Le canadien, 23 avril 1823, mercredi 23 avril 1823
[" Canadien.' Le Fiat Justifia ruât Cœlum.vl.i.4]\tQUEBEC, MERCREDI, 23 AVRIL, 1823\t[N**.U IMPRIMÉ ET PUBLIÉ FLAVIEN VALLERAND, A TROIS PIASTRES PAR ANNEE, Outre QUATRE SCHELI.TNGS pour les frais de la Poste, Pat/at)h (Pavaner par Srmrjfre.PRIX DES JFER TISSE MENS.Dam unr Langue le.Ins chaque Ins.snb.Six lipnes et au-dessous, 2*6d.7îd.p;xlignes c t au-dessous, Ssdd.lod.An-dessus de 10 lipnes, 4d.p.lipne id.Dans les deux Langues, le double des prix ci-dessus.agens pour le canadien.Mr.JULIF.V PEURAUt-T, fils.Montréal Mr.SERAPHIN Limoc.es.Terrebonne J B.L A VIOLETTE, Ecr.Rivière du Chêne E.LBPHOHOX, Ecr.Chambly Ju.Besse, Ecr.St.Denis Docteur Boutillier.St.\tHyacinthe Mr.Joachim Tellier.Rivière au Loup Mr! P.X.BolVIN.Trois\tRivières J.B.Tache\u2019, Ecr.(M.P.).Kamouraska agru ulture! Mémoires svr fa culture des carottes, abrégés d\u2019un papier publié par Vordre du Bureau d\u2019A-gricullure en Angleterre, par le sécrétoire, dans le Répertoire des arts pour 1820.\u2014vol.37, p.37, 99, et 174.Les carottes réuasisent en Ecosse ; ainsi, le climat du reste de Vile ne présente aucun obstacle à cette branche de la culture Elles rêiissiscnt bien dans tous les terrains secs.Le meilleur terrain pour elles est un sable profond, mais gras.La profondeur cependant n'est pas essentielle, et elles seront aussi profitables pour les animaux, quoiqu'elles n\u2019)- soient pas aussi droites et aussi régullières que dans un sol pro-oud.On recommande de faire suivre les différentes semences comme suit ; la première année des navets ; la seconde des calottes, la troisième de l'orge; ensuite du tréfilé, doblel; ou bien, navets, orge, carottes, orge, tréfilé et bled.Et si le sol est gras, navets, carottes, orge, treffle, bled, fé ve«, bled.Ou encore, navets, carottes, orge, treffle, fèves, bled.Mais il y a eu des fermiers en SufT.dk qui ont semé des carottes pendant quatre ou cinq ans successivement et sur la même terre: Cette pratique réussit assez aussi en Ecosse.C\u2019est une mauvaise économiede les semer aprèsle bled.On ne laboure qu\u2019une fois immédiatement avant la semaille.D\u2019abord avec une charrue on va aussi profondement que possible, et avec une seconde on repasse dans le même sillon.Il est inutile de labourer l\u2019autonme et ensuite le printems.Ce qu\u2019il y a de plus important à observer pour les carottes, c\u2019est de ue point fumer la terre.Eu Suffolk on seme la graine vers le 25 mars.On a essaiyé d\u2019autres saisons, mais sans succès.On met ordinairement cinq livres de graine par acre.On doit semer de la nouvelle graine, car l\u2019ancienne est plus tardive d\u2019une semaine.On cunnoit la bonne graine à l'odeur agréable qu\u2019elle répand, lorsqu\u2019on la frotte dans la main.Les plus soigneux cultivateurs la mettent tremper dans l\u2019eau pendant deux jours, et ils y mettent aussi un peu de terre.Il est absolument necessaire de bri-*er ces fibres qui empêchent de la semer comme il faut.La pratique générale en Suffolk est de semer à large jet ; les racines devat t être éloignées de neuf à dit pouces.Par cette méthode on en a recueilli six-cent-cinquante et sept cens minots par acre, les pieds étant Éloignés de quatorze pouces; six-cent-quarente minots.Tétant de douze pouces, et huit» cens minots Tétant de onz'*.La produit des terrains les plus mauvais peut être estimé à deux-cens minots; des moyennes terres à quatre cent-cmquante, et des meilleures à sept cens.La meilleure méthode pour semer la graine est d\u2019y mêler avec soin de la moulée de scie, et de la distribuer avec la machine de Cook,( mais comme peu de cultivateurs, en ce pays, sout fournis ce ces instru-meus de culture, oo peut, dam ce cas, employer le moyen suivant.Prenez une bouteille, ( les bouteilles Françaises sont les plus commodes,) et faites un trou dans le bouchon, et mettez une plume ordinaire d\u2019oie, d\u2019où la graine pourra s\u2019échapper.La pratique suffira pour faire cette opération, avec vitesse et régularité.) La distance des rangs doit être d\u2019un pied -Il faut sarcler de manière que la terre soit toujours nette et couverte d'aucune mauvaise herbe.Il ne faut pas non plus couper les têtes.En Suffolk, on laisse les carottes dans la terre, et pendant ThU ver, on les déterre à mesure qu\u2019oa en a besoin.Le moyen de les arracher, est d\u2019introduire contre la racine une bêche et autre machine, un enfant la reçoit,coupe la tête et lajettesur le tas.Quand elles sont bien sèches, on les met à couvert, euveloppéesdans de la paille; ou bien on tel met en pîlei de quatre pied de diamètre sur six ou sept de haut.Une légère enveloppe de\tsuf£!\tpour les garantir de la ge 14e.Dans le ditrict de Suffolk, cet* te racine a été la principale nou-riture des chevaux, au-delà du souvenir des hommes les plus anciens qui vivoient il y a cinquante ans.Un minot par jour pour un cheval épargne l'avoine.Deux tninots par jour, avec un peu de foin le soir, suffisent pour les chevaux qui travaillent fort.S\u2019il est nécessaire de laver les carottes, il faut les faire sécher, avant de les donner à son cheval.On peut engraisser, avec les carottes, les bœufs et les vaches, avec beaticoup d\u2019avantage et de profit.Un bœuf, selon sa taille, peut manger depuis un jusqu\u2019à trois minois par jour.Les carottes sont une excellente nouriture pour les vaches, tant pour la quantité du lait, que pour la bonté du beurre.Mr.Coape en donne à ses vaches deux minots par jour.Mr.Onleys, avec un minot par jour et de la paille d\u2019avoine, a par semaine cinq litres du premier heure, en janvier.Elles ont été trouvées supérieures aux patates.Elles sout bonnes surtout pour sevrer les veaux.Eu Flandre ou les regarde comme la meilleure nouriture pour les vaches, et elles ne donnent jamais au lait aucune mauvaise saveur.Elles sont aussi un excellent aliment pour les moutons: d\u2019après un calcul, vingt-six moutons en mangent quatre minots par jour, et peuvent très-bien engraisser un acre de terre.(Un acre est un arpent et demi, ou environ.) Mr.Coape ne manqua jamais de fourage pour ses moutons en Avril, ni en Mai, après qu'il eût cultivé les carottes.On ne peut douter qu\u2019elles ne soient très utiles pour engraisser les cochons.roc Elles ont un plus grand effet le printems que l'automne.Plus elles sont sèches et nettes, plus elles sont nourissantes ; il en est ainsi des patates.Il est de fait certain qu\u2019elles améliorent la terre.Elles sont si éloignées d\u2019avoir en elles aucun principe absorbant, qu'elles améliorent considérablement la terre.Si la graine est bonne, la récolte peut être considérée comme certaine.Les mouches, les limaçons, les vers ne leur sont pas assez dangereux, pour qu\u2019ils puissent mettre la récolte en danger.Le cultivateur doit considérer cette plante comme bien supérieure et plus avantageuse pour lui, qu\"aucuiie autre menue production.Voici un avantage qui leur est particulier, et qui doit être décisif, c'est qu\u2019elles peuvent nourir toutes sortes d\u2019auimaux, sans avoir besoin pour leur culture d\u2019un seul once de fumier.\u2014Communiqué.\u2014Mercury.Londre.6 février.CHAMBRE des LORDS 4 février L'adresse fut proposée par le comte de Morley, et secondée par le comte de Mago.Le comte Stanhope proposa un amendement, pour engager la chambre de s\u2019enquérir sur la cause de la détresse présente.\u2014l\u2019opération du change du numéraire.&c.Le marquis de Landsdown dit, que s'il avoit cru un amendement nécessaire, c\u2019auroit été un amendement demandant de la part des Ministres une déclaration claire de leurs sentimens sur les diQérens entre la France et l'Espagne; mais ayant vu par la harangue quelque espérance d\u2019un arrangement à l\u2019amiable\u2014qu'on négo-cioit pour convaincre des hommes, qui, selon les apparences, neveu-lent pas se l\u2019aisser convaincre, il ap-prouvoit le rapport des ministres, et qu\u2019il voteroit contre l'ameodement.Le comte de Liverpool dit, que l\u2019objet des ministres de sa Majesté, dans la harangue qui avoit été présentée à la chambre, étoit de s\u2019asaurers de l\u2019unanimité de tous les partis: unanimité sur tout, sur le sujet auquel le noble Marquis avoit fait allusion.Il ne pouvoit donc voir sans étonnement un a-meudement qui avait été fait ce jour là même\u2014le premier de la session\u2014par un noble co nte, comme il n'y avoit rien dans la harangue, ni d&us l'adresse proposée, qui pût en aucune manière combattre les opinions du noble comte, on le compromettre.Ainsi, il étoit à.regretter, qu\u2019en cette occasion, l\u2019amendement proposé ne pût être proposé, en ce qu'il ne preuoit point source dans les allégués de l\u2019adresse.Q telque important que soit le sujet de l\u2019a-mcodemeut, il est d\u2019une nature à ne pouvoir être traité an co u-mcncement de la session, et doit être renfermé avec d'autres plus généraux.Il n'entrera donc dans aucune discussion sur leur méri-te,ui sur les opinions qu'a avancées le noble comte.Il se contentera de dire, que dans son opinion elles êtoient fondées sur l\u2019erreur de l\u2019état du pays, et sur les principe» du noble comte.Sa seigneurie alors parla des alfiirer de l\u2019Espagne, et soutint que la harangue éioit ce qu\u2019elle devoit être.La politique de L'Angleterre^ par rapport à l\u2019Espagne, découloit du principe de non-intervention (non interference) dans ; les atfaires iutérieurcs d\u2019aucun ê-tat, et de laisser adopter à chaque pays le mode de gouvernement qu\u2019il lui plait.Cette politique est la plus saine et la plus convenable, dans la circonstance présente, sans aucun égard à une note envoyée à Vienne dans une occasion précédente.(Ecoutez, écoutez!) Les ministres de sa Majesté sont formel* 6 107 «ur la neutralité qu'il* ont rcrom-mandée enm» l'Espagne; et un noble Baron opposé a ddclaré ê-tre satipfait de l'explication qu\u2019il n donnée lui-mème de leur part.Le gouvernement arglois a vu la question comme regardant l'Espagne ; comme une question purement espagnole, et qui ne devoit pas être mêlée aux considérations de politique des autres états.( Ecoute* 1) la constitution espagnole est un pacte entre le ttoi et le peuple fait en tems de cruerre, et d\u2019apiès le-cuel ou a agi depuis.Si cette constitution a besoin de quelque modification, il est an pouvoir du goinerain légitime et des reprd-fontans de la nation d'effectuer ce changement \u2014( Ecoutez ! ) On ne doit opérer qu'une simple r^f .r-me et non une abrogation forcée.( Ecoutez! ) Quoiqu'il paroisse i.ét cssaiie d\u2019interférer, «>ctète.ment ou ouvertement dans les at-faires d'autres pays, ce ne peut «être nullement le cas pour 1 h«pa-cn\u20ac Ceux qui ont eu la conduite des affaires elu x cette nation, n'ont pas essayé d'étendre leurs principes chez les autres peuples^ Ils ont veillé soigneusement à leurs intérêts, et à la préservation de leur constitution, mais ils n ont iamais cherché à conduire ni A influencer les suiets des autres souverains.De plus, leur conduite est digne d\u2019éloge, si ou l\u2019a compare à celle des autres pays où les révolutions ont toujours été accompagnes dMiorreurs et de maux épouvantables.Si l\u2019on pouvoit désapprouver le sentier où marche l'Espagne, ou ne sau- roit lui refuser de n\u2019avoir jamais souillé aes pas par le crime ni la violence.(Ecyutei, écoutez.) D\u2019après ces considérations, on ne peut douter de 1a sagesse de la politique du gouvernement an-glois, ni de 1a nécessité de la neutralité, à ne regarder la chose que du côté de la justice.Mats si l\u2019on jette les yeux sur l\u2019utilité, il est assurément de notre sagesse de conserver le pays dans l'état de médiateur, et sans sortir de l'aveu dev principes qui nous conduisent, d\u2019arrêter les maux qui menacent, et, s'il est possible de prévenir les hostilités.(Ecoutez, écoutez!) Il (Lord Liverpool) croit avoir assez parlé sur la guerre elle même ; et sur l\u2019injustice même de cette guerre.Il croit s être expliqué assez clairement sur l im-politique et l\u2019injustice frappante d'une semblable guerre, dangé-reuse dans les conséquences qu\u2019il prévoit.'4\u2014Il peut assurer le noble Lord, avec une inquiétude comme il n\u2019en a peut être jamais eue, et la source en est bien connue à tout ceux qui I écoutent.(Ecoutez, écoutez!) Il regarde les eftets d'une guerre, non seulement par rapport à l Espagne, mais par rapport à la France elle-meme, et à toute l\u2019Europe (Ecoutez, e-contez 1) Autant il redoute la guerre pour l\u2019Espagne, plus il 1 a redoute pour la France, en jettent les yeux sur ses résultats possibles, aveu qu\u2019il fait de bonne fui.Quant à la question géné-rallement prise, il étoit persuadé qu\u2019il n\u2019y avoit pas un homme, dans le royaume qui, dans les circonstances présentés, ne crût la neutralité, la politique de l\u2019état.Mais en disant ceci, il ne vou-droit jamais en même terni suivre cette idée,qu\u2019elle vienne de quielle voudra.quedansle casd\u2019un danger éminent et d\u2019une nécessité indispensable, ce pays ne seroit pas en état de déclarer la guerre.( E-coutez, écoutez!) Lord EUenborough dit, qu'il avoit entendu avec plaisir l'éloge que le noble comte avoit fait de la nation Espagnole; mais que lorsqu\u2019il regardoit ce qui atoit été fait par le gouvernement de sa Majesté, il se voyoit obligé, d'avouer, quVin auroît pu faire encore d\u2019avantage.Si après la harangue du Roi de France et le mouvement de «on armée, on pouvoit encore espérer quelque négociation, on auroit dû redoubler d\u2019efforts, si ce n\u2019est eu considération pour l\u2019Espagne, du moins en faveur de nos propres intérêts, et employer des moyens plus cfli-caces pour réussir.Ce payiétoit très intéressé dans 1a question, non seulement en aussi loin que s\u2019étendent ses relations avec le Portugal, mais dans la crainte que le despotisme russe ne cherchât à acquérir un port dans la Méditerrannée.Si cette puissance prenoit possession de Mi-norque, la Grande Bretagne ne devroit elle pas intervenir pour le prévenir ?Elle ne pourrait permettre ladivision del\u2019Eipagne entre la France et la Russie; elle ne pourroit permettre un blocus serré des ports espagnols, A l\u2019exclusion de la marine angloise, et au détriment de son commerce.D\u2019après cela, sous toutes les circonstances de l\u2019aggression de la part de la France, et la responsabilité où sont les ministres de maintenir la paix du royaume, il se trotive obligé de conclure que les Ministres de sa Majesté u\u2019out pas fait leur devoir.Ce qui suit est l'opinion du Prince de Talleyrand, sur la politique de la guerre avec l\u2019Espagne, donnée dans la Chambre des Pairs, pendant les débats, sur l\u2019adresse au Roi de France en réponse à sa harangue du trône.\u201c Il y a déjà 16 ans, que commandé par celui qui faisoit alors la loi au monde, de donner mon opinion sur unelutteoùil étoitsur le point de s\u2019engager avec la nation espagnole, j\u2019eus le malheurdelui déplaire par le tableau que je lui fis des événemens futurs, et des dangers tans nonbre qui de voient tVniuivre d'une attaque aussi tê» meraire qu'injuste, f.a disgrâce fut le prix de ma «incérité.A-près uo si long intervalle, je me vois dans la nécessité de renouvel-1er le» mêmes efforts, et de donner les mêmes avis ?La haran gue du trône a fait évanouir la dernière espérance des amis de la paix.C\u2019est menaçant pour l\u2019Espagne, et je dois le dire, ce me paroit alarmant pour la France.Cependant, Pairs de Fraoce, la guerre n\u2019est pas encore déclarée, il vous reste encore un moment, un seul moment favorable pour mettre le Roi, pour mettre tout le royaume à l\u2019abri des hazards d\u2019une si dangéreuse entreprise.Hâtez-vous de remplir le plus sacré des devoirs, celui de désabuser le Roi, que l\u2019on trompe sur les désirs de la France, sur les besoins de son peuple, et sur ses propres intérêts, aussi bien que sur l\u2019éiat de I Espagne, qu\u2019on lui représente affoiblie par sep dissensions.Les veux du peuple Fran çois\u2014c\u2019est une assertion tout-à-fait inutile \u2014 Les *eux du peuple François sont décidemmeut pour Paix* Kawasié de la gloire militaire, il désire réparer sons le gouvernement de son Roi, et dan* le sein de îa paix, les malheurs d'une gi erre de trente ans.Toutes les parties de ce vaste empire, qui ont tant d\u2019intérêts diffé-rens, se réunissent en fa'eurde la paix.Lille s\u2019accorde avec Strasbourg, Lions avec Bordeaux, et Marseilles avec Grenoble.L\u2019es prit de parti le plus effronté ne pourroit nier ce fait.Comment cela peut-il être autrement ?Les propriétaires de vaisseaux de Bordeaux et de Marseilles n'ont ils pas, dans le cas présent, les mêmes intérêts à consulter, que les menufacturiers de Lyons ou de Rouen ?Les uns ne sont ils pas en danger de voir piller les tréson qu\u2019il* oot embarqué* *ur 108 la mer, et les autre*, en se trouvant privés tout-à-coup du plus important débouché, ne sont ils pas exposés à fermer ces manu, factures qui font leur gloire et la prospérité de cette contrée ?Ai-je besoin de parler de cette partie de la population qui ne vit que par son travail journalier, et qui, à cause de la réduction du prix de ce travail, ne peuvent à présent gagner que la moitié du salaire qui leur faudroit pour la subsistance de leur* familles,et qui de jour en jour peuvent se voir enlever cette dernière ressource ?Pouvez-vous supposer.Messieurs, que l'état le plus flurissaut de l\u2019agriculture puisse échapper aux désastres qui assaillent l\u2019industrie et le commerce?Dans l\u2019état présent de la société, toutes les branches de la prospérité sont lu és entr\u2019elles Les pertes du marchand retom beront aussi sur le cultivateur, et la classe agricole du peuple sera privée de l\u2019argent qui se perdra dans les pleines désolées de l\u2019Espagne.Pourquoi, à ce terrible moment, les puissances du monde ne comptent-elles pas les suffrages?D\u2019un côté il y a tout un peuple, de Tautre\u2014que dirai-je-quelques individus intéressés qui s\u2019efforcent de tourner exclusivement à leur avantage, un rétablissement qui n\u2019a été conçu que pour le bien de toute la «ociété.J\u2019aurai le courage de dire la vérité.Les mêmes niées chevaleresques en 1789, entraînèrent les cœurs généreux, et séduisirent les imaginations, mais elles ne purent préserver la monarchie; elles peuvent la détruire en 1823.et la monarchie légitime est le besoin de la b rance.La guerre n est pas, comme quelques-uns se plaisent à le dire, une question relative à la dynastie; c\u2019est lout-à-fait une question de parti.Les intérêts de la royauté n\u2019y sont pas concernes, mais seulement ceux d un parti, attaché à ses anciennes haines, et à ses vieilles prétentions, et qui veut moins préserver que reconquérir.On désire se venger sur le sommet des Pyrenees.Quels motifs raisonnables peut avoir la Fiance, maintenant si heureuse, si tranquille et si puissante, de courir les risques d\u2019une guerre avec l\u2019Espagne?En quoi la Frange peut-elle se plaindre?Toutes ses plaintes se réduisent à ceci\u2014la Charte espagnole est pleine d\u2019imperfections.Je pense moi-même quelle est lies imparfaite; mais depuis quand des nations voisines se croient-elles en droit d\u2019exiger d\u2019un peuple indépendant la réforme de sou système de loix politiques?Avec une semblable théorie, que de-viendroit l'indépendance des nations?Quels singuliers réformateurs, quels étranges Lvcurgues que cent mille soldats prêts à être suivis par un plus grand nombre encore, quelles merveilles ils fe-roient ! Qui est-ce qui voudroit en imposer par ce Don-Quicho-tisme politique?Se flatte-t-on que le peuple ignore le secret de cette nouvelle croisade ?j\\on * l\u2019Espagne avec sa liberté, l\u2019Espagne sans ordres privilégiés, est un spectacle que l\u2019orgueil ne peut envisager; on ne peut souffrir, et il est nécessaire d\u2019opérer en Espagne ce qui n\u2019a pu l\u2019être en Fran-ce\u2014Une contre-révôlution.J* sais très bien que les conducteurs de cette conspiration contre la liberté des nations, ne sont pas assez insensés, pour n\u2019espérer de secours que de leurs partisans, àur qui,repose donc,leurs dernières espérances?Ils ne le savent pas ; ils, auroient tremblé, s\u2019ils a-voient réfléchi.Le secours qu\u2019ils attendent, est de l\u2019étranger.Qu\u2019on ne croie pas que je me forge des chimères; ce désir parricide a été exprimé dernièrement dans ces journaux périodiques quisout les impurs réverbères des passions honteuses qui agitent la face de ce pays.Mais quel sera le prix de la fatale co-opération de ces étrangers, qui seront réduits à la nécessité de se reposer sur le parti auquel j\u2019ai fait allusion?Qui payera leurs armées ?qui les aidera?Assurément ce ne sera pas la malheureuse Espagne; elle n\u2019a point «le trésors; elle se suffit à peine à elle-même : «die n\u2019est riche qu\u2019en courage.La prudence m\u2019empêche de développer davantage les dangers d\u2019une guerre a-vec l\u2019Espagne ; vos connoissances et la réflexion vous les feront ap-percevoir.Mai» j\u2019en ai assez dit pour justifier la nécessité de ma présence à la tribune.Il me convient à moi, qui suis avancé en âge, qui respecte la France, qui suis dévoué au Itoi et a toute sa famille, qui ai pris une si grande part dans le double rétablissement, qui par mes efforts, et j\u2019ose dire par mes heureux efforts, ai fondé ma gloire et ma responsabilité dans la nouvelle alliance entre les Bourbons et la b rance, d\u2019empêcher autant qu\u2019il est en moi, l\u2019œuvre de la sagesse et de la justice de se compromettre par \u2022des passions folles et téméraires.Le Hoi est trompé ! C'est à nous à le détromper.On lui dit que son peuple veut la guerre, lorsqu\u2019il* désire la paix.On lui dit qu\u2019il va compromettre l\u2019honneur de sa couronne, s'il ne venge pas les injures qu\u2019on a faites à ber-dinand VIL Son ancêtre Louis XlVn\u2019a pas vengé des injures bien plus sanglantes ; et sur le point de la dignité Louis XIV n\u2019est pas un modèle à mépriser.Le bem-heur de la France, voilà la gloire de Louis XVI11; et il est digne d\u2019une pareille gloire-\u2014On dit que l\u2019Espagne étant en proie à l\u2019anarchie, est dangereuse à la France.ISTous avons devant nous des faits pour répondre.Est-il vrai que 109 les doctrines anarchiques ont fait «les progrès alarmans en France?Au contraire le pouvoir n'a-t-il pas fait ses plus grandes ac«|uisi-tions parmi nous depuis la révolution de l\u2019Espagne?Ne craignez point de faire connoitre la vérité au Roi; il ne la rejettera jamais: et dans cette conviction je seconde l\u2019amendement présenté par le Baron de Barante.Je désire que la majorité «le la Chambre soit portée par sa fidélité au Roi et à la Charte, à le supporter de ses votes.Je ne dirai plus qu\u2019un mot, que quand à la question de savoir si l\u2019on n\u2019entreuent pas quelque part «pielques doutes sur les désirs secrets de Ferdinand VII, je ne prétends pas donner mon opinion personnelle sur le sujet ; je ne la donnerai que d\u2019après le passé, qui n\u2019est que trop bien connu.Le Roi d\u2019Espagne ne fut jamais, assurément, moins libre, que pendant les sept années de sa captivité à Valencay,et j\u2019en appelle au souvenir «le quelques-uns de mes nobles collègues, si, à ce triste période, ils ne trouvèrent pas que ni leurs noms éclattans ni leur attachement affectueux ne purent lui inspirer assez de confiance, pour qu\u2019il regardât autrement que comme un acte de témérité, dont il deviendroit la victime, le projet qu\u2019ils vouloient accomplir de le délivrer; et mes relations personnelles avec Ferdinand me donnent lieu de croire, que son refus ne venoit que de la noble confiance qu\u2019il avoit dans la fidélité de ses sujets, au courage et à l\u2019amour desquels il vouloit devoir sa délivrance.CHAMBRE DES COMMUNES.Dans la chaoibre des communes, l'adresse fut proposée par Mr.L.Childe et secondée par Mr.Wild* man, et fut adoptée unanimement.Dans le débat sur le sujet, Sir.J, Yçikc exprima son aprobation de l\u2019adresse.Ce n\u2019étoit pas seulement, dit*il, eu faveur des principes avoués dans le discours de sa Majesté, comme affectant la conduite de son gouvernement a-vec les puissances alliées, qu\u2019il éleveroit maintenant la voix, mais il étoit charmé de voir que l\u2019on revenoit présentement à ces anciens principes qui avoient été l\u2019orgueil de l\u2019Angleterre.Il voyait par le discours de sa majesté que son représentant à Véronne a-voit refusé d'être parti dans aucun des procédés qui pourroient être regardés comme une intervention dans les affaires intéiieures del\u2019Es-pagne.Il étoit du devoir de tout représentant de préserver la paix.Il sentoit que c\u2019étoit son devoir.Mais on devoit faire plus.On devoit élever la voix contre toute tentative pour régler les affaires in» térieures de la nation espagnole, car à son jugement, il n\u2019avoit ja» mais été commis un acte de violence plus outrageant contre une nation grande et puissante.(Grands applaudissemens.) Tout le monde se rappelloit que c\u2019étoit aux valeureux efforts des ooblef Espagnols, que les Bourbons dévoient d être placés sur le tiône de France, et étoient présentement en possession de cette sotive-, raineté dont ils alloieut se dépouiller par leur témérité.(Ecoutez! Ecoutez!) Etoit-il possible que ce pays pût demeurer spectateur indifférent après qu\u2019il auroit été tiré un coup de canon de l\u2019autre côté de la Btdassoa?Un pays comme celui-ci, sensible comme il l\u2019étoit dans tous les points de son commerce, pouvoit-il tenir une position neutre, quand un si grand nomdre de set intérêts seroient exposés au dan-ger,dans le cas d\u2019une guerre comme celle qui alloit probablement avoir lieu?Il ne croyoit pas possible que l\u2019Angleterre dont le commerce s\u2019étendoit d'un pôle À l\u2019autre, ne prit pointde part l une guerre qui pourroit s\u2019étendre dans toute l\u2019Europe.Jamais une guer* re ne poorroit lui faire plus d lion* ueur que celle qu elle entrepren* droit pour sootenir la liberté et l'indépendance de l'Espagne contre l\u2019attaque injuste et outrageante de la France, Il n'y avoit pas un homme dans ce pays qui ne détestât et n\u2019abhorrât un attaque si a-trore contre le droit qu\u2019avoit un autre pays de choisir son gouvernement.L\u2019hon.membre conclut en disant qu'il croyoit fermement que si la guerre avoit lieu, ce pays ne poorroit pas demeu* rer neutre.Air.Brougham dit qu\u2019il se joignoit au brave oflirier pour ex primer les sontimens qui, il en é-toit assuré, étoient ceux de tout cœur anglois, de détestation et d\u2019horreur, de haine, d\u2019indignation et de mépris pour le langage hypocrite dans lequel ces principes atroces ont été promulgués au monde.11 approuvoit pourtant les expressions employées dans (adresse, pareequ\u2019il pour-roit n\u2019étre pas prudent de parler plus explicitement, et il com-plirnentoit le membie qui avoit proposé l\u2019adresse et celui qui l\u2019a-voit secondée, de leurs judicieuses remarques sur le sujet.11 ne pouvoit y avoir qu\u2019un sentiment de réprobation, excité contre le barbare à demi civilisé qui avoit émané un manifeste par lequel il se montroit disposé à réduire le reste de l\u2019Europe dans le même état où étoit ses sujets.Il s\u2019en suivroit la confusion en France, ou plutôt parmi cette petite partie des François qui, méprisable du coté de la force autant que du côté des talens, ayant obtenu l\u2019ascendant sur la prudence et la «aine politique, attaqueroit notre plus cher allié, sous l'influence d\u2019un motif bas et égoïste pour a-battre un gouvernement existant, no et sous le prétexte faux et\"aveugle que ce gouvernement étoit incompatible avec leurs vues pé cuniaires.Si ce n\u2019étoit du poids énorme des calamités qui pesoient maintenant sur ce pays, la perspective seroit plus agréable, et l\u2019Angleterre pourroit s\u2019avancer pour la défense de son allié, sans craindre les conséquences qui se-roient maintenant le résultat d\u2019une guerre avec la France, accablé qu\u2019il étoit de dettes et de taxes.Dans la situation où se trou voit l\u2019Angleterre, il clierchoit à faire voir la nécessité qu\u2019elle se tint en état plutôt d\u2019empêcher que d\u2019accélérer la guerre, llsesen-toit justifié a le faire sans s\u2019exposer au repruche d\u2019inconsséquence, vû le changement de circonstances.Il parla de nouveau de la probabilité de la guerre,et recommanda d\u2019économiser autant que possible dans nos établissemens intérieurs, pareequ\u2019il jugeoit qu\u2019il étoit prudent d\u2019ajouter quelque ( hose à nos dépenses navales.Il étoit nécessaire d'observer que la politique de ce gouvernement lui dictoit un devoir sacré à l\u2019égard des autres états dont les intérêts étoient si étroitement liés aux autres.Ce gouvernement étoit tenu, dans le cas d\u2019une attaque contre notre ancien et fidèle al ié, le Portugal, de défendre ses intérêts, et de résister à toute tentative contre son indépendance, laquelle, si cette malheureuse expedition contre la liberté de l\u2019Espagne a lieu, rendra si probable la nécessité de prendre part à la lutte, qu\u2019il étoit persuadé qu\u2019une semaine après l'Angleterre y seroit entraînée.Il es-péroit que les ministres ne s\u2019é-toient pas servi avec les autres puissances d\u2019un langage propre à leur faire croire que ce pays )Ourroit observer une stricte neutralité, parce qu\u2019un tel plan n\u2019au-roit été fait que pour amener les maux qu\u2019on devroit empêcher par tous les moyens possibles.Il es-péroit que le gouvernement étoit sincère dans scs vœux pour l\u2019Espagne, parce qu\u2019il étoit convaincu que tous co-opérerorent volontiers, cordialement et joyeusement à mettre ces vœux à effet.(Ecoutez! Ecoutez!) Il ex|)é roit donc que les ministres avoient clairement donné à entendre au gouvernement françois, la détermination.en cas de guerre, d\u2019ai-der les Espagnols, parce qu\u2019il é-toit persuadé qu\u2019une telle détermination seroit probablement suivie de mesures propres à prévenir les maux que tous condamnoient unanimement.A l\u2019égard des notes officielles des puissances alliées, il étoit visible qu\u2019elles é-toient totalement dépourvues de principes.Il paroissoit, en admettant que leur présente conduite fût droite,que la raison de sa majesté impériale n\u2019avoit été éclairée que depuis une dixaine d\u2019années; avant 1812, sa majesté impériale avoit fait un traite solennel avec ces cortès et avec cette constitution que la raison éclairée de sa majesté impériale lui a appris depuis à condamner.Car de 1812 a 1821, il n\u2019a pas été changé un iota de la première constitution.^ S.M.1.reconnut alors ces mêmes cortès, et condescendit à lui donner l\u2019épithète favorite de \u201c légitime,\u2019\u2019 epithète qu\u2019ils se donnent à eux mêmes, et cependant ils déclarent maintenant que (escortés sont illégitimes.Quelle étoit, demanderoit-il, la grande cause de cette croisade contre l\u2019Espagne! C\u2019étoit la tentative légitime du peuple pour recouvrer ses droits perdus.L\u2019armée avoit renversé le despotisme que la mutinerie avoit établi, et c\u2019étoit pervertir grossièrement le langage, que d\u2019appeller une telle conduite rebellion.(Applaudissemens ) La liberté -étoit l\u2019objet de leur mor- lit telle inimitié, et ils tournero\u2019ent toutes leurs armes contre elle, parce qu'ils la craignoient autant qu\u2019ils la détestoient.Ils avoient pour la liberté une haine de démons: l\u2019idée même delà liberté les faisoit frisonner.Quand à nous,notre devoir étoit simple dévident.Qu'un appel aux armes soit notre dernière ressource, mais dans toutes nos négociations que notre premier soin soit de voir à ce que l\u2019honneur du pays ne soit pas compromis.Si l\u2019Espagne étoit subjuguée, pourroit-on douter du sort qui seroit réservé au Portugal î II applaudis-soit hautement à la conduite tenue par les serviteurs de la couronne en cette occasion.Ils a-voient agi en hommes qui vou-loient s\u2019acquitter de leurs devoirs envers eux-mêmes et envers leur pays.Regardons les états libres comme nos alliés naturels : soutenons l\u2019honneur de la couronne, ta liberté du pays, et les meilleure et les plus sacrés des principes de la constitution.L\u2019honoraiile et savant monsieur s\u2019assit au milieu des applaudissemens répétés des deux côtés de la chambre.Sir F.Burdett exprima le plaisir que lui avoit causé le discours de l\u2019honorable et savant monsieur qui venoit de s'asseoir; discours qui pour la profondeur et l\u2019éloquence ne le cédoit à aucun de ceux qui avoient jamais été prononcés dans cette chambre, il alloit directement à soutenir et promouvoir ces grands principes, qui mettroient le gouvernement en état de suivre le plan.de conduite le plus compatible avec le rang élevé qu\u2019occupoii l\u2019Angleterre parmi les nations de l\u2019Europe.Il espéroit que nous ne nous écarterions pas de notre devoir dans cette importante con joncture; et que pour lui il mettroit de côté toutes considérations de détresse agricole, toutes considérations quelque urgentes quelles dussent, excepté celles qui regardoient le maintien de ces grands principes que l\u2019Angleterre devoit être la première à soutenir.(Applaudissemens.) Mr.Peel assura la chambre qu\u2019il éprouvoit la plus grande satisfaction en voyant quelle pou-voit concourir unanimement dans le vote de remercîment à sa majesté pour son gracieux discours, et dans l\u2019adresse en réponse à ce discours.Le même motif qui l\u2019in-duisoit à croire que le vote seroit unanime, lui laissoit peu à dire en cette occasion.En concomant à la présente adresse, aucun membre de la chambre ne devoit se regarder comme tenu de suivre ensuite une route qu\u2019il croiroit incompatible avec son devoir.Mais quoiqu\u2019il fut exempté de la nécessité de s\u2019étendre sur des matières d\u2019une importance particulière relativement à notre politique étrangère; cependant après les observations faites par un honorable et savant monsieur du côté opposé, il concevoit qu'il ne rempliroit pas son devoir, s il ne disoit pas au moins quelques mots.Une grande partie du discours de l\u2019iion.et savant monsieur, consistoit moins en incriminations de notre système politique que de celui de nos alliés.(Ecoutez! Ecoutez!) La chambre devoit se rappeler que le gouvernement de sa msjesté avoit toujours suivi le même plan à l\u2019égard de l\u2019intervention des états é-trangers dans les affaires intérieures d\u2019une nation.En 179*?, le monarque protesta contre une^ telie intervention;, le même principe fut suivi en 1821.(Applaudissemens)\u2014Il d\u2019.roit que les principes po.rés par le gouvernement de sa majesté et sanctionnés par sa majesté elle-même, étoient que tout état étoit souverain et indépendant des autres.(Grands applaudisse-mens.)\u2014Mais les droits des états, comme ceux des individus étoient sujets a intervention, s\u2019il étoit prouvé que d\u2019autres états pou-voient être mis en danger par les principes qu\u2019ils soutenoient.\u2014Cependant, pour justifier I intervention, le danger doit être manifeste, clair et défini.(Ecoutex! Ecoutez!) Quant à l\u2019Espagne, Il ne pouvoit rien voir, autant qua l\u2019Angleterre y étoit intéressée, il ne pouvoit rien voir dans ses institutions actuelles qui justifiât une intervention.(Applaudissemens répétés.) Notre intérêt évident, dans le cas d\u2019une guerre étoit d\u2019observer jne stricte neutralité.Il féÜcitoit la chambre de ce que nous avions ouvert les yeux à une polttimie plus sage et plus saine, et que nous étions plus jaloux de la prospérité croissante des autres nations.Nous apporcevions maintenant que notre prospérité commerciale étoit lire à celle des autres nations, et notre premier devoir é.toit d\u2019empêcher la guerre, s\u2019il étoit possible.Il étoit persuadé que la chambre anorendroit avec plaisir que le gouvernement de sa majesté se proposoit de faire une ré luctiou dans les dépenses publiques et les taxes.(Ecoutez! Ecoutez!) Il communiquoit ce\u2019a de la part de son très honorable ami le chancelier de l\u2019échiquier, qui aussitôt qu\u2019il deviendroit membre de la chambre mettro>t devant elle en détail l\u2019état des finances.Les réductions qn\u2019on se proposoit de faire dévoient s\u2019appliquer principalement aux impôts fonciers et au soulagement de la détresse agricnlturielle, bien qu\u2019il ne fût en son pouvoir de promettre un soulagement aussi étendu qu\u2019on le désireroit,.II espéroit de la prospérité'croissante de nos manufactures et de notre commerce, l\u2019amélioration de l\u2019état d\u2019agriculture.H pensoit qu\u2019il étoit impossible qu\u2019il y eût tant d\u2019activité dans toutes les branches du commerce, sans qu\u2019il en lésultât un avantage correspondant pour l\u2019intérêt agricole.Ne voulant pis provoquer une discussion dans un moment comme le présent, il s\u2019abstiendroit de parler di-vantage sur des sujets qui seroient mis de b m-ne heure devant la chambre.(Ecoutez! E-coutez!) Sir J Mackintosh fit un long et éloquent discours pour prouver qu\u2019il cou venoit d\u2019aider les Espagnols.Tout ami de la liberté, dit-il, seroit coupable, s\u2019il gardoit le silence en un moment où les droits de tous les états indé-pendans étoient attaqués.Le principe afTec-toit tout état qui pouvoit se glorifier du nom de la liberté; mais il aflectoit plus particulièrement la sécurité de nos domaines; il portoit un coup a l\u2019honneur et à la sécurité de 1;« Grande-Bretagne.(Ecoutez ! Ecoutez ! Mr.Denman parla au même effet ; et la question ayant été mise aux voix sur l\u2019adresse, elle fût adoptée unanimement.Le s- Février.Lois des Grains.Mr.W Whitmore donna avis que le 17 du mois, il mettroit les lois des grains sous la considération du parlement.L'Adresse» Mr.Childe présenta le rapport du comité nommé pour arrête! l\u2019adresse en réponse au discours du Koi Sir R.Wilson dit qu\u2019il n\u2019avoit pas inten.tion en se levant, de troubler l\u2019unanimité qui régnoit dans la chambre sur la présente perspective des affaires étrangères; mais il ne pouvoit laisser passer l\u2019occasion sans dire quelques mots.IJ avoit entendu hier un honorable monsieur prononcer le mot de M neutralité.\u201d Il vouloit prévenir la chambre qu\u2019elle pourrait bien se tromper si elle pensoit que ce ne seroit pas là le plan de conduite suivi par ce gouvernement.Si une fois ce plan étoit décidé, qu\u2019y auroit-il pour empêcher ta France de passer les Pyrénées, et de tenter de mettre à effet son projet pervers, et U le diroit, pr6m£ditr.Mais sî elle voyoit toute la côte depuis Bayonne jusqu\u2019à Dunkerke exposée aux opérations de nos flottes, elle craindroit plus de s\u2019avancer avec la chance de nous voir em> ployés activement contre elle.Mais ce n\u2019é toit pas seulement l'Espagne que nous de* vions envisager.On devoit s\u2019attendre que le Portugal seroit entrainé dans la lutte.Il avoit une constitution que l\u2019Empereur Alexandre ne vouloir pas reconnoitre, et il seroit sans doute poité à la défendre.Mais supposons que le Portugal fût assez imprudent, ou pour mieux dire, assez lâche pour abandonner l\u2019Es.pagne dans la présente crise : supposons que par celte désertion, il ajoutât une force de f >,000 hommes aux armées envahissantes, et comme militaire de quelque expérience, il Fouvoit assurer que l\u2019abandon de la cause de Espagne par le Portugal équlvaudroit a un renfort de 50,000 hommes pour les envahisseurs, cependant il ne se délivreroit pas de l\u2019approche des dangers dont l\u2019Espagne son allié «toit actuellement menacée.Mais il de» manderoit si le Portugal n\u2019avoit à craindre que des ennemis extérieurs.Les très honorables messieurs du côté opposé ne savoient-ils pas, on s\u2019ils ne le savoient pas, il étoit en état de leur apprendre par des docutnens en sa possession, qu\u2019il avoit déjà été organise en Fiance une régence de Portugal, et que quelques-uns de sesagens étoient arrivés en Angleterre afin d\u2019y faite des prosélytes, s\u2019il éioit passible* (Ecoutez!) Il soutenoit donc que sous le point de vue politique, militaire et financier, ce pays eto^t tenu d\u2019intervenir avec énergie en la présente occasion ; qu\u2019eu le faisant actuellement, il n'auroil à dépenser que des milliers de livres, au lieu que plus tard, il lui en fau-droit dépenser des millions* (Ecoutez.) Le Col.Davies dit que si la France envoy-oit un seul soldat audelà de la Bidassoa, ou tiroit un seul coup de canon de l\u2019autre côté des Pyrénées, nous devions regarder la chose comme une déclaration de guerre contre l'Angleterre.Le 8.A 4 heures, l'orateur compta les membres, et ne s\u2019en étant trouvé que ttx, il y eut ajournement jusqu'au Lundi.Bureau du Secretaire Provincial.Québec, 21 Avril, 1823.Il a plu a son excellence le gouveineur-en-chef faire la nomination suivante :\u2014 Jean Gaspard Chausscgros de Léry, écuyer, avocat, solliciteur, firocureur et conseil dans toutes es cours de justice de sa majesté en cette province, par commission datée du 14 avril courant.Mourut à Saint-Hyacinthe (VYamaska le 2 de ce mois, à un âge avancé, M.Guillaume JiouTlLUER, gentilhomme-huissier de la Verge-Noire du Conseil législatif de cette province, place qu\u2019il a remplie depuis Rétablissement delà constitution.VENTES PAR LE SHERIF.District de Montreal.Getrge Daviei et autres vs.John Pickeljunier marchand- 1 °.Un emplacement de 4f> pieds 9 pouces de front sur 73 pieds de profondeur on envi* ron, situé sur la rue St.Paul avec deux maisons en pierre et autres batimens 2 ° .Un emplacement situé dans le faubourg de Quebec, sur la rue Ste.Marie N ».4 avec une maison de brique, voûte et hangar où est construit un moulin pour la manufacture du tabac, circonstances et dépendances.93.Un autre emplacement joignant celui ci-dessus désigné de 72 pieds sur environ 38.43.Un emplacement situé dans le même faubourg sur la rue appelée Water Street joignant par derrière l\u2019emplacement No.2 ci-dessus désigné, a-vcc une maison en brique et une en bois, et autres dépendances.5^.Un emplacement borné par derrière à l\u2019emplacement ci-après désigné sous le No.7 et d\u2019un autre côté au No.6.6°.Un emplacement situé sur la continuation de la rue St.Paul 7 e.Un emplacement borné par devant à la rue Busby.8 °.Un autreemplacement situ£ sur la nie Bus-by, joignant d\u2019un côté au N(), 7 et d\u2019un autre au No.9 ci-après désigné.Un antre em-placement joignant celui ci-dessus désigné et celui ci-après désigné.10®.Un autre emplacement joignant celui ci-dessus désigné No.9.\t11®.Une terre de S arp«n* de front sur 30 arpens de profondeur située dans la paroisse de Sorel au rang de concessions appelé Huntcrville, bornée par devant au tiait quarié de la dite concession sans aucun bâ\u2019iment.La vente des 10 premiers n ® .aura Üeu au bureau du cliéiif le 18 Aôut à dix heures» et le n ° .11 à la porte de l\u2019église dt Sorel.George ff'urtc/e vs.Joseph Pjitras, tonnelier.Un Emplacement situé dans le faubourg St.Laurent, sur la grande rue du dit faubourg, et par derrière à la rue St Dominique, de 53 pieds de front sur 132 pieds de profondeur, avec une maison en bois une forge et autres bâtimens dessus construits.La vente aura lieu au bureau du chérif le 19 Aôut à 10 heurs.des k s Office, Meuse of Assembly, Quebec, 17th April 1823.BOOKS MISSING.From the Library of the House of Assembly, viz; Biographie des Pairs et des Députés du Royaume de France, 2nd vol.8vo.\u2014Encyclopédie méthodique, one vol.4to.under the head des Anas.\u2014Histoire d'Angleterre by Hume in french 13th and Hth volumes\tHistoire du Canada, abridged, in french 8vo.\u2014Œuvres de Chateaubriand, in french four volumes, on different subjects._ Œuvres de Pothier, in french, five volumes, on different articles of the Coutume de Paris, l2ino-\u2014Fie privée des François, in french, 3rd volume, 8vo.As the Rules of the Assembly relating to the Library, strictly prohibits the taking of any Books out of the Building, those Gentlemen who are in possession of the above are requested to return them.Québec, 17 Avril lus» L,VBUO^m,ApNQUENT A »VsSEMBTBHEf?aVo® \u201c \u201c C1UMBIt* Biographie des Pairs et des Députés du royaume de France, tome 2nd.Tn-Svo Encyclopédie Méthodique, un tome, iu-4to sous le titre des Atias / Histoire d\u2019Angleterre de Hume, en francis tomes 13 et H, i\u201e.,2;\tS0'*' Abrégé de l\u2019Histoire du Canada, in-svo-Œuvres de Chateaubriad, 4 tomes, in-a\u2019vo.sur dinerens sujets j Œuvre, de Pothier, 5 tomes, sur divers ar-tides de la Coutume de Paris, in-12-Vie pnvee de François, tome sme.in-gvo.Comme les régies Je l\u2019As-cmblée, relative, ment a la Bibliothèque défendent strictement d emporter aucun des livres, ces messieurs qui ont les livres c,-dessus entre les mains son priés de les remettre.AV K N DH H.\u2014 Peintures\tas- sorties ; Huile de lin double bouillie, eu cruches de trois gallons; Quincaillerie; In.diennes; &c.; et des Marchandises sèches de toute espèce \u2014Chapeaux d\u2019hommes, en cais.ses de cinq douzainesjVitres de grandeur assor-tie; Cioux ; Résine, &c.&-c.\u2014S\u2019adresser a W.U- CHAFFERS, rue Sault-au-Matelot, 3 Avril 1823 A ^ 1* \u2022\u2014ke Soussigné vient de A-Jb.recevoir la Collection de LIVRES la plus complette.Le nombre, la variété et la beaute des ouvrages en tout genre doivent at-tirer I attention des amis de la science, et du public en général.Il a aussi a vendre du FROMAGE de Gruyère de la meilleure qualité.___________AUGUSTIN GERMAIN.JL FRANÇAISES A VENDRE PAR .MICHEL CLOUET.Quebec, II Juin 1822./stfe A\tJ-OUER.\u2014Une iVJAl- SON très commode et avantageusement située pour le commerce, ci-devant occupée pour l\u2019Ecole paroissiale de Ste.Anne du sud près de l\u2019Eglise\u2014s'adresser sur les lieux.Ste.Anne 7 mars 1823.VENDRE à des con- ditions raisonnables, où à louer, Une Maison située dans une des meilleures places de St.Roch, sur la rue Richardson.Pour plus amples informations, s\u2019adresser à Madame veuve IGNACE GUAY, rue Ste.Anne No.15 Haute ville.Québec, 19 février 1823.l#4^T^DR Sale on reasonable !mP-A.terms, or to let, A House situated in one of the most advantageous places in St.Roch\u2019s Suburbs, Richardson Street.For fur.ther particulars apply to Mrs.widow IGNACE GUAY, St.Ami Street, Upper Town, No.u.Quebec, 19th.February 1823."]
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