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Titre :
L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique
Publié à Québec, L'Action catholique (1915-1962) a longtemps été le quotidien préféré des ruraux, avec ses chroniques touchant tous les sujets de la vie courante. Intitulé L'Action sociale de 1907 à 1915, il paraîtra ensuite sous le titre L'Action (1962-1971), puis L'Action-Québec de 1971 à 1973. [...]
Le journal L'Action catholique tire ses origines du mouvement de l'Action sociale catholique; il a été créé à l'initiative des abbés Stanislas-Alfred Lortie et Paul-Eugène Roy et de l'avocat Adjutor Rivard. L'archevêque de Québec, Mgr Louis-Nazaire Bégin, apporte son soutien au projet, dont l'objectif est à la fois de développer la conscience sociale des catholiques et de rivaliser avec les journaux Le Soleil et L'Événement.

Intitulé L'Action sociale de 1907 à 1915, le quotidien devient L'Action catholique de 1915 à 1962. Il paraîtra ensuite sous le titre L'Action (1962-1971), puis L'Action-Québec de 1971 à 1973.

Diffusé dans la grande région de Québec, L'Action catholique a été longtemps le quotidien préféré des ruraux, avec ses chroniques touchant tous les sujets de la vie courante. Son intérêt pour des sciences (par exemple, l'astronomie) le rend populaire dans le milieu de l'éducation et auprès du grand public.

Avec les années, la situation économique du journal devient précaire. Les revenus sont en baisse constante et la concurrence, très vive. Malgré son réseau d'influence et de pouvoir, le mouvement de l'Action catholique ne réussit pas à freiner le déclin. Repris en 1973 par deux hommes d'affaires de Québec, le journal devient À propos, qui disparaîtra l'année suivante.

Références

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 261-265.

« L'Action ». Dans Bilan du siècle, [Consulté le 28-11-2006]

Marquis, Dominique, « Un nouveau combat pour l'Église : la presse catholique d'information, 1907-1940 », [Consulté le 27-11-2006]

Éditeur :
  • Québec :L'Action sociale limitée,1915-1962
Contenu spécifique :
dimanche 27 novembre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique, 1938-11-27, Collections de BAnQ.

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[" U ' mn No it PACTION CATHOLIQUE k\tOrgan* do f ITAottoa Social* CathoUqu*.*1 aimlalairati\u2014 i S* »\u2014levari Ohar«*t.k Qaéb^.27 novembr* ItM MInsiaurare omnia in Chriato\u2019* Directeur : Jules DORION PAROLOT fonàée ¦J oir coy.fiée- DominiGRi.aP' r'm l ,»M :,* .// 4 ¦3 \\ « Je me demande si re ne sont pas les freins qui vont mal.Mon auto ne va pas bien.Il y a sûrement qaelque chose.C\u2019est sûr.et J'allais les faire arranger.Je n\u2019al pu arrêter mon auto en face du garage.-j ° .\u2022/ T - * /\u2022J\t^ Will Pi nsy Enferprbes \u2019orld rights reserved Dimanche, 27 novembre 1938 L'Action Catholique \u2014 Québec 5 CONTE POLICIES ÿülll BE U PISTE I (suite et fini Tx' |i>toîet d\u2019ordonnance du policier était toujours allongé sous Lu oouvertu-n plite qui tenait lieu d\u2019oreiller; les cartouches d\u2019acier étaient encore dans la iKK.itvc de La varcsjse rouge.\u2014Il s;üt bien que c\u2019est moi le prison-n'er, pensait O'Reilly, et Qu'il me serait .bsolunient impossible de le conduire où que je veuille .Mais il n\u2019oubliait jamais qu\u2019un meurtrier est toujours un meurtrier et que celui qui a tué une fois tuera encore.On ne peut pas pendre deux fois le mc-m.individu.Oe Curtiss avait abattu an \u201cH bit R *uge\" d\u2019un coup de feu et c'é-tait pure folie d\u2019admettre qu\u2019il accepterait de se laisser mettre la corde au cou pour la seule satisfaction d\u2019avoir smiw la vio d\u2019un autre policier.Le capo- ! O\u2019Reily, en dépit des promesses di CharLe, ne s\u2019attendait qu\u2019à une cho-k : dés que le vent tomberait, l\u2019autre îab adonnerait purement et simple-nv it à son sort et s\u2019e>n irait.Le contact du canon de son arme ne lui ap-purUiit ni encourageonent ni consolation.\u2014Nous partirons demain, annonça Curtiss apportant une nouvelle provision de c«-mbustible.il fera siireanent beau.\u2014Vous avez réellement l\u2019intention de m\u2019cn\\nivncr avec vous.Charlie ?\u2014Rien ne me fera changer d\u2019avis \u2019 \u2014Peut-être pourriez-vous me laisser riiez un autre trappeur.On le paierait bien.\u2014Il n\u2019y a pas de trappeurs.Le poste le plus proche est \u201cNorth Station.\u2019\u2019.\u2014A quelle distance ?\u2014PTêt\u2019 cent milles.Je n\u2019en sais rien.Mais ce que je sais, c\u2019est que je vous emmène quand même quel que soit k nombre de milles.Los quelques jours qu\u2019ils avaient passé dans la cabane avaient durement éprouvé leur petit aprovisionnement de vivres.M: is dès le premier jour du beau temps, Curtiss amarra solidement les cordes de son propre traîneau; il > fixa leur équipement complet, ainsi que le peu de nourriture qui restait pour les hommes comme pour les chiens.Il prépara une couche ce>nfortable et chaude our le policier infirme et l\u2019y installa icn emmitouflé de fourrures et les pieds enveloppés dans son propre sac de couchage en eider.\u2014 Oh ! oh ! Comment pouvez-vous être assez négligent pour oublier votre pistolet, m\u2019sicu ?Le policier rougit et murmura de Vagues explications.\u2014P\u2019t\u2019êt que vous en aurez besoin pour tirer sur moi un jour.\u2014Te suis chargé de vous ramener vivant dans la mesure du possible.\u2014Si l\u2019un de nous revient vivant, il pourra appeler ça de la chance, eh ?Les deux attelages de six chiens chacun ne demandaient qu\u2019à se sauter mutuellement à la gorge, à peine détachés; mais Charlie, en vieux routier, veillait au grain.Tantôt de la voix, tantôt avec les deux extrémités de son formidable fouet.la lanière pour les uns, le manche pour les plus batailleurs, il mit bientôt tout le monde d\u2019accord.Puis, ayant détaché la corde qui retenait le lourd traîneau à un arbre, il donna le signal du départ et d\u2019un seul effort les 12 bêtes s'enlevèrent, soulevant sous elles des tourbillons de neige poudreuse.Bientôt l\u2019allure ralentit, le trot succéda au gaioo et.avant la fin du jour, les premières difficultés surgirent; la piste devint si mauvaise par endroits, la neige si lourde et si molle, que Charlie dut souvent prendre les devants et faire la trac'* lui-même avec ses raquettes.\u2014Les \u201cmilles\u201d ne vont pas vite, haletait-il lorsque, la nuit venue, ils durent s\u2019installer en bivouac.Demain, nous ferons sûrement mieux.\u2014 Aurons-nous seulement assez de nourriture pour le foire ?\u2014Nous faisons la course avec la famine.avoua Curtiss.\u2014Jetez un coup d\u2019oeil sur mes pieds pendant que le feu éclaire encore; si vous estimez que je doive les perdre, d < » \u2014Gardez-vous-en,\t\u201cCrève-la-Faim , grommela le vieil Ecoasai*.Vous n avez même pas la force de voua porter voua-méme.Mc Leod était large comme une porte et fort comme un boeuf.Il prit le policier dans ses bras et l\u2019emporta dans une chambre où il l'étendit sur un lit.\u2014Et maintenant, dit-il.Voyons ces pieds.11 examina les membres blesses avec la plus grande attention.\u2014Je pens.* que ça va vous coûter quelques doigts par-ci par-là.\u2014Mais je ne perdrai pas.\u2014Peut-être bien que non.Mais vous en aurez pour un moment avant de pouvoir vous en serwr.C'est courageux de la part d'un condamné de vous avoir ramené ainsi.\u2014Il pouvait parfaitement me laisser là-bas.\u2014Eh bien, eh bien, s\u2019il a pris la vie du quelqu\u2019un, comme vous dites, maintenant qu\u2019il en a sauvé une autre, mon avis est que la dette est payée.Quand, le lendemain matin, Mac Leod descendit à son magasin il ne fut pas peu surpris d'y trouver Charlie Curtiss assis à côté d'un grand poêle où ronflait un beau feu de bols.Charlie, la tête basse, ne parlait pas.Mac lieod mit en marche un petit appareil radiophonique.Après plusieurs airs de musique, une f.>rte voix d'homme retentit dans la pièce.\u201cTous postes de R.C.M.P.sont priés de fair ¦ connaître au caporal David O\u2019Reilly qu\u2019il ait à rejoindre ses quartiers immédiatement\u201d.\u2014Bien, nous le lui dirons, fit Mao Leod Mais il en aura pour un moment avant de rejoindre.Curtiss, pourquoi n\u2019êtrs-vous pas parti cette nuit?\u2022\u201411 est trop tard pour ôt\u201cr les \u201cHabits Rouges\u201d de ma piste, murmura Charlie dans un souffle.Et puis, un homme ne peut pas lutter toujours contre le froid et la faim.Il est trop tard! \u2014Enfin, êtes-vous coupable ou non?\u2014J\u2019ai tiré sur lui, bien sûr.Mais le Bon Dieu sait que ce fut un accident.Je n\u2019ai pas.La voix de la radio l\u2019interrompit.\u201cToutes stations, tous agents de la Royal Canadian Mounted Police.Le caporal O'Reilly est prié de rentrer à ses quartiers.L'Indien \u201cWalks Backwards\u201d a avoué qu\u2019il avait tué le s rgent Read.?Quelques semaines plus tard, le courrier régulier arriva à N^rth-Slation.Le caporal O'Reilly couché dans son lit, où ses pieds guérissaient lentement, lisait un article d\u2019un journal d'Edmonton; article sensationnel s\u2019il en fut.car il lui apprenait par le détail qu'au moment de mourir le vieil Indien \u201cWalks Backwards\" av ait avoué son crime au père Eberhardt, en le priant de faire réparer l\u2019épouvantable erreur.Dans la lumière diffuse de la forêt d\u2019hiver où les hommes se ressemblent tous plus ou moins dans leurs vêtements de chasse, ce sauvage vindicatif avait tué 1?sergent Read qu'il prenait pour Curtiss.Les deux coups de feu étaient partis presque simultanément.Ayant été témoin de ce qui était arrivé, il s\u2019était caché et n'avait parle de rien, trop heureux que la loi de l'homme blanc se soit tlL-méme chargée de satisfaire la haine qu\u2019il vouait à Charlie.Mais dans le Grand Nord la haine ne prime pas toujours et la loi de la piste qui unit les hommes corrige parfois les erreurs de l\u2019autre.==£&== LA VIERGE .bien embarrassée IL n'est pas rare que des gens reconnaissants à la Vierge de quelque réussite ou à la suite d\u2019un voeu lui fassent une offrande.De nombreux objets lui ont été ainsi remis qui ornent plus d\u2019une chapelle miraculeuse.Mais il est des ex-voto pour le moins singuliers.C\u2019est ainsi qu'en 1328 après la bataille de Cassel.Philippe VI, dit de Valois, entra dans l\u2019église Notre-Dame, monté sur un magnifique cheval et armé de Unîtes pièces.Ayant mis pied à terre devant la statue de la Vierge, il lui fit offrande, pour la remercier de la victoire, do ce cheval et de cent livres de rente.Plus près de nous un docteur espagnol, ayant déclaré qu\u2019il attribuait à la Vierge tout le mérite de sa carrière, lui fit don à l\u2019occasion de son quatre-vingt-sixième anniversaire, de toutes ses décorations.C\u2019est ainsi que la Vierge du Rosaire, en l'église d\u2019Alcuescar se vit bombardée grand-croix d\u2019Isabelle la Catholique, commandeur de l\u2019ordre de Charles III, grand-croix de l'ordre du Sauveur de Grèce et.chevalier de la Légion d'honneur !.Elle fut sans doute moins étonnée que le grand chancelier lorsqu\u2019il apprit cette promotion à laquelle il n\u2019avait point pris part.\u2014 VII \u2014 LE MOYEN AGE I'M.\u2014 I KOMSE KT I.KS ROI8 U'AI.I.I MAt.NR, PASCAL.II FKI*ONNIIfc:ft AC CAMP HENRI V I et ivéacmruU %r yr*ran« la lutte qui h'engagea, Henri IV fut vaincu et te décida enfin à abdiquer en fa-«rur de »un Ml», qui reçut la couranne royale on prr.Il protr»ta de »a fidélité au Pape, mal» il »e fit tenace pour obtenir du Souverain Pontife la prume»»r de ne rien faire contre les inveatiture».Paaeal II rétUta; alors I roi Jeta le masque, «r saisit de la pri'onne du Pape et de sa soltr.le boq.veraia Pontife fut l»o)i de» sien» et continuelle ¦¦tent tourmenté dan» le camp de» Teuton».Lo roi ne pouvant rien obtenir affirma que dan» .on Intention l'Investiture d# la ero*»e rt de l\u2019anneau n'aurait d'autre signification que la oollatlon de» pouvoir» temporel»; dès lor» le Pape acerpla do le ronronner empereur, mai» la eérémonle lot rlandr»tine et précipitée.Krntré aussitôt en Allemagne.Henri V suivit lr» errenient* de \u2018on prre.\u2022,\u2022«1.\u2014 L'ESPAGNE ET LES MAURES.Ll Cil» Rl COÏT LA SOUMISSION de L'EMIR DE SARAGOSSE \u2022 .vO X Dcpul» quatre eent» an».l'Etpagne soutenait ane tie héroïque rentre le» Maure» et II lui en fan-a rnrore autant pour libérer son territoire en .rejetant sur le »o| africain, l.llr eut au Xle rele un Itéra» célèbre qoi n'est trop souvent con-léré que comme un personnage légendaire; si grand Camellia l'a Immortalisé dan* un épi««de »a vie privée, l\u2019histoire le glerlfle dan» ses **-oils, «a magnanimité et sa sainteté, re fut le Cid tmpéador, deux mata qui signifient le Keignenr ¦ ramps; Rodrigue Dial de Utvar était sen nem.m» le régne de Ferdinand de Castille, le Cid lerroyo centre l'émir de Samcosae; et «ou* le» urs même de sa eapltnie, l'émir fut forré de re-nnaitre la suseraineté du roi Ferdinand.( » Inee avec le concours de la redeutable épee de d, étendit »r» conquêtes sur la Galice, les Aste->», la Hiseaye el fl* trembler le pulsaanl émir do >rdeee.I.et esplelt» du vaillant guerrier »\u2022 m»*-\u2022 lièrent sous le règue do bunebe IV.Alpbense frire et sueeeaseur de Hanche, disgracia tbord Redrlgue puls II U rappela tt la croisade ptorleuso continua; Henri de Baurgogae,\t\" snd sen frère, et Raymond de Ht-GHIe prirent rt b ees eapédltiena qui nssueèreut lu Tolède.Madrid.Maqueda.Calatrava et d autre* le».Alphonse VI.ar»\"t de nouveau dlMraeié Cid, paya »a raaeuue d'une sanglant» défaite e lal Infligea lousou».rbef de, AI morsel^ lacs le » octobre\tl-e héros dUoGlla» *\u2022« » .on roi dan.la plain, de Valence.a compter ses forces au servie# do ___d .i mrsm durtion de ta «au»» ®- QUELQUES PROERBES CHINOIS L\u2019homme vulgaire cultive son ventre.Le sage cultive son esprit et son coeur.\u2022 Un petit esprit ne sait pas pordonner.La langue dure parce que molle.Lécialcincnt à cet effet et l'objet d\u2019études et de soins tout particulie s.C\u2019est dire la valeur de l'équipement aérien anglais que de remarquer que les Vickers Wellesley ont été simplement choisi parmi 250 appareils du meme type actuellement en service dans l'armée.UNE PROGRESSION DE 4,471 MU LES EN DOUZE ANS Les progrès de l\u2019aviation sont fulgurants.Sans remonter aux premiers pas du plus lourd que l\u2019air, voici la pio-gression du record du monde de distance en ligne droite en douze années : 1926 : Arrachart frères.2,675 \u2014 Giricr-Dordilly.2.620 \u2014 Challc-Weiser.3,215 \u2014 Costes-Rignot.3,353 1937 : Lindbergh .3,353 \u2014 Chamberlain-Lévine .\t.3,931 1928\t: Ferrarin-Del Prete.4.465 1929\t: Costes-Bellonte.4.911 1931\t: Boardwan-Polando .5012 1932\t: Gayfoord-Nicholotts .5.339 1933\t: Codos-Rossi.5,870 1937\t: Daniline, Gromov et Youmachev.6,305 1938\t; Kellett, Gething et Gaine 7,146 C ¦ grégation faisaient parvenir quantité de sucre, biscuits, thé, et autres douceurs pour les malades.(à suivre) ¦v-\u2014irrr MES atH C çu'I \u2019 #>#** fouitles du savant Durandard j jÈs 33 s'i \\ Hum f\tlerribkmenlf.te ftxnâin in Iff .fa cr>/Avr/tejrJïsjhrCtirw/' La Trirème d Aminoclé, une répliqué delà Colore t Mais.ccsllalouve Romaine !.Production do la nuuton O.MA/.O.\tUe» aiHnoo images en coulons ans p«- 13 Boulevard St-Martin.Pas la._______ p4er transparent pour projection*.Thés chers Collêâues Messieurs ! La Tunique* Charlemagne Hydromel J'Honneur La \\fraie ! «îî Pour rire UN ANIMAL DANGEREUX L\u2019institutrice a parlé à ses élèves du rhinocéros; elle veut s'assurer s\u2019ils ont bien compris : Comment se nomme, demande-t-elle, ce qui a une corne, qui court vite et qu\u2019il est dangereux d\u2019approcher ?\u2014Une automobile, Madame ?répondent en choeur tous les élèves.LES RONS COMP'PFS FONT LES BONS AMIS \u2014Dis donc, vieux, prête-moi, 10 franrs.\u2014C\u2019est, que je n\u2019en ai que 7.\u2014Donne toujours, va, tu me devras 3 francs.LE POCHARD Un ivrogne titube.Un aq>nt s'arrache : \u2014Eh bien quoi I qu\u2019est-ce que vous faites là ?L\u2019ivroqne superbe, toise l\u2019agent, lève les épaules : \u2014Ce que je fais ?Vous le vouez bien, M\u2019sieu l\u2019agent Je lutte contre l\u2019alcool; y voudrait bien me f.per terre, mais y \u2022 rien à faire !.Oimincht, 27 novombrt 1938 L'Action CaHtoliqut \u2014 Québec 7 \u2014 Kfmm m ,\"¦\u20223 H ¦¦¦ w w>.^ ?x\\ A \\ \\V V I \\\\N V 11 ^mr/i //ii ii' i * \\( /ML La bienheureuse FRANÇOISE-XAVIER CA-BRINI, fondatrice de l\u2019Institut des Missionnaires du Sacré-Coeur, béatifiée le 13 novembre 1938./ Sa Sainteté Pie XI a été justement appelé le Pape de la Paix, des Missions et de l'Action catholique, l'histoire le désignera egalement sous le riom de Pape des grandes Encycliques, des Initiatives audicuscs et des Canonisations.Pour ne retenir que ce dernier titre, \u201cPape des Canonisations\u201d, et pour montrer qu\u2019il a été.jusqu\u2019ici, bien mérité, qu\u2019il nous suffise de dire que depuis son élévation au Souverain Pontificat, S.S.Pie XI a présidée solennellement, en la Basilique vaticane, les cérémonies de canonisation de 34 serviteurs et servantes de Dieu, soit sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus, saint Jean-Baptiste Vianney (le curé d\u2019Ars), saint Jean Eudes, les saints Martyrs canadiens, sainte Bernadette Soubi-rous, saint Jean Bosco, etc.Le Souverain Pontife a aussi élevé sur les autels, c\u2019est-à-dire qu'il a béatifié un grand nombre de serviteurs et servantes de Dieu, pas moins de 4îK).Il a, par la suite, canonisé plusieurs nouveaux bienheureux.Les dernières canonisations ont été celles, le dimanche de Pâques 1938, des saints André Bobola, Jean Léo-nardi et Salvatore de Horta.Au cours du mois qui s\u2019achève, le Saint-Père, dès son retour au Vatican, après avoir passé l\u2019été en sa villa de Costelgan-dolfo, a procédé successivement à la béatification de trois fondatrices de Communautés religieuses : la bienheureuse Marie-Josèphe Rosselo, le 6 novembre; la bienheureuse François-Xavier Cabrini, le 13 rwvpmbrc: la bienheureuse Marie-Dominique Maz-zarello, le 20 novembre.Ces saintes religieuses, toutes trois originaires du Nord de l\u2019Italie, y vécurent au cours de ce XIXe siècle qui, à côté des troubles politiques et des misères sociales issus de la Révolution et de l\u2019essor de l\u2019industrie, vit aussi un profond réveil religieux, dont la manifestation la plus belle fut, dans tmis les pays, la fondation de nombreuses congrégations religieuses.Une cérémonie de brati/ication est toujours très impressionnante et la Basilique Saint-Piere, pour cette circonstance, se remplit d\u2019une foule, pieuse et recueillie qui vient rendre hommage au nouveau Bienheureux ou la nouvelle Bienheuruse.Par trois fois, depuis le début de novembre, des foules nombreuses se sont assmblées à Saint-Pierre pour acclamer les trois servantes de Dieu que le Saint-Père vient d\u2019élever sur les autels, les bienheureuses Rossello, Cabrini et Mazzarello.Les principaux épisodes de ces ries apostoliques étaient rappelés dans des tableaux exposés à la loggia extérieure de la basilique, sous le portique et aux piliers de l'intérieur; l'abside était ornée de toitures rouges et de guirlandes électriques.Parmi les tribunes dressées pour les assistants, inné était réservée aux membres des doubles familles\u2014naturelles et religieuses \u2014des nouvelles bienheureuses; dans d\u2019autres étaient groupés des pèlerins, venus de lieux d\u2019origine des nouvelles bienheureuses.Aux cérémonies du matin, qui ont toujours un caractère assez stmplc.prirent part les cardinaux de la Congrégation des Rites, plusieurs autres cardinaux.IjC premier acte du cérémonial d\u2019une béatification prévoit la publication du Bref apostolique proclamant la béatification.Les secrétaires de la Sacree Congrégation des Rites, et le postula-teur de la cause, demandent successivement à S.Em.le cartiinol Salotti, préfet des Rites, la permission de lire le décret de béatification.C\u2019est ce qu\u2019un prélat fait alors du haut d\u2019une petite tribune.Aussitôt après le Te Doum est entonné en même temps que s'ébranlent les cloches de la basilique; tous les regards se tournèrent vers le fond de l\u2019abside, où une image de la nouvelle bienheureuse anparait bientôt dans la gloire du Bcrnin.L\u2019officiant, (S.Exe.Mgr Migome, archevêque titulaire de Nicomédie, aumônier secret du Pape, pour la première béatification; le cardinal Mundelein, archevêque de Chicago, pour pour la seconde;.pour la troisième) vient enfin encenser l\u2019ima-pe et les reliques de la Bienheureuse.Et lorsque l\u2019hymne triomphale est achevée, il revêt les ornements sacrés pour chanter la première messe en l'honneur de la bienheureuse.Pour la solennité du soir, la foule est toujours particulièrement dense.L\u2019entrée du Pape, est particulièrement émouvante.Au milieu des acclamations, précédé des cardinaux, entouré de sa cour, il parcourt lentement *a nef.porté sur la sédia contourne le Confession et pagne l\u2019autel de l\u2019abside, où il vénèrent la relique de la nouvelle Bienheureuse.Il assiste ensuite à un Salut solennel; avec la bénédiction du Saint Sacrement, la cérémonie proprement dite prerul fin.IjC postulateur de la cause, s\u2019avance alors pour offrir au Souverain Pontife un riche reliquaire, un exemplaire de la vie de la Bienheureuse et un immense bouquet de fleurs.Au moment de quitter la basilique, le Saint-Père se dresse sur Ta srdia et bénit Invouement la foule, salué par des acclamations.It It Nous voulons, en cette page, dire, le plus brièvement possible, ce que fut la vie des trois nouvelles Bienheureuses.LA BIENHEUREUSE MARIE-JOSEPHE LA BIENHEUREUSE FRANÇOISE-XAVIER A Conjtrrtiüion des Filles de Notre-Dame de la Miséricorde fêtait, l\u2019année dernière, son centenaire.Elle fut fondée à Savone, en août 1837, par Marie-Josèphe Rossello, qui lui donna re nom par dévotion pour un sanctuaire marial que.par ailleurs, le Pape Pie VII avait visité plusieurs fols, lors du séjour forcé qu\u2019il fit à Savone, en 1809.Marie Rossello était né aux environs de Savone, le 27 mai 1811; fille aînée de neuf ans, elle dut aider par son travail ses parente, pauvres artisans, mais elle acquit auprès d'eux une rare instruction relljrieuse.Inscrite à 16 ans au Tiers-Ordre de Saint-François, elle eut dès ce moment le désir de se donner à Dieu; mais la Providence voulait la préparer longuement au rôle qu'elle lui destinait.En 1830, les circonstances l'amenèrent à entrer en service dans une famille de Savone, à la fois comme domestique et comme Infirmière auprès du père assex rrave-ment malade: situation qui devait être temporaire, mais qui se prolongea pendant sept années, malgré des démarches enterprises pour réaliser la vocation religieuse à laquelle elle demeurait fidèle.I^e bon Dieu lui révéla sa vole : en 1837, l'évêque de Savone, inquiet de voir abandonnées à elles-mêmes et en danger un grand nombre de Jeunes filles, cherchait des âmes généreuses qui pussent se donner entièrement à un apostolat auprès d'elles.Marie Rossello se proposa et, accompagnée de trois amies d'enfance, se fixa dans un coin de banlieue.Leur profonde piété et une sérieuse formation permirent à l\u2019évéque de leur faire commencer rapidement une véritable vie religieuse.Trois années plus tard, Marie-Josèphe Rossello était élue Supérieure générale; la petite Congrégation s\u2019était déjà développée.Malgré les difficultés qui naissaient des troubles politiques fréquents et des lois antireligieuses, les Filles de Notre-Dame de la Miséricorde augmentaient d\u2019environ 25 par an.A la mort de la fondatrice, en 1880, la Congrégation comptera plus de 60 maisons.dont quelques-unes en pays de Missions.Jjeur activité est multiple : écoles gratuites, pensionnats, hôpitaux, centres d'assistance publique, refuges pour pénitentes, et surtout ces \u201cMaisons de la Providence\u201d, qui sont comme la spécialité de la Congrégation, et où l'on reçoit les orphelins et enfante moralement abandonnés.Un aussi bel épanouissement était le signe de la bénédiction du bon Dieu, d'autant plus qu\u2019il se produisait sans l'emploi de grands moyens, au milieu de la pauvreté la plus complète \u2014 à l'imitation de celle du Poverello d'As-sise, dont la Mère Rossello était bien la fille, comme Tertiaire, \u2014 mais grâce à l\u2019énergie de la fondatrice, qui s'appuyait d\u2019ailleurs avec la confiance la plus absolue sur la protection de saint Joseph.La vénérable Rossello mourut à Savone, le 7 décembre 1880.Sa cause de béatification fut Introduite en 1913, et aboutissait à Rome, par la proclamation de l\u2019héroicité de ses vertus, en la fête de saint Joseph de 1938.Son corps fat exhumé le 19 septembre dernier, à Ssvone, en présence de l\u2019évêque, S.Exc.Mgr Rigbettl, des membres de la Curie épiscopale et du Chapitre, et du postulateur de la cause, le R.P.F.Scl-pioni, de l\u2019Ordre des Frères Mineurs.tà'feL \u2018üa'rr ' zat:\tzar: larcr zafe: .iÜStCz vv ni La bienheureuse MARIE - DOMINIQUE MAZZARELLO, co-fondatrice des Filles de ?vlarie-Auxiliatrice, béatifiée le 20 novembre 1938.émî mm ÆÊ ***** mm.Les élèves de l\u2019Ecole \u201cMère Cabrini\u201d, à New-York, défilant pieusement devant le corps de la Rév.Mère Françoise-Xavier Cabrini, fondatrice de 70 couvents, aux Etats-Unis, décédée en 1917- Elle a été béatifiée solennellement, à Rome, le 13 novembre.RANCOISE Csbrini, qui s été béatifiée le 13 novembre, naquit à Santangelo, dans le diocèse de Plaisance, le 5 Juillet 1850, la dernière de treize enfante, dont plusieurs moururent Jeunes.Elle grandit parmi les troubles politiques et les guerres qui préparèrent l\u2019unité italienne; d\u2019une santé plutôt faible, elle fit cependant ses études dans un pensionnat, tenu pac les Filles du Sscrc-Coeur, où elle prit ses diplômes de maîtresse d'école.Aussi, à 22 ans, après s'étre dévouée auprès des pauvres de son village, elle partit faire la classe dans un bourg voisin.Le curé.Don Serrati, prêtre humble, perspicace, découvrit toutes le» ressources de Françoise Cabrini : c\u2019est lui qui orienta sa vie.Elle désirait la vie religieuse; elle avait même, à deux reprises, demandé son admission chez les Filles du Sacré-Cœur, mais en vain.En 1874, les conseils de Don Serrati, de l\u2019évêque de Lodl, la firent entrer à Co-dogna, dans une sorte de petit pensionnat pour enfants pauvres, où elle allait demeurer six années: années de formation très dure (du fait des deux directrices, femmes à l'humeur bizarre), mais qui la préparèrent à sa véritable vocation.En effet, des jeunes filles étaient venues très vite se grouper autour d\u2019elle et, en 1877, elle avait prononcé des voeux religieux, avec sept compagnes.Aussi, lorsqu\u2019en 1880, la maison où elles se trouvaient dut fermer, le premier noyau d\u2019une congrégation religieuse existait, et au mois de décembre, l\u2019évéqae de Lodi, reconnaissait la congrégation, qui prenait te nom de Missionnaires du Sacré-Cœur.L\u2019extension de la congrégation fut rapide.En 1887, la Mère venait à Rome; où elle rencontrait la Mère Marie-de-la-Passion, qui avait fondé, dix années plus tôt, les Franciscaines Missionnaires de Marie; elle obtenait de pouvoir ouvrir une maison dans la Ville Eternelle.Ce point d\u2019attache à Rome, lui serait précieux dis l\u2019année suivante, lorsqu\u2019il lui faudrait décider de l\u2019orientation définitive de sa congrégation.La Mère Cabrini voulait envoyer ms filles dans les missions d\u2019Orient; mais les Missionnaires de St-Chaiies-Borro-mée, fondés par Mgr Scalabrini, évêque de Plaisance, lui demandaient instamment de les diriger plutôt vers l\u2019Ame-rique, pour s\u2019occuper avec eux des innombrables Italiens qui étaient partis s\u2019y fixer.On a calculé que, de 1876 à 1914, 15 millions d'Italiens quittèrent la péninsule; une grande partie se dirigeaient vert les Etats-Unis, où, plus ou moins méprisés, abandonnés religieusement, Ils ne tardaient pas à se déchristianiser.En 1888, la vénérable Cabrini demanda conseil an Pape Léon XIII; après s\u2019étre recueilli et avoir réfléchi, le Pape lui fit cette brève réponse: \u201cNon pas à l\u2019Orient, mais à l'Occident\u201d.Trois mois pins tard, la fondatrice traversait la France, avec sept religieuses, pour gagner les Etats-Unis.Elle-même y séjournait quatre mois.C\u2019était le premier des huit voyages qu\u2019elle devait y effectuer, les prolongeant parfois vers l\u2019Amérique centrale et l'Amérique du Sud, où elle traversait une fols, à dos de mulet, la Cordillère des Andes, l\u2019hiver à peine fini.L\u2019infatlga-bie voyageuse tenait un Journal où elle notait ses moindres impressions et scs états d\u2019àme.et qu\u2019elle envoyait ensuite à ses religieuses.Partout, elle s\u2019occupait des émigrés Italiens, souvent groupés dans de misérables quartiers; elle installait ses filles au milieu d\u2019eux, fondait des écoles, des orphelinats, des osvrolrs, des Hôpitaux, non aans des difficultés parfois très grandes.Quand on embrasse dans une vue d\u2019ensemble toute l\u2019setivlté dépensée nu cours de ses nombreux séjours aux Etats-Unis, on demeure stupéfait; d\u2019autant que.rentrée en Europe, elle ne se reposait guère, mais s'occupait de l'affermissement de sa congrégation, de son établissement en France, su Angleterre, en Espagne.A partir de 1902, elle ne fera trius que passer par l\u2019Italie ; ses dernières années sont toujours aussi actives ; un séjour de quatre années consécutives aux Etats-Unis, de nombreux voyages en Europe, en Amérique du Sud.coupés de séjours en Italie \u2014 elle y fut réélue supérieure général en 1910; \u2014 enfin, seu ultime départ vers l\u2019Amérique du \u2014 8 L'Action Catholique \u2014 Québec Dimanche, 27 novembre 1938 L'Action Catholique LA BIENHEUREUSE MARIE-DOMINIQUE NE comparaison de la vie de la Mère Cabrini, celle de Marie Maizarello parait toute simple.L« nouvelle Bienheureuse ne véeut que 44 ans; née le 9 mai 1837, elle m eu rail le 14 mai 1881, sans avoir beaucoup quitté les environs de Turin.Elle grandit dans «.on village natal de Mornese, où très jeune, elle rommença à se réunir avec des compagnes pour prier.A 15 ans, ce groupe fondait, sous la direction du euré.Don PesUrino, une association «l'Enfante de Marie qui serait un Jour le noyau de la Congrégation des Filles de Marie-Auxiliatrlce.D'aberd orientée vers leur perfectionnement personnel, l\u2019association les amena à s'occuper d\u2019enfante, et, vers 1860, quittant leurs familles, elles prirent la direction d'un petit orphelinat.Don Pestarino, qui les guidait, était en relations suivies avec Don Bosco qui.quelques années plus tôt, avait fondé à Turin l\u2019Oratoire pour les jeunes garçons.Du 7 au 11 octobre 1864, Don Bosco séjourna à Mornese; nous savons maintenant qu'il songeait déjà à compléter l'action de ses Salésiens par la fondation d'une branche féminine.Mais U attendit longtemps avant d'en faire ouvertement 1a proposition.Ses contacte se multiplièrent, et, le 29 Janvier 1872, en la fête de saint François de Sales, l\u2019Institut des Filles de Marie-Auxiliatrlce prenait officiellement naissance au mois d\u2019août suivant, après leur avoir fait donner une sérieuse formation à la vie monastique par des Soeurs de Sainte-Anne, Don Bosco recevait les vœux des premières religieuses, qui avaient élu la Sœur Mazzarello pour leur Supérieure générale.Celle-ci se récusa et obtint de ne porter que le nom de vicaire: mais, en 1874, elle dut accepter le titre de Su- périeure générale.Ce Irait est signifi-ratif: d'origine modeste, se jugeant peu instruite, la vénérable Mazzarello se croyait incapable de diriger la nouvelle Congrégation.Mais Don Bosco avait discerné, sous son humilité, un jugement sûr et une remarquable maîtrise de soi.qui la désignaient bien pour cette charge.L'Institut naissait dans la plus grande pauvreté: mate son épanouissement n'en fut pas ralenti.Dès le mois de sep -terabre 1877, une fondation avait lieu en France, à Nice; trois mois plus (ard.six Sœurs accompagnaient en Amérique du Sud des religieux salésiens ; l'année suivante, dix autres les rejoignaient.A la mort de la fondatrice, quatre ans seulement plus tard, il y aurait déjà quatre maisons en Argentine, deux en Uruguay et un premier poste de Mission en Patagonie.C'est en «induisant Jusqu'à Marseille un troisième départ pour l\u2019Amérique .en Janvier 1881, que la vénérable Mazzarello tomba malade.Après avoir passé l'hiver dans une maison de son Institut, près de Toulon, elle rentra à Nizza-Monferrato.où la maison-mère avait été transférée depuis 1879; elle y mourait le 14 mal.Les derniers mois de sa vie furent marqués par plusieurs faite surnaturels analogues à ceux, si nombreux, de la vie de saint Jean Bosco: apparitions de défunte, prédictions de l\u2019avenir.Ils furent rappelés au cours du procès de béatification, qui aboutissait, le 3 mai 1936, au décret reconnaissant l'héroï-elté de ses vertus.Ainsi, la grande et célèbre famille salésienne a vu glorifiée, aux côtés de son patriarche Don Bosco, la cofondatrlce de cette branche féminine désormais si florissante de l\u2019Institut des Filles de Marie-Auxilia-trlce.assail, ÜICÜK A .A .A.A «A.A.I I s?/K \"A La bienheureuse MARIE-JOSEPHE ROSSELLO, fondatrice des Filles de Notre-Dame de la Miséricorde, béatifiée le 6 novembre 1938.Nord tnt Heu en mars 1912: elle devait y mourir, à Chicago, le 22 décembre 1917.Trente années entièrement consacrées au service des émigrés Italiens ! la vénérable Cabrini méritait bien le titre dont la salua toute lltalie, lors du ré- \u2014 Québec cent retour de ses reliques : \u201cla Mère des émigrés\u201d.Sa cause de béatification était introduite dès 1928; vingt années après sa mort, l\u2019béroïcité de ses vertus était proclamée, le 21 novembre 1937.Ta voilà maintenant sur les autels.\u2014 9 \u2014 catholique en Chine ligue en Chine, iU disent ses succi*s, ils montrent de plus la solidité de l\u2019oeu* vre missionnaire et sa vitalité.En dehors des oeuvres d\u2019évangélisation proprement dite, des oeuvres d\u2019éducation, de miséricorde ou de prière, d'autres se fondent peu à i>eu, h l\u2019image de ce qui se fait dans les pays catholiques, par exemple : L'Action catholique avec ses cinq sections d'hommes, de femmes, de jeunes.d\u2019intellectuels, d'oeuvres sociales.Elle comptait, au 25 décembre 1937: 66 Conseils diocésains et 625 associations paroisiales.L\u2019Apostolat de la prière, avec plusieurs bulletins ou revues.L\u2019Oeuvre des messes et croisade de prières, avec un bulletin, etc.416 orphelinats entretiennent et éduquent 28.841 enfants.La Sainte-Enfance, de son côté, entretient 90,514 bébés.Dans les 267 hôpitaux ou hospices fondés en Chine par les Missions et entretenus par elles, on a hospitalisé 97.896 malades et 6,359 vieillards.1,023 dispensaires ont donné gratuitement 10,032,838 consultations et les remèdes qui s\u2019imposaient.Les Missions ont fondé huit léproseries et bien d\u2019autres oeuvres de miséricorde, que 1?charité, l\u2019amour des hommes en vue de Dieu, comme nous le disions plus haut, leur a inspiré de fonder.Maisons d'aliénés, de sourds-muets.d'aveugles; refuges, nombreux ateliers, ouvroirs plus nombreux encore où une très nombreuse jeunesse est en apprentisraçe.Les oeuvres de presse sont nombreuses aussi.C.rtaines ont acquis une importance et une réputation enviables.L\u2019imprimerie des Missions-Etrangères de Paris, à Hong-Kong, Imprime en 22 langues différentes et en de nombreux dialectes dérivant de ccs langues ou s\u2019y rattachant.Les Missions catholiques de Chine subviennent aux frais de 15,789 écoles, allant des écoles de prières et de rudiments jusqu\u2019au seconrliire supérieur, et que fréquentent 432,403 élèves.?iN février dernier, par un beau dimanche ensoleillé, j\u2019étais appelé en toute diligence au chevet d'une vieille païenne malade qui demeurait sur la Reserve Moskuwequan à quelque dix milles d\u2019ici.J'attelai mes \u201cdrivers\u201d et partis, l'âme pleine d\u2019une joie anticipée à la pensée que ma vieille Kitcikijikowi-nlnd, que j\u2019avais maintes fois visitée et Instruite, allait enfin se faire chrétien-ae.Mes vaillants coursiers eurent tôt fait de franchir la distance de dix milles qui me séparait de sa demeure.Là en descendant de ma voiture, je fus accueilli par les ovations d\u2019une meute de chiens qui menacèrent grandement de faire des franges à ma soutane.Je devisais sur les moyens à prendre pour me concilier leur amitié, lorsqu\u2019un sauvage colossal apparut sur le seuil de la porte, et, d'un \u201cshut\u201d ! ! apaisa la tempête soulevée par mon intrusion au milieu de la gent canine.Je me frayai un passage à travers mes ennemis reconciliés et entrai triomphant.C\u2019était un taudis de huit par dix, où l\u2019hygiène et l\u2019oxygène étaient également rares ! ! \u2014 \u201cAh ha ! ma bonne vieille dis-je à la patiente en lui touchant la main, te voilà bien punie pour avoir trompé le Grand Esprit.\" \u2014 \u201cComment moi trompé le Grand Esprit ?.\u2019\u2019 Oui, toi ! ! ___Tu lui avais promis, il y a plus d\u2019un an, de te faire baptiser, si ton fils revenait guéri de l\u2019hôpital.Et voilà, qu\u2019il est revenu depuis plusieurs mois, et tu n\u2019as pas encore accompli ta promesse ! ! On ne se joue pas comme cola du Grand Manitou!\u2019\u2019 Je disais cela non pas tant pour elle que pour son mari qui s\u2019était toujours obstinément opposé à sa conversion, menaçant même de la laisser, et qui présentement, se tenait blotti dans un coin de la maison, ayant l\u2019air persuadé qu\u2019il était l\u2019objet de mes invectives.Il s\u2019aventura mal assuré : \"Si tu te fais baptiser, je te rejette à tout jamais.\u201d L\u2019air de son visage ne s\u2019accordait guère avec ses paroles, je conclus qu\u2019il n\u2019était pas réellement sincère.\u201cHomme de la Prière d\u2019une vieille païenne \u2014 réalisé kHS EN EUSSIE SOVIETIQUE ANNUAIRE dos Missions catholiques de Chine de l'année 1938, avec les résultats de l'oeuvre missionnaire durant l\u2019année qui va de juillet 1937 à juillet 1938, donne l\u2019état des Missions pour la Chine entière au 25 décembre 1937.Très intéressant, cet annuaire est aussi très instructif.Il permet de constater.en même temps que ses progrès,, la place importante qu'occupe dès maintenant l'Eglise catholique en Chine.mettant ainsi à même de juger de l\u2019influence qu'elle exerce ou est appelée à exercer dans ce pays.Comme on le voit par cet annuaire, l\u2019Eglise de Chine es*t d\u2019ores et déjà fondée < t solidement établie.Si scs débuts ont été longs et pénibles, son développement promet d'être rapide.En toutes choses, c\u2019est le commencement qui est difficile, dit un proverb?chinois, Ses difficultés du début, l'Eglise catholique les a surmontées en Chine; la voie s\u2019ouvre désormais large devant elle et premetteus?de succès.L\u2019annuaire des Missions de Chine n'est pas un rapport ou un compte rendu au sens ordinaire du mot : c\u2019est la statistique un peu sèche peut-être, mais fort intéressante, des résultats obtenus durant un an.durant un exercice.disent les missionnaires, de juillet 1936 à juillet 1937.Il donne de plus l'état des Missions de Chine à la fin de cette même année 1937.Il débute par un résumé qui ne manque pas d'éloquer.cc : Au 25 décembre 1937, il y avait en Chine: 3.018,338 catholiques, soit un catholique pour 154 habitants: 4,675 prêtres, dont 1,898 Chinois, soit un prêtre pour 99,679 habitants et pour 645 catholiques; 5,993 religieuses, dont 3,769 Chinoises.Durant cette année 1936-37, et compte tenu des décès, des expatriations et autres causes de diminution, l\u2019accroissement de la population catholique a été de 84,163 unités.Depuis le 9 août 1922, il y a en Chine un délégué apostolique.Ce n\u2019est pas un nonce, mais un haut dignitaire ecclésiastique.chargé de coordonner les efforts des missionnaires, de présider à leurs travaux et de représenter auprès d'eux le Pape.Il est secondé par une Commission Synodale, composée de missionnaires étrangers et de prêtres chinois.Au 25 décembre 1937, on comptait dans la Chine entière; I\tévêché à Macao, 80 vicariats apos-toliqu.s, 39 préfectures apostoliques, 6 Missions indépendantes.Soit, en tout, 135 divisions ecclésiastiques.Sur ce nombre, 23, donc, 23 Missions sent confiées, au clergé indigène et ont h leur tète des évêques ou des préfets apostoliques chinois.C\u2019est dire que l\u2019Eglise catholique, non seulement a déjà pris profondément racine dans le pays, mais encore qu\u2019elle a commencé de faire en Chine cc qu\u2019elle a toujours lait et fera partout: elle fonde petit à petit l\u2019Eglise chinoise, ce qui signifie que, peu à peu, au fur et à mesure des possibilités, elle confie à la Chine le soin do s'évangéliser elle-même.Grâce à l\u2019impulsion donnée à l\u2019oeuvre missionnaire par le Pape Pie XI le nombre des Congrégations prenant pari à l\u2019évangélisation de la Chine va augmentant tous les ans.II\ty a à l'heure actuelle 27 Congrégations ou Sociétés différentes de prêtres s\u2019occupant directemant d\u2019évangélisation.Il y a en outre 10 autres Sociétés vouées soit à la prière, soit à l\u2019instruction ou à la prédication, soit aux oeuvres de miséricorde.De plus: 6 Congrégations de Frères, avec 162 membres étrangers et 185 m mbres chinois tiennent de nombreuses et florissantes maisons d\u2019éducation.57 Congrégations étrangères de femmes avec 2,224 membres étrangers et 1,009 nv mbres chinois s\u2019occupent d\u2019instruction, d'évangélisation, d'oeuvres de miséricorde ou s\u2019adonnent à la prière.48 Congrégations ou Sociétés indigènes de femmes avec 2,749 membres s\u2019occupent elles aussi d\u2019instruction, d\u2019évangélisation, d'oeuvres de miséricorde.On compte 959 grands séminaristes dans 25 Grands Séminaires et 5,975 élèves dans 106 Petits Séminaires ou probatoria.Durant l\u2019exercice 1936-37 ont été administré en Chine: 576,348 baptêmes, dont 89,267 de nouveaux convertis, 99,040 confirmations, 23,436 mariages, 34,223 extrêmes-onctions, 11,572,291 confessions, 29,645,-335 communions.Ces chiffres, éloquents par eux-mêmes, ae passent de commentaires.En marquant l\u2019activité de l'Eglise catho- LA CATHEDRALE DE KRASNOÏARSK DETRUITE A LA DYNAMITE Les autorités soviétiques ont procédé à la destruction de la cathédrale orthodoxe russe de Krasnoïarsk, en Sibérie orientale.La destruction a été effectuée au moyen de charges de dynamite.Une \"maison de l\u2019athéisme\u201d sera édifiée sur l'emplacement de l\u2019édifice.LA PROPAGANDE ANTIRELIGIEUSE EN U.R.S.S.L\u2019activité antireligieuse reprend en U.R.S.S., et notamment en Russie centrale, avec une force accrue.Les Conseils municipaux des différentes villes ont reçu l\u2019ordre de faire une propagande d\u2019athéisme.C\u2019est dans ce but que l\u2019on créé actuellement des \u201cOffices d'athées militants\u201d.interrompit la courageuse malade, ce que j'ai promis au Grand Esprit Je vais l'accomplir.Baptise-moi tout de suite! Baptiste aussi mon petit-fils qui dort là-bas «ur la balançoire.\u201d Je faisais d'une pierre deux coups.Je sortis de ma sacoche ce qu'il fallait pour baptiser et déposai le tout sur ce gui avait déjà été une cuvette, et qui, maintenant servait de poêle.C\u2019était le seul meuble perceptible dans la maison.Heureusement que le feu était éteint ! ! ! Quand tout fut prêt, la vieille malade se leva malgré sa faiblesse décidée à se tenir debout pendant la cérémonie, montrant ainsi qu'elle se rendait bien compte de la grandeur de l\u2019acte qui allait s\u2019accomplir.(A ce moment notre vieux païen disparaît de la scène, craignant, sans doute, de ne pouvoir contenir ses émotions religieuses i>cndant l'administration du baptême.) Malgré les gouttes de sueur froide qui inondait son visage la courageuse malade resta debout jusqu'à la fin.Le petit-fils, lui, prouva péremptoirement par ses cris ininterrom-pvis que le Grand Manitou l'avait doué d\u2019irrésistibles cordes vocales.La cérémonie accomplie je causai assez longuement avec ma vieille néophyte, l\u2019encourageant à offrir ses souffrances au Bon Dieu.Je pris congé d\u2019elle et sautai dans ma voiture ayant à mes côtés son honorable vieux qui voulait visiter un de ses voisins.Trois semaines plus tard la malade était complètement rétablie et venait à jeun après trois milles de marche, faire sa Première Communion à la chapelle de 1 Ecole.Sa grande foi lui avait sans doute valu sa guérison.L\u2019automne précédent elle m\u2019avait raconté un songe qu'elle avait eu plusieurs années auparavant alors qu\u2019elle n\u2019avait jamais vu ni robe noire, ni femme de la prière (religieuse).\u201cUne nuit, m\u2019avait-elle \u201craconté, alors que j\u2019étais malade, le \u201cGrand Esprit me fit voir quelque chose \u201cde bien beau.Je vis devant moi un \"beau chemin droit, paré d\u2019or et bordé \u201cde beaux arbres verdoyants.Ce che-\u201cmin conduisait à un palais tout illu-\u201cminé.Dans l\u2019escalier où je montai se \u201ctenait debout un homme vêtu d\u2019une \u201clongue robe noire.Deux morceaux \u201cd\u2019or croisés brillaient sur sa poitrine.\u201cJe vis ensuite un long couloir où je fus \"invitée à entrer.Il aboutissait à une \u201csalle spacieuse et resplendissante de \u201clumière.Je vis là un grand nombre \u201cde femmes vêtues de noir.Il y avait \u201caussi là un très grand nombre d\u2019on-\"fants à genoux dans une attitude de \"prière, ils parlaient tout haut et chan-\u201ctaient pour honorer le Grand Esprit.\"La Robe Noire me dit que moi, aussi \u201cj\u2019étais destinée à entrer un jour dans \"cette maison de la prière et que je \"devais placer mes enfants à l\u2019Ecole.\u201d C\u2019est ce qui arriva.Elle mit trois de ses enfants à l\u2019école, les fit baptiser, et, tout récemment embrassa elle-même la religion chrétienne.Elle fut la seule de cette Réserve à faire baptiser ses enfants, et elle-même, risquant d\u2019être répudiée de son mari encore païen, accomplit courageusement la promesse qu\u2019elle avait faite au Grand Esprit.F.POULIN, ptre O.M.I.Les took, Saskatchewan.JUBILES EN OUGANDA L\u2019ANNEE 1938, a été riche en jubilés dans l\u2019Ouganda ; en juin les missionnaires célébrèrent les noces d\u2019argent de Son Exc.Mgr La coursière, vicaire apostolique du Ru-wenzori, des Pères Lefèvre, Martin et Labrèque ; en juillet les noces d\u2019argent des deux premiers prêtres indigènes d« la région, le P.Mukasa et le P.Lu mu.Le 9 octobre, enfin les missionnaires fêtèrent les noces d\u2019or sacerdotales du P.Gacon, qui appartient à la neuvième équipe des Pères Blancs envoyés par le cardinal Lavigerie en 1890.Les Missionnaires mirent huit mois à faire le voyage d\u2019Alger à Rubaga, dans l\u2019Ouganda ; le vieux missionnaire fit ses premières armes avec le P.Streicher au Buddu, où il fonda la station de Kasozi.La grande foule de chrétiens et les nombreux collègues qui vinrent le féliciter prouvèrent au missionnaire, qui a donné presque 50 ans de sa vie aux indigènes de l\u2019Ouganda, que ses sacrifices avaient porté leur fruit et ce fut une grande consolation pour ce vétéran de recevoir eu cette circonstance une bénédiction spéciale du Souverain Pontife.Nouvelle biographie de Mgr Qrandin LE R.P.Hermant a publié un a-brégé de la Vie de Mgr GRANDIN dans la collection Xave-riana des RR.PP.Jésuites de Louvain: Mgr Vital-Justin GRANDIN.O.M.I., apôtre du Nord canadien 1829-1902 \u2014 16o, 32 pages.L\u2019auteur a rétabli l\u2019histoire en ce qui regarde les relations de Mgr GRANDIN avec la Belgique.En novembre 1893, après le Chapitre général de sa congrégation des Oblats.le grand évêque missionnaire entreprit une campagne de conférence en Belgique : Malines, Namur, Floreffe.Bastogive, Turnhout, etc.Je virent à leur tour.A Turnbout, le R.P.Théodule Neut, jésuite, l\u2019annonçait aux élèves aspirants missionnaires : Mes enfants, l\u2019évèquc que vous allez entendre est un vrai saint.\u2014 A Bastognc, le chanoine Maldague fut aussi expressif : Un saint vous parlera domain.\u2014 Un témoin d\u2019alors écrit : Au Petit Séminaire de Bistogne nous a-vionr #\u2018\"*endu parler bien souvent des missions, mais jamais aucun missionnaire n\u2019avait su remuer nos coeurs comme la simple et si captivante éloquence de Mgr GRANDIN.Tout en lui nous paraissait si surnaturel .Après son discours trois jeunes séminaristes se présentèrent à lui et sont revenus plsu tard misûmnaires dans l'Ouest canadien.Ce sont les RR.PP.BALTER.KALMES et LAMBOT ?Chez les Esquimaux du Mackenzie SON Exc.Mgr Pierre Falla-ize, coadjuteur de Mgr Brey-nat, O.M.I., nous communique l'état du personnel des missions esquimaudes du Vicariat, en date du 8 septembre 1938 .I.\u2014SECTION DE L\u2019OUEST : 1.\u2014Aklavik (Immaculée-Conception).\u2014 Ecole et hôpital : ilR.PP.Trocellier et Franche ; 4 Frères Convcrs.2.\u2014Stanton (N.-D.des Saints-Anges): RR.PP.L\u2019Hclgouoc\u2019h et Dehurtevent.3.\u2014Paulatuk\t(N.-D.de Lourdes) : RR.PP.Binamé et Griffin ; F.C.Kraut.II.\u2014SECTION DE L\u2019EST : Esquimaux du Cuivre : 1.\u2014Coppermine (N.-D.de Lumières) : RR.PP.Le Mer et Raymond.2.\u2014Burnside (N.-D.de Sion) : RR.PP.Delalandc et Joseph Adam.3.\u2014Minto Inlet (Christ-Roi) \u2014 fondation récente sur les bords ouest de la Terre Victoria, \u2014 R.P.Buliard.Le Frère Bockschaefer a passé de longues années dans les missions obla-tes de la Côte, et a dû être transféré à la maison de Fort Smith, pour y refaire une santé presque complètement épuisée.Ce vétéran des missions va mieux et ne désire qu\u2019une chose : continuer à se dévouer au service du bon Dieu.\u2014 10 L'Action Carttoliquo \u2014 Québoc Dimanche, 27 novembre 1938 LES metieM, 1»KIJ co*uu*l Avalrur d rde».\u2014 N'ayez pas peur; malgré ce que son titre semble promettre, il ne vous mangera pas : il se contente de procéder au lancement des navires.I/exprcssion vient de aval et de né ou nefs, c\u2019est-à-dire navire (d\u2019après Abel Hugo).Aplaigneur.\u2014 L'aplaigneur n'est pas un monsieur qui se plaint : c\u2019est un ouvrier chargé de peigner les étoffes pour en faire sortir les brins de laine.AniarelUeur.\u2014 N'est pas un spécialiste en amarrage de bateaux; mais il travaille tout de même au bord de la mer.11 est chargé de régler l\u2019adduction de l\u2019eau dans les parcs à huîtres.Aouteron.\u2014 N'est ni un insecte ni une maladie : c\u2019est un ouvrier qui se loue pour la moisson.Aquiculteur.\u2014 L\u2019aquiculteur ne fait pas pousser l'eau, mais les plantes a-qu a tiques.Itillonnrur.\u2014 Désigne tantôt l\u2019ouvrier agricole chargé de tracer des sillons, tantôt un fabricant de fausse monnaie.Brigadier.\u2014 N'est pas fatalement un soldat; on appelle en effet ainsi le premier des garçons dans les cafés et chez ie» boulangers.Houchotcur.\u2014 S'occupe de l\u2019élevage de* moules, ces intéressants coquillag s réclament en effet des soins particulièrement attentifs.Ilrideuse.\u2014 Elle ne confectionne ni brides ni harnais d'aucune sorte : son art est bien plus délicat.C'est en effet une dentelière spécialisée dans 1 \u2022 point d'Alençon.Chambrclan.\u2014 Une figure spéciale aux cartes, comme le brelan ou la quinte ?Non\u2019 c'est un ouvrier qui travaille en chambre.Cantonnier.\u2014 Il n\u2019y a pas que l'employé chargé d\u2019entretenir nos belles routes de France que l\u2019on appelle cantonnier.L\u2019instituteur habitant le chef-lieu de canton et chargé d\u2019aviser ses collègues des ordres de service donnés par l\u2019inspecteur d\u2019Académie a aussi droit à ce titre.Encaqucur ou Caqueur.\u2014 Caqueur ne vient pas de caquet, et le caqueur n\u2019est pas un monsieur qui bavarde à tort et à travers : c\u2019est un ouvrier qui entasse les harengs fumés dans des caques, c\u2019est-à-dire dans des barils.Erreurs MJ TOTALITARISME EORGES DUHAMEL vient de signaler, dans le \u201cFigaro\u201d, une des erreurs du régime totalitaire impost- à l'Allemagne par les nazis.CJuand de* Français instruits se trouvent réunis pour deviser, écrit-il, il arrive qu'une voix s\u2019élève et pose cette question toute simple : \u201cQuelqu\u2019un peut-il citer le nom d*un grand écrivain, d\u2019un grand savant ou d\u2019un grand artiste vivant aujourd\u2019hui on Allemagne?Cette question est toujours suivie tfun profond silence.Parfois une voix hésitante s\u2019élève et prononce un nom qui ne fait naître ni protestation ni approbation parce que personne ne le connaît.Alors l\u2019entretien reprend et d\u2019autres noms sont prononcés.On dit Einstein, 'Hiomas Mann, Fraud, von Un-ruh.Heinrich Mann, Remarque, Ludwig, Zweig, Werfel, Schickt-le.Mais tous ceux-là, qui maintiennent les hautes traditions de la culture allemande, tous ceux-là sont en exil.\tt Je sais, ajoute M.Duhamel, qu un certain nombre de bons écrivains et d\u2019universitaires do grand mérite vivent encore en Allemagne, et^ je pourrais citer leurs noms.Naguère encore, nous entretenions avec eux des com-apondances amicales.Quel affreux silence est donc tombé sur cette amitié ?Que nous faut-il croire ?Ces esprits d\u2019élite sont-ils terrorisés?Sont-ils abattus ?Sont-ils déw-apérée ?Nous ne pouvons pas le savoir.Les musiciens eux-mêmes ont fui.M.Furtwaengler, de qui j\u2019ai fait ici même l\u2019éloge, au printemps dernier, est le seul chef d\u2019orchestre qui accepte encore de représenter aux yeux du monde une nation puissante, mais déshéritée, une notion qui fut longtemps la plus musicienne de toutes.Un tel phénomène ne devrait-il pas ouvrir les yeux des Allemands sur l\u2019ereur criminelle dans laque*!le ils persévèrent ?Tous les observateurs de l\u2019Allemagne s\u2019accordent à reconnaître que ce problème de la culture irrite et déconcerté les chefs du IIle Reich.Ces chefs disent et répètent avec entêtement : \u201cCela viendra ! Nous allons y penser ! Nous vous réservons des surprises!\u201d Mais on sent bien que les aventuriers audacieux qui dirigent aujourd\u2019hui et* grand peuple ne connaissent pas la recette de la culture et qu\u2019ils sont incapables de déterminer la culture, car il est quand môme plus facile de tracer une route autodrome ou de construire des fortifications que de susciter le génie.(Suite de la première paye) pierre angulaire eut lieu le 8 Juin 1930.cérémonie fut présidée par Son Kxc.Mgr Orner Plante, auxiliaire de Québec et administrateur du diocèse pendant l'absence de Son Em.le cardinal Rouleau.Parmi les personnalités qui asaistèrent à cette cérémonie, mentionnons lord Willingdon.gouverneur général du Canada.Thon.H.-G.Carroll, lieutenant-gouverneur de la province de Québec, l'bon.L.-A.Taschereau, premier ministre de Québec, S.II.II.-E.I.avtgueur, maire de Québec, etc.Les paroissiens de Saint-Dominique eurent le bonheur d\u2019entrer dans leur église pour la fêle de Noël de la même année (1930).Cette église, dont sont si fiers les paroissiens de Saint-Dominique.rMt un des plus beaux édifices religieux de la Vieille Capitale.Avec le monastère des Dominirains.auquel elle est rattachée par un édifice qui abrite, en plus d\u2019une salle paroissiale, 1rs bureaux nécessaires à l'administration paroissiale, l\u2019église Saint-Dominique constitue un beau groupe monastique.I,a paroisse Saint-Dominique, qui a maintenant treiæ année* d'existence, a fait, sous la sage et dévouée direction de son curé, des progrès remarquables.Toutes les oeuvres que l\u2019on voit dans les vieilles paroisses y ont été établie* et y sont florissantes.Parmi le* plus importantes, signalons les deux choeurs de chant : les Chanteurs de Saint-Dominique et les Chanteuses du Rosaire.Dès 1928.des école* paroissiales ont été établies.Toutes deux sont abritée* dans un édifice qui s\u2019élève sur la rue Dourlamaque.L\u2019école des garçons a été confiée aux Frères de l\u2019Instruction chrétienne, et celle des fillies aux Religieuses de Jésus-Marie.LES latttômeA, EM .ill Aloatue Ies vieux chanta popul .\u2022libanais reflètent la croyance an&c/.répandue aux fantômes non seulement des morts mais de ceux que guette la mort.Souvent des montagnards assurent avoir vu la double d\u2019une personne errer dans la canvpa-grv* ; sa mort est certainement prochaine; la preuve, s\u2019il en faut une ; un coi -beau s'est perché sur l\u2019église ou sur le presbytère, et, signe infaillible qui précède d\u2019un moiü le trépas, l'étoile du futur défunt est tombée du ciel derrière sa maison ou son champ, car il n'y a aucun doute sur ce sujet ; chacun naît sous une étoile qui se d< ta die du ciel à sa mort ; pauvre ciel, disputa k* temps qu\u2019on meurt sur la terne il La coutume exige que le moribond soit porté sur le pas de la porte pour iKiuvoir \"lancer un dernier regard lo monde qu\u2019il quitte\u201d.IjC soir, dans les chaumières on raconte des histoires vraies, la terre n\u2019a pas voulu garder la dépouille dans son sein, des fantômes errent désolés et jettent des pierres contre leur ancienne demeure et implorent des prières ; leurs demandes sont parfois plus concrètes, ils veulent par exemple qu\u2019on change les limites d'un champ ! Leurs cris de souffrance sont si forts qu\u2019on no peut même pas le* comparer aux cris des pleureurs poussés pendant deux ou trois heures sur la tombe du défunt, le fameux Omel.le chant de la mort, qu\u2019on entend, parait-il, à cinq heures do marche.En juillet 1925.à Naushoit d\u2019Qrosci on tira plus de WK) coups de fusils contre une de ces terribles \u201combres nocturnes\".vue par plus de 200 iier&onnos dans 40 formas différentes et qui fit trembler les chiens habitués p uriant à affronter les loups.Sans doute aujourd\u2019hui voit-on moins souvent qu'au-trefois.les bons vieux temps, l\u2019ombra nocturne, mais l\u2019explication est fort simple : le diable n'a plus besoin de tout cet appareil pour courir le monde, \u201ccar aujourd'hui il s'est installé confortablement sur l\u2019épaule d\u2019un chacun\".Ces fables ne sont pas bien orthodoxes mais elles n\u2019entament pas le fond de la foi; les paysans du moyen âge a-vaieot In foi solide et croyaient ferme à ces fâbles.Le paysan albanais n\u2019ignore pas le sort des morts et son vocabulaire habituel le prouve : \u201cDieu l\u2019a pris, son âme est dans la gloire\" ; et il ewt bien difficile de trouver une personne qui soit passée do cette vie à l'autre sans les sacrements et les prières de 1 Eglise.LES SIX PETITS COCHONS _ (iker Il \\otiftralt blrn n\u2019avoir jamais quitta la frrmr dr ses parents.la* propriétaire du \"Le taché\u2019\u2019\tL\tchamp de\tblé d\u2019Inde ri?\ts'amène mais le\tpr s\u2019est gorgé\ttlt cochon\test trop\tmi /\tlade pour\tfuir, de blé-\t- d\u2019Inde ro-\t(m.lé et te /\t/7> H voici ma- N Il est maintenant trop tard, qu\u2019airl-vera-t II ?\u201ci* tarhé\u201d ne s'inquiète pins de rien.I| est résigné a tout.Il regarde et constate qu\u2019il est dans la ferme où il est né.fl constate qu'il n'est plus malade et II en est tout réjoui.«A- Tout à coup, revenant à lui, il volt de nouveau la lumière.tjr champ de blé d\u2019Inde qu\u2019il dévasta appartenait au propriétaire de la ferme ou il vivait et où II fut ramené.La mère du \u201ctaché\u201d fut contente de le revoir, bien qu'elle ne sût pas le changement qui s\u2019é tait produit ches son fils.Personne, sur la ferme, ne fut plus Joyeux désormais que lo \u2018'tarhé\u2019\u2019.le petit rochon qui a-vait appris sa leçon.mangea comme un Jeune goret bien élevé.A l'beure iu diner, le fermier apporte une brassée dVpIs blé d\u2019Inde.\u201cLe taché\u201d attendit son tour et.A \\ \"\t7/^ \"Cnpr ( by Walt Dunry Enter prises 19\u2019S ) World right» rmerved (fl) A iXsL)v& Dimanche, 27 novembre 1938 L'Action Catholique \u2014 Québec 11 \u2014 ï *r-\"+ h fmte MUnt tfA^olôRfojfs^ tS>i 1 i>^t tJ La portr so lève lent! U -sV Mai» le jeune priiirc réussit * éehipper aux »old.iU de l'ocre.Il se réfupie dans un bois épais dominant le riui- .^/TT J.'ogre ordonne alors A ses soldats de s'emparer du non teau *v -, «j ¦yrj O.\u2022 ÏCMZ VA.-» ¦ * 72fr.$ t y?/ W \u2022\u2018Ainsi, se dit le prince, l\u2019ocre conduit en effrayant son monde, si Je prenais la même attitude*'.K.t notre Jeune ami so prépare à entrer dans le chü-leau a la faveur de la nuit.1! vrmble maint* n.mf nue l\u2019ocre a plus l'air ridicule iju'effrayant II lui stent aussitôt une Idee nu'll va mettre à exécution.la semaine prochaine: IJ; M1R DU CHATEAU 44 12-11 27 9 Wi M i f ii \u2014jV-âliâW Q «* \u2022 \"'fL ¦\u2022 -rV^iV-si- [ t .* | 3 il i i i LES MOTS QUI SE RESSEMBLENT Il existe en français, comme dans toutes les langues, d'ailleurs, des mou» qui sont presque semblables et qui.pourtant, n'ont pas du tout la même signification.Dans la plupart des cas, on les distingue assez bien, mais il arrive qu\u2019on les confonde entre eux et que l\u2019on emploie l\u2019un d\u2019eux pour son frère presque jumeau ! AEROMETRE ei AREOMETRE Un aéromètre est un instrument qui sert à mesurer la densité ou la raréfaction de l\u2019air.Un aréomètre est un instrument qui - 12 \u2014 sort à determiner la densité relative des liquides.AFFILER et EFFILER Affiler, c'est donner du fil au tranchant d\u2019un instrument, d'un couteau ou d'une lame quelconque.Effiler, c\u2019est tout autre chose : cela signifie défaire un tissu fil à fil.On dira, au sens figuré : il a la langue bien affilée, et non effilée.Mais on dira : effiler une étoffe de soie, et non pas l'affiler! CANNE et CANNELE Canné se dit d\u2019une chaise, par exemple, dont le siège ou le dossier sont gar- L'Action Catholique nis avec des bandes de roseaux ou des joncs tressés.Cannelé se dit d\u2019un objet qui est orné de cannelures, r\u2019est-à-dire de moulures creuses en forme de silllons.Les colonnes de l\u2019ordre dorique sont cannelées ; elles comptent en général 16 à 20 cannelures.COLORER et COLORIER f Colorer, c\u2019est tout simplement donner une teinte, naturelle ou artificielle.Colorier, c\u2019est apposer plusieurs couleurs sur certains objets.On dit qu\u2019un verre est coloré lorsqu\u2019il est uniformément teinté de bleu, de rose, de jaune.On dit au contraire qu\u2019il est colorié, lorsqu\u2019il est orné d\u2019un dessin en couleurs.COURBURE et COURBATURE La courbure indique l\u2019état d\u2019une chose courbée : la courbure d\u2019une voûte.Une courbature, c\u2019est une lassitude ressentie dans une partie du corps.\u2014 Québec CharlesIV Charles fV, roi de France, avait fait construire 4 grands palais, et.dans chacun d\u2019eux, il avait 4 pièces réservées pour son usage strictement personnel.Chaque pièce comportait 4 portes et 4 fenêtres.L'empereur prenait 4 repas par jour, au cours desquels il lui était servis 4 mets et 4 vins différents.Sa couronne se relevait en 4 branches: ses habits étaient immuablement divisés en 4 couleurs, et il parlait 4 langues ; l'allemand, le français, l\u2019espagnol et l'anglais.H fut marié 4 fois.Ses attelages étaient formés de 4 chevaux.Son empire était divisé en 4 Etats défendus par 4 corps d'armée, et il changea 4 fois de capitale.Lorsqu\u2019il mourut, le 4 octobre 1378, 4 docteurs se trouvaient à son chevet.Dimanche, 27 novembre 1938 La persécution religieuse en Allemagne < ES nazis s\u2019obstinant à salir les victimes de leurs violences ; ne reculent pas devant les pi- < rcs calomnies pour déconsidé- \\ ' rer les fidèles qu\u2019ils poursuivent par les procédés les plus odieux.C\u2019est ainsi qu\u2019une dépêche de Innsbruck au D.N.B.annonce que le com-niissairo tlu Reich en Auti iche a 01 donné la fermeture immédiate du cou- < vent des Serviles.Huit personnes ap- j partenant au grand couvent ont été : arrêtées.Un assez grand nombre de citoyens d\u2019innsbruck seront également arrêtés.5 I.\u2019information du D.N.B.ose prétendre que la décision du commissaire du Reich est intervenue à la suite d'une enquête qui \u201caurait révélé un état d\u2019immoralité tel qu\u2019il n\u2019est pas possible de mettre au courant l\u2019opinion publique \u2019.Au sujet des arrestations opérées au couvent des Serviles, le Voelkischer Jleobaehter précise que neuf religieux ont été arrêtés jusqu\u2019à présent.En outre, les arrestations d\u2019habitants d'Innsbruck ; annoncées vendredi dans cette affaire, ont été opérées en assez grand nombre.Les persécuteurs en Allemagne et en Autriche dépassent encore ( fut encore en Uâl qu\u2019il prononça le discours d'inauguration de la faculté de Médecine, à la grande fête universitaire du mois de septembre.Au printemps de 1855, il commença à ressi-ntir les atteintes de la terrible maladie d
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