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Titre :
Le canadien
Éditeur :
  • Québec,1806-1819 ; 1820-1825 ; 1825 ; 1831-1909
Contenu spécifique :
lundi 12 janvier 1874
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le canadien, 1874-01-12, Collections de BAnQ.

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[" 43o Année QUEBEC, LUNDI 12 JANVIER 1874.IT® ISO TAUX DE L'ABONNEMENT \u2022oar iloaro moi*.$5.00 pour aiy uioia.8.50 l'ayalilo il'avanco\tau »a.4.00 (vit I hitit'it >our sûr, et, jusque-là, on peut compter que nous joindrons énergiquement notre voix à toutes celles qui réclament lo jugement de l'homme qui, pour nous, a la plus largo part de nos humiliations et de nos désastres.Il a besoin d'être absous ou condamné, tout comme Bazaine.Parce que celui-ci est un maréchal de France oui a risqué sa vio sur vingt champs de uataille, quand celui-là pérorait dans les brasseries, ce n\u2019est pu» une raison pour que l\u2019on refuse à l\u2019avocat les juges dont il a besoin au moins autant que le maréchal de Franco.B.LouHTalot.Un mot hlntoiiquo.M.Jules Noriac termine sa chronique toujours si spirituelle du Monde illustré pur an mot qu\u2019il appelle, avec raison, un mot historique : Au dernier Mercredi du docteur H., on parle d\u2019une vente de tableaux où auelques toiles ont été poupées à des prix formidables.\u2014Ah I dit un provincial, je connais un tableau qu\u2019on aurait pour moins cher, et qui est peut-être plus beau.\u2014Où est cette merveille 7 demanda un amateur forcené.\u2014Chez un pharmacien de chez nous.\u2014Du qui est cette toile ?\u2014Je no sais plus ; on me l\u2019a dit, mais j\u2019ai oublié.\u2014Ça représente 7 \u2014Je no »%is pas trop.Il y a une femme et un homme, ut un amour et un lion.\u2014Le propriétaire en cannait-il le prix ?\u2014Il s\u2019en doute.\u2014 Est-ce un tableau ancien?-Je crois bien ; il est vieux, vieux, plus de trois cents uns.\u2014Diable il doit être en bien mauvais état.\u2014Vous no connaissez pas les pharmaciens.Il n\u2019y a pas danger que oe-lui-là laisse abîmer son tableau ; il le fait fait restaurer tous les ans.ifcuitLIoit bu Cattail if ti nu is Janvier ist».le ROI DES MONTAGNES.(Suite.) Mais lorsque l\u2019employé du fisc so présenta chez lui pour toucher le» impôt» de l\u2019année, il devint sérieux.Il jeta le percepteur à la porte, non sans l\u2019avoir soulagé de tout largt'nt qu\u2019il avait sur lui.La justice lui chercha «pierclle; il reprit le chemin de» montagnes.Aussi bien, il s\u2019ennuyait dans su liaison.Il comprenait jusqu\u2019à un certain point qu\u2019on tit un toit, mais à condition do thirmir «les-us.Ses anciens compagnons d\u2019armes étaient dispersés par tout lo royaume.L\u2019É».at leur avait donné dus terres ; ils les cultivaient en rechignant, et mangeaient du bout des dents le pain amer du travail.Lorqu\u2019ilsapprirentque le chef était brouillé avec la loi, ils vendirent leur champs ot coururent le rejoindre.Quant à lui, il se contenta d\u2019affermer scs bien» : il a des qualités d'administrateur.lia paix de l\u2019oisiveté l\u2019avaient rendu malade.L\u2019air des montagnes le regaillar-dit si bien, qu\u2019en 1840 il songea au mariage.Il avait assurément passé la cinquantaine, mais les homme» de cetto trempe n\u2019ont rien à démêler avec la viH-lesse ; la mort même y regarde à deux fois avant de les entreprend rs.Il épousaune riche héritière,d'une djs meilleures familles du Laconie, et devint ainsi l\u2019allié des plu» grands personnages du royaume.Sa fuinme le suivit partout, lui donna une fille, prit les fièvre» et monrut.Il éluv» \u2022ou enfant lui-même, avec des soins presque mnt'Tiiul», Lorsqu'il faisait sauter la petite sur ses genoux, les brigands h*» compagnons lui disaient en riant: \u201c Il ne te manque que du lait.\u201d L'amour paternel donna un nouveau ressort à son esprit.Pour amasser à sa fille une dot royale, il étudia la question d*nr-gent, sur laquelle il avait dea idées trop primitives.Au lieu d'entasser «es écua dans des coffres, il les plaça.Il apprit Iss tours st 1m détoun/ie la «péoalstion ; il suivit lo cour» des fonds public» en Grèce ut à l\u2019étranger.Ün prétend môme 3ne, frappé des avantages de la commande, il eut l\u2019idée de mettre lo brigandage en actions.Il a fait plusieurs voyages en Europe, sou» la conduite d'un grue de Mar»eillequi lui servait d\u2019interprète.Pendant son séjour en Angleterre, il assista à une élection dans je no «ai» quel bourg nourri du Yorkshire: ce beau spectacle lui inspira de» réflexions profondes sur lo gouvernement constitutionnel et ses profit».11 revint décidé à exploiter les institutions de sa patrie et à s'en faire un revenu.Il brûla bon nombre de villages pour le service do l\u2019oj>j»o»ition : il en détruisit quelque» autre* dans l\u2019intérêt du parti conservateur.Lorsqu\u2019on voulait renverser un ministère, on n'avait qu\u2019à s\u2019adresser à lui : il prouvait par des arguments irréfutables que,la police était mal faite, et qu\u2019on n\u2019obtiendrait un peu de sécurité qu\u2019en changeant do cabinet.Mai» en revanche il «lonna de rudes leçons aux ennemis de l'ordri?en les punissant p >r où ils avaient péché.Ses talents politiques se firent si bien connaître, que tous les partis lo tenaient en haute estime.Su» conseils, en matière d'élection, étaient presque toujours suivis ; si bien que, contrairement au principe du gouvernement représentatif, qui veut qu'un seul député exprime la volonté do plusieurs hommes, il était^rcpréscnié, lui seul, par une trentaine Je député».Un ministre intelligent, le célèbre Khalettis, s\u2019avisa qu'un homme qui touchait ri couvent aux ressorts du gouvernement finirait peut-être par déranger la machine, il entreprit de lui lier les main» par un fil d\u2019or.11 lui donna rendez-vous à Curvati, entre ruy.mette et le Pcntélique, dan» la maison «ie campagne d\u2019uu consul étranger, lludgi-Stavros y vint, sans escorte cl sans armée.Le ministre et lu brigand, qui se connaissaient de longue date, déjeunèrent ensemble comme deux vieux ami».Au dessert, HhalcUis lui offrit amnintie pleine et entière pour lui et le» siens, un brevet de Sénérul de division, le titre de sénateur et ix mille hectares de forêts en toute propriété.Le palhcaro hésita quelque temps, et finit par répondre nom.\" J\u2019aurai» peut-être accepte il y a vingt ans, dit-il, mais aujourd\u2019hui je sais trop vieux.Je ne peux pas, à mon âge, changer ma manière de vivre.La pouesière d\u2019Athè- nes ne me vaut rien; je dormirais an sénat, et si tu me donnais des soldats à commander, je serai» capable de décharger mes pistolet» sur leurs uniformes, psr la force de l'habitude.Retourne donc à tes affaires, et laisse-moi vaquer aux miennes.\u201d Khalettis no se tint pas pour battu.Il essaya d\u2019éclairer le brigand sur l'infamie du métier qu\u2019il exerçait.Iladgi-Stavros so mit à rire et lui dit avec une aimable cordialité: \u201c Compère ! le jour où nous écrirons no» péchés, lequri de nous deux surs 1s plus longue li«t * ?\u2014Songe enfin, ajouta lo ministre, que tu ne saurais échapper à ta destinée : tu mourra» un jour ou l\u2019autre de mort violente.\u2014Allah Kerim I répondit-il en turc.Ni toi ni moi n'avons lu dans les étoiles.Mai» du moins j\u2019ai un avantage : c\u2019cst que mes ennemis portent un uniforme et je les reconnais de loin.Tu ne peux pas on dire autant des tiens.Adieu, frère.\u201d Six mois après, le ministre mourut assassiné par scs ennemis politiques; le brigand vit encore.Notre hôte ne non» raconta pas tous les exploit» de son héros: la journée n\u2019y aurait pas suffi.Il se contenta d'énumérer le» plus remarquables.Je ne crois pas qu\u2019en aucun pays les émules d\u2019Hsdgi-Sts-vros aient jamais rien fait de plus artistique que l\u2019arrestation de Neihuhr.C\u2019est uu vapeur du Llovd autrichien que le ualhcare a dévalise à terre, sur lee onze heurea du mitin.Le Neihuhr venait de Constantinople : il déposa ea cargaison et ses passager» à Calamaki, à l\u2019orient de l'istlime do Corinthe.Quatre fourgons et deux omnibus prirent lus passagers et les marchandises pour les transporter de l\u2019autre côté de l\u2019isthme, au petit port de Loutraki, où un autre bateau les attendait.Il attendit longtemps.Uadgi-Stevroe, en plein jour, sur une belle route, en pays plat et deboiee, enleva les tnatchaudisea, lus bagages, l'argent des voyageurs et les munition» des gendarmes qui escortaient le c «nvoi.*' Ce fut une journée de deux cent cinquante mille francs I\u201d nous dit Christodule avec une nuance d\u2019envie.Ou a beaucoup parlé dos .cruautés d\u2019iladgi-Stavroa.Son ami Chrielodule noua prouva qu\u2019il ne faisait pu le mal per plaisir.C\u2019eet an homme sobre qui n#l s\u2019enivre de rien, pas mémo do sang.S'il lui arrive de chsufier un peu trop fort lo» pieds d\u2019un riche piysan, c\u2019eut pour savoir où le ladre a caché ses éous.En général il traite avec douceur les prisonniers dont il espère une rançon.Dans l\u2019été de 1854, il descendit un soir aveo sa bande chez nn gros marchand de l\u2019île d\u2019Eubée, M.Voïdi.Il trouva la famille assemblée, plus un vieux juge eu tribunal do Calci», qui faiaait sa partie de cartes avec le maître de le maison.Iladgi-Stavros offrit au magistrat de lui jouer sa liberté : il perdit et s\u2019exécuta do bonne grâce.Il emmena M.fVoïdi, sa fille ot son fil» ; il laissa la femme pour qu\u2019elle pût s\u2019occuper de la rançon.Le jour de l'enlèvement, le marchand avait 1» goutte, sa fille avait la fièvre, lo petit garçon était pille et boursouflé.Ile revinrent deux mois aprè» tous guéris par l'exercioe, lo grand air et les bons traitement».Toute une famille recouvra la santé pour cinquante mille francs : était-ce trop cher?'* Je confesse, ajouts Christodule, que notre ami est sans pitié pour les mauvais payeurs.Lorsqu\u2019une rançon n'est pa» soldée à l\u2019échéance, il tue ses prisonnier» aveo une exactitude commerciale : c\u2019est sa fsçou do protester les billet».Quelle que soit monadmirationpour lui ell\u2019amitiéqui unit nos deux famille», je ne lui ai pa» encore pardonné le meurtre dedeuç petites filles de Mistra.C\u2019étaient deux jumelles de quatorze ans, jolies comme deux petites statues de marbre, fiancée» toutou deux à des jeune» gens de Léondari.KIUm au PAMAArnblftiftitt ri ex marnent, qu'eu les voyant ensemble on croyait y voir double et l\u2019on se frottait les yeux.Un matin, elles allaient vendre de» cocons à 1s filature ; ebes poruient ensemble un grand panier,et elles conraient légèrement sur la route comme deux colombes attelées au même char.Iladgi-Stavros les emmena dans la montagne et écrivit à leur mère qu'il les rendrait pour dix mille francs, payables à la fin du moi».La mère était une veuve aiaée, propriétaire de beaux mûrier», mais pauvre d\u2019argent comptant comme nous tous.Elle emprunta sur ses biens, œ qui n\u2019eut jamais facile, même à vingt pour cent d\u2019intérêt.Il lui fsllnl six semai ne» et plus pour réunir la ao.nme.Lorsqu\u2019elle eut enfin l'argent, elle le chargea sur un mulet et parut à pied pour le camp d\u2019Hadgi-Sta- vros.Mais on entrant dan» la grande lanjada du Taygète, à l\u2019endroit où l\u2019on trouve sept fontaines sous un platane, le mulet qui marchait devant s'arrêta net ot refusa de iaire un pas.Alors la panvre mère vit «ur lo bord du chemin scs petites filles.Elle» avaient lo cou coupé jusqu\u2019à l\u2019os, ot ces jolies têtes ne tenaient presque pion au corps.Elle prit les deux pauvres créatures, le» chargea elle-même sur le mulet, et les ramena à Mistra.Elle no put jamais pleur ir : aussi elle devint folle et mourut.Je sais qu\u2019Uadgi-Stavros a regretté ce qu\u2019il avait fait: il croyait que la veuve était plus riche et qu elle ne voulait pus payer.Il avait tué les enfints pour l\u2019exemple.Il est certain que depuis ce ternps-là ses recouvrements se sont toujours bien faits, et quo personne n\u2019a plu» osé lo faire attendre.\u2014\tlimita carojna / cria Giacomo en frapp mt un coup qui ébranla la maison comme un tremblement de terre.Si jamais il mu tombe sou» la main, je lui servirai une rançon de dix mille coupe de poing» q«ii lui permettront de se retirer des affaires.Moi, dit le petit Lobster avec son \u2022on-| rire tranquille, je ne demande qu'à la rencontrera cinquante pas de mon revolver.Et vous, oncle John ?\" Harris siffiait entre ses dents un petit air américain, aigu comme une lame de Stylet.\u201c Eu crorai-je me» oreille» ?ajouta de «a voix fiûtée le bon de «M.Mérinay, mortel harmonieux.ÊU-il possible que de rnlle» horreurs \u2022« commettent dan» un \u2022ièule comma le nôtre I Je sais bien que la Société pour h moralisation des mal/at-tenrs n\u2019a pa» encore établi de succursales dans oe royaune ; mais en attendant n\u2019avez-von» | a» une gendarmerie ?\u2014Ortnhcment, reprit Christodule: 60 officier.-, 162 brigadier» et 1250 gendarmes, «font 150 à cheval.C\u2019est lo meilleur iDupe du royaume, après oelles d'ilidgi Stavro».\u2014Gu qui m'étonne, dis-je à mou tour, c\u2019est que la fille du vieux coquin l\u2019ait laissé frira.\u2014\triile nVat pus avec lai.\u2014A la bonne heureI Où est-elle?\u2014Ko pension.\u2014 A Athènes ?\u2014Voua m\u2019en demandez trop : je n\u2019en \u2022aie pas ai longe.Toujours ea «il que ce- lui qui l\u2019épousera fora un beau mariage.\u2014Oui, dit Harris.On assure également que la fille du Caloraft n\u2019est pas un mauvais parti.\u2014Qu'est-oe que Calcraft ?* \u2014I/C bourreau do Londres \u201d A ccs mots, Dimitri, le fil» de Cristo-dule, rougit jusau\u2019aux oreille».\" Pardon monsieur, dit-il a John Harris, il y a une grande différenceAontre un bourreau et un brigand.Lo métier de bourreau eat infâme la profession du brigand e»t honorée.Le gouvernement eat obligé de garder le bourreau d\u2019Athèoes au fort Pa-lamède, sans quoi il serait assassiné ; tandis que personne ne veut de mal à Uadgi-Stavroa, et que leu plus honnêtes 5eus du royaume seraient fiers de loi onner la main.\u201d Harris ouvrait la bouche pour répliquer lorsque la sonnette de la boutique retentit.C\u2019était la servante qui rentrait avec une jeuneîfille de quinze à seize ans, habillé» (comme la dernière gravure du Journal des motto.Dimitri se leva eudisan ; \u201cC\u2019est Photini 1 \u2014Messieurs, dit lo pâtissier, parlons d\u2019autre chose, s'il vous plait.Les histoires de brigands ne aont pu laites pour le» demoiselles.\" Christoduls nous présenta Photini comme la fille d\u2019un de ses compagnon» d\u2019ar.mes, le colonel Jean, commandant de place à Nauplie.Elle s'appelait donc Photini fille de Juan, suivi nft l'usage du pays où il n\u2019y a pu, à proprement parler, de noms de famille.La jeune Athénienne était laide, comme lea neuf dizièuiusdea filles d'Athènes.Elle avait de jolies dents et de beau cheveux, mais c\u2019était tout.Sa taille épaisse semblait mal à l\u2019aise dans un corset de Pari».Les pied» arrondis en forme de à repasser devaient souffrir le supplice ; il» étaient faits pour se traîner dans de» babouches, et non pour se serrer dans des bottines de Meyer.Sa face rappelait si peu le type grec, qu\u2019elle manquait absolument de profil.Elle était plate comme si une nourice imprudente avait commis la faute de s\u2019asseoir sur la figure de l\u2019enfant.La toilekle ne va pas à toute* lea femmes : Elle donnait presque un ridicule à la pauvre Photini.Si rob) à volants, soulevée par une puiwaite crinoline, faisait ressortir 1a gauohene de sa person ns ot U maladreMe de (M mouvementr, Les bijoux du Pslsis-Royal dont elle était émaillée, semblaient autant d\u2019exclamation destiné» à signaler les imperfections de son corps.Vous auriez dit une grosso et courte servante qui s\u2019est endimanchée dans la garde-robe de sa maîtresse.Aucun de nous ne s\u2019étonna que la fille d\u2019un «imjdo colonel fût si chèrement habillée pour passer son dimanche à la mai-¦ m d\u2019un pâtissier.Nous connaissions assez le pays pour «avoir que la toilette o»t la plaie 1a plu» incurable de la société grecque.Les filles de la campagne font percer des pièces d\u2019urgent, les consent ensemble en forme de casque et s\u2019en coiffant aux jour» do gala.Elle» portent leur dot sur U tête.Les tille.» du la ville la dépense chez les marchands, et la portent sur tout le corps.Photini était en pension à métairie.Ceat, comme vous savez, une maison d'éducation établie sur le modèle de la légion d\u2019honneur, mais régie par des lois plu» larges et plus tolérantes.On n\u2019y élève non-seulement lus filles des soldat-, mais quelques foi» aussi des héritières des brigands.La fille du colonel Jean savait on pen de Français et d\u2019anglais ; mai» sa timidité ne lut permettait pas de briller dans la conversation.J\u2019en su plus tard que sa famille comptait sur nous pour la perfectionner dans les langues étrangères.Son nére, ayant appris que Chriatodule hébergeait des Européens honnêtes et instruits, avsit prié le pâtissier de la faire sortir tous le» dimanches et do lui servir de correspondant.Ce marché para nait \u2022gréer à Cbrislodulu, êlaurlout à aoû fil* Dimitri.Le jeune domestique de plaoe dévorait des jeux la pauvre pensionnaire qui ne s\u2019en apercevait pas.Nous avions fait le projet d'aller tous ensemble à la musique.C\u2019est un bean spectacle, que les Athéniens se donnent eux même» tous le» dimanches.Le peuple entier se re >d, en grands atours, dans un champ de poussière, pour entendre des values et des quadrilles joué* par npe musique de régiment.Lus pauvres y vont a pied, les riches en voiture, les élégants à cheval.La cour n\u2019y manquerait pas pour une eiàpire.Après le der* nier qutdrille, chacun retourne ebes soi, l\u2019habu poudreux, le cœur content, et Ton dit : \u201c Nous nous sommes\t* (A eonUnwr.) LE CANADIEN\u201443e Année* QXJBBEO IV&Dl, 12 JANVIER 1874.N* LDeieo Tircoilc.Au moment de mettre nous preaue, nous a?ons !a douleur d\u2019apprendre lai mort de notre excellent ami, notre ancien | rédacteur en chef, M.Lnoien Turcotte.| Noua n\u2019avons pour aujourd'hui que 1* temps de jeter un regret sur la tombe del M.Turcotte et de déplorer la perte d\u2019un) des plus beaux talents qui exista parmi] la jeunesse cann lienne.M.Turcotte avait devant lui le plus] brillant avenir et sa mort est une véri table calamité publique.Le Canadien sera représenté à ses funérailles et mercredi une plume amie dira | à ceux qui ne lo connaissent pas quel homme, quel ami, quoi savant était M.] Lucien Tureotte.Les funérailles auront lieu mercredi.candidature dans Charlevoix, il rencon-|dB.?1J^,®\", nu me l'»r.vju il* deviennont convainru* que leur «anté eu «ouffre.\u201d (Dr.MolntOcL ) \" pleur er't très-bien connu dans-le comté Icomme un homme méritant à tous égards !es suflr.iges de ses concitoyens.Il parle [termes : aussi de l\u2019ivrognerie on ces l/ortcle a parlé.M.MacKenzie vient d'adresser à ses électeurs une lettre dans laquelle il expose ce qu\u2019il appelle la politique de son gouvernement.C'est un peu anodin et en Angleterre on serait bien surpris de tro iver dans une lettre la politique d\u2019un nouveau gouvernement.Mais M.Mac-Kenz e a des secrets ù nul autre pareils et il a recours à l\u2019art épistolaire pour exposer sa politique au lieu de l\u2019exposer devant les Chambres.Dans c^.tte lettre, le premier ministre dit que son gouvernement présentera une loi pourvoyant à ce que les élections se fassent nu scrutin secret, une autre concernant la faillite.Quant au Chemin de fer du Pacifique, vomi ce qu\u2019il en dit : \u201c Dans le but d\u2019orgnniser une vole de communication rapide à travers le continent et de faciliter la con.truction du Chemin de Fer, notre politique aura pour but d'utiliner l\u2019é norme étendue de magnifique navigation entre un point près de* Montsgnes Rocheuses et le Fort (««rry, et entre le lac Supérieur et U Rivière Française, sur la Baie Géorgienne, évitant ainsi pour le présent la construction d\u2019environ\tmille* de chemin de fer «jui, on estime, devront coûter de euixante à quatre-vingt millions do piastre* et rendant dis ponibles le* ressources du pays poor la con-tinnation de ce* chaînons du Chemin de fer du Pacifique qui sont nécessaires pour former une ligne complète de chemin de fer et de navigation de l\u2019est à l\u2019ouest.\u201c Oci impli.pie la construction d\u2019nne courte ligne de chemin de far de l'embouchure de la Rivière Française, sur la Baie Géorgienne, à Rapport suiTAsile tirs aliéné* de Québec Nous avons lu et relu ce rapport avec lo plus vif intérêt et mémo avec un sentiment d'admiration.L\u2019est le rapport de beaucoup lo mieux fait et le mieux écrit «pii ait ôté publié sur l\u2019Asile de Québec, vulgairement appelé de Beauport Tout est exposé, s'enchaîne dans un ordre nar-i fait.\t1 Sous forme d'envoi, l'auteur raconteI r.istoire de l'Asile, expose le système de I -ubvention adopté par lo gouvernement, [et lait connaître les formalités requises! pour l\u2019admission des malades dans Téta-1 bassement.C\u2019est la première partie du |rapport.Dans la seconde, qui contient lo rapport médical, l'auteur donne le [mouvement de la population dans l\u2019Asile, le nombre d\u2019admissions, de guérisons, la [nature «les maladies, traite des causes de ces maladies, de la manière dont elles doivent être soignées, etc.,et termine son ouvrage par d'excellentes considérations sur l\u2019importance de l\u2019enseignement des I maladies nerveuses et mentales.Quant aux frais d\u2019entretien de l\u2019établis-Isement, le rapport donne le tableau sui vaut : D.tii* h-H villas et parmi les populations ou-\\n«T**, 1 usage immofforé «le* lioucura aIcooIioul-s usage immodéré «le.liqueurs alcooliques levii-nt une < ause
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