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Titre :
Revue dominicaine
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :Couvent de Notre-Dame du Rosaire,1915-1961
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Rosaire
  • Successeur :
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Revue dominicaine, 1924-12, Collections de BAnQ.

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[" W;.;e Année Le numéro :15 sous DECEMBRE 1924 REVUE DOMINICAINE Directeur : R.P.M.-A, Lamarche, O.P, SOMMAIRE R.P.Ceslas FOREST, O.P.R.P.Van BECELAERE,0.P.R.P, H, SAINT-DENIS, O.M.I.La propriété\u2014-II Regina Sacerdotum Un cours de vacances A CAMBRIDGE R.P.Thomas COUET, O.P.\u2014 Mère marie de la CHARITE TD&xvs VSç^vse z\\ àaxvs Vôvàre Canada \u2014 Un récidiviste \u2014 Nouvelle paroisse dominicaine \u2014 Prédications\u2014 Assignation \u2014 Notre Revue en 1925* Recensions Fr.Jules d\u2019Albi : Saint Bonaventure et les luttes doctri~ nales de 1267-1277 (L\u2019Ami du Clergé) \u2014 Le Calendrier du Bon Pasteur (M.-A.L.) Table des matières, année 1924.LE ROSAIRE ADMINISTRATION SAINT-HYACINTHE CANADA La \u201cUm dominicaine\u201d PUBLIEE MENSUELLEMENT CANADA : $2.00\tETRANGER : $2.25 Avec le \u201c ROSAIRE POUR TOUS \u201d\t25 sous en plue par année -4~Lli NUMERO : 15 SOUS.-Î- La Revue dominicaine, à part sa chronique des principaux événements \u201cdans FEglise et dans l\u2019Ordre,\u201d publie dei articles de vulgarisation traitant d\u2019Ecriture iSainte, de théo îogie, d\u2019apologétique ou de droit canon, et même des étudee de philosophie, de littérature, de sociologie ou d\u2019histoire, pourvu que la religion y soit concernée en quelque manié* ne.La Revue dominicaine n\u2019a point de spécialité proprement dite dans le domaine religieux, mais elle accorde une attention particulière aux problèmes d\u2019apologétique envisagés surtout au point de vue canadien.Collaborateurs à la Revue : S, G.Mgr Rouleau, O.P.; RR.PP.Proulx, Couet, Charland, Brosseau, Doyon, Côté, Marion, Béràrd, Richer, Trudeau, Leduc, Forest, Laferrière, Mi-gnault, Gaudrault, Mauger, des Frères - Prêcheurs ; Ad.Dugré, de la Compagnie de Jésus ; Villeneuve, Simard, des Oblats de Marie ; MM.les abbés Brosseau, Curé de Saint-Jérôme ; Courchesne, Principal de l\u2019Ecole Normale de Nicolet ; Jeannotte, Professeur au Grand Séminaire de Montréal ; Melançon, Chapelain du Pensionnat d\u2019Outremont ; Hébert, Professeur au Séminaire de S te-Thérèse ; Desranleàu, Chancelier de Saint-Hyacinths ; Laferrière, Professeur au Séminaire de Saint-Hyacinthe ; GÉLinas, Professeur au Séminaire des Trois-Rivières ; Beauregard.Vicaire à Saint-Vincent de Paul de Montréal. ST-HYACINTHE, P.Q., CANADA DANS L\u2019INDUSTRIE Menus faits -et conclusion : I._ Chez OASAVANT (Maison fondée en 1879) .et vous travaillez pour Paris ?Et des orgues \u201célectriques\u201d ?\u2014Pour Paris, oui mais non pour ce qu\u2019on a dit.\u2014C\u2019est tout de même pour lu France, et, après consultation, sur recommandation de Maître Bonnet ou.?\u2014C\u2019est un fait que nous avons été clioisis après consultation et que l\u2019ordre a été accompagné d\u2019un chèque de $20,000.D\u2019ailleurs je ne sache pas que ni Bonnet ni, Duprês n\u2019aient Jamais eu le moindre désagrément à toucher \u2014 et vous saves, comme moi, avec quel art parfait \u2014 nos grandes orgues au Canada, aux Etats-Unis.\u2014Je ne sais que le bien qu\u2019ils en disent.Mais ces future* \u201cparisiennes\u201d seront dignes de votre Maison ?\u2014Pas des plus considérables.Voire.nous disons le No 958 aura 44 jeux seulement.\u2014A la dernière perfection.\u2014A la nôtre certainement.\t(Par C.D.) C.D.prie bien ses lecteurs de prendre note de cet avis : .La Compagnie de phonographes Casavant est une Maison distincte, laquelle à l\u2019occasion utilise les mêmes ouvrier», menuisiers experts, mais ayant ses bureaux et agences.IL Chez J.A.é M.Coté (Firme fondée en 1865) Au lendemain de la guerre ; On m\u2019avait dit que tout, absolument tout était arrêté.que Ut \u201cchaussure\u201d chômait et, ici ça marche ?\u2014Oh pas très fort ! Que voulez-vous ?\u2014A perte, à coup sûr ?\u2014A perte, certes oui ; nous aimerions mieux chômer, dazts cotre Intérêt, mais ceux-là pourraient-ils vivre longtemps sur le vieux gagné ?Nous avons gardé les plus anciens et les accablée de charges.\u2014Et vous avez des commandes ?\u2014Pas payantes, mais ça importe peu.la crise passera.\u2014Il en coûtera ?\u2014.Je ne saurais dire.Mais aujourd\u2019hui ceux-là doivent vivre de leur métier, pour que vive demain notre usine. ST-HYAOINTHE, P.Q., CANADA Oct.1922 \u2014.et cette fols an travaille tout de bon ce me semble ?\u2014Oa va, oui ça va très bien et ce qui est mieux, ça ira ferme.\u2014Je vaudrais bien faire voir à mon compagnon vos merveilleuses machineries.Vous savez bien, celles à qui il me manque qu* la parole ?\u2014Je vous ferai voir celle-ci, inventée par le \u201cpère\u201d Louis Côté, qui se vend depuis plus de 30 ans en France.\u2014Vous avez deux cents ouvriers ?\u2014Et quelques machines.Allons voir.\u2014Oui, tout un monde, remarque mon ami qu\u2019intéressent ce* grandes salles aérées, ventillêes, éclairées où coupent, piquent, trouent, douent, polissent, etc.cent machines diffêrentes.\u201ctout un monde qui parle, écoutez\u201d ?\u2014Ce ne sont pas les gages du temps de la guerre, demandai-)# à un vieil ouvrier, et vous êtes content ?\u2014Un peu moindres, mais très bons encore.et voyez un peu ce cuir ! Dire que l\u2019Ontario en a tout le profit ! \u2014Vous travaillez beaucoup pour l'Ontario, Monsieur ?Bit l\u2019Ouest ?\u2014Nous savons rencontrer nos compétiteurs chez eux.Et en sortant de là je me redisais le mot de M.George* Valois : \u201cils ont tons (patrons et ouvriers) le même intérêt, ce qui est essentiel : que leur métier vive et qu\u2019ils vivent tous de leur métier.\u201d III.Chez F.X.Bertrand \u2014La reprise de l\u2019activité dans l\u2019industrie forestière nécessita une activité plus grande en notre usine ; puis il y a l\u2019industria laitière qui se développe sans cesse dans notre Canada.\u2014Et elles donnent une bonne part de leur commande Ici ?\u2014Nous avons notre part.Cela suffit à notre bonheur ! \u2014Félicitations ! Succès î Ici \u201cbonne renommée fait vraiment ceinture dorée.\u201d Avis aux intéressés, car il est certain que pour établir un atelier solide et de toute sécurité de menuiserie, de moulin à scie, de fromagerie, etc., la Compagnie E.X.Bertrand défie tonte concurrence.On en peut dire autant dé la Maison Chalifoux, et de sa batteuse \u201cDominion\u201d en trok grandeurs, laquelle est cataloguée le sommet de la perfection.(Demandez les catalogues). ST-H YACITSTTHE, P.Q., CANADA IV.\t'Chez Chalifoux \u2014Notre Maison fait un commerce dangereux en ce sens qu\u2019il est souvent lointain ; nous vendons dans l\u2019Est et dans l'Ouest.Nous avons des batteuses en Saskatchewan jusqu\u2019à la rivière Mackenzie.Depuis deux ans, vendre serait facile, bien vendre importe davantage et rapporte plus.aussi ne vendons-nous, au loin, qu\u2019ar-gent comptant.\u2014Alors ce serait épargne, pour un cultivateur d\u2019acheter tou jours C.O.D.?\u2014Certes oui : il y trouverait bénéfice et repos ; et nous avantage et sécurité.Et tout le monde serait content ! V.\tChez L.P.Morin \u2014Avec la reprise de la construction, dn travail tant et plus, et local, parce que nous ne pouvons suffire ; je devrais dire, travail local et régional, car notre clientèle ne cesse de se multiplier aux environs.\u2014Rien ne justifie mieux le bon renom de votre atelier do menuiserie ! VI.Chez Amyot \u2014A plein char, nos habits en draps écossais importés directement des filatures iraient, là-bas, où vous savez, habiller les \u201cforestiers\u201d de la gens écossaise que je serais, n\u2019y trouvant que mon bénéfice, parfaitement heureux, mais.\u2014Je sais bien ce qui vous révolte.(il ne faut pas mettre de gants blancs pour le dire) c\u2019est que nos \u201cforestiers et nos sports C.-F.\u201d payent volontiers 25 et 35% plus cher un costume confectionné chez vous revenu à Montréal et en vente dans une' firme anglaise de nom.\u2014Et comment qualifier l\u2019esprit de ces gens-là ?\u2014Il y a déjà quelque temps qu\u2019un de nos hommes distingués a dit d\u2019eux : ils ont, avant tout, l\u2019humilité de la bêtise.* * * A qui la faute si nous chaussons, outillons, habillons si supérieurement ceux des autres provinces ?Vrai ! ?que pour deux sous de moins on préfère la camelote au bon ?\t\u2014 Vrai I ?l\u2019emprise générale de la fausse réulame ?Conclusion : Favorisons les nôtres par nos paroles et par nos actes. ST-HYACINTHE, P.Q., CANADA DAIS'S LE COMMERCE : En tout pays bien organisé, l\u2019intermédiaire utile, nécessaire, actif, dévoué au public, cherchant à se faire une clientèle, crée une classe sociale intéressante.Prévoir et pourvoir, acheter et vendre, en gros ou en détail, et nous avons la classe des commençants.Je sais un pays où l\u2019on dit : \u201cIl faut combattre énergiquement ceux qui sous le masque coopératif ne sont que de grands magasins anonymes\u201d.L\u2019intermédiaire honnête, averti et prudent est bienfaisant s\u2019il s\u2019efforce de fonder une Maison par son travail et son économie d\u2019abord.La confiance du public assure son succès : Que les intéressés consultent la liste suivante des Maisons recommandées : Aux détaillants de chaussures, etc \u201cLa Maison Girouard Limitée\u201d, 102 Ouest, St-Paul, (bureau d\u2019affaires) à Montréal.Desrosiers et Séguin, en ville.Fournisseurs de plomberie et chauffage (en gros) Blondis et Cie.Plombiers-Sanitaires diplômés : Girard et Chevrette.Importateurs de provisions alimentaires : Lafrance et Sylvestre.Importateurs et négociants foin et grains : Hubert et Dupont Importateur et spécialité farine : J.O.Dupras.Entrepôt de grains : G.N.L\u2019Arrivée.Librairie : Les clients de la Maison E.H.Richer et Fils auront profit à faire une visite an rayon de bouquine-rie où ils trouveront- des \u201coccasions\u201d vraiment intéressantes.Nos amis noteront à l\u2019annonce de la Ligne Française les dates du départ de New-York des grands paquebots de cette ligne qui donne incontestablement le plus satisfaction à sa distinguée clientèle.MM.les membres du clergé trouveront à bord, tout ce qu\u2019il faut pour dire la messe.C.D.A Paris La Compagnie Générale Transatlantique ; 6 rue Auber.La Banque Nationale a sa succursale : 14 rue Auber.L\u2019adresse de M.Albert LaRue, architecte professeur à Montréal est : 559 Durocher.Pour toutes Informations RE annonces de la Revue adresses î (XD, Revue Dominicaine Saint-Hyacinthe, P.Solemniis\u201d et le \u201cVerbum Supermini\u201d, et les traductions qu\u2019il en fit lui méritèrent les applaudissements réitérés de tout l\u2019auditoire.Dans la conférence de M.E.Bullough, \u201cFellow of Gonville and Cains College\u201d, sur la pensée thomiste du Dante, on ne saurait dire ce qui fut le plus admirable, de la beauté littéraire de l\u2019expression, de la vaste érudition ou de la profondeur de l\u2019intuition philosophique.M.l\u2019ab'bé M.Cronin, l\u2019éminent, moraliste et sociologue de l\u2019université de Dublin, se montra tout-à-fait maître de son sujet, en traitant, avec une extraordinaire clarté, de l\u2019Ethique du docteur angélique.Le programme supposait qu\u2019il aborderait aussi la philosophie politique; mais c\u2019eût été tenter l\u2019impossible et il se \u201cconfina\u201d dans l\u2019exposé sommaire de la philosophie morale et sociale.Encore que le but de tous ces travaux de la semaine fût d\u2019initier tout simplement à la doctrine thomiste, l\u2019abbé Cronin, en plus de cet objectif qu\u2019il réalisa pleinement, scruta plus 502 LA REVUE DOMINICAINE d\u2019un problème moral vivement discuté de nos jours.Le fondement de la distinction entre le bien et le mal, l\u2019objectivité de la conscience morale, les relations de droits et de devoirs entre l\u2019individu, la famille et l\u2019Etat, le droit à la propriété privée, dont l\u2019abolition serait une violation de la loi naturelle, même si ce sont des conventions humaines qui ont présidé à l\u2019acquisition, la nécessité de faire l\u2019aumône de ses biens superflus, le juste salaire et plusieurs autres questions furent envisagées résolument à la lumière des principes de saint Thomas.Toute la doctrine thomiste et catholique sur la position des infidèles, des hérétiques et des schismatiques vis-à-vis de l\u2019Eglise fut exposée par le R.P.B.Jarrett, O.P.Cet enseignement sévère, qui suppose, comme cadre, la Chrétienté du Moyen-Age, semblerait trop rigide en pratique aujourd\u2019hui si l\u2019on tenait à certaines déductions plutôt qu\u2019aux principes immuables qui les ont légitimées alors.Le pouvoir de répression qu\u2019a l\u2019Eglise fut prouvé carrément, et maints auditeurs ne purent, cacher leur étonnement d\u2019entendre affirmer à Cambridge, où, il y a 40 ans à peine, les catholiques étaient molestés et exclus de l\u2019Université, une doctrine aussi catégorique que solide.Le conférencier montra que la Papauté, selon saint Thomas, est le pivot de la réunion entre l\u2019Eglise et tous les dissidents.Le savant abbé F.Aveling traita des points d\u2019attache entre le thomisme et la pensée moderne, quant aux sciences physiques et à la psychologie.Affirmant que saint Thomas n\u2019étudia pas la science dans le sens moderre du mot pour elle-même, mais la subordonna à la Révélation et à la théologie, il rappela qu\u2019au Moyen-Age plusieurs graves théologiens, tels Alexandre ILalès, Robert Grosseteste, Albert le Grand et saint Thomas lui-même, firent preuve d\u2019un sens d\u2019observation et d\u2019un esprit critique et scientifique peu communs même à notre temps.C\u2019est surtout au défaut d\u2019instruments de précision qu\u2019il faudrait attribuer l\u2019état \u201cprimitif\u201d de leurs théories et systématisations physiques.Lorsqu\u2019il aborda la question de l\u2019évolution des espèces, dont il n\u2019est guère personne qui se désintéresse aujourd\u2019hui, soit pour condamner, soit pour exalter, le rapporteur se fit fort de nous assurer que les quel- UN COURS DE VACANCES 503 que s données certaines des transformistes contemporains peuvent s\u2019accommoder des principes de saint Thomas sur la causalité, ainsi que sur la succession et la continuité des formes, et que si le docteur angélique ne fut pas évolutionniste absolu, du moins soutenait-il que la vie pourrait surgir de la matière inorganique.Il va sans dire qu\u2019une telle assertion, faite à Cambridge qui abrita longtemps Darwin lui-même, ne passa pas inaperçue.Il fut intéressant aussi d\u2019entendre l\u2019abbé Aveling expliquer que la psychologie de saint Thomas, à fondement métaphysique plus encore qu\u2019empirique, différait de celle de la plupart de ses prédécesseurs, et notamment de l\u2019école augustinienne, en ce qu\u2019il considérait l\u2019âme humaine non pas comme un pur esprit mais comme la forme du corps, et qu\u2019ainsi il évita autant les erreurs de Platon que celles de Descartes, Il convenait que cette rapide vue d\u2019ensemble sur l\u2019œuvre de saint Thomas s\u2019achevât et se couronnât par l\u2019étude de son enseignement ascétique et mystique, et il n\u2019était pas moins juste que l\u2019abbé A.B.Sharpe, auteur d\u2019un traité de théologie mystique très estimé en Angleterre, fît le rapport.Ayant dit que l\u2019ascétisme de saint Thomas est contenu dans ses traités dogmatiques, et qu\u2019entre ceux-ci et la mystique, il n\u2019y a pas de solution de continuité, il rappela que l\u2019union avec Dieu par la charité est la plus haute perfection à laquelle l\u2019homme doive aspirer et que la contemplation semble être le prélude normal de l\u2019union sans fin, de la vision béatifique.Le conférencier eut soin d\u2019affirmer que saint Thomas connut par expérience tous ces états sublimes qu\u2019il décrit d\u2019une manière si impersonnelle.* * * Ces cours de vacances en l\u2019honneur de saint Thomas se terminèrent par une réunion, où se manifesta une fois de plus le sens très pratique des organisateurs.Il fut loisible à chacun de faire des suggestions en vue de réaliser de nouvelles améliorations et de rendre les cours de plus en plus utiles.Déjà on avait accordé un quart d\u2019heure à la suite des conférences pour permettre d!e demander des éclaircissements, et il fut proposé qu\u2019avant tous les cours il y eût une heure de \u201cclasse\u201d pour les semainiers qui 504 nA REVUE DOMINICAINE ignoreraient les rudiments ou même le vocabulaire des sujets traités dans les grandes conférences.On.décida aussi -que des cours de correspondance seraient fondés en vue d\u2019initier et préparer les auditeurs quelques mois à l\u2019avance et de leur permettre de tirer plus grand profit de travaux souvent très ardus et qui supposent au préalable une certaine connaissance de la question.L exécution de ces projets palraît très; opportune, d\u2019autant que l\u2019an prochain il s\u2019agira d\u2019un sujet vital: l\u2019Incarnation, et que, chaque année, ces cours de vacances peuvent ' contribuer puissamment à rehausser le prestige du catholicisme en Angleterre.Henri iSaint-Denis, O.M.I.Roviano, Rome, 5 octobre.HÈRE MARIE DE LA CHARITE (1) Chapitre IX VERS L\u2019AUTONOMIE 1907-1913 Tous les intéressés pensaient à cette question, mais, dans leur cœur; s\u2019ils en parlaient, c\u2019était à voix basse, comme jadis, quand on parlait de la fondation, sans espoir sérieux de la voir réussir.Elle devait cependant se réaliser un jour.Une longue étape sera bientôt franchie; mais, avant de faire le dernier pas, la Providence préparera les voies qu\u2019elle-même a choisies.Plusieurs événements graves vont se succéder.D\u2019abord, les hommes les plus activement mêlés à cette entreprise, disparaissent tour à tour; une très jeune religieuse devient prieure; Mère de la Charité, que toutes estiment, aiment et vénèrent, qui mettra, un peu plus tard, le cou- 1.\u2014'Voir les précédentes livraisons.Les chapitres publiés font partie d\u2019un ouvrage qui doit bientôt paraître, et qui renferme la monographie complète d\u2019une des communautés les plus attachantes du pays.\u2014\u2018N.D.L.It. mère marie ï)ë la charité 505 ronnement à son œuvre, est reléguée à l\u2019arrière-plan, dans un repos qu\u2019elle n\u2019a pas sollicité, qui lui pèse sans doute, mais qui lui permettra alors d\u2019entreprendre, avec une vigueur nouvelle, la tâche suprême de sa vie.Donc, le 4 août 1907, Mère 'Catherine de Ricci est élue prieure; Mère Marie de la Charité devient Vicaire, ou assistante, pour la seconde fois.La communauté compte, à cette époque, soixante-et-cinq membres, y compris les novices et les postulantes.La fondation des Trois-Rivières leur a bien pris quelques sujets, et détourné, à son profit, une partie du courant qui se dirigeait vers 'Québec.Cependant nos sœurs se sont recrutées quand même, c\u2019est le principal.Bon nombre de jeunes filles se sont présentées, mais relativement peu ont été élues.Beaucoup sont retournées dans leur famille, pour des raisons de santé, manque d\u2019aptitudes, et ces multiples causes, plus ou moins tangibles qui éloignent des noviciats les sujets inaptes à la vie religieuse.Pendant qu\u2019elles croissent en nombre, des vides se font autour d\u2019elles.Les deuils sont nombreux parmi les conseillers et les amis de la première heure.Monseigneur Benjamin Paquet est disparu depuis 1902.Supérieur du Séminaire à l\u2019époque de la fondation, conférencier ou prédicateur à l\u2019occasion, il se montra toujours sympathique à la communauté.Egalement disparu, l\u2019abbé Roussel, ami toujours dévoué de celles qui devaient habiter, un jour, son pensionnat ; également disparu, l\u2019abbé Edmond Paradis; mais la perte la plus sensible, fut celle de l\u2019abbé Cléo-phas Gragnon, \u201cMonsieur le Procureur\u201d, qui personnifia si parfaitement le personnage de l\u2019emploi.On sait déjà ce qu\u2019il fit pour les sœurs dominicaines.Avec beaucoup de tact et de clairvoyance, il avait compris tout de suite le parti que le Séminaire pouvait tirer du labeur de personnes consacrées à Dieu, actives, entendues et dévouées.La procure était toute sa vie, l\u2019aboutissement de ses préoccupations et sollicitudes.Les sœurs étaient devenues, sous sa dircetion, une pièce capitale dans cette vaste organisation qn\u2019était le Séminaire de Québec, mais une pièce intelligente, qui comprenait, devinait \"même, à la fois pré- 506 LA REVUE DOMINICAINE venante et délicate, dans ses procédés.D\u2019un autre côté, l\u2019intérêt qu\u2019il leur portait avait quelque chose du père de famille qui veille sur le bien-être de tous les siens.Il ne permit pas qu\u2019elles manquassent de quelque chose.La tâche lui fut très douce: il n\u2019eut qu\u2019à écouter son cœur.Il les pourvut si abondamment qu\u2019elles ont pu dire un jour qu\u2019elles ne savaient pas ce que c\u2019était que la pauvreté.Elles I\tapprendront sans doute un peu plus tard, car les occasions ne manqueront pas.Depuis quelques années déjà la santé du \u201cPère\u201d s\u2019altérait.Nous ne dirons pas qu\u2019il n\u2019avait plus l\u2019empressement souple et alerte d\u2019auparavant, il ne l\u2019eut jamais.Toujours calme, maître de lui, il dominait les situations.Avec la robustesse de son corps, et cet air de bonté imperturbable qui se voyait sur sa figure, il semblait capable de braver tons les assauts.Mais un jour vint où l\u2019on remarqua des traces de fatigue; la respiration était plus haletante, les forces diminuaient; à plusieurs reprises il avait inspiré des inquiétudes.On priait avec ferveur, mais, il fallait bien se rendre à l\u2019évidence : au commencement de 1909, il était visible que la fin n\u2019allait pas tarder.Le 17 avril, le mal s\u2019aggrave; des gardes-malades s\u2019installent près de lui.Le T8, il a pu dire sa messe.Le 15 mai, il est si faible qu\u2019on ne peut plus le laisser seul.II\treçoit les derniers sacrements avec une grande piété.Enfin, le 16, durant la nuit, une crise cardiaque se déclare, un prêtre arrive à la hâte et donne une dernière absolution au mourant; à 3 h.30, le malade rendait son âme à Dieu.- Averties à l\u2019instant même, toutes les sœurs accourent et disent un De Profundis pour l\u2019âme de leur \u201cPère\u201d, titre si largement mérité depuis plus de vingt ans.'C\u2019était le plus grand deuil de la communauté depuis la mort de la première prieure.Dès l\u2019aube, elles entendirent la sainte messe pour le cher défunt.Elles eurent, dans leur douleur, l\u2019occasion de lui rendre un témoignage touchant de piété filiale.Les Messieurs du Séminaire voulurent que les restes fussent exposés, en chapelle ardente, chez les Dominicaines.Nos sœurs récitèrent le psautier près du corps, sans interruption depuis MÈRE MARIE DE LA CHARITÉ 507 l\u2019arrivée jusqu\u2019à la translation dans la chapelle extérieure, pour la récitation de l\u2019Office des morts.\u201cC\u2019était une prière, pleine de consolation\u201d, dit l\u2019Annaliste, et elle ajoute cette mélancolique réflexion : \u201cQu\u2019il est douloureux le coup qui nous frappe!\u201d Le lendemain, 19, à 8 h.30, eut lieu le service funèbre, et la bière se ferma pour toujours dans la crypte où reposent les restes de ces vénérables prêtres qui ont fait du Séminaire de Québec, cette institution si glorieuse dans l\u2019histoire de notre peuple et de l\u2019Eglise canadienne.Les noms de la plupart sont oubliés aujourd\u2019hui, comme eux-mêmes se sont oubliés durant leur vie, dérobant aux re-crets de tous leur personne, leur action et leur dévouement, dans une humilité qui les suit dans la tombe.Au cours du mois de juin suivant, la cité de Québec célébrait le troisième centenaire de sa fondation.Les Dominicaines ne pouvaient pas rester indifférentes, ni insensibles à cette démonstration, vivant sur les lieux mêmes, théâtre de si grands événements, là où s\u2019étalent tenus les conseils les plus graves, et décidé si souvent le sort de notre pays; elles partageaient l\u2019émotion de tous.Ces grandes assises sont fréquentes à Québec.L\u2019année suivante, avait lieu le Congrès de Tempérance, puis le Concile Plénier, et le Congrès de la Langue Française.Ces fêtes évidemment n\u2019offraient pas toujours un intérêt majeur pour ces saintes filles, mais elles leur apportaient un surcroît de labeur et de fatigue qu\u2019elles acceptaient avec leur bonne humeur habituelle: chambres à préparer, tables à garnir, etc., etc., ou encore, autels à dresser dans la chapelle, \u201cparcequ\u2019il n\u2019y avait plus de place pour tous les prêtres qui recevaient l\u2019hospitalité du Séminaire.\u201d Il arrive assez souvent que ces hôtes de passage se souviennent de celles qui les ont si bien reçus, et savent le reconnaître.Certains évêques viennent les visiter, les bénir et les encourager, ce dont elles se réjouissent, avec raison.Au milieu de l\u2019hiver de 1910, le Très Révérend Père Langlais, supérieur des Dominicains de Québec, leur fait quelques instructions sur la règle. 508 LA REVUE DOMINICAINE En juin de la même année, les sœurs adoptent la croix qu\u2019elles portent depuis ce temps-là sur le scapulaire, petite croix d\u2019ébène sans christ, encadrée d\u2019un mince filet d\u2019argent, dont le modèle leur a été fourni par leurs excellentes amies de Châtillon.Le même mois de juin leur tenait en réserve une grosse surprise, qui sera le point de départ d\u2019événements fort importants pour l\u2019avenir de la petite communauté.Un horizon nouveau qui répondait à des aspirations vagues de missions en pays plus ou moins lointains, allait apparaître.Les Clercs Viateurs du Manitoba, avec l\u2019approbation de Monseigneur Langevin, leur proposait de prendre soin d\u2019un orphelinat de garçons.Mère Prieure comprit immédiatement les avantages qu\u2019elle y voyait pour sa communauté.(Elle eut tout de suite l\u2019idée que l\u2019entreprise avait des chances de succès.Elle s\u2019en réjouit et elle en conçut de grandes espérances.Dans ces perspectives d\u2019avenir, elle entrevit la possibilité d\u2019ouvrir un noviciat et d\u2019entreprendre d\u2019autres œuvres qui pourraient se présenter.Et cela sans préjudice de l\u2019autorité de la maison mère de Québec, bien au contraire, dans sa dépendance.Ces suggestions paraissant raisonnables aux Pères auxquels elles furent exposées, ceux-ci n\u2019y firent aucune objection.On tenait avant tout aux cinq religieuses demandées pour la fondation.'C\u2019était le plus pressant.A plus tard donc, le soin de régler définitivement les autres questions.Restait à obtenir le consentement du Séminaire.Le Supérieur, instruit du projet et des négociations entamées, présenta la proposition à son Conseil.Celui-ci ne se montra nullement hostile; au contraire, il étudia avec le plus grand soin cette intéressante question, sans parti-pris, mais au mérite.Le 18 juillet, le Supérieur apportait une réponse favorable à Mère Prieure, mais aux conditions suivantes : lo.\u2014La fondation pouvait se faire, pourvu qu\u2019elle restât dans la dépendance de la maison-mère de Québec ; 2o.\u2014Les sœurs étaient libres de revenir au bout de cinq ans; 3o.\u2014Quatre sœurs seulement iraient à la mission. MÈRE MARIE DE LA CHARITÉ 509 Les négociations en étaient là, et elles semblaient prendre une tournure favorable, mais on ne pouvait aller plus loin, le priorat de Mère Catherine de Ricci se terminait dans quelques semaines.Une nouvelle élection amènerait au pouvoir une autre priereu.On ne peut jamais prévoir :ce qui arrive en pareil cas, surtout quand il y a dans l\u2019air un esprit qui s\u2019annonce plus remuant et qui demande du nouveau.C\u2019est le fait de certaines énergies latentes qui sommeillent dans l\u2019ombre, de ressources qui surgissent soudain et qui demandent de l\u2019emploi.Il se fait alors un peu de fracas, un peu de poussière revoie dans l\u2019air, mais le calme se rétablit bientôt.On aurait tort d\u2019appeler cela une révolution, quand c\u2019est tout au plus une nouvelle monture qui est mise au brancard pour tirer la charge alourdie par le poids du temps et du travail.Ou encore, c\u2019est l\u2019arrivée du train au bout de l\u2019étape.On change alors de machine et d\u2019équipe pour continuer la course, quitte à les reprendre au retour pour revenir au point de départ.C\u2019est le cercle dans lequel tourne l\u2019humanité, et c\u2019est pourquoi \u201cil n\u2019y a rien de neuf sous le soleil.\u201d Le 3 août 1910, l\u2019archevêque de Québec étant présent, Mère Jean de Gorcum, la plus jeune professe à vœux perpétuels, est élue prieure, et succède à Mère Catherine de Ricci, dont le terme d\u2019office vient de finir.Mère de la Charité ne fut élue à aucune charge, elle n\u2019est plus rien, pas même conseillère.Elle deviendra cependant maîtresse des novices, après le départ de sœur Henri Suzo pour la mission, mais l\u2019espace de six mois seulement ; puis elle reprendra son rang de profession.Rons avons souvenance d\u2019avoir vu une photographie du groupe des dominicaines de ce temps-là au complet.Mère de la Charité est assise au premier rang, mais elle n\u2019est plus que la doyenne des professes, à la suite de ses filles que la volonté populaire a mises à la tête de l\u2019Institut.Ses traits sont empreints de mélancolie; on dirait qu\u2019un léger voile de tristesse se dessine dans le regard, dans un pli de la lèvre inférieure.Mère de la Charité souffre-t-elle de cette situation?Elle ne l\u2019a jamais dit.L\u2019a-t-elle même pensé?C\u2019est plutôt l\u2019effet de la détente 510 LA REVUE DOMINICAINE après une longue carrière et si bien remplie.Du reste, l\u2019on ne doit rien au religieux, si ce n\u2019est le respect et la considération pour la dignité de sa vie et les services rendus.Une grosse tache était échue à la nouvelle prieure.Jeune, active et prudente, sachant demander conseil, elle ne manqua pas de lumière.Elle en eut besoin pour organiser le départ de la caravane de l\u2019Ouest, fixé au 16 du même mois.Ce fut sa première entreprise.L\u2019événement était gros de conséquence.1ST os dominicaines devenaient missionnaires.Mais: le résultat, nous le verrons plus tard, fut tout autre que celui qu\u2019elles entrevoyaient dans leurs aspirations.'Qui partira pour l\u2019Ouest ?telle était la question que l\u2019on se posait.Les aspirantes étaient nombreuses.Trop même, car elles ne seraient que cinq, puisque le Séminaire, revenant .sur sa décision, permettait ce nombre.C\u2019était peu pour répondre à tant de désirs.Mère prieure choisit d\u2019abord la supérieure de la maison; Mère Catherine de Ricci, sortant de charge, au courant des affaires, se trouvait naturellement désignée.Quatre soeurs lui furent adjointes, dont une remplirait la fonction de secrétaire.Celle-ci s\u2019acquitta très bien de sa charge.La chronique très détaillée des événements de chaque jour, racontant toute chose, résumant les conversations, nous permet de découvrir les points faibles de l\u2019entreprise.Le 16 mai, tout est prêt, à point, pour le départ.On a travaillé ferme pour préparer le trousseau des voyageuses; on a dit adieu aux parents et obtenu la bénédiction des dignitaires ecclésiastiques.Les bagages, considérables, contiennent la lingerie, les vêtements et nombre d\u2019autres articles, c\u2019est-à-dire tout ce qu\u2019une bonne sœur peut s\u2019imaginer devoir lui être utile au terme du voyage.Monsieur le Supérieur est venu dire la messe et donner une dernière bénédiction.Il est 8 h.du matin, donc en route ! Un dernier adieu, et la séparation se fait.Plusieurs prêtres du Séminaire se rendent à la gare; Monsieur le Supérieur fait une courte apparition, à la porte du wagon, an moment où il se met en marche.L\u2019annaliste de Québec a-t-elle eu comme une sorte de pressentiment que les choses n\u2019iront pas ?car elle écrit : MÈRE MARIE t>E LA CHARITÉ 511 \u201cMon Dieu ! vous voulez sincèrement cette fondation qui n\u2019offre rien d\u2019attrayant pour la nature.Aller à 1300 milles pour une oeuvre aussi obscure.il n\u2019y a pour ainsi dire que l\u2019insuccès de la mission qui pourrait faire espérer un retour l Bénissez-les dans l\u2019exercice de leur dévouement.\u201d1 Le voyage se fit rapidement.Après un court arrêt aux Trois-Rivières et un second à Montréal, elles arrivent à Makinac le 20.A titre de nom sauvage, ce Makinac ne va pas mal.Il est bref, sonore, se prononce aisément ; sans être euphonique, il a au moins l\u2019avantage de se retenir sans plus de difficulté.'Ce poste, ou mieux cette gare de chemin de fer, est située à 150 milles à l\u2019ouest de Winnipeg, sur la ligne du Nord-Canadien, direction de Prince-Albert.A une lieue de distance, dans la prairie, se trouve le \u201cHome\u201d, comme on dit couramment.Le pays est parsemé de rares habitations.L\u2019institution, dont nos sœurs allaient prendre charge, datait déjà de quelques années.Fondée par des prêtres de langue anglaise, elle fut bientôt remise entre les mains de Monseigneur Langevin, qui la confia aux Clercs de Saint-Viateur.Les religieuses de la Congrégation de Saint-André, chargées des soins matériels, n\u2019y restèrent que trois ans.Mais tell était l\u2019intérêt que la population portait à cette maison \u201caussi délaissée que les orphelins eux-mêmes\u201d, que les dames catholiques du voisinage venaient à tour de rôle y faire le service pour les besoins les plus pressants.Elles y passaient la journée entière, faisant la cuisine, les blanchissages, les travaux de couture et le raccommodage.Bien que chargées d\u2019enfants elles-mêmes, elle faisaient volontiers et volontairement ce surcroît de besogne, \u201cpour le Bon Dieu et les orphelins\u201d.Le \u201cHome\u201d n\u2019était pas immense : un corps de logis central, flanqué de deux pavillons, en bois plus ou moins dégrossi, sans la moindre prétention architecturale ; donc un rez-de-chaussée avec un toit sous lequel se trouvaient les dortoirs : tel était l\u2019établissement habité par vingt petits garçons, sept religieux, et les cinq sœurs qui arrivaient, 2.\u2014Ann.16 août 1910. 512 LA REVUE DOMINICAINE avec leur bonne volonté, leur savoir-faire et un dévouement à toute épreuve.Réception enthousiaste par le personnel de l\u2019institution; chant du Te Deum à la chapelle.Les enfants ont revêtu leur toilette des' dimanches, les voisins accourent pour aider à l\u2019installation.Ils prédisent aux sœurs \u201cqu\u2019elles auront de la misère\u201d ; mais la chroniqueuse, robuste, calme et maîtresse d\u2019elle-mêtme de répondre: \u201c qu\u2019elles auront aussi des consolations\u201d.Elle n\u2019en doute pas, mais dès le lendemain nous lisons dans la chronique: \u201cMère Supérieure nous recommande de ménager l\u2019eau, car l\u2019eau du puits est dure, il faudra s\u2019approvisionner dans la citerne\u201d.Est-ce donc la misère qui commence déjà ?Les voisines visitent volontiers, et toutes s\u2019intéressent aux arrivantes : françaises, belges, canadiennes, viennent avec leurs petits enfants ou les grandes filles.Toujours bienveillantes, ces visiteuses causent volontiers, avec cette pointe de curiosité qui s\u2019enquiert à mi-mot, de tout et de tant d\u2019autres choses.On est gai, confiant, débrouillard, comme il convient.En un pareil temps, il faut savoir se contenter de peu, s\u2019accommoder des situations les plus inattendues, et surnaturaliser toute chose.La fidélité aux exercices et l\u2019esprit de sacrifice entretiennent et conservent la vie religieuse.Au mois d\u2019octobre, Monseigneur Mathieu, ancien supérieur du Séminaire, devient chapelain des Dominicaines.Il se donnera tout entier à cette tâche, nouvelle pour lui, avec son cœur, son entrain et cet art, qu\u2019il possède à un si haut degré, de ménager les hommes, pour les mieux conduire.Sa prédication est souvent signalée dans les Annales.On résume la conférence, ou l\u2019on cite quelques phrases que les sœurs se répètent volontiers.Le cher Directeur avait bien promis de remplir, au moins l\u2019espace d\u2019un an, les fonctions de chapelain ; mais le 14 juillet, un câblogramme annonce son élévation à la dignité épiscopale : il est élu archevêque de Régina, capitale de la Saskatchewan.C\u2019est un gros chagrin pour les sœurs.Mais la séparation ne sera pas complète, car le Séminaire lui permet d\u2019emmener quatre Dominicaines pour le soin de son évêché.C\u2019est donc une seconde fondation qui va se MÈRE MARIE DE LA CHARITÉ 513 faire, et celle-ci encore sera dans la dépendance de Québec.Les élues s\u2019en iront à Régina, tout bonnement, afin de travailler là comme ailleurs, sans aucune autre préoccupation que celle de faire leur devoir.Elles y sont encore, tandis que celles de Makinac, revinrent au bout de cinq ans, pour consoler sans doute l\u2019annaliste, qui s\u2019était appi-toyée sur leur départ, qu\u2019elle croyait définitif.Le 5 octobre, Sa IGrandeur Monseigneur Mathieu recevait la consécration épiscopale, des mains de l\u2019archevêque de Québec, dans la vieille basilique, si souvent témoin de ces imposantes cérémonies.Le lendemain, le nouveau prélat célébrait sa première messe pontificàle dans la chapelle de ce 'Séminaire de Québec, auquel il avait donné sa vie et son activité; mais la seconde fut pour \u201cses filles\u201d, dans leur chapelle du pensionnat, où elles le reçurent avec toute la pompe dont elles étaient capables.Le 15, les sœurs désignés partaient pour Régina; le 16, l\u2019évêque à son tour se mettait en route, accompagné de Monseigneur Bégin, qui tenait à présider, lui-même, la cérémonie de l\u2019intronisation.Les sœurs de Makinac accoururent à St-Boniface pour saluer les prélats et se faire bénir au passage.L\u2019année 1912 marquait le 25e anniversaire de la fondation de l\u2019Institut des dominicaines du Séminaire, comme on disait dans le temps.Elles étaient quatorze, lors de la fondation; elles sont aujourd\u2019hui quatre-vingts.C\u2019est un joli nombre pour célébrer des noces d\u2019argent d\u2019une famille religieuse.Que de souvenirs se présentent spontanément à la mémoire des anciennes ! Elles n\u2019avaient pas oublié les débuts modestes, ni les événements qui avaient jalonné la route parcourue.Le succès de l\u2019entreprise éclatait aux yeux de toutes les sœurs.Il fallait rendre à Dieu des actions de grâces méritées.Elles s\u2019acquittèrent de ce devoir avec joie et de tout cœur.Les prêtres du séminaire et les pères dominicains s\u2019unirent à elles en ce jour de la reconnaissance.Le 16 septembre, Monsieur le Supérieur chantait une messe solennelle, et le Très Révérend Père Hage, avec cet 514 LA REVUE DOMINICAINE heureux doigté qui lui était habituel, se faisait l\u2019interprète chaleureux des jubilaires.Il rendait hommage à l\u2019institution qui avait donne l\u2019hospitalité à ces quelques âmes désireuses de se sanctifier, au service du Bon Dieu, dans la personne de ses prêtres ; puis il retraça, dans les grandes lignes, la tâche accomplie au milieu des difficultés dont elles avaient triomphé si heureusement.La fête devait avoir un épilogue inattendu.Quatre jours plus tard, le Supérieur apportait à la communauté une nouvelle preuve de son bon vouloir, et une raison de plus de remercier Dieu.Le 20 septembre, en effet, il se présentait en personne devant les Mères du Conseil, pour leur communiquer la nouvelle que l\u2019archevêque de Québec accordait la permission de reviser la règle, d\u2019abord, puis de procéder ensuite à l\u2019érection de l\u2019institut en congrégation régulière.C\u2019était au lendemain des fêtes jubilaires que le Supérieur avait obtenu cette insigne faveur.Du coup, les sœurs dominicaines allaient prendre rang dans l\u2019Eglise à côté des familles religieuses les mieux organisées.Le temps était venu, avait ajouté le Supérieur, de faire cette démarche, car les fondations de Makinac, de Régina et des Trois-Rivières soulevaient de graves problèmes.C\u2019était la question de l\u2019autonomie qui entrait en jeu.Mère Marie de la Charité, perspicace et clairvoyante, l\u2019avait vue venir, même elle avait préparée le terrain, car plus d\u2019une fois elle en avait entretenu les autorités du Séminaire.L\u2019archevêque n\u2019y voyant aucun inconvénient, avait tout de suite constitué un comité d\u2019étude composé de Monseigneur Pâquet, protonotaire apostolique, de Messieurs Gignac et IGuimont.C\u2019étaient des théologiens et des canonistes remarquables.Ils avaient la faculté de s\u2019adjoindre un père dominicain.Cette affaire venait à point et se présentait sous le jour le plus favorable.Un changement, en effet, s\u2019imposait dans les relations de nos sœurs avec le Séminaire.Les Dominicaines commençaient à devenir nombreuses.Bien- MÈRE MARIE DE LA CHARITÉ 515 tôt viendrait le jour où le personnel excéderait les besoins de l\u2019œuvre.Les missions pouvaient bien absorber un certain nombre de religieuses, mais c\u2019était plutôt compliquer le problème que de le résoudre, car ces missions gardaient leur attache à la maison-mère de Québec, contrairement à ce qui s\u2019était fait pour Trois-Rivières.Les novices devenaient plus nombreuses; les anciennes, les malades et les infirmes, dont le labeur aurait en partie profité à des institutions étrangères, seraient une lourde charge pour ceux qui en prennaient soin.Une solution se présentait tout d\u2019abord : empêcher toute expansion au dehors, et limiter le recrutement aux besoins du Séminaire de Québec.Mais celui-ci comprit que ce n\u2019était pas son intérêt, ni celui des sœurs, car c\u2019était couper court à toute aspiration, c\u2019était donc constituer un corps sans vie, puisqu\u2019il ne se renouvellerait pas par l\u2019adjonction d\u2019éléments jeunes et nouveaux, nécessaires à toute manifestation vitale.Il ne le voulut pas, et c\u2019était sage.Il s\u2019arrêta plutôt à la solution de l\u2019autonomie.Cette fois-ci encore le problème, sous tous ses aspects, fut heureusement résolu.Le comité chargé de réviser les constitutions s\u2019ôtait adjoint le Père Langlais, O.P., qui avait déjà fait un travail de ce genre pour les Dominicaines d\u2019Albany, 'U.Y., et celles des Trois-Rivières.Le travail consiste surtout à collationner le vieux texte avec le Youveau Droit et les mettre d\u2019accord, Yos sœurs eurent l\u2019heureuse inspiration, en vue de l\u2019avenir, de faire insérer un article qui leur permettrait d\u2019entreprendre de nouvelles oeuvres: telles qu\u2019orphelinats, hôpitaux, jardins de l\u2019enfance, etc.Mais, dans leur pensée, l\u2019Oeuvre du Séminaire, resterait au premier plan et ne devrait aucunement souffrir de tout autre travail qu\u2019elles pourraient accepter.Mous sommes à même, nous, leur historien, et nous sommes heureux de pouvoir rendre ce témoignage une fois de plus, que toujours les supérieures des Dominicaines ont manifesté ce sentiment d\u2019attachement et de reconnaissance au berceau de leur institut, et leur volonté bien nette et bien ferme de ne jamais s\u2019en départir. 516 LA REVUE DOMINICAINE Le travail de révision se fit assez rapidement, an cours de l\u2019hiver 1912-1913; de sorte qu\u2019au printemps, il put être soumis à l\u2019archevêque, qui l\u2019approuva.Le 25 mars, Monsieur l\u2019abbé Guimont, d\u2019accord avec Mère Prieure, présentait aux Mères du Conseil et aux fondatrices, cinq copies dactylographiées des nouvelles constitutions, pour en faire l\u2019examen, toutes ensemble; comparer les textes et corriger les fautes qui auraient pu se glisser dans l\u2019épellation de certains noms propres.Trois jours plus tard, ce travail préliminaire était terminé, et le 30, Monseiur le Supérieur venait en présenter le texte nouveau à la communauté, réunie en assemblée générale.Il pria les sœurs de le lire attentivement, et de lui communiquer les observations et suggestions qu\u2019elles jugeraient à propos de faire.Mais avant de se retirer, le Supérieur annonce à la communauté cette grande nouvelle : la révision de la règle prépare les voies à l\u2019autonomie.A ce propos, l\u2019annaliste écrit les lignes suivantes: \u201cIl nous a très bien parlé.11 a loué la conduite pleine d\u2019entente que nous avons tenue avec le Séminaire, depuis vingt-cinq ans, et témoigne de sa confiance pour l\u2019avenir.Notre digne Supérieur nous a laissées en congé, mais il va sans dire que ce congé va être consacré à lire les nouvelles constitutions, lesquelles semblent donner satisfaction.\u201d (Ann.) Le 10 du mois d\u2019avril, heureuse nouvelle, pleine de joie pour nos sœurs: Monsieur l\u2019abbé Amédée Gosselin, Supérieur du Séminaire et Recteur de l\u2019Université, est promu Protonotaire Apostolique.Après l\u2019échange de quelques observations, entre les religieuses et leur chapelain, au sujet des constitutions, la communauté se réunit, le 8 juin, pour voter l\u2019acceptation définitive du texte révisé.Sous la présidence de Messieurs les abbés Guimont et Gignac, après la lecture des lettres et observations des sœurs de Makinac, le vote pris au scrutin secret, donne le résultat suivant : soixante-cinq boules blanches et une boule noire.C\u2019était pratiquement l\u2019unanimité, car elles étaient soixante-six en tout, les vocales seules ayant été convoquées.Le 13 restera une date mémorable dans l\u2019histoire de nos sœurs Dominicaines.Mère Prieure lut à la commu- MÈRE MARIE DE LA CHARITÉ 517 nauté la \u201clettre de l\u2019archevêque de Québec, décrétant l\u2019érection canonique de notre famille religieuse en congrégation diocésaine.\u201d3 Nous remarquons cependant que le décret est daté du 4 août, délicatesse de l\u2019archevêque, à cause de la fête de saint Dominique, mais qui signifie également qu\u2019il n\u2019entrera en force que ce jour-là même.Une étape importante a donc été franchie.Le labeur obscur, mais dévoué d\u2019un quart de siècle vient de recevoir sa récompense et son légitime couronnement.Désormais nos sœurs pourront prendre l\u2019essor que comporte toute vie dominicaine, essentiellement apostolique.Nous ne pouvons pas cependant ne pas remarquer que ce travail s\u2019est fait sans le concours actif, du moins apparent, de Mère Marie de la 'Charité, mais elle l\u2019avait préparé de longue main, et toujours suivi de son regard maternel.Tout n\u2019est pas fini cependant.Une nouvelle étape commence.Ce ne sera pas la moins difficile à franchir.Mais auparavant, la Providence allait venir chercher le dernier survivant de ces hommes qui ont exercé l\u2019influence la plus efficace sur ces jeunes femmes qui vinrent se grouper auprès d\u2019eux, sous l\u2019égide du Séminaire : Monseigneur Hamel allait disparaître à son tour, quelques semaines après la date mémorable enregistrée tout à l\u2019heure: le 16 juillet.Le 14, nous lisons dans la chronique : \u201cNotre cher Monseigneur Hamel se sent plus mal aujourd\u2019hui.Monseigneur le Supérieur lui a administré les derniers sacrements.Sajiailblesse est plus grande que jamais.11 n\u2019a pris qu\u2019un peu d\u2019eau, cependant il conserve sa bonne connaissance, et il témoigne du désir de mourir.\u201d Deux jours plus tard, \u201cMonseigneur Hamel est mort ce soir, vers 6 h.30, entouré de plusieurs prêtres, parmi lesquels Monseigneur l\u2019archevêque, qui est resté plus de deux heures près de lui.\u201d \u201cAujourd\u2019hui, le 17, nous avons acquitté les suffrages pour Monseigneur Hamel, directeur du Séminaire.Ces suffrages lui étaient doublement dus, à titre de bienfaiteur de la communauté.\u201d (Ann.) 3.\u2014Les Ann. 518 LA REVUE DOMINICAINE Nous avons déjà parlé de ce vénérable prélat en termes très favorables et mérités à juste titre.Il nous plaît d y revenir afin de faire remarquer combien était profonde et sincere cette affection qu\u2019il portait aux religieuses qu\u2019il avait si puissamment aidées de son influence, en épousant leur cause, il y avait vingt-cinq ans.'En 1902, nous voyons que Monseigneur Hamel a fait sa dernière conférence aux Dominicaines.Il leur a parlé des privilèges, des vertus et de la puissance de la Sainte \\ ierge.Or, depuis 1888, il n\u2019avait pas cessé, sauf en de rares circonstances, d\u2019adresser la parole à ces petites religieuses, vraiment privilégiées de posséder un semblable prédicateur, à la parole si apostolique, si grave et si pleine de doctrine.\u201cAprès avoir fait ses excuses, ajoute l\u2019annaliste, pour les imperfections que nous aurions pu remarquer dans ses conférences, il nous avertit qu\u2019il nous entretenait pour la dernière fois, qne ses infirmités ne lui permettaient plus de continuer.En effet, Monseigneur est très âgé, et sa vue surtout s\u2019éteint visiblement.Depuis quinze ans, c\u2019est-à-dire depuis notre formation en communauté, il était notre prédicateur, et il venait, régulièrement tous les dimanches, nous donner une conférence, soit sur la fête du jour, soit sur l\u2019Evangile, soit sur les vertus ou les devoirs de la vie religieuse.\u201d En 1907, au jour de l\u2019An, \u201cMonseigneur est venu seul, à la grande surprise des sœurs, car il accompagnait habituellement Monsieur le Supérieur.Il craignait sans doute de le fatiguer.\u201d Le voyage a été long et pénible.\u201cVraiment, Monseigneur Hamel nous aime bien\u201d, disaient-elles.La visite a été courte; il a fait ses adieux, bien convaincu qu\u2019il ne reviendrait plus nous voir.La plupart des images qu\u2019il nous a données aujourd\u2019hui, représentaient saint Joseph, le patron de la Bonne Mort.\u201d Il ne reculait devant aucune fatigue quand il s\u2019agissait de ses petites sœurs dominicaines .Le 7 mars, il fait l\u2019inventaire de sa chambre; il veut mourir pauvre.II l\u2019est déjà, mais il distribue le peu qui lui reste.Le 1er janvier 1908, Monseigneur ne sort pas de sa MÈRE MARIE DE LA CHARITÉ 519 chamibre, mais il trouve encore la force d\u2019écrire une petite carte, -\u2014avec quelle peine\u2014qu\u2019il enverra à Mère Prieure.Précieuse relique, parce qu\u2019elle est probablement la dernière écrite de sa main\u201d.C\u2019est la reconnaissance qui vient d\u2019écrire ces lignes si vraies et si justes.Monseigneur Hamel, en effet, a fortement contribué à la formation religieuse de nos sœurs.Esprit positif et clairvoyant, grand savant ès-sciences naturelles, il s\u2019appliqua à leur donner une tournure grave, sérieuse, nullement compassée, mais toute simple, qui convenait si bien à leur vie de travail, de prière et d\u2019abnégation.Le Séminaire avait fait, l\u2019année précédente, une autre perte, également sensible pour elles, dans la personne de l\u2019abbé Lortie, leur conférencier de 1905 à 1912'.Très belle intelligence, mais coupable du péché de surmenage, 4 il disparut trop tôt.'Théologien et philosophe, il savait s\u2019inspirer de S.Thomas dans sa prédication.tSTous n\u2019avons pas oublié certain sermon de profession sur la vie religieuse, d\u2019après un article de la Somme.Ses conférences, très goûtées des sœurs, traitaient le plus souvent de la charité, de la perfection de la charité, formule qui résume brièvement, mais clairement la notion de la vie religieuse.Il commenta également la Règle de saint Augustin, les constitutions et le coutumier.En terminant ce chapitre, l\u2019un des plus importants de cette histoire, saluons encore une fois l\u2019abbé Cléophas Gra-gnon.Une grosse part lui revient dans la formation de nos Dominicaines.Il parla peu, dans de rares circonstances et brièvement, mais il eut le grand mérite de comprendre que l\u2019instrument, qu\u2019il destinait à l\u2019œuvre du Séminaire, ne donnerait toute sa valeur que s\u2019il était profondément imbu d\u2019un véritable sens religieux.Esprit supérieur, cultivé, rempli d\u2019idéal, que ne soupçonnaient pas ceux qui n\u2019avaient pas à l\u2019approcher, il sut donner à \u201cses filles\u201d la plénitude de la force qu\u2019elles étaient susceptibles d\u2019acquérir.Il poursuivit son but doucement, 'avec la lucidité de son esprit, aidé de la bonté de son cœur.Une grande et noble idée réside souvent au fond des choses, un jour vient 4.\u2014P.Scliwalm, O.P.Aux sources de l\u2019activité intégrale, p.77. 520 LA REVUE DOMINICAINE qu\u2019elle s\u2019épanouit quand elle est confiée à des mains habiles et prudentes: alors \u201celle donne son fruit dans le temps marqué.\u201d Voilà bien, à notre avis, les trois hommes, parmi les morts, qui ont fait davantage pour les sœurs dominicaines de Québec.Leur action féconde et durable les a faites ce qu\u2019elles sont aujourd\u2019hui.Mais ils achevaient de disparaître, au moment même où elles allaient faire en avant ce pas décisif qu\u2019ils avaient préparé, à leur insu, mais qui était devenu inévitable.Thomas Couet, O.P.DANS L\u2019EGLISE ET DANS L\u2019ORDRE Canada Un récidiviste.\u2014 Malgré la leçon ferme et courtoise qu\u2019il a reçue du T.R.P.Forest dans notre livraison de janvier, le rédacteur de la \u201cRevue franciscaine\u201d continue, sous forme facile de compte-rendus bibliographiques, ses propos plus qu\u2019étranges sur l\u2019enseignement thomiste.Nous recevons une lettre justement émue d\u2019un professeur de théologie qui se déclare, dans un post-scriptum officieux, \u201cscandalisé\u201d de l\u2019attitude du révérend Père : il n\u2019est pas le seul à l\u2019être, témoin de nombreuses protestations écrites et verbales.Comme les écrits recenseur-censeur peuvent tomber, par accident, entre les mains de jeunes intellectuels, nous verrons plus tard ce qu\u2019il conviendra de dire et de faire si le scandale continue.Chose dès à présent certaine, c\u2019est que notre Revue doit publier prochainement un commentaire du 2e paragraphe du Canon 13:66, pour bien expliquer ce qu\u2019ONT entend par l\u2019enseignement thomiste obligatoire; tandis que le \u201cCanada-Français\u201d, organe de l\u2019Université Laval, produira de son côté une série de textes pontificaux sur le même sujet.Les fâcheuses interventions du R.Père auront obtenu du moins ce résultat.En attendant, nos abonnés liront avec fruit, dans le présent numéro, une recension où VAmi du Clergé tance dans l\u2019église et dans l\u2019ordre 521 vertement le Père Jules d\u2019Albi, écrivain de basse mentalité dont on a osé prendre la défense dans la \u201cRevue franciscaine.\u201d Voici la lettre du professeur de théologie: Mon Révérend Père, Je dois à la mémoire de mes professeurs, et en particulier du T.R.P.Garrigou-Lagrange et de M.Jacques Maintain, d\u2019attirer votre attention sur un article publié dans la \u201cRevue franciscaine\u201d (novembre 1924, p.457) : \u201cA propos de Saint Thomas\u201d, dans lequel ces maîtres éminents de la pensée catholique sont traités un peu cavalièrement.L\u2019article, d\u2019ailleurs, ne s\u2019attaque pas aux seuls défenseurs de la doctrine thomiste, c\u2019est S.Thomas, lui-même, que dis-je, c\u2019est le 'Saint-Siège qui semble pris à partie.Que dit en effet cet article?lo.\u2014\u201cOn sait que la pensée de saint Thomas évolua de l\u2019augustinisme vers un aristotélisme de plus en plus rigide.Les docteurs franciscains,\u2014cela ne fait plus l\u2019objet d\u2019un doute,\u2014n\u2019adoptèrent pas cette innovation et ne voulurent pour aucune raison sacrifier à l\u2019idole aristotélicienne du jour.-Saint Bonaventure et toute la grande école bonaventurienne, Jean Peckman, Mathieu d\u2019Ayguerperse, Pierre-Jean Olivi, Gauthier de Bruges, Guillaume de Ware et beaucoup d\u2019autres, -se refusèrent toujours à voir dans la philosophie séparée d\u2019Aristote un vêhicuile de la pensée du Christ, et redoutèrent toujours extrêmement cette contamination païenne.Ils ne voulaient considérer le christianisme que chrétiennement et non aristotêliquement.Après tout, c\u2019était leur droit de ne pas suivre saint Thomas dans la voie nouvelle où il aiguillait la théologie.\u201d 2o.\u2014\u201cCes quelques dignes (l\u2019article en question) montrent assez clairement, ce semble, que l\u2019ordre de saint François est dans son droit de s\u2019écarter des opinions de saint Thomas et de rester fidèle à sa grande école philosophico-thêologique.\u201d 3o.\u2014\u201cLe jour où, en vertu de je ne sais quel conformisme intellectuel, on voudrait nous imposer littéralement des formules toutes faites comme on nous imposerait un carcan, ce serait la mort de toute vie intellectuelle, que dis-je, ce serait la négation même de la vie spirituelle sans laquelle il n\u2019y a pas de christianisme.\u201cLa science sacrée aurait vécu, on aurait anéanti les conditions de son développement et trompé l\u2019attente des âmes avides de savoir.\u201d On se comporterait en maîtres des âmes, alors que l\u2019on en est que les serviteurs.\u201d Il ne m\u2019appartient pas de m\u2019ériger en défenseur de l\u2019école thomiste; mais il est du devoir de tout catholique, semble-t-il, et a fortiori de tout prêtre, de respecter les lois de l\u2019Eglise et de travailler à les faire respecter.Or l\u2019Eglise, par la voix éclairée et autorisée de ses Pontifes et notamment par le texte du Canon 1366, nous prescrit de suivre, en philosophie et en théologie, la méthode, la doctrine et les principes de S.Thomas.\u201cPhilosophiae rationaiis ac theologiae studia et alumnorum in his disciplinis institutionem professores omnio pertractent ad Ang'elici Doctoris rationem, doctrinam et principia, eaque sancte teneant\u201d.('Canon 1366, par.2). 522 LA REVUE DOMINICAINE Faut-il croire alors que s\u2019attacher ià S.Thomas, selon les prescriptions de l\u2019Eglise catholique, c\u2019est \u201cadopter une innovation, sacrifier à l\u2019idole aristotélicienne du jour\u201d et s\u2019exposer à une \u201ccontamination païenne\u201d?Je ne le crois pas encore.Je trouve fort diplomatique l\u2019omission du nom de Scot dans l\u2019énumération des maîtres de la \u201cgrande école philosophico-théolo-gique\u201d Ibonaventurienne ; mais fort peu heureuse\u2014pour ne pas dire davantage\u2014d\u2019interprétation des paroles de S.Thomas au Frère Réginald : \u201cTout ce que j\u2019ai écrit me paraît comme de la paille\u201d : il n\u2019y a guère ici de \u201cpart 'à faire à l\u2019humilité du Saint\u201d, qui venait d\u2019être ravi en extase, et qui exprimait l\u2019exacte vérité.Ce qui me déconcerte par-dessus tout, c\u2019est la teneur du troisième texte cité: \u201cLe jour où \u201don\u201c voudrait nous imposer ces formules toutes faites, comme \u201con\u201d nous imposerait un carcan., \u201con\u201d se comporterait en maître des âmes, alors que l\u2019\u201con\u201d n\u2019en est que les serviteurs\u201d.Qui faut-il entendre sous ce \u201con\u201d?Je n\u2019ose répondre à la question,.j\u2019aime mieux croire que je comprends mal ; il ne peut en effet s\u2019agir de ceux qui s\u2019intitulent \u201cservi servorum\u201d ; le \u201ccarcan\u201d qu\u2019ils imposent a fait jusqu\u2019ici la puissante vitalité du catholicisme, loin de causer \u201cla mort de toute vie intellectuelle, et même de la vie spirituelle, sans laquelle il n\u2019y a pas de christianisme\u201d.Je vous permets volontiers, mon Révérend Père, d\u2019insérer ces réflexions dans la \u201cRevue Dominicaine\u201d, si vous le jugez utile à la bonne cause.Daignez agréer, Révérend Père, l\u2019expression de mes sentiments respectueux.Un professeur de théologie.Montréal, 28 octobre 1924 \u2014Le 'R.P.Mathieu a donné le sermon pour la Fête du Patronage de S.Thomas à St-Hyacinthe, le 13 novembre.\u2014Le R.P.Leduc a prononcé, le 19 octobre, le sermon de circonstance à la bénédiction du Collège de Beauharnois.\u2014Le R.P.Pierre Trudel a donné le sermon de circonstance à St-Edouard, Montréal, à l\u2019occasion de la 'Saint-Stanislas, fête patronale de l\u2019Association du Bien-Etre de la Jeunesse.\u2014La station de l\u2019Avent est prêchée à St-Pierre de Lewiston par le R.P.Pierre Granger.\u2014Le R.P.Thomas Couët a été assigné au Couvent de Saint-Hyacinthe.\u2014Son Eminence le cardinal Bégin vient de fonder à Québec une nouvelle paroisse dont la desserte sera confiée aux PP.Dominicains.\u2014La Revue dominicaine paraîtra bientôt sous un format agrandi (64 p.) et une toilette moderne des plus attrayantes.Afin que son ramage réponde à son plumage, elle dans l\u2019église et dans l\u2019ordre 523 sc propose de publier, dans sa livraison de janvier, une forte étude de M.l\u2019abbé Armand Perrier sur les professions libérales, et des articles sur des sujets d\u2019actualité par les ER.PP.Augustin Leduc et Dalmace Laferrière.La nouvelle rubrique: L\u2019Esprit des Livres, sera remplie par M.l\u2019abbé Maurault, M.Olivar Asselin, les RR.PP.Couët et Laferrière.Le prix de l\u2019abonneme?it reste fixé à deux dollars, payables d\u2019avance.RECENSIONS Er.Jules d\u2019Albi.\u2014\u201cSaint Bonaventure et les luttes doctrinales de 1267-1277\u201d.De mot \u201cpamphlet\u201d va certainement provoquer des protestations de la part du P.Jules d\u2019Albi.C\u2019est cependant, à notre avis, Ile seul qui convienne à son livre, où des faits exacts sans doute sont rapportés, niais avec le soin constant de les produire à part, sans souci du cadre historique dans lequel ils se sont passés et des réactions qu\u2019ils ont provoquées.Ajoutons que ces faits, démesurément grossis, acquièrent sous la plume du P.Jules d\u2019Albi une importance qu\u2019ils n\u2019eurent point dans la réalité.En réalité, c\u2019est une thèse que l\u2019auteur veut déduire de ces faits ; et, en deux mots, la voici.Le véritable initiateur de la théologie scolastique n\u2019est pas iS.Thomas, mais Alexandre de Haies, et après lui S.Bonaventure.Quant à l\u2019oeuvre de S.Thomas, elle est plus discutable: \u201cDes innovations de Fr.Thomas ne sauraient donc porter ni sur la méthode scolastique proprement dite, ni même sur une part considérable des opinions que les siècles regarderont comme venant de lui.En quoi consistent-elles donc?En ceci que S.Thomas, à la suite de son Maître dont il défend les initiatives, se montrera un disciple fidèle et minutieux d\u2019Aristote, se posant ainsi en adversaire résolu de tout mouvement intellectuel postérieur au iStagyrite et notamment de celui que l\u2019Université de Paris, prenant S.Augustin ]x>ur maître, est parvenu à créer.Thomas d\u2019Aquin tire les conséquences des principes acceptés par Albert le Grand et parfois élargit ces principes eux-mêmes, en vertu d\u2019un aristotélisme suraigu que son clair génie ne parvient pourtant pas à faire cadrer avec les principes chrétiens.Il y a des heurts, des impasses, des dislocations dans telle et telle partie de la Somme.Les traditions patristiques certaines voisinent avec des aristotélismes contradictoires et ruineux laissant une impression de gêne et d\u2019incohérence.C\u2019est là un point capital et qui explique pourquoi certaines innovations de Fr.Thomas furent d\u2019abord combattues, puis condamnées.\u201d (P.87-88).\t\u2022\t. 524 LA REVUE DOMINICAINE Voici maintenant comment l\u2019auteur (prétend expliquer 'l\u2019influence du thomisme et les causes du renouveau actuel des études thomistes : \u201cL\u2019influence apparente du thomisme est surtout due à la réforme pédagogique opérée en 1480 par les Dominicains de Pavie et plus tard généralisée par les Jésuites.Il est évident que le Livre des Sentences de Pierre Lombard, excellent au moyen âge, au moment où Alexandre de Halès le choisit pour texte des cours universitaires, ne pouvait plus suffire.Tout le travail de la scolastique lui demeurait étranger.Les Dominicains de Pavie, poussés par cette excessive volonté de d ordination que la rigidité de leur Ecole scientifique ne pouvait que développer, ne trouvèrent rien de mieux que la substitution de la Somme théologique.Plus tard, 'dans leur ardeur de néophytes, les premiers professeurs Jésuites se trouvèrent ravis d\u2019enseigner Occam grâce au texte de S.Thomas.L\u2019ouvrage plus organique que cohérent, possédait d\u2019ailleurs *un avantage certain au point de vue philosophique.Aristote avait la place d\u2019honneur.L\u2019Ecriture et les Pères jouissaient bien d\u2019une certaine autorité, mais S.Thomas n\u2019ayant écrit sa Somme que le Livre des Sentences sous les yeux et en vue du \u201cLivre\u201d de Pierre Lombard, n\u2019avait pas cru devoir incorporer à son travail un manuel que tout le monde avait entre les mains.C\u2019est ce que malheureusement, dans leur esprit de parti, oublièrent les réformateurs de la pédagogie universitaire.Ils substituèrent donc au manuel de théologie positive qu\u2019est le Livre des Sentences l\u2019énorme manuel de métaphysique thêologique qu\u2019était la Somme théologique.Conséquence immédiate: le dédain de l\u2019Ecriture et de la Tradition patristique.Les esprits promptement fatigués se désabusèrent.Et tandis que la fraction la moins équilibrée passait au protestantisme répandant son dégoût de cette scolastique dépouillée de ses bases normales, la fraction demeurée catholique se lançait dans la fabrication des \u201cCursus\u201d, \u201cCompendium\u201d, \u201cGly-peus\u201d, et autres ouvrages d\u2019égale inspiration maladroite et mourante.Ce fut T effondrement.C\u2019est ainsi qu\u2019on parvint au dix-neuvième siècle, le siècle de l\u2019ignorance théologique la plus profonde qu\u2019on ait réalisée depuis huit cents ans.Alors ont régné et régnent encore ces ombres de manuels que sont les manuels de philosophie et de théologie â l\u2019usage des (Séminaires et des Ordres religieux, manuels dont on ne sait s\u2019ils sont des ouvrages de falsification calculée ou d\u2019inaptitude inconsciente.Du fond de cette universelle ignorance est monté à la surface le nom thomisme.Il demeurait plus actuel depuis les dernières controverses sur la grâce, etc.\u201d Nous ne ferons pas à nos lecteurs l\u2019injure de réfuter ces assertions, qui toutes en.général et chacune en particulier, appelleraient de graves restrictions, sinon des négations absolues.Seul l\u2019esprit de parti poussé â un degré de violence inouï les peut expliquer.On dirait d\u2019ailleurs que l\u2019auteur joue de malchance dans ses allégations erronnées.A propos de S.Thomas mystique, ses assertions viennent de recevoir, de divers côtés, de cinglants démentis.Au sujet d\u2019un article du R.P.Martin, O.P., sur la Mystique de S.Thomas, notre auteur écrit : \u201cQue S.Thomas soit un puissant métaphysicien, c\u2019est indéniable et nul ne l\u2019a sérieusement contesté; qu\u2019il soit un excellent théo- RECENSIONS 525 logien, c\u2019est encore exact, et nous aurions grandement besoin de retrouver en ses disciples naturels quelque chose de la clarté, de la profondeur, de la sérénité et même de la sincérité de son enseignement.Qu\u2019il soit le Prince de la mystique, -parceque dans cette seconde partie de la Somme où il s\u2019est puissamment inspiré d\u2019Alexandre de Halés, il a fait preuve plus qu\u2019ailîeurs de ses qualités maîtresses, c\u2019est une nouveauté.Un moraliste profond et -sûr n\u2019est pas pour cela un mystique, sans quoi toutes les théologies morales sont désormais des traités de mystique.\u201d (P.29-30).Or, sur la mystique thomiste ont récemment paru deux ouvrages qui démontrent péremptoirement que S.Thomas, aussi bien dans la mystique que dans la morale et le dogme, est le Maître Commun, auquel l\u2019Eglise nous renvoie avec raison.Je veux dire: La Contemplation mystique d\u2019après Saint Thomas d\u2019Aquin, par le R.P.F.-I).Joret (voir Ami, 2S février 1924, p.141), et Perfection chrétienne et Contemplation, du R.P.Garrigou-Dagrange (1).Dans ce dernier ouvrage, l\u2019auteur montre combien la Mystique de l\u2019Angélique Docteur est conforme à celle des' grands mystiques, notamment sainte Thérèse et S.Jean de la Croix.Des Dominicains avaient, jusqu\u2019ici, abandonné presque complètement la théologie mystique aux Carmes déchaussés, lesquels n\u2019ont fait d\u2019ailleurs que suivre S.Thomas.(2) Mais les Carmes eux-mêmes protestent suivre la doctrine mystique de S.Thomas, et si le P.Jules d\u2019ATbi veut encore recevoir, sur ce chapitre, un nouveau démenti, nous le renvoyons au bel Essai sur l\u2019Oraison selon l\u2019Ecole carmélitaine, par le P.Théodore de Saint-Joseph.(3) Mais à quoi Ibon nous attarder à relever des attaques aussi passionnées qu\u2019injustes?Elles portent en elles-mêmes leur condamnation.(L\u2019Ami du Clergé, 15 mai 1924).\u201cLe Calendrier du Bon-Pasteur\u201d.Des écrits des 'Saints participent à Ponction et à la grâce des divines Ecritures.De quelques-uns même on peut dire que leur doctrine est véritablement inspirée.Il est donc souverainement avantageux de les lire et d\u2019y chercher une direction pour la vie pieuse et la vie morale.Mais comme ils sont rares les fidèles qui consentent à s\u2019astreindre à une lecture -un peu suivie de ces ouvrages.De Calendrier du Bon Pasteur vient à leur secours en leur offrant par petites tranches quotidiennes cette substantielle et bienfaisante nourriture, si -bien adaptée aux besoins actuels de leur âme qu\u2019ils ne pourront s\u2019empêcher d\u2019y découvrir une spéciale attention de la (1)\t.\u2014Perfection chrétienne et contemplation selon S.Thomas d\u2019Aquin et S.Jean de la Croix, 2 vol.in-8 de XIV-776 pages, avec un appendice de 124 pages, 15 f.; éditions de la Vie Spirituelle, à St-Maximin (Yar).(2)\t.\u2014\u201cEt sane si theologiae mysticae tractatio nostris pene intacta fuit, -Garm-eSlita discalceatis relinquebatur, quos expectasse videbamur, ut tantorum virorum ore D.Thomae mysticam theolo-giam edocentem audiremus.\u201d (Gonet, Clypeus theologiae thomisti-cae, dédicace à sainte Thérèse; éd.Vives, Paris, 1875, t.I, p.VII).(3)\t.\u2014In-8 de XII-152 p., 10 f.; Bruges, Oh.Beyaert (1923). 526 LA REVUE DOMINICAINE Providence.Cette sentence du Calendrier est donc le mot d'ordre le mieux approprié et le plus efficace pour bien remplir la journée.Chacun pourra en faire ou en renouveler l\u2019expérience en se procurant le Calendrier de 1925.Prix du Calendrier : carton simple : 75 sous ; carton artistique : $1.00, $1.25, $1.50, $2.00; par poste, 10 sous en plus.En vente au Monastère Provincial du Bon-Pasteur, 64, Est, rue Sherbrooke, Montréal, Canada.TABLE DES MATIÈRES ANNEE 1924 JANVIER Les Oblats au Canada Le Thomisme.Fr a Tomaso .T.R.P.Ceslas M.Forest O.P.O O O Une règle de vie au A Ve siècle.R.P.Louis\tChartier,\tO.P.\t23 L\u2019Utilité des monastères .R.P.Louis\tTrudeau,\tO.P.\t30 Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus et la S te Vierge.V.M.,\tO.P.\t37 Dans l'Eglise et dans l'Ordre:\u2014A l\u2019Etranger: L\u2019Eglise et les toilettes\u2014La Semaine Thomiste à Rome.\u2014Au Canada : Conseil général.\u2014^Nouvelles diverses.45 Recensions : Un grand chrétien: Sir Joseph Dubuc,\u2014R.P.Ed.Recompte, S.J.\u2014etc.48 FEVRIER Lettre au R.P.A.Marion, O.P.Mgr l\u2019Archevêque d\u2019Ottawa 49 Mère Marie de la Charité.R.P.Thomas Couët, O.P.50 Mgr Taché T.R.P.Alt).Mignault, O.P.59 Semaine Thomiste à Rome.R.P.J.D.Manger, O.P.73 Dans l\u2019Eglise et dans l\u2019Ordre :\u2014A l\u2019Etranger : Restauration du Cloître dominicain de Bologne.\u2014'Congrès de Philosophie à Naples.\u2014Au Canada : Le T.R.P.Ceslas Côté, O.P.institué Prédicateur Général.\u2014Le T.R.P.A .Marion, O.P.institué Maître en iSacrée Théologie.84 Recensions : Evangile selon S.Mathieu.\u2014J.M.Lagrange, O.P.La liberté de la presse.\u2014Adj.Rivard.De Jure Paro-chorum\u2014Fanfani, O.P.Les Oblats dans l\u2019Extrême, Nord.L\u2019Eglise catholique au Canada\u2014T.R.P.Alexis, O.M.C.L\u2019apostolat à l\u2019Ecole primaire.\u2014'Sabourin, D.D.etc.93 MARS Lettre pastorale à l\u2019occasion du Vie centenaire de la canonisation de Saint Thomas d\u2019Aquin.Mgr l\u2019évêque de Valleyfield 97 A la louange de Saint Thomas.M.le Chan.Sylvio Corbeil,\t105 Le Philosophe moderne.R.P.J.D.Manger, O.P.\t111 Pérennité de la doctrine de Saint Thomas : Arthur Dubois 130 Dans l\u2019Eglise et dans l\u2019Ordre:\u2014-A l\u2019Etranger: Rome\u2014- TABLÉ DES MATIERES 527 Approbation des associations diocésaines.\u2014tBologne : Visite des Souverains d'Espagne au tombeau de S.Dominique.\u2014 Etats-Unis : Le mouvement d\u2019union des Eglises protestantes.Au Canada: Lettre du Bme Père Général annonçant le Chapitre général.135 AVRIL La morale et le temps du Carême.Era Tomaso 145 Mère Marie de la Charité.R.P.Th.Couëe, O.P.\t147 La morale Thomiste .R.P.M.Lamarche, O.P,\t161 Les traditions du sacrifice.M.Joseph Gélinas, ptre\t168 Le Sionisme en Palestine.R.P.R.Ginnes, O.P.\t174 Dans l\u2019Eglise et dans l\u2019Ordre :\u2014AVEtranger : Rome : Les ambassadeurs au Vatican.\u2014La cause de Pie X.\u2014Paris : La fête des syndicats ouvriers à Montmartre.\u2014Belgique : Dé Père Rutten et les socialistes.\u2014Les conversations de Malines.Au Canada: La fête de Saint Thomas d\u2019Aquin.187 MAI S.G.Mgr F.-Z.Decelles.193 Mère Marie de la Charité.R.P.Th.Couët, O.P.147 Servir la Vérité.M.l\u2019abbé C.Robitaille, ptre 207 Dans l\u2019Eglise et dans l\u2019Ordre :\u2014A l\u2019Etranger : Rome : Les l'êtes du Vie centenaire de S.Thomas à 1\u2019Angelico.\u2014Belgique : Le R.P.Rutten refuse le ministère dü Travail.\u2014Le R.P.Lamarche prêche la Station du Carême à Louvain et à Bruxelles.\u2014Les fêtes de S.Thomas à Louvain.\u2014Etats-Unis : Statistiques du catholicisme.).223 JUIN Statistiques effarantes.Era Tomaso 241 Le crime à la mode.R.P.Ls Archambault, O.P.243 Mère Marie de la Charité.R.P.Th.Couët, O.P.251 La plénitude du style dans S.François de Sales R.P.Oust.Lamarche, C.S.V.261 Le sens de la vie.\u2014 .R.P.Ignace Draime, O.P.268 Dans l\u2019Eglise et dans l\u2019Ordre:\u2014Rome: Lettre de Sa Sainteté Pie XI aux Religieuses.\u2014Naples : Congrès international de philosophie.\u2014Fanjeauœ : La Chaire de S.Dominique.\u2014-Belgique: Une nouvelle préfecture apostolique confiée aux Dominicains 'belges.\u2014Angleterre: Conférences à Oxford par le R.P.H.Pope.275 JUILLET-AOUT Le sens social de l\u2019argent.Era Tomaso 289 Le crime à la mode.\u2014II Les prétextes R.P.Ls Archambault, O.P.291 Quel journal recevez-vous?.Abbé Jos.Laferrière 303 Mère Marie de la Charité.R.P.Th.Couët, O.P.316 Le lien social.R.P.P.-M.Gaudrault, O.P.326 Dans l\u2019Eglise et dans l\u2019Ordre :\u2014A l\u2019Etranger : Rome : Eribourg : Hommage au R.P.Weiss.\u2014Au Canada : L\u2019OEuvre des Vocations Dominicaines.332 528 LA REVUE DOMINICAINE SEPTEMBRE La mystique de Saint Thomas.R.P.Edouard Hugon, O.P.\t337 L\u2019art ménager.Abbé Arm.Beauregard 344 Mère Marie de la Charité.R.P.Th.Couët, O.P.\t353 Quod vidi, quod amavi.R.P.Lamarche, O.P.\t366 Le R.P.Janvier.,.Georges Goyau 374 Dans l'Eglise et dans l\u2019Ordre:\u2014Rome: Le Chapitre Général.\u2014Fêtes à Louvain\u2014\u2018Conversions en Ecosse.\u2014 Canada : Professions\u2014'Nouveaux curés\u2014Assignations\u2014(Fra Domenico) 378 Recensions: L\u2019Eglise et les Survivances nationales (A.M.Marion).\u2014Georges Goyau: Une épopée mystique.\u2014'Collège d\u2019Ottawa: S.Thomas d\u2019Aquin (L.Kherkhofs) etc.382 OCTOBRE Regrets.Fra Domenico 385 La mystique de Saint Thomas.R.P.Edouard Hugon,\tO.P.\t388 Mère Marie de la Charité.R.P.Th.Couët,\tO.P.\t392 Pourquoi l\u2019Index.R.P.Aug.Leduc, O.P.\t405 Le Feu de Dieu.Léon Daudet 416 Dans l\u2019Eglise et dans l\u2019Ordre:\u2014Belgique: Un discours du P.Rutten.\u2014Etats-Unis : Départ de missionnaires\u2014Ligue du S.Nom de Dieu.\u2014Au Canada : Pèlerinage national à Rome\u2014Au Congrès des gardes-malades\u2014(Professions\u2014Prédications.419 NOVEMBRE Le T.R.P.Ange Côté.R.P.Béliveau, O.P.\t433 La propriété .R.P.Ceslas Forest,\tO.P.\t439 Moniales ou Soeurs dominicaines.\t.R.P.Rémi Tailliart,\tO.P.\t452 Quod vidi, quod amavi.R.P.M.-A.Lamarche, O.P.\t459 Mère Marie de la 'Charité .R.P.Th.Couët, O.P.\t466 Dans l\u2019Eglise et dans l\u2019Ordre:\u2014A l\u2019Etranger : Noces d\u2019or du Rme P.Général\u2014Nouveaux Recteurs.\u2014Canada: Funé- railles du P.Côté\u2014Assignations\u2014Prédications .477 Recensions : Simon : Praelectiones biblicae ad usum scholar um: Evangelic,: (Henri Jeannotte)\u2014P.Blat : Commenta-rium Textus Codicis Jurius Canonici, Liber V, De Delictis et Poenis (P.-S.D.fl.478 DECEMBRE La propriété .\u2014II.R.P.Ceslas Forest, O.P.\t4SI Regina Saoerdotum.R.P.van Becelaere, O.P.490 Mère Marie de la Charité.R.P.Th.Couët, O.P.\t504 Un cours de vacances à Cambridge R.P.H.Saint-Denis.O.P.\t498 Dans l\u2019Eglise et dans l'Ordre :\u2014Canada : Une nouvelle fête: le Patronage de Saint Thomas\u2014Un récidiviste\u2014 Prédications\u2014-Assignation\u2014Nouvelles diverses\t520 Recensions : Fr.Jules d\u2019Al'bi : Saint Bonaventure et les luttes doctrinales de 1267-1277 (L\u2019Ami du Clergé).\u2014Le Calendrier du Bon-Pasteur.\u2014Table des matières, année 1924\t523 Superiorum permissu De licentia Ordinarü ST-HYAOINTHE, P.Q., CANADA J.D.DESROSIERS\tARMAND SEGUIN Desrosiers & Seguin MARCHANDS DE Chaussures, Claques, Valises, Etc.Téléphone Bell 401\t143 RUE CASCADES En tenant votre bouche en bon état, vous CONSERVEREZ votre SANTE si-non vous vous exposez aux plus graves maladies qui très souvent ont leur foyer d\u2019origine dans les dents cariées.Nossalons dentaires possèdent toutes les améliorations modernes Dentiste gradué, Mécanicien dentiste expert et garde malade vous assuren SATISFACTIQU COMPLETE CONFIEZ-NGUS VOTRE BOÜCHE SANS CRAINTE JDTt.A.19Rue GrIROUARD,\tChirurgien-Dentiste TeL.NorlO\t201 Rue 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