Le canadien, 18 mai 1846, lundi 18 mai 1846
[" VOL.XVI QUÉBEC.CONDITIONS DI CB JOURNAL.LE CANADIEN *e publie tro»« foi* par semaine, le LUNDI, le MERCREDI et le VENDREDI dans l\u2019après-midi.Le prix de l\u2019abonnement est de quatre piastre par année, outre les frais de post .Ceux qui veulent discontinuer, sont obligés d\u2019en donner avis un mois avant l'expiration du terme de l\u2019abonnement, qui est de six mois, et payer leurs arrérages, autrement ils seront censés continuer un autre semestre.Les lettres, paquets, argent, correspondances, &c., doivent être adressés francs de poit.U l\u2019Imprimerie au Bureau du Journal, N° .13.ue La montagne, Basse-Ville.r\tNOTE aUR LES BIENS QUE LES JÉSUITES POSSÉDAIENT EN CANADA, ET SUR l\u2019aEFECTATION ftUt CK* SIENS DOIVENT RECEVOIR aujourd\u2019hui.(SUITE ET FIN.) 6.2.dans les états modernes, le conquérant n\u2019acquiert que la souveraineté du pays conquis; les droits qui appartenaient au souverain dépossédé lui sont transmis ; mais l\u2019effet de la conquête ne s\u2019étend pas plus loin.Le conquérant ne peut donc s\u2019emparer des propriétés appartenant û des particuliers dans le cas où le précédent souverain ne l\u2019aurait pas pu lui-même.Il ne peut pas davantage s\u2019emparer des biens appartenant soit à l\u2019Eglise, soit aux hôpitaux, soit aux communes; car ces propriétés n\u2019existent que dans l\u2019intérêt spirituel où temporel des habitanU, et par conséquent elles doivent être respectées comme le* propriétés privées.« Le conquérant qui enlève une viile ou une u province a son ennemi, dit Vattel, ne peut y « acquérir justement que les mêmes droit qu\u2019y « possédait le souverain contre lequel il a pris les armes.La guerre l\u2019autorise â s\u2019emparer de ce « qui appartient à son ennemi : s\u2019il lui ôte lasou-*< veraineté de cette ville ou de cette province, il « l\u2019acquiert tell** qu\u2019elle est, avec ses limitations « et ses modifications quelconques : aussi a-t-on « soin, pour l'ordinaire, soit dans lu capitulations « particulières, soit dans les traités de paix, de « stipuler que les villes et le pays cédés conserve-\u201c ront leurs privilèges, libertés et immunités; et « pourquoi le conquérant les en priverait-il à « cause des démêlés qu\u2019il a eus avec leur souve-« rain î (Livre 3.en.13.§.199).\u201d Ainsi, quand même les capitulations et le traité de paix seraient muets, le droit commun des nations serait en faveur de la thèse que nous soute-nons.Mais, en outre, dans l\u2019affaire actuelle, ces actes tranchent la question de manière ù lever tous les doutes ; et en supposant qu\u2019il pût encore y avoir quelque incertitude, l\u2019interprétation devrait se faire dans le sens des règles générales du droit des gens, c\u2019est-à-dire, de la manière la plus large et la plus favorable aux habitants de la province conquise.Nous disons que les capitulations et le traité sont décisifs.En effet, nous remarquons d\u2019abord, que la capitulation de Québec, celle de Montréal et le traité de 1763, accordent aux habitants du Canada la liberté de la religion catholique.Lors meme que cette clause serait isolée, elle suffirait ; car on ne peut vouloir la fin sans vouloir les moyens, et par conséquent les conventions diplomatiques qui garantissent au peuple conquis le libre exercice de la religion catholique, garantissent par cela seul, à l\u2019Eglise catholique, la conservation de ses biens, puisque ce sont ces biens qui fournissent les ressources nécessaires pour subvenir aux dépenses du culte.Mais les capitulations et le traité ne se sont pas bornés là, et ces conventions sont tellement explicites qu\u2019ils n\u2019ont guères besoin de commentaire.L\u2019article 34 de la capitulation de Montréal porte expressément que\tToutes les com- « munaptes et tous les prêtres conserveront leurs « meubles, la propriété et l'usufruit des seigneu-« ries et autres biens qne les uns et les autres pos- « sédent, de quelque nature qu'ils soient .et « que les dits biens seront conservés dans leurs i , #»//' ?j , .\t'¦ i Uf):s Âk :\\ i r No 6.LUNDI 18 MAI 1846.S3 PRIX DES ANNONCES.Six lignes et au-dessous 2s bd rt pour rluque insertion subséquente ' j i* tiieis courant.Pour dix lignes et au-dessus de 6 3*.4d.la première insertion et chaque suivante KM.Au-dessus de dix lignes 4 deniers par ligne.rT\u201c l e» annonce» non aceompagnSis d\u2019ordre» »unt publiée» ju*qu\u2019à ce qu\u2019il «oit donrid ordre dVn discontinuer l\u2019inKrtiun on imite eussi de gré A gré pour iea ai.a nonce» fréquente» ei d\u2019une certaine éten» pue, airifi que pour eeP'.s cul doivent êite publié pendant lon-irmp».« privilèges, droits, honneurs et exemptions.\u201d Les \u201ees Jésuites ont donc conservé la propriété de leurs biens, telle qu\u2019ils l\u2019avaient avant la conquête.Et ces biens ont conservé leurs droits, c\u2019est-à-dire, que la natnre en est restée la même, que par conséquent ils ont toujours le caractère de biens d\u2019Eglise, et qu\u2019ainsi ils doivent être exclusivement affectés à une destination catholique.La capitulation de Montréal va même plus loin, car elle accorde aux communautés religieuses et notamment aux Jésuites, la liberté de vendre en total ou en partie les biens-fonds ou mobiliers qu'ils possèdent dans la colonie, et d'emporter avec eux ou d'en faire passer en France le produit (Art.35).La nation conquérante reconnaissait évidemment par là, non-seulement qu\u2019elle n\u2019avait pas le droit de s\u2019emparer immédiatement des biens des Jésuites, mais encore que ces biens ne pouvaient, en aucun cas, entrer dans son domaine ; car, s\u2019il y avait eu une éventualité dans laquelle elle eût pu en devenir propriétaire, elle n\u2019aurait pas accordé mix Jésuites la liberté de les vendre et d'en emporter le produit.Si les Jésuites avaient vendu leurs biens, le prix, d\u2019après la capitulation, aurait donc pu être emporté même hors de la province, et employé à d\u2019autres établissements religieux tenus par cette société.Ainsi la religion catholique aurait exclusivement profité de la valeur de ces biens.Comment cette religion pourrait-elle se trouver dans une situation moins favorable, parce que les Jésuites n\u2019ont pas usé de la faculté de vendre, que la capitulation leur accordait ?L\u2019Angleterre avait évidemment plus d\u2019intérêt à ce que ces biens fussent conservés qu\u2019à ce qu\u2019ils fussent vendus et que le prix en fût emporté ailleurs : par quel renversement d\u2019idées se montrerait-elle donc plus rigoureuse envers la religion catholique dans le premier cas que dans le second ?Remarquons qu\u2019aujourd\u2019hui il n\u2019est pas et ne peut pis être question de vendre les biens dont il s\u2019agit et d\u2019en emporter le produit à l\u2019étranger.En èflet : 1 ° d\u2019après le traité, cette faculté ne devait durer que 18 mois ; 2° d\u2019àprés la capitulation, elle était accordée n chaque congrégation religieuse relativement aux biens qui lui appartenaient.Elle aurait donc cessé, à l\u2019égara des biens des Jésuites, par la auppresaion de cet ordre, lors même que le délai fixé par le traité n\u2019aurait pu été expiré.Ainsi les biens dont il s'agit doi- Imprimé et Publié par JEAN-BAPTISTE FRÉCHETTE, Père, Imprimeur et Propriétaire, N°.13, Rue La Montagne.NOS INSTITUTIONS, NOTRE LANGUE ET NOS LOIS! condamner notre position, devra du moins avoir parcouru le champ plus vaste de Thistoire cathoi.-qtie, et «Vire pénétré des principes et des faits dont nous nous sommes appuyés.Nous attendons la même justice et de ceux de nos législateurs auxquels, vu la conformité de reli.gion, les sujets tiaités sont familiets, et de ceux qui professant d\u2019autres croyanee*, sont cependant trop équitables et trop éclairés pour considérer ces biens autrement .peau point de vue catholique, dans leur origine et dans leur transmission.Pour ce qui est des capitulations et des trqjtés, et des dispositions législatives qui ont suivi, tous les interpréteront, nous n\u2019en Joutons pas, dans Je sens le plus large, et le plus conforme à la tendance qui prévaut dans les délibérations du monde britannique: rendre à chacun cc qui lui appartient.CORRESPONDANCE.vent être affectés à une destination catholique dans l\u2019intérieur du Canada.Le raisonnement que nous Tenons de présenter est donc invincible.Si, en vertu de la capitulation, l\u2019Eglise catholique pouvait conserver la valeur de ces biens, au moyen de la vente qu'elle en aurait faite, a plus forte raison doit-elle conserver les avantages attachés à ces biens, en les appliqumt à des destinations religieuses dont le pays profitera.Dira-t-on que l\u2019article 33 de la capitulation do Montréal est contraire aux communautés des Jésuites, des Récollets et des prêtres de Saint-Sulpice, puisque le général anglais a refusé la demande contenue dans cet article jusqu\u2019à ce que le bon plaisir du roi d\u2019Angleterre/ûf connu ?Mai* par cet article le général français ne se bornait pas à demander que les communautés dont il l\u2019aeil fussent maintenue», il voulait encore qu'on leur conservât le droit de nommer à certaines cures et missions.C\u2019est évidemment ce dernier point qui a été la cause du refus, car l\u2019article 33 doit nécessairement se concilier avec les art.34 et 35.Or, non-seulement ceux-ci maintiennent les communautés, mais ils leur conservent de la manière la plus complète la propriété de leurs biens.D\u2019ailleurs, quand on irait jusqu\u2019à supposer que la pensée du générai anglais, lorsqu\u2019il avait refusé l\u2019article 33, avait été que son gouvernement pût supprimer ces communautés d\u2019hommes, il suffirait, pour justifier notre doctrine, que ces communautés eussent été maintenues dans la propriété de leurs biens, et que les biens eussent conservé leurs droits ; parce qu\u2019alors la suppression ne pouvait avoir lieu qu\u2019à la charge de transmettre les biens à a\u2019autres établissements catholiques.La capitulation de Montréal ne dispose pas seulement pour cette ville et pour le territoire qui en dépend ; elle dispose pour la colonie : ce qui signifie évidemment la colonie toute entière, et on conçoit facilement qu\u2019il devait en être ainsi ; c'était la capitulation de Montréal qui consommait la conquête ; le général français et ses troupes abandonnaient le Canada et devaient embarquer pour la France (Voiries articles 12 et suivants de la capitulation) \\ dans une telle situation il était naturel que le général français stipulât pour toute la colonie ; et il l\u2019a fait de la manière la plus nette.Les capitulations qui contiennent des conventions relatives aux propriétés existantes dans une ville ou dans une province, ne font pas moins loi que les traités de paix ; on a tu que Vattel le déclarait expressément ; et d\u2019ailleurs la raison et la bonne foi repoussent l\u2019opinion contraire.C\u2019est la capitulation qui mette vainqueur en possession de sa conquête : comment serait-il donc possible qu\u2019il eût à la fois le droit de conserver cette conquête, et celui de violer les conditions de la convention qui l\u2019a complétée ?S\u2019il n\u2019avait pas souscrit aux conditions aemandées par les vaincus, il aurait poussé ceux-ci à une défense désespérée, dont le résultat possible aurait été défaire tourner les chances de la guerre, ou au moins de lui causer des perles énormes.Les conditions d\u2019une capitulation sont donc sacrées.Mais, d\u2019ailleurs, le traité de 1763, quoiqu\u2019il ne reproduise pas en détail toutes les clauses de la capitulation de Montréal, relative aux biens, renferme, d\u2019unre manière\u2019imphcite, la confirmation de ces clauses, puisqu\u2019il déclare que les habitants français ou autres qui avaient été sujets du roi très-chrétien pourront vendre leurs biens, etc.I\tes communautés religieuse» n\u2019étant pas exceptées de cette faculté, y sont évidemment comprises.Si l\u2019on eût voulu les exclure, il aurait fallu le faire textuellement : une disposition expresse à ce sujet aurait été d\u2019autant plus nécessaire que la capitulation de Montréal leur avait accordé d\u2019une manière formelle ce droit de vendre, et qu\u2019un traité n\u2019est jamais censé déroger à des capitulations précédentes, à moins que la dérogation ne soit claire et positive.Si le trhité, après avoir assuré aux habitants du Canada la liberté de la religion catholique, ajoute les mots suivants : \u201c Autant que les lois de l'Angleterre le permettent \u201d.cette restriction ne porte évidemment ni sur l\u2019affectation des biens ecclésiastiques ni sur la propriété, mais uniqnement sur certaines cérémonies publiques, telles que les processions hors des églises qui ne peuvent pas avoir lieu dans un pays où à côté des catholiques il y a de* protestants et dont le souverain est protestant.II\trésulte de tout ce qui précède, que la conquête n\u2019a rien changé à la nature des biens des Jésuites ni au droit exclusif que l\u2019Eglise catholique avait sur ces biens.Ainsi, lorsque la suppression de h société des Jésuites a eu lieu en 1773, la situation légale a été exartement la meme que ai la conquête n\u2019avait paa eu lieu.Par suite de cette suppression, il y avait deux aortes d\u2019intérêts à réeler.1° Celui des Jésuites, alan vivants, considérés comme individus : 2e Celui de PEgllae relativement à la proprété de ses biens.On devait appliquer à l\u2019un et à l\u2019autre de ces intérêts, les principes établis dans le paragraphe précédent, puisque, encore une fois, la conquête n\u2019avait rien changé à la nature ni à la destination de ces biens.Sur le premier point le gouvernement britannique a rendu hommage a ces principes, puisqu\u2019i a laissé aux Jésuites la jouissance des biens jusqu\u2019à la mort du dernier de ces religieux.Sur le second, les regies de la matière doivent être également suivies.Il y a donc lieu de déclarer que ces biens appartiennent a l\u2019Eglise catholique, qu\u2019on ne peut les affecter qu\u2019à des destinations utiles à cette église, et que, par conséquent, puisqu\u2019il s\u2019agit aujourd\u2019hui d\u2019en enipioyer les revenus pour l'éducation, ce que personne ne songe a contester, ces biens doivent servir exclusiv ment à doter des collèges eu écoles catholiques.Néanmoins ils pourraient aussi être employés à l\u2019entretien de missions dont le but serait d\u2019amener les sauvages à la foi catholique; car incontestablement, c\u2019était là une des destinations originaires de ces biens.Ces points doivent être réglés de concert entre l\u2019autorité temporelle et l\u2019autorité spirituelle, représentées, savoir : la première par le gouvernement et la législature du Canada ; la seconde par MMgrs.les évêques.Remarquons, en passant, que le bref de Clément XIV était conforme aux maximes que nous venons d\u2019établir.En effet, d\u2019une part, il portait qu\u2019on assurerait des moyens d\u2019existence aux membres de la congrégation supprimée.Et quant à leurs biens, il portait que.« Les (t maisons évacuées par eux, seraient converties « en usages pieux, selon qu\u2019il serait jugé, en « temps et lieu, le plus conforme aux saints ca-« nous, à la volonté des fondateurs, à l'angmen-\u201c talion du culte divin et d i'utilUc publique de \u201c l'Eglise.\" Ce n\u2019était pas là, de la part du saint-siège, une prétention mal fondée ou contestable ; c\u2019était le résumé du droit ecclésiastique en vigueur sur ce point dans toute l\u2019étendue du monde ca*.!.Objectera-t-on que les actes du parlement bri- tannique, qui ont été cités plus haut, semblent pré iunenr /iit^iirtA rtartio rii*c Kir>nc .înnf |[\tjUiUt juger qu\u2019une partie des biens dont être affectée au culte protestant ?Nous répondrons d\u2019abord que ces actes sont loin d\u2019être formels à ce sujet.Le premier (celui de 1774) commence par reconnaître que./c clergé de l'Eglise catholique peut tenir, recevoir et jouir de ses dus et droits accoutumes (Article 5).La conséquence nécessaire de cette disposition est que les règles de cette Eglise, relativement à l\u2019inalicnabilité et à l\u2019affectation exclusive de scs biens, doivent être maintenues.A la vérité, l\u2019article 6c ajoute que le roi d\u2019Angleterre pourra disposer, pour l'emouragement de la religion protestante, du résidu des dits dus et droits accoutumés.Mais cet article ne serait applicable qu\u2019aulant qu\u2019on prouverait qu\u2019il y a un résidu, c\u2019est-à-dire, par exemple, que les revenus des biens des Jésuites excèdent ce qui est nécessaire pour la dotation des collèges et écoles catholiques.Or, d\u2019après les renseignements qui nous ont été fournis, il n\u2019en est pas ainsi : et le revenu de ces biens ne présentera aucun résidu.L\u2019article 8e du même acte, en garantissant aux habitants leurs propriétés, ajoute ces mots : les ordres religieux et les communautés seulement exceptés.Mais quelle est la portée de cette exception ?On ne le voit pas clairement.Signifie-t-elle que le gouvernement pourra, selon son bon plaid;, s\u2019emparer des biens de ces ordres et communautés ?Il est impossible d'admettre une explication aussi contraire à la justice et aux traités.Cet article ne peut raisonnablement s\u2019interpréter que de l\u2019une des deux manières suivantes : Ou il signifie que le droit des communautés n\u2019esl pas aussi absolu que celui des particuliers, puisque si le revenu des premières présente un résidu, le gouvernement peut employer ce résidu a l\u2019encouragement de la religion protestante : Ou il signifie qu\u2019en cas de suppression d\u2019un ordre ou d\u2019une communauté, les biens de cet ordre ou de cette communauté passeront à d\u2019autres établissements catholiques.Quant à l\u2019acte de 1790, il ne fait que reproduire la disposition de relui de 1774, relativement au résidu (ou surplus) des revenus.Seulement il ajoute qu\u2019en cas de vacance d\u2019un bénéfice, les revenus qui auront couru pendant la vacance devront aussi être appliqués a l\u2019encouragement du culte protestant.Puisque le parlement se bornait à statuer sur les revei.u* qui viendraient à échoir pendant lu vacance, il reconnaissait qu\u2019on général, et sauf cette exception, il n\u2019avait droit ni aux revenus, ni, à plus forte raison, à la propriété des biens de l\u2019Eglise catholique.En Fi.»nee, le roi avait droit aux revenus des archevêchés et évêchés pendent la vacance de ces sièges.Ce droit, connu sous le nom de régale, l n\u2019empêchait pas que les biens des évêchés et ar- chevêchés n\u2019eussent le même caractère que tous les autres biens d\u2019Eglise (1).La capitulation de Montréal avait laissé indécise 11 question des «limes, puisque le généial anglais avait répondu que sur ce jtoint tout dépendrait de la volonté du roi.L\u2019acte du , arlemcnt de 1790, art.35, est plus favorable au clergé catholique que la capitulation, puisqu'il maintient la dime en déclarant seulement que ce clergé ne la percevra pas sur les protestant'.Comment concevoir que le parlement, après avoir été sur ce point plus large que la capitulation, eût violé cette même capitulation, relativement aux biens des communautés ?Les deux act^s du parlement ne contiennent donc rien de positif en faveur du système que nous combattons; et ce qui le prouve, c\u2019est la conduite du gouvernement britannique, qui, en définitive, n\u2019a voulu ni s\u2019approprier les biens des Jésuites, ni les concéder à lord Amherst, et qui a tenu e» réserve le revenu de ces hii ns.Par là n\u2019a-t-il pas reconnu implicitement la justesse de la doctrine de l\u2019évêque de Québec, doctrine à laquelle M.Smith, président de la commission de 1789, avait donné un assentiment au moins indirect.Mais, maintenant, allons plus loin.Quand môme les actes de 1774 et de 1790 proclameraient des principes contraires à ceux que nous avons établis, ces actes ne lieraient pas la législature.En effet, l\u2019acte de 1790 attribuait au Conseil législatif et d l'Assemblée du Canada la faculté de varier en tout ou en partie, les mesures indiquées clans cet acte et dans celui de 1774.L\u2019acte de 1832 est bien plus tormel encore, puisqu\u2019il.confie sans reserve à la législation provinciale l\u2019appropriation des fonds provenants des biens du ci-devant ordre des Jésuites exclusivement pour l'éducation.La législature du Canada n\u2019est donc erchaînée par aucun précédînt.Elle n\u2019a qu\u2019un seul point à examiner : quelle est la solution la plus juste et la plus conforme aux traités ?Or, cette solution est celle que nous avons indiquée.Ajoutons que cette solution est aussi la plus conforme à l'esprit de l'acte de 1832, aux convenances et aux maximes d\u2019une saine politique.Nous disons : d l'esprit de l'acte de 1832: car pourquoi cet acte déclare-t-il que les biens des Jé-suitos seront affectés à l\u2019éducation ?Parce que telle était leur principale destination primitive, et qu\u2019ils appartenaient à une congrégation enseignante.Mais, si l\u2019on se reporte ainsi à leur destination primitive, il faut s\u2019y attacher d\u2019une manière exacte et complète : or, les l>inns dont il s'agit n\u2019étaient pas affectés d\u2019une manière vague et indéfinie à l\u2019éducation ; ils l\u2019étaient à l\u2019éducation catholique.C\u2019est donc exclusivement à l\u2019éducation catholique qu\u2019ils doivent être employés aujourd'hui.Nous ajouterons que les convenances et les maximes d'une saine politique viennent a l\u2019appui de notre opinion.En effet, aux yeux des catholiques les biens en question ont un caractère sacré ; ils ne pournient en être dépouilles que jiar une décision du sc-.int-siége analogue à celle que renferme le concordat de l\u2019an IX.Les sentiments des Canadiens catholiques seraient donc blessés, si l\u2019on venut à distraire une partie de ces biens pour l\u2019affecter a la dotation soit du culte protestants.Ils s'étonneraient avec raison de ce que l'on s\u2019écarterait ainsi des lois de l\u2019Eglise catholique, de l\u2019intention des fondateurs et d*s stipulations des traités.La politique s\u2019oppose à cc que l\u2019on froisse des sentiments de cette nature.On a pu hésiter à cet égard en 1774 et en 1790, époques où les principes de la tolérance religieuse étaient enc ire mal compris et surtout très-peu pratiqués ; mais heureusement depuis ils ont fait des progrès, et les mêmes idées qui ont amené en France la liberté des cultes, et en Angleterre l\u2019émancipation des catholiques, doivent déterminer la législature du Canada à réserver exclusivement à la religion catholique des ressources qui originairement n\u2019ont été créées que pour elle, et qui ne sauraient être portées ailleurs sans faire naître dans l\u2019âme de tou» ceux qui professent ce culte, une juste et profonde affliction.Ce mémoire a été rédigé dans la supposition que tous ceux qui seront appelés à juger de son mérite, possèdent en histoire canadienne et en droit public et constitutionnel les connaissances requises jiour en apprécier la seconde partie, celle qui a rapport aux effets de la conquête.Quant à la première division qui traite de la nature des biens dont il s\u2019agit, et aux conséquences qn\u2019on a tirées de l\u2019ensemble, le lecteur, avant de I (1) H n\u2019est pa» Inutile de renurquer, en pn*«an\\ qne dan» »on origine, ce droit de r/gale ^tait limité à certain» *i«'ge», qu\u2019il se rettarhait A de» cames spéciales, telle, que le patronage, des c'auies de f'nditlon, etc., plutôt qo à la pui»>auce royale considérée dans son essence ; que l'extetucion de la régale à tous tes kiége» était récente e*.qne la légitimité d'une telle extension, était très-susceptible d\u2019étre contestée.De nie me on aurait pu contester au parlement le droit d'appliquer au culte protestant les revenus pendant U vacance dea bénéfices.Mais l'argument qui précède n\u2019en est qne pins fort.L\u2019AGRICULTURE EN CANADA.Toutes remarques qui peuvent tendre à améliorer en Conada la condition de l'ag inillure, to\u2019it*M rpinaïqoer qui peuvent tendre à la prospérité future «le In majoiilé des Canadiens, doivent ( ire rendues publiques, dés qu'on les croit jii'tes et convenables.Ce juincijie, je le nvM!* aujourd'hui en pratique, peiauailé que je s'i's que le pet.;'e Canadien doit continuer à eu liver («es chain.'*:, qu'il doit même se f.iiro un honneur et tt e gloire, dî profiler des avis que lui donnent m\u2019.s amis les plus sincères et les plus dévoués; persuadé que ce n'est qu\u2019aind qu\u2019il pourra conserver cette nationalité aui lui est si chère, cei\u2019er simplicité de mœurs qui fail son éloge, et qui sera toujours la mirqne la plus caiaclérislique de ses principes religieux.L\u2019agriculteur canadien possède d\u2019ordinaire re qu\u2019il appelle \u201cnubien\u201d; c\u2019est un lot de teire de un, deux ou t oi» arpents de front sur une certaine profondeur, quelquefois une lieue.I a là sa chaumière,'es granges, ses fours et toutes ses autres dépendances : c\u2019est un héritage qui lui vient de ses ancêtres ; son père l'a longtemps cultivé, et sur sa vieillesse, il en a confié la conduite à son fil» qui doit en hériter.Le père meurt ; le fils continue comme ci-devant, il épouse une jeune villageoise dea environs, et Dieu leur accorde une nombreuse famille, quatre gar-çons et deux filles.\u201c C\u2019e>t une bénédiction, \u201d dit l\u2019ag iculieur, et c\u2019en est une en effet.Car en grandissant, ces jeunes campagnards sont bientôt en étal d'aider leur père : ile lui rendent moins lourds ses pénibles travaux, tous travaillant de concert et tous se réjoui.-sant de mê ne.Cependant comme toute chose en ce monde a sa fin, les hommes doivent suivre la loi générale : le père parvient à un âge avancé, et puis le voilà qui part pour le grand voyage, en voyant ses fils enco e sons le toit paternel.On examine les ilernières volontés du défunt : l\u2019ainé aura telle parue du \u2018 bien\u201d; lesCmd telle autre; le troisième aura celle ci, le quatrième celle-là ; quant aux fille», elles ont des frères, Jonc elle» ont des protecteurs et des sounens.Ainsi, voilà le \u201cbien\u201d divisé en quatre lopins, d\u2019une très faible étendu, ei jiar conséquent d\u2019un très faible reve-i il : voilà qua re nouveaux propriétaires au lieu u\u2019iin seul ; mais ils sont pauvres, tandis que l\u2019an-ire était riche : voilà quatre nouveaux citoyens, mais quatre citovena incapables de sacrifier la moindre portion de leur temps pour venir en aide à la chose publique.Quelquefois aussi, le père en mourant lègue tout sou bien a l\u2019ainé, et les autres se trouvent sur la jiadle.Que font-ils alors ?Ils vont à la ville, ils se mettent charretiers ; ft d\u2019agriculteurs, les vo.là serviteurs des bourgeois: s\u2019ils n\u2019aim^nt pa< la r/wrcf/eric.ils se mettent bateliers; d\u2019agricul-tours, le» voilà à la solde d\u2019un étranger.Quelle chûe déplorable î quelle chû'e honteuse! quelle chute dégradante ! mais quelle chûte commune de no» jouis! Cependant ces agriculleurs-ch ir-retiets ou bateliers, ds sont fier.» de leur nouvel état ; il» méprisent les gens de campagnes, et oui presque honte de s\u2019avouer les fils de cultivateurs ! I C\u2019est lace que l\u2019on n\u2019entend malheureusement qne trop tou» les jours, et sur quoi l\u2019on ne saurait .s\u2019empêcher de gémir.Car enfin, nulle profe»-| ninn dans le iiiundc u\u2019e-t préférable à celle Je l\u2019homme dea champs; mille profession n\u2019est aussi honorable que la sienne.C\u2019est celle qui convient à la majorité des hommes; c\u2019est celle qu\u2019un Cincinnati!* et tant d'autres grand» hommes proféraient à la pourpre, à l\u2019autorité souveiaine ! \u201c Pendant que je vai» servir Rome, disait le Grand Agriculteur, qui ensemencera me» terre-?\u201d Ce fut !à sa prennèie pensée : ce fut celle qu\u2019il continua à avoir au milieu même des honneurs et de la propéritè ; ce fut celle qui lui fit abandonner la conduite d\u2019une grande république pour reptendre les travaux tie la charrue.Q a ml on voit un pareil homme donner un semblable spec-tuele, qui oserait encore déclamer contre la vie ties champ» ?Non, que l\u2019agriculteur ne qu ite pas la vie paisible et innocente des campagnes pour lu vie oisive et criminelle des villes, qu\u2019il ne préfète pas, à la profea»ion laborieuse et honora-ble de se» pères, le métier de voiturier ou d'/bm-me-de-cage.Si son i ère a plusieurs enfants et qu'il ne soit p:,s l\u2019ainé île sa famille, qu\u2019il aille even se» frères s\u2019établir aill-ur».Le pays est grand, il est vaste, il est encore tout couvert d\u2019épaisses forêts i qo\u2019d prenne la cognée, et qu\u2019il aille demander aux iwi* Vabondtaee «I la ridkesM.Il aura d\u2019abord à supporter de long* et pénibles travaux ; un ar.peut de terre défriché lui coûtera beaucoup de sueurs ; mai» aussi, dès quM sera parvenu à ce but, il pourra «e promettre de jours plus paisibles et moins socaelanl#, il |>ourra te bâtir à son tour \u2022une petite chaumière, ou retourner chez son père \u2022\t\u2022pour y passer la saison des frimats et des glaces.Au printemps, il retournera au théine du ses -peines et de «es fatigues, il redoublera dVIfort*, et 'bientôt il y ipourra creuser des sillons, et confier è 1a terre une semence abondante qui, au temps de la moisson, «aura récompenser ses travaux et son labeur.De cette manière, en peu de temps, il deviendra indépendant de son père, il gagnera pour lui même, et pourra aider ses frères è s\u2019établir prés de lui.De celte manière, le pays se défrichera-beaucoup plus rapidement, et le pays \u2022e peuplera de propriétaires Canadiens-français, le pays gagnera des citoyens aisés et utiles.De cette manière enfin, le Canadien n\u2019aura pas à \u2022\tdiviser et subdiviser son \u201cbien\u201d pour pourvoir è l\u2019existence de ses enfant», le Canadien continu, era à se faire respecter et considérer, le Canadien continuera è vivre paisible et heureux : il ne *era i la merci de peisom e ; il conservera en un mot sa nationalité, sa langue, et ses mœurs pures et simples.Mais s\u2019il divise son \u201cbien\u201d, ses enfants me pourront vivre avec le produit de leu' terre ; ils seront forcés de vendre ou d\u2019aller tra-vaillpt à la journée, et de céder la place à quel-qu'Européen ! Ou bien, ils emprunteront de \u2018 l\u2019argent, ils se mettront dans les dettesjusque pardessus la tète, et finiront par aller mendier leur pain.Voilà, il ne faut pas se le dissimuler, voilà la triste perspective que nous offre aujourd\u2019hui le mode suivi par grand nombre de nos cultivateurs canadiens.Ils ne sont satisfies que lorsqu\u2019iN sont liées les uns aux autres, et qu\u2019ils demeurent mus sous le môme toit ; tandis qu\u2019avec le môme travail et de l\u2019industrie, ils peuvent se rendre propriétaires, et laisser à leur tour un bel héritage à leurs enfant*.Ce nVt qu\u2019à cette condition que le peuple Canadien peut se promettre de 8tib>i*ter ; ce n\u2019est qu\u2019à cette condition qu\u2019il peut se promettre de faire peuple à port, et de n\u2019aller pas se \u2022 confondre avec les-érrangers d\u2019outre mer ; ce n\u2019est en6n, je le répète, qu\u2019a cette condition que le Canadien peut auendre pour ses enfants des jours paisibles et heureux, et ia conservation de ce qui lui e»t le plus cher au monde, sa langue, ses institutions, ses lois et sa religion! Il s\u2019agit donc d\u2019un grave intérêt ; il s\u2019agit du maintien de la nationalité canadienne.Aussi, je ne doute pas que les Canadiens n\u2019y fassent la plus sérieuse atten lion, et qu\u2019on ne les voie aller «\u2019établir au milieu des bois, et y chercher des richesses certaines, infaillible*.On n\u2019objectera pas que c\u2019e-i là une suggestion hasardée, quand on a devant les yeux l\u2019exemple d\u2019étrangers qui viennent tous les ans des plages de l\u2019Irlande, et qui gagnent lea \u201c town-ship*.\u201d pour s\u2019y étab'ir permanemment et y cultiver les champs.C\u2019est une suggestion par-¦ faitement utile ; c\u2019est un plan très facile à exécuter avec de la bonne volonté, de la religion et du patriotisme.Or, comme je sais que tous les Canadiens sont religieux et patriotes, je ne doute plus qu\u2019ils n\u2019agissent.Pour cela, il leur suffira de considérer si ce que j\u2019avance ici est vrai, et d\u2019examiner quels peuvent êtres mes motifs en fesant ces remarques, quelles sont mes vues en venant leur proposer cette importante amélioration.Afin de leur rendre cet examen plus facile \u2022 et moins long, qu\u2019ils sachent que ce n\u2019est p r aucune vue, aucun intéiêt personnel ; qu\u2019ils sa-ch^nt que c\u2019est uniquement pour leur être utile, pour être utile à ceux au milieu de qui je vis ; ¦pour signaler les périls que courent tous les jour* noire nationalité, notre langue, nos institutions et no\u2019re religion ; et pour essayer d\u2019indiquer les moyens de les sauver et de les conserver à mon pay*.Voilà mes intentions : je n\u2019en ai point d\u2019autres: elles sont bonnes, je crois.Je voudrais à tout prix faire comprendre à l\u2019agriculteur-cana-dien tout ce que sa position a de grand et d\u2019ho-noribie.Il est indépendant en effet, il est roi et maître chez lui ; c\u2019est une espèce de petit sou-venin au milieu de se* domaine*.Personne sur la terre n\u2019a à lui demandjr compte de ses actions, (les forfaits excepté*): il peut-être fiche,religieux et patriote sincère, et jmiir de tout le bonheur qu\u2019il est donné à l\u2019nomme d\u2019avoir ici-ba*.Il est éloigné de toutes les | elites passions qui ag lent le monde ; il n\u2019a à craindre la critique de personne} il n\u2019a à redouter les traca**eiies elles persécu tons d\u2019aucun pouvoir.Enfin, il est l\u2019être le plus libre, le plus inde|>endant et le plus heureux parmi les hommes, s\u2019il vent bien comprendre sa position et s\u2019honorer de vivre de la vie du laboureur.Mais si une fois la honte entre dans son cœur,c\u2019en est fait; il e*t misèra-b'e, tout bonheur a ces*é pour lui ; si elle aug.mente, si elle le pousse à quitter ses champs pour le séjour si périlleux des villes, à la perte de sa félicité temporelle il joint celle de son honneur et Je ses mœurs: il devient vicieux, il n\u2019a plus de religion.Après ce petit tableau de la vie du laboureur Canadien, il me semble que je puis dire que tout bon cultivateur, qui est convaincu de la respectabilité de son état, ne saurait le quitter pour celui de voiturier ou de serviteur ; qu\u2019il ne saurait plus en rougir, et aller habiter la ville pour se faire passer pour citadin.Après ces remarque», j\u2019ai lieu de m\u2019étonner que tous les jours on voit pourtant des campagnards se dégrader au point de venir »ervir leur* inférieurs, et mon étonnement augmente encore davantage lorsque je considère que, dan» le t-em même de nos campagne», il se trouve des hommes instruit» et influents qui ont eux méme dé»enè le séjour urbique pour se retirer dan* leurs terre*, et y chercher la félicité et l\u2019abondance.In*iruit« comine ils le sont, influant sur l\u2019e piit des population», c\u2019est un devoir pour eux de ne pas demeurer inactifs : ils doivent s\u2019intéresser sans ces-e au bonheur de ceux qui les env ronnent, et qui privée des lumière* et des bienfaits de l\u2019éducation, n\u2019écoutent aeuvent dans leur* acte* que leurs pissions ou des suggestions perfides et ennemie».C\u2019eat un devoir pour eux d\u2019agir atipté* de ces hommes-égaré», et de les persuader, de les convaincre de ia nécessité pressante qu\u2019il y a pour eux de deaaeurer à la campagne.Qu\u2019il leur fusent votr que c\u2019eet leur propre intérêt qui le deminde, que o\u2019eet pour conserver intacte leur nationalité, leur langue, leurs mœurs et leur religion : et les Canadiens, avec tous les grands sentiments religieux et patriotique* qu\u2019ils ont en eux, ne pourront résister à la voix d\u2019amis do leur bonheur ; ils continueront à habiter le séjou éloigné de* villes, il» continueront à creuser leur» idlloà», il* continueront à cultiver leur* chump*.Tout ce que jo dis ici, a sans doute été plu si«Mirs foi* remarqué par les vrai* ami* des Caua dien*.Ce n\u2019e*t donc pas seulement rexpre*sion «le ma conviction ptofonde, c\u2019est aussi l\u2019expre» sion de la conviction de tous les Canadien» in* truits ; c\u2019est celle de plus d*un de nos représen tauts.Far conséquent, on ne devra pas se méprendre sur mes sentiments ; on voudra bien »e persuader de plu» en plus que fai une bonne raison u\u2019agir comme je viens «le le faire, et que cette raison n\u2019est autre que l\u2019intérêt que je porte a me* compatriote».\tJean-Raftistk.PARLEMENT PROVINCIAL CHAMBRE D\u2019ASSEMBLÉE.*\t- D C B A T 8 .\u2014\u2014 Jeudi 7 mai.Bill des Écoles.M.Papineau, en fesant motion que le bill de» écoles fût lu une seconde foi*, dit que l\u2019acte «fe la dernière *e*-ion laissait la cotisat'on à l\u2019action volontaire des habitant* ; mais que l\u2019expérience avait montré que cette disposition était inutile ; le présent lull pourvoyait à ce qu\u2019un taux égal de cotisation fût fixe par la législature, pour le soutien «le* éc«.»le*.M.Laurin *\u2019oppo*a à la mesure, parce qu\u2019elle renfermait une taxe, et quoique l\u2019aA passé il n\u2019eût pu trouver un aeul membre pour le seconder dans eon opposition, il proposerait cette année que le bill fût lu une seconde fuis dans six mois, et cette fois, il espérait trouver un membre du gouvernement pour seconder sa motion ; ce monsieur, c\u2019était l\u2019honorable solliciteur-général du Bas-Canaila (rires), vu que, dans son discours sur les hustings, il avait exprimé sa résolution bien formelle de s'opposer à toute taxe, vu la pauvreté du peuple.M.Taschereau dit que l\u2019honorable membre devait savoir que l\u2019expression dont il s\u2019était servi à l\u2019égard de» taxe* ne s'app'iqiiHit pa* aux taxe» locales, mais aux taxes territoriale* ; et il devait ajouter que ce# paroles sur les hosting# ne s\u2019adressaient pas tant aux gen* de» seigneuries qu\u2019aux habitants «les townships.Il avouait cependant qu\u2019il s'opposerait aussi aux taxes locales, lorsqu\u2019elle# seta eut trop élevées, mais il était persuadé en même temps qu\u2019il fallait encourir quelque# dépenses pou- procurer un aussi grand bienf«it que celui de l\u2019étlnration.M.Berthelot était d\u2019accord avec l\u2019honorable membre qui s\u2019opposait à la tax:-, lorsqu\u2019elle serait prélevée pour d\u2019autres fin# que pour celle» de I education ; mai» le soleil qui éclaire aujourd'hui le monde intellectuel, n\u2019était pas le même qui brillait aux jours de nos pères.Nom étions dans un siècle de lumière, et le meilleur moyen, pour chacun, de devenir prospère, était d\u2019emnlo-yer ses connaissances pour lui-même et pour la société en général.L'honorable membre entra alors d ms quelques arguments contre l\u2019uniformité dan* le# livres destinés a l\u2019instruction élémentaire que certaines personne» avaient cherché à établir et dit qu\u2019aprè# s'être informé avec soin quelle étaient le# personne# qui se portaient ainsi avocats de ce principe d'uniformité, il avait découvert que c\u2019étaient de misèrab\u2019e# vendeurs de livres qu »e croyaient «le# hommes savants parce qu\u2019ils vendaient «le# livres et qui n'étaient mû# que par le seul intérêt de disposer de leur marchan«li->e.M.Chauveau dit qu\u2019il secondait la motion pour que le bill fût lu pour la seconde fois dans six mois.S\u2019;l n\u2019y avait actuellement aucune loi d\u2019éducation en force, il voterait pour tout bill, quel qu il fût, qui aurait pour but de promouvoir I instruction du peuple ; mais puisqu\u2019il existait une loi, et que cette loi n\u2019avait été passée que dan» la dernière session, il pensait que c\u2019était procéder «l\u2019apré# un faux principe que de la changer dè* à-présent.Il avait été cohtent d\u2019emenjre nu moinaeine remarque sortir de bouche de l\u2019honorable solliciteur-général pour le Ba«-Canada, parce qu\u2019elle montrait que «es compatriotes n\u2019étiient pas assez peu raisonnables pour supposer que le gouvernement pût fonctionner s ins taxe*.M* Armstrong dit que *i jamais il avait eu un vole à r-gretter pendant sa carrière de représentant, c\u2019était celui quM avait donné l\u2019année dernière, en oppo-ition nu bill «le l\u2019honorable membre pour Ottawa.Denuis cette époque, il avait voyagé dans les campagnes, pour examiner si le» dispositions de cet acte fonctionnaient librement, et il pouvait affirmer que, quoiqu\u2019elle» fus*ent impopulaires parmi certaines |>er-ionnes, cepemlant chaque jours elle gagnaient «lu terrain dan* la bonne opinion du peu [de.On pensait généralement dans *on comté qu\u2019il avau voté pour la mesure, et il était tellement convaincu qu\u2019elle était bonne qj\u2019il n\u2019avait jamais cherché à h-s détromper a ce sujet.Ceitains démagogue» dont plusieurs supportent l\u2019admii-Utration avaient parcouru les campagnes pour exciter le mécontente- sonnes étaient Je deux classe* : ceux qui «ont assez riches pour mettre leurs enfant» au collège, et qui par conséquent no donneraient qu\u2019en murmurant une contribution pour leurs voisins ; e* ceux qui sont trop pauvre» pour supporter! de lardeau sans inconvénient, et trop ingnorant» pour désirer que leur* eu fuit» le soient moine qu\u2019eux Il ne croyait cependant pas que l\u2019opposition ce ce* personnes dût empêcher la passation du bill.Ainsi il était prêt à voter pour sa seconde lecture.M.Colville «lit que s\u2019il y avait quelqu\u2019uupopu larité à encourir en votant pour ce hill, il était prêt à en premlre »a pan ; et il pouvait dire que plus l\u2019opposition à une mesure pour l\u2019éducation générale était grande, plu* on «levait être convain-«\u2022u que la passation «le cette mesure était nécex-«aire.Le bill passa ensuite à sa seconde lecture, apres quoi la chambre ¦\u2019ajourna.\u2014{Minerve.) A N A O N C £ f NOUVELLES.Bureau à louer.Peintures, etc.Marchandises d'utilité et de fonds.\u2014A.Hamel » * rrcre.Faience.\u2014J.Paterson &.Son.Thés, Riz, Poivre, etc.\u2014Idem.Emplacement à Vendre.\u2014J.JxMnelin.ENCANS.Chapeaux pour le bénéfice des assureurs.\u2014G.& H.Gibsone.Farine endommagée,\t*in^rne> noU!| sommes appelés, par à son sol.\t'\ttoute considératiop de devoir et de patriotisme, \u201c Ces forces furent concentrées à Corpus- a venger, d\u2019une manière décisive, l\u2019honneur, Ghristi et y restèrent jusqu\u2019à ce que j\u2019eusse reçu *es Jro\u2018la et les intérêts de notre pays, de Mexico des informations qui rendaient proba- \u201c Dans la prévision de la possibilité d\u2019une ble, sinon certain, que le gouvernement mexi-1 cr*se conirne cede qui est arrivée, des instruc-cain refuserait de recevoir notre envoyé.\tt'ons onl été données, au mois d\u2019août dernier, \u201c Cependant le Texas, par vote définitif de comme mesure de précaution contre l'invasion ou noire congrès, était devenu partie intégrante de * ^es menaces d'invasion, pour autoriser le général notre Union.Le congrès du Texas, par acte I 1 aylyr* 8i les circonstances l\u2019y obligeaient, à ac-du 19 décembre 1836, avait déclaré que le cel,ter'*e8 vo'ontairetl non seulement du Texas, Rio del Norte était la limite de cette républi- ma'3 états de Louisiane, d\u2019Alabama, du que.Sa juridiction avait été étendue et exercée M'88'9!,iP'> Tennesséc, et du Kentucky, et au delà de Las Nueces.Le pays entre cette ri des lettres ont été expédiée», en conséquence, viére et celle du Norte avait été représenté au ailx différents gouvernemeurs de ces Etats.Ces congrès et dans la convention du Texas ; il avait instructions ont été confirmées, et en janvier ainsi pris part à l\u2019acte d\u2019annexion, et il est main- fermer, aussitôt après l\u2019incorporation du Texas tenant inclus dans l\u2019un de nos districts fédéraux.^ans notre Union, le général Taylor fut de plus De plus, notre congrès avait, à une grande ma- autorisé à faire une réquisition sur l'exécutif de jorité et par acte approuvé, le 21 décembre 1845, cet ^tnt» pour un nombre de ses miliciens aussi reconnu le pays au-delà du Nueces comme fesant \u2018\u2018onsidéraole que le besoin s\u2019en ferait sentir, pour partie de notre territoire en lui appliquant notre rel)OUSser l\u2019invasion ou pour garantir le pays de système de douane, et des officiers de douane, *a cramtc d\u2019une invasion.Le 2 mars, il lui fut devant résider dans chaque district, ont été nom- encore rappelé, au cas où quelque force mexi més avec l\u2019avis et le consentement du sénat.Il ca'ne considérable approcherait, d\u2019user promp était donc urgent de veiller à la «léfense de cette tement ct pleinement de l\u2019autorité dont il avait portion du territoire.En conséquence, le 13 U16 revêtu pour appeler à lui telles troupes auxi janvier dernier, le général, commandant Je» J*a're8 8U\u2019»I jugerait nécessaires.La guerre ex troupe», reçut l\u2019ordre d\u2019occuper la rive gauche \u2018slant actuellernent» et notre territoire ayant été de la rivière del Norte.Cette rivière, limite du e,nva,u» le général Taylor, en conséquence de sud-ouest du Texas, est un point-frontière ex- r,autor'té tl°n*'I ava*t été investi aous madirec-posé aux attaques «le l\u2019ennemi.De ce côté l\u2019in- 'll0n\u2019 a l'a't un appel auprès du gouvernement du vasion était menaçante, ct, d\u2019après les jugements ! l\u2019exas, pour quatre régiments de troupes d\u2019Etat d\u2019officier* expérimentés, c\u2019est dans son voisinage \u2018l*21151 ^ cavalerie et doux d\u2019infanterie, et, auprès que devaient être placées les forces protectrice \u2022 ^u gouverneur de la Louisiane pour quatre régi-du gouvernement.A ces consider .:ons impor- ment8ll,\u2018nlanter e> 9U\u2018devront lui être envoyés tantes il s\u2019en joignit d\u2019autres qui conseillaient ce | a»»s«'tftt que possible.à Mexico et lo mimotre de» affaires étrangërea du Mexique, et la partie de la correspondance entre cet envoyé et le secrétaire d\u2019Etat, et entre lo ministre «le la guerre et le général en chef des trou|*c:, .mu lu Rio del N«>rto., lir .,\tJamks K.Polk.\u201c Washington, U mai 1846.\u201d C est I«j 11 mai qu\u2019a été reçu le message du président.La chambre des représentants a voté immédiatement un bill pour la levée de volontaires et allocation de secours.MM.Rhett, Holmes et ù\u2019autrus parlèrent alternativement contre l'etut de guerre.L\u2019ancien président Allants se prononça contre le bill.Un amendement, tendant à la déclaration de guerre, a été rejeté à une immense majorité comme inutile, Pacte des Mexicains ayant créé, de fait, P état de guerre.Voici, en substance, le bill tel qu\u2019il a été adopté par la chambre : Attendu que par un acte de la république du Mexique, un état de guerre existe entre ce gouvernement ot les Etats-Unis ; Section Ire.Le président est autorisé à accepter les services de volontaires n\u2019excédant pas 50,000, pour douze moia ou jusqu\u2019à la fin de la guerre ; Section 2e.Allocation cat faite de dix millions de dollars pour subvenir aux besoins du service ; Section lie.J^es volontaires fourniront leurs vêtements et leurs chevaux, mais, lorsqu\u2019ils seront réunis, ils seront armés et équipé» par le gouvernement ; Section 4e.Ils seront soumis aux réglementa de guerre, et, excepté pour l\u2019habillement et la paie, placés sur le même pied que l\u2019armée.Ils recevront, au heu de vêtements, l\u2019équivalent en argent;\t< \u2022 Section 5p.Les officiera seront nommés suivant les lois respectives des états auxquels les compagnies appartiendront ; Section 6p.Le président, s\u2019il ebt nécessaire, désignera au sénat les généraux de brigade et de division et l\u2019état major, ainsi qu\u2019il est aujourd'hui autorisé par la loi, pourvu que chaque général nomme sea aides-de-camp, et que le prési-«Icnt répartisse le choix des officiers parmi les différents états qui fourniront des volontaires ; Section le.Les volontaires auront droit à tous les bénéfices conférés aux soldats blessés au service des Etats-Unis ; Section 8p.Le président est autorisé à compléter l\u2019armement de tous bâtiments déjà autorisés ; à acheter ou à louer tous navires marchands ou steamboats, pour les convertir en bâtiments de guerre, en nombre suffisant pour protéger les côtes, les lacs, ou pour la défense générale ; Sections 9e et 10e.Les simples soldats d\u2019infanterie recevront, pour paie, dix dollars par mois; le# cavaliers, vingt dollars par mois, y compris l\u2019usage et le risque du cheval.La dîscassion de ce bill n\u2019a pas duré deux heures.Au sénat, la majorité pacifique, M.Calhou» la tête, s'est livrée à une vive discussion sur le message.Suivant le sénateur de la Caroline du Sud, la position prise par M.Polk, dan# sou message, n\u2019est pas exacte: l\u2019état de guerre n\u2019existe pas, tel que la constitution le définit.Une collision a bien eu heu, mais c\u2019était au congrès à décider si cette collision était d\u2019un caractère tel, que l\u2019état de guerre existât.Le congrès seul est compétent pour faire une toile déclaration.le ment parmi le peuple, au sujet de reue loi, et espérait qu\u2019on allait maintenant la rendre permanente, afin que ce» g«*ns n\u2019aient point l\u2019occasion de «lire que le gouvernement ne la remettra pas en vigueur, l«ir*que l*é|*oque fixée par l\u2019ane sera expirée.C\u2019e*t ce qu\u2019on avau crié snn» ce*»e pendant l\u2019annee «Jerqiére ; on avait excité le» g^ns à se uéclarer énergiijucment contre cet acte, afin, di-ait-on, que la lég'»lature ne le remette plu» nu foice, au bout de* deux an» pour lesquel» il a été pa-'é.M.Lafontaine «lit que l\u2019honorable membre qui vail propo-é rameuilenient paraissait ignorer que ign »rance était une taxe plus forte q«ie tout ce \u2019on pouvait payer |ioiir les écoles.Celle taxe levait être *entie uan» beaucoup plu* de circon» tance*.Un homme ignorant avait à p#yer une taxe indirecte »oit qu\u2019il vint au marché, soit qu\u2019il fût engagé dan» d autre' tr «nvictinn» comniercia-le», et en payait «ouvent directement, lorsqu\u2019il était obligé d'employer un notaire pour ré«l ger des dur uuient* qu'il pourrait tout au*»i bien rédiger lui-méme.U [leioait qu\u2019il y avait un grand nombre de peraonne* qui étaient opposées à une taxe forcée pour le aoutien de* école», et ces per fe'*1 «lev mouvement, telles que les facilités qu\u2019offrent le po«\u2022 du Brazo-Santiago et l\u2019embouchure de la rivière del Norte pour recevoir les provisions de mer, les positions militaires plus fortes et dans un pays plus sain, les facilités d\u2019obtenir des appro-isionnement» en plus grande abondance, l\u2019eau combustible, le fourrage, et les avantages u\u2019offre la rivière pour envoyer des provisions aux postes que l\u2019on peut établir dans l\u2019intérieur et sur la frontière indienne \u201c En opérant le mouvement des troupes vers la rivière del Norte, le commandant en chef avait l\u2019ordre formel de s\u2019abstenir de tout acte d\u2019agression contre le Mexique, ou les citoyens mexicains, et de reganler comme pacifiques les relations entre cette république et les Etats-Unis, à moins qu\u2019elle ne déclarât la guerre ou ne commit des actes d\u2019hostilité indiquant un é .t de guerre.Il était aussi spécialement requis de protéger les propriétés particulières et de respecter le.» droits personnels.\u201c L\u2019armée quitta Corpus-Christi le 11 mars, et arriva le 29 sur la rivière del Norte, en face de Matamoras, où elle établit son camp dans une bonne position qui a été fortifié depuis par des retranchements.On a aussi établi un dépôt à P oint-Isa bel, près du Brazos-Sanliovo, à trente mille» en arrière du camp.Le choix de cette position fut nécessairement confié au jugement du général en chef.\u201c Des force# mexicaine», à Matamoras, prirent une attitude belligérante, et, le 12 avril, le général Ampudia, commandant alors en chef, signifia au général Taylor de lever le camp dans les 24 heure», et de se retirer au-delà de la rivière Nuece», le menaçant, au ras où il ne satisferait nas à cette demande, de laisser aux arme.*, et aux armea seules, la déciaion de \u201c Pour pouvoir plus sûrement venger nos droits et défendre notre territoire, je sollicite du congrès, dans le plus bref délai, la reconnaissance de l\u2019existence de la guerre, et la mise à la disposition de l\u2019exécutif, des moyens de poursuivre la guerre avec vigueur et de hâter ainsi le ré tablissement de la paix.\u201c Dans ce but, je demande qu\u2019autorisation soit donnée d\u2019appeler au service public un corps considérable de volontaires, pour servir pour six mois ou une année au moins, à moins qu\u2019on ne les licencie plus tôt.\u201c Une armée de volontaires est, sans contredit, plus efficace qu\u2019aucune autre sorte de soldats citoyens ; et, l\u2019on n\u2019en peut douter, un nombre plus considérable que celui qui sera requis s'empressera de voler à la frontière à l\u2019appel du pays.Je recommande, en outre, qu\u2019on pourvoie libéralement à l\u2019entretien de toutes nos forces militaires, en leur fournissant des provisions et des munitions île guerre.\u201c Ues mesures les plus énergiques et les plus promptes, et la mise sous les armes d\u2019une force irrésistible, sont recommandées au congrès comme le.» moyen# les plus sûrs de terminer promptement et heureusement l\u2019état de collision avec le Mexique.En fesant ces recommandations, je dois déclarer que j\u2019ai le plus à cœur, non seulement de mettre promptement fin aux hostilité», mai» d\u2019arranger,aussitôt que possible,les difficultés existantes entre notre gouvernement et celui du Mexique ; c\u2019est pourquoi je serai prêt à renouer le» négociations avec le Mexique, dès qu\u2019ri sera prêt à recevoir des proposition» ou à en faire.\u201c J\u2019ai jugé nécessaire, pour bien faire comprendre ce sujet, de tran«mettre avec ce message la copie de la correspondance entre notre envoyé On a bien voulu nous informer que N.S.P.e Pape.Grégoire XVI, a daigné créer chevalier «le l\u2019ordre de St.Grégoire, le Dr.John M\u2019Laogh-lin, commandant des établiuBement» de l\u2019honorable compagnie de la Baie d\u2019Hudson au delà des Montagnes Rorhemes.Sa Sainteté a voulu* par celte faveur, reconnaître les service* que ce digne homme à rendus à la religion, dans le terri'oire de l\u2019Orégon, avant et depuis l\u2019arrivée dea missionnaires Canadiens.Mgr.Blanrhet qu^ aux dernière nouvelles, devait quitter Rome pour aller, dan» l\u2019intérêt de son œuvre, en France, en Allemagne et en Belgique, doit porter au nouveau Chevalier, les insigne» de l\u2019ordre qui vient de lui être conféré.Un lettre de Percé annonce que le* magasina de MM.Robin et Le Bouthillier «ont devenus la proie de» flamme», avec beaucoup de moiaons, chaloupes, etc.Le feu aurait été mi» par dea flammèche» provenant d\u2019une cheminée.Nous apprenons que le moulin de M.Beaulieu, à 9 milles en bas, du Saguenay a brûlé.Il a aœ-si brûlé »;x maisons à la Malbaie, avec tout ce que possédaient les infoituné» pioprietaire#, jusqu\u2019à leur blé de semence et leurs animaux.M.George Duberger, qui arrive par terre de la Malbaie, nous fait un rapport très-favorable mr ce qui est fait du chemin dea Caps.On ht dans lea débats de la chambre d\u2019assemblée, donnés par la Revue Canadienne, lea mots suivants comme ayant été prononcés par M.Chauveau, représentant du comté de Québec, à propos des remarques que nous fîmes l\u2019an dernier Htir le bill d\u2019éducation, avant et non après \u2019adoption du bill : \u201c C\u2019était peut-être afin de dé-\u2018 nigrer lo ministère qu\u2019un journal qui n\u2019a plus \u201c de cana«!ien quo le nom, qui na sait que mordre au talon ceux qu\u2019il n\u2019a pas le courage \u201c d\u2019attaquer en face, qui nous fait une guerre à \u201c coupa de ciseaux, une feuille de eitstiona et \u201c de traduction», a signalé tous les défauts de la loi actuelle peu de temps apré» la dernière session.\u201d Il y a bien de la mauvaise humeur,, pour ne rien dire de plus, dans ce peu de paroles.Le Canadien \u201c a signalé tous lea défauts de la loi actuelle \u201d sur l\u2019éducation aussitôt que le bill eut paru, et les articles du Canadien sur ce sujet étaient dans l\u2019intérêt public.Est-ce donc un crime d\u2019oser signaler les vice» d\u2019une loi ?et M.Chauveau, qui se pose en défenseur des libertéa populaires, veut-il s\u2019imposer aussi c mime censeur de la presse ?M.Chauveau, qui veut jouer au grand homme, avance une calomnie atroce et indigne d\u2019un homme d\u2019honneur, en disant que le Canadien n\u2019a plus de canadien que le nom.Si, pour être canadien, il faut favoriser certaines manœuvre» pour impo«er à un comté un représentant quelconque ; ai, pour être canadien, il faut dénigrer constamment tes advereairea politique! ; ai, pour étra canadien, il faut mettra de côté tout aenii-nient d\u2019équité et de justice, nous l\u2019avouons, le Canadien n\u2019est pas canadien auivant la mesure de M.Chauveau.Le Canadien ne mord per sonne au talon et n\u2019a nullement peur des petits grands hommes de la taille de M.Chauveau ; il les regarde en face quand leur courage leur per met de se poser de front devant leurs adversaires.Le Canadien est indépendant} il n\u2019rsf ni pour le roi ni pour la ligue, qu\u2019elle ait nom Viger ou Lafontaine, mais pour le (>euple.Le Canadien a toujours fait preuve de désintéressement, en tout et partout ; il est insensible aux menaces comme aux diatribes , sa devise est : fais ce que doit, advienne que pourra.Quant A l\u2019esprit de patriotisme qni anime le Canadien, aon ré* dacteur peut assurer M.Chauveau que ce pt triolisme est pur de tout inléiôl personnel, et qu\u2019il ne fait pas du patriotisme pour servir son ambi* lion ou aa vanité, ou même tm sordide et vit in* térit.Que M.Chauveau en dise autant s\u2019il \u2022 l\u2019ose.Le lieutenant de M.Cauchon se plaint que le Canadien le (< provoque enrore au aujet de la h* meuse correspondance ministérielle que tout le monde oublie pour le mieux, à propos d\u2019un article qu\u2019il vient de lire dans un journal de la Nouvelle* Ecosse*\u201d N\u2019est-il pas provoquant en effet d\u2019op poser le jugement du JV*ovLtcotian à celui du Journal de Québec, l\u2019opinion du chef du psrti li béral de la Nouvelle-Ecosse, de l\u2019honorable Jo* seph Howe, A celle de M.Cauchon et de son lieutenant, rur une question d\u2019honneur et d\u2019m-age parlementaire 1 En fesant appel A l\u2019impartialité du Journal de Québec, nous savions d\u2019avance qu\u2019il ne ferait pas A M.Caron la juatice de citer, comme fe«nn» partie de M l\u2019opinion de la presse,\u201d celle du Novascotian, comme il avait cité celle du Courrier des Etats- Unis.Quant A \u201c la mal heu.reuse préface qui gâta tout\u201d auivant le Journal, M.Hoive dit aurai, comme l\u2019auteur de celte préface, que ai M.Caron a quelque chose A se reprocher, c\u2019est d\u2019avoir mis trop de confiance dans ses amis.Nous regrettons d\u2019avoir reçu la correspondance du Baron de Wormspire, trop tard pour la publier aujourd'hui.M.Johnston, qui partageait avec certains antres membres que nous pourrions nommer, le triste privilège de servir de bouffons A la chambre, et d\u2019interrompre A chaque instant ses deiibéra-t:ons par des personnalités qui ne pouvaient que donner lieu à des scènes scandalemes comme il nous en a fallu rapporter quelques-unes tant depuis le commencement de cette session que pendant la seasion précédente, a résigné son aiége à la Béance de jeudi dernier, disant qu\u2019il ne voulait pas plus longtemps ae laisser malmener par ceux qui siégeaient du même côté de la chambre que lui, et qu\u2019il avait été traité avec ingratitude par les ministres.Dans la séance de vendredi M.Draper, répondant à une interpellation, a dit qu\u2019il ne pouvait pas préciser le jour où les chambres seraient prorogées, mais que c\u2019était l\u2019intention des ministres que la prorogation eût lieu aussitôt que l\u2019état des affaires le permettrait.La chambre a ordonné l\u2019émission d\u2019un nouveau writ pour l\u2019élection d\u2019un représentant du comté de Carleton, en remplacement de M.Johmton.Le bill de milice a été rapporté avec des amendements, et la discussion en a été fixée à demain.M.le procureur-général Smith a présenté le rapport du comité auquel avait été renvoyé le bill de la Trinité de Québec, exposant : Que les intérêts affectés par ce bill étaient si opporés qu\u2019il serait impossible de faire tin ripport satisfesant dans la session actuelle ; que le comité recommande cependant que le vieux bil1 foil continué avec certains amendements ; que les droits de tonnags soient de 4d, mais que tous autres droits soient abolis ; que le bureau de la Trinité soit autorisé i empiunter une somme de JC8000, dont £2000 pour l\u2019érection «l\u2019un phare sur le récif de l\u2019île Rouge, et le reste pour l\u2019achat d\u2019un bateau à vapeur à être employé à renionjuer et A secourir les vaisseaux en détresse, et qu\u2019il soit permis aux pilotes de font cr une association en commandite.Il a été introduit un bill fondé sur ce rapport.Le comité sur le bill de la Trinité de Montréal n fait rapport qu\u2019il n\u2019avait pas pu en venir A une décision sur la réunion de cette corporation A celle de la Trinité de Québec j mais comme l\u2019acte est sur le point d\u2019expirer, le comité recommande de passer un acte pour le continuer encore une an* née.Sur motion de M.Laurin, il a été résolu que la chambre commencerait aujourd\u2019hui A siéger le matin A dix heures.D\u2019après un ordre de la Reine en conseil, du 20 novembre dernier, le droit de 4 pour cent de la valeur qui se lève maintenant, d\u2019après l\u2019acte impérial 8 et 9 Vict., c.23, sur |es potasses et perlasses et sur les specimens d\u2019histoire naturelle importés dans ce pays, cessera d être perçu A dater du 1er juin prochain, et ces objets pourront être importés francs de tout droit impérial.Une proclamation de Son Excellence le gouverneur général, en date du 7 mai, diminue de 50 pour cent les droits sur le maïs ou blé d\u2019Inde, le gypse ou plâtre non moulu, le charbon de terre, le plomb américain en saumons ou on barres, le manganèse, les meubles et bagages, les charrettes, waggons, traîneaux, les outils d\u2019artisans, et les charrues et autres instruments aratoires passant par le canal Welland cette an-jiée.& PORT DE QUEBEC.A ARRIVAGES.\u2014li mi\u2014 Barqus Britannia, Irvine, 16 aars, da Newcastle, à Pembertons, ihsrbon.\u2014Port Glasgow, BtsndforJ, 7 d'avril, de Poole, à Atkinson, Usborne 8t Co., Isat.\u2014Choke, Robertson, 2 d'avril, do Glasgow, A Gordon à Nlcol, esrgaison général*, b passagers.\u2014Souter Johnny, rice, 23 mars, de Liverpool, à Gilles-pk, Moffat ft ( carjraiaon générale, 2 pastagtra.\u2014Countess of Mulgrave, Kelly, 3d\u2019avril, de Hull, à ordre, lest.\u2014Chieftain, Payn, 29 mers, de Lancaster, A Sharpie» h Co., |«at.Brick Wm.Fell, Farren, 8 d'avril, de Workingtcn, A or dre, lest.\u2014Safeguard.Smith 6 d'avril, da Liverpool, k Muir, Boaiwick ft Co., cargaison générale.\u2014Transit, Ferguson, 4 d'avril, de Dublin, A Peuibcrton», leal.Navire Paraee Merchant, Poole, ti avril, de Liverpool, A G.B Symes,cargaison générale.Barque Indefatigable, Merwood, 5 avril, de Liverpool, A C F.Levey Ce Co., ae! \u2014Solway, McLallan, 21 mars, de Newport, à Pembertone charbon.\u2014Flora Kerr, MeNtder, 29 avril, de Glasgow, A A.Huma» cargaison générale, 2 passagers de chambre et 11 d\u2019entrepont.Brick Reward.Hendereoo, It avril, de Charente, A Alkin-aor, Usborne ft Co , lest.\u2014\tRamblet, Davison, do.de Painbœuf, à A.Uilmour ft Co., do.\u2014Mary Allan, Wade, t do.de Liverpool, A W.K.Baird, cargaison gdnéralé.13 N«vire Scotland, Thompson, 9 avril, de Liverpool, A J.Munn, sel \u2014Brilliant,Elliott, 7 do Aberdeen, A Le Mourier ft Co., lest.\u2014Jana Black, Gorman, Il do.de Limerick, A C.K.Levey ft Co.lest, SAS partagera.\u2014William, Young, 27 mar«, de Poole, à T C.f.c«, l leet.\u2014Dromehair, Quinn, A do da Sligo, A ordre, lest, 2 7 émigréi.\u2014Countess of Durham, Hogg, 1er avril, de Newcastle, à T Curry & Co., charbon, \u2014Nicaragua, Marshall, 10 do da Glouceater, A ordre, briques, 2 émigréi.\u2014Acadia, Jose, 4 do de Liverpool, A ordre, leet.Navire Ann McLester, McLean, 4 do da Liverpool, A Cuvillier ft File, cargaison générale.Barque Charlotte Parrie, 5 do de Liverpool, A Welch ft Davies, lest.\u2014Renfrewshire, Burns, 6 do de Liverpool, A A Gilmour ft Co., leet.\u2014Yeoman King, 2 do de Greenock, A Pikersgill, Tibbela 4 Co., lest.Navire Harriet Seott.BUyne, 28 mare, da Ardroaian, A T.C.Lee charbon.Brick Horn, Born, 28 mare, da Ramagate, k ordre, leat Ami da la jeunesse, il aemblait l'avoir prise août ea protection.11 s'efforçait de répandre chez elle lee bienfaits de l\u2019éducation qui trouvait eu lui un appui et uu défou-»eur.Due bien courte maladie a couronné une viej si noble et si généreuse.Le 4 du courant, U s'est encore acquitté eu personne de* devoir* que iui imposait sa charge de greffier dans la cour sommaire du Cap-Sauté.Sa mort luisso un vide dans le cteur de tous ceua qni le connurent.Aux .Montagnes-Hoche'ieea (St.Louia), dans le court du moi* de janvier dernier.Sieur Louis ^Cbartraiu, ci-devout de Québec, Agé de il uns.Le M du mois dernier, à Bidder (Caroline du Sud), M.William Pridger, k l\u2019Age extraordinaire de 123 ans.VENTES PAR ENCAN.A C.'ONCËDKR, DES Emplacement» dans le village de Berger- ville, chemin de Samoi, [iro* Québec.U très avantageux pour le commerce, Mlué eu faubourg St.Ruch fai- S\u2019sdroser uu propriétaire soussigné.WILLIAM SHEPPARD.Woodfield, 18 mai 1816.BUREAU A LOUER ; N Bureau commode, n° G, ruo des Jardins, prêt du Pslsis d- Justice.S'sdrc-sier sur le» lieux.Québec, 18 mxi 1816.\u201cÂ.HAMEL Raisin M 'scat 150 quarts de boite ) 2ü0 boites Hareng de Digby La vente A DEUX heures.18 mai 1816.\tDUPONT ft Co.U sera vendu, aux magasins de MASSON, I.ANGEVIN ft Co., MERCRKDI ET JEUDI.21 et-22 ducourant TTN assortiment de MARCHANDISES débar-quant de divers vaisseaux.La vente A DEUX heures précises.A.J.M AXHAM.Québec, 18 mai 1846.Il sera vendu, par encan, aux magasins du soussigné, MF.RC R EDI prochain, k DEUX heures, UN assortiment étendu de marchandise» sèches de fonds et de fantaisie, nouvellement débarquée*, consistant en\u2014 Draps, Ca»imires, Tweeds, Soie», Satins, Rubans, Mousselines, Châles et Patrons de Robe de fantaisie, Cotons, Indiennes, Toiles cirée*, etc., etc., etc.-AUSSI\u2014 3 caisses Bottes et Souliers d\u2019homme 2 do Chapeaux de paille de dame.E.LACROIX, E.& C.N.B.T.eaoussigné désire informer MM.les Marchands de la ville et de la campagne qu\u2019il continuera ses ventes hetidomadaires tous lea MERCREDIS (durant la saison) k DEUX heures.\t£.L.Québec, 18 mai 1846.Vente de Thés nouveaux, Café, Mêlasse, Sucre y Genièvre, Vin, Tabac.Au Magasin de AV.C.HENomsoN, rue Saint-Pierre, joignant celui de M.Maxium, MERCREDI prochain, 19 du courant, k DEUX heures après-midi : ROO EMBALLAGES Thés nou- ^ ^ ^\tveaux, consistant en Hymn, Young Hyson Gunpowder, Impérial, Twankay, Souchong et Pekoe Orange BUREAU DU SURVEILLANT DES INSPECTEURS-MESUREURS DE ROIS, Québec, 14- mai 1846.f ES personne» qui dp-irent pnraîire devant !\u2022* * i Bureau d'examinateur» pour Lire preuve de leur aptitude et capacité, préalablement A l\u2019ohtenli .,i gunpowder, impérial, twankay, souchong, et pekoe orange 2U tonne* Mélasse brillante de Porto-Rio* 7 tierçon* Sucre écrasée 30 quart* do bâtard brillant 5 boucauts do raffiné 5 barrique* Genièvre 5 do Ewu-de-vle do Martel 50 caiskt* Vin clairet \u2014ET\u2014 Une variété d\u2019autre* article* maintenant en débar* quement, suivant affiche* sur le*quel* il désire appeler respectueusement (\u2019attention da commerce, PETER SHEPPARD, E.ft C.Québec, IJ mai 1816.Sorout vendu*, au magasin de M.Ciiaklkm BruatT» MARDI 26 du courant, k Deux heures: Ifill lï'MBALLAGESThééftoi», mW\\w J[ -JTwankay.Hyaon.Soadtong.et Oongcu 16 quarts Sucre raffiné 40 boucaut», tierçons et quarts do bktar4 blanc boucauts et 20 quarts do do Jaune barriques Genièvre tonnes Rhum de la Jamaïqu* quart* Gingembre de do boites l'aiMns en grappes panier* Raisins barrique* Huile d\u2019OIlvo emballagsH Tabac tierçon* Riz de Caroline sacs Café cause Indigo \u2014Et Vils sont arrivés\u2014 boucauts Sucre brillant de Porto-Rico tonne* Mélasse.DUPONT ft Co.18 mai 1846.2lea D*mea; et »oit qu\u2019on le con>i't£rt> aou.le rapport de l\u2019étriiduf, ou aoua celui de la variété ou Je la beauté, ils s'assurent que l\u2019assortiment sera prononcé supérieur à tou* ceus qu\u2019il* ont pu offrir an public lea année* précédente*.A.& Co.ne feront ici l\u2019énumération d\u2019aucune* articlaa ni prix, mata ils invitent re*|>ectueu*ement leur* amis, et le public à venir juger par eui-môme*.aaauré* qu\u2019il sont que le résultat sera «le* plus sali.fcaant.Québec, là mai 1846.CHANGFME.vr PE DOMICILE.LES soiisiognéa offrent leur» sincère» remercî-menti aux Mestieun du Clergé et au public rn général de l\u2019encouragement qu\u2019il* ont reçu jusqu\u2019ici.41* tnt transporté leur établissement de la maison de M Cairns A la maison voisine de M.J.Rte Hardi, rue Seui-le-Fort, n* 18, où il* continuronl d'avoir un assortiment général d\u2019Etoff.-a â soutane de* plus belles, aussi Drape superflus, Ca.imirrl, Satins A Vestes et Tweeds é la commtidité des séculiers.Ils o-rnt se flatter, par lenr prompie exactitude à remplir les commandes qui leur *e-ont faites, de mériter une part de l\u2019encouragement public.Ttutsera fait à des prix très-réduit*.J.-Bte WOOD ii Co, Marchand Tailleur, Basse-Ville, rue Sous-le-Fort, N ° 18.Québec, 11 mai l8lt>.DISSOLUTION PE SOCIETE.LA wciété qui existait ci-«Ievnnt en celte ville et è Montréal, sou* les noma et raison de BexJ*-mi* k Buotiiers, a été aujourd\u2019hui dissoute de consentement mutuel, par la retraite deM.ls»AC Br.-vJAMi.v, par qui toutes dette* actives ou passives de h société en cette *!Ec seront liquidées.ISAVC BENJAMIN, SAMUEL BENJAMIN, GOODMAN BENJAMIN.Québec, 1er mai 1*48.AVIS.LE soussigné s\u2019esl aujourd'hui reiité l\u2019ei affaires qu\u2019il ferait ci-devant.»n faveur de see deux file, TVst.et ANDREW M\u2019LIMONT.ROBT.M\u2019LIMONT.Qisébcc, 1er mai 1946.FAIENCE! FAIENCE!! En dibarquenunt Je /\u2019Ann Kennay de Liver, p tool (SI PANIERS ,!e FAÏENCE bien as- X sortie, à vendre psr le *oii*nd» de Chapeaux de Paille pour Dame», Ruban», Soieries, Robe» de goût, Chile», Gant», Ba», Dentelle», Parasol», etc., etc., etc., \u2014En Gros en Detail\u2014 Rue la Fabrique, S mai iSiti.LIVRES DE PRIÈRES, (RELIÉS DANS TOUS LES GOUTS ET A DES PRIX TRÈS-MODÉRÉS,) A VENDRE Par THOS.CARY & Cie., Place du Marché de la Haute- IVle Heures Nouvelles, en gros caractère» Semaine Sainte Eurriiulsirc de Prières Ang«* Conducteur Paroissien Romain Imitation de la Vierge Imitation de Jésus-Christ ' i.ilés au St.Sacrement Notice sur la Médaille Journée du Chrétien Pa-oiasien de* Dames Do.«les Demoiselles Visites au SainUSacrement Paroisaien Romain Pensées Chrétiennes Imitation de de Is Vierge Imitation de Jésus-Chnat Journée du Chrétisn Combat Spirituel Introduction à la Vie Dévot* Heures A Jésus-Christ Heures à la Vierge Heures de l\u2019Enfsnc* Chemin de la Croix Mois de Marie Livre de Prières Etreinte* Spirituelles Petite Journée Chrétienne Neuvaine ù Saint Françoii-Xavier Petit Parots.ien Romain Ktrennes du Chrétien Heures aux Demoiselles Psaumes et Cantiques AUSSI,\u2014 TeatamrnU double et simples, sur papier fort, Grand Catéchisme\tdito Petit dito\tdito Livre» d\u2019Ecole, Français, Anglais et Latine tCP H* attendent, par lea premier» vaisaeaux, une nouveliè collection de Livras Religieux de France.Québec, v9 avril 1846.CHAPEAUX DE PAILLE, DE CLISSES ET TOSCANS LE fouss'gné a à bord de la C/iarlolte, venant de I.ondre*, un assortiment étendu, choisi et trè*-varié de Chapeaux de Dame* et d\u2019Enfar>ls, provenant dea p'u» célèbres manufictures d\u2019Angleterre, choisi* par une Dame à Londre-avec grand aoin, et expédiés ta>d, nfi-i qu\u2019il pût avoir les modes les plus nouvelle» qui venait nt d\u2019être introduitei à Londrea : le aoussigné *e Aille donc nsfeit sert fermé le i5 mai.L\u2019Assemblée générale Annuelle d-a Actionnaires se tiendra à la Banque le lcndi 1er juin, à onze heures; à Isquelle Assemblée il sera soumis un état des kffnrea dé l\u2019Institution et il sera élu dea directeurs pour les douxe mois suivant*.Par ordre du Bureau, NOAH FREER, Caissier.Québec, 29 avril 1846.Jre7ian£ d'être reçus et à vendre par le soussigné (de manufacture américaine ) : BALAIS, Seaux, Allumette», Miroir», Fouet», Crachoirs, Violon», Horloges en cuivre, Vinaigre \u2014AUSSI- SI b Iles Ouate, première qualité, 201 douzaines Chapeaux d\u2019éclisse», Glasses de Miroirs de i4 x 10, 9 x 12, 17 x 18j, 7 * 9, 6 x 8 \u2014Le tout en gros, E.LACROIX, Québec, 6 mai 1846.\tRue Siult-au-Matelot TABAC EN POUDRE.F ES sous-ignés ont constamment en mains un approvisionnement de TABAC commun et de »en-tecb, de la meilleure qualité.G.k H.GIBSONE.Québec, 4 mai 18:6.A VENDRE, A LA LIBRAIRIE CANADIENNE: Manuel Réglement de la Société de Tenvpérance.DE DI ft E A LA JEUNESSE CANADIENNE.Québec, 1er mai 1\"46.Le soussigné offre à tendre.1\tJ30CAUX de verte pour Fe- ¦¦\tnêlrea de magaain de différente* grandeur*.-AUSSI\u2014 Un grand \u2022i*nriiment général de PORCELAINE VERRERIE et FAIENCE.THOMAS BICKELL.Encoignure des rue* St.-Jean et SL-Slariiilat.Québec, 29 avril 1846.PENSION ET INSTRUCTION.WBHOM prévient re«pertiieii-ement B * le pupHc que, phiaieura Elève* laitsant rErole pour remplir de* emploi*, il pent main'enant admettre quelque» Elèves additionnels de l\u2019un ou de l'suire saxe ; et qu\u2019il est préparé é recevoir, à de* prit modérés trois ou quatre PeN'Ionnaikei «oit comme Elkvsiou autrement.S'adresser au no.6, rue Ssint-Angéle, 24 avrü 1846 /\u201d|N demende un APPRENTI.S\u2019a.lre«*er è « ,\tDE P,AN0S I>R MILLIGAN, HauU-Ville da Québec, rue Conillard, n*7.10 avril 1846.MOYEN DE DECOUVRIR LES VOLEURS.LE plu* aftr moyen de découvrir les voleur» de LIXGE est de le marquer avec L\u2019ENCRE INDELEBILE «le PAYSON.Elle ne demande sun.ne préparation pour l\u2019employer, et aucun procédé thymique ne peut la Dire di*paral«re.S.J.LYMAN kCie., t'himiste, Place d\u2019Arme à Montréal, et a ce Rureau.21 av>il 1946.I AVIS.E «msMgné profile «le cette occasion pour J informer ses ami» et le publie qu\u2019il continue à faire la Commitiion sur le marché de New-York (et aussi sur ceux de Philadelphie, Boston et Baltimore, où il a des correspondant») pour achat d\u2019Epicertes, Vins, Provisions, Marchandises sèches, ate.U espère que sa parfaite con-nai-ssnce de ce marché et sa ponctualité dans sea transactions mercantiles sauront lui mériter h confiance publique, dont il sollicite l\u2019encouragement.K.DES RIVIERES, New-York, 5 mara 1846, N* 81, Front Street.Vendre par U s Soussignés : HUILE de Lin bouillie et crue Colle-forte, Mastic, Litharge Vernis brillant, do ( hône Ciment Romain Ocre Hollandaise et Américaine Rose d\u2019HolIsnde, Rouge de Plomb, Tenc à pipe Noir de Fumée, Mme de Plomb, Blanc de plomb, vrai n° I, XX Peinture verte, jaune et noire Couleur* sèches assorties Thé Congou, Amidon, Peaux de Muuton et deLoup-marin émaillée* Fil à souliera et Ficelle de magaain Duck pour voiles \u2014AUSSI\u2014 Ferblane IC et IX Scies à Moulin et I.imc* d\u2019acier fonda \u2014PAREILLEMENT\u2014 Vin de Porto et de Xérès.18 mars 1846.\tH.k E.BURSTAI L.CROTON MARINE AND FIRE INSURANCE COMPANY.( Compagnie d'assurance maritime et contre le feu de New-York.) F E sous8:gné continue à prendre des Risques et à émettre des Polices d\u2019Asaurance au nom de la susdite Compagix*.WESTON HUNT, agent, Québec, 3 mari 1846.\tQuai da Hunt.(ÔMPAGNJË D\u2019ASSURANCE DU PHŒNIX DE LONDRES.^ NETTE compngnie qui a étobli son agence en Canada sa 1804, continue d\u2019asaurer contre le fau BUREAU, AH QUAI DE OILIESFIE, ouvert depuis 10 haurea du matin jusqu\u2019à 4 haurea de l\u2019après-midi.GILLESPIE, CREENSIHELD k Co Québec, 7 juillet 1845 LLs SOUSSIGNÉS OFFRENT A VENDRE C^HAUDIERES à poia.*>e et à »urre S Indigo en lot* A la convenance des acheteur* Peinture blanche, à divers prix suivantes qualité Peinture* noire, brune, verte et jaune Orange de plomb raffiné Vert de Brunswick, Noir de fumée et d\u2019ivoire Rouge de Venise, Sel d\u2019Epsom, etc., etc Vitrrs de grandeurs assor ies Huile de lin, bouillie et crue F.au-de-vie en barriques e1.Genièvre en ca;nes œuf prime-mess \u2014AUSSI\u2014 Toile» à draps grises et Osnabrück* Toile à Voiles et Bo-t Durk.MOORE, GRAINGER k Co.6 février 1846.MANUFACTURE DE POÊLES RUSSES (NOUVEAU SYSTÈME.) E soussigné prévient le public qu\u2019à la deman* 1 de d\u2019on certain nombre de citoyen respectable il \u2019est déc dé à donner dea facdi'éa de paiement à ceux qui dé*irera
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.