Le devoir, 8 décembre 2012, Cahier E
[" Du théâtre pour toutes les régions, une utopie en construction Page e 3 JL Le leurre efficace de Milutin Gubash au Musée d\u2019art de Juliette Page e 6 CULTURE CAHIER E » LE DEVOIR, LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 DECEMBRE 2012 Un recueil, pas un cercueil! Le grand oeuvre \u201d de Michel Rivard «à ce jour».Dans la festive saison des coffrets, intégrales, éditions anniversaire et autres ra-paillages des grands de la chanson d\u2019ici et d\u2019ailleurs, tout n\u2019est pas définitive mise en boîte : il s\u2019agit simplement pour certains d\u2019emballer (joliment) ce qui a été fait pour mieux aller de l\u2019avant.Bel exemple.SYLVAIN CORMIER Cela se présente comme un livre un peu jauni.La tranche, au carton plutôt mince, a déjà les coins ronds (à l\u2019instar dp budget d\u2019édition, déduit-on).A l\u2019intérieur, ça se feuillette à peu près comme un livre, constitué par deux grosses sections brochées que séparent huit cartonnages avec les pochettes reproduites et les huit disques dedans.C\u2019est sans chichi et ça se veut ainsi : les textes des quatre premiers disques dans la «partie première», ceux des quatre suivants dans la «partie seconde», courte introduction de l\u2019auteur pour chaque disque.Plus un mot de présentation qui dit ce qu\u2019il dit: «Huit albums originaux en 31 ans, c\u2019est pas la fin du monde mais un maudit bon début.Les voici réunis sous un même toit.Écoutons-les ensemble puis relevons les manches et attaquons la suite.» Constat: Michel Rivard, en ses mots, sert la même mise en garde que Richard Séguin pour Ma demeure, son anthologie parue à la même enseigne (Spectra Musique) il y a quelques semaines: «[.] la chance de pouvoir me revirer de bord et regarder ce qui s\u2019en vient», insistait-il en ces pages.Chacun met les points sur les mêmes i : carrière pas finie.Important à préciser, faut-il croire.«Je ne veux pas d\u2019ambiguité, explique Rivard à son bout du fil.Toute ma génération, Ri- chard, Pierre Flynn, Daniel Lavoie, on passe le même cap [de la soixantaine], et quand t\u2019as cet âge-là et que tu fais quelque chose qui a saveur d\u2019anthologie ou d\u2019intégrale ou de chronologie ou whatever, il y a toujours l\u2019aspect: est-ce que ça veut dire qu\u2019on jette l\u2019éponge ?Non.C\u2019est mon travail en solo, en studio.à ce jour.C\u2019est clair.» Bien reçu, huit sur huit.Pour que l\u2019intention soit plus limpide encore, Rivard a privilégié le tel quel.Va pour le rematriçage, la mise à niveau numérique, mais c\u2019est tout.Pas d\u2019ajouts.Ni démos, ni prises alternatives.«Je vais te dire, /\u2019Anthology des Beatles, la prise 2 de telle toune et les inédites et tout et tout, fai écouté ça une fois.Je suis de l\u2019école Rubber Soul, la version britannique de l\u2019album : tout est là.Les versions telles que voulues au moment de l\u2019enregistrement.J\u2019en ai, toutes sortes d\u2019affaires pas sorties, des gros rubans, des p\u2019tites cassettes, des DAT, des shows pas officiels.J\u2019en ai, j\u2019en ai, j\u2019en ai! Je donnerai peut-être tout ça un jour en disant: quand je serai pu là, amusez-vous!» Pour Un air de famille, l\u2019intégrale de Beau Dommage parue en 2009, il y a un joli lot de raretés, du jamais entendu en masse.On comprend que ce n\u2019était pas nécessairement le choix de Michel Rivard.Démocratie oblige.Vote secret.«Je ne suis pas Neil Young, je ne suis pas archiviste de moi-même.J\u2019aime que les disques que fai faits soient disponibles dans le meilleur état possible, point à la ligne.Et f assume tout.» Richard Séguin, pour revenir à lui, abhorre la facture synthétique 1985 de son album Double vie: dans son anthologie, il a préféré des moutures en concert.«Je le comprends.Moi aussi, il y a des choses qui me font grincer maintenant.Des tounes sur De Longueuil à Berlin, des sons de synthés dans Un trou dans les nuages.Mais j\u2019ai le goût de dire aux gens qu\u2019en 1987, le son de clavier japonais ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR qu\u2019avait suggéré Marie Bernard, je l\u2019aimais.» Pareil pour pareil, n\u2019aurait-il pas aimé les ravoir en vinyles, ses vinyles ?« Ce serait pour le plaisir du vinyle, pas pour l\u2019aspect historique.C\u2019est pas comme le coffret des VOIR PAGE E 5 COFFRETS STEREO VINYL BOX SET 16 disques + un livre The Beatles Apple/EMI Les audiophiles ont comparé, les diamants ont triomphé : on s\u2019en doutait un peu, les disques des Beatles en vinyles, tels que le Grand Bougnat l\u2019a voulu dans le plan d\u2019origine de l\u2019univers, ravalent les compacts re-matricés (tant louangés en 2009 !) au rang du pis-aller pas lourd à déplacer.Vous savez ce qui vous reste à faire : oui, il vous faut le gros grand coffret de l\u2019intégrale stéréo des 33 tours à 349,49$, avec livre assorti.Notez qu\u2019une platine disque avec ou sans branchement USB est requise pour les jouer intégralement, face A d\u2019abord, face B ensuite (ou le contraire).Ça devrait vous durer l\u2019année, c\u2019est prévu: l\u2019intégrale des vinyles mono est déjà annoncée pour après la fin du monde, soit Noel 2013.N\u2019ayant pas reçu la chose en promo et la maison étant déjà lourdement taxée, je vous maudirai d\u2019envie, tout en chérissant l\u2019autre coffret de l\u2019année Beatles dont on m\u2019a gratifié : l\u2019édition super extra luxe de Magical Mystery Tour, la virée hallucinée de 1968, déclinée en DVD, Blu-ray, double 45 tours, livre, veau, vache, cochon, couvée.Roll up ! Sylvain Cormier METROPOLE Une scène tirée du film De rouille et d\u2019os, du réalisateur français Jacques Audiard, avec Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts.L\u2019amour au temps du désarroi Jacques Audiard signe une grande romance avec De rouille et d\u2019os, un film sur l\u2019abandon de soi ODILE TREMBLAY AU dernier Festival de Cannes, De rouille et d\u2019os, du Français Jacques Audiard \u2014 primé et acclamé pour Un prophète trois ans plus tôt \u2014, figurait parmi les films chouchous de bien des journalistes qui le pressentaient au palmarès.Mais boum ! Le jury ignora cette grande œuvre populaire.Ça ne l\u2019empêcha pas de faire recette en France et à travers l\u2019Europe.Ni même d\u2019atterrir en présélection aux Etats-Unis pour l\u2019Oscar du meilleur film en langue étrangère et pour celui de la meilleure actrice, Marion Cotillard.Celle-ci avait remporté la statuette quatre ans plus tôt en jouant Edith Piaf dans La vie en rose.L\u2019Hexagone retient son souffle avant l\u2019annonce des sélections le 10 janvier prochain.Au Festival de Toronto, Audiard expliquait le silence du jury cannois par la malédiction des films du milieu.Ces œuvres en précaire équilibre entre les films pointus et les productions commerciales ne récoltent pas toujours leur dû.Jacques Audiard, un des cinéastes les plus en vue du cinéma français, a d\u2019autres cartes dans son jeu.Et son film suit sa route sur la planète cinéphile.«Après l\u2019univers d\u2019hommes ^/Un prophète, j\u2019ai eu envie d\u2019un personnage féminin fort et d\u2019une histoire d\u2019amour, explique-t-il.Voire d\u2019un mélodrame, avec les dangers propres au genre.» Des questions le taraudaient: «Qu\u2019est-ce que le mélodrame contemporain et qui en seraient les héros?» Audiard n\u2019avait pas tourné d\u2019histoire d\u2019amour depuis Sur mes lèvres en 2001 ; là aussi une romance atypique.«Mon film porte sur l\u2019abandon de soi, poursuit-il.Le grand défi contemporain consiste à pouvoir encore ou pas s\u2019abandonner.On s\u2019est demandé aussi où s\u2019en allait le discours amoureux de madame La Fayette, là où le verbe est absent.D\u2019un côté, on a une espèce de princesse arrogante qui n\u2019abandonne rien (Stéphanie, le personnage de Marion Cotillard, dompteuse d\u2019épaulards au parc aquatique d\u2019Antibes) ; de l\u2019autre.Ali, un type paumé et marginal [Matthias Schoenaerts] privé de mots.Les gens sans mots peuvent éprouver des sentiments, mais les expriment différemment.On voulait mettre en scène deux personnages qui ne sont pas faits pour s\u2019aimer.» Conte moderne De rouille et d\u2019os raconte comment la jeune héroïne tombe de son socle après un accident qui la prive de ses deux jambes, et comment le seul qui l\u2019acceptera sera cet homme dont elle avait usé négligemment du temps de sa gloire et qui peine lui-même à aimer son propre fils.Tourné en Cinémascospe, en partie sur la Côte d\u2019Azur, De rouille et d\u2019os se veut un conte moderne.«Le film traite de résilience, ajoute le scénariste Thomas Bidegain.Les deux personnages manifestent un courage fou pour s\u2019extraire de leurs conditions: elle, de son handicap physique; lui, de son sort de prolétaire.Ali, personnage mutique, est un corps en mouvement.Stéphanie, sans son accident, n\u2019aurait rien cédé.» Marion Cotillard a tourné la seconde partie du film après l\u2019accident sans cacher ses jambes en collants verts, qui furent escamotées plus tard grâce aux bons soins du numérique.«Sur le plateau, on ne s\u2019est jamais sentis investis là-dedans, dit-elle.Le résultat, si crédible à l\u2019écran, demeure un mystère pour moi.» L\u2019actrice française, lancée aussi sur la scène internationale, VOIR PAGE E 7 AUDIARD E 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 DECEMBRE 2012 CULTURE Mirages de Marrakech Odile Tremblay à Marrakech Je suis allée manger au fameux hôtel La Mamounia avec Marie-Josée Croze.L\u2019actrice québécoise est logée là-bas avec les autres membres du jury et les invités de marque du Festival international du film de Marrakech.Chic Mamounia, au passé mythique.Hitchcock l\u2019a filmé (de même que la place Jemaa el-Fna) dans L\u2019homme qui en savait trop, version de 1956, que les amants de Marrakech revoient avant de revenir au pied de l\u2019Atlas, en trouvant que la ville a changé.Le maître du suspense posait ses valises dans cet hôtel-là.Churchill y tenait ses quartiers d\u2019hiver.Le palace a vu défiler depuis près d\u2019un siècle le gotha planétaire, de Welles à Chaplin en passant par Dietrich, Colette, Coco Chanel, Maurice Ravel, Béla Bartôk, les bonzes de l\u2019art et de la politique.L\u2019hôtel, qui allie Art déco et architecture traditionnelle marocaine, érigé dans une ancienne oasis, possède le plus beau jardin de la ville.A 5 h du matin, le président du jury, John Boorman, se baigne dans sa piscine extérieure.Ça épate Marie-Josée Croze.Il fait si froid à Marrakech cette année.Elle dit: «Oui, c\u2019est le Maroc de l\u2019opulence, mais il y en a d\u2019autres.Faut voir, dans les villages de l\u2019Atlas, la pauvreté.» Dior commandite le festival.D\u2019où la magnifique robe blanche de Marie-Josée à la soirée d\u2019ouverture de cette 12'\" édition du rendez-vous.On vend du rêve exotique ici.Elle bosse, l\u2019actrice québécoise, dans son jury de la compétition officielle, mais dans des conditions idéales.«On voit deux films par jour, avec des réunions serrées, des soirées officielles.» Ce festival-là, qui attire les grands cinéastes, un jury de haut niveau, les stars et les paparaz- zis, doit encore se tailler une place sur l\u2019échiquier des rendez-vous de films avec sa compétition.Ce volet prend du mieux chaque année, mais il n\u2019est pas encore au sommet de sa forme.Rien de déshonorant, quand même.Marie-Josée aime être émue et étonnée au cinéma, traque le ton juste, les moments de vérité et défendra ses coups de cœur.«Dans le jury du Festival d\u2019Agoulême, on avait primé Catimini de la Québécoise Nathalie Saint-Pierre, un film fantastique qui ne trichait jamais.Les petits festivals, ça sert à identifier des perles qui se perdraient ailleurs.» Le Maroc n\u2019est pas une légende pour elle.Faut toujours se méfier des légendes, même (surtout) sous les envoûtements de la Mamounia.L\u2019actrice, grande lectrice, admire Proust et Stendhal et pose un regard en biais sur les gens et les lieux.Marie-Josée a tourné au Maroc à Ouarza-zate et à Essaouira aux côtés de Roschdy Zem dans le film de David Marconi Intersections, qui sortira en France fin janvier.Il s\u2019agit d\u2019une histoire de survivants d\u2019un accident de car dans le Sahara, sur fond de mensonges et de trahisons.«Je joue une femme mystérieuse, ex-junkie qui magouille.» On rit.Ce type de personnage lui colle à la peau.Elle enchaîne les rôles, Marie-Josée, comme celui de la duchesse de Sanseverina dans La chartreuse de Parme d\u2019après Stendhal, sous la direction de Cinzia TH Torrini, tourné en Italie, bientôt sur les écrans de Paris durant le temps des Fêtes.En février, celle qui avait remporté le prix d\u2019interprétation à Cannes pour son rôle dans Les invasions barbares sera de la distribution du prochain film de Denys Arcand: Deux nuits/Two Nights.«J\u2019aime le scénario, dit-elle.C\u2019est un film intimiste, qui aborde la vie de couple, la fidélité en amour.» Réussir à Paris comme actrice \u2014 vrai cadeau du ciel \u2014 est une chose, revenir travailler au Québec, une autre.Elle revoit alors ses vieux amis, se replonge dans le bain, mais Marie-Josée Croze se sent internationaliste, avec des La lare e#+ k ! DE MARIONNEÏÏES AU MAISON THÉÂTRE POUR LES JEUNES DETOUSÂGES 4A8ANS m LALUHEESTÀMOI! recevez RENAUD-BEAY Dès le 12 novembre.Quantité limitée.COMMANDH'AIRE DE SAISON ?I BANQUE LAURENTIENNE Renaud-Bray 5li 7211 LES FILMS DU NOUVEAU MONDE Au Maroc, l\u2019aide aux plus miséreux vient souvent des mouvements intégristes, comme dans le film Les chevaux de Dieu, en compétition au festival.amis partout, une planète à explorer.Ceux qui lui reprochent son accent français sont bien étroits d\u2019esprit.Elle joue surtout en France et vit là-bas.Les acteurs sont des camçléons.Quoi d\u2019autre?Un accent, ça se rattrape.A mes côtés, le sien flotte, se dissout, refait surface.Nul ne perd ses origines pour si peu.Allons donc ! Essaimons partout: à New York, à Paris.Faut pas voir petit.«J\u2019ai un autre projet de film encore vague au Maroc, dans l\u2019Atlas.» Cet Atlas qui ne respire pas le même air que La Mamounia.Plus haut dans ses montagnes, plus pur, et sans opulence du tout.Ça lui tente.Marie-Josée sent le pays par intuition.L\u2019unique façon de saisir quoi que ce soit.Au fait, elle est très bien, cette fille.Il y a tellement de disparités ici : la richesse des palais, la pauvreté des gueux.On parle avec les Marocains.Ils précisent que les réformes royales dans la foulée du printemps arabe, avec le nouveau Parlement, n\u2019ont rien changé du tout.Mais le mot « sécurité » est sur toutes les lèvres.«Malgré des attentats, dont un à Marrakech il y a un an et demi, on enregistre moins de troubles qu\u2019ailleurs au Moyen-Orient», me disent-ils.La révolution n\u2019est pas pour demain ici.Plusieurs pensent que, sans le roi, le pays serait livré au chaos.Mohammed VI a encore l\u2019appui de son peuple, mais la montée de l\u2019intégrisme est palpable, s\u2019infiltrant à travers les haillons de la pauvreté.Laide aux plus miséreux vient souvent des mouvements intégristes, qui leur tendent la main.Comme dans le dernier fdm du Marocain Nabil Ayouch, Les chevaux de Dieu, en compétition au festival, dans lequel des garçons sans avenir reçoivent le soutien de fondamentalistes qui les transforment en kamikazes.La pauvreté, elle est partout.L\u2019autre jour, je suis allée me promener avec un ami marocain.Il est né à Marrakech, vit à Rabat, mais vient toujours saluer son ami Mustapha dans le plus vieux souk de la médina, celui des ferronniers.Mustapha paraît âgé, usé plutôt dans sa forge à même la terre battue, au plafond percé, qui prend la pluie.Il pleut rarement à Marrakech, remarquez, exception faite de cette année pour les premiers jours du festival.Un vrai déluge.Alors, des pattes de chaise ont rouillé sous le trou d\u2019aération affaissé de sa forge aux allures médiévales.Mustapha fait des lampes, des miroirs, des lanternes, des tout ce qu\u2019on voudra, avec du fer forgé qu\u2019il courbe du marteau sur sa petite enclume.Il me fabrique un porte-clés, mais sans accepter le moindre dirham pour une grosse clé apparemment magique que je reluque sur son clou.«Cadeau de la maison.Les amis de mes amis.» Il est pauvre comme Job.Ça fait mal d\u2019accepter.Tout fier qu\u2019il est, Mustapha, de me montrer le certificat ^fiché au mur.C\u2019est écrit: «Maître artiste et artisan».Il a appris de son père qui tirait ses enseignements du sien.Lui-même enseigne aux jeunes.Car plusieurs enfants travaillent au Maroc, courbés dans les souks, teignant, forgeant.Il dit: «C\u2019est dur d\u2019obtenir les certificats de travail.» Je n\u2019ose lui demander de quoi il parle.Cet antre des temps révolus, qu\u2019on rougit de trouver pittoresque, où il travaille depuis toujours, se bat-il chaque année pour le garder?Mon ami trouve que je déraille: «Mustapha a un métier, une maison.Ce n\u2019est pas ça, la misère.Va voir dans les villages isolés de l\u2019Atlas.Certains n\u2019ont rien.Pas de travail, la faim.» Je sais.J\u2019y suis allée.otremblay@ledevoir.com Notre journaliste séjourne au Maroc à l\u2019invitation du Festival international du film de Marrakech PARUTION: le 7 janvier 2013 LANCEMENT : le 9 janvier à 17 h 30 à la Licorne Chaque jour, des créateurs et des spectateurs de théâtre osent franchir le mur des langues.À quand la chute de celui-ci ?Au sommaire : Denis Bernard, Mélanie Demers, Christian Lapointe, Jan Lauwers Harry Standjofski, Guillaume Tremblay, les 7 doigts de la main, Eugenio Barba, Johanna Nutter.1 an/4 numéros = 25$ taxes incluses UNE ÉCONOMIE DE 50% ! CANADA seulement.Abonnez-vous ou offrez un abonnement AVANT le 31 décembre 2012.Pour information : 514-875-2549 ?\tje M\u2019ABONNE ou ?\tJ\u2019OFFRE* UN ABONNEMENT À ; NOM ADRESSE VILLE TELEPHONE \u2018INDIQUEZ VOTRE NOM ET TEL ranc CODE POSTAL COURRIEL MONTANT TOTAL\t$ PAYÉ PAR ?VISA ?MASTERCARD n» de carte EXPIRATION\tSIGNATURE ?CHÈQUE à l\u2019ordre de la SODEP (JEU Revue de théâtre) EAiRE PARVENIR À SODEP, C.P.160, succ.Place d\u2019Armes, Montréal (Qc) H2Y 3E9 514-397-8670 www.sodep.qc.ca Voici ce que vous avez raté, en novembre, au Centre Phi.\t\t # Le spectacle et le lancement\t#\tLe fameux film WAKE IN FRIGHT\t\u2022\tHexaOUT une série de l'album l'instant aimé\tde Ted Kotcheff, et l'entretien qui\tde conférences en collaboration deJORANE\ta suivi avec le réalisateur de 81 ans\tavec Hexagram/CIAM # Le spectacle de\t#\tLe film SLIVER LININGS PLAYBOOK\t\u2022\tAMENTIA GIZMO et CASEY BENJAMIN\tavec Bradley Cooper\tune installation interactive dans le cadre la Série NY(3>Phi\tet Robert De Niro\tde Jean-François Mayrand Pour passer un joyeux mois de\tdécembre.\t rendez-vous sur centre-phi.com\t\t \tpry.Centre Phi \u2014407, rue Saint-Pierre (angle Saint-Paul), Vieux-Montréal \u2014centre-phi.com\t1 TOUS LES LIEUX DE L'ART\t LE DEVOIR, LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 DECEMBRE 2012 E 3 CULTURE«THEATRE n NICOLA FRANK VACHON ET MATHIEU GIRARD Detix productions qui ont fait leur chemin sur les routes du Québec: Les trois exils de Christian E, de Christian Essiambre, et II (Deux), de Mansel Robinson.Pour ou contre la décentralisation à la française ?Les politiques culturelles françaises font souvent l\u2019envie des artistes québécois.Pour contrer les problèmes de sous-financement du réseau de diffusion, doit-on s\u2019inspirer de nos cousins et modifier nos façons de faire ?Y a-t-il un meilleur modèle que le nôtre ?Dès les années 1950, la France a opté pour une approche décentralisée de la création théâtrale.Le concept dépasse la question de la diffusion mais y est indéniablement relié : en France, non seulement les oeuvres circulent, mais plusieurs théâtres nationaux sont installés en province et attirent en Bretagne ou en Provence des créateurs de renom, dont la pratique s\u2019inscrit dans la culture régionale tout en sillonnant les routes de l\u2019ensemble du pays.Au Québec, comme l\u2019ont souligné lors du dernier Congrès du CQT plusieurs artistes oeuvrant en région, des lieux de diffusion existent dans plusieurs régions et pourraient facilement, avec un meilleur soutien de l\u2019État, être transformés en lieux de création pour devenir des pôles théâtraux d\u2019envergure (certains le sont déjà, comme le Théâtre de la Rubrique, au Saguenay).Pour ce faire, il faudrait une redistribution des fonds publics (de la diffusion vers la création) et un changement de paradigme \u2014 on a tendance à considérer qu\u2019hors de Montréal, point de salut.Qui sait quel public se développerait dans un système décentralisé?Tant à faire L\u2019exemple de l\u2019Allemagne, très similaire, a également prouvé les bienfaits d\u2019une telle approche sur la vitalité de la création.Mais il y a tant à faire avant d\u2019arriver à un tel modèle que nombre de gens de théâtre ont cessé d\u2019y croire.Sans compter que, comme le précise Manon Morin, notre culture théâtrale et le fonctionnement de nos organismes de financement, qui ont toujours valorisé une certaine rentabilité du travail artistique, ne vont pas se transformer du jour au lendemain.«En Amérique du Nord, les façons de faire sont différentes de celles en Europe.Mais notre modèle n\u2019est pas si mauvais que ça.C\u2019est déjà mieux qu\u2019avant, à l\u2019époque où tous les projets de diffixsion étaient financés à la pièce.Maintenant que des réseaux sont installés et qu\u2019ils ont été construits dans une vision à long terme, il faut simplement les fortifier.Bref, il faut travailler à partir de ce qui est déjà en place.» Voyager plus pour circuler mieux L\u2019offre théâtrale en région a plus que sextuplé en une quinzaine d\u2019années, mais elle demeure une utopie à poursuivre, clament producteurs et diffuseurs En 1996, seulement huit créations théâtrales québécoises ont fait une tournée hors des grands centres.Seize ans plus tard, une cinquantaine de pièces se promènent sur l\u2019ensemble du territoire.Mais c\u2019est loin d\u2019être suffisant, pense une bonne partie du milieu.Regard sur la question de la circulation du théâtre, alors que l\u2019organisme Les Voyagements célèbre son quinzième anniversaire.PHILIPPE COUTURE ela va de mieux en mieux.C\u2019est le message qu\u2019a c J lancé ces derniers rin, directrice des Voyagements, emportée avec raison par l\u2019enthousiasme en constatant le travail accompli depuis 1997 par son organisme.Jadis, seuls les diffuseurs spécialisés en théâtre \u2014 et on n\u2019en trouve pas dans toutes les régions \u2014 programmaient des pièces montréalaises ou des créations de la capitale.Aujourd\u2019hui, certains diffuseurs pluridisciplinaires se font un plaisir d\u2019accueillir des artistes de théâtre de tous genres et les spectateurs sont au rendez-vous.Certains établissements montréalais, comme le TNM, Duceppe ou La Licorne, ont également développé un vaste réseau de tournées pour leurs productions.D\u2019autres réseaux, comme RIDEAU, le RQSEQ ou Accès Culture (dans la région de Montréal), s\u2019occupent de favoriser la circulation des oeuvres.Mais il reste beau-çoup de travail à accomplir.Énormément.Sauf peut-être dans le réseau du théâtre jeunes publics, qui fait face à des défis de diffusion d\u2019une autre nature (lesquels ne seront pa§ abordés ici).A commencer par l\u2019élargissement du réseau.Bien souvent, les spectacles circulent seulement dans la périphérie de Montréal.Et, malgré un intérêt des diffuseurs pour la création, l\u2019observateur le moindrement éclairé constate vite que sont privilégiés les spectacles à potentiel commercial.Depuis deux ans, le théâtre musical Belles-sœurs ne cesse de se promener, et les productions généralement plus consensuelles et conventionnelles du TNM et de la compagnie Jean-Duceppe sont plus facilement «exportables» hors de Montréal.Manon Morin, qui invite chaque année les diffuseurs à sortir des sentiers battus en accueillant de jeunes compagnies et des spectacles plus modestes, comme Isabelle, de Fabien Dupuis, ou Les trois exils de Christian E, de Christian Essiambre, constate que «c\u2019est encore risqué de faire venir du théâtre en région.Il faut toujours multiplier les moyens promotionnels pour attirer le public, qui n\u2019est pas gagné d\u2019avance, et qu\u2019il convient souvent d\u2019accompagner par une médiation culturelle adéquate.Pour ça, il faut de l\u2019argent.Et on n\u2019en a pas».Le Conseil québécois du théâtre (CQT) n\u2019arrête pas de le répéter depuis quelques années et a fourni sur le sujet une documentation abondante.Son constat?Le gouvernement québécois n\u2019a jamais vraiment mis à exécution sa politique de diffusion des arts de la scène de 1996, intitulée Remettre l\u2019art au monde, et qui promettait de donner aux diffuseurs et aux producteurs les moyens d\u2019atteindre leurs objectifs.Médiation culturelle Les conclusions des États généraux du théâtre en 2007 sont d\u2019ailleurs toujours valides : le réseau des salles dévolues en tout ou en partie au théâtre est incomplet, le financement provincial et fédéral dévolu à la circulation des spectacles est insuffisant (l\u2019enveloppe du CALQ aurait baissé de près de 30% entre 2002 et aujourd\u2019hui) et les objectifs de démocratisation de la culture de la politique culturelle québécoise ne pourront jamais être atteints si des enveloppes substantielles ne sont pas attribuées aux diffuseurs régionaux qui voudraient mettre en place des stratégies de médiation culturelle.Louis Morin, directeur général et artistique du Centre des arts de Baie-Comeau, confie qu\u2019il ne peut pas complètement faire fi des considérations commerciales dans son travail de programmation.Il n\u2019est toutefois pas prêt à dire que la situation est alarmante.Éui qui était jusqu\u2019à tout récemment directeur de la salle de spectacles régionale Desjardins, à New Richmond, précise que l\u2019an dernier pas moins de 76 propositions théâtrales ont sillonné l\u2019est du Québec.« Ce n\u2019est pas si mal, dit-il.Mais les assistances sont les mêmes qu\u2019il y a vingt ans.Quand je programme, par exemple, le spectacle II (Deux), de Mansel Robinson, qui traite d\u2019un sujet explosif et qui ne met pas en scène des comédiens très connus du grand public, le succès n\u2019est pas assuré.Le vedettariat est un problème réel: je sais pertinemment que mon public est attiré par les vedettes sur l\u2019affiche.J\u2019ai affaire à un public qui n\u2019a pas l\u2019habitude de fréquenter le théâtre assidûment.J\u2019use alors d\u2019une stratégie de promotion différente.» Or le théâtre coûte cher à {,{,Le vedettariat est un problème réel : je sais que mon public est attiré par les vedettes sur l\u2019affiche yy Louis Morin, Centre des arts de Baie-Comeau faire circuler, et il est bien rare qu\u2019une tournée soit rentable.Pour éviter que la diffusion soit totalement assujettie aux lois du marché, et qu\u2019ainsi soit réduite à néant la circulation des spectacles les plus avant-gar-distes et les moins commercialisables, il faut accompagner le spectateur dans sa découverte des oeuvres.Les membres du CQT croient à l\u2019approche de médiation culturelle, le meilleur outil, à leurs yeux, pour «sensibiliser, fidéliser et éduquer les publics adultes appelés à s\u2019intéresser à l\u2019art théâtral».Et ça fonctionne vraiment?«Indéniablement, croit Manon Morin.Aux Voyagements, on organise des rencontres autour de la création, avec une intervenante culturelle qui fait un important travail de transmission de connaissances.Depuis qu\u2019elle est avec nous, on voit très concrètement la différence, notamment dans les questions posées par le public aux créateurs pendant les discussions, qui témoignent d\u2019une bien meilleure connaissance du théâtre.» La médiation culturelle, que le gouvernement québécois veut favoriser depuis les années 90, n\u2019est toutefois pas bien rémunérée.Encore une fois, les fonds publics manquent à l\u2019appel.Sempiternel retour à zéro.Collaborateur Le Devoir TANGENTE Laboratoire de mouvemants contemporains SRISOM DE DRNSE COilTEMPORRIilE 2012-2013 La plus authentique troupe de flamenco de retour a Montreal! O SOLEDAD BARRIO ^NOCHE FLAMENCA « Soledad Barno est explosive et pleine de passion à l'etat brut.Julie Bloom NEW YORK TIMES MERCRED116 & JEUD117 JANVIER 2013 20h30 du Crut 5240 ave.du Parc (coin Fairmount) A offrir en cadeau pour Noël iiionunientiational billetterie centrale 514-871-2224 Régulier 20$// Etudiant 16$ INFOS & BILLETTERIE: ADMISSION 1-855-790-1245 www.admission.com CABARET DU MILE END 514-563-1395 H\twww.lemileend.org WWW.FESTIVALNUITSDAFRIQUE.COM spRoouaiaw I NWTSimniQUEJ 1 X IkiipectacliS'mml\u2019année^ Le DEVOIR Patrirroine Canadian Canadian Harltaga 13,1A,15DECEMBREJ9H30 16DÉCEMBREJ6H STUDIO HYDRO-DUÉBEC DU MDHUMEnT-HDTIDHPL DANSES BUISSONNIÈRES CLASSE 2012 ALLIAGE COMPOSITE ÉLISE BERGERON ET PHILIPPE POIRIER ROND POINT ROSIE CONTANT ET FRÉDÉRIC WIPER CYCLE KIMBERLEY DE JONC CAKE AUDREY ROCHETTE l'M FAKING IT ADAM KINNER 2._.ANNIE GAGNON (QUÉBEC) Une collaboration avec La Rotonde qui rend possible un échange artistique entre Montréai et Québec tangente.qc.ca |[Tatiggn't^ (^ediKSfibtrl^ DefongeKlmDelong//rm/o E 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 DECEMBRE 2012 CULTURE.ME DI A S Candeur et pertinence France Beaudoin produit et dirige Dis-moi tout, le grand plateau des petits à TQ STEPHANE BAILLARGEON Les enfants du primaire qui remplissent le studio se lèvent les uns après les autres pour poser au chanteur Martin Deschamps leurs questions, tantôt naiVes, tantôt profondes.«Es-tu parent avec Yvon Deschamps?» «Comment as-tu appris à marcher?» «Es-tu obligé d\u2019acheter deux souliers puisque tu n\u2019as qu\u2019un pied?» Chaque fois, le très sympathique musicien handicapé répond du tac au tac, sans pudeur ni tabou, le plus souvent avec humour.Il explique qu\u2019il adore le symbole de paix sur ses béquilles, un signe qu\u2019il peut d\u2019ailleurs facilement reproduire avec ses deux seuls doigts.Et il joint le geste à l\u2019explication.Un jeune lui dit: «Ne sois pas gêné: est-ce que t\u2019avais des problèmes à te trouver une blonde ?» Le chanteur répond qu\u2019il n\u2019a jamais eu de problèmes à se faire des copines et qu\u2019il n\u2019a «pas assez de doigts pour les compter».Sa fille Lou se joint aux échanges, chante avec son papa, et le bonheur communicatif repart pour quelques tours : «As-tu eu de la difficulté à la prendre dans tes bras quand elle était bébé ?» « Comment tu fais pour attraper la monnaie dans ta poche ?» Martin Deschamps participe à la deuxième mouture de la bien nommée émission Dis-moi tout.L\u2019astronaute Julie Payette brise la glace et, là encore, les questions cassent le moule.«As-tu déjà frappé une étoile?» «Comment tu retrouves ton chemin ?» «Il y a quoi au bout du monde ?» «Les questions oscillent entre candeur et pertinence», résume Lrance Beaudoin, rencontrée au visionnement de presse plus tôt cette semaine.«Notre mandat, c\u2019est de produire une émission jeunesse.LA VEILLÉE présente TELE-QUEBEC Dis-moi tout fait penser à une rencontre de classe entre une personnalité et des enfants allumés.Mais nous souhaitons évidemment que le public s\u2019élargisse pour inclure toute la famille.» M™*' Beaudoin produit cette nouvelle émission qui sera en ondes à Télé-Québec les mercredis soir, à compter du 9 janvier.La première saison invitera aussi le conteur Lred Pel-lerin, le magicien Luc Lange-vin, l\u2019animateur Boucar Diouf, la journaliste Sophie Thibault, le plongeur Alexandre Despa-tie.Un enfant ose évidemment lui demander s\u2019il a déjà pissé dans l\u2019eau d\u2019une piscine.L\u2019animatrice chevronnée mène le grand plateau des petits.En fait, non: elle accompagne les enfants, qui sont aux commandes à toutes les fonctions, devant et derrière la caméra: ils manipulent les perches, bougent les caméras, dirigent la régie.Ils s\u2019en trouvent même pour accompagner M\u201c® Beaudoin à la coanimation.Partenaire de production QUÉBEC -./gts- A -U\tAVEC\t'V: Paul AHMARANI, Denis GRAVEREAUX et Danielle PROULX Concepteurs Vladimir KOVALCHUK et Nikita U « Greaorv HIady invite à une vaise fantomatique et diabiement bien orche%ée[.drnenéepartroisacteumchansmatiQu^^^^^^ ieçon de théâtre revigorante, ode à un imaginaire foisonnant.« Danieiie Prouix qui est étonnante et différente [.] Denis Gravereaux qui est puissant [.] L'incroyabiement taientueux performance encore [.] une experience a vivre.» radio-canada « ia proposition nous fait pionger dans une iogique de t'imagmaire, du rêve voire de i'absurdité.[.] PauiAhmarani s'en donne a coeur joie.[.] Danieiie Prouix et Denis Gravereaux piongent aussi avec un dans cet univers rempii de mystères et de zones sombres.» la presse «.exercice de styie qui fait appei à des zones rarement notre sensibiiité.» THEATRE BROSPERa 1371, RUE ONTARIO EST BILLEHERIE 514.526.6582 \" WWW.THEATREPROSPERO.COM ' RÉSEAU ADMISSION 1855.790.1245 Québec! O LE DEVOIR La première fille à prendre les rênes, la jeune Alice Valentin, s\u2019avère d\u2019un rare naturel et d\u2019un enthousiasme débordant.En même temps.Dis-moi tout n\u2019a rien des traditionnelles émissions pour enfants sur-doués exposés un peu comme des chiens savants.On connaît bien ce modèle concentré dans La classe de cinquième ou L\u2019école des fans.Dis-moi tout fait plutôt penser à une vraie de vraie rencontre de classe entre une personnalité et des enfants allumés et biens préparés.L\u2019animatrice-productrice a d\u2019ailleurs eu l\u2019idée de cette émission originale, au plaisir contagieux, après avoir entendu son beau-fils raconter une rencontre de sa classe avec le général Roméo Dallaire.Les cadeaux de TQ « C\u2019est différent et c\u2019est exactement ce que j\u2019essaie de faire à TQ», résume Dominique Cha-loult, directrice des programmes et des nouveaux médias de la chaîne, qui a eu la bonne idée d\u2019intégrer cette nouvelle proposition.Le diffuseur public continue ainsi sa longue tradition de soins télévisuels apportés aux enfants, celle-là même que Radio-Canada souhaite modifier en transférant certaines de ses émissions jeunesse sur le Web, selon les souhaits exprimés le mois dernier devant le Conseil de radiodiffusion et de télécommunication canadiennes.La fidélité de TQ à ses racines pédagogiques et divertissantes pour toute la famille se concentre dans la série Ciné-Cadeau, qui fête son 30*\" anniversaire cette année.La diffusion de classiques (Astérix, Tintin, Lucky Luke.), de nouveaux films d\u2019animation {Eourmiz, Gang de requins.Le géant de fer.Poulets en fuite, Sinbad.), de primeurs (fJîle de Black Mor, Les crocodiles.) et de reprises de qualité (Bach et Bottine, La guerre des tuques.L\u2019étrange histoire de Benjamin Button, Le fabuleux destin d\u2019Amélie Poulin.) reprend le 15 décembre et se poursuit jusqu\u2019au 6 janvier.Dis-moi tout prendra donc la relève trois jours plus tard.La production de l\u2019émission a encore prouvé l\u2019efficacité de la formule en demandant à une des classes de poser des questions aux journalistes.Ce qui a encore donné des audaces candides et pourtant pertinentes: «Est-ce que les journalistes écrivent dans le journal et le passent le matin ?» «Est-ce qu\u2019ils se déguisent pour des enquêtes?» «Ont-ils un chien comme Mïlou?» «Est-ce qu\u2019il faut être vieux?» «Est-ce que Hugo Dumas c\u2019est un chanteur, parce que ma mère, elle écoute son disque pis elle le trouve bien cute?» «Les journalistes doivent-ils porter une cravate?» «Peuvent-ils aller travailler en pyjama ?» «Perdent-ils des points quand ils font une faute d\u2019orthographe?» «Des fois, font-ils semblant d\u2019écrire alors qu\u2019ils jouent à l\u2019ordi?» «Quand on allume un feu de camp avec du journal, est-ce que ça leur fait de la peine ?» Le Devoir Salle de concert Bourgie du MBAM 514 285 2000 option 4 %, H - : I ¦' ¦' 'ir\t¦¦\t' ^ r J' À l'approche de la Nativité Dimanche 16 décembre à 15 h Conférence en français à 14 h Soprano, Suzie LeBlanc Violon, Adrian Butterfield Conférencier, Gilles Cantagrel Orgue et direction, Geneviève Soly L'ensemble des Idées heureuses www.ideesheureuses.ca DANSE Harold Rhéaume plonge dans le flux humain FREDERIQUE DOYON Il y a de ces sauts qui donnent un petit vertige, même au plus féru des danseurs \u2014 chorégraphe de surcroît.Harold Rhéaume, qui mène la danse à Québec, passe des petites scènes plus marginales au plateau du Grand Théâtre avec sa nouvelle création Eluide.«J\u2019en rêvais à chaque présentation de mes spectacles», confie-t-il au Devoir.Pour ce grand saut, il crée une pièce pour sept danseurs (Marilou Castonguay, Alan Lake, Brice Noeser, Alexandre Parenteau, Esther Rousseau-Morin, Georges-Nicolas Tremblay, Arielle Warnke St-Pierre) qui porte sur les relations humaines, dans le prolongement de NU.«C\u2019est ma quête profonde», dit-il.Chez Harold Rhéaume, on sent souvent la fragilité et le grand besoin de tendresse des humains.Ici, le grand groupe permet aussi de jouer sur les rapports entre individu et collectivité.«Je voulais des façons originales d\u2019aborder le groupe, mais en déconstruisant l\u2019espace, au lieu d\u2019arriver avec des sections à l\u2019unisson », explique-t-il.Les assemblages charnels de NU cèdent donc le pas à une gestuelle plus épurée et à des structures complexes.La grande scène \u2014 et le budget un peu plus ample que d\u2019habitude \u2014 ouvre de nouveaux possibles.Le chorégraphe travaille pour la première fois avec un répétiteur (Jean-Lrançois Légaré) et mise sur une scénographie plus élaborée (Bernard White) : une structure géométrique sur laquelle peuvent évoluer les danseurs.«Ça change beaucoup la donne sur les plans chorégraphique et spatial, note l\u2019artiste.Ce meuble permet d\u2019exprimer un aspect de mes intérêts que je n\u2019exploite pas en danse: l\u2019architecture.» Points de fuite, perspectives, reliefs prennent une impor- tance plus grande.Et appellent un plus grand souci de mise en scène des danseurs.Et il convoque les formes dans la peinture de Rothko, qu\u2019il affectionne, évoquée dans les éclairages au sol.A la barre musicale, Simon Elmaleh, de la formation Orchestre d\u2019hommes orchestres, a composé une trame très acoustique.Et c\u2019est à nouveau le designer Philippe Dubuc qui signe les costumes.Mutation Le parcours d\u2019Harold Rhéaume reflète bien celui de la danse dans la capitale.Exilé à Montréal après sa formation, il revient à Québec en 2000 y créer sa compagnie Le Eils d\u2019Adrien Danse, déterminé à y développer sa discipline.Il s\u2019installe à l\u2019enseigne du Centre chorégraphique La Rotonde, à la veille d\u2019une grande mutation: l\u2019acquisition et la transformation des deux autres étages de l\u2019édifice qu\u2019il occupe dans le quartier Saint-Roch.Le projet de 5 millions, qui s\u2019inscrit dans un effort plus global de revitalisation du quartier, a reçu l\u2019appui du ministère de la Culture.«C\u2019est fascinant de voir à quel point tous les efforts dévoyés portent leurs fruits.On a des danseurs qui vivent de la danse à Québec.» Et le fait que le Grand Théâtre s\u2019ouvre maintenant à la danse locale assure une diversité «essentielle pour éviter l\u2019exode» de la communauté.Le Devoir FLUIDE Du Fils d\u2019Adrien Danse, à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre de Québec, les 11,12, 13 décembre et du 20 au 22 février 2013 à l\u2019Agora de la danse à Montréal.IN Voir aussi > Une vidéo \u201d pour découvrir Fiuide, d\u2019Harold Rhéaume.ledevoir.com/culture/danse CHARLES-F.OUELLET- KAHEM On sent souvent le besoin de tendresse des humains chez Rhéaume.PINOCCHIO DIT QU'IL EST LE PÈRE NOËL MALGRE CE MENSONGE, PINOCCHIO T'ATTEND POUR VRAI À SON SPECTACLE 5 ANS + 22 AU 30 DECEMBRE UH, ISH, ISH LES IDEES HEUREUSES - G\u20acnEVIÈV\u20ac SOLÿ - laplacedesaits.com 514 842 2112/1 866 842 2112 TrM-ï:^ TEXTE ET MISE EN SCÈNE : HUGO BÉLANGER LEDEVOIR O Cinquième salie LE DEVOIR, LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 DECEMBRE 2012 E 5 CULTURE >MÜSIQÜE COFFRETS SUITE DE LA PAGE E 1 neuf premiers Dylan en mono, qui est ultra important pour moi, et que fai à la fois dans l\u2019édition CD avec les pochettes miniatures et en vinyles 180 grammes.Dans mon catalogue, fai des disques parus en vinyle, d\u2019autres en CD.Remarque, avec [Alain] Simard, on en a parlé.J\u2019haïrais pas Confiance [son album de 2006] dans une belle grande pochette.J\u2019ai pas abdiqué là-dessus.Disons que, pour l\u2019instant, c\u2019est un fantasme sympathique.» A-t-il aimé se réécouter?«C\u2019est une drôle d\u2019expérience.Mixed feelings.Mais j\u2019ai eu des frissons aussi.La lune d\u2019automne, je trouve que ça sonne.Méfiez-vous du grand amour, c\u2019est une vraie toune radiophonique avec un beau son de country-rock, je l\u2019aime, fen suis fier.» Petite pause au bout du fil.«Mais je suis encore plus content de pouvoir les jouer à ma façon d\u2019aujourd\u2019hui dans mon show.» À CE JOUR.Michel Rivard Spectra Musique TV Lire aussi > Des extraits ^ tirés des coffrets des Beatles, des Rolling Stones et de Renaud, ledevoir.com/ culture/musique COFFRET GRRR! DELUXE EDITION The Rolling Stones ABKCO/Promotone/Universal Un coffret anthologique, 50 ans, 50 titres, avec deux nouveautés pour démontrer que messieurs Mick, Charlie, Ronnie et ce sacré Keef point trop amoché du ciboulot ne « rollingroulent » pas encore dans le dalot, voilà qui tombe sous le sens.En veut-on?Bête question.Vous résisteriez, vous, à King Kong vous tirant la fameuse langue ?Dans la solide boîte ainsi brandie, on trouve un chouette livre d\u2019artefacts, des affiches reproduites, et trois disques n\u2019amassant pas mousse.Ça va des swinging années London à l\u2019ére mégamillionnaire chez Virgin, ce qui n\u2019est pas rien, contractuellement parlant.Presque tout ce qu\u2019il fallait rapatrier l\u2019a été, de la première pierre Corne On aux rocs du rock que sont Brown Sugar, Happy et cie.Bien sûr qu\u2019ils ne font pas le poids, ces Stones à numéros que sont les One More Shot et autres Don\u2019t Stop de la dernière décennie, bien sûr qu\u2019on voudrait plutôt Lady Jane et Out of Time et Sait of the Earth et Midnight Rambler (allô?), mais c\u2019est quand même la joie au club des marchettes: toute une somme.Sylvain Cormier n \tCOFFRET \tINTÉGRALE STUDIO \t \tRenaud \tVirgin/EMI \t \t Récapitulons.C\u2019était en 1995 : la première intégrale de Renaud, la distributrice de bonbons : 18 disques et le gluco-mètre dans le plafond.La définitive, croyait-on.En 2003, on s\u2019y collait encore : Le roman de Renaud, 20 albums.Une autre année, on se concentra sur la folle jeunesse: «intégrale studio et live 1975-1983», petite dizaine.En 2010, on y allait pour la totale en vinyles, et aboulé le pèze ! Et voilà qu\u2019on remet ça, version CD balèze.Un monolithe.Une brique.Intégrale studio seulement: 16 pochettes cartonnées du plus bel effet, contenant 18 disques jusqu\u2019au récent Molly Malone.Les introuvables, le CD de raretés qui avait tant titillé le client en 1995 a doublé de volume : raretés plus rares, putain! Que faire, Albert?Vendre la bonbonnière ?Me jette pas, chantait Renaud.Alors on rachète.Et pendant qu\u2019on y est, on s\u2019offre la nouvelle intégrale Barbara (19 disques, grand format comme le Gainsbourg) et l\u2019énième anthologie Hallyday (Johnny History, ou «426 titres de 1959 à 2006»), et L\u2019hymne à la môme (oui.Piaf, de nouveau déclinée en compilation, en coffret et en livre), et le boîtier Julien Clerc, tiens! Noël de dingues.Oû c\u2019est qu\u2019j\u2019ai mis mon flingue ?Sylvain Cormier CLASSIQUE Bach en vrac Alors que le Festival Bach de Montréal bat son plein, cinq nouvelles parutions dignes du plus grand intérêt arrivent à temps pour nourrir ces écoutes CHRISTOPHE HUSS LES MOTETS Kammerchor Stuttgart, Frieder Bernius (Carus 83.298) et Collegium Vocale Gent, Philippe Herreweghe (PhiLPH002).L\u2019enregistrement de Frieder Bernius, réalisé dans une église de la ville de Gottingen en mai 2012, vient de paraître il y a quelques jours.Il ne s\u2019agit donc pas d\u2019une réédition du CD Sony Vivarte de 1989 capté au même endroit.L\u2019un des atouts commerciaux de la nouvelle version est technique, puisque cette parution est un SACD multicanal et que la prise de son traduit l\u2019espace de l\u2019église.Elle rend d\u2019ailleurs fascinante la comparaison avec la nouvelle version Herreweghe, parue en début d\u2019année.Tout oppose Bernius et Herreweghe.Le son, d\u2019abord, avec une sensation de musique dans un lieu chez le premier et de véritable radiographie chorale chez le second.Ces choix d\u2019esthétiques sonores sont très étroitement liés aux options interprétatives.Chez Herreweghe, l\u2019accent est mis sur les phrases, leur articulation et la manière d\u2019amalgamer des lignes tout en préservant leur intelligibilité.Herreweghe est un alchimiste de la linguistique musicale.Bernius mise davantage sur l\u2019apport poétique des couleurs et sur un fondu d\u2019ensemble pour organiser, en fonction des paroles, des élans d\u2019expression de la foi.Chacun à sa manière est un modèle et l\u2019auditeur choisira l\u2019un ou l\u2019autre selon ses attentes.LES CONCERTOS POUR CLAVECIN Christine Schornsheim (Brilliant Classics, 3 CD 94421).Il ne s\u2019agit pas ici à proprement parler d\u2019une nouveauté, mais c\u2019est la première fois à ma connaissance que sont réunis les concertos pour clavecin seul, gravés en 1990 et 1992 par Christine Schornsheim à Leipzig, avec le Neues Bachisches Collegium pour Capriccio, et les concertos pour plusieurs clavecins enregistrés avec Mu-sica Amphion en 2006 pour Brilliant.Cette excellente claveciniste et pianofortiste, peu connue ici, s\u2019adresse à tous ceux qui, nostalgiques de l\u2019intégrale Leonhardt-Harnon-court, recherchent un son de clavecin très clair et pas trop enjolivé ou nourri.L\u2019instrument utilisé à Leipzig est parfaitement juste dans ses couleurs et dans l\u2019équilibre avec l\u2019orchestre.Les enregistrements de 2006 sont un peu plus cossus, mais le coffret a très peu de rivaux dans cette esthétique distinguée par rapport à toutes ces récentes in- ¥ B Johann Sebastian Bach Das Wohitemperierte Clavier Andrâs Schiff 07 Carus Johann Sebastian Bach Motetten Kammerchor Stuttgart Frieder Bernius »sm2 WEIHNACHTS/ IRATORIUM Johann Sebast an Bach ^\t/ ti cnerWerke führung Cher des Bayenschen Rundfunks Akadem e fur Aile Wusik Berlin Peter Dijkstn terprétations (exemple: Café Zimmermann, Alpha) qui cherchent à en découdre avec la musique.LE CLAVIER, , BIEN TEMPERE Andrâs Schiff (ECM, 4 CD ECM2270-73).Comme Bernius avec les motets, Andrâs Schiff revient à cette bible un peu plus de t ans après son premier enregistre- LE CONCERT DES NATIONS Jordi Savait ment (Decca).Le pianiste hongrois prône une approche plus épurée, plus sèche, qui repose sur le sens de la construction.Schiff se démarque donc de Fellner, Barenboim ou Zhu Xiao-Mei, qui vont au-delà du texte et de son univers, et se rapproche de grands analystes, tel Evgueni Koroliov.Son usage de la pédale de résonance est très limité.Mais comme d\u2019habitude le toucher et le «liant» ini- mitable de ses phrasés font le prix et l\u2019unicité de sa proposition artistique.Ceux qui cherchent à retrouver la poésie des partitas de Bach ou des sonates de Haydn par Schiff resteront peut-être un peu sur leur faim.ORATORIO DE NOËL Chœur de la Radio bavaroise, Akademie für alte Musik Berlin, Peter Dijkstra (BR Klassik, 4 CD 900902).Peter Dijkstra, l\u2019un des meilleurs chefs de choeur du monde, s\u2019est vu confier en 2005 l\u2019un des meilleurs choeurs du monde.Il interprète ici VOratorio de Noël avec un mélange de clarté et d\u2019élégance.Comme Rilling avant lui, Dijkstra témoigne d\u2019un goût très sûr en matière de solistes, puisant dans les meilleurs éléments de la génération montante de chanteurs allemands : Rachel Harnisch, Anke Vondung, Maximilian Schmitt et Christian Immler.Ce coffret pas comme les autres se distingue par une plus-value incomparable, à l\u2019usage exclusif, hélas, d\u2019un public germanophone : deux CD produits par la Radio bavaroise dans lesquels VOratorio de Noël est analysé pendant deux heures jusque dans ses plus petits recoins.Non-germanophones, tournez-vous vers Gardiner, Corboz, Herreweghe ou Chailly.OUVERTURES ORCHESTRALES Le Concert des Nations, Jordi Savait (Alia Vox 2 SACD AVSA 9890).Très habilement, Jordi Sa-vall, qui a créé le label Alia Vox pour éditer ses propres disques, recycle les plus fameux de ses enregistrements parus jadis chez As-trée en retravaillant entièrement le concept sonore.Publiées en SACD multicanal, ces gravures font tomber en désuétude les anciennes moutures.Il n\u2019est pas étonnant de voir éditées ainsi les Ouvertures de Bach de 1990, dans une prise de son du regretté magicien Michel Bernstein splendidement retravaillée par Manuel Mo-hino.Dans ces oeuvres, Sa-vall est l\u2019un des meilleurs choix, derrière le miraculeux Diego Fasolis (Arts).Le Devoir \t \t L\u2019ORCHESTRE STRAUSS de MONTRÉAL Lyne Fortin\tMatthias Fletzberger\tThomas Sigwald soprano (Quebec)\tchef (Vienne)\tténor (Vienne) Danseurs du Edev-Aniko Ballet d\u2019Ukraine 1er janvier 2013 \u201414 h 30 laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 5 E 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 DECEMBRE 2012 IDE VISU Le leurre efficace de Gubash LES FAUX-SEMBLANTS Milutin Gubash Musée d'art de Joliette, 145, rue du Père-Wilfrid-Corheil (Joliette).Jusqu'au 30 décembre JÉRÔME DELGADO Cy est vrai et ce ne Test pas.Le sentiment surgit quand on entre dans l\u2019exposition que le Musée d\u2019art de Joliette consacre à Milutin Gubash.Il est présent dans la fausse salle de cinéma qui accueille le visiteur et qui a l\u2019air bien réelle avec ses rangées de fauteuils.Il se fait insistant plus loin, devant une série de photographies qui jouent sur la splendeur de paysages vallonnés, dominés néanmoins par d\u2019insensées sculptures monumentales.Il se fait, enfin, inéluctable dans les vidéos-témoignages à la teneur dramatique volontairement exagérée qui ponctuent les derniers espaces.Intitulée Les faux-semblants, l\u2019exposition propose de scruter les notions de vérité et de fiction qui traversent le travail de l\u2019artiste.Vingt-et-une œuvres réalisées depuis 2005 ont été réunies par la commissaire Marie-Claude Landry.Elles marchent toutes sur le mince fil qui sépare le vrai du faux, que ce soit à travers le mode installation, comme l\u2019apparente salle de cinéma \u2014 l\u2019œuvre Which Way to the Bastille ?(2012) \u2014, la vidéo, la photographic, la performance on même la peinture.Milutin Gubash a assis sa pratique dans I\u2019autofiction.II n\u2019est pas rare on, plutôt, il est d\u2019usage que ses proches RICHARD MAX TREMBLAY Les faux-semblants propose de scruter les notions de vérité et de fiction qui traversent le travail de l\u2019artiste.soient appelés à être de la partie.Non pas comme figurants, mais comme véritables acteurs qui jouent leurs propres rôles.Papa et maman ont souvent été au cœur de l\u2019action et le demeurent.Cette fois, apparaissent aussi une vieille tante, l\u2019épouse de l\u2019artiste (et accessoirement directrice du Musée d\u2019art de Joliette) et même la commissaire de l\u2019expo.Identité Originaire de la Serbie, arrivé à Montréal en 2005, Gubash a toujours laissé son vécu transpercer son œuvre.Sans être autobiographique, l\u2019exposition Les faux-semblants joue la carte de l\u2019identité de manière importante.Le passé yougoslave de la patrie paternelle, très ancrée dans la construction d\u2019une image, est particulièrement présent.Les paysages photographiés dans Monument to Communists, de la série Who Will Will Our Will ?, semblent poser la question de l\u2019existence réelle de cette utopie politique versée dans la grandiloquence.Le sujet devient tabou dans la vidéo où la mère de l\u2019artiste interroge une parente, sur l\u2019insistance de son fils, quant à ses souvenirs de la Yougoslavie.Et devant les œuvres Tito, After Slobodan «Boki» Rada-novic \u2014 s\u2019agit-il de photos ou de peintures?\u2014, les doutes, qui se multiplient, prennent une dimension existentielle troublante.Gubash ne tombe pas dans le drame les deux pieds joints.Entre son approche de metteur en scène et de documen-tariste, il aime bien incarner le rôle d\u2019idiot, comme le sopli-gnait ma collègue Marie-Eve Charron au sujet de ses sit- ^/|| ICriIMARGUERITE-IVI U O L L BOURGEOYS Les ch radies CHAPELLE NOTRE-DAME-DE-BON-SECOURS CONCERTS DE NOEL hr au 23 DÉCEMBRE 2012 SAMEDIS ET DIMANCHES À 13 H 30 ET 15 H CONCERT DETCLOTURE DIMANCHE 23 DÉCEMBRE 2012 À 20 H Contribution volontaire Environ 45 minutes pour les concerts de Noël Environ 90 minutes pour le concert de clôture O |_| A PP I I P 400, me Saint-Paul Est, Vieux-Montréal ?NOTM-DAME-DE- 514-282-8670 ®Champ-de-Mars ^ BON-SECOURS www.marguerite-bourgeoys.com/choralies o Ce projet a été réalisé dans le cadre de l'Entente\t¦t Cwnniifiifcârtfwis ^ sur le développement culturel de Montréal\tQuébec i Montréal! Partenaire\tDEVQIR coms présentées en début de saison à la galerie Joyce Ya-houda.Dans Les faux-semblants, on rit volontiers.Plutôt habile, la scénographie de l\u2019expo suit une progression digne du crescendo.Plus on avance dans les salles, plus les émotions, rires ou non, nous gagnent.Ceci sous le regard persistant de l\u2019artiste, présent à travers un immense autoportrait dont on ne sait s\u2019il faut se méfier.Au sous-sol du musée, en conclusion, le Gubash autoritaire descend de son piédestal dans la vidéo King of the Gyp-sie.Devant la caméra instable \u2014 tenue par sa mère \u2014, l\u2019artiste tente, plus mal que bien, de jouer le musicien de métro.Certes, c\u2019est du jeu, mais aux allures bien réelles.L\u2019exposition à Joliette complète un cycle de présentations qui a maintenu Milutin Gubash très occupé depuis un an.Ses cinq solos en cinq lieux (un en Alberta, trois en Ontario), chacun axé sur un volet de son travail, composeront la monographie attendue dans les prochaines semaines.L\u2019autre expo de l\u2019automne du Musée d\u2019art de Joliette propose de rapprocher les univers plastiques du peintre Guido Molinari, de l\u2019artiste multidisciplinaire italien Bruno Mu-nari et du sculpteur également italien Andrea Sala.Les couleurs, formes et cadences de temps animent cette présentation qui, tout en étant digne d\u2019intérêt, manque toutefois de surprise.Collaborateur Le Devoir DVoir aussi > Une galerie de photos tirées de l\u2019exposition Les faux-semblants.Lire aussi > Le Musée d\u2019art de Joliette renoue avec l\u2019imprimé avec un catalogue aussi concis que.fouillé! ledevoir.com/culture/ arts visuels À surveiller L\u2019exposition In-visible, de Claudia Espinoza, dite Cerrucha, inaugurée il y a quelques jours à Espacio México.Une dénonciation du machisme à travers la photographie et le papier journal.Jusqu\u2019au 31 janvier.La performance sonore Electrosmog, de Jean-Pierre Aubé, dans le cadre de l\u2019exposition ABC-MTL du Centre canadien d\u2019architecture.Jeudi 13 décembre, à 19 h.Entrée libre.Le célèbre encan Clark, qui en sera à sa 24® édition.Au centre Clark.Samedi 15 décembre, à 14 h.Au hasard de l\u2019image LE SPECTRE DES LUCIOLES De Janie Julien-Fort.A la galerie Simon Blais, 5420, boul.Saint-Laurent, local 100.Jusqu'au 22 décembre.MARIE-ÈVE CHARRON AU cours des dernières années, la prolifération d\u2019appareils numériques a encore plus banalisé la prise de photographies.Toujours plus rapide, toujours plus accessible, le geste de photographier s\u2019avère constamment en expansion et voit ses images mises en circulation, manipulées et multipliées encore plus facilement que jamais.Dans ce contexte, le travail de Janie Julien-Fort consiste pour beaucoup à raviver une fascination, en somme perdue, pour l\u2019image photographique et sa fabrication.La jeune artiste réalise ce tour de force en renouant avec des dispositifs anciens, dont le plus artisanal qui soit, le sté-nopé.Cette caméra rudimentaire se compose uniquement d\u2019une boîte, dépourvue de mécanisme, dans laquelle un trou est pratiqué pour laisser pénétrer la lumière.Le procédé de fortune nécessite un long temps d\u2019exposition et ne permet pas de tout contrôler par des réglages, ce qui laisse intervenir davantage le hasard.Les images qui en découlent, dans le cas de Julien-Fort, trahissent la précarité du procédé, surtout visible dans les bougés et les contours flous des figures, presque fantomatiques.L\u2019artiste a semble-t-il finement exploité les accidents survenus au cours de la pose, mais également dans Taprès-coup, dans le traitement et l\u2019agrandissement des négatifs, tirés d\u2019un film polaroïd.Il en est ainsi donc des cadrages inhabituels et des traces de brûlure ou de polarisation qui parasitent les images dont les teintes artificielles, de rose et de bleu, accentuent d\u2019ailleurs l\u2019étrangeté.La prise en compte de l\u2019accidentel dans le processus de travail est restituée dans l\u2019accrochage de l\u2019exposition à la galerie Simon Blais où les quelques images, aux dimensions variées, se trouvent regroupées sur les murs dans des ensembles en apparence aléatoires qui mêlent les genres, paysage, portrait et abstraction.Cette approche, déjà explorée par l\u2019artiste dans un autre accrochage l\u2019été dernier à la Parisian Laundry, accentue l\u2019impression qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un récit composé par des flashs et d\u2019ellipses, une mémoire défaillante aux souvenirs imprégnés par le passage du temps.Bien qu\u2019elles se tiennent devant nous, les figures de ces images ont une présence ténue qui, paradoxalement, accentue notre désir de voir, de les voir.C\u2019est particulièrement JULIEN FORT Janie Julien-Fort, Madone (22 h à 23 h), 2010.vrai pour les trois portraits, intitulés Madone, des visages qui nous font face, mais dont les traits estompés s\u2019évanouissent dans le néant.L\u2019artiste a tourné le dispositif vers elle pour cette série partiellement montrée ici, mais qui compte 24 éléments et qui ont été réalisés dans une même journée, à raison d\u2019une heure d\u2019exposition chacun.La dimension performative de ce projet est également sous-jacente aux autres œuvres qui ont été prises lors de voyages.C\u2019est dire, donc, que l\u2019artiste s\u2019est baladée sur des sites avec son appareil de fortune, lequel devait trancher avec l\u2019équipement habituel du touriste.Même si l\u2019artiste va sur le terrain, pour ainsi dire, sa démarche n\u2019a pourtant rien à voir avec le documentaire.De la photographie, dans ce qu\u2019elle a de plus artisanal, l\u2019artiste veut exploiter la filière fantasmatique et fictionnelle.Le dispositif capte sur place des présences invisibles et le traitement ultérieur en décuple les manifestations.Bien que d\u2019autres artistes aient exploré avant elle le sté-nopé \u2014 Eliane Excoffier, bien sûr, avec des images en noir et blanc resserrées autour du thème du corps féminin \u2014, Julien-Fort opte de son côté pour des images parfois plus abstraites, où les expérimentations ont généré des nuées, des éclats et des taches grugeant le réel que l\u2019on sait pourtant toujours ancré dans son quotidien.D\u2019autres images purement abstraites confirment cette propension à l\u2019expérimentation avec les procédés analogiques et ses composantes spécifiques.Dans ces cas-là, les images et leurs atours chromatiques font étrangement songer à la peinture.Cette exposition est rattachée au prix Sylvie et Simon Blais pour la relève en arts visuels, qui est remis une fois par année.Janie Julien-Fort en est la quatrième lauréate.Collaboratrice Le Devoir Jean-Paul Riopelle 4» i ^ < jy Paul-Emile Borduas Henry W Jones \t \t pH\t \t Jeannette Perreault PET|¦^^ formats Exposition de groupe du 8 au 22 décembre 2012 Exposition en ligne: www.galerievalentin.com Galerie\\Alentin 1490, RUE SHERBROOKE OUEST \u2022 MONTRÉAL, QC \u2022 514 939-0500 http://bit.ly/vogX5H LE DEVOIR, LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 DECEMBRE 2012 E 7 CULTURE.CINEMA Guérir l\u2019un pour mieux libérer l\u2019autre KEEP THE LIGHTS ON Dira Sachs.Avec Thure Lindhardt, Zachary Booth, Julianne Nicholson, Paprika Steen, Sebastian La Cause, Sarah Hess.Scénario : Ira Sachs, Mauricio Zacharias.Image: Thimios Bakatakis.Montage : Affonso Gonçalves.Musique : Arthur Russell.Etats-Unis, 2012,101 minutes.MARTIN BILODEAU Le sexe est gai, le sexe est triste dans Keep the Lights On, une chronique autobiographique directe et honnête du réalisateur indépendant américain Ira Sachs.Celui qui avait décortiqué le piège conjugal dans Married Life (2007) raconte ici le cycle complet d\u2019une relation amoureuse, depuis le coup de foudre jusqu\u2019au salut, entre Eric (Thure Lindhardt), un documentariste danois établi à New York, et Paul (Zachary Booth), un avocat toxicomane qui lui en fera voir de toutes les couleurs durant les huit années que durera leur relation amorcée en 1998.C\u2019est l\u2019histoire en fait d\u2019un sevrage.Guérir Paul de sa dépendance à la drogue est une chose.Libérer Eric de sa dépendance à Paul en est une autre, et celle-là obtient du réalisateur une attention souveraine, en plus d\u2019offrir au film un potentiel dramatique plus riche.Qu\u2019est-ce qui attache les amoureux les uns aux autres?Ira Sachs tente d\u2019identifier les fils invisibles qui enchaînent les amants, les promesses qui se changent en camisole de force, à travers un récit elliptique mais très focalisé.Et par conséquent quasi dépeuplé, comme dans les relations amoureuses lorsqu\u2019elles vont bien, comme dans les relations amoureuses lorsqu\u2019elles vont mal.Car l\u2019état d\u2019abandon amoureux comme celui de la dérive ordonnent un même retrait du monde, que le cinéaste filme sans chercher à le mettre en mots, au rythme d\u2019une valse triste et gaie là encore, cadencée par la musique admirable d\u2019Arthur Russell, un prodige mort du sida en 1992, à l\u2019âge de 40 ans.Keep the Lights On, c\u2019est en fait, comme le montre très bien l\u2019affiche, deux portraits d\u2019hommes.L\u2019un d\u2019ombre et de profil, harnaché à son travail et à sa dépendance, grand enfant qui entre et sort du cadre au gré de ses humeurs, très bien défendu par Zachary Booths.L\u2019autre de lumière, indépendant de fortune et un brin dilettante, esclave de sa libido.Thure Lindhardt, un acteur très réputé en Europe {Flame & Citron), apporte beaucoup d\u2019innocence heureuse et de nuance orageuse CINEMA DU PARC Keep the Lights On est Thistoire d\u2019un sevrage.Guérir Paul de sa dépendance à la drogue est une chose.Libérer Eric de sa dépendance à Paul en est une autre.à son personnage ni laid ni beau, ni bon ni mauvais, en exil émancipateur à Gotham City.S\u2019il manque de vigueur par moments, ou s\u2019il omet de fournir certains détails éclai- rants permettant aux spectateurs de mieux comprendre ce qui lui est donné à voir et à entendre.Ira Sachs s\u2019amuse en revanche à ouvrir son film à diverses pistes et mises en abyme où réalité et fiction se font écho.En parallèle à sa passion amoureuse, par exemple, Eric va réaliser un documentaire sur une figure légendaire du milieu gai des années 40 et 50 à New York.Or les images proviennent du court-métrage que Sachs a réalisé sur le sujet {In Search of Avery Willard) parallèlement à la création de Keep the Lights On.Dans le fdm, Eric remporte à Berlin le Teddy du meilleur documentaire.Keep the Lights On a aussi remporté à Berlin le Teddy du meilleur long-métrage de fiction.Beau hasard.Prix mérité.Collaborateur Le Devoir AUDIARD SUITE DE LA PAGE E 1 au demeurant militante active chez Greenpeace, avoue avoir eu besoin d\u2019apprivoiser, à Ma-rineland, l\u2019idée d\u2019avoir un épaulard pour partenaire.«Je ne suis pas à l\u2019aise avec le concept des animaux en captivité.En plus, fai dû apprendre rapidement les difficiles chorégraphies aquatiques.» Jacques Audiard brûlait de la mettre en scène «pour sa façon de s\u2019engager complètement dans ses rôles», mais l\u2019actrice était liée par contrat au dernier Batman.Elle est arrivée très tard sur le plateau, attrapant la balle au bond, incarnant son personnage sans répétition, ce qui au final conféra du naturel à son rôle.Pour celui d\u2019Ali, Audiard cherchait un acteur non professionnel.C\u2019était avant de voir le formidable Bullhead du Belge Michael R Roskam, dans lequel Matthias Schoenaerts incarnait avec brio un homme tout en muscles et en frustrations.C\u2019était lui! Tragédie du quotidien Le cinéaste aborde les liens entre le Ali de son dernier film et le Malik analphabète à\u2019Un prophète O\u2019oué par Tahar Rahim), qui, peu à peu, dans sa prison, parvenait à acquérir un langage et une conscience.«C\u2019est quelque chose qui me fascine, l\u2019expérience de l\u2019acquisition du savoir.Ce thème apparaît comme une constante dans mon cinéma depuis Un héros très discret.» Dans ce film de 1996, un homme, en s\u2019inventant une vie, devenait vraiment quelqu\u2019un.La paternité, symbolique ou La paternité, symbolique ou non, se retrouve également au centre de l\u2019œuvre d\u2019Audiard non, se retrouve également au centre de l\u2019œuvre d\u2019Audiard.Il est lui-même le fils de Michel Audiard, scénariste entre autres de Garde à vue, grand film de Claude Miller.Jacques dut secouer la chape du «fils de l\u2019autre».Thomas Bidegain a écrit le scénario de De rouille et d\u2019os d\u2019après deux nouvelles de Craig Davidson.«Dans ce cas, l\u2019apparition du sentiment paternel se doublait d\u2019une relation à la fraternité, précise Audiard./\u2019y trouvais des personnages contemporains, nés de la Crise et d\u2019une époque troublée.» Le scénariste affirme que, sans Davidson (un auteur to-rontois), ils n\u2019auraient jamais pensé à mettre en scène une vraie tragédie du quotidien: «Qu\u2019est-ce qui nous reste à défendre quand il n\u2019y a plus rien à défendre ?C\u2019est cette interrogation qui nous a guidés.» Mais ils ont transformé bien des éléments.Audiard aime adapter des œuvres littéraires en tremplins scénaristiques.Ses six derniers films, mis à part Sur mes lèvres, ont été enfantés par des romans ou des nouvelles.«La forme cinématographique part d\u2019un texte initial, qu\u2019on met à notre main, puis le film se met à rouler tout seul», explique-t-il.De rouille et d\u2019os, grande incursion amoureuse dans une modernité qui doit apprendre à abaisser sa garde, aura été dans ce sens une aventure collective.Le thème, collé aux crises du temps, ne l\u2019exigeait-il pas?Le Devoir m Partenaire de saison Hydro Québec MUSEE D'ART DE JOLIETTE AUTOMNE 2012 MILUTIN GUBASH LES FAUX-SEMBLANTS DU 28 SEPTEMBRE AU 30 DÉCEMBRE 2012 MOLINARI, SALA, MUNARI mSm Organisée par la Fondation Guido Molinari DU 28 SEPTEMBRE AU 30 DÉCEMBRE 2012 PENELOPE STEWART APIAN SCREEN DU 3 JUIN AU 30 DÉCEMBRE 2012 GROUPE DES 15 Organisée par la MRC de D'Autray DU 2830 SEPTEMBRE AU 30 DÉCEMBRE 2012 145, rue du Pere-Wilfnd-Corbeil, Joliette (Quebec) J6E 4T4 450 756-0311 I wwwmuseejoliette org Ouvert du mardi au dimanche, de 12 h a 17 h, et en soirée les jeudis du 11 octobre au 13 décembre 2012, jusqu'à 20 h Québec ri O Joliette ^ §- Entre la tête, les pieds et le cœur LE NORD AU CŒUR Réalisation, scénario et image: Serge Giguère.Montage: Louise Dugal.Musique: René Lussier.Québec, 2012, 85 min.ANDRÉ LAVOIE La géographie, ça s\u2019apprend par les pieds.» Voilà ce que martèle Louis-Edmond Hamelin, le nouveau personnage attachant duquel le cinéaste Serge Giguère s\u2019est entiché.Ce portraitiste sensible et talentueux nous fait souvent découvrir des êtres d\u2019exception, comme les musiciens Guy Nadon {Le roi du drum) et Gilles Garand {Le reel du mégaphone) ou le prêtre-ouvrier Raymond Roy {9, Saint-Augustin).Son regard se pose cette fois sur ce chercheur brillant, professeur émérite, homme de culture.et particulièrement de la culture autochtone ! En effet, Louis-Edmond Hamelin apparaît comme un de ses plus grands défenseurs, mais son intérêt ne repose pas sur un militantisme émotif et tapageur; ses premières visites dans ce Nord qu\u2019il a tatoué sur le cœur remontent à 1947, dans les environs de la Baie-James.Alors que plusieurs de ses compagnons de voyage flairaient (déjà) les bonnes affaires, lui venait à la rencontre de peuples et de paysages dont il voulait comprendre la complexité.Dans Le Nord au cœur, le cinéaste décortique le plan d\u2019un homme parti à la conquête de la nordicité.Ce mot, Hamelin l\u2019a lui-même forgé, comme de nombreux autres destinés à mieux exposer une «réalité qui n\u2019est pas dans le réel absolu».De la même façon que les Inuits ont de multiples qualificatifs pour décrire les flocons de neige, il n\u2019allait pas se cantonner à quelques vagues expressions pour illustrer les glaces, les grands froids et les immensités enneigées.DU 20 NOVEMBRE AU 31 DECEMBRE 2012 WWW.LESFAUBOURGS.CA Ville-Marie Montréal! s\\sm \\î A ¦ D\u2019iNVESriSSEMEm\u2019 DE SAINTE-MARIE voies culturelles DU 4 NOVEMBRE 2012 AU 13 JANVIER 2013 f Une présentation Hydro VdC.Québec Créateur différent de pièces uniques Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire 150, rue du Centre-Civique, Mont-Saint-Hilaire www.mbamsh.qc.ca De son premier contact émerveillé avec les autochtones (lors d\u2019un congrès eucharistique présidé par le cardinal Villeneuve I) à son scepticisme devant les ambitions nordiques de l\u2019ancien premier ministre Jean Charest, le géographe longtemps rattaché à l\u2019Université Laval plonge dans ses souvenirs de défricheur, de pédagogue et de scientifique.C\u2019est ainsi que l\u2019on découvre ses méthodes très personnelles de linguiste, les détails de sa rencontre aérienne avec René Lévesque au-dessus de contrées qui déroutaient celui qui était alors ministre libéral et ses critiques sévères du développement minier et énergétique de cette vaste partie de la province.D\u2019ailleurs, il la trouve trop souvent ignorée, depuis toujours convaincu que «le Québec, ce n\u2019est pas que la vallée du Saint-Laurent».Pour le prouver, l\u2019homme a signé quelques essais, dont le marquant Nordicité canadienne, des dictionnaires de langue inuite, et usé plusieurs paires de bottes et de souliers au cours de sa longue carrière qui l\u2019a mené de Yellowknife à Trois-Rivières en passant par Grenoble, où il a rencontré son épouse, elle aussi géographe.Cet itinéraire d\u2019un intellectuel de terrain (ce n\u2019est pas antinomique) est parsemé d\u2019extraits d\u2019archives (dont certains films de Pierre Perrault) et de séquences d\u2019animation, qui apportent ainsi couleur et relief Une autre grande figure à connaître dans la belle galerie de Serge Giguère.Collaborateur Le Devoir Imaginez les beaux détours que nous ferons! 3 mars 2013 Lancement de la saison 13-16 mars Un peu de printemps à NEW YORK des musées, un jardin.et La Traviata au Metropolitan Opera! 25 mai Festival international du masque de Saint-Camille, au Québec Le.%eaux détours www.lesbeauxdetours.com 514-352-3621 En collaboration avec Club Voyages Rosemont Titulaire d\u2019un permis du Québec LA REVENTE - 6^ Edition Du 2 février au 2 mars 2013 L\u2019événement La Revente est de retour, à la demande générale.Cet événement consiste en une occasion unique de renouveler votre collection d\u2019œuvres d\u2019art moderne ou contemporain - soit par la vente de certains de vos trésors ou par l\u2019acquisition d\u2019œuvres nouvelles n\u2019étant plus disponibles sur le marché primaire.Intéressé(e) à mettre une de vos œuvres en consignation ?Vous avez jusqu\u2019au 25 janvier 2013 pour nous faire parvenir votre proposition.Pour plus d\u2019information, contactez-nous.5826, rue St-Hubert, Montréal (Québec) Canada | H2S 2L7 admin@artmur.com | www.artmur.com | 5I4 933 071 I E 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 DECEMBRE 2012 ICIffEMA LAURENT THURIN NAL Une scène de La fée Havre de douce folie LAPEE Réalisation et scénario: Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy.Avec Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy, Philippe Martz.Image: Claire Childéric.Montage: Sandrine Deegen.France-Belgique, 2011, 93 min.ANDRÉ LAVOIE On ne compte plus les héritiers de Jean-Luc Godard.Mais qu\u2019en est-il de ceux qui se réclament de Jacques Tati?Ceux-là se distinguent par leur humour absurde, un rythme rarement trépidant et une aversion profonde pour le bavardage.Avouez qu\u2019ils ne sont pas nombreux dans le paysage.Il faut toutefois compter sur ce tandem drôlement assorti que forment Dominique Abel et Fiona Gordon, deux êtres filiformes à la bouille étrange, pratiquant un cinéma évoquant celui de l\u2019auteur des Vacances de Monsieur Hulot, mais aussi une singularité proche des outrances des frères Kaurismâki, voire de Buster Keaton.Une fois de plus appuyés par le cinéaste Bruno Romy dans le rôle d\u2019un serveur.myope, ils composent un univers où l\u2019on peut voler, plonger sous la mer pour y danser (sans besoin d\u2019oxygène !) ou être les témoins de poursuites de bagnoles avec un bébé sur le coffre arrière.Dans La fée, tout cela est possible, et plus encore, grâce à la rencontre entre Dom (Dominique Abel), le veilleur de nuit d\u2019un hôtel du Havre, et Fiona (Fiona Gordon), qui se présente à la réception comme une fée aux pieds nus.Elle propose à Dom de réaliser trois vœux.Le troisième et dernier tardera à venir car, entre le moment où elle le sauve d\u2019une mort certaine (un bouchon de bouteille de ketchup s\u2019est retrouvé dans son sandwich), où elle peut s\u2019évader d\u2019un hôpital psychiatrique ou semer des policiers à vélo, leur couple sera mis à rude épreuve.On retrouvait déjà cette atmosphère burlesque et ce style de bande dessinée dans la surprenante comédie Rumba, une autre rencontre improbable, très colorée et le plus souvent silencieuse, cette fois entre deux professeurs de danse.et un suicidaire.Si ses influences sont manifestes, et parmi les plus illustres du septième art, ce petit groupe de marginaux cinématographiques conçoit ses films avec modestie, faisant de leur pauvreté un atout, rendant parfaitement visibles les rouages de leur mécanique du rêve et du délire.On rigole avec tendresse de leurs péripéties, de leurs pitreries, exécutées à la vitesse de l\u2019éclair.Tout cela est au service d\u2019un monde qui ressemble étrangement au nôtre, avec ses attroupements de fumeurs devant les hôpitaux ou ses touristes à l\u2019esprit naïf, peuplé surtout d\u2019antihéros issus de l\u2019imagination débridée de créateurs impertinents.C\u2019est pour cette raison que la fée du titre ne possède pas de baguette magique, se gave de pilules et aime jouer à la kleptomane dans les grands magasins.Mon vœu?Qu\u2019ils nous surprennent encore.Collaborateur Le Devoir Jouer sa meilleure carte Simon Galiero a misé juste en confiant à Micheline Bernard son premier grand rôle au cinéma ANDRE LAVOIE Avec ses yeux rieurs et sa voix puissante, difficile de croire que l\u2019actrice Micheline Bernard puisse exceller dans l\u2019art du «poker face» pendant une partie de cartes.Elle admet qu\u2019elle n\u2019y connaissait strictement rien avant que le réalisateur Simon Galiero {Nuages sur la ville) l\u2019approche pour lui confier le rôle principal dans son dernier long-métrage, La mise à Vaveugle, joli titre qui évoque, bien sûr, une pratique parmi d\u2019autres lors du rituel du poker.Cette diplômée du Conservatoire d\u2019art dramatique de Québec, qui sait se faire aimer des amateurs de théâtre (elle passe sans mal de Feydeau à Marie Laberge et à Georges F.Walker avec un brillant détour par Tchékhov) et des téléspectateurs de tous les âges {Tactik, Aveux, elle se tire chaque fois très bien d\u2019affaire), n\u2019affiche qu\u2019une très modeste filmographie.Avec seulement quelques rôles secondaires, souvent percutants, alcoolique forcenée dans 20h 17 rue Darling, de Bernard Emond, ou épouse cocufiée au bord de l\u2019hystérie dans Le Sphinx, de «Je suis dans le doute, souvent.En vieillissant, j\u2019essaie de me guérir.Je me disais: \u2018\u2018peut-être que Simon s\u2019est trompé\u201d.» Louis Saïa, Micheline Bernard n\u2019est pas souvent sur l\u2019écran radar des cinéastes.Dans le hall lumineux du théâtre La Licorne, où elle répète en ce moment Pervers, une pièce de la jeune dramaturge irlandaise Stacey Gregg qui sera présentée en janvier prochain, elle affiche un curieux mélange d\u2019étonnement, de ravissement et de craintes lorsqu\u2019elle se remémore la proposition de Simon Galiero.En entrevue au Devoir avant l\u2019ouverture du Festival du nouveau cinéma, où le film a connu son baptême, le cinéaste admettait qu\u2019il avait eu la bonne idée d\u2019écouter la sug-gestion de sa preneuse de son.L\u2019actrice a lu cette déclaration, ne l\u2019a jamais validée auprès du cinéaste, mais admire son audace d\u2019avoir misé sur elle, sans mauvais jeu de mots! Cette admiration est d\u2019ailleurs partagée par beaucoup de gens, et je ne pouvais m\u2019empêcher de croire qu\u2019elle avait lancé un «Enfin!» sincère devant cette première grande proposition au cinéma.«Vous ne me connaissez pas beaucoup ! affirme l\u2019actrice sur un ton moqueur./^ suis dans le PEDRO RUIZ LE DEVOIR « Ce qui me fascine [chez Denise], c\u2019est l\u2019incapacité de cette femme à s\u2019ouvrir», explique Micheline Bernard.doute, souvent.En vieillissant, j\u2019essaie de me guérir.Je me disais: peut-être que Simon s\u2019est trompé.Pour dire oui, il a fallu que je le rencontre, question de savoir si nous avions des atomes crochus.Mais je ne pouvais refuser un si beau personnage, celui de Denise, une femme dont l\u2019univers est loin de moi, pleine de zones d\u2019ombre.» Ce personnage mystérieux et taciturne débarque dans le quartier populaire de son enfance alors que son statut social et sa richesse l\u2019en avaient éloigné.On comprend que, dans la compagnie tenue autrefois par son ex-mari (Julien Poulin) et maintenant par son fils (Pierre- Luc Brillant), elle fut une redoutable gestionnaire, capable de supprimer des postes à la vitesse de l\u2019éclair, traînant cette réputation comme un boulet.Cette brutalité cache bien sûr des secrets.«Ce qui me fascine, souligne Micheline Bernard, c\u2019est l\u2019incapacité de cette femme à s\u2019ouvrir.Elle est très seule et tout le monde la méprise.Grâce au poker, elle se découvre de nouveaux talents et suscite même l\u2019admiration de certaines personnes.Et ça lui permet aussi de se tenir loin de ses émotions.» Craignant pendant un temps que l\u2019opacité du personnage ne masque son humanité, elle fut ravie de voir à quel point le cinéaste a su le cerner et mettre l\u2019actrice en confiance tout au long du processus créatif.« Une confiance dont je voulais être digne», me dira-t-elle plus d\u2019une fois.Après cette première grande expérience de cinéma qu\u2019elle qualifie de «cadeau», Micheline Bernard compte-t-elle jouer d\u2019adresse pour obtenir d\u2019autres rôles aussi importants sur grand écran?«Je crois plus ou moins à la stratégie et je ne suis pas très carriériste.Je crois plutôt aux rencontres, aux coups de cœur.» Comme quoi sa meilleure carte demeure encore et toujours son talent.Collaborateur Le Devoir Film noir sur fond blanc DEADFALL Réalisation: Stefan Ruzowitzkyi.Scénario: Zach Dean.Avec Eric Bana, Olivia Wilde, Charlie Hunnam, Sissy Spacek, Kris Kristofersen, Treat Williams.Photo: Shane Hurlbut.Montage: Arthur Tarnowski, Dan Zimmerman.Musique: Marco Beltrami.Etats-Unis, Allemagne, 2012, min.FRANÇOIS LÉVESQUE Une voiture file sur une route secondaire enneigée.A l\u2019intérieur, Addison et sa sœur Liza comptent l\u2019argent qu\u2019ils viennent de voler dans un casino.Soudain, leur véhicule quitte la chaussée.Après avoir tué le policier qui s\u2019est arrêté pour leur prêter secours, le tandem se sépare en plein blizzard.Plusieurs centimètres de neige \u2014 et cadavres \u2014 plus tard, Addison et Liza se retrouvent dans la maison isolée d\u2019un couple de sexagénaires qui s\u2019apprêtait à fêter l\u2019Action de grâce en compagnie de leur fils tout juste sorti de prison.A leurs trousses, une jeune policière futée et son shérif de père buté.Au menu de ces trois familles dysfonctionnelles, une dinde et des fusils.Réalisateur du drame historique Les faussaires (Oscar du meilleur film en langue étrangère), mais également des films Whorrenr Anatomie 1 et 2, l\u2019Allemand Stefan Ruzowitsky s\u2019offre en guise de débuts hollywoodiens un film noir, genre éminemment américain qui a séduit plus d\u2019un cinéaste étranger avant lui.Contrairement aux Wim Wenders {Hammett) et autres Roman Polanski {Chinatown) qui en ont, eux, transcendé les codes, Ruzowitzky choisit plutôt de convoquer ouvertement le souvenir de classiques tels The Desperate Hours et Night of the Hunter.Certes, avec son contexte hivernal bien exploité.Deadfall ne manque pas de rappeler Fargo, des frères Coen, et A Simple Plan, de Sam Raimi, mais le ton privilégié ici est résolument sec et dé- nué de cette ironie propre au néo-noir.Fort bien réalisé (la séquence de l\u2019accident de voiture est saisissante et celle de la poursuite en motoneiges, haletante), Deadfall bénéficie au surplus d\u2019une interprétation d\u2019ensemble vraiment excellente.Laquelle fait presque oublier les invraisemblances qui ponctuent un récit qui aurait gagné à s\u2019affranchir davantage de ses influences.Collaborateur Le Devoir « Dans la droite ligne des meilleurs Forcier, populaire au sens le plus digne du terme et d\u2019une rigueur formelle impressionnante.» - Helen Faradji Micheline Bernard Dès le 7 décembre à Montréal 2® semaine à Québec «Une œuvre d'une importance culturelle indéniable.» Bruno Dequen (RIDM) «Un portrait essentiel en ces temps de plan Nord.» Daniel Racine (CIBL) LeN'rd au cœur Parcours d un géographe pnie I^êmélisol autochtonie avec Louis-Edmond Hamelin 1 Un film de Serge Giguère Portrait d'un homme unique et attachant, un personnage plus grand que nature, pionnier de la géographie et grand défenseur de l'autochtonie Qu'il s'intéresse a notre nordicité, au phenomene des rangs dans le pays rural, ou a l'importance historique des Premieres nations, Louis Edmond Hamelin, 89 ans, nous ouvre des portes et bouscule les idees reçues RAPIDE En tournée au Québec.Tous les détails sur www.rapideblanc.ca BLANC EXC3NTRIS 3536, boul St Laurent, Montreal www.cinemaexcentris.com Cinema CARTIER,\tconsultez MAISON DU CINEMA\tLESGUIDES- DE SHERBROOKE, HORAIRES DES PARALŒIL et autres cinemas film de Simon Galiero UNE PRODUCTION LES FILMS DE L'AUTRE PRODUCTION DELEGUEE PATRICIA BERGERON DISTRIBUTION FUN FILMS AVEC MICHELINE BERNARD.LOUIS SINCENNES.MARC FOURNIER.CHRISTINE BEAULIEU.JULIEN POULIN ET PIERRE-LUC BRILLANT DIRECTION DE PRODUCTION MÉLISSA PIÉTRACUPA DIRECTION PHOTO NICOLAS CANNICCIONI DIRECTION ARTISTIQUE CAROLINE ALDER CONCEPTION SONORE OLIVIER CALVERT PRISE DE SON SOPHIE CLOUTIER MUSIQUE DOMENICO SCARLATTI ÉCRIT.PRODUIT ET RÉALISÉ PAR SIMON GALIERO Québec SS\tCanada www.funfilm.ca[3facebook.com/funfilmdistribution d twitter.com/FunFilmDist DESLEVENDREDI 14 DECEMBRE EXCBNTRIS ANNA KARENINE JOE WRIGHT, 130 MIN, V.O.ANGLAISE S.-T.F 14H, 16H30,19H, 21H05SAUF DIM: 13H, 14H, 16H30,19H, 21H05 SAUF JEU: 14 H, 16H30,19H, 21H30 sÇupesoup UN NOUVEAU COMPTOIR SOUPESOUP À EXCENTRIS TOUS LESJOURS! BILLETTERIE : 514 847-2206 3536, BOULEVARD ST-LAURENT, MONTRÉAL OQ CINEMAEXCENTRIS.COM ET AUSSI A L\u2019AFFICHE: LE NORD AU COEUR SERGE GIGUÈRE LA FIN DU TEMPS PETER METTLER\t 5 BROKEN CAMERAS EMAD BURNAT, GUY DAVIDI\tEN ATTENTE DE VISA TABU MIGUELGOMES\tEN ATTENTE DE VISA LES POINGS DE LA FIERTÉ HÉLÈNE CHOQUETTE\tEN ATTENTE DE VISA MA VIE RÉELLE MAGNUS ISACSSON\tEN ATTENTE DE VISA SAMSARA RON FRICKE\t CINÉ-KID: MA PETITE PLANÈTE CHÉRIE DIM 11H - À PARTIR DE 4 ANS\t 5 A 7 AVEC DAVID FOENKINOS EN COLLABORATION AVEC [ GALLIMARD || LA DÉLICATESSE MERCRED112 DÉCEMBRE À17H30\t^ TARIF UNIQUE À 9.75$ La presentation du film sera suivie d\u2019une rencontre exceptionnelle avec DAVID FOENKINOS Séance de signatures publique à 19 H 30 dans le hall ^ http://cinemaexcentris.com "]
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