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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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Références

La tribune, 1946-07-24, Collections de BAnQ.

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[" Suplémeni latribune Eté 1946 7 lienl d'ui mva ¦-'ifcU?- \u2022S^idS^:\" ¦ nati ^>2 mmâ '¦ ¦ ap: ps unf mai |ue de îche hie: issa rrar n\u2018B ^ ¦- Mw- ¦ '.r :- V s à l\u2019ex *ine da ul rmi reus port, us t aier S - ' ' te c< it c l'orl ;ato : tO s.di éprr » tn ourc llles rm&m- >S*Z il*-* ¦-w' yi, ' WmÀ ¦ wM.m .?>f t?-/-' mM -\u2022 ' '\u2022 \u2022i f \u2018L£ PARADIS DES TOURISTES\u201d gan, épouse d'un banquier à sa retraite, et a ensuite violé et blessé sa fille, Mlle Marjory-Jcanne Logan.36 ans.cernent» u^*cciuiai ue ïam co apj co une étude approfondie des statistiques concernant les femmes de 4.5 à 54 ans.convenu as seront expédiées pen- I Pa^s de s\u2019être montré favorable \\ ! mais.\u201d dant les deux premières années, | l'Angleterre.Je suis persuadé qu\u2019il j Une bonne partie de ce blé sera I ava^ surtout le souci d'étre objec-fourni sous forme de farine.\tJ ^1 s est soumis aux faits et j\tPour L\u2019hon.A.David Thon Athanase David.mai \u2022ésea , ce dère r r£ he il \u2022oit 111a tt, d fOUC | cia vers le ciel avec la l'éclair.j Au sommet, de ce doi li- Tonde prit la rotondl PAGE 2 SUPPLEMENT, ETE 1946 LA TRIBUNE, SHERBROOKE Les Laurentides Dans l\u2019hospitalière province de Québec les montagnes ne «ont ni altières, ni farouches.Les I^aurentides, par exemple, loin de s\u2019entourer de contreforts abrupts et d\u2019élever au-dessus de la plaine des pics inaccessibles aplanissent leurs crêtes, arrondissent leurs contours et ouvrent des vallées riantes aux visiteurs.Cette chaîne, qui suit le Saint-Laurent jusqu\u2019au Golfe, ne s\u2019éloigne jamais beaucoup du grand fleuve.Alors même qu\u2019elle semble se dérober à l\u2019horizon elle laisse deviner son profil harmonieux dans le lointain bleuâtre.C\u2019est Psyché qui fuit, mais veut être poursuivie.Au nord de Shawinigan et de Grand\u2019Mère, des deux côtés de la voie du Canadien National, les Laurentides multiplient leurs attraits, étalent leurs splendeurs.Coquettes, elles se parent de colliers de lacs limpides, habillent leurs coteaux de velours vert et se parfument d\u2019une exquise flore sauvage.Mais leur toilette change avec les saisons.Dans la nature québécoise ce sont les Laurentides qui font la mode des couleurs : Au printemps, à peine éveillées du long sommeil hiverna], elles reçoivent en déshabillé rose et mauve les pêcheurs qui viennent dans ses lacs tenter la truite goulue.L\u2019automne, les chasseurs qui se répandent dans ses forêts giboyeuses, les voient en habit d\u2019arlequin, rouge et or, mener la ronde folle des feuilles.Elles offrent alors un spectacle unique, aussi féérique que la floraison des cerises au Japon ou celles des tulipes en Hollande, qui attirent maints étrangers et qu\u2019on pourrait appeler l'apothéose du cycle des saisons, la clôture de la pièce en trois actes et un prologue qui se joue chaque année sur le théâtre laurentien.Le prologue ce sont les mois de neige, les mois qui cachent le sommeil de la végétation, et l\u2019engourdissement des truites.Habillées de blanc et de noir comme des pierrots les Laurentides annoncent les plaisirs des saisons qui vont suivre par le carnaval des sports d\u2019hiver.Mais l\u2019été est la saison idéale, celle où les Laurentides fondent tous leurs attraits dans la sérénité de leurs paysages, et déploient toutes leurs grâces pour charmer le touriste de passage ou le citadin en villégiature.Durant ces mois de douceur et de lumière les valions s\u2019emplissent de la chanson des sources, les forêts offrent à ceux qui fuient l\u2019asphalte brûlant des villes l\u2019asile de leur ombre fraîche et odorante.Chaque mont révèle un horizon enchanteur qui, le soir, se colore des teintes exquises d\u2019un coucher de soleil.C\u2019est la saison du canotage, des bains, de la pêche et de tous les plaisirs que la montagne prodigue avec la santé et la beauté.Une légende allemande condamne les pécheurs à errer éternellement dans les montagnes en expiation de leurs fautes.Sûrement, il ne peut être question des Laurentides, car de cet enfer germanique tout le monde se ferait un paradis.Les Laurentides et leurs charmes La région des Laurentides, tant au nord de Montréal qu'au nord de Québec, offre des avantages nombreux à ceux qui projettent des vacances dans la forêt ou sur les bords d\u2019un lac sauvage.Région des plus salubres, située à quelques heures à peine des grandes villes par les trains du Canadien National, elle offre des attraits insurpassables.La ligne du Canadien Na tional qui côtoie 'les lacs et les montagnes sur une distance de plus de 90 milles traverse des stations estivales des plus pittoresques.Région boisée qui a conservé son aspect rustique tout en offrant le confort le plus moderne dans des hôtels des plus attrayants.Après avoir franchi St-Jé-rôme, situé à quelque trente milles de Montréal sur la voie du Canadien National, le vil-légiateur se trouve dans la chaîne des Laurentides.De quelque côté qu\u2019il pose sa vue de la voiture du Canadien National qui l\u2019emporte confortablement assis le villégiateur aperçoit une nature sauvage et un panorama qui change à tout moment.Il ne peut cesser de contempler cette belle nature et les scènes toujours nouvelles reposent sa vue; ici un lac sauvage, là une chute tortueuse.Plus loin des enfants prennent leurs ébats sur un sable fin.Les arrêts aux différentes gares sont marqués par des cris de joie.Le contraste des teints des personnes qui descendent du train du Canadien National et de ceux des personnes qui viennent à leur rencontre, porte à sourire.Le visage pâle rencontre la figure basanée.Vue partielle au jolt vtllaye de ùte-Ayathe-des-Monts et du lac des tiablss.C\u2019est un endroit très fréquenté de la réyion des Laurentides.is***Fr- £ *\u2022 I É ', « ?£ ü ^ g ¦ mm.\u2022si \u2022 .\"1 ¦ ¦ k'&M \t On monte dans le canot automobile qui conduira à la maison de l\u2019autre côté du lac.La locomotive se met en marche et tous les environs raisonnent, L\u2019écho répète au loin les bruits de la locomotive mêlés aux cris des enfants et des personnes venues à l\u2019arrivée du train.Sur tout le parcours se répètent ces scènes mêlées de la plus grande joie et de la plus vive animation.Les Laurentides qui comptent parmi la plus vieille chaîne de montagne au monde possèdent des charmes qui ne se rencontrent ailleurs et qui savent attirer, chaque année de nombreux artistes.Vaste plateau montagneux qui ne dépasse pas 2,500 pieds d'altitude la section des Laurentides traversée par le Canadien National, est particulièrement favorable à la pratique des sports en plein air: le golf, le tennis, la natation, le canotage, les promenades en forêt et la pêche.Les amateurs de ces différents sports trouveront toutes les facilités voulues pour se livrer à leurs passe-temps favoris.Dans le cas des amateurs de pèche, les lacs et les rivières de la région, d\u2019une quantité innombrable sont re- nommés pour leur poisson vigoureux:\ttruite, achigan, brochet, doré, etc.Il faut voir les Laurentides à toute heure et en toute saison.11 faut aussi les contempler au clair de lune.Elles sont un attrait pour les citoyens avides de grand air et de ciel pur.Le long de la ligne Montréal-Huberdeau-Lac Ré mi du Canadien National s'échelonnent plusieurs endroits de villégiature qui attendent le citoyen en quête de repos et de tranquillité.Le Calvaire dPHuberdeau C\u2019est en 1895 que les Révérends Pères de Marie, un ordre religieux venu de France, conçut le projet d\u2019un calvaire en plein air, à Huber-deau, à l\u2019instar des calvaires de Bretagne.Celui d\u2019Huber-deau, situé dans les Laurentides au nord de Montréal, et en bordure des lignes du Canadien National, est un replica du fameux calvaire de Pont Château, situé près de Saint-Nazaire, en Bretagne.Ce dernier est bien\u2018connu des troupes canadiennes et américaines qui ont fait la dernière guerre et qui n\u2019ont pas manqué d\u2019aller le visiter.Les statues du Calvaire d\u2019Huberdeau sont de bronze.Elles ont été coulées à Vau-couleurs, le pays de Jeanne d\u2019Arc.Le plan initial comptait quatorze stations du chemin de la croix mais les Pères de Marie ayant cédé leur propriété d\u2019Huberdeau aux RR.FF.de la Miséricorde le chemin de la croix ne fut pas complété ce qui explique les six stations.\t\u2022 Tous les ans on organise des pèlerinages au Calvaire d\u2019Huberdeau sous la direction de S.E.Mgr Limoges, évêque de Mont Laurier, et des RR.PP.de Marie.Des pèlerins de Montréal, des régions des Cantons de l\u2019Est et d\u2019un peu partout affluent à Huberdeau pour y faire leur chemin de la croix à ce calvaire construit sur une élévation qui domine un magnifique paysage laurentien.\t; La réyion des Laurentides est le paradis des pêcheutsl Lacs et rivières offrent aux adeptes de ci sport des occasions sans nombre de le pratiquer. VAL DAVID I v\u2018 * t K r \\ ,4 ¦< i, POUR AISE ^CONFORT! ¦\"\tnom MONT CONDOR J.-A.DESCHAMPS, prop, DANS UN DECOR RUSTIQUE.au milieu des pins et des sapins, vous trouverez un petit bijou d\u2019hôtel avec 20 chambres proprettes et claires, eau chaude et froide.Vous y trouverez également une atmosphère de gaieté et de confort, une excellente cuisine.Plage sablonneuse de 250 pieds; salle d\u2019amusements, salle de danse, facilité d\u2019équitation, tennis, canotage, etc.En un mot, l\u2019endroit idéal pour vos vacances! VAL DAVID, QUE.L'Hôtel Mont Condor est à 3-C d© mille de la route No.11 et de 1a fare.Chemin ouvert à l\u2019année- Le lac tout près duquel est construit rhôtel, e«t approvisionné par sources souterraines, ce qui donne une eau toujours presque chaude.KL» .«J! î ' .«du: 'W&v* À '«K* iMâi.' PENSION \u201cVilla Mon Repos\u201d Chalets à louer, à proximité de la plage.Court de tennis et facilité d'équitation.Vous pouvez organiser d'agréables excursions sur le mont Condor.Excellente cuisine; propreté méticuleuse.Prix : $21.00 par semaine ou $3.00 par jour, chambre et pension.Pour Information*, téléphoner VaJ David, No.166-S-2 ou écrit à ta \u2018\u2018Villa Mon Repos\u201d.Val David, Qué.VAL DAVID Co.TERREBONNE, QUÉ.mrH ^T* W' ¦ l'AISI ET Ü CONFORT DU \"HOME'' DANS LE CHARME ET LA QUIETUDE DE U CAMPAGNE! Superbe chalet en bois rond, au toit de chaume, coquet, intime, moderne.40 chambres avec eau courante^ bains privés, salon, saile da jeux, \u201cBar\u201d, foyers naturels.Décors vieux style canadien.CHALET LA SAPINIÈRE VAL DAVID QUEBEC \"lE PARADIS DES SPORTIFS\" Golf, natation ; Pèche, canotages Tennis, chasse; Equitation, alpinisme SPECIALITE DE CUISINE i Dinde et poulet rôtis provenant da notre ferme.¦ « - \u2022 g'-h Ml a.A \"La Sapinière\" est située tout au bord du lac, à Vai David, soit 80 minutes de trajet au nord de Montréal.On s'y rend par train du Pacifique Canadien qui arrête à Val David même, où un service de taxis est à votre disposition.(10 minutes de marche).On s'y rend aussi par la route No 11 (Ste-Agathe) jusqu'à 7 milles au nord de Saint-Adèle.Tournez à droite à l'intersection du chemin conduisant à Val David et suivez les indications.JEAN-LOUIS DUFRESNE.DIRKCTKIK-OKRANT îWhjh»-; SSpSpPl- V ^0* ;.ï gran.épouse d'un banquii r à sa ' crment utrccunai uc Ainti.ou o-p»».*» un© étude aonrofondie dp.s sta- convenues seront expédiées pen 11 pais de s\u2019être montré favorable à i mais.* ricrint Drrr>\tTe c-nie .-.nrcuorT nti'i! I cla vers le ciel av PAGE 4 Ass' de LA TRIBUNE, SHERBROOKE SUPPLEMENT, ETE 194ft Les Laurentides au Nord de Montréal j S\u2019il est vrai de dire des con trées comme des nations que les plus heureuses sont celles qui n\u2019ont pas d\u2019histoire, cette partie des Laurentides qui s\u2019étend au nord de Montréal est fortunée entre toutes.Ces montagnes, si vieilles que les égologues eux-mêmes n\u2019en sauraient préciser l\u2019âge, sont pour l\u2019historien à peu près dénuées d\u2019intérêt si nous entendons par histoire l\u2019énumération des gueiTes, fléaux et révolutions dont se composent les manuels des écoles.Leurs annales ne rapportent aucun de ces hauts faits sanglants qui marquent en rouge les étapes de la pluralité des peuples à travers les â-ges.Aucune forteresse démantelée n\u2019achève de s\u2019effriter sur le bord d\u2019un lac sauvage.Dans ces montagnes heureuses aucune gorge n\u2019enten-dti jamais appel aussi lamentable que celui dont Ronce-veaux roule encore l\u2019écho lugubre.Et si, près de Mont-fort, certaine colline porte le nom de Napoléon, c\u2019est moins en souvenir du grand conquérant que de son légendaire petit chapeau dont elle reproduit fidèlement la silhouette.En revanche les Laurentides ont une longue histoire de beauté et de poésie.Elle se déroule comme les stances harmonieuses d\u2019un poème à travers ses vallées îleuries et autour de ses lacs qui cachent les amours aquatiques des nénuphars.Si le siècle de l\u2019aviation et de la radio n\u2019avait gâté notre goût du merveilleux sans doute ferions nous de cette région harmonieuse le décor idéal d\u2019une merveilleuse épopée.Un jour peut-être.dans plusieurs années, quand le recul des siècles aura brouillé la vision trop nette des événements et grandi les personnages à la taille des héros, un barde naîtra chez-nous qii! chantera les premiers colons du Nord.11 nous montrera la trouée faite de Saint-Jérôme à Ferme Neuve à travers la forêt hostile qui recule arbre à arbre.11 nous dira au prix de quels sacrifices, de quels efforts, de quelle vaillance têtue ces humbles héroïques, ces lettres minuscules dans l\u2019histoire de notre pays, gagnèrent le droit de coucher sur leur champ de bataille, parmi des souches noircies.Nous connaîtrons a-lors les véritables exploits de 'armée des chevaliers de la hache qui, partis à la conquête d\u2019un champ d\u2019avoine donnèrent aux citadins et aux touristes l\u2019un de leurs plus beaux parcs.Mais tout cela est encore trop près de nous.Les aventures d\u2019Enée rapportées dans les journaux contemporains exciteraient-elles la même admiration?C\u2019est hier, en 1872, que le célèbre curé Isabelle escalada pour la première fois la montagne de la Repousse, près de Saint-Faustin.La plaine qu\u2019il découvrit à ses pieds lui inspira son rêve patriotique et religieux.Vous rencontrerez encore des Lau-rentiens qui ont connu son premier lieutenant, l\u2019infatigable abbé Ouimet, l\u2019un des pionniers de Sainte-Jovite, et d\u2019autres qui ont hébergé le P.Martineau, S.J-, le zélé missionnaire qui, vers 1883, errait dans les solitudes en quête de bien à faire avec, sur le dos, sa fameuse valise noire qui renfermait une cha- m mÊ AÜiPil ¦ -*e*> \u2022 .J R ^ T*\"\"' Chaloupe à voile, canots, chalets .cette scène des Laurentides doit faire l'envie de plusieursl pelle.On se souvient encore, là-bas, du temps où la cendre des arbres, que l\u2019on brûlait faute de chemin de fer et de route pour les transporter, servait de médium d\u2019échange ; du temps où le colon faisait 40 lieues en charette à poches pour venir renouveler sa provision de farine à Saint-Jérôme.Sainte-Adèle, dont les jolies maisons semblent aujourd\u2019hui danser une ronde joyeuse autour de son lac paisible, a été fondé par le juge Morin qui lui donna le prénom de sa femme, une galanterie de pionnier.C\u2019est en 1878 que des colons de St-Sauveur des Monts quittèrent leur val, parfumé en juin par d\u2019énormes buissons de roses sauvages, pour aller fonder Saint-Adolphe de Howard.Et Sain-te-Agathe lui-même s\u2019il vit bâtir sa première cabane à toit d\u2019écorce en 1849, était encore, en 1875, le bout du monde.J\\ Is |.-4; r «ïpæ ¦Mm?.% Ces nayeurs et nageuses, sur un lac des Laurentides, se rient de la chaleur et s'amusent ferme! Presque tous les endroits, aujourd\u2019hui fameux pour leur paysage, leur poisson ou leur gibier, n\u2019étaient connus il y a cinquante ans que des trappeurs et des bûcherons.Les villages au nord de Saint-Faustin datent du temps où le curé Labelle fondait son royaume qu\u2019il voulait assez vaste pour y loger un million d\u2019habitants.Le petit Poucet laissait tomber des cailloux pour marquer la route ; l\u2019entreprenant curé de Saint-Jérôme semait, lui, des villages, sans doute pour mieux retrouver le chemin de son presbytère au retour de ses randonnées en montagnes.11 y a bien quelques paroisses plus vieilles, par exemple Lachute qui fut fondée en 179G par des loyalistes américains et dont le premier habitant fut un nommé Clark, mais en somme, le Nord que nous connaissons a pour origine le grand mouvement de colonisation, commencé vers 1880 et activé par la construction des deux chemins de fer Canadien Pacifique et Grand Nord.Vers 1900 la poussée des colons se confond avec l\u2019arrivée des citadins en quête d\u2019endroits de villégiature et de sport.Toutefois, cette région des Laurentides fut habitée longtemps avant l\u2019arrivée des cultivateurs de Sainte-Anne des Plaines et autres recrues du curé Labelle.Quelques Canadiens-français employés dans les chantiers, quelques cultivateurs des pays d\u2019en bas, n\u2019eurent pas besoin de l\u2019éloquence persuasive du curé de Saint-Jérôme pour se décider à émigrer.Leur instinct du beau ou leur désir de changement les conduisirent au bord d\u2019un lac assombri par l\u2019ombre des épicéas.Nombre de coquettes villas de citadins cachent sous leurs planches peinturées les quatre murs en troncs d\u2019arbres que ces pionniers élevèrent.Avant ces isolés il y avait des trappeurs, moitié chasseurs moitié traitants, qui exploitaient ce territoire giboyeux.L\u2019un d\u2019eux, Bevin, se fixa à Arundel, en 1822, et donna son nom à un lac et à un ruisseau.Sa maison était construite à l\u2019endroit où s\u2019élève aujourd\u2019hui le moulin de l\u2019orphélinat.Ce cas est rare.En général les trappeurs couchaient dans des abris en branches de sapin ou à la belle étoile.Le fusil sur l\u2019épaule, des pièges à la ceinture, ils erraient en toute liberté et, comme les anciens Gaulois, ne craignaient qu\u2019une chose: que le ciel leur tombât sur la tête.La race de ces hommes silencieux et braves s\u2019est conservée.Leurs descendants sont ces guides, sans rivaux pour relever une piste de cervidé et piloter un canot, qui accompagnent les sportsmen dans leurs excursions.Tout le monde connaît leur adresse, leur fidélité et leur bonne humeur.Sans eux une partie do chasse ou de pêche n\u2019est pas complète.Trappeurs et colons furent les parrains d\u2019un grand nombre de lacs.Qu\u2019ils aient parfois manqué d\u2019imagination dans le choix des noms les innombrables lacs Ronds, lacs à la Roche, lacs Vaseux et lacs Verts en témoignent.En revanche que de jolies trouvailles: hic des Nids parce qu\u2019une légion de corneilles y nichait, lac Violon à cause du bruit musical que fait le vent dans la forêt qui l\u2019encercle, et combien d\u2019autres.Parfois le nom résume toute une légende.Un vieux trappeur, dont la véracité était le moindre défaut, prétendait que le lac Boucané devait son qualificatif à l\u2019aventure suivantet (A suivre en page 6) ^ V r Les TJg'es, nir-ii.som vis trop longtemps.tant et je.\u201d Un tumultueux conce \u2022t de pro- .\u2014 \u2014 .\u2014 - .\tr-.-rTr\u2014 r- \u2022 -\u201e^r~ - ¦- LE TÉLÉPHONE AU SERVICE DU TàURISME.Pour ajouter aux facilités téléjhonique» qui relient Montréal aux Laurentidea, on mettra en service un nouveau câblé interurbain entre Montréal et Ste-Ago ) the, au cours de l'année.Pour la majeure partie du tracé, toute* les facilités seront enfouies sous terre, ce qui réduira grandement les inteÿ ruptions de communication causée* par les tempêtes de verglas.On a utilisé cinquante milles de aV i ble pour établir la liaison Montréal» Ste Agathe, dont trente milles entré L'Abord-à-Plouffe et Shawbridge fu» rent enterrées au moyen d'une char» rue spéciale tirée par de puissants tracteurs.Voici comment on a procé* dé : A travers des champs labourés, des marais, des bois, des chemins, pa# monts et par vaux, roule ce train de câble, formé d'une charrue d'aspect bizarre et de deux remorques, dont chacune porte un gros dévidoir.A mesure que les tracteurs se fraient un passage à travers ce terrain accidenté, les dévidoirs se déroulent, et les câbles jumeaux, baignant dans l'huile, passe par la charrue qui les pose uniment dans un sillon de 50 pouces ouvert par le soc puissant.Un traîneau, ressemblant au fourgon de queue d'un train, comble le sillon, et le tracteur suivant foule le sol ameubli.Dans la section rocheuse qui s'étend entre Shawbridge et Ste-Agathe, le labour était impraticable, et le câble fut monté sur poteaux.Où le câble traverse L'Abord-à-Ploufe, Ste-Rose, Shav/bridge, Ste-Adèle et Ste-Agathe, il fut posé dans les conduites souterraines.En dépit de la neige et du froid rigoureux de l'hi ver, on a continué .sans interruption la pose d'un câble interurbain reliant Ste-Agathe à Montréal.Ce nouveau câble desservira toute la région des Laurentidea.Pour renforcer les ondes sonores dans leur longue course, on est à ériger un poste répéteur à Shawbridge.Les tubes à vide de votre radio ressemblent en principe aux tubes répéteurs qui amplifient les courants téléphoniques à certains intervalles le long des lignes interurbaines.Le câble est pourvu d'un appareil d\u2019essai à gaz sous pression qui sonne 1 alarme au plus proche central, quand la gaine du câble se perce.On pompe de l'azote sous pression dans le câble.Si la gaine de plomb se perfore, le gaz en s'échappant son- nera l'alarme au plus proche central téléphonique.Des ingénieurs en poste au tableau d'essai peuvent déterminer l'endroit de la fuite à quelques pieds près.Si le préposé aux réparations qui se rend sur les lieux est incapable de répérer à l'oeil nu la fissure, il enduit le câble de mousse de savon, et les bulles produites par le gaz qui s'échappe lui indiquent la fuite.En sus de donner l'alarme et de révéler la perforation, le gaz sert aussi à empêcher l'humidité de pénétrer à l'intérieur du câble et d'affecter l'isolant qui recouvre les fils.Au Domaine d\u2019Estérei en plein coeur des Laurentides vous passerez des vacances inoubliables le Domaine d\u2019Esfére! est un royaume enchanteu?sis dans un coin de pays incomparable.7000 ocres de vertes montagnes ondoyantes, de lac* aux eaux limpides, de forêts touffues en con$*i fituent les principaux attraits naturels.Vous pourrez, dans une atmosphère idéale, pra* } tiquer le sport de votre choix.- tennis, équitation, ] natation, canotage, golf, pèche et chasse, l'oif ' vivifiant des montagnes et un soleil radieuxv auront un effet magique sur votre santé.Un superbe cinéma et une spacieuse salle df danse vous invitent.Nulle part ailleurs dans (et laurentides vous serez mieux logé qu'au somp» ¦ fueux Hôtel de la Pointe Bleue, au populaire Esterel lodge ou dans les ravissants cottages.SAINTE-MARGUERITE DOMAINE d\u2019 en roure saison KfMÎOCNtÆ VOUS auptè» d ont ogenc* d« voycg* 09 ao Do'\"cun»¦- I.A TRIBUNE, SHERBROOKE SUPPLEMENT, ETE 1948 «i « \u2019 ' L-.-f,?Les grandes routes améliorées et les autobus d\u2019après-guerre de luxe augmentent le plaisir des voyageurs en oacanres dans les Laurentides cette année.touristes tient d'ailleurs à plusieurs causes.Et d\u2019abord, des neuf provinces qui forment notre immense pays, la nôtre est, avec la Colombie britannique, la plus pittoresque et celle qui offre le plus d\u2019intérêt aux touristes.Riche en forêts vierges, en lacs limpides et en rivières majestueuses, elle possède encore des vallées et des plaines prospères ainsi que des montagnes qui ne Je cèdent en rien ixmr la beauté aux autres chaînes de l\u2019est de l\u2019Amérique.Mais où la province de Québec est unique, c\u2019est dans le domaine de l\u2019histoire et des événements du passé, évoqué par un grand nombre de vestiges d\u2019une époque de découvertes et de hauts faits qui font la gloire de la population qui l'habite aujourd\u2019hui; où la province de Québec est unique, c\u2019est par ses sites et monuments historiques qui nous reportent aux premiers temps de la colonie.A ce point de vue la province de Québec est de beaucoup la plus intéressante à visiter.Québec, la Gaspésie, Mont-réal, les Laurentides, l\u2019Jl« d\u2019Orléans, Tadoussac, la region du Lac St-Jean, la Malbaie, Sherbrooke, Saint-Hyacinthe.Sorel, Trois-Rivières, Chambly, d\u2019autres, d\u2019autres encore, sont autant d\u2019endroits qui furent illustrés par la valeur, le courage et la ténacité d'une noble race qui, en dépitf d\u2019obstacles de toutes sortes, est parvenue à s\u2019implanter fermement en ce pays.Le touriste intelligent et qui cherche à recueillir dans ses voyages autre chose qua du plaisir aime à séjourner en cette province où il rencontre presque à chaque pas des choses qui lui partent du passé et qui font pressentir un superbe avenir.Espérons que nous recevrons beaucoup, cette année, de ces voyageurs intelligents, désireux de nous mieux connaître.Les Laurentides sont populaires avec ceux qui veulent voir le Canada en premier Pour les gens des Cantons de l\u2019Est, les Laurentides sont le choix naturel pour les vacances de ceux qui veulent \u201cvoir le Canada en premier\u201d.Les autorités de voyage s\u2019attendent à ce que beaucoup de gens en vacances viennent des régions au sud du St-Laurent aux fameuses Laurentides.L\u2019été ou l\u2019hiver les Laurentides sont belles et méritent bien le titre donné par tant de voyageurs \u2014 \u201cla Suisse du Canada\u201d \u2014 et leurs facilités de vacances ont été développées à un haut degré.Le paysage des forêts, lacs et montagnes offre un lieu idéal pour les sports, le repos et les amusements, et les hôtels fashionables, les pensions confortables et les maisons de villégiaturé offrent aux visiteurs le degré de luxe ou de délassement qu\u2019ils préfèrent.La nage, le canotage, la pêche, I le golf, le tennis, l\u2019équitation et autres activités sont toujours faciles d\u2019accès dans l\u2019été, et le ski, le patin, le \u201ccurling\u201d, etc.sont populaires l\u2019hiver.Tous les voyageurs sont a-visés de faire leurs réservations bien à bonne heure, car la popularité de ce territoire est telle qu\u2019il est difficile de trouver des accommodations à la dernière minute.Au point de vue des résidents des Cantons de l\u2019Est la facilité avec laquelle on peut se rendre aux Laurentides est un des grands avantages, et la grande route améliorée au nord de Montréal qui conduit aux principaux endroits et hôtels attirent beaucoup de gens à la commodité et au confort du transport par autobus.Ceci est à la portée des voyageurs toute l\u2019année, car les routes sont tenues ouvertes l\u2019hiver, et la nouvelle route a réduit les heures de voyage considérablement.Pour se rendre aux Laurentides des Cantons de l\u2019Est on doit aller premièrement à Montréal où on peut s'arrêter pour faire des emplettes, voir la ville et autres activités de vacances.Le voyage lui-même est très agréable parce que le# fenêtres élargies des autobus modernes offrent un panorama du paysage, pendant que les sièges inclinables avec coussins duveteux permettent un délassement reposant.11 y a plusieurs services quotidiens de Sherbrooke et autres points des Cantons de l\u2019Est à Montréal et à peu près cinq services quotidiens de Montréal à Mont Tremblant, St-Jovite, St-Donat, Ste-Aga-the, Rawdon et autres fameux endroits Laurentiens.Les attraits scéniques de la route rendent le trajet une partie agréable des vacances, et les montagnes deviennent» de plus en plus pittoresques à chaque instant du voyage.Eloge des voyages Pour changer d\u2019âme, une femme ï mille moyens.Elle n\u2019a qu'à changer d\u2019ajustements.Elle sera légère si vous l\u2019habillez en Colombine, elle sera sage et paisible si elle se costume en religieuse.Et, vêtue d\u2019une robe d\u2019avocate, elle sera presque prête à plaider au civil ainsi qu'au criminel.L\u2019habit fait tellement le moine.Cependant, pour être tout à fait trans formée et nouvelle, une femme n\u2019a qu\u2019un moyen: voyager.C\u2019est parce que les femmes subissent tous les mimétismes qu\u2019il est sage de leur faire abandonner d\u2019un seul coup la maison, les parents, les amis, toutes les obligations.La porte refermée, elles ne regardent plus qu\u2019au-devant de leurs pas.Elles vont se conformer au ciel, au paysage, aux gens qu\u2019elles vont rencontrer.Si j\u2019étais un mari, je voudrais que ma femme changeât tout le temps de lieu.Et je crois que si don Juan avait su, il n\u2019aurait eu besoin que d\u2019une bien-aimée avec laquelle il aurait voyagé sous toutes les latitudes.Le Quebec est unique Les touristes affluent, cet été, en notre pays.Des milliers ont déjà séjourné aux principaux endroits de notre province, justement réputés pour leurs beautés pittoresques ou célèbres par des événements historiques plus ou moins importants, et des milliers et des milliers d\u2019autres se proposent de faire de même au cours des prochaines semaines.D\u2019autres encore voudront profiter des splendides journées d\u2019automne pour venir admirer les paysages éblouissants que présentent à cette saison nos massifs forestiers, aux abords de nos endroits de villégiature.Ou disait, l\u2019autre jour, à Ottawa, que les touristes dépenseraient probablement cette année, en notre pays, la somme formidable d\u2019environ $200,000,000 et il est heureux qu\u2019une bonne partie de cette manne véritable tombe dans notre belle province de Québec, si riante et si accueillan- * imHNca ¦ te.La popularité province jouit dont notre A Val Morin, dans les Laurentides, le canotage et la natation sont très en vogue.Le panorama est tout simplement merveilleux auprès des et chacun semble s'en donner à coeur-joie.éJnt belle scène de pèche dans les Laurentides- Lout respire quiétude et beautél.ajilsi («.«J- '\t'W*» ¦*v.> un vuuiUUbueuA cimuciw uc puu-: testations monta de la droite à ces i ¦h i pension \u201cLa Paysanne\u201d CHAMBRES ET PENSION VAL DAVID.QUE.P*, s te ^ \u2022 CONFORT DU CHEZ-SOI A.LANGLOIS,\t«EXCELLENTE CUISINE pROp\t«PL»GE 4 QUELQUES MINUTES «CANOTAGE, NATATION, ETC., ^\t\u2022TOUT PRES DE LA CiAKE a'»?; de *a .\t^ V\"1 v,\\S \u2022 \u2019 >loP'-b \u201erl.0e v>'»'*0dvi \u2022 ; pft^V;?^' ^^otl epô'^1\tà\\reCvk DE REVOIR LE CANADA! Et vous pouvez maintenant projeter de visiter votre pays, faire ce voyage d\u2019agrément tant de fois remis à cause de la guerre.Dès que vous montez dans un train du Canadien National, vous avez une agréable impression de confort et de détente.Vous goûtez de nouveau les plaisirs du voyage en chemin de fer.Notre service est toujours courtois.VOUS PROJETEZ UN VOTA G E t Au Canadien National, en vous renseignera sur let endroits que vous désirer visiter, on réservera les placts nécessaires, on s'occupera de tout.Vous assurerez le euccès complet de voire voyage en consultant d'abord le Canadien National; (Janaoien National SERT TOUT LE CANADA revolver Mttié Marjory Church Lo- | rpment cLécennal de 1&41 et après gan, épouse d'un banquier à .sa i .\tf .\t.\t.plus grandes quantités que celles ! nanonanst,Ps ont accusé M Cha-| nous une oeuvre qui ne périra ja-1 sive convenues séront expédiées pen-j P3^ s^^re montré favorable à | rnais.\u201d\tj,r,la. PACK 10 LA TRIBUNE.SHERBROOKH SUPPLEMENT.ETE li>4« n voud 'utllUer i de or ChurcJ :ulon ; qu'ü lailuel fèremen .aux f de B roi les \\ mais 11 :nt ne ?comas le cafl jpendar par » hambre t de la Trop ïuasell e Cari M.Kr sires d* dabor vrlers.¦-il.qu ail à 1 ent bl-s qui rail qi vee le s avot rature rclare i res qu |udic:al ration* lUSl, il vall ai IbunaÉ aire r WllUar u.d# ;es do! ¦ocats.on et juges, ; étudi slf.le Berl mps i Iirine\u2019 mais M.-J.de Mi ion tu es du 1 n'a Irvine.diffic Cepi sser i jd: Ir.ir en r sou dea dt tant dr moyc in mon créé qi la île d Ses lit i Meut dt tout d» gou de Idei ede co: ndu uss :eux -B.IP eul « eau i^b atk A m er en ?.te U.d i i-r es ce ei r la corvée de bois du curé Labelle Le Icgendjére curé Labelle est né, à Suinte-Rose de Laval, le 24 novembre 1833, et il a été baptisé, le même jour, sous le prénom d Antoine auquel il a-jouta plus tard celui de François-Xavier.par le cure Magloi-re Turcotte, qui fut en charge de cette paroisse de 1833 à 18 38, Il a été ordonné prêtre, à Sainte-Rose, le 1er juin 1856, par Mgr Adolphe Pinsonnault qui venait d'être consacré évêque de London.Mgr Bourget le nomma curé de Saint-Jérôme le 15 mai 1868.Il avait 35 ans d'âge et 12 de sacerdoce.Il était déjà très corpulent (bientôt 333 livres) grand, bien fait de sa personne, la figure haute en couleur, extraordinairement actif, zélé pour les limes, entreprenant, résolu, sans peur de personne ni de rien.En entrant dans son presbytère de Saint-Jérôme, à la porte même, le fait the historique, il se jeta à genoux pour remercier le bon Dieu et lui promettre de travailler pour lui de toute son âme.Et c'est ce qu\u2019il a fait pas loin d\u2019un quart de siècle (1868-1891).Ses activités de colonisateur ont pu donner le change et induire en erreur nombre de gens.Il est cependant certain qu'il fut prêtre avant tout, un prêtre pieux et dévoué, autant que convaincu et sincère, désirant, certes, servir son pays et ses compatriotes, sans laisser jamais de servir d\u2019abord Dieu et les âmes.Tout de suite, pour l'avancement matériel, il voulut voir en grand, élargir les horizons, faire prospérer Saint-Jérôme, coloniser et peupler cette région du nord qu'il s'empressa de visiter et qu\u2019il jugea si belle et si riche d\u2019avenir à plus d un point de vue.tout en se rendant compte qu'elle n'était peut-être pas très propice à la culture des champs.Si Saint-Jérôme, vers 1868-1870, n'était encore qu\u2019un modeste village, on avait l'avantage d'y pouvoir compter, pour seconder les activités du curé, sur des hommes intelligents et progressifs.Nommons entre beaucoup d\u2019autres , avec le maire Laviolette, les de Montigny, les Nantel, les Prévost, les Rolland.les Fournier, les Scott, les Villeneuve, les Lavallée, les Gauthier et les Lapierre.Le curé Labelle, tout en rêvant de peupler son nord , et pour cela précisément, eut à coeur de promouvoir l'avancement de son village et de sa paroisse.Il se persuada que, pour atteindre ce but, il fallait s\u2019organiser et \u201ctout mettre en branle\u2019\u2019 comme il disait, afin d\u2019obtenir des pouvoirs publics la construction d\u2019un chemin de fer de colonisation qui rapprocherait la localité et la région des grands centres comme Montréal, Québec et Ottawa.Il faut lire sa cotrespodance avec les hommes politiques du temps, les ministres, les députés, les journalistes.pour constater comment et jusqu\u2019où il se préoccup-pa et se dépensa dans cette intention.Si -I ,\t3 Dès 1868, un comité de citoyens se constitua à Montréal, sous la présidence de l'honorable Ed.Masson, où l\u2019on relève les noms de Louis Beau-bien, député, Duncan MacDonald, P.-S.Murphy, David Pelletier et Charles Legge, pour s'occuper de la construction d'un chemin à lisse de bois de Montréal à Saint-Jérôme.J'ai eu sous les yeux naguère, en 1929, quand j\u2019ai écrit Le cuti Labelle, un rapport de ce comité en date du 17 décembre 1868 explicite et significatif.Naturellement, on rencontra des oppositions, dont la principale fut celle des directeurs du Un beau coin des Laurentides! Grand-Tronc.M.Labelle et ses amis ne se découragèrent pas.Le curé fit souscrire aux deux municipalités de son village et de sa paroisse un \u201cbonus\u2019\u2019 de vingt-cinq piastres et il demanda à la ville de Montréal une souscription de pas moins de un million qu'il finit par obtenir.C\u2019est ici que se place cet incident ou ce fait particulier de la fameuse \u201ccoc-vée de bois\u2019\u2019, qui montre bien son ingéniosité et son sens pta tique.Le 31 janvier 1871, on avait reçu à Saint-Jérôme, à un dîner qui fit époque dans les annales locales, une importante délégation de citoyens de Montréal, maire et échevtn en tête, venus étudier sut place les possibilités de la construction du chemin à lisses de bois projeté.D'une façon générale on s\u2019était montré favorable à l'exécution de l\u2019entreprise.Mais il était urgent de travailler l\u2019opinion.L'hivct suivant (1871-1872) fut très rigoureux à Montréal.Pat ces temps froids, on manqua de bois de chauffage dans la grande viHe.Le curé Labelle eut alors l\u2019idée ou l'inspiration TU èrSÏÏwëè?de poser un acte public qui serait tout ensemble une belle charité et un moyen certain de force: habilement l\u2019attention des gens de Montréal.II invita dua Les autorités de la ville ont Le lac Raymond est l'un des plus beaux de la séyion des Laucentides.Toute la région, d\u2019ail leurs, abon de en lacs magnifiques,\t- ¦ - haut de la chaire ses paroissiens à porter chacun un voyage de bois, son nord en était largement pourvu, aux citadins en détresse.Ce ne fut pas banal.Un beau matin de janvier, par un froid très vif, mais sous un ciel radieux de soleil, l\u2019une de ces journées d\u2019hiver canadien qui sont si resplendissantes, quatre-vingts voitures doubles (à deux chevaux) menés chacune pat un brave colon du nord, la première par le curé en personne, toutes chargées de bois d\u2019érable ou autre, partit de Saint-Jérôme, passa lentement à Sainte-Thérèse, à Sain-te-Rose, au chemin de front entre Saint-Martin et Saint-Vincent.se dirigeant vers Montreal.Voici comment, dans L\u2019Opinion Publique du 25 janvier 1872, L.-O, David a raconté le fait qui peint toute une situation et met en si belle valeur le savoir-faire du sympathique et légendaire curé.\u201cJeudi dernier, 18 janvier, un spectacle nouveau s\u2019offrait aux regards des habitants de notre ville.Quatre-vingts voitures chargées de bots sillonnaient nos rues.Un grand nombre étaient doubles, c\u2019cst-â-dire traînées par deux chevaux.Un drapeau anglais flottait sur celle de devant (que Conduisait U curé).Les citadins se groupaient aux coins des mes pour voir défiler cette procession.On se demandait ce que cela signifiait?On le sut bientôt.C\u2019étaient les gens de Saint-Jérôme qui s\u2019en venaient, leur ruré en tête, faire un présent de soixante cordes de bois aux pauvres de Montréal.Voilà l'un de ces coups de théâtre pour le bien comme seul le curé Labelle peut en imaginer.Tout en faisant un acte de charité, le curé voulait montrer comment les paroisses du nord pourraient être utiles à notre ville si on leur donnait le chemin de fer qu\u2019elles demandent avec tant d\u2019ardeur.Cet acte généreux des habitants de Saint-Jérôme prouve qu\u2019ils méritent les soutienne dans leur entreprise et qu\u2019on aurait tort de leur refuser les moyens de travailler à la prospérité du pays.\u2014- fait à M.Labelle et à ses paroissiens l\u2019accueil qui convenait.Vers une heure, un dîner leur fut servi dans les spacieuse* salies de l\u2019hôtel Jacques-Cartier.L\u2019échevin Ferdinand David, présidait et plusieurs membres de la \u201ccorporation\u2019\u2019 étaient présents.Des discours ont été prononcés par MM.David, Lo-ranger, Bernard, Wilson.Legge, Chapleau, Jules Prévost, Melchior Prévost et le curé Labelle.Les orateurs de Montréal ont tour à tour décerné de jus-\"\" tes éloges aux citoyens de Saint-Jérôme et ont reconnu avec eux la nécessité du chemin de fee du nord.\u2019\u2019 Ajoutons que, selon ce que rapporte la tradition, 1« discours du curé Labelle à cette occasion fut une emporte-pièce et qu\u2019il ne contribua pas peu à décider le maire et les éche-vins de Montréal à lui accorder le million qu\u2019il sollicitait pour son chemin de colonisation.V« \u2022\u2022 qu on C'est ce geste, aussi habile que charitable, du curé de Saint-Jérôme et de ses paroissiens, accompli le 18 janvier 1872, et qu'ils répétèrent quatre ans plus tard le 27 janvier 1876, qui a inspiré la jolie nouvelle, intitulée La corvée d» l\u2019érable, que le maintenant regretté Frère Marie-Victorin a écrite vers 1916 et qui fut primée à un concours de la société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.L\u2019alerte écrivain a placé le fait en décembre pour le mettre dans le cadre des fête* de Noël, ce qui était une \u201clicence\u2019\u2019 bien permise à l\u2019arrangement de son conte.Mais les dates que j\u2019ai indiquées sont bien exactement celles de ces corvées d« Saint-Jérôme en faveur des pauvres de Montréal.Les deux livraisons de l\u2019Opinion Publique du 25 janvier 1872 et du 3 février Î876, qui relatent les faitsç en témoignent nettement, avés depuis trop longtemps,) tTn tumultueux «meert de pro-1 -_Î1 4lA- \u2019\t__ ____* - A*\tArrslta à 1 FOYER » REPOS\u201d STEADELE-ENHAUT \"L'ENDROIT IDEAL POUR VOS VACANCES\" \u2022 Pension attrayante et confortable \u2022 Au centre de la féérique région des Laurentides \u2022 Excellente cuisine \u2022 Atmosphère intime POUR DETAILS, ECRIVEZ A MADAME J.-H.-A.GRAVEL prop.OU TELEPHONEZ I09-J HOTEL DES MONTS \u201cTHE PUB\u201d SAINT-5AUVEUR-DE5-MONÏ5 \u2022\tCHAMBRE ET PENSION \u2022\tEXCELLENTE CUISINE \u2022\tBIERE ET VIN Pour réservation écrire ou téléphoner 112-8-2 (0.TERREBONNE \u201cDans un merveilleux décor LfiUrentien VA1 MORIN, Qyi.FARM \u2022 Prèa de Ste-Adèle, sur la route des Laurentides.A 50 miMes de Montréal par auto, autobus ou C.P.R.ATTENTION.AMATEURS D'EQUITATIONl L\u2019endroit idéal pour excursionner à cheval par des sentiers pittoresques qui vous conduisent à travers bois jusqu\u2019au sommet, des montagnes.10 chevaux de selle, instructeur expérimenté, manège de pratique.Excursions de 2 ou 3 jours organisées avec guide.INVITATION AUX JEUNES MARIES Un beau centre de villégiature dans un site enchanteur.Chambres confortables, cuisine de choix.Grand salon luxueux.Bière et vins.Bain au lac Millette, tout près.Pour renseignements, dépliant ou réservation, écrire à SUN VALLEY FARM, Val-Morin, F.Que.Hôtel Belmont STEM ARC HERITE LAC MASSON, Que.H.BELIVEAU, GERANT BIERE ET VIN \u2022\tPension de première classe \u2022\t10 Chambres avec eau courante Bienvenue aux Touristes MARCEL MICHEL, prop.\tTELEPHONE: 68-S-3 TELEPHONE 40\tLEO C.COMELLAB, Prop.VILLA DU LAC HOTEL DE TOURISTES\tOUVERT HIVER ET ETE - 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