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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2012-10-24, Collections de BAnQ.

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[" Sortie 6^Elles : un entretien avec Juliette Binoche Page bio Un député honore deux activistes pro-vie Page A 3 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C I I I 2 4 2 LE DEVOIR, LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2012 1,09 $ + TAXES = 1,25 $ Ottawa La fonction publique se privatise Le vérificateur général réclame un encadrement du recours aux employés contractuels MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa Alors que le gouvernement fédéral s\u2019apprête à sabrer des milliers de postes dans la fonction publique dans le cadre de son plan d\u2019équilibre budgétaire, le vérificateur général somme Ottawa de doter ses ministères de normes pour évaluer les avantages, mais aussi les coûts et les risques liés au recours à des employés contractuels.Car, à l\u2019heure actuelle, chacun fait comme bon lui semble, ce qui n\u2019entraîne pas nécessairement des économies.Faisant écho à des critiques maintes fois formulées par l\u2019opposition et le directeur parlementaire du budget, Michael Ferguson a réitéré à son tour que le gouvernement conservateur doit se montrer plus transparent sur l\u2019état de ses finances.Dans son rapport automnal déposé mardi aux Communes, le vérificateur général du pays sonne l\u2019alarme.Il n\u2019existe aucune directive particulière au sein de l\u2019appareil fédéral en ce qui a trait au recours aux employés sous contrat.Résultat, les ministères ne savent pas, avant d\u2019y faire appel, s\u2019ils ne disposent pas déjà des ressources nécessaires à même la fonction publique, pas plus que les besoins réels de l\u2019ensemble de leur département.«En cette période de restrictions budgétaires, alors que les organisations fédérales doivent réduire leurs dépenses, il est d\u2019autant plus nécessaire de conjuguer de manière optimale les ressources humaines dont nous disposons afin que les fonds publics soient gérés de la façon la plus rentable possible», prévient M.Ferguson.VOIR PAGE A 10 : FONCTION PUBLIQUE Lire aussi > La chronique de Manon Corneiiier: Une chance qu\u2019on les a.Page A 3 Cyberattaques : le gouvernement fédéral est toujours mal équipé pour se défendre Page A 3 Sécurité de ia vieiiiesse: des économies de 10 milliards par an en augmentant l\u2019âge d\u2019admissibilité.Page B 3 Aujourd\u2019hui Michael Ferguson X Économie > Lucien Bouchard s\u2019en prend aux «écologistes» opposés aux gaz de schiste.Page B1 Le Monde > La condamnation de sept sismoiogues italiens à sk ans de prison ferme sème l\u2019émoi dans la communauté scientifique.Page A 7 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés Petites annonces.Sudoku .A4 B6 A7 A7 B6 B7 Barack Obama reste le eavori \\ ALAN DIAZ ASSOCIATED PRESS Le président américain, Barack Obama, tenant un enfant dans ses bras lors d\u2019une visite à Delray Beach, en Floride, mardi, au lendemain du dernier face-à-face avec le républicain Mitt Romney.Un coude à coude à l\u2019entrée du dernier droit LORRAINE MILLOT à Washington Ly ex-œquo est presque parfait: 47 % d\u2019inten-< lions de vote pour Barack Obama et 47 % pour Mitt Romney.Aux derniers baromètres de la campagne américaine, notamment ceux de RealClearPolitics, qui font la moyenne des sondages les plus récents, il faut maintenant descendre à la décimale pour départager les deux candidats à la Maison-Blanche.Et rien n\u2019in- dique que le dernier débat télévisé, qui a porté lundi sur la politique étrangère, aidera à les départager.Obama s\u2019y est montré très offensif, mais Romney a aussi réussi le «test du commandeur en chef», estimaient mardi la plupart des analystes: l\u2019ex-gouverneur du Massachu- VOIR PAGE A 8 : OBAMA Lire aussi > L\u2019éditoriai de Serge Truffaut: Romney au centre.Page A 8 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les maires de Montréal et de Laval, Gérald Tremblay et Gilles Vaillancourt Commission Charbonneau La CAQ invite Tremblay et Vaillancourt à partir Le système de corruption était connu de tous à la Ville de Montréal, soutient l\u2019ancien fonctionnaire Gilles Surprenant KATHLEEN LEVESQUE Devant la tourmente dans laquelle se retrouvent Montréal et Laval, le comité exécutif ( e l\u2019une ayant présumément empoché des pots-c e-vin, tandis que le maire de l\u2019autre se serait enrichi aux dépens des contribuables, François Legault a invité Gérald Tremblay et Gilles Vaillancourt à faire un «sérieux examen de conscience» sur leur avenir politique.Selon le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), la crédibilité des deux maires est affectée par les allégations \u2014 certaines corroborées \u2014 devant la commission Charbonneau.«Ils n\u2019ont plus beaucoup d\u2019autorité morale.Disons que je suis très content qu\u2019il y ait des élections municipales prévues dans la prochaine année.Ça va permettre aux citoyens de juger ces personnes», a déclaré M.Legault à l\u2019issue d\u2019une réunion du caucus de ses députés à l\u2019Assemblée nationale.Dans le cas de la Ville de Montréal, les témoignages accablants entendus à la commission Charbonneau concernant rattribution des contrats soulèvent non seulement «un problème de perception », mais aussi un «problème de gestion » de l\u2019administration municipale, a souligné le chef caquiste, sans toutefois demander la démission de MM.Tremblay et Vaillancourt.Au Devoir, le maire Gérald Tremblay a affirmé qu\u2019il n\u2019avait aucune raison de se sentir «personnellement» inquiet.Devant le conseil VOIR PAGE A 10 : LEGAULT Lire aussi > L\u2019éditoriai de Josée Boiieau : Les plantes vertes.Page A 8 Esclavage des temps modernes La traite des personnes progresse dans le monde et le Québec n\u2019y échappe pas JEANNE CORRIVEAU Lorsqu\u2019elle a succombé aux charmes du beau Ricardo, lors d\u2019un voyage à Cqba en 1994, Nadia Emond ignorait dans quel piège elle se jetait.Deux années d\u2019enfer ont suivi, deux longues années au cours desquelles elle a été séquestrée, battue, violée et contrainte de se livrer à de la contrebande.Cette histoire d\u2019horreur ressemble à celle de bien d\u2019autres jeunes filles victimes de la traite des êtres humains, ici cpmme ailleurs.Nadia Emond a raconté, mardi, le cauchemar qu\u2019elle a vécu devant un auditoire majoritairement composé d\u2019élèves du secondaire.Elle était l\u2019invitée des Affranchies, un groupe citoyen de Montréal mis sur pied l\u2019an dernier dans la foulée du mouvement Half the Sky, qui lutte, à l\u2019échelle internationale, contre la traite des personnes.L\u2019organisme montréalais veut maintenant porter à l\u2019attention du public et des autorités cet enjeu qui constitue dans le monde un des crimes les plus lucratifs, après le trafic de stupéfiants et la vente d\u2019armes.Pour ces militants, les meilleurs ambassadeurs pour parler de cet enjeu demeurent les victimes.Nadia Emond lance un avertissement: ce genre d\u2019histoire n\u2019arrive pas qu\u2019aux jeunes filles au passé difficile issues de familles dysfonctionnelles ou qui consomment de la drogue.Elle-même a grandi daps une famille unie.A 19 ans, elle part en va- JACQUES NADEAU LE DEVOIR VOIR PAGE A 10 : ESCLAVAGE Nadia Emond a raconté à des élèves montréalais, mardi, le cauchemar qu\u2019elle a vécu.77831302831743 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2012 ACTUALITES Pour un directeur parlementaire du budget La CAQ relance l\u2019idée du Parti québécois qui, lui, n\u2019est plus convaincu ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le cTief de la Coalition avenir Québec, François Legault, a annoncé mardi que son parti déposera cet automne un projet de loi pour créer un poste de directeur parlementaire du budget comme il en existe un à Ottawa.Le directeur parlementaire du budget fournirait aux élus le portrait exact des finances publiques avant une campagne électorale, a fait valoir François Legault.Un parti qui en remplace un autre au pouvoir cesserait d\u2019user de «la vieille technique» qui est de dire: «On a découvert une situation qui est pire que prévu et, par conséquent, on ne pourra pas tenir nos promesses», croit le chef ca-quiste.«Je pense que les Québécois sont tannés de ce petit jeu.» Il a cité l\u2019exemple de Raymond Bachand qui, avant de quitter ses fonctions de ministre des Finances, avait déclaré que le dépassement des dépenses auquel faisait face le gouvernement était de 800 millions; quelques semaines plus tard, le nouveau,ministre des Finances et de l\u2019Économie, Nicolas Marceau, l\u2019établissait plutôt à 1,6 milliard.Le ministre des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville, trouve aujourd\u2019hui que la création de ce nouveau poste n\u2019est plus une bonne idée.Or c\u2019est une proposition que faisait le PQ en février dernier.Elle ne fut toutefois pas reprise dans sa plateforme électorale.«Pourquoi créer une nouvelle structure?», s\u2019est-il demandé, en se disant préoccupé par ses coûts.Le PQ s\u2019est JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE François Legault en compagnie de son député et critique en matière de finances, Christian Dubé toutefois engagé à étendre le mandat du Vérificateur général du Qu,ébec à toutes les sociétés d\u2019État.M.Drainville a vaguement évoqué la possibilité que le VG assume les fonctions dévolues à un directeur parlementaire du budget.Après avoir lundi promis de présenter un projet de loi pour imposer un plafond de 4 millions de dollars aux dépenses engagées dans les campagnes électorales de chacun des partis, François Legault a donc continué, avec la création de ce nouveau poste, d\u2019effeuiller des éléments du projet de loi 1 sur l\u2019intégrité de la vie publique que la CAQ promettait en campagne électorale de déposer si elle formait le gouvernement.Le chef ca-quiste n\u2019a pas écarté la possibilité que son parti présente à la pièce d\u2019autres éléments de ce projet de loi 1 au cours de la session.Le directeur parlementaire du budget pourrait aussi, à la demande des députés, évaluer le coût de mesures annoncées par le gouvernement, comme le gel des droits de scolarité et le manque à gagner qu\u2019il représente pour les universités, ou encore les conséquences de la fermeture de Gentilly-2 sur les finances publiques.Après avoir fièrement précisé qu\u2019il était comptable, tout comme Christian Dubé, le porte-parole de la CAQ en matière de finances et d\u2019économie qui l\u2019accompagnait, François Legault s\u2019est emmêlé dans ses chiffres quand il fut question du coût lié à la création du poste de directeur parlementaire du budget.«À Ottawa, ça coûte 2 milliards», a-t-il dit, pour ensuite dire 2 millions en constatant la surprise des journalistes.Et de 500 à 600 millions à Québec, a-t-il poursuivi, pour ensuite ramener cette somme à 500000$.«J\u2019ai trois zéros de trop aujourd\u2019hui», a reconnu François Legault.Le Devoir Le DGE démolit la réforme conservatrice du financement électoral HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le directeur général des élections, Marc Mayrand, n\u2019est pas impressionné par le dernier opus législatif conservateur visant à resserrer les règles en matière de financement électoral.Selon lui, le projet de loi C-21, qui limiterait les prêts qu\u2019un candidat peut contracter pour se faire élire, est si compliqué qu\u2019il de-yrait entièrement être réécrit.A défaut de quoi, de nouveaux problèmes surgiront.«Les mesures proposées soulèvent à mes yeux d\u2019importantes préoccupations», a déclaré M.Mayrand en comité parlementaire mardi matin.«Le projet de loi propose un régime excessivement complexe et dont l\u2019application sera très difficile» sans qu\u2019il apporte de bénéfices, selon lui.«Le régime proposé ne parvient pas à éliminer de manière satisfaisante les échappatoires aux règles du financement politique.» Le projet de loi C-21 vise à limiter les prêts qu\u2019un candidat (à l\u2019élection ou à la chefferie d\u2019un parti politique) peut contracter pendant sa campagne.Les conservateurs ont dans leur mire certains aspirants à la chef ferie libérale de 2006 qui, six ans plus tard, n\u2019ont toujours pas remboursé leurs dettes.Dans plusieurs cas, ils se doivent de l\u2019argent à eux-mêmes.Autant dire que, par un prêt, ils ont contourné l\u2019esprit de la loi limitant la contribution qu\u2019une personne peut se faire à soi-même pour empêcher que les riches s\u2019achètent une élection.M.Mayrand estime que le projet de loi C-21 ne mettra pas un holà à cette pratique même en interdisant de se faire un prêt à soi-même.Un candidat pourrait contourner l\u2019interdiction en achetant avec son argent personnel ses pancartes qu\u2019il se «vendrait» ensuite à crédit.« Cette transaction ne serait pas régie par les nouvelles restrictions sur les prêts», note M.Mayrand.C-21 interdirait aussi à un particulier de donner ou de prêter plus de 1200$ par année.M.Mayrand constate qu\u2019il serait très difficile de faire respecter cette règle, car une personne peut prêter et être remboursée pendant une même année.La comptabilité pour assurer le respect de ce plafond serait trop compliquée, juge-t-il.Il propose une limite de prêt distincte de 4000 ou 5000$.Au final, M.Mayrand estime que C-21 doit être complètement réécrit.«Je crois qu\u2019une révision plus approfondie s\u2019impose et je doute que cela puisse se faire duns le cadre restreint de ce projet de loi.» Au bureau du ministre responsable, Tim Uppal, on a laissé entendre qu\u2019on était prêt à prendre en compte ces idées.«Nous sommes ouverts à des propositions constructives pour renforcer les règles du financement politique si elles vont dans le sens de l\u2019objectif de ce projet de loi, qui est de s\u2019assurer que les politiciens ne sont pas redevables envers des entreprises, des syndicats ou de riches individus», a indiqué sa porte-parole, Kate Davis.Le Devoir - ¦ ¦ iî-îV.'V.C-10 : St-Arnaud félicité par les libéraux Le ministre de la Justice émet des directives pour conserver le « modèle québécois de justice pénale » pour les adolescents ANTOINE ROBITAILLE Correspondant parlementaire à Québec Ly opposition libérale se «réjouit» de la déci-' sion du ministre de la Justice Bertrand St Arnaud de passer an plan B pour limiter l\u2019effet sur les jeunes contrevenants an Québec de la loi omnibus C-10.Certaines des dispositions de cette loi, adoptée par le gouvernement Harper en mars, entraient en vigueur mardi.Celles, par exemple, qui avaient pour but de rendre plus sévère le traitement réservé par les tribunaux aux jeunes contrevenants violents.Il s\u2019agissait entre autres d\u2019obliger les juges à imposer des peines proportionnelles à la gravité de leur crime.Au Canada, le droit criminel est de compétence fédérale, mais ce sont les provinces qui sont chargées de l\u2019administrer.L\u2019ancien ministre libéral de la Justice Jean-Marc Fournier avait mené un combat d\u2019une rare intensité contre plusieurs dispositions de C-10, se rendant même à Qttawa pour dire qu\u2019au Québec, la réhabilitation fonctionnait et que l\u2019accent mis par cette loi sur la répression n\u2019améliorait en rien la sécurité à long terme des citoyens de la fédération.Après avoir fait voter des motions unanimes à l\u2019Assemblée nationale, après avoir vainement tenté de convaincre le fédéral de renoncer aux dispositions les plus controversées, M.Fournier avait évoqué en Chambre un plan B, qui serait dévoilé lors de la mise en application de la loi.Ce plan consistait à formuler des directives aux procureurs de la Couronne afin de limiter le plus possible l\u2019utilisation des dispositions controversées de la loi.Qr mardi, le nouveau ministre de la Justice Bertrand St-Arnaud a rendu publiques de telles orientations.Celles-ci donnent entre autres une interprétation large de la notion de «protection durable du public» inscrite dans la loi.M.St-Arnaud rappelle à cet égard les «enseignements constants de la Cour suprême du Canada selon lesquels, à long terme, la société est mieux protégée par la rééducation, la réadaptation et la réinsertion sociale d\u2019un adolescent».Ainsi, le ministre souligne que dans le traitement de la délinquance juvénile, les mesures «extrajudiciaires» sont préférables.M.St-Arnaud souhaite aussi protéger le droit à la vie privée des adolescents, ordonnant que la levée de l\u2019interdiction de dévoiler l\u2019identité, mesure inscrite dans C-10, demeure «exceptionnelle».«Le modèle québécois de justice pénale pour adolescents a fait ses preuves», écrit-il.Le critique libéral en matière de justice, l\u2019ancien bâtonnier Gilles Quimef soutient que ces directives concordent avec «le consensus présent dans la société québécoise».«Je me réjouis que le gouvernement ait choisi de s\u2019inscrire dans la continuité de l\u2019approche de mon collègue Fournier», a soutenu M.Ouimet.Le Devoir CONCOURS DE DOCUMENTAIRES i COUREZ LA CHANCE DE GAGNER Une invitation à la soirée d'ouverture des Rencontres internationales du documentaire de Montréal Ce forfait inclut : >\tUne invitation à la réception de l'événement >\tUne nuit pour 2 à l'hôtel Zéro 1 >\tUne bouteille de cidre de glace du Domaine Pinnacle >\tDeux carnets de 5 séances Forfait d'une valeur de 510$ Pour participer, remplissez le formulaire en ligne |^wwwledevoircom/concour^^jr LE DEVOIR tmU Libre de penser LE DEVOIR, LE MERCREDI 2 4 OCTOBRE 2012 A 3 ACTUALITES Une chance qu\u2019on les a Manon CORNELLIER à Ottawa ncore une fois, le vérificateur général Michael Ferguson donne raison au directeur parlementaire du budget Kevin Page.Il ne le dit pas comme cela.En fait, il ne le dit pas du tout, mais son dernier rapport parle pour lui.Comme dans le dossier des avions F-35.Cette fois, c\u2019est le manque de transparence au sujet de la santé financière à long terme du gouvernement qui est en cause.M.Ferguson estime, comme M.Page, que les parlementaires et le public ne peuvent juger d\u2019un budget sans savoir si le cadre financier est viable.Il ajoute \u2014 ce qui semblerait être une évidence \u2014 que le gouvernement lui-même devrait avoir ce portrait d\u2019ensemble avant de prendre ses décisions budgétaires.Evaluer la viabilité financière à long terme, ça veut dire estimer où en seront les finances publiques dans quelques décennies si le cadre budgétaire reste inchangé.Il ne s\u2019agit pas de prédictions, mais de scénarios calculés en prenant en compte le cadre financier existant et les changements anticipés sur le plan démographique, par exemple.Le but est d\u2019anticiper l\u2019importance des mesures à prendre pour atteindre et maintenir l\u2019équilibre budgétaire tout en évitant les chocs subits ou un délestage de la facture sur les générations futures.La plupart des pays développés le font et rendent publiques leurs analyses.Le ministère des Finances examine sous cet angle les mesures budgétaires qui, de l\u2019avis de ses fonctionnaires, le méritent.Cette approche à la pièce est «raisonnable», selon M.Ferguson, mais ne suffit pas.Il faut évaluer l\u2019impact à long terme de l\u2019ensemble du budget.Depuis quelques années, le ministère le fait, mais il ne termine l\u2019exercice qu\u2019une fois le budget adopté.Et le résultat n\u2019est pas public.Dans son budget 2007, le gouvernement Harper avait pourtant promis de publier une analyse des impacts des changements démographiques sur «les perspectives économiques et financières à long terme du Canada».On l\u2019a attendue, en vain.Du moins jusqu\u2019à mardi.Quelques heures après la publication du rapport de M.Ferguson, le ministère des Finances a diffusé sans préavis un document d\u2019une soixantaine de pages portant exactement sur ce sujet.Centré sur les enjeux associés au vieillissement de la population, il vante beaucoup la clairvoyance du gouvernement pour les mesures prises dans le dernier budget.Pourquoi avoir attendu si longtemps ?Le portrait aurait-il été moins avantageux l\u2019an dernier?Fort probablement.A l\u2019automne 2011, le directeur parlementaire du budget (DPB) a publié un premier rapport sur la viabilité financière à long terme du fédéral.Il montrait qu\u2019Ot-tawa risquait de se heurter contre un mur s\u2019il n\u2019ajustait pas le tir.Le ministre Flaherty n\u2019avait pas apprécié et avait envoyé paître M.Page, mettant en doute sa crédibilité.Son second rapport, paru au début d\u2019octobre, donnait un autre son de cloche, que le vérificateur général est venu confirmer hier.Grâce aux mesures prises dans le dernier budget \u2014 la réduction des dépenses, les changements apportés au programme de la Sécurité de la vieillesse et la nouvelle formule de calcul des transferts en santé \u2014, le gouvernement jouira d\u2019une solide marge de manœuvre, et pour longtemps.Ottawa pourrait même, s\u2019il ne change rien à son plan financier, espérer effacer sa dette autour de 2040, ce que confirment le document du ministère des Finances et un tableau du rapport du vérificateur général MM.Page et Ferguson notent que le gros de ce coussin vient des changements apportés aux transferts en santé.Selon un des vérificateurs ayant participé à la rédaction du rapport du VG, l\u2019effet des modifications à la Sécurité de la vieillesse est marginal.(Ce même rapport nous apprend d\u2019ailleurs ce que le gouvernement n\u2019a jamais voulu révéler: les économies qu\u2019Ottawa réalisera en 2029 quand la réforme de la SV sera pleinement en vigueur atteindront environ 10 milliards.) On peut en déduire qu\u2019on aurait pu ne pas y toucher.Le DPB, pour lequel les conservateurs n\u2019ont aucune sympathie, répète depuis un bon moment que les députés n\u2019ont pas toute l\u2019information dont ils ont besoin pour étudier le budget.M.Ferguson dit la même chose.«Sans ces analyses, les parlementaires et les Canadiens sont privés de l\u2019information dont ils ont besoin pour comprendre l\u2019incidence à long terme des budgets sur les finances fédérales, provinciales et territoriales, en débattre publiquement et demander des comptes au gouvernement», écrit-il.Le gouvernement semble plus disposé à l\u2019écouter.Le ministère des Finances a indiqué qu\u2019il acceptait ses recommandations.Il fournira au ministre une évaluation des effets à long terme des nouvelles mesures budgétaires avant de boucler le budget et il rendra publiques dès 2013 des analyses budgétaires à long terme.S\u2019il tient parole, ce sera, avec la publication du document de mardi, une rare victoire pour la transparence, qu\u2019on devra largement à ces deux fonctionnaires indépendants du Parlement Espérons maintenant que la même bonne volonté prévaudra dans le dossier des compressions budgétaires et qu\u2019on nous épargnera une bataille juridique avec le DPB.T^rès tout, ce dernier veut seulement savoir si les ministères sont capables de générer les économies promises et, par conséquent, de respecter le cadre budgétaire \u2014 à court et à long terme \u2014 du ministre Flaherty.ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Michael Ferguson constate des lacunes dans la sécurité du cyberespace du Canada.RAPPORT DU VÉRIFICATEUR La cybersécurité est négligée au Canada, selon Ferguson MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa Les cyberattaques sont de plus en plus sophistiquées et les risques, de plus en plus nombreux.Mais malgré ce constat que partage Ottawa, le gouvernement fédéral est toujours mal équipé pour contrer de tels risques, prévient le vérificateur général.Depuis 10 ans, le gouvernement reconnaît qu\u2019il doit contrer de potentielles attaques informatiques pouvant provenir de toutes parts.En 2005, il créait le Centre canadien de réponse aux incidents cybernétiques (CCRIC) \u2014 chargé de dénicher les risques et de les prévenir, à toute heure du jour.Or, sept ans plus tard, d\u2019importantes lacunes demeurent et l\u2019appareil fédéral est loin d\u2019être à l\u2019abri, a constaté Michael Ferguson dans son rapport automnal déposé mardi aux Communes.Pourtant, «le gouvernement fédéral a d\u2019ailleurs indiqué que la fréquence et la gravité des cy-bermenaces vont en augmentant et que la protection des Canadiens dans le cyberespace est un défi qui évolue constamment.On craint même que les cybermenaces n\u2019évoluent plus rapidement que la capacité du gouvernement à les neutraliser», relate le document.Or, après s\u2019être penchée sur une cyberattaque menée en janvier 2011 \u2014 qui a coûté des millions aux contribuables et qui vi- sait à extraire de l\u2019information délicate des systèmes d\u2019information du Canada \u2014, l\u2019équipe du vérificateur s\u2019est aperçue que le CCRIC n\u2019avait été averti de cet incident que plus d\u2019une semaine plus tard.Certaines organisations ne savaient pas que le centre existait et qu\u2019il fallait y partager les renseignements.D\u2019autres, comme le Centre de la sécurité des télécommunications du Canada (CSTC), ne voulaient pas communiquer des informations de nature délicate.«En conséquence, le CCRIC ne reçoit pas, en temps opportun [.] toute l\u2019information requise pour exercer une surveillance complète de l\u2019évolution des cybermenaces au Canada», note le rapport.Le CSTC a promis de corriger la situation d\u2019ici la fin de novembre.Mais les fonctionnaires du bureau du vérificateur ont admis que rien ne garantissait que la prochaine fois tout roulera bonnement.Pirates informatiques Autre pépin constaté: certains renseignements délicats étaient stockés sur des systèmes qui ne respectaient pas les mesures de protection appropriées.S\u2019il accepte les recommandations du vérificateur, le ministre de la Sécurité publique.Vie Toews, a néanmoins répliqué que son gouvernement en avait fait beaucoup dans ce domaine et que les cybermenaces étaient imprévisibles en plus d\u2019être un phénomène relativement nouveau.«La na- ture dynamique des cybermenaces est une chose à laquelle les gouvernements ont dû apprendre à répondre», a-t-il expliqué, ajoutant que c\u2019est une menace «constante».Là-dessus, tant le ministre que les partis d\u2019opposition et le vérificateur s\u2019entendent.Et c\u2019est justement une grande lacune du CCRIC, qui a été mis sur pied pour analyser les menaces et y répondre 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.Sept ans plus tard, les heures d\u2019ouverture sont plutôt de 8 h à 16 h, du lundi au vendredi Le ministère s\u2019est engagé à consacrer 13 millions sur cinq ans pour permettre au centre d\u2019être ouvert 15 heures par jour, tous les jours.Même en vertu de ces horaires, le CCRIC ne répond pas à son mandat, a dénoncé le vérificateur.Et cela ne suffit pas non plus à l\u2019opposition.«Les pirates informatiques et ceux qui souhaitent déstabiliser le système du Canada ne travaillent pas sur un horaire de 8 h à 16 h, heure de l\u2019Est», a scandé le néodémocrate Jack Harris.Entre 2001 et 2011, le gouvernement a versé pour la cybersécurité 780 millions de dollars, à 13 ministères et organismes, mais on ignore quelle part a réellement servi à cette fin.«Il est important qu\u2019il n\u2019y ait pas que de l\u2019argent consacré mais aussi des choses précises que cet argent vise à accomplir», a argué M.Ferguson.Le Devoir Deux activistes pro-vie honorées par les conservateurs Elles obtiennent une Médaille du jubilé de la Reine malgré leurs peines d\u2019emprisonnement HÉLÈNE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Martin Luther King et militantes antiavorte-ment, même combat.Du moins aux yeux du député conservateur Maurice Vellacott.Il a attribué deux Médailles du jubilé de la Reine à Mary Wagner et Linda Gibbons, deux femmes ayant croupi derrière les barreaux pour avoir systématiquement harcelé les femmes se rendant à des cliniques d\u2019avortement de Toronto.Ni le ministre de Injustice ni celui de la Sécurité publique n\u2019ont cru bon de rappeler à l\u2019ordre leur collègue.Mary Wagner, 38 ans, est très connue du milieu pro-choix.Elle pénètre dans les cliniques d\u2019avortement et tente de convaincre les femmes qui s\u2019y trouvent de renoncer à l\u2019interruption de grossesse: elle discourt, leur distribue des dépliants, offre des roses.Elle se trouve en ce moment même au pénitencier de Milton (Ontario) pour avoir pénétré en août dans une clinique torontoise alors qu\u2019il lui était interdit de s\u2019en approcher à moins de 200 mètres.Elle sortait à peine de prison pour avoir pénétré ainsi dans la Bloor West Village Women Clinic de Toronto, le 8 novembre 2011, et tenté d\u2019accéder à une zone sécurisée.Linda Gibbons, 64 ans, a été condamnée à 24 reprises et a passé neuf ans et neuf mois à l\u2019ombre pour s\u2019être elle aussi approchée de cliniques d\u2019avortement malgré des ordres de la cour lui interdisant de s\u2019approcher à moins de 500 pieds.Les deux femmes se seraient d\u2019ailleurs rencontrées en prison.En entrevue au Devoir, M\u201c® Gibbons s\u2019est dite «très heureuse» de son prix, car il «représente un service aux millions d\u2019enfants non nés».Elle dit connaître M.Vellacott pour son rôle au sein du caucus pro-vie.Elle était présente à Ottawa pour le débat et le vote sur la motion M-312.Victimes de crimes Selon M.Vellacott, les deux militantes sont des «héroïnes de l\u2019humanité» qui «tentent de protéger de la boucherie et la mort les êtres humains sans défense et sans voix se trouvant dans l\u2019utérus, et qui tentent de faire connaître aux femmes vulnérables qu\u2019il y a d\u2019autres options et des possibilités d\u2019adoption».Selon lui, elles ressemblent à Martin Luther King et d\u2019autres réformateurs des droits de la personne en ce qu\u2019elles utilisent la «désobéissance civile pour faire avancer une cause juste».M.Vellacott fait valoir que le médecin avorteur Henry Mortgentaler a reçu l\u2019Ordre du Canada alors qu\u2019il a lui aussi fait de la prison entre 1974 et 1988.Il désapprouve ce prix.Joyce Arthur, une militante pro-choix, rejette catégoriquement la comparaison.«M.Mortgentaler a été honoré bien après que la loi qu\u2019il contestait a été changée!», note-t-elle.Interrogé à ce sujet, le ministre de la Justice, Rob Nicholson, n\u2019a pas condamné le geste de son collègue, tout en soulignant que lui-même avait donné des médailles à des victimes de crime.«Je suis fier de m\u2019associer à ceux à qui j\u2019ai donné [les médailles] », a-t-il dit.Vie Toews, à la Sécurité publique, a prétexté ne pas être au courant du dossier.Les Médailles du jubilé, mises en place pour le 60® anniversaire de règne d\u2019Elizabeth II, sont censées honorer les Canadiens ayant «apporté une contribution importante» à leur communauté.Les députés en reçoivent chacun 30 qu\u2019ils distribuent à leur guise à condition que ces paramètres généraux soient respectés: le récipiendaire doit être citoyen canadien ou résident permanent et être vivant en date du 6 février 2012, jour anniversaire du 60e.D\u2019ailleurs, dans son communiqué de presse, M.Vellacott précise que «contrairement au ministre de la Justice, M.Vellacott est dans l\u2019impossibilité de décerner ces médailles aux victimes de crime parce que ces bébés victimes sont morts».Le Devoir Julie Couillard jugée lobbyiste illégale HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Ly ex-conjointe du ministre Maxime Bernier, Ju-' lie Couillard, se retrouve à l\u2019avant-scène alors que la Commissaire au lobbying conclut qu\u2019elle a agi en tant que lobbyiste auprès du gouvernement fédéral sans s\u2019inscrire comme il se doit.«Je conclus que Couillard a communiqué, moyennant paiement, avec un titulaire d\u2019une charge publique au sujet d\u2019une mesure nécessitant son enregistrement à titre de lobbyiste-consdl selon la Loi sur l\u2019enregistrement des lobbyistes, ce qu\u2019elle a omis de faire.Par conséquent, je conclus qu\u2019elle a enfreint le Code de déontologie des lobbyistes, plus particulièrement le principe du professionnalisme», écrit la commissaire Karen Shepherd, dans une décision rendue publique mardi.Le commissaire a confirmé que M\u201c® Couillard était bel et bien à l\u2019emploi de la firme immobilière Kevlar en 2007, ce que Kevlar avait à l\u2019époque nié.Son mandat consistait à convaincre Ottawa de louer pour ses fonctionnaires un futur édifice de Kevlar devant être construit à Québec.Le contrat découvert par la commissaire lui accordait une rémunération de 7500$ (plus taxes) par mois.Si son démarchage avait permis à la compagnie de faire signer le bail désiré.PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Julie Couillard et son ex-conjoint Maxime Bernier M\u201c® Couillard aurait empoché une commission de 100000 à 200000$ selon la durée du dit bail (15 ou 25 ans).Au total, M\u201c® Couillard a touché six mois de salaire, soit 51277,50$.Ce contrat a été signé le 22 mars 2007.C\u2019est exactement le moment où Julie Couillard avait entamé ses relations amoureuses avec des membres du gouvernement conservateur.D\u2019abord avec Bernard Côté, adjoint du ministre des Travaux publics et à ce titre mêlé à la décision entou- rant l\u2019édifice de Québec, une passade s\u2019étant déroulée en mars et avril 2007.Ensuite avec Maxime Bernier lui-même à compter d\u2019avril 2007.La Presse avait révélé que M\u201c® Couillard avait discuté de l\u2019édifice Kevlar avec M.Bernier et M.Côté.Ce dernier avait dû démissionner.C\u2019est le dernier rebondissement de cette étrange histoire qui a captivé le Tout-Ottawa en 2008.On avait appris que la conjointe de M.Bernier, alors ministre des Affaires étrangères, avait eu dans le passé des relations avec des membres très en vue des gangs de motards.Son premier conjoint était mort criblé de balles alors qu\u2019il attendait son procès pour possession de mitraillettes et 70 kg de hachisch.Son second conjoint, proche de Maurice « Mom» Boucher, avait quitté le milieu pour devenir informateur.En 2005 encore, M\u201c® Couillard avait été vue mangeant avec un usurier du milieu.Si le rapport du Commissaire arrive si tardivement après les faits, c\u2019est que son enquête a dû être suspendue le temps que la Gendarmerie royale du Canada termine la sienne.En 2010, la GRC a fermé le dossier en décrétant qu\u2019il ne serait pas possible de porter des accusations contre M\u201c® Couillard pour lobbying illégal.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2012 ACTUALITES Parvis Saint-Roch : des embûches se dessinent ISABELLE PORTER à Québec La Ville de Québec dit vouloir satisfaire les demandes des habitués de la place du Parvis Saint-Roch.Mais déjà, des embûches se manifestent Cette place située devant l\u2019église Saint-Roch est devenue le lieu de rendez-vous des marginaux, une sorte de club social en milieu urbain.Dans ce contexte, le projet de l\u2019hôtel voisin d\u2019aménager une terrasse sur une partie de la place a d\u2019abord été mal accueilli.Or, comme le rapportait Le Devoir de mardi, les habitués du Parvis l\u2019ont acceptée en échange de nouveaux aménagements autour, dont des toilettes, des cendriers, de nouveaux bancs et ime fontaine.La conseillère responsable du district, Chantal Gilbert, dit qu\u2019elle analysera toutes leurs demandes, mais elle reconnaît que ce ne sera pas simple.Notamment pour les toilettes.«Ce n\u2019est pas évident, on ne peut pas mettre des toilettes chimiques là», dit-elle.Mal à l\u2019aise, elle ajoute qu\u2019il ne laudrait pas que «ça devienne unç piquerie non plus».A ce titre, les gens du Parvis en ont déjà tenu compte en proposant qu\u2019on recoure à un éclai- rage spécial (qui empêche les gens qui s\u2019injectent des drogues de voir leurs veines).Autre souci: la fontaine.«Je trouve que ce serait une idée extraordinaire, souligne la conseillère.Maintenant, je ne suis pas sûre que ça va être évident d\u2019ouvrir le parvis pour faire passer un système d\u2019aqueduc.» Peut-être que l\u2019Hôtel Pur pourrait se charger de fournir l\u2019eau, ajoute-t-elle.Mais il reste beaucoup à lâire pour départir les responsabilités de chacun.Par exemple, le sous-sol du Parvis appartient à l\u2019église Saint-Roch.«C\u2019est la Ville qui l\u2019entretient, mais ce n\u2019est pas notre propriété.» Quant aux bancs, elle envisage de profiter de l\u2019occasion pour lancer un «petit concours» de design urbain comme la Ville en a déjà organisé ailleurs dans le quartier.La conseillère a reçu les propositions des habitués du Parvis au conseil de quartier, il y a trois semaines.Elle espère pouvoir en faire un projet qui sera prêt au printemps prochain, juste avant l\u2019été.«On n\u2019arrivera pas avec une terrasse sans que le problème soit bien étudié», a-t-elle dif ajoutant qu\u2019il faut que tout «arrive en même temps».Le Devoir Verglas: entente avec les assnrenrs Qption consommateurs a annoncé mardi la conclusion d\u2019une entente de principe avec quatre des 19 compagnies d\u2019assurances qui faisaient l\u2019objet d\u2019un recours collectif dans la foulée de la crise du verglas de janvier 1998.11 s\u2019agit de la Compagnie d\u2019assurance Bélair, de la Compagnie d\u2019assurance Allianz du Canada, d\u2019Axa Assurances et de la Compagnie d\u2019assurance ING du Canada (Groupe Commerce) .Elle prévoit que ces compagnies verseront 12,5 millions $, sans admission de responsabilité.Plus de 200000 personnes pourraient obtenir une indemnité minimale de 50,92$.L\u2019entente doit être acceptée par la Cour supérieure du Québec.La Presse eanadienne T-X .~î] JACQUES NADEAU LE DEVOIR Québec est aux prises avec une pénurie de iogements iocatifs.VILLE DE QUÉBEC 202 conversions en condos depuis la levée partielle du moratoire ISABELLE PORTER à Québec Dans la capitale, 202 appartements locatifs ont été convertis en condominiums divises depuis la levée partielle du moratoire l\u2019an dernier.Qn ignore toutefois combien de condos indivises ont été créés au cours de la même période.Sur les 202 condos créés, 117 sont des appartements haut de gamme, dont 106 appartiennent au même immeuble à proximité des Plaines et de la Grande-Allée.Qn se retrouve ainsi avec 85 appartements réguliers de moins dans le parc locatif.Parmi eux, 27 étaient vacants lors de la conversion.Selon la conseillère responsable du dossier habitation à la Ville de Québec, cela montre que les craintes soulevées par les nouvelles règles n\u2019étaient pas fondées.«Est-ce qu\u2019on est en train de créer un carnage ?Ces chiffres-là me disent que non », dit Chantal Gilbert.Qr les groupes de défense de locataires ne sont pas de cet avis.«C\u2019est encore beaucoup quand on sait la pénurie de logements locatijs qui persiste à Québec, note Véronique Laflamme du.FRAPRU.C\u2019est une perte nette.» À cela, M\u201c® Gilbert rétorque que la Ville investit comme jamais dans le logement social.Elle croit aussi que la levée partielle du moratoire permet à plus de ménages d\u2019accéder à la propriété puisque le divise est la formule la plus accessible de condominium (il nécessite une mise de fond de 5% coptre 20% sur le marché indivise).À cet égard, il est plus difficile de savoir combien d\u2019appartements ont été convertis en condominiums indivises.Sorte de copie de la copropriété divise, cette formule de copropriété a proliféré ces dernières années.Mais, contrairement aux propriétés divises, les indivises ne sont pas assujetties à des demandes de permis ou à un cadre légal contraignant.Qui plus est, personne n\u2019est en mesure de nous fournir de statistiques sur le phénomène, qu\u2019il s\u2019agisse de la Ville, de la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL) ou de la Chambre immobilière.Selon la conseillère Gilbert, sa prédéces-seure Geneviève Hamelin a déjà songé à intervenir sur ce marché, comme on l\u2019a fait pour le divise, mais elle avait des opposants.M\u201c® Gilbert elle-même était contre.«Ce serait intervenir de façon éhontée sur la propriété des gens, dit-elle.On vous empêche de faire ce qui vous permet d\u2019améliorer votre condition de vie.» Le Devoir Montréal dans le top 10 du guide Lonely Planet Le guide de voyage Lonely Planet classe Montréal au 8® rang parmi les 10 meilleures villes à visiter au monde.Le guide Best in Travel 2013, publié mardi par Lonely Planet, fait de Montréal la seule ville canadienne retenue sur cette liste et l\u2019une des deux seules destinations en Amérique du Nord, l\u2019autre étant San Francisco, qui occupe d\u2019ailleurs la première place.Parmi les attraits de la métropole, les auteurs du guide signalent le caractère unique de l\u2019art de vivre montréalais, la grande variété de festivals et d\u2019événements qui se tiennent dans la ville, ainsi que ses nombreuses attractions.L\u2019éditrice déléguée de Lonely Planet au Canada, Jennye Garibaldi, souligne notamment le «mélange de cultures de la métropole, ses entreprises socialement responsables, sa gastronomie et son style unique».M\u201c® Garibaldi note de plus que l\u2019ouverture du nouveau planétarium Rio Tinto Alcan, le dévoilement du nouveau musée de cire Gré-vin et le cinquantenaire de la Place des Arts contribuent à garnir un calendrier culturel 2013 «déjà rempli à craquer», selon son expression.Qutre San Francisco, Montréal est accompagnée sur le palmarès par Amsterdam, Hyderabad en Inde, Londonderry en Irlande du Nord, Pékin, Christchurch en Nouvelle-Zélande, Hobart ep Australie, Addis Abeba en Ethiopie et Puerto Iguazù en Argentine.La Presse eanadienne AVIS LEGAUX ET APPELS D\u2019OFERES AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Té/.514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Avis public Ministère des Transports PROJET D'AMENAGEMENT DE LA PHASE 2 DE LA PROMENADE SAMUEL-DE CHAMPLAIN ENTRE LE QUAI DES CAGEUX ET LA RUE DU DOMAINE-DES-RETRAITÉS À QUÉBEC Dans le cadre du projet d'aménagement de la phase 2 de la promenade Samuel-De Champlain, le ministère des Transports du Québec procédera à la réfection de l'ouvrage de protection littorale en enrochement.Les travaux de reconstruction de la chaussée du boulevard Champlain (route 136) seront aussi réalisés.En parallèle, l'aménagement d'un sentier piétonnier et d'une piste cyclable est prévu par la Commission de la capitale nationale du Québec.L'étude d'impact sur l'environnement est liée spécifiguement aux travaux d'enrochement en bordure du fleuve dans la portion à l'ouest du guai des Cageux.Cet avis est publié pour informer la population gu'elle peut consulter l'étude d'impact et les autres documents concernant ce projet depuis le 23 octobre 2012.Ces documents sont disponibles pour consultation à l'endroit suivant: Heures d'ouverture: Lundi au vendredi : 14h -21 h Samedi et dimanche: 13h- 17h Accès Internet gratuit ainsi gu'aux centres de documentation du Bureau d'audiences publigues sur l'environnement (BARE) : Bibliothèque Charles-H.-Blais 1445, avenue Maguire Québec (Québec) G1T2W9 TéL: 418641-6276 Heures d'ouverture: Lundi au vendredi : 8 h 30 -12 h 13h-16h30 Heures d'ouverture: Lundi au vendredi : 8 h 30 - 22 h Samedi et dimanche: 11 h - 17h 800 463-4732 (sans Bureau d'audiences publiques sur l'environnement Édifice Lomer-Gouin 575, rue Saint-Amable, bureau 2.10 Québec (Québec) G1R6A6 TéL: 418643-7447 1 800 463-4732 (sans frais) Université du Québec à Montréal (UQAM) Bibliothèque des sciences juridiques.Pavillon Hubert-Aquin Section des publications gouvernementales et internationales 400, rue Sainte-Catherine Est (accès par la Bibliothèque centrale, local A-M100) Montréal (Québec) H2L2C5 TéL: 514987-6184 Qn peut obtenir des renseignements supplémentaires en composant le 418 643-7447 ou le 1 frais), ou en se rendant sur le site Web du BAPE au www.baDe.aouv.ac.ca.SÉANCE D'INFORMATION Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement tiendra une rencontre d'information : Le mardi 20 novembre 2012 à 19h30 Salle Champlain Hôtel Clarion Québec 3125, boulevard Hochelaga Québec Toute personne, tout groupe ou toute municipalité peut demander par écrit au ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Eaune et des Parcs, M.Daniel Breton, la tenue d'une audience publique relative à ce projet.Cette demande doit être faite au plus tard le 7 décembre 2012 à l'adresse suivante: Édifice Marie-Guyart, 675, boul.René-Lévesque Est, 30'étage, Québec (Québec) GIR 5V7.Le 24 octobre 2012 Cet avis est publié par le ministère des Transports du Québec conformément au Règlement sur l'évaluation et l'examen des impacts sur l'environnement (R.R.Q., 1981 c.Q-2, r.23).Québec O H CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO 500-22-196394-129 COUR DU QUEBEC (Chambre civile) SERVICE D\u2019INFORMATIQUE, FORMATION ET COMMUNICATION D\u2019ENTREPRISES - IFS LTÉE peiBonne morale ayant son siege soaal au 2625 rue Moquin Brossard province de Quebec J4Y 1L3 Demanderesse XAVIER LUYTEN dont le dernier domiale connu était le 137 rue St-Pierre Montreal province de ¦\t¦ H2Y 3T5 Defendeur ASSIGNATION (Art.139 Cpc1 PAR ORDRE DU TRIBUNAL : Avis est donne au defendeur XAVIER LUYTEN, que la demanderesse SERVICE D\u2019INFORMATIQUE, FORMATION ET COMMUNICATION D\u2019ENTREPRISES - IFS LTÉE, a depose au greffe de la Cour du Quebec du district de Montreal une requête introductive d instance Une copie de cette requête et de I avis au defendeur ont ete laisses a I intention du defendeur au greffe du tribunal au Palais de justice de Montreal situe au 1 rue Notre-Dame Est a Montreal II est ordonne au defendeur de comparaître dans un delai de trente (30) joura de la publication de la présente ordonnance dans le journal Le Devoir A defaut de comparaître dans ce 'delai un jugement par defaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis des I expiration de ce delai Soyez aussi avise que la requête introductive d instance sera presentee pour deasion devant le tribunal le 27 novembre 2012 a 9 h 00 en salle 2 06 au Palais de justice de Montreal A Montreal le 19 octobre 2012 ANNIE OUELLETTE GREFFIERE ADJOINTE ¦^¥Md HUISSIERS DE JUSTICE COUR DU QUÉBEC PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL NO 540 22 017973 123 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse TRANSPORT S P DOMINGUE INC Partie défenderesse ASSIGNATION 139 C-PX.Avis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de Montréal, une requête m troductive d'instance Une copie de cette requête et avis au défendeur ont été laissés à l'intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au pa lais de justice de Laval, situé au 2800 boul St Mar tm O Laval II est or donné à la partie défenderesse de compa raître dans un délai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance À défaut de comparaître dans ce délai, un juge ment par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis des l'expi ration de ce délai Soyez aussi avisé que la requête introductive d'instance sera présentée pour déci sion devant le tribunal, le 29 novembre 2012 à 9H30 en la salle 2 10 du palais de justice de Laval À Laval, le 16 octobre 2012 NICOLE DUCHESNE Greffier adjoint, C Q CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LAVAL COUR SUPERIEURE No 540-05-008176-129 ET ETA-3816-12 L'AGENCE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse ANASTASIA STA-MIRIS Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 05/11/2012 a 10 00 AU 961, MONTEE CHAMPAGNE LAVAL seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de ANASTASIA STAMIRIS, saisis en cette cause, soit ECRAN D'ENV 50\", DIVANS, FAUTEUIL, BBQ, EQUIP DE BUREAU, MEUBLES, ETC CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISE JAS-TINDER BHANDAL, HUISSIER DE L'ETUDE PHILIPPE & ASSOCIES HUISSIERS DE JUSTICE 165, DU MOULIN ST-EUSTACHE QUEBEC J7R 2P5 TEL 450-491-7575 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL No.: 500-22-196365-129 COUR DU QUÉBEC - CHAMBRE CIVILE COMMISSION DE LA CONSTRUCTION DU QUÉBEC, Partie demanderesse LES CONSTRUCTIONS GABRIEL INC.Partie défenderesse ASSIGNATION (139 C.p.c.) PAR ORDRE DU TRIBUNAL: [1]\tAvis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec/chambre civile du disfricf de Monfréal une Requête introductive d'instance Une copie de ceffe Requête introductive d'instance, de l'Avis à la partie défenderesse et les pieces P-1 à P-4 onf éfé laissées à l'infenfion de la partie défenderesse, au greffe du fribunal, au palais de jusfice de Monfréal, si-fué au 1, rue Nofre-Dame Esf II esf ordonné à la parfie défenderesse de comparaîfre dans un délai de frenfe (30) jours de la publicafion de la présenfe ordon-nanpe [2]\tÀ défauf de comparaîfre dans ce délai, un jugemenf par défauf pourra éfre rendu confre vous sans aufre avis dès l'expirafion de ce délai [3]\tSoyez aussi avisée que la Requête introductive d'instance sera présenfée pour décision de-vanf le fribunal le 7 décembre 2012 à 9 heures en la salle 2 06 du palais de justice de Montréal À Montréal, le 19 octobre 2012 (s) Marie-France Deviin Greffier adjoinf JD 2513 AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE AVIS est par la présente donné que GESTION MAPEL INC., un corps politique dûment incorporé selon la Loi ayant eu son bureau chef et principale place d\u2019affaires au 540, Route 219, St-Jean-sur-Richelieu (Qc) a déposé une cession le 12 octobre 2012 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 6 novembre 2012 à 9h00 au bureau du syndic, 170, rue Longueuil, St-Jean-sur-Richelieu (Qc), (514) 932-4115 DONNÉ à Montréal, le 24 octobre 2012 MNP LTÉE, Syndic Frédéric Lachance, cirp Vice-président principal, Syndic désigné CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-22-1967710-126 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) CRÉDIT FORD DU CANADA LIMITÉE Demanderesse c LA SUCCESSION DE FEU KENNETH LAAKSO Défenderesse ASSIGNATION (139 C.p.c.) PAR ORDRE DU TRIBUNAL: Avis est donné à la défenderesse que la demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec du district de Montréal, une requête introductive d'instance, avis au défendeur et pièces Une copie de cette requête et de l'avis au défendeur et pièces ont été laissés à l'intention de la défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de Montréal, situé au 1, rue Notre-Dame est, à Montréal, province de Québec, Canada Il est ordonné à la défenderesse de comparaître au local 1 120 du palais de justice de Montréal dans un délai de trente (30) jours de la publication de la présente ordonnance À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l'expiration de ce délai Soyez aussi avisé que la requête introductive d'instance sera présentée pour décision devant le tribunal le 26 novembre 2012 à 9h00 en salle 2 06 du palais de justice de Montréal À MONTRÉAL, le 09 OCT 2012 ANNIE OUELLETTE Greffière ajointe J O 0309 operationenfantsoleiLca CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL CAUSE NO 500-22-195823-128 COUR DU QUEBEC (Chambre civile) BANQUE RQYALE DU CANADA Partie demanderesse c.MARIE EVE GIGAULT Partie défenderesse ASSIGNATIQN ORDRE est donne a MARIE EVE GIGAULT de comparaître au greffe de cette cour situe au 1 rue Notre-Dame Est Montreal Quebec dans les 30 jours de la publication du present avis dans le journal LE DEVOIR A defaut de comparaître dans ce delai un jugement par defaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis des I expiration de ce delai Soyez avise que la présente REQUÊTE INTRODUCTIVE D INSTANCE AVIS AU DEFENDEUR et DEMANDE DE TRANSFERT RELATIVE A UNE PETITE CREANCE sera presentee pour decision devant le tnbunal le 28 novembre 2012 a 9h00 en salle 2 06 au palais de Une copie de la procedure decnte ci-dessus a ete laissée au greffe de cette cour a I intention de MARIE EVE GIGAULT Montreal le 17 octobre 2012 ANNIE OUELLETTE GREFFIERADJOINT CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-22-196537-123 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) LA CORPORATION DE SERVICES FINANCIERS MERCEDES-BENZ CANADA Demanderesse c 9182-9283 QUÉBEC INC.ET GHAZI RADWAN Défendeurs ASSIGNATION (139 C.p.c.) PAR ORDRE DU TRIBUNAL: Avis est donné aux défendeurs que la demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec du district de Montréal, une requête introductive d'instance ainsi qu'un bref de saisie avant jugement Une copie de cette requête et de l'avis au défendeur et du bref de saisie avant jugement, affidavit et pièces ont été laissés à l'intention des défendeurs, au greffe du tribunal, au palais de justice de Montréal, situé au 1, rue Notre-Dame est, à Montréal, province de Québec, Canada Il est ordonné aux défendeurs de comparaître au local 1 120 du palais de justice de Montréal dans un délai de trente (30) jours de la publication de la présente ordonnance À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l'expiration de ce délai Soyez aussi avisé que la requête introductive d'instance sera présentée pour décision devant le tribunal le 29 novembre 2012 à 9h00 en salle 2 06 du palais de justice de Montréal À MONTRÉAL, le 19 OCT 2012 Annie Ouellette Greffier-adjoint Un don d'espoir pour la vie 1-877-48S-4222 WWW ArmeeduSalut c CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL CAUSE NO 500-22-196807-120 COUR DU QUEBEC (Chambre civile) BANQUE RQYALE DU CANADA Partie demanderesse c.GESTIQN ACE INC.& lAN TREMBLAY Parties défenderesses solidaires ASSIGNATIQN ORDRE est donne a GESTION ACE INC.& IAN TREMBLAY de comparaître au greffe de cette cour situe au 1 rue Notre-Dame Est Montreal Quebec dans les 30 jours de la publication du present avis dans le journal LE DEVOIR A defaut de comparaître dans ce delai un jugement par defaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis des I expiration de ce delai Soyez avise que la présente REQUÊTE INTRODUCTIVE D INSTANCE AVIS AU DEFENDEUR et DEMANDE DE TRANSFERT RELATIVE A UNE PETITE CREANCE sera presentee pour decision devant le tnbunal le 28 novembre 2012 a 9h00 en salle 2 06 au palais de justice de Montreal Une copie de la procedure decnte ci-dessus a ete laissée au greffe de cette cour a I intention de GESTION ACE INC.& lANTREMBLAY Montreal le 17 octobre 2012 ANNIE OUELLETTE GREFFIERADJOINT Avis de demande de changement de nom Prenez avis que Patricia, Marie, Diane Rousseau, dont l'adresse du domicile est le 5025, des Sources, app 302, Montréal (Pierrefonds), Québec, H8Y 3H8, présentera au Directeur de l'État Civil une demande pour changer son nom en celui de Patricia, Marie Diane GRAY Avis rempli et signé à Montréal, le 11 octobre 2012 Patricia Rousseau Dans l'affaire de la FAILLITE DE : SKG BVC.1298, rue Bertliier Chambty QC J3L 3A4 AVIS est par les présentes donné que SKG INC.a fait cession de ses biens le 4 octobre 2012, et que la première assemblée aura lieu le 25 octobre 2012, à 10 h 00, au 7100, Jean Talon Est, #600, Anjou, QC HIM 3S3 Daté le 9 octobre 2012.George P.'Tzicas, CIRP LE GROUPE SERPONE, Syndic de Failute Inc.7100, rue Jean-Talon Est Bureau 600, Anjou (9uébec) HIM 3S3 Tél.: (514) 355-6553 Téléc.; (514) 355-8423 Avîs aux créancîers de la première assemblée Dans l'affaire (je la faillite (je MARTIN TREMBLAY Avis est par les présentes (jonné qu\u2019une or(jonnance (je faillite a été ren(jue contre MARTIN TREMBLAY le 11 octobre 2012, et que la première assemblée (jes créanciers sera tenue le 8 novembre 2012 à 9h30, au Bureau (ju surinten(jant (jes faillites, situé au 5, Place Ville Marie, 8® étage, Montréal, Québec Gaetano Di Guglieimo, CPA, CA, CIRP Responsable de l\u2019actif PSB BOISJOLI INC.Syndic de faillite 3333, boul.Graham, bureau 400 Montréal (Québec) H3R 3L5 Téléphone : (514) 341-5511 Télécopieur : (514) 807-5310 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution. LE DEVOIR, LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2012 A 5 ACTUALITES Dalton McGuinty renonce an fédéral Uex-premier ministre de l\u2019Ontario Dalton McGuinty ne briguera pas la direction du Parti libéral du Canada (PLC), a-t-il confirmé à la Canadian Press mardi.Celui qui a prorogé le parlement ontarien la semaine dernière et quitté la chefferie du Parti libéral de la province après 9 ans de pouvoir ne souhaite pas plonger sur la scène fédérale.En entrevue, il a confié qu\u2019il n\u2019était pas prêt à consacrer dix ans de sa vie à remettre sur pied le parti.«Le temps est venu pour moi de relever des défis en dehors de la politique», explique-t-il.Ayant également promis d\u2019assurer les fonctions de premier ministre de l\u2019Ontario jusqu\u2019à ce que son successeur soit désigné, il précise que cela laisse peu de temps pour se consacrer à une course au leadership déjà bien entamée.M.McGuinty se dit très «optimiste» pour l\u2019avenir du PLC.Justin Trudeau aura-t-il des adversaires solides ?M.McGuinty croit que des prétendants de taille se feront certainement connaître.Son frère David McGuinty pourrait d\u2019ailleurs en être.Le Devoir Bœuf contaminé ; XL Foods récupère son permis L\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments (ACTA) a rendu son permis d\u2019exploitation à l\u2019usine XL Foods de Brooks, en Alberta.L\u2019usine pourra reprendre «progressivement» ses activités d\u2019abattage et de transformation de la viande, a précisé l\u2019agence.L\u2019ACIA ajoute que des inspecteurs supplémentaires demeureront à l\u2019usine pour surveiller les procédures et s\u2019assurer que les normes de sécurité alimentaire resserrées sont bien intégrées aux activités habituelles.L\u2019organisme fédéral a toutefois reconnu que son contrôle sur la sécurité de la viande dans les abattoirs canadiens avait ses limites et que c\u2019était aux entreprises à respecter leurs propres règles.Les lacunes d\u2019hygiène à l\u2019usine étaient passées inaperçues malgré les inspections.«Ils avaient plusieurs problèmes que nous leur avons demandé de corriger et nous cherchons à nous assurer qu\u2019ils sont maintenant réglés», a expliqué Paul Mayers, vice-président des programmes de l\u2019ACIA.L\u2019usine de XL Foods à Brooks était fermée depuis le 27 septembre, après un important rappel de bœuf contaminé à la bactérie E.coli.Des tonnes de viande ont dû être jetées.La Presse canadienne Prisons fédérales: l\u2019automutilation est en forte hansse Ottawa \u2014 L\u2019enquêteur correctionnel fédéral ^fîrme que le nombre de détenus qui se sont automutilés dans les prisons fédérales a pratiquement triplé depuis cinq ans.Le rapport annuel présenté mardi par Howard Sa-pers précise que les femmes et les autochtones sont les plus susceptibles de se taillader, de s\u2019étrangler, de se frapper la tête, de se brûler ou d\u2019ingérer des ol> jets ou substances dangereux.M.Sapers dénonce le fait que le Service correctionnel du Canada continue à traiter de tels incidents comme des problèmes de sécurité plutôt que comme des problèmes de santé mentale.Les prisons sont devenues des milieux plus durs, dit l\u2019enquêteur.Elles sont bondées de détenus plus âgés qui ont écopé de peines plus longues, et le système criminalise les problèmes de santé mentale \u2014 des facteurs qui contribuent tous, selon lui, à une recrudescence du nombre d\u2019incidents d\u2019automutilation.H recommande d\u2019interdire de placer les détenus suicidaires ou dangereux pour eux-mêmes en isolation prolongée et souhaite que les détenus ayant des problèmes de santé mentale soient déplacés vers des hôpitaux sécurisés oû ils pourront être soignés.La Presse canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR La direction de l\u2019UQAM n\u2019a pas appuyé sa communauté étudiante qui contestait la hausse des droits de scolarité.UQAM Un candidat an poste de rectenr qni ne rejette pas la gratnité LISA-MARIE GERVAIS Ly administration de l\u2019UQAM ' n\u2019a pas appuyé sa communauté universitaire qui contestait la hausse des droits de scolarité, mais Robert Proulx, membre de l\u2019équipe actuelle du rectorat et maintenant candidat pour le poste de recteur, ne renie pas l\u2019idée de la gratuité.Dans un débat auquel il a participé mardi avec Gérald Larose, l\u2019autre candidat dans la course, il a dit que la gratuité était une position «plus normale» à défendre.«La gratuité scolaire, c\u2019est une position plus normale que celle qui dit qu\u2019on va empêcher la hausse.Comme le dit mon collègue ici, c\u2019est un débat de société et c\u2019est une question qui doit être discutée par l\u2019ensemble de la société», a dit M.Proulx.Devant un auditoire très restreint de quelques dizaines de personnes, cet échange, prga-nisé dans le cadre des Etats généraux de l\u2019UQAM, a aussi été l\u2019occasion de revenir sur la gestion de la crise étudiante du printemps dernier.que Gérald Larose ne s\u2019est pas gêné pour critiquer.«Devant une proposition d\u2019appui à la mobilisation étudiante, la di- rection de l\u2019UQAM, j\u2019entends le recteur et vous qui étiez de cette équipe, a quand même inscrit sa dissidence.J\u2019estime que l\u2019UQAM a lamentablement failli sur ce dossier», a lancé M.Larose.Selon M.Proulx, qui a dû maintes fois répondre des agissements de son équipe de direction, c\u2019est la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) qqi doit être blâmée.«La CREPUQ est restée particulièrement silencieuse.Ce qu\u2019on a vécu est le résultat d\u2019une très mauvaise gestion du dossier.Ils n\u2019ont pas voulu se mouiller alors qu\u2019ils auraient dû le faire», a-t-il soutenu, en insistant sur le fait que l\u2019UQAM est l\u2019établissement qui a «le mieux géré la crise».Meilleure gestion Croisant le fer sur plusieurs sujets induits par des questions de l\u2019auditoire, les deux candidats ont toutefois semblé d\u2019accord sur plusieurs points, à commencer par le rejet de la responsabilité de l\u2019UQAM dans le dérapage financier de l\u2019îlot Voyageur.« On a fait un faux procès à l\u2019UQAM sur l\u2019îlot Voyageur.Toute la commu- nauté de l\u2019UQAM s\u2019y était opposée.Ce projet est venu de l\u2019extérieur», a souligné Gérald Larose.«Le gouvernement a été un acteur important dans le développement de ce PPP et ça a foiré.Le malheur, c\u2019est que l\u2019UQAM a écopé.» Non seulement l\u2019UQAM n\u2019a pas participé à ce projet, mais les instances officielles chargées de prendre les décisions ont été tenues dans l\u2019ignorance, a avancé Robert Proulx.Les deux candidats s\u2019entendent également pour dire que l\u2019UQAM n\u2019est pas mal administrée, comme l\u2019ont prétendu les étudiants qui ont appelé à une meilleure gestion des universités.«Il n\u2019y a pas de malfi-nancement, mais l\u2019UQAM est mal financée par rapport aux autres», a dit Robert Proulx.Un constat partagé par M.Larose.«Ce n\u2019est pas vrai que l\u2019UQAM est globalement mal administrée et que si elle était bien administrée, nos problèmes seraient réglés», a-t-il martelé.Pour lui, le vrai débat est sur le niveau de financement des universités et la structure de financement de l\u2019UQAM.Le Devoir Un comité recommande d\u2019abattre 70 000 phoques pour sauver la morue Ottawa \u2014 Le gouvernement fédéral devrait payer des chasseurs pour qu\u2019ils tuent 70000 phoques gris au large de la côte Est du Canada afin de permettre aux bancs de morue de la région de se renouveler, et ce, même s\u2019il existe peu de données scientifiques prouvant la pertinence d\u2019un tel abattage, a annoncé mardi un comité sénatorial.Le comité a passé près d\u2019un an à étudier la proposition d\u2019Ottawa d\u2019abattre jusqu\u2019à 70% de la population de phoques gris vivant dans le sud du golfe du Saint-Laurent.Un projet qui, selon ses détracteurs, serait motivé non pas par des raisons scientifiques, mais politiques.«Tout en reconnaissant les risques écologiques évoqués par certains témoins, le comité est d\u2019accord avec la logique derrière la réduction proposée du nombre de phoques gris dans cette zone à titre expérimental», peut-on lire dans un rapport publié mardi.En conférence de presse sur la colline parlementaire mardi, le président du comité, le sénateur terre-neuvien Fabian Manning, a admis que l\u2019idée de l\u2019abattage n\u2019était pas basée sur la recherche scientifique et que bien des questions demeuraient sans réponse, qu\u2019on soit pour ou contre cette solution.M.Manning a précisé que les études qui seraient effectuées durant la période d\u2019abattage de quatre ans recommandée fourniraient toutefois au fédéral tous les renseignements nécessaires pour calmer les inquiétudes des résidants des provinces de l\u2019Atlantique et du Québec.Jeff Hutchings, un professeur de biologie de l\u2019université Dalhousie à Halifax en Nouvelle-Ecosse, a déclaré que le comité sénatorial avait eu tort de qualifier l\u2019abattage proposé d\u2019expérience.«Ce ne sera pas une expérience, a tranché M.Hutchings.On ne peut pas faire ça dans l\u2019océan.Tout ce qu\u2019on peut faire dans ce cas-là, c\u2019est avoir une incidence sur le nombre de phoques gris.On ne pourra pas contrôler quoi que ce soit d\u2019autre.D\u2019un point de vue scientifique, cela enfreint toutes les règles qui caractérisent une expérience conçue de manière appropriée.» JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE L\u2019idée de l\u2019abattage n\u2019est pas basée sur la recherche scientifique, admet le comité.En d\u2019autres termes, a-t-il ajouté, il n\u2019y aura aucun moyen de déterminer de manière précise l\u2019impact d\u2019un tel abattage.Le comité a recommandé que le processus s\u2019amorce l\u2019an prochain et qu\u2019un système de primes soit mis en place pour inciter les gens à tuer des phoques gris, puisqu\u2019il n\u2019existe aucun marché pour leur peau ou leur chair.Gail Shea, qui remplace temporairement Keith Ashfield au ministère des Pêches et des Océans, fait l\u2019objet de pression de la part de l\u2019industrie de la pêche en raison du retard accusé par le renouvellement des stocks de morue dans le golfe du Saint-Laurent.morue est en voie de disparition dans cette région même si la pêche commerciale à grande échelle y a été bannie dans les années 1990.Il n\u2019existe cependant aucune preuve scientifique directe permettant d\u2019établir que les phoques gris affamés ont quelque chose à voir dans cette situation.D\u2019après le ministère des Pêches et des Océans, environ 350000 phoques gris vivent au large de la côte atlantique du Canada, soit 30 fois plus que dans les années 1960.La Presse canadienne Gentilly-2: Hydro aurait dépensé 965 millions en prévision de la réfection AMELIE DAO USX-BOISVERT Hydro-Québec aurait dépensé 965 millions de dollars en prévision de la réfection de la centrale nucléaire Gentilly-2, dont 500 millions en équipement de pointe, avant que son déclassement soit annoncé.Radio-Canada a appris que la société d\u2019Etat tente maintenant de vendre les équipements devenus inutiles, mais que les acheteurs potentiels ne se bousculent pas aux portes.Au printemps 2012, le p.-d.g.d\u2019Hydro-Québec, Thierry Vandal, avait affirmé que les dépenses engagées par la société d\u2019Etat ne visaient que des «travaux préliminaires ».Or la plupart des équipements importants ont déjà été acquis.Les tubes de force qui constituent le cœur du réacteur, des ordinateurs de contrôle, de nouvelles composantes de la turbine, un système de filtration de l\u2019air seraient au nombre des achats.Hydro-Québec aurait aussi déjà construit une nouvelle installation de gestion de déchets radioactifs.Il s\u2019agit là des équipements les plus onéreux à acquérir en vue d\u2019une réfection, précise le professeur de génie nucléaire à l\u2019Ecole polytechnique, Guy Marleau.Pas facile de revendre ces équipements qui ne serviront jamais, puisque la centrale sera déclassée.Les centrales nucléaires utilisant la même technologie et nécessitant une réfection n\u2019abondent pas.«Je pense que ça va être une tâche assez difficile de revendre cet équipement-là et, à la limite, si on le revend, ça va certainement être à perte», a dit Guy Marleau sur les ondes de Radio-Canada mardi soir.Ces achats étaient-ils précipités?Selon la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, ce n\u2019est pas le p.-d.g.d\u2019Hydro-Québec qu\u2019il faut blâmer, mais le gouvernement libéral, qui «a été complètement irresponsable de ne pas demander plus d\u2019information et de ne pas être plus prudent ».Le Devoir Les énergies vertes au lieu du nucléaire La première ministre Pauline Marois s\u2019est entretenue mardi avec la mairesse de Bécancour, Gaétane Désilets.« Cela a été une rencontre dans la franchise, dans l\u2019écoute», a estimé M™'\" Désilets en point de presse, après la rencontre.Elle a obtenu l\u2019assurance de M™'' Marois qu\u2019au moins 75% du fonds de diversification industrielle de 200 millions de dollars versé par Québec irait à des projets de création d\u2019entreprises situées à Bécancour et à Trois-Rivières.Le secteur des énergies nouvelles sera exploré, a dit la mairesse, à propos des petites et moyennes entreprises (PME) qui devraient prendre le relais de la centrale dans la région dans les prochaines années.Grâce à ce fonds réservé JACQUES BOISSINOT PC Pauline Marois aux PME, Québec vise à créer 2600 emplois sur une période de 10 à 15 ans, en renouvelant tout le tissu industriel et économique de la région.La Presse canadienne McGill et l\u2019amiante : une enquête complaisante ?AMELIE DAO USX-BOISVERT Des militants anti-amiante et des scientifiques qualifient de «biaisé, trompeur et inexact» le rapport de l\u2019Université McGill qui blanchit le professeur John Corbett McDonald, maintenant retraité.L\u2019Université concluait la semaine dernière que, même s\u2019il a bel et bien reçu des fonds de l\u2019industrie de l\u2019amiante, rien n\u2019indique que cela a influencé ses résultats.Pour la militante Kathleen Ruff, McGill se déshonore en menant une opération de relation publique «et non pas une enquête crédible».«Je suis choquée qu\u2019en 2012, McGill endosse cette conduite», dénonce cette dernière.Elle reproche entre autres à l\u2019auteur de l\u2019enquête, le commissaire à l\u2019intégrité de la recherche Abe Fuks, d\u2019avoir écrit que les résultats du professeur McDonald ont été ap- puyés par l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) et la communauté scientifique, et que ses recherches ont participé à la dénonciation de cette industrie.«C\u2019est totalement faux», selon David Egilman, qui le premier, en 2003, a soulevé dans une revue scientifique les liens entre l\u2019industrie et ce chercheur.«L\u2019Inde, la Russie et d\u2019autres pays continuent de nier la toxicité de l\u2019amiante chrysotile sur la base d\u2019études financées par l\u2019industrie, comme celles du professeur McDonald, lesquelles concluent qu\u2019il est pratiquement inoffensif», écrit le professeur à l\u2019Université de l\u2019Alberta Colin Soskolne dans un communiqué diffusé mardi.« On dit ne pas avoir de preuve qu\u2019il a tenté de cacher ses liens avec l\u2019industrie, alors que nous avons envoyé des documents qui montrent le contraire», s\u2019insurge Kathleen Ruff.Le Devoir K Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 2348894848485353485323232348532353482323 UPPPU7UPPP7UPU77P77P A6 LE DEVOIR, LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2012 LE MONDE WISSAM NASSAR AGENCE ERANCE-PRESSE Uémir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani (au centre), mardi avec son épouse et Ismaïl Haniyeh, du Hamas.rémir du Qatar se rend à Gaza L> émir du Qatar, cheikh Ha-' mad ben Khalifa al-Thani, a effectué mardi une visite historique dans la bande de Gqza, la première d\u2019un chef d\u2019Etat depuis que le Hamas a pris le contrôle de ce territoire palestinien en 2007.Cette brève visite revêt d\u2019autant plus d\u2019importance qu\u2019à de rares exceptions près, les personnalités qui viennent à Gaza depuis cinq ans, comme le secrétaire général de l\u2019ONU, Ban Ki-moon, ou les ministres européens des Affaires étrangères, évitent tout contact avec le Hamas, boycotté par la communauté internationale pour son refus de reconnaître Israël et de renoncer à la lutte armée.«Aujourd\u2019hui, vous annoncez officiellement la levée du blocus politique et économique imposé à la bande de Gaza», a déclaré M.Ismail Haniyeh à l\u2019intention de cheikh Hamad, lors d\u2019une cérémonie à Khan Younès pour poser la première pierre d\u2019un projet immobilier destiné à des familles défavorisées, qui portera le nom de l\u2019émir.L\u2019émir a ensuite rejoint la ville de Gaza, où il a inauguré d\u2019autres projets, avant de recevoir, ainsi que son épouse, cheikha Moza, un doctorat honoris causa à l\u2019Université islamique.«La division entre la Cisjordanie et la bande de Gaza est ce qui nuit le plus à votre cause et à celle de tous les Arabes», a-t-il déclaré dans un discours, soulignant que «les vents du changement qui soufflent en ce moment sur la nation arabe marginalisent l\u2019intérêt pour la cause palestinienne médiatiquement et politiquement ».«Il est temps de tourner la page de la division palestinienne d\u2019ouvrir le chapitre de la réconciliation et du consensus, sur la base de ce qui a été discuté à Doha et au Caire grâce aux efforts sincères du président palestinien.Mahmoud Abbas et du chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal», a-t-il dit en référence au laborieux processus de réconciliation natio- L\u2019émir du Qatar a été accueilli avec joie à Gaza.nale.Auparavant, M.Haniyeh avait annoncé que cheikh Hamad allait augmenter l\u2019investissement du Qatar de 254 à 400 millions de dollars.Il faisait référence à un projet annoncé par le Qatar le 25 septembre pour la reconstruction du territoire palestinien, notamment pour des infrastructures routières et des logements.Cheikh Hamad était déjà venu en 1999 à Gaza, où il avait été reçu par le président Yasser Arafat.Le rôle du Qatar La visite de l\u2019émir du Qatar illustre la politique d\u2019encouragement des islamistes mené par le petit émirat qui veut s\u2019imposer en puissance régionale, estiment des analystes.Cette politique commence à porter ses fruits, certains des anciens protégés islamistes du Qatar ayant accédé au pouvoir à la faveur du printemps arabe, confortant l\u2019influence de cet État richissime, fidèle allié des Etats-Unis.«Le Qatar a vu les révolutions arabes comme une opportunité, et non comme une menace», contrairement à d\u2019autres régimes de la région, explique Salman Shaikh, directeur du Brookings Doha Center.Pour lui, la stratégie du Qatar «n\u2019est pas une approche purement idéologique et dogmatique.Le Qatar a bâti des relations avec ces islamistes parce qu\u2019il les considérait comme intègres et capables, contrairement aux régimes qui étaient en place dans le monde arabe.» L\u2019émir a cependant tenu à téléphoner dimanche au président de l\u2019Autorité palestinienne.Mahmoud Abbas, dans le but de rassurer Ramallah, selon des analystes palestiniens Le Qatar bénéficie de l\u2019arrivée au pouvoir de ses protégés tunisiens ou égyptiens après des soulèvements populaires retransmis en direct par son formidable outil médiatique, la MAHMUD HAMS AGENCE ERANCE-PRESSE chaîne Al-Jazeera.Le petit émirat est également en première ligne dans l\u2019aide aux rebelles sj^iens, engagés dans une sanglante confrontation avec le régime de Bachar al-Assad.La politique du Qatar est cependant été critiquée dans plusieurs pays arabes.Les détracteurs du Qatar s\u2019interrogent sur les motivations de cet émirat conservateur, qui abrite la plus grande base militaire américaine dans la région.Pour Abdel Wahab Badrakhan, les deux choses ne sont pas contradictoires et il y aurait une entente tacite avec les États-Unis.,»Avec le printemps arabe, les Etats-Unis ont estimé qu\u2019il y avait une occasion, sinon pour une réconciliation, du moins pour une trêve avec l\u2019islam politique.Ils ont vu que le Qatar était prêt à jouer ce rôle et l\u2019Egype a servi de champ d\u2019expérience », affirme-t-il.Agence France-Presse Le Parlement russe élargit la définition de la haute trahison Le Parlement russe a voté mardi une loi élargissant la définition de la haute trahison, ce que les défenseurs des droits de la personne considèrent comme une nouvelle attaque contre l\u2019opposition.D\u2019après la nouvelle loi, la haute trahison ne consiste pas seulement à transmettre des informations secrètes à des gouvernement étrangers, mais aussi à fournir des consultations ou une aide financière par exemple à des organisa- tions internationales, dans le cas où elles sont impliquées dans des «activités dirigées contre la sécurité de la Russie».La législation jusque-là en vigueur sur cette question ne mentionne pas les organisations internationales et ne s\u2019applique qu\u2019aux activités nuisant à la sécurité extérieure.La nouvelle loi comprend aussi un nouveau crime, passible de quatre ans de prison, celui de recevoir des secrets d\u2019État par des moyens illégaux.Des défenseurs des droits de la personne et des avocats redoutent que le fait de partager des informations avec des QNG internationales comme Amnesty International ou même de recourir à la Cour européenne des droits de l\u2019homme puisse désormais être susceptible de constituer un crime de haute trahison.Le parti libéral labloko a estimé mardi que la nouvelle législation pourrait s\u2019appliquer à «toute organisation ou à tout individu dont les activités semblent dangereuses aux services de sécurité».Cette loi fait suite à d\u2019autres récemment adoptées, telles que celle qualifiant d\u2019agents de l\u2019étranger des groupes bénéficiant de financements étrangers ou que celle mettant sur une liste noire certains sites Internet, toutes introduites depuis le retour de Vladimir Poutine en mai au Kremlin.Agence France-Presse TUNISIE Un premier anniversaire sous tensions Les dirigeants tunisiens ont plaidé pour l\u2019apaisement dans le pays qui marquait mardi le premier anniversaire de l\u2019élection de l\u2019Assemblée nationale constituante (ANC) dans un climat de tensions croissantes émaillées de violences.«Nous ne pouvons rien construire sur la base de la haine et de la remise en cause de l\u2019autre», a souligné devant l\u2019ANC le président Moncef Marzouki, appelant les partis à cesser de se diaboliser les uns les autres.Le premier ministre, l\u2019islamiste Hamadi Jebali, a appelé les forces politiques à assumer leur responsabilité historique et à ne pas «pousser la situation vers la crise, la surenchère et la violence».L\u2019anniversaire des premières élections libres de l\u2019histoire de la Tunisie intervient dans un climat délétère, avec notamment la mort la semaine dernière à Tataouine (sud) d\u2019un opposant dans des affrontements entre partisans des islamistes d\u2019Ennahda, qui dirigent le gouvernement, et leurs adversaires.Autre signe de ces divisions profondes, des députés d\u2019opposition ont boycotté les discours des dirigeants tunisiens devant l\u2019ANC.La principale centrale syndicale, rUGTT, avait tenté le 16 octobre d\u2019organiser un dialogue national, mais Ennahda et le parti de M.Marzouki l\u2019ont boycotté.En retour, l\u2019opposition a rejeté la proposition du pouvoir d\u2019organiser des élections le 23 juin 2013, et aucun calendrier pour l\u2019adoption de la Constitution n\u2019a émergé.Dans ce contexte, des renforts de l\u2019armée et de la police ont été déployés en nombre à travers le pays où l\u2019état d\u2019urgence est en vigueur depuis la révolution de jan- vier 2011 qui a chassé du pouvoir le président Zine El Abi-dine Ben Ali.Aucune manifestation unitaire pour célébrer le 23 octobre n\u2019a eu lieu, alors qu\u2019une partie des opposants juge que le gouvernement a perdu mardi sa légitimité, l\u2019Assemblée ayant échoué à adopter comme promis dans un délai d\u2019un an la nouvelle Constitution.Symboliquement, l\u2019Assemblée a débattu du préambule de la future loi fondamentale, un premier débat en plénière qui ne concernait cependant pas l\u2019organisation des pouvoirs qui est le sujet de nombreux désaccords.«Les voix qui parlent de la fin de la légitimité du gouvernement sont les voix du chaos», a dénoncé Rached Ghannouchi, le chef d\u2019Ennahda, dans une déclaration à l\u2019AEP.Des centaines de manifestants pro-pouvoir et d\u2019opposition ont manifesté toute la journée devant l\u2019ANC en s\u2019invectivant, avant de quitter les lieux dans le calme, alors que les manifestations sont régulièrement dispersées sans ménagement ou dégénèrent en affrontements avec la police.Ce 1®\"^ anniversaire a aussi été l\u2019occasion pour le chef sa-lafiste jihadiste Abou lyadh de s\u2019attaquer, dans une vidéo diffusée sur Internet, au pouvoir tunisien.Enfin, Amnesty international a exprimé ses doutes sur l\u2019engagement en faveur des droits de la personne des autorités tunisiennes.«Les progrès réalisés en matière de droits humains après le renversement de Ben Ali sont battus en brèche par l\u2019équipe gouvernementale au pouvoir, qui suscite des doutes sur son engagement en faveur de réformes», a relevé l\u2019QNG.Agence France-Presse Finlande : nn attentat « ponr joner » Ly homme qui a approché ' lundi avec un couteau à la main le premier ministre finlandais, Jyrki Katainen, voulait «jouer» à le tuer, mais il n\u2019a pas eu l\u2019intention d\u2019utiliser son arme, a rapporté mardi la police de Turku.Lundi après-midi, cet homme de 27 ans a serré la main du premier ministre lors d\u2019une réunion publique dans le cadre de la campagne pour les élections municipales.Il s\u2019est agenouillé et a ensuite «sorti un couteau à pain qu\u2019il a tendu à M.Katainen», selon un communiqué de la police.«Le côté tranchant du couteau faisait face» au jeune homme, précise le communiqué.Dans le même temps, il a raconté au chef du gouvernement qu\u2019il «était venu pour jouer à tuer le premier ministre.L\u2019homme a affirmé, pendant son interrogatoire, qu\u2019il avait insisté sur le mot jouer.Il ne s\u2019est pas conduit de manière agressive», a poursuivi la police.«D\u2019après les éléments de l\u2019enquête préliminaire, l\u2019homme n\u2019a en fait rien essayé de faire avec le couteau.Son attitude n\u2019a pas constitué un danger pour autrui», selon la même source.Immédiatement appréhendé par les services de sécurité, il a été transporté au commissariat de Turku (sud-ouest).H était toujours en garde à vue mardi après-midi.Revenant mardi matin sur l\u2019incident, M.Katainen a déclaré qu\u2019il ne devait pas remettre en cause les fondements d\u2019une société finlandaise très ouverte.La loi prévoit qu\u2019un suspect peut rester en garde à vue jusqu\u2019à midi le troisième jour suivant son arrestation.La garde à vue peut être prolongée s\u2019il doit être entendu par un juge en vue de la préparation de son procès.Le jeune homme est soupçonné de menace et possession d\u2019objet susceptible de blesser un tiers.Earouchement pro-euro-péen et pro-euro, Jyrki Katainen, 41 ans, est le chef du gouvernement depuis juin 2011.Les élections municipales se déroulent dimanche.Avec 20,7 % des intentions de vote, le parti de la Coalition nationale (libéral conservateur) de M.Katainen est en tête des sondages.Agence France-Presse 5: A VOS SOURIS! JOUEZ AU SUDOKU ETAUX MOTS-CROISÉS EN LIGNE ledevoir.com/jeux SOLUTIONS INSTANTANEES LE DEVOIR LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2012 A7 LE MONDE M' il ANDREAS SOLARO AGENCE ERANCE-PRESSE Des résidants d\u2019Aquila près de la zone rouge encore fermée au public, dans le quartier historique de la ville La condamnation des sismologues italiens suscite Findignation PAULINE GRAVEL La condamnation des sept scientifiques et experts italiens à six ans de prison ferme pour avoir sous-estimé le risque d\u2019un séisme de forte intensité a semé l\u2019émoi et l\u2019indignation au sein de la communauté scientifique internationale.Car tous les sismologues du monde affirment qu\u2019avec les technologies actuelles, il est tout à fait impossible de prévoir l\u2019imminence d\u2019un tremblement de terre.Selon Thomas Hillman Jordan, directeur du Southern California Earthquake Center et professeur à l\u2019IIniversité de Californie du Sud, il est «tout à fait incroyable que des scientifiques soient reconnus coupables d\u2019homicides alors qu\u2019ils tentaient simplement de faire leur travail», dit-il, avant de préciser que c\u2019est à «une mauvaise communication pas tant de la part des scientifiques que de celle des fonctionnaires gouvernementaux» qu\u2019il faut imputer la faute.De plus, un simple citoyen avait prédit l\u2019imminence d\u2019un tremblement de terre à partir de son équipement maison, alors qu\u2019il n\u2019existe aucun appareil permettant de formuler ce genre de prédictions, raconte M.Jordan.Le gouvernement a alors voulu rassurer la population contre ces prédictions sans fondement scientifique.Et comme les six scientifiques et l\u2019expert n\u2019avaient pas vu de signes manifestes de l\u2019imminence d\u2019un plus gros tremblement de terre, même si celui-ci demeurait possible, un fonctionnaire aurait affirmé que «les sismologues l\u2019avaient assuré que les secousses sismiques mineures qui étaient survenues au cours des mois précédents étaient de bon augure, car elles avaient permis de relâcher l\u2019énergie disponible pour un plus gros séisme.Or, c\u2019est l\u2019inverse, les petits tremblements de terre augmentent la probabilité d\u2019un plus gros séisme.L\u2019information n\u2019a donc pas été communiquée adéquatement au public», explique-t-il.«Les scientifiques auraient dû souligner le fait qu\u2019il y avait une plus grande probabilité que survienne un plus grand séisme à ce moment-là qu\u2019en temps normal, même si la probabilité était faible.Et ils ne Vont pas fait, probablement parce que cela aurait signifié que les prédictions du citoyen étaient justes, dit-il.La «Une telle condamnation poussera les scientifiques à demeurer silencieux alors que nous voulons plutôt qu\u2019ils informent mieux le public» condamnation est tout à fait inappropriée.Ces scientifiques ont peut-être commis des erreurs de jugement, ils n\u2019ont peut-être pas communiqué adéquatement, mais les condamner pour homicides pour ce genre de mauvaise communication est inapproprié, car les coupables ne sont pas ces individus mais le système.» «Une telle condamnation poussera les scientifiques à demeurer silencieux alors que nous voulons plutôt qu\u2019ils informent mieux le public.S\u2019ils sentent qu\u2019ils risquent des condamnations pour ce qu\u2019ils ont dit, ils demeureront silencieux.C\u2019est le danger», prévient-il.Le sismologie Shaocheng Ji de l\u2019Ecole polytechnique répète à son tour qu\u2019on ne peut pas prévoir les tremblements de terre.«Mais les scientifiques italiens ont fait l\u2019erreur d\u2019annoncer qu\u2019il n\u2019y aurait pas de tremblement de terre, dit-il.Il y avait eu quelques petites secousses sismiques qui à mon avis annonçaient l\u2019imminence d\u2019un gros tremblement de terre.Cela voulait dire que la faille commençait à se réactiver.Ce n\u2019est pas une question d\u2019incompétence.Mais ils ont utilisé les faibles probabilités d\u2019un gros séisme pour rassurer la population.» «Ce genre de punition est nécessaire parce que les scientifiques avaient une responsabilité», déclare M.Ji, tout en faisant référence à l\u2019attitude des experts chinois qui ont tu les risques de tremblement de terre en 2008 de peur de provoquer «une instabilité sociale et politique ».«La Chine devrait utiliser la même méthode qu\u2019en Italie.» Les scientifiques italiens ont mal évalué les risques, car dans cette petite ville d\u2019Italie, il y avait beaucoup de vieilles maisons de pierre sans armature métallique ni ciment.On savait aussi qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une zone de faille active qui a subi plusieurs séismes dans l\u2019histoire.«J\u2019aurais prévenu la population de la possibilité d\u2019un gros tremblement de terre en raison des petites secousses sismiques qui Vont précédé.La population aurait pu être avertie de faire attention », affirme-t-il.Le président de l\u2019Acfas, le juriste Pierre Noreau, a affirmé par voie de communiqué que «loin de nier la responsabilité sociale des chercheurs, il apparaît ici abusif d\u2019imputer lourde- ment à ces chercheurs italiens la responsabilité d\u2019une catastrophe dont la probabilité ne pouvait être évaluée avec justesse dans les conditions actuelles de la sismologie.Cette dérive ébranle tous les milieux de la recherche et risque d\u2019avoir pour conséquence le développement de réflexes d\u2019une extrême prudence alors qu\u2019il faut plus que jamais encourager un sain dialogue entre la science et la société».Le Devoir Colère en Italie La lourde peine de prison infligée aux sismologues italiens a suscité une avalanche de critiques et la démission de hauts responsables scientifiques du pays.Jugeant que les conditions n\u2019étaient plus réunies «pour travailler avec sérénité», le président de la Commission italienne «grands risques», Luciano Maiani, a démissionné mardi de son poste.«Il n\u2019est pas possible de fournir à l\u2019État des avis sereins, désintéressés et hautement professionnels avec cette folle pression judiciaire et médiatique.Cela ne s\u2019est jamais produit dans aucun autre pays du monde.Cela signifie la mort du service frété par des professionnels à l\u2019État», a-t-il expbqué.Pour ce physicien de renom, le verdict constitue une «grave erreur».Les scientifiques sont condamnés alors qu\u2019«î7 n\u2019y a eu aucune enquête contre ceux qui ont construit de manière inadaptée dans une zone sismique», s\u2019est-il insurgé.Dans la foulée, toute la présidence de la Commission, à savoir son vice-président et son président d\u2019honneur, ont également démissionné, ainsi qu\u2019un quatrième membre de cette institution.L\u2019un des scientifiques condamnés, Mauro Dolce, a par ailleurs démissionné mardi de son poste de directeur du service des risques sismologiques et vulca-niques de la Protection civile italienne.Construire ensemble ide un mon de différent Pour nous appuyer : www.alternatives.ca \u2022 514.982.6606 Sept-Mes 3/- Baie-Comeau 4/- Saguena 4/0 Val d\u2019Or Quebec Trois-Rivieres 9/2 SIterbrooke /-1 F \u2022 Montréal Gatineau Lever du soleil: 7h24 Coucher du soleil: 17h53 ©MétéoMédia 2012 Canada\tAuj.\t\tDemain\t\tLe Monde\tAuj.\t\tDemain\t Edmonton\tNua\t-1/-5\tNua\t-1/-9\tLondres\tVar\t14/12\tPiu\t11/11 Moncton\tSoi\t7/-2\tSoi\t8/-1\tLos Angeies\tSoi\t21/14\tSoi\t25/14 Saint-Jean\tSoi\t8/-2\tSoi\t8/1\tMexico\tSoi\t23/9\tSoi\t23/8 Toronto\tNua\t14/13\tSoi\t20/10\tNew York\tAve\t15/12\tSoi\t16/12 Vancouver\tSoi\t10/4\tSoi\t8/5\tParis\tSoi\t16/8\tSoi\t15/9 Winnipeg\tSoi\t5/-2\tVar\t3/-2\tTokyo\tNua\t18/14\tSoi\t19/15 Montréal Aujourd-h^ g Ciel varfeblo.\"' Québec Aujourd-Jjyi, 9 Générale ensoleillé.Gatineau Aujourd-h^ 10 Ciel vari Ce soir Ciel variable.Demain\tVendredi 12/10 Vit Averses, pd| 40%.20/10 Ensoleillé.! Ce soir Passages nuageux.Demain 9/7 Ciel varft Ce soir 4 Averses, pdpr 20%.Demain Averses, pdp 40% Vendredi t.16/10- Ciel variable/! Vendredi., 21/9 Généralerf ensoleillé.Samedi 19/9 Ciel varfebte-/ Samedi Averses, pdp 40%.Samedi 12/6 ^ Faible pluie,T3dp 80%.Soyez au courant du temps qu'il fera dans 14 jours.Consultez la tendance 14 jours.91 Météo 4 Média Syrie : peu d\u2019espoir de faire taire les armes L> armée syrienne a mené ' mardi un raid aérien sur Alep et des perquisitions à Damas, laissant peu d\u2019espoir sur la possibilité de faire taire les armes pour la fête musulmane de l\u2019Aïd al-Adha dans trois jours.Dans une apparente tentative d\u2019apaisement, le président Bachar al-Assad, dont les troupes sont engagées dans un conflit avec les insurgés qui a fait selon une ONG au moins 34000 morts en 19 mois, a décrété une amnistie, mais en a exclu les rebelles.Selon l\u2019Observatoire syrien des droits de l\u2019Homme (OSDH), des dizaines de milliers de civils ont été emprisonnés et des milliers d\u2019autres ont disparu dans les geôles du régime depuis le début de la réyolte mi-mars 2011.A trois jours de l\u2019Aïd al-Adha, durant laquelle l\u2019émissaire international, Lakhdar Brahimi, a plaidé pour une trêve dans les combats opposant rebelles et forces du régime, de nouvelles violences ont eu lieu, notamment à Damas et Alep.L\u2019aviation a bombardé un quartier rebelle à Alep, la métropole du Nord où une guerre d\u2019usure se déroule depuis plus de trois mois, rapporte rOSDH, qui s\u2019appuie sur un réseau de militants et mé- deçins sur le terrain.A Damas, les forces de sécurité ont mené une campagne de perquisitions dans le quartier périphérique d\u2019al-Zahira.Dans la nuit, un homme a été tué par l\u2019explosion d\u2019une bombe dans la banlieue sud-est de Damas.Dans l\u2019est du pays, des combats ont eu lieu près des locaux de la sécurité politique à Deir Ezzor, que les rebelles tentent de contrôler depuis des mois.«A trois jours de VAdha, rien ne laisse penser que les armes vont se taire», a affirmé à l\u2019AEP Rami Abdel Rahmane, chef de l\u2019OSDH, estimant que «ni les rebelles ni le régime ne semblent vouloir d\u2019un cessez-le-feu» et faisant valoir que «le bilan quotidien continue de dépasser les 100 morts».Mardi, les violences à travers la SjTrie ont fait mardi 45 morts \u2014 19 civils, 13 soldats et 13 rebelles \u2014, selon un bilan provisoire de l\u2019OSDH.Se préparant malgré tout à un éventuel arrêt durable des violences, l\u2019ONU travaille sur un projet de force de maintien de la paix en Sj^rie, a annoncé le chef des opérations de maintien de la paix des Nations unies, Hervé Ladsous.Agence France-Presse La monarchie belge écorchée dans un nouveau livre Un prince héritier frustré, un roi rêvant d\u2019abdiquer, de l\u2019argent, du sexe, de la violence.un livre basé sur des témoignages souvent anonymes écorne l\u2019image de la monarchie belge alors que l\u2019unité du pays risque d\u2019être mise à rude épreuve dans les prochaines années.Le livre Questions (s) royale (s) du journaliste de la radio-télévision publique RTBE Christophe Deborsu, sorti mardi en français et en néerlandais, entend répondre à des questions telles que «Pourquoi le roi Albert et la reine Paola ont-ils raté l\u2019éducation de leurs enfants?» ou «Pourquoi le prince héritier Philippe est-il un prince frustré ?».Le livre aborde notamment la question de la succession sur le trône de Belgique, alors qu\u2019Albert a 78 ans et Philippe 52 ans.«Las et fatigué», selon le témoignage d\u2019un ami d\u2019Albert H cité par Deborsu, le souverain belge envisageait jusqu\u2019il y a peu d\u2019abdiquer au profit de son fils en 2013.Mais la montée en puissance depuis trois ans des indépendantistes en Plandre l\u2019aurait convaincu de laisser d\u2019abord passer les législatives à haut risque de 2014, qui pourraient voir les troupes de Bart De We-ver l\u2019emporter et réclamer la fin de la Belgique.Pour les partis traditionnels, mieux vaudrait éviter un face-à-face entre Bart De Wever et un Philippe fraîchement intronisé.Agence France-Presse MOTS CROISÉS 1\t23456789 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.\tFemme d'âge mûr et d'allure Imposante -Types.2.\tHangar - Enterrée.3.\tHerbes aquatiques -Donne un plat à.4.\tDémon femelle -Dépoussière.5.\tPetit ruisseau - Oxyde de silicium.6.\tBaie du Japon -Fondé.7.\tPrénom féminin.8.\tAppareil d'éclairage -Lieu de retraite.9.\tLettre grecque -Membre assurant le vol.10.\tPrit garde à - Fromage anglais.11.\tOrnée d'incrustations -Désavantagé.12.\tCrochet double -Souhaitée.VERTICALEMENT 1.\tPas grosse.2.\tExempté d'une peine -Troubles.3.\tCavité - Gribouillées.4.\tCirculent au Cambodge - Halte.Broyer une plante textile.Désavoué - Pluriel de leu - Grivoise.Elles donnent des cours.Égoïnes.Écrivain français mort en 1857 - Grande salle.10.\tGrand oiseau ratite -Énerver.11.\tMétal dur et brillant -Plus grosse qu'une sardine.12.\tPatrie de Brassens -Conduite.DiE TiRlE HiElMiE SOLUTION DU DERNIER A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2012 EDITORIAL ELECTIONS AMERICAINES Romney au centre La position défendue par Mitt Romney tout au long du dernier débat de la présente campagne fut à l\u2019image du retrait.En effet, sur les dossiers imposants comme sur ceux qui fâchent, le champion des républicains a adopté des postures contrastant passablement avec celles, au demeurant musclées, qu\u2019il avait avancées jusqu\u2019alors.Bref, au terme de ce duel avec Barack Obama, la différence sur le fond avait l\u2019épaisseur du papier à cigarettes.L ü Serge Truffaut orsque le sujet iranien, délicat entre tous parce que porteur de menaces nucléaires, a été abordé, on s\u2019attendait à ce que Romney fasse écho à la proposition d\u2019ElIiot Abrams, son conseiller et ex-soutien néoconservateur fort en gueule de George Bush, soit faire voter par un Congrès dominé par les républicains le principe de la frappe préventive contre le royaume des ayatollahs.Et alors ?Cette idée, Romney l\u2019a abandonnée au profit d\u2019une autre qui s\u2019avère la jumelle, à quelques distinguos près, de celle conceptualisée par l\u2019actuel président: pas question d\u2019avaliser le principe de la frappe militaire tant et aussi longtemps que les autres options n\u2019auront pas été épuisées.Sur la SjTie, ici et là, on pariait que Romney militerait pour la zone d\u2019interdiction de vol demandée par bien \u2019V des mandarins de sa formation.Là encore, il a collé, à quelques virgules près, à la politique \\\td\u2019un Obama ayant notamment insisté sur le ^\tfait que l\u2019opposition frontale de la Chine et sur- tout de la Russie rendait les choses beaucoup, beaucoup plus complexes.Sur le retrait de l\u2019Afghanistan en 2014 et sur le maintien de liens étroits, profonds, avec Israël, les vues de l\u2019un se confondaient avec celles de l\u2019autre.Cela rappelé, Romney a marqué une différence, nous semble-t-il, très importante avec.Bush! De quoi s\u2019agit-il?S\u2019il devient président, il rayera d\u2019un trait de plume la doctrine de politique étrangère présentée à l\u2019époque par Condoleezza Rice et qui annonçait, notamment, la mise entre parenthèses de l\u2019édification de nations ou «nation building».«Nous devons faire davantage que courir après les dirigeants et tuer les méchants», a martelé Romney.En formulant un propos contrastant avec le volontarisme d\u2019une frange importante du Parti républicain, une frange qui cultive encore et toujours une inclination certaine pour l\u2019impérialisme, Romney a tenu à séduire ces contingents d\u2019indécis qui feront pencher la balance le 6 novembre prochain.En un mot, il a tenu à se recentrer, à réussir le test que la presse américaine a baptisé celui «du commandant en chef crédible».Et le rnoins que l\u2019on puisse dire est qu\u2019à cet égard, il a réussi son pari.A preuve, même lorsqu\u2019il a été question de la Russie, de ce pays aujourd\u2019hui plus belliqueux qu\u2019hier, Romney a été passablement plus «doux» qu\u2019Obama, même si le sujet, vu son importance, a été escamoté.Il ne fut pas le seul.En effet, au cours de ce débat long d\u2019une heure et demie, l\u2019Europe et l\u2019Afrique ont été totalement ignorées.Qu\u2019on y songe : le Vieux Continent est confronté à une crise économique et politique jamais vue depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, à une crise qui peut avoir des répercussions autrement plus graves que celle découlant, par exemple, de la Libye, et que constate-t-on?Les concurrents ont observé le silence radio.En Asie, l\u2019inflexion nationaliste et musclée de la Chine agace, pour rester modéré, tous ses voisins, dont le Japon, proche allié des Etats-Unis.Et sur quoi ont échangé Obama et Romney?Sur le non-respect par la Chine des règles commerciales.En 2012, ils ont discuté de ce dont on discutait dans les années 90, soit la contrefaçon, le vol de brevet, etc.Pour dire les choses telles qu\u2019elles sont, sur un dossier aussi important, l\u2019un et l\u2019autre ont fait le service minimum.Cela étant, Romney a eu ceci de politiquement malin que, conscient qu\u2019en politique étrangère le chef de l\u2019exécutif bénéficie d\u2019un gros avantage avant même que ne débute le débat, il a laissé les forceps au vestiaire.Il s\u2019est bel et bien recentré.COMMISSION CHARBONNEAU Les plantes vertes i tous les élus ne sont pas des fripouilles, comme le veulent les mises en garde qui entourent la commission Charbonneau, constatons alors que plusieurs se complaisent dans le rôle de plantes vertes.Encore mardi, le témoignage de l\u2019ingénieur à la retraite Gilles Surprenant fut déconcertant.Contrat après contrat, ce sont des années de petite corruption ordinaire qui défilent: un 4000$ ici, un 12000$ là pour monsieur TPS.À trois exceptions près, sur 67 contrats municipaux, tout est truqué, réécrit, arrangé, gonflé.Une monocorde nomenclature qui ne laisse aucune place aux états d\u2019âme, à la moralité.Quant à la peur, on la cherche en vain sur les photos de tous ces gens qui, après s\u2019en être mis plein les poches, se prélassent en tribu au soleil II y a de ces avantages qui aident à moins trembler, même devant la mafia.Les élus, eux, ne tremblent pas davantage : c\u2019est qu\u2019ils ne savent rien ! comme le jurent les anciens membres du comité exécutif des années Tremblay quand la machine à corruption s\u2019est emballée.L\u2019excuse tiendrait mieux la route si au moins ils avaient tenté de faire leur travail.Qr, on le constate, ils se sont soigneusement abstenus de toute intervention.Les contrats, même s\u2019ils dépassaient largement les estimations, passaient comme lettre à la poste.Les sommaires décisionnels soumis aux élus faisaient foi de tout.Parole d\u2019Evangile au pays des bigots.Interrogé mardi par Radio-Canada, Jean Eortier, président du comité exécutif de Montréal de 1998-2001 \u2014 période aussi visée par M.Surprenant \u2014, expliquait à quel point la coupure entre l\u2019appareil et les élus complique les vérifications.Syndicats et groupes professionnels craignent l\u2019ingérence, protègent leur autonomie.Enquêter est un tour de force.Mais ne jamais rien demander ?Ni de l\u2019administration ni des élus, «jamais personne n\u2019est venu me voir», a dit Gilles Surprenant.C\u2019est le triomphe de l\u2019apathie : une machine bien rodée qui ne se voit plus aller face à des politiciens pour qui diriger, c\u2019est entériner \u2014 à moins qu\u2019un scandale n\u2019éclate publiquement.Gérald Tremblay fut le dirigeant de cette équipe d\u2019aveugles.Le chef de la CAQ, Erançois Legault, est le dernier en lice à lui suggérer, avec raison, de faire son examen de conscience.II est au moins temps qu\u2019il nous dise qu\u2019il ne se représentera pas aux prochaines élections.S Josée Boileau LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO DéBAT\t£T LA PffÊNÇÎ* r II LETTRES Faire l\u2019autruche ! Selon Richard Deschamps et Marvin Rotrand d\u2019Union Montréal, le maire Gérald Tremblay a encore l\u2019appui de la population.Ces messieurs affirment également qu\u2019il n\u2019y a pas lieu de croire que le parti puisse être accusé de quoi que ce soit.Comment ces gens peuvent-ils être aussi naïfs ?II serait temps qu\u2019ils arrêtent de jouer à l\u2019autruche ! II y a tellement de gens dans l\u2019entourage du maire Tremblay impliqués dans toutes les histoires de collusion et de corruption que c\u2019est certain que la population doute et se pose des questions.Et les allégations de Lino Zambito renforcent ce sentiment.D\u2019ailleurs, si le maire n\u2019était au courant d\u2019aucune de ces histoires, c\u2019est aussi inquiétant! Comment peut-il diriger une ville s\u2019il n\u2019arrive même pas à diriger les gens autour de lui ?Vanessa Majeau Joliette, le 22 octobre 2012 Facebook?J\u2019aime Pour un individu, un pouce en l\u2019air, c\u2019est une récompense, mais pour une entreprise, c\u2019est un indice économique.Pour moi, Facebook, malgré ses défauts, comme toutes choses, a un assortiment de qualités qui fait maintenant de lui un outil indispensable.L\u2019intimité a beau profiter à Facebook, les annonceurs ne s\u2019imposent pas.Comme le disait Sébastien Giroux, directeur-conseil des médias sociaux chez Cossette, le modèle de publicité tend à un mode «de permission et d\u2019attention», et c\u2019est bien vrai : même si les publicités sont ciblées, elles ne s\u2019imposent pas, elles sont là sur le côté de la page à attendre qu\u2019on leur prête attention.En reliant tous ces «j\u2019aime», les ciblages permettent de mettre les bons éléments en annonce.Rien n\u2019oblige à acheter, Facebook ne fait que prédire ce que nous prévoyons acheter et nous aide à en faire le catalogue, de façon à avoir une meilleure connaissance des prix, ce qui fait de nous des consommateurs mieux avisés.Eric Borduas Repentigny, le 22 octobre 2012 Lino Zambito, un héros ?«C\u2019est mon héros», ai-je entendu dire une jeune caissière d\u2019un magasin d\u2019alimentation, parlant de cet homme qu\u2019elle avait hâte de voir à Tout le monde en parle.Cette émission est génétiquement racoleuse, il est vrai, mais fallait-il qu\u2019elle atteigne à ce degré d\u2019indignité dont elle a fait preuve en invitant un homme accusé et qui s\u2019accuse lui-même d\u2019une forme particulièrement hideuse de banditisme, celle qui détrousse tous les citoyens ?Force est toutefois de reconnaître que cette invitation répondait à un réel désir d\u2019une partie importante de la population, à en croire la popularité grandissante de ce «monsieur», traité en héros paç plusieurs médias.4 quoi tient ce magnétisme ?A notre éducation chrétienne qui invite qui n\u2019a pas péché à jeter la première piqrre et à pardonner tout péché avoué ?A l\u2019état de déliquescence actuelle de notre société où les actes criminels de nombreux politiciens sont devenus mqnnaie courante ?A notre penchant à glorifier anomalies et écarts dès lors qu\u2019ils se dressent contre l\u2019autorité que nous jugeons, souvent avec raison, mal établie ?A notre difficulté à nous exprimer oralement avec précision, ce qui nous fait estimer celles et ceux qui énoncent clairement les faits et les idées, avec calme et confiance en soi ?Au besoin que nous éprouvons, faute de puissance collective, à dépasser les frontières de la province, d\u2019admirer celles et ceux qui sortent des sentiers battus quels que soient les chemins ensuite empruntés ?Lino Zambito, soupape de nos refoulements ?Andrée Ferretti Le 22 octobre 2012 LIBRE OPINION La politique et son financement PIERRE-MARIE TROTTIER Verdun La commission Charbonneau pourrait bien démontrer ce que l\u2019on peut percevoir intuitivement, à savoir qu\u2019une grande partie des problèmes auxquels nous faisons face provient des agissements de ce que j\u2019appellerai les clubs privés.Clubs privés qui comptent celui formé par des entreprises qui se sont partagé une grande partie des contrats accordés par les différents paliers de gouvernement au Québec, celui des syndicats, celui des ingénieurs-conseils qui se sont amalgamés en quelques grands bureaux très influents, celui ou ceux des fabricants et fournisseurs qui vendent leurs produits au Québec.Clubs privés qui comprennent aussi celui des politiciens qui, regroupés en un nombre restreint de partis, ont mis la main sur l\u2019appareil d\u2019Etat et se partagent le pouvoir sans heurt et en alternance depuis des décennies.La commission Charbonneau montrera sûrement, outre la corruption au sein de chacun de ces clubs, la collusion qui a existé entre eux.Les solutions qu\u2019elle proposera au problème pourraient inclure le démantèlement et le démembrement des clubs privés ou d\u2019une partie de ceux-ci.Les partis politiques, qui savent pertinemment qu\u2019ils seront pointés du doigt et à qui on recommandera des mesures à leur endroit, se démènent actuelle- ment de toutes leurs forces pour tenter de prendre la commission de vitesse.Ils reconnaissent publiquement que le système de financement de la politique a dérapé.Ils envoient au créneau des politiciens influents et crédibles qui suggèrent des diminutions dans les enveloppes de financement politique et des modifications aux règles mêmes du financement.Ces émissaires semblent surtoqt avoir pour mission de s\u2019assurer que l\u2019Etat devient le principal ou le seul bailleur de fonds des partis politiques ; c\u2019est du moins le leitmotiv de leurs interventions.Sous le couvert d\u2019une réforme qui mettra les politiques à l\u2019abri de l\u2019influence indue des citoyens et des sociétés, on donnera ainsi les clés de la banque aux politiciens et aux partis politiques.Ils déciçleront eux-mêmes des montants que l\u2019Etat consacrera à la politique ainsi que des échéanciers de versement.Plus besoin de conyaincre des donateurs privés, puisque l\u2019État se mettra au service des politiques et pourvoira à leurs besoins.Qn aura parachevé la mainmjse des partis politiques sur l\u2019appareil d\u2019État.Qn pourra empêcher la naissance de nouveaux partis, on gênera le développement des partis marginaux.Deux ou trois partis politiques existants contrôleront la démocratie.Qn doit empêcher les partis politiques et les politiciens de changer les règles du jeu avant que les recommandations de la commission ne soient connues ; on doit les empêcher de se forger une nouvelle virginité qui mettrait leur club privé hors d\u2019atteinte.Seule la pression populaire peut arriver à les empêcher d\u2019imposer dès à présent des modifications au financement politique.La presse devrait, comme elle sait si bien le faire, canaliser la grogne populaire en soulignant le côté inique et abusif des intentions des politiques.Qn comprend aisément que l\u2019intervention de la presse est urgente.Je suggérerai un élément de solution au problème du financement de la politique,, qui consisterait à faire financer par l\u2019État les candidats individuels aux élections, plutôt que les partis politiques.Le remboursement des dépenses encourues se ferait a posteriori, selon des règles strictes et sur présentation de pièces justificatives.Tout serait publié, tout pourrait être vérifié.Le risque qu\u2019on prendrait à financer des individus serait sûrement moins grand que celui qui consiste à partager la somme totale entre deux ou trois clubs privés.L\u2019élément de solution que je suggère n\u2019est pas applicable ?Il ne réglerait pas le problème ?Des gens qui connaissent mieux notre système politique et le fonctionnement de notre société pourront trouver de meilleures solutions, l\u2019important étant de rendre les clubs inopérants, celui des politiciens au même titre que tous les autres qui ont volé notre société pendant si longtemps. LE DEVOIR LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2012 A 9 IDEES EDUCATION Pour la fin des subventions au privé FRANÇOISE DAVID Députée de Gouin pour Québec solidaire maginez.Vous entrez dans une école secondaire et un élève, préposé à Taccueil à Fheure du midi, vous salue d\u2019un grand sourire et d\u2019un «Bienvenue, madame David».Vous rencontrez une directrice affable et terriblement attachée à «ses jeunes», comme elle dit.Pour elle, tous les élèves, filles et garçons, ont leur place dans une école qui reçoit des jeunes sans difficultés particulières et d\u2019autres qui ont besoin d\u2019un soutien quasi quotidien.Vous visitez cette vaste école.Vous faites le tour de plusieurs classes.C\u2019est calme partout.Vous rencontrez des enseignantes et enseignants souriants, aimables, dévoués à leurs élèves.La bibliothèque est spacieuse, éclairée, propre, accueillante.On y retrouve des œuvres artistiques créées par des élèves en arts plastiques.Pareil à la cafétéria, où des jeunes ont reproduit des murales à la manière de Riopelle.Dans cette école, on retrouve aussi bien un programme d\u2019études internationales, sans sélection basée sur les notes, que des classes d\u2019adaptation scolaire.Plus de 33% des jeunes sont issus de l\u2019immigration.Je demande : «Est-ce que cela entraîne des difficultés particulières?» La réponse fuse: «De grosses difficultés ?Non.Notre défi est de bien nous comprendre, mais nous recevons l'aide d'associations, l'une regroupant des familles latino-américaines, par exemple.Il n'y a pas de problème de gangs de rues ici et les jeunes vivent bien la diversité culturelle.» Je poursuis: «Comment réagissez-vous aux problèmes d'intimidation ou de toxicomanie?Comment encadrez-vous les élèves?» Réponse: «C'est tolérance zéro pour l'intimidation et nous avons mis au point un protocole d'intervention.D'abord, l'éducatrice spécialisée intervient de concert avec l'école et la famille et, si nécessaire, nous ferons appel à la police.Les drogues?Le problème, comme partout, n'est pas tant dans l'école qu'autour des bâtiments: dans la rue et les stationnements de commerces voisins.Nous en avons avisé la police de quartier et des enseignants pointent le bout de leur nez dans les endroits critiques pour décourager les vendeurs.Cela demeure un problème, mais quelle école secondaire ne vit pas cette difficulté ?«L'encadrement: nous proposons à toutes les familles dont les enfants entament leur école secondaire d'aller les rencontrer chez elles avant le début de l'année scolaire.Ce sont des enseignants qui font ce travail.Plusieurs familles acceptent et les jeunes sont rassurés sur ce grand passage qui les rend anxieux.Puis les enseignants-ressources encadrent particulièrement les élèves du premier cycle.On ne les laisse pas à eux-mêmes.Nous avons, par exemple, un agenda électronique hebdomadaire qui indique aux jeunes et à leurs parents les travaux à faire.» Et les élèves talentueux et plus rapides que la moyenne?Ils ont accès à certains cours enrichis en mathématiques, français et anglais.Pour d\u2019autres élèves qui peinent à terminer un parcours scolaire «normal»: un programme d\u2019études qui inclut des stages en milieu de travail.On aide ainsi ces jeunes à demeurer à l\u2019école.Si j\u2019ajoute que cette école secondaire travaille de concert avec la maison de jeunes du quar- r JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministère de FÉducation doit revaloriser Fécole publique, écrit Françoise David.fier.Qu\u2019elle organise pour les élèves de tous les niveaux des sorties culturelles chaque année.Qu\u2019elle est entourée de belles installations sportives partagées avec l\u2019arrondissement et qu\u2019elle offre une formation en activité physique.Que le personnel est stable et ne veut surtout pas quitter cette école.Qu\u2019elle offre aux élèves toute une panoplie d\u2019activités parascolaires allant du club de lecture à la ligue d\u2019im-pro, en passant par le cheerleading (très populaire chez les filles!) et le cinéma.Sans oublier la radio étudiante.Alors vous penserez que cette école est, au choix, privée ou bien située dans un arrondissement très favorisé de Montréal.Vous n\u2019y êtes pas du tout.Il s\u2019agit de Fécole secondaire Père-Marquette, installée au cœur de l\u2019arrondissement Rosemont-La Petite Patrie.Une école qui n\u2019a pas toujours eu bonne réputation.On disait dans le quartier que c\u2019était un repaire de drogués et de délinquants.Cette rumeur \u2014 probablement une autre légende urbaine sur l\u2019école publique \u2014 accable encore aujourd\u2019hui un formidable établissement qui scolarisera cette année 960 élèves.Elle n\u2019est pas la seule école secondaire publique injustement caricaturée.Valoriser Pécole publique Pourquoi est-ce que je vous raconte tout cela ?Vous l\u2019aurez deviné, j\u2019ai la plus grande admiration pour ces profs, éducatrices spécialisées, conseillers pédagogiques et directions d\u2019école qui cherchent par tous les moyens à créer un milieu éducatif stimulant et convivial pour les élèves de Fécole secondaire publique.Ces écoles ont des moyens limités et sont obligées de faire de petits miracles quotidiens pour que leurs élèves disposent de moyens semblables à ceux du secteur privé.Une seule sortie culturelle dans une école secondaire publique en milieu peu fortuné est un casse-tête : comment demander 20$ par élève à une famille au salaire minimum ?On m\u2019a pourtant assuré qu\u2019aucun élève ne se voit privé de sortie parce que ses parents ne peuvent pas payer.Je demande: « Comment faites-vous ?» Réponse: «On s'arrange, on gratte, on cherche du financement.» Au moment où un débat refait surface sur le financement des écoles privées, il est urgent de se dire une ou deux choses.D\u2019abord, que Fécole publique est vraiment sous-financée et que le personnel de ces écoles commence à en avoir assez.Y compris les directions.Deuxièmement, que dans beaucoup de ces écoles, la générosité et la compétence du personnel sont au rendez-vous.J1 serait grand temps que le ministère de l\u2019Education revalorise Fécole publique et la fasse mieux connaître, surtout aux parents de la classe moyenne traumatisés par certains palmarès.Troisièmement, que la population québécoise finance à la fois un système public et un secteur privé, celui-ci au moins à 60%.Pourquoi?Je propose plutôt de diminuer progressivement le financement des écoles privées et de rapatrier la majorité des élèves au public.Et de proposer aux parents de la classe moyenne de s\u2019engager aux côtés des enseignantes et enseignants pour que toutes les écoles publiques, primaires et secondaires, répondent aux besoins de tous les enfants.Je sens chez la nouvelle ministre de l\u2019Education un désir sincère de revaloriser et d\u2019épauler Fécole publique.Je lui propose d\u2019aller au fond des choses : combien de temps encore allons-nous collectivement subventionner Fécole privée ?PARTI OBERAT DU QUEBEC Une protection démocratique importante SAUL POLO Président du Parti libéral du Québec e Parti libéral du Québec amorce présentement un important processus démocratique qui mènera, lors d\u2019un congrès en mars prochain, des J milliers de Québécois à élire le pro-Il chain chef du PLQ.Les militants libéraux ont choisi, avec l\u2019adoption des règles relatives à cette course, dimanche dernier en Conseil général, un cadre qui garantit une protection démocratique importante en faveur des femmes, des jeunes et des régions.En optant pour un congrès, auquel participeront 24 délégués provenant de chacune des 125 circonscriptions électorales, le PLQ fait le choix de la démocratie et de l\u2019engagement.Voici pourquoi.D\u2019abord, par l\u2019élection de délégués au suffrage de tous les membres, le PLQ assure la parité entre les hommes et les femmes, puisque chaque délégation devra être composée de 12 hommes et de 12 femmes.Il est également le seul parti politique à réserver le tiers des places de chaque délégation à des jeunes âgés de moins de 26 ans.Ainsi, il donne aux jeunes un rôle déterminant dans le choix du prochain chef, soit un minimum de 33% de tous les votes au congrès à la chefferie.De plus, ces règles ont l\u2019avantage de placer sur un pied d\u2019égalité chaque circonscription et chaque région, peu importe leur situation géographique, démographique ou politique, en plus d\u2019assurer la tenue d\u2019au moins 125 rassemblements aux quatre coins du Québec.Ce faisant, tout citoyen intéressé aura l\u2019occasion, s\u2019il le souhaite, de participer au processus dans un lieu à proximité de chez lui.Mode universel A ce chapitre, un mode «universel» aurait l\u2019important défaut de permettre, par exemple, à un candidat d\u2019espérer une victoire en concentrant ses efforts dans une seule région populeuse, au détriment de toutes les autres régions du Québec.Sa campagne pourrait se résumer à une simple vente de cartes de membre, sans autre forme d\u2019engagement.De plus, en limitant le militantisme à un simple vote par téléphone, par poste ou par courriel, sans obligation de mobilisation, ce ne serait certainement pas gage d\u2019un renouveau démocratique pour un parti politique.Enfin, et ce n\u2019est pas négligeable, rappelons qu\u2019une fois en congrès, le vote des délégués du PLQ n\u2019appartient qu\u2019à eux personnellement, puisqu\u2019il sera secret.Leur choix final se confirmera dans l\u2019isoloir, après les discours des candidats, et sera à l\u2019abri de toute pression.Jusqu\u2019au dernier instant, chaque candidat devra maintenir ses appuis et pourra même espérer, en gagner de nouveaux.Evidemment, comme tout système démocratique, rien n\u2019est parfait, mais il faut reconnaître qu\u2019en adoptant ces règles d\u2019élection, les militants libéraux ont fait un choix clair pour la démocratie et l\u2019engagement.Au terme d\u2019un tel exercice, un grand nombre de sympathisants nouveaux ou renouvelés se seront rencontrés, porteurs d\u2019idées et de projets d\u2019avenir.PARTAGE D\u2019AMBASSADES CANADO-BRITANNIQUES Un mauvais remake de la guerre de 1812 ROBIN PHILPOT Essayiste ue peuvent bien avoir en commun la décision du gouvernement Harper de partager certaines ambassades avec le Royaume-Uni et ses interminables célébrations de la guerre de 1812?La réponse: beaucoup plus qu\u2019on ne pense ! Dans sa réponse à l\u2019éditorialiste du Devoir Boileau, John Baird, ministre des Affaires étrangères du Canada, a tonné qu\u2019il était «ridicule» de laisser entendre que l\u2019entente pourrait nuire à l\u2019indépendance politique du Canada.Selon lui, l\u2019entente ne vise qu\u2019à augmenter la présence diplomatique du Canada tout en Msant des économies.Monsieur Baird ne semble pas avoir pris connaissance des objectifs des Britanniques, à moins qu\u2019il ne préfère les taire?Examinons certaines déclarations du gouvernement britannique.Le premier ministre David Cameron a déclaré : «Nous formons deux nations, mais nous sommes les sujets d'une seule Reine et nous sommes unis par les mêmes valeurs (We are two nations, but under one Queen and united by one set of values).» Et moi qui pensais que la théorie des «deux nations» s\u2019appliquait au Canada et au Québec.D\u2019un seul souffle, M.Cameron fait disparaître une nation, pourtant reconnue par Ottawa.Le ministre britannique des Affaires étrangères va plus loin.William Hague a déclaré : «Nous sommes des cousins germains (We are first cousins.)» Intéressant, n\u2019est-ce pas, d\u2019abord pour les Premières Nations, mais aussi et peut-être surtout pour le quart de la population dont les ancêtres sont originaires de Erance \u2014 Durham ria pas encore réussi à les assimiler.Aussi, les millions de personnes qui viennent d\u2019Afrique, d\u2019Asie, d\u2019Amérique du Sud, des Antilles ou d\u2019autres pays européens doivent être surpris d\u2019apprendre que les Britanniques sont leurs cousins germains.Plus honnêtes que John Baird, les représentants britanniques ne font pas dans la cachotterie.Selon le Daily Mail du 22 septembre, William Hague vante cette entente de partage d\u2019ambassades comme sa nouvelle arme pour s\u2019attaquer à l\u2019Union européenne.Il souhaiterait s\u2019adjoindre également l\u2019Australie et la N ouvelle-Zélande.Guerre commerciale et diplomatique Plus franc encore, un diplomate britannique a déclaré au Daily Mail : «Malgré les grands discours sur l'unité européenne, nous avons plus en commun avec plusieurs pays du Commonwealth qu'avec l'Union européenne, et ça ne se limite pas à la langue anglaise.Il y a une expression courante dans le corps diplomatique britannique: \u201cLes Erançais veulent nous dominer, les Allemands veulent défiler au-dessus de nous, et les Italiens sont partout.\" Jamais nous ne leur confierions nos renseignements, mais nous partageons tout avec les Canadiens, les Aussies et les Kiwis.» En somme, pour le gouvernement britannique, l\u2019entente de partage d\u2019ambassades vient nous enrôler dans une guerre commerciale et diplomatique contre l\u2019Union européenne.Où est donc passée notre recherche d\u2019«oxygène» qui a animé tous les gouvernements québécois depuis Jean Lesage et Daniel Johnson père?L\u2019oxygène, économique, politique et culturel, qui vient de la liberté de mouvement en dehors du carcan de l\u2019ancien Empire britannique.Sujets britanniques embrigadés Rembobinons ce film bizarre d\u2019environ 200 ans, plus précisément jusqu\u2019à cette guerre de 1812 que le même gouvernement aime tant célébrer: un autre de ces actes fondateurs du Canada qu\u2019il réinvente.Comme pour le partage des ambassades, où les déclarations du gouvernement britannique sont claires quant aux objectifs, les déclarations de celui dont on a fait le héros de la guerre de 1812, le général Isaac Brock, sont limpides.Le 22 juillet 1812, Brock a expliqué en toutes lettres pourquoi il fallait se battre dans un avertissement adressé aux sujets de Sa Majesté : «Il est trop évident que, une fois séparés de la protection puissante du Royaume-Uni, vous devriez être annexés de nouveau au Dominion de la Erance, dont les provinces du Canada ont été prises par les armes de la Grande-Bretagne, et ce, à un coût en sang et en argent, avec le seul mobile de protéger ses enfants ingrats (les Treize Colonies américaines) de l'oppression d'un voisin cruel (la Nouvelle-Erance).La restitution du Canada à l'empire de la Erance a été la récompense prévue en échange de l'aide accordée aux colonies en révolte, aujourd'hui les Etats-Unis; cette dette est encore en souffrance, et il n'y a point de doute que la promesse ait été renouvelée en échange d'avantages commerciaux.Etes-vous prêts, habitants du Canada, à devenir des sujets volontaires, ou plutôt des esclaves, du despote qui dirigent les nations de l'Europe continentale d'une main de fer?» Le général Brock exprimait ainsi la raison d\u2019être de cette guerre : embrigader les sujets britanniques au Canada dans une guerre ayant pour but de défendre Sa Majesté, la monarchie et l\u2019Empire britannique contre les idées républicaines françaises et américaines, mais surtout pour empêcher le rétablissement des liens entre les Canadiens et la Erance rompus depuis la Conquête.Le partage d\u2019ambassades semble banal en comparaison d\u2019une guerre, mais il participe de la même logique que la guerre de 1812 : nous enfermer dans le camp des Britanniques contre la Erance et toute l\u2019Union européenne.Plus ça change.Le Québec n\u2019a strictement aucun intérêt à jouer dans ces films, ni celui de 1812, ni celui de 2012.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de linformation), Mane-Andree Chomnard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Belair-Cinno (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, QweôecJFabien 'D&g\\\\s.&(societe), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Lisa-Mane Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Carohne Montpeùt (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amelie Daoust-Boisvert^sawfeJ , information politique Michel Y)a'vid(chroniqueur), Helene Buzzetti et Mane Vastel (correspondantesparlementaires a Ottawa), PLrvX.om& Robitaille et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côte et Kathleen Levesque (reporters) , information culturelle Michel Belair (théâtre et cahier Culture), Stéphane BaïUargeon (médias), Fredenque Doyon et Isabelle Pare (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Juhe Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gerard Berube (adjoint au directeur de l information), François Desjardins, Enc Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gerald DaUaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy TaïUefer (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editonale et cahier Perspectives) , Diane Precourt (responsable des pages thématiques), Emihe Fohe-Boivm (pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andreanne Bedard, Michele Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Mane-Pier Frappier et Genevieve Tremblay (commis internet) , Amehe Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettino-Parazelh et Sophy Lambert-Racme (commis a la redaction) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Momque Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTE , Jean de Billy, Jenmfer Boily-Demers, Jean-François Bosse, Marlene Côte, Stephame Deziel, Amel Ehmam, Veromque Langlois, Simon Lanoie, Amehe Maltais, Mana M Motta, Claire Paquet, Chantal RainviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Berube (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Ohvier Zmda (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Damelle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Fihon, Yanmck Morm, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yamck Martel (administrateur JFeW,Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Ohvier Leclerc (responsable par intérim service a la clientele), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathahe Fihon, Marie-Lune Houde-Bnsebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Cehne Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevner, Veromque Page, Momque Proteau A 10 LE DEVOIR, LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2012 ACTUALITES LEGAULT SUITE DE LA PAGE 1 municipal, il a réitéré mardi sa volonté de rester à la barre de la Ville.Du côté de Laval, Gilles Vaillancourt se terre depuis que l\u2019escouade Marteau a perquisitionné son hôtel de ville \u2014 son bureau a littéralement été vidé \u2014 et ses deux résidences.Secret de Polichinelle Pendant ce temps, la commission Charbon-neau poursuivait ses travaux en écoutant le témoignage de l\u2019ingénieur à la retraite Gilles Surprenant.Ce qui en ressort, c\u2019est l\u2019idée que tout le monde savait ce qui se passait, mais que personne ne voulait savoir.« C\u2019était un secret de Polichinelle», a-t-il admis.Le système de corruption des fonctionnaires et de leurs patrons remontait jusqu\u2019au comité exécutif, selon M.Surprenant.Et jamais les élus n\u2019ont réagi devant l\u2019augmentation flagrante des coûts des projets de construction d\u2019égouts, de trottoirs et d\u2019asphaltage.Selon le témoin, aucun élu n\u2019a jamais posé de questions sur le phénomène.«Je n\u2019ai jamais été témoin de quoi que ce soit qui aurait été fait pour enrayer le phénomène», a dit M.Surprenant.Selon lui, c\u2019est la disponibilité de la liste des soumissionnaires, au début des années 2000, qui a permis au système de collusion de se mettre en place.«Si les listes n\u2019avaient pas été publiques, ce phénomène n\u2019aurait probablement pas existé», a souligné le témoin.Mais, au-delà de la collusion entre entrepreneurs, il y avait également la corruption dans les rangs de la Ville.C\u2019est à la faveur de ce dernier élément que le coût des travaux a été gonflé par M.Surprenant et ses collègues, mais aussi par le système informatique Gespro.La commission Charbonneau a présenté des sommaires décisionnels, soit les documents qui expliquent un projet, exposent les arguments favorables à son adoption et en justifient les coûts, qui laissent voir une explosion des coûts.Les dossiers cheminaient ainsi jusqu\u2019au comité exécutif sans encombre.La démonstration passe par l\u2019analyse d\u2019une liste de 90 contrats octroyés par la Ville et pour lesquels M.Surprenant a signé les plans et devis.Pour chacun des 64 contrats épluchés jusqu\u2019à maintenant (entre 2000 et 2005), Gilles Surprenant a empoché des pots-de-vin totalisant quelque 470 000$.Seuls deux contrats n\u2019étaient pas truqués, a soutenu l\u2019ingénieur.Visiblement moins nerveux que la veille, M.Surprenant a témoigné sans pertes de mémoire, contrairement aux jours précédents.D\u2019ailleurs, il a précisé comment il recevait l\u2019argent des entrepreneurs.Parfois, M.Surprenant et l\u2019entrepreneur se rencontraient au coin d\u2019une rue ou au restaurant.D\u2019autres fois, l\u2019ingénieur se rendait directement aux bureaux des entreprises.Il a nommé le cas des entreprises Cat-can.Construction F.Catania, Conex et Garnier Construction.Lorsque M.Surprenant ne connaissait pas l\u2019entreprise gagnante d\u2019un appel d\u2019offres truqué, c\u2019est l\u2019entrepreneur Tony Conte (Conex construction) qui servait d\u2019intermédiaire.Par ailleurs, le parti Union Montréal a obtenu le statut de participant.La juge France Charbonneau a précisé que le parti du maire Gérald Tremblay ne pourrait contreinterroger les témoins que sur les dossiers concernant le financement des partis politiques et l\u2019octroi des contrats par la Ville de Montréal.Union Montréal est représenté par M® Michel Dorval, qui ignorait, lorsque la question lui a été posée, depuis quand existe le parti du maire Tremblay.Avec La Presse canadienne Le Devoir OBAMA SUITE DE LA PAGE 1 setts est apparu maître des dossiers, consensuel et rassurant, avouant lui-même qu\u2019en de nombreux points, sa politique étrangère ne varierait pas vraiment de celle d\u2019Obama.Le républicain peut-il encore gagner?Oui, mais Obama reste favori.L\u2019élection se joue au suffrage indirect, et le collège de Grands Electeurs qui désignera le vainqueur est loin d\u2019être favorable à Romney.Les derniers et très savants calculs, des sondeurs donnent entre 201 et 253 Grands Electeurs déjà acquis à Obama, contre 191 à 206 à Romney.Pour l\u2019emporter, il faut franchir le seuil des 270 grands électeurs, ce qui explique la féroce bataille en cours dans les quelques swing States qui peuvent faire pencher la balance.« Obama garde l\u2019avantage, souligne Jesse Rhodes, professeur de sciences politiques à l\u2019Université du Massachusetts, à Amherst.S\u2019il gagne ne serait-ce que l\u2019Ohio, il peut se permettre de perdre pratiquement tous les autres swing states et l\u2019emporter malgré tout Le chemin de Romney vers la victoire est beaucoup plus étroit, il lui faut quasiment réussir un sans-faute dans les swing states.On peut même envisager un scénario où Romney l\u2019emporte en nombre total de voix, mais où Obama gagne l\u2019élection au collège électoral » La remontée du républicain dans les sondages lui a permis de prendre l\u2019avantage en Floride ou en Caroline du Nord, mais Iq démocrate est toujours donné gagnant dans l\u2019Etat clé de l\u2019Ohio.L\u2019arme secrète L\u2019Amérique d\u2019Obama ira-t-elle aux urnes?C\u2019est ce qui peut encore empêcher la réélection d\u2019Obama.Tous les sondages montrent un écart considérable entre le corps électoral en général, qui donne quatre ou cinq points d\u2019avance à Obama, et les «votants probables», parmi les- MITTROMNEY.COM JULIE JACOBSON ASSOCIATED PRESS Le candidat républicain Mitt Romney a fait campagne à Las Vegas mardi.quels les deux candidats sont à égalité.Le gros des efforts du camp Obama vise donc à faire voter par anticipation ses électeurs présumés, notamment les jeunes, les Latinos ou les Noirs, de peur que ceux-ci «oublient» de se rendre aux urnes le 6 novembre.Pour montrer l\u2019exemple, Barack Obama va lui-même voter demain par anticipation dans sa ville de Chicago, une première historique de la part d\u2019un président sortant Michelle Obama a fait de même dès le 15 octobre en votant par courrier.«Votez à l\u2019avance!», exhorte la Première Dame dans les meetings, expliquant que le vote anticipé est «l\u2019arme secrète» des démocrates.De plus en plus, l\u2019élection américaine s\u2019étale ainsi sur plusieurs semaines plutôt qu\u2019un jour: en 2008, 30 % des bulletins avaient été remplis et déposés à l\u2019avance, contre 20% en 2004.Cette année, le politologue Michael McDonald prévoit au moins 35% de votes anticipés.Mitt le modéré Comment expliquer la remontée de Romney ?Il a crevé l\u2019écran lors de son premier dé- bat avec Obama, le 3 octobre.Le candidat républicain, que les démocrates avaient réussi à dépeindre en hydre du capitalisme financier et même en tueur des plus pauvres, s\u2019est soudain présenté en parfait modéré, jurant n\u2019avoir que les intérêts de la classe moyenne à cœur et promettant de créer 12 millions de nouveaux emplois.Lors des deuxième et troisième face-à-face télévisés, même s\u2019il a été jugé globalement moins «bon» ou surtout moins pugnace qu\u2019Obama, Romney a pris grand soin de se poser aussi en rassembleur.«On aurait dit qu\u2019il avait une auréole pacifiste au-dessus de la tête», plaisantait la journaliste de CNN Gloria Borger à l\u2019issue de l\u2019ultime débat de lundi, oû Romney est soudain apparu en colombe.La campagne Obama se moque bien sûr de ce «nouveau Romney », assurant qu\u2019il n\u2019est guère plus crédible que ses précédents avatars.Le président sortant lui-même a donné un nom aux revirements et transformations de son adversaire, la «romnésie».Ce faisant, les démocrates restent pourtant dans une stratégie de campagne extrêmement négative qui, de bout en bout, aura surtout consisté à dénigrer l\u2019adversaire.Et les quelques électeurs indécis détestent généralement ces attaques.On l\u2019a bien vu lors des débats, grâce aux senseurs dont les télévisions équipent de petits groupes de spectateurs: chaque fois qu\u2019un candidat lançait une pique à son adversaire, sa courbe d\u2019approbation plongeait.La remontée de Romney dans les sondages est aussi parallèle à celle des questions économiques parmi les préoccupations des électeurs, suggère un récent sondage Gallup: 37 % en font leur souci numéro 1 en octobre, contre 29% en septembre.Si la tendance se maintient, Romney «le businessman», qui promet de mettre son génie des affaires au service de l\u2019économie américaine, garde ainsi une petite chance de séduire les déçus d\u2019Obama.Libération FONCTION PUBLIQUE SUITE DE LA PAGE 1 Son équipe a observé le ministère des Travaux publics \u2014 qui s\u2019en est mieux sorti \u2014 et ceux de la Santé et des Ressources humaines, qui, à eux trois, ont engagé le quart des dépenses de l\u2019État en octroi de contrats (25% des 8,1 milliards $ dépensés en 2010-2011).Or, puisqu\u2019il n\u2019existe pas de politique d\u2019ensemble, aucun de ces trois ministères n\u2019a de vue d\u2019ensemble de ses effectifs.Ils procèdent plutôt au cas par cas, projet par projet, programme par programme.«Cette façon défaire les empêche de déterminer s\u2019ils font le meilleur partage possible entre employés et contractuels pour réaliser leurs objectijs», a expliqué M.Ferguson en point de presse.Dans son rapport, il cite l\u2019exemple d\u2019un projet chez Santé Canada dont la mise sur pied et la maintenance ont d\u2019abord été confiées à des contractuels.Six ans plus tard, le ministère a indiqué qu\u2019il prévoyait désormais confier les travaux de maintenance à l\u2019interne «suite à un remaniement des priorités ministérielles visant à faire des économies».Il existe bien des avantages à faire affaire avec un employé contractuel \u2014 temps moindre pour recruter un employé possédant des compétences précises, lesquelles ne sont pas forcément disponibles à l\u2019interne, et davantage de souplesse en matière d\u2019effectifs, puisque l\u2019employeur fédéral n\u2019a aucune obligation envers son employé à contrat.Or, il existe aussi des coûts \u2014 puisque le salaire peut être supérieur \u2014 de même que des risques, comme la perte de savoir institutionnel lorsqu\u2019un poste est confié de façon prolongée à un employé sous contrat plutôt qu\u2019à un membre de la fonction publique dont les connaissances resteront dans l\u2019appareil fédéral.Du côté de Travaux publics, le bilan n\u2019est pas parfait, mais le ministère a commencé à tenter d\u2019intégrer l\u2019information sur ses employés et ses contractuels pour en dégager une vue d\u2019ensemble.Les deux autres ministères promettent aussi de s\u2019améliorer dans les prochaines années.Le gouvernement a toutefois déjà entamé les mises à pied prévues pour dégager des économies de 5,2 milliards $ dans les dépenses ministérielles d\u2019ici trois ans.Ottawa estime que cela se traduira par une réduction de 19200 postes dans la fonction publique fédérale, tandis que les syndicats estiment que ce sera plutôt 37 000 postes, si l\u2019on tient compte des réductions budgétaires des années précédentes.Et l\u2019opposition s\u2019inquiète de voir le gouvernement privatiser la fonction publique.«Si on est en train de couper dans l\u2019administration publique et qu\u2019on embauche à l\u2019externe, c\u2019est qu\u2019on n\u2019a pas fait l\u2019adéquation des besoins et des moyens», a accusé le chef néodémocrate Thomas Mulcair.Le recours aux contractuels n\u2019est pas nouveau.On sait déjà que la Défense nationale comblera, en ayant recours à des entreprises privées, des mises à pied dans les unités de soutien de bases militaires de l\u2019ouest du pays.L\u2019an dernier, le Centre canadien de politiques alternatives estimait que les coûts pour le fédéral du recours à l\u2019emploi contractuel avaient augmenté de près de 80% en cinq ans.Une «fonction publique fantôme», comme l\u2019avait qualifié le centre.Des finances publiques trop opaques Le vérificateur général reproche en outre au gouvernement de ne pas avoir respecté son engagement de 2007 de dévoiler ses projections économiques à long terme.D\u2019autant que «sans ces analyses, les parlementaires et les Canadiens sont privés de l\u2019information dont ils ont besoin pour comprendre l\u2019incidence à long terme des budgets [.] en débattre publiquement et demander des comptes au gouvernement», note M.Ferguson.Un reproche souvent adressé par le directeur parlementaire du budget.Kevin Page, qui s\u2019apprête à traîner des ministères devant les tribunaux devant leur refus de dévoiler les défails de leurs plans de réductions budgétaires.M.Page \u2014 qui n\u2019en est pas à sa première prise de bec avec le fédéral \u2014 plaide qu\u2019à défaut de pouvoir consulter ces informations, les parlementaires sont forcés de voter aveuglément les projets de loi de mise en œuvre du budget.«C\u2019est le gouvernement le plus secret qu\u2019on n\u2019a jamais vu», a accusé le chef libéral Bob Rae.Qui plus est, le vérificateur indique que les analyses menées par les fonctionnaires du ministère des Finances ne sont pas remises au ministre en titre «à temps pour éclairer les décisions budgétaires, avant le dépôt du budget au Parlement.Autrement dit, le ministre reçoit des informations sur l\u2019incidence globale à long terme d\u2019un budget donné des mois après que les mesures prévues dans ce budget ont été approuvées».M.Ferguson a toutefois précisé que les fonctionnaires, eux, préparaient les mesures budgétaires à la lumière de ces analyses.Finances Canada s\u2019est engagé à changer cette pratique dès 2013 et à transmettre ses analyses internes aux parlementaires et aux citoyens d\u2019ici 2013.Au sein de son étude des analyses du ministère, le bureau du vérificateur a notamment confirmé que la hausse de l\u2019àge d\u2019admissibilité à la Sécurité de la vieillesse de 65 à 67 ans ferait économiser 10 milliards $ par année à Ottawa lorsque les changements seront achevés à compter de 2029 \u2014 un chiffre qu\u2019ont refusé de dévoiler les conservateurs depuis le dépôt du budget en mars dernier.Mais en réponse au rapport de M.Ferguson, l\u2019analyse des projections économiques du vieillissement de la population a été mise en ligne en après-midi.Le Devoir Toujours pas bilingue Ottawa \u2014 Michael Ferguson avait promis, au moment de sa nomination, le 3 novembre 2011, qu\u2019il serait bilingue un an plus tard.Mais à quelques jours de cette date butoir, il a été forcé d\u2019admettre que ce n\u2019éfait pas encore le cas.«Je continue avec ma formation en français, mais c\u2019est encore un défi pour moi d\u2019apprendre le français.Et aussi fai beaucoup de travail à faire», a-t-il concédé dans un français laborieux.«Je veux y arriver.Je n\u2019y suis pas encore», a-t-il poursuivi, en anglais.Les partis d\u2019opposition se sont gardés de critiquer M.Ferguson lui-même, arguant qu\u2019il faisait assurément de son mieux.Mais ils ont une fois de plus reproché au gouvernement conservateur d\u2019avoir nommé un unilingue anglais à un poste de haut fonctionnaire du Parlement.Le ministre québécois Steven Blaney a quant à lui tenté de le défendre, indiquant qu\u2019il avait eu une conversation avec le vérificateur «dans les deux langues officielles».Mais interrogé à savoir s\u2019il jugeait que M.Ferguson était bilingue, M.Blaney a évité de répondre.Le Devoir ESCUVAGE SUITE DE LA PAGE 1 cances pour Cuba avec sa sœur.Elle y fait la connaissance d\u2019un Cubain qui a la citoyenneté canadienne.Beau, intelligent et généreux, il lui plaît et il lui propose de venir habiter chez lui un mois ou deux.Élle ne se doute de rien.«J\u2019avais 19 ans.À cet âge-là, on veut croire à l\u2019amour et à l\u2019exception.On se dit: \u201cJe suis intelligente.Je ne me ferai pas prendre.\u201d» Son hôte la convainc de lui confier son passeport et son argent «afin de les mettre en lieu sùr».«Devinez quoi: la journée même, fêtais battue et vfolée», lance-t-elle.Son histoire, Nadia Émond l\u2019a aussi racontée dans un livre publié l\u2019an dernier {La belle et l\u2019ar-nacœur.Les Éditions JCL).Son cauchemar sous l\u2019emprise de cet homme durera deux ans.Brutalisée, elle est contrainte de rapporter de l\u2019argent à son agresseur.Tous les deux mois, elle revient au Québec.«On me forçait à danser dans les clubs de danseuses à Québec.Pendant deux ans, mes parents n\u2019ont pas eu de nouvelles de moi.Ils me cherchaient partout, mais ils ne savaient pas où fêtais, relate-t-elle./e n\u2019avais pas un sou en poche.» «Beaucoup d\u2019entre vous vont dire: Pourquoi tu n\u2019as pas pris le téléphone ?Pourquoi tu n\u2019as pas hurlé?Pourquoi tu n\u2019as pas appelé la police?La réponse est simple: c\u2019est la menace.La peur est tellement ancrée dans ta tête.Le soir, Ricardo aiguisait une grande machette au pied du lit et il me disait: \u201cTu es mieux de me ramener de l\u2019argent, plus d\u2019argent.\u201d» Au troisième rang des activités criminelles La traite des personnes est un phénomène en progression à l\u2019échelle de la planète.Selon les Nations unies, il s\u2019agirait de la troisième plus importante activité criminelle dans le monde, après le trafic d\u2019armes et de drogue, et elle générerait des profits de 32 milliards de dollars.On estime que 80 % des victimes sont des filles ou des femmes.Invitée elle aussi à prononcer une allocution, Sheryl WuDunn, ex-correspondante du New York Times, s\u2019est intéressée à la traite des femmes en Asie, notamment au Cambodge.Elle a relaté le triste sort de jeunes filles qui, dès leur jeune àgq, sont forcées de travailler dans des bordels.A ses yeux, ce type d\u2019exploitation représente une forme d\u2019esclavage des temps modernes.Le Québec n\u2019échappe pas à ce phénomène, d\u2019autant que Montréal compte 30 bars de danseuses et plus de 200 salons de massage, qui s\u2019apparentent plutôt à des maisons de débauche.«On a tendance à croire que la traite se passe ailleurs et n\u2019implique que des étrangers qui se font trimballer d\u2019un pays à l\u2019autre, mais la réalité est tout autre, a signalé Julie Miville-De-chêne, présidente du Conseil du statut de la femme, qui a animé la rencontre mardi.La majorité des victimes au Québec sont des Québécoises, de jeunes femmes attirées dans le commerce sexuel par des trafiquants bien organisés.» Les méthodes de recrutement sont parfois brutales.Les proxénètes, des membres de gangs de rues, dans certains cas, peuvent recruter des filles dans des partys d\u2019école, a expliqué le sergent-détective du Service de police de la Ville de Montréal, Dominic Monchamp, dans une entrevue vidéo : «Ils vont carrément prendre une jeune fille présente à une fête et vont la violer à tour de rôle.Ils vont ainsi instaurer un climat de peur.» Sous la menace de représailles, ils l\u2019obligent à se prostituer.Le groupe Les Affranchies souhaite que le Québec se dote d\u2019une stratégie pour lutter contre la traite des personnes.L\u2019organisme a dressé une liste de recommandations à la suite d\u2019une consultation menée avec la Gendarmerie royale du Canada.Il demande que les victimes disposent d\u2019un réseau d\u2019aide mieux adapté à leur situation, que les peines soient plus sévères à l\u2019endroit des exploiteurs et que les bars de danseuses et les salons de massage soient plus étroitement surveillés par les forces policières.Nadia Émond a finalement réussi à échapper à son agresseur, qui a subi un procès au Québec et a été condamné à une peine de trois mois de prison.Mais il lui a fallu plusieurs années avant de surmonter son traumatisme.«J\u2019étais seule, et il y a 15 ans, les ressources n\u2019étaient ce qu\u2019elles sont aujourd\u2019hui.» Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur Iedevoir.com oo sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel Par télécopieur redactio n @ ledevo ir.com 514 985-3360 Publicité Au téléphone\t514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 .Abonnements (lundi a vendredi, 7h30a 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par 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légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007 "]
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