Progrès-dimanche, 12 novembre 2000, Cahier 2
[" Recueil de 106 haïkus L# ë&J.Wm H ¦é 0 0* V» ¦\u2019 Carol Lebel reconnaît les petits miracles du quotidien pelletier CHICOUTIMI (DP) - Les lecteurs sont peu nombreux, les tirages confidentiels, auteurs et éditeurs n'en retirent pas un sou.C'est ce qui se passe en poésie, en poésie québécoise notamment, et c\u2019est encore plus vrai lorsqu'on parle d'une forme très particulière de la poésie, le haiku, ce petit poème dont la forme a été d'abord fixée au Japon.Complet en lui-même, le haïku doit offrir une description et une conclusion en trois lignes et 17 syllabes.C'est ainsi que le décrit Carol Lebel qui a découvert le haïku il y a une douzaine d\u2019années en lisant un recueil d'André Duhaime.Il avait déjà publié des recueils de poésie mais il lui a semblé, avec le haïku.avoir trouvé la forme qui convenait à ses intentions, et depuis ce temps, il n\u2019écrit et ne publie que des haïkus.Récemment, il lançait donc son plus récent recueil, intitulé «Des mondes nous échappent», au Cégep de Chicoutimi où il enseigne la philosophie.Un livre petit format de moins de 100 pages, publié aux éditions Le Loup de Gouttière, comme trois de ses précédents recueils, une centaine de poèmes, une préface en forme de poème de Michel Carneau, quelques dessins à l'encre de l'artiste coréenne Yunjeung Yang: tout semble petit, léger, fragile dans I une telle entreprise.Mais l'ensemble se tient, et touche de plus en plus 1 de gens, selon Carol Lebel.Et malgré les \u2018 apparences, écrire un haïku f n'est pas plus facile que de rédiger un long texte.Au ¦ contraire dit l'auteur, qui f présente, dans ce recueil, le F fruit de trois ans de travail au P cours desquels il a rédigé plus de jT 800 haïkus.pour finalement n\u2019en garder qu'une centaine, 106 très exactement.Pour lui, tout découle d'une observation attentive du quotidien, que ce soit les rues d'une grande ville avec leurs cafés, leurs bars, leurs vitrines, ou son propre jardin, où il se passe des choses extraordinaires pour peu qu\u2019on sache regarder.Il faut donc selon lui être ouvert à l'instant, savoir reconnaître les petits miracles du quotidien.Par exemple, une vieille dame qui, le jour de la Saint-Valentin, se tient devant la vitrine d\u2019un sex-shop, un poète qui meurt dans la solitude d'une chambre d\u2019hôtel, des écureuils qui folâtrent dans un cimetière, une lettre mise à la poste.Si la tradition japonaise exige que le haïku évoque la nature et les saisons.Carol Lebel, comme d'autres haïkistes à travers le monde, aborde d'autres sujets, des sujets I urbains et quotidiens.Il note ses observations dans des carnets, mais le momentde vérité arrive| quand vient le temps d\u2019écrire le poème.I Cela doit être très simple, comme une photographie, un instantané qui passe tout entier dans les mots: ceux-ci doivent montrer à la fois l'image et l'émotion qu'elle a provoquée, le texte doit se tenir en équilibre entre ia banalité et l'exaltation.Par exemple: «fête de quartier/ l'éternité d'un regard/ entre un enfant et un clown».Il faut aller à l'essentiel, tout en créant sa propre musique.Le poète trouve les mots, les assemble, les combine, les change, se demandant sans cesse si le résultat correspond à ce qu'il recherche.Il arrive que l'on tienne un sujet, mais que l'on n\u2019arrive à rien.Il faut alors abandonner le poème, et dans certains cas avoir l'agréable surprise, si on y revient quelques années plus tard, de trouver plus facilement ^ la forme idéale, celle qui fait voir la photo.Parfois, ça y est, dit Carol Lebel: le haïku est parfait, «rond», on ne peut rien y ajouter ni en retrancher.Mais c\u2019est rare, et même ceux qu'il publie ne lui donnent pas tous cette satisfaction, Au début, il cherchait à respecter la règle du 5-7-5 syllabes, mais il la transgresse maintenant régulièrement, car ce qui compte, c'est la musique, la sonorité, le rythme, et leur rapport au contenu.Appliquer au français des règles conçues pour la langue japonaise ne donne pas nécessairement de bons résultats.Même les poètes japonais ont transgressé ces règles depuis deux siècles : le haïku est là-bas très populaire, très prisé du public, plus d\u2019une centaine de publications lui sont consacrées.C'est donc inévitablement devenu un sujet de controverse, de disputes entre écoles de pensée, souligne Carol Lebel.À ce propos, ce qui est intéressant aujourd'hui c'est que les auteurs de haïkus peuvent communiquer entre eux par-delà les frontières.Ils peuvent entrer en contact, s'échanger des poèmes, élaborer des publications, grâce au courrier électronique et à Internet.Ainsi, dix haïkus de Carol Lebel font partie de «Haïku sans frontières», une anthologie mondiale du haïku réalisée sous la direction d'André Duhaime, auteur et critique, considéré comme le spécialiste québécois du genre.Publiée aux éditions David en 1998, cette anthologie regroupait 181 auteurs venant de divers pays, qui avaient fourni chacun dix haïkus.Les textes écrits dans d'autres langues étaient accompagnés d'une traduction en français: tous les contacts s\u2019étaient faits par Internet.Ce fut un franc succès dans le domaine de la poésie, puisque la première édition de 1000 exemplaires est épuisée et qu'on vient de procéder à une réimpression.Par ailleurs, Carol Lebel fait aussi partie d'une autre anthologie, toute récente celle-là, et également publiée sous la direction d'André Duhaime, en coédition par les éditions David, Du Blé et Perce-Neige, sous le titre «Haïku et Francophonie canadienne».L\u2019ouvrage réunit les textes de 45 poètes représentant six provinces canadiennes, qui proposent chacun sept haïkus.Autre texte en page B-3 PROGRES-DIMANCHE / CAHIER B, le 12 Novembre 2000 - B1 Les fleurs parlent au Musée Louis-Hémon _\t- -\tU 11 11 PÉRIBONKA (PÉT) \u2014 L\u2019exposition «Le langage des fleurs», actuellement présentée au Musée Louis-Hémon de Péribonka.permet de découvrir ou redécouvrir 17 artistes de la région.Il s'agit de la quatrième édition de cet événement annuel présenté en collaboration avec l'Association des artistes et artisans en arts visuels de la MRC Maria-Chapdelaine.Huiles et acryliques, aquarelles, oeuvre textile et création de cuir, sculpture et textes sont autant d'éléments démontrant la créativité des artistes de la région.Les artistes ont parfoischoisidécrire leur propre texte et ont.à d'autres moments, retenu le texte d'un auteur reconnu.Ainsi, on en trouve de Théophile Gauthier, George Sand, et d'autres.Dès qu'on entre dans lasalle.on découvre une peinture de l\u2019artiste d'origine chicouti-mienne Corno, marraine de l\u2019exposition.Elle qui fait carrière à New York a peint, en 1999.New York City Flower.Elle en a fait don au musée.La mère de l\u2019artiste représentait cette dernière, au vernissage.«Johanne donne beaucoup et travaille passionnément.On l\u2019encourage beaucoup; des parents ont encore pour rôle de les encourager et les soutenir, même si leurs enfants ne sont plus avec eux.», dit-elle au sujet de sa filles.À Péribonka, on peut voir, entre autres, une création du peintre Marcel Desbiens, qui vit en.Australie depuis quelques années.Cela ne l'a pas empêché d'être présent au vernissage et d'exposer à la bibliothèque de Dolbeau.au début du mois, ainsi qu\u2019à La Corniche, à' Chicoutimi, depuis jeudi, jusqu'à aujourd'hui.Desbiens quitte la région le 14.Présentée à Péribonka.sa création d'origine sur toile a fait l\u2019objet de transformation des pigments «colorés, photographiés en transparence, numérisés, manipulés par informatique, avant d'avoir été imprimés à jet d'encre, sur papier.» Le titre: Ô fleur, langa- oc* rnnivprs sJL A FLEURS - Gaétane Savard propose «Rendez-vous aux soleils», un clin d\u2019oeil aux Grands jardins de Normandin.(Photo Francis Juneau* C'est Audrey Émond qui présente la seule photo de l'exposition.«Fleur de lys», de Québec à Saint-Malo, et un texte de son cru.Paulette Bergeron a aussi composé le texte qui accompagne «Sérénade pour été», une création d'aquarelle et encre de Chine.Détentrice d'un baccalauréat en arts, l'enseignan te à la retraite depuis six ans s'est remise à la création artistique, puis à l'aquarelle, il y a quatre ans, s'inspirant de ses jardins.Jacynthe Bourgeault a peint une huile.Son propre texte accompagne donc «Azaleas blancs et roses dans la chambre de grand-mère».Gaétane Savard présente aussi une huile, «Rendez-vous aux soleils», un double clin d\u2019oeil aux Grands jardins de Normandin, tant dans l\u2019oeuvre que dans le texte.Le triptyque «Fleur d\u2019or et coquelicot » de Jeanne Mance Tremblay est une huile qu'accompagne le texte Langage secret, de Noëlla Tremblay-Villeneuve.Mme Danielle Tremblay propose un bas-relief en cuir «Ces douceurs parfumées», avec le texte «Si» de Madeleine St-Pierre.Liette Claveau a illustré son oeuvre d\u2019huile et acrylique d'un texte de Théophile Gauthier; elle a baptisé sa création du nom «À fleur de peau».Louizel Coulombe présente aussi une aquarelle; Et quand «tourne le sol» sous nos pieds s\u2019accompagne de son propre texte.Un autre nom fort connu dans la région est présent au musée, soit Thérèse Fournier.À côté de son aquarelle «La dame de coeur», elle a choisi de placer l'extrait d'un texte intitulé Inspirations de l'artiste, dont elle est l\u2019auteure.Spectacles du 12 au 18 novembre 2000 Remarque Artiste(s) Comédiens Jour Titre/ Artiste Ville Auteur/ Réalisateur Producteur/ Compagnie/Pays Catégorie/ Contenu Dimanche 12 Un éléphant dans le coeur Orchestre des jeunes Plume Latraverse La coupe Chicoulimi Jonquière Chicoutimi Jonquière (ciné-club) Jean-Frédéric Messier Haydn, Bizet Gougeon Plume Latraverse Khyentse Norbu Th.des Confettis et Diffuseurs régionaux Orchestre symph du SISJ Théâtre du Saguenay Bouthan/Australie théâtre pour 7-10 ans musique classique chanson d'auteur comédie Nadine Meloche Stéphane Allard soliste: Sébastien Gingras, violoncelliste Plume et les Mauvais Compagnons Jamyang Lodro Nelen Chokling auditorium Dufour François- Brassard auditorium Dufour François- Brassard 14h00 549-3910 14h00 545-3409 20h00 549-3910 20h00 547-2191 «264 20h00 547-2191 *264 8$ 6$ 29$ 21$ 3 50$ parent acc: gratuit carte/membre 20$.26$ carte/membre 20$, 26$ carte/membre 15$.22$ Lundi 13 La coupe Léa Ghost Dog, la voie du samouraï Jonquière (ciné-club) Chicoutimi (ciné-club) Alma (ciné-club) Khyentse Norbu Bouthan/Australie comédie Ivan Fila\tAllemagne Jim Jarmusch États-Unis drame psychologique drame philosophique Jamyang Lodro Nelen Chokling Lenka Vlasakova Christian Eedl Forrest Whittaker François- Brassard auditorium Dufour cinéma du Complexe cinéma Orphéon Conserva- toire auditorium Alma 20h00 549-3910 19h30 668-4541 3.50$ 3.50$ 2 50$ 6 50$ Mardi 14 Kennedy et moi Autour de la clarinette Patrick Huard Dolbeau (ciné-club) Chicoutimi Alma Sam Karmann France d'ap.JP Dubois Brahms, Bruch Chan Kha Nin Orchestre symph, CBJ auditorium d'Alma comédie dramatique alto, clarin.vlcelle, piano humour J.-P.Bach Nicole Garcia L Beauchemin, D Ellis, A Desgagné, S.Murray Patrick Huard 20h00 276-5452 276-3535 20h00 545-3409 20h00 669-5135 5$ 17.50$ 36$ 36.50$ Mercredi 15 Patrick Huard Chicoutimi Théâtre du Saguenay humour Patrick Huard auditorium Dufour Jeudi 16 Concert du Conservatoire Voix et volutes sur velours Lenz Chicoutimi Jonquière Chicoutimi Haydn, Haendel Georg Buchner Conservatoire Orchestre symphonique Tètes heureuses flûte, perçus.orgue, tromp.voix et cordes gastronomie théâtre, drame JCarpentier, PBégin, WCroft, MHudon Daniel Taylor, haute-contre.et Quatuor Alcan msc: R.Villeneuve DThéberge.DLefrançois Conserva- toire\t20h00\t698-3505\tgratuit\t Théâtre Palace\t18h30\t545-3409\t100$\tactivité bénéfice Théâtre de l'UQAC\tO O x: o CM\t545-5011 *4708\t18$\t Vendredi 17 Isabelle Boulay Crampe en masse Lenz Baby Boom Show Chicoutimi Jonquière Chicoutimi Jonquière auteurs compositeurs Georg Buchner Donovan, E John Cat Stevens.chanson populaire humour en duo Théâtre du Saguenay Producson Têtes heureuses\tthéâtre, drame Côté Cour\tmusique des années 60-70 Isabelle Boulay 1ère partie: Mathieu Gratton Ghyslam Dufresne msc: R.Villeneuve DThéberge.DLefrançois Marc Bégin, Gaston Cantin et musiciens auditorium Dufour\t20h00\t549-3910\t30$ 25$ Le Palace\t20h30\t548-0130\t17 25$ Théâtre de l'UQAC\t20h00\t545-5011 *4708\t18$ Côté-Cour\t20h30\t542-1376\t12$ Samedi 18 Lenz Les ballets jazz de Montré.Harmonie Saguenay Baby Boom Show Isabelle Boulay Crampe en masse Chicoutimi al Chicoutimi Jonquière Jonquière Alma Dolbeau Georg Buchner Gershwin, Schubert.Donovan, EJohn Cat Stevens.auteurs compositeurs Têtes heureuses Théâtre du Saguenay Ville de Jonquière Côté Cour auditorium d\u2019Alma Comité des spectacles théâtre, drame msc: R.Villeneuve DThéberge, DLef rançois\tThéâtre de l'UQAC\t20h00\t545-5011 *4708\t18$ danse moderne Louis Robitaille et autres danseurs\tauditorium Dufour\t20h00\t549-3910\t20$ 15$ musique pour Mathieu Fortin, piano, harmonie\tmusiciens, dir:M.Gingras\tThéâtre Palace\t20h30\t548-0130\t12$ musique des Marc Bégin, Gaston Cantin années 60-70 et musiciens\t, Côté-Cour\t20h30\t542-1376\t12$ chanson\tIsabelle Boulay populaire\t1ère partie;\tauditorium d'AI ma\t20h00\t669-5135\t30$ 25$ humour en duo Mathieu Gratton Ghyslain Dufresne\tThérèse- Plante\t20h00\t276-1317\t18$ 15$ Oeuvre en prose de Büchner\t^ La troupe les Têtes heureuses présente «Lenz» par Denise Pelletier CHICOUTIMKDP) La nouvelle production de la troupe de théâtre les Têtes heureuses, qui sera présentée à compter de ce jeudi 16 novembre, est une adaptation de -Lenz», nouvelle inachevée de Georg Buchner, auteur allemand du XIXe siècle.Pour Rodrigue Ville-neuve.qui assure cette adapta tion et la mise en scène du spectacle, il s agit d un «texte extraordinaire, doté d une force incroyable**.Georg Büchner, défenseur des idées issues de la Révolution française, est davantage connu pour son théâtre, notamment «La mort de Danton*> et,surtout, Woyzeck».«Lenz », la seule oeuvre en prose de Büchner, raconte un séjour du poète Jakob Lenz, ami de jeunesse de Goethe, dans les montagnes chez le pasteur Oberlin auprès de qui il pensait trouver l apaisement et le calme.Utilisant les notes de ce dernier.Büchner décrit, dans une langue qui combine l'observation clinique et la création esthétique, rentrée progressive dans la folie de Jakob Lenz.qui tente malgré tout de lutter contre la désagrégation de son esprit, expliquait Rodrigue Villeneuve cette semaine.«J ai voulu faire entendre ce texte, qui parle de la folie, de l art, de Dieu, de la nature», ajoutait-il, comparant ce travail à celui qu\u2019il avait effectué pour une autre production des Tètes heureuses, «L automne le plus nébuleux de Grisoeil», d après un texte de Robert Musil.Cette fois, pour mettre en scène le récit de Büchner, il a inventé un univers étrange, le grand hôtel où se réfugie Lenz, qui écoute toujours la même musique et ne connaît qu une seule façon de parler, soit de réciter le texte de «Lenz», qu il connaît par coeur.Et c'est le seul des deux personnages qui parle dans la pièce, l autre, le pasteur Oberlin, demeurant muet et se contentant de l'écou ter.Le jeune comédien Dominic Théberge incarnera Lenz.Récemment diplômé du Conservatoire d art dramatique de Montréal, il a joué sous ladirection de Dominic Champagne, Igor Ovadis et Jean-Pierre Ronfard.C'est la première O fois qu il travaille avec les Têtes heureuses, et le court extrait de «Lenz» qu il a présenté cette semaine lors d une rencontre de presse était fort convaincant.Dany Lefrançois, étudiant finissant en théâtre à 1UQAC et comédien qui a participé à plusieurs productions régionales, incarnera Oberlin, le personnage du pasteur présent en scène, expressif mais muet, tandis qu un tout petit rôle féminin sera assumé par Carmen Tremblay, de Chicoutimi.Hélène Roy, créatrice en art visuel bien connue au Saguenay, a réalisé le décor, et c est pour elle une première expérience dans le domaine.En collaboration avec le scénographe Michel Gauthier et le peintre Luc Bergeron, elle a peint les hauts murs de 1 hôtel, créant un univers à la fois oppressant et fragile, qui sera mis en éviden ce par les éclairages de Denis Guérette et des projections vidéo.Les représentations de «Lenz» auront lieu au Petit théâtre du pavillon des Arts de décembre 2000 ^es jeudis, ven- OOMEDIENS-UoniinicThébergeelDanj Lefrançois incarneront dred is et samedisà 20h00 elles les denx personnages princ.panx de la piece^\t^ dimanches a 14h00.Une exposition et un colloque circonscrivent l'événement THEATRE - Les Tètes heureuses vont présenter «Lenz».au Petit théâtre du pavillon des Arts de I UQAC, du 16 novembre au 23 décembre.Ci-dessus.Rodrigue Villeneuve, qui assure la mise en scène et l'adaptation du texte de Büchner.(Photo Jeannot Levesque) par Denise Pelletier CHICOUTIMKDP) - A l occa-sion de la présentation de la pièce «Lenz».la troupe les Têtes heureuses organise, comme elle en a pris 1 habitude.un événement autour de 1 auteur ou des thèmes abordés dans la production.Ce sera donc cette fois l\u2019Événement Lenz, qui comprendra deux éléments, une exposition et un colloque.L exposition, présentée à la galerie l'Oeuvre de l autre et intitulée «Une singulière rencontre -.réunira deux séries de peintures sur papier réalisées par Hélène Roy, qui est aussi conceptrice des décors de la pièce.Celle-ci a imaginé les images dessinées par Lenz sur les murs de sa chambre, superposant la solitude de la création à celle du personnage.Cette exposition.présentée du 22 novembre au 3 décembre, sera visible, en plus des heures d ouverture régulières de la galerie, entre 18h et 20h les soirs de représentation et entre midi et 14heures le dimanche.Le vernissage de l exposi-tion.le jeudi 23 novembre à 17 heures, marquera le coup d envoi de l\u2019Événement Lenz.et sera suivi du lancement du dernier numéro des Cahiers de théâtre JEU.consacré à 1 adaptation théâtrale.Le lendemain, vendredi, au Pavillon des arts, entre 9h00 et 16h, il y aura diverses activités, telles table ronde, débat, lecture publique et communications portant notamment sur la folie, sur l'art, sur la question de Dieu et sur 1 oeuvre de Georg Büchner, avec des professeurs, chercheurs, artistes et cliniciens.Ce n'est pas un colloque pointu réservé aux spécialis-tes:c'estouvertaugrand public, on peut y rester une heure ou toute la journée, discuter, poser des questions, précise Hélène Bergeron, directrice de production, ajoutant que le programme complet de la journée sera rendu public sous peu.Poésie et philosophie Le hcrïku apporte une leçon de vie par Denise Pelletier CHICOUTIMKDP) Pas étonnant que la forme du haiku ait séduit Carol Lebel quand il l a découverte il y a douze ans en lisant un recueil d André Duhaime.car elle combine en quelque sorte ses deux centres d intérêt: la poésie et la philosophie.Natif de Québec.C arol Lebel a en effet hésité entre la littérature et la philosophie, pour finalement choisir,eette dernière comme champ d études à 1 Université Laval.Après quoi il s est installé à Chicoutimi, car il avait été engagé au Cégep comme professeur de philo: il y a de cela 26 ans.Mais il a toujours eu la pas siond écrireet il n a pas délaissé pour autant la littérature.11 publiait \u2019en 1981 un premier recueil intitulé «Ivresse en miettes», à compte d auteur, suivi de «Curriculum vidé » aux Éditions de l'A.Z, et «Difficile de respirer par les yeux des autres» aux éditions Sagamie.En 1994.il publiait, au Loup de Gouttière, un premier recueil de haikus, «Errances», qui fut suivi par un deuxième en 1997: Petites éternités où nous passons».Pour lui, il n y a pas de séparation entre philosophie et littérature: «un bon roman, c est philosophique», dit-il.Malgré les contraintes imposées par le programme d enseignement de la philosophie au collégial, il tente tout de même de faire saisir à ses étudiants 1 essence de cette discipline et la façon dont elle peut s appliquer à la vie de tous les jours.«Les philosophes ont abordé les grands sujets et leurs travaux peuvent aider les étudiants d aujourd hui à réfléchir sur le sens de la vie.l'amour, 1 amitié, la vérité et le mensonge», dit-il.Par ailleurs, le haïku, avec-son bagage oriental teinté de philosophie zen.lui a apporté une leçon de vie: «il me fait redécouvrir le sens de 1 émerveillement, apprécier chaque instant, chaque petite chose que je vois.Et je me dis ensuite que je suis chanceux d'avoir vécu ça», dit-il.Et cette passion d écrire qu'il éprouve toujours, Carol Lebel veut la partager.Avec d autres auteurs, par le biais des anthologies et des échanges de lettres et de courriels, et aussi avec de plus en plus de lecteurs, par exemple à la faveur d ateliers, de cafés littéraires.de soirées de poésie et salons du livre, domaines dans lesquels il est assez actif.L auditoireestencorelimité,il y a peut-être 200 ou 300 lecteurs de poésie au Québec, mais il a tendance à augmenter.Par- fois.une lueur d intérêt s allume dans les yeux d un lecteur et il n en faut pas plus: quand quelqu'un vient me dire qu il a aimé un de mes poèmes, c'est mon salaire», dit-il.Le haïku constitue peut-être finalement la forme poétique la plus susceptible d accrocher les gens aujourd hui.parce que c'est très court et très concis.Mais il faudrait trouver des moyens, autres que des recueils à tirage confidentiel.pour le rendre accessible.André Duhaime.dans l\u2019Outaouais, par exemple, travaille à un projet pour faire imprimer des haikus sur les autobus. s.DANSES LATINES - Mirurgia Lopez Manresa se joindra aux danseuses du groupe Stage Band Senior, lors de la soirée latino organisée par son époux, Jacques Poirier.Un souper-spectacle à saveur latino par Christiane Laforge CHICOUTIMI (CL) - Indéniablement attiré par le Sud et la culture latine.Jacques Poirier a décidé de réunir en une soirée d autres passionnés de l'univers latino.Il a orchestré un souper-spectacle au cours duquel le groupe Stage Band Senior sera la vedette.Natif de la région, producteur improvisé dit-il, le but de cette soirée consiste à démystifier les attitudes racistes à l'égard de certains immigrants.Un constat qui s\u2019est iniposé à lui depuis deux ans, après avoir épousé une Cubaine.Celle-ci devait à la fois affronter les rigueurs du climat nordique, apprendre une nouvelle langue.s'intégrer à une communauté inconnue et subir parfois l'incompréhension et les remarques teintées de racisme.Pour contrer cela, le couple s'est intéressé aux personnes immigrantes installées dans la région et a participé aux rencontres organisées entre gens de diverses ethnies.Ayant assisté à un spectacle du Stage Band Senior de Victo-riaville, Jacques Poirier a eu 1 idée de le faire venir à Chicoutimi.Organisme communautaire sans but lucratif, le SBS a été créé en 1993 par une vingtaine de personnes, ex-étudiants de la Polyvalente Le Boisé de Vic-toriaville et musiciens professionnels, étudiants en musique de niveau collégial et universitaire ayant déjà joué au Festival International de Jazz de Montréal.Leur intention est d'utiliser la musique comme moyen d ouverture sur le monde.Sous la direction de Jean-Pierre Lambert (lequel travaille auprès de Pierre Ver-ville.Jean Lapointe et Jean-Guy Moreau) une vingtaine de musiciens, deux chanteuses, un chanteur (d'origine cubaine).cinq danseuses et un danseur.présentent des spectacles de différents styles: jazz, blues, ballroom et latin (Poncho Sanchez.Gloria Estefan.Yuri Buenaventura.Ricky Martin.Afro Cuban All Stars.Michel Cami-lo).Avec 1 intégration d artistes immigrants, le groupe explore aussi la musique afro-cubaine et sud-américaine: samba, salsa, guajira-son.Une polyvalence qui a valu plusieurs prix et distinctions au Stage Band Senior, principalement au Festival des Harmonies du Québec et, cette année, une tournée en France.À l'occasion du spectacle.Mirurgia Lopez Manresa.se joindra aux danseuses du groupe-\t., «Ce sera une soiree en trois volets, explique Jacques Poirier.Le souper composé de mets d'Amérique du Sud.une séance d initiation aux danses latines et un spectacle de trois heures au cours duquel les spectateurs peuvent également danser sur la piste.» Ce souper-spectacle latino se déroulera le vendredi 24 novembre, à 19 h.au Monta-gnais de Chicoutimi.«Ce sera l'occasion de découvrir la richesse de la culture Sud-américaine» conclut 1 organisateur.« Une aventure hilarante.» Jh fergusoi IEINHUDIK HRKTNUAIS\tELIZABETH frasisr iiurley DlifflUpMEl VÔTRE! À T \u2019 A CCT^T4T t - CINÉMA ODYSSÉE\tCONSULTEZ LA CHRONIQUE LArriUHr, ! CHICOUT M\tcinéma du journal SON DIGITAL\tJ\" K Auditorium d'Alma Spectacle jeune public LE THEATRE DU SAGUENAY À L'AUDITORIUM DUFOUR 9 at acc Léo* G** TU'l k UUàDul A'- vmtyL* Unéléphant & Texte et mise en scène de Jean-Frédéric Messier avec Nadine Meloche et Stéphane Allard Public cible: de 7 à 10 ans Une production du Théâtre des Confettis Ballet jazz de Montréal ALMA Le samedi 11\tnovembre 2000 à 16 h à l'Auditorium d'Alma CHICOUTIMI Le dimanche 12\tnovembre 2000 à 14 h à l'Auditorium Dufour ; .Directeur artistisque ^Louis Robitaille Duo UOYER umiLfincoimT CHICOUTIMI Le samedi 18 novembre 2000 à 20 h à l'Auditorium Dufour ALMA Le samedi 25 novembre 2000 à 20 h à l'Auditorium d'Alma Hi 669-5135\t549-3910 Vous pouvez aussi obtenir vos billets aux endroits suivants: Alma:\t\u2022 Pharmacie Brunet\tChicoutimi: \u2022 Centre Georges-Vézina \u2022 Tabagie Gai-Lon-La\t.La pu|perie \u2022\tL'Étoile du Nord \" \u2022\tBureau touristique ha I.\t» F de Chicoutimi \u2022\tPharmacie Brunet \u2022\tTabagie Gai-Lon-La Jonquière: \u2022 Tabagie Nelson \u2022 Théâtre Palace 73 Ministère de la Culture et des Communications du Québec DKLMF» Chicoutimi Atelier d'estampe Sagamie Des oeuvres d\u2019artistes espagnols exposées ALMA (PÉT)\u2014 L\u2019Atelier d'estampe Sagamie d\u2019Alma offre actuellement aux citoyens de la région, l\u2019occasion de voir des oeuvres d'artistes vivant et travaillant actuellement en Espagne.On y voit les oeuvres de trois artistes, jusqu\u2019au premier décembre.La venue à Alma de ces oeuvres s\u2019est faite à la suite d'une proposition de la directrice Jocelyne Aumont de la Galerie Trois Points de Montréal, de faire circuler les estampes de la relève madrilène.Cela s\u2019est fait d'abord à la Galerie Engramme de Québec, avant la présente exposition, à Alma.Le directeur de l'Atelier d'estampe Sagamie.Nicholas Pitre souligne la justesse de l'offre, puisque les oeuvres avaient franchi un long trajet et avaient dû passer par le procédé des douanes pour se rendre au pays.En juin, l\u2019exposition portait le nom Montréal-Madrid-.Après Alma, les oeuvres partiront pour Ottawa, dans une galerie privée qui présente des artistes en art contemporain en gravure et estampe.Le tout se fait grâce à la collaboration de laGalerieBritaPrinzde Madrid.Les artistes ont des approches pouvant se ressembler, mais ont tout de même leur forme d\u2019expression distinctive.Les trois artistes explorent les techniques de la gravure.Ils uti-lisent des modes d\u2019expression allant de l\u2019aquatinte à la pointe sèche et du chine collé à l\u2019utilisation ducarborundum.Taches, formes, masses, dessins aux formes libres et abstraites ornent actuellement les murs.Les visiteurs qui se rendent à l\u2019atelier peuvent profiter des explications détaillées de Pitre sur les techniques utilisées, ce qui permet de mieux apprécier les réalisations en question et l\u2019art de leurs créateurs.Ainsi, dit-il exemples à l\u2019appui, la technique du chine collé est un papier fin qu\u2019on dépose en imprimant la plaque.Sans être reconnus au plan international, les artistes dont on peut voir les créations à Alma ont la maîtrise des techniques, car ils sont à mi-carrière, men tionne Pitre.Leur création comprendrait aussi une part d\u2019aléatoire.À gauche de l\u2019entrée, on trouve.en trois cadres, sept oeuvres de Susana Murias.L\u2019artiste est originaire de Madrid et diplômée en arts visuels de l\u2019Université Complutense.Outre sa formation en estampe, elle a fait des études en peinture et en dessin.Elle a principalement exposé en solo et en groupe, en Espagne et au Chili.Le papier chine collé est aussi présent dans les oeuvres de Txuma Sanchez.Il dépasse volontairement la surface de base, ce qui produit un effet artistique réel et plonge le regard du spectateur vers le centre où on trouve l'oeuvre, en forme de rectangle vertical; l\u2019ensemble laisse voir un genre de cadre dans un cadre.Des formes noires, lourdes, massives, dominent, au premier regard.Txuma Sanchez a participé à une cinquantaine d\u2019expositions collectives, depuis 1994.soit en Autriche.Allemagne.Italie.Aux États-Unis, en France.Fin lande et Espagne.Il est diplômé de la Faculté des beaux-arts de l\u2019Université de Barcelone et a remporté des prix de gravure et a présenté son travail dans une dizaine d'expositions individuelles à Barcelone.Madrid et Orzina en Pays Basque, d\u2019où il est natif.Sur le mur du fond, à gauche, on présente les créations d\u2019un professeur de lithographie à Madrid.Juan Pablo Villalpan-do; il présente des oeuvres sur du papier de type fait-main, d\u2019autres comprenant des rehauts.L\u2019artiste est reconnu: il a obtenu, en 1999.le premier prix de la Biennale allemande Stiftung.après avoir mérité, en 1991.le premier prix de lithographie Maximos Ramos.Depuis 1987.il présente son travail en solo en Allemagne, Espagne et Équateur, en plus de participer à de nombreuses expositions collectives notamment au Chili, en Belgique, France, Cuba et Finlande.Ses oeuvres font aussi partie de nombreuses collections publiques.Certains traits peuvent représenter des arbres et feuilles dans un ensemble abstrait.Peut-être, pour certains l\u2019apparence suggère-t-elle un dessin d\u2019enfant, mais Pitre fait remarquer le travail de composition et l\u2019application technique exigée par la réalisation à la pointe sèche, pour graver directement le métal, avant traitement, avec des cercles inégaux.\u2019C\u2019ESTUN FILM FANTASTIQUE* \u2019 Jeffrey Lyons, WNBC-TV\t(f / « Wow ! Un film qui vous renversera.^ Des interprétations formidables de ^ Robert DeNiro et Cuba Gooding, Jr.» Larry Khe.ISA TODAY Robert DeNiro Cuba Gooding, Jr.L\u2019HONNEUR À TOUT PRIX ^ (TOitafmpkdeMMOfHmr) ¦ ONÉMA ODYSSÉE 1 LAISSEZ-PASSER SON À L\u2019AFFICHE ! Ichicoutimi 1 nE(=uses om™ CONSULTEZ LA CHRONIQUE CINÉMA DU -J OU DNA L Auditorium d\u2019Alma RgrRiQç HUArd ^pace^FAce LE THÉÂTRE DU SAGUENAY À L'AUDITORIUM DUFOUR ALMA Le mardi 14\tnovembre 2000 à 20 h à l'Auditorium d'Alma CHICOUTIMI Le mercredj s 15\tnoverj%£po£Y>üO qV»'\"®-*20 h 3 i Auditorium Dufour Isabeü CHICOUTIMI Le vendredi 17\tnr£\t2000 Cà 20 h à l'Auditorium Dufour ALMA Le samedi 18\tnovpJoC^2000 cÇ
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