Progrès-dimanche, 16 avril 2000, Cahier 2
[" \u2022W;.K , ¦¦ \u2022 V K5 ^jimonche Volume 10 gravit sûrement les échelons Theriault Autre texte en page B2 ALMA (PÉT)\u2014 Les trois membres du groupe rock Volume 10 viennent de lancer leur disque compact, dans la région, à Alma.Avec des moyens modestes, ils mènent leur jeune carrière avec la passion de la musique.Le titre de leur premier disque: VIO mobile.C'était aussi leur premier spectacle dans la région, soit au Bar Elliot.Le lendemain, ils étaient présents à Jonquière.Le lancement montréalais a eu lieu il y a quelques semaines au bar L'Inspecteur Épingle.Les enregistrements avaient commencé en octobre.Le groupe se compose d'Éric Vigneault, 32 ans, originaire de Chicoutimi (secteur Nord), y a vécu 15 ans, ainsi que de Gilbert Foisy, Montréalais de 28 ans et Martin Landry, batteur de 25 ans, de Repentigny.Vigneault et Foisy composent les paroles et musiques, et font les arrangements; le batteur a adapté son style à celui du groupe.La chimie fonctionnait bien, au départ, d'indiquer ce dernier.Landry est influencé par le batteur de The Police, mais est polyvalent: il joue aussi du jazz et - de la batterie pour un autre groupe, Les Martiens qui ont déjà un album, mais n'ont jamais joué dans la région.11 arrive souvent que Foisy ou Vigneault commence un thème que l'autre complète.Foisy raconte que son compagnon complète souvent , l'idée qu'il a pu lancer.«J\u2019implante une idée, je lance le premier paragraphe, nous allons dans le local et nous composons la chanson ensemble.Le défi, c'est de dire le plus de choses, dans le moins de mots possible.» Selon les thèmes, des phrases très courtes ou plus longues peuvent créer comme une vague.Le groupe peut aussi bien parler d'un schizophrène, d'un gars qui veut partir au loin avec son amie, d'un autre qui ne bouge pas.Ainsi, croit Foisy , pour se démarquer, le groupe doit être lui-même: «Nous aimons jouer dans le nébuleux, dans le moins direct que la tendance du moment.Nous essayons d'être plus poétiques.» Vigneault et lui se complètent bien, font en sorte de donner aux compositions un son de gffHtpe, reconnaissable.Le but est de faire un peu comme les membres de Beau dommage, dans les années 70.Vigneault et Foisy ont des voix qui se marient bien.Vigneault chantait peu, mais on s'est vite aperçu de l'effet positif de l'agencement des deux voix.Ils l'ont développé: «C'est un créneau qui est peu utilisé, au Québec, depuis Beau Dommage » La formule choisie réussit au groupe.Volume 10\ts'est rendu en demi-finale du concours Francouvertes qui s'ouvre à la relève musicale.Diffusion Actuellement, ce sont surtout les radios communautaires qui jouent Volume 10, mais le groupe a été surpris de l'importance de l'accueil positif des jeunes: «De spectacle en spectacle, nous avons toujours plus de gens.Au lancement montréalais: les 200 sièges étaient occupés.Si nous sommes contents d'être sur scène, les gens le seront de nous y voir, qu'ils soient nombreux ou non » Le groupe est-il prêt à faire des concessions?11\ten ferait peut-être pour une large diffusion, se faire connaître, mais ajoute Foisy: «Quand on paie le disque, le camion, qu'on s'autoproduit à 100 %, on fait plaisir aux gars qui paient nous.» Leur premier disque, paru à 500 exemplaires, leur a coûté 4000 S.À Alma, on trouve ce disque chez lello Musique.«Dans 10 ans, nous aurons quatre ou cinq disques de Volume 10!», résume Foisy.Peut-être à ce moment-là, une grosse compagnie investira-t-elle dans un groupe stable et qui a fait ses preuves, poursuit Foisy.Le groupe préférait produire son disque plutôt que l^e>'gL.d'attendre d'être retenu par une grosse compagnie.Us compagnies ne vont pas investir de fortes sommes sur un groupe, avant qu'il ait fait ses preuves.et duré, avance Foisy.Il raconte l'histoire d'un groupe qui a enregistré un disque où on a investi 50 000 $, mais le groupe s'est disloqué, deux ans plus tard.Plutôt que d'attendre des années un tel budget, Volume 10 a décidé de se lancer et faire son disque, d'expliquer Vigneault: «Avec ça, nous pouvons nous créer notre propre public.Chaque artiste doit se battre pour conquérir son public.Dans l'industrie, il faut vendre 50 000 exemplaires de son premier disque, pour être jugé intéressant; pourtant, ça peut prendre plus de temps.» Les compagnies prennent de moins en moins de chances avec un son nouveau, constate-t-il aussi: «On a toujours l'impression que le rock est mort, mais c'est lui qui vend le plus de disques.C'est encore ce qui intéresse le plus gros public.» Trop souvent, les compagnies vont tenter de donner une couleur connue à un nouveau groupe, afin d'être certain de couvrir leurs frais, plutôt que de miser sur l'originalité d'un nouvel artiste, déplore Volume 10.«Les compagnies qui ont plus d'argent prennent plus de risques.Elles peuvent se permettre des chances, car de gros canons peuvent compenser des pertes.» Origines D'où vient le nom «Volume 10»?Gilbert Foisy (guitare et voix) raconte qu'il y a quatre ans, il avait placé une annonce dans un journal, cherchant des musiciens.Éric Vigneault faisait de même, simultanément: «Il cherchait un joueur de basse qui chante et moi je cherchais un guitariste qui chante!» Rencontre des deux et c'était parti.«Nous nous sommes téléphonés, rencontrés, et ça a collé.Puisque nos annonces étaient parues dans le Volume 10 de la revue, nous avions aussi trouvé le nom du groupe», raconte Foisy.Volume 10 se produit en spectacle depuis deux ans et demi, après 18 mois de préparation: camion, démo et le reste.Les trois membres de Volume 10 rêvent de vivre à temps plein de leur musique.Hors de leur travail en animation, ils consacrent leurs loisirs à ce que ce rêve devienne réalité.«La nuit, on travaille, le matin on dort et le soir, on pratique; c'est très occupé.Nous sommes partis de rien et ça avance.», raconte Foisy, coloriste.Il apprécie le fait de voir le travail du groupe, du rock'n roll québécois, être reconnu et apprécié.Vigneault a dessiné l'histoire du groupe, sous forme de bande dessinée, laquelle fait partie de la pochette de presse.«Il faut toujours se démarquer.», explique-t-il.PVOGRES-DIMANCHE / CAHIER I, le 16 Avril 2000 - B1 B2 - PROGRES DIMANCHE / CAHIER I, le 16 Avril 2000 Volume 10 veut se donner un son distinct Par Paul-Émile Thériault ALMA (PÉT)\u2014 Comment Volume 10 va-t-il réussir à s\u2019intégrer dans le marché ?Auteur-compositeur originaire de Chicoutimi, Éric Vigneault parle de l\u2019importance de se donner un son un peu distinct.'\u2022Pour réellement prendre un gros envol, il faut aussi être appuyé par une compagnie d\u2019importance qui peut en faire la promotion, grâce à ses budgets.», croit Vigneault.Leur son ?Il parle d\u2019un mélange des Colocs, Okoumé, Leloup.Autodidactes Les membres du groupe sont autodidactes.Leur formation relève plus d'années de pratique que de cours officiels en musique.Une bonne journée est de quelle nature?Quatre ou cinq heures de musique, et deux ou trois d'affaires, parce que le groupe assure sa propre gérance.C\u2019est évidemment ce qui se passe hors de la saison de tra- vail, car la musique ne fait pas vivre le trio.Chacun de ses membres travaille dans une même entreprise d\u2019animation.La journée habituelle des musiciens débute par un rituel de musique.Le matin, le trio se rejoint au local et pratique.Éric Vigneault s\u2019occupe de l'image du groupe, laquelle passe beaucoup par les dessins, la préparation d\u2019une pochette de disque et le reste.Foisy s\u2019occupe davantage de la gérance.Le soir, on s\u2019attarde plus à l\u2019écriture.Et quand le groupe va se produire en région, ses membres doivent se faire libérer de leur emploi.sans salaire.Le batteur Martin Landry arrive du cégep Lionel-Groulx.Second batteur de Volume 10, il est du groupe depuis un an, d\u2019abord en remplaçant celui de l'époque.Quand celui-ci (José) n'a pu revenir, il s\u2019est retrouvé derrière la batterie.Bien sûr, c\u2019est un travail, mais termine Landry, «c\u2019est important de garder la fraîcheur, le plaisir, s\u2019ouvrir à tous les styles musicaux».GROUPE- Martin Landry, Gilbert Foisy et Éric Vigneault forment le groupe Volume 10.(Photo Steeve Tremblay) Spectacles du 1 6 au 22 avril 2000 Jour\tTitre/ Artiste\tVille\tAuteur/ Réalisateur\tProducteur/ Compagnie/Pays\tCatégorie/ Contenu\tArtiste(s) Comédiens\tSalle\tHeure\tTél.\tPrix\tRemarque Dimanche 1 6\tÉcole des Frandoles: Couleurs et cultures\tChicoutimi\t\tFarandoles\tdanses traditionnelles\télèves de l\u2019École\tauditorium Dufour\t1 3h00 19h00\t549-4777 549-3910\t13$ 5$\t \tÉcole de Musique et solfège: spectacle\tChicoutimi\t\tÉcole de musique et solfège de Chicoutimi\tmusique variée\télèves de l\u2019École\tLa Saguenéenne\t1 4h00\t\t\t \tOrchestre des Jeunes\tAlma\tchef: Jacques Clément\tGroupe Concerto et Orchestre symph.\tmusique classique\torch.des jeunes du SLSJ et de Sherbrooke\tauditorium d\u2019Alma\t1 4h00\t669-5135 549-3910\t5$\t \tLes porteurs d\u2019eau\tJonquière\tMichel-Marc Bouchard\tLa Rubrique\tthéâtre musical\tBLagrandeur, SGuignard, M.Gauvin\tFrançois- Brassard\t15h00\t542-5521\t20$ 15$\t \tLes papillons de nuit\tJonquière\tMichel-Marc Bouchard\tCégep de Jonquière\tcomédie\ttroupe Kazathok du Cégep\tCôté-Cour\t20h00\t695-4133\t5$\t \tVénus Beauté Institut\tJonquière (ciné-club)\tTonie Marshall\tFrance\tcomédie dramatique\tNathalie Baye Audrey Tautou\tFrançois- Brassard\t20h00\t547-2191 #264\t3.50$\tdernière de la saison Lundi 17\tCycle Ubu\tChicoutimi\tAlfred Jarry\tatelier de production théâtrale, UQAC\ttextes de Jarry étudiants, dir: R.Villeneuve,H.Bergeron\t\tPetit théâtre\t1 9h30\t545-5011 #5533\tgratuit\t \tVénus Beauté Institut\tJonquière (ciné-club)\tTome Marshall\tFrance\tcomédie dramatique\tNathalie Baye Audrey Tautou\tFrançois- Brassard\t20h00\t547-2191 #264\t3.50$\tdernière de la saison \t2000 ans après.\tPéribonka\tLine G.Tremblay msc:JM Gagnon\tProd.Ardantes Diocèse Chic.\tthéâtre\tE.Dupéré, R.Aubut, C.Asselin +6com.\téglise St-Edouard\t20h00\t(1-877) 673-3331\t6$\tpour le Jubilé 2000 Mardi 1 8\tCycle Ubu\tChicoutimi\tAlfred Jarry\tatelier de production théâtrale, UQAC\ttextes de Jarry étudiants, dir: R.Villeneuve,H.Bergeron\t\tPetit théâtre\t1 9h30\t545-5011 #5533\tgratuit\t Mercredi 1 9\tCycle Ubu\tChicoutimi\tAlfred Jarry\tatelier de production théâtrale, UQAC\ttextes de Jarry étudiants, dir: R.Villeneuve,H.Bergeron\t\tPetit théâtre\t1 9h30\t545-5011 #5533\tgratuit\t \tLe songe d\u2019une nuit d\u2019été\tJonquière\tShakespeare\tatelier de théâtre, cil.d\u2019Alma\tthéâtre classique\tétudiants en théâtre du Collège\tCôté-Cour\t1 9h30\t668-2387 #280\t5$\t \tLes porteurs d\u2019eau\tJonquière\tMichel-Marc Bouchard\tLa Rubrique\tthéâtre musical BLagrandeur, SGuignard, M.Gauvin\t\tFrançois- Brassard\t20h00\t542-5521\t\t \tDanse: «Stabat Mater»\tAlma\tPergolese\tPrisme culturel\tspectacle de danse\tcompagnie du Prisme Culturel\téglise St-Joseph\t20h00\t343-2332\t5$\t Jeudi 20\tMargie Gillis\tChicoutimi\t\tThéâtre du Saguenay danse moderne Margie Gillis\t\t\tauditorium Dufour\t20h00\t549-3910\t26$ 20$\t \tLes porteurs d\u2019eau\tJonquière\tMichel-Marc Bouchard\tLa Rubrique\tthéâtre musical\tBLagrandeur, SGuignard, M.Gauvin\tFrançois- Brassard\t20h00\t542-5521\t20$ 15$\t \tLes Belles-Soeurs\tRoberval\tMichel Tremblay\tLe Mic-Mac\tthéâtre\tR.GauthierE.Bergeron, M.Bergeron, L.Boilard\tThéâtre Mic-Mac\t20h00\t275-1778\t15$\t \tLa peau d\u2019Élisa\tChicoutimi\tCarole Fréchette\tVéronique Bouchard Dany Lefrançois\tpièce de théâtre\tVéronique Bouchard Dany Lefrançois\tMaison Robin 20h00 481 Taché\t\t545-5011 #4708\tcontri- bution\tréservation obligatoire Vendredi 21\tLes porteurs d\u2019eau\tJonquière\tMichel-Marc Bouchard\tLa Rubrique\tthéâtre musical\tBLagrandeur, SGuignard, M.Gauvin\tFrançois- Brassard\t20h00\t542-5521\t20$ 15$\t \tDan et Laurence\tJonquière\t\tProducson\tchanson québécoise\tDan Bigras Laurence Jalbnert\tLe Palace\t20h00\t(1-877) 548-0130\t22$\tsouper-spect.dispobible \tLa peau d\u2019Élisa\tChicoutimi\tCarole Fréchette\tVéronique Bouchard Dany Lefrançois\tpièce de théâtre\tVéronique Bouchard Dany Lefrançois\tMaison Robin 20h00 481 Taché\t\t545-5011 #4708\tcontri- bution\tréservation obligatoire \tSteeve Hill\tChicoutimi\t\t\tblues\tSteeve Hill\tHôtel Chicoutimi\t20h00 549-7111\t\t18$\t \tAu 1000 Shake\tAlma\tSylvie Doyon\tTroupe Génération II\tcomédie musicale\tm.sc:Sylvie Doyon\tDam-en- Terre\t20h00\t668-8494\t15$\tsouper disponible \tLes Belles-Soeurs\tRoberval\tMichel Tremblay\tLe Mic-Mac\tthéâtre\tR.GauthierE.Bergeron, M.Bergeron, L.Boilard\tThéâtre Mic-Mac\t20h00\t275-1778\t15$\t Samedi 22\tLes porteurs d\u2019eau\tJonquière\tMichel-Marc Bouchard\tLa Rubrique\tthéâtre musica\tBLagrandeur, SGuignard, M.Gauvin\tFrançois- Brassard\t20h00\t542-5521\t20$ 15$\t \tLa peau d\u2019Élisa\tChicoutimi\tCarole Fréchette\tVéronique Bouchard Dany Lefrançois\tpièce de théâtre\tVéronique Bouchard Dany Lefrançois\tMaison Robin 481 Taché\t20h00\t545-5011 #4708\tcontri- bution\tréservation obligatoire \tAu 1000 Shake\tAlma\tSylvie Doyon\tTroupe Génération II\tcomédie musicale\tm.sc:Sylvie Doyon\tDam-en- Terre\t20h00\t668-8494\t15$\tsouper disponible \tLes Belles-Soeurs\tRoberval\tMichel Tremblay\tLe Mic-Mac\tthéâtre\tR.GauthierE.Bergeron, M.Bergeron, L.Boilard\tThéâtre Mic-Mac\t20h00\t275-1778\t15$\t Photographe originaire de Val-d'Or Chantal Gervais met en jeu la lumière et la peau par Denise Pelletier CHICOUTIMI (DP) Aujourd\u2019hui, plusieurs créateurs en arts visuels proposent des expositions qui sont aussi des installations.En ce sens qu\u2019ils ne se contentent pas d\u2019accrocher leurs toiles ou photographies aux murs, mais présentent ces oeuvres dans un contexte précis créé par la lumière, par des objets, par des sons ou des textes.En général, cette mise en situation des oeuvres a pour effet de les rendre plus accessibles au visiteur, car la sollicitation des sens est ainsi renforcée.Et c\u2019est ce qui se passe avec l\u2019exposition présentée à la galerie Séquence par la photographe Chantal Gervais jusqu\u2019au 14 mai.Une exposition, mais deux oeuvres, ou ensembles d\u2019oeuvres, occupant chacun une salle de la galerie.Ici, l\u2019environnement, le contexte est créé par la lumière : celle des toiles elles-mêmes et celle qui les entoure.La plus remarquable de ces atmosphères est celle de la salle où est présentée l\u2019oeuvre «Le silence de l\u2019être» : il y fait presque totalement noir.Non seulement la salle n\u2019est pas éclairée, mais le contour du sujet, le fond de l\u2019image et le cadre, tout cela est CHANTAL GERVAIS.présen te deux installations photographiques à la galerie Séquence jusqu'au 14 mai.(Photo Rocket Lavoie) également noir.C\u2019est donc la lumière même dégagée par les corps (ou parties de corps) photographiés qui fait impression sur l\u2019oeil.Ce «silence de l\u2019être» du titre, c\u2019est en quelque sorte celui de ces corps, photographiés en gros plan, de sorte que l\u2019on n\u2019en saisit jamais l\u2019ensemble, mais plutôt une petite portion : bouche, mains, pieds, torse.Ils ne «parlent pas», ils sont simplement là, intempo- rels, figés.C\u2019est ailleurs qu\u2019il faut chercher un sens.Par exemple dans la peau, sur laquelle semble se concentrer toute la lumière disponible dans la salle.La peau, est-ce que c\u2019est l\u2019être?Par ailleurs, puisque ces éléments sont entièrement entourés de noir, ils semblent flotter dans l\u2019espace, un peu à la manière des hologrammes.Et la ressemblance avec ces derniers est d\u2019autant plus forte que la peau, dont on distingue le grain et la moindre nuance, apparaît comme translucide, lumineuse.Pour un peu, ces photos répondraient à la question : y a-t-il «quelqu'un» sous cette peau, derrière cette peau?Particulièrement impressionnante, la photo où on aperçoit, de profil, une bouche : les lèvres d\u2019un rouge intense sont lumineuses, à la fois étonnantes et étranges.Quant aux postures de ces corps, inspirées parles systèmes de représentation du Baroque et de la Renaissance, elles vont de la pose statique évoquant la rêverie ou le songe au geste démesuré résultant d\u2019une torsion impossible.Dans l\u2019autre salle, la lumière est tamisée mais ce n\u2019est pas le noir qui domine : plutôt des teintes de terre rouge ou d\u2019ocre, qui colorent différemment cet CORPS - Dans ses deux installations, intitulées «Le silence de l\u2019ètre» et «Dualité de la chair», l\u2019artiste explore la troublante intimité du corps.(Photo Rocket Lavoie) ensemble intitulé «Dualité de la chair».Un des murs, est occupé par six photos : une grande, où est représenté un torse de femme, et cinq petites qui laissent voir, selon le cas, deux mains, une langue, un cou, des pieds, une bouche.Elles sont disposées au fond de cadres-boîtes aux larges contours.Sur chacun des trois autres murs, une photo grand format illustrant une plusgran-de partie du corps.Autant les photos de «Silence de l\u2019être» tiennent le coeur à distance à cause de leur étrangeté qui déstabilise le visiteur, autant cel- les de «Dualité de la chair» se laissent approcher, donnent une impression de rencontre intime, à la fois troublante et émouvante.Chantal Gervais, photographe originaire de Val-d'Or qui vit et travaille maintenant à Ottawa, nous offre ici un travail d\u2019un qualité technique remarquable.Elle reprend l\u2019incessante interrogation qui porte sur les rapports entre l\u2019art et le corps, en y apportant une touche très personnel le, une vision qui met en jeu le lumière et la peau, l\u2019omniprésence et la fragilité.\u201e\t.WÈ& 'ÛL.JUÊU* EXPOSITION - Thérèse Fournier propose une exposition intitulée «Au fil des jardins» jusqu\u2019au 14 mai à la Maison d\u2019accueil de Chicoutimi.(Photo Rocket Lavoie) «Au fil des jardins» Thérèse Fournier poursuit son exploration du monde floral par Christiane Laforge CHICOUTIMI (CL) - Peintre de la sérénité, Thérèse Fournier poursuit l\u2019exploration des fleurs.Ses compositions s\u2019ouvrent, cependant, de plus en plus aux personnages et aux arrangements qu\u2019elle imagine.Travailleuse minutieuse, ses toiles expriment une recherche grandissante des effets subtils et spéciaux que l\u2019on peut obtenir dans les jeux de transparence du médium utilisé, l'aquarelle.Son exposition débute ce dimanche, 13 h.à la salle d\u2019exposition de La Maestria, située à la Maison d\u2019accueil de Chicoutimi.«Au fil des jardins» est un ensemble d'oeuvres récentes qui démontrent une évolution dans le regard.Après avoir intensément fait l\u2019expérience du coeur de la fleur, travaillant en gros plan pour en livrer tout le caractère, l\u2019artiste recule son chevalet pour créer des compositions et transformer la réalité.-Quelques bouquets fraîchement éclos, parfums de fleurs, couleurs sauvages d'un vent léger, vapeur d\u2019été, enfant bonheur, pour toi je peins et mon plaisir devient le tien.» Cette phrase écrite sur la carte d\u2019invitation résume bien sa démarche.Certaines pièces sont particulièrement intéressantes.«Un coin du ciel «représente un jardin d'eau fleuri idyllique qu\u2019admire un petit garçon aux cheveux blonds.Une composition qui.malgré sa forme étroite.vient chercher le regard et l\u2019entraîne à l'intérieur du jardin.«Témoin du silence», deux transats vides, côte à côte auprès d\u2019un étang, créent un contraste réussi entre le ton neutre de la toile et la transparence vert-bleu de l\u2019eau de l\u2019étang.Quelques scènes de fermes sont également séduisantes.L\u2019abondance de fleurs débordant des murs de briques ou de pierres s'opposent par la viva- cité de leurs tons avec la vitalité espiègle des oies blanches.En fait, c\u2019est un peu cela qui se manifeste dans cet ensemble.Thérèse Fournier joue à opposer les tons vifs aux tons pâles, et les effets sont intéressants tout en créant une dynamique vivante.Soulignonsaussi unecompo-sition inusité qui tranche avec tout le reste, soit «Aux marches du palais», une toile inspirée des Médiévales de Québec qui nous plonge dans un univers tout à fait inhabituel.À noter aussi, une toile intitulée «La samaritaine» : une pompe à eau, en plein jardin fourni, quelque peu sauvage.La palette est particulièrement riche dans cette oeuvre, surtout les couleurs chaudes de la pompe qui en illustre le côté vieillot, une patine du temps fort évocatrice.L\u2019exposition «Au fil des jardins» sera visible jusqu\u2019au 15 mai.Les heures d\u2019ouverture sont de 13 h à 16 h.du mercredi au dimanche.Plus de bisous que de SOUS Québec, l'Auberge du Trésor, face à face avec le Château Frontenac, à Tendroit exact où s\u2019est donné le premier «frcnch kiss» en Amérique et la léeende continue.-vÇ?s w\ti.è
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