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Titre :
Revue dominicaine
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :Couvent de Notre-Dame du Rosaire,1915-1961
Contenu spécifique :
Janvier-Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Rosaire
  • Successeur :
  • Maintenant
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Revue dominicaine, 1957-01, Collections de BAnQ.

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[" JANVIER-FÉVRIER 1957\tST-HYACINTHE, P.Q, SOMMAIRE THOMAS CALMEL : Levate capita vestra M.-M.VEILLEUX : La spiritualité des prières du matin et du soir GUY ROBERT : La jeune poésie canadienne-française G.-M.PERRAS : Le Père Eugène Prévost A.LA RIVIÈRE : Psychanalyse et évolution individuelle CLAUDE MORIN : Service social communautaire SENS DES FAITS La Fête des malades \u2014 Le bréviaire des laïcs \u2014 Alerte : les feuilles jaunes de nos comptoirs \u2014 Notre premier anthropologue culturel : Marcel Rioux \u2014\tLa Cité de Chicoutimi \u2014 Les classiques canadiens \u2014 Poèmes de Minou Drouet \u2014 « Près de Colette » de Maurice Goudeket \u2014 La revue « Marie » \u2014\tLes disques.ESPRIT DES LIVRES DIRECTION : MAISON MONTMORENCY COURVILLE (QUÉBEC-5).P.Q.ADMINISTRATION : 5375.AV.N.-D.DE GRÂCE MONTRÉAL-28.P.Q. Ff\\\\ MONTRÉAL BAILLARGEON EXPRESS, J.B.423 est, Ontario.BEAUREGARD, Lucien, avocat, 3778, Av.Grey, N.-D.de Grâce GUYOT & FILS, LTÉE, Arthur, tabernacles, orfèvrerie d'église ; magasin : 1G31 est, Rachel, tél.LA.2-6577 ; atelier : 5344, 13e avenue, Rosemont HAINAULT, L., barbier, 5474 ouest.Sherbrooke LECOMPTE DRAPERIES.LIMITÉE, 4585, Saint-Denis LESAGE, C.B.f cordonnier, 3844, boul.Décarie LAMBERT.V.E.immeubles, 3999, Vendôme MARCHÉ BRUNET, 3824, boul.Décarie MESSIER & BEAUREGARD, notaires, 10 ouest, Saint-Jacques, tél.PL.1129 PATRY'S SHOES, 5516 ouest, Sherbrooke, tél.EL.1326 PELLETIER.Denys, notaire, 4201, Av.Hôtel-de-Ville, Tél.HA.1109 PERREAULT, Dr Lucien, chirurgien-dentiste, 4329, Girouard, N.-D.de Grâce PHARMACIE BOULEVARD, M.G.Lapointe, prop., 3857, boul.Décarie PHARMACIE MARIUS LÉTOURNEAU.3828, boul.Décarie RESTAURANT LAVIOLETTE, 4180, boul.Décarie BEAUDRY.Jos., 2451, Masson BRÎSEBGIS & SŒURS, Sara, chapeaux, 356 ouest, boul.Saint-Joseph BRUNET, Dr Ernest, psychiatre, 5180, Côte Saint-Antoine, N.-D.de Grâce CHAPUT, Dr Yves, médecin-chirurgien, 5535, Côte Saint-Antoine, N.-D.de Grâce COMPAGNIE NATIONALE DE FENÊTRES, LTÉE, 10729, Saint-Denis 'lONNEUI COUTU, Dr Guy, chirurgien-dentiste, 4062, Marlowe, N.-D.de Grâce DÉSILETS, J.A., pharmacien, 4043 est, Ontario DESMARTEAUX, Léo, 3860, boul.Rosemont, tél.LA.4-3561 DROLET AUTO BODY, Oscar Drolet, prop., 8055, Lajeunesse FORGET, R., buanderie, M.J.Jolicœur, 6448, Des Erables GAGNÉ, Arsène, imprimeur-libraire, 7543, Saint-Hubert GARANT, Jacques, O.D., optométriste, 3981 ouest, Notre-Dame JASMIN, Dr J.L., médecin, 3585, boul.Décarie, N.-D.de Grâce LA BOUTIQUE, Gabriel Fillion, peinture, encadrement, 5528, Côte-des-Neiges, tél.RE.7-3374 LACOSTE, Emile, commandant d'escadre, 4224, Marcil, N.-D.de Grâce LAFGRTUNE, Dr J.O., médecin-chirurgien, 5505, Côte Saint-Antoine, N.-D.de Grâce LINGERIE LEMIEUX, 6869, Saint-Hubert MALO, Gabriel, fourrures, 3186, Masson, Rosemont MEUNIER, Paul, prop.Service Station « SHELL », 5865, Monkland, N.-D.de Grâce NEW BRUNSWICK, épicerie et boucherie, R.Lavoie, prop., 4220, boul.Décarie, N.-D.de Grâce OUIMET, Séraphin, ingénieur, 750, Saint-Gabriel PIZZAGALLI TERRAZZO TILE & MARBLE INC., 105 ouest, Jean-Talon PRUD'HOMME & FILS, LTÉE, A., 338 est, Craiq ROY, Raphaël, bijoutier, 6687, Saint-Hubert THE MAPLE LEAF POTATO CHIPS INC., 5500, Saint-Hubert, tél.CA.8568 LEMIEUX, Albert Liée, 507, Place d'Armes Marcel-Marie Desmarais, o.p.mon voyage au PRIX; $1.00 En vente à LA LIBRAIRIE DOMINICAINE 4170.BOULEVARD DECARIE TEL.WAlnut 0369» MONTREAL-28 I R.Riopelle, Ing.P.L.Dufresne, Ing.P.P.Dorval, T.D.P.Morel, T D.G.Plante, T.D.METROPOLE ELECTRIC INC.ENTREPRENEURS-ÉLECTRICIENS L.E.DANSEREAU, PRÉSIDENT Un tien vaut mieux que deux tu l\u2019auras CHAUFFAGE* PLOMBERIE ooo oooV\\^J OOO OOO \\ JJünk Pionniers du véritable chauffage par rayonnement au Canada.Confiez vos installations de chauffage-plomberie à une maison d\u2019expérience, vous ne serez pas déçu.La Maison J.-W.Jetté, 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de fantaisie 6395, SAINT-HUBERT\tM0NTRÉAL-10, P.Q.\tTél.AV 8-5191 PIERRE DES MARAIS IMPRIMEUR - GRAVEUR - LITHOGRAPHE 225 est, ROY\tMONTRÉAL 18, P.3.Tél.LA 2-2161 WILSON FRÈRES, ENRG.CHARLEB0IS FRÈRES, PROP.Bois \u2014 Charbon \u2014 Huile à chauffage 2537 est, NOTRE-DAME\tMONTRÉAL, P.0.\tTél.PL 5221* J.L.LEFEBVRE Fournisseur d'institutions religieuses VIANDE EN GROS 415 est, SAINT-PAUL\tMONTRÉAL-1, P.0.Tél.Sur.: LA 5-1100\tTél.Rés.: CL 5-9155 THÉO & PHILIPPE BIBEAU LIMITÉE Entrepreneurs plâtriers 5315.DE LANAUBIÈRE\tMONTRÉAL, P.0.\tTél.LA 1-2311\tTél.LA 1-5282 J.LATULIPPE, LTÉE Ferronnerie \u2014 Peinture \u2014 Tapisserie 2558.ROUEN\tMONTRÉAL, P.3.Tél.LA 3-5621 LEFRANÇOIS-LAFLAMME-GAUTHIER INGÉNIEURS-CONSEIL 2168 est, MONT-ROYAL\tM0NTRÉAL-34, P.Q.\tTél.RE 3-8986 BOURGEOIS & MARTINEAU INGÉNIEURS CONSEILS 3495, RIDGEWOOD\tMONTRÉAL, P.0.Tél.RA 2-1143 GILLES SIGOUIN ÉPICIER - BOUCHER Fruits et légumes 3520, DANDURAND (Rosemont)\tMONTRÉAL, P.Q.\tTél.office : WA 6774 GUY MONETTE, 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Girouard) MONTRÉAL Tél.MA 1171 DETENDRE, MONTI & ASSOCIÉS INGÉNIEURS CONSEILS 2075.rue MANSFIELD MONTRÉAL.P.Q.HAMELIN ENGRAVING REG\u2019D.4591.BRÉBEUF MONTRÉAL, P.0.Tél.CL 9-3731\tFord \u2014 Monarch \u2014 Tracteur GARAGE FORTIER LTÉE 5021-5049 est, NOTRE-DAME\tMONTRÉAL, P.0.Tél.CR 9-2212\tTabac et bonbons en pros PAUL THIBODEAU 553, VILLERAY\tMONTRÉAL, P.0.Tél.DE 3275 - 3815\tTél.Rés.: DE 6759 ROMÉO TRUDEAU COURTIER EN ASSURANCES 5300, DUQUETTE\tMONTRÉAL, P.Q.Tél.WA 7305\tCHIRURGIEN-DENTISTE DR GILLES BARIL 6110, MONKLAND (N.-D.de Grâce) MONTRÉAL, P.Q.M.Lapierre, Lng.P.K.Giarj), T.D.II.Br aïs, T.D.METRO INDUSTRIES LTD.Entrepreneurs \u2014 Plomberie \u2014 Chauffage J.G.LEFRANÇOIS, ING.P., Président Tél.LA 4-1161 4540, GARNIER MONTRÉAL, P.Q.V CONTRIBUTIONS À L\u2019ÉTUDE DES SCIENCES DE L\u2019HOMME édité par le Centre de Recherches en Relations Humaines SOMMAIRE La psychologie des relations inter-eihniques à Montréal .L'analyse du contenu d'une discussion de groupe .Analyse du processus d'interaction .Une technique d'observation des procédures d'une discussion de groupe A Technique for Observing the Procedure of a Discussion Group .Mythes et réalités dans l'élude du Canada français .Remarques sur les valeurs et les altitudes des adolescents d'une communauté agricole du Québec .Tensions Between English-Speaking and French-Speaking Canadians Problems of Acculturation and Livelihood in a Northern Indian Band The Use of Pareto's Residue-Derivation Classification as a Method of Content Analysis .Le problème de la délinquance au Canada .Les mineurs particulièrement difficiles dits « inéducables » .Facteurs sociaux et santé mentale .Bernard Mailhioi, 0.P.Monique Lortie-Lussier et John Sigal Denise Téireauli et Maurice Gauthier Antonin Boisvert Justin Ciale Philip Garrigue Marcel Bioax, June Stewart and Julian Blackburn June Helm MacNeish Wallace Lambert Noël Mailloux.0.P.Claudio Busnelli Bernard Hébert CAHIER No 3 \u2014 $4.00 l\u2019exemplaire QUELQUES MATÉRIAUX DE SOCIOLOGIE RELIGIEUSE CANADIENNE par Louis-Edmond et Colette L.-Hamelin Voici au Canada français le premier volume exclusivement consacré à la Sociologie religieuse.Il est le premier d\u2019une collection SOCIOLOGIE ET PASTORALE que les Editions du Lévrier ont entrepris de publier et qu\u2019elles sont heureuses de présenter au public canadien.Même si notre population prétend mettre ses préoccupations religieuses au premier plan, nous sommes malheureusement en retard dans l\u2019étude de nos problèmes de foi, de pratique religieuse, de pastorale et d\u2019apostolat.De plus, l\u2019évolution religieuse actuelle de notre société, envahie par un matérialisme attrayant, rend plus pressantes et nécessaires des études d\u2019ensemble sérieuses.Avec un élan et une méthode remarquables, M.et Mme Hamelin se sont engagés dans cette voie.Cet ouvrage sera fort utile aux sociologues, aux théologiens, à tous ceux qui se préoccupent de vie chrétienne et d\u2019apostolat.PRIX $1.50 En vente à LA LIBRAIRIE DOMINICAINE 4170, boulevard Décarie \u2014 Montréal-28, P.Q.VI 4HUWVWUHHWMWWHWVW Hill LA BIBLE DE JÉRUSALEM Un volume de 1688 pages, plus 8 pages de cartes, format x 8| sur papier bible, relié, La nouvelle traduction française de la Bible dite Bible de Jérusalem est le fruit d\u2019un travail collectif, entrepris en 1916, sous la direction de l\u2019Ecole Biblique de Jérusalem, et poursuivi sans interruption jusqu en 1955.Grand format : reliure toile .$ 7.06 reliure vinyïe.10.00 reliure chagrin.20.00 reliure de luxe\tmaroquin .\t28.00 Format de poche s reliure polyvinyle.7.00 reliure chagrin.9.00 Vient de paraître : L\u2019UNION DU PRÊTRE AVEC LE CHRIST PRÊTRE ET VICTIME par le T.R.Père R.Garrigou-Lagrange, O.P.L'auteur traite, dans cet ouvrage, « de la nécessité d une foi plus profonde pour les fidèles afin de résister aux très grades erreurs d au-iourd hui, spécialement le matérialisme et l athéisme des communistes, et donc de la nécessité pour le prêtre aussi, d une foi vive plus profonde, afin de pouvoir la communiquer au peuple chrétien ».PRIX : $3.75 En vente à la LIBRAIRIE DOMINICAINE 4170, houl.Décarie Montréai-28 Tél.WA.0369 VII COMMENT PRÉPARER SON MARIAGE ?par le R.Père Arthur-IW.Granger, O.P, 9e édition adaptée aux gens mariés (42e mille) Préfacé par Son Eminence le Cardinal P.-E.Léger, les appréciations élogieuses que contiennent les premières pages, venant des autorités ecclésiastiques et de ceux mêmes à qui s\u2019adresse le volume, témoignent du bien qu\u2019on peut en attendre.A beaucoup de nos jeunes gens des deux sexes et à beaucoup de nos gens mariés, ce livre donne l occasion de découvrir, d analyser l authentique réalité du mariage et d en tirer des directives personnelles.Les cours de préparation au mariage s\u2019en inspirent et rendent ainsi un immense service à ceux qui choisissent, ou déjà ont choisi cet état de vie.PRIX : $2.00 A BIBLIOGRAPHICAL INTRODUCTION TO THE STUDY OF FRENCH CANADA par Philip Garigue Cette bibliographie de 156 pages contient près de 5 000 titres, classifiés en 60 catégories différentes.Ces catégories ont été choisies de manière à donner la possibilité de se documenter sur des questions telles que la géographie humaine de la Province de Québec, les groupes de langue française dans l Amérique du Nord, la famille, l\u2019histoire et l orga-nisation économique, les syndicats, l\u2019histoire politique, le gouvernement et le système judiciaire, l organisation de l Eglise catholique parmi les Canadiens français, les relations entre Canadiens de langue française et anglaise, la position de la femme, le folklore, les problèmes linguistiques, les valeurs culturelles, le système scolaire, etc.PRIX : $2.50 En vente à la LIBRAIRIE DOMINICAINE 4370, boul.Décarîe M@ntréal-2S TéL WA.0369 VIII REVUE DOMINICAINE 1957 Soixante-troisième année I Directeur : R.P.Antonin Lamarche, O.P.Maison Montmorency COURVILLE (QuÉBEC-5), P.Q.Auctoritatum permissu ABONNEMENTS Canada : $5.00 ; Etranger : $5.50 ; avec le Rosaire : 50 sous en plus.Le numéro : 50 sous Abonnement de soutien : $10.00 Publiée à Saint-Hyacinthe, P.Q.L\u2019Œuvre de Presse Dominicaine 5375, Av.Notre-Dame de Grâce Montréal-28 La Revue ne sera pas responsable des écrits de collaborateurs étrangers à l'Ordre de saint Dominique Sommaire Janvier-février 1957 Thomas Calmel : Levate capita vestra Méditation sur un psaume qui célèbre la Rédemption du monde.M.-M.Veilleux, O.P.: La spiritualité des prières du matin et du soir Un lecteur assidu de la revue nous demande des commentaires et des éclaircissements sur la spiritualité qui se dégage de notre prière liturgique du matin et du soir.Voici la réponse.Guy Robert : La jeune poésie canadienne-française Une étude approfondie de quelques jeunes poètes et de moins jeunes nous révèle qu\u2019en ce domaine nous sommes à l\u2019échelle du progrès et sur la bonne route.G.-M.Perras, O.P.: Le Père Eugène Prévost Né le 4 août 1860, décédé le 1 août 1946, après une carrière des mieux remplies et des plus riches, le Fondateur de la Fraternité Sacerdotale a laissé le souvenir d\u2019un saint.On commence à préparer l\u2019Instruction de sa Cause de sainteté pour le centenaire de sa naissance : 1960.André La Rivière : Psychanalyse et évolution individuelle Etude des ressorts qui peuvent compromettre une personnalité si on ne sait les faire jouer en faveur du développement progressif de l\u2019individu.Claude Morin : Le service social communautaire Professeur d\u2019Organisation communautaire à l\u2019Ecole de Service social de Laval, l\u2019auteur analyse les besoins d\u2019une collectivité et y établit les plans de collaboration et de coopération.Le sens des faits V.Masson, O.P.: « La Fête des malades ».H.-M.Robillard, O.P.: « Le bréviaire des laïcs ».La Rédaction : « Alerte : les feuilles jaunes de nos comptoirs ».B.Mailhiot, O.P.: « Notre premier anthropologue culturel : Marcel Rioux ».Viator : « La Cité de Chicoutimi ».A.Lamarche, O.P.: « Les classiques canadiens ».Robert Brassy : « Poèmes de Minou Drouet ».Monique Haussmann : « Près de Colette de Goudeket ».A.Lamarche, O.P.: « Le revue Marie ».G.\tFaucher : « Les disques ».L\u2019esprit des livres Emile Simard : « La nature et la portée de la méthode scientifique ».L.Fréchet et G.Bertrand, C.S.C.: «Nourritures spirituelles».Paul Boutin, S.J.: « La Réforme pastorale en France au XVIIe siècle ».R.Lemoine, O.S.B.: « Le Droit des Religieux ».H.\tU.Von Balthasar : « Le chrétien Bernanos».Joseph Stierli : «Le cœur du Sauveur». REVUE DOMINICAINE Directeur : R.P.ANTONIN LAMARCHE, O.P.Maison Montmorency, Courville (Québec-5), P.Q.Vol.LXIII Tome I Janvier-février 1957 Levate capite vestra Ames dans la détresse Qui demandez merci Voyez les bouquets d\u2019allégresse Que les anges vous ont cueillis.Quand l\u2019immonde vous happait Dans sa gueule et son pressoir Ce jour-là, qu\u2019est-ce qu\u2019il faisait ?Criiez-vous sous un ciel tout noir.Pourquoi chercher ?Venez ici Et regardez le Crucifix Le cœur de Dieu battait pour vous Jésus pendait à quatre clous.Pourquoi penser encor à tous vos maux étranges ?Toutes vos plaies se sont fermées, plus de remords Les lits de l hôpital sont bordés par les anges Souriant ils balaient toute ordure dehors.D une rive à l\u2019autre des deux Sonnent des cloches d allégresse Le Bon Pasteur victorieux Fait sortir ses agneaux du bercail de détresse.Tkomas Calmel 3 La spiritualité des prières du matin et du soir Un certain nombre de laïcs font du Bréviaire, soit en entier, soit en partie, leur prière quotidienne.On ne peut que les en féliciter î Car les Heures canoniales composées principalement des Psaumes, qui ont été inspirés par le Saint-Esprit sont non seulement la prière officielle de l\u2019Eglise, mais aussi l\u2019un des meilleurs moyens d\u2019élever notre âme vers Dieu, pour I adorer, le remercier, lui demander pardon et lui exprimer nos besoins.Dans les lignes qui vont suive, je n\u2019ai pas l\u2019intention de disserter savamment sur la Liturgie.Mon objectif est plus modeste î Aux laïcs qui récitent déjà I Office divin, je voudrais aider à mieux profiter de cette prière liturgique et biblique.Aux autres qui ne la connaissent guère, je voudrais signaler certains aspects de son inépuisable ricbesse et, si possible, leur inspirer le désir d\u2019y recourir à leur tour.Pour cela, j\u2019ai choisi deux des Heures canoniales, qui peuvent fort bien servir de prière du matin et de prière du soir : Prime et Complies.Je me rends ainsi à la suggestion d un lecteur de la Revue Dominicaine un bomme « au midi de la vie » >\u2014> qui nous écrivait : « Pourriez-vous faire paraître des commentaires sur ces deux prières ?plus précisément, la spiritualité qui s\u2019en dégage, avec des éclaircissements sur certains versets.» Prime r\u2014 comme son nom l\u2019indique était la première heure romaine, c est-à-dire six heures du matin pour nous.C est donc la prière du matin par excellence.Elle commence par le signe de la croix, le Notre Père et le Je crois en Dieu.Puis, l\u2019on dit : « O Dieu, venez à mon aide.Seigneur, bâtez-vous de me secourir ».Notons que toutes les Heures de 1 Office divin commencent à peu près de la même façon.Et c est normal : puisque nous avons toujours besoin de 1 aide de la grâce divine pour bien prier comme pour bien vivre.Et la doxologie qui suit : Gloire au Père et au 4 La spiritualité des prières du matin et du soir Fils et au Saint-Esprit, marque nettement le caractère et l\u2019orientation de notre prière.Voici l\u2019Hymne, généralement attribuée à saint Ambroise : Jam lucis orto sidéré : « Déjà l\u2019astre du jour est levé, prions Dieu à genoux, et demandons-Lui que dans les actions de cette journée, II nous garde du pécbé I » La deuxième et la troisième strophes développent cette dernière pensée.La quatrième strophe : « Ainsi quand s\u2019en ira le jour, et que le cours du temps ramènera la nuit, gardés sans tache par une vie mortifiée, nous chanterons une hymne à Sa gloire ».Enfin, la cinquième strophe est une doxologie ordinaire.Cette Hymne de Prime met l\u2019accent sur la préservation du péché.Nous pourrions la résumer par cette ultime demande du Pater .« Délivrez-nous du mal ï » En effet, il y a tellement d embûches, de tentations, de dangers, non seulement autour de nous, dans le milieu où nous devons vivre, mais même en nous, dans notre propre nature désaxée par la faute originelle.Et, au début de chaque journée, nous ne savons jamais ce que celle-ci nous réserve.Aussi, prions-nous le Seigneur de nous garder, sinon sans peur, du moins sans reproche, jusqu\u2019au soir I Ap rès l\u2019Hymne, viennent les trois Psaumes, qui varient selon les jours de la semaine.Les plus fréquemment employés sont les Psaumes du dimanche, que I on récite, non seulement chaque dimanche, mais également aux grandes fêtes, durant les octaves privilégiées, les trois derniers jours de la Semaine sainte, le Jour des Morts, etc.Ce sont le Psaume 53 : Deus in nomine tuo salvum me fac : « O Dieu, par votre nom, sauvez-moi.» (remplacé, certains dimanches, par le Psaume 117 : Confitemini Domino quoniam bonus : « Louez le Seigneur, car il est bon.» ) ; le Psaume 118, I et II : Beati immaculati in via : « Heureux ceux qui sont irréprochables en leur voie.» ; et le Psaume 118, III et IV : Retrib ue servo tuo : « Bénissez votre serviteur.» Quant aux Psaumes qui se récitent à Prime les autres jours de la semaine, il serait trop long de les énumérer ici.D ailleurs, les laïcs qui ont un Bréviaire à leur disposition peuvent les repérer facilement.Qu il 3 Revue Dominicaine suffise de mentionner que certains sont très remarquables.Par exemple, il y a le premier Psaume de Prime du vendredi : Deus, Deus, respice in me ; quare me dereliquisti : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m\u2019avez-vous abandonné ?.» Cette plainte déchirante et mystérieuse, qui se trouve au premier verset du Psaume 21, a été reprise par le Cbrist mourant et c est une des sept paroles de Jésus en croix.II y a aussi le premier Psaume de Prime du jeudi : Dominus régit me, et nihil mihi deerit : « Le Seigneur est mon berger, je ne manquerai de rien.» Ce Psaume 22 a été récemment mis en musique par le R.P.Joseph Gélineau ; et tout le monde connaît le disque de cette extraordinaire psalmodie » interprétée par les Petits Chanteurs de Provence que tant de chorales et même de simples fidèles répètent maintenant avec une joie sans cesse renouvelée.Donc, comme il ne saurait être question d analyser ici chacun des Psaumes de Prime, je me contenterai de dégager le sens général des Psaumes du dimanche, ceux qui se récitent le plus souvent.Dans le Psaume 53, il est question des ennemis terribles qui se sont acharnés contre le psalmiste et que même la pensée du Seigneur ne retient pas.Entre parenthèses, 1 on pourrait évoquer ici tous les ennemis auxquels doit faire face I âme chrétienne.Cependant le psalmiste a confiance en I aide de Dieu et, déjà sûr de la délivrance, il promet sacrifices et louanges à son Sauveur.En somme, les sentiments exprimés dans ce premier Psaume de Prime rejoignent ceux de I Hymne : menacés par les ennemis de notre salut, nous supplions Dieu de nous protéger.Quant au deuxième et au troisième Psaumes de Prime du dimanche, ils se composent des quatre premières strophes du plus long Psaume de tout le Psautier, le Psaume 118.Celui-ci est un éloge de la Loi de Dieu.II célèbre cette sainte Loi avec une application qui manifeste l\u2019attachement le plus consciencieux aux prescriptions divines, le désir d y conformer sa conduite, le regret de les voir trop souvent violées.Il y a là une profondeur de pensée et une fécondité d expression, qui ravissaient Pascal et Bossuet, paraît-il, sans oublier Claudel.Quoi qu\u2019il en soit, n est-il pas salutaire, au début de la journée, de raffermir ainsi notre détermina- 6 La spiritualité des prières du matin et du soir tion à observer la Loi de Dieu ?Une fois absorbés pour toutes nos tâches quotidiennes, nous serons portés à oublier telle ou telle de nos obligations morales et à dévier de la voie droite, qui est la voie du salut.Aussi est-il très important, chaque matin, de bien fixer l\u2019orientation de notre vie : cette vie humaine, dont les apparences sont souvent banales ou fragiles, mais dont I enjeu est le bonheur éternel.Le Capitule, qui suit les Psaumes, est un hommage au Roi des siècles, immortel et invisible, au Dieu unique.(I Tim., I, 17).Entre parenthèses, remarquons que la plupart des prières de 1 Office divin sont tirées ou adaptées de l Ecriture sainte : la prière liturgique est essentiellement une prière biblique.Puis, dans le Répons bref, nous supplions le Christ, Fils du Dieu vivant, d\u2019avoir pitié de nous.Après quoi, nous récitons le Confiteor : « Je confesse à Dieu.» Ayant alors obtenu la rémission de nos péchés, grâce à une contrition aussi parfaite que possible, nous sommes prêts à entreprendre notre journée de labeur, dans l\u2019amitié de Dieu et sous son regard bienveillant.Et Prime >\u2014> notre prière du matin ^ se termine par 1 Oraison suivante, qui se dit les dimanches et les jours de fêtes : « En cette heure de la présente journée, Seigneur, comblez-nous de votre amour, afin que, proclamant vos louanges par toute notre vie aujourd hui, nous goûtions sans cesse la joie véritable ».Mais, c est une autre Oraison qui se récite les jours ordinaires : « Seigneur, Dieu tout-puissant, qui nous avez fait parvenir au début de cette journée, daignez nous garder aujourd hui dans la voie du salut, afin qu\u2019en ce jour nous ne nous laissions aller à aucun péché, mais que nos paroles, nos pensées et nos œuvres tendent toujours à I accomplissement de votre Volonté.Par Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui vit et règne avec Vous, en l\u2019unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.Ainsi soit-il ! » Les Complies >\u2014\u2022 comme 1 indique leur nom >\u2014 représentent le dernier Office du Bréviaire : c\u2019est I Heure canoniale que complète et termine la journée.C est donc la prière du soir idéale.Cette prière du soir, que les clercs et les religieux font monter vers le ciel, au nom de I Eglise, rien 7 Revue Dominicaine n empêche les laïcs de se l\u2019approprier.Car, dans aucun manuel de piété, ils ne trouveraient mieux exprimés leurs sentiments religieux et leurs désirs surnaturels aux approches de la nuit.Dès le début, les Complies demandent pour nous la bénédiction divine et la double grâce « d\u2019une nuit tranquille et d\u2019une heureuse fin ».L\u2019EgI ise connaît trop I importance des dernières préoccupations du soir, leur influence sur le sommeil et les rêves, et aussi le danger de certaines tentations après les fatigues de la journée, pour ne pas élever à cette heure nos âmes au-dessus de la terre et sanctifier d\u2019avance notre repos : noctem quietam.D\u2019autre part, le sommeil est l\u2019image de la mort, et, plus que la brève étape de cette nuit-ci \u2014> et malgré la poussée communicative qui se dégage de ses pièces, le contact s établit parfois assez difficilement : il a certes trouvé un mode d expression personnel, intransigeant, et nous ne lui demanderons pas de composer avec des exigences, qui prennent un air de spontanéité, mais qui, à l\u2019analyse, révèlent une touche d artificiel : Fidèle on m\u2019appelle Fidèle parce que j\u2019ai le teint vert dit-on d\u2019une petite bête dressée dans sa serre de plomb.Filion sait fabriquer des images bien frappées, neuves, dans des perspectives aérées, humaines ; il a un don particulier de faire des titres 15 Revue Dominicaine étonnants : Miettes de vie ; Le rire cassé ; L eau claire d un voyage ; Les vies voisines ; Derrière un rideau de famille.La Collection Les Matinaux se continuera à I Hexagone, s\u2019intégrant dans le courant actuel si intéressant de la jeune poésie de chez nous.Une autre Collection, Les voix, abordera divers aspects des arts, des artistes, des œuvres, allant aussi dans une ambiance sociale et historique ; Visages d\u2019André Malraux, d\u2019André Patry, ouvre cette collection, qui promet beaucoup ; la petite étude de Patry mérite une très large diffusion : surtout qu\u2019on n\u2019aille pas la juger au nombre de ses pages (d ailleurs, à juger un volume par son épaisseur, on peut être très déçu ï) Nous y trouvons, de I Iiomme qu est Malraux, de son œuvre et de sa pensée, un aperçu amical, fidèle et engageant : une excellente introduction pour qui veut aborder Malraux ; une agréable rencontre pour ceux qui le connaissent déjà.Le travail des Editions de l\u2019Hexagone ne mérite à date que bravo î et encouragement ; permettons-Ieur seulement de continuer en nous procurant leurs livres.Présence de l\u2019absence, de Rina Lasnier, aux Editions de l\u2019Hexagone.« Il n\u2019y a pas de poésie vivante sans contact avec la vie et sans chemin passant par le cœur.La poésie intellectuelle est un monstre à tête d\u2019étoiles » Rina Lasnier.Les Editions de l\u2019Hexagone, après avoir lancé des nouvelles figures poétiques de chez nous, accueillent maintenant une académicienne de chez nous : et pourquoi pas ?Rina Lasnier, c\u2019est la maternité poétesse : quelque chose de déchirant dite par quelqu\u2019un de déchiré ; un cri, une plainte, une rose effeuillée, une absence esseulée ; la sensation très forte, physique à la fois et émotionnelle, d un certain refus, d une espèce d impossibilité, d une vertigineuse insatisfaction, d un vide qui ne sera jamais comblé, d une soif inconsolée, d\u2019un élan sans accueil ni but, d un visage sans traits, d une forme sans contours ; un cri insoutenable mais soutenu, résonnant à des profondeurs inouïes, arraché à une chair écartelée.16 La JEUNE POÉSIE CANADIENNE-FRANÇAISE Je n\u2019ai pas voulu du deuil facile des violettes Ni de la profondeur facile de l\u2019étoile au fond du puits.Nous sommes dans l'authentique.Dans le mystique.Qui donc enfanterait la douleur stérile Ce chant mis à fermenter sans levain.La maîtresse pièce de ce grand livre : Noël de la mère vieille : .Marie l parce que de votre seule blancheur vous êtes blanche Et que de ma seule usance je suis blanche.Parce que votre parole est silence de sourire Et que mes mots ne sont que rumeurs de salive.A vous seule, Marie, est né un Fils sans dureté ni dol, Mais le nœud de sa bouche sur votre sein, ce nœud défait en parole, Vous criera, Marie, que toute oreille qui entend venir le Père Est plus heureuse que cette bouche qui dévore la Mère.Et au milieu, des chansons, combien savoureuses et vertes, tristes, pimpantes et claires, douces comme ces chansons de toutes les mères du monde les soirs de consolance, le bébé dans les bras ou au sein : l\u2019enfant qui s\u2019endort : .Fontaine sans fond de la longue souvenance Mon cœur mire en larmes le rire de son visage, Naïve amante perdue au fond de son image.Tant va l\u2019eau à la fissure Tant va l\u2019amour à la blessure.Ni pour tes mains ni pour tes yeux doux, cet oiseau, Vole tant bel amour, Vole toujours plus haut, Qu\u2019as-tu entre des ailes noué le nœud du cœur ?Une poésie mûre, profonde, féconde, chargée, peut encore être une poésie jeune, une poésie de jeunes : telle est celle de Rina Lasnier dans Présence de l\u2019Absence.Et si l\u2019âme de la poétesse est insatisfaite, comme elle le doit, tel n\u2019est pas le cas du lecteur des Editions de l\u2019Hexagone ! Oui, la jeune poésie canadienne-française est en route, et sur la bonne route 1\tGuy Robert 17 Le Père Eugène Prévost II y eut dix ans le 1 er août dernier, I admirable fondateur de la Fraternité Sacerdotale et des Oblates de Béthanie s\u2019éteignait pieusement, à la manière des Patriarches, presqu\u2019au terme de ses quatre-vingt-six ans, à La Beuvrière, province d\u2019Anjou, France.N\u2019est-il pas encore temps de profiter de ce premier dixième anniversaire, pour rappeler au souvenir de ses confrères dans le sacerdoce et de tous ses dévots amis, actuels et futurs, celui qui nous semble bien être I une des plus grandes figures de prêtre qu\u2019ait produit notre jeune Eglise canadienne : Eugène Prévost, « le Père », comme aiment à le dénommer encore ses enfants spirituels ; ou, Marie-Eugène-de-Ia-Croix, de son nom de plume.C est sans contredit I une des plus pures gloires de notre terroir canadien, que ce vigoureux, prolifique et légendaire « Lion du Nord » Iaurentien.I.j\u2014 Fils du Canada français La gracieuse reine des « Pays d\u2019en haut », Saint-Jérôme, l\u2019a, en effet, vu naître le 24 août 1860, quoique la chère et noble France fut son principal champ d\u2019action pendant près de soixante ans, et le témoin de sa « précieuse mort », près d\u2019un siècle plus tard.Bon huitième d\u2019une famille de quinze enfants, un rare destin I attendait au terme d\u2019une adolescence comblée des joies d un foyer, aussi heureux que chrétien.Faut-il encore parler de « conversion » comme Eugène Prévost crut devoir le faire, après tant d autres du reste.au souvenir de ce qui n aura été qu espiègleries d enfant, sautes de tempérament, trop riche pour son milieu et plus fort que nature ordinaire ?Toujours est-il qu\u2019à l\u2019instar de celui qu\u2019il devait tant aimer plus tard : Saul de Tarse, l\u2019enfant, assez peu gâté, d\u2019un bon docteur de pays de colonisation, pourrait bien avoir trouvé quelque chose, comme un nouveau « chemin de Damas ».Lui aussi et pour toujours, il fut « saisi », à 17 ans, par le Christ Jésus, qu il n avait certes pas persécuté, mais peut-être pas assez aimé jusque-là.II fut séduit par son mystère d\u2019amour et de grandeur, et sut ne jamais se reprendre, ainsi qu avant lui, au même siècle, le Père Lacordaire.18 Le Père Eugène Prévost Un grand directeur d âmes se trouva heureusement sur sa route, comme jadis I Ananias du futur S.Paul : M.Lecocq, de Saint-Sulpice, pour discerner les voies de la grâce et I appel d\u2019En-Haut, en ce jeune philosophe épris à fond d Eucharistie.Plus de vingt ans avant le décret de S.Pie X sur la communion fréquente, quotidienne, le sagace directeur ne craignait pas de donner tous les jours le Pain des anges et des forts à Eugène Prévost, adopté comme servant de messe privée.Et il ne crut mieux faire que de le diriger, avec autant de sagesse que de désintéressement, vers Tunique Institut voué totalement au culte de Jésus-Hostie, celui du Saint-Sacrement du Père Eymard.Accepter une telle décision voulait dire I exil, puisqu alors et pour des années encore, nul rejeton de ce jeune arbre, aujourd hui florissant jusque chez nous, ne se trouvait au pays de Québec.Mais de quels sacrifices n\u2019était pas capable à 20 ans, ce grand fervent de 1 Hostie ! II.*\u2014 Religieux du Saint-Sacrement Faisant le saut dans I inconnu, Eugène Prévost part donc pour la France.Il est le tout premier Canadien pur sang à se donner, corps et âme, pour une autre vingtaine d années au moins, à I Institut du Saint-Sacrement.Né apôtre de toute belle cause qui pourrait le solliciter, le fervent novice devenu profès en 1883 ne se contente pas d adorer, jour et nuit, Jésus voilé en son mystère d\u2019amour par excellence.Tout jeune Père, il trouve le moyen de Lui susciter, par dizaine de milliers, jusqu à 46 000, des prêtres adorateurs et réparateurs.III.#\u2014 Fondateur Mais parvenu à cette maturité d\u2019esprit qui, chez des hommes marqués pour un plus grand destin, peut se situer vers la quarantaine, un appel nouveau se fait entendre, clair et fort, comme celui d\u2019une mission de salut à accomplir.C\u2019est que, a-t-il vu, le culte de Jésus-Hostie ne va pas sans celui de Jésus-Prêtre.Et qu aussi bien, en ses nombreuses randonnées pour le recrutement de ses chers adorateurs, Eugène Prévost, 19 Revue Dominicaine S.S.S.a pu voir et sentir à fond les besoins de beaucoup de prêtres, un peu comme quelque vingt ans plus tôt, une autre généreuse servante du sacerdoce : Mère Marie-Léonie, fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte-Famille.Toutes les œuvres qu\u2019il fallait, pense-t-il, sont nées et fleurissent dans l\u2019Eglise, pour venir en aide aux misères bumaines des gens du monde.Mais il ne s\u2019en trouve guère pour secourir les nécessités, non moins urgentes, du sacerdoce.De même donc que I bumble, mais bien méritante Mère Léonie, en fondant son Institut d\u2019auxiliaires du clergé, vient à son secours pour I aider à assurer sa relève, de même aussi faut-il qu un autre enfant du Canada français sacrifie sa première vocation, pour alléger le prêtre, devenu âgé ou malheureux, du poids des ans et d\u2019autres plus grandes infortunes encore.Ainsi que la sainte Eglise l\u2019a si souvent permis à d\u2019autres religieux, sortis d\u2019une première famille religieuse pour en fonder une autre, qu appellent de pressants besoins, fort de l\u2019appui du pape alors glorieusement régnant, le grand Léon XIII, le Père Eugène Prévost se met à pied d\u2019œuvre pour lui donner l\u2019institut qu\u2019exige les besoins du prêtre.II imagine une vraie fraternité sacerdotale qui entend joindre au culte de l\u2019Hostie, toujours aimée et adorée, le jour sinon la nuit, le service des prêtres âgés, infirmes, besogneux enfin et de toute manière.L\u2019institut ainsi conçu et lancé sera du reste bientôt doublé d un autre qui le doit aider et compléter, sur les plans eucharistique et domestique à la fois, celui des Oblates de Béthanie.Tout en gardant à sa première famille religieuse une estime et un amour qui ne connaîtront jamais d\u2019éclipse, Eugène Prévost a conscience d\u2019entrer dans sa vraie et définitive voie.Il est tellement convaincu d accomplir ainsi le Vouloir divin, que rien ne pourra l\u2019en faire dévier au cours du demi-siècle ou bien près, qu\u2019il lui reste à œuvrer et à lutter.Car à lui, pas plus qu\u2019à tous ceux que Dieu a pu choisir pour père d une grande famille \u2014 comme jadis Abraham ^ les épreuves classiques ne devaient pas manquer.Maladies qui torturent presque continuellement son homme, incompréhensions, attaques en ce qu\u2019il peut y avoir de plus cher, tout lui est venu, et de la part de gens de bien, assez haut placés 20 Le Père Eugène Prévost parfois I Sans cloute, n a-t-il pas été un délaissé comme le Père Basile Moreau, ni un martyr du silence comme une Mère Marie-Anne ; mais il connut tout de même, comme son « clier Jésus », ce qu un abandon peut avoir parfois de crucifiant.Nous pensons à Léonie, cette sœur benjamine, formée par ses soins et choisie comme pierre d assise de ses chères Oblates, qui l\u2019abandonne et s\u2019en va avec toutes ses compagnes \u2014> puis consciente et librement réalisée chez I adulte qui prend position, même s\u2019il s\u2019aperçoit que son choix, pour n\u2019être pas toujours judicieux, crée un conflit entre celui qu\u2019il est et celui qu\u2019il voudrait être.A n\u2019importe quelle époque de sa vie il se trouve à une croisée de chemins qui le mènent à une réalisation possible de sa personnalité, précisément parce que son comportement n est pas automatique, qu il est libre, et que cette possibilité de choisir entre des voies divergentes prouve une influence directe et non une transformation de forces libidinales ou une manière de résoudre à tout prix un conflit névrotique.S il avait le désir de vouloir revenir à ses plaisirs infantiles, la censure morale et sociale le rappellerait aux réalités.L homme individuel possède plus que cette liberté tronquée.S\u2019il est très réel que dans toute construction individuelle, il existe toujours des réminiscences d expériences infantiles, le psychisme adulte acquiert des contenus nouveaux totalement différents.Définitivement, l\u2019évolution individuelle se situe au niveau de I intégration de ces deux tendances : renoncer à l\u2019enfance pour acquérir les formes adultes, combattre l\u2019enfant pour conquérir I homme.La situation conflictuelle chez le sujet normal se présente donc sous une autre forme que celle du refoulement.L\u2019interprétation psychanalytique ne peut mésestimer cet aspect essentiellement « neuf » du problème et le considérer encore comme la manifestation de désirs primitifs sous un autre masque.Deuxième point qui ne peut passer inaperçu.\u2014 Dévolution indi- Revue Dominicaine viduelle normale s effectue dans le sens d un progrès et d un succès.Qui nous autorise à croire que I individu peut faire ce choix ?parce qu\u2019il a besoin d être rassuré et satisfait et qu il agit jusqu\u2019à ce qu\u2019il parvienne à cette satisfaction.C est pourquoi un échec ne I arrête pas dans ses élans.Celui qui multiplie les expériences sans un résultat intéressant n\u2019est pas systématiquement un émotif instable ; il peut représenter le type clas-sique de celui qui recherche sa personnalité définitive et ne se contente pas d une moyenne ou d une médiocrité.Une fixation sans compromis-Nombreux sont ceux qui n\u2019ont pas cette ambition.Ils doivent en sion revanche se contenter d une relative paix de I âme qu ils défendent avec beaucoup de difficultés, cachés derrière des principes.Le besoin de détente intérieure est justifié par cette quête éternelle de I individu et contre son angoisse, besoin essentiellement adulte qui prime les tendances infantiles perdant leur force attractive, parce que considérées insuffisantes, non par « refoulement » mais par libre choix entre ce qui était bien et ce qui est supérieur.Choix spontané ou développé sous certaines influences, auquel on peut opposer les cas d habitudes ancrées que rien ne semble pouvoir changer, parce que revêtant des formes plus ou moins pathologiques.Ici 1\u2019individu obéit à un mécanisme inconscient qui empêche l\u2019élimination normale de toute forme de médiocrité.Ne sont pas rares ceux qui ont conscience de leur médiocrité en étant incapables d y échapper.L\u2019analyste tiendra compte de ce fait mais n essayera pas de le chasser par un autre fait qui ne sera qu un signe sensible.Il devra lui opposer une « aspiration », un besoin de « valeur ».On ne cherche pas à éliminer un plaisir en apportant systématiquement un autre plaisir.Pour être suivi et efficace, il faut que cet autre représente un progrès et un besoin supérieur.II ne s\u2019agit pas encore de refoulement mais de l\u2019acceptation d\u2019un objet de valeur, au détriment d un autre qui n en a pas.Distinction essentielle dans le domaine de I éducation actuelle où certains éducateurs ont la hantise de ne rien refuser à I enfant pour ne pas avoir la hantise du « refoulement ».Phénomène d une évolution normale dont les formes doivent être rigoureusement adaptées aux besoins 30 Psychanalyse et évolution individuelle de chaque étape de la vie individuelle.Besoins autant sociaux qu\u2019organiques, les premiers n étant pas considérés, selon I habitude, comme les rejetons des autres, puisque la psychologie est l\u2019étude de l\u2019organisation de toutes les fonctions individuelles ; fonctions acceptables non à l\u2019intérieur de l\u2019individu mais par rapport à l\u2019individu au milieu du monde, puisqu\u2019il est avant tout un être social qui ne se caractérise et ne s identifie que par sa manière d\u2019être et d agir avec autrui.Même ses relations sexuelles, étudiées psychologiquement, ne font pas 1 objet d une justification d\u2019une fonction organique, très évidente, mais bien d un comportement vis-à-vis d\u2019une autre personne, de cette nécessité d une forme positive ou négative vis-à-vis de l\u2019autre.L\u2019importance pratique de cette option est contenue dans une signification scientifique abordée par I analyste : la source de tout acte humain, normal ou anormal, ne peut être considérée qu\u2019en fonction de l\u2019unité de la personne et non d une partie des besoins fondamentaux.Est-ce un symptôme obsessionnel que celui qui hante le sujet défendant une théorie, par ailleurs optimiste, alors qu\u2019il a l\u2019ambition d\u2019être fidèle à soi-même et de se maintenir dans ce rôle, calqué sur un idéal, jusqu\u2019à ce qu\u2019il ait conquis cet idéal ?Les êtres poursuivis par cette continuité vivent des expériences enrichissantes d\u2019où est exclu le sentiment d insécurité, d inquiétude, d angoisse, de vide, d\u2019isolement.Ils délectent avec une joie sans mélange leur maintien à un niveau social appréciable, société à laquelle ils participent, à laquelle ils ont conscience d apporter quelque chose de sain.Ils ne doutent pas qu\u2019ils « comptent » pour la collectivité, plaisir correspondant, mais sous une forme plus justifiable, à celui déterminé par la tendance au sentiment de communauté cher à Adler qui a su prouver que le manque de confiance en soi, au cœur de la collectivité, était responsable de 1 hésitation, de I incertitude, des restrictions devant l\u2019amour.Craindre de se donner soi-même, c\u2019est craindre à l\u2019avance que l\u2019autre se donne incomplètement.Dans ce même sens, on peut dire que I intégration ne peut être possible, achevée, que si la collectivité en vaut la peine, si I ordre est valable et immuable.Quel désespoir pour celui qui n est pas convaincu 51 Revue Dominicaine de cet ordre immuable à notre époque de contradictions, de contacts déroutants, déracinant brutalement des mœurs, des traditions, des principes auxquels on s\u2019était toujours accroché comme à un article de foi.II n y a plus de place pour le doute devant une existence devenue aussi absurde : qu elle que soit sa vie, ne répond-elle pas à une réalité invisible, ne correspond-elle pas à une manifestation évidente d\u2019un monde auquel on est absolument lié?L étude de I origine des névroses est associée à cette perte de contact significatif avec l\u2019univers visible et invisible.Privé de ce contact de cette petite fille espérance à laquelle il s\u2019était identifié l\u2019individu n\u2019est plus rien (l\u2019idéal transcende d\u2019autant plus son homme qu il incarne une valeur supérieure).La négation systématique de son unique raison de vivre (même si elle prend des formes variées selon les individus) reviendrait à dire que l\u2019expression humaine est une lamentable illusion.Or, pour ceux qui, dans leur conscience, ont expérimenté l\u2019ordre vrai des choses, chaque point d\u2019interrogation devient un symbole divin.Ils n\u2019entrent pas en conflit avec la réalité, étant capables de percevoir objectivement le monde ; progression infinie dont le terme est, psychologiquement, une parfaite identité avec l\u2019idéal et, pour un chrétien, son visage pensé par Dieu.André La Rivière psychologue et psychanaliste consultant 32 Le service social communautaire L\u2019organisation communautaire est celle des trois méthodes fondamentales du Service social qui se situe au niveau des collectivités.Elle partage des principes de base communs avec ses deux méthodes sœurs, le service social personnel et celui des groupes.La dimension et le genre des problèmes qu\u2019elle doit aider à résoudre désintégration sociale, inégalité constante entre les ressources et les besoins, urbanisation trop rapide et les innombrables difficultés qui en résultent ont cependant contribué à lui donner une individualité propre.Nature Jusqu\u2019à ces dernières années, la nature exacte de 1 organisation communautaire était demeurée plutôt obscure.Des études approfondies permettent maintenant d\u2019en mieux connaître les éléments distinctifs, mais, comme c\u2019est le cas pour toute profession nouvelle, personne n est encore en mesure d\u2019en fournir une définition qui soit à la fois concise et unanimement acceptée.Il reste quand même possible de la décrire à partir des traits qui lui sont le plus généralement reconnus par ceux qui la pratiquent.La tentative la plus récente en ce sens est celle de Mirray G.Ross de l\u2019Université de Toronto qui décrit l\u2019organisation communautaire comme étant « le processus par lequel une communauté identifie ses besoins et les moyens de les satisfaire, en établit l\u2019importance relative, développe le désir d\u2019une action positive, soutient sa volonté de réussir dans ses efforts, trouve les ressources disponibles et potentielles conformes à son objectif, passe finalement à 1 action et, ce faisant, développe en son sein des attitudes et des pratiques de coopération et de collaboration » \\ La communauté, au sens où 1 emploie Ross, peut être politique ou économique, urbaine ou rurale, géographique ou fonctionnelle ; dans ce dernier cas, elle groupe tous les gens qui partagent quelque tâche ou intérêt communs.L organisation communautaire, telle que décrite, im- 1.Ross, Murray G.: Community Organization : Theory and Principles, p.39, Harper, New York, 1955. Revue Dominicaine plique aussi une prise de conscience de la part de cette communauté, une compréhension précise de ses besoins, une connaissance réelle de ses ressources et surtout le désir d agir d une façon et vers un but qu\u2019elle-même choisit.Le résultat de ce processus n est pas seulement la réalisation de tel ou tel projet particulier ; par son action libre et réfléchie, la communauté accroît sa capacité d entreprendre d autres projets coopératifs et peut s acheminer vers une intégration communautaire que les conditions de vie du XXe siècle ont souvent considérablement affaiblie.Evolution Historiquement, 1 organisation communautaire est née du souci de coordination qui anima le Charity Organization Society, aux Etats-Unis, à la fin du siècle dernier.L abondance relative des agences sociales que 1 on retrouve aux origines du service social moderne provoqua inévitablement des duplications de services dans certains secteurs de l\u2019assistance.Cela était d autant plus regrettable que d autres domaines en étaient totalement dépourvus.A.la nécessité d une coordination entre les services d assistance s ajouta donc pour les travailleurs sociaux d\u2019alors la préoccupation de ne pas négliger les secteurs où les problèmes, quoique nombreux, n attiraient pas, faute de fonds ou de connaissance, toute l\u2019attention qu ils auraient méritée.Cet effort de planisme ne s arrêta pas là.Par la force des choses, on en vint bientôt à examiner et parfois à mettre en doute la qualité du service fourni par certaines agences.De là à tenter de le réformer, il n y avait qu un pas.On le franchit avec la fondation, toujours aux Etats-Unis, des Councils of Social Agencies et des Community Welfare Planning Councils, que I on compte aujourd\u2019hui par centaines et auxquels correspondent au Canada nos divers Conseils d Œuvres.Leur tâche exacte se précisa graduellement ; au mouvement initial de coordination, s allièrent le planisme, puis la recherche sociale.Dirigés d abord par des bénévoles, ces Councils firent peu à peu appel à des travailleurs sociaux dont I expérience permit l\u2019élaboration de ce qui allait devenir une méthode nouvelle de service social possédant ses propres techniques et ses fonctions distinctes.34 Le Service social communautaire Par ailleurs, dès 1873, commençait à Liverpool, Angleterre, pour être imitée aux Etats-Unis, une quinzaine d années plus tard, une entreprise qui influença tout le développement ultérieur de l\u2019organisation communautaire.Cette initiative touchait le financement du bien-être social au plan privé et provoqua la fondation des organismes que nous connaissons aujourd\u2019hui sous le nom de Community Chests.Au Canada français, ils portent le nom de Fédérations d\u2019Œuvres et sont souvent alliés à un Conseil d\u2019Œuvres.Ces Fédérations qui dépassent la soixantaine dans notre pays ont, aux yeux du public, surtout pour but de mettre un frein à la multiplicité des campagnes charitables annuelles.Pour accélérer cette tendance à l\u2019unité d\u2019action, plusieurs Community Chests américains se sont, depuis quelques années, transformés en United Funds ou Fonds Unis et groupent, ou essaient de grouper, dans leurs villes particulières, toutes ou la plupart des grandes causes nationales et traditionnellement indépendantes, comme le Cancer, la Polio ou la Croix-Rouge.Aux Etats-Unis, ces United Funds sont au nombre de 821 et, de concert avec les quelque 1 600 Community Chests d importance variable qui secondent leur travail, ont réussi en 1955 à recueillir l\u2019énorme somme de $550 000 000.00.Au Canada, dans la même période, les campagnes de nos Fédérations récoltaient la somme approximative de $17 000 000.00.Par rapport à la population canadienne et bien que nos Fédérations ne soient pas aussi nombreuses, ni aussi développées que celles de nos voisins américains, cette somme considérable démontre la force du mouvement.Le fonctionnement de ces organismes révéla aux travailleurs sociaux les avantages éducationnels et financiers d une publicité bien organisée.Leur existence contribua aussi grandement à intéresser le public en général au vaste domaine du bien-être social.Fonctions Les organisateurs communautaires ne s entendent pas tous sur le nombre exact des fonctions propres à leur profession.D aucuns ont été jusqu\u2019à en suggérer douze ou quinze.En réalité, lorsqu elles sont soi- 35 Revue Dominicaine gneusement analysées, on peut les ramener à six sur lesquelles l\u2019accord est assez général pour qu elles soient considérées comme processus de base.Nous les avons déjà implicitement signalées dans notre court rappel historique.Ce sont : le financement des agences privées de bien-être, leur coordination, les relations publiques, la recherche, le planisme ou « planning » et la création de nouveaux services.II n existe pas d ordre pré-établi de priorité entre ces processus car leur importance relative est appelée à varier selon les conditions particulières de chaque communauté.L organisation communautaire, dans ses fonctions de financement, est tout d abord orientée vers le secteur privé du bien-être social mais ne doit pas, pour cela, être indifférente au domaine public.On peut discerner les techniques de I organisation communautaire dans la mise sur pieds et le fonctionnement des Fédérations d\u2019Œuvres.Que I établissement d\u2019une Fédération exige de la part des travailleurs sociaux qui en prennent la responsabilité une somme imposante de qualités diplomatiques, de compréhension, de patience et de savoir-faire professionnel, tout le monde est d\u2019accord pour le concéder.Le travail d interprétation auprès des dirigeants d agences peut être ardu si les avantages de la coopération ne sont pas clairement visibles ou si les agences peuvent se procurer des fonds autres que ceux provenant de la Fédération.La difficulté est la même auprès d un public non préparé à ce genre de « charité organisée ».Le bon fonctionnement d une Fédération présuppose aussi toute I organisation de la campagne annuelle, de la publicité et des divers comités.II s agit là d un travail de longue haleine qui ne peut s effectuer dans les deux seules semaines de la campagne proprement dite.L entreprise de financement des agences sociales est grandement facilitée si elle s effectue conjointement avec les autres activités propres à I organisation communautaire.Inutile, enfin, d\u2019appuyer sur la nécessité d une collaboration étroite entre la Fédération et Conseil d\u2019Œuvres lorsque ces deux organismes sont établis séparément.Pour être pleinement efficaces, ils doivent aller de pair.La coordination, dont la responsabilité incombe plutôt aux Conseils Le Service social communautaire d\u2019Œuvres, est l\u2019ensemble de ces relations coopératives existant ou devant exister entre les agences, organisations et individus d une communauté donnée et visant à une réalisation plus complète des divers buts du bien-être social.Cette coordination tend à I\u2019barmonisation des services sans leur faire perdre leur autonomie et augmente l\u2019efficacité totale des services sociaux de la communauté.La fédération des agences sociales aide à réaliser des économies par sa centralisation des efforts et sa rationalisation de la publicité.Cependant, la coordination implique presque toujours des dépenses additionnelles ; dans les grandes villes, elle conduit à l\u2019établissement d un Conseil d Œuvres, dont le personnel si restreint soit-il, doit être rémunéré.Les bienfaits de la coordination sont d\u2019un ordre moins tangible que celui des épargnes financières.Elle n\u2019en reste pas moins très désirable, ce qu ont d ailleurs compris les autorités civiles et religieuses, ainsi qu une bonne coucbe de la population de nombreuses communautés.Bien que la coordination soit une nécessité sociale de notre époque, certains facteurs entrent en ligne de compte dans son établissement et le professionnel de I organisation communautaire serait mal avisé de les négliger.Par exemple, la structure de divers services peut ne pas s y prêter ; l\u2019absence de contacts physiques entre les agences et leur différence de prestige peuvent handicaper le processus de collaboration ; la mentalité elle-même de la communauté peut constituer un obstacle aux efforts en ce sens.Les relations publiques correspondent au concept américain de public relations et se rattachent au problème général de I interprétation des services sociaux auprès du public.Elles sont destinées à augmenter la compréhension que celui-ci peut avoir des agences sociales et de leur rôle.Un prestige social rehaussé en résulte souvent pour ces agences ou fédérations d\u2019agences, facilitant ainsi leurs campagnes charitables futures.Lorsque cette activité est spécifiquement orientée du côté de I appel financier, elle tend à porter le nom de publicité.Malheureusement, cet instrument d interprétation n a pas toujours 37 Revue Dominicaine été utilisé à sa pleine mesure.Beaucoup de pionniers du service social croyaient que la nature charitable de leur tâche et l\u2019abnégation dont ils faisaient preuve étaient suffisantes pour amener le public à contribuer de leur temps ou de leur argent à leur œuvre sociale.L\u2019expérience démontra que leur espoir n\u2019était pas toujours fondé.Cet état d\u2019esprit n\u2019a pas complètement disparu mais, de plus en plus, les Conseils et Fédérations d Œuvres utilisent des méthodes modernes de relations publiques.A noter qu il existe dans ce processus d organisation communautaire une part d\u2019éducation populaire où les brochures, les conférences, les affiches, la radio, la télévision et le film ont un grand rôle à jouer.La recherche en organisation communautaire est devenue un instrument de travail indispensable.Son but premier est d\u2019apprécier les besoins sociaux de la communauté et d\u2019évaluer les ressources disponibles ou potentielles capables de les satisfaire.Elle s effectue surtout au moyen du survey.La recherche est aussi en mesure de fournir des critères sur lesquels les comités de budget des Fédérations peuvent se baser dans l\u2019allocation des fonds à leurs agences membres.D\u2019autres critères, scientifiquement déterminés, aident les Conseils d Œuvres à juger les normes de service des agences et, si le besoin s\u2019en fait sentir, de travailler à leur amélioration.Des organismes nationaux, comme la United Community Funds and Councils of America et le Conseil Canadien du Bien-Etre, conduisent la recherche sur un autre plan.Là, on s\u2019interroge sur les montants totaux versés annuellement aux Fédérations, sur leur composition, sur le nombre et la qualité des donateurs, sur les tendances de la contribution publique et sur {\u2019efficacité des techniques de sollicitation.Des rapports en sont régulièrement publiés.Ils tiennent les organisateurs communautaires au courant des tendances et du progrès et les aident à orienter leur action.A cause de l\u2019interdépendance de tous les éléments d\u2019une société moderne, l\u2019objet du planisme est complexe.Pour l\u2019organisateur communautaire, il est l\u2019art de prévoir.II consiste en l\u2019adaptation rationnelle, 38 Le Service social communautaire réaliste et dynamique des moyens disponibles aux buts à atteindre et se situerait peut-être entre la coordination et la planification.Dans un monde qui évolue aussi vite que le nôtre, les problèmes naissent rapidement.Le planisme doit les anticiper et, autant que possible, les résoudre ou, du moins, les atténuer avant qu une crise ne force les organismes de bien-être à agir trop bâtivement.En suggérant des mesures préventives adéquates, il peut empêcher la désintégration sociale ou la paupérisation de certaines couches de la population ; il peut protéger la santé publique, promouvoir un urbanisme sain, etc.Le planisme peut s\u2019effectuer en fonction des personnes, des groupes, des territoires, des ressources physiques, des agences et des organisations, aussi bien qu\u2019en fonction des problèmes sociaux proprement dits.Un aboutissement fréquent du planisme est la création de nouveaux services de bien-être.Cette fonction de I organisation communautaire est la conséquence logique d une connaissance accrue des besoins sociaux.Bien que souhaitable à priori, elle rencontre souvent 1 apathie ou I hostilité d une partie plus ou moins considérable de la population.Encore plus difficile et délicate est la dissolution des services rendus désuets par I évolution sociale.Point n\u2019est besoin d insister sur le tact que le travailleur social doit déployer pour mener à bien une telle initiative.Quand ce travail de réforme est plus radical ou qu il se place sur un plan législatif, il tend à porter le nom d\u2019« action sociale ».Certains auteurs la considèrent plutôt comme une méthode auxiliaire du service social et la voient comme une responsabilité commune à tous les travailleurs sociaux.Pour d\u2019autres, elle est tout simplement l\u2019aboutissement normal de I organisation communautaire.Structure Si on 1 interprète au sens large, I organisation communautaire semble une méthode couramment employée.C est ainsi que les Chambres de Commerce, les clubs sociaux, les groupements patriotiques ou religieux, les organismes politiques, les syndicats ouvriers, en un mot toutes 39 Revue Dominicaine les associations librement formées au sein d\u2019une collectivité quelconque pratiqueraient I organisation communautaire dans la mesure où leur action indivi duelle ou conjointe favoriserait le bien-être général de la communauté.En réalité, tous ces organismes, en tant que représentant chacun une partie de la population, peuvent participer au processus d\u2019organisation communautaire, mais ce serait aller un peu trop loin que de leur en confier la tâcbe exclusive.Cell e-ci relève, au plan local, d abord des Conseils d CEuvres qui, par définition, sont des corps représentatifs de toute la communauté et non pas seulement d\u2019un ou de quelques segments de la population.Aux Conseils d CEuvres se rencontrent les agences sociales, dépendant ou non de la Fédération, les mouvements organisés de la communauté comme ceux que nous avons mentionnés et la population en général.Pour être conformes aux principes de l\u2019organisation communautaire, ces Conseils doivent, autant que possible, refléter la communauté dans sa composition et sa mentalité.Ce sont eux qui, après consultation et discussion entre les délégués des agences, mouvements et groupements de la communauté, s\u2019en font les porte-parole et se livrent aux activités énumérées ci-dessus.Les besoins de financement et surtout de coordination, interprétation, planisme et création de services ne se bornent pas au plan local.Des organismes régionaux, nationaux comme le Conseil Canadien du Bien-Etre, ou internationaux comme I\u2019UNESCO, TOIT ou l\u2019OMS, peuvent aussi bénéficier des ressources de I organisation communautaire.Certes, dans ces cas, I envergure de l\u2019action est plus grande, mais les processus de base restent les mêmes.L interaction et le cbevaucbement constants des quatre paliers >\u2014> local, régional, national et international exigent qu\u2019à la coordination horizontale s ajoute une action verticale.L organisation communautaire assure ici la communication, la consultation et l\u2019échange de vues entre les paliers et voit à ce que le mouvement soit libre et s\u2019effectue dans les deux directions.40 Le Service social communautaire A quelque niveau que ce soit, le travail de représentation suppose, chez les délégués, la connaissance au moins élémentaire des processus et techniques de l\u2019organisation communautaire.Notons qu à cause de leur formation poussée, les travailleurs sociaux personnels et de groupe peuvent éventuellement être appelés à prendre des responsabilités d organisation communautaire.Quant à I organisateur même, il évolue à 1 intérieur des structures décrites, mais, pour une action fructueuse, doit souvent y adapter certaines techniques tirées des autres méthodes du service social.La spécialisation, en service social, est donc plutôt relative qu\u2019absolue.Rôle de l\u2019organisateur communautaire Dans un domaine aussi complexe et parfois aussi déroutant que celui où se placent les institutions responsables de I organisation communautaire, le rôle du travailleur social en est un où les ressources professionnelles doivent s\u2019agencer aux qualités naturelles d intelligence, de jugement pratique et de diplomatie.Ce rôle est triple.L\u2019organisateur communautaire, bien qu employé par un Conseil ou une Fédération, est en premier lieu un guide auprès de sa communauté.111 aide à prendre conscience d elle-même et à clarifier ses problèmes, à trouver ses propres solutions et les moyens de les appliquer ; il ne commande, ni ne s impose ; il respecte les désirs, les droits et les traditions de la communauté où il agit ; il ne cherche pas seulement à résoudre un problème particulier, mais vise aussi à réaliser I intégration sociale par le développement de dispositions coopératives au sein de la population.II peut prendre I initiative de 1 effort, mais le fait plutôt en stimulant les personnes et les groupes qu il rencontre et avec lesquels il travaille.II doit toujours garder son objectivité, accepter la communauté telle qu elle est sans pour cela l\u2019approuver, rester neutre sans être indifférent, s\u2019identifier à la communauté en général et non à un groupement particulier.Quand il lui faudra prendre position, sa prudence professionnelle lui dictera les modalités et les conditions de I attitude à 41 Revue Dominicaine choisir.Malgré certaines situations tendues, il devra éviter l\u2019opportunisme étroit.Pour rendre un rôle aussi délicat plus facile à tenir, il peut occasionnellement interpréter sa fonction aux groupes, à leurs délégués et aux comités, réunions ou conferences ou il agit en qualité de professionnel.Comme agent dynamique au sein des comités, instruments de hase de I organisation communautaire, il aide les participants à situer les problèmes, a verbaliser leurs sentiments, a les rendre conscients que d autres pensent comme eux, à entretenir l\u2019idée qu\u2019« on peut faire quelque chose », a encourager I organisation et la mobilisation des énergies disponibles dans la communauté comme étant les seuls moyens pratiques d action.L organisateur communautaire est aussi celui qui ramène diplomatiquement I ordre dans les discussions et réunions ; il surveille les tangentes dangereuses et les efforts inutiles, retient l\u2019attention sur le problème central, canalise les idées et surtout voit à ce qu une action efficace soit entreprise.Par son savoir-faire, ses connaissances et ses relations personnelles amicales avec tous, il devient en quelque sorte 1 expert vers qui se tournent les comités, leurs membres et les personnes intéressées au processus général d intégration communautaire.Dans cet aspect de son rôle, il présente les faits, les interprète, éclaire, conseille, mais ne dirige pas.La décision d agir incombe en définitive à la communauté dont les représentants aux Conseils d CEuvres ou de Bien-Etre surveillent l\u2019intérêt général et travaillent à sa réalisation.Grâce à sa formation, le professionnel diagnostique la communauté, mais est prérequise à ce jugement la connaissance de ses ressources, de sa mentalité, de sa structure socioéconomique, des groupes éventuellement hostiles ou favorables et des formes de I action à prendre.L organisateur communautaire doit aussi posséder certaines aptitudes à la recherche sociale et être informé des initiatives des autres communautés, ainsi que de leurs projets pratiques.Il doit être familier avec les méthodes, les techniques et les procédures de I administration.Il doit surtout maîtriser I art d intéresser les gens aux travaux des 42 Le Service social communautaire comités, encourager et faciliter leur participation.Pour y arriver, il lui faut à tout prix éviter, malgré sa susceptibilité, sa compétence ou son impatience, de présenter ses propres conclusions comme solutions finales.Organisation communautaire et démocratie De par sa nature même et avec les principes et les techniques que nous lui connaissons, l\u2019organisation communautaire authentique n est possible et praticable que dans un contexte social où les libertés fondamentales de l\u2019homme sont respectées.Elle présuppose, de la part des membres d une société quelconque où elle veut agir, le pouvoir de disposer d eux-mêmes comme ils 1 entendent et de chercher eux-mêmes la solution à leurs propres besoins sans intervention autoritaire gouvernementale ou autre.Elle canalise les velléités individuelles d action des membres d\u2019une communauté vers la réalisation de leurs propres aspirations.Elle donne aux individus et aux groupes isolés dans une société complexe un moyen efficace de faire entendre leur opinion sur les problèmes qui les touchent.Elle leur présente surtout, peut-être comme nulle part ailleurs, la possibilité pratique de mobiliser les ressources sociales aptes à les résoudre.On ne dirige pas l\u2019organisation communautaire d en haut ; elle s\u2019effectue par l\u2019action concertée de citoyens libres.Née dans la démocratie, l\u2019organisation communautaire, du fait qu elle existe et est agissante, la sauvegarde et la réalise pleinement.Claude Morin Professeur d.\u2019Organisation communautaire Ecole de Service social, Université Laval, Québec.45 Le sens des faits La fête des malades, fête de la fraternité entre bien portants et infirmes II y a cinq ans, cette année, que cette fête a été propagée dans le public.Son institution a été sanctionnée officiellement par le Lieutenant-Gouverneur de la Province de Québec, I\u2019Honorable Gaspard Fauteux, avec I assentiment du gouvernement provincial.Depuis le jour où, pour la première fois, on a célébré cette fête, bien des malades et même des bien portants nous ont écrit leur contentement, et demandé que ce jour de vraie fraternité entre bien portants et malades revienne chaque année, en février, époque très dure et très monotone dans la vie de tous les affligés.Sans doute la visite aux malades existait déjà ; mais les malades dans les hôpitaux, dans les hospices, dans les sanatoriums, et au foyer n avaient pas un jour spécial pour rappeler aux bien portants leurs devoirs envers I humanité souffrante.Ils n avaient pas ce jour de fête qui apporte des joies aux malades, et aussi aux bien portants tout joyeux d avoir fait du bien à leurs frères souffrants, en leur apportant des cadeaux.Dans des articles précédents j ai insisté beaucoup sur la valeur sociale de cette fête.J y reviens encore cette année.Les patrons, les employeurs, les gérants de magasin et aussi les contremaîtres, les chefs de service, devraient à I occasion de cette fête, aller visiter leurs employés malades, et surtout les moins fortunés.En plus des joies mutuelles, chez le malade et chez I employeur, le principal avantage irait à I employeur ; car le malade lui garderait pour longtemps une reconnaissance effective.Une fois revenu à la santé, cet employé s empresserait avec amour de retourner à sa maison de travail, et de satisfaire son employeur par un ouvrage toujours bien fait.L\u2019employé s attacherait à cette maison d affaires ou de commerce ; et ainsi par ses nombreuses années d expérience dans le même milieu de travail, cet employé deviendrait très précieux aux autorités de la maison.Un patron ou un gérant qui a du cœur aimera aussi à visiter ses vieux employés qui en raison des infirmités de leur âge ne peuvent plus travailler et qui vivent retirés à leur foyer ou dans un hospice.Ce serait là certainement l\u2019une des plus grandes joies de ces vieillards imnotents de revoir leur employeur et de rappeler des souvenirs de ce milieu de travail où ils ont dépensé leurs forces durant les meilleures années de leur vie.La fête des malades veut être un ralliement, une rencontre des bien portants avec les malades ; les bien portants ont ainsi une occasion unique Le sens des faits et pratique d accomplir un devoir fondamental de la vie chrétienne recommandé par l\u2019Evangile ; et les malades trouvent ainsi une grande joie de voir que leurs parents et leurs amis pensent vraiment et effectivement à eux dans leur affliction.\tt On a suggéré l\u2019hiver pour l\u2019institution de cette fête, parce que c est la saison froide qui est la plus dure et la plus monotone pour les malades de toutes sortes, qu\u2019ils soient alités dans les hôpitaux ou à leur propre foyer.Combien de fois on entend cette phrase sur les lèvres d\u2019un malade : « Si l\u2019hiver peut passer ».Et c\u2019est là une des notes caractéristiques de cette fête nouvelle, d\u2019apporter du soleil aux hospitalisés, à une époque où celui-ci se montre plutôt économe de ses rayons.La fête des malades veut être aussi une occasion de rencontres heureuses et fécondes, entre membres d\u2019une même famille.Hélas î il n\u2019est pas rare de rencontrer des familles désunies pour différents motifs, parfois les plus insignifiants.Alors en participant activement à cette fête, en oubliant leurs querelles, en allant visiter ce frère ou cette sœur malade pour qui ils ont gardé de la rancune, ils apportent beaucoup de bonheur à ce parent malade et ils se procurent à eux-mêmes la joie profonde du pardon.Après son départ on entendra tel ou telle malade dire avec une grande joie : « J étais donc content d avoir cette visite ; il y a si longtemps qu il me boudait.» Enfin, cette fête nous aide à mieux vivre dans cette idée de fraternité universelle, voulue dans le plan divin sur l\u2019humanité.On ne rappelle pas encore assez souvent à nos chrétiens cette vérité fondamentale de notre religion, si souvent prêchée par saint Jean et saint Paul, que nous sommes tous frères, et tous fils du même Père.Ce paralyticiue que l\u2019on voit marcher difficilement, c est mon frère ; ce tuberculeux allongé dans sa chaise longue, c est mon frère ; ce cancéreux qui ne peut plus s\u2019alimenter, c est mon frère ; ce grand rhumatisant aux doigts croches, aux difformités visibles, c est mon frère ; tous ces vieillards qui sont dans les hospices, ce sont mes frères.La fête des malades nous fait vivre d une façon pratique cet enseignement de Notre-Seigneur, i.e., notre fraternité universelle en Dieu, notre Père.Elle nous fait pratiquer aussi cette doctrine si chère à saint Paul, la doctrine du corps mystique du Christ, i.e., que nous sommes tous les membres les uns des autres.Doctrine bienfaisante et féconde, si on en vivait les exigences pratiques.Or 1 amour effectif de nos frères souffrants est une de ces exigences.Alors pratiquons cet amour effectif, au moins une fois par an, à l\u2019occasion de cette fête, dont la date tombe cette année, le dimanche 10 février.M.-V.Masson, O.P.45 Revue Dominicaine Le bréviaire des laïcs 1 Epiphanie et temps après l\u2019Epiphanie La parution du deuxième fascicule du Bréviaire des Eaïcs nous donne occasion d exposer ici, pour le bénéfice des intéressés, le pian général de ce bréviaire et la matière des fascicules à venir.Les principes fondamentaux Nous avons pris pour base de nos opérations, comme il a déjà été expliqué, le texte de la messe de chaque dimanche.C\u2019est pourquoi le ou les psaumes sont presque toujours empruntés à l\u2019une ou l\u2019autre des parties de cette messe : Introït, Graduel, Offertoire, Communion.Toutefois nous voulions éviter certains écueils.En premier, le double emploi, en reprenant, par exemple, de manière extensive, les textes déjà utilisés par la liturgie courante.En second lieu, les retours en arrière et les répétitions de cette même liturgie courante qui ne l\u2019oublions pas \u2014 n a pas été conçue d emblée comme un système couvrant l\u2019année entière, mais s\u2019est composée de certains ensembles : Noël, Carême, Pâques, Pentecôte, envisagés chacun d un certain point de vue pratique, et qui ont fini par s amalgamer en un tout, admirable sans doute, mais non point nécessirement seul concevable, ni même exclusif.Pour le fond, la liturgie actuelle suit les grandes phases de la vie du Sauveur.Nous I avons suivie sur ce point.D\u2019où les titres des différentes parties de notre Bréviaire qui reprennent, à quelque nuance près, la marche de la liturgie courante : Le Christ de la promesse et de l\u2019attente (Avent) ; de I enfance (Noël, Epiphanie) et de la vie cachée (Temps après I Epiphanie) ; du Royaume et de la Loi nouvelle (Septuagésime, Carême) ; de la Passion et de la Croix (Passion, Rameaux) ; de la Résurrection et de la vie (Pâques, Ascension, Pentecôte) ; de I Eglise et de la longue absence (Temps après la Pentecôte).Mais, tout en suivant la liturgie, notre intention était de mettre, aussi prudemment et utilement qu\u2019il se peut, la Bible entre les mains et dans 1 intelligence de nos catholiques.Sur ce point surtout un certain ordre, une certaine continuité paraissaient s\u2019imposer.II est bien difficile pour le simple fidèle de comprendre tel ou tel passage d une épître de saint Paul, et même des évangiles, qu on lui propose, à la messe, sans préparation, sans antécédents, sans suite.II se pourra donc que le plan adopté par nous 1.Pour suivre le Christ en ses mystères.Publication du Centre Catholique, 1 rue Stewart, Ottawa-2, Canada.\u2014Nous nous excusons d\u2019insérer ici cette nouvelle de la dernière heure : Son Excellence Mgr M.-Joseph Lemieux, archevêque d\u2019Ottawa, a accordé une indulgence de 200 jours, chaque fois, pour la récitation des Offices de ce bréviaire.46 Le sens des faits paraisse d\u2019un logicisme un peu formel, qu il s écarte parfois des exigences du moment, mais nous croyons que la force de I ensemble compensera graduellement pour certaines déficiences passagères.A la fin de l\u2019année, un chrétien moyennement instruit, qui nous aura suivi, aura de toute la Bible une vision synthétique, conforme à celle de la liturgie, et toute prête à servir, non seulement sa culture, mais aussi sa piété.Voyons pour le détail.Avent, Noël, Epiphanie Le temps de I\u2019Avent nous a permis de faire le relevé des principales prophéties messianiques mais aussi, conjointement, d esquisser les grands traits de l\u2019histoire religieuse d\u2019Israël.Le temps de Noël >\u2014> avec quelque retard sur les textes liturgiques
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