en matière de langue \u2014 petites entreprises, cégeps, «écoles passerelles», etc.\u2014, certains commentateurs ont rapidement évoqué un facteur démographique lourd de conséquences : l\u2019étalement de la population montréalaise, surtout de langue française, dans la couronne métropolitaine.Préoccupé par l\u2019intégration des immigrants, le politologue Louis Balthazar notait que «dans la mesure où les immigrants se retrouvent entre eux [.], il y a bien peu de chances qu\u2019ils s\u2019intégrent» {Le Devoir, 8 septembre 2012).D\u2019où cette question: «Comment voulez-vous que les immigrants s\u2019intégrent à la majorité si cette majorité n\u2019est plus visible autour d\u2019eux?» Rappelons que Marc V.Levine (Université du Wisconsin) voyait justement dans «la tendance à la baisse du nombre de résidants de langue fran- çaise [.] un signe avantxoureur de la \u201cdéfrancisation\u201d de Vile et de la région» {La reconquête de Montréal, 1997).Allant au-delà des motifs invoqués pour expliquer l\u2019étalement urbain {«la circulation, les ponts, les taxes, le prix des maisons»).Normand Cusson rappelle les deux solitudes linguistiques qui «vivent en parallèle sans jamais se toucher».Il va jusqu\u2019à avancer que «les francophones abandonnent Montréal de guerre lasse, incapables qu\u2019ils ont été d\u2019y poser leur empreinte après un demi-siècle de Révolution tranquille» {Le Devoir, 12 septembre 2012).Qr, contrer l\u2019étalement de la population autour de Montréal ne se ferait pas en claquant des doigts.C\u2019est une tâche d\u2019autant plus herculéenne qu\u2019aux divers facteurs évoqués par Normand Cusson s\u2019ajoute l\u2019effet domino de l\u2019immigration internationale.Il y a près de 20 ans, le sociologue fransas-kois Raymond Breton (Université de Toronto) a examiné la réaction des populations d\u2019accueil à l\u2019arrivée de nouveaux venus.Il a illustré son propos en faisant un parallèle avec le monde des affaires: «Si une entreprise [.] recrute plusieurs nouveaux membres, [.] il est fort possible que les nouveaux soient définis comme étrangers et même comme usurpateurs par les \u201canciens\u201d Assurer la pérennité du fait français à Montréal ne doit pas se limiter à revoir la loi 101 qui en étaient venus à considérer l\u2019entreprise [.] comme leur entreprise.[.] S\u2019ils sont nombreux relativement aux anciens, leur seule présence risque de remettre en question la culture d\u2019entreprise et la façon d\u2019organiser le travail» {«L\u2019appartenance progressive à une société: perspectives sur l\u2019intégration socioculturelle des immigrants», Gouvernement du Québec, Actes du Séminaire sur les indicateurs d\u2019intégration des immigrants, Montréal, 1994).Port de ces observations, M.Breton a poursuivi son parallèle ainsi: «Cette description s\u2019applique aux relations entre immigrants et natijs dans un milieu social quelconque.Si les natijs se sentent menacés dans leurs habitudes, leurs façons d\u2019utiliser les institutions et les espaces publics, d\u2019éduquer leurs enfants, bref, s\u2019ils se sentent \u201cenvahis\u201d, ils chercheront à laisser ce milieu: ils déménageront en banlieue, ils changeront de travail, ils placeront leurs enfants dans une école privée, etc.» D\u2019aucuns suggèrent d\u2019implanter une politique ayant pour but de contrer l\u2019étalement de la population montréalaise vers ses banlieues.Qr, bien que ce phénomène soit connu depuis des lustres, nul n\u2019a encore vu l\u2019ombre d\u2019un commencement d\u2019une intention politique à cet égard.Quant à notre politique de régionalisation de l\u2019immigration, ses résultats sont plutôt marginaux.En effet, Montréal demeure, et de loin, la destination privilégiée des immigrants.Au cours de la période quinquennale 2007-2011, plus de 72% des immigrants \u2014 moyenne de 35400 personnes par année \u2014 se sont établis dans Tile de Montréal, contre environ 22 000 naissances (toutes langues et origines confondues).En somme, assurer la pérennité du fait français à Montréal ne doit pas se limiter à revoir la loi 101.Bien qu\u2019un renforcement soit nécessaire, aucune loi linguistique, aussi parfaite et aussi rigoureusement appliquée soit-elle, ne saurait remplacer une politique de population articulée.Dans le cas particulier de Montréal, l\u2019étalement des francophones en banlieue et la concentration des immigrants dans notre métropole constituent de très grands défis.D\u2019ailleurs, il ne suffirait pas de réduire le nombre d\u2019immigrants à 45000 personnes pour les deux prochaines années, comme Ta proposé la Coalition avenir Québec, pour alléger de manière significative les coûts de l\u2019intégration à tous égards (économique, linguistique, social, culturel).Car, en ce domaine, aucun gouvernement québécois des dernières décennies ne s\u2019est donné tous les moyens financiers inhérents à sa politique d\u2019immigration. LE DEVOIR LE MARDI 9 OCTOBRE 2012 A 7 IDEES Le Canada au Sommet de la Francophonie à Kinshasa La guerre, c\u2019est la paix ALAIN DENEAULT Auteur avec William Sacher de Paradis sous terre, Comment le Canada est devenu la plaque tournante de l\u2019industrie minière mondiale (Ecosociété) est conforté par les contradictions de sa novlangue (dixit George Orwell, 1984) que le premier ministre canadien Stephen Harper se présentera au Sommet de la Francophonie à Kinshasa, en République démocratique du Congo, la semaine prochaine.M.Harper a déjà indiqué aux autorités congolaises, sans sourciller, qu\u2019elles devaient engager des actions en faveur de la démocratie et du respect des droits de la personne.Cette posture de commandement consistera encore une fois pour Ottawa à couper court aux légitimes interrogations qui sont entretenues de toute part sur les responsabilités historiques d\u2019entreprises canadiennes et du gouvernement canadien dans le conflit des Grands Lacs africains ayant fait par millions des victimes au Congo entre f996 et 2003.Les faits, les sources Au début des années 1990, le pouvoir du kleptocrate Joseph Mobutu vacille.Celui qui avait régné en maître absolu pendant plus de trente ans sur le Congo (ex-Zaire) en ponction-napt allègrement les budgets des sociétés d\u2019Etat dans le secteur minier se voit lâché par ses anciens soutiens, notamment la Belgique, la France et les Etats-Unis.Mis sous pression par la Banque mondiale, il ouvre alors à la privatisation le secteur minier.L\u2019aire d\u2019exploration de 82000km2 qu\u2019il concède alors à la société aurifère canadienne Barrick Gold fait écarquil-1er les yeux.Justin Kankwenda, un temps adjoint au Représentant spécial du Secrétaire général de l\u2019ONU pour les Grands Lacs, présente cette entente dans un de ses livres comme le signal envoyé au monde à savoir que tout est désormais à prendre au Congo.11 s\u2019ensuivra le déclenchement d\u2019un conflit autour du contrôle des ressources minières, sanglant et traumatisant pour tout un peuple.Au dire du Haut Commissariat sur les droits de l\u2019homme quant aux violations des droits fondamentaux au Congo pendant cette période (le rapport «Mapping» de 20f0), des groupes rebelles armés et des représentants d\u2019intérêts gouvernementaux se sont fait la guerre pour sécuriser les gisements, qu\u2019ils concédaient ensuite à des sociétés privées précisément pour financer la poursuite de leur guerre.Un autre rapport onusien sur la question, publié celui-là en 2002, cite neuf sociétés minières ayant un lien d\u2019inscription au Canada, par exemple l\u2019AMEl, Banro et Eirst Quantum Minerais, parce qu\u2019elles contreviendraient aux principes directeurs de l\u2019OCDE en matière éthique destinés aux multinationales.Dans la foulée de productions onusiennes, le Parlement congolais à peine sorti des secousses de la guerre a créé au milieu des années 2000 une commission chargée d\u2019étudier les contrats signés en temps de guerre, et conclut dans son rapport, signé par son président Christophe Lutundula, un nombre impressionnant d\u2019ententes outrancièrement iqégales signées par des sociétés privées et l\u2019Etat en JOHN LEHMANN THE GLOBE AND MAIL/LA PRESSE CANADIENNE Un travailleur dans une mine de cuivre de la République démocratique du Congo.Le Canada n\u2019a jamais donné suite à ces demandes du rapport d\u2019experts mandatés par l\u2019ONU en 2002, qui recommandait aux Etats d\u2019enquêter sur les sociétés soupçonnées d\u2019avoir profité du pillage des ressources au Congo pendant la guerre.guerre entre f996 et 2003.Ces contrats ultra-avantageux concernent plusieurs sociétés canadiennes, celles que cite l\u2019ONU par ailleurs de même qu\u2019Anvil et Emaxon notamment.Certaines ont ratifié ces ententes à partir de leurs filiales dans les paradis fiscaux.Une Commission de «revisitation» des contrats miniers a ensuite été mise en place pour avaliser un certain nombre de ces contrats en les restructurant superficiellement, effarouchée de déplaire aux investisseurs étrangers.Enquêtes Parmi les sources onusiennes mentionnées plus haut, le rapport d\u2019«experts» mandatés par le Conseil de sécurité de l\u2019ONU du f6 octpbre 2002 (S/2002/ff46) recommandait aux Etats d\u2019enquêter sur les sociétés soupçonnées d\u2019avoir profité du pillage des ressources au Congo pendant la guerre.11 ajoute sans équivoque aucune: «Les principes directeurs de l\u2019OCDE offrent en outre un mécanisme qui permet de porter à l\u2019attention des gouvernements des pays d\u2019origine, c\u2019est-à-dire des pays où ces entreprises sont enregistrées, les violations, par elles, de ces principes.Les gouvernements dont la juridiction s\u2019exerce sur ces entreprises se rendent coupables de complicité en ne prenant pas les mesures correctives nécessaires.» Les experts onusiens ajoutent qu\u2019ils n\u2019ont pas eux-mêmes les prérogatives requises pour mener à bien de telles enquêtes.Or, le Canada n\u2019a jamais donné suite à ces demandes.11 a tout au plus gagné du temps en organisant des Tables rondes consultatives avec différents acteurs concernés, sur le mode stérile de la bonne gouvernance.Le « consensus » qui en est sorti n\u2019a abouti à rien, sinon qu\u2019à la nomination à Ottawa d\u2019un «conseiller en éthique » privé de tout pouvoir, conférant ainsi au Canada son rôle de paradis réglementaire et judiciaire du secteur minier mondial.Aujourd\u2019hui, 75% des sociétés minières choisissent de s\u2019enregistrer dans le cadre législatif canadien parce qu\u2019il est avantageux pour elles, à maints égards, dans leurs opérations à l\u2019extérieur de nos frontières.Un Canada néocolonial Les Québécois et Canadiens mus par des convictions éthiques en sont au même point que l\u2019étaient les Européens à la fin du XIK® siècle.Tout concourt à empêcher l\u2019identification pourtant impérative des responsables de^ graves souffrances infligées à tout un peuple.À l\u2019époque de la domination coloniale belge au Congo, un simple gestionnaire qui n\u2019y avait jamais mis les pieds, le Britannique Edmund Dene Morel ainsi que le pamphlétaire étatsu-nien George Washington Williams avaient soulevé les premières interrogations sur les sévices commis par des Européens dans ce pays africain riche en ressources, soutenant des hypothèses graves à partir du croisement de sources et de documents variés.Le diplomate Roger Casement avait ensuite confirmé ces allégations dans le cadre d\u2019une enquête diligentée par le gouvernement britannique.Aujourd\u2019hui, au Canada, une telle enquête n\u2019a toujours pas eu lieu.On se trouve plutôt face à un gouvernement rétrograde qui cherche par tous les artifices d\u2019une propagande d\u2019inspiration coloniale à s\u2019arroger le rôle du grand frère démocrate auprès du Congo, alors que la pression devrait en réalité peser sur lui.DEBAT LINGUISTIQUE En réponse à mes détracteurs STEPHEN A.JARISLOWSKY Président de Jarislowsky Eraser Limitée on idée de motiver tous Mies Québécois à savoir parler anglais a donné naissance à beaucoup de discussions parmi les lecteurs du Devoir depuis la publication de mon texte « Le Q,uébec est devenu un \u201cEtat ermite\u201d» le 2f septembre dernier.Toutefois, je note que personne ne s\u2019est adressé à moi directement de façon négative à cause de mes opinions.J\u2019accepte donc de débattre, car nous vivons dans une démocratie où seuls la pensée et le débat peuvent nous faire progresser de façon rationnelle.À l\u2019intention de mes détracteurs, j\u2019ai quelques questions à poser.Si la formation universitaire est gratuite au Québec et que la langue des sciences et des af faires est l\u2019anglais, est-ce que les étudiants de niveau collégial ne devraient pas être bien versés dans rutilisation de la langue anglaise ?Si l\u2019anglais est la langue mondiale, et non pas l\u2019es-peranto, chaque étudiant universitaire ne devrait-il pas être capable de l\u2019utiliser ?La parler et l\u2019écrire ?Si nous voulons donner à tous les Québécois tous les outils pour tirer le meilleur parti de leurs vies, est-ce que l\u2019anglais n\u2019est pas une langue que nous devrions apprendre pour ne pas nous sentir exclus et afin que tous les Québécois francophones puissent sentir qu\u2019ils ont droit à l\u2019ensemble du Canada?Est-ce que le fait qu\u2019on puisse apprendre l\u2019anglais est opposé à notre capacité de parler le français ?Est-ce que notre capacité de parler deux langues n\u2019est pas notre passeport vers le monde et le reste du Canada?Est-ce que ça peut nous conduire vers de plus grands avancements et un meilleur potentiel de bénéfices, tout en nous assurant d\u2019occasions plus significatives pour nos emplois ?Est-ce que le fait de connaître l\u2019anglais est un désavantage pour un francophone?Est-ce que le fait de contraindre son apprentissage contribue à l\u2019économie du Québec ?Parler le français, entre autres Je n\u2019ai commencé à parler l\u2019anglais que depuis 1941, mais le français depuis 1937.J\u2019ai toujours conservé cette capacité de parler le français, mais je suis aussi fier et heureux de converser dans cinq langues ! J\u2019ai pu profiter d\u2019une ouverture vers le monde ! Pourquoi la dénier aux autres ?L\u2019opinion selon laquelle le français est en danger au Québec est un « mythe » et la langue anglaise, qu\u2019on le veuille ou non, est une langue Est-ce que l\u2019anglais n\u2019est pas une langue que nous devrions apprendre pour ne pas nous sentir exclus?mondiale ; nous sommes destinés à vivre dans ce monde.Deux langues sont meilleures qu\u2019une au XXL siècle, et plus que deux, c\u2019est encore mieux ! Cela ne veut pas dire que toute personne vivant au Québec ne doit pas parler le français aussi couramment que possible, et surtout ceux nés au Québec.Je veux bien défendre le français, mais pas l\u2019exclusion de la lan^e mondiale.Et surtout, il faut savoir parler anglais, car on vit au milieu d\u2019un océan d\u2019anglophones.H faut donc parler deux langues, de même que dans tout autre pays, autre que là où l\u2019anglais est la langue maternelle.Des précisions En passant, le tarif maximum de Jarislowsky, Eraser Limitée que nous avons facturé a été de 0,5% annuellement.Un lecteur du Devoir a mentionné 2%.Les honoraires de Jarislowsky Eraser depuis 4955 ont été parmi les plus faibles, sinon les plus faibles de l\u2019industrie, et ont été réduits au fil des années, alors que nos comptes devenaient de plus en plus importants.Je dois vous remercier de vos interventions.C\u2019est la logique qui est à la base de la pensée ! Un débat logique nourrit la compréhension.Descartes disait: «Je pense donc je suis.» 11 n\u2019a jamais dit : « Je ne pense pas et donc je ne suis pas.» EDITION Rétablir la vérité des éditions Les Allusifs BRIGITTE BOUCHARD Editrice I e souhaite réagir à l\u2019article «Les éditions Les Allusifs déclarent faillite » signé par Jean-Erançois Nadeau et publié le 2 octobre dernier.La teneur de cet article appelle une réponse, ^^=1 moins pour réagir à des propos qui ne méritent aucune attention que pour rétablir la vérité d\u2019une maison d\u2019édition que j\u2019ai portée depuis sa création en 2004.Les Allusifs, ce n\u2019est pas Gallimard.Ce n\u2019est pas Leméac non plus.Mais c\u2019est tout de même un catalogue de près de 400 titres, récompensés par de nombreux prix, lus et aimés par des milliers de lecteurs, au Québec comme en Europe.Les Allusifs, ce sont des auteurs tels que Maya An-gelou, David Albahari, Sve-tislav Basara, Roberto Bo-lano, Jean-Erançois Beau-chemin, Horacio Castellanos Moya, Sophie Divry, Mavis Gallant, Eveline Mailhot, André Marois, Goran Petrovic, Stanley Péan, Sylvain Trudel, Antonio Ungar, Te-cia Werbowski, et tant d\u2019autres.Les Allusifs, c\u2019est aussi onze ans de travail acharné, motivé par un amour inconditionnel de la littérature, onze ans de batailles pour garder mon indépendance, onze ans de prises de risques (en créant la collection 3/4 Polar, ou en enrichissant le catalogue de livres illustrés).Accompagnement et fidélité Etre éditeur, c\u2019est accompagner les oeuvres le plus loin et le plus longtemps possible.C\u2019est une question d\u2019engagement et de fidélité auprès de personnes souvent exceptionnelles : écrivains, traducteurs, libraires, représentants, illustrateurs, designers graphistes, journalistes, attachés culturels, attachées de presse, diffuseurs.S\u2019en tenir à la littérature, sans distinction de langue ou de culture.Les Allusifs ne se sont pas cantonnés à la seule littérature québécoise, voire canadienne.D\u2019excellents éditeurs s\u2019intéressent à nos auteurs et à eux seuls.Les Allusifs ont choisi toute la littérature, qu\u2019elle s\u2019enracine dans le sud de l\u2019Amérique, dans les Balkans ou ailleurs.Ne laissons à personne le droit de sous-entendre que publier (ou lire) un auteur «étranger » est une infidélité faite à son pays ! Ce sont les lecteurs qui font vivre les livres.La nécessité pour un éditeur québécois d\u2019élargir le lectorat en s\u2019ouvrant sur l\u2019Europe \u2014 et la Erance tout particulièrement \u2014, de s\u2019y faire connaître, d\u2019y faire aimer ses auteurs, est aujourd\u2019hui indiscutable.C\u2019est un tour de force que Les Allusifs ont réussi.Quitte à s\u2019y épuiser, non pas en courant les cocktails comme certaines âmes mal intentionnées le laissent entendre, mais en se dépensant du matin au soir en contacts, téléphones, services de presse, réunions de libraires par monts et par vaux.Jeter l\u2019éponge J\u2019ai longtemps cherché un repreneur pour Les Allusifs.Un an de négociations délicates, à essayer de minimiser les dégâts.Un groupe d\u2019édition avait proposé de racheter la part de Leméac.Toutes les dettes, autant celles des auteurs que celles de Leméac et des autres, auraient alors été réglées.Malheureusement, des procédures trop fastidieuses ont fait échouer les négociations avec ce partenaire éventuel.Aujourd\u2019hui, Les Allusifs jettent l\u2019éponge.Je suis contrainte, comme tant d\u2019autres éditeurs, d\u2019abandonner ma maison.Une maison que j\u2019ai créée et que j\u2019ai défendue du mieux que j\u2019ai pu.Je laisse un catalogue qui, à lui seul, dira ce que j\u2019ai fait pour les oeuvres et la littérature.Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les, commentaires et les analyses de ses lecteurs.Etant donné l\u2019abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou ffOO mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n\u2019oubliez pas d\u2019indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Mane-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Bélair-Cinno (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales, IVIontreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec)Y2Ao\\en T>egh.se(societe), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Dsa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertf'saw^cJ , information politique Michel T>am6.(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) , information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Juhe Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Enc Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gérald Dallaire h^upitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy DaiWeier (reporters) ,Jean.-V\\erre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emihe Eolie-Boivm (pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger, Phihppe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Mane-Pier Erappier et Geneviève Tremblay (commis internet) , Améhe Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis a la redaction) DOCUMENTATION GiUes Paré (directeur), Manon Derome (IVIontreal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTÉ , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Ehmam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal RainviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(KanseX Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Ohvier Leclerc (responsable par interim service a la clientele), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béhveau (adjointe administrative), Céhne Euroy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau A 8 LE DEVOIR LE MARDI 9 OCTOBRE 2012 ACTUALITES \\ CLEMENT ALLARD LE DEVOIR La première ministre Pauiine Marois entourée de Pauiine Green, présidente de i\u2019Aliiance coopérative internationaie, et de Monique Leroux, présidente et chef de ia direction du Mouvement Desjardins, iundi soir, à Québec, iors de i\u2019ouverture du Sommet internationai des coopératives.MAROIS SUITE DE LA PAGE 1 allocution, a subi des attaques répétées au cours des dernières semaines en raison de sa volonté d\u2019augmenter les contributions fiscales des Québécois qui gagnent chaque année plus de 130000$.Sur le plateau de l\u2019émission Tout le monde en parle, l\u2019ex-ministre des Finances Raymond Ba-chand a de nouveau attaqué le projet du Parti québécois dimanche.«Depuis quelques semaines, diviser la classe moyenne contre la classe des plus aisés, diviser les Anglais des Français, c\u2019est une politique, actuellement, qui nous mène à un désastre économique», a dit M.Bachand, qui souhaite succéder à Jean Charest à la tête du Parti libéral du Québec.Fait à noter, au Québec, les mieux nantis ont eu droit à des baisses d\u2019impôt totalisant plusieurs milliers de dollars au cours de la dernière décennie.La mesure du nouveau gouvernement signifierait une augmentation, en moyenne, de quelques centaines de dollars.Les impôts des entreprises ont également reculé depuis dix ans au Québec.Pauline Marois a par ailleurs profité de sa tribune lundi pour associer les valeurs de son parti à celles du mouvement coopératif.«Dans le même esprit que [le Mouvement] Desjardins, nous devons contrôler et dépenser et scrupuleusement chaque dollar qui nous est confié par les contribuables.Justice, solidarité, rigueur.Ce sont les valeurs du mouvement coopératif et ce sont celles de mon gouvernement.» Elle a aussi rappelé que le Québec compte un bassin important de coopératives et que celles-ci permettent de «faire grandir notre prospérité de manière durable».11 existe plus de 2000 coopératives au Québec.Dans la seule Capitale-Nationale, elles sont plus de 350, a rappelé le maire Régis Labeaume lundi.Leur chiffre d\u2019affaires total avoisine les 350 millions.Au Canada, on compte plus de 10000 coopératives qui emploient 155000 personnes et produisent un chiffre d\u2019affaires de plus de 200 milliards.Mais malgré leur importance économique, les coopératives ne bénéficieraient pas de toute la reconnaissance nécessaire, selon Monique Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins.«Nous voulons que les gouvernements reconnaissent la pleine valeur du modèle coopératif, notamment en adoptant des lois en ce sens.» Elle a par la même occasion invité Québec et Qt-tawa à prendre acte des recommandations qui seront formulées en conclusion du sommet, M\u201c® Leroux espère que cette première rencontre internationale, qui réunit 2800 délégués provenant de 91 pays, sera suivie d\u2019autres sommets du même genre.Elle estime en fait qu\u2019il serait souhaitable d\u2019en faire un rendez-vous annuel, à l\u2019image du Forum économique mondial de Davos.Sortir de l\u2019économie des marchés Ce sommet, qui se poursuit jusqu\u2019à jeudi, accueille plusieurs personnalités bien connues, dont l\u2019ex-secrétaire d\u2019Etat des Etats-Unis, Madeleine Albright, le président et chef de la direction de la Caisse de dépôt, Michael Sabia, ou encore l\u2019économiste et altermondialiste Riccardo Pe-trella.C\u2019est ce dernier qui a prononcé la première conférence, lundi, en soirée.11 a invité le secteur coopératif à contribuer à sortir le monde de «l\u2019économie capitaliste des marchés».«C\u2019est possible, a-t-il affirmé, parce que l\u2019économie capitaliste de marché n\u2019est pas définitive.Ce n\u2019est pas une création divine, c\u2019est nous qui l\u2019avons créée.» «Plus de gens ont accès aux téléphones mobiles qu\u2019à l\u2019eau et les installations sanitaires de base, a-t-il illustré.Mais on ne peut pas accepter la pauvreté.C\u2019est ça la coopération.C\u2019est dire: \u201cton avenir est aussi le mien\u201d.Trois milliards de citoyens sont pauvres dans une économie qui se dit globale, performante et efficace.Que veut-on faire pour lutter contre la pauvreté extrême et l\u2019exclusion ?» Avec la collaboration de Geneviève Tremblay Le Devoir Le président des jeunes du PQ prend du galon Le président du Comité national des jeunes du Parti québécois, Alexandre Banville, obtient une promotion.11 quitte son poste pour aller travailler au sein du cabinet du nouveau ministre des Transports et des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.Alexandre Banville avait été élu président de l\u2019aile jeunesse du PQ le 28 janvier dernier.11 y militait depuis cinq ans.11 est originaire du secteur Jonquière, à Saguenay, tout comme le ministre Gaudreault.La Presse eanadienne HISTOIRE SUITE DE LA PAGE 1 vers le patrimoine matériel que s\u2019anime notre mémoire des jours passés.Et quoi de plus familier que les produits distribués dans une épicerie de quartier?Dans son livre, Réjane Bougé évoque, par exemple, les billets verts de un dollar et ceux, orangés, de deux dollars, qui ont depuis disparu de la circulation et qu\u2019elle classait autrefois avec sa mère.Gu encore le cirage à chaussures, aujourd\u2019hui évacué de nos moeurs, qui permettait de redonner un semblant de vie à des chaussures autrement éculées.L\u2019époque de la publicité de tabac Gld Chum, c\u2019est aussi celle où «tout le monde fumait, dans les années soixante, et où les enfants grandissaient au milieu d\u2019épaisses volutes bleutées».Anachroniques, ces publicités murales té- moignent également d\u2019un rapport au temps complètement différent de celui d\u2019aujourd\u2019hui.Croyait-on vraiment, lorsqu\u2019on a peint cette publicité de 1962 à\u2019«entrecôte/rib steak, tout inclus/all trimmings, pour $1,90», que le prix du bœuf traverserait les décennies sans broncher ?Toutes ces réclames, qu\u2019elles annoncent des assurances vie, des pianos, ou du Coca-Cola, témoignaient d\u2019un féroce besoin d\u2019améliorer son sort.«Les publicités murales de ce livre nous renvoient, comme société, à une époque où tout semblait possible pour ceux qui trimaient fort: les gens s\u2019achetaient un mieux-être qui, j\u2019aime à le croire, n\u2019était pas simplement synonyme d\u2019une course effrénée à la consommation, on comblait alors des besoins qui avaient été tellement réprimés», écrit Réjane Bougé.Selon elle, le pouvoir d\u2019achat de la classe moyenne s\u2019effrite désormais peu à peu comme la peinture de ces publicités de jadis.Avant d\u2019écrire ce livre, Réjane Bougé avait eu d\u2019abord l\u2019idée d\u2019écrire un documentaire sur l\u2019histoire de l\u2019avenue du Mont-Royal, dans lequel elle aurait présenté des commerces qui y ont pignon sur rue depuis des générations.L\u2019épicerie de ses parents a été depuis transformée en lavoir.Mais les fruiteries Valmont, seul endroit à l\u2019époque où l\u2019on trouvait des fruits et légumes frais, le magasin de souliers Tony Pappas, la bijouterie J.Gmer Roy ou TyCoq BBQ en ont long à dire sur les transformations qu\u2019a vécues le quartier.Aujourd\u2019hui, Réjane Bougé vit dans Hochelaga-Maisonneuve.C\u2019est le quartier où a grandi sa mère, dans une grande pauvreté, un quartier où l\u2019épicière ne serait retournée pour rien au monde.Un quartier qui vit aussi un nouvel embourgeoisement.«Les restaurants chics y côtoient les patateries», raconte-t-elle, en se demandant jusqu\u2019où ces changements peuvent aller.Le Devoir CHAVEZ SUITE DE LA PAGE 1 Cette nouvelle victoire d\u2019Hugo Chavez, dirigeant charismatique qui se veut proche de ses électeurs, confirme qu\u2019il continue de disposer d\u2019un large soutien populaire, notamment chez les plus défavorisés, premiers destinataires des nombreux programmes sociaux qu\u2019il a instaurés.«La participation a été massive.Les secteurs les plus pauvres, ceux qui soutiennent le président, se sont déplacés en masse», confirme à l\u2019AFP l\u2019économiste et politologue Farith Fraija, proche du pouvoir.Ce franc succès ne doit cependant pas masquer la percée sans précédent de l\u2019opposition, de droite comme de gauche, parvenue à mobiliser presque la moitié du pays derrière un nom et un projet de libre entreprise de centre gauche radicalement distinct du «socialisme dé-moçratique du XX!'siècle» du président.À la précédente présidentielle, en 2006, plus de 25 points séparaient M.Chavez, 58 ans aujourd\u2019hui, de son principal opposant d\u2019alors.Manuel Rosales.Lundi matin, il n\u2019avait « que » 10 points d\u2019avance sur Henrique Capriles, de 18 ans son cadet.Un pays coupé en deux Le président «ne peut oublier qu\u2019il a face à lui et contre lui la moitié du pays.Le Venezuela est malheureusement coupé en deux.Un pays dans cette situation ne peut pas prospérer», estimait lundi matin dans son éditorial le journal d\u2019opposition Tal Cual.Réélu jusqu\u2019en 2019 à la tête de ce pays disposant des principales réserves de pétrole de la planète, Hugo Chavez a tendu dimanche soir la main à l\u2019opposition, lançant un appel à «l\u2019unité nationale», malgré le clivage politique qu\u2019il a créé et entretenu depuis sa première élection, fin 1998.Preuve s\u2019il en faut de cette partition, le Venezuela présentait lundi deux visages, ceux des sui> porters radieux du président et ceux des partisans de l\u2019opposition dépités qui pour la première fois avaient cru dans les chances de leur poulain.Aux premières heures du jour, lundi, la chaîne de télévision officielle VTV diffusait en boucle des images de la victoire du « Coman-dante Chavez », sur fond de musique festive.«Je me sens vraiment heureux, parce que notre camarade Hugo Châvez Frias a entériné notre succès», se félicitait lundi José Quiroga, réuni avec d\u2019autres partisans du président sur la place Bolivar de Caracas.Dans les quartiers chics de l\u2019est de Carcas, les rues étaient désertes, hormis la présence de quelques riverains abattus.«Comment est-ce possible?Une telle ignorance.Regardez, ici, il n\u2019y a personne, les gens sont très déprimés», s\u2019est ainsi lamenté auprès de l\u2019AFP Jesus Fajardo, un retraité interrogé dans le quartier aisé de Chacao, où certains commerces sont restés fermés.«On doit garder courage», renchérit une femme en l\u2019entendant, avant de s\u2019éloigner, les larmes aux yeux.M.Capriles, qui a obtenu plus de six millions de voix dimanche, a promis à ses électeurs de ne pas les laisser seuls, signifiant certainement l\u2019arrivée inédite sur la scène politique vénézuélienne d\u2019un opposant clairement identifié au président Chavez.,Reste une inconnue, la santé du chef de l\u2019État: soigné ces derniers mois pour un cancer qui l\u2019a affaibli, Hugo Chavez a demandé dimanche soir à Dieu de lui prêter «vie et santé» poqr continuer de «servir le peuple».À l\u2019étranger, la gauche latino-américaine se félicite de cette victoire qui la renforce au niveau régional et rassure les nombreux partenaires bénéficiant de ^es largesses pétrolières.À Washington, les États-Unis ont appelé le président anti-impérialiste revendiqué à «tenir compte» de ceux qui ont fait le choix de l\u2019opposition.Agence France-Presse OBAMA SUITE DE LA PAGE 1 qu\u2019il fallait réserver ce poste à Rahm Emanuel, le chef de cabinet de Barack Gbama.Et pourquoi donc ?Parce que William Daley, frère du maire sortant et membre d\u2019une puissante dynastie de politiciens chicagolais, convoitait le poste d\u2019Emanuel à la Maison-Blanche.« Vous imaginez: dans la plus grande démocratie du monde, on s\u2019échange ainsi les postes.C\u2019est tellement antidémocratique!», s\u2019indigne John MacArthur.Bien entendu, Barack Gbama est redevable à divers autres lobbys mais, selon le chroniqueur, «ça commence avec Chicago».«Dès qu\u2019Obama obtient la confiance de la machine, on le présente au beau monde de la finance.C\u2019est comme ça qu\u2019on commence à lever des fonds, on est présen té au p.-dg d\u2019Archer, Daniels Midland, ou de Commonwealth Fdison.Or aujourd\u2019hui, l\u2019argent est bien plus important qu\u2019il y a quarante ans.» Et ce sont les frères Daley qui ont présenté Gbama à Emanuel, à David Axelrod et à Valerie Jarrett, lesquels sont devenus ses proches collaborateurs.«L\u2019hôtel de ville de Chicago est toujours très lié à la présidence d\u2019Obama», lance l\u2019éditeur de Harper's.Ce dernier reproche au président et à l\u2019establishment démocrate d\u2019avoir «ignoré» à peu près toutes les initiatives progressistes émanant de la base du parti, comme celle qui visait une restauration de la loi séparant les comptes d\u2019épargne des activités spéculatives des banques et celle qui préyoyait un relèvement du salaire minimum aux États-Unis.Si Gbama a raté l\u2019occasion de pourfendre Mitt Romney lors du débat de mercredi dernier, s\u2019il a offert une «performance timide, honteuse», c\u2019est parce qu\u2019il avait déjà raté, au début de son mandat, plusieurs occasions de faire adopter des projets vraiment progressistes, croit le chroniqueur.«S\u2019il l\u2019avait voulu, il aurait pu faire un effort bipartisan et vraiment réformer Wall Street, il aurait pu augmenter le taux d\u2019imposition sur les gains de capital qui est à un niveau historiquement bas, mais ça n\u2019a plus été possible après novembre 2010» quand les républicains ont repris le contrôle de la Chambre des représentants, précise l\u2019éditeur de Harper\u2019s, qui aime bien parsemer ses exposés de références à Zola, à Balzac ou aux Américains Henry Adams et Don DeLillo.Occasion ratée «Je rêve toujours d\u2019une alliance droite-gauche où les populistes anti-libre-échange et anti-Wall Street laisseraient tomber leurs disputes sur l\u2019avortement et les grandes questions culturelles et coopéreraient sur des réformes plus importantes», ajoute John R.MacArthur.11 n\u2019y a sans doute pas de précédents à ce genre de coalition large dans l\u2019histoire américaine.En revanche, rappelle-t-il, «il y a eu deux grandes périodes de réforme au XX\u201d siècle, celle de Franklin D.Roosevelt et de Lyndon B.Johnson, mais on avait affaire à des majorités démocrates écrasantes ».Selon M.MacArthur, Gbama avait quand même, en début de mandat, une occasion comparable à celle qui s\u2019est présentée à Johnson en 1963.Dans les deux cas, le pays était «complètement traumatisé» (par l\u2019assassinat de Kennedy en 1963 et par la crise financière en 2008) et «prêt à appuyer des changements importants ».Gbama a-t-il carrément renié des promesses?John R.MacArthur l\u2019affirme sans hésitation.«Lors de la campagne en 2008, il avait promis de modifier l\u2019ALFNA pour protéger les ouvriers américains, rappelle-t-il.Il luttait contre Hillary Clinton dans les primaires de l\u2019Ohio et du Wisconsin.Fn politicien pratique, il avait compris que ça paraîtrait bien, dans ces Etats, de critiquer les accords promulgués par Bill Clinton.Après son investiture, il a annoncé que ce n\u2019était plus nécessaire.Ensuite, il a signé des accords de libre-échange avec la Corée du Sud, la Colombie et la Panama.» Alors, les deux grands partis américains, c\u2019est « blanc bonnet, bonnet blanc » ?«Il y a quelques différences, mais essentiellement entre les ailes des deux partis, répond M.MacArthur.L\u2019aile gauche du parti démocrate a une plateforme un peu plus progressiste tandis que le parti républicain a une aile droite très radicale.Mais dans le grand centre, il y a très peu de différence.» John MacArthur ne donne pas cher de cette aile gauche.«Si les républicains retiennent le contrôle de la Chambre des représentants, il y aura l\u2019impasse et Obama dira qu\u2019il ne peut rien faire.On va continuer notre parcours tranquille vers la droite, qui a commencé dans les années 1980 et qui n\u2019a été interrompu ni par Clinton ni par Obama», dit-il.Souhaitez-vous que ce dernier soit battu ?avons-nous demandé.«Non, pas exactement», répond John MacArthur, tout en notant que Mitt Romney, s\u2019il était élu, livrerait une lutte sans merci au Tea Party, qui représente son véritable ennemi.Mais fondamentalement, Romney ou Gbama à la présidence, «ce serait la même chose».Le Devoir John R.MacArthur en cinq dates 1956:11 naît à New York, puîs passe sa jeunesse à Chîcago.1977 : Journalîste au Wall Street Journal.1983:11 est nommé éditeur du magazine Harper\u2019s, que la fondation familiale créée par son grand-père avait acheté en 1980.1993:11 reçoit le prix Mencken pour son enquête sur la fille d\u2019un diplomate koweïtien utilisée à des fins de propagande au début de la première guerre du Golfe.2005:11 se joint à l\u2019équipe de chroniqueurs du Devoir.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans 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Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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