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Titre :
Le canadien
Éditeur :
  • Québec,1806-1819 ; 1820-1825 ; 1825 ; 1831-1909
Contenu spécifique :
vendredi 3 octobre 1873
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le canadien, 1873-10-03, Collections de BAnQ.

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[" 43e Année QUEBEC, VENDREDI 3 OCTOBRE 1873.N° 83 'TAUX DE L'IBOIKKHKXT.'iiur douko moi« .$5.00 l\u2019our nix mois.2 50 l'Ayaldu d'avAiioo un »u.4*00 f.'H I iititittAur* j» u m *in« du doiiAo mont.4,00 |>o jayablo tl\u2019auanoo.3 f)0 journal Politiiiue, Coin, moroial, Industrial a» A»(rioola.est imprima at publié an o* -, r»»o Buado, HAnto-Ville, Québa.;, et parait lue küJiOI, Miki kkiu et Vkmuhii» d.* liAn, aucune et j'ajouterai que d\u2019a- firès les communications uc Sir Hugh Alan, do Sir Giiorgo Etienne Onrtier et do «pielquos directeurs de chemin de fer de Colonisation du Nord, j\u2019ai été porté à eroiio tout le contraire.Q.Connaissez-vous M.G.W.McMullen ?1t.Non, je ne connais p:*s.G- Connnirscz-vous Sir Hugh Allan ?H.Je lu connais bien.Q.Aviz-vons jamais ou uucuuu con-nui*saiiC3 relative à cet arrangement ou à quelque autre.1t.Jamais.Q.Savez-vous si le g luvcruoment a proposé de donner lu contrat à eea messieurs pour la construction du chemin «le fer du Pacifique ?II.Je ne sache pas que le gouver.it-ment ait entretenu l\u2019idée de conclure un arrangement «le cette nature.Je parle ainsi parce ap pour le chemin «le fer du Pacidque.Il m\u2019a dit qu\u2019il désirait beaucoup voir la fusion M'opérer entre les compagnies Allan et MucPhcrson et qu\u2019on le regardait à tort comme hostile nu chemin do colonisation du Nord ù cause de II faveur qu\u2019il por tait au Grand Tronc.Je lui ai fait la remarque qu\u2019il émit malheureux que le gouvernement n\u2019tût pas réglé la question du contrat du chéri in de fer «lu Pacifique vu que co retard militerait contre lui dans la Province de Québec et surtout «lans Montréal-Est.Je lui ni faitaus-i part quo Sir Hugh Allan rccoQoai&nit devoir «usé une grande partie de wn succès financier nu parti conservateur et que suivant moi, il allait lui dootnr ahle et secours dans les élections parson influence ou autrement.Là-dc.'uus Sir George m\u2019a répondu qu'il entretenait peu d'espérance «l'être secouru par Sir Hugh Allan et sa compagnie de navires océaniques et que oopatidunt il avait risqué p|us d\u2019une fois «on portefeuille pour obtenir les «ubsidi* nécessaires à la compagnie Allan.Sir George m\u2019a dit tout cela avec son langage énergique et rude, I si biou connu de ceux qui ont vécu dans son intimité.J\u2019avais l\u2019honneur do travailler^ l'élection de Sir George en 1872.Ses amis lui conseillaient d\u2019entreprendre son élection aveo la politique des chemins de fer pour programme, particulièrement «lu Pacifique, mais il répondit qu\u2019il baserait son élection sur scs propre* mérites personnels.Q.S »vcz vous «i Sir Hugh Allan a avancé do l'argent pour fivoriser l\u2019élec- tion des ministres ot do leurs partisans ?R.Je ne sais rien autre chose que ce que j\u2019ai appris depuis l\u2019ouverture do l\u2019en-quôto.Il e*i bien entendu sans doute que je no suis pas membre do la Chambre des Communes et quo je n\u2019ai pas été candidat à ce poste.J\u2019ai visité «quelques fois le comité d\u2019élection central de Sir George Cartier, mais jo no connais tien de la distribution do l'argent.Certes jo savais d\u2019a-près mon expérience personnelle que l\u2019argent était nécessaire en cotte eirconstanct.Q.\tEst-ce qu\u2019aucun membre du gouvernement no vous a jamais dit que Sir Hugh Al au a avancé de l\u2019argent pour les élections ?R.\tNon, aucun pas plus que Sir Hugh lui-mêne.Interrogé par le Juge Day.La conversation que vous avez tenue nv«*c Sir George Cartier relativement au chemin et que vous avez mentionnée, a eu lieu à différents intervalles ?R.Oui et je pense que la «lernièro conversation que j\u2019ai eue avec lui était deux j >urs avant la votation «lans la division Est do Montréal.InUrrogé par le Juge Polotto.Q.\tConnaissez vous la date de la votation ?R.\tVers la fin du mois d\u2019août.Pur le'Juge Gowan\u2014Vous avez donné, je crois, une négation absolue et sans restriction do l\u2019avance do M.McMullen allant à dire que vous avic;: reçu certaines sommes d\u2019argent, et vous no pouvez pas vous faire une idée de ce qui a pu donner lieu à cet avance ?R.Non, Votre Honneur, jo no (mis pas dire comment il a pu so faire que mon nom soit ninsi mentionné.Q.\tVous ne pouvez rien supposer qui puisse rendre compte de la mention de votre nom à ce sujet.R.\tNon jo no puis rien supposer.Q- Cet avancé est complètement faux ?R.Oui, comme je l ui déjà dit, il est entièrement faux.Toi termine rmterrogateiro do l\u2019Hon.M.Ouimet et la Commission s'ajourne à 4 heures pour que l\u2019on puisse compléter la déposition.Lej commissaires « assemblent de nouveau À 5 heures et la déposition de ITIon.M.Ouimet est lue et confirmée, la Commission s\u2019ujourno ù demain.Orléans, au hmdemam de la victoire de Coulmiers, cette belle journée qui, hélas I ne devait pas avoir do lendemain.L\u2019é-vé jue et le prince ne s'étaient pas vus depuis depuis élans! depuis le jour ou l'abbé Duoanloup faisait faire au prince «a première communion.Il le reconnut pourtant, et je vous laisse à penser avec ; quelle émotion ! -\u2014Comment se peut-il que je vous voie A Orléans dans les circonstances où nous sommes ?\u2014Je viens, répondit le prince, vous demander une grâce : aidez-moi A obtenir I»î droit de me battre pour mon pays.Je no puis être le seul Français qui *ne le défende pas.Vous connaissez le général d\u2019Aurelle : priez-!e de me recevoir parmi ses soldats ; qu\u2019il mo donne une place dans l\u2019armée de la Loire ; Quelque humble qu\u2019elle soif, j\u2019en serai fier et heureux.Il fallut quelques instants pour que I évêque d\u2019Orléans pût comprimer tous les mouvements do son cœur, traversé soudain par tant do souvenirs et touché par cette détresse patriotique du prince.Enfin, maîtrisant son émotion, il invita le prince de Joinville à venir s'asseoir à sa table ; il était bon do n\u2019étonner per-sonno dans la maison par une interruption plus longue du déjeuner commencé.\u2014Je m\u2019appelle M.Lutteroth, dit lo prince en le suivant ; je suis colonel américain.l'Ius tard, Mgr.Dupanloup put ('outi-nuer plus librement l\u2019entretien.Vous vous ferez tuer, lui dit-il.Qu importe !.le no veux pas laisser la France se battre sans moi.Mgr.Dupanloup tt le prince de Joinville.L«* dernier numéro du Correspondant est for intéressant ; entre autres \\rtieIos, il contient la suite de Sa/ar-I/adgi, roman russe, par notre collaborateur lo prince Joseph Lubomirski et un ré-dt fort bien fait et fort émouvant de M.Auguste Boucher: Le prince d Joinville fondant la campagne de l rance.Nous extrayons avec un plaisir patriotique do l\u2019article do M.Boucher un joli mot «le champ do bataille : C\u2019est en simple curieux qu\u2019il assista aux terribles batailles dos promiers jours de décembre, autour d\u2019Orléans, et se joignit aux marins do la batterie des Acacias qui tirèrent les derniers boulets sur les Prussiens vainqueurs.\u2014Los obus no voua gênent donc pas ?lui demandaient les marins, ébahis du sang-froid do co bourgeois.\u2014Moi t répondit io prince, te suis sourd ; je ne peux pas avoir peir \u2022 >mme nn autre ! Quelque chose de particulièrement attachant dans co récit do M.Bouclier, cost 1 entrevue de Mgr.Dupanloup et du prince de Joinville, so retrouvant à Thirrs A Vf milles le 1er Jeiir de U Commune.M Jules Richard dans son feuilleton du Constitutionnel, déchire une pngo iué dito «le ses tablettes intimes.Il mconts d\u2019opre* dfs notes écrites par lui même, lo samedi 18 mars 1871 au soir, comment il entretint ce jour-là même, A Versailles, M.Thicrs, et ce que lui dit le grand citoyen : Le train de huit heures et demie arrive à dix heures moins cinq seulement à Versailles.Le général X.qui m\u2019entend nommer dans le salon d'attente de l'auberge, apprenant que j\u2019arrive do Paris par le dernier convoi, me demande des nouvel los.Celles que jo lui donne lui paraissent «i surprenantes qu\u2019il m\u2019emmène chez 1s général Y.Ce dernier veut absolument quo j\u2019aille raconter mes impressions AM.Thiers.Jerésiatsjje connais M.1 hiers depuis longtemps;je sais qu\u2019il n\u2019uime que les nouvelles qu\u2019il désire ou dont il a besoin.Mais le général Y.insiste, et je ms laisse conduire A la préfecture.C'est d\u2019abord auprèi de M.Barthélemy Saint-Hilaire que l\u2019on m'introduit.Autant que les généraux X.et Y.«ont hommes du monde, autant M.Barthé lemy l\u2019est peu ; il se contente d'être homme politique et do savoir le grec\u2014il sait le grec, ma s«our,\u2014C\u2019est le Trissotin du parlementarisme.Jo lui annonce l'assassinat «les deux généraux : il en doute ; j\u2019insiste, ot il finit par me dire d\u2019un ton superbement impertinent : \u2014C\u2019est une question d\u2019appréciation.\u2014Comment f une question d'appréciation ?\u2014Vous n\u2019étiez pas IA quand on a fusillé ces messieurs ?Ces messieurs est dit d\u2019un air précieux mouillé d'une larme d\u2019ironie.L\u2019impatience commence A me gagner ; je cherche une réponse à effet : \u2014Si j\u2019avais été là, il est probable que je ne serais pas ici ; car vous me faites, «ans doute, l\u2019honneur do croire que je me serais opposé «lo toutes mes forces A ce double crime.M.Ihieri survient; il ne veut pas croire non plus à l'assassinat de la rue des Rosiers.\u2014M.Clément Thomas n\u2019était pas A 1 nris me dit-il ; nous le savons.\u2014Il est possible que vous sachiez quo M.Clément Thomas n\u2019était pas à Pans ; mais il a cependant trouvé lo moyen de se faire fusiller dans Pans.-Vous no me parlez pas sérieusement fait M.Thien impatienté.\u2014Je parle le plus sérieusement que je puis, mais je vois que vous ne voulez pas «'foire la vérité.Permottez-moi do me retirer.M Thiers se crispe, rasseoit ses lunettes so dandine les mains derrière lo dos : \u2014Quant à M.lo général Lecomte, MM.Lockroy et Langlois, qui sortent d\u2019ici mont affirmé que «a vio n\u2019étuit pas en danger.\u2014Je vous affirm\", moi, «iuo MM.Clément Thomas etLicomte sont fusillés depuis plus do cinq heures.Silence d un instant,\u2014 Mme Thicrs vient su màler A l\u2019entretien\u2014 M.Thicrs.me questionne sur ce que j\u2019ai vu, sur mes appréciations personnelles.Les quelques mots qu\u2019il mo dit me font voir qu\u2019il est cruellement desappointé do n'avoir pas trouvé plus d appui dsnslagarde nationale do 1 ordre, et que l\u2019abandon do Paris par lo gouvernement cat décidé et commencé.Je me permets do dire que les gouvernement no doivent jamais compter sur le part» do 1 ordre, et que c\u2019cat au contraire, le parti do l\u2019ordre, qui doit compter sur lo gouvernement ; mais je ne suis pas é outé ; mon aperçu historique a été débité en pure porto ; j\u2019on suis pour nr < frais, et jo mo retire avec lo général, apr's quccelut-ci a reçu, dans un coin du salon, les ordres do M.Thiers.Je revois encore dans la soirée les deux généraux ; ils no partsgeut pas le scepticisme de M.Thiers sur la situation.Lt chateau 4e Coapltgae.L\u2019élégant chroniqucr du «SW*, M.Cha-pus, publie «le curieuses notés sur le château do Compiôgue, où sera jugé lo maréchal Bazaine.Nous en extrayons cotte anecdote: Parmi les curiosités de Compicgno, il y en srait une fort bizarre, que nous avons nous mémo connue ; que serait elle devenue ?C\u2019était un garçon de l\u2019hôtel de la Cloche.Ce garçon ressemblait trait pour trait A Louis Philippe, et il no manquait pas une occasion de faire ressortir cotte ressemblance.Même coupe, figure large par lo bas, étroite par lo haut, mémo yeux intelligents, même nez, mêmes yeux intelligents, même nez, mêmes sourcils épais, mêmes favoris abondants, mêmes cheveux, mémo toupet aigu, dont M.Thiers a conservé la tradition, mêmes épaulrs carrées et mêmes allures de corps.Son buste était le moule do celui du roi.Tous les habitués do l\u2019hôtel « amusaient beaucoup de cette ressemblance, qui était ai grande, que parfois, elle inspirait à ceux qui connaissaient lo roi certains égards involontaires, et aucun no man.quait do complimenter le garçon, qui æ rengorgeait «ans répondre, souriait d\u2019un iFraiUtfou 6a $aa*6ita DU 3 UCTODKI 1173.16 LA REINE BERTHE.(Suite) Los courtisans, déconcertés, regardaient tantôt lo-râleur, tnntôt le roi, dont los passions étaient dans une fermentation extrême, et laissaient an comte lo champ libre.\u2014C\u2019est niind quo les choses se passèrent do tout temps, dans l\u2019empire d\u2019Allemagne, continua Raymond.Fidélité au roi comme uu protecteur do la loi et au défenseur do l\u2019empira I.Quo le bon Dieu me tire do 00 monde, avant que je puisse voir notre puissante nation énervée au point ü\u2019obéir A des chefs dont rhutn«'ur et les oapricts foulent aux pieds toutes h s notions «le Injustice, et dont la vie convient plutôt à des des;«otes païens qu\u2019à des rois catholiques 1 Toute IVsemblée «omit que !e compte faisait allusion à la vie de la cour.Ils comprirent qu\u2019un grand coup venait «le les frapper, et ils baissèrent les yeux, comme pour «\u2019incliner à l\u2019approche de \u2019.a tempête.Après lo «liscours do Raymond, personne n\u2019osa souffler mot.Lo roi paraissait ctoué à son trône.Ses yeux étaient en fou, et ses lèvres su serraient comme pour comprimer sa fureur.Enfin, il se tourna légèrement du c«né d\u2019Ktzel, et «b manda d'une voix rauque : \u2014Uù sont mes lions?\u2014A Goslur, sire.lA-dossus, lo nrinco garda encore un moment le silence ; puis, d\u2019une voix calme, sombre et terrible : \u2014Vous vantez votre fidélité à l\u2019égard de votre suzerain : cetto torfanteriu no s'acc«>r(ie guère avec les accusations qui sont dirigées contre vous.Sde oc ! écoutez t intima le roi au comte, qui voulait aussitôt sc défendre.Vous aussi, vous êtes aocu*é d\u2019avoir des intelligences secrètes avec nos ennemis de la Thuringc et do la Saxe.Vous êtes su même ranv .qu'Eticnne, et que Gislebert qui a tiré l\u2019épte contre nous.\u2014Mais sire, ré(K)ndit Raymond, tout cela n'est que l\u2019invention du mensonge et de la calomnie I.l'ioduisiz mes accusateurs, j\u2019ai lé droit do l\u2019exiger, et jo les confondrai.\u2014 Et moi, j\u2019:»i lo droit de diriger le cours de la justice, comme bon mo semble, repartit le roi en «¦omprimant «a mauvaise humeur.Ainsi, écoutez.Afin de vous purger de cctto accusation, vous opposerez, le jour de la Saint-Mathias, votre fils contre notre champion.Plus d'ubjectioDS !.Vous l'ami et le défenseur des anciens usa^w, vous devez être satisfait de cette conclusion.Quant à vous, moine Etienne, rendez l'anneau de votro investiture.Dos traîtres comme vous ne peuvent être revêtus d\u2019aucuue dignité, du moins aussi longtem[>8 que nous | ortt rons le sceptre.\u2014Daignes permettre, mon prince, répondit Etienne, que jo lasso uno observation.En tant que la possession temporelle du monastère do Limbourg Cbt attachée à cot annesu, vous pouvez en disposer selon votre bon plsisif.C\u2019est en ce sens quo je remet;*, entre vos mains.^ anneau do l'investiture.Et s\u2019agenoui.'iant devant le ttôuc, il rendit l\u2019anneau.Cela fait, U se releva.\u2014Mais es tant quo cet anneau est lo symbole de la dignité et do la puissance «pinturlb s, il nYat pas on mon pouvoir de les déposer sur vos ordres.\u2014Jusqu\u2019à co que nous ayons obtenu la dispens) romaine f.interrompit lo roi d'un air moqueur.Crois-tu, superbe moine, que nous soyons assez faible, pour mendier une diiqteiisc à Rome, avant «{ne de punir ta félonie 7 Grâce à Dieu, nous n'en sommes pus encore A cette extrémité I Tu apprendras que, anus avoir obtenu une permission papule, nous avons as8(Zilo pouvoir pourj«\u2018ter en bas de son siégo un abbé orgueilleux, et pour lui assigner une p'acc où il puisse regretter sa vie durant, «es criminelles bravades ! L\u2019œil do Henri jetait fou et flammes.L'abbé entrevoyait parfaitement les voûtes souterraines et h«i-mides, sous lesquelles la cruauté du roi faisait périr tant de victimes.Il demeura calme en présence de la fureur du monarque.L\u2019intérêt personnel no dirigea jamais la conduite d\u2019Eti jane.H était de osa hommes vraiment grands etadmirablos, qui ne se Listent point détourner do leur devoir et que la destruction du leui être ne ferait pas transiger avec iToiquité.\u2014Je n\u2019ai jamais combattu le pouvoir de Votro Majesté, répondit l\u2019abbé aveo use dignité calme.C\u2019est par la grâce de Dieu qet von êtes le chef de l'empire.Mais, ajouta-t-il en élevant la voix, vous ne l'étes que dam les bornes assignées pur Dieu lui-même.Le Seigneur de ioah*s cuvcut être jugées quo par le che?do l'Eglise.\u2014De mieux en mieux! s\u2019«kria Henri qui ne fut plus capable de maîtriser sra mouvements impétueux.Ainsi, le roi vous suivra en «luaüté d\u2019accusé, jusqu\u2019au tribunal du Pape ?\u2014 Le dernier refuge qu\u2019un homme opprimé par la violence puisse trouver en ce monde, est assurément lo représentant de Dieu sur la terre, je veux dire notre saint père lo Paj*, répondit le prélat avec un grand courage.C est alors que le roi gaula de sou trône avec un toi emportement, qu\u2019oa aurait cru qu\u2019une puissanoe souterraine lo soulevait de terre.Ses traits étaient défigurés.Rien n irritait plus ce prince que 1s menace d\u2019invoquer la protection de l\u2019Eglise contre s«*s actes arbitraires et ses «xoès de pouvoir.\u2014Misérable valet! l\u2019écni-t-il d\u2019une voix de tonnerre, esclave d\u2019orgueil ! non, non, jamais ta n\u2019en appelleras A Rome.La corde va terminer immédiatement ta vie !.fl a commis un crime de lèse-ma-jesté !.Vassaux saisissez-te ! Plusieurs court sa ns se «lisposaient A mettre la main sur le condanné Les \\ rinces do la haute noblesse haussaient 'es épaules, et se regardaient les uns les autres, mps aucun ne fut tasez généreux r)ur sacrifier «a paeition A la cour, et pour défendre ee prix la vie ut père abbé.Soudain, le comte lUymond « avançt avec beaucoup de détermination et une certaine iiq>étucsité.\t\u2019 \u2014Arrêtez! «\u2019éoua-t-d.de forfait contre foia-t-il.Voua ne commettrez point Il loi de la nobieeee! Etienne est un prince de l\u2019Eglise, il est un descendant de l\u2019illustre maison des Suhyrs, si renommée dans toute PAIle-magne ; le sang de Charlemagne coule dans scs veiucs ; une assemblée des princes peut seul le condamner A la peine de mort, ot il aura le droit de s'y défendre.Permettez, sire, qno jo fasse mon devoir, et que j\u2019empéclio un crime infâme !.Et, se tournant vers ses vassaux, il commanda : \u2014Nothar, faites venir mes hommes avec leurs armes I Cette intervention courageuse do Raymond en imposa aux courtisans, qui voulaient s\u2019emparer do l\u2019abbé Etienne.Ds restèrent indécis, et interrogèrent lo roi du regard pour savoir ce qu\u2019ils devaient faire.En attendant le comte de Bnrd-en-Roc justifia longuement son entreprise, en alléguant qu\u2019il avait un double devoir à remplir : en qualité d'homme libre, il devait maintenir Ica anciens privilèges ; comme protecteur de l\u2019abbaye de Limbourg, il était personnellement obligé do défendre le père abbé.L?bruit des guerriers eu armes commençait à retentir dans le château-fort et pénétrait jusque dans la salle.Cola \u2022fit impression sur l\u2019esprit du monarque.H compta ses gens dévoué*, et se convainquit aussitôt qu\u2019il ne pourrait, avec ses courtisans, tenir tête aux troupes du comte.D\u2019ailleurs, il reconnut aussitôt combien sa manière d\u2019agir était impolitiqne.En maintenant l\u2019exécution de cette sentenoe fatale, il augmentait les murmures publics contre scs actes arbitraires et tyranniques, et il s'aliénait tonte la puissante race des Schyrs.Le trait dominant du caractère de Henri, c'était de se conformer adroitement aux circonstances, sans jamais changer de sentiment ni renoncer à ses desseins secrets.La manière dont il se tira d'embarras prouve combien il avait de finesse et de tact ; non-seulement il sut respecter sa dignité, mais il se donna l'air d\u2019uu homme posé, et traita le vieux comte comme un jeune homme emporté.\u2014Votre intervention, monsieur le comte, pourrait être plus convenable ( dit-il froi IcmenL Noos serons obligés de rogner votre puissance, puisqu\u2019elle ose nous défier.\u2014D\u2019après noe lois, sire ! répondit Raymond, je ne turns pas un pouce de terre en fief de la part de Votre Majesté; tontes mee possessions sont des alleux francs, et l\u2019héritage de ma maison.Selon nos anciens usages, le roi ne peut exiger de moi an contingent d\u2019armes, que lorsqu\u2019il rassemble tous les princes pour marcher contre les ennemis de l\u2019Empire.\u2014Àiusi nous no serions pas à même de restreindre votre indépendance 7 dit le roi en souriant En attendant, noua vous remercions dee peines que vous vous étee donnée», pour noua rendre attentif an coure exact de la jnatioe, qui allait noos échapper.Mais, il est en notre pouvoir de retenir Etienne, jneqo'au jour où l'assemblée dee prineee décidera l'aflfcirc en litige.\u2014Jo ne conteste pas ce pouvoir et j\u2019espère que la détention sera des plus honorables.\u2014Monsieur lo csmérier, ordonna le roi en montrant le père abbé, tenez cet homme atrictenunt sous votre garde, jusqu\u2019à ce que nous prenions des disposi \u2022 lions ultérieures.\u2014Votro Majesté lui nsiigoe-t-elle la tour comme demeure 7 demanda Etzel.-Non l repartit !o prince aprèi un moment de réflexion, où il conanlta les intentions visibles de son entourage.Non ! par égard pour son courage, sa science et sa haute noblesse, nous lui accordons uno gur le du corps, et toute liberté à notre cour même.Vous, monsieur le comte, vous pouvez vous retirer, mais n'oubliez naa de présenter votre fils au combat singulier pour le jour dtjà fixé.\u2014IiO jugement de Dieu mo purgera do toute accusation, répondit lo comte de B a rd on-Roc.Mon .P*rü» continua-t-il en so tournant vers 1 abbé Etienne, pour lo moment il faut que nous cédions A la violence ! Mais pendant votre détention, vous pouvez vous attendre à un traitement en rapport avec votre dignité.Li-dessus, il lui serra chaudement la main, a\u2019ioelj.na devant le roi, et quitta la salle.Henri se leva aussi «je son trône, et se retira avec lo même cérémonial qu A son entrée.IX IWCUISINIKR.Etienne suivit Eteel dans un appartement voisin.\u2014Ayez la bonté d\u2019attendre ici, dit le camérier jusqu à ce qu une garde d\u2019honneur puisse vous accompagner dans vos promenades.Après cette dérision, il s\u2019éloigna Quand le prélat se trouva seul, il n\u2019eut pas besoin de longues réfle- Y1 ¦ v\\s\\n 9\tm a^\u2022 I.1 __ % uu .vouai» uc laira a un pnnee violentât vindicat Toutefois son infortune personnelle ne l\u2019occupa qi peu de temps ; il songea, tont de suite à la aituatic si critique a de la reine Ûerthe.La feinte amabilité d roi ne put tromper un homme d\u2019une aussi grauc perspicacité.Il avait observé de près le monarque i remarqué ce sourire léger, volage ot malicieux ai .H pen*, pluiieur, foia, *\tKa d hypocrisie.La volonté rend cruel, surtout enrei Ira personnes qui s'opposent A l'assouvi«sement d oette passion dégradante.Quels supplices nouveau ce prince déhanché n\u2019invouterait-il pas, afin de fair sentir A Berthe toot le poi«fs de sa vengeance I Voil 1 idee qui agitait le père abbé, et le portait A se pre mener dan» In chambre d\u2019on pas inquiet et précipiu (J continuer ) LE CANADIEN\u201443o Année air d\u2019intelligente discrétion et do modestie vaniteuse.Un jour, un voyageur do nas amis autant arrêté pour déjeuner à la Olocho sur sa réputation et voulant être bien servi, n\u2019hésita pas d\u2019employer le procédé ordinaire.Pour y parvenir, regardant bien fixement le gurçan avec un étonnement simulé pendant qu\u2019il mettait son c mvert, d tira do sa nOv hn une piéca de cinq francs A l\u2019effigie do I/Miis-Philippo, et il se mit à fiire, sans parler, la comparaison entre le type et Suai*», l\u2019uie.resserrant l\u2019écu, il dit liant pour que le garçon l\u2019entendit : C\u2019est bien cola, ressemblance prodigieuse; un vrai portrait ; c\u2019est à lui donner un royaume.Ce poitrail sourit et le voyageur fut admirable ment bien trnWé, tandis que ses voisins, qui n\u2019avaient p;w usé du mémo moyen, rétaient fort négligemment, et avec de sourds grognements.Mais ce qui mit le comble à la joie du gare an-Sosie, fut la détermination généreuse do notre ami, qui, en se tirant do table, lui demanda gracieusement la permission de lui donner son portrait; et en parlant ainsi il lui mettait dans les mains la même pièce d\u2019argent à titre do pourboire.Ceci nous rappelle un certain bourgeois de la cité de Jxmdros, qui payait au coiffeur de la cour bOO guinéos une perruque parfaitement semblable à colle qu\u2019il faisait pour le roi.Ce bourgeois mettait toute sa vanité à ressembler à Georges IV'.Le garçon de Compiègne no payait prs lui pour ressembler a Loui?-Philippe, on lui payait cette ressemblance en gros pourboires.Il nous revient encore on mémoire, à propos de cette ressemblan e do pai boulier à prince, une bien spirituelle distraction du roi Charles X.il y avait dans la compagnie de Gram-mont un garde du corps qui passait pour avoir une ressemblance physionomique irè-t frappante avec le roi.On avait parlé de lui plusieurs lois à Sa Majesté, qui finit par manifester le dé-ir do se trouver en l ice de son parolic.Lo due de Gnimmont le présenta; après quelques paroles inspirées par la situation et des réponses fort bien posées de ce jeune homme, le rd, perdant de vue le motif qui le mettait en sa présence, lui demanda brusquement comme cela eut été dit fort naturellement en toute occasion : \u201c Madame votre mère, monsieur, vcnait-ello à la cour?\" La garde et lo roi, par un mouvement simultané, se pincèrent également les lèvres, et * 'orsque le premier mouvement de surprise fut pusmS, le roi ne put s\u2019empêc 1er de rire lui-même de l\u2019allusion invoiontair \u2019 qu\u2019avait fait naître sa question.Vous ave/, dit, M.Cauchon, ce que le j crédule lui a servi do marche pied, et il i fsr et de U colonisation.(Immnnie Appl.) Il National ai le /ferabl, vous font dire, et 8 acheté dis é juipage* somptueux kr» to,tt ce qu\u2019il ait po»*ible de fare pour la meilleur preuve que noua en puisaiona avec 1« revenu de* infirmités humaine*.| développer cette politique.(Appl.) Logon ,\t1\t\u2018\t*i .\\\t- | Homme '.rois fois llétri qui a anécuhS ! *erne,nM,'t \u2022 donné H.OOO,000 d\u2019acre» de terre .lonn.rcf.l,, ,c vous «vo* atumdui mur- ]\tmin\u201elr,.\tc| ^ro,!« qui, 4\t*10,000,000.\t/.< crodi pour dotmmtir le AaUonai, quand journalisto et qui, surpria la main dans le youverntnunt /era plat til eit pottiblt.La il vous était si facile do le faire mardi, ' colTio comme nu voleur de nuit, a été ,Jül
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