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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2012-12-19, Collections de BAnQ.

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[" Le Cirque du Soleil vit des secousses importantes et semble envisager un changement de cap Page b w La consommation de charbon en voie d\u2019égaler celle du pétrole Page b i -*\u2022 w w w .1 e d e V 0 i r .c 0 m ?- LE DEVOIR Vol.C I I I N° 2 9 0 LE DEVOIR, LE MERCREDI 19 DECEMBRE 2012 1,09 $ + TAXES = 1,25 Un conte de Noël de porte en porte Û i JACQUES NADEAU LE DEVOIR Patsy Van Roost offre en cadeau aux voisins de la rue Waverly La petite ûlle aux allumettes, un conte mobile, déployé page par page, un jour à la fois, de porte en porte.D\u2019ici au 25 décembre, l\u2019artiste dépose ses morceaux de conte dans des boîtes aux lettres choisies au hasard.Une artiste sème la magie dans le Mile-End MARIE-ANDREE CHOUINARD Ceci est une belle histoire.L\u2019histoire d\u2019une rêveuse amoureuse de son Mile-End de quartier, d\u2019une artiste abonnée au sourire et bien décidée à distribuer la magie aux voisins en guise de cadeau de Noël.Sa belle et folle idée?Un conte de Noël qui se déplace de jour en jour sur la rue Waverly, entre Fairmount et Saint-Viateur, un quartier bien connu de Montréal.Son cadeau ?Une page par jour de La petite fille aux allumettes, ce touchant conte d\u2019Andersen, distribuée au hasard des boîtes à lettres entre le l®'\u2018et 25 décembre.Mardi \u2014 jour 18, page 18 \u2014, nous accompagnons la fée des étoiles dans sa distribution.Patsy Van Roost: c\u2019est elle la magicienne.Une Belge «installée à Montréal depuis la nuit des temps» qui voulait faire plaisir, rebondir sur l\u2019extraordinaire solidarité des voisins ressentie lors de l\u2019épisode printanier des casseroles et sensibiliser les citoyens à la pauvreté extrême vécue et ressentie dans ce quartier de Montréal qu\u2019elle adore, mais qui s\u2019embourgeoise.Chaque jour, depuis le l®Mu mois, elle sème la magie de manière anonyme en allant déposer son enveloppe dans la boîte aux lettres.L\u2019histoire de VOIR page a 10 : CONTE Aujourd\u2019hui Le Monde > Les raids de l\u2019armée syrienne se poursuivent contre le camp palestinien de Yarmouk, à Damas, où les rebelles ont pris Tavantage.Page A 7 Idées > Affaire Guy Turcotte: le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu et Isabelle Gaston répondent à Tabbé Raymond Gravel.Page A 9 7\t¦ WW .- w.__ .Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .B8 B7 A6 A6 B7 B5 Tuerie de Newtown Le temps s\u2019assombrit pour l\u2019industrie florissante des armes ERANÇOIS DESJARDINS Il y a tout juste un mois, le site AmmoLand.com prédisait pour le magasinage du Black Friday rien de moins qu\u2019un record de ventes d\u2019armes à feu.La raison : après avoir parlé de restrictions sur les armes semi-automatiques lors du troisième débat présidentiel, Barack Obama venait d\u2019être réélu.Les amateurs de tir achèteraient maintenant, avant qu\u2019il ne soit trop tard.Depuis l\u2019horreur de Newtown, où Adam Lanza a déchargé sa folie sur vingt enfants et six adultes à l\u2019aide d\u2019un XM-15 de Bushmaster, l\u2019industrie, ses groupes de pression et ses sympathisants traversent une zone de turbulence.Non seulement le président américain est-il revenu à la charge, mais les actions de Smith & Wesson et Sturm Ruger & Co.ont plongé de plus de 20% en seulement cinq jours.Mardi, Cerberus Capital Management en a rajouté une couche.Ce fonds d\u2019investissement new-yorkais, dont le père du fondateur, Stephen Feinberg, vit à Newtown, a subitement décidé de vendre sa filiale Freedom Group, premier fabricant d\u2019armes à feu aux Etats-Unis, dont les produits comprennent des noms VOIR page a 10 : ARMES Lire aussi > Barack Obama soutient un projet de loi sur le contrôle des armes.Page A 6 L\u2019éditorial de Serge Truffaut : Les dérapages.Page A 8 IlUJ«9 SCOTT OLSON GETTY IMAGES/AGENCE ERANCE-PRESSE Quelques-unes des armes offertes aux clients d\u2019un magasin de l\u2019Illinois mardi Dérapage financier an CUSM L\u2019établissement de santé se retrouve en quasi-tutelle AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Le déficit accumulé pourrait «friser les 300 millions» au moment de déménager sur le nouveau campus Plongé au cœur d\u2019un dérapage budgétaire d\u2019une dimension inédite, le CUSM devra redresser rapidement la situation s\u2019il veut éviter la tutelle et assurer son déménagement.C\u2019est en substance le message qu\u2019a livré le ministère de la Santé mardi, dévoilant un rapport accablant sur la mauvaise gestion de l\u2019hôpital.Le déficit total du Centre universitaire de santé McGill pourrait en effet atteindre 115 millions pour l\u2019année 2012-2013, dont 60 millions sont récurrents.Le scénario le plus optimiste table sur un déficit total de 77 millions.Un «dérapage majeur», survenu sous l\u2019administration du Arthur T.Porter, dont l\u2019ampleur est du «jamais vu», selon le sous-ministre associé au ministère de la Santé (MSSS) Michel Fontaine.Le déficit accumulé pourrait «friser les 300 millions» au moment du déménagement sur le nouveau campus, s\u2019inquiète le Michel Baron, qui a dirigé cette enquête.«Très inquiet», le ministre de la Santé, VOIR page a 10 : CUSM Chambre DES COMMUNES Le gouvernement chiffre le coût des questions écrites L\u2019opposition accuse les conservateurs d\u2019insinuer que la démocratie coûte trop cher MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Le gouvernement conservateur met désormais un prix aux demandes d\u2019information de l\u2019opposition.L\u2019un de ses députés a demandé à connaître la hauteur des frais encourus pour préparer les réponses aux questions écrites posées par les parfis d\u2019opposition: 1,8 million en six mois.En vertu des règles parlementaires, tout député peut poser une question au gouvernement et celui-ci a ensuite 45 jours pour y répondre.Le conservateur albertain Brian Jean s\u2019est ainsi lui-même prévalu de ce droit, au cours des derniers mois, pour savoir le coût estimatif des réponses de ses collègues aux questions posées par l\u2019opposition.Entre la mi-décembre 2011 et la fin juin 2012, la facture pour donner suite à quelque 400 requêtes a atteint 1846809$.La demande de M.Jean a fait tiquer l\u2019opposition, qui s\u2019inquiète de voir les conservateurs remettre en cause leur travail parlementaire.«C\u2019est un peu comme dire que la démocratie coûte trop cher, et il y a quelque chose que je ne VOIR PAGE A 10 : QUESTIONS Lire aussi > La chronique de Manon Cornellier: Démocratie amochée.Page A 3 77831302831751 CETTE PAGE EST PRODUITE PAR ALTERNATIVES > LA SOLIDARITE ENACTION > WWW.ALTERNATIVES.CA ^ LE JOURNAL DES ALTERNATIVES Ces minières canadiennes qui minent ies droits des femmes I #icllenomore ALEXA CONRADI ET ÈVE-MARIE LAÇASSE Le mouvement des femmes du Québec se pose de sérieuses questions sur les agissements des compagnies minières canadiennes ici et ailleurs, vu leur puissance grandissante au Canada et dans les pays en développement, et compte tenu de leurs impacts négatifs sur l\u2019environnement, les populations et surtout les femmes.En tant que porte-parole de la Marche mondiale des femmes, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) a participé en août 2010 à la Rencontre internationale des Femmes et Peuples des Amériques contre la militarisation en Colombie.Il y a été notamment question de la présence dérangeante de compagnies minières canadiennes en territoire autochtone et afro-colombien.Cet enjeu a aussi été soulevé deux ans plus tard lors d\u2019une rencontre de la Marche mondiale des femmes au Guatemala.La Colombie comme exemple classique Les impacts des agissements de certaines compagnies minières sur les femmes sont multiples.¦*< La situation en Colombie est un cas d\u2019école.Les entreprises arrivent sans consulter la population locale et se lient aux groupes paramilitaires afin de faire taire la résistance et de déplacer de force les communautés.À titre d\u2019exemple, en 2012, l\u2019entreprise pétrolière Pacific Rubiaies a renvoyé plus de 500 employés soupçonnés d\u2019activités syndicales et les dirigeants syndicaux ont reçu des menaces de mort de la part d\u2019éléments paramilitaires (Projet Accompagnement Solidarité Colombie, 2012).L\u2019arrivée d\u2019investissements étrangers entraîne un important flux d\u2019hommes venus pour travailler dans la mine ou dans les groupes paramilitaires qui ont pour fonction de « sécuriser » le périmètre de la mine et d\u2019intimider la population locale.Des jeunes filles sont alors entraînées dans la prostitution juvénile.Dans certains cas, les paramilitaires au service des entreprises étrangères « séduisent » les jeunes filles afin d\u2019obtenir des informations sur les communautés.Les femmes qui résistent peuvent être violées pour mieux les museler.Finalement, lorsque les familles sont déplacées par un projet minier, le fardeau de réimplanter ailleurs la cellule familiale incombe le plus souvent aux femmes qui sont les chefs de famille de plus de 50 % des familles déplacées.En Colombie, plus qu\u2019ailleurs dans le monde, les conflits sociaux liés aux projets miniers sont particulièrement violents.Cela est dû à la juxtaposition du conflit armé : la présence de l\u2019armée, de la police, des paramilitaires, des forces de sécurité privées, les guérillas, les narcotrafiquants.Celui-ci accapare les hommes, les maris et les fils des femmes qui s\u2019enrôlent dans l\u2019armée, dans les groupes paramilitaires ou dans les guérillas.Dans K WWW.LEREPAT.ORG/DOSSIER/MINES LES AGISSEMENTS DES MINIÈRES CANADIENNES NE SONT PAS QUE DOMMAGEABLES AILLEURS, ELLES LE SONT AU PAYS ÉGALEMENT.le contexte du conflit armé, les violences sexuelles contre les femmes sont utilisées comme arme pour semer la terreur dans les communautés afin de les contraindre à quitter leurs terres, pour assouvir une vengeance contre l\u2019ennemi, pour contrôler les droits sexuels et reproductifs ou pour exploiter les femmes et les filles en tant qu\u2019esclaves sexuelles (Amnistie internationale, 2012).Les forces publiques de l\u2019ordre se sont jusqu\u2019ici montrées incapables de protéger les femmes.L\u2019impunité y est flagrante dans la mesure où aucun cas de viol par les forces de l\u2019ordre ne s\u2019est traduit par une sentence de culpabilité (Amnistie internationale, 2012).La ratification récente de l\u2019Accord de libre-échange avec la Colombie par le gouvernement canadien risque fortement d\u2019accentuer la quête de gisements par les minières canadiennes.Les forces armées colombiennes, souvent de concert avec les groupes INVITATION à une rencontre préparatoire des groupes québécois, pour l'ossennblée de fondation du Forunn social des peuples (Québec-Canada-Peuples autochtones) 12 janvier 2013 à 13 h CENTRE ST-PIERRE 1212, rue Panel, Montréal ^ Beaudry paramilitaires, pourront continuer en toute impunité de menacer, d\u2019assassiner ou de chasser violemment les populations de leurs territoires, pour laisser ceux-ci aux mains des minières avides de gisements à exploiter.Des comportements semblables au Québec Les agissements des minières canadiennes ne sont pas que dommageables ailleurs, elles le sont au pays également.Il suffit de penser au déplacement de plus de la moitié de la ville de Malartic, en Abitibi, pour le développement d\u2019une mine à ciel ouvert opérée par Osisko.Il est effarant de constater à quel point de l\u2019argent public est alloué pour ouvrir les territoires du Nord à l\u2019extraction minière, mais qu\u2019on en trouve si peu lorsqu\u2019il s\u2019agit de loger les personnes déplacées.Suite à la défaite du PLQ aux dernières élections, le Plan Nord n\u2019est plus le principal cheval de bataille du gouvernement québécois.Cela ne veut pas pour autant dire que le nouveau gouvernement l\u2019a complètement relégué aux oubliettes.Actuellement, ce développement se fait sans réelle réflexion sur son impact sur les femmes, comme le soutient le Conseil du statut de la femme (CSF) dans Les femmes et ie Pian Nord : pour un déve-ioppement nordique égaiitaire.Le CSF y fait état du fait que « [bjien que sept femmes (sur 25 membres) siègent à la Table des partenaires, aucun mandat n\u2019a été formulé pour accroître les retombées du Plan Nord pour la population féminine ».On considère encore moins les impacts éventuels du Plan Nord sur la sécurité des femmes autochtones et sur ses potentiels effets sur l\u2019emploi et le tissu social des communautés.Il est à craindre que l\u2019augmentation du nombre d\u2019hommes non-autochtones dans le Nord fasse augmenter le taux de violence envers les femmes autochtones.Malheureusement, l\u2019histoire démontre que lorsque les hommes sont loin de leur famille et de leur tissu social, ils sont plus susceptibles de commettre des crimes violents et racistes à l\u2019endroit des femmes (voir à ce sujet l\u2019avis du Conseil du statut de la femme, octobre 2012).Des normes sociales et environnementales plus strictes Il est donc impératif de mettre en place des normes obligatoires de protection des droits humains, de même que des normes environnementales strictes.Il faudrait également créer un mécanisme qui permettrait aux communautés affectées et aux personnes menacées de déposer des plaintes contre les entreprises qui ne respecteraient pas ces normes.Finalement, il faut accorder la possibilité de sanctionner les entreprises extractives qui ne se plieront pas à ces règlements, en leur retirant le support financier du gouvernement canadien.En solidarité avec les femmes partout dans le monde qui ne demandent qu\u2019à vivre dans la paix et la dignité sur les territoires qui leur appartiennent, ces femmes qui sont les premières victimes des conséquences sociales des investissements miniers canadiens, il est plus que temps que soit repensé ce modèle de développement capitaliste sauvage et meurtrier.Alexa Conradi et Ève-Marie Laçasse sont respectivement présidente et coordonnatrice de ia Fédération des femmes du Québec.REVOLUTION REVOLÜTlbh OU le réveil autochtone La tension monte.Les réseaux sociaux s\u2019enflamment.Les communautés autochtones se mobilisent.Lundi dernier, une journée nationale d\u2019action a été organisée dans le cadre de la campagne « Idle No More ».La chef d\u2019Attawapiskat Theresa Spence a même entamé une grève de la faim devant le Parlement.Si le mouvement s\u2019est d\u2019abord articulé autour de l\u2019opposition au projet de loi C-45, la conversation qu\u2019il engendre est beaucoup plus large.Le projet de loi C-45 est le second projet de loi budgétaire omnibus présenté par le gouvernement conservateur.Il introduit des modifications à une vingtaine de lois différentes.Plusieurs changements auront des impacts directs sur les communautés autochtones.Mouvement horizontal À la mi-novembre, quatre femmes autochtones et allochtones de la Saskatchewan se sont regroupées pour dénoncer le projet de loi C-45 du gouvernement fédéral.Des séminaires ouverts (« teach-in ») ont été organisés pour sensibiliser la population aux changements apportés par le projet de loi omnibus.« Le projet de ioi C-45 ne porte pas seuiement sur ie budget, c\u2019est une attaque directe à i\u2019encontre des terres des Premières nations et ies étendues d\u2019eau que nous partageons tous à travers ce pays » écrivent-elles sur leur site internet.Le 4 décembre dernier, dix chefs autochtones se sont vus refusé l\u2019accès au Parlement.Ils avaient été invités par le député du NPD Charlie Angus pour exprimer leurs inquiétudes quant aux changements apportés par C-45.La Chambre des communes était alors en plein marathon de vote sur le projet de loi.Cet incident a provoqué un tollé sur les médias sociaux.Plusieurs ont suivi les événements en surveillant le mot-clic « #idleno-more ».Rapidement, l\u2019idée du « Idle No More » née en Saskatchewan est devenue un mouvement national.Harper l\u2019élément déclencheur Le projet de loi C-45 propose des changements législatifs qui touchent les autochtones, mais aucun processus de consultation a été mis en place.C\u2019est d\u2019ailleurs la deuxième fois que le gouvernement conservateur cherche à modifier un large éventail de lois avec une loi budgétaire omnibus.C-45 modifie la façon dont un conseil de bande peut céder au gouvernement des terres dans une réserve.Pour le moment, la Loi sur les indiens requiert un vote de la « majorité des électeurs de la bande ».Avec C-45, seulement le vote majoritaire des électeurs présents à une assemblée de la bande serait suffisant.La cession des terres autochtones pourrait donc se faire malgré que les électeurs de la bande ne se sont pas prononcés en sa faveur.Un autre changement notable vise la Loi sur la protection des eaux navigables pour faire tomber l\u2019interdiction de construire des ponts ou passerelles pour la majorité des cours d\u2019eau du Canada.Cible coloniale ?Les efforts du mouvement « Idle No More » vise C-45, mais ils ne s\u2019y limitent pas.D\u2019autres projets de loi ayant des conséquences directes sur les communautés autochtones sont visés.La Chambre des communes étudie présentement un projet de loi sur la « transparence des Premières nations en matières financière » et considère une refonte de l\u2019actuelle Loi sur les indiens.Pour Jessica Gordon, une des instigratrices du mouvement, les groupes autochtones réagissent d\u2019une seule voix à l\u2019attitude intransigeante du gouvernement.« Ces formes de iégisiation coioniaie que ie gouvernement cherche à nous imposer uniiatéraiement nous rassembient, nous rendent soiidaires » écrit-elle sur le site du mouvement.« Le travaii que nous avons fait et que nous faisons restera dans son essence un effort \u201cgrassroots\u201d et continuera à offrir un forum pour que nos peupies puissent exprimer ieurs voix» ajoute-t-elle.De nombreuses actions sont prévues au cours du mois.Plusieurs groupes convergeront à Ottawa le 21 décembre prochain.Au moment d\u2019écrire ces lignes, aucune action n\u2019était prévue dans la province du Québec.Arij Riahi LE JOURNAL DES ALTERNATIVES EST UN MEDIA INDÉPENDANT, produit et distribué mensuellement par Alternatives et la fédération Alternatives International depuis 1994.Il est disponible par courriel (abonnement gratuit) et en ligne.Visitez notre site internet et consultez des dizaines d\u2019articles et de blogues tels que.Claude Vaillancourt Mesurer la qualité de l\u2019éducation Jacinthe Leblanc La culture du concensus, à quel prix?Michel Lambert Nos résolutions pour.2015 Alternatives alternatives La solidarité en action\ti m t c d m a t i m a i INTERNATIONAL http://journal.alternatives.ca/ LE DEVOIR, LE MERCREDI 19 DECEMBRE 2012 A3 ACTUALITES Démocratie amochée Manon CORNELLIER à Ottawa Le 12 décembre dernier, le président de la Chambre, Andrew Scheer, a servi une rare leçon de démocratie parlementaire aux conservateurs.Et il était temps, car sous ce gouvernement, le Parlement n\u2019est que l\u2019ombre de lui-même, chaque jour traité \u2014 délibérément \u2014 comme une nuisance.L\u2019intervention de M.Scheer se voulait une réponse au leader parlementaire conservateur Pr ter Van Loan, qui, deux semaines plus tôt, avau demandé de limiter le nombre de votes sur le projet de loi budgétaire omnibus C-45.Il voulait que le président écarte toute une série d\u2019amendements présentés en guise de protestation par les partis d\u2019opposition.Un des arguments de M.Van Loan était que ces votes étaient de toute façon inutiles, le gouvernement étant majoritaire.«Dans un contexte de gouvernement minoritaire, le président peut avoir raison de juger recevables toutes les motions à soumettre au vote à la Chambre, puisqu\u2019il est difficile de prédire les intentions de la majorité des députés.Par contre, dans un contexte de gouvernement majoritaire, ce n\u2019est généralement pas le cas», avait-il dit.Deux petites phrases qui, à elles seules, sont venues confirmer le peu de cas que ce gouvernement fait du Parlement.Mais en se faisant le défenseur, ni plus ni moins, de la dictature de la majorité, M.Van Loan a forcé le président à rappeler des évidences.Et à le faire de façon limpide.«Dans un régime de gouvernement responsable, le droit fondamental de la Chambre des communes d\u2019obliger le gouvernement à rendre compte de ses actes est un privilège incontestable et, en fait, une obligation », a dit M.Scheer en citant un de ses prédécesseurs.Il a poursuivi en notant que la procédure servait justement «à établir un équilibre entre la volonté du gouvernement de faire approuver ses mesures par la Chambre et la responsabilité de l\u2019opposition d\u2019en débattre sans paralyser complètement le déroulement des travaux».Les principes cités «constituent les assises de notre système parlementaire, a-t-il insisté.Elles consacrent l\u2019ancienne tradition démocratique permettant à la minorité de faire entendre son point de vue et ses opinions sur la place publique et, en contrepartie, à la majorité de présenter son programme législatif devant le Parlement et de le mettre aux voix».M.Van Loan, a-t-il ajouté, «semble soutenir que, parce qu\u2019il y a gouvernement majoritaire, le résultat des délibérations sur le projet de loi est connu d\u2019avance, que cet état de fait justifierait pour une raison quelconque l\u2019adoption parla Chambre d\u2019une nouvelle façon de prendre des décisions et que toute autre manière de procéder constituerait par conséquent une perte de temps pour la Chambre.Ce raisonnement, si sa logique était suivie jusqu\u2019au bout, mènerait à des conclusions portant atteinte à d\u2019importants principes de base de notre institution, indépendamment de sa composition ».Puis, citant à nouveau un de ses prédécesseurs, il a rappelé aux conservateurs que «nous sommes une démocratie parlementaire et non une démocratie de type exécutif ou de type administratif».Le plus inquiétant est d\u2019avoir à le rappeler, mais comment y échapper?Maintenant majoritaires, les conservateurs ne font pas de quartier.Le rouleau compresseur a la cote et jamais autant que cette année.Deux projets de loi fourre-tout, les éléphantesques C-38 et C-45, ont servi à court-circuiter le Parlement.Des dizaines de projets de loi ont été réunis en un seul pour faire avaler des réformes fondamentales à coups de bâillons et sans étude digne de ce nom.Le public?Il se plaindra plus tard, s\u2019il s\u2019en soucie.En comité, les conservateurs ont usé de leur majorité pour couper court à des études ou imposer l\u2019huis clos.En Chambre, le gouvernement a refusé d\u2019initier quelque débat que ce soit sur des enjeux cruciaux comme la réforme de la Sécurité de la vieillesse, les E-35 ou la conclusion avec la Chine d\u2019un accord sur la protection des investissements étrangers.La période des questions est devenue une vraie farce.Rares sont les réponses honnêtes.Rendre des comptes est le dernier souci de ministres qui préfèrent répéter (et généralement lire) ad nauseam les mêmes répliques, peu importe la teneur de la question.Sinon, ils attaquent, accusent, insultent.Ou, pire, ils déforment les faits ou laissent leurs secrétaires parlementaires le faire à leur place.Et quand, à bout de ressources, les députés d\u2019opposition se tournent vers la procédure des questions écrites auxquelles le gouvernement est obligé de répondre dans un délai précis, ce même gouvernement se plaint qu\u2019il en coûte cher de procéder de la sorte et que l\u2019opposition, finalement, pose trop de questions ! Réunissez tous ces travers \u2014 de l\u2019obsession du secret à l\u2019intimidation systématique en passant par le mépris des parlementaires et de la presse \u2014, et vous aurez une idée de l\u2019atmosphère plus viciée que jamais qui a régné à Ottawa en 2012.Le gouvernement est majoritaire, avec moins de 40% des voix.En écartant systématiquement l\u2019opposition, c\u2019est la voix de la majorité de la population qu\u2019il refuse d\u2019entendre.Pareille attitude a un effet corrosif et dangereux sur notre démocratie parlementaire.Mais ça, M.Van Loan refuse de le voir.mcornellier@ledevoir.com _______ UkVïMVM.'VlMVk.T m ili ills.; afismss JACQUES NADEAU LE DEVOIR A compter du 15 janvier, les entreprises désireuses de brasser des affaires avec le gouvernement du Québec, ses organismes ou les municipalités devront obtenir un certificat de bonnes mœurs délivré par l\u2019Autorité des marchés financiers, mais c\u2019est l\u2019UPAC qui se chargera des vérifications.Loi 1 : l\u2019UPAC pourrait manquer de temps KATHLEEN LEVESQUE Pressée par le temps, l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) doit mettre les bouchées doubles pour être prête à affronter l\u2019avalanche de vérifications qu\u2019elle devra faire, comme l\u2019exige la Loi sur l\u2019intégrité en matière de çontrats publics (loi 1).À compter du 15 janvier, ce sont 24000 entreprises désireuses de brasser des affaires avec le gouvernement du Québec, ses organismes ainsi que les municipalités qui devront obtenir un certificat de bonnes moeurs.Si c\u2019est l\u2019Autorité des marchés financiers (AMP) qui doit administrer le registre, accordant ou non l\u2019autorisation à ces entreprises de contracter pour une période de trois ans, c\u2019est l\u2019UPAC qui procédera aux vérifications.Or, il s\u2019agit d\u2019un nouveau mandat poiu l\u2019UPAC qui n\u2019a, à l\u2019heure actuelle, ni les ressources ni l\u2019expertise pour assumer cette responsabilité.Qu\u2019à cela ne tienne, des démarches ont été entreprises pour se doter des outils nécessaires et, surtout, créer une nouvelle structure.«On va être prêts.Pour l\u2019instant, on fait face à la musique.Ce n\u2019est pas une mince chose, mais on travaille fort pour livrer la marchandise à temps», explique la responsable des communications de I\u2019UPAC, Anne-Prédérik Laïuence.Dans les prochaines semaines, ce sont 40 analystes qui doivent être embauchés et formés.La Sûreté du Québec, avec son escouade Marteau qui est l\u2019une des branches de l\u2019UPAC, doit hériter de la vérification des antécédents criminels des dirigeants d\u2019entreprises (y compris les actionnaires et administrateius).De son côté, l\u2019Agence du revenu pourra fournir les renseignements d\u2019ordre fiscal concernant les entreprises.Mais de façon concrète, l\u2019application de la nouvelle loi qui vise à assurer «la confiance du public dans les marchés publics en attestant l\u2019intégrité des concurrents» ne s\u2019annonce pas simple.Le travail de l\u2019UPAC doit se faire en 90 jours maximum à compter de la demande de l\u2019entreprise.«On ne peut pas vérifier 24000 entreprises en trois mois.Ça va se faire en étapes», indique M\u201c® Laurence.Cette dernière souligne qu\u2019il faudra attendre la publication du « décret gouvernemental » pour avoir un éclairage sur la transition.Elle affirme que la priorité sera accordée aux «gros contrats» bien que l\u2019objectif ne soit pas «de brimer qui que ce soit».Globalement, les entreprises devront faire la preuve qu\u2019elles n\u2019ont pas commis d\u2019infractions.Il ne semble toutefois pas y avoir de vérification prévue pour les entreprises étrangères qui obtiennent des contrats importants au Québec, par exemple le contrat de l\u2019autoroute 30 inaugurée plus tôt cette semaine, le mégaprojet de reconstruction du complexe Turcot ou le développement du Nord.A l\u2019UPAC, on est demeuré silencieux sur cet aspect du dossier.Il pourrait toutefois être important de connaître qui sont véritablement ces entreprises espagnoles, françaises ou chinoises ayant des visées sur les contrats publics québécois.Embouteillage montréalais Par ailleurs, le gouvernement a modifié le projet de loi 1 afin que les contrats de 100 000$ et plus accordés par la Ville de Montréal passent sous la loupe de LAME et de l\u2019UPAC.Le maire Michael Applebaum s\u2019est réjoui de la décision.Du côté de la fonction publique, il y a certaines craintes par rapport notamment à la capacité de respecter les délais.Trois mois vont s\u2019ajouter au processus d\u2019autorisation des appels d\u2019offres puis d\u2019octroi des contrats.«II y a déjà un embouteillage à Montréal de contrats depuis l\u2019automne.Il y a un risque que tout soit paralysé», a souligné sous le couvert de l\u2019anonymat un fonctionnaire.Sur le plan politique, certains employés de Montréal s\u2019inquiètent du dédoublement du discours du gouvernement du Québec : un jour, le ministre des Affaires municipales Sylvain Gaudreault téléphone à Montréal pour comprendre pourquoi les mesures de contrôle ont été éliminées, et un autre jour, le ministre responsable de la Métropole, Jean-Prançois Lisée, rend visite au maire Applebaum pour annoncer de nouvelles mesures.«On nage en pleine confusion», lance une source, qui ajoute sur le mode interrogatif.' «Pourquoi avoir créé un comité-conseil sur l\u2019octroi des contrats municipaux alors que Montréal avait déjà une commission d\u2019examen des contrats ?Qui gouverne à Québec le dossier montréalais ?» A rUPAC, on tente de se faire rassurant.«Il y aura un délai de transition pour la Ville de Montréal», a dit Anne-Erédérik Laurence.Le Devoir Bond spectaculaire de la participation des jeunes à l\u2019élection de 2012 Le printemps érable n\u2019explique pas tout ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec La participation des jeunes à la dernière élection générale au Québec a fait un bond spectaculaire par rapport à l\u2019élection de 2008.Mais le « printemps érable » ne serait qu\u2019une partie de l\u2019explication, selon les chercheurs.«Il y a quelque chose qui s\u2019est passé en 2012 qui a ramené ces gens-là aux urnes.Mais il faut remarquer qu\u2019il y a eu une démobilisation en 2008», a indiqué au Devoir Prançois Gélineau, titulaire de la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires de l\u2019Université Laval.Ainsi, le taux de participation des jeunes de 18 à 24 ans est passé de 36 à 62%.C\u2019est une progression de plus de 70% du nombre d\u2019électeurs dans cette tranche d\u2019âge.Chez les 25 à 34 ans, ce taux grimpe de 42 à 66%, soit près de 60% d\u2019électeurs de plus.Mais le taux de participation à l\u2019élection de 2008 avait atteint un plancher historique en 2008, année oû le gouvernement Charest avait regagné sa majorité après l\u2019avoir perdu en 2007.Pour l\u2019ensemble de l\u2019électorat, ce taux s\u2019élevait à un maigre 57 %, alors que le taux moyen de participation entre 1980 et 2008 atteignait 74%.Aussi, si on compare le taux de participation des jeunes en 2012 avec celui de 2007, la progression est beaucoup moins marquée.Pour les jeunes de 18 à 24 ans, il était de 54,5% en 2007\t(62% en 2012).Dans cette tranche d\u2019âge, c\u2019est tout de même une hausse d\u2019un peu moins de 15% du nombre d\u2019électeurs.Pour les jeunes de 25 à 34 ans, il se situait à 61 % (66% en 2012) pour un nombre d\u2019électeurs qui a crû de près de 10%.Un mystère «Qu\u2019est-ce qui s\u2019est passé en 2008\tchez les jeunes?Ça demeure un mystère», a reconnu Prançois Gélineau.En 2012, plusieurs facteurs ont influé sur la participation des jeunes à l\u2019élection, a-t-il relevé.Qn note aussi une augmentation sensible de la participation des électeurs de 65 ans et plus, ce qui pourrait expliquer que les libéraux ont fait mentir les sondages qui leur donnaient un appui moindre chez les francophones.«Tout le monde s\u2019attendait à une campagne ennuyante alors que je crois que les gens ont été assez attentijs et assez intéressés.Et si on regarde l\u2019issue du débat des chejs, avec la popularité de Erançoise David au lendemain de ce débat et les jeunes qui se sont associés, surtout dans la région de Montréal, à Québec solidaire, ç\u2019a créé un engouement», estime le politologue.Les données sur lesquelles s\u2019appuie Prançois Gélineau proviennent d\u2019une étude qu\u2019il a menée avec Ronan Teyssier sur le déclin de la participation électorale de 1985 à 2008.Il est incontestable que le taux de participation augmente avec l\u2019âge, un phénomène observable pour toutes les générations : les électeurs nés dans les années 1960 votent moins que les baby-boomers, la génération des années 1970 moins que celle des années 1960 et celle des années 1980 moins que celle des années 1970.Le Devoir DLire aussi > Le printemps érabie moins participatif que prévu.Le texte du professeur Prançois Gélineau.Page A 9 C-377 : l\u2019Ontario proteste aussi Qttawa\u2014Après le Québec, au toiu de l\u2019Qntario de décrier le projet de loi conservateiu C-377 réclamant plus de «transparence» des sjmdicats.La ministre du Travail, Linda Jeffrey, a fait parvenir une lettre au Sénat canadien \u2014 oû C-377 doit encore être adopté poiu avoir force de loi \u2014 poiu s\u2019en plaindre.«Le gouvernement de l\u2019Ontario désire partager avec vous et le gouvernement du Canada nos sérieuses préoccupations concernant la nature inexplicablement intrusive du projet de loi n\u201d C-377», écrit la miifistre.Ce projet de loi obligera les sjmdicats à rendre publiques toutes les transactions de plus de 5000$ qu\u2019ils effectuent et à divulguer le nom des employés touchant plus de 100000$.Selon la miifistre, ce projet de loi «a le potentiel de drastiquement faire dérailler les négociations collectives en Ontario.En cette période de temps économiques difficiles, nous avons besoin que les gouvernements, les syndicats et le patronat travaillent ensemble, et ce projet de loi tel qu\u2019adopté par la Chambre intervient inutilement dans ce processus.» Le Devoir Pas d\u2019étude du BAPE sur Enbridge Le nouveau ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement, de la Panne et des Parcs, Yves-Prançois Blanchet, ne compte visiblement pas demander au Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) d\u2019étudier le projet d\u2019inversion du pipeline de la pétrolière Enbridge.En entrevue sur les ondes de Radio-Canada, le ministre péquiste a dit mardi que le BAPE se penche habituellement sur de «nouveauxprojets».Dans le cas du pipeline d\u2019Enbridge, construit dans les années 70, la juridiction du BAPE «n\u2019est pas claire», a-t-il jugé.M.Blanchet a insisté sur le fait que le gouvernement a décidé de mettre en place un comité mixte avec l\u2019Alberta pour étudier ce projet dénoncé par les groupes environnementaux.Enbridge souhaite transporter 300000 barils d\u2019or noir par jour jusqu\u2019à Montréal, dont du pétrole des sables bitumineux.Le Devoir A4 LE DEVOIR, LE MERCREDI 19 DECEMBRE 2012 ACTUALITES DEMANDEURS D\u2019ASILE DEBOUTES Des Mexicains plaident pour une ultime chance MARIE-ANDREE CHOUINARD AU Mexique, Fernando Reyes a été séquestré à trois reprises à partir de 2002.Battu, menacé, séquestré.par les policiers fédéraux.Après le troisième épisode traumatisant, vécu avec son fiston de 11 ans, le Mexicain a décidé de fuir pour sauver sa peau.Il a demandé l\u2019asile au Canada.Arme braquée sur lui, violences physiques et psychologiques, menaces : M.Reyes raconte qu\u2019il a eu peur pour sa vie et celle de sa famille, surtout lorsqu\u2019il a compris que la traque ne cesserait pas.Il s\u2019agissait d\u2019une erreur sur la personne, plaide-t-il, mais quand c\u2019est la police qui vous menace, qui donc aller voir pour dénoncer les abus ?Version rejetée En 2008, Fernando, sa femme Marisol Mendez et leurs deux enfants, Eduardo et Ingrid, ont trouvé refuge au Canada.Quatre ans plus tard, ils ont traversé tous les rouages de l\u2019immigration et la réponse est sans appel : le Canada rejette leur version des faits et leur refuse le statut de réfugiés.Ils devront passer en audience le 27 dé-cembre prochain pour connaître la date de leur expulsion vers leur Mexique natal, un pays qui désormais leur fait peur.«S\u2019il vous plaît, M.Jason Kenney, donnez-moi la chance de rester ici au Canada, s\u2019il vous plaît, s\u2019il vous plaît», a plaidé mardi Fernando Reyes, W,./, * JACQUES NADEAU LE DEVOIR Marisol Mendez est réconfortée par une proche à l\u2019église où sa famille a demandé devant les médias une révision de la décision gouvernementale les expulsant vers le Mexique.depuis l\u2019église évangélique Pentecôte Maranatha, où il demandait pour sa famille une révision de la décision gouvernementale, invoquant des motifs humanitaires.Les Mendez Reyes ont été refusés car, disent-ils, ils n\u2019ont pas été en mesure de faire la démonstration que leur vie était réellement en danger s\u2019ils devaient retourner au Mexique, la guerre liée aux narcotrafiquants ayant pourtant bel et bien entraîné la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes en peu d\u2019années.«Comment solliciter la police pour faire la preuve qu\u2019on a été arrêté et violenté par la police ?», demande M.Reyes, qui se demande s\u2019il pourrait survivre à une quatrième agression.Intégration En quatre ans d\u2019attente.LePèreNoëlabesoitiilevm.Mes empleUes île mlM en fmiiçiiis ! I 0 WWW.IMPERATIF-FRANCAIS.ORG Office québécois de ta tangue française x-v > 1\tEa Ea Québec E3 El LE DEVOIR Cmtnle des syndicats @ LeDroit eSN\tcso plaide la famille, ils ont trouvé du travail, se sont intégrés à la communauté, font du bénévolat à l\u2019église, ont appris le français, vont à l\u2019école, dans le cas des deux enfants, dont le cadet, Eduardo, souhaiterait terminer son année scolaire.«Je sais que là-bas, on ne sera jamais en sécurité», a raconté hier Ingrid, 17 ans, qui a eu peur pour son père et son frère lorsqu\u2019ils ont été enlevés.« C\u2019est vraiment beau d\u2019aller au Mexique en vacances, mais si vous viviez là-bas, vous verriez que c\u2019est vraiment un pays en guerre.» Depuis samedi, les nouvelles dispositions du système canadien de demandeurs d\u2019asile sont en vigueur, avec la création notamment de deux catégories de demandeurs: ceux provenant de «pays d\u2019origine désignés», jugés sécuritaires par le gouvernement, et les autres.Le Mexique ne se trouve pas sur la liste de ces pays dits sûrs, mais les groupes d\u2019aide aux réfugiés craignent qu\u2019il ne figure sur la liste lors d\u2019une deuxième série d\u2019annonces, alors qu\u2019y sévissent violence, non-respect des droits humains et pauvreté.Le Devoir Étude secrète : Vision Montréal en appelle à Québec BRIAN MYLES Vision Montréal a porté plainte au ministère des Affaires municipales sur le «camouflage» de l\u2019étude secrète de 2004 sur la collusion.La chef de l\u2019opposition officielle, Louise Harel, n\u2019attendra pas la publication du rapport d\u2019enquête du Contrôleur général, mercredi matin, pour prendre les devants.«Les questions se posent, mais on n\u2019a pas vraiment de réponse, et ça reste extrêmement nébuleux», a-t-elle dit.«Le Contrôleur de la Ville fait son possible.Il peut vérifier d\u2019un point de vue administratif, mais il n\u2019a pas de pouvoir d\u2019enquête ou de pouvoir de contraindre pour obtenir des réponses», a ajouté M\u201c® Harel.Le maire de Montréal, Michael Applebaum, s\u2019est montré évasif sur les conclusions du contrôleur, Alain Bond.Celui-ci va confirmer que l\u2019ex-direc-teur général de la Ville, Robert Abdallah, et l\u2019ex-président du comité exécutif, Frank Zam-pino (aujourd\u2019hui accusé de fraude), auraient dissimulé l\u2019étude de 2004 à Gérald Tremblay et aux membres du comité exécutif.Le document explosif faisait état de l\u2019existence d\u2019un «marché fermé» à Montréal, d\u2019où un gonflement de 30 à 40% du coût des travaux d\u2019infrastructures.«Je ne pense pas que ce dossier va rester sur la tablette», a dit M.Applebaum.Il a laissé entendre que la commission Charbonneau ou l\u2019Unité permanente anticorruption pourraient s\u2019intéresser au dossier.Un cas d\u2019entrave ?La Commission d\u2019accès à l\u2019information (CAI) enquête par ailleurs sur un cas probable d\u2019entrave à l\u2019accès aux documents lié à cette affaire.La conseillère de Villeray, Elsie Lefebvre, a présenté le 23 octobre une demande d\u2019accès à l\u2019information pour mettre la main sur l\u2019étude de 2004.Dès le lendemain, le responsable de l\u2019accès à l\u2019information, Marc Lebel, confirmait en avoir un exemplaire.Il devait cependant solliciter un avis juridique afin de déterminer s\u2019il pouvait la remettre à M\u201c® Lefebvre.C\u2019est là que les choses se compliquent.Le 29 octobre, l\u2019ex-maire Gérald Tremblay prenait connaissance du rapport pour la première fois, selon une dé- Zampino dément Frank Zampino renvoie la responsabilité du camouflage d\u2019une étude secrète sur la collusion à factuel directeur général de la Ville de Montréal, Guy Hébert, dans une mise au point publiée mardi soir.L\u2019avocat de M.Zampino, Claude-Armand Sheppard, affirme dans un communiqué que son client n\u2019a jamais obtenu d\u2019exemplaire de f étude de 2004.«Contrairement aux affirmations publiées, ce rapport n\u2019a jamais été remis à [.] Frank Zampino », affirme le communiqué.M.Zampino contredit Guy Hébert, qui avait commandé l\u2019étude à l\u2019époque où il était à la tête de la direction des approvisionnements.M.Hébert a affirmé qu\u2019il avait remis l\u2019étude à Frank Zampino et Robert Abdallah, respectivement président du comité exécutif et directeur général de la Ville au moment des faits.Dans sa mise au point, M.Zampino affirme que Guy Hébert n\u2019a remis qu\u2019un sommaire décisionnel au comité exécutif, sans faire mention de l\u2019étude ni même la présenter.claration assermentée des anciens membres du comité exécutif.Le 7 novembre, le comité exécutif obtenait finalement l\u2019étude et trois autres rapports subséquents sur le coût des travaux.Le 12 novembre, le directeur général de la Ville, Guy Hébert, et le Contrôleur général, Alain Bond, diffusaient les études lors d\u2019une conférence de presse.Elsie Lefebvre a obtenu le document 10 minutes après le début de la conférence de presse.Aussi bien dire que sa demande d\u2019accès à l\u2019information a été court-circuitée.Dans sa plainte à la CAI, Vision Montréal soupçonne les membres du comité exécutif de s\u2019être rendus coupables d\u2019entraves à l\u2019accès au document.Selon l\u2019article 158 de la loi, quiconque refuse ou entrave sciemment l\u2019accès à un document commet une infraction passible d\u2019une amende de 100 à 500$.Le Devoir Ethical Oil s\u2019attaque au Sierra Club HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa La guerre contre les militants environnemen-talistes prend des allures de bataille rangée.Un groupe voué à la promotion du pétrole al-bertain, considéré comme plus « éthique », s\u2019en prend à la fondation environnementale Sierra Club dans le but de lui faire perdre son statut d\u2019organisme de charité au motif qu\u2019elle n\u2019est qu\u2019un paravent pour soutenir la frange militante antisables bitumineux.Ethical Oil a ainsi porté plainte auprès de l\u2019Agence du revenu du Canada, demandant de révoquer le statut fiscal de la Fondation du Sierra Club du Canada (FSCC).Ce statut lui permet de récolter des dons et de délivrer des reçus d\u2019impôt.Cette fondation finance ensuite divers projets environnementaux, dont certains menés par le Sierra Club, une entité distincte.Mais voilà: Ethical Oil ne croit pas que les deux groupes sont véritablement distincts.Ses avocats font valoir, dans une soumission de 67 pages, que la Fondation ne sert qu\u2019à rediriger l\u2019argent vers le groupe militant, ce qui serait alors illégal.Pour conserver son statut fiscal, un organisme de charité ne doit en effet pas consacrer plus de 10% de son budget à des activités de militance.Le Sierra Club est un groupe militant \u2014 et ne s\u2019en cache pas \u2014 et ne jouit pas de ce statut fiscal.«La FSCC et le Sierra Club sont presque impossibles à distinguer», est-il écrit dans la soumission d\u2019Ethical Oil.«E n\u2019y a rien de mal à ce que le Sierra Club prenne part à des activités politiques puisqu\u2019il n\u2019est pas un organisme de charité enregistré.Mais la FSCC ne peut pas financer le Sierra Club pour prendre part à de telles activités.[.]» Il a été impossible de parler à quelqu\u2019un d\u2019Ethical Oil mardi.Un coup politique Le Sierra Club n\u2019y voit qu\u2019une nouvelle tentative de faire taire les groupes ne partageant pas la même vision que le gouvernement.«Si vous suivez les liens et les histoires qui ont été écrites, vous verrez que Ethical Oïl est directement lié au bureau du premier ministre», explique en entrevue John Bennett, le directeur général du Sierra Club.«Il n\u2019est pas approprié dans le système canadien que le politique ordonne à l\u2019administratif de mener une enquête, continue M.Bennett.Si le premier ministre ou un membre du gouvernement conservateur portait plainte, ce serait clairement politique.Alors ce qu\u2019ils ont fait, c\u2019est créer une fausse organisation populaire dont l\u2019objectif avoué est de s\u2019en prendre à des organismes tels que le Sierra Club pour nous faire taire [.].» Ethical Oil a été fondé par Alykhan Velshi, juste après avoir quitté son poste de directeur des communications du puissant ministre de la Citoyenneté et de l\u2019Immigration, Jason Kenney.Il a quitté l\u2019organisme pour revenir au bureau du premier ministre Stephen Harper à titre de directeur de la planification.Ce groupe refuse de dévoiler ses sources de revenus.Il affirme seulement ne pas recevoir d\u2019argent de l\u2019étranger et d\u2019en accepter d\u2019entreprises basées au Canada, non identifiées.Ce groupe milite pour le pétrole albertain, faisant valoir qu\u2019il est plus «éthique» que le pétrole provenant du Moyen-Orient, où les femmes ne sont pas traitées équitablement.John Bennett assure que le financement du Sierra Club respecte parfaitement les règles.Son groupe reçoit bien des fonds de la Fondation, mais seulement pour financer des projets spécifiques, dont une étude sur l\u2019impact de la baisse du niveau de l\u2019eau des Grands Lacs sur les poissons.Dans le dernier budget fédéral, le gouvernement conservateur a accordé une somme de 5 millions de dollars à l\u2019Agence canadienne du revenu pour enquêter sur les organismes de bienfaisance et s\u2019assurer qu\u2019ils ne mènent pas d\u2019activités politiques.M.Bennett note en outre que l\u2019ACR a désormais le pouvoir de suspendre temporairement le statut des organismes pendant un an, plutôt que de les aider à se conformer quand un pépin survient.Le Devoir LE DEVOIR LE MERCREDI 19 DECEMBRE 2012 A5 ACTUALITES Des insultes en cadean Les écarts de langage de Richard Bergeron et Luc Ferrandez ravivent le climat d\u2019animosité à l\u2019hôtel de ville de Montréal BRIAN MYLES Les écarts de langage des élus de Projet Montréal ont ravivé le climat d\u2019animosité à l\u2019hôtel de ville.Le chef du parti, Richard Bergeron, aurait traité &\u2019«hostie de salopes» deux militantes de Vision Montréal, le 6 décembre dernier, tandis que le maire du Plateau Mont-Royal, Luc Ferrandez, a traité son vis-à-vis du Sud-Ouest de «gros câlisse» mardi matin.Véronique Fournier, conseillère de Vision Montréal, s\u2019est sentie «intimidée» par les propos «misogynes» de M.Bergeron, tenus le jour du 23® anniversaire du massacre de Polytechnique.«On est dans une période tumultueuse.Peut-être que les esprits se sont échauffés à l\u2019hôtel de ville, mais ça n\u2019excuse en rien des propos inacceptables.Ce sont des propos à la limite de l\u2019intimidation », a dit M\u201c® Fournier.Sa version est corroborée par l\u2019attachée de presse de Vision Montréal, Militza Jean, qui se trouvait à côté de M\u201c® Fournier lors de l\u2019incident.«Ça m\u2019a scié les jambes, et je suis sûre d\u2019avoir bien entendu», a-t-elle dit.M\u201c® Jean a été congédiée de Projet Montréal en décembre 2011, et elle poursuit son ancien employeur pour harcèlement psychologique.Elle a ajouté ce nouvel épisode de relations tendues dans sa plainte originale à la Commission des relations du travail.Le chef de Projet Montréal est sidéré par ces accusations qu\u2019il dit sans fondement.« Jamais de ma vie je n\u2019ai dit ça.C\u2019est odieux comme c\u2019est pas imaginable d\u2019avancer que JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, nie formellement avoir traité d\u2019«hostie de salopes» deux militantes de Vision Montréal, comme le prétendent celles-ci.j\u2019aurais dit ces mots-là», a dit M.Bergeron, visiblement consterné.Sa version est corroborée par son attachée de presse, Catherine Maurice, qui était aussi présente le 6 décembre.Selon M\u201c® Maurice, Richard Bergeron n\u2019a jamais prononcé les paroles qui lui sont imputées.«M.Bergeron a dit: elles sont culottées », a-t-elle dit.Le Devoir était présent lors de l\u2019accrochage en question, mais il n\u2019a entendu aucune des paroles attribuées aux uns et aux autres.M.Bergeron, M\u201c® Fournier et leurs attachées de presse respectives se disputaient pour déterminer qui, selon le protocole, devait s\u2019adresser en premier aux médias pour commenter la deuxième mouture du budget de Montréal.En principe, l\u2019opposition officielle formée de Vision Montréal doit avoir préséance sur le deuxième groupe de Projet Montréal.Or les médias ont choisi spontanément d\u2019interroger le chef de Projet Montréal d\u2019abord, et la conseillère Fournier ensuite, même si elle est la vice-présidente de la Commission des finances et de l\u2019administration.Le climat était tendu entre les deux adversaires politiques, qui se sont décoché des flèches lors de leurs interventions.Des insultes pour Noël Encore mardi matin, les élus se sont donné des insultes en cadeaux à une semaine de Noël, au point que le président du conseil, Harout Chitilian, les a invités à réfléchir à la portée de leurs paroles.«Il y a de plus en plus de dérapages, une perte des valeurs morales chez certaines personnes que je ne nommerai pas», a-t-il dit.M.Chitilian a rappelé que les élus municipaux ne jouissaient pas de l\u2019immunité parlementaire, contrairement aux députés de l\u2019Assemblée nationale ou de la Chambre des communes.Si des personnes s\u2019estiment lésées par des propos diffamatoires, elles ont tout le loisir de poursuivre leurs auteurs, a-t-il rappelé dans une mise en garde.L\u2019altercation entre M.Bergeron et M\u201c® Fournier a été vaguement évoquée sur le plancher du conseil, mais le rndaise portait surtout sur des paroles prononcées devant témoins par le maire de l\u2019arrondissement du Plateau Mont-Royal, Luc Ferrandez.L\u2019élu de Projet Montréal a traité le maire du Sud-Ouest, Benoît Dorais, de «gros câlisse» ou de «gros cave», selon les différentes versions non contredites pour l\u2019essentiel.Richard Bergeron et Marc-André Gadoury étaient présents lors de l\u2019incident.Projet Montréal ne dément pas les faits.Richard Bergeron s\u2019est entretenu avec M.Ferrandez pour lui demander «d\u2019être plus posé» dans ses interventions auprès des autres élus, a dit M\u201c® Maurice.L\u2019opposition officielle a porté plainte au président du conseil pour ces deux affaires venues ternir l\u2019esprit de coalition et d\u2019harmonie qui doit planer sur Montréal jusqu\u2019aux élections de novembre 2013.Le maire de Montréal, Michael Applebaum, a rappelé que les insultes étaient «inacceptables» entre élus.«Il faut toujours respecter les autres individus», a-t-il dit.Le Devoir TRANSPORT EN COMMUN Des garages mal organisés à Québec ISABELLE PORTER à Québec La mauvaise organisation du travail dans les garages du Réseau de transport en commun de la capitale (RTC) entraîne une explosion des heures supplémentaires, selon le vérificateur de la Ville, François Gagnon.En décembre 2011, un employé avait accumulé à lui seul pas moins de 4900 heures, d\u2019après le rapport que M.Gagnon a présenté mardi.Au total, les employés des garages ont accumulé 62 514 heures la même année, l\u2019équivalent de 1,6 million de dollars.En divisant par le nombre d\u2019employés (350), cela correspond à 178 heures et 4747 $ par travailleur.Le rapport porte sur les deux principaux garages du RTC, le centre Métrobus et celui de Lebourgneuf.Ces derniers sont responsables de l\u2019entretien de la majorité de la flotte, à l\u2019exception des autobus électriques (écolobus) qui ont leur propre garage.Pour le vérificateur, le nombre d\u2019heures supplémentaires découle en bonne partie de l\u2019organisation du travail.11 reproche au service d\u2019entretien de ne pas classer les bris d\u2019autobus «par ordre de gravité» et d\u2019aménager l\u2019horaire de telle sorte qu\u2019il faut recourir systématiquement aux heures supplémentaires.Il déplore aussi qu\u2019il soit impossible de connaître l\u2019histo-rique de réparations d\u2019un véhicule et qu\u2019il lui soit dès lors impossible d\u2019avoir «l\u2019assurance que les véhicules sont entrete- nus au moindre coût possible et de façon efjîciente».Invité à commenter, le président du RTC, Raymond Dion, a glissé que M.Gagnon dressait le portrait d\u2019un «garage idéal » et qu\u2019une partie de la solution passait par les syndicats, mais qu\u2019il ne voulait «pas négocier sur la place publique».Impossible par ailleurs de savoir s\u2019il était déjà au courant de l\u2019explosion des heures supplémentaires.Malgré les questions répétées des journalistes, il n\u2019a pas voulu le dire.Le vérificateur trouve 130 millions Le vérificateur a par ailleurs découvert 130 millions de dollars en flottement dans 235 règlements d\u2019emprunts de la Ville.Il s\u2019agit de sommes obtenues dans le cadre de vieux règlements d\u2019emprunts qui n\u2019auraient pas été entièrement dépensées.Certaines avaient même été autorisées avant la fusion de 2002.Pour le vérificateur, ce n\u2019est pas normal.«Il n\u2019est pas approprié de financer des immobilisations à même des autorisations données il y a plusieurs ançiées», écrit-il.A la question de savoir si la Ville se garde ainsi une «marge de manoeuvre», M.Gagnon a refusé de se prononcer, mais promet de creuser davantage la question dans l\u2019avenir.Il signale en outre que depuis sa vérification, la Ville a réduit le montant de 130 millions de moitié en régularisant ces prêts.Le Devoir Lettre du Conseil municipal de la Ville d'Asbestos à la population du Québec D'abord le choc, puis rester debout En septembre dernieç le gouvernement du Québec nouvellement élu, décidait de ne pas honorer le prêt de 58 millions de dollars consenti à Mine Jeffrey d'Asbestos pour son projet de mine souterraine d'exploitation d'amiante-chrysotile accordé par le gouvernement précédent.Cette décision a causé une importante déception dans la communauté d'Asbestos et de la MRC des Sources.La décision du gouvernement du Québec signifie l'arrêt d'un projet de 450 emplois pour une population de 7 000 habitants.Malgré que les travaux de l'extraction dans les galeries soient déjà bien amorcés, malgré aussi le maintien de la demande, nous devons maintenant assister au démantèlement de Mine Jeffrey.Cela est d'autant plus difficile à accepter que depuis les années '70, de nouveaux procédés ont permis l'exploitation sécuritaire de l'amiante chrysotile.Ces procédés consistent principalement à traiter le minerai dans des conduits à pression négative.De plus, il est important de distinguer les différentes fibres d'amiante.L'amiante serpentine chrysotile produit au Québec est très différent des cinq autres amiantes, appelés amphiboles, plus toxiques et produits à l'étranger.L'amiante amphibole est déjà inscrit dans le protocole de Rotterdam qui est la liste des produits dangereux.La différence de dangerosité entre l'amiante chrysotile et les amiantes amphiboles vient de leur biopersistance, c'est-à-dire du temps moyen pendant lequel la fibre résiste aux systèmes de défense des poumons.« Le chrysotile demeure de 10 à 15 jours dans les poumons, tandis que les amphiboles ont une biopersistance de 50 jours à 50 ans.C'est leur composition chimique qui explique cette différence.Le chrysotile est composé à 42 % de magnésium qui se dissout facilement dans le milieu acide des poumons, à ph d'environ 4,5.Les fibres se rupturent en mini-fibrilles qui sont éliminées par le système de défense pulmonaire.Les études montrent hors de tout doute que le mésothéliome est en partie relié aux amphiboles en raison de leur longue biopersistance.Cela explique pourquoi l'espérance de vie des citoyens d'Asbestos équivaut à celle des citoyens du Québec^.C'est à partir de ces informations épidémiologiques et pulmonaires que le gouvernement a adopté en juin 2002 la Politique d'utilisation accrue et sécuritaire de l'amiante chrysotile au Québec et que le Conseil régional des élus de l'Estrie a recommandé la poursuite de l'exploitation sécuritaire de ce minerai en décembre 2010.Quiconque visite notre coin de pays peut le constater.Mine Jeffrey impose à ses clients le respect des règles d'utilisation sécuritaire les plus strictes.L'application de ces règles est soumise à un contrôle rigoureux vérifié par des inspecteurs indépendants.Malheureusement, les entreprises des pays émergents qui ont besoin d'amiante devront dorénavant s'approvisionner auprès de fournisseurs moins exigeants ou fabriquant des produits de remplacement dont l'effet sur la santé n'a pas été démontré.Nous recevons la décision du gouvernement du Québec L'opinion populaire au Québec s'est formée sans véritablement connaître notre point de vue.Le gouvernement a pris une décision qui tient compte de cette opinion de la majorité de la population.Tout en respectant cette ' Dr Gilles Morin, Lettres ouvertes, La Tribune, mercredi 14 juillet 2010 appuyé sur Yarborough 2006 ainsi que sur McDonald, Lindell et Camus.2 « Agence de la santé et des services sociaux » Portrait de santé de l'Estrie et de ses territoires, 2006 et Avis du CSSS des Sources à la CRÉE, 16 novembre 2010 décision, nous considérons qu'en toute justice les travailleurs directement et indirectement frappés par cette fermeture ainsi que les membres de leur famille ne doivent pas être les seuls à la supporter.Nous ne sommes coupables de rien et nous ne méritons pas d'être pénalisés.Nous voulons aller de l'avant Nous entendons que l'actuel gouvernement du Québec, au nom de la majorité des citoyens, a reconnu sa responsabilité dans la fermeture de Mine Jeffrey.L'argent restant déjà accordé par le précédent gouvernement sera employé à diversifier une économie durement et injustement frappée.Les mesures nécessaires sont mises en place afin d'accélérer la diversification économique déjà amorcée depuis plusieurs années.Le défi imposé à notre économie par la fermeture de la mine doit être vigoureusement soutenu par le gouvernement et ses organismes afin de compenser les pertes encourues.Nous espérons que ces quelques lignes auront pu apporter un peu de lumière sur une réalité mal comprise et injustement dépréciée.Nous pensons que la décision gouvernementale de soutenir la diversification de notre économie est une décision nécessaire et responsable dans les circonstances.Le Conseil municipal de la Ville d'Asbestos.ÂSHST^S UNE QUESTION DE JUSTICE A6 LE DEVOIR LE MERCREDI 19 DECEMBRE 2012 ACTUALITES L\u2019intimidation à l\u2019école a des conséquences sur la santé à l\u2019âge adulte PAULINE GRAVEL Ly intimidation à l\u2019école altère f la réponse de ceux qui en sont victimes au stress, elle influe même sur l\u2019expression de leurs gènes.Ces modifications physiologiques pourraient entraîner à long terme des problèmes de santé, comme la dépression, l\u2019anxiété, voire le diabète ou les maladies cardiovasculaires, nous apprend une nouvelle étude publiée dans la revue Psychobgical Medicine.L\u2019étude a porté sur 28 paires de vrais jumeaux âgés d\u2019une dizaine d\u2019années dont seulement l\u2019un des jumeaux avait été victime d\u2019intimidation par les pairs à l\u2019école.Dans une étude précédente, la psychologue Isabelle Ouellet-Morin, qui e^t aujourd\u2019hui pro-fesseure à l\u2019École de criminologie de rUniversité de Montréal et chercheuse au Centre d\u2019études sru le stress humain de l\u2019Hôpital Louis-H.Lafontaine, avait constaté que les enfants qui avaient subi de l\u2019intimidation par leurs pairs depuis leur entrée à l\u2019école sécrétaient moins de cortisol, l\u2019hormone du stress, que leur jumeau qui n\u2019avait jamais été intimidé.Selon la chercheuse, cette étude a permis de mettre en évidence les conséquences physiologiques de l\u2019intimidation étant donné que les enfants possédaient le même bagage génétique et qu\u2019ils avaient grandi dans la même famille.L\u2019expression des gènes Comme il a été démontré chez les rongerus que les mauvais traitements que les parents réservaient à lerus ratons modifiaient l\u2019expression de certains gènes, Isabelle Ouellet-Morin et ses collègues anglais ont émis l\u2019hjqiothèse que l\u2019intimidation par les pairs, tout comme les soins maternels, pouvait aussi fort probablement altérer la méthylation de l\u2019ADN, un processus normal qui, sans modifier les gènes eux-mêmes, permet d\u2019en activer ou d\u2019en inhiber l\u2019expression.Pour vérifier cette hypothèse, ils ont comparé l\u2019ADN prélevé chez les jumeaux à l\u2019âge de cinq ans, soit avant que ne débutent les séances d\u2019intimidation, à celui échantillonné à l\u2019âge de dix ans, alors que l\u2019un des jumeaux était victime de chantage depuis quelques années.Les chercherus ont porté leur attention sur la méthylation du gène SERT, qui contrôle la concentration de sérotonine \u2014 un neurotransmetteur impliqué dans la régulation de l\u2019humeur et la dépression \u2014 présente dans l\u2019espace synaptique entre deux neurones.«Ce gène pourrait bien être un chaînon manquant entre les expériences de vie difficiles et certains problèmes émotifs et psychologiques, comme la dépression», avance la Ouellet-Morin.Les chercheurs ont ainsi remarqué que le taux de méthylation du gène SERT était plus élevé chez les enfants de 10 ans victimes de chantage que chez leur jumeau, alors que le taux de méthylation était identique chez les deux jumeaux avant que l\u2019un d\u2019eux n\u2019expérimente l\u2019intimidation.Ils ont également observé que plus le taux de méthylation était élevé, moins les individus sécrétaient de cortisol en réponse à un stress.«Les expériences d\u2019intimidation ne doivent pas être négligées, car elles entraînent des conséquences possiblement à long terme», a affirmé la scientifique, qui est l\u2019auteure principale de l\u2019article paru récemment dans Psychological Medicine.«Ces changements physiologiques dans la réactivité au stress et la méthylation de l\u2019ADN peuvent devenir une source de vulnérabilité pour des problèmes de santé qui pourront se développer ultérieurement dans la vie de l\u2019individu.Un débalancement persistant et chronique du cortisol, notamment, aura des impacts sur d\u2019autres systèmes physiologiques, et à long terme pourra entraîner des problèmes immunitaires, cardiovasculaires, de diabète, de dépression et d\u2019anxiété.» Mais tout n\u2019est pas perdu.«Les changements dans la méthylation sont relativement stables, mais ils sont modifiables», a-t-elle déclaré avant d\u2019ajouter que si l\u2019on fait cesser les situations d\u2019intimidation et on offre aux victimes un soutien psychologique à l\u2019école, on peut imaginer que ces changements dans l\u2019environnement induiront des modifications dans la méthylation de l\u2019ADN.Le Devoir 1^ Une version longue \" de ce texte est disponible à ledevoir.eom MOTS CROISES 1\t23456789 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.\tImpertinence.2.\tSomme à imputer sur une créance - Coiiège angiais.3.\tCommunément.4.\tIncompiet - S'adresse à un Dieu.5.\tSe crie à un chevai -Qui ne brûle plus.6.\tImagine la perfection.7.\tMoiiusques - Assassin.8.\tAbstraire.9.\tAucune chose - Viiie d'Italie.10.\tRecueillir - État hallucinatoire.11.\tSe jette dans la Seine - Art de manier l'épée.12.\tQui sont élevés dès la naissance en milieu stérile -Frustrée.VERTICALEMENT 1.Mammifère marin -Mère des dieux olympiens.2.\tÉlectronvolt - Il fonce.3.\tQui ont rapport au religieux - Déambule.4.\tPetit espace isolé -Propre à l'âne.5.\tPâtes alimentaires.6.\tCongédié - Retirées.7.\tFaites de vive voix -Adverbe.8.\tBoire au sein -Centilitre.9.\tPartie de la tête -Canal du corps.10.\tRelative à la matrice - Opérations postales.11.\tSamouraï errant -Dernier.12.\tGriser - Fleuret.1 23456789 101112 A N Ir\t1\tC\tO\tT \tA\tT\tR\tE [e\tM\tE\tN\tT V\t1\tR\tE\tE EMMANUEL DUNAND AGENCE ERANCE-PRESSE Les écoles ont ouvert mardi à Newtown, pour la première fois depuis le drame qui a coûté la vie à 20 écoliers vendredi dernier.L\u2019école Sandy Hook, théâtre de la tuerie, ne devrait toutefois pas rouvrir ses portes.Retour en classe à Newtown Le président Obama « soutient activement » un projet de loi sur le contrôle des armes ROBERT MACPHERSON à Newtown Le président américain, Barack Obama, s\u2019est dit, mardi, favorable à un projet de loi visant à interdire les fusils d\u2019assaut, alors que les écoles rouvraient pour la première fois à Newtown après le massacre de 20 enfants dans l\u2019école de Sandy Hook vendredi dernier.Le président «soutient activement» les efforts menés au Congrès pour réimposer une loi en ce sens, a déclaré son porte-parole Jay Carney, en référence à la proposition que compte introduire en janvier au Congrès la sénatrice démocrate de Californie Dianne Eeinstein.Son porte-parole a ajouté que M.Obama était également favorable à combler le vide juridique qui permet actuellement d\u2019acheter des armes auprès de vendeurs privés (dans les foires aux armes par exemple) sans vérification préalable.Ces propos interviennent alors quq le débat sur les armes à feu s\u2019est intensifié aux États-Unis, quatre jours après le massacre de Sandy Hook (26 victimes dont 20 enfants) qui a traumatisé le pays, en raison du nombre des élèves tués et de leuy jeune âge.Ils avaient tous 6 et 7 ans.A Newtown, les écoles ont rouvert mardi, un pâle semblant de normalité alors que la ville continue à enterrer ses enfants massacrés par un jeune du pays, décrit comme solitaire et très intelligent, Adam Lanza, 20 ans.L\u2019école de Sandy Hook, toujours «scène de crime», était, elle, restée fermée et porurait l\u2019être indéfiniment.Ses élèves seront accueillis dans un autre établissement.Une veillée funèbre devait également être organisée en mémoire de l\u2019institutrice Victoria Soto, 27 ans, tuée par Lanza alors qu\u2019elle essayait de cacher ses petits élèves.Ailleurs dans la petite ville traumatisée, des mémoriaux improvisés à chaque coin de rue témoignent de la douleur et du choc.Un renforcement des lois Le débat sur les armes s\u2019est poursuivi, en particulier sur l\u2019opportunité de durcir la réglementation fédérale pour les fusils d\u2019assaut, l\u2019arme utilisée par Lanza.Apparemment, le bilan aurait pu être encore pire.Le tueur s\u2019est suicidé en entendant la police arriver, selon le gouverneur du Connecti- cut Dan Malloy.Et il lui restait alors de très nombreuses munitions, selon le porte-parole de la police Paul Vance.L\u2019enquête sur la tuerie prendra encore des semaines, selon la police.Mais la préméditation semble évidente.Le New York Times affirmait mardi, citant une source policière, qu\u2019Adam Lanza avait effacé le disque dur de son ordinateur avant de commettre son affreux forfait, empêchant ainsi les enquêteurs d\u2019y trouver la moindre indication.Dans un sondage CBS publié mardi matin, 57 % des Américains se sont déclarés favorables à un renforcement de la Loi sur les armes à feu, le pourcentage le plus élevé depuis 10 ans.La proposition de Dianne Eeinstein devrait être présentée au Congrès dès sa rentrée le 3 janvier.Elle entend interdire la vente, le transfert, la fabrication et l\u2019importation d\u2019une centaine de modèles d\u2019armes d\u2019assaut.Les chargeurs de plus de 10 balles seraient aussi prohibés, comme ils l\u2019étaient dans le cadre d\u2019une loi votée en 1994, qui a expiré en 2004.Agenee Franee-Presse Le lobby des armes sort du silence Le puissant lobby américain des armes à feu de la National Rifle Association (NRA), dont le silence après la tuerie de Newtown avait été remarqué, a exprimé mardi sa tristesse après ces «meurtres horribles et insensés».La NRA est «composée de quatre millions de mères et de pères, de fils et de filles, et nous sommes bouleversés, attristés et avons le cœur brisé par les meurtres horribles et insensés de Newtown ».«Par respect pour les familles et par décence, nous avons pris le temps du deuil, de la prière, et le temps de voir l\u2019enquête menée à bien avant de faire un commentaire», ajoute le bref communiqué publié sur le site Internet de l\u2019association.La NRA «est prête à proposer sa contribution pour aider à ce que ceci n\u2019arrive plus jamais», conclut le communiqué qui annonce une conférence de presse prévue vendredi à Washington.Décès du chirurgien Jacques Papillon Le chirurgien plasticien Jacques Papillon est décédé dimanche à l\u2019âge de 78 ans.Eondateur du Centre des grands brûlés de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, le D\"^ Papillon fut aussi propriétaire pendant près de 30 ans du plus ancien vignoble au Québec.Le D\"^ Papillon avait eu l\u2019idée de créer un centre spécialisé dans les soins aux grands brûlés, projet qui vit finalement le jour en 1984.Chirurgien respecté et militant à ses heures, M.Papillon s\u2019était prononcé contre le déménagement de l\u2019Hôtel-Dieu vers Rivière-des-Prairies dans les années 1990, puis, en 2002, contre la construction des deux mégahôpitaux universitaires à Montréal.Parallèlement à ses activités professionnelles, le D\"^ Papillon a fait l\u2019acquisition en 1984 du Domaine des Côtes d\u2019Ardoise, à Dunham, un vignoble qu\u2019il conserva jusqu\u2019en 2010.En 1991, le chirurgien a reçu le titre d\u2019officier de l\u2019Ordre du Canada.Le Devoir Nez rouge fermé à Québec et Mascouche Voilà qui a de quoi réjouir les petits : «Probabilité d\u2019un Noël blanc», annonçait mardi Environnement Canada, alors que les flocon^ tombaient sur le Québec.A Montréal, la neige s\u2019est rapidement changée en pluie.Mais à Québec, 12 cm s\u2019étaient accumulés en fin de journée alors que dans les environs de Mascouche, on parlait de chutes de neige de 25 cm.Mais c\u2019est dans les secteurs de Charlevoix, au pied des Laurentides, que les précipitations étaient les plus importantes, avec des avis de 40 cm.Les précipitations devaient se poursuivre mercredi, amenant quelques centimètres supplémentaires.Environnement Canada prévoit une deuxième petite bordée de neige en fin de semaine.Opération Nez rouge a annoncé en après-midi que ses services de Québec et Mascouche ne seraient pas disponibles en raison du mauvais temps.Les fortes neiges rendaient la conduite trop hasardeuse, ju-geait-on.« On a choisi de fermer la centrale pour assurer la sécurité de nos bénévoles», a expliqué marcji la porte-parole Aurélie Lévy.A Québec, c\u2019était la deuxième soirée consécutive que le service fermait.Une première cette année, qui n\u2019a toutefois rien d\u2019exceptionnel selon l\u2019organisme.Le Devoir SOLUTION DU DERNIER Sept-lles 3/-7.Baie-Comeau -1/- GaSpe Saguenay Quebec n/ 9 Trois-Rivieres 0/-2 Val d\u2019Or -4/-12 SIterbrooke -2 Montreal Lever du soleil: 7h31 Coucher du soleil: 16h13 Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Auj.\tDemain Sol -15/-19 Nei -16/-20 Nei Mel Var Plu Nei 1/-2 2/-1 4/0 6/4 -9/-21 Var Nei Plu Plu Var 2/-3 3/-1 6/-1 6/3 -15/-22 Le Monde Londres Los Angeles Mexico New York Paris Tokyo ©MétéoMédia 2012 Auj.Plu 5/3 Sol 15/7 Sol 22/7 Sol 7/2 Nua 6/4 Sol 6/2 0\t-5\t1/-1 -cîIt\t\t5/-6\t0/-9 (fe Plutôt nuageux.\tCiel variable.\tciel varrableA=\t\tPluie, pdpfio54.\tAverses de ^ \t\t\t\t\tneige, pdp 60%.Québec Aujourd;^^ 0 Quelques flocons, pdp 90% Gatineau Aujourd-h ° Ciel var Ce soir Demain 1/-1 Brumeux endroits ¦2 Quelques cons, pdp 90% Ce soir Demain 0/-2 Ciel va Ciel dega Vendredi Averses^e pluie ou de neige, pdp 80%, Vendredi.^ 3/-8 Pluie, pdp Samedi 1/-9 Averses de' neige, pdp 60%, l,Jy Samedi -2/-11 Averses de ^ neige, pdp 70%.Soyez au courant du temps qu'il fera dans 14 jours.Consultez la tendance 14 jours.Météo Média Les aînés ont besoin de visite CAROLINE MONTPETIT Alain Martel, bientôt 65 ans, souffre de spina-bifida.Depuis quatre ans, il vit au CHSÉD Saint-Georges, rue Saint-Urbain, à Montréal.Célibataire et sans enfants, il sort, les 24 et 25 décembre, chez deux de ses soeurs.«Je suis bien entouré», disait-il mardi, à l\u2019occasion du lancement d\u2019une campagne visant à faire visiter davantage les aînés.Antoinette Brisson, 91 ans, a trouvé difficile de quitter son appartement du Village olympique en raison de ses problèmes de santé.«Mes enfants m\u2019ont aidée à faire mon ménage.J\u2019avais plein de souvenirs de vieille madame.Maintenant, f essaie de me souvenir de ce que f avais.On finit parse résigner», raconte-t-elle.Les deux soeurs de M\u201c® Bris-son ne conduisent plus, mais elle peut se prévaloir du transport adapté.«Je sors deux fois par semaine.» L\u2019impact de la solitude Selon Jean Hébert, directeur général de l\u2019Association des établissements privés conventionnés, un tiers des patients vivant en centre hospitalier de soins de longue durée souffriraient de solitude à des degrés divers.Qr, les gens qui souffrent d\u2019isolement et de détresse psychologique ont plus de chances de connaître des problèmes physiques et psychologiques.«L\u2019affection ne se remplace pas», faisait valoir hier le psychiatre Yves Lamontagne, qui a accepté de parrainer la campagne.Le psychiatre ajoute que même une personne souffrant d\u2019Alzheimer peut apprécier la visite, même si elle a du mal à communiquer avec son entourage.De son côté, le regroupement provincial des comités d\u2019usagers a lui aussi lancé une campagne pour susciter les visites de proches aux aînés, le 4 décembre dernier.«On a été vraiment étonnés par la quantité de réponses qu\u2019on a reçues, raconte Pierre Blain, président de regroupement.Beaucoup de familles de nouveaux immigrants, qui ont des enfants ici mais qui n\u2019ont pas leurs parents, ont offert de faire des visites à des aînés».Devant la quantité de réponses reçues, le Regroupement a dû remettre à l\u2019année prochaine la coordination de ses activités.Avec une espérance de vie qui devrait atteindre 81 ans pour les hommes et 86 ans pour les femmes en 2016, il est à prévoir que de plus en plus d\u2019aînés vivront en CHSLD.Le lancement de mardi s\u2019appuyait entre autres sur la récente sortie publique de Josée Major, une résidante de La-chine.«Nous ne devons pas seulement ajouter des années à la vie, mais nous devons aussi ajouter de la vie aux années», écrivait-elle.Le Devoir LE DEVOIR, LE MERCREDI 19 DECEMBRE 2012 A7 LE MONDE ¥ AGENCE ERANCE-PRESSE Des rebelles célébraient mardi la prise par l\u2019opposition d\u2019un poste de contrôle à Halfaya, dans la province de Hama.SYRIE Les raids de l\u2019armée se poursuivent sur le camp palestinien Yarmouk L> aviation syrienne a pour-< suivi mardi ses raids sur le camp palestinien de Yarmouk, à Damas, où les rebelles ont pris l\u2019avantage sur les combattants pro-régime et dont la moitié des habitants ont fui.Reflétant la situation dramatique du pays, déchiré par une guerre civile, le Parlement syrien a adopté un budget marqué par une hausse des dépenses courantes, une chute vertigineuse des recettes et un doublement du déficit, a indiqué l\u2019agence officielle Sana.Alors que la couverture du conflit s\u2019avère très périlleuse pour la presse \u2014 28 journalistes tués en 2012, selon le Comité pour la protection des journalistes, et 17 selon Reporters sans frontières \u2014, un reporter américain de la chaîne NBC News, Richard Engel et son équipe, enlevés il y a cinq jours, ont été libérés après un échange de tirs entre des rebelles et des miliciens pro-ré-gime qui les détenaient.Dans le sud de la capitale, plusieurs raids ont visé en fin d\u2019après-midi le camp de Yar- mouk abritant habituellement 150000 Palestiniens tandis que des combats et des bombardements se déroulaient dans le quartier proche de Tadamoun, ainsi que dans d\u2019autres secteurs pauvres du sud de la capitale, selon l\u2019Observatoire syrien des droits de l\u2019homme (OSDH).De l\u2019aide Selon le porte-parole de l\u2019agence de l\u2019ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à Jérusalem, Sami Mhasha, «au moins 50% des habitants ont quitté ou quittent le camp pour trouver refuge» ailleurs, notamment au Liban.Selon la Sûreté générale et l\u2019UNRWA, 2000 Palestiniens ont traversé la frontière libanaise dimanche et lundi, mais mardi l\u2019affluence était encore plus grande.Des centaines de Palestiniens dans des bus et voitures se pressaient mardi au poste-frontière de Masna.La Syrie compte 490000 Palestiniens, en majorité venus du nord de la Palestine lors de la première guerre israélo-arabe Les difficultés du PAM Le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) éprouve de plus en plus de difficultés à aider les Syriens en raison de «l\u2019escalade de la violence» et du «manque de partenaires» humanitaires sur le terrain.«Actuellement, les besoins alimentaires augmentent en Syrie», a déclaré Elisabeth Byrs, lors d\u2019un point presse.Près de 2,5 millions de per- de 1948, rejoints par d\u2019autres au fil des conflits.Beaucoup pensaient revenir rapidement chez eux et ont vécu d\u2019abord dans des camps de tentes.Quand l\u2019espoir du retour s\u2019est évanoui, les tentes ont cédé la place à des maisons en dur, puis à des immeubles.Les «camps» sont devenus des quartiers de Damas.Les combats faisaient rage aussi dans la banlieue de Damas, alors que l\u2019armée s\u2019est re- sonnes, contre 1,5 million précédemment, ont besoin d\u2019une aide alimentaire, a-t-elle ajouté.Or le PAM ne parvient pour l\u2019instant à atteindre que 1,3 million de personnes par mois, a expliqué M\u201c® Byrs.En outre, la pénurie d\u2019essence affecte la distribution de l\u2019aide ainsi que le nombre insuffisant de partenaires humanitaires sur le terrain.tirée de plusieurs positions et localités du nord de la province de Hama ces dernières 48 heures, a affirmé l\u2019OSDH.Selon un bilan provisoire de l\u2019OSDH, la violence a fait mardi 82 morts, dont 36 rebelles, 23 civils et 23 soldats.Plus de 43.000 personnes ont été tuées depuis mars 2011 lorsque la révolte a éclaté contre le régime, selon l\u2019ONG.Agence France-Presse RDC: 126 viols près de Goma Au moins 126 femmes ont été violées dans l\u2019est de la République démocratique du Congo (RDC) fin novembre quand des soldats gouvernementaux ont fui l\u2019avancée des rebelles du M23 près de Goma, a indiqué mardi l\u2019ONU.Une enquête de la Mission de l\u2019ONU en RDCongo (MO-NUSCO) a permis de «confirmer au moins 126 cas de viols» et les meurtres de deux civils, a indiqué le porte-parole de l\u2019ONU, Martin Nesirky.Pour l\u2019instant, a-t-il ajouté, neuf soldats des forces gouvernementales (LARDC) ont été arrêtés, deux pour viols et sept pour des actes de pillages.Les autorités militaires congolaises enquêtent sur ces exactions avec le soutien de la MONUSCO, qui a informé le vice-premier ministre et le ministre congolais de la Défense de ces «résultats préliminaires», a précisé M.Nesirky.Agence France-Presse Irak: Talabani hospitalise Le président irakien Jalal Talabani, un ancien rebelle Kurde qui a oeuvré à réduire les profondes divisions entre les communautés du pays, a été hospitalisé d\u2019urgence après une attaque cérébrale, mais son état a été qualifié dp stable mardi par son bureau.Elu premier président kurde d\u2019Irak en 2005 après le renversement de Saddam Hussein, Talabani, 79 ans, se trouve dans l\u2019unité des soins intensifs à la Cité médicale de Bagdad.Le président irakien a dû faire face à plusieurs problèmes de santé ces dernières années.Il a été opéré du cœur avec succès en août 2008.Agence France-Presse L\u2019APRES-2014 EN AFGHANISTAN Kaboul veut intégrer les talibans au pouvoir de l\u2019État SARDAR AHMAD à Kaboul Les autorités afghanes souhaitent intégrer les insurgés talibans au pouvoir, dans l\u2019espoir d\u2019assurer la stabilité du pays après la mission de combat de l\u2019OTAN fin 2014, selon leur Feuille de route pour la paix en 2015.Après une décennie, les forqes de l\u2019OTAN menées par les Etats-Unis n\u2019ont pas réussi à mater l\u2019insurrection des talibans qui tentent de reprendre le pouvoir par les armes.Selon de nombreux analystes, l\u2019Afghanistan pourrait replonger dans la guerre civile et les talibans reprendre du collier à Kaboul lorsque les 100 000 soldats de la mission de combat de l\u2019OTAN auront quitté le pays fin 2014.D\u2019où l\u2019importance du processus de paix pour éviter «le pire des scénarios».La Feuille de route pour la paix en 2015 consultée mardi par l\u2019ALP, vise donc en premier lieu à s\u2019assurer de la «collaboration» du Pakistan, accusé par Kaboul d\u2019héberger sur son territoire de hauts responsables et des combattants des talibans afghans, dans le processus de paix.Le Pakistan, considéré comme un acteur clé en raison de ses liens avec des factions ta-libanes, tient ouvertement à jouer un rôle dans la stabilisation de son voisin après 2014 et a déjà libéré des talibans prisonniers de ses geôles afin de donner une impulsion au processus de réconciliation afghane.Cette première étape devrait être suivie par des pourparlers \u2022/ T Y SHAH MARAI AGENCE ERANCE-PRESSE Des soldats afghans de la base Goshti, près du Pakistan directs, sous les auspices de Washington et d\u2019Islamabad, entre le gouvernement du président afghan, Hamid Karzài, et les talibans au cours de la première moitié de l\u2019année 2013 en Arabie Saoudite, poursuit la feuille de route.Les sanctions Les États-Unis et l\u2019ONU devraient assouplir leurs sanctions contre certains talibans afin de leur permettre de participer aux discussions, plaide le document.Le Conseil de sécurité de l\u2019ONU a déjà adapté lundi ses sanctions contre des talibans afghans afin de permettre à certains d\u2019entre eux de voyager pour participer au processus de paix.Mais les talibans ont répété au cours des derniers mois qu\u2019ils s\u2019opposaient à des négociations directes avec le président Karzài et qu\u2019ils souhaitent des discussions avec des puissances étrangères comme les États-Unis.La troisième étape de cette feuille de route de quatre pages propose un accord, dans la deuxième moitié de 2013, sur un cessez-le-feu ainsi que la transformation des talibans et d\u2019autres groupes armés en parti politique.L\u2019Afghanistan doit tenir une présidentielle en avril 2014 et des législatives l\u2019année suivante.Selon la Constitution, le président Karzài ne pourra pas briguer un troisième mandat consécutif, ce qui pose la question épineuse de sa succession à la tête du pays.Les talibans pourraient même être intégrés «à la structure du pouvoir de l\u2019Etat, dans des postes non élus», en tant que gouverneurs de province dans leurs fiefs du sud et de l\u2019est du pays, prévoit le texte.Agence France-Presse COLONISATION Israël s\u2019apprêterait à construire des milliers de logements Les autorités israéliennes sont sur le point d\u2019approuver de nouveaux projets de construction massifs dans des colonies à Jérusalem-Est annexée et en Cisjordanie occupée, malgré les critiques internationales, a indiqué mardi l\u2019ONG israélienne La Paix Maintenant.Les États-Unis ont fermement dénoncé ces projets, estimant qu\u2019ils allaient «à l\u2019encontre de la cause de la paix» et qu\u2019il s\u2019agissait de «gestes de provocation».De leur côté, les quatre membres européens du Conseil de sécurité de l\u2019ONU, dont les deux permanents Lrance et Grande-Bretagne, préparent une déclaration commune pour condamner les projets de construction dans les colonies israéliennes.Mercredi, les autorités municipales de Jérusalem doivent donner leur approbation finale à un projet de construction de 2610 logements à Givat Hama-tos, un quartier de colonisation juif à Jérusalem-Est, pour lequel des appels d\u2019offres devraient être publiés dans les prochains mois, a déclaré Ha-git Ofran, porte-parole de l\u2019association anti-colonisation.«Demain la commission de planification [municipale] va donner son accord au vaste projet de Givat Hamatos A», a-t-elle expliqué, en estimant que ce plan «est susceptible à lui seul de faire capoter la possibilité d\u2019une solution à deux Etats».Givat Hamatos est situé près de la ville palestinienne de Bethléem.Les opposants au projet assurent que de nouvelles constructions dans ce secteur couperait délibérément Bethléem de Jérusalem.Plus! En outre, le ministère du Logement se prépare à lancer la semaine prochaine des appels d\u2019offres pour des centaines de logements dans les implantations de Givat Zeev, Karnei Shomron et d\u2019Efrat, en Cisjordanie, a ajouté Hagit Ofran, spécialiste du dossier des colonies à La Paix Maintenant.Mardi soir, la commission de planification du district de Jérusalem a refusé, dans une décision surprise, la construction de 813 logements dans le quartier de Givat-Hamatos, selon le ministère israélien de l\u2019Intérieur.En revanche, elle a approuvé un autre projet prévoyant la construction de 700 logements pour les habitants palestiniens de Beit Safafa, un quartier arabe de Jérusalem-Ést, a affirmé une porte-parole du ministère de l\u2019Intérieur, Efrat Orbach.Par ailleurs, la commission de planification du district de Jérusalem doit se réunir à nouveau jeudi pour examiner la construction de 1100 logements supplémentaires dans le quartier de colonisation de Gilo, situé également à Jérusalem-Est, a précisé M\u201c® Ofran.Agence France-Presse La peine de mort recule aux États-Unis Seuls neuf des 50 États américains ont exécuté un ou plusieurs condamnés à mort en 2012, le chiffre le plus bas depuis 20 ans, qui semble confirmer un déclin de l\u2019qsage de la peine de mort aux États-Unis, a indiqué un rapport publié mardi.Le nombre de nouvelles condamnations à mort est également en déclin et a représenté en 2012 le quart du nombre de 1996, le plus élevé des années récentes, souligne le rapport du Centre d\u2019information sur la peine de mort.Les trois quarts des exécutions ont eu lieu dans seulement quatre États: le Texas, l\u2019Oklahoma, le Mississippi et l\u2019Arizona, farouches partisans de la peine de mort.Et 65% des nouvelles condamnations ont été prononcées au Texas, en Californie, en Lloride ou en Alabama.«La peine capitale est en train de devenir marginale dans la plus grande partie du pays», note Richard Dieter, directeur du centre et auteur du rapport.«En 2012, moins d\u2019Etats ont condamné à mort, moins ont exécuté, et condamnations et exécutions sont rassemblées sur un petit nombre d\u2019États», ajoute-t-il dans son commentaire.Cette année, le, Connecticut est devenu le 17® État à abolir la peine de mort.Et un total de 29 États soit l\u2019ont aboli, soit n\u2019ont exécuté personne depuis au moins cinq ans.Le nombre de condamnations diminue également, s\u2019étant établi à 78 cette année, contre 315 en 1996.Agence France-Presse COLOMBIE Les PARC appellent Bogota à résoudre le problème rural La guérilla des LARC a appelé mardi le gouvernement colombien à régler sans attendre le problème du développement rural et à en finir avec «la structure de la grande propriété» foncière, qu\u2019elle considère comme la cause principale du conflit armé en Colombie.«Les processus de restitution, de redistribution et d\u2019enregistrement des terres au profit des personnes qui n\u2019en possèdent plus doit se réaliser sans attendre, et sans les machinations qui conduiraient à de nouvelles concentrations de terres par la voie légale», réclament les LARC dans un communiqué lu à la presse par le chef de la délégation de la guérilla aux pourparlers de paix ouverts à La Havane en novembre.«Il est urgent de dédommager les six millions de déplacés et de rendre au peuple les plus de sept millions d\u2019hectares qui lui ont été arrachés par le sang et par le feu par le terrorisme d\u2019État», ajoute le texte lu par Ivan Marquez.«La structure de la grande propriété des terres continue de constituer la cause fondamentale de la misère des campagnes et de la confrontation qui ensanglante la Colombie», ajoute le communiqué des LARC, fondées en 1964 à la suite d\u2019un mouvement de révolte paysanne.Ivan Marquez s\u2019est réjoui de la tenue jusqu\u2019à mercredi à Bogotà d\u2019un forum sur le développement rural, réunissant environ 1200 délégués de tout le pays.La guérilla, a-t-il affirmé, défendra à La Havane les propositions qui seront adoptées par ce forum et qui devraient être transmises en janvier aux négociateurs.Le développement rural est le premier des cinq thèmes de l\u2019ordre du jour des délégations colombiennes négociant à La Havane un accord qui mettrait un terme à près d\u2019un demi-siècle de conflit en Colombie.Agence France-Presse A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI 19 DECEMBRE 2012 EDITORIAL AFFAIRE PICKTON Ce que l\u2019on ignore Tout bienveillant soit-il, toutes détaillées soient ses 1400 pages, le rapport Oppal consacré aux ratés de l\u2019enquête sur les meurtres en série commis par Robert Pickton suscite la colère chez les autochtones.Parce que ce rapport affiche lui-même une prudence blessante pour une communauté encore et toujours marginalisée.R Josée Boileau églons tout de suite un point: même si la Commission d\u2019enquête sur les femmes disparues porte sur des meurtres en série de Colombie-Britannique, ses constats trouvent des échos partout au Canada, Québec inclus.L\u2019ancien juge Wally Oppal, qui a présidé cette commission, le signale d\u2019entrée de jeu dans son rapport rendu public lundi : il y a d\u2019autres Robert Pickton qui sévissent, d\u2019autres cas, aujourd\u2019hui même, de femmes disparues passés sous le radar.Et si, partout, les policiers s\u2019affolent moins quand la disparition d\u2019une femme pauvre ou toxicomane ou prostituée ou autochtone est signalée, c\u2019est l\u2019indifférence quasi assurée quand toutes ces caractéristiques sont réunies.L\u2019affaire Pickton en fut le paroxysme : une histoire d\u2019horreur absolue pour ses victimes assassinées (au nombre de 26, 33 ou 49, on ne sait plus), une histoire kafkaïenne quand on se tourne du côté de l\u2019enquête.Le résumé du rapport Oppal (quand même 170 pages !) se lit comme un recueil d\u2019erreurs qui se succèdent et qui donnent froid dans le dos, d\u2019autant qu\u2019au Québec, on méconnaît les soubresauts de ce dossier, qu\u2019à Vancouver, les médias suivent depuis la fin des années 90.Pourquoi, alors, les familles des victimes et plusieurs groupes autochtones dénoncent-ils un rapport d\u2019une telle précision ?Parce qu\u2019en-core une fois, ils ont eu le sentiment de ne pas avoir été écoutés (la province a payé les avocats des policiers, pas ceux des autres participants, ce qui a eu un impact sur leur participation à la commission).Et parce que le commissaire Qp-pal a soigneusement évité de blâmer qui que ce soit.Lui qui dénonce dans son rapport la vieille maxime policière «pas de corps, pas de crime» s\u2019en est tenu à une tout aussi timide philosophie : à trop de problèmes, pas de responsables ! Et pourtant.Ainsi, d\u2019entrée de jeu, le commissaire souligne le manque de données sur les disparitions de femmes au Canada.Pas un mot toutefois sur un fait troublant: depuis 2010, le gouvernement de Stephen Harper a coupé la subvention versée à l\u2019association Sisters in Spirit, qui, depuis cinq ans, effectuait ce décompte du côté des femmes autochtones.C\u2019est la GRC qui a maintenant le mandat de relever l\u2019ensemble des disparitions au Canada, mais on n\u2019y distinguera pas les femmes autochtones, pourtant scandaleusement surreprésentées à ce chapitre.De la même manière, quand le rapport Qppal ose nommer des policiers qui ont mal fait leur travail (rudoyant les familles des disparues, par exemple), il s\u2019empresse de souligner qu\u2019il ne blâme personne, qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un problème de société.Elle a le dos bien large la société, et elle est bien anonyme.Et on règle en deux mots le cas de cet étudiant qui, stagiaire à la police de Vancouver à l\u2019été 2001, avait signé une analyse démontrant que, contrairement au mot d\u2019ordre policier, les disparitions de femmes continuaient.Qu\u2019est-il arrivé à ce jeune homme?La police a fait enquête sur lui parce que de l\u2019information avait \u2014 quelle surprise dans le contexte! \u2014 coulé aux médias.Robert Pickton, lui, ne sera arrêté, par hasard en plus, que six mois plus tard.Le contrôle de l\u2019information importait donc plus que la chasse au tuein, mais le commissaire ne s\u2019y arrête pas.Cela dit, plusieurs des 63 recommandations du rapport sont des plus pertinentes, mais limitées à la Colombie-Britannique.Appuyons donc les autochtones qui appellent, eux, à une commission d\u2019enquête nationale, pour enfin sortir d\u2019un silence qui, on ne le mesure pas assez, dure depuis des décennies.TUERIE DANS LE CONNECTICUT Les dérapages D r Serge Truffaut ans les heures comme dans les jours qui ont suivi le massacre de Newtown, des dérapages ont été observés dans une proportion d\u2019autant plus impressionnante que les réseaux sociaux, c\u2019est le cas de le dire, sont passés par là.Au ras des pâquerettes, cette inclination, poin ne pas dire ce culte pour l\u2019information en temps réel, a donné ceci: Eox News annonce en exclusivité que Ryan Lanza, 24 ans, est l\u2019assassin.Puis CNN et consorts emboîtent le pas alors que la police n\u2019a pas encore officiellement dévoilé l\u2019identité du tueur.Ensuite?Certains ont affirmé que la mère d\u2019Adam Lanza était à l\u2019emploi de l\u2019école, que ce dernier avait tué son père ainsi que son frère.Le lendemain, parmi les millions de messages péchant par un chapelet de la-cunes, d\u2019autres assuraient que la mère était ha-^\t.bitée, quelque peu, par la paranoïa.Avant de.^\t-\tAvant de commettre la faute, la très grande faute.De quoi s\u2019agit-il?Adam Lanza souffrait d\u2019autisme pour certains, de sjmdrome d\u2019Asper-ger pour d\u2019autres.Bref, un nombre imposant de commentateurs ont composé l\u2019équation suivante : puisqu\u2019il avait cette maladie, il était écrit dans le ciel que tôt ou tard Adam poserait un acte odieux.Dans le Telegraph de Londres, on est allé jusqu\u2019à affirmer qu\u2019être autiste, c\u2019est avoir un comportement criminel, c\u2019est être imperméable à l\u2019empathie, c\u2019est être un sociopathe.Qn fait l\u2019impasse sin la litanie de poncifs logeant à l\u2019enseigne des préjugés pour mieux retenir que ce média, avec d\u2019autres, a exposé les autistes à la vindicte populaire.Les Telegraph et compagnie auraient voulu adapter les sorcières de Salem aux canons de la modernité qu\u2019ils ne s\u2019y seraient pas pris autrement.Toujours est-il que ce dérapage est d\u2019autant plus funeste que ces caisses de résonance de la haine que sont trop souvent les réseaux 4its sociaux en ont amplifié les échos, les conséquences.À telle enseigne que les associations d\u2019autistes américains et britanniques se sont senties dans l\u2019obligation de rédiger un communiqué pour rectifier le tir.Pour dire les choses comme elles sont, le Telegraph et bien des médias nord-américains ont donné le triste spectacle de la course à l\u2019échalote.Quoi d\u2019autre?Mille mercis à Jonny Dymond, soit ce journaliste de la BBC qui a eu le tact, la délicatesse, de témoigner du malaise éprouvé après qu\u2019une résidante de Newtown lui eut confié que la masse bruyante des réseaux télé et son cortège d\u2019agressions concrètes avait ceci d\u2019odieux qu\u2019elle empêchait l\u2019exercice du deuil.Ce faisant, ce témoignage permet de rappeler ce que des psychiatres versés en tueries ne cessent de dire et de répéter, soit que l\u2019éclairage que les télés accordent à ce type d\u2019événement encourage la répétition.Point! LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO LETTRES Professeur au Québec Je suis professeur dans une université québécoise et j\u2019en suis fier.Comme leurs collègues à travers le monde, les professeurs québécois enseignent et font de la recherche 12 mois par année.Ils forment ainsi des étudiants aux trois cycles universitaires.De plus, ils procurent de nombreux services à la communauté en contribuant, entre autres, à transmettre une expertise à la fine pointe dans les divers domaines d\u2019intérêt de la société; à créer, attirer ou maintenir de nombreux organismes à but non lucratif et industries dans leur région et à organiser divers colloques internationaux qui amènent au Québec de nombreux chercheurs provenant des quatre coins de la planète.Ils contribuent à leur manière au progrès et au rayonnement international du Québec.Je suis fier de tout cela, mais je m\u2019inquiète de noter que, par exemple, nous étions 22 professeurs dans mon département en 1998 et que maintenant, nous ne sommes plus que 17.Nos responsabilités augmentent sans cesse, les divers financements ne sont plus à la hautein et nous suf fisons à peine à la tâche.Si rien ne change, c\u2019est clairement toute la société québécoise qui sera pénalisée.Je suis toujours profes-sein dans une université québécoise, mais je suis attristé et découragé de voir le sort que l\u2019on réserve aux universités et organismes subventionnaires québécois.Mario Leclerc Université Laval, le 17 décembre 2012 La chasse aux cyclistes d\u2019hiver est ouverte Suite à la lettre d\u2019opinion parue dans Le Devoir du 17 décembre 2012 ainsi qu\u2019à l\u2019agression sauvage de Florent Daudens à Montréal relatée par le journaliste Alain Gravel, plusieurs cyclistes déplorent la violence dont ils sont victimes.Comme chaque année, la chasse au cycliste d\u2019hiver vient de s\u2019ouvrir.Nous affirmons que la violence, tant verbale que physique, n\u2019a pas sa place entre les usagers de la route.Malgré les préjugés, la pratique du vélo utilitaire en hiver reste en constante progression à Montréal (la Ville de Montréal a enregistré 138910 passages sur les pistes cyclables de décembre 2010 à mars 2011).Bien que plus présents, les vélos ne forment pas une masse suffisante pour ralentir de façon marquée la circulation.Laisser entendre, comme c\u2019est trop souvent le cas, que les cyclistes gênent les autres véhicules nous donne plus d\u2019importance que nécessaire.C\u2019est une combinaison de facteurs qui alourdit la circulation.Montrer du doigt les cyclistes, c\u2019est faire fausse route.Puisque le nombre de cyclistes hivernaux est destiné à s\u2019accroître avec le temps, nous espérons que les pouvoirs publics entendront nos demandes régulières pour de meilleures infrastructures, notamment un véritable réseau cyclable d\u2019hiver.D\u2019ailleurs, plutôt que de s\u2019en prendre aux cyclistes, les opposants actuels devraient eux aussi demander la mise en place d\u2019infrastructures correctes permettant un meilleur partage de la route et d\u2019une réflexion pour prendre en compte ce mode de transport alternatif.Au plaisir de nous croiser sur les routes ! Mathieu Séguin et autres Le 17 décembre 2012 Laissons donc la donlenr s\u2019estomper.Laissons donc la doulein s\u2019estomper un peu avant de sauter aux conclusions, de faire des raccoincis et de tenter d\u2019expliquer l\u2019innommable en montrant du doigt le sjm-drome d\u2019Asperger.S\u2019il est vrai qu\u2019il rend les gens qui en sont « atteints » un peu ou beaucoup hors norme, il ne mérite pas d\u2019être associé à une telle barbarie.celle du 14 décembre 2012 à Newtown, au Connecticut.Savez-vous, vous qui montrez du doigt l\u2019autisme, ce que mon fils et tous les autres « Aspies » doivent affronter pour vivre dans notre société?Pouvez-vous seule- ment imaginer les préjugés qu\u2019ils doivent affronter, les difficultés quotidiennes à surmonter, dans un monde qui n\u2019est pas à leur image, dans un monde souvent trop tonitruant pour eux, trop intense ?C\u2019est vrai qu\u2019ils sont différents, c\u2019est vrai qu\u2019ils n\u2019ont pas beaucoup d\u2019amis, qu\u2019ils longent souvent les murs, qu\u2019ils tentent de s\u2019y fondre et qu\u2019ils ont de drôles de manies.Vous pensez qu\u2019ils n\u2019ont pas d\u2019émotions, alors qu\u2019ils ne savent tout simplement pas les exprimer, ni souvent, les décoder chez les autres.Mais apprenez à les connaître avant de porter un jugement.Et ici, je ne parle pas seulement aux médias, mais aussi à certaines personnes qui, mises au défi de tenter d\u2019apprivoiser la différence, vont fermer la porte de leur cœur (et de leur classe parfois) et refuser d\u2019accueillir ce^ enfants.A tous ces gens : vous ne savez pas ce que vous manquez.Nous qui les côtoyons, parents et éducateurs passionnés, avons l\u2019immense bonhein d\u2019accompagner et d\u2019aimer des jeunes extrêmement attachants, brillants, lucides, sensibles qui n\u2019ont rien à voir avec Adam Lanza.Tenez-vous-le pour dit.Par simple respect pour toutes les personnes endeuillées et poin tous les autistes de ce monde.Julie Brunelle Le 17 décembre 2012 En l\u2019an de grâce 2013 Qu\u2019on me protège du programme secret des puissants tout-puissants de ce monde, de leurs faiseurs d\u2019image et de leur cour.Qu\u2019on m\u2019épargne le baratin et l\u2019esbroufe de cette gent soi-disant vouée au bien-être universel.Qu\u2019on me délivre du pouvoir des potentats régisseurs de la planète et de l\u2019auréole qu\u2019ils se donnent.Enfin, s\u2019il existe un mince espoir, je souhaite qu\u2019ils se retrouvent à ras de terre pour mieux redéfinir le ciel qu\u2019ils nous promettent.Louise Morneau La Pocatière, le 17 décembre 2012 LIBRE OPINION Un inquiétant tollé médiatique DOMINIQUE LEDUC Comédienne et présidente du Conseil québécois du théâtre (CQT) La dernière semaine a vu se produire un phénomène d\u2019enflure médiatique préoccupant à propos des coûts encourus pour la venue des 22 conseillers culturels en poste dans les délégations du Québec à l\u2019étranger.Préférant scruter au peigne fin la facture occasionnée par cette venue, certains critiques semblent avoir fait l\u2019économie d\u2019une réflexion sur le rôle fondamental joué par ces conseillers culturels ainsi que sur les raisons légitimes qui ont motivé leur convocation par le ministre de la Culture, Maka Kotto.Ces délégués exercent un rôle fondamental pour favoriser l\u2019exportation et la promotion des œuvres artistiques en tant que biens culturels du Québec.Une exportation nécessaire pour beaucoup d\u2019organismes artistiques en arts de la scène en raison de l\u2019exiguïté du marché intérieur.Qr, ce travail d\u2019exportation nécessite des facilitateurs de contacts à l\u2019étranger, la mise en relation avec des diffuseurs, la recherche de financement dans les pays hôtes ou encore une aide pour les relations de presse.Ces rôles joués par les conseillers culturels font d\u2019eux des maillons essentiels dans la longue chaîne du rayonnement culturel du Québec sur la scène internationale.Dans un contexte où les deux principaux programmes d\u2019aide à la tournée ont été abolis par le gouvernement conservateur tout comme un nombre préoccupant de postes d\u2019attachés culturels dans les ambassades du Canada situées dans des métropoles culturelles européennes, les conseillers culturels du Québec sont aujourd\u2019hui plus que jamais nécessaires.Leur convocation au Québec à la mi-novembre par le ministre Kotto n\u2019était en rien aléatoire.Elle concordait avec la tenue de la biennale de la Conférence internationale des arts de la scène (CINARS).Cette plateforme incontournable a réuni 1300 participants, dont 280 acheteurs de 41 pays venus voir plus de 100 productions québécoises.Elle aura également permis aux conseillers culturels de prendre le pouls de la création québécoise pour être aux premières lignes de la promotion de ces œuvres sur les scènes à l\u2019étranger.N\u2019en déplaise à certains, ni un diffuseur ni un conseiller culturel ne sauraient se contenter d\u2019une expérience virtuelle pour mesurer la pleine valeur de ces œuvres.Le jugement hâtif, à partir d\u2019une lecture parcellaire, fait par certains médias et politiciens alimente un discours tendancieux.Celui voulant que la culture, à la différence d\u2019autres secteurs, doive accompagner chaque dollar dépensé d\u2019interminables justifications pour se prémunir des préjugés qui perdurent.Et c\u2019est bien là le plus inquiétant de toute cette histoire. LE DEVOIR LE MERCREDI 19 DECEMBRE 2012 A9 IDEES Affaire Guy Turcotte : réponses à l\u2019abbé Raymond Gravel Manque de sensibilité et de rigueur ! Pardonner et punir PIERRE-HUGUES BOISVENU Père de Julie, assassinée le 23 juin 2002 ISABELLE GASTON Mère d\u2019Olivier et Anne-Sophie, assassinés le 20 février 2009 0 n s i e U r Gravel, Votre lettre intitulée Guy Turcotte est-il vraiment libre ?, publiée dans Le Devoir du 15 décembre dernier, est une déclaration plutôt contradictoire à votre discours sur le pardon et la réhabilitation.Gaston et moi-même espérions, de Iq part d\u2019un représentant de l\u2019Église, un témoignage plus sensible et humain envers les familles qui ont pris la parole pour donner un sens au meurtre d\u2019un proche.Nous n\u2019exerçons pas notre droit de parole par le biais de nos professions respectives et nous ne nous considérons pas non plus des experts en la matière, mais nous prenons la parole avant tout en tant que parents.Plusieurs familles sont restées trop longtemps dans le silence et ceux et celles qui nous ont été volés ne peuvent plus le faire.Les informations relatives au procès de M.Turcotte que vous avez écrites dans votre lettre comportent des erreurs qui supposent votre méconnaissance du dossier.Ainsi, le jury n\u2019était pas composé de douze femmes, mais de onze personnes, dont sept femmes et quatre hommes.De plus, le jury n\u2019a jamais eu à reconnaître la culpabilité de l\u2019accusé des meurtres de ses deux enfants.M.Turcotte avait reconnu avoir assassiné ses enfants avant le début du procès.Le jury devait uniquement trancher sur la responsabilité criminelle de l\u2019auteur de ces crimes.Sortir du silence Votre lettre est extrêmement dure et injuste envers Gaston et moi-même ainsi qu\u2019envers toutes les victimes d\u2019actes criminels.Depuis des années, notre croisade est de donner une voix aux victimes d\u2019actes criminels, de rendre notre système de justice plus rigoureux et surtout d\u2019améliorer le traitement fait aux victimes.Nous vous rappelons i J i 1 « 9 I En terminant, M.Gravel, j\u2019appartiens à un gouvernement qui vient d\u2019adopter la loi no 44, laquelle reconnaît aux parents d\u2019enfants assassinés, disparus ou gravement malades, des indemnisations pour une longue période.C\u2019est une première mondiale.C\u2019est ce même gouvernement qui a fait adopter le plus de lois pour les victimes qu\u2019aucun autre auparavant.Lors de travaux de plusieurs comités au Parlement canadien, elles ont pu prendre la parole et ont pu exercer leur pouvoir de changer les choses.Elles ont SERGE CANTIN Professeur à l\u2019Université de Trois-Rivières 73.GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Isabelle Gaston est la mère des deux enfants tués par l\u2019ex-cardiologue Guy Turcotte.Elle est ici photographiée lors d\u2019une manifestation tenue le 6 août 2011 pour protester contre le verdict déclarant le meurtrier non criminellement responsable de son geste.que nous croyons en notre système de justice et dans la réhabilitation des criminels.Pour nous, ce n\u2019est pas un choix, mais une obligation.Avant nos drames, nous ne le savions pas, mais lorsqu\u2019un humain prend conscience, il ne peut plus vivre en faisant abstraction de la souffrance qui afflige ses semblables.Notre expérience au sein du système judiciaire et nos contacts quotidiens avec des victimes motivent notre bataille.11 faut remettre au sein du système de justice un équilibre entre les droits des victimes et ceux des criminels, remettre les victimes au centre du processus judiciaire.Nous voudrions vous rappeler M.Gravel, un passé très sombre de l\u2019organisation religieuse à laquelle vous appartenez, celui des enfants qui ont été agressés sexuellement durant des décennies.Et ce, dans la majorité des pays où vos confrères avaient comme mission d\u2019éduquer et de prendre soin d\u2019enfants.Ces victimes auraient-elles dû garder le silence encore et ne pas dénoncer leurs agresseurs?Pendant des décennies, les victimes sont restées dans leur prison du silence.C\u2019est de cette prison que nous voulons les affranchir et vous nous le reprochez.Nous ne vous avons jamais lu ou entendu à ce sujet, pourquoi?ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu, dont la fille a été assassinée, milite depuis pour la défense des victimes d\u2019actes criminels.été écoutées et respectées.Puis-je vous rappeler que le gouvernement provincial actuel est le même qui avait aboli en 1995 tous les programmes de réhabilitation dans les prisons de la province et qui ne cesse de demander à ce que ces programmes soient réintégrés ?À toutes les victimes d\u2019actes criminels, nous vous demandons de garder la tête haute et rappelez-vous que garder le silence, comme le demande M.Gravel, ne sera plus jamais une obligation pour les victimes.e raisonnement que tient Raymond Gravel dans son article Guy Turcotte est-il ^ vraiment libre?{Le Devoir, 15 décembre, p.B 5) ne brille pas par sa subtilité, c\u2019est le moins que l\u2019on puisse dire.Mais s\u2019il n\u2019y avait que cela, on pourrait encore l\u2019excuser.Ce qui est moins excusable par contre, a forjiori de la part d\u2019un homme d\u2019Église, c\u2019est le manque de charité chrétienne dont il fait preuve en accusant Isabelle Gaston et Pierre-Hughes Boisvenu de vouloir «imposer à toute la société leur désir de vengeance et leur haine viscérale des responsables de leur malheur».Notre curé, qui a l\u2019habitude de sonder les coeurs des policiers et des pompiers, après avoir percé celui d\u2019Isabelle Gaston, n\u2019y a vu que «désir de vengeance » et «haine viscérale».Les mots sont forts, si forts qu\u2019ils finissent par se retourner comme un boomerang sur le front de celui qui les a lancés.«Qui veut faire l\u2019ange fait la bête», écrivait Biaise Pascal au XVIP siècle.Paire l\u2019ange, en l\u2019occurrence, c\u2019est confondre justice et amour.Chacun est libre, en son for intérieur, de pardonner et d\u2019aimer inconditionnellement les autres hommes, même ceux qui sont allés jusqu\u2019à commettre les actes les plus inhumains, les crimes les plus abjects.Toutefois, aussi grande que soit la compassion que l\u2019on peut éprouver pour un criminel, et quelles que soient les circonstances, objectives et subjectives, qui l\u2019ont poussé à le devenir, on ne doit pas s\u2019interdire pour autant de le juger ni de le condamner selon la loi des hommes, tant il est vrai que la vie en société impose des règles et des devoirs irréductibles à l\u2019amour du prochain.Quant aux sacro-saints droits de la personne, rappelons simplement qu\u2019ils ne peuvent exister qu\u2019au sein d\u2019une société.Et puis, à ne considérer que le criminel, sa rédemption n\u2019est-elle pas indissociable du châtiment?Mais qui lit encore Dostoïevski, ce grand écrivain chrétien?Isabelle Gaston éprouverait donc une «haine viscérale» à l\u2019endroit du père de ses enfants, qu\u2019il s\u2019est rendu coupable d\u2019avoir assassinés, en toute irresponsabilité, paraît-il.Personnellement, j\u2019ignore si la haine d\u2019Isabelle Gaston est viscérale.Contrairement à Raymond Gravel, je n\u2019ai pas la prétention de pénétrer l\u2019inconscient de mes semblables.Mais quand bien même cette pauvre femme dévastée serait possédée par la haine, quand bien même cette mère douloureuse n\u2019arriverait toujours pas \u2014 si jamais elle y parvient \u2014 à pardonner à son exconjoint de l\u2019avoir plongée dans un enfer dont elle ne sor- II n\u2019est pas trop difficile de pardonner quand on n\u2019a rien d\u2019impardonnable à pardonner, quand le pardon n\u2019est qu\u2019une vertu théologale, qu\u2019un grand principe universel tira sans doute pas de son vivant, cela ne lui enlève pas le droit de craindre la remise en liberté du bon docteur Jekyll, pas plus que celui de dénoncer l\u2019iniquité d\u2019un jugement et de dire à qui veut l\u2019entendre que «notre système de justice a perdu toute sa crédibilité ».Eait-elle ainsi le jeu du gouvernement Harper, comme l\u2019en soupçonne insidieusement l\u2019abbé Gravel ?Et si c\u2019était plutôt l\u2019angélisme des gouvernements précédents en matière de justice qui a fait lentement le lit de la droite au pouvoir ?Encore une fois, qui fait l\u2019ange fait la bête.En Erance, il y a longtemps qu\u2019on ne s\u2019inquiéterait plus de la présence du Eront national si une certaine gauche caviar, au lieu de taxer de racisme toute critique du «communautarisme», avait pris acte de l\u2019existence, en dehors des quartiers bien blancs où elle épilogue sur le sexe des anges, des problèmes que pose l\u2019immigration arabo-musulmane.11 n\u2019est pas trop difficile de pardonner quand on n\u2019a rien d\u2019impardonnable à pardonner, quand le pardon n\u2019est qu\u2019une vertu théologale, qq\u2019un grand principe universel.À ce que je sache, l\u2019abbé Gravel n\u2019a pas eu d\u2019enfant.M\u2019est avis qu\u2019il se fût montré moins expéditif et plus charitable dans son jugement sur Isabelle Gaston s\u2019il en avait eu.Vote des jeunes en 2012 Le printemps érable moins participatif que prévu A ERANÇOIS GELINEAU Titulaire de la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires et professeur agrégé de science politique à l\u2019Université Laval vec un taux de participation atteignant le plancher historique de 57 % à l\u2019élec-tion générale de 2008, plusieurs se sont questionnés sur la santé de notre système politique.Entre 1945 et 1979, le taux de participation moyen des Québécois aux élections provinciales était de 79,3%.Ce taux a légèrement fléchi entre 1980 et 2008, pour atteindre une moyenne de 74,01%.Dans ce contexte, le passage sous la barre des 60% en 2008 avait de quoi inquiéter.En collaboration avec le Directeur général des élections du Québec (DGEQ), nous avons entrepris de documenter le déclin de la participation électorale aux élecfions générales québécoises.À l\u2019aide des données recueillies pour cet exer- cice, nous avons conclu que la baisse s\u2019explique en grande partie par le fait que les électeurs des plus récentes cohortes votent moins que ceux des cohortes antérieures.Les jeunes seraient donc en partie responsables du déclin de la participation électorale au Québec.Les mobilisations étudiantes du printemps 2012 ont généré un potentiel de mobilisation très élevé, surtout auprès des jeunes.Est-ce que l\u2019élection de 2012 allait marquer un renversement de la tendance?Les jeunes allaient-ils passer de la rue aux runes?Poru répondre à ces questions, nous avons assemblé un échantillon représentatif d\u2019électerus québécois à partir des listes électorales conservées par le DGEQ, en suivant la même stratégie que pour les élections générales tenues entre 1985 et 2008.Ce faisant, nous avons obtenu un échantillon représentatif composé de 53122 éîecterus.Un échantillon de cette taille nous permet d\u2019estimer le taux de participation par groupe d\u2019âge avec une précision statistique très élevée.À première vue, les nouvelles sont bonnes.En 2012, le taux de participation des 18-24 ans, des 25-34 ans et des 35-44 ans aurait augmenté de 25,9; 24,5 et 21,6 points par rapport à 2008.En contrepartie, le taux de participation des 45-54 ans, des 55-64 ans, des 65-74 ans et des 75 et plus n\u2019a cru que de 15,6; 12,3; 9,2 et 8,9 points.La hausse du taux de participation s\u2019observe donc principalement chez les électeurs des groupes d\u2019âge inférieur.Retour à la situation antérieure Au premier abord, on serait donc tenté de conclure que la mobilisation des jeunes a eu raison de la tendance à la baisse observée antérieurement.Qr, il faut être prudent, car une comparaison des taux de participation des élections 2012 et 2007 montre une tout autre réalité.Dans les faits, l\u2019augmentation de la participation entre ces deux élections est assez homogène d\u2019un groupe d\u2019âge à l\u2019autre.Donc, en 2012, le taux de participa- Un retour à la normale Comparaison des taux de participation par groupe d\u2019âge 2007 et 2008 Groupe d\u2019âge\t2007\tVar.(2007- 2008)\t2008\tVar.(2008- 2012)\t2012\tVar.(2007- 2012) 18-24\t54,5\t-18,3\t36,2\t-h25,9\t62,1\th-7,6 25-34\t60,9\t-19,1\t41,8\th-24,5\t66,4\t-h5,5 35-44\t69,9\t-18,2\t51,7\t-h21,6\t73,2\t-h3,4 45-54\t76,3\t-14,3\t62,1\t-H5,6\t77,7\t-H,3 55-64\t78,2\t-7,8\t70,4\t-H2,3\t82,7\th-4,5 65-74\t78,8\t-3,6\t75,2\t+9,2\t84,4\t-1-5,6 75 et +\t64,5\t-3,2\t61,3\t+S,9\t70,2\t+5,1 tion des jeunes électeurs n\u2019aurait pas augmenté davantage que celui des autres catégories d\u2019âge par rapport à 2007.C\u2019est en comparant les élections 2008 et 2007 que le mystère se résout.La hausse apparente de la participation observée chez les plus jeunes électeurs entre 2008 et 2012 n\u2019est en fait que le retour à la situation antérieure.La surprise n\u2019est pas tellement de consta- ter une hausse en 2012, mais bien un déclin particulièrement élevé chez les jeunes électeurs en 2008.C\u2019est donc l\u2019élection de 2008 qui a brouillé les cartes.L\u2019élection de décembre 2008 était exceptionnelle à plusieurs égards.Elle survenait d\u2019abord moins de deux ans après la précédente.En plus, elle suivait de peu l\u2019élection historique aux États-Unis d\u2019un premier président afro-américain.Enfin, elle avait été précédée par une élection fédérale dont l\u2019issue s\u2019était soldée par la tentative infructueuse de la formation d\u2019une coalition gouvernementale regroupant le Parti libéral du Canada, le Bloc québécois et le Nouveau parti démocratique.L\u2019esprit des Québécois, et surtout celui des plus jeunes électeurs, n\u2019était peut-être pas au rendez-vous à l\u2019élection du 8 décem-brq 2008.Évidemment, tout cela ne signifie pas qu\u2019il faille cesser de se préoccuper du déclin de la participation électorale chez les plus jeunes électeurs.Celui-ci est toujours d\u2019actualité.En observant l\u2019évolution du taux de participation des jeunes depuis 1985, nous pouvons constater une légère tendance à la baisse.Qui plus est, la situation de 2008 pourrait se répéter dans l\u2019avenir.11 faudra donc évaluer la participation lors des prochains scrutins avant de conclure à la possibilité réelle et durable d\u2019un renversement de cette tendance.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) , information générale : Mane-Andree Choumard {chef de division}, Dominique Reny (adjointe au directeur de l information), Jeanne Cornveau (reporter), Carohne Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauhne Gravel (sciences), Fabien DeghseésoctefeJ et Jean Dion (sports) , information politique Michel Davidéc/trowt-, Helene Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a OffatcaJ, Robert Dutnsac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec) ,^r\\an.Myles (affaires municipales, Montreal) ,lsahe\\[Q:Vort'er (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte et Kathleen Levesque (reporters) , information culturelle Louise-Maude RiouxSoucy (chef de division), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), Fredenque Doyon et Isabelle Pare (reporters) ,}\\xh.Q: Carpentier (pupitre) , information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l information), Marco Belair Cinno, François Desjardins et Enc Desrosiers {reporters}, Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy ^aiWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emihe Eohe-Boivm et Louis Gagne (pupitre} , équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettmo-ParazeUi et Genevieve Tremblay (assistants) , correction : Andre^ne Bedard, Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Elorence Eerrans (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBLICITE Cehne Benoît, Jean de BiUy, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Amel Ehmam, Amehe Maltais, Claire Paquet, Chantal Rainville, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Ehse G\\rard(secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur), Ohvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Carohne Guunond, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Ugo Galfrascoh (analyste-programmeur), Hansel MatthewsÉfec/^wîc^ew informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion), Maxim-Ohvier Leclerc (responsable du service a la clientele), Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Moïse Bastien, Claudine Chevner, Cehne Euro y, Ghislaine Lafleur et Véronique Page A 10 LE DEVOIR LE MERCREDI 19 DECEMBRE 2012 ACTUALITES CUSM SUITE DE LA PAGE 1 Réjean Hébert, a demandé au Michel Bureau d\u2019agir à titre A\u2019 « accompagnateur » du CUSM sur le chemin du retour à l\u2019équilibre budgétaire.Dans le cadre de cette quasi-tutelle, il devra veiller à la mise en œuvre «immédiate» des 49 recommandations du rapport.«Il n\u2019est pas question de tolérer des déficits», a averti Michel Fontaine en point de presse mardi.Si le CUSM doit atteindre l\u2019équilibre budgétaire pour mars 2015, les résultats devront être au rendez-vous dès juin 2013.Sinon?La mise en tutelle de l\u2019établissement pourrait être envisagée.Une gestion laxiste Les auteurs du rapport blâment ime administration pour qui «l\u2019équilibre budgétaire ne faisait pas partie des priorités».Une nouvelle équipe dirige aujourd\u2019hui le CUSM.La liste des problèmes est longue.De 2009 à 2012, le CUSM a, sans justification, payé 888897 heures, travaillées de plus que l\u2019année précédente.Equivalant à 500 postes à temps plein, cela représente une somme de 30 millions.Ces heures «ne sont pas justifiées, ni par une augmentation de productivité ni par un alourdissement de la clientèle: au contraire, [le volume de patients] est le même qu\u2019en 2009 et la lourdeur des cas a même diminué», dit Michel Baron.L\u2019aventure immobilière du 1750, avenue Cedar pourrait coûter 15 millions, selon le CUSM, et jusqu\u2019à 42 millions, selon le MSSS.En juillet, le CUSM a dû renoncer à son expansion dans cet édifice acheté à prix fort et sans l\u2019autorisation de l\u2019Agence de la santé de Montréal et du MSSS.Un don de 19 millions demandé à la Fondation de l\u2019Hôpital Royal-Victoria aurait servi à atteindre un équilibre budgétaire factice.Ces sommes plombent maintenant le déficit.Syscor, l\u2019organisme à but non lucratif créé pour gérer le système informatique de l\u2019hôpital, occasionne quant à lui un déficit de 3,5 millions \u2014 et il est anticipé que ce dernier se creusera davantage à l\u2019avenir.Le centre de recherche ne fait pas non plus ses frais.Les auteurs écorchent au passage l\u2019Agence de la santé de Montréal, qui «n\u2019a pas ^ercé de leadership en regard du suivi budgétaire du CUSM».Pendant le huis clos de presse de mardi, on a souligné à plusieurs reprises aux journalistes qu\u2019autant le CUSM que l\u2019Agence de la santé de Montréal étaient sous la houlette de nouveaux administrateurs.Des responsables?Arthur T.Porter démissionnait il y a im an.À propos du «style de gestion» de M.Porter, qui a quitté le pays, Michel Baron dit être «convaincu» que les membres du CA ont été privés d\u2019informations cruciales: «Pendant ces trois années, tout passait par le directeur général [Arthur T.Porter] et un petit groupe qui l\u2019entourait et ne travaille plus au CUSM.» Quand un journaliste lui a demandé si Arthur T.Porter était un mauvais gestionnaire, Michel Baron a répondu : «Ce n\u2019était pas, d\u2019après moi, un administrateur de réseau de la santé, je ne peux donc pas le comparer.» «C\u2019est quand même curieux que la situation budgétaire dérape subitement en 2009», ajoute-t-il.«Mon explication, c\u2019est que la priorité était à la construction du nouveau CUSM et qu\u2019ils ont oublié l\u2019importance d\u2019une saine santé financière.» Ce rapport ne s\u2019attarde pas au dossier de construction du nouveau CUSM, lui aussi entaché d\u2019irrégularités.L\u2019équipe ministérielle a tout de même souligné «qu\u2019il va falloir mettre les bouchées doubles».«On ne peut pas se permettre qu\u2019un grand déménagement devienne un grand dérangement si la situation financière n\u2019est pas rétablie», selon M.Baron.Le MSSS a demandé à la Société immobilière du Québec, la SIQ, un avis sur les transactions immobilières du CUSM.«On veut savoir si on doit aller plus loin, si la SIQ peut enquêter ou si on doit aller vers une enquête policière», dit Michel Fontaine.Même si «certains articles de la Loi sur la santé et de la loi anti-déficit n\u2019ont pas été respectés», «nous n\u2019avons noté aucune manoeuvre illégale», affirme Michel Baron.Mais les responsables seront-ils identifiés et sanctionnés?Québec dit ne pas en avoir le pouvoir : «Le C.A doit régler ces situations-là», affirme Michel Fontaine.Qu refuse également d\u2019identifier des coupables ou de parler de sanctions du côté du CUSM.«On regarde vers le futur.L\u2019objectif est de mettre en place les mesures qui vont juguler le déficit», dit Richard Fahey, directeur des affaires publiques et de la planification stratégique.«Dans l\u2019ensemble, nous souscrivons aux constats du rapport», a réagi le CUSM par communiqué.Avec des bémols.Qu indique que le scénario du pire, un déficit de 115 millions pour l\u2019année en cours, ne devrait pas se concrétiser.Le président du conseil d\u2019administration, Claudio Bussandri, et le directeur général et chef de la direction Normand Rinfret déplorent que le rapport ne fasse pas état du sous-financement du CUSM.Ils assurent qu\u2019im plan d\u2019action est déjà enclenché.Le Devoir CONTE SUITE DE LA PAGE 1 cette petite marchande pauvrichonne échouée dans la misère brute du XIX® siècle a été découpée en 25 morceaux, offerts un à un aux habitants du pâté de maisons, tous choisis au hasard.Poru arrêter son choix, elle a un jour fait un repérage : «J\u2019ai cherché les belles portes, les boîtes aux lettres inusitées, les traces d\u2019enfants sur les perrons, comme un vélo ou un ballon.» Elle cherchait les esprits ouverts à sa folie.Sous une neige torubillonnante, nous croisons le facteur \u2014 le vrai.Il confirme qu\u2019il a remarqué que ce tronçon de la rue est parsemé depuis peu de petites planchettes vert lime avec chacune un numéro et un bout d\u2019histoire.Patsy s\u2019aventure sru le palier du jour, et dépose sa missive de l\u2019espoir.Qui donc se cache derrière le 5317?Y a-t-il là une âme qui se prêtera au jeu?Peut-être s\u2019agit-il \u2014 on en rêve! \u2014 d\u2019une âme passionnée des mots, des histoires et des correspondances?L\u2019enveloppe est déposée.Une cordelette y a été attachée au bout de laquelle pendouille une.boîte d\u2019allumettes.Quand Soleil Guérin (page numéro 9) a vu ces allumettes déposées chez elle, elle a d\u2019abord été interloquée: «Mon fils de 12 ans adore faire des pétards, et je me suis dit: «Qui a eu l\u2019idée de laisser des allumettes au bout d\u2019un fil?» C\u2019est dangereux!», raconte la femme, rencontrée sru le pas de la porte.En lisant la missive, qui l\u2019invitait à mettre le pied dans cette belle ronde et à afficher une page d\u2019un conte mobile, elle a craqué.«Cette initiative, c\u2019est une petite lumière de Noël», explique-t-elle, séduite, confiant ne pas avoir été étonnée que cette magie se passe sur Waverly, un pâté réputé pour ses Halloweens fantasmagoriques.La petite fille aux allumettes existe Patsy déambule sur la rue enneigée.Avec ses bottes de pluie rose, son chapeau de laine, son petit sac à pois colorés, elle transpire une bonne humeur que nous ne sommes pas les seuls à lui reconnaître, à l\u2019évidence.Qn la salue, elle hèle les gens au hasard d\u2019une adresse, nous présente un voisin dans un café.D\u2019une tête comme la sienne peuvent bien sortir des idées comme cette Petite fille aux allumettes qui se déplace.«La petite fille aux allumettes, c\u2019est un peu moi», raconte-t-elle.«Cette année a été difficile financièrement, je peine à joindre les deux bouts.Mais le don, j\u2019y crois énormément, et j\u2019essaie de l\u2019appliquer moi-même.Ce cadeau de Noël à mon quartier que j\u2019adore, c\u2019était une manière simple et peu coûteuse de faire circuler la magie.C\u2019est ça qui me garde en vie.» r 11 Un conte de Noël se déploje sur la rtre Waverly du I eu 25 décembre pour inviter les voisins à se rencontrer.Un cadeau d'une ortiste du Mile-End.www pQlsy'tfOFWOon corn Harassée, eîfe s'y assied eî^y blottit, tirant à elle ses petits^'-b-pieds; mais elle grelotte et frissonne encore plus qu'avant at cependant elle n'ose rentrer chez elle.Elle n'y rapporterait pas la plus petite monnaie, et son père la battrait.Lire la page 10 au 5347 rue Waverly Lire la poge 12 au 5341 rue Waverfy JACQUES NADEAU LE DEVOIR Un extrait de La petite fille aux allumettes offert aux promeneurs, rue Waverly La marchande de bonheur a eu l\u2019idée de son gagne-pain actuel en décembre 2010.Au hasard de la lecture d\u2019un article, elle apprend que du courrier abondant est expédié chaque année à l\u2019attention du père Noël par des adultes qui n\u2019ont personne d\u2019autre à qui se confier.L\u2019infirmière du cœur en elle se réveille.Elle crée Paper Nurse (papernurse.com) et «répand du bonheur avec des mots cousus et personnalisés ».Elle confectionne des mots attentionnés destinés aux gens qu\u2019on aime, des cartes de vœux faites sur mesure.L\u2019amour des mots et du papier Patsy est fascinée par les mots, adore jouer avec le papier, assure que depuis l\u2019ère cybernautique, les gens s\u2019ennuient du plaisir d\u2019ouvrir une enveloppe envoyée pour eux dans le courrier.Elle aime jouer avec l\u2019espace public, a déjà fait des créations urbaines qui l\u2019ont menée à confectionner des «semblants» de cadeaux de Noël, emballés comme de vrais présents, et déposés ici et là: dans un abribus, sur un banc, etc.Cachée dans un coin, elle sruveillait la réaction des citoyens, s\u2019amusant à l\u2019avance de leru étonnement de croiser un cadeau, tout seul, là.Poru un faux iPhone, une fausse bouteille de champagne, un faux flacon de parfum, elle a vu des citoyens fu- rieux d\u2019avoir été bernés après avoir cru à un cadeau du ciel.«Il y en a qui étaient si en colère qu\u2019ils jetaient le cadeau et la boîte au bout de leurs bras», raconte-t-elle.Tous les projets ne sèment pas la boime humeru.Entre autres projets rubains, elle a créé poru le festival Montréal en lumière 2012 la famille Radieux, une série de persoimages lumineux déambulant en plein Quartier des spectacles pour causer poésie, architecture, arf etc.En attendant une autre livraison d\u2019espoir, Patsy se nourrit des commentaires glanés ici et là par les voisins adeptes de cette Petite fille aux allumettes, qu\u2019ils peuvent lire en rafale, ou une page à la fois, en espérant patiemment une suite le lendemain.Certains, comme Bruno Rouyère (page 3), croisé au café du coin, attend patiemment le 25 poru se promener sru Waverly et déguster toutes ces pages une par une.La neige tombe encore.Sous peu, quelqu\u2019un reviendra des courses ou du boulot, en voyant de loin une petite boîte d\u2019allumettes pendouillant au bout d\u2019un fil, sous la boîte aux lettres.Il sera intrigué, puis surpris, et ensuite assruément charmé.A nouveau, la magie se communiquera.Le Devoir ARMES SUITE DE LA PAGE 1 comme Remington.et Bush master.«Notre rôle n\u2019est pas de prendre position ou d\u2019influencer le débat sur le contrôle des armes à feu.Cela relève des élus», a écrit Cerberus, dont les actifs sous gestion atteignent 20 milliards.«Mais il y a des gestes que nous pouvons poser.Cette décision nous permet de respecter les obligations que nous avons envers nos investisseurs, dont nous protégeons les intérêts, sans être entraînés dans le débat public.» Une vague de fond s\u2019annonce.Alors que certains élus démocrates pourtant favorables aux armes à feu sont soudainement ouverts à un resserrement des contrôles, deux sondages diffusés à CBS et ABC suggèrent qu\u2019une majorité d\u2019Américains veulent de nouvelles mesures.De plus, la sénatrice démocrate Dianne Feinstein souhaite un projet de loi pour ressusciter l\u2019interdiction de certains fusils d\u2019assaut.La décision de Cerberus est survenue après que certaines grandes caisses de retraite, comme celle des enseignants du secteru public de la Californie (surnommée CalSTRS), eurent confirmé au Wall Street Journal lundi qu\u2019elles étaient en train de réévaluer les sommes consenties à Cerberus.CalSTRS a 500 millions chez Cerberus.«Ça va plus loin que les implications financières», croit le directeur général de l\u2019Association canadienne pour l\u2019investissement responsable, Eugene Ellmen, au sujet de CalSTRS.«Aux Etats-Unis comme ailleurs, les gens sont sous le choc et se demandent ce qu\u2019ils peuvent faire dans leur quotidien pour contribuer à un monde meilleur.» Vers le milliard Freedom Group n\u2019est pas inscrit en Bourse \u2014 Cerberus y a songé en 2009 et a abandonné en 2010 \u2014, mais publie fréquemment ses états financiers.Selon les documents déposés aux autorités réglementaires, son chif fre d\u2019affaires a atteint 775 millions en 2011, dont un peu plus de la moitié venait des armes, et le reste, de la vente de munitions.Wal-Mart est un des gros clients, sinon le plus gros, avec 15% du total.S\u2019il faut se fier aux états financiers du troisième trimestre de 2012, l\u2019année en corus est nettement plus florissante.Pour les neuf premiers mois, le chiffre d\u2019affaires est déjà à 677 millions.En raison d\u2019une opération comptable ponctuelle, le bénéfice net, toutefois, n\u2019est que de 300000$.Jusqu\u2019au mois de mars 2012, le patron de Freedom Group était Robert Nardelli, ancien chef de la direction chez Home Depot, avant que Cerberus ne le recrute en 2007 pour diriger sa nouvelle acquisition : Chrysler.En 2009, lorsque Cerberus songeait à inscrire Freedom Group en Bourse, les ventes d\u2019armes allaient très bien.La théorie voulait que les amateurs de tir aient devancé leurs achats, craignant que le président Qbama, nouvellement élu, n\u2019impose un contrôle plus serré sur les armes à feu.Ce ne fut pas le cas, et le marché s\u2019est calmé l\u2019année suivante.Le marché féminin Seuls deux fabricants sont cotés en Bourse : Smith & Wesson et Sturm, Ruger & Co.Dans les deux cas, le plus récent trimestre a vu les ventes augmenter de 47 % par rapport à l\u2019année dernière.Sur un an, l\u2019action de Smith & Wesson a augmenté de 100% alors que celle de Ru-gers s\u2019est appréciée de 25%.«Nous nous sommes consacrés à l\u2019innovation de produits et au marketing pour soutenir et agrandir notre bassin d\u2019utilisateurs», peut-on lire dans les résultats de Smith & Wesson publiés le 6 décembre.«Nous avons également présenté la commandite du NBA Women\u2019s Network, une référence de qualité pour le nombre grandissant de femmes de tous âges et de tous les niveaux d\u2019habileté qui s\u2019adonnent au tir.» En entrevue à l\u2019agence financière Bloomberg, Martin Feinberg, le père du fondateur de Cerberus, n\u2019a pas voulu commenter le fait que la société de son fils possède Bushmaster.Au sujet du drame, il a été à peine plus bavard.« C\u2019est terrible, vraiment terrible.» Le Devoir QUESTIONS SUITE DE LA PAGE 1 comprends pas là-dedans.C\u2019est notre travail de poser des questions et de s\u2019assurer que le gouvernement rende des comptes, a déclaré la néodémocrate Alexandrine Latendresse.J\u2019ai l\u2019impression que c\u2019est encore une façon pour les conservateurs de miner la transparence et l\u2019imputabilité.» Au bureau du premier ministre, on s\u2019est défendu de contester la légitimité des questions écrites déposées par les membres de l\u2019opposition, renvoyant la balle au député Brian Jean.M.Jean n\u2019a pas rappelé Le Devoir mardi.Ses propres questions ont engendré des frais de 2225$ et de 5669$ pour le gouvernement.Pour évaluer la note, le fédéral se base sur un salaire moyen d\u2019un fonctionnaire gagnant 116160$ par année, ou 60$ l\u2019heure.«C\u2019est le salaire normal de ces employés et cela fait partie de leur description de tâches que de répondre aux questions qui sont posées par les députés», a en outre rétorqué M\u201c® Latendresse, qui, comme son collègue libéral David McGuinty, a souligné que les fonctionnaires seraient rémunérés de toute façon, peu importe la tâche qui leur est confiée.«M.Jean veut faire croire aux gens que le privilège de poser ces questions est un abus de l\u2019argent des contribuables», a déploré M.McGuinty.«Mais c\u2019est culotté qu\u2019il joue ce jeu mesquin », a-t-il renchéri, en rappelant que Peter Milliken, le président de la Chambre des communes en mars 2011, avait accusé les conservateurs de ne pas respecter la suprématie du Parlement et les avait déclarés coupables d\u2019outrage au Parlement pour avoir refusé de détailler les coûts de leurs projets de loi en matière de justice, de même que les frais des réductions d\u2019impôts qu\u2019ils consentaient aux entreprises.«Outil essentiel» Lorsque le conservateur Torn Lukiwski avait dénoncé la longueur d\u2019une question écrite présentée par l\u2019ex-député libéral Pablo Rodriguez, en décembre 2010, M.Milliken avait par aillerus soutenu que «les questions écrites sont l\u2019un des outils essentiels dont ib [les députés] dbposent pour obtenir des renseignemenb détaillés du gouvernement».Les députés de tous les partis politiques déposent de telles questions écrites aux Communes.Celles-ci portent sur des sujets variés, comme les dépenses informatiques de certains ministères ou les coûts reliés à Tutilisation d\u2019en-têtes de lettres gravées.M.McGuinty demandera quant à lui au retoru des Fêtes d\u2019obtenir les détails quant aux lieux de diffusion des publicités du gouvernement.«Je crois que les contribuables ont le droit de savoir», explique-t-il, arguant que ces questions écrites permettent aux élus d\u2019obtenir des informations que refuse de dévoiler le gouvernement à la période des questions.Et les conservateurs ont eux-mêmes recorus à cet outil parlementaire pour mener à bien leurs messages politiques.À l\u2019automne 2011, le député d\u2019arrière-ban Brent Rathgeber avait demandé à connaître les salaires des animaterus-vedettes et du président de CBC/Radio-Canada, de même que l\u2019identité des employés qui touchent plus de 100000$ par année \u2014 une information protégée par la Loi sur la protection des renseignements personnels.En novembre, M.Rathgeber a mené une nouvelle charge contre le diffnseru public.Il a déposé un projet de loi d\u2019initiative parlementaire visant à modifier la Loi sru la protection des renseignements persoimels poru permettre la divulgation des salaires d\u2019employés d\u2019institutions fédérales, de même qu\u2019à retirer à la société l\u2019exemption dont elle jouit en vertu de la Loi sru l\u2019accès à l\u2019information.Parmi les frais répertoriés dans la réponse foru-nie à M.Jean le printemps dernier, on note en outre que trois questions du député conservateur Gordon Brown ont obtenu réponse au coût de 4866$.M.Jean avait aussi demandé à connaître la facture du gouvernement pour répondre aux questions posées depuis la reprise des travaux à la suite de l\u2019élection de 2011 jusqu\u2019à la ml-dé-cembre 2011:1045935$.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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