L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique, 11 juin 1939, dimanche 11 juin 1939
[" Vol 111 No 21 L\u2019ACTION CATHOLIQUE Organe d« L'Action Sociale Catholique.Rédaction et administration : S.Boulevard Charest.Québec.Dimanche 11 juin 1939 L\u2019AeasIOM \u201cInstaura™ omnia in Christo\" O O ¦m univc tc 16 64-\t^\t^ 93 9 du » ^ Saimf -JIOStPH ^ x\\ dîn cmnomcooK, N-B Sou J' /ci c/irce/iorx dûJ> Pères de Sainte-Croix 4 \" ¦ »- , PSTÏii «'\u2022U Il il mil = !«i m F U H V; YieUX COLLEGE \u2022 ' ¦¦ \u2019»¦ * .'' \u2022/.> A P * & $\t1\u2018 I H C £ N I I £ D* 0 C T 0 5 R £ 19 3 3 lEf £5V R£ \u2019UNIVERSITE du collège St-Joseph que dirigent les religieux de U Congrégation de Ste-Crolx fêtera les 13, 14 et 15 juin courant le Hoixante-quinsième anniversaire de sa fondation.Située dans la paroisse de Memramcook, la plus ancienne des paroisses acadiennes du Nouveau-Brunswick, cette maison a été fondée en 1864 et eut rumine premier supérieur le Père Camille Lefebvre, natif de la paroisse de St-Phl« lippe de Lapralrle, dans la province de Québec.Le vtenx collège de bo4s que trouva le Père Camille Lefebvre h son arrivée en Acadie se transforma rapidement, mais c\u2019est dans cette modeste maison que des hommes comme le sénateur Poirier, (Suite à la page 12) «Ses Enfants mmmœmmmmmmææmmmwmm tmmmmsm m msm&m# m&mïxmiïMw* MMMMMMRSK0MI Correspondance.(Ii(\u2018ti I I mé-nagerc.Sans doute nous allons vous cliui ir pour préparer le* festin* du Royaume, le ne puis vous dire combien de \u201cbers aurrt-s'* i ou» avons en résert e.Je pr.Tère ne pas les romp-ter de peur de vous décourager! Mai, ;t*»ra plaisanter.Je demande ma nirnant si une cousine de US a 17 ans voudrait bien eorre» p ndre aver vous.Vous aimer «x qu'elle comment c la première.Alerci du bon salut de vus n «\u2022 tu.Vos meilleurs amitiés à tous ceux qui friq-.irn-lent le Coin.Mais non, vous ne m'Impo*lu'ie» pas, ms chère petite amie.Mille bonne* i hoses.GRANDE SOEUR.\u2014 Banjour ma obéze nièce.Je suis heureuse de vous revoir à la l\u2019age.J'rsprrr que FRANCE vous aura r< p nJu, quand vous lirez ers l.gues.Oui, J'ai que que* petites amies qui remplissent la même tache que vous, deux ou truis environ.Votre bonjour a MICHELINE.Je dis à cet e dernière que v< us faisiez partie d'un cercle de Jeunes nat iralis-tes, et que vous poasidr* même un hrrl 1er.M M IC II ELI N E dé.-lre eoltrrUonncr des fr illlea, vous vous feriez un plaisir de lui en envoyer d'Irl à deux mois.»i ee n\u2019est pas trop tard ( rtte cousine a Ll ans et h bile le comté de < mp-ton.Vous lui adre*s t vos meilleures amitié*, ainsi qu'à NACELLE DES ELOTS, FKAN't I.et MADELEINE.Merci a AMETHYSTE pour v us avoir placé dans sa Eantaisie sur les p«i udus.Vos saints à tons.Poor vous, ma sincere «ntl-tié.LOItKTTE DU SI D.\u2014 Je vous 'remercie poui le charmant dessin et la bonne lettre que vous m'avez adresses ma chrte I.ORETTE.La iou-hinr dont vous me pariez habile Québec, mais Je ne puis vous dire son nom, à moins qu'elle m'eu donne cllc-mème l'autorisation.\\ os rr-mrreirments pour leurs félicitât o:is à Mme D.de Port-ALrrd.ainsi qu'a IIHIN DE Mol sst , PETITE ItERfiEKK et AMETHYSTE, t n merci tout particulier à celte drrnicrc pour vi us avoir dédié sa tari lion sur les pseudo-».I n bonjour à l'ONCLK D, a HEHE MAdEI It.JULIETTE et tou, ceux qui vlrnnrnt a la l âge.Ne me pa-U-z pas trop du parfum de, jol r< violette*, tar Je me sens cemme une pel I.- \u2022< u-rl» a qui l'on causeiait dangereusement de U saveur Irréslstlb'.e.d'un fromage! Vou» i om-prenez n'rst-ce pas?J'espère avoir le p-aislr d'entendre un Jour votre voix.En attindant, je vou» dis u'i a'f-ct-ienx bonj-ur.AME JECT-TE.\u2014 Ce sont le* beaux jour* qui vous ramènent, nia tonne petite amie.Je suis heureuse d'avoir de vos nouvelles, -ans tarder, Je demande à LILAS BLANC »l et e » reçu votre Irltre?Ma santé est s.t'sfais nie.je vous remercie.Vos aml-iés à Ml DAILI.t l> oK, Ml KMt RI « RISTALLIN.LILAS Kl \\Nt , LIANE et tous ceux nui fréquentent le Heaume.Croyez toujours à m» meill'ore afl et on.PETIT POUCET.\u2014 Avec plaisir Je '®u» attribue désormais ce pseudo, mon cher prfit ami.Je ne savais pas que \u201cPETIT PDt < l T'1 était si fin.Imagines un peu?POUCE I m'affirme qu'il n'aurait pas peur de l'ogre, i ar il est EORT maintenant, avant été conlirme I- Z mal!.Cher PETIT POUCET, vous xvei sûrement reçu su complet tous les dons du St-, s-prlt.sans oublier celui de force.Votre merci à cousine M ASCO! TAINE.M.'ill ur so :vr Ir a tous le» vôtres, sans oublier COUSIN MK HI L qui est peut-i tre votre ange gardien de re temps-ci?.Pour vou*.mille choses affr-toeu- C.RANDE AMU.\u2022 Il leva sur mot \u2019 ms yeux expressifs.des \u201ccommissions\u201d pour papa.\u2014 Bah I reprennent les railleurs, tu diras à ton père que tu as perdu ton argent\u201d.Or Toto un peu gourmand, raffole de la crème glacée.et puis, \u201cils\u201d vont bien rire de lui.L\u2019enfant hésite ; va-t-U écouter la gourmandise, ou la conscience qui lui dit que c\u2019est un vol et un mensonge qu\u2019il va commettre T.Toto accomplit fidèlement son message.il a agi comme un homme, sans s\u2019occuper de ce que le vol ou le mensonge aurait pu lui offrir pour lui-même, sans s\u2019occuper des rires des compagnons Vive Toto ! Vous comprenez maintenant ce que c\u2019est que d\u2019agir comme de vrais hommes, \u2014 ou de vraies femmes, \u2014 Vous comprenez que pour devenir quelqu\u2019un d\u2019utile, 11 faut que vous remplissiez poa devoirs quotidiens avec tout le soin passible pour vous préparer à remplir les devoirs qui vous attendent quand vous serez des hommes faits, des femmes accomplies.Bon courage mes enfants.soyez des \u201cToto\u201d ou des \u201cLili\u201d, et vous serez heureux.Votre amie, MARGUERITE Desch.28 mai 1939.Aime la vie Aime ta vie telle qu\u2019elle est.Tu la trouverais belle si tu savais l\u2019accepter comme Dieu l\u2019a voulue pour toi, avec ses luttes, ses souffrances, aussi bien qu\u2019avec ses joies et ses bonheurs.Quand tu as une grande joie, quand le bonheur t\u2019inonde, vite remercie Dieu et aime bien tavie.Mais celle-ci suivra son cours et aux grandes joies succédera vite, très vite même, les épreuves les plus écrasantes.|Souviens-toi alors que la souffrance est le suprême témoignage d\u2019amour de Dieu vis-à-vis des hommes, et, si noire que puisse te paraître ta vie, continue à l\u2019aimer.Aime aussi la vie dans tout ce qu\u2019elle offre de beau, de grand ; aimc-la dans ta patrie, dans toutes les créatures, aime-la dans la nature grandiose qui t\u2019entoure, aime-la surtout pour le créateur, pour Lui qui t\u2019aime et qui veut tant ton amour.Aime la vie de telle sorte qu\u2019à ton dernier soir, la comédie finie, regardant la scène jouée, fouillant tous les coins et recoins de ta vie, tu n\u2019y trouves pas le moindre vestige de désespoir ; alors, suprême consolation, tu pourras adresser nu ciel cette prière : \u201cVou* qui m\u2019avez donné la vie, soyez remercié, car ell» fat belle ma vie, belle toujours.JEANNETTE \u2014 2 L'Action Catholique \u2014 Québec Dimanche, 11 juin 1939 Quand un congrès catholique SC TICNT CN TCCCC ACCICAINC.dans un monde troublé, le Congrès eucharistique d\u2019Alger est une affirmation Eïï51Le Congrès eucharistique d\u2019Alger M ^A rrs deux affluents du nord du San Juan inférieur, le San Franca co (t le Dcseado.On a aussi prairté la formation, é:*ns l\u2019isthme de Rivas, d\u2019un troisième \u2022 ficirl, entre le lac de Nicaragua et IVc an Pacifique.Mais la grande »l!»mr e»t U fin dune rwe.XIV.\u2014 ACTIOV OK I.WI.COOI.HI R L'OBG AM1BME Introduit dan» l'orgaulcne en petite quantité, l'alrooi produit nue excitation passagère : l\u2019Ivresse, «iul »r dissipe rapidement; mai* *1 l'abiorption de l alrool eit notable rt souvent répétée, une Intoxication lente en résulte et tous les organe» en subissent 1rs funeste* ronséquenees.I n lapin, auquel on fait boire un petit verre d'eau-de-vle à t.»o meurt emoo!*«onné en quelque» minute».\t* l.'aleool passe tré* rapidement dans le sauf; ;il est ain«| transporté, en nature, aux diver* organe».qui ne »'en débarrassent pa* loua avee la même faellilé : le rerveau rt le fo'a, notamment, ont le désavantage de ronserver l'aleaol plua longtemps que le» autre*; ee* organe* «ont done le* premier* altérés.Kn somme l\u2019alcool agit comme an polian sur l'organisme.XV.\u2014 Lis GLANDES D» L'ESTOMAC Il existe, à l'intéilrar de l'etlnntae, dan* l'épaisseur de »a paroi, de nombreases glandes «bar-gée» de secréter |e sur gastrique, t «\u2022» glande», plus ou moins ramifiées présentent, » l'état normal (A) un a»prrt a««ci régulier; mais, soua l'influenrr de l'alcool, qui Ir» Irrite, elle» se défornirnl de rii-serses manière*, deviennent nodulrote* 'B), filiformes «t') ou mamelon liées possède ?6\u2014\tQuelle est la population de l\u2019Australie ?SOLUTIONS don problème:! proposé) le 27 mal 1939 711.\u2014 ACROSTICHE DOUBLE \u2019ïlZ.\u2014 CH ARA DE-DEVINETTE Fou \u2014 Gueux \u2014 Fougueux 713.\t\u2014 ANAGRAMME Vase \u2014 Av es \u2014 Save 714.\t\u2014MOTS EN HEXAGONE A L G E R I E r T o U a N P I u S b I p E \t\tB E\t\tC \tT\tA P\t\tI B\tA\tD\tI\tN E\tP\tI\tC\tE C\tI\tN E\t\tM \tS\tE R\t\tA \t\tR A\t\tS 715.FOOTBALL Star bat Racing, et Stade est battu par Olympique; Olympique fait match nul avec Racing et Stade; Stade fait match nul avec Racing.H N ?.5 \u2022 Partez du point \u201cS\u201d et traces des lignes droites en suivant l\u2019ordre des lettres telles qu\u2019elles se trouvent dans le moi anglais SHINES et vous verres ce qui se produira.716.\t\u2014 PRIX MARQUE 1060 ot 2730.717.\t\u2014 QUELQUES QUESTIONS (Réponsert) 1.\t\u2014Le métro a été déclaré d'utilité publique par une loi du 1er avril 189B.La première ligne mise t n chantier a été celle de Vine n-nes-Maillot; il fallut un t>cu plus de deux ans pour la construire et elle fut ouverte à la circulation le 19 juillet 1900.Elle avait coûte 26,355,000 francs-or.2.\t\u2014Le cahier des charges prévoyait trois voitures par heure, chaque voiture comportant trente places assises.Mats la fréquence fut presque immédiatement portée à la cadence de dix minutes en dix minutes.3.\t\u2014Comme les premiers chemins de fer, le métropolitain ren-eontra les uUis vives critiques de la part des persoimalités fort doctes et fort chenues, lesquelles affirmaient que les Parisiens n\u2019étaient pas des taupes et ne s\u2019habitueraient jamais à circuler sous terre.Or.les premières recettes furent un triomphe.Le prix étant fixé à o fr.25 pour les premières et o fr.15 pour les secondes, du 19 juillet au 31 décembre 1900 elles s\u2019élevèrent à 2.569,289.15 francs-or pour 15,171,339 voyageurs.| 4.\t\u2014En 1906, les recettes étaient déjà en fort aerroissument.Cette ; année-là, pour quarante kilomè-, très docinllon ferait un hrult terrible; \u2014 Note.-\t3.Qui ne »e conforme pas au règlement.- 9.\tUn Interrupteur le fait perdre parfois; Un qui aurait ruiné un \u2022 compagnie d'assurances contre l'inccnd.c.\u2014 10.\tA côté d'Anvers.-\u2022 \u2022 \u2022- Solution du No 124 Dim«itcH«, 11 juin 1939 L'Action CaHioliqut \u2014 Qutboc 5 LA MEMOIRE EL) Cardinal Van Rossum MtoMf 6* TtgHM VII] LA RENAISSANCE CHRETIENNE |A H\t< a!h< \\|Uc sP k*- 1 , - J>,\t'\t' ' ' ÿü] ° _*o Pie XI.le pape des missions; leurs trois noms resteront attachés au progrès merveilleux des missions qui s\u2019est si brusqu»^ment affirmé et dont la continuation soulignera et mettra en relief la clairvoyance et le zèle avec lequel tous les trois ils ont si grandement servi la cause missionnaire.L\u2019invitation de Pie XII CE CIJ\u2019CN EN CENSE A I ONDI ES \u2019EST avec une sympathie et un L\tresPccl extraordinaire que fut h\taccueillie, à Londres, l\u2019ann .nee ^es démarches des nonces et du délégué apostolique, en vue, disait-on ici.de provoquer une discussion internationale de la question de Dantz.ig et dts relations franco-italiennes.La presse, même l\u2019organe au service des intérêts politiques de Moscou, malgré les préventions protestantes séculaires, en fut déconcertée, le premier jour, au point de n\u2019avoir aucune opinion précise a exprimer dès l\u2019abord.Comment se fait-il que, bien que le désir de régler les différends par d:s méthodes pacifiques n\u2019ait pas beaucoup diminué, l\u2019invitation pontificale n\u2019ait pas accepté d\u2019emblée ?Il y a plus d\u2019une réponse à la question.On n\u2019a pas voulu , semble-t-il, que trop d\u2019empressement soit interprété en Italie fasciste et dans le Reich comme un fléchissement des volontés, comme une nouvelle capitulation en germe.Ensuite, l\u2019attitude du Pape n\u2019y trouverait aucun écho parce que ni l\u2019Angleterre ni la France ni la Pologne ne semblait résignées à un diktat touchant Dantzig.On ne se figure pas aisément jusqu\u2019à quel point la longue et formadable lutte de 1 Espagne nationaliste contre les en-m.mis de la civilisation chrétienne, soutenus avec passion par tant d\u2019alliés secrets ou deelarés, a donné de prodige, en Angleterre, à la religion catholique et en particulier au chef de l\u2019Eglise .On prut affirmer que le souci primordial de tous les leaders politiques anglais, sans distinction de partis, est de mériter le soutien nu moins implicite du Saint-Siège au cas d\u2019un e»)nflit armé.I/'s événements d\u2019Espagne ont montré, une fois de plus, que la force morale finit par l\u2019emporter sur la force brutale.Comme, en dehors de la conclusion d\u2019une entente avec la Russie, cette puissance n\u2019est pas direcUment intéressée u D.intz.ig le Vatican pouvait difficilement faire appel à l\u2019U.R.S.S.Il n\u2019y a pas de nonce ou de délégué ap./''t.»li, sous l'administration Itoucher-\\llle, en fit I acquisition, ce terrain était appelé \u201cCricket Field\".Auparavant, le parlement provincial avait son siège dans un édifice situe non loin du palais cardinalice ou se trouve aujourd'hui le parc Montmorency.Ce Parlement fut incendié le 19 avril 1883.Peu nombreux sont ceux qui se sou-\\ iennent de l\u2019ancien Parlement, détruit il y a 55 ans.Il fut, pendant une cinquantaine d'années le lieu de reunion de nos deux chambres législatives comme il avait, avant la confederation, .servi au Parlement du bas-Canada.Ce dernier edifice ne fut cependant pas le premier Parlement puisqu'il remplaça l\u2019ancien palais épiscopal de (juébcc, converti en parlement en 1792 et incendié en 185t.Ces deux \u201cparlements\u2019' furent le théâtre de luttes parlementaires souvent ardentes.La salle législative du premier parlement entendit les accents patriotiques de Papineau, des Bedard, des Panet, des Lafontaine, des Morin, et aussi les nobles revendications et les paroles toujours conciliantes de Mgr Plessis.lyç second vit les Pères de la t onfédérattion.Nous n'avions pas l'intention de faire l\u2019historique de ces deux parlements, et nous ne dirons rien de plus du parlement actuel.Mais nous allons reproduire une page de sir Hector Fabre, intitulé : \u201cLa Chambre locale, vue à vol d'oiseau\u2019\u2019.A Chambre locale va se renouveler pour la\tseconde fols.I>éji.de tous\teôtés, on voit poindre les candidats.Les électeurs vont se disputer le plaisir de les élire.A l\u2019automne, nous aurons une Chambre nouvelle et fraîchement décorée.C\u2019est peut-être le moment de jH^ un coup d'oe.U sur l\u2019ancienne.\tSi vous voulez\tbien accepter pour\tcicerone\tun spectateur parlemen- taire qui compte déjà de nombreuses années de galerie, Je vous guiderai à travers les détours de cette petite scène, où plus d'un de ceux qui me lisent \\ iendra peut-être siéger bientôt.Si vous n'étes pas satisfait du tableau, vous en trouverez un plus exaet, sinon plus gai, dans les journaux de la Chambre.Ce n\u2019est pas cependant à une séance ordinaire de la Chambre que Je voudrais vous faire assister, car ce serait faire de la politique.C\u2019est la physionomie generale de la Chambre que je vais dessiner LA CHAMBRE LOCALE VUE A VOL D\u2019OISEAU XA/.devant vous, telle qu\u2019on peut l\u2019observer de la galerie des Journalistes.Nous sommes là une quinzaine qui avons pour Pâture les nouvelles, et pour idole le public.Penchés chaque nuit vers la Chambre, afin de recueillir le moindres sons de l\u2019éloquence parlementaire le plus léger soupir du ministre qui s\u2019endort sous le harnais ou du député qui s\u2019éveille pour voter, nous passons nos jours à écrire ce que nous n\u2019avons pas toujours entendu.Chacun a sa nuance d'opinion et son genre de talent.I>es uns s'attachent à reproduire fidèlement le: paroles des orateurs \u2014 c\u2019est là, pour parler franc, un métier de chien; les autres, s'élançant des ordres du jour, s\u2019élèvent dans les hautes sphères de la politique lyrique ou voltigent le long des nouvelles.Celui-ci se plaît à peindre sous de brillantes couleurs le député qui a le don de lui plaire, et celui-là à immoler sur l\u2019autel de la patrie le député qui lui tombe sur les nerfs.De temps à autre, la galerie s'accorde une récréation.Elle se retire dans ses quartiers.On nous a réservé un coin dans l\u2019édifice, et ce coin, propice au travail et même à la causerie, est charmant.On y peut vivre séparé du reste du monde, si l'on veut, confiné dans le sein de la presse, notre vieille bavarde de mère.Ceux qui aiment le paysage n'ont qu\u2019à se mettre à la fenêtre; ceux qui se complaisent dans les orages du eoeur n\u2019ont qu'à rentrer en eux-mêmes.Nous laissons nos armures et les souvenirs de polémique au pied de l\u2019escalier, en entrant.L'adversaire disparait sous le confrère, et les gens de talent s\u2019y rendent la justice qu'ils se refusent trop souvent dans les journaux.La paix et la concorde régnent en ces lieux d\u2019où ».Mtent les écrits qui mettent le feu aux quatre coins du pays.La postérité ne connaîtra rien de nos entretiens.L\u2019un fait des mots, l\u2019autre les assaisonne, un troisième les met sur le feu : nous les savourons à la ronde.Mais revenons à la galerie des journalistes.Au-deî*ous de nous s'étend la Chambre, les sommets touffus ou plus ou moins dénudés, et frappés de la foudre, des députés.Les comptes rendus ne donnent jamais un tableau complet de la Chambre.On y parle rarement de ce que surprend le regard.Ix*s députés n'ont point de secret pour nous; nous voyons jusqu'au fond de leurs pupitres, et parfois aussi jusqu\u2019au fond de leurs coeurs.Mais, par profession, nous sommes discrets.S\u2019ils écrivent sur papier rose ou vert, U nous est bie*i difficile de ne pas nous en apercevoir.La façon dont ils couvrent de la main la moitié du papier, le soin calligraphique tout particulier qu'ils prennent, le front qui s\u2019illumine, trahissent le sujet de la correspondance, le tendre secret.De notre observatoire, nous voyons commencer les amours entre les ministres et les députés dits Indépendants, naître le premier désir, s'échanger les premiers regards, s\u2019accorder les prem\u2019ers gages.Nous savons tout, avant que le vote »c vienne rendre publique la secrète alliance.II y a trois catégories de députés : ceux qui parlent, ceux qui écoutent, ceux qui fument, sans compter ceux qui plaisent aux dames et leur rendent les séances agréables.Les orateurs, s\u2019ils n'avaient pas des auditeurs attirés qui stimulent l\u2019attention, ne parleraient souvent que pour les galeries et les rapporteurs.On écoute un député la prem'èrc fols qu'il parle, pour voir comment il se UiUUJli.i i ¦ \"uiii'.; ure d\u2019alfaire, pour voir s U a une voix de ténor ou de baryton : rarement la seconde.En général, aussitôt qu\u2019un députe se lève, un tiers de ses collègues se lèvent en même temps et disparaissent dans la direction du comité de la pipe.L\u2019\u2019est spontané et irrésistible.On dirait qu\u2019il y a un ressort dans les fauteuils, et qu\u2019aussitôt qu\u2019il cesse d\u2019étre comprinn à un endroit, il se soulève sur tou U- la ligne et fait sauter les députés.Le comité de la pipe a joui d une grande renommée.C\u2019était là où, disait-on.au milieu des nuages de fumée, se décidait le sort des ministères.Aujourd\u2019hui, ce n\u2019est plus guère qu\u2019une salh de récréation où les députés déposent le fardeau de leur mandat et oublient leurs électeurs.De temps à autre, on envoie un messager voir qui est en train de parter.Le messager rapporte que c\u2019est M.X.; alors on rallume.On a souvent reproché aux députés de fumer.L'accu sation est injuste.Un député doit être fait à l\u2019image d«-ses électeurs.On doit pouvoir, en le \\n3ant, les reconnaître.Ce principe admis, est-il possible de dire qu'un dcpulr qui ne fume pas peut représenter fidèlement scs électeurs qui fument tous ou presque tous ?Un député doit fumer comme ceux qui l\u2019élisent, et même davantage.De temps à autre, on y surprend un député qui raconte à scs collègues les péripéties de son élection.H vivait tranquille et ne songeait pas à servir son pays.Survient un émissaire du gouvernement qui lui déclare qu'il est le seul homme qui puisse terrasser l\u2019hydre de la révolution dans son comté.Ces choses-là ne sont jamais désagréables à entendre.Il ne doute pas un instant que l'émissaire n'ait -aison; il s\u2019étonne seulement que le pouvoir soit si bien informé et vole si juste; cela redouble son estime pour lui.La lutlc fut chaude et la nomination un coup d'éclat.II se révéla orateur, au dire meme de ses adversaires : un discours n'est pas aussi difficile à faire que le vulgaire se le figure.Il suffit de s\u2019y mettre.Il n\u2019y a qu'à parler un peu plus fort que dans la conversation ordinaire.Puis arrivent les détails, l\u2019ordre de bataille qui a été suivi; des rangs entiers ont été emportés; on a rompu des côtes jusque là solidement libérales.Enfin l\u2019ordre.Un autre, de nuanre plus avancée, «e plaint de son curé.Heureusement qu\u2019H a été vengé par l\u2019organiste du village.Le préil'cateur venait de tonner contre la fausse liberté et le candidat libéral, lorsque l\u2019organiste, qui n\u2019y entendait pus malice, m* mit à jouer la Marseillaise.dont les notes révolutionnaires éclatèrent comme des coups de tonnerre aux oreilles du prédicateur, qui n'avait pas encore quitté la chaire.Parfois aussi, quelque orateur populaire cède à la tentation de répéter en petit comité, afin de prouver que c'est uniquement par modestie qu\u2019il ne parle pas en Chambre, une harangue fameuse qui a déridé la victoire daas une grande bataille électorale.Suiic à la paye H / < ( i Souvenirs de Montcalm* E souvenir du marquis de Montcalm n\u2019est pas mort dans les coeurs canadiens, disait sir Lomer Gouin, à l'inauguration du Monument Montcalm, à Québec, en 1911.Et le premier ministre d\u2019alors ajoutait : \u201cBien loin de là, il y est plus vivant que Jamais et l\u2019ombre du héros de Carillon plane toujours sur notre \\ ieille cité où tout se plaît à parler du passé\u2019\u2019.Bien des choses rappellent aux Québécois le souvenir du grand vaincu de 1759, notamment la maison de la rue des Remparts qif il habita pendant quelques mois, le monastère des Ursullnes où II fut Inhumé, etc.Du volume de M.P.-Geo.Roy : \u201cLa ville de Québec sous la donvi-nation française\u2019\u2019, nous extrayons deux pages intéressantes relatives à Montcalm.D'abord celle qui nous fait l\u2019historique de la MAISON DE MONTCALM (rue des Remparts) puis celle qui nous parle d\u2019une FAUSSE MAISON MONTCALM (coin des rues St-Louis et des Jardins).' m Maison de Montcalm, sur les Remparts.i?i?ti Une fausse maison Montcahn, à Québec.A petite maison qui fait le coin j .- Jw « des rues Sa\u2019nt-Inouïs et des g fÇra Jardins, est, croyons-nous, la \u201c\tplus ancienne habitation de Québec.la* 30 novembre 1671.par aele de Romain Becquct.les Ursuline de Québec concédaient à François Jacquet dit Lan-gevin, maître couvreur d'ardoises, \u201cun emplacement dans le fief Saint-Joseph, proche leur monastère, de quarante-six pieds de front sur la grande rue (Salnt-Ixiuis) sur quarante-six de profondeur, moyennant une rente* foncière de six li- vre* tournois payable à la Saint-Michel, chaque année, plus un sol de cens portant profit de lods et ventes, saisine et amende, le cas échéant\".Jacquet dit I^tngevin fit donation de ce terrain à la fille ainée de Pierre Mé-nage.eliarpentier, habitant de La rivière Sajnt-Charles.Sur l\u2019emplacement donne à sa fille.Ménage construisit, vers 1677.une maison à un étage, de vint-cinq pieds de front sur trente de large.D'après la description de l\u2019aveu et dénombrement de 1737.la maison construite vers 1677 par Pierre Ménage est bien celle quiexiste encore.L\u2019intérieur a subi, de temps en temps, certaines pe-l.'tes altérations mais les boiseries actuelles sont certainement celles qu'on y voyait au dix-seplièmp siècle.La veuve de Pierre Ménage décéda en 1734.La maison passa ensuite à son gendre, François de la Joue, architecte, puis à Pierre Levasseur, et enfin à Jean-Kapliste Prévost, en 1758.Sous le régime anglais la maison bâtie par Pierre Ménage eut pour propriétaires successifs ; Joseph-Gaspard de Léry.1761; Alexandre-André-Victor de Lcry, 1800; XaVier-Roch Ttrle* de lamaudière, 1802; Marguerite de I^naudière et Antoine-Ovide de lamaudière.1813; Philippe Aubert de Gaspé.1815; William Miliar.1824: Posepli Lagmux.1826; Edouard filaekenmeyer, 1844; I» Gilchen, 1866; Lawrence Stafford et William Venner, 1884; Thomas Moisan.etc.Une inscription placée sur la maison i z» \" -V *}\t- A f j v il .-8 \u2014 L'Action Catholique \u2014 Québec Li Parlement de Québec, il y a 75 ans Dimanche, 11 juin 1939 1 en question dit qu'elle fut habiter pzi Montcalm et qu\u2019il y eut même ses quartiers généraux.Où cette tradition a-t-cll\" pris naissance ?M.P.-B.C\u2019asgraln, qui a fait une étude approfondie des titres de la petite maison du coin des rues Saint-Louis et des Jardins, dit qu\u2019elle est pour la première fois mentionnée comme maison Montcalm vers 1844, prohablt ment par son propriétaire d'alors M.Glae« mcycr.Nous n'avons aucune piece écrite antérieure à 1841 qui parle de la maison Montcalm.Cette maison fut habitée de 1815 à 1824 par M.Aubert de Gaspé.l\u2019auteur des \"Anciens Canadiens\u201d et des \u201cMémoires\u201d.Ses tantes, les demoiselles d« Lanaudièrc, et ses alliés, les Sliaiis*-* .gros de I,cry, qui remontaient au regime français, l'avaient habitée continuellement de 1761 à 1815.Aucun d\u2019eux n'a fak nient ion que l'illustre Montcalm ait été locataire de cette maison.Nom avons le \u201cJournal\u2019\u2019 de Montcalm écrit jour par jour de 1756 à 1759.Montcalm parle à plusieurs reprises de la maison qu'il habita pendant quelques mois sur les Remparts, maL ne dit pas un mot d'aucune autre maison d » Québec.Pour nous, Montcalm n\u2019a jamais occupé la petite maison de la rue Saint-IjouLs.Il est ridirule de dire qu'il > eut ses quartiers généraux.Il n\u2019y a probablement jamais mis les pieds.|UR les Rempart-, à Quebec, face à la rivière Saint-t har-Ics, on voit un corp* de logis compose de trois mahons distinctes et dont les façades sont uniformes.Celle de l\u2019ouest porte les inscriptions suivantes ; En eel endroit s\u2019élevait la maison où Montcalm résida en 1758 et 1759.On this site stood the house where Montcalm resided during the years 1759 and 1759.Le terrain sur lequel s'élevèrent centrais maisons fut originairement concédé, les 8 juillet 1724 et 3 mai 1725, par le séminaire de Québec, proprietaire du fief du Sault-au-Malelot, au nemmé Saint-Michel.En 1728 et 1729.Nicolas Lanouillier.trésorier de U Marine et conseiller au Conseil Souverain, devenait propriétaire de ce terrain.Peu après, Il y fahail construire une maison.Elle est ainsi décrite dans l\u2019aveu et dénombrement du fief du Sault-au-Matelot du 20 août 1737: \u201cUn grand bâtiment construit en pierre, à un étage, de cent trente pied'* ou environ de long sur quarante pieds de large, avec un hangar et remis?construits en bols de charpente, d\u2019environ quarante pieds de long sur vingt-cinq de large, et une écurie et étable m :ltlé en pierre et moitié en bols pièces sur pièce* de vingt pieds en carre\".i?Suite à la pa< ; 14 Les Quartiers généraux de L'Action Catholique \u2014 Québec \u2014 ¦T-' m fyne.TOMBE j&ieuâée POUR QUELQU\u2019UN A QUI ELLE NE REVIENT PAS Meut c&mpcUfSUHt' de aoyaae oient de m&usUsi I-v^Cj ^ ¦* octobre 1938 je quittais le Canada en route pour le Basutoland.J'ê-PragS t«»s\tde penser que bientôt mon unique compajnun oblcet, le cher î-vü! ^\u2018'rc Henr' Murin O.M.I., serait jrappê par la mort.H n\u2019a pas même eu ,\tla consolation de convertir des Basotho .Quel sacrifice pour ses pa- rents, voir leur enfant enterré « tôt sur une terre lointaine ! J'ai pensé intéresser les lecteurs de l\u2019Action Catholique par le récit des funérailles du Père Morin.C\u2019est une traduction faite par le Pi-re Ged.Brouillet d'un article d\u2019un de mes compagnons à la redaction du journal catholique sesotho \u201cMoe-I 'si oa Basotho (Conseiller des Basotho).L\u2019auteur est le premier rédacteur mo-sotho du journal.La traduction est à peu près littérale.J y joins une traduction d'une lettre d'une catholique tnosotho, immigrée à Juha esburp.commentant l'article du journal.Ces lignes montrent le grand attachement des catholiques basottio à leurs missionnaires.Us sont vraiment des enfants de l\u2019Eglise; ils aiment réellement leurs prèires.St la lecture de ces articles suscitent des âmes généreuses éprises de l'idéal ti .'Sionnairc, j en remercierai le Christ-Roi qui veille à ce que ses missionnaires puissent accomplir leur rôle aux avant-postes de l'Eglise.Sans cesse II attire l attention des catholiques sur les besoms des missionnaires en prudes, en sacrifices, en aumônes.Votre missionnaire tout dévoue en Notre-Seigneur et Marie Immaculée, Lucien HAMEL, Mazenod ria Maseru, Basutoland, Sud-Afrique, La mort du P, Henri Morin, R\u201c7ir7^JANS le Moek*t£, de la semai!\u2019.* K Hcft | dernière, vous avez appris la \u2018 pénible nouvelle de la d»pi-rition de ce jeune prêtre dont la mort si prématurée a dû at-tr.ster beaucoup, nous n\u2019en doutons pas.Aujourd'hui attendez des renseigne-tt.- nts au sujet de ses funérailles et de son sacrifice par le Lesotho.Ce que nous disons ci-dessus, à savoir qu\u2019une tombe a été creusée pour quelqu\u2019un à qui elle ne revient psu, nous le disons, parce qu\u2019il ne nous arrive pas souvent de voir mourir un piètre encore si jeune.D'après les vues humaines, nous espérions voir le P.Morin vivre assez longtemps au Lesotho, accomplissant les grandes oeuvres que nous attendions do lui s\u2019il avait véou un certain nombre d\u2019années.C'est pourquoi, la semaine dernière, en annonçant sa mort, nous avons exhalo notre douleur par ces paroles : \u201cSc-jana sc selle ha se jele\u201d (Proverbe sesotho qui peut se traduire : Un vase précieux n'est pas mis à l'usage commun.) Tous cet sentiments, il est vrai, sont humains et ils conviennent à quiconque est dans l'affliction; cependant, si on considère les choses à la lumière de la foi, nous avons heu de nous réjouir dans notre douleur, persuadés que nous aurons un intercesseur puissant dans le ciel.DIMANCHE, 2 AVRIL VOUS savez déjà par le numéro précédent de ce journal, que le Père Henri Morin nous a quittés le samedi, 1er avril.Le lendemain, dimanche des rameaux, à la sortie des église.*, son corps fut transporté de l'hôpital à \u201cl'église de l'évêque\u2019\u2019, avec beaucoup d\u2019honneur, dans un evreueil fabriqué par les habiles menuisiers que sont les frères convors de Mazcnod.Ajïrès la levée du corps, faite par 1* R.P.H.Labrecquc O.M.I., le cercueil fut placé sur la camionnette de Mazenod, pendant que les Dames de Ste-Anne.les soeurs et les Enfants de Marie de Romn formaient une procession très considérable, qui suivait tristement le char mortuaire en récitant le chapelet et en chantant des cantiques.L\u2019automobile, conduite par le frere Viens, O.M.I., de Mazenod, avançait lentement.Elle était suivie par les Pères et les Frères.Les Pères chantèrent alors l'hymne de la pénitence.\"Miserere mei Dous\u201d, pendant que les grandes cloches de l\u2019église de l\u2019évéché\" sonnaient avec tristesse (sésothismo : pleuraient d'une manière triste).Descendu de la voiture, le corps du prêtre fut porté avec respect jusque dans l\u2019église par .ses quatre confrères de classe présents : les Pères Lorenzo Bernier, O.M.I., Lucien Hamel, O.M.I., Géxléon B.ouillet, O.M.I., Albert McComlx*r, O.M.I.Il fut déposé au pied de l'autel et le cercueil fut ouvert Ceux qui voulaient voit une dernière \u2022 Le Rév.Père Henri MORIN O.M.I.fois la figure du prêtre, le trouvèrent revêtu comme pour célébrer la messe.I] ne lui manquait rien que de pouvoir mettre pied à terre et dire la messe, à l'autel placé tout près de lui, mais désirmais, il ne célébrera plus jamais.Pendant tout le temps que le corps fut dans l'église, il ne cessa pas d'y avoir quelqu'un occupé à prier.Le soir, Mgr l\u2019Evêque en personne, et non par un représentant, ainsi que les Pères, au nombre de M, se ressemblèrent tous dans l\u2019église avec les élèves chi grand séminaire et les frères, pour réciter l\u2019offioe des défunts d'une manière très impressionnante.LUNDI, MESSE ET INHUMATION CE jour-Là, la messe fut chantée par Mgr l'Evêque lui-même.Y assistaient : 30 prêtres, des religieux, hommes et femmes, les enfants des écoles, en très grtmd nombre, et une grande foule, au point que l'église débordait.Les séminaristes firent les frais du chant.Apres l\u2019absoute, le corps du prêtre fut conduit dans sa dernière demeure, au cimetière, où s\u2019accompliront pour lui les paroles qui sont prononcées sur nous au début du carême, quand nous sommes marqués de cendre ; \u201cSouviens ô homme que tu es poussière, et que tu retourneras en poussière\".LE SACRIFICE DU PERE MORIN POUR LE LESOTHO VRAIMENT, la mort d'un prêtre si jeuT»e, est en même temps triste et consolante, surtout, elle est pleine d'encouragements pour les jeunes h se donner au service do Dieu, en pensant que celui qui travaille pour Dieu recevra la récompense de Dieu; ainsi qu\u2019il est écrit : \u201cCelui qui sème dans la chair récoltera la corruption, tandis que celui qui sème dans la justice, récoltera la vie étemelle.\u201d Si je continue un p«*u d'écrire, je verrai le lecteur de ces lignes élever des yeux qui veulent avoir l\u2019explication de oe que je ficus d\u2019affirmer ci-dessus, au sujet du sacrifice que ce défunt a offert a Dieu pour k> Lesotho.Je l'exhorte à continuer sa lecture, il est près d'arriver au coeur du sujet.Lis bien, et comprends, ami lecteur.Le regrette Père Morin a fait son premier sacrifice, quand il a quitté le fo-yer.paternel pour aller au séminaire.Il l\u2019a continué en se donnant à une congrégation religieuse et en étant ordonné prêtre.En outre, il sut bien le compléter.quand il fut nécessaire de quitter les parents qu\u2019il aimait : son père, sa mère, encore vivante : ses frères et les soeurs, et surtout, quand il dut quitter sa patrie.EPISODE SURVENU LORSQU\u2019IL A QUITTE UfiS SIENS DANS la Sainte-Ecriture, il y a une parole de saint Paul, l\u2019apôtre des gentils qui dit ; \u201cQu\u2019ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent l'Evangile de la paix, 1 Evangile des bonnes choses\u201d.Ces pieds précieux sont baisés par les gens dans une grande fête, quand un prêtre laisse son pays pour aller annoncer l\u2019Evangile aux nations.Quand il quitta les siens, on fit au père Morin, une fête de ce genre.0»i rapporte que comme il se tenait debout devant l'autel, dans la posture d'un voyageur.et que, selon les convenances, ce devait être aux servants de commencer à baiser ses pieds; sa mère qui se tenait dans la foule s'avança, se fit un chemin parmi la multitude des assistants, et vint baiser les pieds de son enfant.C'est là un acte de foi.Ici nous commençons à arriver au vrai sacrifice accompli par notre défunt, lui qui, toute sa vie, fut malade, et dont le père, inquiet, disait sans cesse ; \u201cMon fils n\u2019a pas de santé-\u2019.En connaissance de cause donc, le Père Morin a fait le sacrifice de sa vie pour les Lesotho, au Lesotho.De fait, à peine arrivé au Lesotho, il manqua de force et tomba malade.Il ressentit un vif chagrin de se voir incapable de travailler, lui qui était venu avec comr vibrant, se donner au service de Dieu.Il désirait ardemment apprendre le sesotho, afin de commencer plus vite son apostolat.Il parlait souvent do son amour pour le Lesotho et les indigènes dont il était venu sauver les âmes.Cela se voyait encore plus dans ses démarriies que dans ses paroles.COMMENT IL ACCOMPLIT SON SACRIFICE ALORS qu'il était le plus accablé par la maladie, conversant avec le Père Ponnerath, il lui dit : \u201cC\u2019est avec une grande joie que j\u2019offre à Dieu ma vie pour le Basutoland.J'espère que ce sacrifice aura un plus grand effet que les travaux que je pourrais faire pendant ma vie.\u201d Y a-t-il, devant Dieu, un sacrifice d'agréable odeur plus grand que celui-là ?En réalité, le P.Morin s'est sacrifié jusqu'à la fin, pour le troupeau qui devait être un jour confié à ses soins.C\u2019en est fait, son sacrifice est accompli ! CARACTERE DU DEFUNT QUOIQUE j\u2019aie déjà écrit assez longuement, vous me permettrez d\u2019ajouter quelques mots au sujet de son caractère.Il était doux, aimable, d\u2019un grand esprit d'affabilité et de modestie.Ceux qui l\u2019ont connu chez lui, disent qu\u2019il ne savait pas se fâcher.Pendant sa maladie, il a montré une admirable patience.SON AMOUR POUR SES PARENTS JE ne peux pas omettre de nention-nor sa dernière parole.Lorsque le Père Lebreton lui donna l\u2019Extrô-me-Onction, il l\u2019entendit qui disait : \u201cMaman.papa.\u201d Ces paroles fondent le coeur; je suis Incapable d'en dire davantage.Le défunt père Morin nous a fourni un exemple parfait de l'amour d\u2019un enfant pour ses parents.Il n\u2019y a pas de perte plus cruelle que eelle d\u2019un prêtre.Seuls Mgr l'Evêque et les Père» peuvent apprécier avec ¦ 4 é F : é \u2019>**.>?.2* \u2022 Le Rév.Père Lucien HA:- O.M.I., en visite au collège de Roms.Basutoland.\u2014 Pius loin, le Rév.Père Bernier, o.m i., avec le Rpv.Père Emmanuel Mabathoana, premier prêtre Oblat du Basutoland.exactitude le dommage qui leur est causé par la d.sparition d\u2019un seul prêtre encore tout au premier debut de sa carrière apostolique.Que les véritables consolations réclamées par les parents du P.Morin et l\u2019Eglise de Jésus-Christ au Lesotho, leur soient données par le bon Dieu.Et vous surtout, chrétiens du Lesotho, ne l\u2019oubliez pas dans vos prières.Qu\u2019il repose en paix ! Un ami affligé.fcphrem RAMOQOPO ?Mission Saint-Joseph.Benoni, Johannesburgh, Sud-Afrique, 18 avril 193Ô Monsieur le Rédacteur, Nous avons lu la triste nouvelle que vous nous racontez.Je veux parler de la mort, survenue au Lesotlvo, de re jirètre qui.malgré son excessive jeu-nes.se, ne pourra plus être appelé autrement que \u201cla défunt Père Henri Morin\u201d, puisqu\u2019il vient de nous quitter pour notre commune demeure : le Ciel.J\u2019exprime ici les sentiment;; de nous tous, les fidèles de Benoni; notre sympathie; notre douleur.C\u2019est b en vrai; on ne choisit pas son genre de mort.Bien vrai aussi ce proverbe : \u201cSejana se setle, ha sc jele\u201d.(Un vase précieux, n'est pas mis à l\u2019usage* commun.) Oh ! Vous avez assisté à un spectacle vraiment douloureux, et capable de remuer les coeurs.Nous sommes loin; et pourtant, quand nous avons lu ce récit, nous avons eu l\u2019impression d\u2019êtr» plongés dans le même deuil que vous.Ali ! Que cette douleur a dû êtr» grande !.Nous, quand le visage de notre prêtre se dérobe pour quelque temps à notre vue, soit pour raisons de voyage ou de maladies, nous tombons dans un pénible désarroi, tellement le prêtre est un homme précieux, au ciel et sur la terre.Le prix d\u2019un prêtre, et l'amour que nous leur portons à tous, sont des choses connues de Dieu seul.Elles n'ont pas besoin d\u2019être expliquées; d\u2019ailleurs, el- .les sont inexplicables.Ce qui a surtout touché nos coeurs, fut ce geste de sa mère, allant baiser les pieds vénérables du prêtre, son fils.Heureux le foyer d\u2019où est sorti un prêtre.Les bénédictions et les grâces de Dieu, conviennent à de tels foyers.Oh ! Remercions notre disparu pour le sacrifice qu\u2019il a fait pour nous.Vous avez raison : nous sommes convaincus que nous aurons dans le Père Henri Morin, un intercesseur puissant au ciel.En outre, il est bien vrai que le véritable consolateur des coeurs affligés et meurtris, c\u2019est Dieu seul.Qu'il repose donc en paix, notre cher défunt, dans le Royaume de la Paix.Christina 8KMPSHA \u2014 10 L'Action Catholique \u2014 Québec Dimanche, 11 juin 1939 Le card.Gerlier M.Salazar s\u2019adresse au congrès national des avocats dénonce les tentatives de domination politique étrangère au moyen des organisations d\u2019émigrants facilite l\u2019assistance aux Indiens ?«HTTCmnK Congrès national dis avo-Cî\tcats français a tenu ses as- Sj fîfpy sises au palais de justice de P\tLyon.De nombreuses délé- gations des barreaux des pays étrangers sont vi'nus se joindre à leurs confrères français.Ainsi la messe de Saint-Yves à la primatiale prit un caractère plus sol-lenneL Devant tout le barreau de Lvon et la plupart des avocats qui participent au Congrès national, E.Km.le cardinal Gerlier est monté en chaire pour adresser une allocution.Le cardinal se plût d'abord à évoquer le temps où lui-même était membre du barreau de Paris.Partout il retrouva des liens précieux qui l'unissent à son ancienne fonction, à ses anciens confrères, qu\u2019il était heureux de recevoir dans la cathédrale de Lyon pour célébrer la mémoire de saint Yves.Il rappela qu\u2019un autel avait été élevé à saint Yves dans la primatiale.\u2014\u201cVotre ge.slc est opportun, déclara l\u2019archevêque de Lyon, de vouloir glorifier ce matin cet avocat qui ne savait que concilier les plaideurs et que l'Eglise met aujourd'hui sur ses autels.Nous sommes à une époque anxieuse, douloureuse.Beaucoup d'esprits se tournent vers 1 Eglise.11 semble que la foi soit indispensable à la reconstruction du monde.\u2019\u2019 Et Son Eminence constata la concordance entre le message des Ecritures et notre monde moderne.L'Evangile n\u2019a pas vieilli.Dans les temps troubles que nous vivons, il reste un guide sûr.Condamnant \u201cla dictature des fascismes qui nous conduit à la tyrannie\u201d, le cardinal Gerlier nota que l'on oublie que l\u2019homme a une conscience morale.Les prérogatives de la personne humaine \u2014 on ne le répétera jamais assez \u2014 doivent être défendues et sauvées.Or.aujourd'hui, la personne humaine souffre dans les luttes exacerbées du nationalisme et du racisme.Il n'y a pas de progrès sans Jésus-Christ.\u201cAu racisme d'aujourd'hui il faut opposer un racisme surnaturel, ce racisme dont les martyrs de Lyon et sainte Blandine ont été les glorieux défenseurs\".,rn concluant, le cardinal Gerlier déni: rda à tous les avocats qui l'écoutent de mettre leur influence au service des valeurs spirituelles.ANS un discours de politique étrangère, qu\u2019il a prononcé devant l'Assemblée nationale, M.Salazar, président du Conseil, a dénoncé comme étant un principe de guerre les tentatives de domination politique étrangère sur un pays quelconque au moyen de l\u2019organisation des émigrants contrôlés par leur nation d\u2019origine.\u2014Lorsque, a-t-il dit, des groupes d\u2019émigrants travaillent dans des pays étrangers, personne ne s\u2019étonnera que la protection de leur pays d'origine s\u2019étende jusqu\u2019à eux.Mais, si 1 Europe affirmait le principe que ces noyaux représenti nt l\u2019affirmation d\u2019une souveraineté étrangère dans de véritables enclaves, certains trouveraient dans ce phénomène le début d'une invasion politique.Quand l\u2019Europe laisse entendre qu\u2019il y a des régimes politiques essentiellement agressifs et d\u2019autres dotés d\u2019une mansuétude évangélique et d\u2019un respect sans bornes des droits des étran- gers, non seulement elle commet une erreur bruyamment démentie par le*; faits, mais elle suscite la création de blocs idéologiques et de problèmes d\u2019ordre intérieur, dans des Etats où lesdits problèmes sont loin de faciliter le chemin de l'entente.Lorsqu'elle exige ou accorde droit de cité à dos organisations partisanes dont la direction ou les chefs résident en pays étrangers et se manifestent contre une existence nationale indépendante.elle mine la solidité même de ces Etats sur lesquels elle prétend s'appuyer pour construire la pa x.Je crains ceci et seulement ceci : Que l\u2019Europe, qui ne peut résoudre aucun problème par la guerre dans le cadre de l\u2019Europe, ne sache pas organiser la paix chez elle, et.d\u2019une façon ou d\u2019une autre, cherchant à progresser et à vivre, lance elle-même, comme une semence sur la terre, des principes de ruine et de mort.Ce serait tragique, car.quand l'Europe se diminue, U- monde est déjà plus petit.LES PERSONNAGES LEGENDAIRES : GUIGNOL IL y avait à Lyon, vers la fin du XIIIc siècle, un brave homme, esprit fin et avisé qui s\u2019appelait Laurent .Mourguet et qui était montreur de marionnettes.Les concitoyens de Mourguet aimaient beaucoup les marionnettes et ceVc ville comptait pas moins de cinq théâtres spécialisés dans ce genre de spectacle.Comme chez chacun de ces confrères, le personnage principal des pochades que notre montreur offrait à sa clientèle était un de ces petits bonshommes au corps et au caractère tortueux qui ont nom \u201cpolichinelle\u201d.Mais Mourguet recherchait l'originalité et, autant par ses efforts que par les effets des circonstances, il en vint à créer ce personnage qui devait devenir si fameux : Gu gnol.Certains prétendent que Mourguet n'est pas l\u2019inventeur de Guignol.C'est possible, mais, en tout cas, sans Mourguet, Guignol ne serait pas passé à la postérité .Ce qui est également possible c\u2019est que Guignol doit beaucoup, y compris son nom, à un voisin de Mourguet, un brave canut (on appelle ainsi les ouvriers de la soie).Mourguet, en effet, était uu homme prudent.Ecrivant lui-même ses pochades.il ne les présentait jamais en public avant de les avoir \u201cessayées\u201d sur son ami.On raconte, à ce !'uj;t que loisque ce dernier trouvait la scène à son goût, il s\u2019écriait : \u201cAh ! C\u2019est gui-gnolant.\u2019\u2019 Mourguet trouvant l\u2019expression originale la plaça fréquemment tans la bouche de son héros.Dès lors, le nom de riukiioI était lancé.On croit généralement que l\u2019on connaît guignol, puisqu\u2019on le voit dans tous les \u201cguignols\u2019\u2019 (c\u2019est le cas où jamais de le dire) de tous les pays.A la vérité Guignol est un personnage essentiellement lyonnais qui n'a pas supporté l\u2019exportation.Le \"guignol\u201d qui rosse le commissaire au Champs-Elysées à Paris, ne ressemble à son ancêtre que par le nom.Le Gu:gnol lyonnais est un \u201ccanut\u201d : bon coeur, assez enclin à la bamboche, ne s\u2019embarrassant pas de scrupules excessifs, mais toujours prêt à rendre service aux anrs, ?LE transport aérien est maintenant un important facUur dans la protection suniLur.\u2019 do la population indienne du Canada, annonce.du ministère aviateurs peuvent aller dans plusieurs régions jusqu\u2019ici inaccessibles, les i apports de maladies ou d\u2019accidents : -rieux parviennent au départemeiu sans retard, de sorte qu'on peut d leaner 1 assistance médicale beau eap plus rapidement qu\u2019il y a que1 *i > années.En quelques heures de vol.1 s médecins se rendent auprès des indigènes en danger, et grâce à une attention aussi prompte, on ji déjà previ nu de sérieuses menaces d\u2019épidémies contagieuse*.\t_,\t' Les officiers medicaux du dep.u lenient se servent aussi de la radio et do la malle aérienne dans l'accomplissement de leur devoir.Dernièrenu nt, certains cas critiques menaçaient les Indiens du district do la riviere Li.ud, une dos régions les moins accessibles du Canada, mais par l\u2019intermédiaire de la radio et de la malle aérienne et grâce à la collaboration des officiers provinciaux, on put faire rapidement enquête et fournir les secours nécessaires.ignorant mais plein d'un solide bon sens.On le dupe facilement à condition de le prendre par la vanité.Mais, une fois que sa naïveté l'a mis dans une situation embarrassante, il sait en s \u2022\u2022\u2022tir avec autant d'aisance qu\u2019il y était entré.Mais, me direz-vous, cos traits, de caractère, on les retrouve dans le guignol parisien, par exemple.Jusqu\u2019à un certain point, oui.Mais ce qu\u2019on ne trouve pas dans le guignol parisien .c\u2019est \u2014 on s\u2019en douterait \u2014 l\u2019accent lyonnais qui est pour beaucoup dans le sel de ce fantoche.I^a carrière de papa gu gnol \u2014 autrement dit Mourguet \u2014 a été longm il mourut presque centenaire vers 184 1 Comme quoi la bonne humeur conserve ! ¦/yv y > o SES ^____BflTrK.VT ÏJt | r Cînpr l'09,AVah Prnry IVoductiot» World Hii\u2019l'f.1 UrvrvinJ (JÜ Acr'iX**» v- Diftnhut.d by King Ptaturc» Syndicate, Inc.Dimanche, 11 juin 1939 L'Action Catholique \u2014 Québec 11 (S- \u2019tï de la première paye) \u2022Sir l\u2019irrre Landry, Jukc dr la C'our su-n»r«*iur du Nouveau-Brunswick, Placide li'r.>1.Arcnambault.MOI VNIQI'I : O.( :ir«>n.l\u2019abbe A.Gagnon KOKKIS: K Hi-iurciilllr.K Monirrlrau \\( EN N BM IS: ÏU\tE ^lus frequont et le plag pt^r- nivieux de ces ennemis végé-\u2014 taux est celui-là même oui chu -Àa la disette irlandaise en 1345 et les Minées suivantes.Aussi aopellc-t-wi uarfols, chez les Américains.\u201c Insh-b îht \u201c Infection ixiandaise 1j maladie qu'il engendre.Chcz-naus, on l\u2018apt>elle communément \u201c cohaudag ; 11 a été prouvé que cette maladie est originaire de la patrie même de la l\u2019omme de terre.l'Amérique du Sud.et qu\u2019elle fut introduite en Europe vers 1835, pour faire son apparition en Amérique.* du Nord quelques années plus tard.La contagion se répandit rapidement, puisqu'on 1844 elle cau-.>ait des ravages dans un bon nombre de pays.Depuis lors, on a vu des épidémies répétées d'eehaudago, et cela tout particulièrement à la faveur de nuits relativement fraiehes et de journées chaudes et humides.C\u2019est ainsi que les dégâts sc sont fait surtout sentir au Canada et dans le nord des Etats-Unis.Dans les régions situées plus au Sud.c'est au cours de la sai-s.»n d'hiver qu\u2019on a eu à enregistrer ie plus de pertes.Ces dommages r.ont souvent très élevés et.dans la Nouvelle-Angleterre.la maladie a causé fréquemment des diminutions de o(J boisseaux à l'acre, et même, en 1922, dans l\u2019Etat de New-York, là où le rendement se chiffrait d'ordinaire à trois cents boisseaux à l\u2019acre, on était chanceux de pouvoir récolter une centaine de boisseaux: léchaudage pré-ce avait arrêté très tôt le développe-vit d»^; tubercules.Ijt?champeinon.cause de l\u2019infection, il laque tout aussi bien les tubercules OIM* les fi*uilies, les tiges et les pédoncules floraux.Ordinairement les premières traces de la maladie apparaissent sur les fouilles basses: celles-ci présentent d\u2019abord des taches sérea-tes .-iur leur marge, avec des bandes de moisissure blanche le long des tissus tains.La tache grandit rapidement iusqu\u2019à recouvrir toute la feuille.Celle-ci se dessèche alors, devient brune et ratatinée: ou bien, si l\u2019atmosphère est suffisamment humide, les feuillvs malades pourrissent rapidement, en répandant dans l'air une odeur de \u201cpatates\u201d très caractéristique.La eontrigion se propage très vite, et de la même manière, a toutes les partn-s aériennes de la plante.Sur le tubercule, les premier-» at-tirint»-.; de la pcmrrit ire se manifestent par une petite taclie de couleur pourpre, oui progresKe en vitesse pour IV-couvi ir toute la mnsse charnue.Si on O upc alors le tubr-rcule, on peut constater, sous le p' riderme, une couche continue de tis-ms infectés et de coultmr rtHige bricK>e.Le sol est-il suffisamment humide, que bientôt des champignons dautri* espèces s\u2019attaquent au tubercule malade et le dé-sagrègent rapidement.LV-cliaudage est causé par un champignon parasite qui porte le nom.assez peu sympathique, de Phytmphthora infejitans.Au cours de l\u2019hiver, oe champignon vit dims un état purement végétatif au sein diïs tubercules ses filaments se propagent lentement mi travc-cs des cellules, détruisent hnirs membranes, ou bien produisent des suçoirs qui le ir procurent, aux dépens de l\u2019hôte, des substance.-\u2019 nu-tritivi's.Après la semence, le champignon ferme de?organes reproducteurs sur la surface de section du tubercule.nu encore les filaments so ramifient dans les parties en croissance.toujours pour arriver finale-mt*nt à présenter au dehors des fragments susceptibles de multiolier le para.ite.et appelés \"conidies\u201d.I^e vent.les pluies interviennent olors pour propager l\u2019infection.3u(Sr- Mt.\u2022 < i Ite joignons f a IIey au plus tôt Nous avons été chanceux.4ÂJL Les énormes bétes, prises de peur, s\u2019enfuient L'okwapi, sentant Kapprochc d'un ennemi, part en vitesse, entraînant Talley.(à suivre) BONS MOTS Un figurant de cinéma «'était vu attribuer pour la première fois un tout petit bout de rôle sans aucune importance dans un film.Convaincu qu\u2019il était passé au rang de star, il ne cessait d\u2019importuner «es amis en leur disant :\t\"M'as-tu vu dans.?\u201d Oimancht, 11 juin 1939 .Impatienté, quelqu\u2019un lui répondit un jour : \u201cNon; j'ai vu le film, mais je ne vous ai pas remarqué sur l\u2019écran.\u2014Mais, répondit le figurant, pourtant j\u2019y remplis un rôle.\u2014Il est possible, rétorqua l\u2019autre, que j\u2019aie cligné des yeux e< que je vous aie manqué.éUL£S.\u2014 Moi, je sa» toujours quand j\u2019ai trop bu.Tu vois ces deux hommes, là-bas ?tih bien, si j\u2019en voyais quatre, c\u2019est que j\u2019aurais trop l ! JKAN.\u2014 Tu veux dire ce monsieur, là-bas ! LE DIRECTEUR.\u2014 Vous venez pour l\u2019annonce.Très bien.Je cherche un homme énergique, sûr de lui, capable de répondre par \u201coui\u201d oxi par \u201cnon\u201d, sans hésiter, à toute question.Et< s-vous cet homme ?LE POSTULANT.\u2014 Euh!.CV.-r-à-dire.je crois que je ferais p« ui-étro votre affaire.LE VENDEUR \u2014 C< tte paire le chaussures vous va parfaitement, madame.CVit votre point ire exact».LA DAME.Très bien.Alors don-aez-moi la taille juste en dessous.\u2014 15 \u2014 L'Action Catholique \u2014 Québec Jj: prochain (Tcurves (îrucljaviatique I )E IVIC1 ^ KS membrrs du cunjfrr!» natiunal des redacleurs en chef de journaux ci revues furent reçus à déjeuner, nous l\u2019avons déjà dit, à l\u2019hôtel Nefresoo.par le coinité d'organisation du XXXVe eoiifrès euiharisiique international qui sera tenu à Nice en 1940.Le banquet fut préside par S.Kxc.Msr Hémond.évêque de Nice.On remarquait à ses rotes, en plus des officiers de la federation, le chef du cabinet du préfet des Alpes-Maritimes, le 1er adjoint au maire de Nice, le secretaire fcnéral du comité de presse du congrès eucharistique de 1940, le secrétaire général du congrès eucharistique, etc.Au dessert, Mgr Rémond prit la parole.C\u2019est dans une ambiance de grande cordialité que i'évèque de Nice dit avec-une franchise malicieuse et sur un ton persuasif \u2014 un ton d\u2019apôtre \u2014 combien il comptait sur le concours des rédacteurs en chef pour assurer le succès du Congrès eucharistique, sa première pensée, après Dieu.\u201cJ'ai besoin de vous\u201d souligna Mgr Rémond qui ne cacha point à ses auditeurs, il leur dit dans cette langue claire et vivante, si délicatement châtiée qui lui est propre, qu\u2019il avait eu en les invitant, outre le plaisir de les connaître, une idee \u2019de derrière la tête\u201d.Et en quelques traits, l\u2019évêque de Nice qui est un administrateur avisé.un organisateur habile et un remarquable animateur, définit la politique du bon accueil, et de la publicité adroite et utile.Mgr Rémond entreprit alors de décrire les manifestations considerables qui seront organisées à l\u2019occasion du Congrès eucharistique.Ce fut une immense fresque que brossa largement l'éminent prélat des processions magnifiques qui dérouleront leurs cortèges sacrés tout le long de la Méditerranée, \u201ccette coupe eucharistique devant laquelle le monde catholique est convié\".Tout le monde debout acclama Mgr Rémond quand 11 termina son beau discours par un véritable appel à l\u2019union sous le signe de l\u2019Eucharistie, sacrement d'unite par excellence, de vie et de paix.M.J.Ageorges, vice-président de la fédération, se leva ensuite pour remercier du fond du coeur, I'évèque de Nice pour son émouvant discours.M.Michelin.M.Hoeben, M.Ranc.M.Noble Hall (Angleterre), saluèrent à leur tour Mgr Rémond et soulignèrent la haute portée du Congrès eucharistique.Congrès international des Rédacteurs en chef reçu par le comité d'organisation UN DISCOURS DE MGR REMOND l EL Vue générale de la vieille ville de Menton \u2018Notre heure vraiment a sonné.Le Christ sait qu\u2019il peut compter sur ses Francs, au coeur enthousiaste et généreux ! Le pays des apôtres, des missionnaires, le pays qui a le culte de la paix, oeuvre de Justice et de charité.i \u2022?.> - > m é&iise J\\ocre- uame de Canne* fols de plus, comment II sait loyalement rendre à Dieu, ce qui appartient à Dieu.\u201cEt en France, Nice a été choisie pour être le salon, je dirai mieux, le sanctuaire où la France va recevoir la chrétienté tout entière.Quelques-uns s\u2019en étonnent; ce sont ceux qui ne nous connaissent pas, ou qui nous connaissent mal.ceux qui ignorent la piété profonde, la fol très vive, la pratique fervente de nos populations locales.D\u2019ailleurs.Nice est aujourd\u2019hui l\u2019une des capitales de l\u2019esprit méditerranéen, une des citadelles de la paix latine.Nice est la soeur française des grandes et célèbres villes chrétiennes qui, de l\u2019Orient à l\u2019Occident, bordent les rives de notre raer, la mer chrétienne par excellence: \u201cMARE NOSTRUM \u201cH me semble, quand je songe au passé prodigieux de notre Méditerranée, qu\u2019on dit la considérer comme la grande coupe eucharistique.N\u2019cst-ce pas, pour la première fols, sur ses rives, que les peuples ont aproché leurs lèvres du calice, contenant le sang du Christ ! Ce pieux souvenir devrait unir tous les peuples qui vivent sur ses rivages bénis : là-bas, au Levant, la Palestine, Jérusalem, le Cénacle où Jésus célébra la cène; puis, l\u2019Asie mineure des grands apôtres, Ephèse, Antioche; plus près, la Grèce et Athènes, où Paul, un jour, parla devant les membrrs de l\u2019Arropa-ge interdits.Ici, à nos côtés.Rome, le siège de Pierre et ses successeurs.Cher, nous, en Provence, le refuge des saintes Maries.Vers le Couchant, 1 Espagne, qu\u2019on a appelée et qu\u2019on appellera longtemps encore la catholique Espagne.Et de l\u2019autre côté, l\u2019Afrique du Nord, la Libye, l\u2019Egypte, leurs grands saints, les Ermites, les Docteurs, les Evêques, les Martyrs, rivalisant de gloire et de fidélité avec ceux de Rome, de la Gaule.de Grèce et d\u2019Asie.Ce sont nos titres de noblesse à nous, Méditerranéens, qui, pour témoigner au Christ amour et fidélité, avons su mêler le rouge de notre sang aux vagues bleues de la mer chrétienne.\u201cMARE NOSTRUM\u201d, et aux blanches neiges des hautes montagnes qui se mirent dans les flots asurés.\u2018Elle % été sillonnée en tous sens, cette mer eucharistique, par les nefs qnl transportaient les messagers de l\u2019Evangile, allant prêcher la bonne nouvelle et oélébrer les mystères sacrés.Ils ont triomphé des erreurs, des haines, dea \u2014 U \u2014 L'Action CaHioliqut \u2014 Québec persécutions, grâce à la force et au rayonnement de l\u2019amour eucharistique qu\u2019ils propageaient partout sur leur passage.N\u2019est-ce donc pas le lieu d\u2019élection, la coupe merveilleuse et divinement enchantée, le sanctuaire, couleur de ciel, providentiellement marqué pour les fêtes du genre de celles que nous rêvons de célébrer ?\u201d ip ip ip Voici maintenant quelques renseignements fournis par le comité d\u2019organisation sur le prochain Congrès eucharistique international de Nice, du 3 au 9 septembre 1940.Les grandes lignes du programme _ 33e Congrès eucharistique international se tiendra à NICE du 3 au 8 septembre 1940- Depuis 26 ans.il n\u2019y en avait plus eu en France.Chacun se rappelle le su^-c> e.t des derniers congrès eucharistiques de Dublin et Buenos-Ayres, qui ont réuni plus de deux millions de participants; à Bucarest, l\u2019an dernier, le nombre de; T -1er ins atteignait près de 1.500 000 participants.Le Congrès eucharistique de 1940, qui aura lieu à NICE, amènera sur la Côte d\u2019Azur française un nombre aussi considérable de pèlerins, non seulement de France, mais encore de l\u2019étranger.Plus de 100,000 d\u2019entre eux se sont fait déjà annoncer et chaque jour affluent des demandes de ero-> \u2014\t'\t-vint le logement.Le plus difficile d\u2019ailleurs n\u2019est pas d\u2019amener des pèlerins au Congrès international, c\u2019est de les loger.La difficulté provient de la disposition même de la région niçoise, longue bande de terre, resserrée entre la mer et les hautes montagnes; mais des précautions sont d\u2019ores et déjà prises pour que l\u2019organisation matérielle ne laisse rien à désirer : chemins de fer français et italiens, réseaux routlsrp.f it a mis en état pour permettre l\u2019arrivée à Nice et dans la région de-;\te miP'ers de pèlerins.I,a collaboration de toutes les administrations publiques rat d'ores et déjà acquise pour ecta.* + * E Congrès se tiendra au bord de U Méditerranée, tout au long de la baie des Anges, devant cette sublime trilogie du ciel, de la mer et de la montagne.L\u2019autel monomental se dressera sur la plage, devant la place Albert 1er.Il s'élèvera très haut, au centre de lu rade, afin que les pèlerins, où qu'ils se trouvent placés, puissent l'apercevoir et s\u2019unir à la célébration des Mystères sacrés.Et si les détails des cérémonies écbr\u2019n-pent aux regards des plus éloignés, lu sonorisation sera faite de façon que les moindres paroles, les discours, les prières.les chants, soient entendus de tous.C\u2019est sur des milles de côte, et dans les principales artères des villes, que les hauts parle _rs permettent aux foules de s\u2019unir aux prières et aux chants.Un programme facile de chants liturgiques, universellement connus, sera exécuté dans les cérémonies principales: les choeurs composés de chorales et maîtrises du sud-est de la France, auxquels se joindront les plus célèbres maîtrises de l\u2019Europe, entraîneront, grâce pu secours de la radiophonie, la ms«se de ces milliers de voix, qui ne sembleront pourtant que chants d'enfants dans l\u2019Immensité de l'espaee.(Suite à ta page 13) Dimiitcht, 11 juin 1939 mm\t___________________ \u2022 "]
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