Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Revue dominicaine
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :Couvent de Notre-Dame du Rosaire,1915-1961
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Rosaire
  • Successeur :
  • Maintenant
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Revue dominicaine, 1955-04, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" REVUE DOAÎNiCViNE ROMÉO TRUDEAU COURTIER EN ASSURANCES 5300, Dnqueite, N.-D.de Grâce, Montréal, P.Q.TéL EL.2668\tEntrepreneurs électriciens P.A.LANGELIER LIMITÉE Paul-André Langelier T.D., M.El., président Techniciens diplômés \u2014 Maîtres électriciens 3756, avenue Prud'homme, N.-D.de Grâce, Montréal, P.Q.Tél.CR.3155-6 ROY & FILS LIMITÉE Spécialités : Tapis et linoléum 6260, SAINT-HUBERT\tMONTRÉAL, P.Q.Tél.RE.3-8271-2 PARISIEN & MARCHAND COURTIERS D'ASSURANCES AGRÉÉS 3967, Av.MAPLEWOOD\tMONTRÉAL, P.Q.Rest: Tél.MI.5-0031 Rés.: Tél.MI.5-4334 RESTAURANT PIERRE ENRG.PIERRE THÉRIAULT, PROP.12012 est, NOTRE-DAME\tMONTRÉAL, P.Q.J.L.GUAY & FRÈRE LIMITÉE 6900, chemin Côie-des-Neiqes Montréal, P.Q.Tél.CH.2161\tBOIS et CHARBON WILSON FRÈRES, ENRG.Charlebois Frères, Prop.2537 est, NOTRE-DAME\tMONTRÉAL, P.Q.Tél.RE.3711\tAttention spéciale au Clergé CHAS.DESJARDINS & CIE LTÉE Consultez-nous pour vos achats de fourrures, réparations, transformations 1170, SAINT-DENIS MONTREAL, P.Q.TéL PL.9641 LEFEBVRE FRÈRES, LIMITÉE MACHINISTES 970, DE BULLION\tMONTRÉAL, P.Q.AVEC LES HOMMAGES DE STANDARD PAPER BOX MFG.LTD.6240, Av.DU PARC\tMONTRÉAL, P.Q.Tél.FI.4765 COTNOIR CAPPONI Ecole technique de coupe et de couture professionnelle Croquis de mode \u2014 Enseignement d\u2019après les systèmes de Paris et de New-York 2019, GUY MONTREAL, P.Q.Tél.CA.7944 B.Châtelain, A.P.A., directeur général CHATELAIN BUSINESS COLLEGE Membre de l'Institut des comptables publics agréés Bureau-chef : 6977, Saint-Denis, Montréal, P.Q.Québec, P.Q.: Tél.7-4297 Montréal, P.Q.: Tél.MA.1171 LETENDRE, MONTI & ASSOCIÉS INGÉNIEURS CONSEILS Charpente \u2014 Mécanigue \u2014 Electricité \u2014 Travaux publics 24, Montmorency\t2075, Mansfield Québec, P.Q.\tMontréal, P.Q.Tél.VE.3713 LA CIE NATIONALE DE FENÊTRES LIMITÉE 10729, SAINT-DENIS MONTREAL, P.Q.Tél.CR.2165 Biscuits \u2014 Gâteaux \u2014 Tartes 235 ouest, LAURIER MONTRÉAL, P.Q.RENÉ CHARBONNEAU A.A.P.Q., t.H.A.C.GÉRARD CHARBONNEAU B.A., A.D.B.A., I.R.A.C.ARCHITECTES Jolieite, P.Q.83, Sainte-Anne-Nord Tél.6646 Montréal, P.Q.6260, chemin Côte-des-Neiqes Tél.RE.8-1669 COLLET FRÈRES LIMITÉE INGÉNIEURS .CONSTRUCTEURS ET ENTREPRENEURS Québec MONTRÉAL Ottawa 'VVVWWWV CO-OPERATIVE GARDENVALE Sainte-Anne-de-Bellevue, P.Q.Spécialité : Impression de livres - Revues périodiques -Livres liturgiques - Reliure de luxe Un milieu attrayant et des conditions de travail agréables ne concourent pas seulement à cultiver, chez ceux qui en bénéficient, la joie de vivre et la bienveillance envers leur prochain ; mais l ouvrier ainsi placé en retire une influence inspiratrice qui perfectionne en lui l artisan.La production d une journée doit être plus que le simple échange contre le salaire d\u2019une journée ; il faut y chercher l application intelligente d un esprit formé et content.Tel est l objectif de HARPELL S PRESS CO OPERATIVE.Des logements confortables dans un site attrayant, et, à l\u2019ouvrage, un milieu gai ont développé chez nos employés une vision plus large et plus intelligente qui se reflète distinctement dans leurs travaux.DE MIEUX EN MIEUX CHAQUE ANNÉE «HVU'AUVVH A//C LA BANQUE CANADIENNE NATIONALE est à vos ordres pour toutes vos opérations de banque et de placement ACTIF, PLUS DE $500 000 000 555 BUREAUX AU CANADA mm ÈRflRD LliïlITJE_-\u201en,, Shbw*8 SUCCURSALE A OTTAWA SUITE 103 \u2014 18.RIDEAU Tél.2-9872 QUÉBEC : 89.rue Fleurie Tél.5-7881 \u2022 SPÉCIALITÉS : OUVRAGES D'ÉGLISES, COUVENTS, ÉCOLES, ÉDIFICES PUBLICS \u2022 TÉL.DOllard 5512 933, RUE ST-ROCH MONTRÉAL J.A.& M.CÔTÉ LIMITÉE Les plus anciens manufacturiers de chaussures au pays SAINT-HYACINTHE, P.Q.Tél.3-9472 PHOTO - LITHOGRAPHIE INC.Création et impressions lithographiques en une ou plusieurs couleurs 30, avenue Conway Québec.P.Q.I HL.771641 ETl 67.\u2022ue FERRONNERIE LPBut-r rannciL.U) ELLINGTON HULL, P.Q.ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS Tél.2-1239 EUGENE BARRY, président O.PICARD & FILS, INCORPORÉE Plomberie, Chauffage, Électricité 7, RUE SIMARD\tQUÉBEC, P.Q.CHARLAND ET BERNARD Ltée Soudure au gaz et à l\u2019électricité de tous les métaux Réparation et nettoyage de radiateurs d\u2019automobile Fabrication de réservoirs 251, 2e AVENUE - TéL 4-2772\t- QUÉBEC.P.Q.La Buanderie Lévis Ltée 670, DE MONTMARTRE.QUÉBEC TÉL.7-2505 employez notre procédé D R A X À L\u2019ÉPREUVE DK L'EAU ET DES TACHES HOMMAGES DE M.J.O\u2019BRIEN Spécialités pour Bâtisses et Constructions Représentant de Truscon Steel Co.of Canada Ltd.Spécialistes en charpente de bâtisse Truscon Laboratories Canada Ltd., Canadian Cork Co.Ltd., K.V.Gardner Ltd.Tél.5992 13, BUE D'AIGUILLON QUEBEC, P.Q.J.BRUNET WE.2640 LIMITEE\t_\t__ Etablie en 1877 MONUMENTS 4485, Chemin de la Côle-des-Neiges Monlréal-26 Compliments de DAMIEN BOILEAU Ltée, Entrepreneurs 705, Beaumont\tMontréal, P.Q.\tTél.CRescent 4183 DESSIN CLICHES ELECTROS PHOTOS RETOUCHE FLANS III TABLEAU D\u2019HONNEUR BÉLANGER, E\u201e 1977, Fronlenac DAOUST, Roger, entrepreneur général, 71G2, Nancy DROLET, Oscar, 8055, Lajeunesse FORGET LIMITÉE, R., Georges Jolicœur, prés., tabliers, 6448, Des Erables, tél.DO.4011 GAGNÉ, Arsène, imprimerie-librairie, 7543, St-Hubert GODIN, Geo., directeur de funérailles, 528 est, Rachel, tél.FA.3571 MEUNIER, Paul E.station service SHELL, 5865, Monkland MIREAULT, N., Self Serve épicerie-boucherie, 3520, Dandurand Casabant.Un orgue dont les hautes qualités de facture et la beauté sonore se sont imposées à toute l'Amérique.Plus de 2 000 instruments installés au Canada et aux Etats-Unis.AMEUBLEMENT D'ÉGLISE FRERES.LIMITEE SAINT-HYACINTHE.P.Q.OUIMET, Séraphin, ingénieur civil, 750, St-Gabriel PHARMACIE HARTE'S, C.Maynard, prop., 5701 ouest, Sherbrooke QUINCAILLERIE DEAULNE, 2174 est, Mont Royal RIVET SERVICE STATION, gazoline, huile, lavage, graissage, pneus, simoniz, batteries, coin St-Laurent et Jarry, tél.DU.8-0091 THIRODEAU, Paul, tabac et bonbons en gros, 553, Villeray LA LAITERIE PERFECTION LIMITÉE, 2565, Chambly, tél.FR.3186 RIMOUSKI\tOTTAWA\tMONTRÉAL 141, de l'Evêché 241, Rideau 38 est, Notre-Dame Tél.3272\tTél.LA.3395 J.E.MAILLOUX LIMITÉE MANUFACTURIER DE » Cierges \u2014 Chandelles \u2014 Bougies Bureau-chef : Bureau de poste : Talon \u2014 Tél.4550 SAINT-JEAN, P.Q.PRODUITS LAITIERS DE QUALITÉ QUALITE QUALITY LIMITEE 4141, SAINT-ANDRÉ FR.3121 920, BOULEVARD DÉCARIE DE.3561 IV BONNES ADRESSES A CONSULTER Abattoir : Abattoir Sylvain Inc.335, rue Dorchester, Tel.2-2035, Québec Accessoires, Appareils Photographiques : Cameras, Ciné-Cameras, Projecteurs, Lanternes À Vues Fixes, Etc.: Au Royaume de la Camera Inc., 3, St-Jean, Tel.3-4327, Québec Accessoires Électriques : Bizier & Caron Ltée, 43î, St-Joseph, Tél.4-1081, Québec, P.Q.Northern Electric, Saint-Malo, Tél.7-3423, .Québec, P.Q.Roland Electrique Enrg., 3190, 1ère avenue, Tél.3-0695, Québec Actions et Obligations : Gendron, J.T.Inc., 71, rue St-Pierre, Tél.4-2451, Québec, P.Q.Agences Commerciales Diverses : Bouffard, Mme S-, 19, Foisy, Tél.1156 .Lévis, P.Q.Agents d\u2019affaires : Robert Prudent, 390, 20e rue, Limoilou, Tél.2-4027, Québec Agents Manufacturiers \u2014 Importateurs : Lortie, J.R., 88, boul.Orléans, Tél.2-7735 .Giffard, P.Q.Architectes : Larue J.-AIbert, 5711, Durocher, Tél.CR.2734 .Montréal Marchand, Jos., 87, des Laurentides, Tél.3-0260, Québec, P.Q.Arpenteurs-Gf.omètres et Ingénieurs Forestiers : Bourget, Albert, 40, Des Braves, Tél.2-3848 .Québec, P.Q.Boucher, Germain, 72, Ste-Ursule, Tél.5-6156, Québec, P.Q.Articles de Sports : Le Palais des Sports, 67, Côte d\u2019Abrahamr, Tél.3-2341 Québec 419, 3e avenue, Limoilou, Québec, P.Q.Articles Religieux, Jouets.Librairie, Etc.: Kirouac, Marcel, 479, 5e rue, Tél.2-5383 .Québec, P.Q.ARTICLES DE SPORTS & ACCESSOIRES D\u2019AUTOMOBILES : Gravel, Ludger & Fils Ltée, 7905, boul.St-Laurent, Tél.VE.2581, Montréal Ascenseurs : La Cie F.-X.Drolet, 206, Du Pont, Tél.4-5257, Québec, P.Q.Assurances Générales : Chalifour, Jean, 299, boul.Charest, Tél.3-9052, Québec, P.Q.Assurance : National Life Assurance Co.: Arsenault, Bona, Gérant, 80, St-Pierre, Tél.2-5785 .Québec Assurance : La Solidarité.Cie d\u2019Assurance-Vie : Siège Social, 71, St-Pierre, suite 607, Tél.5-4917, Québec, P.Q.Autobus : Autobus Lemelin, 147, Arago, 5-7146 .Québec, P.Q.Autobus Ste-Claire, Ste-Justine, St-Nareisse Ltée, 77, boul.Charest, Tél.5-8282, Québec, P.Q.Autobus Gare Saint-Roch, 95, St-Roch, Information : Tél.2-7911, Québec, P.Q.Autobus à Lorette, Aérodrome, Champigny.Lac St-Joseph, Ste-Catherine : Drolet, A., Ltée, 505, boul.Charest, Tél.2-8494, Québec, P.Q.Autobus Fournier Limitée : Québec au Camp Val.CARTIER, STE-FOY.LAC ST-CHARI.ES, ST-RAYMOND : Terminus, 501, boul.Charest, Tél.6182-34, St-Augustin 2-5946 Automobiles \u2014 Vente a Service : Beaulieu, L.P.& Fils, 2650, 1ère avenue, Tél.MA.3-3457, Qué.Giguère Automobile Ltée, 501, St-Vallier, Tél.8230 .Québec Montcalm Auto Inc., 901, 1ère av., Tél.2-5676 .Québec, P.Q Automobiles (Souddbe, débossage, peinture, Etc.) s Ferland, Ludger, 661, 1ère avenue, Tél.4-2920, Québec, P.Q.Avocats : Bhérer, Wilbrod, 79, rue d\u2019Auteuil, Tél.2-1281, Québec, P.Q.Boutin, J.Pierre, 80, St-Pierre, Tél.2-7004 .Québec, P.Q.Charbonneau, Charbonneau & Charlebois, HA 1196-1197, 21 ouest, St-Jacques, Montréal, P.Q.Corriveau, Lawrence, 34, de la Fabrique, Tél.2-3654, Québec Gagné, H.& Chalifour, Paul, 42, rue Sainte-Anne, Tél.3-4468, Québec, P.Q.Legendre Roland, 75, Aberdeen, Tél.4-4586.Québec, P Q Miquelon, Paul, 773, boul.Des Chutes, Tél.5-7195, Beauport Honorable Yves Prévost, Ministère des Affaires Municipales, 509, Royale, Tél.MO.3-5314, Beauport, P.Q.Bureau : Tél.2-5608, Québec, P.Q.St-Jacques, Henri, 18, Rideau, Tél.2-5055 .Ottawa, Ont.Banque : Banque Canadienne Nationale, Place d\u2019Armes .Montréal Batteries : Limoilou Batteries Ltée, 249, 2e rue, Tél.5-8228, Québec, P.Q.Bijouterie : Marcoux, René, 37, de la Couronne, Tél.4-8722, Québec, P.Q.Blocs de Béton, Tailleurs de Pierre : Côté, Valère, Inc., 325, Dorchester, Tél.4-4491, Québec, P.Q.Boulangers (gâteaux et patisseries) : Boulangerie Nationale, 540, 1ère av., Tél.2-5244, Québec, P.Q.Gosselin J.B.Inc., 3, rue St-Emile, Tél.855 .Lévis, P.Q.Hethrington, Inc., 358-366, St-Jean, Tél.2-2081, Québec, P.Q.Mercier, Alfred Enrg., 213-215, St-Joseph, Bureau : Tél.TE.7-5313, Lauzon, P.Q.Marquis, Jos.Enrg., 4,138, boul.Sainte-Anne, Tél.MO.3-3418, Ville Montmorency, P.Q.Brûleurs à l'Huile : Desroches, Eug & Fils, 569 ouest, Saint-Vallier, Tél.3-8014, Québec, P.Q.Café, Thé.Confitures : J.A.Désy Ltée, 1459, Delorimier, Tél.FR.2147 .Montréal CHARBON (Anthracite et Bitumineux) : The Canadian Import Co.Ltd., 83, Dalhousie, Tél.2-1221, Québec P.Q.Charbon et Huile à Chauffage : Madden & Fils Ltée, 244, boul.Charest, Tél.4-3578 .Québec Chauffage et Plomberie : Couture, Odilon Enrg., 27, Lavigueur, Tél.5-8073, Québec, P.Q.Germain & Frère Ltée, 237, St-Antoine, Tél.76, Trois-Rivières Chauffage et Plomberie (entrepreneur) : Morency, Alphonse, 110, de la Ronde, Tél.3-4590, Québec, P.Q.«Langlais & Frère Inc.», 253, St-Paul, Tél.2-8224, Québec, P.Q.\"CHAUFFAGE ET VENTILATION LIMITÉE\u201d Chauffage.Réfrigération Ventit.ation, Électricité : Bouchard, J.-A.-Y.Inc.97, Côte d\u2019Abraham, Tél.4-2421, Québec Chaussures : Leclerc, Georges, 19, St-Joseph, Tél.2-5087.Québec, P.Q.Poulin, Yves Enrg., 182, St-Jean.Tél.4-9735 .Québec, P.Q.Rousseau, M.J.E., 317a, St-Joseph .Québec, P.Q.Chirurgien-Dentiste : Trottier, Dr Jean, 37, St-Eustache, Tél.3-6675 .Québec.P.Q.Cierges.Chandelles, Bougies : F.Baillargeon Ltée, 51 ouest, Notre-Dame, PL.9467, Montréal Cire à Plancher Liquide et en pâte : Les Produits Sylvia Enrg., 187, des Commissaires, Tél.6768, Québec, P.Q.Compliments : Compliments d\u2019un ami : C.et G.Québec, P.Q.Compliments d\u2019un ami : J.E.S.Compliments d\u2019un ami : J.B.R.et Cie Inc.Compliments d\u2019un ami : P.Québec, P.Q.Compliments de J.M.Québec, P.Q.Compliments d\u2019un ami : O.S.-P.Compliments d\u2019un ami : J.G.C.Compliments d\u2019un ami : J.G.Don d\u2019un ami : L.T.Succession J.P.Laberge.Un ami de la Revue.Un ami de la Revue : A.D.& Fils Ltée.Comptable Agréé : Turgeon, Paul, 852, St-Vallier, Tél.4-7426 .Québec, P.Q.Comptable Public : Bédard, J.P., 71, rue Saint-Pierre, Tél.2-1412, Québec, P.Q.Juneau, M.Gaston, 1320, 1ère avenue, Tél.5-5501, Limoilou, Qué.Courtiers : Lagueux & Desrochers Ltée, 105, Côte de la Montagne Tél.2-8271, Québec,\u2019 P.Q.Courtiers D\u2019Obligations : Boulet, J.Conrad Ltée, 71, rue Saint-Pierre, Tél.2-5618 Québec Dubé, Oscar & Cie Inc., 105, Côte de la Montagne, T ^\t\u201e\tTél.2-4061, Québec, P.Q.La Corporation de Prêts de Québec, 132, St-Pierre C.P.68.Tél.2-4765, Québec, P.Q.V BONNES ADRESSES À CONSULTER Courtiers en Immeubles & Assurances : Leroux, O., 525, 3e avenue, Tél.4-3836 .» Québec, P.Q.Décorateur-Ensemblier: Dussault, Roger Ltée, 42, de la Fabrique, Tél.4-3521, Québec Députés : Angers, Dr Antonio, Alma, P.Q.Bédard, Jean-Jacques, Tél.5-8191 .Charlesbourg, P.Q.Bematchez, René, Saint-Flavien, Comté de Lotbinière, P.Q.Boudreau, Francis, 42, Sainte-Catherine, Saint-Sauveur, Tél.3-2778, Québec, P.Q.Bourque J.S-, 626, rue Bourque, Sherbrooke, P.Q.Cournoyer, Gérard, Avocat, Sorel, P.Q.Fleury, E., M.A.L.(Cultivateur), St-Léonard d\u2019Aston, P.Q.Fox, C.J.W., Foster, Co.Brome, P.Q.Gagnon, Clovis, notaire, Sayabec, Comté Matapédia, P.Q.Gérin, Denis, Coaticook, P.Q.Hamel, René, M.A.L., 569, 5e rue, Tél.2924, Shawinigan, P.Q.Johnson, Daniel, Saint-Pie de Bagot, P.Q.Lemieux, Dr Gérard, Weedon, Comté Wolfe, P.Q.Lévesque, J.R., M.A.L., prop.(Epicerie Moderne Enrg.), Ste-Anne des Monts, Co.Gaspé-Nord, P.Q.L\u2019honorable T.Labbé, M.A.L.(Epicier en gros), 644, Notre-Dame, Tél.89, Thetford-Mines, P.Q.Marquis, Antonin, 325, 18e rue, Limoilou, Tél 2-2091, Québec Poirier, Docteur Alphés, M.A.L., St-Damien, Bellechasse, P.Q.Pouliot, l\u2019hon.Camille E., Ministre de la Chasse et des Pêcheries, 53%, rue D\u2019Auteuil, Tél.3-6270, Québec, P.Q.Rivard, L\u2019Hon.Antoine, Solliciteur Général, Tél.4-8411.Local : 863, Hôtel du Gouvernement, Québec, P.Q.Savard Jules, 1234, William, Tél.2-8246 .Sillery, P.Q.Directeurs de Funérailles : Bouchard Raoul, 320, 6e rue, Limoilou, Tél.4-1113, Québec, P.Q.Cloutier, Chas.Enrg., 174, d\u2019Aiguillon, Tél.5-6210 .Québec Cloutier & Fils, Arthur, 252, rue d\u2019Aiguillon, Tél.2-4088,, Qué.Germain Lépine Ltée, 283, rue St-Vallier, Tél.2-6466, Québec Gilbert et Turgeon Ltée, 9, Commerciale, Tél.7-4757, Lévis, P.Q.ÉCOLES : Bart School, 109, Côte d\u2019Abraham, Tél.2-5889 - 7-6412, Québec Ecole Labrosse, 272, du Roi .Québec, P.Q.Institut Denys, 322, St-Jean, Tél.2-5147 .Québec, P.Q.O\u2019Sullivan Business College of Quebec, 31, St-Eustache, Québec, P.Q.Éditions .- Editions du Lévrier, 6375, Av.N.-D.de Grâce, WA.0369, Mtl.Entrepreneurs-Constructeurs : Mobec Ltée, 466, St-Vallier, Tél.2-1297 .Québec, P.Q.Entrepreneurs-Électriciens : Latulippe, J.-P., 124, Bayard, Tél.2-7644 .Québec, P.Q.Poulin & Fils Enrg., 5, rue Thomas Chapais, Tél.MU.3-2072, Québec, P.Q.Sylvain Lucien, 486, Ste-Agnès, Tél.2-2987 .Québec, P.Q.Entrepreneurs-Couvreurs : La Rue, D, Limitée, 272, rue du Roi, Tél.3-7500 .Québec Entrepreneurs Généraux : Bédard, Albert, 375, Dorchester, Tél.2-3623 .Québec, P.Q.Dubé et Dubé, 14, Place d\u2019Aiguillon, Tél.3-8322, Québec, P.Q.Lamontagne, F.-X., 417, boulevard Charest, Tél.3-0590, Québec Les Entreprises Bergerville Ltée, 111, Côte de la Montagne, Tél.2-5268, Québec, P.Q.Mathieu & Sylvain, 44, Sainte-Ursule, Tél.2-2240, Québec, P.Q.Parent & Gosselin Enrg., 270, des Oblats, Tél.3-5875, Québec Entrepreneur \u2014 Joints de Gypkoc \u2014 Tirage de Joints : Tremblay, Paul-Arthur, 1086, De Fondville, Tél.MO.3-6574, Québec, P.Q.Entrepreneurs de Menuiserie Générale : Bégin, Alphonse, 275, 13e rue, Limoilou, Tél.4-3980 .Québec Entrepreneurs \u2014- Plombiers \u2014 Électriciens : Turcotte & Létoumeau Inc., 270, rue du Roi, Tél.2-5647-8-9, Québec, P.Q.ÉPICIERS : Blouin, Paul, 160, avenue Murray .Québec, P.Q.Épiceries en Gros « Lamarche, J.H.Enrg., 5345, Ferrier, Tél.CR.2155, Montréal Letellier, J.-B.-E.Inc., 112, Dalhousie, Tél.2-8931 .Québec Rioux & Pettigrew, 48, St-Paul.Tél.2-1212 .Québec, P.Q.Ferronneries D\u2019Art : Les Frères Lebrun, 3065, boul.Royal .Trois-Rivières, P.Q.Marchand, Adélard, 68, St-Vallier, Tél.2-2370 .Québec, P.Q.Ferronnerie en Gros : Demers, J.L.Ltée, 57, Commerciale, Zone 5-1070 \u2014 Québec, 5-5177, Levis, P.Q.Fourrures * Bernard, Léo, 234 ouest, St-Vallier, Tél.3-1329 .Québec, P.Q.Fourrures, Haute Qualité, Réparation.Voûte : M.J.O.Nadeau, 160, Côte d\u2019Abraham, Tél.2-6429, Québec T___*, \u201e XI -*\u2022 ' 1 r\"- rT1 Â UM r\\,,U~ T> r» Garages \u2014 Réparations Générales : Garage Paradis Enrg., 78, d\u2019Aiguillon, Tél.2-8777 .Québec Tanguay, H., 64, 1ère Avenue .Gros Pin, P.Q.Garage \u2014 Réparations Générales de Carrosseries D\u2019Automobiles : Beaulieu & Füion Enrg., 207, Ste-Hélène, Tél.2-2256, Québec Garagistes :\t\u201e _ Fradette, Amédée, 4£>, Franklin, Tél.3-2828 .Québec, P .Q.Garage Cloutier, 93, boul.Langelier, Tél.9034 .Québec, P.Q.Grain, Foin : Corriveau, M.A., 1742, chemin St-Louis .Sillery, P.Q.Grains, Moulées.Provisions : Larochelle & FUs Inc., 65, St-Roch, Tél.5-7494 .Québec, P.Q.Hôtels :\t\u201e \u201e Château Champlain, 401, St-Paul, Tél.2-2061 .Québec, P.Q.Hôtel Louis XIV Ltée, 3, Place Royale, Tél.5-5177, Québec, P.Q.Hôtel Montcalm et Restaurant, 161, St-Jean, Tél.2-1287, Québec Hôtel St-Roch, 230, St-Joseph, Tél.2-3921 .Québec, P.Q.Importateurs et Fabricants D\u2019Objets de piété : Génin, Trudeau et Cie., 38 ouest, N.-Dame, LA.2261, Montréal Imprimeurs : Médéric Parent, 50$, St-François, Tél.3-1252 .Québec, P.Q.Bégin, Maurice, 9, Chabot.Lévis, P.Q.Ingénieurs-Conseils : Demers, Georges 111, des Braves, Tél.3-6736.Québec P.Q.Ingénieurs-Constructeurs : Komo Construction Ltée, 1500, St-Vallier, Tél.2-6839, Québec Institutrice : Sturton, Mlle Ethel, 93, Crémazie.Tél.6-9571 .Québec, P.Q.Laboratoire Farley \u2014 Hull, P.Q.: Fabricant des « Antalgines » contre les maux de tête.Lait, Crème.Beurre, œufs et fromage : La Ferme St-Laurent Ltée, 6720, Garnier, Tél.CR.2188-89.Montréal Laiterie Artic Ltée, 155, du Sacré-Cœur, Tél.5-7101, Québec Laiterie Borden, 2701, Chemin St-Louis, Tél.7-2551, Québec Laiterie Frontenac, 142, de l\u2019Eglise, Tél.5-7175, Québec, P.Q.La Laiterie Laval Enrg., 875, 4e avenue, Limoilou, Tél.4-3551, Québec, P.Q.La Librairie Dominicaine : 5375, avenue Notre-Dame de Grâce, Tél.WA.0369 .Montréal 95, avenue Empress, Tél.2-7363 .Ottawa, Ont.Liqueurs Douces : Coulombe.Alex, Ltée, Embouteilleur autorisé de « Pepsi-Cola », 27, Av.Bigaouette, Tél.5-8485, Québec, P.Q.Machineries D\u2019Imprimerie (réparation, soudure, etc.): Le Matériel d\u2019imprimerie Ltée (Demandez M.Langlais), 970, de Bullion, Tél.PL.9011, Montréal Magasins à Rayon : Dupuis Frères Ltée, Tél.PL.5151 .Montréal Magasin St-Louis Enrg., 26, rue St-Louis, Tél.2-4791, Québec Moncion, Thomas, Suce.J.Pharand, 85-91, Champlain, Tél.2-5315, Hull, P.Q.Mozart Ltée, 310-312, St-Joseph, Tél.2-6484, Québec, P.Q.Magistrat : Simard, Juge Gérard, Palais de Justice.Tél.4-9290, Québec Manufacturier de Biscuits : Les Biscuits Dion Inc., 700, 2e rue, Tél.4-4191, Québec, P.Q.Manufacture de Chaussures : Samson, J.E., Inc., 469, St-Vallier, Tél.5-8765, Québec, P.Q.VI BONNES ADRESSES À CONSULTER Manufacturiers de Portes et Pilon Ltée, 71, boul.du Sacré-Cœur, Châssis, Bois : Tél.PR.7-4348, Hull, P.Q.Manufacturier de Monuments : Gingras, Roch, Enrg., 2139, Chemin Ste-Foy, Tel.7-3147, Que.Marbre, Terrazzo, Tuile & Ciment : La Cie de Marbre & Tuile de Quebec Ltee, 327.Dorchester.Tel.2-6900.Quebec, P O.Marchand de Bois de Construction : Louis Canac-Marquis Ltée, 25.Marie\tQuébec Marchand de Fer, Etc.:\t\u201e\t_ Compagnie Chinic, 55, St-Pierre.Tél.2-8293 .Quebec.P.Q.Marchand de Fruits : Vézina, Adélard & Fils Enrg., 71, St-André.Tél.2-5258, Québec Marchand de Meubles :\t^ Cantin, J.-W., 74 ouest, St-Joseph, Tél.8007, Quebec .P.Q.Marchand de Sablei La Compagnie de Sable Ltée,, 20, 3e avenue, Tél.4-2232-2-6722, Québec.P.Q.Marchand de Tapis : Rochette, Emilien, 352 est, Saint-Vallier, Tél.2-5233, Québec Matelas \u2014¦ de cette étude de caractère, de cette peinture de mœurs apparemment bouffonne.Tout cela gâtait quelque peu mon plaisir ; aujourd hui encore je me demande si George Dandin doit trouver sa place dans les spectacles officiellement proposés aux jeunes.155 Revue Dominicaine Cependant je viens de me divertir fort à nn vaudeville intitulé : « Si jamais je te pince » Vous voilà renseigné sur la sublimité du sujet.De la Salle Richel ieu, nous sommes grimpés à mi-côte de « La Butte », et, malgré le nom du Théâtre La Bruyère, nous sommes déjà près de Montmartre, Celui de Labiche seulement, non celui de Toulouse-Lautrec ou de Francis Carco, rassurez-vous.Donc, non contents des engagements officiels, Eglantine et Marcel (j ai oublié leurs vrais noms, mais peu importe) y ont ajouté un serment supplémentaire de fidélité absolue, sous peine de représailles immédiates : « Si jamais je te pince.».Quelque chose comme le Serment des Horace devant 1 autel de Junon, déesse du foyer domestique.Hélas 1 professeur de musique, le mari a, sur le chemin du Conservatoire, rencontré une petite demoiselle Pichenette.Vous devinez la suite ; et aussi les suites.Car Eglantine sait tout ; et, un beau jour, à la terrasse d un café où la spécialité des clients est de ne jamais consommer, elle attend de pied ferme 1 infidèle î II arrive beau comme un gandin de la Belle Epoque, tenant au bout d\u2019un doigt dédaigneux une ficelle où pend un homard aussi malodorant que cramoisi.Dispute, scandale public, préparatifs de rupture.Et bientôt, au bras du vicomte de Saint-Gluten (ce nom savoureux est authentique) entourée de joyeux garçons, calottés de noir, gainés de noir, le visage enfariné, bref, prêts à tous les entrechats, Eglantine pénètre dans un salon vieillot et cossu où I on organise un bal pour I entrée dans le monde d\u2019une héritière un peu bossue.Orchestre réduit, mais quel conducteur : Marcel en personne ! Nouvel esclandre et encore à répétitions : chassé, Marcel revient comme « extra » et participe au service.Rechassé, il réapparaît en plantureuse prima donna et après quelques couacs d émotion, il exécute une série de prouesses vocales qui tiennent du prodige : tour à tour soprano, mezzo, ténor, cette cantatrice qui, elle aussi, a failli être expulsée, déchaîne un enthousiasme irrésistible, Eglantine lâche Saint-Gluten et tombe dans les bras de son mari, repentant et victorieux.Tout est bien. Méditations sur un Vaudeville Hé ï oui.On a beaucoup ri (le meneur de jeu, Georges Vitaly, est prodigieux) et, de loin encore, on sourit sans remords.C est qu ici tout est fantaisie, cocasserie gratuite, folie pure et tellement débridée qu on ne peut faire au sérieux aucune part.Rien ou personne n est bafoué.A ce point, I innocence n est même plus en question.Cette simplicité ne saurait suffire à la grandeur d une œuvre, encore moins d un bomme, et si Labiche n avait jamais écrit que des « Si jamais je te pince », il y a longtemps que son nom aurait sombré dans les ténèbres.Mais ayant fait mieux, sensiblement mieux, nous ne lui jetterons pas à la tête la marotte dont il s est pour un soir contenté.Voilà bien des pitreries, n est-ce pas ?^ et qui ne tiennent guère les promesses de votre titre.Nous y arrivons au contraire.Un bomme est mort en décembre 1953, qui fut un saint religieux et un esprit éminent, dans le sens plein de ces mots.II avait conquis l\u2019estime du rationaliste renforcé qu était P.Valéry et, je crois pouvoir dire, la confiance du positiviste qu est encore A.Billy.L Académie française de Descartes, et cette Académie Goncourt où Sainte-Beuve se serait peut-être senti bien cbez soi, tout comme son biographe : I opposition des deux Compagnies correspond fort bien à la diversité des deux hommes.Pour les avoir conquis I un et l\u2019autre, il fallait au P.Auguste Valensin une rare vigueur d esprit, une non moins rare ouverture de cœur.Or cet homme a éprouvé un scrupule pareil au nôtre, devant la gaieté qu excite si souvent I infortune du mari de théâtre ou de fabliau.Soucieux cependant d éviter un rigorisme inhumain, il a médité, et il a trouvé ceci qui n est ni une dérobade ni un compromis.Voyant dans le péché non seulement la transgression d\u2019une loi abstraite mais une offense personnelle à Dieu le Père et plus encore à Jésus Rédempteur, il s\u2019interdit désormais de rire ou même de sourire devant toute œuvre d\u2019art « qui évoque le péché ».N est-ce pas se boucher les yeux, les oreilles devant mille œuvres de valeur ?Attendez : « Quand le péché n\u2019est pas réel, quand il est un élément d une fable, le chrétien 155 Revue Dominicaine peut, sans manquer à son Sauveur, faire la distinction et rire des circonstances qui peuvent être risibles, sans faire attention au pécbé ».Sur quoi, le Père précise : « Encore faut-il que le récit se prête à cette séparation et qu on voie bien que le chrétien la faite.Question de tact, de mesure, d opportunité ».Pour lui, il s entraînera « à fortement lier ensemble I idée du pécbé et I idée dune blessure faite à Jésus.» Faute de pouvoir s élever si haut, le critique honnête homme trouve ici du moins une indication précieuse : c est que la représentation exacte du mal ne prête pas au comique.Quand, pour réduire Agnès à une véritable servitude, Arnolphe lui propose ces dix commandements du mariage qui ne sont qu une parodie sacrilège, Arnolphe cesse d être ridicule pour devenir odieux.Cesse pareillement d être drôle Figaro quand il dénonce dans le mariage « la plus bouffonne » des institutions humaines ; mais quand le héros de Si jamais je te pince se présente chez Mlle Pichenette avec son homard aromatique ; quand sa femme minaude auprès d\u2019un Saint-Gluten, nous sommes d avance rassurés et pouvons rire innocemment.Ne sommes-nous pas dans un monde où la gastralgie d un clarinettiste peut fausser I intrument lui-même et 1 empêcher d é-mettre certains sons ?A ce degré j ose dire de « loufoqueries » le mal n\u2019existe plus.Au contraire, parce que George Dandin repose sur un fonds de vérité, il peut n\u2019être pas sans inconvénient d offrir à des adolescents 1 occasion d applaudir à 1 infortune, même dérisoire, d un mari berné.Ici, d\u2019ailleurs et pour rester dans le domaine de la nature, nous rencontrons une réflexion fort pertinente d Anatole France : «Fe comique devient vite douloureux lorsqu\u2019il est humain », c est-à-dire lorsqu\u2019il s exerce aux dépens d une infirmité, d une erreur, d un défaut ou d un vice humain.Douloureux, certes, pour qui réfléchit un peu ; et aussi, dans une certaine mesure, inhumain puisqu il joue aux dépens de notre misère.Ainsi le problème du rire ne relève plus seulement de la physio- 156 Méditations sur un Vaudeville psychologie, mais de la morale la plus quotidienne à la fois, et la plus délicate.Notamment à propos de la fidélité conjugale.C est elle, encore, qui met en cause une autre pièce inscrite aux récents programmes de la Comédie française : La Parisienne d\u2019Henry Becque.A son apparition, vers 1885, elle fit scandale.Contre le titre on eut raison de protester : Clotilde Dumesnil n a rien de proprement parisien, ni même de proprement français.C\u2019est une redoutable coquette ; mais, sauf erreur, la coquetterie féminine est aussi indépendante de la chronologie que de la géographie.Célimène bourgeoise, Clotilde ment, trompe comme I héroïne de Molière, avec cette aggravation que, mariée, elle n en est plus aux bagatelles de la porte.Et pourquoi ces escapades ?Mais justement parce qu elle est en possession de mari, c est-à-dire, d\u2019un brave homme aux ambitions médiocres et d assez ternes agréments.Fidèle, d ailleurs, aimant, discret, généreux, semble-t-il, et d\u2019une confiance à provoquer le démenti.Son ami Lafont est, naturellement I ami de madame.Passionné, mais inquiet, soupçonneux, guetteur, inquisiteur, prompt aux scènes de jalousie avec menace de rupture, aux faux départs, aux repentirs immédiats comme aux retours intempestifs.Vous voyez le déroulement des scènes traditionnelles et les inévitables réactions de madame.Car tout est ici d ordre psychologique et seules les incompatibilités de caractères provoquent une crise inévitable.Lafont part en voyage.Clotilde fréquente un monde fort brillant, intrigant et un peu suspect.Elle y trouve un jeune consolateur et, aussi, 1 occasion de procurer à son mari un poste important que ses mérites (?) ne lui permettent pas de décrocher à lui tout seul.Sur quoi, et des affaires de famille 1 appelant en province le coquelin s\u2019efface.Clotilde peut rentrer chez elle la conscience sereine : elle vient d\u2019assurer à son mari une belle fin de carrière.Elle n éprouve même pas le besoin de se dire « qui veut la fin.» De son côté, Lafont a pu constater 1 inefficacité des voyages comme thérapeutique sentimentale.Il revient juste à temps pour féliciter Du- 157 Revue Dominicaine mesnil de son avancement et reprendre auprès de Clotilde la place qu il n avait fait que prêter à un intérimaire.La paix dans I irrégularité, I ordre apparent dans le désordre profond.La pièce n est pas pour autant scandaleuse, au moins pour qui sait lire.Pas un instant, Becque n a songé à nous amuser, au sens propre du mot.Çà et là, une réflexion niaise ou impertinente, une rencontre imprévue nous apportent une détente nécessaire ; jamais I écrivain ne nous présente le mal comme plaisant en soi.Sous sa plume, Clotilde devient redoutable, sinon odieuse ; Lafont a quelque chose d\u2019un fantoche et nous pouvons rire de ses infortunes, puisque c est son bonheur qui serait scandaleux.Quant à Dumesnil, il est le.mari, c est-à-dire I éternel sacrifié.Mais sans nous méprendre sur son mérite, il ne nous est pas antipathique et non sans consistance, et peut-être nous lui accordons une sympathie apitoyée.Médiocre, il n est pas vil, ni méchant.Le jour où il serait informé, ce simple serait, je crois, très malheureux et avec une certaine dignité.Un bon chien, sans grande finesse, mais dont le regard peut un jour émouvoir.Ainsi, cette pièce dure, âpre, trouve sa moralité dans son amertume même.Elle relève de la satire, qui ne provoque pas nécessairement le rire.A la lire, à l\u2019apprécier, le P.Auguste Valensin n\u2019aurait éprouvé aucun scrupule.Ni même à la voir jouer ; car tandis que I acteur chargé d incarner Dandin est un étonnant bouffon, M.Chamarat joue Dumesnil avec une bonhomie discrète et porte la redingote et la large cravate plastron, le col dur et les manchettes empesées sans ressembler le moins du monde à M.Prudhomme.Quant à Georges Vitaly (Si jamais je te pince) il dériderait les pires hypocondres, purgeant de tout venin les choses, les événements et les hommes.S\u2019il a le diable au corps, c\u2019est le meilleur des diables bons enfants.Voici donc un autre sujet de réflexion : la part de l\u2019acteur dans l\u2019éclairage moral d\u2019une œuvre.Nous y reviendrons peut-être un jour, surtout si notre cher ami le P.Carré veut bien nous y aider.158 Méditations sur un Vaudeville Pour conclure, je vous signale un contraste que nous propose I actualité.Pas très loin du Théâtre La Bruyère où triomphe Labiche, voici chez Hébertot l\u2019Enfant Prodigue, drame évangélique éminemment gidien.Tout y est austère, le décor misérable qui n annonce guère la demeure d\u2019un homme riche, le parti pris de rencontres nocturnes, la succession de scènes douloureuses ou sévères, et, dans une espèce de niche ténébreuse, ce personnage drapé de noir (un dieu terne en deuil I) à la figure blafarde, qui annonce, commente et conclut.Pas un sourire, pas une lueur, pas une minute de détente.Le style lui-même, savant, apprêté, ajoute à la rigueur générale.A la facticité aussi des paroles et des actes.Tout est d\u2019un didactisme rigoureux, tout prépare une conclusion voulue comme exemplaire : b évasion du dernier fils qu a séduit, dès le premier jour, la fuite de son aîné, et qui n\u2019accepte pas la leçon de son retour.Aucune violence d\u2019ailleurs, mais la tactique insidieuse du chef invisible qui dicte à chacun les attitudes, des gestes, des paroles de commande.Chacun paraît agir selon son caractère ; de fait il joue le rôle de sa fonction.Au sens propre du mot, il est un « personnage » de théâtre traditionnel, conventionnel autant que le « Pantalon » ou le « Matamore » de la farce italienne.Mais ils parlent tous si bien que beaucoup les prendront au sérieux.Danger bien plus grave que celui de la bouffonnerie appliquée aux choses respectables.II n\u2019y a ici ni dérision ni parodie, mais corrosion par le dedans, sape discrète, ravage de termite.Cependant ce travail est-il encore efficace ?L\u2019accueil de la critique permet d\u2019en douter.L\u2019habileté de Jacques Hébertot a été d\u2019annoncer l\u2019essai gidien sur la même affiche qu\u2019un drame espagnol haut en couleurs et riche de violence, Balmaceda de Maurice Clavel.Le spectacle commençait par l\u2019Enfant prodigue, on ne pouvait guère y échapper.Heureusement Maurice Clavel a bientôt exorcisé le spectateur d\u2019un Gide suspect à force d\u2019artifices.Gaillard de Champris N.B.\u2014 Les paroles citées plus haut du R.P.Auguste Valensin se trouvent dans La Joie dans la Foi, recueil de méditations publié par J.Aubier (Editions Montaigne).Chez, le même auteur vient de paraître Le Christianisme de Dante, travail d un érudit, d un lettré, d un prêtre qui ramenait tout, même le profane, au service de Dieu.159 Service Social L ÉVOLUTION D UNE INSTITUTION SOCIALE Au Canada, comme dans la plupart des autres pays, I expression « service social » appartient essentiellement au XXe siècle.Elle éveille surtout en nous I idée de la législation de bien-être social, des agences bénévoles de bienfaisance d intérêt local et des institutions qui ont grandi sous l\u2019égide d organismes religieux ou autres, et dont le but est de régler les problèmes de bien-être social avec lesquels notre société moderne et industrialisée est aux prises.Nous, qui nous intéressons au perfectionnement des techniques et des méthodes de fonctionnement, sommes tous inévitablement portés à oublier ou à déprécier la dette que nous devons aujourd hui à nos prédécesseurs dans le domaine du bien-être social et en d autres champs d action.II nous serait peut-être utile, par conséquent, de jeter un regard en arrière sur les origines et I évolution primitive de nos traditions et institutions de service social, avec l\u2019espoir que, de cette façon, nous atteindrons à une perspective plus raisonnée des problèmes et des questions de service social qui nous assaillent aujourd hui.La raison d être de nos programmes de service social est, naturellement, notre souci du bien-être humain, I intérêt que nous portons à la personnalité humaine, et notre croyance en la dignité de I être humain.Ces attitudes, à leur tour, trouvent leur aspiration et leur inspiration dans notre héritage chrétien à tous.L\u2019une des différences essentielles entre notre civilisation chrétienne et celle des sociétés romaine et grecque qui l\u2019ont précédée est que, dans celles-ci, on ne trouve pas le même souci de la protection et du progrès de la personnalité humaine.Dans la société grecque, il était de pratique courante de laisser les nouveaux-nés du sexe féminin sur îe flanc des collines pour y mourir.La société romaine d avant I ère chrétienne montrait le même désintéressement pour la valeur de chaque vie humaine.Le pain et les feux (punis et circenses) du premier siècle avant Jésus- 160 Service Social Christ ne constituent pas les débuts primordiaux de nos services sociaux contemporains dans le domaine des secours et des loisirs.Si on les fournissait, ce n\u2019était pas tant par désir humanitaire de satisfaire aux besoins du peuple ; c\u2019était plutôt un geste arrogant, impérieux et méprisant au moyen duquel les dirigeants aristocrates du temps mataient l\u2019agitation et les impulsions désordonnées de masses sans foi ni loi.Ce n\u2019est que lorsque nous passons à 1ère chrétienne, où l\u2019on accepte l\u2019idée que I homme est fait à I image de Dieu, que nous retrouvons des indices d intérêt social envers la vie d êtres humains pris en leur particulier, envers la dignité de la personne humaine et envers le développement de la personnalité humaine, lesquels devaient plus tard fournir I élan et I inspiration au développement de nos services sociaux actuels.Les premières indications précises de nos services sociaux actuels remontent peut-être à I établissement, au moyen âge, des hospices (hos-pitia) par des ordres religieux et monastiques en divers points de I Europe.Ces hospices établis à divers points le long des routes et des sentiers de l\u2019Europe, fournissaient, tour à tour, l\u2019abri au voyageur solitaire, I hospitalisation au malade et un refuge à I infortuné et au vieillard.L hospice a été le précurseur de toutes les institutions de service social au cours des siècles qui ont suivi : I hôtellerie pour le passant, dans les collectivités urbaines, 1 hôpital des temps modernes, 1 orphelinat, le foyer des vieillards, et ainsi de suite.La désignation même se retrouve dans nos services sociaux actuels, dans les mots hôpital, hospice, hôtel (en anglais hostel), hôtellerie et dans le mot allemand hospiz.Au cours de tous les siècles du moyen âge, I Eglise chrétienne, et elle seule, gardait vivant ce concept de charité chrétienne, de la fraternité humaine, et cette croyance en la valeur de la vie et de la personnalité humaines qui sont à la base même de tous nos services sociaux du XXe siècle.A ces époques, le gouvernement, en tant que tel, se souciait peu du bien-être humain et ne s\u2019occupait pas de fournir les services que nous regardons aujourd hui comme fondamentaux et essentiels à une honnête existence.161 Revue Dominicaine C était aussi I ère de la féodalité.La tradition voulait que le « Seigneur » assumât certaines responsabilités à l\u2019égard de tous les gens qui vivaient sur son domaine.Les serfs i\u2014 c\u2019est-à-dire, les travailleurs et leurs familles constituaient dans un sens très particulier la propriété du seigneur à peu près de la même façon que l\u2019on considérait le bétail et les autres biens matériels comme appartenant au seigneur.Ces relations entre seigneur et serf imposaient toutefois au premier des responsabilités en même temps qu elles lui conféraient des pouvoirs et privilèges spéciaux.Le serf pouvait, de ce fait, s\u2019attendre de la part de son seigneur et maître, à plusieurs genres de protection que nous fournissons aujourd kui à toute la localité par le trucbement de nos organismes de bien-être social.Le système féodal, à la vérité, contenait en lui-même, une sorte de système de sécurité sociale.Le serf n\u2019avait alors aucunement lieu de craindre le chômage.Sa subsistance ordinaire, ses besoins de nourriture et d\u2019abri et de vêtements primitifs et toutes les nécessités fondamentales de la vie lui étaient automatiquement pourvus par le seigneur ; en retour de cette protection, le serf était lié à son seigneur à peu près de la même façon qu\u2019un esclave l est à son maître.Vint un temps, naturellement, où le système féodal commença à se désintégrer, ce qui força des centaines de milliers de gens qui avaient connu jusque-là une certaine sécurité sociale à briser avec la coutume et à s aventurer seuls dans un monde étrange et nouveau.Ce fut une période également où l\u2019Eglise connut les tensions et les difficultés qui la rendaient moins en mesure qu auparavant de s occuper des besoins sociaux et économiques de toute la population.Ce fut la période de la Renaissance et de la Réforme, de la désaffectation des monastères en Angleterre et de l émergence de toute une variété de croyances protestantes qui s\u2019étaient détachées de ce qui auparavant était le roc solide d une seule foi chrétienne.Ce fut au cours de cette période, alors que la société étroitement intégrée au système féodal commençait à faiblir et que l\u2019Eglise, à cause du 162 Service Social jeu des forces de division et d instabilité dont j ai déjà parlé, devint, par conséquent, moins en mesure qu\u2019auparavant de s\u2019occuper des besoins sociaux et économiques de toute la collectivité, que le gouvernement fit son apparition sur la scène pour la première fois et accepta ses premiers éléments de responsabilité.En Angleterre, par exemple, sous le règne d Elisabeth, les lois d\u2019assistance publique de 1601 sont généralement considérées comme la première entrée en scène de I autorité publique dans le domaine des services sociaux.Si I on scrute ces lois aujourd bui, on est porté à conclure qu elles sont antisociales plutôt que sociales parce qu elles ont une nature tellement restrictive et répressive.Elles reflètent, de fait, la nécessité où l auto-rité publique s est vue de pénétrer dans ce domaine lors d une crise où des milliers de gens devaient soudainement voir à eux-mêmes, à cause des circonstances décrites ci-baut.A cette époque-là, I Etat dut donc intervenir afin de sauvegarder 1 ordre public, imposer par la loi aux individus I obligation de rester en place et, par conséquent, imposer en même temps à la paroisse ou à la collectivité locale la responsabilité de veiller aux besoins de leurs habitants.Nous voyons dans ceci, sous une forme primitive, la naissance du concept de responsabilité collective ou locale, responsabilité qui, dans les siècles qui suivirent, en vint à s\u2019exprimer de multiples façons >\u2014 parfois sous forme d action bénévole de la part des groupes communautaires, parfois par le truchement de l\u2019action statutaire ou législative de la collectivité agissant par l intermédiaire de ses représentants élus à divers échelons du gouvernement.Le développement de ce nouveau concept de responsabilité communautaire ou gouvernementale en ce qui concernait les besoins sociaux et économiques de la population ne signifiait pas cependant que les institutions de service social élaborées par les ordres religieux furent remplacées par ces nouveaux genres d\u2019organisation sociale.Au sein de leurs propres dénominations, les divers groupements confessionnels continuèrent de développer et d\u2019élaborer leurs propres systèmes de service social, princi- 163 Revue Dominicaine paiement clans le but de desservir leurs propres adhérents.Les institutions de service social de I\u2019Egï ise catholique, à cause de leur plus longue histoire et de leurs traditions plus fortes, continuèrent de croître, de se développer et de progresser jusqu\u2019à nos jours.La preuve de leur survivance et de leur présent état florissant de santé et d\u2019activité se constate dans les réseaux puissants et actifs des services sociaux catholiques établis aujourd hui dans chaque important centre du Canada et des Etats-Unis, sans parler des nombreux autres pays du monde où ces institutions catholiques de service social existent et sont très actives.Les entreprises de service social des diverses dénominations protestantes ont, à F inverse de celles des catholiques, eu tendance à se fondre et à s\u2019intégrer plus étroitement avec les initiatives philanthropiques et sociales de toute la collectivité.Par suite, et bien qu il existe encore plusieurs agences locales de service social dont le nom et les traditions montrent leur ancienne affiliation à une dénomination ou à une autre de la foi protestante, les services sociaux bénévoles de la localité canadienne typique peuvent maintenant se distinguer assez nettement comme relevant de deux principaux secteurs : celui de I activité de service social ordinairement dirigé à l\u2019échelon du diocèse sous les auspices des autorités ecclésiastiques catholiques, et l\u2019autre important secteur des agences de service social ordinairement désignées œuvres de bienfaisance locales ou non-confessionnelles.Dans tout ceci, cependant, nous allons un peu trop vite.L\u2019élément suivant d\u2019importance majeure dans l\u2019évolution de nos systèmes modernes de service social se retrouve dans la révolution industrielle qui a tellement changé la face de l\u2019Angleterre et de la France au commencement du XIXe siècle et qui, de la même façon, a exercé une si profonde influence sur l\u2019évolution de nos modes de vie communautaires sur ce continent.Avec l\u2019avènement de la révolution industrielle et la naissance de la grande agglomération urbaine, moderne et industrialisée, nous commen- 164 Service Social çons à apercevoir ces forces sociales et ces systèmes sociaux qui, plus tard, engendreront nos services sociaux au sens moderne du mot.L\u2019âge de la machine obligea, en les attirant par la rémunération offerte, des centaines de milliers de soutiens de famille à quitter la sécurité relative, mais rudimentaire, de leur mode de vie rural pour aller dans les villes encombrées où ils pourraient être près de I usine, du bureau et du magasin.La croissance des villes en Angleterre, en France, aux Etats-Unis et au Canada, suivant de près la révolution industrielle, eut, au nombre de ses conséquences, le développement de toute une nouvelle gamme de problèmes sociaux, sanitaires et économiques.La pénurie d aménagements convenables suscitait manifestement des problèmes d hygiène publique et ces problèmes, pour autant qu ils n étaient pas résolus, présentaient un risque pour la santé et la vie de tous les habitants des nouvelles agglomérations urbaines.La croissance rapide des villes et le dénuement de ceux qui venaient gagner leur vie dans les usines, les bureaux et les magasins, suscitaient de graves problèmes dans le domaine du logement.Le travailleur lui-même, passant de l\u2019économie de subsistance du mode de vie rural à son nouvel emploi dans la grande ville, n\u2019avait pas les ressources financières qui lui auraient permis de se bâtir une maison.D autre part, le propriétaire d usine ne se croyait pas tenu de voir au logement de ses nouveaux employés.Rien d étonnant donc à ce que le problème du logement ait été un des premiers problèmes d ordre social de la nouvelle société urbaine, amenant à sa suite tout un cortège d autres problèmes sanitaires, sociaux et économiques.La nature précaire de I embauche industrielle dans ces nouvelles agglomérations urbaines offrait un risque de plus pour le travailleur et sa famille, celui de I impuissance économique en temps de chômage involontaire.C\u2019était là un phénomène inconnu de la société rurale où une famille pouvait toujours subvenir à ses besoins avec les fruits de son travail et où il n\u2019y avait jamais de chômage tant qu\u2019il y avait de la besogne à abattre sur la ferme.165 Revue Dominicaine Et même dans le domaine des loisirs, la croissance au hasard de la nouvelle agglomération urkaine, avec ses rangées serrées de maisons sur des rues étroites, privait la jeunesse d une saine récréation dont elle jouissait auparavant.Les résultats de tout cela étaient inévitables : taudis urbains, épidémies graves, éruptions générales de maladies contagieuses, telles que la fièvre typhoïde et la tuberculose, I accroissement alarmant du crime et de la délinquence, le relâchement des mœurs, la désintégration de la vie familiale ; au milieu de tout cela, un sentiment croissant d insécurité économique et sociale de la part des salariés qui n avaient ni terre, ni biens, et escomptaient uniquement sur la continuité de leur travail à I usine pour éviter de crever de faim, eux et leurs familles.Ce fut dans une telle période que nos localités canadiennes commencèrent à prendre leur forme actuelle.Le modèle suivi par notre société canadienne a naturellement été influencé par toutes ces tendances de notre première histoire, surtout ces influences portant sur nos formes d organisation sociale dont nous avons hérité de nos ancêtres français et anglais.Partant de cette histoire et de ces traditions, nous avons commencé à édifier notre propre société canadienne bien distincte, caractérisée par des institutions et systèmes sociaux bien canadiens.Considérons maintenant ces éléments qui ont conduit au développement de notre armature typiquement canadienne de service social, au cours des cinquante à soixante-quinze dernières années.L une des caractéristiques les plus frappantes de cette évolution réside dans la manière dont nos établissements de service social se sont, de fait et dès leurs débuts, développés en conformité fidèle avec notre héritage culturel et les conditions ambiantes qui prédominaient dans une société dont les services sociaux formaient une partie intégrante.Nous n\u2019avons, par exemple, qu\u2019à considérer le mode distinctif du développement du service social dans la province de Québec pour comprendre jusqu\u2019à quel point ces facteurs d héritage culturel et de milieu dirigent 166 Service Social la croissance die tons nos services sociaux.Ce qui est vrai pour la province de Québec s\u2019applique, de façon moins évidente peut-être, aux neuf autres provinces canadiennes.En réalité, I extension de nos services sociaux en ce pays est, comme tous les autres aspects de notre vie communautaire et nationale, un produit, une évolution de notre passé, une conséquence logique et inéluctable des traditions et des cultures que nos ancêtres ont apportées ici.Lorsque les Canadiens du début de la colonie établirent le premier système duquel, à I\u2019écbelon local et gouvernemental, nos services sociaux ont découlé, il était inévitable qu ils tinssent compte, dans un pays immense mais non peuplé, de tous les facteurs de géographie, d\u2019espace, de langue, d origine raciale, de religion et de tradition, f ous ces facteurs ont conspiré inéluctablement à créer les cadres où ont évolué ici notre existence et nos institutions sociales.Ces mêmes facteurs continuent d influer sur I évolution de nos services sociaux, même à I heure actuelle.Songez un moment à I influence du facteur géographie sur I évolution de nos cadres et de nos institutions de service social.Les premières provinces qui s unirent en 1867 et un peu plus tard pour former la Confédération canadienne constituaient toutes, en réalité, des « îlots » culturels ou géographiques d une sorte ou d une autre, quatre entités distinctes au point de vue géographique, culturel, ethnique et linguistique.Est-il étonnant que les Pères de la Confédération aient, en face de cette situation, décidé que, dans les questions intéressant la population d aussi près que les services sociaux, la solution des problèmes relatifs à I existence quotidienne d êtres humains soit réservée aux autorités locales, les seules, en effet, qui étaient en mesure de s en charger à cette époque-là ?N\u2019oublions pas non plus que nos ancêtres ne connaissaient pas encore très bien une institution avec laquelle ils sont devenus peut-être trop familiers par la suite : celle du gouvernement.Nos institutions gouvernementales étaient neuves et inexpérimentées.En certains endroits du pays, celles que les colons avaient établies à leur arrivée, avaient été 167 Revue Dominicaine anéanties, et d autres, nouvelles et différentes, leur avaient été imposées.Peut -on se surprendre si, dans toutes les parties de ce pays neuf, la décision inévitable voulant que la responsabilité de fournir les services sociaux requis incombât à la localité elle-même ait été suivie d\u2019une autre décision inéluctable, à l\u2019effet que les institutions religieuses connues, respectées, aimées et jouissant de la confiance du public, fussent chargées de diriger ces entreprises humanitaires et charitables ?II était encore inévitable que, dans un pays au visage complexe et varié comme le Canada, un autre principe présidât à I évolution de nos services de bien-être social : celui de la diversité et de la variété, celui de I unité fondée sur les divergences légitimes.II était naturel, il était inévitable, pour les catholiques, d organiser les programmes de bien-être social sous l\u2019égide protectrice de IEglise elle-même.II ne s\u2019agissait pas là d une décision calculée et formelle, prise à un moment quelconque, mais d\u2019une coutume séculaire qui, comme nous l\u2019avons vu plus haut, remonte à travers les siècles au début de I ère chrétienne.Il était naturel également, pour nos compatriotes israélites, dont la foi et les traditions remontent encore plus loin dans le cours des âges d éprouver la nécessité de continuer à s en remettre à leurs propres organismes raciaux et religieux, aux institutions qui les avaient soutenus, à travers les siècles, dans les épreuves et les tribulations.II était aussi inévitable et compréhensible que, de la variété presque infinie des sectes protestantes, surgît dans le domaine du service social, I institution bénévole que I on désigne aujourd hui du nom d\u2019agence communautaire de bien-être >\u2014> large organisme communautaire qui dessert diverses dénominations religieuses, service institué à I intention de la collectivité tout entière, qui collabore avec I Eglise et prête son aide à tous, sans distinction de race, de couleur ou de croyance.Toutes ces particularités de notre développement ont concouru, avec les facteurs géographiques et les autres facteurs déjà mentionnés, à établir les cadres qui sont, aujourd hui, ceux des services sociaux.C\u2019est sur ces fondations que nous continuerons d édifier les institutions de ser- 168 Service Social vice social qui, dans I avenir, seront mises au service de notre pays et de notre population.Pendant les premières années du vingtième siècle, nous avons établi sur ces bases une variété presque infinie d entreprises de bien-être social privées et bénévoles, employant une infinité de moyens et fonctionnant sous des auspices infiniment variés.A certains moments, cette floraison d\u2019agences de bien-être privées est devenue un peu chaotique, quelque peu confuse et anarchique, semblable à la végétation luxuriante de la jungle tropicale.Mais, l\u2019esprit d\u2019initiative aidant, nous avons conçu, afin de régler le problème soulevé par le nombre et par la variété de nos agences de service social, un nouveau type d institution de service social.Nous avons établi dans nos grands centres des agences que nous appelons des agences d organisations communautaires, des conseils d œuvres sociales, dont le but est de mettre de l\u2019ordre dans le chaos, de redresser les voies, d éliminer les chevauchements, de coordonner et d organiser le service social de toute la collectivité.De cette façon, nous commençons à introduire dans le secteur privé non-gouvernemental, du bien-être social, une raison d être, un plan, un semblant d ordre et d organisation, qui n\u2019est pas nécessairement de 1 uniformité, et qui laisse encore libre jeu à la diversité, à b expérimentation et à toutes les qualités de I entreprise privée de bien-être social qui constituent la force caractéristique de l\u2019action d\u2019où l\u2019ingérence gouvernementale est bannie.Enfin, nous avons vu se développer au cours des dernières décennies, et dans une proportion plutôt imposante, les grands services sociaux publics du Canada qui fonctionnent sous la direction des administrations municipales, provinciales et fédérales.Ces services, eux aussi, se sont développés, dans une grande mesure, conformément avec nos exigences constitutionnelles, nos cadres culturels, nos conditions géographiques et nos traditions historiques.Notre pays, comme tous les autres pays industriels modernes, a dû renoncer au mode de vie concentré, indépendant, si caractéristique de la communauté rurale qui existait il y a un demi-siècle, pour adopter le mode de vie beaucoup plus précaire, beaucoup plus 169 Revue Dominicaine interdépendant de la communauté industrielle moderne.De fait, sous nos propres yeux, le Canada a évolué d une économie rurale et non industrialisée vers une forme industrielle moderne de société où le besoin de vastes services de bien-être social a considérablement augmenté, un besoin qui, à cause de son envergure au point de vue financier, dépasse manifestement les ressources de la pbilantbropie privée, et qui ne peut être satisfait que par I autorité publique elle-même, dans l\u2019exercice de ses prérogatives.Au cours de la dernière génération, nous avons été témoins, en notre pays, de la croissance étonnante des responsabilités sociales du gouvernement à tous les échelons.A mesure que le fardeau financier devenait plus lourd, de décennie en décennie, nous avons constaté la tendance inévitable à retirer la responsabilité financière et administrative tout d abord des agences et institutions de service social non gouvernementales pour la confier à I autorité publique et par stades progressifs, des autorités municipales aux provinces et de celles-ci au gouvernement fédéral ou national.Ce n est pas ici 1 endroit où discuter si la tendance que nous venons de décrire est saine ou dangereuse.Qu il suffise de faire observer le fait que la tendance existe et qu\u2019on peut la reconnaître à travers plusieurs décennies de I histoire canadienne récente.C est aussi une tendance qui a caractérisé le développement des services sociaux et des institutions dans d\u2019autres pays du monde dont les formes de gouvernement ressemblent beaucoup à la nôtre.Maintenant, en 1955, par suite du développement de ces tendances, nous possédons un modèle vaste et varié de législation de bien-être social au pays : allocations familiales, sécurité de la vieillesse et assurance-chômage, ainsi que toute une variété de prestations sociales pour les anciens combattants, pourvues au niveau fédéral ; ensuite comme corollaire, une série complète de programmes à participation provinciale et fédérale ; assistance-vieillesse, allocations aux aveugles, aux invalides, 170 Service Social etc., troisièmement, tonte une gamme de dispositions de Lien-être social dont la seule responsabilité ressort au gouvernement provincial : allocations maternelles, lois sur la protection de I enfance, programme de soins pour les vieillards, etc ; quatrièmement, une série de programmes menés en association par les autorités provinciales et municipales ; cinquièmement, un certain nombre d initiatives de bien-être social administrées exclusivement par les autorités municipales ; enfin, et ce sont peut-être les plus importants de tous, une variété infinie de programmes de santé et de bien-être social, exécutés sous des auspices non gouvernementaux, soit par des agences locales de bienfaisance ou par des institutions de service social d un caractère religieux ou confessionnel.Nous ne paraissons jamais faire les choses simplement au Canada.Comme peuple nous sommes un complexe, un mélange de plusieurs groupes raciaux et culturels différents.Notre système de gouvernement constitue un réseau complexe de relations fédérales-provinciales-munici-pales.L\u2019infinie variété de conditions dans les diverses régions du Canada rend impossible I application efficace d une formule simple dans tout notre vaste pays.II en est ainsi de nos institutions de service social.Nous y voyons un réseau complexe d arrangements, une grande variété de modèles ; un étranger qui arrive au pays peut fort bien s\u2019étonner du modèle qu\u2019a pris notre système de service social et y perdre son latin.Mais n oublions pas qu il s agit en même temps d une saine variété, d une croissance active et vigoureuse.Notre armature de service social n\u2019est pas toute d une pièce.C est plutôt une mosaïque qui reflète fidèlement l'infinie variété d influences qui trouvent leur origine dans les traditions culturelles de nos ancêtres qui ont aidé à façonner, à influencer le développement de notre société canadienne dans sa forme actuelle.Dans cette diversité, si nous restons fidèles à nous-mêmes, nous finirons par trouver I unité qui est notre objectif social commun et que tout Canadien de bonne foi recbercbe.George F.Davidson, Sous-ministre du Bien-Etre social 171 Le sens des faits Cinquante ans de vie religieuse Le 8 janvier, à Montréal, au Monastère des Religieuses Adoratrices du Précieux-Sang, se sont déroulées des fêtes émouvantes et significatives, même si elles restent inconnues du grand public.Ce jour-là, en effet, la Révérende Sœur Marie-du-Rosaire y célébrait son cinquantième anniversaire de profession religieuse.En janvier 1905, elle s était donnée pour toujours au Seigneur, après deux années de postulat et de noviciat.Et la jeune fille qui, au début du siècle, frappait à la porte d un monastère, de fondation récente, dans la région montréalaise, eut 1 occasion, I honneur et le privilège de revivre, en ce jour du 8 janvier 1955, à cinquante ans de distance, des heures bénies, inoubliables ; mais cette fois, à titre de vénérable ancienne de la maison, entourée du respect, de I estime et de I affection d un groupe de parents et d amis heureux de se joindre aux Religieuses Adoratrices pour remercier de ses bienfaits le Maître des divines moissons.Marguerite Marion ^ car c est ainsi que s appelait Sœur Marie-du-Rosaire avant son entrée dans le cloître
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.