Le canadien, 13 août 1823, mercredi 13 août 1823
[" >Vfc-.Tv Canadien.jftnt ^uBtitta ruat Corlum.Vol.4J QUEBEC, MERCREDI, 13 AOUT 1823.[N?30.imprimé ft publié fLAYlEN VALLERAND A TROIS VIA ST R F.8 PAR AN N F.F., Outre QUATRE SCHEUÎNGS pour Ica frais de la Poste.Povntlr iPavancf par Srmrstrr.MUSEUM.Avec h permission des Ma$i>traU> ÎKS Proprietaires informent J resnectueii'cment les Citoyen* - jo rs sont pareils, tous se, jours .vont sereins.Et sa poite rustique est fermée aux chagrins.A\\ntt!EUX.\u2014Imitation d'Horace.ANECDOTES.Ltn imtrlut de In petite tille de Ylartig'ie, avail épousé une femme jeune, belle et vertueuse Celle femme ayant dépensé pen ü peu l\u2019arment que son mari lui a* vait laissé en s'embarquant, r t recours un bourgeois de Mar-tigne qui le protégeait.Oel homme, épri?tout-à-coup de ta beau-lé de l'emprunteuse, usa mettre au service qu\u2019elle lui demandait, nu prix que l'honnête femme indiquée lui refusa sans hésiter, (laiift l\u2019espérance que son mari reviendrait bientôt.Le matelot n\u2019arrivait point : et en peu de jours, toutes les ressources de cette femme riant épuisées, la cruelle nécessité se fit sentir.Elle é-tait mère: ainsi, craignant de voir périr de besoins l\u2019enfant qu\u2019elle nourrissait, et un autre plus âgé qui lui demandait du pain, r lit: alla retrouver son tyran dans l'espoir de le fléchir.Les prières et les larme* n'ayant rien pu obtenir du bai baie, elle fut obligée de capituler; et vaincue par le besoin, elle lui permit devenir souper pour passer la nuit avec elle.Aptès le souper, qui fut triste, le bourgeois la pressa de remplir leurs conventions.La pauvre femme prend alors, au berceau, son enfant qui était en- dormi, et le pressant contre son sein, les yetu remplis de larmes, elle lui dit: Tette, iiion eufaut, et tette bien ; tu reçois encore le lait d'une honnête femme, que la nécessité poignarde.Demain.! que ne puis-je, hélas, te sevrer ! demain tu n'auras plus que le lait d\u2019une malheureuse.\u201c Ses larmcv achevèrent.Le bourgeois, ému de ce spectacle, et déconcerté «\u2019enfuit en jetant sa bourse, et en s'écriant: \u201cIl n\u2019est pas possible de résister à tant de vertus !\" Lf.s catholiques, commandé* par le duc d\u2019Anjou, assiégeaient la Rochelle en 1573.Il y avait près de la contrescarpe un moulin nommé la Rrande, dont Normand, capitaine, avait obtenu la propriété, sous condition qu'il le ferait garder.Il pensa d'abord à le me'tre en état de défense ; il \u2022e contenta d\u2019y tenir durant le jour quelques soldat* qui se retiraient le soir, et n'y lai-sait qu'u ne sentinelle.Sttozzi, undesgé-lu raux eatholi i es, oui rrut pou-voit tire* a\\anl.ge de ce moulin, profila d\u2019on clair de lune pour l'attaquer a *\u2019c un détachement et ileux coulevrincs.Un sold H, nommé ILrhot, unique défims\u2019ur de ce mauvais poste, y tint firme ; il tirait avec une célérité incroyable plusieurs coups d'arquebuse sur les assaillant*, et en variant les inflexions de sa voix, il iaisi.it crone qu'il avait un assez grand nombre, de camarades.De capitaine Normand l'cnciura-geait d i hint d\u2019ut» ravulirr, et lui parlautcuinuies'üy avait eu une compagnie entière liau* le moulin, il ciia.t qu\u2019on snultnt bravenit nt l\u2019attaque, qu'on allait envoyer du renfort.Rirbnt se voyant sur le point d\u2019être forcé, demande quartier poi r lui et pour le* siens ; on la lui accorde.Aiivsnôl il met les armes bas, et montre toute la garnison en sa personne.En 178-L un incendie affreux réduisit en cendres tinegrande partir de bâtimens du Port-ao-Prince, île de Saint-Domingue.M.Ko-betjot de Lastigoea, trésorier, avait, peu de temps avant ce jour ftt este, vendu un magasin à M.Giraud, son ami, pour la somme de 180 mille Iivps, dont le tier* avait été payé comptant.Le vendeur et l\u2019acquéreur étaient l\u2019un et l\u2019autre spectateurs de l\u2019incendie.Celui ci, voyant combien les pro grès en étaient rapid>a, se plaignit amèrement, en disent qu\u2019il était ruiné.\u201c Consolez-vous, lut dit M.de Last'goes, vous êtes père de famille, et je suis votre ami : en vous vendant mon magasin, je vous ai laissé le maître de* conditions, et avec raison vous avez cru faire une bonne affaire Voici un événement auquel non» ne nous attendions ni l\u2019un ni l\u2019autre, et qui dérangerait beaucoup votre fortune ; inaia je ne me con-inlerais jamais d'avoir été l\u2019instrument de la ruine d\u2019un père de famille et de mou ami.Si le magasin est préservé, le marché tien- dra, et il sera d\u2019autant meilleur pour vous; s'il est incendié, la vente sera nulle.\u201d Un moment après le feu «'y porta et le détrni* sit entièrement.Le lendemain matin, M.de Lartigues envoya à sou ami le* 60,0(10 livres qu\u2019il avait reçues à compte, et le contrat d'acquisition fut mis eu pièce*.-\"\tJÜ1L-f LES JOURNAUX UNION-N Al RES.La Gazette de Quebec, notre révérende mère, nVut pas en odeur de sainteté depuis qu\u2019elle a tourné easaq ie.Cette méta-morpho«e n'a pas peu surpris et scandalisé ses fidèles lecteurs qui s'entendent prêcher, depuis quelque temps, une doctrine qui n\u2019e>t pas très orthodoxe.Elle a démontré, jusqu\u2019à l'évidence, la vérité de ce principe du ministre Wnlp'de qui disait que, chaque individu avait son prix, et elle s'excuse comme Figaro qui, en pareil ca*, se plaignait que le comte d\u2019Almaviva avait toujours dans sa poche des arqui/tenls ir» résistib/es.Jadis la Gazette se faisait remarquer par son indépena dance, sou patriotisme et sa fer» meté ; sa politique est maintenant (¦lus chancelante depuis que certains petits ministres taillent les plumes de ses rédacteurs et qu'elle est publiée par autorité, (ce qui ne veut pas dire qu\u2019elle soit infaillible, et que ses paragraphes rédigés dans les salons du Château St.Louis soient articles de foi.) Hélas ! c\u2019est bien là l'occasion tie lui demander avec lo poète : Comment en un plomb vil, f or fur, e'est-il changét La Gazette de Montreal qui est passée en proverbe pour désigner ce qu\u2019il y a de plus vil, de plus rampant et de plus sottement écrit, n\u2019a point, cQinme chacun sait, de prétention à l\u2019esprit: le bon sens est passé chez elle en contrebande.Elle est polie comme un agent de police et Ecossaise depuis les pieds jusqu'à la tête, ce qui n\u2019est pas une forte recommandation pour nous pauvres Canadiens qui fuyons, coniine le Diable fuit l\u2019eau bénite, la présence de gens atteints d\u2019une certaine démangeaison qui est la marque distinctive à laquelle on reconnait, en ce pays, Messrs, les Ecossais.Elle est de tous les journaux celui qui renferme le plus il\u2019épigramtnes et qui soit le moins méchant.C\u2019est une vieille ganache qui n\u2019a jamais su rougir et qui a (comme dit encore Figaro) de la probité autant qu\u2019il en faut pour n\u2019être point pendue.\u2014 U Union l\u2019a fait sortir de ses gonds; elle a aboyé pendant long-temps, enfin elle est tout doucement rentrée dans son oubli primitif.Elle se console, dit-on, du mépris dont elle jouit ici bas, par la perspective d\u2019uq meilleur surt dans l\u2019autre monde.Elle se fonde, sans doute, sur ècs purn^a toiift\u2019R roMftloiitos qui 8iml)Unt avoir élé pronofi'ét-H pour elle.\u201c lUenJœureax les pauvres desprit, cmt le rayaurne du ciel est à eux .\" lif H ER ALn qui ed pl us royaliste que le roi meme, \\é»èle assez paisililement «U puis quelques temps.Il s\u2019est aussi fâché à l\u2019occasion «le uion, mais lâché,\u2014 (lâché fout roojje.Il «*st t*>ut «l«m-rement rentré «lans sa coquille et lie fait plus que montrer les «lents et faire la moue.I.es résolutions fies Parlements «lu Haut «\u2018t «lu Bas-C'anaila contre cette bien-'Itenreuae Union, et pour coml»l«* de malheur, P abandon «le cette meMir»* par l«>s ministres Pont fait tomber «lans un spleen tout-à-fait l>ritarini(jue.Il ne sait àqwlb'san-ce manger le poisson: il est lôveur, morose et même misanthrope, n «le n\u2019avoir p«nnt «l\u2019«»pinion à lut-mC-me, b-s génuflections ne lui c«iû-tent guère, et «m le rencontre toujours dans Panti-rhambre des at-«firtés «lu g«uiveinement, «lans l\u2019at-¦titude piteuse «l\u2019un quel
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