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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2012-12-06, Collections de BAnQ.

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[" Uimpasse persiste : deux\tf Égypte s\u2019affrontent Page B 5\t^ Le PC cible les avortements « sexo-sélectifs » Page A 2 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C I I I 2 7 9 LE DEVOIR, LE JEUDI 6 DECEMBRE 2012 1,09 $ + TAXES = 1,25 Souveraineté Le débat sur les alliances doit avoir lieu maintenant, selon Duceppe ISABELLE à Québec PORTER Gilles Duceppe souhaite que le Parti québécois débatte d\u2019alliances avec d\u2019autres partis avant les prochaines élections.Un modèle qu\u2019il croit possible avec un système électoral à deux tours et un sénat québécois.Selon lui, c\u2019est «entre les élections» que le débat sur les alliances doit se faire et non pendant la campagne électorale.Durant la course, cela revient à donner des munitions à l\u2019adversaire, avance-t-il.«Si Pauline Marois avait laissé la place à, disons Françoise David, Char est aurait dit: \u201cComment ça, vous êtes d\u2019accord avec ce que David propose sur tel sujet ?\u201d» M.Duceppe a tenu ses propos lors d\u2019une conférence sur la souveraineté à l\u2019Université Laval.Environ 150 personnes y assistaient Ces alliances, il les croit possibles avec un système à deux tours.«Il y a différentes choses autour desquelles ont peut réfléchir.Moi, je pense que le nombre de députés à l\u2019Assemblée nationale, qui est de 125, on pourrait ramener ça à 75 \u2014 le même nombre qu\u2019au fédéral, les mêmes \u201ccomtés\u201d.Et à deux tours, comme ça, des alliances pourraient être faites», a-t-il proposé.L\u2019ex-chef bloquiste avait été invité à parler de l\u2019avenir du projet souverainiste par un regroupement d\u2019étudiants du Parti québécois et d\u2019Option nationale (ON).Avant son allocution, ces derniers avaient pour le moins donné le ton.VOIR PAGE A 8 : DUCEPPE Aujourd\u2019hui Economie > Les agriculteurs restent sur leur faim.Québec doit presser le pas, estiment-ils.Page B1 Les sports > LNH : Bettman est satisfait du processus en cours.Les deux parties progressent à la table de négociations.Page B 6 Annonces.B 4 Météo.B 6 Avis légaux.A 4 Mots croisés B 6 Décès.B 4 Sports.B 6 Grille télé.B 7 Sudoku.A 4 Dave Brubeck 1920-2012 TIMM SCHAMBERGER AGENCE ERANCE PRESSE Dave Brubeck en concert à Nuremberg en 2005 Time Out, Monsieur Brubeck Le pianiste et compositeur américain a profondément marqué l\u2019histoire du jazz GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Il avait un pied dans la légende depuis 1959 et la parution du formidable album Time Out: le demi-siècle de carrière que Dave Brubeck a mené par la suite n\u2019a fait que cimenter la réputation d\u2019un jazzman au succès inédit et inégalé.Celui qui était l\u2019incarnation même de l\u2019élégance humaine et musicale est décédé mercredi, à la veille de ses 92 ans.Le pianiste et compositeur américain a suc- combé à un malaise cardiaque alors qu\u2019il se dirigeait chez son cardiologue.Son décès a été constaté à l\u2019hôpital de Norwalk, dans le Connecticut.Brubeck portait un pacemaker depuis 2010, mais cela ne l\u2019avait pas empêché de continuer à pratiquer son métier avec une assiduité qui forçait l\u2019admiration.n aura ainsi donné un de ses derniers concerts à vie en juin 2011 au Festival international de jazz VOIR PAGE A 8 : BRUBECK Loi 101 De nouveaux droits pour stopper le recul du français Extension de la loi aux entreprises de 26 à 49 employés ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Pour le gouvernement Marois, le renforcement de la place du français au Québec passe par un florilège de mesures comme l\u2019application de la Charte de la langue française (CLF) aux entreprises de 26 à 49 employés et l\u2019inscription dans la Charte des droits et libertés de la personne du droit de vivre et de travailler en français.Mais ça ne va pas jusqu\u2019à respecter l\u2019engagement électoral du Parti québécois visant à empêcher les francophones et les allophones de fréquenter le cégep anglais.«Nous avons le sentiment que ce projet de loi est suffisamment fort pour changer la trajectoire», a déclaré la première ministre Pauline Marois lors de la conférence de presse qui a suivi la présentation à l\u2019Assemblée nationale du projet de loi 14 «modifiant la Charte de la langue française, la Charte des droits et libertés de la personne et d\u2019autres dispositions législatives» par la ministre de l\u2019Immigration et des Communautés culturelles et ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy.Dans son allocution qui a ouvert la conférence de presse, Diane De Courcy a dressé de la situation du français au Québec un constat qui justifie le renforcement de la loi 101, 35 ans après son adoption.«Les années de progrès marqué du français sont malheureusement derrière nous.» La ministre a fait état du «glissement du français sur le territoire québécois, particulièrement à Montréal», ajoutant que le droit de travailler en français est «un acquis historique qui s\u2019effrite».En revanche, le projet de loi qu\u2019elle défend est «équilibré et responsable», a soutenu la ministre.Surtout, elle a dit s\u2019inspirer des positions adoptées dans le passé par les autres partis.«Puisque nous sommes dans un gouvernement VOIR PAGE A 8 : LOI 101 Lire aussi > L\u2019éditoriai d\u2019Antoine Robitaiiie: Rénover une grande loi.Page A 6 La chronique de Michei David: Comme disait Laurin.Page A 3 Accueii tiède pour ia nouveiie ioi 101.Page A 3 Festival international de Marrakech Le cinéma selon Darren Aronofsky ODILE TREMBLAY à Marrakech Il faut venir dans cette ville apparemment sortie des Mille et une nuits pour rencontrer de très grands noms du cinéma international.Le Festival international du film de Marrakech \u2014 placé sous le haut patronage du roi Mohammed VI \u2014 a de l\u2019argent, nerf de la guerre pour ces rendez-vous de films, et ça se voit.Y croise-t-on le roi?Non, mais son frère le prince Moulay Rachid préside un dîner bien officiel et bien guindé, auquel on n\u2019a pas toujours envie de se pointer.Les grandes fêtes se révèlent plus décontractées.Cinéastes et stars, attirés ici comme des mouches par le miel, sont de haut vol.Ce qui porte des fruits à long terme, donnant à plusieurs l\u2019envie de venir tourner dans le Sud aux studios de Ouarzazate, entre déserts de pierres, dunes et kashas.C\u2019est le cas d\u2019Emir VOIR PAGE A 8 : CINÉMA «L\u2019écriture est la partie la plus importante d\u2019un film, mais le montage est la plus excitante; AGENCE ERANCE PRESSE dit Darren Aronofsl^.77831302832449 A2 LE DEVOIR LE JEUDI 6 DECEMBRE 2012 ACTUALITES Sonia Blanchette est accnsée Drummondville \u2014 L\u2019air Tiébété et le regard fuyant, Sonia Blanchette a été formellement accusée mercredi des meurtres prémédités de ses trois jeunes enfants, retrouvés morts dimanche dernier à Drummondville.L\u2019aptitude à comparaître de la femme de 33 ans sera évaluée avant son retour au palais de justice de Drummondville le 14 décembre prochain.Elle sera donc hospitalisée d\u2019ici là sous les soins du psychiatre Pierre Gagné, à Sherbrooke.Dans la première rangée de la salle d\u2019audience, le père des trois enfants, Patrick Désau-tels, est resté muet.Tout aussi silencieuse, Sonia Blanchette est arrivée au palais de justice les yeux rivés au sol et le capuchon sur la tête.M\u201d® Blanchette était sortie de l\u2019hôpital en matinée.Elle a ensuite été longuement interrogée par des policiers de la Sûreté du Québec.Les funérailles des trois enfants, Laurélie, 5 ans; Loïc, 4 ans; et Anaïs, 2 ans, auront lieu samedi à 14 h à l\u2019église Saint-André d\u2019Acton Vale, en Monté-régie.Les autopsies des trois victimes ont été complétées mardi, mais aucun résultat n\u2019a encore été rendu public.La Presse canadienne Revenu Québec et Lino Zambito Revenu Québec a effectué une saisie dans un restaurant de Blainville administré par l\u2019exentrepreneur en construction Lino Zambito afin de récupérer près de 40000$ en impôts et taxes de vente impayés, a annoncé mercredi le ministère.Selon le porte-parole de Revenu Québec, Stéphane Dion, cette saisie menée lundi visait le bistro La pizzeria etc., et non M.Zambito personnellement, l\u2019un des témoins vedettes de la commission Charbonneau.M.Dion a indiqué que des biens immobiliers avaient été saisis et que Revenu Québec attendrait le rapport de l\u2019huissier afin de voir s\u2019il était nécessaire d\u2019exercer des mesures de recouvrement additionnelles qui pourraient cette fois concerner les biens personnels de l\u2019ancien propriétaire d\u2019infrabec.La Presse canadienne ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Le député Mark Warawa entend déposer une motion à la Chambre des communes pour condamner les avortements visant à éliminer les fœtus féminins.Les conservateurs ciblent cette fois les avortements « sexo-sélectifs » HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Et c\u2019est reparti.C\u2019est au tour du député conservateur Mark Warawa de déposer une motion à la Chambre des communes pour condamner une certaine forme d\u2019avortement : celle visant à éliminer les foetus féminins.Le député de Stephen Hanter estime qu\u2019il en va de la lutte contre la discrimination, alors que l\u2019opposition estime qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une nouvelle façon détournée de limiter le libre-choix en matière d\u2019avortement au Canada.La motion de M.Warawa demande «que la Chambre condamne la discrimination exercée contre les femmes au moyen d\u2019avortements sexo-sélectifs ».Elle sera débattue en mars et votée quelque part en avril ou en mai 2013.«J\u2019annonce un appel à l\u2019échelle du Canada pour appuyer la motion M-408 et stopper la pire forme de violence sexuelle, le «sexocide» [gendercide] », a expliqué M.Warawa en conférence de presse.Twitter et Eacebook seront mis à contribution.Des cartes postales seront distribuées.Le député de Colombie-Britannique dit avoir été alerté par une série de reportages de la CBC, diffusés au début de l\u2019été, démontrant que plusieurs cliniques canadiennes d\u2019échographie offrent à leurs clients de connaître le sexe de l\u2019enfant à naître en sachant que le verdict «fille» se soldera par un avortement.Toutefois, c\u2019est exactement au lendemain du vote sur la motion M-312 \u2014 demandant qu\u2019on revoie le moment où le foetus est considéré comme une personne aux fins d\u2019application des dispositions sur l\u2019homicide \u2014 qu\u2019il a déposé la sienne.M.Warawa se défend de vouloir rouvrir le débat sur l\u2019avortement.«La motion s\u2019attaque à la discrimination contre les femmes et les filles, c\u2019est pourquoi je m\u2019attends à ce que tous les députés l\u2019appuient», a-t-il répété en boucle.11 a présenté sa motion comme une «première étape de géant», mais a refusé de dire ce qu\u2019il espérait voir arriver ensuite.Notons que, pour sa conférence de presse, M.Warawa était entouré de 11 collègues conservateurs, tous associés au mouvement pro-vie.Rappelons que la ministre responsable de la Condition féminine, Rona Ambrose, avait évoqué ces avortements sexo-sélectifs pour justifier son vote en faveur de M-312.L\u2019opposition ne suivra pas Les trois partis d\u2019opposition ont indiqué qu\u2019ils s\u2019opposeraient à cette motion.Le vote sera toutefois libre du côté libéral.« On ne se fera pas duper par Stephen Harper et ses troupes», a indiqué le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair.Le chef libéral par intérim.Bob Rae, rappelle que personne n\u2019est en faveur de la discrimination, mais si on dénonce celle contre les foetus féminins, il faudra ensuite dénoncer celle contre les foetus présentant un trouble de développement, par exemple.«Sur le sujet de l\u2019avortement, j\u2019ai toujours pensé qu\u2019il était mieux que cela se règle entre une femme et son médecin.» Le Bloc estime que cette question relève de toute manière des provinces.Le Devoir Réfugiés : Ottawa applique ses nouvelles mesures Ottawa \u2014 Le gouvernement fédéral a annoncé mercredi qu\u2019il avait appliqué pour la première fois sa nouvelle loi en matière d\u2019immigration serrant la vis à certains types de réfugiés.Le ministre de la Sécurité publique.Vie Toews, a eu recours à son tout nouveau pouvoir discrétionnaire pour désigner comme «arrivées irrégulières» cinq groupes de Roumains ayant tenté d\u2019entrer au Canada à Stanstead, en Estrie.Ceux-ci devront donc rester derrière les barreaux.Plus de 80 Roumains qui feraient partie d\u2019un réseau de trafic humain ont passé la frontière illégalement au Québec, ont affirmé les autorités canadiennes, qui ont arrêté 30 d\u2019entre eux.Ils seraient arrivés en cinq groupes différents au cours de l\u2019année 2012, entre février et octobre.L\u2019Agence des services frontaliers du Canada soupçonne toutefois qu\u2019ils font partie du même réseau d\u2019immigration clandestin.Quelque 40 de ces personnes ont été localisées par les autorités.Les autres sont toujours recherchées, mais l\u2019Agence des services frontaliers affirme qu\u2019elles ont été identifiées, soit par caméra lors de la traversée illégale à la frontière, soit en formulant ultérieurement une demande de réfugié.«Arrivées irrégulières» C\u2019est pourquoi le ministre de la Citoyenneté et de l\u2019Immigration, Jason Kenney, a tenu un point de presse mercredi matin à Stanstead afin de faire part de cette opération.Les cinq groupes de personnes ont été désignés comme des «arrivées irrégulières» en vertu des nouvelles dispositions de la Loi visant à protéger le système d\u2019immigration du Canada.En vertu de ces dispositions, les réfugiés qui ont le malheur d\u2019être ainsi arrivés en groupe plutôt que par leurs propres moyens peuvent être emprisonnés pendant un an, le temps que les autorités étu- dient leur dossier.Même les mineurs peuvent être placés derrière les barreaux.Du groupe, 35 des 85 migrants ont moins de 16 ans, mais on affirme qu\u2019aucun n\u2019a été mis derrière les barreaux.Parmi les autres conséquences d\u2019être désigné comme étant arrivé de manière irrégulière : le réfugié ne pourra pas, pendant cinq ans, formuler une demande de résidence permanente (en vue de devenir citoyen canadien) et ne pourra pas parrainer des membres de sa famille qui souhaiteraient le rejoindre au Canada.En outre, si la situation dans son pays s\u2019améliore, il pourrait se voir retirer son statut de réfugié et y être retourné.Aucune de ces mesures ne s\u2019applique aux autres réfugiés arrivés au Canada de manière «régulière».Pas de Canadiens M.Kenney a indiqué que, selon les informations dont il dispose, aucun Canadien n\u2019est impliqué dans le réseau.Les passeurs clandestins sont aussi des Roumains et font partie des 85 personnes interceptées.Douze de ces individus feront face à des accusations criminelles, affirme le ministre.« Ces activités de trafic humain portent atteinte à la souveraineté du Canada et mettent en danger la vie de ceux qui tentent d\u2019entrer au pays, a-t-il précisé.Aujourd\u2019hui, nous envoyons un message clair à tous ceux qui songent à utiliser les services de passeurs humains criminels pour entrer au Canada: ne le faites pas.» Le gouvernement conservateur n\u2019a jamais vraiment expliqué pourquoi un réfugié arrivant par bateau avec d\u2019autres était moins légitime qu\u2019un réfugié arrivant par ses propres moyens.Cette loi a été proposée dans la foulée de l\u2019arrivée d\u2019un bateau rempli de réfugiés sur la côte Pacifique.Avec Le Devoir La Presse canadienne OGILW monsieur 25 sur une sélection de marchandises AUTOMNE-HIVER % de rabais ,T7 tmi Gabriel Nadeau-Dubois est condamné à 120 heures de travaux communautaires Gabriel Nadeau-Dubois a été reconnu coupable d\u2019outrage au tribunal à la suite de propos tenus pendant le conflit étudiant, et le juge lui a infligé 120 heures de travaux communautaires, mercredi.Mais la saga judiciaire est loin d\u2019être terminée : elle devrait durer plusieurs mois encore, l\u2019ancien leader étudiant a décidé de faire appel.«Quoi qu\u2019il en soit, je porterai appel de la condamnation en elle-même.[.] Nous ne pouvons pas nous permettre un tel précédent, point final», explique-t-il, sur son compte Eacebook, mercredi.La Cour va décider si elle va entendre la cause de l\u2019ancien leader étudiant, le 22 janvier prochain à Québec, selon son porte-parole Renaud Poirier St-Pierre.Sur Twitter, l\u2019ancien leader de la Coalition large pour une solidarité syndicale étudiante a précisé que «la sentence ne s\u2019appliquera donc pas avant la décision de la Cour d\u2019appel».M.Nadeau-Dubois avait été reconnu coupable le 1®\"^ novembre dernier.Le Tribunal avait alors conclu qu\u2019il avait profité de la large tribune qui lui était GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Gabriel Nadeau-Dubois a été reconnu coupable d\u2019outrage au tribunal le 1®'' novembre dernier.Il compte porter cette décision en appel.offerte par la chaîne RDI pour sciemment inciter les téléspectateurs à contrevenir aux ordonnances de la Cour.La poursuite avait allégué qu\u2019en mai dernier, l\u2019ancien leader étudiant avait incité ses pairs à défier l\u2019injonction interdisant les piquets de grève, obtenue par Jean-François Morasse, un étudiant de l\u2019Université Laval qui voulait retourner en classe.« On a raison de ne pas se laisser impressionner par les injonctions d\u2019un petit con qui a perdu son débat en assemblée générale », avait-il déclaré à RDI.L\u2019avocat de M.Morasse, M® Maxime Roy, avait soutenu que M.Nadeau-Dubois était forcément au courant de l\u2019injonction lorsqu\u2019il a incité les étudiants à ne pas respecter l\u2019ordonnance.11 avait suggéré une peine d\u2019emprisonnement de 30 jours ou 150 heures de travaux communautaires.De son côté, l\u2019avocat de M.Nadeau-Dubois, M® Giuseppe Sciortino, a plaidé l\u2019ignorance, soutenant que rien ne prouvait hors de tout doute que son client avait bel et bien pris connaissance de l\u2019injonction.Selon lui, M.Nadeau-Dubois avait émis une opinion dans l\u2019entrevue accordée à RDI, et il n\u2019avait pas invité les étudiants à faire du piquetage.Le Tribunal a également rejeté l\u2019argument de M® Sciortino, qui affirmait qu\u2019une certaine forme de désobéissance civile était devenue socialement acceptable puisqu\u2019elle avait, dans l\u2019histoire, favorisé un changement.Le juge a rappelé que M.Nadeau-Dubois était devenu un symbole du mouvement étudiant et que ses paroles portaient donc encore davantage à conséquence, avant de lui reprocher d\u2019avoir banalisé le devoir de chaque citoyen de respecter les ordonnances des tribunaux.M® Roy s\u2019attend alors à ce que la décision sans appel soit rendue «à l\u2019intérieur d\u2019une année ».D\u2019après La Presse canadienne - ¦ OGILVY depuis 1866 ESPACE HOMME AU 4^ 1307, rue Sainte-Catherine Ouest 514.845.4742 ogilvycanada.com Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 La CAQ appuiera la loi 1 Québec \u2014 Ce n\u2019est pas une mesure qu\u2019elle estime parfaite, mais malgré tout, la Coalition avenir Québec votera pour la loi 1 sur l\u2019octroi des contrats publics.En point de presse, le député caquiste Jacques Du-chesneau a expliqué que la formation est d\u2019accord en principe avec le projet de loi, mais que ce dernier demeure un «écran de fumée».Selon M.Duches-neau, la CAQ votera avec réti- cence pour cette loi qui est un «tue-mouche», alors que le Québec aurait besoin d\u2019une massue pour mettre un terme aux problèmes de collusion et de corruption.11 affirme que l\u2019adoption de la loi donnera la fausse illusion d\u2019avoir réglé un problème qui restera entier.Par conséquent le porte-parole en matière de justice pour la Coalition a dit que son parti allait présenter au printemps son propre projet de loi pour combler les lacunes de la loi du gouvernement.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE JEUDI 6 DECEMBRE 2012 A3 ACTUALITES Comme disait Laurin Michel é David La première ministre Pauline Marois a invoqué la realpolitik que lui impose le statut minoritaire de son gouvernement pour expliquer l\u2019abandon de son engagement électoral d\u2019étendre au cégep les dispositions de la Charte de la langue française.C\u2019est la même realpolitik qui a poussé la ministre responsable, Diane De Courcy, à exclure de sa «nouvelle loi 101» le recours à la clause nonobstant pour abolir les écoles passerelles.La différence est qu\u2019un projet de loi distinct sera présenté à l\u2019Assemblée nationale au printemps prochain, même s\u2019il est clair que le PLQ et la CAQ en empêcheront l\u2019adoption.Au lendemain de l\u2019élection du 4 septembre, Marois avait déclaré qu\u2019elle entendait faire le débat sur le cégep, même s\u2019il n\u2019y avait aucune chance de rallier les partis d\u2019opposition.Son gouvernement a plutôt opté pour «des moyens qui susciteront l\u2019adhésion le plus largement possible».Elle a indiqué que la situation pourrait être réévaluée après une période de trois à cinq ans, mais les mesures alternatives annoncées sont manifestement là pour de bon.Après des années de débat, le congrès pé-quiste d\u2019avril 2011 avait résolu d\u2019imposer la fréquentation du cégep français aux allophones et aux francophones.Malgré ses réserves, M\u201c® Marois, soucieuse de préserver son leadership, s\u2019était résignée à inclure cet engagement dans la plateforme électorale du parti.Les militants auraient très bien compris que le gouvernement opère un repli stratégique en attendant qu\u2019une majorité parlementaire lui permette de mettre en oeuvre une mesure qui était jugée essentielle pour l\u2019avenir du français, mais il est clair qu\u2019il n\u2019en sera plus question dans la prochaine plateforme.Cette fois-ci, l\u2019opposition libérale n\u2019a pas eu le cynisme de reprocher au gouvernement d\u2019avoir manqué à sa promesse, comme elle l\u2019avait fait dans le cas de la taxe santé, du bloc patrimonial d\u2019hydroélectricité ou encore du Fopds des générations.A entendre le porte-parole libéral, Marc Tanguay, on se croyait toutefois revenu à la fin des années 1970, quand le PLQ avait accueilli la première version de la loi 101 par des cris d\u2019orfraie.Tous les épouvantails de l\u2019époque, présentés sous la forme de «drapeaux rouges», y étaient : la police de la langue, la menace pour la paix sociale, la lourdeur administrative qui menace le développement économique, etc.Il aurait été un peu gênant de dénoncer l\u2019enchâssement dans la Charte des droits et libertés de la personne du droit de vivre et de travailler en français, qui s\u2019est inspiré d\u2019un projet de loi libéral que le gouvernement Charest n\u2019a jamais voulu faire adopter.M.Tanguay s\u2019est plutôt inquiété des arrière-pensées souverainistes de M\u201d® De Courcy.Mal^é son souci manifeste d\u2019éviter les mesures inutilement provocantes, les libéraux semblent déterminés à trouver des problème^ à toute solution qui modifierait le statu quo.À partir du moment où la synthèse publiée récemment par l\u2019Office québécois de la langue française (OQLF) est interprétée comme le constat A\u2019«une stabilité du français» et de «très belles réussites», pourquoi faudrait-il renoncer aux merveilleuses vertus du bilinguisme, n\u2019est-ce pas ?«Nous avons le sentiment que ce projet de loi est suffisamment fort pour changer la trajectoire», a dit M\u201c® Marois.Si c\u2019est le cas, il faut croire que la situation n\u2019est pas si désespérée.La realpolitik a peut-être ses exigences, mais si «le glissement du français sur le territoire québécois, particulièrement à Montréal», est aussi inquiétant que l\u2019a soutenu M\u201c® De Courcy et que «l\u2019anglais est utilisé systématiquement dans les lieux de travail», on peut se demander si le remède proposé sera suffisant.Il s\u2019agit sans doute A\u2019«un pas dans la bonne direction», mais la «réglementation intelligente» et «l\u2019approche flexible» appliquées aux entreprises de 50 employés et plus depuis 35 ans ont démontré leurs limites.Quant au droit d\u2019être servi en français dans les petits commerces, son respect demeurera largement tributaire de la détermination des consommateurs.Et puis, il y a le Canada.M\u201c® De Courcy n\u2019a pu réprimer un sourire quand on lui a demandé si, dans ses futures décisions, la Cour suprême tiendrait compte des nouvelles dispositions de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.Poser la question.Dans l\u2019élaboration de son projet de loi, elle a dit s\u2019être inspirée de Camille Laurin, dont elle a cité les propos : «La langue est le fondement même d\u2019un peuple, ce par quoi il se reconnaît et est reconnu.» Elle aurait pu rappeler cette autre phrase qu\u2019il se plaisait à répéter : «Le meilleur amendement à la loi 101, c\u2019est la souveraineté.» Il est remarquable qu\u2019au moment de présenter un projet de loi portant sur la question qui est au cœur même du projet souverainiste, ni M\u201c® De Courcy ni la première ministre n\u2019ont profité de l\u2019occasion pour en démontrer la nécessité.C\u2019est pourtant là que la «gouvernance souverainiste» devrait commencer.Sûrement un oubli.mdavid@ledevoir.com La politique au féminin m' JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Les membres de l\u2019Assemblée nationale ont inauguré mercredi un monument en hommage aux femmes en politique.L\u2019œuvre du sculpteur Jules Lasalle met en lumière la contribution de quatre pionnières qui ont tracé la voie pour les politiciennes d\u2019aujourd\u2019hui.Idola Saint-Jean, Marie Lacoste-Gérin-Lajoie et Thérèse Casgrain ont toutes trois milité pour le droit de vote des femmes.Marie-Claire Kirkland a été, pour sa part, la première femme élue au Parlement de Québec.L\u2019inauguration du monument devant l\u2019i^semblée nationale concordait avec le cinquantième anniversaire de sa nomination.Dans leurs discours, tous les chefs de partis ont reconnu la contribution de ces femmes d\u2019exception, rappelant néanmoins qu\u2019il restait encore du chemin à feire pour les femmes en politique.ENERGIE La ministre Ouellet réexamine les dossiers de Bécancour et des compteurs intelligents JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, songe à revoir les contrats signés avec la compagnie alber-taine TransCanada Energie dans le dossier de la centrale thermique de Bécancour, qui a coûté plus de 900000 millions depuis 2008 en dédommagement pour sa non-exploitation.Elle analyse également le dossier des compteurs intelligents, qu\u2019elle trouve préoccupant.«Le contrat, qui a été signé avec TransCanada Energie par l\u2019ancien régime libéral [et] qui nous coûte 150 à 200 millions par année pour rien, est effectivement très, très préoccupant», a affirmé la ministre Ouellet en réponse à une question du député de Québec solidaire Amir Khadir sur le gaspillage des fonds publics en matière d\u2019énergie.«Le contrat, malheureusement, est déjà signé.[.] Martine Ouellet Mais nous analysons actuellement quelles seraient les marges de manoeuvre que nous pourrions avoir, parce que nous trouvons que c\u2019est un scandale», a-t-elle ajouté, précisant que l\u2019argent dépensé pour le maintien d\u2019une centrale fermée était payé à même les tarifs d\u2019électricité.Questionnée sur le dépôt en chambre, mardi, d\u2019une pétition signée par 17 000 personnes qui refusent qu\u2019Hydro-Québec implante des compteurs intelligents chez eux, Martine Ouellet a fait part de ses «préoccupations» sur ce «dossier complexe», qui comporte des aspects techniques et économiques, de même que des aspects liés à la santé, a reconnu la ministre.«Nous analysons actuellement le dossier [qui] a été initié sous l\u2019ancien régime libéral, mais nous l\u2019analysons dans le contexte où il est rendu dans son état d\u2019avancement.» Elle a par ailleurs évité de répondre aux questions du député de Mercier sur la mini- centrale électrique de Val-Jal-bert, qui a obtenu cette semaine le feu vert de la première ministre.Aucun commentaire Au cabinet de Martine Ouellet, on a répondu que la ministre ne souhaitait pas commenter davantage pour l\u2019instant.« Quand il y aura du nouveau, ça va lui faire super plaisir de venir vous en reparler, a répondu son attachée de presse, Laurie Comtois.Pour l\u2019instant, il n\u2019y a rien de plus à dire que ce qu\u2019elle a déjà dit.Ce sont deux dossiers qui sont préoccupants pour elle et ils sont en analyse.» Interrogée sur la possible réouverture de la centrale par Hydro-Québec pour compenser les pertes d\u2019énergie occasionnées par la fermeture de Gentilly-2, tel que le révélait La Presse en octobre dernier, le cabinet de M\u201c® Ouellet n\u2019était pas en mesure de dire, mercredi soir, si ces informations étaient prises en considération dans l\u2019analyse en cours.Le Devoir Le PQ laisse la commission parlementaire suivre son cours JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Plutôt que de sauver son collègue Daniel Breton, Scott McKay laisse la commission parlementaire qui devait faire la lumière sur les allégations d\u2019ingérence auprès des commissaires du BAPE suivre son cours pour embarrasser les libéraux.Affirmant qu\u2019il aurait pu «clore le débat» en déposant une motion de révocation que les ca-quistes auraient appuyée, le député de Repenti-gny soutient avoir délibérément décidé d\u2019en faire autrement.«On n\u2019est pas allés dans cette option-là parce que nous, on pense que les libéraux vont s\u2019empêtrer dans cette espèce de débat là, a avoué candidement Scott McKay lors d\u2019un point de presse impromptu mercredi.Dans le fond, leur acharnement thérapeutique sur Daniel Breton, je pense que ça dégoûte bon nombre de Québécois et ça fait en sorte que c\u2019est en train de se revirer contre eux.Alors, on laisse rouler la balle un peu et si, un moment donné, on s\u2019aperçoit que ça de- vient trop ridicule, on a toujours la possibilité de faire arrêter cela.» Interrogé par un journaliste qui résumait la situation en affirmant: «Au lieu de mettre fin à tout ça, vous laissez ça se poursuivre pour montrer aux Québécois que, selon vous, les libéraux sont de mauvaise foi?», le député de Repenti-gny a répondu en riant: «En gros, c\u2019est cela.» Il nie cependant étirer les souffrances de l\u2019ex-ministre de l\u2019Environnement, Daniel Breton.«Les souffrances du collègue Breton, elles sont terminées», a rétorqué l\u2019adjoint parlementaire au ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement, de la Faune et des Parcs, faisant référence au texte de la motion qui indique que c\u2019est le ministre qui doit être entendu.Scott McKay renvoie ainsi la balle à Yves-François Blanchet, fraîchement promu à ce poste.Il estime que celui-ci pourra toujours, en temps venu, plaider sa cause devant la commission, qui reprendra ses travaux en janvier prochain.Le Devoir Accueil tiede pour la uouvelle loi 101 GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ni tollé ni grand enthousiasme : c\u2019est plutôt tièdement que le projet de réforme de la loi 101 présenté par le gouvernement Marois a été accueilli mercredi.Dans le clan des relativement satisfaits, le Mouvement Québec français a salué ce «pas dans la bonne direction », tout en le qualifiant «d\u2019insuffisant pour assurer l\u2019avenir du français au Québec».L\u2019organisme approuve notamment les propositions touchant les entreprises de 25 à 49 personnes et les différentes mesures visant à contrer le bilinguisme au travail et au sein des services gouvernementaux.Mais le mouvement estime que «d\u2019autres mesures énergiques» seront nécessaires à court terme.La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) juge de son côté que le projet de loi est «courageux» et qu\u2019il ressuscite «l\u2019esprit et l\u2019âme de la loi 101 », a indiqué le secrétaire général, Daniel Boyer.La centrale syndicale est «satisfaite» que le projet «ramène la francisation des lieux de travail et de l\u2019éducation comme axe prioritaire, et qu\u2019il précise les responsabilités des principaux acteurs de la société».Des inquiétudes D\u2019autres sont plus soulagés que contents.C\u2019est le cas de la Fédération canadienne de l\u2019entreprise indépendante (FCEI), qui craignait une application plus sévère de la Charte pour les entreprises de moins de 50 employés.«De nombreux entrepreneurs avaient exprimé leurs inquiétudes à l\u2019égard des intentions initiales du gouvernement», souligne la fédération par communiqué.«A première vue, nous sommes satisfaits que le gouvernement ait au moins exempté les petites entreprises de 25 employés et moins de ces obligations techniques qui représentent un fardeau administratif important pour les entreprises.» La fédération s\u2019inquiète toutefois de l\u2019application de certaines dispositions qui pourraient «affecter les opérations des entreprises ».Qn évoque notamment «l\u2019obligation pour toutes les entreprises d\u2019effectuer une analyse rigoureuse des réels besoins lorsqu\u2019un poste affiché exige la connaissance de l\u2019anglais».L\u2019inquiétude est partagée par le Conseil du patronat du Québec, qui craint «un alourdissement du fardeau réglementaire et administratif des entreprises».Le conseil estime que le projet de loi engendrera des coûts supplémentaires pour les entreprises de 26 à 49 employés \u2014 il déplore dans la foulée que le gouvernement n\u2019ait pas fait d\u2019évaluation de ces coûts.Par contre, le conseil se dit satisfait que certains «irritants majeurs», comme l\u2019élargissement de la Charte aux cégeps anglophones, aient été laissés de côté.La Fédération des cégeps est d\u2019accord sur ce point.«A ce niveau postobligatoire, les étudiants doivent avoir le choix de fréquenter l\u2019établissement qui correspond le mieux à leurs aspirations.Nous sommes soulagés de voir le gouvernement reconnaître cette réalité», a mentionné le président-directeur général, Jean Beauchesne.L\u2019imposition d\u2019une épreuve de français pour les élèves anglophones et le resserrement de l\u2019exigence de maîtriser le français pour accéder à un ordre professionnel constituent toutefois «des éléments de préoccupation dont la Eédéra-tion voudra discuter», note-t-on.Du côté anglophone Les inquiétudes sont plus systématiques au Quebec Community Groups Network, où la directrice Sylvia Martin-Laforge soutient qu\u2019un «cadre réglementaire plus strict n\u2019est pas nécessaire» dans le contexte actuel.Mais dans tous les cas, les organismes interrogés mercredi ont affirmé vouloir étudier plus en profondeur les propositions du gouvernement Marois.«Pour le moment, ce n\u2019est pas évident de savoir ce que ça voudra dire concrètement», dit M\u201c® Martin-Laforge.Le Devoir Couillard officialise sa candidature Philippe Couillard est le premier candidat officiel dans la course à la chefferie du Parti libéral du Québec.La permanence du parti a reçu et approuvé la candidature de l\u2019ancien ministre de la Santé, qui a recueilli la signature d\u2019au moins 500 membres provenant d\u2019un minimum de 50 circonscriptions et 10 régions.Il a également versé la somme requise de 50000$ pour les frais d\u2019organisation du congrès.Il sera suivi de près par Raymond Bachand, qui a annoncé qu\u2019il se rendrait au bureau de la permanence jeudi après-midi pour y déposer officiellement son bulletin.Les autres candidats annoncés sont le député de Château-guay, Pierre Moreau, de même que l\u2019ex-président de la Commission politique du PLQ, Jean David.Les aspirants chefs ont jusqu\u2019au 14 décembre pour officialiser leur candidature.Le Devoir A4 LE DEVOIR, LE JEUDI 6 DECEMBRE 2012 ACTUALITES L\u2019UPAC enquête aussi à Longueuil BRIAN MYLES L> Unité permanente anticorruption GJPAC) ' enquête sur des stratagèmes de collusion dans l\u2019octroi des contrats à Longueuil, a reconnu la mairesse Caroline Saint-Hilaire, qui a annoncé une révision complète des règles en vigueur lors de la présentation du budget.Les enquêteurs de l\u2019UPAC se sont rendus à Longueuil comme dans la majorité des ^andes villes, a précisé Saint-Hilaire.Ils s\u2019intéressent aux règles d\u2019attribution des contrats sous les administrations de Claude Gladu et de Jacques Olivier.Les enquêteurs de la commission Charbon-neau ont aussi un œil sur les mœurs politiques à Lon^euil depuis que l\u2019ex-entrepreneur Lino Zambito a indiqué qu\u2019il existait un système de partage des contrats sur la Rive-Sud.Saint-Hilaire a insisté à plusieurs reprises pour rappeler que les faits en litige précèdent son élection en 2009.«Nous sommes un jeune parti, ça fait juste trois ans qu\u2019on existe.On a essayé de poser toutes les questions et de fouiller, a-t-elle expliqué.Sincèrement, c\u2019est très difficile pour moi d\u2019avoir le portrait global des années avant [mon arrivée].» Aucun employé n\u2019a été suspendu ou congédié pour des affaires de corruption ou de collusion à Longueuil.Par mesure de prudence, la Ville a l\u2019intention de resserrer les règles en 2013.«Nous voulons nous assurer que chaque dollar soit correctement investi, a dit Saint-Hilaire.On va anticiper, on va revoir nos façons de faire.» Fière de son budget La Ville de Longueuil a présenté un budget de 373,3 millions en 2013, en hausse de 3,2% par rapport à l\u2019année précédente.Saint-Hilaire est fière d\u2019avoir limité la hausse des taxes foncières à 1%.11 faut aussi ajouter au fardeau fiscal des Longueuillois une au^entation de 1% pour la taxe d\u2019amélioration des infrastructures.Le développement immobilier profite à Lon-gueuil.La richesse foncière a augmenté de 613 millions, ce qui se traduit par des revenus supplémentaires de 6,1 millions.La Ville a abaissé le taux de taxation par tranche de 100$ d\u2019évaluation pour limiter la hausse des taxes.Selon les scénarios fournis par le directeur général, Renald Gravel, le compte de taxe pour une maison unifamiliale de 250990$ sera de 2345$, en hausse de 46$.L\u2019administration Saint-Hilaire a dégagé la marge de manœuvre pour investir notamment dans les projets d\u2019infrastructure, un service de transport en commun rapide sur le boulevard Roland-Ther-rien et l\u2019amélioration des parcs et espaces verts.Le chef de l\u2019opposition au conseil, Gilles Grégoire, a dénoncé un budget qu\u2019il juge «électora-liste».Le compte de taxe moyen a augmenté de 15% depuis l\u2019élection de Saint-Hilaire, a-t-il dénoncé.Le Devoir Décès de Patrick Limoges et de Mario Hamel : pas de blâme pour les policiers BRIAN MYLES Le coroner Jean Brochu refuse de blâmer les policiers responsables de la mort de Patrick Limoges et Mario Hamel, mais son rapport n\u2019est pas tendre à l\u2019égard de l\u2019intervention fatidique de juin 2011.Avec plus de pistolets électriques Tasers et plus de ressources pour venir en aide aux personnes en détresse psychologique, les deux hommes seraient encore en vie.M.Brochu recommande l\u2019ajout de ressources en santé mentale sur le terrain, avec des équipes mobiles d\u2019intervenants qui pourraient soutenir les policiers, une formation accrue en tir pour les agents du SPVM, le recours plus prononcé au pistolet à impulsion électrique, et une révision de la formation sur l\u2019intervention auprès des gens en détresse.Des méthodes plus douces Le coroner recommande aux policiers d\u2019adopter des «méthodes plus douces, moins coercitives».«On ne s\u2019en va pas abattre un criminel armé d\u2019une mitraillette», illustre M.Brochu.11 s\u2019est écoulé deux minutes entre l\u2019arrivée des policiers et la mort de MM.Limoges et Hamel, le 7 juin 2011 au centre-ville.M.Hamel était en crise depuis une bonne dizaine de jours, laissé à lui-même.Ce matin-là, il s\u2019est mis à éventrer des sacs à ordure avec un couteau, et les policiers craignaient qu\u2019il s\u2019en prenne aux passants.Les patrouilleurs n\u2019ont jamais réussi à le raisonner.Ils ont tenté de l\u2019asperger de poivre de Cayenne, jugeant qu\u2019il était trop dangereux de l\u2019approcher avec un bâton télescopique.Au premier essai, la bonbonne n\u2019a pas fonctionné.Au deuxième, M.Hamel a été atteint partiellement, et il a levé son couteau en direction d\u2019un policier.Un de ses collèges a ouvert le feu deux fois, sans atteindre l\u2019itinérant.Une des balles a ricoché au sol et elle a tué M.Limoges, qui se trouvait à une cinquantaine de mètres.Un deuxième policier a tué M.Hamel d\u2019une balle au dos.Après les premiers coups de feu, le désespéré s\u2019était recroquevillé au sol.Tout s\u2019est passé très vite «en une seconde, une seconde et demie», explique le coroner Brochu.Lors de l\u2019intervention, il y avait «une fenêtre» pour utiliser le Taser, et éviter le désastre, estime le coroner.11 ne recommande cependant pas d\u2019équiper tous les policiers de cette arme controversée, qui a été mise en cause dans les décès de Quillem Registre à Montréal et de Robert Dziekanski à Vancouver.La Ligue des droits et libertés accueille avec satisfaction les portions du rapport sur l\u2019ajout de ressources en santé mentale.Son président, Dominique Peschard, s\u2019oppose à l\u2019utilisation du Taser.« C\u2019est une solution de facilité pour les policiers qui prennent des raccourcis dans les interventions.Nous ne sommes pas favorables à la prolifération de cette arme qui peut causer la mort», a-t-il dit.Le Devoir Le directeur général de Montréal défend sa gestion BRIAN MYLES Le directeur général de la Ville de Montréal, Guy Hébert, se défend d\u2019avoir assoupli les mesures de lutte contre la corruption et la collusion mises en place par ses prédécesseurs.M.Hébert a assuré que les mesures de contrôle «les plus strictes et les plus sévères» sont toujours en vigueur.«Oui, nous voulons réaliser les travaux, mais nous ne sommes pas en train de démanteler les mesures de contrôle mises en place depuis 2009.Au contraire, nous sommes en train de les améliorer.» Le directeru général a nié en bloc les informations publiées mercredi dans La Presse.Citant des soruces anonjunes, le quotidien affirme que la Ville est revenue à la case départ depuis sa nomination en janvier 2012.M.Hébert aurait progressivement démantelé ou mis sur la voie de garage les mesures énergiques de surveillance du processus d\u2019octroi des contrats développées par ses prédécesseurs, Rachel Laperrière et Louis Roquet.«C\u2019est tout à fait faux», a dit M.Hébert.11 a aussi nié avoir « tabletté » ou muté les fonctionnaires qui lui ont tenu tête lorsqu\u2019il a voulu accélérer le paiement des travaux réalisés par Frank Catania dans le controversé projet du Faubourg Contrecœur, alors qu\u2019il dirigeait la SHDM.«Les contrats étaient donnés et signés, et on a respecté les contrats», a-t-il expliqué.Louise Harel, chef de l\u2019opposition officielle, est inquiète, mais elle accorde le bénéfice du JACQUES NADEAU LE DEVOIR Guy Hébert a assuré que les mesures de contrôle « les plus strictes et les plus sévères » sont toujours en vigueur à la Ville de Montréal.doute à M.Hébert.«Je ne doute pas du tout de sa bonne foi et de sa volonté de livrer la marchandise», a-t-elle dit.Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a aussi fait part de ses préoccupations.11 demandera une rencontre avec M.Hébert pour clarifier la situation, surtout dans le dossier du Faubourg Contrecœur.«S\u2019il y a un dossier qui est critique à Montréal, c\u2019est bien celui-là», estime M.Bergeron.Le Devoir AVIS LEGAUX ET APPELS D\u2019OFERES AVIS FU® OC S TOMIÊIES FOUI.IA FIÊRIODE DES ElÈTES Le Devoir ne sera pas publié les 25 et 26 décembre 2012 ainsi que les V' et 2 janvier 2013.Le service des avis sera fermé ces mêmes journées.RÉSERVATIONS ET MATÉRIELS Publications des samedis 22 déc.et 29 déc.: les jeudis précédents avant midi ^.publications des lundis 24 déc.et 31 déc.: les jeudis précédents avant 16h00 ^ publications des jeudis 27 déc.et 3 janv.: les vendredis précédents avant midi Publications des vendredis 28déc.et 4janv.: les vendredis précédents avant 16h00 Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985 3340 Sudoku par Fabien Savary \t\t9\t4\t1\t5\t\t3\t8 \t\t\t\t\t\t\t\t \t6\t5\t\t\t\t7\t\t 5\t1\t\t\t\t6\t\t4\t \t\t\t\t\t2\t\t\t3 9\t\t2\t\t\t\t\t\t5 \t4\t\t\t\t8\t3\t\t 3\t\t1\t7\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t9\t2\t\t Niveau de difficulté : FACILE Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.2244 Solution du dernier numéro 7\t5\t8\t6\t4\t1\t2\t3\tg 6\t1\tg\t7\t2\t3\t4\t5\t8 4\t3\t2\tg\t8\t5\t7\t6\t1 g\t2\t7\t5\t1\t8\t6\t4\t3 8\t6\t3\t4\t7\tg\t1\t2\t5 5\t4\t1\t3\tÇ\t2\t8\tg\t7 3\t8\t4\t1\t5\t6\tg\t7\t2 1\t7\t5\t2\tg\t4\t3\t8\t6 2\t.a.\t\t\t.2.\t7\t.5.\t1\t4 2243 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE NO 700-43-001568-125 COUR DU QUÉBEC (Chambre de la jeunesse) AU SUJET DE Alain Doyle né le 4 octobre 1964 ALAIN DOYLE, Requérant/adopté et MICHAEL DOYLE, Mise en cause/adoptant et MARIELLE CÔTÉ Mise en cause et PIERRE FRÉDETTE Mis en cause ASSIGNATION PAR ORDRE DU TRIBUNAL: AVIS est donné au Mis en cause, Monsieur Pierre Frédette, que le requérant a déposé au greffe Cour du Québec, Chambre de la jeunesse du disfricf de Terrebonne une requéfe en adopfion d'une personne majeure Une copie de ceffe requéfe a éfé laissée à l'infenfion du mis en cause.Monsieur Pierre Frédeffe, au greffe de la Cour du Québec, chambre de la jeunesse, au Palais de jusfice de Sf-Jérôme si-fué au 25, rue de Marfigny Ouesf, à Sf-Jérôme (Québec) J7Y 4Z1 II esf ordonné au mis en cause.Monsieur Pierre Frédeffe, de comparaîfre dans un délai de frenfe (30) jours de la publicafion de la présenfe ordonnance À défauf de comparaîfre dans ce délai, un jugemenf par défauf pourraïf éfre rendu confre vous sans aufre avis dès l'expirafion de ce délai Soyez aussi avisé qu'une requéfe en adopfion d'une personne majeure sera présenfée pour décision devanf le fribunal de la jeunesse le 08 janvier 2013, à 9h30, en salle SS2 02 du paiais de justice de St-Jâr6me.Sf-Jérôme, le 26 novembre 2012 Élaine Bolduc JCQ AVISAUXCRÉANCiERSDE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillife de 114472 Canada Inc Avis esf par les présenfes donné que la faillife de 114472 Canada Inc esf survenue le 22 novembre 2012, ef que la première assemblée des créanciers sera fe-nue le 12 décembre 2012 à 11 hOO heures, au bureau du syndic, 469 Jean-Talon Q , 3iè-me éfage, Monfréal, Québec Jerry J.Devietian CPA, CA, CIRP Syndic de Faillite 469, Jean-Talon O., Bureau 300, Montréal Québec H3N1R4 Téléphone: (514) 777-8888 CANADA PRQVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MQNTREAL CQUR SUPERIEURE No 500-05-079745-095 ET GST-8438-09 SQUS-MINISTRE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse 9093-5099 QUEBEC INC Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 18/12/2012 à 10 00 AU 7474, ST-HUBERT MQNTREAL seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de 9093-5099 QUEBEC INC , saisis en cette cause, soit ÉQUIPEMENTS & ACCESSQIRES DE RESTQ-BAR CQNDITIQNS ARGENT DU CHEQUE VISE CLAUDE BEAUREGARD, HUISSIER DE L'ÉTUDE PHILIPPE & ASSOCIÉS HUISSIERS DE JUSTICE 165, DU MOULIN ST-EUSTA-CHE QUEBEC QUEBEC J7R 2P5 TEL 450-491-7575 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (Avis dans le journal : C.C.Q., art.795) Prenez avis que Claude BÉLANGER, en son vivant domicilié au 2865, rue Louis-Veuillot, PQ, Ht N 2P5, est décédé à Mtl, le 6 août 2012 Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté, à l'étude de Me Johanne VEILLEUX, notaire, au 7963, rue Notre-Dame Est, Mtl, PQ, H1L 3K8 Le 3 décembre 2012 Clôture d'inventaire : Suite au décès de feue Gervaise DUCHESNEAU survenu à Saint-Jean-sur-Richelieu, le 10 juin 2012, un inventaire des biens de la succession a été exécuté par la liquidatrice, Jocelyne Béranek, suivant acte reçu devant Me Mario Martine, Notaire, le 26 novembre 2012 sous le numéro 17,738 de ses minutes Cet inventaire peut être consulté par toute personne ayant un intérêt suffisant en s\u2019adressant à l\u2019étude dudit Notaire sise au 5974, rue Bannantyne à Verdun (Québec) H4H 1H8 Le notaire peut être rejoint par téléphone au (514) 766-8528 ou par télécopieur au (514) 766-3624 Prenez avis que Richard JEAN, en son vivant domicilié au 675, rue Lesage, Laval (Qc), J7E 2Y7, est décédé à Laval, 26 décembre 2011 Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, au 160, boul Labelle, Ste-Thérèse (Qc), J7E 2X5 Donné ce 4 décembre 2012 par Léna Jean et Michel Jean PROJETS aaéta acca CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE COUR MUNICIPALE COMMUNE VnJ.EDE DEUX-MONTAGNES -VS- Dossier no 0298992, 9091 6289 QUEBEC INC , dos siers nos 0302749,0302750 et 0302751, GUYON STEVE, 80 05 10, dossiers nos 0302528 et 0302529, BRUN ÉRIC, 77 03 26, dossier no 0302685, ROY GABRIEL, 91 12 09, dos sier no 0304013, SAUVA GEAU ANNIE, 85 05 11, dossier no 0312100, RYNER DARLEN, 75 09 20, dossier no 0316871, RENAUD CARL, 95 01 12, dossier no 0318710, NEW RICHARD, 62 0404, dossiers nos 110159829 et 10159830, RUVELI BA JYNIA VENANT, 66 07 01, dossier no 110160593, DESIR KEVIN, 83 05 04, dossier no 120164963, LE LIÈVRE, MATHIEU, 87 03 13, dossier no 12016532 PERREAULT MICHEL, 64 03 09, dossier no 120167722, POMINVILLE DANIEL,55 08 02, dossier no 120167551, BÉLAN GER DOMINIC, 81 05 18, dossier no 120168441, BRISSON PEREIRA KIM BERLY,88 10 11, dossiers nos 113389727 et 113389728,\tCREE AARON, 76 09 09, dossier no 11RM200134, BEAU LIEU CÉLINE, 80 10 06, dossier no 12RM200064, GENEST OLIVIER, 90 12 22, dossier no 12RM020025, BERNARD DANIEL, 57 12 15 AVIS DE SIGNIFÏCATTON PRENEZ AVIS QUE toutes les personnes ci-dessus mentioimées doivent se présenter au 1502 chemin d\u2019Oka, Deux-Montagnes, dans les trente (30) jours de cette signification.Une copie de votre constat d\u2019infraction est déposée au greffe de cette cour.Vous avez l\u2019obligation d\u2019y transmettre un plaidoyer de culpabilité ou de non-culpabilité pour l\u2019infraction inscrite dans votre cause.AVIS D\u2019AUDITION PRENEZ NOTE qu\u2019à défaut de donner suite à l\u2019obligation susmentionnée, il y aura instruction de la poursuite le 21 janvier 2013 à 09h30 et un jugement sera prononcé contre vous sans autre avis.Deux Montagnes, ce 6 décembre 2012 Francine Tanguay Greffière - Cour municipale commune HUISSIERS DE JUSTICE 500 22 190512 122 COM MISSION DES NORMES DU TRAVAIL dem c 9251 4405 QUÉBEC INC déf Vente par huissier le 19 décembre 2012 à IIHOO au 620 90e Ave nue, Montréal (Québec) Équip restaurant, etc tels quels ARGENT COMP TANT, CHÈQUE VISÉ, Marc Lemay h ] QTMG, Huissiers de justice (514 257 8000) Addition Salade (2).14,C0$ Vin (2) Des Si ceci ressemble à un test de maths, visite/ mathscourantes.ca ou appelez le 1800 303-1004.Rmdatim pour 1 aJphabébssban La solution par les maths Appel d'offres public Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce Montréal APPEL D'OFFRES PUBLIC-TRAVAUX Direction de la culture, des sports, des loisirs et du développement social Construction du Centre culturel de Notre-Dame-de-Grâce, (contrat # 12635), 6400, avenue de Monkland (no.Soumission 5611) L'ouverture des soumissions prévue pour le lundi 10 décembre 2012 à 14 heures est reportée au vendredi 18 janvier 2013 à 14 heures.Les soumissions devront donc être reçues avant 14 heures le vendredi 18 janvier 2013 au 5160, boulevard Décarie, bureau 100, (Accès Montréal), rez-de-chaussée, Montréal (Québec), H3X 2H9, à l'attention du secrétaire d'arrondissement.Montréal, le 6 décembre 2012.Le secrétaire d'arrondissement Geneviève Reeves, avocate AVIS LEGAUX & APPELS D^OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du iundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Pubiications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.QUAND LA TOXICOMANIE faites les premiers pas 'jr vdtncre la tjxlaomanla LE DEVOIR LE JEUDI 6 DECEMBRE 2012 A 5 ACTUALITES Un couple réclame 241000 $ à une pour personnes handicapées Ils lui avaient confié leur fils, qui y est mort noyé dans son bain résidence JEANNE CORRIVEAU Un couple de Sherbrooke a intenté une poursuite de 241000$ contre une résidence pour personnes handicapées à la suite du décès de leur fils.Déficient intellectuel et épileptique, Sébastien Roy, 33 ans, est mort noyé dans son bain le 9 août 2010.Diane et Christian Roy se sentaient en confiance lorsqu\u2019ils ont confié leur fils aux soins de la résidence l\u2019Envol à l\u2019été 2010 pour un répit de deux semaines.«Nous nous sentions en sécurité étant donné que le personnel était formé et compétent.J\u2019avais donc baissé ma garde.Malheur à nous», a relaté Diane Roy lors d\u2019une conférence de presse, jeudi.Le matin du 9 août 2010, une préposée installe Sébastien Roy dans son bain et quitte la salle.Lorsqu\u2019elle revient, de 10 à 20 minutes plus tard, Sébastien Roy s\u2019est noyé.Dans son rapport remis en février dernier, la coroner Brigitte Morin avait noté que selon toute vraisemblance, les employés de la résidence n\u2019avaient pas donné à M.Roy son médicament contre l\u2019épilepsie ce matin-là.Dévastée, la famille a décidé de déposer une poursuite contre le Centre Notre-Dame de l\u2019enfant de Sherbrooke, responsable de l\u2019Envol, une résidence à assistance continue.Les parents reprochent au centre d\u2019avoir omis d\u2019administrer la médication requise à leur fils et de ne pas avoir assuré une surveillance adéquate lorsqu\u2019il était dans son bain.La fa- Diane Roy et son mari ont été dévastés par la mort de leur fils.mille réclame une somme de 241000$.r Ebranler la confiance Ce genre d\u2019événement est susceptible d\u2019ébranler la confiance des gens qui s\u2019adressent aux ressources de répit, croit l\u2019avocat de la famille Roy, M® Jean-Pierre Ménard.«Le cas de Sébastien n\u2019est pas le premier.Il faut faire en sorte que ces choses-là ne se reproduisent pas, a-t-il dit.Ce n\u2019est pas une question d\u2019argent ni de loi, c\u2019est une question d\u2019attitude et de culture d\u2019organisation.On espère que les organisations de soins [.] émettent des procédures et des pratiques pour assurer la sécurité des patients.» Le problème, estime Diane Milliard, directrice générale de l\u2019Association du Québec pour l\u2019intégration sociale, c\u2019est que dans le passé, les recommandations des coroners sont souvent demeurées lettre morte.La directrice générale du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et troubles envahissants du développement (CRDITED) de Sherbrooke soutient que les procé-diues entourant la sécurité des clients ont été améliorées à la suite du décès de Sébastien Roy.Les règles pour l\u2019assistance au bain ont été resserrées et des formulaires d\u2019enregistrement lors de l\u2019administration des médicaments seront bientôt utilisés, a précisé Danielle Lareau: «C\u2019est un incident malheureux, un incident de parcours, mais il ne faudrait pas discréditer tout le réseau et ren- FUJSfILIVI Des outils modernes pour la photo classique! Représentant FufTl présent 1699^^$ ¦\t\" IES6.7ET8 RABAIS SURPRISES LES 6,7 ET 8 DÉCEMBRE Fuji X-Pro 1 + 35 nnnn f/l .4 >\tCapteur APS-C 1 6 mégapixels >\tConstruction classique avec viseur hybride Fuji XFl > Capteur 12 mégapixels > Approche mécanique unique 449 ¦\t¦ * liS6,7ET8 DECEMBRE 1399^^$ ¦\t\" IES6,7ET8 DÉCEMBRE Fuji X-El + 18-55 nnnn f/2.8-4 >\tCapteur APS-C 1 6 mégapixels >\tObjectif rapide avec contrôles manuels DEUX BOUTIQUES DANS LE VIEUX-MONTRÉAL 26 rue Notre-Dame Est (près de Saint-Laurent) > 514.875.5110 495 rue McGill (angle Notre-Dame) > 514.842.4818 canntecphoto.conn JACQUES NADEAU LE DEVOIR dre inquiets les parents qui font affaire avec ces centres.» Le Devoir Rembourser les psychothérapies Québec \u2014 Le coût des visites chez le psychologue devrait être acquitté avec la carte d\u2019assurance-maladie, selon le commissaire à la santé et au bien-être, Robert Salois.L\u2019idée n\u2019est pas farfelue et fera l\u2019objet d\u2019une analyse sérieuse, a promis le ministre de la Santé, Réjean Hébert, en réagissant au rapport annuel du commissaire déposé mercredi à l\u2019Assemblée nationale et consacré exclusivement à la santé mentale.Malgré les coûts importants qu\u2019elle engendrerait, la mesure s\u2019autofinancerait, selon M.Salois, par la réduction des coûts médicaux associés aux troubles mentaux et par une augmentation de la productivité.De façon plus générale, les problèmes de santé mentale ont pris une telle ampleur qu\u2019ils devraient être hissés au rang des priorités d\u2019intervention du gouvernement en santé, conclut M.Salois, après avoir analysé la question sous tous ses angles dans un rapport de 180 pages.Quant aux différentes clientèles, M.Salois demande au gouvernement de mettre l\u2019accent sur les services offerts aux jeunes, en matière de dépis- tage précoce et de traitement, puisque 80% des troubles mentaux apparaissent avant l\u2019âge de 25 ans, la moitié avant l\u2019âge de 14 ans.Une personne sur cinq est susceptible d\u2019être atteinte d\u2019un trouble mental au cours de sa vie.La Presse canadienne Place à la 30 Après des années d\u2019attente, la voie de contournement de Montréal, la 30, ouvrira finalement le 15 décembre, avec un système de péage hybride, ont annoncé mercredi le ministère des Transports du Québec et l\u2019entreprise NA-30.Le coût d\u2019un passage sera de 1,50 $ pour une voiture sans frais d\u2019admiifistra-tion par passage.Poiu les camions, le tarif sera de 1,15 $ par essieu.11 sera possible de payer comptant ou par carte de crédit, siu place, ou par transpon-deiu, c\u2019est-à-dire avec une vignette collée dans le parebrise, balayée par un radar, mais qui nécessitera alors un paiement à l\u2019avance.Cette portion de l\u2019autoroute 30, qui finalise la voie de contournement de Montréal par le sud, a été réalisée par un partenariat public-privé, qui fait que l\u2019entreprise NA-30 sera responsable de l\u2019entretien pendant les 30 prochaines années.La Presse canadienne tiltftb RELEVEZ LE DEFI! CONCOURS DE RECRUTEMENT DIRECTRICES ET DIRECTEURS DU SCRUTIN RECHERCHES Plus de 50 emplois sont à doter.Visitez electionsquebec.qc.ca/recrutement pour savoir dans quelle circonscription électorale du Québec vous pouvez postuler.VOUS AVEZ LE GOUT D'ETRE AU SERVICE DE LA DEMOCRATIE?LE DÉFI Sous la responsabilité de l'adjointe au directeur général des élections et directrice des opérations électorales, vous serez chargé de la préparation, de l'organisation et de la tenue d'événements électoraux dans votre circonscription.LE PROFIL La personne recherchée possède, notamment, un leadership mobilisateur, de l'expérience en gestion et un excellent sens de l'organisation.Elle doit également : \u2022\tavoir la qualité d'électeur; \u2022\tne pas avoir occupé un poste d'élu aux niveaux fédéral, provincial, municipal ou scolaire au cours des deux années qui précèdent son inscription au concours.NOTRE ENGAGEMENT Vous bénéficierez d'une formation approfondie et du soutien d'une équipe expérimentée et dévouée.La rémunération équivaut à environ 19 000$ lors d'une élection (taux horaire de 39,26$).La durée de votre mandat est de 10 ans.CET EMPLOI VOUS INTERESSE?È Pour savoir si vous êtes admissible à postuler dans l'une des circonscriptions concernées et pour vous inscrire, visitez electionsquebec.qc.ca/recrutement ou téléphonez sans frais, du lundi au vendredi, au : 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846).RELEVEZ LE DEFI! Votre formulaire doit être reçu avant 16 h 30 le 14 décembre 2012.LE DIRECTEUR GÉNÉRAL ^ DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 6 DECEMBRE 2012 EDITORIAL NOUVELLE CHARTE DE LA LANGUE FRANÇAISE Rénover une grande loi La latitude du gouvernement Marois, minoritaire, n\u2019était pas très grande, mais il a réussi avec le projet de loi 14, la «nouvelle » Charte de la langue française, à fournir un texte fouillé et équilibré, contenant certaines audaces.A -A?Antoine ROBIiaiLLE u moins, dans le constat et dans le discours, le Parti québécois a rompu avec la mauvaise conscience qui marqua l\u2019ère Bouchard, faite de surplace en matière linguistique.Nulle surprise de constater la présence en coulisse, à titre de sous-ministre associé à Diane de Courcy, du sociologue Jacques Beauchemin, auteur du grand essai\ten trop (VLB, 2002), critique de cette résignation de certains souverainistes.Pourtant majoritaire, un gouvernement Bouchard n\u2019aurait jamais accouché du projet de loi 14 de 2012.Car il faut parler d\u2019abord de ce qu\u2019il contient: une extension de la loi aux entreprises de 26 à 49 employés; des mesures pour favoriser un meilleur apprentissage du français dans les cégeps anglophones; des dispositions poiu resserrer encore les maillons de la grille d\u2019analyse mise en place par le gouvernement Charest afin de limiter l\u2019utilisation des «écoles passerelles».Très significatif aussi, l\u2019inclusion dans la charte des droits et libertés du Québec du principe suivant: «Toute personne a droit de vivre et de travailler au Québec en français.» C\u2019est une charte des droits, celle du Québec, qui pourrait désormais permettre à un employé de faire respecter son droit de travailler en français.C\u2019est cette même charte qu\u2019un immigrant pourrait invoquer pour réclamer des «mesures raisonnables d\u2019accueil et d\u2019intégration à la vie québécoise».À quelques mots près, ces dispositions se trouvaient dans le projet de loi 115 du gouvernement Charest, abandonnées lorsque converti en projet de loi 103 adopté sous bâillon en 2010.Il est vrai toutefois que le projet de loi a été dé-^ X ./ posé avant les fameux « 100 premiers jours», comme promis.Il ne contient pas certaines des 17 promesses clés contenues dans le programme péquiste Agir en toute liberté (titre qui prend un tour ironique avec le statut minoritaire de son gouvernement) : la loi 101 ne s\u2019appliquera ni aux entreprises de moins de 25 employés, ni aux cégeps.Et les écoles passerelles ne sont pas abolies.Ayant en tête la « realpolitik » invoquée par Pauline Marois mercredi, la ministre Diane de Courcy a néanmoins eu l\u2019habileté de préparer un projet de loi faisant écho aux éléments du programme péquiste qui pouvaient converger avec des propositions libérales et d\u2019autres caquistes (comme les limites aux écoles passerelles).Dans sa réaction au dépôt par le gouvernement Marois du projet de loi 14, le critique libéral Marc Tanguay s\u2019inquiéta sans rire de la possible mise en place d\u2019une «police linguistique politique».Ce type d\u2019outrance est cornant lorsqu\u2019il est question de la loi 101.Quand Camille Laurin a fait adopter la première mouture en 1977, on le traita de tous les noms, notamment de «nazi».Trente ans plus tard, cette même Charte était célébrée par certains des adversaires les plus farouches de la souveraineté du Québec, notamment le chef du PLC d\u2019alors, Stéphane Dion, qui eut ces mots : «La loi 101 a été une grande loi canadienne.» C\u2019est là sans doute l\u2019une des meilleures illustrations de la phrase de Renan ponctuant Qu\u2019est-ce qu\u2019une nation?: «Le moyen d\u2019avoir raison dans l\u2019avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» Se résigner à être démodé.mais smtout conspué, en cette fédération qui démonise si rapidement le moindre geste d\u2019affirmation du Québec : voilà un des mantras que doit se répéter tout gouvernement entreprenant de s\u2019attaquer à ce dossier à la fois passé de mode (aux yeux d\u2019une vision cool, postnationale, de la «mondialisation») et explosif (à ceux d\u2019une certaine communauté anglophone) .Du côté des partis d\u2019opposition, il y a ici lieu de faire preuve d\u2019ouverture et d\u2019aider le gouvernement péquiste à rénover «unegrande loi canadienne».6 DÉCEMBRE Encore une tragédie D eut-être, au fond, qu\u2019il faudrait remercier Justin Trudeau d\u2019avoir, avec une légèreté surprenante, remis à l\u2019avant-scène l\u2019abolition du registre des armes à feu.En insistant sur cette «politique publique ratée puisqu\u2019elle n\u2019existe plus», il permet de rappeler quelle monumentale opération de destruction politique les conservateurs ont dû mener pour venir à bout du registre.Rappeler aussi, en ce jour de commémoration de la tuerie de Polytechnique, à quel point on a aboli ainsi une réponse constructive à une tragédie.Le 6 décembre 1989 reste, pour ceux qui l\u2019ont vécu d\u2019au plus près comme de loin, un souvenir douloureux.Le temps a passé, bien sûr, mais il suffit d\u2019aborder autour de soi le sujet pour constater que l\u2019impression terrifiante de ce jour ne s\u2019efface pas.Que faire le lendemain d\u2019un tel drame ?Qn pouvait s\u2019écraser ou agir.Reconnaître la violence faite aux femmes, la nommer, en discuter, c\u2019était déjà un geste.Prévenir, c\u2019en était un autre, d\u2019oû le registre des armes d\u2019épaule.Pas une panacée, certes, mais la façon concrète que des citoyens ordinaires, touchés par le drame de Poly, avaient trouvée pour apporter une réponse collective structurante aux dérapages d\u2019individus.L\u2019appui que les associations de policiers donneront au registre, rutilisation qu\u2019ils en feront, en prouvera la pertinence.Pour rejeter le registre qu\u2019idéologiquement ils abhorraient, les conservateurs n\u2019ont eu dès lors d\u2019autre choix que de le rendre inutilisable.Dès son arrivée au pouvoir en 2006, le gouvernement Harper a donc permis aux propriétaires d\u2019armes d\u2019épaule de ne pas les emegistrer.L\u2019exactitude du registre a pu du coup être remise en cause, et ce problème est allé croissant au fil des ans.Parallèlement, il a honteusement exagéré son coût de fonctionnement, évoquant même un milliard de dollars alors qu\u2019il s\u2019élevait entre 7,7 millions et 11 millions par année ! Résumons six ans de bataille: il en a fallu des efforts pour qu\u2019Qttawa puisse annoncer, le T'^ novembre dernier, la destruction totale des données, sauf celles pour le Québec, vu la bataille judiciaire à ce sujet.Mais quel mépris pour toute la mobilisation qui avait eu cours, simplement pour ne pas que 14 femmes soient mortes en vain.Aujourd\u2019hui, n\u2019en déplaise à monsieur Trudeau, c\u2019est un peu ça aussi, la tragédie du 6 décembre.Josée Boileau LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO TitAN/AïuuEK.GtufgcCoB FiîEMi£i?E PRÉMÎÈae lUiNiSTaf RÉCLAMBiî LETTRES Une décision regrettable Madame la Première Ministre, Quand je vous ai vue à Tout le monde en parle, le dimanche 2 décembre, je regrettais presque de ne pas avoir voté pour vous.Mais quand je prends connaissance de votre décision d\u2019aller de l\u2019avant pour la construction d\u2019un barrage hydroélectrique à Val-Jalbert mal^é toute l\u2019opposidon que le projet suscite, je ne regrette plus de ne pas avoir voté pour votre parti.Vous ouvrez la porte à d\u2019autres destructions de rivières qui ne manqueront pas de suivre.Des écosystèmes fonctionnels sont la condition première de notre présence sur cette belle planète.Pas des gains immédiats aux dépens de la nature à long terme.Ne pas être à l\u2019écoute de ce qui est vital pour la survie de vos concitoyens et de ce que plusieurs groupes demandent depuis longtemps est un manque de vision irresponsable de la part des gouvernements tant provincial que fédéral.Une citoyenne consciente et engagée, Céline Caron Château-Richer, le 5 décembre 2012 Le plateau doré de monsieur Boisclair Sans véritable surprise, nous avons appris la nomination de monsieur André Bois-clair à New York, cela semblant s\u2019inscrire dans une certaine pratique politique traditionnelle ; va pour une nomination à l\u2019évidence politique à un poste politique.Mais là oû le bât blesse vraiment, c\u2019est à propos de cette «sous-nominadon» du même personnage comme sous-ministre par monsieur Jean-François Lisée, cela étant justifié, selon la première ministre, par la grande compétence de monsieur Boisclair.Tellement compétent qu\u2019il l\u2019a convaincue de faire jurisprudence dans le monde de la haute fonction publique! Pour un militant de la première heure comme moi, pour un électeur qui a mis tant d\u2019espoir en une femme comme première ministre pour aborder les choses de manière différente, me voilà bien servi! C\u2019est très très décevant, voire bien démotivant; professionnel du droit en pratique privée depuis plus de 30 ans, je bûche très fort quotidiennement pour arriver à me procurer un humble petit filet de sécurité, encore à 58 ans, sans aucune garantie ; et voilà que le petit «jet set» politique sociodémocrate s\u2019autocongratule! [.] Non mais, sur quelle planète vivez-vous, petit club élitiste élevé à la philosophie des gros chiffres que nous, de la classe moyenne, ne pouvons «fréquenter» que dans les journaux qui nous rapportent vos frasques ?Jean Martel Le 4 décembre 2012 Chef d\u2019Etat! Les deux côtés de la médaille N\u2019est-il pas rassurant de savoir que le Québec est riche de ses ressources?N\u2019est-il pas rassurant de savoir que nous avons une économie prospère?N\u2019est-il pas merveilleux de constater que nous vivons dans un pays qui semble mieux se débrouiller en temps de crise que nos voisins du sud?Sans aucun doute! D\u2019un autre côté, sommes-nous satisfaits face au développement du Plan Nord?Pouvons-nous être rassurés par une société oû les écarts entre riches et pauvres augmentent d\u2019année en année?Devrions-nous être rassurés par la commission Charbonneau qui nous apprend que la corruption fait rage?Est-il permis de penser que chaque travailleur aura droit à sa pension de vieillesse à 65 ans?Est-il possible de nous réjouir de la fermeture des usines?Devrions-nous être fiers de voir encore ce «Made in China» dans nos magasins?J\u2019en doute.Étienne Croisetière Elève à l\u2019école Pierre-de-Lestage Berthierville, le 3 décembre 2012 Monsieur Trudeau, je me permets de vous porter ce message puisque vous êtes mon député dans la circonscription de Papineau.[Encore une fois, nous sommes] à l\u2019aube du 6 décembre, date récurrente d\u2019un événement qui a secoué notre univers montréalais, il y a maintenant vingt-trois ans.Je ne me rappelle pas oû vous étiez le 6 décembre 1989 et, ne vous en déplaise, ça m\u2019importe peu.Je me rappelle seulement oû moi j\u2019étais, ce 6 décembre.Dans la salle E-310, au pavillon principal de l\u2019Université de Montréal, et ce, jusqu\u2019au petit matin du jour suivant, le 7.Non, le moins que l\u2019on puisse dire, c\u2019est que ce n\u2019était pas un party de Noël, mal^é le moment de l\u2019année ! Eatiguée et défaite, avec encore néanmoins un soupçon d\u2019espoir, j\u2019attendais de connaître le sort réservé à ma jeune sœur Maud.Attente fébrile et angoissante, aux côtés de son conjoint, Serge, silencieux, déjà triste.[.] Dans les années qui viennent, ce que je souhaite comme premier ministre pour les Canadiens,,c\u2019est de voir émerger un véritable chef d\u2019État \u2014 Il y a si longtemps, déjà, que cela n\u2019est arrivé dans notre pays.Un chef d\u2019État qui soit capable d\u2019écouter, d\u2019analyser et de prendre des décisions, décisions devant toujours tenir compte du bien commun universel, soit le bien-être du plus grand nombre, et de s\u2019élever bien au-dessus de la ligne partisane ou des intérêts ponctuels de quelque groupe d\u2019influence que ce soit, économique, ou plus sûrement encore, idéologique.Cette définition de chef d\u2019État, vous devez la connaître, Il paraît que votre père l\u2019a été.Un chef d\u2019État, respecté, écouté, non seulement ici, mais ailleurs dans le monde, capable à l\u2019époque, comme premier citoyen, de porter un message unique et canadien (je paix et de sécurité, et ce, sans armes.Élevez-vous, Monsieur Trudeau.Le temps presse! Sylvie Haviernick ù 4 décembre 2012 LIBRE OPINION Au sujet des « erreurs d\u2019Hydro-Québec » MARC-BRIAN CHAMBERLAND Directeur de la communication d\u2019entreprise à Hydro-Québec Monsieur Sansfaçon, votre éditorial, paru dans l\u2019édition du Devoir du samedi 1®\"^ décembre et reprochant à la direction d\u2019Hydro-Québec des erreurs de négociation, appelle une mise au point.Vous semblez croire en effet que le transport d\u2019un éventuel bloc d\u2019énergie du Bas-Churchill au Labrador sur le réseau d\u2019Hydro-Québec est une pure question de négociation commerciale.Qr, il n\u2019en est rien.Hydro-Québec exploite un réseau de transport d\u2019électricité ouvert, conformément aux tarifs et conditions approuvés par la Régie de l\u2019énergie et aux exigences réglementaires de réciprocité de l\u2019autorité américaine habilitée, la Eederal Energy Regulatory Commission (EERC).Le réseau de transport d\u2019électricité du Québec est utilisé à plein rendement; par voie de conséquence, il n\u2019est pas possible de transiter des blocs importants d\u2019électricité sans faire des investissements additionnels sur le réseau.Hydro-Québec investit d\u2019ailleurs présentement 1,8 milliard sur le réseau de transport dans le cadre du projet hydroélectrique de la rivière Romaine.Pour transporter la production du Bas-Churchill à travers le Québçc sur plus de 1500 kilomètres vers les États-Unis ou l\u2019Qntario, des investissements de plusieurs milliards de dollars seraient requis sur le réseau de transport d\u2019électricité du Québec.C\u2019est la réponse qu\u2019Hydro-Qué-bec a donnée à la demande de transit de l\u2019entreprise terre-neuvienne promotrice du projet du Bas-Churchill, Nalcor.Ainsi, conformément aux tarifs et conditions de transport approuvés par la Régie de l\u2019énergie et aux pratiques des réseaux de transport à l\u2019échelle de l\u2019Amérique du Nord, ce serait à la cliente Nalcor de payer l\u2019investissement requis.Agir autrement reviendrait à faire assumer les coûts de plusieurs milliards de dollars par la clientèle du Québec.La Régie de l\u2019énergie a d\u2019ailleurs confirmé la justesse de cette interprétation le 10 mai 2010.Par ailleurs, les perspectives quant aux marchés accessibles pour l\u2019électricité coûteuse du Bas-Churchill ont finalement incité Nalcor et Terre-Neuve à opter pour une autre route, avec l\u2019aide financière du gouvernement fédéral.L\u2019électricité du Bas-Churchill sera aipsi livrée à Terre-Neuve et en Nouvelle-Écosse, oû des centrales thermiques seront fermées.Quant à votre allusion au contrat de 1969 et au prix auquel Hydro-Québec achète l\u2019électricité du Haut-Churchill, il convient de rappeler que ce prix a été négocié à la satisfaction des parties à l\u2019origine, et qu\u2019il couvrait une longue période contractuelle en contrepartie du fait qu\u2019Hydro-Québec assumait tous les risques de financement, de construction, de marchés et de variation des apports hydrauliques du Haut-Churchill à long terme. LE DEVOIR LE JEUDI DECEMBRE 2012 A 7 IDEES Guignolée ; la question à « 100 piastres » Tenir pour acquise la présence des services de dépannage alimentaire dans notre paysage social, c\u2019est avouer notre échec «Aujourd'hui, la télévision est venue nous voir Pour constater Vétat du désespoir Une couple de sans-abri à la veille de Noël Ça, c'est un beau sujet pour le show des nouvelles» \u2014 Passe-moé la puck, Les Colocs SYLVAIN PERREAULT Belœil lochettes, steppettes et vedettes.Cest la Guignolée des médias.Chaque année, le même malaise m\u2019envahit devant cette soudaine compassion pour les pauvres qui s\u2019empare des médias.Qu\u2019on me comprenne bien, je ne suis pas contre.La générosité est préférable à l\u2019avarice; la charité à l\u2019égoïsme.Et puis, la formule fonctionne.Depuis sa première édition en 2001, l\u2019événement a permis de récolter 2,7 millions et d\u2019aider 47000 personnes dans le besoin.Moisson Montréal, une des plus importantes banques alimentaires du Canada, vient de lancer un appel à l\u2019aide aux entreprises montréalaises, qui sont presque moitié moins nombreuses, cette année, à participer à la campagne de collecte de denrées.Plusieurs organismes offrant un service de dépannage alimentaire affirment que sans cette guignolée, ils devraient fermer leurs portes.Les besoins sont criants ! Clochettes, steppettes et vedettes.Ce qui m\u2019agace, c\u2019est de voir que la guignolée est devenue un business.De l\u2019aide à la sécurité alimentaire, les mentalités sont solidement enracinées dans le sol de la charité.Tout se passe comme si la faim ne sévissait que durant le temps des Fêtes.Comme si la faim disparaissait aussitôt que se taisait l\u2019imposante fanfare médiatique qui accompagne la grande procession caritative de décembre.Le reste de l\u2019année, c\u2019est sans tambour ni trompette que les organismes tentent de faire entendre leurs besoins.En 1988, la Commission d\u2019enquête sur les services de santé et les services sociaux (commission Rochon), qui avait été mandatée par le gouvernement pour étudier les objectifs, le fonctionnement, le financement et le développement du système de services de santé et de services sociaux, publiait son rapport.En voici un extrait: # V JACQUES NADEAU LE DEVOIR La Guignolée des médias a beau être utile et venir en aide à des milliers de personnes dans le besoin, tout se passe comme si la faim ne sévissait que durant le temps des Fêtes.«[.] la Commission réaffirme la nécessité fondamentale du ^sterne de santé et de services sociaux, à savoir l'amélioration de la santé et du bien-être.Elle identifie en outre deux conditions préalables: la recherche d'une plus grande équité sociale et le développement de l'équilibre social.» Tenir pour acquise la présence des services de dépannage alimentaire dans notre paysage social, c\u2019est avouer notre échec par rapport à ces deux objectifs que s\u2019était fixés le gouvernement lors de la commission.Primo : réduction des écarts entre les riches et les pauvres.Secundo : plus grande autonomie des individus.Et le déséquilibre entre les gens ne cesse d\u2019aller en s\u2019accentuant.Moisson Montréal, dans son bilan faim de l\u2019île de Montréal 2012 publié à la fin du mois d\u2019octobre, souligne que «le fait que la proportion d'enfants et de familles ayant besoin de soutien de la part de nos organismes partenaires continue d'augmenter confirme, une fois de plus, une tendance que nous observons depuis 2008».Les enfants de 0 à 17 ans représentant 40,9% des usagers de services d\u2019aide alimentaire d\u2019urgence (37,4% en 2011).Le spécialiste de la société québécoise, Fer- nand Dumont, a écrit dans son livre Raisons communes: «La pauvreté n'est pas toujours de longue durée, mais quand elle persiste, elle touche un nombre grandissant d'individus.Alors, elle devient un gène de vie où la maladie est plus fréquente, l'espérance de vie plus courte, l'alimentation plus déficiente.Ces faits sont bien connus.Ils montrent que la pauvreté n'est pas un phénomène à combattre par des mesures disparates; dans beaucoup de cas, elle se répercute dans tous les aspects de l'existence.» La question à «100 piastres»: après 11 ans, pourquoi cette mascarade médiatique est-elle toujours nécessaire?Les journalistes peuvent danser et chanter les vertus du don, mais ils ont aussi le devoir de dénoncer les inégalités économiques.De s\u2019interroger sur le rôle de l\u2019État dans sa volonté de réduire la fracture sociale.La guignolée ne devrait plus faire partie de nos célébrations rituelles.L\u2019empathie saisonnière est déculpabilisante?Il faut revoir notre façon d\u2019aborder la pauvreté.Donnons, bien sûr, mais réfléchissons aussi.Et pas seulement pendant le mois de décembre.Travaillons à resserrer le tissu social.Je préfère cette quête.La réplique > Gastronomie Les ignorants du végétarisme Il est plutôt anecdotique d\u2019écrire que se nourrir sans viande ou poisson est dénué de tout « intérêt gastronomique » MARJOLAINE JOLICŒUR Sainte-Rita, Bas-Saint-Laurent hilippe Mollé a raté sa sauce en écrivant Les oubliés du végétarisme.Étant végétarienne depuis plus de 40 ans (dont une vingtaine d\u2019années en tant que végétalienne), j\u2019ai assisté à l\u2019évolution plus que positive de ce mode d\u2019alimentation au Québec et ailleurs.Fait indéniable à souligner: on retrouve de plus en plus de végétariens/végétaliens, en particulier chez les jeunes, contredisant M.Mollé, qui affirme que le végétarisme n\u2019est «plus à la mode au Québec».Très anecdotique que d\u2019écrire que se nourrir sans viande ou poisson est dénué de tout «intérêt gastronomique ».On devrait plutôt se demander qu\u2019est-ce que la gastronomie au sens strict du terme pour M.Mollé?Faut-il que le repas soit préparé par un chef pour avoir l\u2019appellation de gastronomique?Éa gastronomie consiste-t-elle plutôt à se rappeler avec délectation un repas mémorable et parfait?Souvenirs gastronomiques Pour ma part, j\u2019ai dégusté, au cours des décennies passées, des repas gastronomiques vé-gés des plus divers.A Kaboul, je me souviens d\u2019un riz au safran, à Dubaï d\u2019une salade de fruits séchés pour déjeuner, et au Vatican d\u2019un potage végé tomates et légumes.En Inde, il existe des restaurants «pure vegetarian» où le pakora est croustillant, avec juste ce qu\u2019il faut de chou-fleur parfumé au cumin.Sur Air France, il est possible de savourer un repas végétalien de haut niveau, de la soupe au dessert.Ce sont les végétariens qui ont introduit en Amérique du Nord dans les années 70 le ta-mari, le miso, les germinations, le riz basmati et le tofu.Et ils savaient très bien concocter de délicieux menus avec ces ingrédients, autant à la maison que dans leurs restos végés.Flexi-rien du tout Lorsque le Commensal a ouvert ses portes il y a plus d\u2019une trentaine d\u2019années, on pouvait y goû- Le DÉCLENCHEUR Démodé, le végétarisme «Il semble que le végétarisme ne soit plus à la mode au Québec.Ainsi, la célèbre chaîne de restaurants Commensal vient d'effectuer un virage en incorporant à son menu des plats contenant de la viande.[.] C'est la preuve, après bien des années, que le style de végétarisme développé dans les restaurants avait besoin d'un vent de fraîcheur.» Philippe Mollé, Les oubliés du végétarisme, Le Devoir, le samedi décembre.ter de savoureuses préparations imaginées par la propriétaire du moment, Claude Langevin, et réalisées par le chef végétarien Germain Beaulieu, qui officie maintenant à Trois-Pistoles.Au fil des années, à force de vouloir aseptiser la nourriture en coupant dans le sel et le gras, la nourriture du Commensal est devenue banale en plus d\u2019être très chère.L\u2019idée tout à fait mercantile de nommer récemment le restaurant « flexitarien » ne veut justement rien dire.C\u2019est plutôt un restaurant omnivore, comme il en existe des centaines à Montréal.Comme ces restaurants japonais, marocains, libanais ou indiens où l\u2019on peut manger de la tempura aux légumes, du couscous aux pois chiches ou des falafels, mais à petit prix.Tous les quartiers chinois de la planète permettent aussi de découvrir du tofu, du faux poulet ou des crevettes à base de soya.Pas besoin d\u2019être bouddhiste pour apprécier le très végétarien «Buddha's delight» des restaurants chinois.Élevage intensif de poulets Le Commensal, malgré l\u2019affirmation farfelue de M.Mollé, n\u2019apporte pas un «vent de fraîcheur» en intégrant dans ses menus du poisson ou du poulet, mais plutôt un courant d\u2019air nauséabond pour beaucoup de végétariens ou végétaliens.Cette chaîne de restaurants ne peut.sans tromper sa clientèle, maintenant affirmer que ses repas sont «santé et respectent l'environnement».Pas lorsqu\u2019on sait que son poulet provient d\u2019un élevage intensif qui tue des milliers de poulets par semaine, ses œufs de poules en cages et qu\u2019on racle les fonds marins pour pêcher crevettes et poissons.Le «flexitarisme» n\u2019est pas une avancée, ni la naissance «d'un nouveau style de végétarisme».C\u2019est plutôt un recul pour la santé des humains, la souffrance des animaux et le gaspillage des ressources planétaires en eau potable et en céréales.Au lieu d\u2019être flexibles, ne soyons pas hypocrites.Réponse de Philippe Mollé Je comprends fort bien fintérêt qui vous motive et vos convictions à l\u2019égard des végétaliens ou végétariens.Moi-même ayant dans mon entourage très proche de purs et durs végétariens qui bannissent de leur pensée le fait même de parler autrement que légumes et associés.Voyageant encore beaucoup à travers le monde, j\u2019y découvre tant la cuisine de rues que j\u2019affectionne celle de restaurants étoilés ou de tous les jours pour petits budgets.Le fait pour ma part de parler de gastronomie s\u2019applique plus au sens large du terme dans le choix et l\u2019origine des légumes de petits producteurs, et surtout dans la façon dont ces légumes sont ensuite préparés.Soyez rassurée, je ne fais pas non plus f apologie du Commensal, qui pour des raisons peut-être de survie, a décidé de modifier le concept de base axé sur le végétarisme et qui a développé le nom de «flexitarisme».En fait, autant le riz, les légumineuses, les pâtes que les diverses céréales font, pour moi, partie de cette «gastronomie citée», que je considère hélas pour Montréal souvent meilleure à la maison que dans la plupart des restaurants qui portent le titre de restaurant végétarien, et qui usent abondamment de produits moyens, bien loin de ceux qu\u2019utilisent des professionnels de renom qui, depuis un certain temps, redécouvrent le bienfait et le goût des légumes d\u2019ici.Les voies du désir 1 * David Desjardins AU terme du soliloque qui traverse Terre des cons de Patrick Nicol, que j\u2019ai absorbé en un seul souffle ou presque, j\u2019étais encore obsédé par un petit bout de phrase au tout début.Non non, ce n\u2019est pas une critique négative.Ce monologue sur fond de printemps étudiant est d\u2019une efficacité si admirable que je m\u2019y suis vu comme on s\u2019observe dans un miroir, en y reconnaissant tous ses défauts, mais aussi ceux du décor.Pas seulement les rides naissantes, et ce bouton qui, comme un fantôme de l\u2019adolescence, revient hanter le coin d\u2019une lèvre.Mais aussi les murs qui se lézardent en arrière-plan, tout en haut, à cet endroit où le regard, occupé à la besogne quotidienne, se pose trop rarement.Nicol signe ici un pamphlet en même temps qu\u2019une fiction qui chiffonne les petites convictions auxquelles on s\u2019accroche quand tout fout le camp.Des refuges de certitude à l\u2019intérieur de soi qui sont autant de manières de s\u2019exclure de la lai- y.x deur, comme si nous ne pre- maniéré nions pas part aux choses, improbable Comme s\u2019il n\u2019y avait que soi, ^\t\u2019 sans le décor, ou alors l\u2019in- mes accès verse, mais jamais les deux ensemble.\tde nou*ceur A la deuxième page du /\t, texte, disais-je, il y a ce petit ^P^i*onnent bout de phrase qui m\u2019ob- Pespoû* sède: «Nous étions là, à la ^ fois fascinés et écœurés par le mouvement du monde et sa lourdeur, par l'avidité des gens et leur maladresse dans la poursuite du bonheur.» C\u2019est tout moi.Ma stupéfaction sans cesse renouvelée, mon amour des gens, ces gens que j\u2019ai en horreur en même temps.Une affection infectée par ma conviction qu\u2019ils se mettent le doigt dans l\u2019œil, jusque là.Et la culpabilité, alors, de les observer avec la distance de l\u2019entomologiste: Oh, regarde comme elles sont connes, les petites bêtes qui ramènent le poison dans la fourmilière.Le poison-télé à la maison.Le poison-radio dans l\u2019auto.Le poison-journal-jaune au bureau.Le poison-pub-débile partout.Regarde-les, les voyeurs, s\u2019agglutiner pour écouter ce que raconte la voisine de celle qu\u2019on soupçonne d\u2019avoir tué ses enfants.Observe-les aiguiser leurs crocs tandis qu\u2019on apprend qu\u2019un ministre n\u2019a pas payé son loyer, qu\u2019il a conduit sans permis.Regarde-les se trémousser au son des chansons de Noël interprétées par ces petits chanteurs qu\u2019on leur a dit d\u2019aimer.C\u2019est plus fort que moi.C\u2019est ce refuge que je me suis construit et vers lequel je peux battre en retraite lorsque le monde sombre dans la plus désolante niaiserie.Je m\u2019en dissocie au plus vite.Je dis : hon, check les abrutis.Mais une fois que c\u2019est fait, qu\u2019est-ce qui arrive?Pour le personnage de Nicol, c\u2019est une mort lente, c\u2019est une descente brutale, consternante.La constatation du monde ancien qui se meurt, comme dans le cinéma de Denys Arcand.Du Déclin à L'âge des ténèbres.Un film de vieux con, avait écrit Les Inrocks à propos du dernier.En suis-je déjà là?De manière improbable, mes accès de noirceur éperonnent l\u2019espoir.Parce qu\u2019il faudra se battre, parler ne suffira pas.Se battre ou se laisser mourir vivant.Mourir d\u2019accepter.Tout, en vrac.Tout, les bras ouverts.Le malheur qui nous attend au terme de notre maladroite poursuite du bonheur et le fatalisme avec lequel nous l\u2019acceptons.Je pourrais évidemment montrer du doigt ceux qui abusent de nous.Tous ceux qui profitent de ce que la liberté comme la démocratie sont solubles dans la Vente.Je pourrais ajouter, comme je le faisais la semaine dernière, que nous sommes tous coupables, et tous victimes.Mais je refuse de croire que la machine tourne toujours ainsi, à vide.Presque tous les rituels d\u2019initiation, si modeste qu\u2019en soit l\u2019objet, comportent le franchissement d\u2019un couloir obscur, écrit Julien Gracq dans Les eaux étroites.Il décrit le parcours sinueux d\u2019une rivière sur laquelle il navigue à bord d\u2019une barque, et qui comporte un moment ingrat, où l\u2019attention se détourne.Nous y sommes.Moment ingrat de notre histoire.L\u2019adolescence, avec sa prostration, son égocentrisme, sa maladresse et sa conception du temps qui vire à l\u2019obsession du présent.D\u2019où notre incapacité à ne pas jouir tout de suite, et tout le temps, et encore.Mais si ce n\u2019est qu\u2019une phase, rien n\u2019est perdu, tout est à venir.Faut commencer par l\u2019éducation de l\u2019ado.Je milite pour un peu plus de poésie, tiens.Ées seules voies à suivre se découvrent par le désir, a écrit Claude Gauvreau.Au fait, les poètes, ça distribue aussi les coups de pied au cul?UEQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Marie-Andree Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Belair-Cirmo (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec)¥'ah\\en 'De^\\\\s.e(societe), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Lisa-Mane Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amelie Daoust-Boisvert('5
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