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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2012-11-20, Collections de BAnQ.

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[" France : Jean-François Copé élu à la tête de l\u2019UMP Page b 5 Budget: Desjardins plaide pour l\u2019Environnement Page A 7 www.ledevoir.com ?- LE DEVOIR Vol.C I I I N° 2 6 5 LE DEVOIR, LE MARDI 20 NOVEMBRE 2012 1,0 9 $ + TAXES = 1,25 $ 100 ANS DE PRISON À BORDEAUX r ' I 'E JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une des six ailes de la prison de Bordeaux, où s\u2019entassent 1400 prévenus et détenus purgeant une peine de moins de deux ans.Le jour de notre passage, à l\u2019occasion du centenaire de l\u2019établissement carcéral, les détenus étaient loin des caméras et des journalistes curieux.Visite carcérale sous haute surveillance MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Les détenus rêvent du jour où ils pourront en sortir.Pour les médias, lundi, c\u2019était l\u2019occasion exceptionnelle d\u2019y entrer: la prison de Bordeaux.Dans le quartier montréalais d\u2019Ahuntsic-Cartierville, ce centre de détention provincial est un antre de métal et de cliquetis, de portes qui s\u2019ouvrent et se referment, d\u2019allées et venues scrutées et observées sous tous les angles.On a beau n\u2019être que de passage dans le plus grand centre de détention du Québec où s\u2019en- tassent 1400 détenus et prévenus, les premiers pour une peine de moins de deux ans, les seconds en attente d\u2019un procès, une incursion en milieu carcéral ne laisse pas indifférent.La Sécurité publique ouvrait ses portes aux reporters pour raconter un siècle d\u2019histoire \u2014 fascinante et trouble, de 82 pendaisons à des évasions célèbres et quelques émeutes très médiatisées.Nous souhaitions du coup comprendre le quotidien des détenus, côtoyer, même de loin, ces prisonniers du présent, qui un jour seront inscrits eux aussi dans le passé de la célèbre prison.En vain.Des détenus?Quelques ombres aperçues aux fenêtres des ailes dans lesquelles sont installées les cellules.Depuis la cour extérieure, leurs cris entendus, comme autant de manières de nous faire comprendre qu\u2019ils y sont, même si on les cache.Des conversations captées dans les escaliers où on les entasse, le temps de nous faire visiter leurs cellules, libérées pour la tournée des médias.«Les personnes incarcérées vont être retirées VOIR PAGE A 8 : BORDEAUX Aujourd\u2019hui Culture > Richard Séguin publie une anthologie pour ses 40 ans de chanson.Page B 8 Actuaiités > La iutte contre ies gaz à effet de serre passe obligatoirement par le reboisement, estiment les scientifiques d\u2019Ouranos.Page A 4 Économie > Beii revient à ia charge devant ie CRTC et dépose une offre d\u2019achat modifiée pour Astral Media.Page B1 7\t______________ .Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .B4 B6 B2 B4 B6 B7 ^\t\u2019 F\"OfiMA , Cia?ALASTAIR GRANT ASSOCIATED PRESS Des avions stationnés à l\u2019aéroport Heathrow de Londres.Le trafic aérien mondial va doubler d\u2019ici vingt ans, estime le secrétaire général de l\u2019OACI, Raymond Benjamin.Croissance du traeic aérien L\u2019aviation civile doit rompre avec le « business as usual », dit l\u2019OACI MARCO BELAIR-CIRINO Le règne du «business as usual» doit prendre fin dans le secteur de l\u2019aviation, avertit le secrétaire général de l\u2019Organisation de l\u2019aviation civile internationale (OACI), Raymond Benjamin.A ses yeux, la communauté de l\u2019aviation doit maintenant prendre à bras-le-corps les problèmes liés à l\u2019accroissement des vols commerciaux.«On ne peut faire du business as usual quand on sait qu\u2019on va doubler le trafic d\u2019ici une vingtaine d\u2019an- nées maximum», a fait valoir M.Benjamin, lundi, en marge de la 12® conférence de navigation aérienne (AN-Conf/12), dont les travaux s\u2019échelonneront jusqu\u2019au vendredi 30 novembre.«Vous n\u2019arrivez même pas, à l\u2019heure actuelle en Europe, à construire une piste d\u2019atterrissage supplémentaire à cause de la pression environnementale», affirme-t-il, qualifiant dans un même élan l\u2019Europe et l\u2019Asie de «régions saturées».«D\u2019autres vont le devenir» voir page a 8 : AVIATION Commission Charbonneau La collusion a fleuri au temps du maire Bourque KATHLEEN LEVESQUE Le fléau de la collusion existait dans la périphérie de l\u2019administration montréalaise bien avant l\u2019arrivée au pouvoir de Gérald Tremblay.Le versement d\u2019une cote de 3% au monde politique remonterait également à l\u2019époque de l\u2019ex-maire Pierre Bourque.Un deuxième entrepreneur est venu témoigner lundi devant la commission Charbonneau de son implication dans le partage organisé des chantiers de construction entre entrepreneurs.Après Lino Zambito, Michel Leclerc, de Terramex, a confirmé l\u2019existence d\u2019un cartel des égouts, mais également dans les travaux d\u2019asphaltage et de trottoirs.Comme M.Zambito, mais avec plus de précision, il a également mentionné que des entreprises avaient la mainmise sur des territoires déterminés.C\u2019est en 1998 que M.Leclerc dit avoir plongé dans le système de collusion.Dès lors, il a versé une ristourne de 3% de la valeur des contrats qu\u2019il obtenait.Cet argent (toujours comptant) était destiné à «la politique» sans toutefois qu\u2019il puisse préciser si le bénéficiaire était un élu ou un parti politique.M.Leclerc est le quatrième témoin à faire un lien entre les contrats de la Ville de Montréal et voir page a 8 : COLLUSION Lire aussi > Le nouveau maire de Montréai veut récupérer « l\u2019argent volé » Page A 5 À Lavai, le parti de l\u2019ex-maire Vaillancourt est dissous.Page A 5 Une trêve semble possible entre Israël et le Hamas Plus de 100 morts à Gaza après cinq jours de bombardements israéliens Israël examinait lundi soir une proposition égyptienne de trêve avec le Hamas, selon les médias israéliens, à la veille d\u2019une mission de paix du chef de l\u2019ONU à Jérusalem et après cinq jours de bombardements israéliens sur Gaza qui ont fait plus de 100 morts palestiniens.Le forum des neuf principaux ministres du gouvernement Nétanyahou s\u2019est réuni pour étudier l\u2019option d\u2019une trêve ou celle d\u2019une offensive terrestre à Gaza, selon la radio publique israélienne.Israël souhaite qu\u2019une trêve de 24 à 48 heures soit observée afin que les parties puissent élaborer un cessez-le-feu durable.De même source, Israël pourrait, dans ce cadre, envisager d\u2019alléger son blocus de la bande de Gaza.Selon une chaîne de télévision israélienne, M.Nétanyahou serait enclin à approuver le document et un arrêt des hostilités serait en vue.«C\u2019est 50-50, entre le choix d\u2019un cessez-le-feu ou une expansion de l\u2019opération», a dit un haut responsable israélien, cité par le quotidien Haaretz.«On préférerait une solution diplomatique, mais, si nous n\u2019avons pas d\u2019autres choix, nous entrerons dans Gaza», a dit ce responsable, qui a refusé d\u2019être nommé.La solution pour mettre fin à ce conflit qui dure depuis une semaine semble venir de voir page a 8 : TRÊVE 77831302830047 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 20 NOVEMBRE 2012 ACTUALITES Hommage aux bâtisseurs FRED CHARTRAND LA PRESSE CANADIENNE Le Parti libéral du Canada a célébré «ravenir et le passé» lundi soir en rendant hommage aux ex-premiers ministres Paul Martin, Jean Chrétien (absent) et John Turner (à droite).La carrière d\u2019Herb Gray, qui a été député d\u2019Essex-Ouest et de Windsor-Ouest, en Ontario, de 1962 à 2002, a aussi été soulignée.La cérémonie survient dans le cadre de la course à la chefferie entamée le 14 novembre.Auparavant, le député David McGuinty, frère du premier ministre de l\u2019Ontario, Dalton McGuinty, a annoncé qu\u2019à l\u2019instar de ce dernier, il ne briguerait pas la direction du parti.Alerte aux appels frauduleux Ottawa \u2014 Le Conseil des Canadiens veut s\u2019assurer que les trois élections partielles qui se tiendront lundi prochain se dérouleront sans appels frauduleux ou autres problèmes.Le groupe met donc sur pied une ligne sans frais et une adresse courriel permettant aux électeurs de dénoncer toute irrégularité dont ils auraient été témoins.«Considérant les appels frauduleux qui ont compromis la dernière élection générale, nous demandons aux électeurs d\u2019ètre vigilants», explique le directeur général du groupe, Garry Neil.En 2011, des milliers d\u2019électeurs ont reçu des appels les avertissant faussement que leur bureau de vote avait été déplacé et les redirigeant vers des endroits très éloignés.L\u2019élection de certains conservateurs est même contestée sur cette base.Le numéro est le 1 800 387-7177, ou encore hotline@canadians.org.Le Conseil des Canadiens rappelle que la ligne de dénonciation ne se veut pas un remplacement à Elections Canada.Des élections partielles se tiennent dans trois circonscriptions de Colombie-Britannique, d\u2019Alberta et d\u2019Ontario.Le Devoir Une source d'espoir, de soutien et d'entraide SQS SOCIETE QUEBECOISE de'\" SCHIZOPHRÉNIE r La schizophrénie est une maladie.Au Québec, près de 75 000 personnes en sont atteintes.L'accès à un traitement personnalisé, un élément-clé d'une vie satisfaisante ! www.schizophrenie.qc.ca 514 251-4125.1 866 888-2323 refer^ scope L'outil pour observer et agir avant la psychose www.refer-o-scope.com Amendements mammouths pour la loi budgétaire Les libéraux ont déposé 3000 amendements pour C-45 HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le Parti libéral du Canada (PLC) a déposé plus de 3000 amendements au projet de loi budgétaire mammouth du gouvernement conservateur dans une ultime tentative de l\u2019améliorer avant son adoption finale.Mais, contrairement à ce qui s\u2019était produit ce printemps, cette pluie d\u2019amendements n\u2019aura pas pour conséquence de retarder les travaux parlementaires pendant des jours et des nuits.Par son geste, le PLC veut contester la taille du projet de loi budgétaire conservateur de 443 pages, le C-45, qui inclut plusieurs mesures à caractère non budgétaire, notamment une réforme complète de la Loi sur la protection des eaux navigables.L\u2019autre loi de mise en oeuvre du budget de ce printemps faisait elle aussi plusieurs centaines de pages et contenait une importante réforme environnementale.«On est dans une situation où on n\u2019a pas beaucoup de choix, a expliqué le chef libéral par intérim.Bob I?ae.La seule façon dont nous pouvons encourager le gouvernement à chan- ger sa façon d\u2019agir, c\u2019est montrer qu\u2019il y aura des obstacles à un passage facile de leur loi.C\u2019est tout ce qu\u2019on peut faire.» Contrairement aux centaines d\u2019amendements présentés par le Parti vert au printemps au projet de loi C-38, ces 3000 amendements n\u2019entraîneront pas nécessairement un marathon de votes sur le C-45.Ils seront débattus et votés au comité parlementaire des Linances, où ne siègent que 12 députés.Par son geste, le PLC veut contester la taille du projet de loi budgétaire de 443 pages En vertu d\u2019une règle qu\u2019a imposée le gouvernement conservateur, l\u2019étude de C-45 en comité parlementaire devra se terminer au plus tard à 23 h 59 mercredi.Si, à ce moment, elle ne l\u2019est pas, alors tout débat sera interrompu et les votes seront tenus les uns après les autres sans possibilité de discussion.Un vote en comité parlementaire ne prend que quelques secondes à tenir.A 23 h 59, un grand nombre d\u2019amendements auront déjà été traités puisque la séance d\u2019étude aura débuté en après-midi.En outre, certains, sinon plusieurs, de ces amendements pourraient être jugés irrecevables s\u2019ils entraînent des dépenses pour Ottawa, ou alors être regroupés pour accélérer leur traitement.Le chef du Bloc québécois, Daniel Paillé, n\u2019est pas impressionné par ce jeu parlementaire.Le Bloc entend présenter quelques amendements, dit-il, mais pas en nombre astronomique.«On y va selon la qualité, et pas nécessairement selon la quantité.Vous savez, ce n\u2019est pas un concours de mammouths.Il y a eu mammouth 1, puis mammouth 2 et, là, les partis d\u2019opposition vont déposer des projets mammouths de modifications.Il me semble que Jurassic Park a assez duré!» Selon M.Paillé, obliger la Chambre à siéger «encore 24, 48 heures à voter et se lever, ça fait un peu enfant d\u2019école».Le NPD n\u2019a pas encore dévoilé sa stratégie pour ralentir l\u2019adoption de ce projet de loi tandis que le Parti vert a déposé une centaine d\u2019amendements, mais sans objectif de blocage.Le Devoir Une médaille du Jubilé pour Kevin Page Un sénateur libéral honore le directeur parlementaire du budget MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Le gouvernement conservateur est peut-être mécontent du travail du directeur parlementaire du budget, mais un sénateur libéral, lui, a tenu à le louanger en remettant à Kevin Page une mqdaille du Jubilé de diamant de la reine.A Kevin Page qui le remerciait de cet «immense honneur», le sénateur ontarien Colin Kenny lui a expliqué pourquoi il lui remettait la médaille : «En raison du merveilleux travail que vous faites, de protéger les parlementaires et leurs droits.Nous ne pourrions pas fonctionner sans vous.» «M.Page a fait preuve d\u2019une détermination remarquable en s\u2019acquittant de son mandat sans crainte ni favoritisme, malgré des tentatives répétées pour limiter son rôle au point de lui enlever sa pleine utilité pour les Canadiens, malgré l\u2019intransigeance bureaucratique et malgré les contraintes financières imposées à son bureau qui ont réduit sa capacité d\u2019enquête», a par ailleurs expliqué le sénateur dans un communiqué.Kevin Page a en effet fait les frais d\u2019une salve de critiques du gouvernement conservateur, qui en a assez de le voir contredire ses prévisions budgétaires.Dans les derniers mois, le ton a monté et M.Page a menacé Ottawa de poursuites, exaspéré de ne pouvoir en outre obtenir les informations qu\u2019il réclame quant aux compressions imposées aux ministères.Les conservateurs ont rétorqué que cela outrepassait son mandat.M.Page attend un avis juridique sur la question.Le Devoir JACQUES BOISSINOT ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE La ministre de l\u2019Éducation, Marie Malavoy TABLEAUX BLANCS INTERACTIFS L\u2019argent doit être réinvesti, dit le syndicat EISA-MARIE GERVAIS Ly abandon du projet des tableaux blancs ' interactifs par le nouveau gouvernement péquiste fait craindre le pire aux enseignants à la veille du budget.Ceux-ci croient en effet que les centaines de millions que les libéraux consacraient au projet seront supprimés sans être réinvestis ailleurs.«On ne veut pas que ce soit un prétexte pour co,uper l\u2019enveloppe.Si elle [la ministre de l\u2019Education] veut revoir le programme pour lui redonner une certaine flexibilité, OK.Mais si c\u2019est pour le couper complètement, on dit non», a résumé Sylvie Lemieux, porte-parole de la Lédération des syndicats de l\u2019enseignement OFSE-CSQ).La Lédération rappelle que le réseau scolaire fait face, depuis deux ans, à des compressions de plus de 300 millions de dollars et que les tableaux blancs interactifs (TBI) nécessitent des investissements de l\u2019ordre de 240 millions de dollars.«1+1 = 2», calculent les enseignants qui ont trouvé «curieux» que la ministre de l\u2019Éducation, Marie Malavoy, ait confirmé lundi à La Presse qu\u2019elle allait suspendre l\u2019ajout de 40000 TBI sur cinq ans, jugeant que leur implantation partout «n\u2019était pas la meilleure solution.» Bien que le projet n\u2019ait pas été jugé «prioritaire» par les enseignants, ces derniers y ont toutefois pris goût, surtout les professeurs de mathématiques.La LSE craint, en cas d\u2019arrêt du projet en cours d\u2019implantation, que certaines écoles soient très bien équipées et d\u2019autres pas.«Nous sommes tout à fait en accord avec l\u2019idée de diversifier les moyens pour favoriser les nouvelles technologies dans les écoles selon leurs besoins, mais nous ne voulons pas d\u2019une situation de friction où certaines classes seraient privilégiées et d\u2019autres non.Nous avons besoin d\u2019offrir des outils intéressants pour toutes les classes», a déclaré la vice-présidente de la LSE, Josée Scalabrini.Le Devoir LE DEVOIR, LE MARDI 20 NOVEMBRE 2012 A 3 ACTUALITES La ferveur perdue ^ Michel i David rosser un portrait le plus noir possible de la gestion financière de son prédécesseur est devenu une figure imposée pour tout nouveau gouvernement.En 2003, c\u2019est à un ancien vérificateur général que le gouvernement Charest avait confié ce mandat.Cette fois-ci, c\u2019est la firme Secor-KPMG qui s\u2019en est chargée, et il faut reconnaître qu\u2019elle a fait du très bon travail.Son rapport sur la gestion des projets d\u2019immobilisation lancés par les libéraux est tout simplement dévastateur: projets mal définis, dépassements systématiques des coûts, manque de transparence.Même si la question de la corruption n\u2019est pas soulevée, il y a là de quoi déchirer une bonne douzaine de chemises, et le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, n\u2019est pas homme à s\u2019en priver.Malheureusement, blâmer l\u2019ancien gouvernement trouve de moins en moins d\u2019écho dans l\u2019opinion publique, même quand le constat est accablant.Pauline Marois se retrouve exactement dans la situation qu\u2019elle aurait tant voulu éviter: à la tête d\u2019un gouvernement minoritaire condamné à pratiquer une politique d\u2019austérité budgétaire qui risque de rendre la quête d\u2019une majorité encore plus problématique.S\u2019il fut un temps où il était possible de marquer des points grâce à un budget, le mieux qu\u2019on puisse maintenant espérer est de ne pas trop en perdre.Même cela est sans doute trop depiander dans le contexte actuel.Equilibrer le budget fait peut-être le bonheur des agences de notation, mais cela n\u2019a rien de très emballant pour les électeurs.À la fin des années 1990, les Québécois ont participé avec un enthousiasme étonnant à la croisade menée par Lucien Bouchard, mais personne n\u2019a vu les «vallées verdoyantes» promises par Bernard Landry.On a eu beau atteindre le déficit zéro, les urgences ne se sont pas désengorgées, les listes d\u2019attente n\u2019ont pas raccourci, le décrochage scolaire a continué d\u2019augmenter, etc.Pas étonnant que la ferveur ne soit plus au rendez-vous.Lundi, le ministre des Linances, Nicolas Marceau, a réitéré que l\u2019équilibre budgétaire serait de nouveau atteint en 2013-2014, comme l\u2019avait prévu son prédécesseur libéral, mais il a aussi reconnu que ce serait l\u2019année la plus difficile.Il a beau promettre d\u2019y aller de façon raisonnable et équilibrée, les années électorales se prêtent plutôt mal aux sacrifices, et 2013-2014 a de bonnes chances d\u2019en être une.Il ne fait aucun doute que les fonctionnaires du ministère des Linances ont l\u2019imagination suffisamment fertile pour réconcilier les chiffres sur papier, mais c\u2019est une tout autre affaire sur le terrain.On ne peut certainement pas soupçonner le gouvernement Harper de timidité quand il s\u2019agit de sabrer les dépenses.Si Jim Llaherty estime que l\u2019incertitude qui plane sur l\u2019économie mondiale doit inciter Ottawa à mettre la pédale douce, cela doit aussi valoir pour Québec.Il est vrai que, contrairement à son homologue québécois, M.Llaherty n\u2019a pas à établir sa crédibilité des marchés financiers.Le signal envoyé lundi par la présidente-directrice générale de la Lédération des chambres de commerce du Québec, Lrançoise Bertrand, était néanmoins quelque peu contradictoire.Malgré le rapport de Secor-KPMG, elle estime que le gouvernement Marois doit maintenir ses investissements dans les infrastructures pour soutenir une croissance économique «pour le moins anémique».On ne fait pas d\u2019omelette sans casser d\u2019œufs.Pour combler un trou de 1,6 milliard, il ne suf lira pas de renoncer à doter les écoles de tableaux blancs interactifs ou de réduire le financement des universités, sous prétexte que leurs besoins ont été exagérés.Quoi qu\u2019en dise M.Marceau, l\u2019atteinte du déficit zéro demeure très hypothétique.Le gouvernement a choisi de se priver de revenus en annulant la hausse des droits de scolarité et des tarifs de garderie, tout en maintenant le gel du bloc patrimonial d\u2019Hy-dro-Québec.En attendant une exploitation encore très incertaine du pétrole dans le golfe Saint-Laurent, la hausse des redevances ne suffira certainement pas à compenser ce manque à gagner.M.Marceau a déjà dit que les contriliuables avaient déjà fait «un très gros effort».À défaut de nouveaux revenus, il faudra donc trouver de nouvelles cibles de compressions au cours des prochains mois.Pourquoi ne pas s\u2019inspirer de propositions déjà faites par l\u2019opposition?Par exemple, au cours de la dernière campagne électorale, la CAQ avait proposé de forcer les pharmaciens à renouveler tous les trois mois plutôt que chaque mois les prescriptions des patients dont la situation est stable.La CAQ estimait que cette mesure, déjà en vigueur en Qntario, pourrait faire épargner 250 millions à l\u2019État dès la première année de sa mise en œuvre.Les pharmaciens s\u2019y étaient vivement opposés, disant craindre qu\u2019elle sème une dangereuse confusion chez les patients.Serions-nous plus faciles à mélanger que nos voisins ontariens?mdavid@ledevoir.corn L JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Tradition oblige, Nicolas Marceau a chaussé de nouveaux souliers lundi à la veille du dépôt du premier budget du gouvernement Marois.BUDGET Marceau promet une gestion des dépenses « serrée » ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le ministre des Linances et de l\u2019Économie, Nicolas Marceau, a prévenu lundi que l\u2019effort que déploiera le gouvernement pour contenir ses dépenses sera le plus important des dernières années.«Cette année, c\u2019est le plus grand effort sur le plan du contrôle des dépenses», a affirmé Nicolas Marceau, à l\u2019occasion de la traditionnelle photo où le ministre des Linances montre les souliers neufs qu\u2019il enfile à la veille de la présentation de son budget.«C\u2019est l\u2019année la plus difficile, a-t-ü souligné.C\u2019est celle où on atteint l\u2019équilibre budgétaire.» Tous les ministères devront se serrer la ceinture, y compris le^ ministères de la Santé et de l\u2019Éducation.Les contribuables n\u2019auront toutefois pas à subir de nouvelles hausses de taxes en dehors des augmentations d\u2019impôt pour les mieux nantis prévues pour financer la diminution de la taxe santé.«Les contribuables ont déjà fait un très, très gros effort.Je vous rappelle que, les dernières années, dans le cadre du retour à l\u2019équilibre budgétaire, avec le gouvernement précédent, les contribuables ont eu à subir des hausses importantes de taxes et de tarife», a-t-il souligné.Nicolas Marceau a confirmé que le gouvernement Marois ne sera pas en mesure de rem- plir tous les engagements pris par le Parti québécois lors^e la campagne électorale.«Evidemment, on ne peut pas tout faire la première année, on ne peut pas réaliser tout ce qu\u2019on voudrait», a-t-il reconnu.«Cela étant, en faisant des choix, on arrive à de bons résultats.» « On est des gens qui posent des gestes équilibrés dans l\u2019inté-rét des Québécois», a fait valoir le ministre.Parmi les engagements qui ne pourront être respectés avant longtemps figure l\u2019abolition complète de la taxe santé.Dans une entrevue accordée au Globe and Mail à la fin de la se- Nicolas Marceau nie que les agences de crédit aient exercé des pressions sur le gouvernement maine dernière, la première ministre Pauline Marois a affirmé qu\u2019elle ne voyait pas comment il serait possible de tenir cette promesse au cours des deux ou trois prochaines années.De même, alors que le cadre financier dévoilé par le PQ en campagne électorale prévoyait une croissance des dépenses du gouvernement de 2,4%, il semble que ce chiffre sera abaissé à 2%.En matière de santé, il faudrait que le gouvernement consente 1,5 milliard de plus s\u2019il veut augmenter de 4,8% \u2014 la prévision du gouvernement libéral \u2014 les dépenses liées à cette mission de l\u2019État.La taxe santé, dont l\u2019application a été répartie sur quatre ans, donnera sa pleine mesure en 2013-2014, ce qui procurera 400 millions de plus que lors de la présente année.Qn est loin du compte d\u2019autant plus que les hôpitaux cumulent un déficit de 130 millions cette année.Selon La Presse, le budget mettra fin à la protection de 15 ans sur les brevets pharmaceutiques, ce qui permettra au réseau de la santé de réaliser des économies.Nicolas Marceau a nié que les agences de crédit aient exercé des pressions exceptionnelles sur le gouvernement Marois pour qu\u2019il atteigne l\u2019équilibre budgétaire comme prévu en 2013-2014.«Il n\u2019y a rien de nouveau sous le soleil», a-t-il assuré.De son côté, Pauline Marois a confié au quotidien torontois que les agences de crédit n\u2019avaient pas fait de menaces.«Elles ne nous causeront pas de problème si nous atteignons l\u2019objectif [àn déficit zéro].Mais si ce n\u2019est pas le cas, elles vont cogner à notre porte pour nous rencontrer», a-t-elle toutefois reconnu.Qn s\u2019attend à ce que le dépôt du budget soit accompagné, comme c\u2019est l\u2019usage ces dernières années, par celui des crédits budgétaires des ministères.L\u2019étude des crédits pourrait se faire en commission parlementaire en janvier.Le Devoir SOINS A DOMICILE Les dés pipés en faveur de Proaction ?ISABELLE PORTER à Québec La firme Proaction a tenu des discussions avec la direction du CSSS de la Vieille-Capitale avant d\u2019obtenir le contrat de réorganisation des soins à domicile.Pour le ^ndicat, c\u2019est la preuve que la décision de recourir à cette firme était déjà prise.«Ce qu\u2019on soupçonne, c\u2019est que les dés étaient pas mal joués d\u2019avance, avance Danny Roy du regroupement intersyndical des employés du CSSS.Avant même que l\u2019appel d\u2019offres soit lancé, c\u2019était Proaction qui était visée.» Le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la Vieille-Capitale et l\u2019Agence de la Santé ont payé Proaction 880000$ pour les aider à améliorer la performance de leurs services à domicile et servir davantage de patients.L\u2019appel d\u2019offres a été lancé en juin, mais des rencontres avec les représentants de Proaction avaient eu lieu dès mars.Proaction est la seule firme a avoir présenté une soumission au CSSS pour le contrat, mais le directeur général, Hugues Matte, souligne (px\u2019«une douzaine» s\u2019étaient «informées de la nature de l\u2019appel d\u2019ojfres».Selon lui les rencontres qui avaient eu lieu avec Proaction sont «d\u2019usage courant» et «ça n\u2019a pas d\u2019impact sur la nature de l\u2019appel d\u2019offres».«On commençait à réfléchir sur comment on allait aborder la question du soutien à domicile.» M.Matte reconnaît toutefois que Proaction est la seule entreprise que son institution a consultée.Interrogé sur le fait que cela pouvait être «étrange», il a rétorqué «qu\u2019il n\u2019y a pas beaucoup de firmes» dans ce domaine.«On avait entendu parler de leur travail ailleurs donc on a voulu les rencontrer Ipour savoir] comment ça s\u2019était passé ailleurs.Ils nous ont soumis quelques idées sur la manière dont ils travaillent, ce qui nous a I.] guidés dans le fait qu\u2019on irait ou n\u2019irait pas en appel d\u2019offres pour être accompagnés par une firme.» De nombreux CSSS ont fait appel aux services de Proaction pour réorganiser leurs soins à domicile.Qr depuis quelques semaines, les syndicats d\u2019employés ont lancé une offensive médiatique contre ces contrats.Ces syndicats reprochent à Proaction d\u2019imposer une méthode digne du travail à la chaîne et l\u2019accusent de promouvoir le minutage des interventions auprès des patients.Interpellé dans ce dossier, le nouveau ministre de la Santé Réjean Hébert, a commandé un rapport sur les contrats Proaction.Puis la semaine dernière, il s\u2019est dit favorable au maintien des contrats à deux conditions.D\u2019une part, il a demandé que les contrats soient soumis à un processus d\u2019appel d\u2019offres (ce qui n\u2019était pas le cas partout) et, d\u2019autre part, il a réclamé des CSSS qu\u2019ils développent une expertise à l\u2019interne pour ne pas dépendre des firmes extérieures en ces matières.Le Devoir aTI Matthew Coon Come Gouvernement cri : Marois et Matthew Coon Come veulent agir sans délai SYLVAIN LAROCQUE La première ministre Pauline Marois et le grand chef du Grand Conseil des Cris, Matthew Coon Come, ont promis lundi de collaborer étroitement afin de mettre en place sans délai le gouvernement régional d\u2019Eeyou Istchee-Baie-James.En conférence de presse à son bureau montréalais, M\u201c® Marois a annoncé que l\u2019une de ses proches, l\u2019ancienne haute fonctionnaire Martine Tremblay, serait «négociatrice principale» auprès des Cris.M.Coon Corne a bien accueilli cette nomination.Soulignant que Pauline Marois «a joué un rôle important dans la \u201cpaix des braves\u201d», il n\u2019a pas hésité à la présenter comme «une amie des Cris».Avec la «paix des braves», un vaste accord signé en 2002 par l\u2019ancien premier ministre péquiste Bernard Landry et le prédécesseur de M.Coon Corne, Ted Moses, les Cris ont accepté d\u2019abandonner les multiples poursuites judiciaires qu\u2019ils avaient intentées contre le gouvernement au fil des ans.En retour, Québec s\u2019est engagé à verser aux Cris environ 4,5 milliards de dollars sur 50 ans.L\u2019entente sur le gouvernement régional a été dévoilée cet été par l\u2019ex-premier ministre Jean Charest.Cette nouvelle structure, où siégeront des Cris et des Blancs, remplacera la municipalité de la Baie-James et cumulera des pouvoirs conférés aux municipalités, aux MRC et aux conférences régionales des élus.M\u201c® Marois a indiqué lundi que l\u2019éducation, la santé, les questions territoriales et les ressources naturelles allaient être abordées dans le cadre des négociations.« C\u2019est sans aucun préjugé que nous nous engageons dans cette discussion, de telle sorte que les Cris seront assurés d\u2019étre associés au développement du Nord», a déclaré la chef péquiste.Au cours de la rencontre qui a précédé la conférence de presse, les deux politiciens ont discuté des projets de mines d\u2019uranium auxquels s\u2019opposent avec force les Cris.Pauline Marois a assuré que le gouvernement prendrait position dans ce dossier au cours des prochaines semaines.Québec envisage notamment de demander au Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) de mener une étude détaillée sur cette filière controversée.Rappelons que Matthew Coon Corne a longtemps été un adversaire féroce des souverainistes québécois.Il prône notamment le droit à l\u2019autodétermination des Cris dans l\u2019éventualité où le Québec se séparerait du Canada.La Presse eanadienne L\u2019école le 25 juin demeure une possibilité Le Comité central des parents (CCP) déplore l\u2019impasse dans laquelle la Commission scolaire de Montréal (CSDM) etl\u2019AUiance des professeurs de Montréal se retrouvent et qui pourrait forcer les élèves à entrer en classe au lendemain de la fête nationale.Ceux-ci doivent en effet reprendre la journée du 4 septembre, manquée en raison des élections provinciales.Le scénario consistant à les faire rentrer à l\u2019école un 25 juin avait d\u2019abord été écarté parla CSDM, mais il semble que, deux mois plus tard, celle-ci soit toujours en discussion sur le sujet.Le CCP souhaite la conversion d\u2019une journée pédagogique flottante en jour de classe, comme c\u2019est le cas lorsqu\u2019il n\u2019y a pas classe pour cause de force majeure (tempête, panne, etc.) «H est dommage de constater que les dirigeants de la CSDM et de l\u2019Alliance ne peuvent s\u2019entendre sur un élément qui, pour les parents, relève du gros bon sens», a indiqué la présidente du CCI?Manon Ricard, par voie de communiqué.Le Devoir Un autre leader étudiant se joint au PQ Québec \u2014 Le gouvernement péquiste poursuit son rapprochement avec les leaders étudiants.Après Léo Bureau-Blouin l\u2019été dernier, c\u2019est à Mathieu Le Blanc de faire le saut d\u2019un rôle-clé au sein d\u2019une association étudiante à un poste politique stratégique.M.Le Blanc es( le nouvel attaché de presse de la ministre de l\u2019Éducation, Marie Malavoy.Il remplace Suzanne Beauvais, qui quitte ses fonctions après seulement deux mois.Il était depuis trois ans et demi l\u2019attaché de presse de la fédération étudiante universitaire du Québec (LEUQ), donc un proche collaborateur de Martine Desjardins, une des leaders de la crise étudiante du printemps dernier.Avant de militer au sein de la LEUQ, il s\u2019était fait valoir à la Lédération des associations étudiantes de l\u2019Université de Montréal puis au sein d\u2019une autre organisation étudiante de l\u2019Université du Québec à Montréal.Rappelons que Léo Bureau-Blouin était le leader de la Lédération étudiante collégiale avant de devenir candidat dans Laval-des-Rapides, où il a été élu, devenant à 20 ans le plus jeune député de l\u2019histoire du Québec.La Presse eanadienne A 4 LE DEVOIR LE MARDI 20 NOVEMBRE 2012 ACTUALITES La petite école qui veut rester petite L\u2019école alternative Arc-en-ciel se voit forcée de doubler sa capacité d\u2019accueil LISA-MARIE GERVAIS Les parents d\u2019une école alternative du Pla-teau-Mont-Royal dénoncent «l\u2019agrandissement forcé» que s\u2019apprête à faire dans leur établissement la Commission scolaire de Montréal (CSDM).Croulant sous la demande, l\u2019école Arc-en-ciel devra passer de 156 élèves à 312 élèves au cours des sept prochaines années, chose que les parents rejettent vivement craignant d\u2019affaiblir son projet pédagogique qui fait justement son succès.C\u2019est l\u2019histoire, au fond, d\u2019une petite école.qui veut rester petite.Petite parce qu\u2019elle se sent plus près de sa communauté ainsi et parce qu\u2019il est plus facile de consulter ses 156 élèves sur toutes sortes de projets que d\u2019en consulter 300, la démocratie participative étant au cœur de sa mission.«Les élèves finissent par tous se connaître entre eux.Par exemple, les élèves de maternelle sont jumelés avec d\u2019autres en 3\u201d année, en rotation, et ils finissent par connaître tous les élèves de cette année-là.A Croulant sous 300, l\u2019esprit de communauté et de famille devient la demande, difficile», fait valoir Louis-y, 1 4\tMartin Rousseau, président 1 ecoie aevra conseil d\u2019établissement passer de 156 à 312 élèves ciel, qui comptait alors 75 .\télèves, avait accepté un d ICI sept ans agrandissement proposé par la CSDM, celle-ci promettant que ce serait le dernier.Le projet éducatif, conçu pour un petit nombre d\u2019élèves, avait cependant dû être refait en entier.Des heures et des heures de réunion, les soirs et les fins de semaine pendant près de deux ans.M.Rousseau et les autres parents de l\u2019école ne veulent pas revivre ça.Pourtant, victime de son succès, l\u2019école voit un nombre croissant de parents la choisir pour sa petite taille et son caractère alternatif.Jadis, ils campaient même devant l\u2019école la veille des inscriptions pour obtenir une place.La commissaire de Saint-Louis-Mile-End, Louise Mainville, a donc envisagé d\u2019en ouvrir d\u2019autres pour répondre à la demande.D\u2019autant qu\u2019il reste encore de l\u2019espace dans le bâtiment que les élèves occupent.La CSDM, qui n\u2019a pas rappelé Le Devoir, prétend qu\u2019il coûterait plus cher de fonder une nouvelle école de petite taille que d\u2019en agrandir une déjà existante, et que cela serait plus complexe à gérer, selon M.Rousseau.«Ils n\u2019ont pas été capables de me dire quels étaient les coûts.Il n\u2019y aura encore qu\u2019une seule direction, qu\u2019un seul bâtiment, qu\u2019un seul concierge», insiste-t-il.Les élèves seraient simplement répartis dans deux écoles alternatives différentes, chacune ayant son propre étage.« On veut que les parents de la nouvelle école qu\u2019on ferait puissent choisir leur propre projet éducatif et décider de sa gestion et nous, de la nôtre», explique M.Rousseau.Avec d\u2019autres parents, il présentera ses doléances au prochain conseil des commissaires mercredi soir.Le Devoir DARRYL DYCK LA PRESSE CANADIENNE Le reboisement est un excellent moyen de capturer du carbone libéré par l\u2019activité humaine.SYMPOSIUM OURANOS La lutte contre les gaz à effet de serre passe par le reboisement ALEXANDRE SHIELDS Non seulement la communauté internationale doit se fixer des objectifs très ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais elle est plus que jamais face à l\u2019obligation de trouver des moyens de capturer du carbone libéré en raison de l\u2019activité humaine.Le reboisement fait indéniablement partie de la solution, selon ce qui ressort de la première journée du cinquième symposium organisé par le consortium de scientifiques Ouranos.Officiellement, les discussions internationales autour de la lutte contre les changements climatiques se basent essentiellement sur l\u2019objectif de contenir le réchauffement du globe à +2 °C par rapport à l\u2019ère préindustrielle.Mais il est tout simplement impossible d\u2019envisager l\u2019atteinte de cette cible ambitieuse sans réduire la quantité de carbone déjà présent dans l\u2019atmosphère terrestre, a fait valoir lundi Greg Flato, chercheur à Environnement Canada.Une partie de la solution résiderait selon lui dans une campagne internationale intensive de reboisement, il a d\u2019ailleurs rappelé que le fait de regarnir significativement les forêts des zones tropicales permettrait de capter beaucoup plus de carbone que des efforts dans les zones nordiques.Mais même le fait de bonifier de près de 50% le couvert boisé, ce qui serait en soi un effort «extrême», suffirait à peine pour réduire la hausse du thermomètre de 0,3 °C, a précisé M.Elato.Qui plus est, la hausse appréhendée de la température du globe risque d\u2019être beaucoup plus importante que prévu.Dans un rapport publié dimanche, la Banque mondiale a dit redouter une hausse de 4°C dès 2060, bien au-delà du garde-fou de 2 °C posé par la communauté internationale.Listant les dangers qui menaceraient alors la planète, l\u2019institution a notamment prédit une aggravation des pénuries d\u2019eau en Afrique de l\u2019Est, au Moyen-Orient et en Asie du Sud.Aucune région ne sera épargnée, prévient toutefois le rapport.Ces constats surviennent alors que la situation des forêts ne cesse de se dégrader rapidement à l\u2019échelle du globe.La plupart des zones tropicales de la planète continuent de subir une déforestation massive, le plus souvent au profit de l\u2019agriculture.Selon l\u2019ONU, la déforestation compte pour près de 20% des émissions de gaz à effet de serre.Quant aux zones nordiques, dont le Québec fait partie, les efforts pourraient donner des résultats significatifs, selon Claude Villeneuve, titulaire de la chaire en éco-conseil de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi.«Le fait qu\u2019on doive se diriger vers une réabsorption nette avant la fin du siècle, ça stimule beaucoup la reforestation.» 11 estime qu\u2019en reboisant une superficie de 4000 km^ au Québec, il serait possible d\u2019effacer, sur 70 ans, 5% des émissions industrielles incompressibles, comme les alumineries par exemple.Conférence de Doha Plus globalement, M.Villeneuve dit redouter que la conférence de Doha des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques ne débouche sur un autre échec, après celui de Durban.Si tel est le cas, il faudra de plus en plus se préparer à composer avec les impacts des changements climatiques et trouver les moyens de s\u2019y adapter.Qr, dans ce domaine, le Canada et le Québec manquent d\u2019études qui permettraient d\u2019évaluer les coûts, a rappelé Claude Desjarlais, du consortium Quranos.La Table ronde nationale sur l\u2019environnement et l\u2019économie a déjà produit une recherche à ce sujet dans laquelle elle insistait sur les difficultés d\u2019évaluer la problématique.Le gouvernement fédéral, qui s\u2019est retiré de Kyoto, a annoncé plus tôt cette année que l\u2019organisme serait éliminé en mars 2013.Le Devoir Les médicaments contenant de l\u2019oxycodone sur la sellette JEANNE CORRIVEAU La ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, veut resserrer les règles entourant la distribution et la fabrication de médicaments contenant de l\u2019oxycodone, mais elle n\u2019entend pas empêcher l\u2019approbation de versions génériques de l\u2019Qxycontin, qui crée une forte dépendance.La ministre Aglukkaq a fait parvenir lundi une lettre à tous les ministres de la Santé des provinces et des territoires pour leur faire savoir qu\u2019elle ne donnera pas suite à leur demande de retarder ou d\u2019in- Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 terdire l\u2019approbation des versions génériques de l\u2019Qxycontin.«Je tiens à être claire: je ne crois pas que les politiciens ont le droit de choisir quels médicaments doivent être approuvés ou non», écrit-elle.Une telle intervention politique pourrait mener à des dérapages à l\u2019avenir, explique-t-elle.De la famille des opiacés, l\u2019Qxycontin est un médicament d\u2019ordonnance destiné à soulager la douleur aiguë ou chronique, mais il peut entraîner une forte dépendance et il est devenu très prisé des toxicomanes.Pour contrer ce phénomène, le fabricant l\u2019a remplacé, en mars 2012, par l\u2019Qxyneo, moins attrayant pour les toxicomanes parce plus difficile à réduire en poudre ou à dissoudre dans l\u2019eau.Qr, le brevet de l\u2019Qxycontin arrivant à échéance le 25 novembre, des versions génériques pourraient bientôt envahir le marché, ce qui inquiète les provinces.Qttawa préfère imposer des règles plus serrées aux distributeurs qui seront désormais tenus de signaler toute hausse importante des ventes des produits contenant de l\u2019oxycodone.Elle demande aussi aux provinces d\u2019agir.Catherine Eisette, directrice des relations communautaires et gouvernementales des centres de réadaptation Portage, n\u2019est pas convaincue de l\u2019efficacité de cette stratégie: «C\u2019est un pas dans la bonne direction, car on prend conscience qu\u2019il y a un très gros problème avec l\u2019oxycodone.Mais, c\u2019est dans l\u2019application de ces mesures que ça nous inquiète.Il faut inciter les médecins à plus de vigilance dans la prescription de ces médicaments.» Au Centre Portage du Lac Echo, on accueille deux fois plus de résidents aux prises avec une dépendance aux médicaments qu\u2019il y a deux ans.Le Devoir #CHRONIQUEFD Pas de transparence sans loi Fabien Deglise Cm était il n\u2019y a pas si longtemps.^ Dans les belles années du tout à l\u2019écolo, l\u2019ampoule fluocompacte, avec ses promesses de consommer moins, est devenue un symbole fort et lumineux de l\u2019engagement vert.Le consommateur y a succombé pour faire des économies en se donnant bonne conscience, l\u2019entreprise privée pour lustrer son image et le politicien pour donner l\u2019impression d\u2019agir pour le bien de la planète, même si, dans les faits, son action, centrée sur une chose éblouissante, avait tout pour détourner les regards de dégâts environnementaux hautement plus conséquents que l\u2019éclairage d\u2019une maison, ailleurs dans la société.Qr, les temps et les préoccupations changent.La mécanique, elle, reste.A une époque oû l\u2019appel à la transparence est perceptible dans l\u2019air du temps, l\u2019ampoule fluocompacte, avec son pouvoir d\u2019illusion, a aujourd\u2019hui une nouvelle incarnation: dans les portails gouvernementaux lancés en grande pompe pour mettre à la disposition du public une diversité de bases de données non nominatives produites par l\u2019appareil administratif.Ces fieux de divulgation d\u2019information alimentent un appel à la transparence commandée par le présent et se retrouvent au cœur d\u2019un vaste projet de construction d\u2019une gouvernance 2.0 et d\u2019une démocratie numérique, deux thèmes modernes et porteurs à côté desquels les partis politiques, toutes couleurs unies d\u2019ailleurs, aiment bien se montrer, même s\u2019il y a une grande part de poudre aux yeux dans cet exercice.Pour le moment, du moins.C\u2019est en tout cas ce qui ressort d\u2019une discussion sur le thème de la transparence gouvernementale au temps du numérique qui s\u2019est déroulée samedi dernier dans le cadre du Congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec qui s\u2019est tenu à Saint-Sauveur.Le chroniqueur ici présent y était justement présent.11 y a été question de corruption, de collusion, de rétention, mais également d\u2019un arbre qui cache la forêt.Et la métaphore n\u2019a pas été seulement convoquée par l\u2019esprit des Laurentides.La divulgation des données gouvernementales par les villes comme par les gouvernements provincial et fédéral est encore très timide, et surtout sans audace, comme en témoignent les sites consacrés à la chose.Déficit démocratique Un doute?Cette transparence en format numérique se résume bien souvent à des bases de données qui ne prêtent pas trop à conséquence, comme les chiffres du recensement, le comptage de vélos ^ur les pistes cyclables, l\u2019état des patinoires.A la Ville de Montréal, les sections censées dévoiler les données sur les ressources financières, les ressources humaines, les affaires juridiques ou encore les ressources matérielles sont encore terriblement vides, plus d\u2019un an après le lancement du portail.Sur le portail créé par Québec, la «base de données géographique et administrative à l\u2019échelle 1/5 000000» est la plus populaire.De la transparence, oui, mais surtout pas si elle risque d\u2019être compromettante.Pour la journaliste du quotidien The Gazette, Linda Gyulai, qui prenait part à la discussion, la transparence, en format numérique \u2014 ou pas \u2014, ne devrait pourtant plus faire l\u2019objet de promesses ou de discours vertueux, comme c\u2019est encore le cas, mais plutôt de lois visant à forcer les fonctionnaires à adhérer à ce principe démocratique de base et surtout à rendre accessibles les données et documents publics, celles qui ne contiennent pas de renseignements personnels, d\u2019informations sensibles pour la sécurité de l\u2019Etat ou qui menacent la fibre concurrence, bien sûr.Bref, la divulgation des contrats, des appels d\u2019of fres, des rapports d\u2019analyses, des discussions dans des comités de gestion des organismes publics devrait à l\u2019avenir être automatique, mais surtout se faire dans des formats numériques faciles d\u2019accès et d\u2019utilisation.Et la résistance de l\u2019appareil administratif sanctionnée sévèrement.Une demande forte, mais finalement nécessaire, au regard de la lecture du présent dressée par la Commissaire à l\u2019information du Canada, Suzanne Legault, qui voit dans la transparence un remède pour enrayer le déficit démocratique actuel et ramener de la confiance dans des institutions qui, en ce moment, n\u2019en inspirent pas trop.Et finalement, pas besoin de la lumière blafarde d\u2019une ampoule fluocompacte pour voir clairement l\u2019urgence d\u2019amener la transparence numérique plus haut qu\u2019un symbole politiquement exploitable.Sur Twitter: ©FabienDeglise Votre magazine d\u2019information juridique LE DROIT DE SAVOIR Ce soir : La liberté de presse et le journalisme d\u2019enquête COPRODUCTION ; Barreau o ¦i\" Québec A Télé-Québec Tous les mardis 20 h SUR LES ONDES DE; y canal SAVOIR POUR TOUT SAVOIR : WWW.CANALSAVOIR.TV PARTENAIRES MÉDIAS : Lf] DEVOIR Montréal LE DEVOIR LE MARDI 20 NOVEMBRE 2012 A 5 ACTUALITES Âpplebanm veut récupérer l\u2019« argent volé » Le nouveau maire de Montréal annule la hausse de 1,1% de la taxe d\u2019eau BRIAN MYLES Le nouveau maire de Montréal, Michael Applebaum, a promis de tout mettre en oeuvre pour récupérer «l\u2019argent volé» par les acteurs de la collusion et de la corruption lundi lors de son assermentation, annonçant par la même occasion l\u2019annulation de la hausse de 1,1% de la taxe d\u2019eau.M.Applebaum est devenu le 42® maire de Montréal, et le premier anglophone à occuper ce poste depuis James John Guerin en 1910.Il s\u2019est donné 100 jours pour accroître la transparence de l\u2019administration municipale et rétablir la confiance en chute libre des Montréalais.«Nous devons tout faire pour que les profiteurs et les magouilleurs rencontrent le plus d\u2019obstacles possible et qu\u2019ils n\u2019arrivent pas à leurs fins», a dit le nouveau maire de Montréal, qui hérite aussi de la mairie de l\u2019arrondissement de Ville-Marie.M.Applebaum siégera à titre de maire indépendant, et il s\u2019est engagé à ne pas se présenter comme candidat à la mairie aux élections de novembre 2013.Il en exigera autant des dix élus qui seront appelés à siéger au sein du comité exécutif de coalition afin de préserver «l\u2019harmonie» des débats.Ceux-ci devront signer un engagement formel de ne pas briguer la mairie pour être acceptés dans le cercle décisionnel.Le maire Applebaum annoncera jeudi la composition du comité dont les réunions seront désormais publiques.Il veut faire une place à tous les partis et aux élus indépendants, qui ont pour la plupart démissionné d\u2019Union Montréal pour l\u2019appuyer.La chef de Vision Montréal, Louise Harel, s\u2019attend à ce que Michael Applebaum est devenu lundi le 42® maire de Montréal.la présidence soit confiée à Laurent Blanchard et que son parti obtienne deux autres postes.Projet Montréal devrait obtenir deux sièges.Les cinq sièges restants font l\u2019objet d\u2019une grande convoitise par Union Montréal.Le leader du parti, Richard Deschamps, les veut tous.Et il exige la présidence du comité exécutif pour un de ses élus.Le candidat défait lors de l\u2019élection à la mairie réclame aussi pour sa formation la présidence de quatre commissions permanentes, quatre postes de vice-président et trois sièges à la STM.«Nous pensons que s\u2019il y a une véritable coalition et une vé- ritable cohabitation, il [Michael Applebaum] devra tenir compte du sérieux de ces demandes», a dit Richard Deschamps.Malgré la débâcle de la semaine dernière.Union Montréal conserve 23 élus (en excluant le président du conseil), contre 16 pour Vision Montréal, 10 pour Projet Montréal et 13 indépendants.Six d\u2019entre eux, sous la férule de Marvin Rotrand, ont indiqué leur intention de former un bloc au conseil.C\u2019est en quelque sorte le cabinet fantôme de M.Applebaum.La séance de lundi s\u2019est déroulée à la vitesse de l\u2019éclair.Toutes les formations politiques ont observé FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR une trêve pour projeter dans le public une nouvelle image d\u2019unité.«Il nous faut travailler ensemble, et ce que j\u2019ai entendu du maire Applebaum ce [lundi] matin va dans ce sens», a dit Richard Bergeron, encouragé par les annonces du maire.Enfin, l\u2019assermentation de M.Applebaum entraînera une nouvelle élection à la mairie de Cote-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, poste qu\u2019il a dû abandonner.Les cinq élus (Marvin Rotrand, Helen Eoto-pulos, Susan Clarke, Peter McQueen et Lionel Perez) désigneront son successeur le 26 novembre.Le Devoir LAVAL Le parti de l\u2019ex-maire Vaillancourt est dissous JEAN PHILIPPE ANGERS Le conseil général du parti PRO des Lavallois -Equipe Vaillancourt a décidé de façon unanime de la dissolution de la formation politique lors d\u2019une réunion tenue en fin d\u2019après-midi lundi.Par conséquent, les vingt conseillers du parti siégeront dorénavant à titre d\u2019indépendants au conseil municipal de Laval.Le porte-parole du PRO des Lavallois, Jean Lapierre, a indiqué dans un entretien que tous les conseillers étaient présents à cette réunion ayant duré une heure.Il a simplement affirmé que les conseillers avaient voulu «reprendre leurs billes» et «revoir leur engagement» à la suite de la démission du chef Gilles Vaillancoiut.M.Lapierre a précisé que le parti dirigé par M.Vaillancourt n\u2019avait plus lieu d\u2019exister, à la suite de son départ.Ainsi se confirme un rebrassage complet des cartes à Laval, après le règne de 23 ans de Gilles Vaillancourt à la tête de la troisième ville en importance au Québec et la fin de sa formation.Après avoir été visé par des allégations devant la commission Charbonneau et ciblé par l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC), le maire n\u2019avait pas cherché, durant son allocution, à se défendre ou à réfuter les allégations de corruption dont il a fait l\u2019objet.L\u2019ensemble des élus du conseil municipal faisaient partie du Parti PRO des Lavallois de l\u2019ex-maire Gilles Vaillancourt.Dans un communiqué transmis lundi en soirée, le conseil a dit avoir confié à son agent officiel le mandat d\u2019entreprendre immédiatement les procédures pour que soit retirée l\u2019accréditatiop du parti PRO des Lavallois - Equipe Vaillan-coiut auprès du directeiu général des élections du Québec.Les Lavallois pourraient connaître l\u2019identité de leur nouveau maire dès mardi.Plus tôt dans la journée de lundi, le greffier avait publié la procédure relative à l\u2019élection du maire.Ainsi, la période de mises en candidature doit se terminer mardi midi.Si un seul candidat s\u2019est manifesté, le greffier le proclamera élu par acclamation.Basile Angelopoulos, vice-président du comité exécutif de Laval, avait indiqué la semaine dernière que le nouveau maire de Laval serait choisi de façon démocratique lors d\u2019un vote.M.Angelopoulos avait apparemment été désigné comme le successeur de M.Vaillancourt, mais l\u2019annonce de la volonté du gouvernement du Québec de nommer un vérificateur spécial à Laval a modifié les plans du conseil.M.Angelopoulos a indiqué vendredi qu\u2019il avait obtenu l\u2019assurance du ministère des Affaires municipales que le mandat du vérificateur respectera l\u2019exercice des pleins pouvoirs du maire et du conseil municipal pour assurer le bon fonctionnement de la Ville.David De Cotis, président et fondateur de la formation politique d\u2019opposition Mouvement lavallois, s\u2019est félicité du fait que les règles soient désormais les mêmes pour tous.Il y voit une décision «à 100% politique», de conseillers qui «veulent sauver leur peau» après le départ de M.Vaillancourt.La Presse eanadienne Décollez haut la main avec Porter.porter raffinée sur toute la ligne Prenez l\u2019air à peu de frais avant que l\u2019hiver ne jette un froid.Réservez d\u2019ici mardi pour mettre la main sur nos super rabais.Ne restez pas à la traîne ! Nos rabais s\u2019envolent vite.% Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 22 novembre 2012.Voyagez d\u2019ici le 26 juin 2013.Promo sans code.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.* Tarifs à partir de : HALIFAX 2 par jour TORONTO SAULT STE.MARIE ï ST.JOHN\u2019S 17 par Jour SUDBURY ï THUNDER BAY TIMMINS WINDSOR BOSTON 178$\t120$ 194$ 224$ 182$ 182$ 194$ 182$ 208$ Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris f Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris BURLINGTON, VT T CHICAGO T MYRTLE BEACH T\tNEW YORK T WASHINGTON ] ^ À partir du 15 décembre\tÀ partir du 14 février\tDulles\t\\ 224 $\t224 $\t360$\t203$\t208$ ^ Taxes et frais compris\tTaxes et frais compris\tTaxes et frais compris\tTaxes et frais compris\tTaxes et frais compris\tJ \\ Réservez en ligne, appelez au 1-888-619-8622 ou contactez votre agent de voyages.\tflyporter.com * Réservez d\u2019ici 23 h 59 heure de l\u2019Est le 22 novembre 2012.Voyagez d\u2019ici le 26 Juin 2013.Ces tarifs ne sont pas en vigueur du 14 décembre 2012 au 6 janvier 2013.Description détaillée des tarifs pour toutes les itinéraires surflyporter.com.Les tarifs annoncés peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Porter peut exiger un achat à l\u2019avance dans certains marchés.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires.Ces montants peuvent aller jusqu\u2019à 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s'ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.Les tarifs sont fonction de la disponibilité.Certaines conditions (incluant des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage, et les frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent changer sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Renseignez-vous auprès de Porter ou de votre agent de voyages.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR LE MARDI 20 NOVEMBRE 2012 EDITORIAL CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN Petits calculs À l\u2019instar de ce qui avait été constaté lors de l\u2019édition 2008 du sempiternel et épuisant conflit israélo-palestinien, la forte majorité des victimes sont palestiniennes.À l\u2019instar de 2008 et d\u2019avant, des discussions sur un cessez-le-feu ont été amorcées au Caire.À l\u2019instar de 2008 et d\u2019avant, on espère qu\u2019une négociation sur une trêve au temps long s\u2019ensuivra.À l\u2019instar de 2008, le présent combat est empreint de singularités, certaines énormes.Déclinons.L Serge Truffaut a principale caractéristique de l\u2019édition 2012 a ceci de très spectaculaire : Hosni Moubarak, opposant farouche au Hamas et autres groupes islamistes, n\u2019est plus le maître de l\u2019Egypte.Comme chacun le sait, à la faveur du Printemps arabe, les Frères musulmans ont hérité de,s manettes de la puissance régionale qu\u2019est l\u2019Egypte.L\u2019un d\u2019entre eux a même été élu président; il s\u2019agit évidemment de Mohammed Morsi qui, dans les premières heures du conflit, a signifié son soutien au Hamas.Son soutien, c\u2019est à souligner, à un mouvement ayant calqué ses politiques et l\u2019organisation de celles-ci sur le modèle des.Frères ! De prime abord, on pourrait être enclin à croire qu\u2019en raison des liens historiques entre le Hamas et les Frères, Morsi va coller aux vues du premier, va défendre ses positions bec et ongles.Rien n\u2019est moins sûr.Il faut garder à l\u2019esprit que, si Morsi se pose en avocat intransigeant des volontés du Hamas, il risque de perdre gros, très gros sur le fl^c économique.En effet, depuis la signature du traité entre l\u2019Egypte et Israël sous la houlette des Etats-Unis, le royaume du Nil perçoit année après année des milliards Made in USA.Une aide d\u2019autant plus vi-taie ces temps-ci que l\u2019activité économique est chancelante.Quoi d\u2019autre?Tout soutien de A\t^ Morsi au Hamas, s\u2019il est perçu évidemment ^\tcomme trop exclusif, aura pour conséquence d\u2019affaiblir considérablement l\u2019industrie phare du pays, soit le tourisme.Sur le front politique, Morsi va devoir agir avec célérité comme avec finesse pour résoudre un sacré dilemme.De quoi s\u2019agit-il?C\u2019est un secret de Polichinelle que le Hamas a multiplié et multiplie les pressions dans l\u2019espoir que Morsi décrète le divorce avec Israël.Autrement dit, Morsi doit composer avec un allié en idéologie qui déploie un chapelet de propositions dont le but consisterait, à bien des égards, à dicter l\u2019avenir de l\u2019Egypte pour tout ce qui a trait aux relations avec ses voisins.En ce qui concerne le Hamas, la distinction entre l\u2019édition 2012 et les précédentes tient en peu de mots : contrairement à ce que l\u2019on pourrait croire, sa maîtrise de Gaza n\u2019est pas compacte, dense ou ferme comme auparavant.En effet, il a été et reste malmené, pour ne pas dire dépassé, en ce qui a trait à la résistance à Israël, par les groupes salafistes.En 2009, le Hamas a beau avoir décapité toute la direction de Jund Ansar Allah, cela n\u2019a pas entamé la popularité de celui-ci et d\u2019autres courants salafistes, comme le Djihad islamiste de Palestine.Bref politiquement Gaza donne l\u2019image du chaudron.Cela paraîtra bizarre, mais il se trouve que le Hamas et le premier ministre israélien.Benjamin Nétanyahou, ont un intérêt commun: faire en sorte d\u2019éviter l\u2019escalade, d\u2019éviter le bain de sang.Sinon, le Hamas risquerait de perdre ce qui lui reste de pouvoir à Gaza au profit des mouvements islamistes, qui lui font une concurrence plus vive qu\u2019on ne le pense, et de renforcer son frère ennemi, soit le Fatah, dirigé par Mahmoud Abbas.Quant à Nétanyahou, les sondages l\u2019attestent, toute invasion terrestre n\u2019a pas, mais vraiment pas, la faveur de la population israélienne, à moins évidemment d\u2019une intensification de la salve des roquettes.Bref Nétanyahou campe comme jamais sur des positions électoralistes.Déprimant! ANNONCE DE HARPER À QUÉBEC Manège conservateur a manœuvre politique de Stephen Harper a la précision de celle d\u2019un général : le Manège militaire, joyau de la Grande Allée à Québec, quasiment rasé par les flammes , en 2008, sera reconstruit à l\u2019identique.mais à partir de ^\t2015.Pourquoi 2015?Appels d\u2019offres fastidieux?Non, 2015, rappelons-nous, sera une année d\u2019élection fédérale.Le chef conservateur pourra donc annoncer une fois de plus \u2014 et devant un chantier \u2014 l\u2019énorme « investissement» de son gouvernement à Québec, 104 millions de dollars.Les travaux seront terminés en 2017, 150®anniversaire de la «Confédération canadienne».Qn peut d\u2019ores et déjà imaginer la manière dont la réouverture du manège sera utilisée pour célébrer le Canada.C\u2019est de bonne guerre, diront certains, à un jet de pierre de la Citadelle et à côté des plaines d\u2019Abraham, parc lui-même commémoratif fédéral.Sauf que l\u2019on est aussi à deux pas de l\u2019Hôtel du Parlement de Québec, qui a été dessiné par le même architecte, Eugène-Etienne Taché, mort il y a 100 ans.Mais Qttawa n\u2019a pas cru bon Antoine\tde consulter le gouvernement du Québec au su- Robitaille jet du manège; ni d\u2019inviter un représentant de ce dernier à l\u2019annonce de vendredi.Propriétaire d\u2019une bonne partie du Vieux-Québec, Qttawa a cette tendance, en ces moments forts, à manquer de délicatesse à l\u2019égard du gouvernement du Québec.(Surtout lorsque des souverainistes sont au pouvoir.) En 2009, Le Devoir avait révélé que les terrains devant le parlement étaient de propriété fédérale ! Depuis, heureusemenf M.Harper a annoncé son intention de les rétrocéder.Le même esprit aurait pu l\u2019animer à l\u2019égard de cet important projet de reconstruction dans l\u2019artère emblématique de Québec.«Reconstruction», plusieurs ont fait la moue en entendant ce mot.Cela leur semble bien «passéiste», bien «conservateur», surtout aux yeux d\u2019un courant patrimonial dominant aujourd\u2019hui cultivant son attitude «cool».Pour le caricaturer: seul le «patrimoine de l\u2019avenir» compte.Refaire à l\u2019identique?Une régression à la Eugène Viollet-le-Duc (restaurateur de monuments médiévaux français).Certes, refaire à l\u2019identique, comme céder au «façadisme», revient à mentir aux générations futures et comporte un risque de «disneylandisation».Mais au Manège militaire, dans ce lieu si crucial, la «reconstruction» n\u2019est pas une si mauvaise idée.D\u2019abord, parce que le bâtiment conservera en grande partie sa vocation militaire.Ensuite, les environs et la Grande Allée ont tellement subi de démolitions d\u2019édifices anciens ces dernières années \u2014 Club des employés civils (au toit de cuivre très « Québec »), chapelle des Augustines, couvent des Dominicains, etc.\u2014 qu\u2019il fallait conserver quelque chose intact.Bref ce « conservatisme »-là a peut-être du bon.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO IK ftuUEPS NCiiRtl» wlNiÇtREPeîf'iJANCC/.m (Mmr\u20ac 'loit-M-to LETTRES Stephen, Thomas, Daniel et compagnie Je suis vraiment gêné de l\u2019écrire : aux dernières élections canadiennes, j\u2019ai voté pour le NPD.J\u2019ai un peu honte de mon geste.En réalité, ce n\u2019est guère à la formation politique que j\u2019ai donné mon vote, mais à Jack, qui avait tellement besoin d\u2019une tape dans le dos durant cette période difficile de sa vie.C\u2019était un homme à la personnalité attachante.Et si c\u2019était à refaire, je ne m\u2019y laisserais pas prendre.Le programme politique du Nouveau Parti démocratique n\u2019est pas élaboré dans l\u2019intérêt du Québec.Il est fédéraliste, au même titre que celui du Parti libéral,du Canada.A vrai dire, je m\u2019ennuie de Gilles Du-ceppe.Son successeur au Bloc québécois semble bien gentil, mais il n\u2019a pas le talent politique de l\u2019autre.Et puis, il passe mal à l\u2019écran.Comme on dit: on ne peut pas avoir tous les talents ! Il en a sûrement d\u2019autres, mais je ne les connais pas.Duceppe avait ses défauts.Plus «chialeux!» que lui, ça n\u2019existe pas ! Ça m\u2019a vraiment marqué.Mais il était comme un vieux un «monon-cle bougonneux» qui nous fait sourire et nous fait réfléchir en même temps.En tout cas.Je m\u2019ennuie de Gilles.Et si je ne vote pas pour le NPD au prochain scrutin canadien, qui me représenterait le mieux au Parlement?Je sais, c\u2019est encore loin les élections ! Stephen Harper a encore bien le temps de nous «écœurer» d\u2019ici ce temps-là! Mais je me pose quand même la question.Justin est encore pire que Thomas.Il passe bien chez les Canadiens, mais les Québécois ont un dégoût de la sauce Trudeau.Et je n\u2019aime pas le style d\u2019extrême droite et princier de Stephen.Il reste Mademoiselle May, celle qui voit la vie en vert à Qttawa.Mais elle dirige un parti de la Colombie-Britannique qui se préoccupe bien peu du Québec.Il reste quoi encore?Il faudrait bien réveiller Daniel Paillé ! Il faudrait bien qu\u2019on le voie un peu plus à la télé et dans les médias.!.] Mais j\u2019en suis venu à rêver que le Québec foute le camp du Canada et qu\u2019on devienne pleinement maître de nos affaires.Ce n\u2019est qu\u2019une question de temps, paraît-il.Benoit Voyer Sainte-Thérèse, le 17 novembre 2012 Israël et le Hamas La «guerre entre Israël et le Hamas» est une vue de l\u2019çsprit et tout simplement un mensonge.A quel moment peut-on parler de massacre ?Combien de victimes israéliennes ?Combien de victimes palestiniennes ?En 2008-2009, il y a eu aussi une « guerre » à Gaza.Dans un rapport du Haut Commissariat de l\u2019QNU, selon les chiffres divulgués par Israël, on dénombrait 1144 morts du côté palestinien, en majorité des civils, et 3 civils et 10 militaires israéliens tués (dont 4 par des tirs amis).A Gaza, il n\u2019y a pas de guerre, mais un conflit sanglant dont plus de 99% des victimes sont des Palestiniens.Gui, il y a des tirs de roquettes sur Israël, mais ils sont un prétexte pour cautionner un massacre.Gaza n\u2019est pas en guerre, elle est sous la tutelle et le blocus d\u2019Israël depuis septembre 2007.Jean Archambault Montréal, le 16 novembre 2012 Quel dérapage ! Nous avons appris récemment que Pierre Duchesne, le ministre de l\u2019Éducation supérieure, est ouvert à l\u2019idée d\u2019institutionnaliser le droit de grève aux étudiants.Quel dérapage ! L\u2019accès à l\u2019éducation est l\u2019un des piliers les plus indispensables de notre société.Partout dans le monde, les pays les plus avancés sont ceux qui sont pourvus des meilleurs systèmes d\u2019éducation.Ce sont ceux oû les diplômes sont valorisés, et oû toute la société croit aux bénéfices d\u2019avoir une population la plus éduquée possible.Vouloir donner le pouvoir à une minorité d\u2019étudiants d\u2019empêcher tous les autres de poursuivre leur formation universitaire est un manque de jugement indescriptible.Sympathiser avec la cause étudiante est une chose, m^is lorsque l\u2019on gère les affaires de l\u2019État et que l\u2019on occupe les plus hautes fonctions d\u2019un ministère, on doit savoir prendre les décisions qui sont dans le meilleur intérêt de tous les Québécois.Laura Rivest Châteauguay, le 16 novembre 2012 LIBRE OPINION FTQ, CSN : des abris fiscaux « magiques » JEANNOT VACHON Québec Que diriez-vous d\u2019un abri fiscal consenti par le gouvernement qui n\u2019aurait que des qualités ?Il ne coûte pas cher au trésor public, mais les bénéfices pour l\u2019investisseur sont énormes.L\u2019argent investi par le gouvernement est vite récupéré grâce aux retombées.L\u2019abri fiscal ne s\u2019adresse pas aux riches qui peuvent se payer des conseillers fiscalistes et prendre des risques énormes sur le capital investi, mais à M.Tout-le-Monde.L\u2019équité de cet abri est garantie par le fait que de gros syndicats en sont les promotems.Il est un puissant moteur de développement économique au Québec.Ses conditions font aussi qu\u2019il est un solide outil d\u2019épargne, car les fonds sont gelés pour la retraite ou pour des circonstances de besoins importants de liquidité.Les fonds de travailleurs semblent satisfaire à tous ces critères.Connaissez-vous l\u2019expression « trop beau pour être vrai»?Si moi, je fais un profit énorme avec un tel abri fiscal, qui paie pour ça ?Est-ce la magie qui opère ou alors c\u2019est un simple transfert d\u2019argent provenant des autres contribuables, considérant que le coût de la générosité du gouvernement est refilé aux contribuables ?Quel est le principe derrière cet abri ?A la base, le gouvernement du Québec nous offre d\u2019investir jusqu\u2019à 5000$ dans un fonds qui a pour but d\u2019investir dans de pe- tites ou moyennes entreprises locales.En retour, il nous donnera une subvention de 15%.L\u2019investisseur assumerait donc un risque sur 85% de son investissement, lequel, étant réinvesti dans des projets créateurs d\u2019emploi, amènerait des retombées importantes pour le gouvernement et produirait aussi du profit pour l\u2019investisseur.L\u2019idée était tellement géniale que le gouvernement y a ajouté des avantages, et pas les moindres.D\u2019abord, le gouvernement fédéral met aussi ses 15%, ce qui est bien sûr payé par les mêmes contribuables.Gn a dès le début accepté que l\u2019investissement soit viré au REÉR.Comme l\u2019impôt maximal actuel est de 48%, le coût du produit passe donc de 8 5% à 22% et le coût pour le gouvernement n\u2019est plus de 15%, mais de 78%.Gn a deux fonds de travailleurs au Québec.Le Fonds de solidarité de la FTQ est devenu un monstre avec près de 10 milliards d\u2019actifs.Comme Fondaction de la CSN est dix fois plus petit, le gouvernement a voulu l\u2019aider à capitaliser davantage et lui a accordé «un petit» 10% de plus en crédit d\u2019impôt.Petif vous pensez?Quand notre coût net d\u2019achat d\u2019un abri fiscal est de 22%, 10% de plus baissent le coût à 12%.Et les gouvernements ramassent la facture de 88%.Et avec 12% d\u2019investissement, combien, d\u2019après vous, est la part de profit de l\u2019épargnant?100% à court et moyen terme.Les gouvernements en ramasseront une faible partie au retrait du REER.Un simple ren- dement de 4% par le fonds donnerait donc un retour sur investissement de 33% (4/12) pour l\u2019investisseur, un rendement capitalisé à l\u2019abri de l\u2019impôt.Le gouvernement Marois prévoit une faible hausse du taux d\u2019impôt maximal de 2%.Le coût de Fondaction pour les riches tombe donc à 10%.Mais attention, l\u2019aspect REER du produit fait que le revenu net est réduit et touche donc tous les programmes qui y sont rattachés.Entre 130000$ et 150000$ de revenu, la taxe santé passera de 200$ à 1000$, ce qui donne un taux marginal supplémentaire de 4%.Dans cette tranche, le coût de Fondaction sera de 6% et le coût des gouvernements de 94%.Et on nous dira que les retombées repaieront cette dépense en quelques années ?Le pauvre sera beaucoup moins attiré par Fondaction, car son économie d\u2019impôt, s\u2019il en paie bien sûr, est de moins de 69%, pour un coût net de 31%, cinq fois plus cher que notre pauvre riche qui gagne 150000$.De toute façon, il ne restera rien pour les pauvres à la saison des REER.Les riches achèteront tous les petits pains chauds à l\u2019automne.Pourquoi les gouvernements ne font-ils pas eux-mêmes ces investissements ?Pensent-ils qu\u2019un organisme gouvernemental serait plus imbécile que les deux syndicats visés pour gérer cet argent?Et les profits appartiendraient alors aux véritables payeurs, l\u2019ensemble des contribuables. LE DEVOIR LE MARDI 20 NOVEMBRE 2012 A 7 IDEES La fausse crise du BAPE La nomination du président du BAPE par l\u2019Assemblée nationale favoriserait cette perception d\u2019indépendance et de neutralité JEAN BARIL MICHEL BÉLANGER Administrateurs du Centre québécois du droit de l\u2019environnement voir se déchaîner les critiques de l\u2019opposition à l\u2019occasion de la nomination de Pierre Baril A et de Louis-Gilles Francœur, respectivement président et vice-président du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE), nous déplorons que la nomination de deux personnes extrêmement qualifiées à la direction du BAPE et le signal de renouveau ainsi envoyé aient été éclipsés par une «crise» où la politique partisane a malheureusement pris le dessus.Une récupération politique sur le thème de l\u2019éthique, tiens donc.On en vient aussi à oublier que la nomination rapide d\u2019un remplaçant à la présidence du BÂPE visait à pourvoir le poste devenu vacant, après que le gouvernement nouvellement élu eut annulé son contrat renouvelé précipitamment par le gouvernement antérieur, avant les élections, et ce, pour une période de cinq ans.Comme ce fut le cas pour d\u2019autres nominations partisanes faites avant la passation de pouvoir au nouveau gouvernement, cette pratique est en elle-même fort discutable.Pour en revenir aux critiques entendues dans la foulée des nominations, certaines mises au point s\u2019imposent.Ainsi, il était risible d\u2019entendre un ancien ministre de la Justice, M.Jean-Marc Pournier, déclarer que le nouveau ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement, de la Eaune et des Parcs, M.Daniel Breton avait «brisé la règle constitutionnelle de la séparation des pouvoirs».Cela démontre une totale méconnaissance du rôle du BAPE, un organisme strictement consultatif et qui ne rend aucune décision.Le BAPE n\u2019appartient pas du tout q la branche judiciaire de l\u2019État et la Loi sur la qualité de l\u2019environnement indique clairement qu\u2019il relève directement du ministre responsable de l\u2019environnement à qui il fait « rap-port de ses avis et constatations».La loi prévoit aussi que chaque rapport du BAPE est remis au ministre par le président de l\u2019organisme et que le ministre a alors 60 jours pour le rendre public.Ni le ministre ni le gouvernement ne sont liés par le rapport du BAPE, contrairement à une décision judiciaire.D\u2019ailleurs, de nombreuses recommandations de l\u2019organisme ont été carrément écartées par les différents gouvernements.Qui plus est, rappelons à ceux qui brandissent le spectre d\u2019une radicalisation des orientations environnementales par un ministre qui aurait trop à cœur la protection de l\u2019environnement \u2014 comme si la crise environnementale actuelle n\u2019existait pas et n\u2019avait été provoquée par personne \u2014 que les projets assujettis à la procédure du BAPE ne sont pas déci- On ne peut donc guère s\u2019étonner de voir les libéraux demander la démission du ministre en sautant sur les premiers ragots venus Bureau d'^ufÊfences publiques fyr l^anyfronnement Québec % E TKUDEAU JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le départ de Pierre Fortin (notre photo) de la présidence du BAPE et son remplacement par Pierre Baril, de même que la nomination de Louis-Gilles Francœur à la vice-présidence ont donné lieu à des critiques qui ont éclipsé le signal de renouveau envoyé par ces nominations.dés par le ministre lui-même.Contrairement aux projets de moindre envergure relevant de ce dernier, les projets visés par la procédure du BAPE sont décidés ultimement par le Conseil des ministres.Cette tentative de récupération politique de nominations prometteuses ne doit pas occulter certaines questions essentielles.Premièrement, M.Breton est le premier militant écologiste nommé ministre responsable de la protection de l\u2019environnement depuis la formation de ce ministère.Cette situation a été vécue en Prance et en Allemagne depuis longtemps, sans ébranler les colonnes du temple économique, mais ici, il s\u2019agit d\u2019une première.Certains, dont nous sommes, sont satisfaits de la nomination de M.Breton.Nous comprenons toutefois qu\u2019elle puisse déranger un certain establishment, habitué à faire des affaires différem- ment.Nous comprenons aussi qu\u2019il puisse être opportun de tenter de parler d\u2019éthique pour nous faire oublier certaines pratiques mises au jour quotidiennement par une commission d\u2019enquête.On ne peut donc guère s\u2019étonner de voir les libéraux demander la démission du ministre en sautant sur les premiers ragots venus.Deuxièmement, l\u2019opportunisme politique dénoncé dans cette page, visant à tirer sur le messager pour nous faire oublier le message, se démontre également par l\u2019absence totale de critique sur la qualité des nominations elle-même.Est-il une personne qui ne puisse imaginer que messieurs Baril et Érancœur ne protégeront pas l\u2019autonomie et l\u2019intégrité du BAPE, notamment dans le cas de ce dernier qui a couvert l\u2019environnement pendant 40 ans, comme journaliste d\u2019un quotidien indépendant?Y a-t-il quelqu\u2019un qui remette en question leurs com- pétences ?Quelqu\u2019un a-t-il, sans honte et sans scrupule, une seule leçon d\u2019éthique à faire en réponse à ces nominations.Einalement, peu importe la quabté des personnes choisies, le BAPE et la procédure d\u2019évaluation et d\u2019examen sur les impacts sur l\u2019environnement dans laquelle s\u2019inscrit l\u2019organisme doivent faire l\u2019objet d\u2019une modernisation.Depuis leur création, il y a près de 35 ans, plusieurs projets de réforme ont été avancés, sans jamais aboutir.Au courage démontré par le ministre par ses nominations, nous souhaitons voir s\u2019ajouter celui du gouvernement d\u2019entreprendre ces réformes nécessaires.Parmi celles-ci, la nomination du président du BAPE par l\u2019Assemblée nationale favoriserait cette perception d\u2019indépendance et de neutralité.Les nominations actuelles du président et vice-président auraient sans nul doute été applaudies par tous les élus, comme en témoigne l\u2019absence totale de critique sur la quabté de ceux-ci.Environnement : un ministère édenté Ses employés n\u2019enquêtent plus et ne réagissent qu\u2019aux plaintes et aux délations citoyennes HENRI JACOB Président de l\u2019Action boréale RICHARD DESJARDINS Vice-président de l\u2019Action boréale M adame la Première Ministre, notre pays est tout sauf petit.Ses dimensions nous étonnent tous, toutes.L\u2019organisme responsable de la santé physique de cet immense territoire s\u2019appelle le ministère de l\u2019Environnement créé par le gouvernement de René Lévesque il y a une trentaine d\u2019années seulement.Année après année, la population lui reconnaît une importance grandissante, alors qu\u2019il se fait, hélas ! siphonner son budget d\u2019année en année, aussi.Celui-ci ne représentait plus l\u2019an dernier que 0,3% du budget du gouvernement.Ses employés n\u2019enquêtent plus et ne réagissent qu\u2019aux plaintes et aux délations citoyennes.Leurs camionnettes n\u2019ont plus de «gaz dans tinque».Qr avec l\u2019ouverture imminente du Grand Nord, c\u2019est du gaz d\u2019avion dont on aura besoin.Eorce est de constater qu\u2019aujourd\u2019hui ce ministère édenté ne peut plus assumer son mandat de développer durablement le territoire et de le protéger.L\u2019industrie pollueuse, considérée comme «une cliente», fait à peu près ce qu\u2019elle veut, n\u2019encourant qu\u2019amendes symboliques.(D\u2019aiUeurs, si ceUes-ci étaient réeUement perçues à hauteur des dégâts environnementaux, déjà la marge de manœuvre financière du ministère s\u2019en trouverait élargie !) Ce ministère, il serait maintenant préférable de l\u2019abolir plutôt que d\u2019entretenir l\u2019ibusion de son efficacité.Depuis une douzaine d\u2019années, l\u2019Action boréale en Àbitibi-Témiscamingue travaille étroitement avec lui pour élaborer un réseau d\u2019aires protégées siu son territoire.Certes, l\u2019obstruction quasi systématique exercée par le ministère des Ressources natureUes à l\u2019égard de ces projets explique en partie l\u2019exaspérante lenteur à les concrétiser, mais le manque de ressoiuces financières attribuées au ministère de l\u2019Environnement en plombe aussi gravement le processus.Pendant ce temps, les compagnies forestières et minières continuent de gruger sans répit les beautés territoriales qui nous restent.Bientôt, il n\u2019y aiua plus rien à protéger ! ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Uauteur-compositeur, documentariste et vice-président de l\u2019Action boréale, Richard Desjardins L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Mane-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Bélair-Cinno (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec)Y2Ao\\en T>egh.se(societe), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Dsa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertésaw^cJ , information politique Michel Y>dmA(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) , information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Juhe Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Enc Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gérald Dallaire qjupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy DaiWeier (reporters) ,}ean.-V\\erre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emihe Eolie-Boivm (pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger, Phihppe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Mane-Pier Erappier et Geneviève Tremblay (commis internet) , Améhe Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis a la redaction) DOCUMENTATION GiUes Paré (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTÉ , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Ehmam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal RainviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(KanseX Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Ohvier Leclerc (responsable par interim service a la clientele), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béhveau (adjointe administrative), Céhne Euroy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau A 8 LE DEVOIR LE MARDI 20 NOVEMBRE 2012 ACTUALITES COLLUSION SUITE DE LA PAGE 1 un pourcentage de ceux-ci versé à la politique.Michel Leclerc a été initié à la collusion par l\u2019entremise de l\u2019entrepreneur Nicolo Milioto de Mi-vela Construction.M.Milioto a été décrit devant la commission Charbonneau comme le «middle man» avec la mafia.En 1997, l\u2019entrepreneur Giuseppe Qoe) Borsel-lino, de Garnier Construction, avait tenté de l\u2019intimider.M.Borsellino lui aurait demandé de «se tasser» et de lui céder un contrat qu\u2019il venait d\u2019obtenir.En échange, M.Borsellino lui aurait offert 50000$.Par la suite, M.Leclerc, qui avait refusé, se fait intercepter en voiture par M.Borsellino et un autre individu qu\u2019il ne peut identifier.Michel Leclerc demeure toutefois inébranlable.Mal lui en prend, car son entreprise est la cible d\u2019un appel à la bombe et de l\u2019équipement est vandalisé.Plongeon dans la collusion Lors d\u2019un autre contrat (place Jacques-Cartier, en juin 1997), Michel Leclerc se souvient que M.Borsellino est venu le rencontrer pour le sommer de réfléchir.M.Leclerc a décidé alors de préparer la soumission depuis son domicile.Son associé, Luc Bédard, a travaillé à ses côtés toute la fin de semaine.Pendant ce temps, Joe Borsellino cherchait à le rencontrer et s\u2019est même rendu à la résidence de M.Bé- dard, interrompant une fête d\u2019enfants.Mais si Michel Leclerc tient tête à M.Borsellino, il en va autrement lorsque M.Milioto lui rend visite l\u2019année suivante.Ce dernier lui explique que les trottoirs à Montréal, c\u2019est un domaine qui lui appartient.«Us ont des moyens.Cest un système et il fqut se plier à ça», a raconté M.Leclerc.A partir de ce moment, M.Leclerc travaillera en sous-traitance avec Mivela Construction.Terra-mex se spécialisait dans les bordures de granit.Terramex a également déposé des soumissions de complaisance à titre d\u2019entrepreneur général, et ce, à la demande de M.Milioto.M.Leclerc a expliqué avoir agi ainsi contre la promesse d\u2019obtenir des contrats en sous-traitance.Il a également raconté des événements où il a dû donner des pots-de-vin à des fonctionnaires de Montréal, dont l\u2019ingénieur Guy Girard, pour obfe nir le paiement des travaux effectués.Par ailleurs, M.Leclerc a relaté la tenue d\u2019une rencontre dans les bureaux de M.Milioto avec plusieurs entrepreneurs qui cherchaient à mettre en place un cartel dans l\u2019aménagement des parcs.Une deuxième réunion a lieu trois mois plus tard et on y détermine une cote de 1,5% qui sera versée à M.Capello, d\u2019Excavation Super.L\u2019aventure n\u2019a duré que deux ou trois ans compte tenu du trop grand nombre de joueurs dans ce champ d\u2019activité, croit M.Leclerc.Ce dernier a tenté de se donner le beau rôle lorsqu\u2019il a été question de marge de profits.En effet, M.Leclerc a soutenu avoir présenté des soumissions avec une marge bénéficiaire se situant entre 12 et 15% (à laquelle il faut toutefois ajouter la ristourne politique de 3%).Or, les autres entrepreneurs n\u2019hésitaient pas à s\u2019accorder des profits de 30%.En 2010, Terramex a été reconnue coupable de fraude fiscale.Depuis, l\u2019entreprise de M.Leclerc vivote puisqu\u2019elle n\u2019a plus qu\u2019une licence restreinte, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle n\u2019a plus accès aux contrats publics pendant cinq ans.Le témoignage de Michel Leclerc n\u2019est pas diffusé.M.Leclerc a obtenu la semaine dernière que son image et sa voix ne soient diffusées qu\u2019une fois qu\u2019il aura quitté la barre des témoins.Il a invoqué des raisons médiales appuyées par le rapport de trois médecins.Nuire au procès de Desjardins Plus tôt en matinée, la commission Charbonneau a entendu une requête de l\u2019avocat représentant le présumé meurtrier Raynald Desjardins.M.Desjardins ne souhaite pas témoigner devant la commission Charbonneau et voudrait que sa citation à comparaître soit cassée.M'^Marc Libelle a plaidé que son client ne peut être considéré comme n\u2019importe quel autre témoin compte tenu du fait qu\u2019il fait face à des accusations de meurtre.M'\" Labelle estime que le témoignage de M.Desjardins risque de donner des munitions à la poursuite.La juge Erance Charbonneau a pris la cause en délibéré.Le Devoir TREVE SUITE DE LA PAGE 1 l\u2019Egypte.Au Caire, où il se trouve pour des discussions avec les autorités égyptiennes engagées dans des efforts de médiation, le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, a évoqué la possibilité d\u2019une trêve avec Israël, tout en insistant sur une levée du blocus de l\u2019enclave.«Nous ne sommes pas contre un apaisement, mais nous tenons à nos demandes: la fin de la brutalité, la fin de l\u2019agression et la levée du blocus», a dit M.Mechaal, lors d\u2019une conférence de presse.Mais le chef du mouvement islamiste s\u2019est aussi voulu menaçant, déclarant que le lancement d\u2019une opération terrestre pourrait coûter son siège au premier ministre israélien lors des prochaines élections, rapporte Haaretz.«Mais la résistance n\u2019a pas peur de ses armes», a rajouté M.Mechaal.Eait à noter: les médias israéliens ont relevé que les tirs de roquettes contre Israël à partir de la bande de Gaza avaient pratiquement cessé durant environ deux heures et demie avant une réunion du cabinet restreint de M.Nétanyahou, lundi.¦ \\~ y \\ > , A L;.s EYAD BABA ASSOCIATED PRESS L\u2019armée israélienne a lancé des bombes lundi près du point de passage entre Rafah et l\u2019Egypte, dans le sud de la bande de Gaza.Le calme a été toutefois relatif.Lundi soir, deux tirs de roquettes, qui n\u2019ont pas fait de blessé, ont été signalés contre la région d\u2019Eshkol, au sud d\u2019Israël.Cinq autres roquettes sont ensuite tombées dans le secteur de Beesheva, et les sirènes d\u2019alerte ont retenti dans plusieurs localités du sud d\u2019Israël.Malgré tout, plusieurs hauts responsables égyptiens ont dçclaré à Haaretz que le Hamas et l\u2019État hébreu étaient tout près d\u2019un accord, mais que les deux parties devaient faire preuve d\u2019une certaine « flexibilité».La solutiqn diplomatique proposée par l\u2019Égypte devrait continuer d\u2019être étudiée par le Hamas çt Israël.L\u2019État hébreu ne lancera pas d\u2019opération terrestre, le temps d\u2019étudier la proposition, selon les sources citées par le quotidien israélien Yediot Aharonot.L\u2019Union européenne et les États-Unis ont soutenu les pourparlers, en invitant les partis à s\u2019entendre rapidement.Ils ont par ailleurs reconnu à Israël le droit de se défen- dre, contre les tirs de roquettes du Hamas.Lundi a été la journée la plus meurtrière en dépit des efforts diplomatiques de l\u2019Égypte, pour tenter d\u2019instaurer une trêve entre Israël et le Hamas.Huit Palestiniens, dont deux enfants et leurs parents ont péri dans deux nouveaux raids israéliens sur la bande de Gaza lundi soir, portant à 32 le nombre de morts de la journée, ont indiqué les services d\u2019urgences de Gaza.Un raid sur une maison à Belt Lahya, dans le nord de Gaza, a coûté la vie à quatre personnes d\u2019une même famille, deux enfants de 4 ans et 18 mois et leurs parents, et en a blessé 18 autres, selon la même source.Peu après, sept personnes ont été blessées dans un raid qui a gravement endommagé la Banque nationale islamique dans la ville de Gaza, mise en place par le gouvernement du Hamas, selon les services d\u2019urgences et des témoins.Depuis le début mercredi de l\u2019opération militaire israélienne contre les groupes armés de Gaza, 109 Palestiniens ont été tués à Gaza et près de 900 blessés, selon les mêmes sources médicales.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir AVIATION SUITE DE LA PAGE 1 Écartant du revers de la main l\u2019agrandissement de chaque aéroport, de chaque aéronef afin d\u2019encaisser la croissance anticipée, M.Benjamin met au défi le secteur de l\u2019aviation de «trouver [d\u2019autres] moyens d\u2019améliorer la gestion du trafic aérien».Plus de 2,5 milliards de passagers montent à bord d\u2019un avion chaque année, précise l\u2019organisation onusienne chargée de veiller au développement «sûr» et «ordonné» de l\u2019aviation civile.L\u2019OACI mise notamment sur de nouvelles technologies pour à la fois raccourcir les temps de vol et diminuer les émissions de gaz à effet de serre des avions de ligne gros porteurs.Les constructeurs aéronautiques devront doter leurs appareils dé «équipements qui permettent de raccourcir les trajets».L\u2019optimisation des flux de trafic aA rien apparaît également sur l\u2019écran radar du^ secrétaire général de rOACI.«A l\u2019heure actuelle, entre un point et un autre dans le monde, vous n\u2019avez pas nécessairement un vol qui emprunte le trajet le plus raisonnablement direct pour nombre de raisons», dit-il, montrant du doigt notamment les «militaires» contrôlant le ciel de la Chine.« [C\u2019est] un problème qui est extrêmement important», lance-t-il.«Le contrôle par les militaires chinois d\u2019une très grande proportion de leur espace aérien induit des retards considérables, non pas seulement pour les transporteurs chinois, mais pour tous les transporteurs qui desservent Pékin, Shanghai.» L\u2019OACI, qui dispose déjà d\u2019un bureau Asie et Pacifique dans la capitale de la Thaïlande, Bangkok, a mis sur pied un sous-bureau régional à Pékin.Coïncidence?Raymond Benjamin presse la communauté internationale de «mettre en œuvre la \u201cgestion flexible\u201d de l\u2019espace aérien» même s\u2019il reconnaît qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un «travail de longue haleine».«Il faut convaincre chacun que personne n\u2019a à perdre là-dedans, que tout le monde a à gagner.» Menaces à la sûreté La menace terroriste pesant toujours sur le transport aérien 11 ans après les attentats du 11-Septembre, les aéroports devront se montrer vigilants malgré la hausse du nombre de voyageurs soumis aux contrôles de sécurité.«A une époque, on pensait qu\u2019à partir du moment où un bagage et un passager se trouvent à bord en même temps, ça allait.Personne ne va se tuer soi-même.Ce n\u2019est plus le cas», explique M.Benjamin.La «préoccupation principale» de rOACI reste l\u2019embarquement d\u2019un kamikaze à bord d\u2019un appareil.«Nos inquiétudes, c\u2019est de voir quelqu\u2019un ingérer des explosifs et quelqu\u2019un d\u2019autre le faire sauter en vol», explique-t-il sans détour.«Là aussi, business as usual, ça ne peut pas aller avec l\u2019accroissement du trafic.Donc, il nous faut des systèmes de sûreté plus intelligents.» Questionné sur l\u2019incidence des mesures de sécurité planifiées sur le droit à la vie privée des passagers, Raymond Benjamin rétorque: «Si je vous dis: vous passerez un jour par un canal qui vous permet de passer en dix minutes les contrôles de sûreté, mais vous allez devoir donner 40 in- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le secrétaire général de TOACI, Raymond Benjamin formations vous concernant Qu\u2019est-ce que vous choisissez?Les trois quarts d\u2019heure d\u2019attente ou les 10 minutes?» Le patron de l\u2019organisation internationale précise que les voyageurs «donnent déjà 20 informations à l\u2019heure actuelle sans même le savoir».Réduction des émissions deGES Sur le front de la lutte contre les changements climatiques, M.Benjamin réitère l\u2019engagement de l\u2019OACI d\u2019adopter un plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre.L\u2019aviation contribue à 2% des émissions de gaz à effet de serre, ce qui «ne signifie pas que nous ne devrions pas faire notre part d\u2019effort pour diminuer cette empreinte, compte tenu de la croissance justement», répète-t-il.Devant le refus de 26 des 36 membres de rOACI, la commissaire européenne au climat, Connie Hede-gaard, a mis en veilleuse il y a une semaine l\u2019inclusion forcée dans le marché carbone européen des compagnies aériennes effectuant des vols intercontinentaux à destination ou au départ de l\u2019Europe.Le conseil de l\u2019OACI avait néanmoins adopté trois jours plus tôt un calendrier de travail menant au dé- voilement d\u2019un nouveau cadre réglementaire lors de la prochaine assemblée générale, à l\u2019automne 2013.«L\u2019effort que nous devons faire en ce qui concerne l\u2019empreinte environnemental doit être fait partout.Tout ce que la conférence décidera cette semaine doit aider à ce que nous réduisions notre empreinte», estime M.Benjamin.Un groupe d\u2019experts travaillera sur plusieurs hypothèses, parmi lesquelles figurent toujours l\u2019implantation d\u2019un système d\u2019échange de quotas d\u2019émissions de gaz à effets de serre ainsi que l\u2019adoption de nouvelles normes pour les appareils et une consommation accrue de biocarburants.«Tendance absolument irréversible» «Nombre de compagnies aériennes exploitent des vols en utilisant ces carburants alternatijs.Le développement a été extrêmement rapide», se réjouit M.Benjamin, rappelant qu\u2019il a été à bord d\u2019un vol Mexico \u2014 Sào Paolo effectué par un Boeing 777 ravitaillé avec 50% de carburant alternatif.«De l\u2019huile de cuisine!» La «disponibilité» des carburants alternatifs «fait défaut», constate à regret le secrétaire général de rOACI.Mais, «la tendance est absolument irréversible» à ses yeux «Nous irons vers ce genre de choses sans aucune incidence sur la sécurité des vols.» M.Benjamin refuse toutefois de voir le secteur de l\u2019aviation se rabattre sur des terres arables destinées à l\u2019agriculture vivrière afin d\u2019accélérer le pas dans la lutte contre les change ments climatiques.Le Devoir BORDEAUX SUITE DE LA PAGE 1 du secteur et envoyées au sous-sol pour que vous puissiez prendre des photos», avait indiqué plus tôt la responsable de cette tournée médiatique d\u2019exception.Déjà, dans le stationnement, on avait bien compris, près de ces murs ornés de barbelés, que la sécurité primait.Se dirigeant d\u2019un pas tranquille vers l\u2019entrée principale de la prison, une jeune femme, les écouteurs rivés aux oreilles, n\u2019avait pas entendu les trois appels autoritaires lancés par un gardien à travers de percutants haut-parleurs.Mal lui en prit: en l\u2019espace de quelques secondes, trois véhicules l\u2019ont entourée, pendant qu\u2019elle libérait son ouïe, un air perplexe affiché au visage.Bienvenue à Bordeaux ! Passage dans l\u2019entrée principale.De ces murs austères se sont évadés des détenus devenus célèbres : Lucien Rivard, en mars 1965, avec un tuyau d\u2019arrosage demandé pour «arroser la patinoire».Puis Richard Blass et Jacques Mesrine.Ce lundi, dans un lieu qui a l\u2019air de tout sauf d\u2019un joyeux repaire, l\u2019heure est à la fête: les agents correctionnels ont revêtu l\u2019habit de gala, et serrent les mains des collègues avec les leurs gantées de blanc.Ils ont sorti les médailles et les galons.Pour la commémoration, le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, passe à Bordeaux, sa première visite officielle.Il a droit à sa propre visite guidée, loin des médias.Il n\u2019est même pas prévu que nous lui posions une seule question.Ç\u2019aurait sûrement été : «Qu\u2019êtes-vous disposé à mettre en marche pour contrer la surpopulation vécue à Bordeaux?» Mais la question restera en suspens.Pour accueillir les dignitaires et les agents coiffés des képis officiels, six détenus ont préparé un numéro musical et saluent en rapant les «citoyens» que nous sommes (c\u2019est le nom que donnent les prisonniers à ceux qui ne sont pas «en d\u2019dans»).«Bienvenue, citoyens, gens de bien.Je vous salue, je vous plaide ma cause.» Ces hommes s\u2019éclipsent sitôt la dernière note éteinte.On ne leur parlera pas non plus.Le poids d\u2019un siècle Tout de même, pour les non-initiés que nous sommes, des pans d\u2019histoire seront racontés, et quelques portes de métal s\u2019ouvriront.Celle menant au parloir, longue enfilade de sièges se faisant face, séparés par une épaisse vitre.C\u2019est là qu\u2019une fois ou deux par semaine, les prisonniers reçoivent des membres de la famille immédiate pour une visite sans contact.Les portes s\u2019ouvrent quand on s\u2019en approche, trahissant la surveillance des caméras un peu partout.Elles claquent en se refermant.Pas de doute, on est bien en prison.Notre guide confie qu\u2019au début, elle avait du mal avec l\u2019enfer auditif que constitue le jeu de ces immenses cloisons de métal à barreaux faisant la hauteur constituée entre le sol et le plafond.La série télévisée Unité 9 montre un environnement carcéral moderne: ici, le poids du siècle paraît, malgré des rénovations, souvent motivées par les dégâts causés par de célèbres émeutes, dont celles de 1952 et de 1992.L\u2019architecture en étoile de la prison (une zone centrale, surmontée d\u2019un dôme, de laquelle partent six ailes) permet la surveillance depuis le cœur de l\u2019ensemble des zones où se trouvent les prisonniers.En 1912, les 2,5 millions dépensés pour cet établissement hors norme avaient causé scandale.La construction ne devait pas valoir plus de 750000$.L\u2019ajout de cuvettes avec chasse d\u2019eau dans chacune des cellules avait aussi fait rugir la population, qui n\u2019avait même pas accès à ce luxe.Brasse-camarade sur notre gauche, où l\u2019on entend sans les voir les résidents d\u2019une aile.On les fait descendre au sous-sol le temps que les médias agitent leurs caméras.Long couloir, avec des portes de métal coulissantes de chaque côté, ornées d\u2019une petite ouverture percée de trous : les cellules.Celles-là n\u2019ont pas été rénovées: les murs sont délabrés, c\u2019est un réduit dans lequel il y a place pour une couchette, une tablette, une chaise ou deux, une cuvette, un lavabo, une armoire dans laquelle s\u2019entassent des effets personnels.Sur les murs, il y a des photos de famille, et parfois (aussi) celles de jeunes femmes dénudées tout droit sorties de magazines XXX.Il y a donc là des humains tout en chair.On les entend crier en bas, on les entrevoit au loin.Mais on ne peut s\u2019en approcher.Dehors, dans la cour, un rappel historique fait naître l\u2019émotion: au-dessus du panier de basket, dans la cour extérieure, le balcon que l\u2019on nous désigne a été le théâtre de plusieurs dizaines de pendaisons, entre 1914 et 1960 (82 exécutions ont eu lieu à Bordeaux).La «potence » est toujours là.Le plancher du balcon est constitué de deux trappes que le bourreau faisait s\u2019ouvrir sous les pieds du condamné.Des cris couvrent la voix de la guide.Confinés à leur cellule pendant un des épisodes de dénombrement de la journée, les détenus ont vu que des «citoyens» munis de caméras étaient de passage.Ils essaient d\u2019attirer l\u2019attention, tentent de faire passer leurs messages sans succès, car on ne comprend pas bien ce qui se dit.Nous sommes là pour souligner le passé d\u2019un établissement qui \u2014 ces cris d\u2019hommes nous le disent clairement \u2014 est encore très campé dans le présent.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com CG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel Par 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