Le canadien, 21 août 1833, mercredi 21 août 1833
[" N*.4fi.QUEBEC : ai AOUT.CONDITION ' DK CK .IOÜIINAL.I,F.CANADIKN se publie trois fois ptir semaine*, !\u2022' Lundi, le Mlbckkui et le VuNimKi» Jans l\u2019a près-midi.Le prix de l\u2019a-boimcnieiH estde quatre piastres par année, outre les Irais «le poste.Ceux qui veulent diseère ?\t_T,\t, t n* .___Oh bien, oui, mon père ! Nicord Jellreys ! b* plus riche fermier «lu Duinfrirs-Sbire.\u2014Le plus riche fermier du Dumfries-Sbire pourrait avoir un (ils.\u2014Sans doute, répartit le jeune pftlre, en Ron-riant d\u2019un certain air spirituel qui «listingnail mrlicutiêrement sa jolie figure, sans doute, nin.s Ü ne lui fi ra.it pas ganler les pourceaux.A la vérité, jo ne les ganlerai pas long-tems nioi-mè-me \u2022 j\u2019ai de bonnrs promesses pour le printems prochain.Tou» les jours j«* «levions jilus grand et plus fort.Dieu aidant, je pourrai him pur remplacer nnm pauvre porc, qui, jusqu\u2019ù sa mort conduisait tous les aies plus de trois cents \u2022siit.J\u2019aime bien mieux pr ne «b* me faire so'dat quand j aurai la tai:!e.otiimc me le conseillait dernièrement le sergent Brown.\t,\t, __Le sergent Brown! vous avez donc des troupes dans ce canton ?demanda l'étranger tussitùt.\t\u201e\t, Je le crois bien! ne faut-il pris surveiller es \u2022nnemis du roi, les niécontcns, comme on les J inpelle ?__K.t les - Idats parcourcnt-ils souvent ces montagnes ?\tv ,\t,\t, __Quelquefois, quand ils sont ù la rccberdie d\u2019un,' p.*rs«»nnt* qu\u2019on \\ ',|ro«on^ trouvant un peu soulagé, voulut essay.-r de q\u201ei s\u2019élevait les prcmiers.|*ms à ^metres ae fi ire queltiucs {«as ; mais toul-à-fait hors d état j lUmtcuri et présentait une largeur de plus de '\t\u201d '**\t-\t.Tl cn p2 décimètres ; quelques jours apres, le de marcher il retomba bientôt sur le gazon jottant au jeune pâtre un regard de détresse.Outre que Hilly portait un excellent comr, | ses rajiports avec les hommes avaient été jusqu\u2019alors si bornés et si vulgaires qu\u2019une aventure du genre de celle-ci était propre à I émouvoir plus que beaucoup d'autres entuns de son âge.De minute en minute l\u2019intérêt (,» u nuit à l\u2019étranger allait croissant, au point qu u lui eût été impossible d\u2019abandonner I inloriuné dans ce lieu sans avoir pourvu â sa sûreté.Quelle (pie fût son ignorance des alfaircs de ce monde, Hilly savait bien néanmoins qu'il pouvait attirer sur lui-même la poursuite «les lialut:, rouges en «\u2019efforçant d'y soustraire son nouvel | ami ; mais le danger était éloigné, le mallieu-reux était là, et Hilly n\u2019avait que seize ans.j II commerça doue par demander à I UK*«>nnu avait quelque ami dans le voisinage qu\u2019on pût aller avertir «*ii secr«*t.Sur la réponse négative:\u2014F.b bien ! «lit-il.nous nous en passerons.Si vous pouvez seulement vous tramer â deux cents pas d'ici, je me chnige de vous mai, iu perfi.ration ayant atteint une probm-dour de 45 mètres, 'c courant a pris une force telle que h llamme s\u2019est éléevéc à dix êtres environ, sur une largeur de phis de deux mètres ; et parmi la tlamme JukId saien» de l\u2019eau, de l\u2019argile et du sable.L docteur Géra, qui annonce co fuit, promet un mémoire détaillé.PARIS, 28 JUIN.nr.o k a n ns\tii.xk.mcns sb cRtrAURNT.Les trois mois qui s\u2019écouleront du 1er juillet au croctobre, seront pour la France, pour I Au-rletcrre et pour f Europe, tr.ns mois de travail et ' il s\u2019agit pour la France de savoir si le mouvement des esprits se pronon«*.era du ^té, de la restauration ou dans le sens de la leu mu» i .c\u2019( st-à-dirc si le pays sortira «lu labyrinthe de maux dans lequel il se trouve engage, ou s il ac-\u2022entera avec le principe révolutionnaire les conséquences de l\u2019anarchie, de la guerre élrangeie et de l\u2019ai bitrairc des partis __On lit dans la Gazette de lu l'ranche Comté \u2019\t.\u201c Naples, 1 juin Le Vésuve est en éruption depuis le 23 mai dernier.H s\u2019est forme sur 1 ancien ( ra-tère, obstrué par la lave de 1 éruption du mois de février dernier, un nouveau cratère qui vomit des pierres et de la cendre à une très-\"ramie hauteur avec des detonations (pii s\u2019entendent au loin.1 ne bouche s est ouverte sur b* liane oriental de la montagne quand il fait trop chaud.Si on y voyait un peu plus clair ça ferait une belle chambre ; ui.iim pour dormir on n'a pas besoin d\u2019y voir, et vous allez trouver un bon lit que j\u2019ai rc.ait hier avec «le la mousse toute fraîche.Demain au point \u2022 lu jour, quand |«' reviendrai, vous pouvez être sûr «l\u2019avoir un gros niorc.'au de pain, et peut-être quelque chose ; car je vois bien à vos beaux habits que vous êtes un grand seigneur, qui doit être plus difficile pour sa nourriture que le pauvre Hillv Pcttersi n.L\u2019inconnu saisit les mains du jeune pâtre, et les serrant dans les siennes :\u2014Du pain, dit-il, d\u2019une voix attendrie, du pain et l\u2019appui du 1h*u ange que le ciel m envoie, je ne demande rien «le plus jusqu au j«'iir que Dieu fixera pour ma mort ou pour ma délivrance.Ce ne fut pas sans une peine infinie et sans éprouver l« s plus vives douleurs, que l\u2019étranger parvint à suivre son jeune guide jusqu au lieu vraiment sauvage qui devait lui servir d\u2019asile: il lui fallut gravir et redescendre plusieurs vont détruit par la lave Samedi, 1er juin, l'affluence des curieux était considérable.On ne comptait pas moins (b* mille spectateurs «pu ont passe une partie de la nuit au bord du cratère, parmi lesquels se trouvaient le duc de toscane, la \"ramie duchesse de Hade, et une minute d'Anglais de distinction.A cinquante pas du lit enllammé do la lave on avait dresse, pour le prince et sa suite, des paniers sur lesquels étaient des raliaiclussemcns, des glaces, du vin de Bordeaux, etc.Ce rapprochement du plaisir et de a destruction fait naitro des reilexions singulièrement plu-S* roc» que le picil de Billy seul, peut-être, avait franchi jusqu\u2019alors.Flu» «l\u2019\u2019»nc lois il crut être obligé «lerenoncer à son entreprise; mais quelle force ne prête pas à I homme le désir et l\u2019espoir «l\u2019échsper à la mort.L\u2019infortuné surmonta ses soutfrances, Hillv ont rtilin In joie «le l'étendre sur la iihAi- e, «lans une sorte «U* caverne assez vaste, ou étroite c mu* que de lui et do s«»ii chien La nuit approchait.Le jeune pâtre se bâta «b* quitter son protégé, afin «le ne pas exciter «le soupçons â la lernu* en rentrant phi* tar«l llqu\u2019 u parvenait p«*u de jour, et dont l\u2019entrée et fort basse, n\u2019était certainement con- iâta iter , ard 1 \u2019m- j* Il sVôt pour l\u2019Angleterre de l\u2019existence de \u2019église établie et de l'aristocratie, du sort de a constitution de 1 tis3 et d\u2019une réforme générale lans l«.*s institutions.Il .s\u2019agit enfin piiur l\u2019Europe de savoir comment cite résistera à la révolution qui la menace, quelles mesures seront prises pour assurer la tranquillité intérieure «les états, et si les gomer-incns désarmeront ou continueront ce système d'observation armée, qui est accablant poulies peuples.\t.\t,\t, Cette situation compliquée, dans laquelle néanmoins tout se tient par l«*s principes, est une des plus graves qui se siéent présentées depuis long-temps.Occupons-nous d\u2019abord de ce qui nous intéresse ; la France, d\u2019ailleurs, est .«\u2022 grand pivot sur lequel roule tout le mouvement européen.\t.\t.\t.I.i s chambres, en se retirant, ont laisse toutes 1 s questions indécises.Le btulget, le déficit, le désarmement, l\u2019administration, les douanes, I instruction jmblique, la responsabilité ministerielle, toutes les grandes questions de gouvernement et d'ordre* social, elle les a laissées en suspens.Il est démontré maintenant à tous les esprits éclairés qu\u2019ils cat impossible de sortir de cette situation, soit avec la chambré actuelle, soit avec une chambre donnée par le système électoral qui a produit le svstème «lu 13 mars.Les hommes qui sont à la tète des affaires sc trouvent dans un impasse au bout du q-icl il u y a pour eux qu impossibilité cl désespoir.Paris, 1er.Juillet.La dissolution de la chambre, annoncée parles Débats, a mis en lumière la situation do tous les partis, il est évident aujourd hui quo la république et le compte-rendu, qui avaient soutenu le combat électoral en 1831, sont aujourd'hui hors de la lice.Les républicains parlent de ne pas se présenter aux élections prochaines.Le compte-rendu, qui avait réuni 11'- signatures, sera décimé infailliblement.La droite n est pour rien dans tout ce qui se passe.Lo mot de fidelité au roi des Français l\u2019a écartée de partout Elle ne veut revenir qu\u2019avec la France.8i donc les collèges électoraux du monopole sont convoques après le 1er.octobre, c ost entre lo Journal des Débats et le Constitutionnel, entre les doctrinaires et lo tiers-parti que la lutte sera réservée.Le combat dont ces journaux sont^ les athlètes,se résumait encore hier dans le Constitutionnel par deux mots, le système et fa conjuration du 13 mars, c osl-â*diie le tjitoi-i/ue Bourbon et le parce que Bourbon.Le Constitutionnel soutient quo le système du 13 mars, celui de M.Périer, qui voulait la royauté sans les royalistes et la révolution sans les révolutionnaires, est le seul qui convienne a une royauté qu\u2019on a prise, quoi-qu\u2019ello lut représentée par un prince de la maison de Bourbon, et il donne le nom de conjuration au plan «les Débats, qui est d\u2019ap-puver le parce que Bourbon sur la chambre .l«*s pairs.et d\u2019obtenir une chambre des députés qui adopte enfin la direction de la chambre des pairs et des doctrinaires.ont fait la base de tout leur système politi «lue; chez les hommes qui, à l'inverse de ceux du 11 octobre, ont garde pour la légalité, dont les autres se raillent, un do ees respects religieux qui ressemblent à un culte Et si Casimir l\u2019éricr, mourant, eût pu choisir les mains auxquelles il remettrait les destinées de la France, certes, nous en .'\t» à sa mémoire, ce n est pas à I auteur et aux partisans du parce que Bourbon, qu d les eût confiées.\u201d Ainsi la révolution n'a point fait un pas hors de la question du?août.Elle en est encore à savoir si elle marchera dans le sens le la république à l\u2019aide du quoique Bourbon.ou i '*lk* ira vers la restauration à l'aide du parce que Bourbon.Nous en sommes bien fâchés pour les hommes du tiers-parti, mais la cause du Journal des Débats est évidemim ut la plus forte puisqu'elle a pour elle l'intérêt évident du prince, qu'à la fin de son article le Constitutionnel déclare vouloir soutenir sur le trône contre la république de la Tribune et môme contre celle du National.\u2014Gaz, de F.Le JVàiionâi tait aujounl'îiui l'histoire des catégories électorales.rl rois classe d hommes.dit-il, depuis l'établissement de la monarchie constitutionnelle, gouvernent Ja France tour à tour ou simultanément : Co sont les fonctionnaires, les propriétaire» et les banquier», lis la gouvernent ua peu dans ses intérêts, beaucoup dans le leur, exploitant le pouvoir â leur bénéfice.Lo JVational rappelle l'engouement passager de l\u2019opinion, allant des fonctionnaires aux propriétaires et des propriétaires aux industriel», aux fabriquait», aux banquiers.\u201c Aujourd'hui, s\u2019écrie-t-il, que ce» trois \u201c classe» de citoyens siègent concurrcm-\u201c ment dans nos assemblées politiques, nous \u201c K*s voyons rivaliser de zèle pour exploiter \u201c leur position.A juger les choses super-\u201c liciellement et telles que notre système \u201c électoral nous les montre, il y aurait bien \u201c de quoi prendre en dégoût le gouverne-\u201c meut représentant.Car après avoir épui- sé trois grandes catégories d\u2019éligibles, à \u201c qui nous adresser désormais ?fini n ap-\u201c partieut pas, chez nou«r, à la classe des \u201c fonctionnaires et des propriétaire», quand \u201c il n\u2019est pas voué à l'industrie?Cette der-\u201c nière classe surtout est si vaste, qu elle \u201c semble renfermer toute la France.\u201d Le «National ajoute que les grands propriétaires ne représentent pas la mcmic-pro-priété, que les chefs des travaux industriels j représentent pas les travailleurs en sous \u2022dre, d'où il conclut qu\u2019il faut dire que la >ciéte est gouvernée dans 1 intérêt spécial \u2014On a expose au palais do Tamedo, à Saint-l\u2019etersbourg, un lit en cristal massif, destiné â être envoyé on present au schah de l\u2019erse, par l\u2019empereur do Russie.Ce lit magnifique, lo seul de ce fenre qu, existe peut-être dans le monde, est resplendissant d\u2019argent, orne de colonnes do cristal ; on y liiüiite par dès marche» do verro bleu.Il est construit do manière à ce que, des deux côtés, il peut enjaillir deux jets d eau odoriférante, dont lo bruit contribue à provoquer un sommeil agréable.A la lumière des flambeaux, on est ébloui de 1 eclat un d infléchit : on dirait des myriades de diamant.Ce meuble sort de la manufacture impériale lo Sumt-I\u2019etesboiirg.Voici ce que nous lisons dans lo Constitutionnel : «» Un mot encore, et noua finissons avec le Journal des Débats Dans sa réponse, où il a mis inutilement en œuvre toutes les ressource» de sa dialectique pour nous prouver que le système du 13 mars est celui du 11 octobre, que Casimir Perrier et les doctrinaires ne lotit *|i, uu, il n a oublie qu une chose, c'est de répondre au dernier trait «le notre parallèle ! c\u2019est d'aligner, comme nous, le parce que Bourbon avec le quoique Bourbon, et «lo nous dire aussi qu'ils no font qu\u2019un, et que la royauté de juillet est exactement la royauté quasi-légitime de» \\olti-geurs «lo lu restauration.Le Journal des Débats ayant gardé lo silence sur ce point décisif, il nous permettra do regarder re silence comme un aveu tacite que la véritable tra
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