L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique, 3 décembre 1939, dimanche 3 décembre 1939
[" mm voii in \\ & \u2022 Sc 4% L'ACTION CATHOLIQUE Orjane de L'Action Sociale Catholique.Bé4*ctlc« et adminiatratie» : t.Bevlevartf Chareet.Québec.Oimaacke .'J décembre 1939 L'ACS'JMOIV MInstaurarc omnia in Christo** tJracfitiGri à conserver.ou a rei ?firendre '?v*' \u2022 \u2018V u PWtRE.FAMILLt * \u2022 ,.tu.*** 1 / .-\u2022 y'' ¦' P.}, \u2022 C- -*¦ V! _ '\t4- 1 ^voi»- - ».\u2022 '*'» ¦ ^ î * JEU DE SOCIETE Pour apprécier la double ressemblance, cacher alternativement une moitié du dessin, puis l\u2019autre moitié.fUmat xuti XM3A&4, Adolf, après Guillaume.C\u201di*st la même chanson.I-a casquette et le heaume Ont la même façon.Tasque de Lohengrin, Casquette de rôdeur, I>e la morgue.et du spleen.Un hâbleur.un fraudeur.Pas asseï ou bien trop.A chacun sa marotte ! C\u2019est la moustache en croc.C'est la moustache en crotte.Mieux qu\u2019Attila, le Hun, On fait le bon apôtre.Le panache de l'nn Vaut la mèche de l'autre.l'nc pareille idée A niché sous leur front.C\u2019est la même araignée Sous un autre plafond.Doués dès leurs berceaux Pour les arts d'agrément.L\u2019un peignait des tableaux.L'autre, le bâtiment.L\u2019empereur allemand Songe à sa dynastie.Le peintre en bâtiment Jouera seul sa partie.Pour descendre du cintre.Le \u201cKron-prince\u201d était là.On n'a pas de Kron-peintre, Mon Dieu ! C'e.st toujours ça î L'homme aux bras un peu courts Se croyait le bras long.L\u2019autre, ruant tcujours.N'a rien d'un étalon ! L'un appelait le Tzar \"Mon frère\u201d ou \u201cMon Cousin\".Et s\u2019entendit plus tard Avec son assassin.\u2014\u2018\u2018La Russie est perdue.Dit l'autre, je la veux !.\u2014\u201d La peau de l'Ours vendue.L\u2019Ours n\u2019en vivra que mieux.Politique opportune.Rapprochement troublant.Sous la ehrmlse brune Est un enirassier blanc.la» bol>ard est pareil (Il est fondamental !).Et \u201cla place au soleil\u2019\u2019.C\u2019est \u201cl\u2019espace vital\u2019\u2019.9 Le gantelet de fer Avec la poudre sèche.Boniments d'avant.hier qui se disputaient l\u2019honneur de l\u2019épouser.Leur profession était : peintre, violoniste, dessinateur et sergent.Sachant qu\u2019avec certaines lettres du nom de leur profession on peut former leur prénom, trouvez les quatre prénoms.Puis les initiales de ces prénoms vous donneront le nom de la jeune fille.905.\u2014CH \\NGEMENTS RAPIDES En changeant une lettre dans! chacun des mots suivants et en anajprammant, vous trouverez un autre mot dont la définition est donnée.Changez MONDE en un fruit ; TIBRE en un animal ; MANIE on une rivière ; LIEN en un animal et COLAJN en un parent.Ceci fait, less lettres enlevées dans les mots donnés vous donneront un récipient, et les le.tics nouvelles dans les mots trouvés vous donneront un verbe synonyme d\u2019habit or.906.\t\u2014CHOISISSEZ Jean tendit à Albert tro » cartes en les présentant à l\u2019envers.\u2014 Il y a une dame parmi ces trois cartes.Tu vas choisir sur carte et au auras gagné si c\u2019est la dame.Albert choisi la carte du milieu et.perdit.Jean changea la position de.-, cartes et on recommença.Albert choisit encore celle du milieu et.perdit.Une troisième fois,\ti! choisit celle de gauche et.perdit.Une troisième\tfois, il ohoisi celle de gauche et.perdit.Sachant que.les trois fois, une carte est restée à la môme place, dites quelle carte il eût dû prendre pour gagner les trois fols ?907.\t\u2014UNE ARTISTE dial de la paire de chaussures était de 50 sous, pouvez-vous dire, en deux minute*, combien il a perdu ?911.\u2014QUELQUES QUESTIONS 1\tDites l\u2019origine des mots fameux de la guerre 1914-1913, et tout d\u2019abord qui parla de \u201cla méprisable petite armée du maréchal French\u2019\u2019 ?2\tEt celle du mot \u201climoger\u201d ?3\tEt celle du mot \u201con les aura\u2019\u2019?4\tEt celle de cet autro mot : \u201cPourvu quo les civils tiennent\u201d?à\u2019 Et celle du mot plus fameux encore : ** Je fais la guerre\u201d ?t> Qu\u2019est-ce que \u201cla roulée\u201d ?SOLUTION dt*s problèmes proposes le 26 novembre 1939 892.\t\u2014AU BAL.Mlle IWe : blanc.\u2014 Mlle Blanche : noire.\u2014 Mlle Violette : rose.\u2014 Mlle Lenoir : violette.\u2014 Mlle Lebrun : brun.893.\t\u2014UNE DETTE Jamais, car il arrivera un mo- Le même jour, il y «.ut un premier échange de notes avec l'Autriche-! Hongrie concernant des compensations territ riales dans l'Adria-, 'tique.Ces négociations avec Vien-1 no durèrent jusqu'au début d\u2019avril j 1915 sans aboutir.2.\u2014 L\u2019acte diplomatique qui fixa les conditions do l'intervou-I lion italienne aux côtés des alliés\u2019\u2019 Ce fut le traité do Londres du 2'» (avril 1915, signé par lord (Jivy.pour l\u2019Angleterre, M.Imperial!, pour ritn&e, M.Benoken Dorff, pour la Russie, qui combattait encore aux côtés des alliés, et M.Cainbon, pour la France.Par le même acte l\u2019Italie adhéra au Pacte de Londres du 5 septembre 1914 par lequel l\u2019Angleterre, la France et la Russie s\u2019étaient engagées \u201cà ne pas conclure de paix séparée au cours de ceto guerre\u201d.(>n sait que la Russie r inpit ce pacte après U* triomphe des So-viot«.IIOKI/.ON I VI KMI \\ 1, Ktait parfaite entre So ie et M«-i-«me \u2014 2 Ce qui con-Uituo la moU-eu .infime d'un corps.\u2014 3.N'eM pa-» propre Vil est commun:\u2014 Il n'j p.i inventé la poudre;\u2014 Pronom.3 Suc e, de au cartel;- Peut atteindre l.I«\u201c '\u2018c f**?et le nom d une artiste de cine- ff^LKT'\"*5 pol\u201c' r\"*,«r la ,m d\u2018 mez me connue : AAALLNNBE 908.\u2014DEUX la dette.894.\u2014AU CINEMA Cent vingt-neuf habitants.Avec les lettres ci-rie»-, ou s, for- X9ô.\u2014HAUTEUR mez en une minute, deux prénoms; t ^ d vr » r»\t\u2022 \u2019Empire State Building, aux E- L.O.R.N.A.u.\ttats-Unis (plus de 400 mètres).909.\u2014SUPERFICIES 896.- APITALES Pouvez-vous dire, on trente sc- Tegucigalpa, condes, quel est le |)lus étendu des quelques pays suivants : Rus- \u2014tRI\u2019Il^ L1 Lhour 89 sous reçoit en paiement un billet de 100 sous.Comme il n'a pas de monnaie, il va changer le billet chez un voisin, puis rend 11 sous au client et met 89 sous dans sa caisse.Un quart d\u2019heure après, le voisin revient, furieux : le billet est faux.Devant l\u2019évidence, le chausseur redonne 100 sous à son voisin.Sachant que le prix d'a- William Jeans ; Emile Williams : Edouard Emile» ; Jean Edouards.899.\t\u2014CANDIDATS Esta in et Norbert.900.\t\u2014QUELQUES QUESTIONS Réponses 1.\u2014 La déclaration de neutralité de l\u2019Italie date du 3 août 1914.3.\t\u2014 L'Italie dénonça la TripJc-Alliaivoe le 3 mai 1915.4.\t\u2014 La mobilisation italienne fut proclamée le 22 mai 1915.5.\t\u2014 Ce fut le 23 mai 1915 que M.Sonnico notifia à Vienne que sun gouvernement se considérerait'\u2014IndiaHf! (TU\u2018 erbe don jon.haut de 10 mètres, et don tours, dont la tour aint-Liuis, o le fameux naturaliste avait inslal lé son cabinet de travail.On en U fait un petit musée.Le parc, quhpr entoure les ruines du château «\u2018t dont les beaux ombrages couvrir t^ute la butte, est aussi.i>our par tie.l\u2019oeuvre de Buffon.Et ne manquez pas, en redescendant d\u2019allc voir, sur la place, sa maison na taie.0\tOTr !., .1 * \u201d ¦\u201c \"\t\tT\tr\tE\tR\tË\t L\tL\tIU\t\tT\tK\tE\tR\t T\tË\t\tP\tE\tV\t1\tË\t F.\tM\tï\t\t\ty\tit\tI\tA N\tÀ\tU\tL.\t\t\tLa\tN\tI m\t¦\tL\tA\t\t\t\tT\taS E\tV\tF\tR\tI\tE\t\tE\t T\tA\t\tD\tR\tU\t\tR\tE \t\tL\tE\tI\tT\tH\t\tU \tF\tE\tR\tS\te:\tK M\t\tX i La Souris Miquette \t Tout d'abord, tout ce qu'il f.iliait à l'homme c'était de la nourriture et un abri.Une peau de bête pour ne couvrir, c\u2019était du luxe.Noua vouion» vinat tous pour aller au cinéma.J Voulen-^ vous, oncle \u2014Miquette?U 1 TA.Mai* vous le vou« l'ai déjà dit et je le répète, l'ar-cent ne pollute pv» tur le* arbre».n\u2019ête» |»at un arbre e Kt cV'.t seulement vinet tout.Oui, c\u2019est cela.Vinct tou» J aujourd'hui, vingt tout de- main l.aisses-moi vous «lire .-T.4- )1TI .\t\u201e.\t.^ Jy.- u u,\\ j, .( l*ult vint l'échange.I.'honi-1_ me avait trop de vivres et il le» échangea avec son voi.^\ttin pour des peaux.\t.\u2014^ V- I*lii» tard, un commerce ré- ) S u lier .t'rlablit avec les peaux I et le cuir.Me v*\u201c» tuiver.vous?r- \u2022 >ul oncle MlqucUe C'ett inté Ce fut le début de notre système de rommerre, va- -1\tleur pour x '\tv\tvaleur./-\\ Cest le film .que nous\t) voulons voir.i'Iiis tard, avec let progrès delà civilisation.i harun gaanait ce qu'il ivait.Il n'y avait pas d'argent.Personne ne pouvait alors demander.disons vingt sous Pardon.\t\u2014v oncle Miquette!^ Onp» 1919.W»h Oianey i'n «V.wld Right* R/KrctetJ ponnea-nous vingt tous! plait! ft DfcmimntJ hr Kme Pe ir.iff.Svn.l» «fr lo.CO ( f ) Dimanche, B décembre 1939 5 \u2014 L'Action Catholique \u2014 Québec Les causeries radiophoniques de la St-Jean-Baptlsfe de Québec La nation canadienne-francaise - EN REGIME FRANÇAIS ' ONTINUANT lü sôrie des cauteries nidioplvonin les vit.telle une Madeleine de Verchères, faire le coud de feu contre 1'Iroquois.Si le combat contre un ennemi rusé comme 1'Iroquois développa les facultés sensibles du colon, l\u2019absence d'artisans, de gens du métier, l\u2019obligea à cultiver ses aptitudes pour les arts pratiques.L'habitant canadien ne fut pas uniquement un laboureur, fl sut à 1 occasion se faire menuisier, forgeron.cordonnier, charron, tisserand.Sur la fin du régime français, cette habileté manuelle s'épanouit en productions d\u2019un caractère nettem nt ar-tifisque et on assista à la naissance d\u2019arts appliqués spécifiquement canadiens.M.1 abbé Gosselin parle alors d\u2019une autre caractéristique du colon canadien : sa foi ardente.A ces paysans convaincus, on donna des chefs spi-rietuels qui furent pour la plupart des saints authentiques.La vie dans un décor grandiose, en pleine nature vierge, loin des courants malsains qui ravageaient l'Europe, la lutte incessante pour l\u2019existence, le péril iro-ouois toujours menaçant, la nécessité du recours à un Etre plus fort que les hommes et les éléments firent de ces colons d«s oratûniants.Leur foi était profonde, leur piété agissante, nullement teintée de jansénisme.Il avaient dans leurs prêtres une foi absolue.La religion commandait leur vie sociale comme leurs existences individuelles.Elle se concrétisa en des traditions, en des rite*, qui conférèrent à leurs humbles labeurs quotidiens une singulière noblesse, un cachet d\u2019émouvante confiance en la Providence.\u201cFoi ardente, attachement au sol canadien, politesse, gaieté, esprit de sociabilité, d\u2019indépendance, d\u2019initiative.ténacité dans l\u2019effort, tels sont, me semble-t-il.dit l\u2019abbé Gosselin, les caractéristiques du colon canadien.d\u2019ayant la conquête\u201d.Et il cite le portrait qu'a tracé de nos prêtres l'abbé Groulx.Puis il dit qu\u2019à côté du colon enraciné à la glèbe s\u2019ost esquissé très rapidement un autre type d\u2019hommn bien spécifiquement canadien : le coureur des bois.Il note avec quelle souoles.se les fils des immigrants français se sont adaptés r la course dans les bois et à la vie nomade des tribus Indiennes.Surtout, dit le conférencier, et ce fut leur plus beau titre de gloire, ils ont été les héros de tte aventure prodigieuse que fut la découverte du Nouveau-Monde par les Français.OOO |*ttlri«* LE deuxième élément de la nation.la patrie, était bien peu de choses en 1608.Tout de suite, nos pères ont senti le besoin d\u2019en multiplier la superficie.Champlain, d'ailleurs, a ouvert la voie des grandes explorations et ce fut par dizaines, par centaines, que, de Québec, des Trois-Rivières ou de Montréal, qu\u2019ils partaient, chaque année, pour les pays d\u2019en-Haut.pour la découverte des terres neuves.En 1634.Jean Nicole! se rendait au lac Michigan, et peut-être jusqu'au Mississipi.En 1672.Saint-Simon et le père Albanel érigeaient une croix aux armes de la France sur les bords de la baie James.L'année suivante, Ix>uis Jolliet et le père Marquette * descendaient le Mississipi.Le 9 avril 1882, un autre coureur des bois.Cavelier de la Salle, qui avait dé*jà jalonné de forts et de postes de traite la route qui mène des glands Lacs au Mississipi, prenait possession du bassin oriental du Mississipi, la Louisiane du temps des Français, deux ou trois plus étendue que l\u2019Etat américain de ce nom.Le sieur de la Véren-drye fit un dernier effort de pénétration en direction de l'Ouest.De 1731 a 1743.il jalonnait la route de l'Ouest d une série de postes de traite, aidée de ses quatre fils.En 1742.son fils aine parvenait jusqu\u2019aux Montagnes Rocheuses.En 1751, un autre canadien.Boucher de Niverville.érigeant le fort de Jonquière.sur le site actuel de Calgary.La patrie canadienne a donc pris sous le régime français sa forme définitive : celle d'un vaste parallélogramme qui s\u2019étendait de i'embou-ehure du Saint-Laurent aux Montagnes Rocheuses, de la baie d'Hudson au golfe du Mexique et dans lequel s enfonçaient comme un coin les colonies anglaises de la Nouvelle-Angleterre.En 150 ans et malgré une population cinq ou six fois dîua nom-ooignée au jjy -t.chuB -ds breusc.les colonies anglaises n\u2019avaient pas^ deoasse les Alléganys.Dans le mémo laps de tempi., une poignée de Français mollement soutenus par la couronne de France, avaient exploré les trois quarts du continent nord-américain.A force d entêtement et d'audace, ils avaient donne à leur patrie d\u2019origine un pays cinq ou six fois plus étendu que l\u2019Eu-rooe : l\u2019emoire français du Nouveau-Monde.OOO Senlimoiit national LES premiers colons sont venus, au Canada pour assurer leur propre subsistance.Mais peu à peu le sentiment national s\u2019est développe chez eux.Ce ne fut pas en vain qu ils collaboreront aux entreprises de Talon, de Beauharnois, de la Galis-sionnière.Simples sou.'-ordres, ils se haussèrent peu à peu jusqu\u2019à l\u2019idéal et aux visées ambitieuses des chefs.Iis se rendirent compte qu'ils étaient au service d'une grande cause : celle de 1 etablissement en terre d'Amérique d un err re catholique et fran-çais.Et le., aspirations apostoliques d un Champlain, les rêves grandioses d'un Jean Talon ou d'un Hocquart inspirèrent leurs desseins, soutip.rrut leurs efforts.Ils eurent cette conscience que nous avons hélas trop perdu de servir une très haute politique.la politique des Rois chrétiens et colle même de la Providence de Dieu sur le sol américain.Cet idéalisme politique s\u2019accompagnait chez eux d\u2019un sain réalisme dont nous, pourrions nous inspirer aux heures graves que nous vivons.Nos perns se sont rendus compte que l\u2019avenir du pays était en la terre- ils se s?nt appliqués à élever des générations croyantes, saines physiquement et moralement.Ils eurent enfin la naivete de penser que le Canada n\u2019est pas en Europe, mais en Amérique.OOO ¦-* *-poir qu'il fléchirait.Morns resta Inébranlable, il fut condamné et exérnté.Le rei indigne tombs de erimr en crime; sur le» cinq femmes qa\u2019U épousa.Il es» arrose d'en avoir fait périr deux.Il noy» dans le ssng une Insurrection que «es prîmes avaient soulevée, prononça la dissolution des monastères et s'empa-a de Inos les H-n* re-lésiastlques.Production de la maison O.MA7. 33.Boulevard Rt-MsHIn.Pacts.Le« mêmes Images en eenlenr «er po pier transparent pour pra|eet»»>n« lumineuses.fortune de copier l'étranger.Ils firent oeuvre originale.Des étrangers se sont extasiés devant ce qui nous reste de cet art fruste et ne sont appliqués avec soin pieux à les préserver de la destruction pendant que nous délaissons de plus en plus les traditions du métier héritées des ancêtres et que nous nous appliquons à enlaidir nos horizons canadiens avec des constructions hétéroclites, criardes et banales.OOO ¦-« IL .¦«orait vain de vouloir chercher dans le mécanisme administratif des possessions irançaises d'avant 1760 des tr* ces d'indépendance Politique.* * * YOICI donc donc l'oeuvre de nos ancêtres en régime français.Elle tient on ce mot prestigieux qui devrait être chargé de sens et de fierté pour nous : la NATION CANADIENNE-FRANÇAISE.En 150 ans, une poignée d\u2019hommes venus de France ont découvert et civilisé la plus grande partie de l\u2019Amérique du Nord.Ils ont fondé sur les bords du Saint-Laurent un établissement français oui n'a cessé de prospé-rer depuis trois siècles.Ils ont façonné un type d\u2019homme absolument original, adopté aux conditions d\u2019exiatence de notre pays.Ils ont jeté les bases d'une civilisation authentiquement canadienne.Ils ont fait des rêves de grandeur dont noua pourrions nous inspirer avec avun-ta dans l\u2019ordonnance de nos cxtetoncci» individuelles et de notre vio sociale.La conquête anglaise, dit l\u2019abbé Gosselin pour conclure, est venue anéantit les rêves d'impérialisme français en terre d\u2019Amérique.Mais l'âme française y vit toujours.Nous avons conservé le meilleur de l\u2019héritage canadien d\u2019avant 1759 : la foi, la langue, \u2018les traditions.Nous sommes aujourd\u2019hui à une croisée de chemins : nous avons le choix entr« la permanence dans notre innéité française et l'absorption dans le grand tout américain.11 nous en coûtera de reste.! dans la ligne des ancêtres.Mais avant de nous résigner à une facile capitulation.à une irrémédiable déchéance, mesurons bien la fascinante grandeur de ce que fut, de ce que pourrait être une jeune nation bien au.hentique canadienne, fidèle à ses origines catholiques et françaises, servant de nobles desseins Et alors, le goût nous reviendra peut-être de la grande aventure et aussi 1 tH fufniiT.comme i INSTITUT lit France a tenu séaiKV [Ki -Non IK1.S.si nen a -tait.P.: riH'HuT» lit précaution, elle \u2022\t\u2022 déroula daii.c la aalle dea séaiwv;» \u2022rdinains CT*at dire qu'elle Put frappées en médaille.Détachons celle-ci qui ne laisse jamais d être illustrée : \u201cLes Français ont plus de foi dans l\u2019Homme qu'ils n'ont d\u2019illusions sur les hommes.\u201d Lrx aumôniers militaires dans l'année allemande S Kl/ON le journal catholique* hollandais Maasbode, la ix>sition d« s aumôniers militaires dans l'armée allemande serait as /Oz difficile.\u201cLa porpagandc anticatholique, écrit le journal hollandais, se fait fortement seiAir dans les rapports entre aumôniers et soldats, bien que, heureusement, il y ait encore assez de catholiques qui voient dans leur aumônier un officier spirituel et le considèrent comme indispensable dans l'armée.Mais la négligence pté.dde ici aussi dans les rapports entre supérieurs et inférieurs.\u201d Le |mtc.\u2014 Alors, tu crois que je va s te nourrir a rien faire et te donner de l\u2019argon.de poche par-dessus le marché ?I/e fits.\u2014 Oh ! Tout ce que je te demande, c\u2019o:>t l'indemnité de chômage ! |MM.lIOI,m,»lU.Qll|IM,,|lO||H,Wn|,0UMMnH,0,,,HWm,0,WMWW,,a,u,M.>'»OHml,BN.OIMUMIIMIO,,llll,l|\u201em\u201e\u201e,\u201e|\u201e|a||,|,|\u201e|\u201e\u201e\u201e,HH,H\u201e0\u201e,|\u201eN|,m\u201eH\u201eH\u201e\u201ea.iIoiuas hUiorl^a» «ta irmM tfA^oLoRfoifî#^ > .in.ifi du l\u2018rinrr VajI Unt rWrnd le dénié mai» dani U plaine, l\u2019armér dp* Hun» a éri une haip fortiUép et Uni* Ipji jour* il l^ur arrivp dp« homnip» et r.DISTRACTION Pour faire plaisir à son fils, M Pi-ehcrac sc décide à lui acheter une mappemonde.Aussi chez le marchand demande-t-il : \u2014 Voudriez-vous être assez aimable.mademoiselle, pour me donntr un globe terrestre ?\t, \u2014 Très volontiers, monsieur.Que,-1c dimension désirez-vous ?\u2014 Oh! grandeur nature, si vous voulez, répond distraitement notre ami Pichcrac.Dimanche, 3 décembre 1939 D\u2019UNITÉ ET DE FRATERNITE DE LA fami 1 le humai ne Le sacre de douze évêques missionnaires à St-Pierre de Rome, par S.S.Pie XII i.ne faut pas que le bruit de f/jR « et gr nul physicien.\u2014 13 \u2014 La prière EN FAMILLE SSQfR V\t\"Oin.plus grand et plus sacré que celui de foyer, est parfois don- n R>ji Vf a la.tmai est souvent comparée à l'encens qui purifie, embaume, ranime.Charman-c mission de la pricre ait sein du foyer.Des germes de trouble tendent à éclo- .(i prn-rç les dissipe.Des souffles mauvais tendent à empester l\u2019atmosphère ami ta c: la prière les chasse.Des influences fâcheuses tendent à se produire dans les demeures les plus unies: la prière les empêche d'agir.Parce que la prière, ou-\u2022ye toujours le ciel, et que du ciel ouvert tombent l'azur, la lumière, la coticor-de.la joie, la force.Pour le petit enfant, la maison est la première école de la prière; elle pas-*\u2019\tet les lèvres de la mère sur les lèvres enfantines.Pour tous, la mai- an est je hi\u2019ii d où selève la prière du matin et du soir.Elle est touchante comme puissante la coutume qui agenouille toute une famille devant le (.rua fix, aux premieres et arjait.auteur et conservateur de notre vie.Nous l\u2019adorons, nous'lui demandant ¦\u2018\u201d's '\" rendons graces, nous sollicitons son pardon.Ce sont les différentes for-a Pr.,ere-\tlf prie-Dieu n\u2019est pas seulement le meuble élégant, fav ¦ e mis verni et de broderies, sur lequel nous nous agenouillons, c\u2019est la piern '\u2022« foyer, e est le parquet de notre chambre, c\u2019est le bord de notre chaise, c\u2019est , \u2019:.\\77rTOU n0wa Pl'on?.les genoux devant le Père qui est dans les deux 01 ^ 'orge yt(ir\\cf pleine de grâces.IjESQ A pru re en famille eyt le titre d une des chansons que renferme le beau mTCB\tl des Chansons du vieux Québec\u201d.Ixs paroles sont du Rév Pè- re Blonrun Du be.S.J.et la musique est une mélodie recueillie par M.-\t(1 Manus Barbeau On verra cette musique en première page.Quant aur vamles, les voici : 1 Quand notre Laurentie se glisse dans la nuit, vi r C*< ^ blanc d étoiles, comme un grand pré fleuri.Monte un bruit de prières que le vent reconduit.2 Dan chaque maisonnée, c\u2019est coutume chez nous, Au med de la croix noire, ce divin rendez-vous, S unit pour la prière la famille à genoux.3\t.Près du feu qui chantonne, la marmaille se tait \u2022 Et ue sa voix profonde disant le chapelet, Le )>èrc avec tendresse caresse un blondinet.4 Nos arbres C\u2019est la première année que j\u2019étudie au couvent de Jésus-Marie, Lauzon.Lundi, le 18 septembre, notre professeur nous amène dans la cour pour nous faire admirer les beaux arbres qui ornent notre deuxième chez nous.Quelques minutes de marche, et nous sommes devant les érables de la terrasse; ils nous saluent gracieusement.Quelle force élégante le bon Dieu a donnée à cette espèce d\u2019arbre ! Il surpasse les autres par sa beauté.Une autre sorte d\u2019érables se trouve aussi sur le terrain : c\u2019est l\u2019érable à giguère.Un peu plus loin se dresse le peuplier lombard, originaire de la Lombardie; son tronc est élancé et ses feuilles sont dentelées.\u201cCet arbre est plus sage que moi, me suis-je dit en le regardant; il se tient droit vers le ciel, demandant du secours à Dieu, tandis que moi, je m\u2019oublie souvent durant la journée\u201d.Près du jeu de tennis, voici le peuplier argenté qui doit son nom au l'envers, de sa feuille, couleur d\u2019argent; son tronc est recouvert d'une écorce gri.se.En pénétrant dans le bocage, nous trouvons : l\u2019aubépine ainsi appelée à cause des petites épines que porte sa tige; le thuya que nous employons pour préserver le linge contre les mites et aussi pour fabriquer des balais d'étable; le bouleau recouvert d\u2019une écorce blanche, écorce avec laquelle les sauvages construisaient leurs canots pour voyager sur le majestueux fleuve Saint-Laurent; le tilleul, à grandes feuilles larges en forme de coeur; i\u2019ostroyer de Virginie, dont le bois dur, sert surtout à faire des manches de haches, de marteaux; le peuplier tremble, comme son nom l\u2019indique, avec ses feuilles qui tremblent toujours, même dans les plug calmes journées de l'été.Nous trouvons aussi le cerisier, le coudrûr et deux grands saules qui ombragent le lac sur lequel glisse notre canot à l\u2019heure de la récréation.Nous avons passé une après-midi tt ès agréable.Merci au bon Dieu qui a créé tous ces arbres pour notre utilité, pour réjouir nos yeux et nous garantir des chnuds rayons du soleil.Irène Vézina, Classe d\u2019introduction, Couvent Jésus-Marie, Lauzon.évêque sontes On fait la grande prière que récite maman, Son ame radieuse pénètre ses enfants; Et tous \u2022«\u2018s saints défilent dans l\u2019ombre, lentement.5 Au lit, veillé par l\u2019ange, chacun sommeille \u201cà plein\u201d* Apres son \u201cattisée\u201d, le père suit les siens.C est la nuit, tout repose au pays laurentien.A prière en famille\u201d est une de, traditions de la nation canadienne-françatse Nos ancêtres, cent l abbe Lionel Groulx.dans -Nos ancêtres\u201d se tournaient facilement vers Dieu, et non point seulement à l\u2019heure de leurs chagrins.Souvenez-vous qu ils ont eu des ancêtres choisis aue leurs premiers missionnaires, leurs premières religieuses, leur premier furent des saints.Ces grands exemple* ont profité; les nobles et vuis-pnères des héros et des martyrs, les moeurs frugales et austères le, la- \u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2014 14 \u2014 L'Action Cartiofiquo \u2014 Québec heurs surhumains des commencements ont produit leurs fruits.Un catholicisme vivant, fait de franchise, d'ardeur simple, de fortes habitudes de moralité, se perpétue dans les familles et leur ajoute un caractère bien particulier, un cachet de noblesse supérieure.Souvent, dans les temps primitifs, quand la chapelle n'était pas bâtie, quand le prêtre ne passait que les trois ou quatre mois, chaque foyer a été une petite église où se célébrait la \"messe blanche\u201d.Le dimanche, le père réunissait la femme, les enfants, les domestiques; on priait, et l\u2019on écoutait une lecture pieuse.Au temps des guerres iroquoises, notamment aux Trois-Rivières presque toutes les maisons s\u2019étaient transformées en oratoires où des lampes brûlaient, ardentes comme les coeurs et les prières de ces braves gens.L\u2019habitude s est conserve de faire tous les soirs ce qu\u2019ils appelaient la \u201cgrande prière\u2019\u2019, c\u2019est-à-dire la prière du livre de messe, suivie invariablement de la récitation du cha-2e.,* L;e?Vl?mes pratiques sont observées par les garnisons des forts, au fort Samt-Fredenc, pur exemple commandé par M.de Lusignan, un Canadien, où la pnere, ainsi que le rapjxirt Kalm, se fait en commun, matin et soir.Dimanche, 3 décembre 1939 f,
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