Le canadien, 5 avril 1844, vendredi 5 avril 1844
[" N*.140.VOI,.XIII.QUÊIIBC.coNiirrioN» i>k ci jouhnal- LK CA N A Di KN «« |iu6l»« trou ou pariiwiiMine, le UINDi, I* MKK-CKKDI ut |« VKNDKKDI dans IV Le prix «l« l\u2019dhoimeinei.t \u2022*\u20221 Je i|ii;Ure |)i.oitres par auuée, outte Uifliis de poste, t^'eux LOI s 1 .\t.Mimum qo! I Dan.«n\t.m pi» h i, février f \u201c \u2019i'; es* toujour* nia!:re il» lui-même.Il | pour le »»in! temp, du Carême de utouRe ninle désirs qui flattent, nulle espérances S.G.>f»r.lï vè (.r* .1 qui amusent, et il règle s cm démarches l\u2019année ISU, Châlons n dresse isc» dio- l\u2019ame.Mais comment, jusque-là, don hommes, qui ne moquèrent certes pas d ; talents, se sout-iU laissé entraîner à tant d\u2019absurdités monstrueuses?Le mandement de MM.vicaires generaux cicsmstique ,IL\u2018 peuvent faire mieux me de se pro- .\t, \u201e\t, .\t° .curer les Vies de Pie Vil, Pie V 111 et Léon Vif capitulaires de R mer,, piein d onction et de piété, | qui embra-sent une d -s époques les pk\t\u2018\t\u2019 traite do I état de ame fidèle dans l\u2019autre vie.en fiits illustres, ot par cm,siquent'bs Après avoir rappelé, en peu de mots, les vertus\t.' du vénérable pontife qui savait si bien se faire tout d tous, comme l\u2019apotre, pour ijnijncr tous h us fécondés plus inté-tes, écrites par la même main, ont {>o:ir auteur M.le chevalier rossante.' histoire.Ces V rois Louis XVIII et Charles jouit rame fidèle dnn, lo vein de Dieu, en réeom-1 vont la Vie\u2019dV'œV iroij' papM, \u2018o-'td'l\u2019 elfiTun \u2019T T\"\tC\u2019«,,émi.HM,( eervice à la «cieo«.,\\ux le leés à l\" oou.qtu, honores de la emifiance du vénérable , religion.Quel noble crcur ! quefc éK™ de chap,ire métropublam, avons a miss,ou de faire | pensées ! quel sens pb» droit !q\u201ee| t\u201eûn l °\" fir parvemr jusqu a vous nuire votx entrecoupée de ql,e le sien ! Ce sont des .nomtmet bdôn a Vos soupirs et de larmes bien amères.\u201d\t!\t.\u201e\t,\t,ü\"14 ,lon-Ia P°s- ! tente ne pourra manquer de lut savoir grc ; com- bur cette terre, point de bonheur durable.De | me aussi l\u2019âge présent, qui y retrouve d ms toute temps à autre, il est vrai, quelques illusions pas-i leur vérité et sous le» plus beaux traits, les plus sa gères ; partout l\u2019aflhction, la douleur.Des nobles, les plus grands et les plus saints personna-pleurs, des cris plaintifs annoncent notre entree ! ges.dans la vie, et pourtant l\u2019homme est fait pour le\tr vr j t- s bonheur; mais il faut qu\u2019il attende une autre vie ,\u2022 Luvre des Frtres de la Doctrine chré* qui comblera tousses vœux; jusque-là, sa foi lui 'nü\"! .tll\u2018\t^(dite d> Notre- fera supporter généreusement toutes sortes de- mo-ue bton-Vaudemont) se recomn.an le cette maux, les peines, les disgrâces.\ti\t^n.?, * co'nmc ¦P!'\u2019 précédentes, à la j>iété des Ici, le mandement déroule le tableau touchant I (hns^e bm 'l !0?^','nr celtc a,ùonié divine.\trévéler à tw douceur, néro et Partie litteraive, palitiquc, etc.ignau se jiropose UN BRIGAND NAPOLITAIN.L\u2019histoire que je vais rapporter a au moins le mérite d\u2019être scrupuleusement vraie dans tous ses détails, ce qui n\u2019est pas une recommandation banale pour une histoire de brigands.Durant l\u2019automne de 18**, Naples c'ait en-est le grave sujet ; combré, comme d\u2019habitude, de riches oisifs sa-se deti; r celte ! crifiant à la mode des voyages d\u2019hiver.Le temps s sont templez le ciel, contemplez votre Dieu!.'.I Dans sa nremiè™\t\u2022,\tt,a,t bTau cî Ia fml,c Jcs étrangers avide de EKlav.-s malheureux des «ens, ils, voue aKer-! W d\u2019aborf îa r.\" »»\t7-I\u201e î* \u2018\tI\ti cn.irone de la ville élaien.eillon- vissent honteusement.Jusqttes à quand subirez- incohérence- d\u2019incr.nir., , d mto iu .nces en ne*, en tous sens par des équipages etdesraval-vousla dura loi qu\u2019ils vous i nnosent?.soix-mt > siècles hi >r t'n \" T incertl|u^s\u2019cades qui allaient improviser do charmantes Contemplez votre Dieu, consacrez-iûi ' vot~ i\t-!0\t^\t1 Unions en face de tous les sites mentionnés dans amour sans réserve.Ne craignez pas.La récompense suivra le sacrifice et vous en recueillerez le prix au centuple.Vous goûterez des délices ineffables, une paix que le monde ne connaît pas et qui surpasse tout sentiment.\u201d Ainsi parle le pontife, là où ses diocésains aiment à le croire heureux.\u201c Il prie, ajoutent en terminant MM.les vi caires-généraux, il prie pour le clergo si uni à son premier pasteur, et pour le peuple fidèle, pour les jeunes lévites du sanctuaire, espérances si chères de la religion, pour les communautés si puissante* de son diocèse ; en un mot, il prie pour tous, et pas une ame confiée à sa sollicitude pastorale, dont il ne représente au Seigneur les besoins spirituels.Il prie avec, instance pour le prélat ap|Mîlé à faire cesser la viduité de son Eglise, et que Dieu nous destine, dans sa miséricorde, comme un allégement à nos peines et une conaolation à notre vive douleur \u2022\u2022\u2022\u2022 Il prie pour vous, ô riches, mais en vous recommandant ces œuvres sublimes de la Propagation de la foi et du Rachat des enfants infidèles \u2022\u2022\u2022 ces Frètes des Ecoles-Chrétiennes, les bienfaiteurs éclairés et les régénérateurs dévoués des classes ouvrières, cos asiles précieux où l\u2019innocence est préservée, la miséricorde exercée, et le vice, même jusque dans ses dernier* excès, expié et corrigé par le repentir.Vous accepterez ce testament do la piété la plu* vraie ; c\u2019est un père, c\u2019est un pasteur qui le lègue avec conüunce.\u201d \u2018\t\"\t\u2019\u2019r' t!?> \u2018*:ins \u2022-a sensibilité, .-ystème quelques milles de la ville.L | tmpinqiu.qui, en Orient, produisit le mntérialis.posait d\u2019un vieux baronnet, de I iik, » t at tilaine ; qui se développa eh »/ les In- deux füles, de plusieurs autres i «m.s , représente chez le- Grecs par Epicure et tées d\u2019un nombre suffisant de ni e.noi ne; » icz nous par Locke et Condillac, du héros de notre histoire, que t t i iimrtvii nt ressuscité pur quelques pbréno- le capitaine 0.A peu de diü g's es.on, les >ens, s est écrié l\u2019oraieiir après les deux filles de sir L.usèi et expos iticii l, e» sens ne sont pas\u2019honneur vih ge de jolies femmes pour avoir un caprice,'en ide du Voyageur de mistress Stark.ne 'I\"'\"T l,° 1uSprit hnmain> qu\u2019il a étudié i Par une limpide matinée du mois de septem-i.ce \u2018le ses aberrations.Deux grands sys- bre, une joyeuse bande de cavaliers et d\u2019écuyères .i'\u2022 pV-\".^ent a P*,'losoPl,i° tout entière: franchissait une des portes de Naples,avecl\u2019inten-u m i .ns ote étudié l\u2019homme à sa tiaissance, tion d\u2019aller passer la journée dans une forêt située à ans ses organes, dans ca sensibilité, système quelques milles de la ville.La société se corn- sa femme, de ses demoiselles escor- par j ipicureet tées d\u2019un nombre suffisant de messieurs, et enfin nous nommerons distance de la forêt, iprüs les deux filles de sir L.usèrent de leur pride I\u2019 i '\t*\tsu,il pas Honneur vilége de jolies femmes pour avoir un caprice, \u201e\t.\t; conséquence duquel il fut convenu que le cnpi- » arn\\ -e ensuite I exposition du .-«con I sys- ¦ tainc, au lieu de suivre la route directe, ferait à i.\tme, on contraire au premier, puis ne l\u2019Iaton, pied avec elles mi court détour à travers le bois, a icu e pacer le fondement do iu»s connaissait- ; et rejoindrait le.c:os de la cavalcade au lieu du moi\" \u2018'xperiouce, dans la sensibilité ou la , rendez-vous.Pendant quelque tempe, le roule-Pi-,/0 * \u2019, °i P\"ue *:,,1H\tK^0, D# système de j ment de la voiture du vieux baronnet poursuivit pa \u2022n.1.8 .°,U-P us ,m \u2019 î\u2019 P'us élevé que celui les trois déserteurs; mais le sentier qu\u2019ils suivaient d\u2019.u,!;!!! l^ma,!,\u2022, ar compagnes sur plusieurs têtes qui se \u2022 \u2022\u2022\u2022»\u2022\t\u2022\t.montraient de temps à autre denière de* brous- qui ne individus fort tholiouM Anr(V.»\u201eac n-lluu' ' \"uapects, chacune d\u2019elle étant ciiflee d\u2019un bonnet n.«*\t.iC,.^?Wue,4 1 \u2018\u2018\"é on, Leib- surmonté d\u2019une plume verte.Une telle appari- I* dignité de tion fut loin d\u2019être agréable à la petite st>ciété, \u2022\t.r\t*.\t.\t\u2014uui 'i \u2022\t:\taainvs uiiü uc rouie c tez mien panthéiste, d\u2019où i! »*8t venu capitaine s\u2019arrét jusqu nous, apporte par les brouillrrds de la de ses deux con Germaine.\t.\u2022 .i » iy,ni \u201e .\t,\tmontraient de n buui; uemore ne* \u2022m t t» r .1 a ,c ,ranc^® ont relevé le dm- «ailles, à peu de distance eu face d\u2019eux, et no\t!rt\u2019m T ' \u201c 0urjaienl ,a'S'ié retomber pouvaient appartenir qu\u2019à des individus é\u2018\u2018\t\u2019 ^1 ^ Z1 ava,enJl été tous les deux ca- suspects, chacune d\u2019elle étant cfiffee d\u2019un I Pour dix ligne» et au-deuua de 6, 3*.Id.I* première interlio/ et choque suivante lüd.Au-deMu* de dix ligne» 4 denier* p»r ligne.l e» \u2022nnnnre» non eecompagnéF* d'ordre» tout liobliéc» ju»qu'* ev qu'H \u2022Oir donné oi dre dVn di»continuer l\u2019intertiur.on tr tite nussi de gré à gré pour le» an-' nonce» fréquente* et d\u2019une cert.iine étendue, »iuii que pour celle» qui doivent être pul.liét» oeiidam longlemi)».fautant plus que la réputation dos brigands na politains était encore plus terrible alors qu\u2019aujour-d\u2019hui, et bien que fort éptises des bandits de tlu âne et de roman, les deux jeunes Anglai-is-sciilirent assez mal à leur ai.nr dans le voisinage.' immédiat d\u2019une troupe de voleurs réels.Cependant elles furent nsssez braves pour suivie le conseil du capitaine, et sans trahir ni crainte ni soupçon, elles continuèrent à marcher droit a l\u2019embuscade; elles étaient sur le jiomf \u2019atteindre le bouquet où se tenaient les brigands, orsque ceux-ci, croyant inutile de garder pli,s long temps l\u2019incognito, sortiront de leur reiraitc et «e placèrent devant les trois promeneurs, l'e étaient au nombre de douze, tous de beaux hommes, vêtus de costumes le* [dus pittoresques, et écrasés sous les figurines de saints, les images et les amulettes contre le mauvais œil, qu\u2019ils portaient suspendues à leur cou par une chaîne d\u2019ar-g'-nt.Leur chef avait en outre h taille ceii.to d\u2019une écharpe verte, qui était sans doute le symbole de sa dignité.Sans attendre qu\u2019on le questionnât, le capitaine O.s\u2019avança vans hèsser au capitaine le temps de lui adresser une question.Le surlendemain, tandis que noire héros promenait sou oisiveté sur le port, un lazzarone, en passant prés de lui, s\u2019arrêta un\tdire: \u2014Voulez-vous vous rendie au même endroit après-demain, à la même heure î Cette l»'is vos amis de la campagne s\u2019y trouveront sans faute.\u2014J\u2019irai, répondit le capitaine.\u2014Bien, répliqua la lazzarone, reprenant sa route.Quoique notre capitaine fôt pleinement en dioit de ne pas s\u2019exposer à une nouvelle déception, i! ne se laissa pas moins entraîner par sa curiosité ou son res|H!ct pour sa parole.Arrivé au beu du rendez-vous, il vit bientôt venir à lui le chef des bandits, accompagne de plusieurs individus.\u2014Nous vous remercions de voire ponctualité, dit Natoli, et nous regrettons de n'avoir pu vous voir plus tôt.Nous sommes toujours dans l\u2019intention de quitter le pays le plus promptement possible.Voulez-vous favoriser notre départ ?\u2014Je le veux bien, si je le puis.\u2014Vous le pouvez si vous le voulez, répondit le chef de brigands.Un brick anglais est actuellement près de la côte ; une demande adressée par vous au commandant nous assurerait un essage.\u2014Je connais l\u2019officier dont vous parlez, et je m\u2019efforcerai de le faire accéder a vos désirs, répondit le capitaine O.; mais oui me garantit que vous ayez sincèrement l\u2019intention de partir ?\u2022\u2014Vous n\u2019avez rien à craindre de ce côté, ie-prit Natoii en sourian'.Le témoignage d'un rich0 financier vous suffua t-il ?\u2014Certainement.\u2014Alors vous serez satisfait.Le soir même, à un bal donné par un des p\u2019us hauts seigneurs de Naples, un banquier, dont le capitaine O.avait fait accidentel lenient la connaissance, s\u2019approcha de lui, et après lui avoir présenté sa tabatière, lui dit a demi-voix : \u2014Vous pouvez vous fiier a vos amis de la campagne.Cette caution détermina le capitaine, qui pria le commandant du brick d\u2019envoyer, une certaine nuit, un canot vers un point désigné de la côte cù ae trouveraient quelques amis qui désiraient gagner une de» îie-s de .\u2019Archipel grec.Sa requête lui ayant été octroyée, il en avertit les bandits par l\u2019en reuiise du lazvarone, qui, depuis le dernier rendez-von-, avait fait en sorte de se trouver chaque soir sur ?a route.A l\u2019heure et au jour fixés, le capitaine O.et l\u2019embarcation du navire arrivèrent à l\u2019endroit convenu j mais les ami-« de la campagne n\u2019étaient pas sur la plage.Cependant après une heure d\u2019attent*, l\u2019olficier vit paraître un des bandits, qui, s\u2019avançant avec précaution, vint l\u2019informer que aes compagnons n avaient pas osé so montrer, parce que le roi de Naples, accompagne d\u2019une nomb-euse suite, avait fait une partie de pèche, le soir même, dans le voisinage du point ou était amarré le canot Mais en môme temps le messager pria le capitaine d\u2019ordonner aux mar ns de ramer vers une autre partie du rivage, où se» amis pourraient s\u2019embarquer sans crainte d\u2019être décou veils.L\u2019embarcation gagna donc le lieu indiqué, et, bientôt les bandit» cinglèrent vers le vaisrenu avec leur chef, avant de sauter dans li barque, avait relevé le capitaine de sa prsmesse de a lence.Toutefois, ce dernier préféra se taire sur son aventure jusqu\u2019à ce qu\u2019il eût appris que ses amis de h campagne avaient atteint une des îles grecques.ANNONCES NOUVELLES.Marchand fourreur et fabricant de caïqucltes\u2014J.Hamplc.Courj iur la miiecine et l'art obstétrique\u2014J os.Pain-chaud.Viande de boucherie\u2014George Munn.E N C A N .Ventes de fonds de magasins en fadlUe\u2014G.D.Bal-zaretti.QUEBEC : VENDREDI 5 AVRIL 18+4.UN CHAPITRE DE MISÈRES HUMAINES.Détournons un moment les yeux des misères, souvent idéales ou factices, qui servent de thème aux étemelles discussions politiques, pout nous occuper d\u2019autres misères malheureusement plus reelles, et que les discussions politiques ne font que trop souvent perdre de vue.Nous ne voulons pas aujourd\u2019hui continuer le triste récit des explosions ou collisions de bateaux a vapeur sur les eaux des Etats-Unis, dont nous avons donné un assez long chapitre dans notre dernier numéro, ni grouper ensemble d\u2019autres accidents, comme l\u2019horrible catastrophe du Princeton, ou l\u2019imprévoyance et l\u2019incurie des législateurs et des gouvernants peuvent avoir également leur part, mais auxquels, une fois arrivés, ni législateurs ni gouvernants ne sauraient porter un remède efficace.Notre objet est seulement de présenter à nos lecteurs un tableau propre à fixer leur attention sur quelques-unes de ces misères qui font oublier la politique, et dont il est consolant de voir au moins une législature et un gouvernement «\u2019occuper.Et d\u2019abord\u2014 La lèpre.\u2014 Le gouverneur du Nouveau-1 Brunswick, sir William Colebrooke, b envoyé un message à la législature au sujet d\u2019une maladie du caractère le plus hideux et le plus fatal, qui existe parmi la population française sur le bord du golfo Saint-Laurent, et que les médecins de l\u2019endroit assimilent è le lèpre du dix-septième La chambre des représentants »\u2019e»t formée en comité, le *21 mars, pour prendre en considération ce message et les documents qui I accompagnent.I! a|>|K»i\u2018t, par ctM\tdit le Jirunsu'ickvr, que cette maladie dégoûtante a lait sa première apparition en 1S\u2018J+, et que depuis lors sept |H*rsoimes en sont mortes après avoir langui île trois à cinq ou six années «'ans la condition la plus misérable.Une de ccs personnes, qui avait été >équestree dans une cabane île bois, et qu\u2019on nourrissait par mi trou, e>t morte, a ce que l\u2019on croit, dans un étal d\u2019aliénation mentale ; et l\u2019on craignait tant la cou'agion que, dans quelques cas, l\u2019inspecteur des pauvres a été obligé de porter lui-même aux malheureuses créatures les aliments necessaires potii sustenter leur existence, et pour lesquels elles conservaient leur désir et leur appétit naturels.On allègue, a l\u2019appui de la nature contagieuse de la maladie, que des personnes en ont été atteintes apres avoir couché avec d'autres qui l\u2019étaient, et qu\u2019un jeune homme qui avait aide à porter le cercueil d\u2019un mon, et -ur les vêtements duquel il avait coule de la matière, contracta la maladie et en «ourut.Il appert, en outre, qu\u2019il y a maintenant douze personnes attaquées de cette maladie dans le comté de Gloucester, et à-peu-près le même nombre de l\u2019autre côté de la lieue qui séparé ce comté de celui de Northumberland, l! y en a probablement d\u2019antres que l\u2019on cache, parce que, si leur maladie venait a être connue, elles seraient évitées de tout le monde et séquestrées.Parmi les cas énumérés e»t celui d\u2019une femme qui fut naufragée à (\u2018uraquet, en se rendant à Québec, et qui retourna ensuite à Chatham, où la maladie se développa et se communiqua à deux autres personnes dans la famille ou elle résidait, et à un enfant qui fréquentait la maison, lesquels en moururent tous.Il est constant que la maladie ?e termine invariablement par la mort.La lecture des divers documents qui accompagnaient le message excita dans la chambte une vive sympathie pour ces infortunés.I.e docteur Thomson et le docteur Earle se déclarèrent d\u2019opinion que ce n\u2019était pas la lèpre.Le premier, dit le journal auquel nous empruntons ces details, expliqua très-lumineusement les effets de la manière de vivre et des habitudes de la population française parmi laquelle s\u2019est déclarée cette maiad e, population chez laquelle il régne, dit-il, une malpropreté extrême, qui non seulement la prédispose à recevoir toute maladie scrofuleuse, mai» rend ces ma'adies plus difficiles à guérir.Il recommanda surtout de changer la manière de vivre et la nourriture de ces pauvres gens, et d\u2019imprimer, par l\u2019éducation et l\u2019amusement, à leurs esprits en même temps qu\u2019à leurs corps, une action plus saine et plus vigoureuse.La chambre a voté à i\u2019unanimité £ô00 pour mettre l\u2019exécutif en état de procurer a ces infortunés les secours de la médecine, de séparer ceux qui sont atteints de cette horrible maladie des autres habitants, et d\u2019adoucir aux premiers, autant qu\u2019il est possible de le faire, la peu qui reste de teur misérable existence.La fièvre scarlatine sévit depuis quelque temp» avec une grande intensité dans le Haut-Canada, ou elle a fait beaucoup do victimes surtout parmi les jeunes gens.Elle a fait de tri-tes ravages, entr\u2019autres, dans la famille de M.Hooper King, de Howard.M.King lui-même écrit: Le y février, j\u2019étais père et vivais heureux à Howard, avec ma femme et quatre enfants qui donnaient les plus belles espérances, jouissant de la santé et de tout ce qui peut tendre la vie agréable ; mais maintenant la mort, glaçant prématurément ces espérances, m\u2019a privé de ce que j\u2019avais de plus cher au monde, mes enfants.Elizabeth ma seule fille, âgée de dix ans, est décédée le 11 février, après une maladie de quarante-huit heures ; James et Alexander, l\u2019un âgé de six ans, l\u2019autre d\u2019un an, «ont morts le 13 après quatre jours ; et William, âgé de huit ans, e.»t mort le 23, après neuf jours de maladie, tous de la fièvre scarlatine ; laissant notre habitation, jadis heureuse, un désert pour nous.Nous nous proposons de voyager l\u2019éte prochain.\u201d Petite vérole.\u2014Il parait (dit VAurore de Montréal) que cette maladie fait beaucoup de ravage cette année ; on nous informe que dans Longueuil entr'amres, elle se fait vivement sentir ; la semaine dernière deux enfants de M.Vincent, de Longueuil, sont morts le même jour de cette contagieuse maladie, et un troisième était bien en danger.Plusieurs jrersonnes aussi de cette ville, même d\u2019un âge assez mûr, en «ont également atteintes.Lt MINISTÈRE.\u2014Le Chronicle and fiazete, de Kingston, de samedi dernier, dit que le bruit de la nomination de M.Harrison a une place importante dans l\u2019administration, non-seulement parait «\u2019accréditer de plus en plus, mais est maintenant considéré comme s\u2019étant réalisé.On ne croit pas que M.Harrison réclame de nouveau les suffrages des électeurs de Kingston.On parle aussi de M.Parke comme devant accepter un emploi.Il n\u2019y a rien d\u2019officiel encore quant à la nomination de M.Barn a ko aux fonctions de solliciteur-général du Bas-Canada.La Minerrr.dit cependant qu\u2019il a déjà commandé sa rote de soie.Mais la Gazette de Montréal affirme que la nomination n\u2019est pas encore faite, et ne pourra pas l\u2019être d\u2019ici à quelque temps, r de plus d\u2019une éventualité «i elle sera jamais faite.Il nous semble en effet que c\u2019est commencer par ta fin que de nommer un «olliciteur-général avant de trouver un procureur-général qui doit être «on chef.M.Charles-Richard Ocden, ci-devant procureur-général du Bas-Canada, et récemment appelé aux mêmes fonctions a l\u2019ile de Man, a envoyé par la dernière malle de Liverpool une adresse d\u2019adieux aux* électeurs de la ville des Trms-Rivieres qu\u2019il représentait ou plutôt dont il empêchait par son absence la représentation a l\u2019assemblée législative.M.Ogden viendra lui-même le mois prochain régler ses affaires dans ce pay»- ______________________________ M.Morin.\u2014M Nous apprenons, dit le Morning Courier, que la cooimtaeion nommant M.A.N.Morin conseil de la reine a été lue en oour lundi dernier.Noué ne tarons »i c\u2019est une nomination récente ou «i ce iiiouicur avait reçu su Commission avant.Quoi ju\u2019rl en soit, nous pensons qu\u2019une nomination noins Mijote à objection no pouvait être faite.\u201d Noua croyons ipe M.Morin fut nomme conseil de !a reine lor»i te fruit de cette malencontreuae démarche fut une requèt- eu oppoiition, aiguée par un grand nombre de ceux qui avaient été dupé*, et par un total de M7 nom».Kn voici de* extrait*.« Article Se.Qu'en lignant « cette requête «ur la foi de C.F.!>\u2022, demandant une a cour luminaire, il* n\u2019ont nullement été coiuullé» »ur lea a perionne» à proposer à Vtitre Kxcellence, comma com-a iiii»»aire» ; et qu\u2019il» ne l\u2019auraient jamai» liguée, ai le a aieur 1).leur eût fait entendre que aon nom dut être a uropoté avec le* deux autre* pour commiasaire eu celte a p*roi«»f.* le.Qu'il» aupplieut Votre .h* vouloir a bien leur accorder une cour kommaire.mai» de n - a trancher du nombre de» troi« commi»«airea pro|Mi»é» a dan» la auidile requête le *ieur C.F.I).dont le» « dire.public» ne aauraient impirer la confiance aux a sou**igné» pour juger ?ainement et justement leurs difl'é* a rend*.a !>e.Pc vouloir bit n joindre aux aieurs !.O., notaire, a F.-X.H., capitaine, le *ieur !.ancien commi»* a mire, tou» trois qua'itié», et poMédaut un e.n'a,ail pou»»é l\u2019eatravagauce, ou jL.iir est ainsi donne.! L\u2019uu de» premier» objet* «ur lequel il a porté «on attention (attifée qu'elle J\u2019a été par le« plainte* que fesaient genéraleiiient let percepteurs qu\u2019il visitait) ce sont lea empiétements réciproque# des collecteurs voisins au delà de* limites supposées de leurs ports respectifs, provenant du mode vicieux que la législa-j tuie a adopté |>our payer ces officiers, en leur don liant, au lieu de salaire, une commission sur le mon tant perçu, réglée sur l\u2019ecliclle suivante : Les col-| lecteurs retiennent cinquante pour cent sur les droits : qu'ils reçoivent, jusqu\u2019à ce que ces droits forment une «nmiiic de plus de d ux cents louis ; IJj pour Ceii! vit toutes es sommes au dessus de JÜ'JOO et au dessous dé X1ÜOO ; et 5 pour cent sur toutes l«s sommes au dessus de jL'IOUO, et wii dessout de Jl' l/iOU ; \u2019 ce qui leur donne, dans le dernier cas, JLltOO, mon titiil le plus élevé qu\u2019ils puissent recevoir.Ainsi tous les ports où les collecteurs leçoivent moins de JÜl/rtX) se trouvent dans une situation telle, que cesolficiets deviennent rivaux, dans des affaires où ils croient que leur devoir le plus impoitaut est de faire mouler leur salaire jusqu\u2019au maximum alloué par U loi ; cela s\u2019exécute eu encourageant les importateurs u faite leurs entréi s a des puits éloignes des places régulières de commerce, par suite d\u2019arrangements d\u2019aprét lesquels Ls marchandises sont admises à des droits plus bas que ceux qui sont exigés dans d\u2019autres ports, et évaluées a l'opinion des importateurs, sur une promesse au préalable, que les conditions seront plus faciles que celles de tout autre collecteur! Kt, qucl-qu 'foll, ces collecteurs conviennent d>* payer la dè- plutût la folie, jusqu\u2019à *\u2022\u2022» dernière» limite*.Il est bon de savoir de qui lle espèce de liberté l\u2019on jouit quelquefois dan* ha élection» de ramnagne.Ne croyez donc p*« que celle onpoaition de» habitant*, livré* seul* ù eux-même*, contre île* influence* plu» élevée», pût éclairer son intelligence au point de »entir ce que l\u2019honneur lui dictait.Non.non, it veut juger, et il jugera à tout prix.Il «\u2019examine, il »e tâte, il »ent qu\u2019il est fût pour juger.Donc il renvrr-e tou* les obstacles, il franchit toute» le» barrières, il expédie dan» les directions diverse» de la paroisse, «vert sseinent», sommation», intimidation*, menace* ; il faut qu\u2019il grimpe, rustrit et unguibus, jusqu\u2019au pinacle du temple de Thémi», nu risque d\u2019y perdre l\u2019équilibre.De» sage» prétendent que de» honneurs extorqué», ne «ont qu\u2019une pièce d\u2019écarlite sur ou habit ra:>é ; j\u2019ir «le* personnes qui ont de grands talents \u2018es affaires ; ainsi pour encourager la régularité, ia diligence et des efforts louables, il devrait être entendu que non U longueur du service seulement, mais l\u2019hnbilete et la longueur «lu service combinées ensemble seront une recommandation pour les emplois de la douane.En examinant le» calculs, et en comparant le taux d* s droit* chargés dans les différents ports avec le ta tif existant, le soussigné s\u2019est bienfôt convaincu du fait dont il a eu ensuite les preuves les plus amples que les comptes des collecteurs de douanes, déposés au bureau de l\u2019inspecteur général, quoique marqués \u201cexaminés\u2019\u2019, ne l\u2019ont jamais été ; et qu\u2019ils n\u2019ont ja mais été non plus .vérifiés, parce qu\u2019il y a découvert les erreurs cléricales les plu* grossières, et la difference la plus éxtraordinaire dans le taux «les droit* \u2022'xigés dans le même port pendant des année» ; et ce fait était si bien connu, que lorsque des marchatuls de London et d\u2019autres places vers l\u2019ouest, demandaient des marchandise de New-York, ils donnaient ordre d\u2019envoyer certains articles par Chippawa, d\u2019autres par Hamilton, et d\u2019autres par le port Stanley, la difference des droits étant suffisante pour rouvrir les frais «le transport, dans quelques cas meme l\u2019espace de soixante milles additionnel».L\u2019on peut voir en effet en quel état sont ces comptes, en consultant un mémoire des erreurs montrées aux collecteur», à mesure qu\u2019elles se présentaient dans leurs compte» ; ce mémoire a été préparé au bureau de l\u2019inspecteur général, et copie en est insérée dans l\u2019appendice.(A continua ) \u2014On dit que la teine d\u2019Angleterre ne propose d\u2019acheter une maison de plainance dans le voisinage de Cotves (île de Wight), pour y passer quelques mois de l\u2019année avec la famille royale.\u2014La reine Victoire est remarquable par sa petite taille.Ce n\u2019est pas sous cet aspect que la verront ses loyaux sujets d'Ecosse ; car on vient de placer, aur le sommet du portique de l'Institut des Beaux-Arts, à Edimbourg, une statue colossale de la gracieuse souveraine, qui n'a pas moins de dix-huit pieds do haut, y compris le socle.C\u2019est l\u2019œuvra du statuaire Steele.\u2014Les journaux «uisses continuent d'être remplis de récits de catastrophes cannées par de.* avalanche*, dans les cantons de Fribourg, de Berne, d'Underwald, de Claris, de Saint-Gall et des Grisons, ainsi qn^tn Tyrol, en Styrie, etc.Un grand nombre de maisons et d\u2019étables ont été importées avec leurs habitants pgr cos affreux éboulemente.DPxfcDftS, Dimanche «lenitei, 31 tiiar», A Heaupoil, A l\u2019âg.* de 25 an» tt sept mois, Louis Kaiuvill#\u2019 lil» de M.l\u2019ieire Rainville.A Montreal, le 28 du mois «l.rnier, dame Juli** La marguerite, veuve «le M.l\u2019ime Desiocher», ;¦ l\u2019uge avancé de 8-1 au*.A St-Our*.le 26, J.H.Philippe Eugène, enfant de Charles Adrien l\u2019acaud, écr., a l\u2019Age «le San» et sept mois.A l\u2019Hotel-Dieu de Montréal, le L-r avril, de» suites de la petite-verole, M.Noel Heaudin, connnei-çant de la Hale-dcs-Chaleuls, aje de 24 an*.H était en cette ville depuis l\u2019autoiiine, pour affaires «le commerce.A Saint Renoit, le L HOPITAL UE MARINE.ES cour* sur la MEDECINE «le L\u2019ART OKSTKTRlQUK coiinuenctri\u2019iit le K-r mai pro diam.4 avril |(I44.JOS.PAINCIIALR.1.H a il i* d i :.M A H C II H A N 1) VOU H II E U R XT KAbHICANT DECAMJUKTTKS EN DKAt* UE VANTAlSiE 1)VN remerciant ses umis et le public du pu ¦-â nngf libéral qu'il a rrçu, premi lu liber'é «l» il role* infurnii r «pie p tr MnleiJe cli «ni'eiiioi I* «pu *>\u2022 l-ti t ù nsIku* u\u2019expo.uiuii, ù »# trouve «Imii* I* micee-ce il coeur encore plus qu\u2019A sa bouche ; il continua a u re lu bien, malgré des moyens rétrécis, a ceux j ii ; valent trahi uu abandonné, et ceux qui sVtaont a*si* à sa table purent »\u2019y asseoir encore.> m -pitalite continua d\u2019être la même, ainsique l'.it'«biliti et la gaîte qui le distinguaient.Il aurait donc pu encore peut-être vivre de longues années ; mais la ruine «l»1 s-* alf ?;rrs lui causait des souffrances poignantes, ù lui qui avait toujours été aus*i exact à fair- honneur a -on commerce.Détermine avec peine jiar ses ami* dans les dernières années a prendre avantage de l« loi de banqueroute, il pouvait, libre d\u2019inquietude sur ce point, revenir ù la santé : mais la providence en avait décide autrement, et lui-même il se bercail et s- t liguait de l\u2019espoir de se récupérer d\u2019au.-si grandes it'S, afin de tout acquitter.11 e*t décédé paisiblement apres une maladie longue, durant laquelle sa g-ietè, son courage, et le* autrea qualités qui le distinguaient si éminemment, ne l\u2019ont pas abandonné.Il est inutile de dire qu\u2019un- vertu payenne n\u2019aurait pu se soutenir dans des epreuve- comme M.Dumouchel a subies.Il fut pendant tonte sa vie sincèrement attaché a la religion et a ses observations, et cette religion a fait sa consolation dans ses derniers jours comme dans les temps Rotènetir*.I roi* jouis avant sa mort, il assista, quoique non s*ns fatigue, a la messe «le la Retraite qui avait alors lieu A Saint Benoit, et la veille «le son décr-, lorsque les symptômes du mal augmentèrent, il «dai; seul avec uu domestique, ayant prié sa famille d« ne pas perdre A cause «!e lut les offices «lu Dimanche et de la clôture de cette retraite.Accourue a s u secours, cette famille devait bientôt l«* perdre, a«*.c IVspoir du moins qu\u2019il allait habiter un monde meil'etir, où la rouille et les imperfections «le l\u2019humanité e [ c uvent plus attcindie l\u2019atne du juste\u2014(O/imuniç J « / au preui «lade Mug»»iii de iiiurih»udi»i a sùthee pruveiiani d\u2019uue faillite.ü.Sc II.GIBSONE.Québec, 3 uvnl D444.\t.Agente.EN BANQUEROUTE.Par ordre du Syndic.Seront vemlu» à IViwan MERCREDI 10 AVRIL, à I» ré»i«twice «le M ALEXANDER BEfifi, diogui*u, rue C'niiltard ; F13()LrS *r*s Meubles de Ménage, consistant en Table» à carie*, àiilner, à loo, â h »fa et autre»; une douzaine d» Uliaisoa d\u2019acajou r fund* de rrm, deux N
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