Le canadien, 11 mars 1842, vendredi 11 mars 1842
[" V.12».VOli, XI.QUEBEC.CONDITIONS D« C* JOUHNAI.LK CANADIKN l»u»4i« tjo»-(\u2022n't parKMiuii».LUNDI, l« MtK-OKKDI «t le VKNDHKDI ü*»» l\u2019*-pté*>inidi.Le prix de l\u2019ahoimemei» \u2022 d** quatre pi utree per année, outre |*s ft-M* de poste.C#«X QU» veulent diaco itlnuer, sont obligé* d en donner avis un moi* avant l\u2019expiration du terme de l\u2019abonnement, qui est de six mois, et paver Uurs arrérages, autrement ib seront censés continuer un autre semestre.Les lettres, paquets vr«ent, corr.*spondances, Sic.doivent i*tre adressé* franc* de port, à I (Tierte, au Itureau du Journal, N .O, Imu** l.amontagne, Basse Ville.\t________ M E L A N (i E S.LES WORK-HOUSES.Lh loi d\u2019Eli*»bet!i é'uit devenue r.ibuu territoire.D ux localités e.iiit aux pri-is, »e rej tant mutuellement un indigen'.e«j ou dépense dan» le procès plus qu\u2019il n\u2019eût fdlu |,(,ur assister tous les pauvres de# deux paroi-Ses.^ Il parait que les g\u201cns de justice n étaient pas \u2022 s Mils àp élever une large dîme sur cet impôt., rm- Inapecteum et lépartiteur» de secours (b» uocu»J mentt rassurent) fusaient souvent curée de cej < patrimoine des pauves, qui se dépensait en partie joyeuse-.F.t cependant ces otnc.ers philantropiques faisaient payer ussei bien lanrs -er-vices en c itâmes localité-.On trouve le» liv*-p»cieur-sdj.ii t» d\u2019une petite imroisau du S-if- folk-h re «ppomtés à S00 liv.sterl.El maintcn mtveut-on ssvoir de qu' l poids était la taxe de- pauvres pour bon nombre de ceux 1 que h loi f irçiit d\u2019y contribuer î Voici on fait coii'igné par d\u2019autres dans les enquête- du parlement.En 1S30, dao- la cité de Londres, t inq mnO famille» «-ignée» pour le paiement de la taxe furent réduite- A vendre leur mobilier et jusqu\u2019à leur ht pour y sati-fdire.Am i.H l\u201ei créai des misé nbles pour ou lubvenitouner d\u2019iiutre-.Et r.ù pi-snien\u2019 trop -ou.eut les dépouill\u2019'» de la charité?\u201c Il n\u2019e-« pas rare, d.t une revue anglaise, ü\u2019entendre le* pensionnaire* de la taxe ilire mix magi»'rats do la paroisse : Combien i noua revient-il cede semaine î ou mieux encore : t.vais boi.e ceci à votre santé.\u2019' La «tatisti-a\u2019a pas manque de supputer quelle était la i Jortion de l'ullotcanct qui pa-sait en droit»* ligne tux marchands de gin.Il est permis «I» dire * ver VI.Ruret que l\u2019Angleterre n\u2019avnit plu \u2019ne l\u2019abus de la cliaoté.Le modo était rum»ux //!%,\t* f i \u2022 \u2018Vi A SI \u2018jÆz-zr , ¦ h y \\ * « r- K-lHic* **\"1J i Si tfi&yïL *î-» F i y y y /T / v^sSA Rue La Pi irte, Québec.1.1, Rue Lamontagne, Basse V'ille, Qué!>eo.Avocat, N \u2022 \u2022>» Imprimeur, ETIENNE PARENT,\ti frF.chette, \\ Pkopribtaiiu JEAN BAPTISTE I.U I N O 'i' U K i ri i; t itj n s, N (J S Ions* une sorte do cottage de grande étendue, I pourrissent cent nulle de se» habitants, ^.uî- lons , une sorte uo lo.i.^\tt\t.1 (Jilles, Bathual-tir.en, etc., It*ux mabnrd .blcs, >< agréablement situé, avec d**- pn'Mctitions à I é-léganco architecturale.\u201d Un work-housn de grand modèle peut contenir do cinq à huit ecu's habitants.Là sont admis h-s vieill irds, les i a firmes, les aliénés, le» vagabonds, et enfin bs indigent» valide*, que le déi mt do travail oblige à y chercher un reloge.Quant aux premiers, vieillards ft infirmes, la maison de travail of-!fre un hospice secourable, et dont le régime est reconnu bon ; mai», pour -e- hôtes valide-, voici de quelle forme la philantropie du work-hou»e procède avec eux.Là plus do famille, plus de liberté ; telles soni le- prescriptions rigoureuses de la loi.L\u2019homme y doit vivre séparé Je «a femme, de ses enta its, comme «ou» les verroux de la prison.C\u2019est une détention, on effet ; on ne -ort plus du work-hou-e, même poui aller à l\u2019office.Ce sont la h*- premières condilion» aux quelle» s\u2019obtient, dit le texte (l), faveur d\u2019être sauvé du danger do mourir do faim.Et maintenant quel est le travail que la maison réserve à ses hôtes ?C est du M.Burei, le supplice du tread-inill-, ou moulin à bras.Il a vu dans plusieurs work-hou-os ces tr»'a»l-tnills prè-que tous sans mouvement, parcequ\u2019il-^a-vaiem mis eu fuite le» pauvres travailleur*.C é-taib dit l\u2019autour, le chà imeM de- ancien» esclave» {ad molam).Certe-, on pourrait s\u2019étonner comme lut, de voir l\u2019industrieuse Angleterre remettre en honneur, à côté do ses p outges de mécanique, les plus humble» procédés des temps barbare-, »i la loi n\u2019avouait elle-même lie n\u2019a entendu établir qu\u2019au épouvantait d>' pauvres».\u201cOu se plaint, dit le texte officiel, de la nourriture du work-house, mais on ne doit pas être là comme d«n» un cottage.\u201d Ce que s\u2019ogt proposé la reforme à tout prix, c\u2019est donc d\u2019alléger le fardeau de la taxe, de paupériser l\u2019Angleterre, comme on l\u2019a dit.U paraît que la découverte fil merveille un instant ; I impôt, en effet diminua d\u2019un tiers dau» les deux premières années de l\u2019application du système, et les payeurs de taxe, se croyant sauvé-, levaient les mains, dit M.B «ret.pour rendre grâces °\" nu tous les sens sont blesse- a la bus, et que soupçonnent à peine lus reap*.ib c-habitant» de» square» et de» quartir- opulents î Jo n essuierai pas de décrire après M.Buret ce» dédain» do rues fangeuses, bordée- du fossés pestilentiels où s\u2019enta-sent de pauvres baraque* de boue et de plauche» sur des cours obstruées fi\u2019.irdures et où croupisrent dos mares d\u2019eau fétide».L\u2019air qu\u2019on y respite «st tel, qu\u2019au tap-port des mé loein-, la fièvre et le typhus, qui .A.\t» IA\tCT hachée ciel de ce que le fléau était passé.Mais qu\u2019eat- ,\u2019.1 funette.Le travail con-tant de cette h i était ,| él-rgir sans c s-.I\trui.| jj «devenu depuis ?L\u2019heurouxmouvenent Air rêla de» IS-'JG.Le puncipe qui interdit tout *e cours nu dehors {out door relief) t,\u2019e»t trouve 4 d\u2019y amener ceux que né-.La loi de» ( ouvres émit donc jugée, et une rél\u2019-rme était dei»nndée |>ar la roisOi» tt la néce\u2014 Mte ; mais l'habitude et la loi avaient créé de» ,h nu» qui semblaient inaliénables, thi ne pou-vmi porler la main à tarit d\u2019u-uge» si bien nfler-inl-sait-enliser de vive* anuffrHnce-.La rétor-me cepr ndant -\u2019est accomplie eu vertu do l\u2019acte| amendé de 1823.Et quel remè h* a-t-on trouve (\u2022¦nir un si urnnd mal ! t< C»* remède, dit M* Bore-, non- reiele mieux qu\" t\"Us les documents \u2022tatistiqm » à quelle profondeur lu nnsère » pénétré dans la société anglaise.La reforme n\u2019a pa» osé «e produire le font levé ; elle » est déguisée sou-le titre modeste d\u2019amendement.Mais une loi ainsi amendée peut païu-er pourl nbolio: plu* d\u2019a**.stance à domicile, plu» de! ducributioii d\u2019argent pour enppléer à l'msuflisan-op des salaire», plu- d'ullownner, en un mot.j La loi consent à v.mr en aide à l\u2019indigont; mai» A quelle» condition» l ü P \u2018icra le secours du »a liberté; il ira le chercher derrière les murs du work-bonne (moi on ce travail.) Ainsi, voilà à peu près nos dépôt» de mendicité dont l\u2019Angle, i.-rro veut essayer à son tour.Chaque union, fo née par l\u2019agrégation d\u2019une vingtamo du pn-nihses snviroe, doit avoir un work-house tt un bureau centrale d\u2019admmist.ation, arbitre souverain du sort des indigents.i>*ou» lo rapport do l\u2019etonomie et de la politique, dit l\u2019auteur du livre où nous puisons ce» fut* citto administration centmheée est unerc-furnic admirable.Il c»t attesté pur U» rapport-j otlit u ls que l\u2019union de vingt parmssi * s admi-, 1 istre à moins de f ai» que ne faisait chacune! üVlle» il y a dix ans.Mai* la rctorme est-e le au-M méritoire «ux yeux de l\u2019humanité ?La loi place aujourd\u2019hui l\u2019indigence dans l\u2019aheruative ile -e pas-ir de tout secours, ou d\u2019ôiro assistée sous l\u2019écrou du Woïk-houee.Quel est maintenant lu régime intérieur de celte aorte de dépôt t \u201cUn wuik-houso anglais H\u2019rtiinonce genernh nu ut sous un aspect fivura-ble C\u2019e-t un vtsto édifice, conatiuit du briques ou do pierre, bordé du gnzoo, flanqué du pavil- moins fort que l\u2019obstination de la misère.Les réformateurs de la loi n\u2019avaient pas compté un tel degré de résistance.Le sentiment de famille s\u2019est révolté, les mnllioureu.x ont attendu et bravé le» dernier» besoins, comme ces peu plades sauvage» dont nous parlions plus haut plutôt quo d\u2019accepter du ivork-hou c h» laveur d\u2019être préservés do mourir do faim.\u201c Ils t» «c cepteront pas dit le rapport, ils tendront plutôt tous leurs neif-, pour n\u2019y pas outrer.\u201d La taxi: n repris, dan» le» dernière» année, son cour» asrend.mt, et menace do regagner avant peu l\u2019ancien niveau .Ce qui fait, di*ons-coue, de la misère anglaise un symptôme terrible et peut-être un ca» do mort sociale, c\u2019est l\u2019immen-ité do ses ravages.San» douto le paupéri-m» sévit r.illcors On peut rencontrer en tout pay* de» exemple) do misero extrême; toute nation renferme son pea pie do truands, un certain nombre d\u2019homme» àqui il n\u2019est pa» donné nVteindre à l\u2019ordre pi moralité, qui échappent par le 'tco et la resso A la vie civilisée, et fud retour à U bar baria au milieu ce h société.L\u2019Italie, l\u2019Espagne lee contrée» méridionales, ont sur lea bins 1 partie de leur» populations, à qui l\u2019or Ire et travail sont à peu piès inconnus; toutef i.» douceur du climat et lo peu de b« aoins économiques rendent tolérable encore aux méridionaux un dint dodéiiûment extrême.M-ii-1 Angletoire est dan.» une situation à part.Pour elle, il -\u2019agit pas seulement de oettu chi-so vagabond do ce» habitué» de la pares-o et do lu mendi'ùté Ce sont to» population» laborieURC», co «ont le-agent» do aon industrie, ce» millions d\u2019hommes entassés, qui descendent à cet état do paupérisme et de barbarie aoclih*.Oui, il y a j>eu une régnent là toute l\u2019année, gagnent quel piefus lo.» quartier- voisin* et menacent perpétuellement do lu pe-te la pirtie principale do Londres, l.c-autres ville» induatrielle» ne le cèdent en rien à lu métropole sous co rapport.Liverpool, par exemple, a trente-neul iiulle habitants entasse» dans de» cave» ; bien d\u2019autre» villes n en ont pa» moins en proportion.Co» cuves, ou vont se décharger quelquefois de» égout-, -ont su ofi«-cures, m I mgeiises, que, pendant la dermero enquête à Leeds, cinq personnes -o sont cassé la jambe en piatiquanl le- e-cahcrs.I^a IVtite Irlande de Manchester, des quartiers du même à NewcastK à Nottingham, à Bristol, ont offert de même aux commLsion» des détails qui font frémir sur lu sort de ces pauvre» victime-industrie.Ent
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