Le canadien, 10 juillet 1822, mercredi 10 juillet 1822
[" Le Canadien.Fiat Justilia ruat Ccelum.Vo! S ]\tQUEBEC, MERCREDI, 10 JUILLET, 1822.[N°.25.IMPRIMÉ ET PUBLIÉ FI, A VIE N V A LI.E R A N D, A TROIS PIASTRKS PAR ANNEE, Outre QUATRE- SCffFT.T7\\'GS pour les frais de la Poste, Payable tCavance par Remeitrr.Ceux qui voudront discontimur leur sous» cription, seront obligé* d\u2019en donner avis nns-\u2022itAt le* six mois tchns, autrement ils seront cens.Eix lijrnes et au-dessous, 2sfid.7l.d.# Dix lignes tt au-dessous, isSd.™.lod./u-dessus de 10 lignes, 4d.p.jigete rie dimanche der-tder a fait beaucoup de dommage À la Pointe-aux-Tiemhlesetdans les environs de celte ville.Plu* fcieurs granges et clôtures ont été abattues, et beaucoup il'arbrea déracinés par la force,du vent.tjhi Spectateur Canadien du 29 juin.) Itt.Le Redactevr, Je vous prie d'insérer te qui «gît dans le prochain Spectateur 194 Canadien» C'èst la traduction d'une partie du paragraphe éditorial du Canadian Courant du 19 de ce mois, avec les remarques qui m'ont paru nécessaires.*' 11 nous est enfin permis de croire que notre horison politique va prendre un aspect autre que celui qu\u2019il a montré jusqu\u2019à présent ; qu\u2019il va arriver dans l\u2019histoire du Canada une nouvelle époque qui promet beaucoup pour sa prospérité et son importance future.\u2019Pout homme sans prévention doit à ce que nous croyons, être persuadé que l\u2019union ih'S provinces dans ses efléta ultérieurs produira l'avancement, et introduira l\u2019amélioration dans toutes les branches de la société et encouragera l\u2019industrie et l\u2019esprit d\u2019entreprise dans toutes les classes d\u2019individus 1\u201d Voila certes des effets bien grands et bien compliqués produits par une cause qui semble assez faible et assez simple.S\u2019il falloit s\u2019en rapporter à ce qu\u2019en ont dit, et à ce qu\u2019en disent encore tous les journaux, l\u2019union de l'Irlande avec l\u2019Angleterre n\u2019auroit pas produit d\u2019aussi heureux résultats: ear il paroitroit que cette union n\u2019a diminué ni les antipathies nationales, ni les taxes, ni les dimes, ni les rentes, ni le nombre des absents, ni celui des pauvres et des misérables d lrlandes ; il paroitroit qu'elle n\u2019a pas beaucoup augmenté les revenus du gouvernement, l\u2019industrie, les manufactures ou le commerce de la nation.L\u2019union des deux provinces du Canadà aura apparemment un tout autre \u2022effet ; elle va sans doute améliorer la qualité du climat et du sol ; changer pour le mieux les situations locales, raccourcir les distances : abattre * les forêts, dessécher tes marais ; donner de l\u2019industrie et des talens à ceux qui en manquent, «les riches- ses & ceux qui n'en ont point, &c.\u201c Sans doute cette mesure aura ses ennemis, des ennemis nombreux, opiniâtres et fortement prévenus contre son adoption : ce parti peut sans doute avoir des raisons pour s\u2019y opposer ; mais nous sommes persuadés que la fin justifira le moyen !\"\u2019 Quelque nombreux que puissent être les ennemis de la mesure, et quelques raisons qu\u2019ils puissent avoir pour s\u2019y opposer, il ne faut pas s\u2019en mettre en peine, parce que ce ne peuvent être que des hommes prévenus, opiniâtres, aveugles, &c.\u201c Depuis l\u2019année 17(34 environ, ta portion canadienne de la population de cette province s\u2019est distinguée par une opposition formelle et efficace à toute mesure qui proposoit une amélioration ou un changement clans l\u2019état alors actuel des choses ; la jalousie la mettant en garde contre toute démarche qui auroit pu diminuer dans le gouvernement colonial la prépondérance qu\u2019elle y possédoit, et qu\u2019elle a toujours conservée jusqu\u2019à présent, en dépit des circonstances.\u2019* Autant d\u2019avances autant de contre-vérités.Je prouve que la population canadienne (c\u2019est à dire la population entière du Canada à 500 individus prè^i n\u2019étoit ni ne pouvoit être contente de l\u2019état des choses en 1/64 ou 5, et que loin d\u2019avoir eu de la prépondérance dans les affaires de la colonie elle n'y avoit pas la moindre influence ; je le prouve d\u2019ahord par un auteur canadien, (car nous avons aussi nos auteurs, et leur histoire du p^ys ne ressemble pas du temt à celle de nos détracteurs,) je le prouve ensuite par un respectable auteur anglais et par le pretnier gouvernem* an* glois de cette colonie. 44 A l\u2019époque de la cession (M M.du Calvet.) irrévocablement signée à Fontainebleau, la colonie, en vertu d\u2019une proclamation, ftit associée, de théorie royale, au corps des colonies sujettes de l\u2019Angleterre ; mais le pouvoir exécutif à Québec n\u2019associa pas de pratique sesenfuns à la jouissance des prérogatives des citoyens.La porte aux dignités publiques de leur patrie leur fut f>our la plupart constitutionnel-ement fermée.La nation conquérante, par les mains de ses individus nationaux, envahit de volée et d\u2019emblée, presque toutes les places du pay s conquis ; c'est-a-dire que les Canadiens furent déclarés étrangers, intrus, esclaves civils, dans leur propre pays.\u201c En 1763, en vertu de la situation de la législature l\u2019établissement civil assujetti le Canada à la juridiction des lois angloises, que ses en fans ignoroient en substance, et qui leur fut administrées dans un langage qu\u2019ils entendoient encore moins ; aussi la province de Québec se vit-elle tout à coup en proie à une inondation de gens de lois de la dernière classe, détachés et lâchés, ce semble, pour envahir arbitrairement les fortunes, et y dévorer à plaisir la substance des habi-tans.Ces sangsues publiques érigoient périodiquement avant l\u2019ouverture des séances,les proches de la cour en marché public, oû les raisons pour et contre, à produire ou à taire à la barre de la judicature, étoient mises à l\u2019enchère, et le prix convenu payé de la main, sans que les pauvres payeurs pussent s\u2019assurer par eux-méme» de l'execution d'un contrat qui leur coutoit si cher.\u201d \u201c Le général Murray (dit Mr.John Lambert) a donné un ap-perçu très-exact de l'état du Ca- 194 nada, dont il étnit gouverneur, en 1765, c\u2019est-à-dire six ans environ après U prise de Québec, dans une lettre aux Lords directeurs du Commerce et des Plantations.Une longue guerre, et la conquête qni s\u2019en étoit suivie avoient chagriné et agité les esprits des ha-bitans qui se voyoient réduitsà la soumission et gouvernés par une poignée d\u2019hommes.La noblesse et le clergé se sentoient blessés dans leur fierté, et humiliés par la perte de leur autorité et de leur influence parmi le peuple, et le peuple assujetti à l\u2019action de lois et de réglemens auxquels il n'étoit pas accoutumé, et qu\u2019il ne pouvoit comprendre que difli-cilement, devint inquiet et chagrin sous un gouvernement qui difîèroit si essentiellement de celui qu\u2019il avoit connu.La lettre à I * quelle je viens de faire allusion, fut écrite par le général Murray peu après son arrivée en Angleterre en 1706, année en laquelle il laissa le gouvernement du Canada.\u2014[Pour la lettre voyez le Spectateur Canadien.] \u201c D\u2019après te contenu de cette lettre, il paroit évident qu\u2019il ne pouvoit pas régner beaucoup de cordialité entre les habitans Iran-çois, et les colons anglois.Les premiers étoient des hommes fiers de leurs ancêtres, et qui mépri-soient par conséquent les derniers qui étoient des gens de bas lieu et dépourvus de talens et d\u2019éducation.Il s\u2019en suivit un éloignement et une jalousie mutuelle qui tendirent à détériorer l\u2019état de la colonie : le commerce diminua au lieu d\u2019augmenter ; et elle ne commença à lever la tête que lorsque l\u2019ordre et la régularité furent établis dans le gouvernement, et que les affaires furent conduites par des hommes de talent et de mérite.\u201d Revenons à notre paragraphe ; éditorial.\" Avant la passation du bill de Québec par le parle-ment impérial en 1774, leg colons anglois, peu nombreux, a-voient demande à la législature de la métropole, la convocation d\u2019une assemblée qui leur avoit été promise, dans la proclama' tion de sa majesté George 111 en 1763.Quelques tems avant la passation de ce 5*7/, les protest tans s'étoient efforcé?d\u2019obtenir la concurrence du parti canadien dans une pétition au même effet { mais ils refusèrent de signer un tel instrument, à moins qu'on y fit des modifications telles que les protestants auroient cru y voir l\u2019apparence d'ordres donnés au parlement.\u201d On vient de voir par la lettre du général Murray, quels gens c\u2019étoient, généralement' parlant, que les premiers colons anglois du Canada, et les Canadiens avoient sans doute les meilleur» raisons du monde pour ne paa signer en aveugles une requête dressée par des hommes qui dam un pays tout catholique dawn* foient la religion catholique comme une nuisance politique ! Voici le fait : 14 La nature du corps d'assemblée (écrivoit M.du Calvet en 1784, en conseillant à ses compatriotes de demander au parlement britannique une chambre d\u2019assemblée) lanature du corpf d'assemblée qu'il a été jusqu'ici question de placer à la tête de la législature de la province, vous offusquoit ; elle làissoit votre délicatesse et affectoit visiblement vos droit.Cetoient des assemblées toutes de protestants, qu'on formait sur un plan raccourci ! 11 n\u2019est plus question aujourd\u2019hui de ce rétrécissement.Tout le monde aujourd'hui en Angleterre concourt à ne plus vous disputer vos prérogatives nationales vos droits de citoyens sont générale- ment reconnus ; le droit des gens vous les donne.\" &c.Certes les Canadiens anroient été plus que bons de renoncer ainsi eux-mêmes à leurs droits, d'insulter à leur religion, et de se faire les instrumcns de leur propre dégradation ! \u201c Les protestans transmirent donc leur pétition sans le concours des Canadiens.Ceux-ci en transmirent une autre signée de l'évêque catholique de Québec et de 01 individus d\u2019entre le clergé et la noblesse, et cette pétition qui contrecaroit celle des protestants, fut le fondement du bill de Québec.Ce Wl passa dans le parlement et le gouvernement provisoire qui avoit été donné à la population catholique, fut changé en l'octroi de tous leurs droits, lois et privilèges, tant civils que religieux, et l'on fit très peu d\u2019attention à la portion protestante ou angloise de la population du Canada, bien que presque tout le commerce du pays fut alors entre leurs mains et qu\u2019ils fussent conséquemment une partie importante, quoique peu nombreuse de la société, digne rie plus d\u2019attention qu\u2019on ne leur en montra, jusqu\u2019à ce qu\u2019ils l\u2019eussent arrachée pour ainsi dire à la métropole par l\u2019importunité et la per-iévérance/\u2019 Il y a toute apparence que la pétition des colons anglois et celle des habitans franco is furent traitées chacune comme elles niéntoient de l\u2019être, et il n\u2019est pas dn tout étonnant que le parlement britannique ait eu plus d\u2019égaid aux droits naturels et conventionnels de 75,000 seigneurs, curés, hommes de lois, négociants, a-griculteurs, artisans, &cc.qu\u2019aux reclamations injustes ou intéressées de 5 à 600 aventuriers venus la plupart dans le pays pour s\u2019engraisser et faire fortune aux dépens de ses habitans.196 ° Depuis lors jusqu'en 1781, les colons anglois ne cessèrent d\u2019envoyer des requêtes au parlement impérial pour obtenir l\u2019établissement du système du gouvernement promis depuis si long-tems, et noire présente constitution nous fut accordée en conséquence.\u201d Comme ce fut à ces anciens habitans que le Canada dût le gouvernement établi par le bill de Québec, gouvernement qui n\u2019é-toit pas bons assurément, mais qui pourtant valoit, ou auroit dû valoir mieux que celui qui l\u2019avoit précédé, ce fut aussi à ces anciens habitans (juecepays dût l\u2019octroi de sa présente constitution, puisque ce ne fut qu\u2019après avoir sondé les opinions et les vœux fies Canadiens par leurs députés, MM.Adhemar et Delisle, et après les renseignemens donnés par le baron Mazères et M.du Calvet, que le parlement britannique passa l\u2019acte de 1701, \" pour le meilleur gouvernement de la Province de Québec.Quant à l\u2019acte 1774, \u201c il est étonnant?\" dit notre auteur canadien, \u201c que cette législation, j\u2019entends sa propriété ou son impropriété ait été jusqu\u2019à ce jour un mystère impénétrable à toute l\u2019Angleterre ; c\u2019est-à-dire à ses plus respectables têtes, à ses plus grands politiques, à ses plus savants hommes d\u2019état.Les uns canonisent le bill de Québec, et l\u2019exaltent juqu\u2019aux nues, comme le plus beau chef-d\u2019œuvre de la politique qui soit jamais émané du sénat biitannique, tandis que les autres le foudroit d\u2019anathème, comme un monstre enfanté dans les ateliers du despotisme pour la vexation complette Je ses sujets.L\u2019illusion ne peut être dissipée que par une voix canadienne, qui organe de tonte les autres, s\u2019explique clairement sur les sensations agréables ou douloureuses qu\u2019à élevées dans les esprits la législation actuelle* ment sur le tapis,\" &c.Ce bill de Québec rétablisioit en partie les anciennes lois du pays; il ouvroit à ses anciens habitans l\u2019entrée aux dignités publiques, quoiqu\u2019avec une réserve bien par* tiale, selon la remarque de M.du Calvet,puisque \" de 23places assi* gnées dans le corps législatif de la province de Québec, sept seule» ment étoient adjugées aux Canadiens.\u2019\u2019 Ce n\u2019étoit pas là don» ner aux Canadiens la prépondérance indûe dont parle le rédacteur d'i Canadian Courant, et JOUG habitans ou plus, représentés par seize membres, u\u2019avoient gu ères droit de se plaindre que lUÜ ou 120,000 le fussent par sept ! En Avril 1784, M.de St.Luc ayant proposé dans le Conseil Législatif, une adresse pour demander la continuation de l\u2019acte de 1774, et M.Grant en ayant proposé une antre pour demander une chambre d'assemblée, il y eut pour la proposition de M.de St.Luc 12 voix, savoir, MM.de Si.L UC, lia) 'tison, Collins, Mubune, de Beltôtre, Fraser, de St.Ours, Baby, de Longue il, Holland, Davidson et Dunn, et pour U proposition de M.Grant, 5 voix, savoir, MM.Cirant, Hamilton, Finlay, IJ: ces-que et de Léry.M M.Gugy, Caldwell, Drummond, &c.n\u2019étoient pas au conseil lorsque cette question fut agitée, ou ny donnèrent pas leur voix.D\u2019où il paroit que sur 10 Anglois, 7 votèrent contre l\u2019octroi d'une constitution analogue à celle de l\u2019Angleterre, et que sur 7 Canadiens, 2 votèrent pour l'octroi d\u2019une telle constitution : de sorte que si les conseillers législatifs eussent été les véritables rc» présentai)» de la population du pays, on auroit pu conclure du résultat, que les seotimens des an» ciens et des nouveaux habitans i« toieot également paitagé» sur la quifttion.Quoiqu'il en «oit, si Ta constitution ne fut pas arcordée alors, ce fut la faute des Auglois, et non celle des Canadiens, qui ne formant qu\u2019une petite minorité dans le conseil de la province, ne pouvoient y élever qu\u2019une voii foible et impuissante.Mais revenons encore nue fois a notre pa» ragraphe éditorial.\u2022* La province do Bas-Canada, en proportion des avantages dont elle a joui, a été p!u> tardive \\ notre conuoissance dans ses progrès en toute espèce d'amélioration que tout autre pays dans les niâmes circonstances.Jusqu\u2019à ce» derniers teins, les avantages de la plus grande importance ont été entièrement négligés, et il a semblé que les dons de la nature ont été ré-pandas en vain sur une race qui en cowtoissoit a peine ta valeur l Nos cultivateurs sont la plupart Canadiens (c\u2019est bien dommage I) ils sont de la même école de cultiva* teurs qui vivaient il y a deu* cents ans.La main de l'amélioration u\u2019a jamais troublé la trauquille monotonie de la manière d'agir qu'ils ont adoptée, la route tracée par leurs ancêtres qui ont le» premiers tourné le sol de I\u2019Aca- DIF.?*' A ce mot d\u2019Acadie il faut s\u2019arrêter, car il rappelle quelques souvenirs et fait naître quelques idées qui sans cela ne seroient peut-être pas vonues à l'esprit.Dite>»moi doue, Mc le rédacteur, pourquoi vous placez st à propos le mot d'Acadie après des lamentations si opportunes?est-ce pour faire entendre, que malgré Vignorance, la stupidité, la bêtise ue» c I-tivate rs canadien», il ue faut pas l\u2018s chasser de leurs terres comme on a chassé les Acadiens des leurs, ou pour insinuer qu\u2019il faudroit les eu chasser, pour les remplacer par des emigrans d'Irlande ou d\u2019A» ménque?Si vous ne voulez rien dire du tout; car assurémeut vu* 197 tre union ne changera ni Ta nature des hommes, ni celle des choses.Continuons.** Qu\u2019ont-ils fait pour l\u2019art de l\u2019agriculture qu\u2019ils ignorent autant, ou sur lequel ils sont aurai indiflercns que s\u2019ils étoient habitaos d'une autre sphère.\u201d ! Sûrement qu\u2019étant si ignorants, si insouciants, si paresseux aussi sans doute, les cultivateurs canadiens sont des étrea plus misérables encore que les paysans d\u2019Angleterre et d\u2019Irlande; leurs terres doivent être encore couvertes de bois, ou demeurer incultes, sans clôtures, ni fossés, ni amélioration.quelconque;, il n\u2019ont sans doute que de misérables cabanes pour tout logement, que des haillons pour tout vêtement, et des patates bouillies dans l\u2019eau pour toute nourriture;, ces jolies et ' inelquefoii belles maisons de pierres qui régnent d\u2019un bout à l\u2019autre de la plupart des anciennes paroisses, ne sont pas sans doute (ouvrage de leurs mains: les beaux champs de bled, d\u2019urge, de pois, d\u2019aveine, &c.qu\u2019on apper-çoit dans la saison, près de ces maisons, ont été ensemencés et seront moissonnés par des mains é-tr ingères, &c.Mais, \" soit, nous .avouons qu\u2019il n\u2019y a rien de criminel dans l'ignorance et la stupidité de ces gens*l;\\; mais l'intérêt et le bien-être d\u2019un pays s\u2019avancent par l\u2019industrie et l'esprit d\u2019en-trepriae de ses habitans.\u201d Soit doue, et voyons comment on donne l\u2019industrie et l\u2019esprit d\u2019entreprise à ceux qui n\u2019en ont point, ou qu\u2019on croit n\u2019en point avoir \u201c Quand les préventions qui existent contre les Auglois seront déduites par la force, (ou par la violence,) quand le rejet préca i-tiunné de l\u2019aoiélioratiou n'existera plu*, nous pourrons espérer de meilleures choses, et quand no »s aurons un parlement où les An-glors auront l\u2019influence qu'ils d live Qt avoir (cc qui o'a jamais été, ni n'a jamais t>u \u2019être te cil sou» le présent régime) alors uou» pourron» espérer l\u2019expension de principes et l\u2019adoption de mesures qui tendront à faire du Canada, tant dans l\u2019àfvparenee que dans la réalité, une province britannique, gouvernée par dès Iris angtüises, * encourageant les sciences et les arts, le langage et les maniérés de la G rurule- lire tag ne.Quoi ce sont là 'os moyens do donner de l\u2019industrie et de l\u2019esprit à ceux que vous croyez n\u2019en point avoir.Vraiment, il* sont un peu singuliers.Vous pensez donc qoè si l\u2019ou adininistruit aux Canadien» une justice qu\u2019ils ne comiortroiént pat et dans une langue* qu\u2019ils cn-tendroieut encore moins, ils en deviendroieut plus iudutrienr, plus travaillauts, plus lich- s plus productifs, pour me servir de ce terme?Ne seroit-ce pas plutôt le moyen de les décourager, de les rendre moins industrieux, moins entreprenants et plus ignorants que vous ne les croyez?Ils ne gagneroient rien à échanger, leurs mœurs et leurs manières, contre celles de vos paysans d\u2019Irlande ou d.Amérique, et il est en « Angleterre bien des usages quo >nous serions, fâchés de leur voir adopter.Quant à l'idée dé fairo; changer de langue à tout un peuple, c\u2019est une absurdité qui n\u2019est jamais entrée dans la tête d\u2019uni homme sensé.Mais, dites-vous, \u201c si le premier objet de Rome tf« toit d'établir sa mémoire dans set provinces en établissant sua lan* gage et ses usages parmi leurs ba-b'tans, pourquoi la Gtande-Bre* tague ne s\u2019étudieroit-elle pas A faire dé se» provinces des ressem* hlances graduées d'elle même ?\u201d Pourquoi ?pareequ'il n\u2019y a pat de parité entre la république ro« inaine et la Grande-Bretagne A cet égard ; et quand il y a eu pa« rilé.Rouie en a agi autrement que ne Le pense le rédacteur 4a Copgtf.QvtletlUmaifl» «font parlé leur langue et luivi leurs usages cheg les peuples barbares qui n'avoient ni uo langage ap-prenable, ni des lois ou des coutumes écrites, la chose n\u2019est point du tout étonnante; mais gr&ces i oeiix dont nous descendons, nous parlons une langue savante et polie, nous avons des livres sur toutes sortes de sujets, des lois et des coutumes écrites, des lois civiles qui comparées à celles d\u2019Ecosse cl d Angleterre sont, selon la remarque d'un écrivaio Anglois, la vitesse du lièvre comparée k la marche tortueuse du serpent.Vous pouvei nous qualifier d\u2019ignorants et de stupides, tant que vous voudrez; nous savons qu'en penser,cl ne faisons qu\u2019en rire; mais jamais vont ne persuaderez au monde que nous sommes des barbares.Quand Rome a conquis des provinces civilisées, comme celles de la Grèce et de l\u2019Asie Mineure, et même de la Judée, il ne lui est point venu dans l\u2019idée de leur faire adopter sa langue et ses usages.Ciceroi\\ écrivant à son fière Quintus, préteur d'une de» lies grec» ques de l'Asie Mineure, lui dit : \u201c Vous êtes parti avec un assez bon fonds de connoissance de la langue grecque ; à la faveur de l'application la plus réfléchie, faites-vous un devoir d\u2019en devenir Sn si habile maître, qu\u2019on ne vous iitiogue plus dans vus discours, des> naturels du pays; c\u2019est t\u2019hon-neofde la patrie qui vous en dicte la loi ; .Rome est liée par sa gloire, de faire aimer et chérir tendrement son gouvernement ; le titre d étranger, (attesté à chaque articulation,) quand, assis sur vos tribunauv, vous administrez la justice, et etercez le plut noble emploi de l\u2019humauité, celui de juger les hommes, ne seroit pas «me qualité bien préparatoire à vous concilier les cceun de ses su» jets, en faveur des oracles que prononceioil votre b.ouche; cru/- 198 ez tnpi, cher «mi, il est doulou- 1 reux à tout un peuple de s\u2019entendre à cheque instant rappeler le-souvenir amer d\u2019avoir été vaincu.\" Je n'ai plus que quelques observations À faire sur le fameux paragraphe du Canadian Courant.Le rédacteur croit que la réunion des deux provinces auroit pour but principal, etespèrequ'elle auroit pour résult&tcertain, défaire perdre aux Canadiens leur prépondérance dans la législature du pays, (comme s\u2019ils avoient la majorité dans le conseil législatif, comme ils l'ont dans la chambre d\u2019assemblée.)^ Mais, ajoute*il, \u201c ai les Canadiens ne se manquent pas k eux-mêmes, ils ne perdront pas par la réunion l'influence qui leur est dûe dans les conseils du pays, pourvu qu\u2019ils agissent autrement qu\u2019ils n\u2019ont fait jusqu'à présent, et que l\u2019influence qui a été exercée pour faire élire des membres soumis au petit nombre d\u2019hommes qu\u2019on appelle noble, et dont la volonté a trop élu écoutée, soit exercée pour faire élire des membres Canadiens d\u2019assez de ta-lens et de connoissances pour donner le poids qui cooviont k leur part dans les conseils du pays.\" C\u2019est sans doute par pure faveur que le rédacteur accorde aux Canadiens une part daus les conseils de leur pays ; mais au ton dont il parle d'eux, cette part ne pourroit être que bien petite, semblable peut-être à celle qu'ils avoient dans le couseil de Québec avant 1791.Quant à l'influence des seigneurs dans les élections, nous savons qu\u2019elle n\u2019est pas très grande.bien qu\u2019il y ait des seigneurs dont l\u2019influence ne seroit poiut du tout préjudiciable au pays.D\u2019ailleurs les seigneurs du pays ne ii»nt pas tous Canadiens, et ceux qui ne le sout point, ne sont pas ordinairement les derniers à vouloir exercer l'influence que réprouve la rédacteur du Courant, ci que je réprouve autant et < plus que lui peut-être, quand eU le n\u2019est pas pour l\u2019intérôt de l'immense majorité de la population, ou qu\u2019elle dégénère en une espèce de dictature ; et cettte influence, bien des gens qui nVtoieut ui seigneurs, ni Canadiens, ont voulu l\u2019exercer dans ce pays, d\u2019une manière qui ne donnoit pas une bien haute idée de leurs pricipes publiques et de leur libéralité.Les Canadiens auroient encore dans la Chambre d'Assemblée l\u2019influence, la prépondérance môme à laquelle leur nombre leur donne droit, s\u2019ils éto(cnt représentés dans la même proportion que le sont les Haut-Canadiens ; mais depuis 1791, la représentation du Haut-Canada a doublé, et celle du Bas est restée le môme.Il me rc»teroit à détailler plus par» ticuliéremcnt les désavantages qui résulteroient pour toutes les classes de la population canadienne de cette province d'une union telle que le désire et que l'espère bon-ocnient le rédacteur du Courant; mais ce sujet me mèoeroit trop loin, et je le remets à un autre teins, ou plutôt je l\u2019abbandonoe à une autre plume.Ui\\ CANADIEN.LE CANADIEN.QUEBEC, MERCREDI, 10 JUILLET, 1822.Comme le projet d\u2019acte pour réunir les législatures des deux provinces devoit être présenté au parlement impérial vers la mi-mai, nous en avons obtenu de la meilleure part l\u2019esquisse suivante, et nous croyons pouvoir la donner pour correcte.Il n\u2019y aura qu\u2019une seule législature.Le conseil législatif et l\u2019assemblée de la législature unie seront composés des membres actuels des conseils législatifs et des assemblées des deux provinces.Four être éligible à l\u2019assêmi blée, il faudra ôtrê propriétaire d'immeubles de la valeur de £500, ou jouir d\u2019un revenu de £100 provenant de propriétés mobilières ou immobilières.Le mode d\u2019élection sera le même qu\u2019a présent.Chaque comté du Bas-Canada, qui contient plus de 4000 habit ans, enverra deux membres à l\u2019assemblée.Le gouverneur pourra former de nouveaux comtés des townships; et chacun de ces nouveaux comtés enverra un membre à l\u2019assemblée, jusqu\u2019à ce qu\u2019il contiennent 4000 faabitans ; après quoi il y enverra deux membres.Aucun acte, qui changera le nombre des re-présentans, ne passera sans une majorité des deux tiers dans chacune des chambres.Les privilèges actuels des membres des deuxcbambresleurseront assurés.La législature unie s\u2019assemblera pour la première fois au plus tard dans le mois de septembre 1823, plus tôt si le gouverneur le juge à propos, et ensuite annuellement.L\u2019assemblée unie siégera jusqu\u2019en 1825, à moins qu\u2019elle ne soit dissoute plus tôt.La durée naturelle de chaque parlement sera de cinq ans.Les personnes qui possèdent des terres autrement qu\u2019en roture libre et commune pourront les abandonner à la couronne, et en obtenir une concession en roture libre et commune sous telles conditions et avec telles compensations que le gouverneur jugera à propos.Le parlement tiendra ses séances en tel lieu qui sera fixé par le gouverneur.Il ne sera pas touché à la religion.Toutes les procédures du parlement, par écrit, se feront dorénavant en anglois ; et au bout de dix ans les ilébats dans les deux chambres se feront aussi en anglois.Tons les droits qm se trouveroient imposés a la fin de la dernière session de la législature de cette province seront perçus jusqu\u2019au -Ver.février Tôîôii \u2022 199 moins qu\u2019ils no soient ôtés plus tôt ; elle produit en sera approprié par l\u2019exécutif de chaque province, jusqu\u2019à ce qu\u2019il en soit disposé autrement par la législature unie.Après le 1er février 1815 la législature unie appropria à chaque province sa quotité des droits.Une fois qu\u2019il aura été pourvu d\u2019une manière permanente à l\u2019administration de la justice et du gouvernement civil, le surplus du revenu sera appliqué à des objets d\u2019utilité commune.Il sera ajouté des clauses à l\u2019acte, pour régler la quotité des droits payable au Haut-Canada.\u2014(Jaz.Vendredi dernier, comme un parti composé de MM.Robert Dunn.H.Caldwell, Myers.Mad.Dunn et Mlle.Bell, s\u2019a-cheminoit sur le bord de la rivière Etchemins, la voiture, par l\u2019inattention de celui qui la menoit, fut précipitée du haut en bas de la côte, jusqu\u2019au bord de l\u2019eau, avec les cheveaux et les voyageurs.Nous avons le plaisir d\u2019apprendre que, quoique tous ceux qui étoient dans la voiture aient eu du mal, plus ou moins, personne cependant n\u2019a eu de membre cassé, et que tout sont en passe de se trouver bientôt guéris des effets de l\u2019accident.On dit que la côte a plus de 70 pieds de hauteur presque perpendiculaire dans l\u2019endroit où la mésanyantuie est arrivée.La voiture qui etoit a quatre roues, et qui appartenoit aux écuries de louage de la pointe Lévi, fut mise en pièces.Mercure de vendredi.Des détachemens de recrues pour le 3î«me, le 68ème et le 70ème régiment, ont été aujour-d hui débarqués du vaisseau de transport le Brunswick.Le Car of Commerce a été pen jot plus de 36 heures échoue vta-l-vw de H* Valtrle, en Avenant de so® dentier voyage à\u2019 Montréal.S.Exc.le (ioufemêiir-çn- 4 chef, accompagné du Capitaine lay et de iM.Munie, est arrivé mardi au soir, dans le Ncw-Swifuure.DRCEDL*.A Lotbiitièrr, le 8 juillet vew lei wpt heure» du matin, le respectable Meisire Jo SKPM MAimit-K Jkan.peêtre, ancien curf de Lotbinièrc, igé d\u2019environ 48 ans.S» son exactitude à remplir une multitude d\u2019obli.ç*tio s oncreujes auxquelles son ministère i'engageoit, l\u2019averlion qu\u2019il «voit pour lei «»*-tensions et les procès, les sjetifiees quil * faits pour les écarter, et le bien continuel «^n *4 faisoit,' le feront regretter de tous ceux qyi ont eu le bonheur de ie-eJonnoître, et «otarti.ment de ses anciens paroisaieps de qui il étoii généralement aimé et chéri, et à qui u * «oo-né le terrain pour leur nouvelle église, ata-quelle il a fait bâtir deux tours.De.plteil» actes de charité et de bienveillance, ne pourront jamais s\u2019effacer de leur mémoir ni de celle de leur postérité.Les restes de ce respectable Monsieur ont été iirhumés en l\u2019église neuve de Lotbinière le #, en présence d«' se# anciens paroissiens qui y étoient vènus en fouls', «t d\u2019un grand concours de personne* dés paroisses cwconvoisines.K)RT DK QUEBEC.Arrivages.Juillet 3\u2014Le Brig Hebé, Blackhouse, du I mat de Londres, à P.Burnett, sur leste.-Le Brig Jessie, Wm.Lyoc, en 91 Jours .de St.Jean de Terreneuve, à ordre, sur leste\u201426 émigrés.\u2014Le Brig Mary Ann, Dnreck, du 8 rpai de Limerick, a ordre, sur le&te\u2014109 étxû-grés.\t\u2019 \u2014s-Lc Brig Hope, Collins, du U m« de Dublin, à Hamilton U Co.sué leste\u2014p émigré*.\t' \u2014Le Brig Jane, M'Orafh, du 88 mai * Watcrtord, à Fruste A Porter, sur leste.54 émigrés.\t_ ^\t.\t.\u2014Le Brig Speculation, Richards, du 8 nazi de Plymouth, à ordre, sur leste.____Le Brig Zephyr, Braithwate, du « ma» de Liverpool, a W.Price, cargaison générale\u2014Passager, Mr.Borner.\u2014Le Brig Grace, Roy, du 18 et du 20 mai de Liverpool, à Chaffers, Bolton 4c Co.aur leste.\t_\t.____Le Brig Sarah & Elisa, Mortimer, «u 88 mai de Limerick, à ordre, sur leste\u201489 émigrés.\t.\u2014Le Brig Czldkut Castle, Charlton, du U mai de Plymouth, à H.Atkinson, sur leste\u20141* émigrés.\u2014Le Brig Amphitrite, Chaplin, du W mai de Newry, à Wm.Pemberton, sur ktU.188 émigrés.\tk .\u2014Brig Rtppwn» Watt» d» 8I9««I df Leitb, à La«rie Bt Spenoe, cargaison gé.oérulcrf\u2014Passagers, le député^assistant» conuniff;aireérjl M'Lean, le lieutenant Baird et sa datte, et Mlle Shaw ; 16 émigré*.\u2022\u2014\u2014Le Navire London, Gabbie, du 15 avril et lê mai de Londres, à Froste & Porter, provisions pour le Gouvernement\u2014Passa* gers, Mr.et Mad.Moose et U enfans.-\u2014Le Brig Commerce, Robinson, du » mai de Liverpool, a Irvine & Co« carjaUon générale\u201450 émigrés.' \u2014-La Barque Grenville Bay, William», du S7 avril de Newcastle, à R.Hamilton, Brothers & Co.charbon.« \u2014 Le Navire London, NeMrton, du 14 mai de PoTtimmitb, a H.Atkinson, sur leste.\u2014Le Brig Betsey, Covran, du 80 mai de Londondertf, à P.Bumett, sur leste.\u20145-La Barque Montréal, Garbot*, du 84 mai de Londres, à R.Hamilton & Co.sur leste.\u2014\u2014Le Navire Trrtsty, Mather, du 14 mai de Londres, à HarfLogan, sur leste.\u2014\t\u2014Le Navire Earl of Buckinghamshire, Johnson, du 88 mai de Greenock, à or.dre, sur lest^\u2014160 émigrés.\u2014 La Barque Mary, darck, du 81 mai de Gibraltar, à R.Hamilton 5c Co., sur leste\u2014Passager, M.Fraser.\u2014 Le Brig Hibernia, Dyer, du 19 mai dt Waterford, à Froste 5c Porter, sur leste.6fl émigrés.\u2014La Barque William, Spence, du 14 mai de Londres, à P- Patterson, smr leste, \u2014Le Brig lïmenld, Gray, du 8 juin de Philadelphie, à ordre, sur leste\u2014Passa» ger, Mr.John Fisher.\u20146-Le Brig Nautilus, Jno.Watson, du 14 mai de Belfast, à Handyside 5c Co.briques, 5cc.\u2014*119 émigrés \u2014I.e Bi ig Leads Packet, Hughes, du 11 mai de Liverpool, à Heath 5c Moir, charbon.-Le Brie Earl Talbot, Battens, du 17 mai de Cork, 4 ordre, sur leste\u2014104 émigrés \u2014* Le Brig Polly, Whetftly, du 87 mai de Gibraltar, à Findlay & Co., sur leste\u2014 Passagers, Mr.et Mad.Catton et 7 enfans \u2014\t-Le Brig Alexander, Bovidé, du 15 mai de Belfast, à Stewart 5c Lemoine, sur leste\u2014141 émigrés.\u2014\"\u201cLa Goélette St.Joseph, B.Poiré, du 11 juin d\u2019Halifax, à Mr.Satterthwaite, me- \u201cLe Brig Bee, Adams, du 17 juin de St.Jean de Terrcncuve, à Findlay 5c Co.nim et sucre.\u2022\u2014La Barque Hawhesbury, Hunter, du 19 mai de Plymouth, 4 Hamilton 5c Co.sur leste.\u2014Le Brig Neptune, Douglas, du 18 mai de Havre de Grace, a Heath et Muir, sur leste.\u2014Le Brig John, Ford, du 18 mai de St.Ubes, 4 Handyside et Co.sel.\u2014\u2014Le Brig Roscius, Campbell, en 15 jours de Terrcncuve, (Labrador) à McKoberts et McLean, sur leste.-Lie Navire Sir O.Prévost, du 20 mai de Portsmouth, à R.Hamilton, sur leste\u2014 4 émigrés.-Le Navire Christopher, Knight, du S juin des Dunes, h Henry Atkinson, sur leste.\u2022Le Brig Thompson Packet, Tkomas Lookup, du 83 avril de Dumfries, 4 or* 6K, sur leite\u2014ioémigréi.Ce brig a été 200 Jj échoué 16 jours sur nie d\u2019Anticosti envi-iV* ron deux lieues à l\u2019ouest de laGrandeBaie ^ et a reçu beaucoup de dommage.\u2014Le Brig Tiber, Pinchard, du 15 mai de Dublin, à P.Burnctt, sur leste\u201419 émigrés.\u2014 -Le Navire Brilliant, Beaverly, du 25 mai de Portsmouth, à R.Hamilton, sur leite \u2014Le Brig Kent, Sterling, du 28 mai de Londonderry, à ordre, sur leste\u2014157 é-migrés.\u2014\u2014Le Biig Patience, Bowman, du 18 mal de Belfast, à ordre, sur leste\u2014212 émigrés.\u20147-Le Navire Nestor, Thom, du 14\u2019 mai d* Aberdeen, à Handy aide 5c Ce., briques, ficc.\u20145 émigrés.\u2014Le Navire Morthumbrim, Lawson, du 86 mai de Londres, a Hart Logan 5c Co.sur leste\u2014-8 émigres.\u2014\u2014 Le Navire Brunswick, Blake, en 13 jours dMIalifax.à II.Atkinson, sur leste\u2014 Troupe».\u2014\u2014Le Biïg Galitia, Thomas Reach, du 6 mai de Newcastle, 4 R.Hamilton, char, bon\u2014A fait une voie d\u2019eau et a été obligé défaire agir ses deux pompes.-\u20148-Le Brig Gov.Hudson, Bell, du 17 juin de la Bermnde, à P- Burnt'!!, rum.\u2014Le Brig Eclipse, Moore, du 17 mai de Dublin, à Mr.Baird, sur leste.\u2014Le Brig Jane, Fell, en 19 jours de St.Jean de Terreneuve, à G.Symes, sur leste \u2014Le Brig Robert and Ann, Straughan, du 36 mai de Londres, à Findlay 5c Co, sur leste.\u2014Le Brig Sprightly, Johnson, du 20 mai de Belfast, a Heath et Mcir, briques\u2014 139 émigrés.\u2014Le Brig Martha, Blackburn, du 7 mai d\u2019Ohan, à Angus McKay, sar leste, \u2014Le Brig George and Elizabeth, Rennison, du 23 mai de Cork, vin, figues, 5cc.\u2014 82 émigres.\u2014Le Bateau Sir J Cockburn, Godfrey, du 6 juin de la Bermude, 4 Heath et Moir, rurr.- Passagers, Mr.Wainright et Mr.Jno.McKay.\u20149-La Goélette Chatham, Mound, en 14 jonrs de Terreneuve, à Patterson et Weir, sur leste.\u2014Le Brig James, Johnston, a fait voile le 2o mai de Sligo, a ordre, sur leste\u2014ISO émigrés.\u2014Le Navire Lord Wellington\u2019, \u2014a fait voile le 29 de Ncwiy, a ordre, sur leste\u2014290 émigrés.Emigrés arrivé» cette année 7080.N a besoin à cette Imprimerie d\u2019un jeune homme pour apprenti.On exigera qu\u2019il soit robuste, qu\u2019il connoisse passablement l\u2019crthographe, et qu\u2019il soit muni de bonnes recommandations.FIN Homme marié offre ses services comme ' MAITRE D\u2019ECOLE pour les langues Angloise, Françoise et Latine qu\u2018il peut en-seignci par principe, ainsique ^Arithmétique.S'adresser a cette Imprimerie, N.B.Il produira de bon» certificat» de »a 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assortiment comp\u2019et de DROGUES, D\u2019ÎNSTRUMENS dk CHIMIE kt dk CHIRURGIE.20 juin 1838.GEORGE ROBERTS.Jlitrille.la,*) C qualité te, ?garràn* J tic.Huile de ricin dune qualité supérieure; Eau de Cologne ; Esprit de térébenthine; Peinture blanche, s vcndie a prix réduits, par CHAs.W.ROSS.Rue St .Jean, 18 de Juin 1822.NOUVELLE BRASSERIE.C QUIROUET 5r Co.ayant ajouté 4 \u2022 leur établissement, UNE BRASSERIE, ont à vendre et prêtes 4 livrer dès maintenant, AILE, et WERE DE TABLE ; ]Jl dans peu de jours, BURTON ALE, et PORTER.Les matériaux ayant été préparés avec le plus grand soin, ils espèrent que leur Bière fera trouvée d\u2019une qualité supérieure, et leur assurer par 14 une partie de l\u2019eacourgement public.Les ordres seront exécutés avec promptitude, et la Bière sera envoyée aux pratiques.C.QUIROUET, 5c Co.C.Q.5c Co.s\u2019offrent de contracter pour quelques Centaines de Barriques de Bière pour exportation.Basse-Ville de Québec, > Rue Su Paul, 29 Janvier, 1822 > "]
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